indiscrétions
- gossip witch est bavarde -


L’homme en Jupe On a vu semblerait-il un sang pur jouer les transformistes au Cirque Avery. Nous n’avons pas encore de nom mais son jeune âge semble indiquer que son travestissement est une quête identitaire !

La tête d’enterrement N'est-il pas courant que lorsque l'on perd un être cher, on verse quelques larmes ? Eh bien si la mort de l'Actrice Louise de Montmorency emeut les foules, sa fille ne semble pas bien touchée. Etrange non ?

Le dimanche au Pays de Galles c'est le jour des mariages Il y a des évènements heureux dans ce monde enfin si l'union forcée et arrangéeest un évènement heureux ! Desmond Meadowes s'est débarassé de sa plus jeune soeur, reste la plus vielle des deux.




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Infected with it's rage (odette)

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Parchemin envoyé Mer 29 Aoû 2018 - 16:20

- I am Insurgent, and proud to be. -
Je suis : Farewell (Math) , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/07/2018 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 31 hiboux. J’incarne : Max Irons , et l’avatar que je porte a été créé par : ultraviolences Je parle en : color:teal.



Je suis âgé de : trente-sept ans , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : ex-oubliator devenu fugitif. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien.

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infected with it's rage
It waits for the day, I will let it out



- Il avait entendu les sons, les grincements dans le noir et le crissement des vieux meubles. Il avait senti son regard inhumain languir sur sa vulnérable personne, l'observer jusque dans son propre ombre, salivant aux peurs cachées aux recoins de son esprit. Il avait senti sa faible aura monstrueuse, et avait agi contre son meilleur jugement, décidant qu'au lieu de le chasser comme on le lui avait appris, il le laisserait se nourrir. -

Même au beau milieu de l'Irlande, on ne pouvait échapper à ses démons. Gadriel ne devrait peut-être pas s'étonner. Après tout, le bastion, tout symbole qu'il était, abritait un ordre de hors-la-lois, fugitifs, dont la plupart des partisans avaient fort perdu durant la guerre et abritaient des peurs inavouables, cachées derrière plusieurs couches de bravoure simulée. Le temps était aux masques et aux sentiments refoulés. Oublier le passé, pour aller de l'avant. Le temps de la gloire, il paraîtrait. C'était en tout cas ce qui se disait dans les rangs de l'Ordre. Des indices subtils que Gadriel écoutait d'une oreille distraite. Et c'était quand il parvenait à se sentir concerné par la cause. Il lui arrivait parfois de marcher le long de ces couloirs, accompagnés de ses frères d'armes, d'assister aux réunions et de mettre en place des plans sans la moindre conviction, avec l'impression de ne plus faire parti de cette organisation pour laquelle il avait sacrifié sa moralité. Comme s'il était encore un espion infiltré, jouant à faire semblant. Comme si une partie de lui était restée de l'autre côté. En conséquence, sa contribution à l'ordre se faisait plus minimale chaque jours, et les membres de l'ordre ne faisaient pas beaucoup d'efforts pour cacher leur dédain. Il avait arrêté de confronter les regards de jugements qu'on lui lançait souvent, et restait à l'écart, exilé dans son aile du château qu'il avait réaménagé avec de vieux meubles. Il ne souffrait de murmures qu'il ne pouvait entendre. En l'instant, il avait juste envie qu'on le laisse en paix.

Pourtant ces derniers temps, où qu'il aille, où qu'il se cache, quelqu'un, quelque chose le suivait toujours. Une créature leurrait dans les recoins sombres du château, faible, ignorante du fait que Gadriel l'avait remarqué depuis longtemps. Une présence oppressante, un frisson dans le dos, le silence dans l'ombre. Il connaissait bien ces bêtes, et c'était la raison pour laquelle il l'avait laissé tranquille tout ce temps. Il l'avait laissé se nourrir de ses angoisses, et ainsi s'endurcir. La seule entité avec laquelle il avait daigné partagé ses craintes.

