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[Flashback] Mystery that isn't solved yet | Saoirwyn

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Parchemin envoyé Mar 25 Sep 2018 - 22:14


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Je suis : Wednesday , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 07/05/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 514 hiboux. J’incarne : Rosamund Pike , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys ♥ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Phèdre & Scylla Je parle en : darkslateblue / #483d8b

Beautiful accidents on the way to oblivion

Je suis âgé de : 39 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Auror au Ministère & Chef de la Brigade Sorcière au sein des mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : je suis veuve depuis des années et à présent trop vieille pour pouvoir prétendre à un mariage arrangé. J'ai le coeur libre et suis la seule à pouvoir décider de ma vie conjugale, contrairement aux jeunes sorcières de sang pur de ce bas monde. Champ Libre :


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Mystery that isn't solved yet
Well finally we meet again
27 SEPTEMBRE 1984
Trois années s'étaient écoulées depuis la Purge qui était devenu à présent un événement célèbre. Souvenirs de rébellion et d'une révolution sans précédant au sein du grand Ministère de la Magie, le Lord avait pris place à la tête de la société magique. Saoirse Rackharrow avait participé à ce massacre, mais à quel prix … Sa famille avait vu son commerce brûler, réduit en cendres. Elle avait ainsi perdu son emploi de vendeuse d'objets ensorcelés créées par leurs soins. Il a donc été question de reconversion pour tous. Elle, attirée par les sortilèges et surtout ayant une forte envie d'en découdre suite à ce couteau planté dans le dos se tourna vers les forces de police. Pas Oubliator, pas dans la Brigade, non tant qu'à faire, autant convoiter quelque chose de plus indépendant au Département de la Justice Magique : Auror. Les rangs de recrues venant de Poudlard étaient inexistants, bien que vieille pour prétendre à ce titre cela devint sa force. Elle avait de l'expérience, était disciplinée, n'avait rien à prouver. Deux années à faire ses classes puis une à travailler en tant que réel Auror. Avec des filets bien entendu mais de par son nom et son âge, les anciens la laissaient plus volontiers régler des affaires seule, elle plutôt que les jeunes loups. On lui lâchait peu à peu la grappe et s'était plaisant de pouvoir travailler sans être jugé en permanence.

La jeune femme traînait ainsi sa longue chevelure polaire et sa figure pâle dans les couloirs du Ministère. Rentrant de mission, dossier sous le bras, baguette rangée pour de bon. Il fallait encore qu'elle débriefe avec son référant avant de pouvoir clore toute cette histoire. Encore un traître de démasqué. L'Ordre n'avait pas encore fait son grand retour mais il restait des sorciers à punir suites aux débordements de 1982. Ces lâches avaient fuit dès que le Maître avait commencé à faire exécuter ses représailles. Il était bien plus judicieux de ne pas tenir tête aux sang-purs. Alors elle avait fait ce qu'on lui avait demandé, poursuivant ainsi une chasse à l'homme dans un premier temps hasardeuse puis finalement tellement gratifiante. Les choses étaient revenues au calme depuis Février mais les Aurors et la Brigade devaient encore terminer de nettoyer les rues et surtout de faire enfermer ou disparaître le moindre esprit récalcitrant à ce nouvel ordre qui s'était installé. Revenant tout droit d'Azkaban, elle avait discuté longuement avec son collègue qui lui laissa la responsabilité de terminer cette paperasse à bien. « Et Rackharrow, t'auras le temps de finir ça demain, c'est plutôt calme ces temps-ci niveau boulot. » Lui conseilla alors le sorcier en sortant la tête de l'encablure de la porte de son bureau après l'avoir apostrophée. Saoirse ne prit même pas la peine de se retourner pour lui jeter un regard, elle continua de marcher et ajouta pour elle-même un « C'est ça. » des plus amers. Il était hors de question qu'elle rentre chez elle. Plus elle restait loin de ce toit qu'on l'avait forcé à occuper, mieux elle se portait. Depuis qu'elle était rentrée au Ministère la sorcière avait pris l'habitude de traîner jusqu'à tard. Lorsqu'elle était encore apprentie l'excuse était plus facile à trouver : elle n'avait le temps pour rien, ne vivait que pour sa formation. Et ils lui en avaient fait baver, ce n'était pas pour rien. Maintenant qu'elle occupait officiellement le poste d'Auror, l'excuse était souvent la même : une affaire à terminer. Nul doute que cela faisait rager son très cher mari qui ne pouvait s'empêcher d'imaginer sa femme en train de prendre du bon temps avec un de ses nombreux amants, chose que la sorcière n'a en réalité jamais fait. Elle ne rentrerait pas encore, pas en sachant pertinemment qu'elle aurait à supporter cette épave alcoolique qu'était devenue Thaddeus. Pas en sachant qu'il était à une goutte de vodka de lever la main sur son corps frêle. Elle ne le supporterait pas et ne pourrait se retenir de contre-attaquer de manière plutôt définitive, portant le déshonneur sur toute sa famille. C'était hors de question.

Un mari russe à la limite de la bipolarité, un ange lorsqu'il est sobre, un vrai démon lorsqu'il a bu, un nouveau métier, une nouvelle maison où le silence est roi, loin de sa famille nombreuse et une rencontre avec la mort. Il y avait de quoi être plutôt déstabilisé par toutes ces nouvelles choses pas spécialement réjouissantes qui plus est. Malgré cela la sorcière ne se laissait pas démonter et comptait sur cette nouvelle réorientation pour s'occuper l'esprit et ne pas songer au calvaire qui l'attendait à la maison. Elle allait la boucler cette affaire et elle prendrait le temps de bien faire. Cette année-là la Rackharrow avait trente et un an. Plus vraiment une jouvencelle à qui il faut porter secours. Au contraire, elle préfère mener ses propres batailles. Encore dans les couloirs qui n'en finissait plus l'Auror désirait rejoindre son bureau qu'elle partageait avec une plus jeune recrue. Lorsqu'elle serait plus expérimentée elle prendrait le bureau de son référant. Chaque chose en son temps. Saoirse regarda sa montre, ses pas résonnant entre les murs étroits et tapissés. Vu l'heure qu'il était elle serait seule dans la pièce et c'était une chance à saisir. Lorsque ses yeux quittèrent le cadrant de sa montre ils se posèrent sur une silhouette noire au fond du couloir. Il avançait aussi vers elle. La femme fantomatique continua sa progression, ne tenant pas grand compte de cette âme mais fut tout de même étonnée de croiser quelqu'un ici. Elle s'approcha de plus en plus puis lorsqu'elle arriva à la hauteur de cet homme, ses yeux bleu-gris délavés croisèrent les siens, d'un bleu intense. Elle marqua alors un arrêt dans sa course, se retournant complètement vers le sorcier à l'allure bourrue et sombre. Depuis le temps elle les avaient oublié les bruits de couloirs et les rumeurs qui disaient vrai. « Slughorn ? » Demanda-t-elle les sourcils froncés comme si elle n'y croyait pas, à voix basse. Déterrer ce nom de ses souvenirs lui coûtait beaucoup, elle n'avait jamais appelé le sorcier par son prénom jusque là. Edwyn. Avec lui une vague de questions et d'hypothèses sans réponses refirent surface. Elle ne l'avait pas revu depuis qu'elle avait quitté Poudlard. Elle avait eu vent de cet élève qui avait été renvoyé peu après. Il avait toujours été un jeune garçon étrange, entourée d'une aura mystérieuse. Elle ne se se souvenait pas avoir déjà entendu le son de sa voix c'est dire … Il avait quitté le pays, ne finissant pas ses années d'études et maintenant il était là. Elle le dévisageait comme si elle se trouvait en présence d'un esprit revenu la hanter. Il avait vieilli, fatalement, tout comme elle. Cette cicatrice sur le visage qu'il avait, toujours la même expression fermée. « C'était donc bien vrai, tu es rentré. » Conclut-elle d'une voix plus assurée et froide avant de détacher son regard du sien et de se remettre à marcher le long du couloir. Cela faisait longtemps qu'il était revenu sur les terres froides de Grande-Bretagne à vrai dire. Mais Saoirse avait été trop prise pour s'en préoccuper correctement. Pour autant elle n'avait pas oublié. Cette rune sur son front, cette histoire de sacrifice, le silence puis le retour de l'enfant maudit. Présumant que le sorcier la suive jusqu'à bonne destination elle poussa la porte avec force pour qu'elle daigne s'ouvrir. Grinçant dans un silence de plomb l'Auror déposa son dossier sur son bureau qui en supportait déjà quelques un. Elle leva ensuite ses iris sur l'encablure de la porte qu'elle avait laissé ouverte, attendant que le sorcier la rejoigne. Peut-être n'avait-il pas encore reconnue cette femme qui l'avait agrippé de la sorte. Elle semblait pourtant savoir tellement de choses à son sujet … Mais c'était une illusion, il ne laissait s'échapper que les information qu'il désirait, il restait un mystère. Il était temps qu'elle sache le fin mot de l'histoire. « Tu peux fermer la porte derrière toi. » Voilà pourquoi il était encore plus important que son jeune collègue soit rentré chez lui et ne lui traîne pas dans les pattes. Ils pourraient discuter tous les deux sans craindre d'oreilles indiscrètes normalement. Savait-il que la sorcière s’apprêtait à l'interroger sur des choses vieilles de plus de dix ans ? Se souvenait-il seulement de ce qui s'était passé … ? La pièce était faiblement éclairée et il n'y avait pas de fenêtre, une lampe dans un coin à côté de la porte d'entrée ainsi qu'une lampe de chevet sur chacun des deux meubles à paperasse. En plus des deux secrétariats derrière chacun des fauteuils des aurors étaient à disposition des coffres à tiroirs, pour ranger les papiers, ceux qui se devaient d'être archivés du moins. Plus ça allait et moins elle passait de temps dans cette pièce, toujours sur le terrain. Voilà pourquoi elle prenait le temps en fin de journée de se poser ici. Avant de s’enquérir du passé la Rackharrow se devait de savoir dans quelles nouvelles aventures s'étaient lancé le sorcier à présent. Elle s'appuya contre son bureau de bois, à moitié assise à moitié les jambes tendues, sa lampe de bureau s'alluma alors toute seule. « Que fais-tu à Londres depuis ton retour ? » Demanda-t-elle en le jaugeant du regard, comme si elle essayait elle-même de trouver la réponse à sa propre question, croisant doucement les bras. Ils n'étaient pas amis, même pas des connaissances. Elle voulait juste désépaissir tout ces mystères, ces rituels et autres habitudes singulières qui l'entouraient avant de le laisser tranquille. Curiosité maladive qu'elle avait sur les magies qui étaient différentes de la sienne, ainsi que les origines.
CE MESSAGE EST PARFAITEMENT APPROUVÉ PAR LE MINISTÈRE DE LA MAGIE.


until the light runs out
I may cry ruinin' my makeup Wash away all the things you've taken And I don't care if I don’t look pretty Big girls cry when their hearts are breaking  (☾) Moon Queen

Parchemin envoyé Dim 30 Sep 2018 - 1:37


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Je suis : Neventer , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 12/07/2018 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 118 hiboux. J’incarne : Tom Hardy , et l’avatar que je porte a été créé par : Neventer (gif profil : GALLIFREYS) . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Drewall, le loup, le Lupin ❆ Aleksei, l'antropophage, la Greyback. Je parle en : darkslategrey



Je suis âgé de : 35 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : trafiquant de moldus, mais surtout bourreau. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : il n'y a rien. Champ Libre :

Dossiers du ministère
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The crow in my heart
Saoirse & Edwyn

« I remember you dragging me into the woods hands out. Taste the soil fill up my mouth. Keep you alive in me under the ground. The crow in my heart I remember. You are the hands the cover up the tracks we left. You are catching the orbs we met, glowing I remember you dragging me into the woods hands out. Taste the soil fill up my mouth. Keep you alive in me under the ground. Crow in my heart. All of the darkness looks alive here. Burning me up when you aren't near I'll close my eyes and fall into the fire. »
Holy FawnDrag Me Into The Woods (Death Spells, 2018)
Le souffle court, il fredonnait au rythme des craquements des os. Ce bruit n'avait rien d’écœurant pour lui. Cela faisait douze ans qu'il côtoyait des cadavres tous les jours et seulement six ans qu'il drainait leur sang impur, qu'il n'en laissait plus une goutte dans leurs veines. Un travail impeccable pour ses clients qui ne devaient en aucun cas entrer directement en contact avec la pestilence. Il travaillait pour de nobles familles et recyclait l'intégralité des membres constituant le corps humain comme le voulait la tradition de son peuple. Il était hors de question que la chair et le sang de l'ennemi soit gaspillée sans raison valable. Edwyn mettait tout en bocal.
Ces récipients prenaient diverses formes. Ils étaient parfois très longs pour y mettre des fémurs, parfois très petits pour y mettre des dents, mais ils étaient aussi très hermétiques afin de favoriser la conservation des membres et éviter tout incident d'étanchéité durant les transports. Le Slughorn prenait grand soin de ses outils. À vrai dire, même s'il était à la fois bourreau et un étrange médecin légiste à son compte qui connaissait la fonction de chaque membre, mais nullement leurs noms, l'hybride Amérindien était toujours extrêmement propre sur lui. Il faisait preuve d'une hygiène irréprochable en plus d'être doté d'une certaine prestance essentiellement mise en valeur par ses goûts vestimentaires sérieux et neutres. L'animagus n'avait jamais porté d'autres vêtements qu'un costard entièrement noir lorsqu'il exerçait ses fonctions. Il revêtait un masque particulier, un tablier et des gants de cuir lorsqu'il disséquait. Il nettoyait le tout à chaque fin d'opération et sortait dans un parfait état de sa salle d'exécution, elle même aussi propre qu'à son arrivée.
Le business d'Edwyn s'était à nouveau enflammé avant et après la Grande Purge. L'exécution de moldus lui permit de faire des heures supplémentaires dans ses deux activités. Il ne comptait plus le temps passé ni les gallions. En vérité, le Slughorn avait pris l'habitude de ne jamais trop dormir et de profiter un maximum de ce qu'il pouvait avoir sous la main. Des corps, des corps, encore des corps. Il avait mis sa vie privée entre parenthèses, bien qu'il n'en ait jamais eu une stable. Il avait fait de nombreuses rencontres au cours de sa vie mais il n'avait jamais eu foi en elles. Son nom n'inspirait confiance à personne, ses origines non plus, sans compter l'affreuse réputation qu'il se traînait depuis sa sortie anticipée de Poudlard. Qui aurait pu croire en lui ? Ce démon cornu chaque nuit, endurant la malédiction infligée par sa mère, la seule souffrance à son âme. Chaque nuit, le bouc mourrait et renaissait dans le seul but de mettre un terme à sa mission. Ce devoir presque impossible qu'est le plus grand souhait du Seigneur des Ténèbres. Il ne se laissait plus le temps d'y croire, il exécutait machinalement plus par habitude que par plaisir. Découper des membres n'avait plus rien d'exceptionnel pour le bourreau puisqu'il avait commencé à chasser ses victimes au début de l'adolescence. Edwyn avait aussi appris à mettre ses émotions de côté. On ne pleurait pas pour réclamer son repas, on ne pleurait pas lorsqu'on avait mal, on ne pleurait pas lorsqu'on était triste, on ne disait rien. Dans son propre silence, il puisait dans la force de ses croyances. Il offrait aux Déesses et aux Dieux ce qui était nécessaire pour voir ses envies se concrétiser. Lui, ses frères et sœurs savaient qu'il n'y avait qu'une seule route vers le succès et que rien n'était acquis d'avance. Il fallait se lever, se battre et vaincre pour parvenir à ses fins. Le Slughorn réservait une cérémonie à chaque corps démembré. Un chant particulier qui suivait la cadence de ses outils, puis il laissait à ses Divinités le jugement des âmes.
Rien ne traînait jamais dans sa salle. Quiconque y entrait, pouvait y manger par terre. Edwyn finissait toujours par marquer ses bocaux avec le nom de ses clients qui s'inscrivaient dans le verre  d'un coup de baguette magique. Cette acquisition qu'il avait faite à son retour d'Amérique. Il ne pouvait pas entrer dans les rangs sans la meilleure arme des sorciers, celle qui était la première preuve de sa pureté. Comme on la lui avait confisquée, puis brisée suite au capharnaüm que son rituel avait engendré entre les murs de Poudlard ainsi qu'à l'extérieur, il n'avait pas eu d'autre choix que de faire marcher ses contacts pour s'en procurer une nouvelle. Il avait déjà compris que son manque de pratique pendant dix ans allait l'handicaper durant plusieurs années encore. C'était pour cette raison que le sorcier avait toujours une miséricorde dissimulée contre son mollet, sous son pantalon.
Il quittait toujours son lieu de travail à une heure avancée de la soirée.. lorsqu'il prenait la décision de s'en aller. Pourtant, le Slughorn n'avait rien à envier à d'autres sorciers ou sorcières. Ses appartements étaient à l'image du personnage, démodés pour certains, avec de la personnalité pour d'autres. Une décoration à la mode de l'époque Victorienne mêlée à des trouvailles du monde qui donnaient des allures de cabinet de curiosité au cocon de Godric's Hollow dans lequel vivait parfois Edwyn Slughorn. Il y revenait sur un coup de tête, seulement lorsqu'il n'avait plus rien à faire au Ministère, ni ailleurs. Ce soir-là, le maudit sorcier avait encore des registres à remplir, des commandes à expédier, des contrats et des preuves de dépôt à signer. Il n'avait pas pris la peine de remettre sa veste de costume, il s'était engagé dans le couloir, chemise aux manches retroussées, la marque des ténèbres était bien mise en évidence sur son avant bras, au milieu d'autres tatouages à l'aspect plus ethnique, rappelant authentiquement ses origines Amérindiennes.
Alors qu'il jetait un œil au parchemin qu'il tenait en marchant, dans l'intérêt de se souvenir du nom de son client, le mangemort releva les yeux et ses jambes cessèrent d'avancer. Il n'était pas seul dans l'un des sombres couloirs du Ministère de la Magie. Une présence s'avançait vers lui. Une silhouette élancée aux cheveux mi-longs d'un blanc immaculé. Plus elle se rapprochait, plus l'esprit du bourreau s'agitait et lorsque ses yeux clairs rencontrèrent les siens, Edwyn croyait avoir perdu à tout jamais les souvenirs qui jaillirent brutalement dans sa mémoire. « Slughorn ? » Le timbre de sa voix avait mûri, il discernait encore plus d'assurance et d'autorité. Inconscient de sa posture, le bourreau regardait la jeune femme de haut, sans mot dire. Elle avait toujours les grands airs de la préfète qui l'avait empêchée de broyer son cousin Marcus, mais surtout, ses grands-yeux bleus gris. Son visage avait subi les marques du temps, sa vie y était certainement pour quelque chose en sachant que le mangemort se souvenait d'une chevelure de jais. L'ancienne préfète de Serpentard était-elle une victime du syndrome de Marie Antoinette ? Malgré ces étranges et brusques changements, il n'avait pas oublié à qui il avait affaire. « Saoirse. » Il n'avait pas hésité à prononcer son prénom. Il ne se souvenait pas avoir osé par le passé, et pourtant elle dégageait toujours cette aura sombre et puissante qu'il n'avait jamais réussi à identifier. Un mystère qu'il avait oublié en s'exilant aux États-Unis. Plus jeune, il s'était permis de l'observer du coin de l’œil, curieux de savoir si elle était juste une sorcière ou une puissante Déesse, il n'avait bien entendu jamais réussi à le savoir. « C'était donc bien vrai, tu es rentré. » Ainsi, il y avait bien eu des bruits de couloir à son sujet. Cela l'étonnait guère et lui importait peu. Il n'avait jamais su ce qu'il était advenu des moldus qu'il avait presque réussi à sacrifier au sein même de Poudlard. Son père avait reçu des lettres de menace allant jusqu'à mettre son poste en péril, mais rien ne s'était concrétisé aux dernières nouvelles. Edwyn était bien rentré de ce voyage, sensé être sans retour, aux États-Unis d'Amérique. Saoirse avait poursuivi son chemin jusqu'à son bureau, plus loin dans le couloir, laissant la porte ouverte derrière elle. Le Slughorn s'était à demi retourné, pour la regarder, s'éloigner et se rendre dans l'autre pièce. Il aurait pu poursuivre sa route et l'oublier comme pendant les quatorze dernières années, lorsqu'elle avait quitté Poudlard, laissant son mystère s'évanouir avec elle. Il avait d'ailleurs recommencé à marcher dans le sens opposé, mais au bout de quelques pas, il s'était à nouveau immobilisé. Le mangemort était beaucoup trop curieux pour fermer les yeux sur l'histoire de la jeune femme à peine plus âgée que lui. Il n'avait donc pas hésité à entrer dans son bureau. « Tu peux fermer la porte derrière toi. » Cette porte qu'elle avait eu du mal à ouvrir, lui même dû forcer pour qu'elle daigne claquer. Lorsqu'il jeta un regard circulaire sur la pièce, il sentit presque son poil hérisser et un frisson lui parcourir l'échine. Malgré les nombreux rangements qui encombraient le bureau, un nombre incalculable de dossiers et de parchemins traînaient. Rien n'était en désordre, mais l'espace était beaucoup trop restreint pour accueillir deux personnes et leurs tâches administratives. « Que fais-tu à Londres depuis ton retour ? » Le plus étrange dans l'histoire du Slughorn et de la Rackharrow était qu'ils n'en avaient même pas. Ils s'étaient approchés il y a quatorze ans et n'avaient presque plus eu aucun contact depuis. Mais tels deux aimants, leurs traditions s'attiraient sans se comprendre. Edwyn fixa Saoirse pendant de longues secondes. Elle s'était appuyée à son bureau et avait croisé les bras. Le bourreau, lui, n'était pas aussi décontracté et n'oserait s'appuyer nulle part sur un territoire qui n'était pas le sien. Il la considéra plus qu'il n'aurait du le faire, mais il finit par répondre. « Je travaille ici depuis trois ans. Je suis bourreau. » Sa question lui semblait pertinente. Lui même ne l'avait pas étudiée en entier. Il avait bien quitté le territoire par moments, pour servir son mentor et lui rapporter des reliques. Il avait aussi chassé de nombreux moldus pour offrir leurs membres à ses clients. Cependant, le maudit sorcier doutait que cette information était capitale et il se réservait de la mentionner à la jeune femme. Il détourna le regard et se rapprocha de certains éléments suspendus aux murs comme des listes accrochées grossièrement ou un tableau qui semblait être fixé depuis bien avant leurs naissances. « Je ne suis pas impressionné de te voir Auror. » Il n'avait pas perdu son accent à couper au couteau, sa voix n'était plus que composée de fréquences graves et donnait presque l'impression d'être cassée. Il parlait toujours calmement, à la limite du murmure. Il n'avait pas eu le temps d'apprendre grand chose sur les Rackharrow. Son expulsion, son exil et ses nouvelles activités avaient occupé une grande partie de ses pensées jusque là. Tout ce qu'il savait n'avait rien d'impressionnant, en dehors de leur pureté et c'était bien ça qui l'intriguait. Au milieu des vingt-huit familles sang pur, les Rackharrow semblaient être les moins extravagants et les plus discrets. Ils paraissaient avoir leur lot de bizarreries, mais cela n'avait rien de très amusant. Edwyn se tourna vers Saoirse pour reporter toute son attention sur elle et ainsi replonger son regard clair dans le sien. « Tu n'as jamais quitté l'Angleterre ? » Slughorn s'interrogeait, l'Auror qu'il avait en face de lui avait vécu plus de choses qu'il ne pouvait l'imaginer, il sentait que son avenir après Poudlard n'avait pas été de tout repos.