Pas sa famille, qu'il ne pouvait plus regarder dans les yeux, à cause de sa fierté amochée. Pas ses amis, qui se faisaient moins nombreux. Pas ses frères d'armes, qui se contentaient de lui lancer des regards remplis de déception.

Et pour cause : cette créature, il pourrait s'en débarrasser d'un simple coup de baguette.

La mascarade dura plusieurs semaines, jusqu'au jour où il décida d'y mettre fin.

« Tu peux sortir de ta cachette maintenant. » Le silence s'alourdit et les grincements cessèrent. « Depulso. » De sa baguette surgit un éclat bleuté, qui contraint la créature à sortir de l'ombre en envoyant dite cachette percuter le mur de pierre au bout de la pièce. A la place où se tenait auparavant un vieux coffre de bois flottait désormais un brouillard noir qui prit aussitôt la forme d'un fantôme. Pendant un court instant, Gadriel fut pris de court. Il se souvenait très bien des leçons tordues de son père, ce n'était pas la première fois qu'il se retrouvait nez-à-nez avec un épouvantard. Ses cauchemars prenaient généralement la forme de créatures de morts, de cadavre réanimés. Or ce n'était pas un Inferius qui se tenait devant lui, mais bel et bien le corps translucide de Prudence, rayonnant d'une lumière verte. Des fantômes, il en avait déjà rencontré, mais aucuns avant elle ne l'avait tenu responsable de leur mort. C'est de ta faute !, l'accusa-t-elle de sa voix parfaitement reconstituée, et alors Gadriel sentit la colère rugir en lui. Collecté, il s'apprêtait à frapper lorsqu'il perçut le bruit de pas qui se dirigeaient dans sa direction. Profitant de cette diversion, le fantôme tenta de s'enfuir, mais le sorcier fut plus rapide.

Tandis que l'épouvantard rencontra leur invité imprévue sur le pas de la porte, Gadriel leva sa baguette et lança l'incantation. « Riddikulus. » Si les fantômes pouvaient passer à travers les murs et les personnes sans problème, celui-là vit ses facultés annulées par le sortilège. L'épouvantard se cogna de plein fouet au nouvel arrivant et tomba violemment sur le sol poussiéreux. Profitant de sa torpeur, Gadriel leva de nouveau sa baguette, et usant d'un autre sort, scella le corps de sa défunte sœur dans le coffre dans lequel il l'avait débusqué quelques instants plus tôt, et le scella à l'intérieur pour l'éternité.




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like I know I'm dying, take up my cross, not be afraid.


Parchemin envoyé Lun 3 Sep 2018 - 14:57

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Je suis : Dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 18/07/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1550 hiboux. J’incarne : Sarah -badass- Gadon , et l’avatar que je porte a été créé par : © Kane (avatar) anesidora (signa) Tumblr (gifs) . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Pietro & Desmond & Leik & Zekeriak Je parle en : #996666



Je suis âgé de : trente ans depuis peu, elle commence doucement à avoir des rides avec toute cette guerre. (20.01.62) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Mère au foyer, j'ai choisi d'élever mes enfants avant de reprendre une activité. Ex-Medico-psychomage, je ne cache en rien mes compétences en médicomagie et en psychomagie pour les mettre au service de l'Ordre du Phénix dont je suis une membre active. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Jeune mariée et éperdument éprise de son mari, je me suis unie à Skander Lupin, l'homme de ma vie après mes trois fils, le 8 juin 1991 lors d'une petite cérémonie en Cornouailles. Champ Libre :
Il le sait, il le sent. Il murmure à mi-voix, juste pour elle, mais aussi pour lui, « Je n’irais nulle part. » Et toi non plus, où que tu ailles, je te trouverais, je te protégerais, je n'échouerais plus, plus jamais. Je te le promets. Il se sentait obligé de le lui rappeler, cette promesse...