(c) DΛNDELION + gif Wednesday


Saoirse parle en darkslateblue
Edwyn parle en darkslategrey


   

   - I felt that I breathed an atmosphere of sorrow. -

Parchemin envoyé Jeu 11 Oct 2018 - 0:52


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Je suis âgé de : 39 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Auror au Ministère & Chef de la Brigade Sorcière au sein des mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : je suis veuve depuis des années et à présent trop vieille pour pouvoir prétendre à un mariage arrangé. J'ai le coeur libre et suis la seule à pouvoir décider de ma vie conjugale, contrairement aux jeunes sorcières de sang pur de ce bas monde. Champ Libre :


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27 SEPTEMBRE 1984
Les ascenseurs avaient cessé de s'agiter, de sonner afin d'indiquer leurs arrivées incessantes, très peu de papiers étaient envoyés, le calme qui régnait dans le Ministère le soir était quasi constant. Du moins lorsqu'on ne s'aventurait pas trop profondément dans les sous-sols. Certaines salles n'ont pas été correctement insonorisées magiquement là-dessous et la plupart des employés qui font passer des interrogatoires musclés savent exactement lesquelles. Bien loin de tout ça les aurors sont tranquilles et n'occupent que très peu leurs bureaux, effectuant tout comme les ascenseurs des allées et venues constantes. La Rackharrow qui se savait à présent seule dans son département ne s'attendait pas à faire pareille rencontre en ce jour. Ce fantôme du passé qui avait grandi sur une autre terre, qui avait d'autres habitudes et croyances magiques. Elle l'avait connu lorsqu'il était un jeune adolescent, maintenant il était un homme. Il transpirait pourtant la même aura sombre et mystérieuse. La seule personne à qui on avait attribué ces mots était elle-même, Saoirse Rackharrow, le secret et la froideur absolus. Depuis toutes ces années aucun des deux n'avaient changé cela. Ils se ressemblaient sans même savoir pourquoi et la sorcière tenait là l'occasion de dépoussiérer un peu cette énigme. Ils se saluèrent alors, au milieu du couloir où le silence ne permettait aucun écho. Bien qu'ils n'aient jamais été proches le tutoiement entre les deux sorciers vint naturellement, peut-être parce que la jeune femme lui avait déjà adressé quelques mots, de simples mots à l'époque. Elle avait eu pour toutes réponses un grognement ainsi qu'un geste, geste au combien étrange. Alors la blonde livide fut surprise d'entendre le mangemort prononcer son prénom d'une voix calme bien que rauque, avec un sévère accent qui faisait sonner ce terme irlandais qu'elle avait entendu toute sa vie comme étranger à ses oreilles. Il l'avait reconnu, chose qui n'aurait sans doute pas été évident pour tout le monde, surtout après quatorze ans et une étreinte serrée avec la mort. Ce sont les cicatrices et ses yeux bleus qui permirent à Saoirse de reconnaître l'élève de première année en l'homme. De la barbe, des traits durs, propre sur lui, tatoué jusqu'au cou, bizarrement si elle avait dû l'imaginer adulte lors de leur rencontre ce n'était pas cela qu'elle aurait visualisé et pourtant le voir ainsi était parfaitement sensé. Son exil transatlantique l'avait visiblement imprégné, ses origines et leurs arcanes le suivant partout.

Filant dans son bureau sans se presser la sorcière n'eut pas besoin de demander à ce que le sorcier la suive pour qu'il se retrouve dans son bureau. Elle aurait tenté sa chance une autre fois si il avait d'autres chats à fouetter ou corps à démembrer. La porte fermée après une demande un peu autoritaire de la part de la Rackharrow, ils se retrouvaient de nouveau en tête-à-tête. Comme lorsqu'elle avait osé interrompre la violente bagarre dans laquelle Edwyn c'était lancé contre son cousin Marcus. La jeune Auror prit alors le temps de bien regarder le sorcier qui lui faisait face. Là, appuyée contre son bureau de fortune rien de ce qui les entouraient n'était impressionnant, mis à part peut-être la taille réduite de la pièce où les supérieurs s'entêtaient à tasser des collègues et leurs affaires. Elle savait que cela serait temporaire alors il lui fallait prendre son mal en patience, puis rien n'était pire que la maison. Libérée de ses papiers la sorcière blanche aux charmes noires ne pouvait détacher son regard de cet homme à la silhouette imposante et aux pas pourtant si légers qui se trouvait dans cet endroit pour la première fois. Le regarder dans le détail faisait partie de son enquête en quelque sorte, toujours à chercher la moindre bribe de réponse. Cela pouvait l'aider à mieux comprendre certaines choses … Tout en continuant de le parcourir de ses yeux bleus-gris elle lui posa alors une question qui l'aiderait sans doute à mettre le dossier Edwyn Slughorn à jour. Une certaine tension remplissait la pièce. Quelque chose de cérébral mais instinctif. Aucun des deux ne savaient à quoi s'attendre après tout, ne se connaissant absolument pas. Leurs yeux se décrivaient et ils semblaient se rappeler du seul et unique moment qu'ils avaient passés ensemble. Saoirse avait été marquée par cette rencontre, autant physiquement que mentalement et le Slughorn n'avait certainement rien retenu de particulier de cela. Du moins c'est ce que pensait la mangemort. Ces longs échanges de regards étaient la preuve qu'ils se souvenaient, qu'ils ne s'étaient au final jamais oublié. « Je travaille ici depuis trois ans. Je suis bourreau. » Lui répondit alors l'étranger maudit. Une image apparut soudainement dans l'esprit de la jeune femme : elle vit Edwyn égorgé un homme, le sang maculant sa chemise dans un ultime jet de vie. Imprimer cette image dans ses souvenirs comme si elle avait assisté à la scène lui permettait de retenir l'information. Cela seyait bien au gamin qui aurait sauté au cou de son cousin pour lui arracher une oreille de ses dents. C'était peut-être parce qu'elle savait qu'il n'était pas d'ici, qu'elle avait fait à l'époque des recherches sur les magies amérindiennes mais elle ne doutait pas un instant qu'un fort instinct primitif et une violence inouïe pouvait émaner du Bourreau.

Travail et vie sociale ne font donc pas bon ménage pour ces deux âmes implacables accaparées par leur rôle dans la société. Cette société que Saoirse aurait bien aimé fuir parfois. Seul son poste au sein du Ministère avait du sens alors elle s'y accrochait comme si sa vie en dépendait. Elle avait également rejoint les rangs de la Brigade Sorcière depuis la Purge. Pour avoir un oeil qui traîne parmi les mages noirs ; ayant toujours l'estomac retourné et les dents serrés qu'on ait ordonné de mettre à feu son commerce familiale. Au final la Brigade ou le Ministère les deux étaient sensiblement la même chose. Chercher, chasser, résoudre, exécuter si besoin. Être brigadière était cela dit bien moins cérébrale, il suffisait d'intervenir et d'arrêter, cela lui permettait d'être un peu plus impulsive et de faire reposer ses pensées, rouages qui ne cessent de tourner même lorsqu'elle dort. Edwyn parcourra un peu la pièce, d'un ou deux pas seulement et s'attardait sur les affiches et autres tableaux qui ornaient les murs. Des avis de recherches, des petites annonces suspectes, des peintures mouvantes vieilles comme le monde. Personne ne laissait vraiment sa trace ici, c'était plus une pièce de transition mais certains malchanceux y étaient parvenus tout de même, restant coincés ici plus longtemps que prévu, n'évoluant pas ou périssant. « Je ne suis pas impressionné de te voir Auror. » Avoua alors le Slughorn. Bien chez les Rackharrow cet avis était quelque peu différent. Cette famille abonnée aux rôles de l'ombre n'était pas faite pour être mise au premier plan, ils gardaient trop de secrets et n'étaient que trop peu aventureux. Il l'avait connu préfète, à surveiller tout le monde sans rien dire et intervenir dans les cas extrêmes alors auror … À vrai dire elle-même n'en revenait pas trop d'avoir réussi à se faire accepter dans ce département. Impressionnés, inquiets et réprobateurs, tous avaient eu leur avis quant à la nouvelle fonction de la seule fille de la fratrie, Saoirse elle n'en faisait et n'en fera toujours qu'à sa tête. Alors que ses pensées se fixaient sur sa famille la sorcière sentit le regard perçant d'Edwyn se poser sur elle, ses pupilles qui étaient en train de se perdre dans des souvenirs se réajustèrent afin de recréer cet échange oculaire en bonne et due forme. « Tu n'as jamais quitté l'Angleterre ? » Les paupières de l'Auror se fermèrent et elle secoua doucement la tête en guise de réponse négative. Partir d'ici ? À quoi bon ? À part passer les fêtes de fin d'année au Pays de Galle, non, elle n'avait jamais quitté le Royaume-Uni. Pour quelqu'un qui avait mené deux vies différentes sur deux continents différents et qui ne cessait d'écumer des contrées à la recherches de reliques, ça devait sembler invraisemblable d'être autant vissé au sol mais c'était ainsi. « Qu'est-ce qui t'a poussé à revenir ici ? » Demanda la sorcière en rouvrant ses yeux, directement posés sur l'homme à l'air sauvage. Il ressemblait un peu à un lion en cage, debout entre ces quatre murs. Les bras toujours croisés elle se redressa un peu plus, prenant plus d'assise sur son bureau. Il y avait une chaise sur laquelle le Bourreau pouvait s'asseoir si il le souhaitait mais à sa manière d'être on ressentait qu'il n'était pas spécialement à l'aise dans cet environnement. « Parce que la dernière nouvelle à laquelle je t'ai associé avec certitude a été lorsque les gros titres affichaient : un élève a tenté de sacrifier des nés-moldus dans les toilettes de Poudlard. » Continua-t-elle. N'étant plus élève à l’École de Sorcellerie lors de cet événement elle l'avait appris dans les journaux, alors qu'elle travaillait encore à la boutique. Les articles devaient toujours traînés quelque par chez elle. Cela avait indigné beaucoup de parents de cette époque. Il y avait de quoi c'est sûr. Justement, le pourquoi intéressait la Rackharrow. Pourquoi un gamin pas encore majeur irait faire ça ? Au nom de quoi, de qui ? Le passé était enfin évoqué et ce n'était que le début de l'interrogatoire. Cet attentat n'était pas le seul acte sans réponse qu'avait effectué le Slughorn. Elle n'était plus sa préfète ici, les années étaient passées alors il n'avait aucunement le devoir de lui rendre des comptes. Ils avaient été nombreux à savoir que c'était Edwyn qui avait été à l'origine de cela. Certains papiers donnaient des détails explicites sur lui, afin que les lecteurs puissent librement l'identifier et d'autres étaient restés plus respectueux de la vie privée du jeune sorcier, ne l'accablant pas d'avantage. S'attendait-il à ce que la conversation tourne autour de ça ? L'Auror ne l'avait pas fait venir pour le juger, elle voulait juste comprendre sa motivation si toutefois elle l'habitait encore. Quelque chose lui disait que c'était le cas, que le terme de « sacrifice » n'avait pas été choisi par hasard. Qui dit sacrifice dit offrande, cadeau. Nourrir qui ? Célébrer quoi ? La question pouvait sembler facile à poser comme ça mais ce n'était pas le cas. Il fallait que la sorcière se rende compte d'abord de l'état d'esprit dans lequel l'évocation de ce souvenir mettait le Bourreau. Peut-être était-ce devenu un sujet tabou auquel on ne devait jamais faire référence. « Ton travail te permet de continuer ce que tu n'as pas pu terminer à l'époque ? » Tenta-t-elle alors témérairement avec détachement malgré la prudence qui avait occupé ses pensées précédemment. Elle ne se sentait pas menacée par lui, elle pourrait tressaillir si il approchait un peu trop vivement bien sûr mais pour autant sortir les armes ne lui semblait pas nécessaire. Il était bien aisé de dire qui aurait le dessus dans une attaque physique frontale sans baguette. Assouvir de simples envies de sang ou nourrir une magie qui leur échappe à tous ? Le cerveau de Saoirse se remettait à bouillir rien qu'à imaginer les réponses et les autres questions qu'elle voulait lui poser.
CE MESSAGE EST PARFAITEMENT APPROUVÉ PAR LE MINISTÈRE DE LA MAGIE.


until the light runs out
I may cry ruinin' my makeup Wash away all the things you've taken And I don't care if I don’t look pretty Big girls cry when their hearts are breaking  (☾) Moon Queen

Parchemin envoyé Mar 30 Oct 2018 - 19:21


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Je suis : Neventer , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 12/07/2018 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 118 hiboux. J’incarne : Tom Hardy , et l’avatar que je porte a été créé par : Neventer (gif profil : GALLIFREYS) . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Drewall, le loup, le Lupin ❆ Aleksei, l'antropophage, la Greyback. Je parle en : darkslategrey



Je suis âgé de : 35 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : trafiquant de moldus, mais surtout bourreau. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : il n'y a rien. Champ Libre :

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The crow in my heart
Saoirse & Edwyn

« I remember you dragging me into the woods hands out. Taste the soil fill up my mouth. Keep you alive in me under the ground. The crow in my heart I remember. You are the hands the cover up the tracks we left. You are catching the orbs we met, glowing I remember you dragging me into the woods hands out. Taste the soil fill up my mouth. Keep you alive in me under the ground. Crow in my heart. All of the darkness looks alive here. Burning me up when you aren't near I'll close my eyes and fall into the fire. »
Holy FawnDrag Me Into The Woods (Death Spells, 2018)
Il n'avait pas su échapper à son regard. Après tout, comment était-ce possible ? Il n'avait même pas pris la peine de la remercier. Il n'en voyait tout simplement pas l'utilité. La faiblesse de ses remerciements ne lui auraient pas permis de l'approcher, de la toucher pour comprendre son aura. Il avait cru effleurer un voile invisible, obscure, le visage d'une puissante magie dont personne n'avait connaissance et que lui même ne comprenait pas. Alors, il avait tracé un symbole sur le front de cette élève plus âgée, qui avait les cheveux aussi sombres que son âme. Il s'était laissé embarquer dans ses yeux cristallins et n'avait pu détourner les siens pendant qu'il récitait des mots dans sa langue. Les jours et les années qui suivirent, lorsqu'elle se trouvait à proximité, Edwyn le sentait. La puissance qu'elle dégageait n'avait rien à voir avec celle d'autres étudiants au potentiel plus élevé que la moyenne. Puis, elle était partie. Elle avait disparu. Saoirse avait terminé sa scolarité à Poudlard, sortant victorieuse, un diplôme en main, emportant sa divine puissance avec elle.
Ç’aurait été mentir de dire qu'il ne l'avait pas oubliée. Il repensait à elle par moments, surtout lorsque son père l'avait expulsé au Nouveau Monde, lorsque la communauté de ses grand-parents pratiquaient leurs rites et coutumes étranges. Il repensait à son aura sombre et essayait de comparer ce qu'il avait ressenti en présence de la Rackharrow. Il n'y avait rien eu de semblable autour de lui, aucune magie, aucun être ne ressemblait au corbeau de Serpentard qu'il avait connu. Croyant qu'il ne reviendrait jamais dans son pays d'origine, il avait renoncé à flairer le mal. Le Slughorn parasitait lui même les ondes qu'il quêtait depuis son départ de l'école de sorcellerie. Il s'était enfermé dans dans un cocon mortel, sa propre toile d'araignée. Il avait laissé mourir le peu d'humanité qu'il lui restait, ne vivant que pour ses divinités à qui il offrait chacun de ses sacrifices. Edwyn était conscient de n'être plus qu'une enveloppe, le porteur d'une parole morte comme son jargon, que même ses frères et sœurs -il l'imagine- ne doivent pas transmettre. Le messager d'un au-delà gris dont personne n'a connaissance et dont l'interprétation reste inconnue aux yeux de tous. Dans son fort intérieur, le mangemort savait qu'il était seul, perdu au milieu de ses étoiles et de ses chants Zuñis. La question ne s'était pas posée lorsqu'il avait rencontré Saoirse, son sentiment de solitude s'était immédiatement atténué.  
Il existait donc des créatures d'une espèce différente de la sienne. Une autre race de sorciers qui n'avaient rien à envier aux plus grands serviteurs du mage noir et de ses ancêtres. Dommage qu'ils préféraient se tapir dans l'ombre, oseraient dire certains. Leur personnalité était seulement bien différente de celle et de ceux qui aimaient se mettre sur le devant de la scène... quitte à être bien négligents parfois vis à vis de leur mission. Edwyn, lui, n'avait jamais idolâtré le Seigneur des Ténèbres, il l'avait simplement considéré comme le meilleur leader dont ils pouvaient disposer pour mener à bien ce qui leur semblait juste. Il avait assez mal vécu la présence d'un guru lorsqu'il était adolescent, aux États-Unis. Il n'avait pas apprécié l'idée de devoir suivre et aimer un homme qui se disait être un messager divin, mais qui préférait que ses sujets lui astiquent et lui baisent les pieds en permanence. Néanmoins, il avait réussi à soumettre toute une communauté, à leur faire comprendre que les moldus avaient moins d'importance que les créatures magiques, et quitte à ce que leur chair serve d'enveloppe à l'inutile, autant qu'elle nourrisse un peuple. Le futur mangemort s'était autrefois aperçu que l’addiction à la viande moldu causait de nombreux ravages. Les autres jeunes soumis à ce régime alimentaire avaient développé des défaillances cognitives au fil des mois. Certains en allaient jusqu'à dévoiler des troubles involontaires compulsifs, parfois violents. La viande humaine était aussi néfaste qu'une drogue, elle agissait sur l'organisme et le réduisait soit à l'état végétatif, soit... lui-même l'ignorait. En réalité, les cas problématiques qu'il avait connu avaient mystérieusement disparu du jour au lendemain. Peut-être même sous ses yeux. Lorsqu'il avait quitté le foyer de ses grands-parents, ceux-ci demeuraient les seuls à n'avoir montré aucune affection alors qu'ils étaient les plus proches conseillers du guru. L'apprenti bourreau s'était douté qu'eux aussi préféraient le sortilège de l'Imperium dans la sainte trinité des impardonnables. L'expression prenait alors tout son sens. À eux deux, ils avaient réussi à mener une communauté à la baguette, sans se faire soupçonner. Pour ça, Edwyn ressentait une certaine fierté à l'idée d'être le petit fils de Laoghaire et Moira Slughorn.