« Jamais sans toi. » Répond-elle. Non, elle n’irait jamais nulle part sans lui, plus jamais sans lui. Alors, elle délaisse son front pour un baiser léger sur ses lèvres, chaste, pieux, mais bien plus vrai, les émotions à vif et les sentiments à nu. Elle ne voudrait jamais le perdre. (skandette)


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(Gadriel & Odette) Il avait entendu les sons, les grincements dans le noir et le crissement des vieux meubles. Il avait senti son regard inhumain languir sur sa vulnérable personne, l'observer jusque dans son propre ombre, salivant aux peurs cachées aux recoins de son esprit.


« Maman, regarde comme je suis jolie. » Antigone tournait sur elle-même dans l’uniforme scolaire neuf. Selon les coutumes de l’école du village voisin, les enfants y allaient quelques jours en avance comme une colonie ou un centre afin de rencontrer les autres enfants et de se faire déjà des camarades avant l’arrivée des choses plus sérieuses. Dire que les jumeaux allaient déjà sur leur trois ans, elle était touchée et à la fois si vieille de voir sa progéniture prendre de l’âge. Même Sirius semblait grandir trop vite… Un an et demi c’était déjà trop grand, il marchait presque et les premiers mots qu’il avait été digne de ceux d’un Lupin, ce qui ne manquait pas de faire pester Odette. Bien qu’une autre petite tête avait rejoint le cottage dernièrement. Elle sourit, alors qu’elle ajuste le sac dans le dos de Finlay, lui aussi allait avoir trois ans, mais bien plus tard que les deux autres. « Tu as pensé à mettre ta jolie barrette mon cœur ? » Conclut-elle alors qu’elle commençait déjà à agiter un jouet devant le visage de Sirius. Antigone déguerpit aussi vite que possible afin de retourner dans sa chambre pour chercher le précieux totem d’immunité. Alors qu’elle pouvait finir de mettre en ordre les cheveux d’Orion et de défroisser son petit uniforme. Réellement, c’était craquant. Quand tout le monde revenu, la blonde put enfin les lettres tous les trois devant le cottage et les prendre en photo. Un polaroid qui datait sans aucun doute, mais c’était tout aussi amusant de voir la photo s’animer par magie. « On la montrera à Papa ce soir, d’accord ? » « Maman, Papa, y peut pas nous emmener à l’école aussi ? » La question de Finlay lui fendit le cœur un instant, mais elle le prit contre elle. « Tu sais mon ange, Papa travaille pour que vous puissiez aller à l’école. » En toute sécurité, c’était ça la vérité. Mais l’accident du cirque les avait assez choqués pour savoir pourquoi Papa travaillait. « Allez, faites un bisou à Flora, Sirius et Adhara et on part à l’école. » La chance qu’elle avait d’avoir Flora au cottage, ça la laissait se reposer parfois un peu trop sur la petite Irlandaise, mais Freyja arrivait à son terme et elle devait se reposer.