Les horreurs qu'il avait vu ou pire, simplement interprété, lui apparaissaient comme des situations normales. Un filtre s'était naturellement construit dans son cerveau et l'avait insensibilisé à la vue d'atrocités. Il avait lui-même un comportement peu éthique qu'il avait mis en œuvre de nombreuses fois au cours de sa vie, partout dans le monde, dans l'intérêt de parvenir chaque fois à ses fins. Alors qu'il parcourait des yeux les vieux parchemins qui ornaient les murs du placard à balais qui servait de bureau à Saoirse Rackharrow et son collègue, elle répondit à sa question d'un simple hochement de tête. Ainsi, le corbeau blanc n'avait jamais vu le monde. Elle n'avait jamais déployé ses plumes et n'avait jamais pris son envol, enchaînée à une fonction qui semblait lui plaire et le bourreau considérait que ce poste lui seyait plutôt bien. Elle qui avait toujours été l'image du maintient de l'ordre pour le Slughorn, lui qui l'avait toujours connu avec son insigne de préfète. Elle n'avait jamais fui ne serait-ce que pour observer l'autre dimension dans laquelle évoluait les autres civilisations. « Qu'est-ce qui t'a poussé à revenir ici ? » Il s'était retourné vers elle. Comment lui annoncer que son gagne pain dépérissait à l'époque ? Ses services étaient intéressants, mais pour des personnes dépendantes, ils devenaient trop chers. « Parce que la dernière nouvelle à laquelle je t'ai associé avec certitude a été lorsque les gros titres affichaient : un élève a tenté de sacrifier des nés-moldus dans les toilettes de Poudlard. » Il resta coi, un moment, le regard plongé dans le sien. Il hésitait. Edwyn n'avait pas encore été confronté à ses actes. En tout cas, pas par une voix comme la sienne. Directe et franche. Il n'était plus le petit garçon de quinze ans qui s'était retrouvé en transe au milieu des toilettes abandonnées de l'école, prêt à devenir un assassin, à quelques mètres d'une assemblée d'élèves. Son sortilège l'avait trahi, son rituel avait été anéanti, ses professeurs avaient profané son cercle et s'étaient emparés de ses possessions. Il n'avait pas bronché, comme à l'instant où Saoirse l'interrogea sur ce moment de sa vie. Il avait simplement regardé l'hystérie et l'angoisse prendre le contrôle de la scène, lui saisir les mains, briser sa baguette sous ses yeux avant même qu'une sentence soit prononcée. Il était déjà fini. Son parcours serait déjà tout tracé. Devant la jeune femme, le bourreau finit par mettre ses mains dans les poches de son pantalon de costume, geste qu'il ne faisait jamais. Il ne supportait pas les gens qui le faisaient, le mangemort considérait que seuls les fainéants agissaient ainsi. À ce moment-là, il ne voulait pas se toucher les poignets. Il s'était souvenu de la force avec laquelle on l'avait sorti des toilettes alors qu'il n'avait émit aucune résistance. « Je n'ai pas connu de mangemorts aux États-Unis. Je voulais rentrer pour servir le Seigneur des Ténèbres. » Edwyn n'avait pas détourné les yeux de l'Auror. Il s'approcha de la Rackharrow et lorsqu'il se trouva à sa hauteur, il saisit sur le coin de son bureau, juste à côté d'elle, un ouvrage intitulé Les plus grands criminels du monde magique, volume IV. Des photographies de meurtres s'animaient sous ses yeux, des assassins lui souriaient même parfois. Il aperçu même une personnalité qu'il avait croisé lorsqu'il chassait des moldus dans le Colorado. Il s'arrêta sur une double page ou la scène était difficilement regardable. Le bourreau releva alors yeux vers Saoirse. « Quel fut ton sentiment lorsque tu as lu l'histoire des journalistes ? » Il n'avait jamais vu ce journal de sa vie, il savait néanmoins que son acte n'était pas passé inaperçu à l'époque. C'était l'histoire de ces journalistes, pas la sienne. Eux n'avaient pas été présents.

Le bouc était resté ainsi, proche de la jeune femme. Il ne la dominait même pas, et pour dire vrai, il ne pouvait pas puisque les deux mangemorts faisaient la même taille à un centimètre près. Il reposait le livre sur le bureau de sa propriétaire et scrutait d'autres endroits sur la table. À défaut d'être très bavard, l'animagus était malgré tout très curieux. « Tu es mariée, Saoirse ? » Elle paraissait aussi froide que les petits instruments qu'il utilisait pour découper ses victimes. Le Slughorn se demandait si elle avait rencontré une âme susceptible de lui correspondre ou si elle brisait les codes de la société sorcière en repoussant le mariage obligatoire. Cette norme qui, lorsqu'elle n'était pas respectée, ne dépeignait pas une bonne image du sorcier ou de la sorcière en question. Lui-même était un marginal, mais son père avait encore fait des siennes et lui avait imposé la main de Galatea Lestrange. Il se trouvait dans une posture qui l'incommodait tout particulièrement, c'était aussi pour cette raison qu'il fuyait son propre nid. En mettant des membres en bocal, il était certain de ne pas imaginer passer le restant de ses jours aux côtés d'une femme qu'il ne connaissait pas. Peut-être qu'il se préparait aussi inconsciemment à l'esquiver. Ainsi, les deux mangemorts étaient réduits à deux monstres de travail, mention fuyards.
« Ton travail te permet de continuer ce que tu n'as pas pu terminer à l'époque ? » Elle aussi, elle était curieuse et même si le Slughorn tardait à s'en rendre compte, il voyait que l'ancienne préfète s'intéressait à ses projets de très près. Il la considéra longuement encore, comme s'il cherchait à nouveau une bribe d'explication dans son regard. L'Auror avait pris le dessus sur la Rackharrow et l'interrogatoire n'allait pas s'arrêter en si bon train, le Slughorn le savait. Elle avait elle même répondu à sa propre question. S'il démembrait des moldus depuis des années, c'était pour la même raison qu'à l'époque de son premier crime. Pour ses Dieux et Déesses. Pour se rapprocher de la puissance, de la pureté, des forces de l'au-delà. Il était l'un des katchinas de son monde, le messager des Dieux. « Libérer et offrir sont ce que je fais de mieux. Je suis né pour ça. » Sa réponse était vague et à la fois explicite. Il avait à peine dépassé le quart de siècle qu'il s'imaginait encore au début de sa mission. Sa mère l'avait mis au monde pour cela, pour purger le monde des impurs qui y vivent.
Il détourna les yeux au moment où le silence s'interposa à nouveau entre eux. Il n'était pas le seul à avoir ces valeurs. L'Américain n'avait pas reculé, leur proximité était étrange et lui permettait d'avoir encore cette sensation qui l’obsédait. Saoirse se déplaçait avec une brise glaciale qui, tel un fantôme, donnait au Slughorn l'impression de n'être jamais seul avec la sorcière. Il scrutait son visage, observait sa chevelure immaculée et s'imagina être en présence d'une autre katchinas, un autre messager qui avait grandi depuis le jour où il l'avait vue pour la première fois. Était-elle un esprit de la mort ? Ou bien un simple esprit malfaisant ? Il ressentait la puissance de l'Auror et savait qu'elle avait rencontré des entraves. Les marques sur son visage en étaient le témoignage. Ta souffrance sera le guide de tes choix et tes choix te mèneront vers la puissance. Edwyn releva une main lente vers le front de la mangemort et y traça, pour la deuxième fois de sa vie, la même rune que lorsqu'ils étaient enfants. Il avait alors replongé ses yeux clairs dans les siens et ne les avait plus quitté, pas même lorsque la porte du bureau grinça, qu'un employé plus grand et plus vieux était apparu sur le seuil, les bras chargés de dossiers, accompagné de trois ou quatre notes de service au-dessus de sa tête. « Regarde ce que j'ai trouv... » Edwyn ne tourna pas la tête tout de suite, le regard lancé par la Rackharrow était suffisant « Oh ! Excusez-moi. Je ne pensais pas que vous receviez à cette heure. » Le sorcier n'avait pas bougé du seuil de la porte malgré la gêne occasionnée, sous entendant qu'il voulait vraiment rentrer dans son bureau pour s'y installer. Le mangemort reporta son attention sur Saoirse et lui saisit la main. Dans les quelques secondes qui suivirent, ils disparurent.

Lorsqu'il rouvrit les yeux, il senti principalement l'humidité pénétrer dans ses vêtements, glisser sur son visage. Il avait les pieds dans du bois mort couvert d'une brume épaisse. Les sorciers venaient d'apparaître au beau milieu d'une forêt, éclairée par la lune presque pleine. Au milieu du silence, Edwyn s'adressa à Saoirse, dos à la sorcière « Tu es puissante, Saoirse. » Il se tut un instant puis repris. « Est-ce la mort, son origine ? » Il attendit quelques secondes, baigné dans la lumière de la lune, la tête levée vers le ciel, sentant l'esprit de sa mère violer ses pensées. C'était l'heure pour l'animagus, presque l'heure. En se tournant vers la Rackharrow, le maudit bouc chassa de ses pensées le visage de la défunte Amérindienne aux yeux vitreux, prononçant sur son lit de mort ses dernière paroles, sa malédiction. Edwyn Slughorn s'approcha de l'Auror et l'invita à avancer avec lui dans la forêt où il avait grandi.

(c) DΛNDELION + gif Wednesday


Saoirse parle en darkslateblue
Edwyn parle en darkslategrey
Collègue parle en darkolivegreen


   

   - I felt that I breathed an atmosphere of sorrow. -

Parchemin envoyé Ven 16 Nov 2018 - 23:00


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Je suis : Wednesday , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 07/05/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 514 hiboux. J’incarne : Rosamund Pike , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys ♥ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Phèdre & Scylla Je parle en : darkslateblue / #483d8b

Beautiful accidents on the way to oblivion

Je suis âgé de : 39 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Auror au Ministère & Chef de la Brigade Sorcière au sein des mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : je suis veuve depuis des années et à présent trop vieille pour pouvoir prétendre à un mariage arrangé. J'ai le coeur libre et suis la seule à pouvoir décider de ma vie conjugale, contrairement aux jeunes sorcières de sang pur de ce bas monde. Champ Libre :


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Mystery that isn't solved yet
Well finally we meet again
27 SEPTEMBRE 1984
Faire son travail était devenu un moyen de s'évader au final. Pas de voyage, pas de loisirs, seulement le travail et cette quête infinie dans l'occultisme. Il fallait dire que la Rackharrow avait perdu son grand frère cette même année. Alors en pleine tourmente cet épisode de sa vie l'a marqua profondément. Perde l'un de ses aînés, jamais elle n'aurait voulu vivre ça. Irvin était le plus inconsolable de tous mais Saoirse fit ce qu'elle avait l'habitude de faire lorsque ça n'allait pas : pratiquer, rechercher, expérimenter, invoquer toutes sortes de choses tant que ça allait puiser dans la tristesse et la souffrance de son âme, dans l'obscurité de la plus noire des magie. Elle avait ce qu'il fallait pour le supporter, son accident c'était du passé, elle avait compris qu'elle avait été trop arrogante envers sa famille et leurs pratiques, trop orgueilleuse pour respecter les règles pré-établies. Alors elle se contentait de flirter avec la limite. S'abandonner aux ténèbres étaient parfois très tentant … Les contrats s'enchaînaient, tous les moyens étaient bons pour qu'elle fasse autre chose, qu'elle oublie sa peine. Retrouver le Slughorn ici lui fit oublier quelques minutes le chaos qu'était sa vie. Il ramena avec lui une pelletée de souvenirs qui venaient d'un temps où tout allait bien. Elle pouvait paraître sans histoire, bien sous tout rapport sans doute mais personne ne pouvait imaginer ce que ses murmures emportaient au plus profond de la nuit. Elle maudissait à tour de bras cet homme qui partageait son lit, priait au démon qui voulait bien l'écouter que l'assassin de Lloyd brûle à l'infinie. Peut-être même l'amérindien pourrait lui conseiller qui prier. Tout était bon pour causer du mal, s'en nourrir et donner en retour. Le futur lui semblait se raccourcir à chacun de ses nouveaux sortilèges mais qu'importait, elle était destinée à la tombe de toutes façons, la mort lui avait dit au creux de l'oreille qu'elle était sienne.

Déjà à l'époque de Poudlard elle ne niait ni n'approuvait les rumeurs la concernant, juste pour laisser planer le doute, pour faire peur parce que de toutes façons ce n'était les affaires de personne d'autres que les siennes. Ce fut pourtant la période de sa vie où elle fut le plus éloignée de sa magie. Edwyn lui rappela que pourtant cet héritage était toujours en elle, en traçant cette rune sur son front, ses mots étrangers sonnants telle une incantation shamanique. Elle s'était posée tellement de questions sur cette intervention spéciale. Bien sûr elle avait tracé des tas de runes depuis qu'on lui avait appris comment, la magie des Rackharrow reposant là-dessus alors oui, pendant un moment elle avait pensé qu'il avait utilisé la même magie qu'eux mais à force de recherches elle s'était rendue compte que c'était impossible. Rentrer en contact avec une force semblable cependant avait rendu son cerveaux bien avide. Tout comme les années étaient passées pour elle pour le sorcier aussi, ses tatouages et ses cicatrices pouvaient en attester. Quelles batailles avait-il alors menées outre-mer, au nom de qui ? La galloise était à cent lieux d'imaginer les horreurs que le Bourreau avait pu perpétrer et cela lui importait peu au final, cela faisait partie des mystères qu'elle découvriraient avec le temps. Son but n'avait jamais été de juger, elle n'était personne pour cela, sinon sa place serait au magenmagot. Elle était seulement un soldat qui aimait à ce que les règles et l'ordre soient respectés, et encore, elle se permettait bien des écarts parfois. Donc sans aucune honte ni peur elle lança le sujet qui lui brûlait les lèvres. Se souvenant de cette affaire obscure de sacrifice. Était-ce vraiment ça dont il avait été question ? Ou bien simplement d'une soif de sang sale ? La sorcière s'était toujours posée la question et peu à peu elle avait commencé à préférer une réponse à l'autre. Edwyn ne sembla aucunement dérangé par cette franchise, enfouissant les mains dans les poches de son pantalon comme si il était décontracté et à l'aise. Il avait pris soin de détailler la pièce dans les moindre recoin avant de se retourner vers son interrogatrice. « Je n'ai pas connu de mangemorts aux États-Unis. Je voulais rentrer pour servir le Seigneur des Ténèbres. » Il était fort tout de même de rallier autant de partisans le Lord. C'est vrai qu'elle savait qu'il avait quelques familles alliées dans l'Est de l'Europe mais aux États-Unis ça ne devait pas être le cas. L'océan l'empêchait peut-être de faire campagne là-bas, il avait déjà bien assez à faire ici de toutes façons. L'homme à la chemise retroussée se rapprocha de la maîtresse du lieu. Il n'y avait pas spécialement de quoi être fier de travailler dans un taudis pareil mais les choses finiraient par changer. Il attrapa un des livres qui traînait dur le bureau de l'auror. Ce qui était représenté dans ce bouquin était très graphique, d'une violence viscérale. Pourtant à leur époque certains mages noirs se permettaient tranquillement de torturer, d'abîmer, de détruire leurs victimes tout comme avaient pu le faire les psychopathes présentés sur ces pages. Les choses avaient changé, la violence s'était banalisée du moment qu'elle était perpétrée au nom du Seigneur des Ténèbres. Ainsi allaient les choses. Son travail consistait plus à débusquer des fauteurs de troubles ainsi que de possibles réseaux de rebellions contre le Ministère plutôt qu'à traquer les dégénérés qui étaient considérés à présent comme faisant partie de la norme. Ce fut au tour du Bourreau d'évoquer ce souvenir. « Quel fut ton sentiment lorsque tu as lu l'histoire des journalistes ? » Lui demanda-t-il en soutenant son regard. Pour dire la vérité la jeune femme ne prêtait que très peu d'attention aux journaux. Elle ne supportait pas la subjectivité de certains journalistes, très peu réussissaient à faire la part des choses. Alors elle se contentait de prendre les informations qui circulaient avec des pincettes. Ce qui l'aurait intéressé aurait été d'avoir la version des faits du Slughorn directement, ou bien même un témoignage des victimes … Elle lui répondit alors sans détour, prenant le bouc par les cornes. « C'était une lecture très peu satisfaisante. Aucun d'eux n'a pris la peine de transmettre correctement ton mobile ce qui est pourtant la partie la plus intéressante de cette histoire. » Conclut-elle alors en laissant son regard glissé du visage balafré de l'amérindien jusqu'au livre qu'il tenait encore ouvert dans ses mains. Elle n'avait pas pu trouver les réponses qu'elle cherchait dans ces articles. L'effervescence que ça avait créé avait été plus important à leurs yeux, pointer du doigts l'insécurité et les déficiences du système scolaire face à cette affaire. Dénoncer, accuser, c'était bien dommage. Tout perdre de la sorte, quel horrible moment ce dût être pour lui, personne ne s'en soucia vraiment, devenir un pariât aux yeux de toute la société et de sa famille. Elle savait ce que c'était comme sentiment, elle en avait tellement fait des conneries dans ses jeunes années après Poudlard en compagnie de son frère cadet. Ça avait eu le mérite d'être fun et de les amener loin, de faire leurs preuves, sans ça elle n'aurait sans doute pas été acceptée en tant qu'auror. La drogue avait été de trop mais cela permettait une bonne couverture quant à son réel accident.

Alors oui, ses paroles sous-entendaient très clairement qu'elle aimerait connaître la version des faits du Bourreau. Le sacrifice elle avait compris c'est bon, mais quel était censé être le processus ? Lui rendait-on en échange une puissance magique certaine pour ce sang versé ? Était-ils nombreux à suivre les mêmes croyances que lui ? Chaque chose en son temps, ses neurones allaient trop vite. Edwyn referma le livre aux multiples horreurs et le reposa où il l'avait pris tout en restant aux côtés de la sorcière pâle. Il reporta son attention sur elle et lui posa une question à laquelle elle ne s'attendait pas. Elle voulait parler de lui, juste de lui. Mais visiblement ils avaient des interrogations la concernant aussi. « Tu es mariée, Saoirse ? » C'est qu'elle en avait presque réussi à oublier ce détail. Son cerveau bouillonnant et trépignant elle avait omis l'anneau qui trônait sur son annuaire gauche. Oui elle était mariée, à un individu qui hantait ses nuits, qu'elle aimerait exterminer pour ne plus avoir à souffrir de ses reproches, de ses accusations sottes. Au final c'était contre lui-même que Thaddeus était en colère, c'était lui qui allait voir ailleurs, lui qui n'était pas fichu de lâcher sa bouteille pour prendre au sérieux sa vie familiale. Pourtant c'était sur sa femme qu'il déversait tout, cette femme qui depuis la perte de son frère voyait de plus en plus clair l'état de son couple. Ce mariage dont elle n'avait jamais voulu, elle en avait fait fuir des fiancés, démontré qu'ils étaient des traîtres, qu'ils avaient des tares trop impardonnables pour les éviter, les piégeant grossièrement … Celui-ci elle n'avait pu le contrer, la voir à vingt-cinq ans et non mariée ses parents étaient au bord de la syncope. Alors elle avait dû plier l'échine, ils avaient profité du fait qu'elle soit faible après son accident pour la vendre sans qu'elle ne puisse protester, comme si naviguer dans les limbes et se battre pour retrouver son corps n'était pas assez. Mais son calvaire prendrait fin prochainement, elle y travaillait, bien décidée à reprendre le contrôle de sa propre vie tant qu'elle en avait encore une, peu importaient les dires de la société. Avec cette amertume en tête elle acquiesça alors doucement en fermant les yeux, comme si cette réalité était regrettable. Cette union était une farce, un faux-semblant, elle avait échoué à sauver les murs. Son mari ne supportait pas que sa femme se fasse appeler par son nom de jeune fille d'ailleurs, pourtant la plupart de ses collègues faisaient encore cette belle erreur qui ravissait la Rackharrow. Le Slughorn ne portait pas d'alliance lui, il semblait être encore libre de ses agissements. Une question pour une question la sorcière reporta la conversation sur le travail du Bourreau qui lui répondit simplement : « Libérer et offrir sont ce que je fais de mieux. Je suis né pour ça. » Dit-il avec sa voix grave et son accent. Voilà, c'était de cela qu'elle voulait parler, la piste était engageante. Les détails manquaient mais c'était ça qui l'intéressait. « À qui ? » S'empressa-t-elle alors de demander de but en blanc, une flamme intense dans le regard avant que leur lien ne soit brisé par le silence qui s'installait doucement. Sa curiosité et son avidité de savoir transpiraient allégrement dans sa voix. Peut-être n'était-il pas autorisé à en parler, peut-être était-il trop pudique pour parler de sa foi profonde à une inconnue mais ils étaient beaucoup à faire étalage de leurs croyances sans retenue, lui pouvait faire ça en travaillant ? Quels étaient ces dieux auxquels ont pouvait sacrifier des moldus ? Pourquoi des moldus ? Quelle magie pouvait-on en tirer ? L'appât du gain ou la possibilité d’exercer une autre magie noire n'était pas ce qui motivait Saoirse, juste la connaissance. Le savoir était important pour elle, il lui permettait de se rapprocher de la puissance au sens propre du terme. Pas de la puissance politique, pas de la puissance sociétale, de la puissance d'esprit, plus proche de l'illumination. C'était insensé et inatteignable certes mais nourrir cette lubie était grisant. Le sorcier resta proche, aucun des deux ne recula. Il leva sa main, présentant ses doigts pour venir dessiner sur le front de l'Auror. Ils avaient déjà vécu ça. Saoirse reconnu la même rune. Que signifiait-elle ? Une question déjà présente sur la longue liste de mystères. Elle planta son regard dans le sien, s'imprégnant de cette atmosphère si particulière qu'il dégageait, le laissant apposer sa marque, faire son rituel dont elle ne comprenait pas encore le but. Cela pouvait être une malédiction qu'elle en avait rien à faire. Il affichait ce calme olympien mais semblait pourtant bien capable de déchaîner une force bestiale et un instinct sauvage qui manquait chez la plupart des sorciers de nos jours. Alors que leur concentration était intense et qu'elle espérait enfin avoir une réponse la porte du bureau s'ouvrit. Laissant le bleus-gris de ses yeux se perdre encore quelques secondes dans celui des yeux du Slughorn la sorcière finit par briser ce contact si particulier qu'il s'étaient créés. Le sorcier bedonnant qui venait de débarquer se rendit compte de la situation qu'après être apparu triomphant à la porte. Le fusillant du regard Saoirse soupira. Elle avait parfois le sentiment d'être entourée d'incapables. Son collègue s'excusa de l'intrusion et la Rackharrow n'eut même pas envie de prendre la peine de lui répondre. Elle ne recevait pas qui plus est, cela concernait plus une affaire personnelle à ce stade. Sans qu'elle ne s'y attende le Bourreau lui prit la main avant de transplaner mettant fin au quiproquo.