(…) Poser les trois poupons à l’école, ça n’avait pas été une partie de plaisir. Oh, il n’avait fallu du temps. Tout semblait parfait jusqu’à ce que les triplés, pour être politiquement corrects face au moldus alors qu’ils étaient juste des jumeaux et une pièce ajoutée, comprennent qu’elle n’allait pas rester toute la journée avec eux. Des pleurs et des câlins à la pelle. Elle comprenait toutes les raisons de Skander à être absent, mais aujourd’hui, elle aurait sans doute eu besoin de lui pour partir plus facilement et les laisser à la maitresse. Cependant, le temps était le temps et ils avaient fini par rejoindre les autres petits moldus. Beaucoup à l’Ordre ou dans sa famille désapprouvait cette décision de les mettre dans une école moldu avec la guerre, mais la blonde ne voulait pas faire d’eux des introvertis. Ramenant la voiture au cottage, elle avait passé un jean et une tunique plus ample, avant de mettre Sirius dans ses bras et de transplaner sur l’île. Le cottage était bien, mais pour un petit loup, l’animation de l’île était plus divertissante, surtout qu’Adhara ne maîtrisait pas l’anglais parfaitement, juste le fourchelangue. Mais cela été encore très perturbant… Elle n’a pas le temps de poser le petit loup sur le sol qu’on vient déjà la saluer. Moody, Lupin, hébergeuse de l’extrême quand les gens en avaient eu besoin au cottage. Les gens qui ne la connaissaient pas été rare. « Gadriel est encore méconnaissable… Faut vraiment que t’ailles le voir… » C’est ce que lui dit son Oncle Garrick alors qu’elle était en discussion avec Cybele au sujet d’Adhara et de Sirius. La relation qu’Odette entretenait avec son cousin se rapprochait plus d’un coup de cœur, d’une similitude des âmes qui pouvait en effrayer certains. Elle sourit à sa famille, les laissant prévenir Skander qu’elle était là s’il y avait d’éventuels malades ou blessés à visiter par la suite.

La priorité, c’était Gadriel, la famille restait sa priorité. Que cela soit les Lupin, les Moody ou bien son mari et ses enfants. Elle avait Sirius dans les bras et parcourrait la cour, montant des étages par la suite pour trouver la chambre où il se trouvait, Odette ne calculait plus le nombre de fois où elle était venue ici pour parler avec lui. Elle n’a cependant pas besoin de frapper à la porte de sa chambre, juste le temps de poser Sirius au sol et d’ouvrir sur le fantôme de Prudence en face elle. La blonde a les yeux écarquillés comme pas deux jusqu’à ce que l’épouventard la heurte et la fasse tomber sur le sol dans un bruit sourd. Alors que Sirius s’accrochait déjà au cou de sa mère en voyant « tonton Gadriel » enfermer la méchante bête dans la boite. Odette se frottait juste le bas du dos à cause de cette chute, mais été bien plus touché émotionnellement qu’elle n’aurait voulu le faire croire. Elle appelle une personne qu’elle connait au bout du couloir, un Lupin sans doute ou un autre Moody. « Tu peux me le garder s’il te plait. Oh Sirius, Maman reviens dans pas longtemps, va donc jouer dehors un peu d’accord ? » D’accord ou pas de toute façon, elle n’allait pas parler des morts devant son plus jeune fils. C’était hors de question, les idées noires avec cette histoire de loup, ça les touchait déjà bien assez. Quand elle se retourne sur son cousin, elle ne mâche pas ses mots. « Belle entrée en la matière, tu comptes t’en débarrasser ? » Tout en montrant du menton le coffre où la créature était enfermée. « Parce que ça te tenterait presque de l’ouvrir plusieurs fois pour revoir son visage hein ? Gady, si c’est pour ça qu’on s’inquiète pour toi, je te promets que je vais jeter ce coffre au fond de la mer tout de suite. » Elle n’avait pas à être très gentille, tout le monde savait bien qu’il s’en voulait pour Tante Clara et pour Prudence, comme Robb et Odette s’en voulaient encore pour Clarissa. Mais c’était comme ça, on ne pouvait pas vivre avec les morts, il fallait les laisser partir. « Gadriel, tu m’écoutes ? Je vais te répéter combien de fois que c’est loin d’être ta faute, et que c’est pas en restant dans cet état que tu vas réussir à avancer. » Mais elle connaissait la réponse, il n’avait pas envie d’avancer.


CODAGE PAR AMATIS


☾☾☾ If you age with somebody, you go through so many roles - you're lovers, friends, enemies, colleagues, strangers; you're brother and sister. That's what intimacy is, if you're with your soulmate skander and odette lupin
sauvez l'inspiration, mangez la narration inutile
je fais des rp plus court pour vous répondre plus vite


Parchemin envoyé Lun 3 Sep 2018 - 20:44

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Je suis âgé de : trente-sept ans , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : ex-oubliator devenu fugitif. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien.