La fraîcheur lui mordit immédiatement la peau une fois arrivée, le brouillard s'infiltra dans ses vêtements. Dehors. Se retrouver à l'extérieur fit étrangement un bien fou à Saoirse. Elle était pourtant à l'aise dans son propre bureau mais c'était comme si l'air lui avait manqué et qu'ici elle pouvait de nouveau respirer à plein poumon. Étaient-ils seulement encore au Royaume-Uni ? Elle n'en savait rien. Ses paupières se posèrent sur le décor. Sombre, la nuit était bien entamée, la lune rayonnait, pâle, tout comme la sorcière. Elle inspira alors profondément. Cela dérangea Edwyn qu'ils furent interrompus apparemment, il brisa le silence en premier. Silence relatif, la tranquillité était telle qu'on pouvait entendre la vie qui habitait la forêt. « Tu es puissante, Saoirse. » Les pupilles de la Rackharrow vinrent se planter sur la nuque de l'Américain qui lui tournait le dos. Personne ne lui avait jamais dit ça. Elle était comme tout le monde, elle avait ses démons, sa magie particulière mais de la puissance … Qu'entendait-il par là ? Le sorcier semblait ressentir des choses, des choses que peu de gens peuvent percevoir. Elle se sentait comme lier à lui, de part cet échange qu'ils avaient eu à Poudlard et qu'il venait juste de recréé dans le bureau avant qu'ils ne le quittent. S'imprégnant de ce nouvel environnement la fausse colombe ferma les yeux et écouta sa propre respiration. La brume et la lune rendait cette terre si mystique. « Est-ce la mort, son origine ? » Demande-t-il avant de se retourner vers la sorcière et de l'inviter à avancer vers lui. Elle cherche ses yeux un instant dans la pénombre avant d'aller à ses côtés. L'origine de sa puissance, la mort ? Cela ne lui avait jamais traversé l'esprit … Ça se voyait comme le nez au milieu de la figure que la mort avait laissé sa marque sur la jeune femme mais lui avait-elle rendu quelque chose en échange de cette partie de son âme, de ce séjour qu'elle avait fait à moitié hors de son corps ? Elle avait le sentiment qu'utiliser le bobard classique de la poudre d'escampette ne prendrait pas avec lui. « Tu sembles déjà connaître la réponse. » Conclut-elle. Son regard clair se détacha de celui du sorcier. C'était sa façon d'affirmer son hypothèse mais elle n'était pas encore bien convaincue que cette expérience de mort imminente avait affecté sa magie. « Comment tu ressens ça ? Ce qui m'est arrivé. » Elle fit quelques pas qui s’enfoncèrent dans l'herbe humide, elle essayait de détailler les environs malgré la brume épaisse, intéressée par les facultés de perception profondes et les sens du Bourreau. Peut-être ses Dieux avaient une réponse. À vrai dire elle-même ne savait pas comment elle avait réussi à survivre. Si elle n'avait pas utilisé ses dernières forces pour envoyer un éphémère quérir Irvin, elle ne serait plus ici. La mort avait pris plus qu'elle n'avait donné ce soir-là, elle en était pourtant certaine. Edwyn aurait peut-être une réponse intéressante sur le sujet, lui qui avait d'autres croyances, sa vision serait différente de celle des Rackharrow et c'était donc un angle d'approche bon à prendre. Il n'y avait aucun son causé par l’homme autour d'eux. Pas un son de cloche, pas de paroles, le souffle du vent, le bruissement des feuilles. Les yeux clos elle respirait doucement. Ne plus voir et juste écouter lui donnait beaucoup plus d'informations que sa vision seule. « Où sommes-nous ? » Finit-elle par demander d'une voix posée et calme en levant à son tour le visage vers le ciel noir, regardant les étoiles et l'étendue de l'infini. Elle n'était pas inquiète, n'avait pas peur, elle pouvait comprendre qu'être enfermé dans son bureau pouvait être étouffant, voir angoissant. En tout cas nul doute qu'ils seraient mieux ici pour parler librement, au diable les rumeurs qui la dirait partie avec un sorcier en plein milieu de la nuit. Elle n'aurait qu'à menacer légèrement son collègue pour qu'il tienne sa langue.
CE MESSAGE EST PARFAITEMENT APPROUVÉ PAR LE MINISTÈRE DE LA MAGIE.


until the light runs out
I may cry ruinin' my makeup Wash away all the things you've taken And I don't care if I don’t look pretty Big girls cry when their hearts are breaking  (☾) Moon Queen

Parchemin envoyé Dim 9 Déc 2018 - 3:10


- I see everything, I am staff. -
Je suis : Neventer , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 12/07/2018 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 118 hiboux. J’incarne : Tom Hardy , et l’avatar que je porte a été créé par : Neventer (gif profil : GALLIFREYS) . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Drewall, le loup, le Lupin ❆ Aleksei, l'antropophage, la Greyback. Je parle en : darkslategrey



Je suis âgé de : 35 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : trafiquant de moldus, mais surtout bourreau. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : il n'y a rien. Champ Libre :

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The crow in my heart
Saoirse & Edwyn

« I remember you dragging me into the woods hands out. Taste the soil fill up my mouth. Keep you alive in me under the ground. The crow in my heart I remember. You are the hands the cover up the tracks we left. You are catching the orbs we met, glowing I remember you dragging me into the woods hands out. Taste the soil fill up my mouth. Keep you alive in me under the ground. Crow in my heart. All of the darkness looks alive here. Burning me up when you aren't near I'll close my eyes and fall into the fire. »
Holy FawnDrag Me Into The Woods (Death Spells, 2018)
La famille Amérindienne d'Edwyn Slughorn ne fut pas chassée par son propre peuple sans aucune raison. Chasser est d'ailleurs un bien grand mot. Ils restèrent en Arizona pendant que les autres migrèrent au Nouveau-Mexique. La scission eut lieu plus d'un demi millénaire auparavant, lorsque les Zuñis moldus rejetèrent la magie sombre de leurs frères et sœurs, un héritage exceptionnel dont disposait une famille de la tribu, sa famille. Les sans magie les prenaient pour des descendants de Katchinas, des êtres surnaturels issus des profondeurs du monde, servant d'intermédiaires entre les Hommes et le Soleil. La famille maternelle d'Edwyn croyait en ces rumeurs même s'ils ne les alimentaient guère. Ils ignoraient et ignorent toujours d'où leur don leur vient, si ce n'est des Katchinas eux-mêmes. Leur discrétion fut mal perçue et plus tard, les sans magie craquèrent. Il s'émancipèrent, laissant derrière eux une partie d'eux-mêmes, une partie qui les terrorisait, une partie avec laquelle ils ne pouvaient cohabiter. Leur don n'avait rien de naturel à leurs yeux. Il provenait du Nadir, les profondeurs de la terre, là où des êtres de leur espèce avaient un village, Kolhuwalaawe. Certains disaient aussi qu'à l'origine, ils étaient des enfants perdus, transformés en demi-dieux. Tout n'était que légende et crainte.

Jamais ils ne lui auraient demandé sa version des faits. Ce qu'il avait fait était un crime et ce crime avait sonné la perdition du jeune adolescent qu'il était. D'après eux, en tout cas. S'il s'en prenait au sang, c'en était fini de lui, mais ce n'était pas que de cela qu'il s'agissait. Il s'en était pris aux filles et aux garçon de familles, certes inconnues, mais qui méritaient justice d'après le Ministère. Edwyn avait toujours trouvé son renvoi excessif. Après tout, il n'avait tué personne.
Il avait récité les mêmes vers dans sa tête, toute la journée, au risque parfois de perdre le fil des enseignements de ses professeurs pourtant habitués à le savoir absent jusqu'à la dernière minute du cours. Il était fidèle à son poste, au fond de la salle, attentif, sauf ce jour-là. Il n'avait en tête que Awitelin Tsita et Apoyan Tachu, les divinités du soleil et de la lune. Les origines de son peuple. Elles mêmes fils et filles de Awonawilona, le maître des Cieux. Son acte fut rituel. Il était proche d'enfants toute la journée, pendant des années. Il devait en sélectionner quatre - le chiffre sacré - à sacrifier. Quatre âme impures qui devaient descendre dans le Nadir et ne jamais remonter. Quatre âmes destinées à disparaître, jugée trop faibles pour contribuer à l'ascension d'Awonawilona. Ces âmes, sa famille en avait côtoyé des semblables depuis la naissance de leur peuple et la peur les avaient rendu fragiles. Le Seigneur des Ténèbres de pouvait guère s'entourer d'esprits faibles. Edwyn avait alors commencé son travail de valet du Nadir, il conduisait les consciences chétives au sous-sol et laissait les esprits malins faire le reste.
« C'était une lecture très peu satisfaisante. Aucun d'eux n'a pris la peine de transmettre correctement ton mobile ce qui est pourtant la partie la plus intéressante de cette histoire. » Le Mangemort laissa le silence s'immiscer entre eux. L'histoire de son peuple était compliquée, la rupture entre sa famille et sa tribu l'était encore plus. Il n'avait pas l'envie de monologuer sur sa vie alors que des années avaient séparé les deux employés du Ministère. Des années qui avaient creusé l'âme de la sorcière et qui n'avaient pas fait une double page dans le Golden Blood. Elle avait sa part rituelle. Inexplicable et inexpliquée qu'il était curieux d'approcher et d'effleurer à nouveau, si elle le lui permettait « La peur est seule responsable. Elle est une faiblesse qui trouble le sens et la raison. » Il la considéra à nouveau pendant plusieurs secondes avant de poursuivre. « Même s'ils avaient su, je doute que la vérité aurait été bénéfique. » Personne n'aurait été en mesure de comprendre les motivations du Slughorn, il n'aurait pas été écouté quoiqu'il dise. Alors, il avait gardé le silence, contenant sans trop de peine la raison de son crime. Les conséquences avaient été dramatiques pour Allen Slughorn, fier Mangemort issu d'une lignée digne, servant la pureté depuis des siècles, avait vu son fils rentrer chez lui définitivement, deux ans avant la fin de ses études. Il était le fils de sa mère. Le patriarche ne voulait pas de lui. Il aurait semé la discorde quoiqu'il fasse, où qu'il aille. Les méthodes sauvages de Te'wapskit avaient corrompu sa progéniture  et l'aîné était devenu comme elle. Étrange, barbare, marginal. Leur banche n'était pas très appréciée dans leur famille, il était hors de question que son propre fils ruine tous ses efforts en matière de popularité. En plus d'être tristement matérialiste, Allen craignait les commérages. Edwyn n'avait pas eu besoin de comprendre pourquoi sa mère s'était rapidement séparée de son conjoint.

Ils avaient transplané, laissant en suspend les questions de la sorcières. Tout vient à point à qui sait attendre. Il ne voulait pas garder le mystère pour lui, bien que son histoire n'en était pas un. Le collègue n'était plus là, le bureau non plus. À la place, les deux Mangemorts s'étaient retrouvés les pieds dans la brume, au beau milieu d'une forêt qu'Edwyn Slughorn connaissait comme sa poche. « Tu sembles déjà connaître la réponse. »  Bien sur qu'il la connaissait, il l'avait vécu, mais il tenait la faux, il n'était pas menacé, parce qu'il n'avait pas encore joué avec sa vie. Enfin, pas de manière malfaisante. « Comment tu ressens ça ? Ce qui m'est arrivé. » Le bourreau se figea doucement, huma l'air humide les yeux fermés, puis se tourna à demi vers Saoirse, lui révélant seulement le profile de son visage. « Je n'en sais rien. Je le devine. » Un animal nocturne poussa un cri étrange avant de s'enfuir à leur droite. « Je me souviens de ce jour, lorsque nous n'étions que des enfants. Ta seule présence écrasait celles des autres lorsqu'ils osaient se tenir près de toi. » Il attendit quelques secondes, écoutant le silence et parfois, les notes irrégulières que jouait la nature. « La puissance de tes capacités surpassait celle des autres. La puissance de tes choix. J'étais trop jeune pour la comprendre. Et ce n'est toujours pas le cas aujourd'hui. » Le bouc se tourna vers la sorcière, il ne basait ses dires que sur son ressenti. Saoirse lui avait toujours paru différente et il s'était reconnu dans son attitude. Lui, seules ses croyances avaient de la force, elles le poussaient vers un destin sombre et menaçant car telle était sa mission. La jeune femme, elle, donnait à Edwyn l'impression de se regarder dans un miroir. Il ignorait ce qu'elle pouvait subir au quotidien, elle qui était à présent mariée. Cette union qui semblait éteindre la flamme déjà mourante de l'Auror au fond de son âme. Une âme aussi corrompue que la sienne. Le sorcier s'approcha et s'apprêtait à recommencer le geste qu'il avait reproduit pour la deuxième fois de leurs vies, quelques minutes auparavant. « Ta souffrance sera le guide de tes choix et tes choix te mèneront vers la puissance. » prononça-t-il à haute voix. À chaque nom, ses doigts se déplaçaient dans l'air, sous les yeux de la sorcière. Il venait de traduire sa bénédiction vieille de quatorze années. « Lorsque la lumière n'existe pas, il faut la créer. » Les deux Mangemorts étaient loin d'arriver aux bouts de leurs peines, Edwyn n'avait jamais cru en un avenir exaltant. Il était gris et le demeurerait probablement à tout jamais. Ce n'était pas pour lui, pour le Lord peut-être, et il ne se trouvait pas encore dans la situation de la Rackharoow, la bague au doigt, agenouillée devant sa liberté volant en fumée. Il ne comprenait pas cette société patriarcale dans laquelle les femmes pures n'avaient aucunement le droit de s'exprimer et devaient subir de riches héritiers imposés, se targuant de pouvoir tout gérer. Le bourreau avait grandi et évolué devant la puissance d'une femme qui n'avait jamais donné raison à son propre conjoint sans pour autant l'empêcher de vivre sa vie. C'était contraire aux valeurs de leur peuple.

« Où sommes-nous ? » Edwyn riva à nouveau ses yeux dans ceux de Saoirse. Le contact visuel avait plus d'importance pour lui, il savait s'il pouvait y capter la menace ou la quiétude, comme les animaux. Doucement, il saisit à nouveau la main de l'Auror comme pour lui en demander la permission. Elle pouvait se dégager comme bon lui semblait, il n'aurait pas baissé les cornes pour si peu. Ses doigts se refermèrent sur l'alliance de la jeune femme comme s'il l'a masquait dans le noir, puis il se mit d'abord à marcher à reculons. Au bout du deuxième ou troisième pas, il brisa leur regard, se tourna à l'endroit, puis il se mit à marcher à travers les bois dans une allure ni lente ni rapide. « Nous sommes dans Les Cairngorms, en Écosse. » Ils poursuivirent leur chemin pendant plusieurs mètres avant qu'il ne poursuive. « J'ai grandi ici. » Lorsqu'il s'arrêta, à l'entrée d'une plaine, les deux sorciers pouvaient distinguer une vieille bicoque au toit de chaume effondré  à l'autre bout. Devant la porte d'entrée, le Slughorn sorti sa baguette et murmura un Alohomora presque pour lui-même, comme s'il ne souhaitait pas réveiller un présence dans la ruine. Il entra, utilisant à nouveau sa baguette pour prononcer un Lumos plus fort que l'autre formule. Rien du mobilier n'avait bougé. Le sol en terre battue avait subi les dommage des intempéries, une épaisse couche de poussière couvrait toutes les surfaces de la pièce. Des rats effrayés filèrent près de leurs pieds vers la sortie et au passage de la lumière, trois chauves-souris s'envolèrent dans un bruissement d'ailes et des cris plaintifs. Edwyn lâcha la main de Saoirse. Il s'arrêta devant un objet couvert d'un drap. Lorsqu'il ôta le linge, il découvrit une pensine dans laquelle un certain nombre de souvenirs nageaient. Il alluma deux bougies, puis il chercha à nouveau les yeux de l'Auror. Il pointa sa baguette à sa tempe et en extirpa un filament d'argent. « Souhaites-tu m'accompagner dans mes souvenirs ? »

Les deux Mangemorts traversèrent le temps et se retrouvèrent tels deux fantômes presque en plein désert, dans les souvenirs de Te'wapskit. Un homme blanc et une Amérindienne se tenaient l'un à côté de l'autre, un nourrisson dans les bras de la femme, et ils paraissaient angoissés à l'idée d'attendre. Ils parlaient d'être tués s'ils ne s'enfuyaient pas au plus vite. Puis, la scène changea et les sorciers se retrouvèrent face à eux-même, adolescents. Saoirse avait les cheveux si sombres que la lumière verte de la salle commune les éclaircissaient. Edwyn avait les yeux rivés dans les siens lorsqu'il leva la main et fit le geste que les deux employés du Ministère connaissaient bien, à présent. Quelques temps plus tard, ils vécurent le rituel, l'échec du sacrifice et la destruction de la baguette d'Edwyn. Ce dernier tourna la tête vers la sorcière avant qu'ils ne vivent son procès, au fragment suivant. Il y raconta au Magenmagot ses croyances, de qui sa famille descendait, qui il servait et pourquoi. Lorsque les souvenirs les redéposèrent au bord de la pensine, le bourreau prit la parole après quelques secondes. « Mes divinités, voilà pour qui je libère et offre des âmes. Elles me guident et ont toujours réponse à tout dès que ma volonté l'exige. »
Ils étaient proches, dans le silence, la demi obscurité brisée par la faiblesse des deux bougies à moitié consumées. Le Slughorn n'avait aucune idée de ce qu'avait pu subir la Rackharrow et de ce qu'elle pouvait encore éprouver. Il savait simplement qu'elle était seule, et qu'elle survivait dans le virage interminable que prenait sa propre vie. « N'abandonne pas ta volonté. » lui murmura-t-il. « N'abandonne pas ta puissance. Elle sommeille en toi. Elle sera toujours là. » Edwyn était si proche, qu'il était persuadé d'absorber cette étrange force qui émanait de Saoirse. Le bout de ses doigts effleurèrent la main gauche de l'Auror et s'arrêtèrent sur l'anneau. « Ce qu'on t'impose n'est pas ce que tu es et ne le sera jamais. À tout moment, tu peux reprendre ce qu'on t'a volé. »
Le tournant que leurs vies avaient prises les conduisait tout droit dans un vaste piège que leurs propres familles avaient creusé pour leurs propres intérêts prétextant un besoin de les protéger. Leur liberté, soumise aux lois magiques, n'en avait plus que le nom. Une coquille vide dont le sens s'était envolé. C'était de cela qu'Edwyn rêvait, de liberté.
(c) DΛNDELION + gif Wednesday


Saoirse parle en darkslateblue
Edwyn parle en darkslategrey


   

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[Flashback] Mystery that isn't solved yet | Saoirwyn
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