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Un fantôme de nouveau soumis aux mêmes lois de la nature, virevoltant avec confiance vers un mur, une personne qui n'aurait présenté pour lui aucune difficulté, se cognant de plein fouet à l'obstacle mis en travers de sa route. Si les acteurs de cette scène différaient, alors elle aurait été forte comique, et l'épouvantard aurait succombé aux rires de l'assemblée sans avoir à être piégé de nouveau. Or, Prudence n'était pas n'importe quel fantôme, et Gadriel avait eu assez de mal à penser à quelque chose d'amusant pour réussir ce sort, pourtant d'une facilité enfantine. Et puis l'obstacle que son adversaire avait rencontré s'avéra être sa cousine Odette, qui s'écroula sur le sol sous les yeux de son plus jeune fils Sirius. Il aurait fallu rire, mais il n'y avait pas de quoi. Au lieu même d'un seul soupçon d'amusement, Gadriel ressentit une vague de panique l'envahir, bien que son langage corporel ne le trahit pas. Il ne le trahissait jamais. Le sorcier savait garder la tête froide en situation délicate. Son premier objectif fut de cacher le corps de Prudence de la vue de son filleul. Son deuxième de s'assurer qu'Odette allait bien. Il n'eut finalement pas le temps de s'acquitter de cette seconde tâche, puisque la sorcière s'était relevée d'elle-même, avait rapidement remis Sirius à la garde d'un autre et s'était mis à le sermonner avant qu'il puisse en placer une. « Je peux expliq- » « Belle entrée en la matière, tu comptes t’en débarrasser ? » Gadriel fronça les sourcils, outré par le toupet de sa cousine. Ce n'était tout de même pas sa faute si elle avait décidée de venir le surprendre au moment le plus inopportun. Sans parler de cet affreux sous-entendu, qui l'incita à durcir son regard en guise d'avertissement. Choisis tes prochains mots prudemment, Odette. Si la sorcière avait détecté sa subtile mise en garde, elle décida de l'ignorer. « Parce que ça te tenterait presque de l’ouvrir plusieurs fois pour revoir son visage hein ? Gady, si c’est pour ça qu’on s’inquiète pour toi, je te promets que je vais jeter ce coffre au fond de la mer tout de suite. » Oh ! Elle aurait aussi bien fait de lui planter une lame dans l'estomac. Soudainement, il n'était plus aussi désolé. Il sentit son corps se raidir, désormais sur la défensive. « Calme-toi ! » dit-il en lui lançant un regard on ne peut plus aggravé. La suggestion d'Odette figurait parmi les choses les plus insultantes qu'il n'ait jamais entendu. Pensait-elle vraiment qu'il était tombé aussi bas ? « Évidemment que je compte m'en débarrasser. » Cracha-t-il avec dédain en tournant le dos à sa cousine pour venir s'accroupir près de la prison dans laquelle il avait enfermé la créature. Elle se débattait à l'intérieur du coffre, cognait furieusement. Gadriel posa une main sur le bois et inspira profondément. Il avait encore du mal à réaliser qu'il venait de voir Prudence. Il espérait encore se réveiller de ce cauchemar. Mais les battements furibond de son cœur et les tremblements qu'il tentait coûte que coûte de contenir ne laissaient aucun doute quand au fait qu'il était bel et bien réveillé, et que l'expérience n'aurait pas pû être plus désastreuse. Un long frisson parcourut son corps, et le regard accusateur d'Odette pesait lourd sur ses épaules. Il l'ignora un instant, permit à sa respiration de se réguler et calma son esprit. Les épouvantards portaient bien leur nom : c'était la chose la plus terrifiante qu'il ait jamais vu.

« Gadriel, tu m’écoutes ? Je vais te répéter combien de fois que c’est loin d’être ta faute, et que c’est pas en restant dans cet état que tu vas réussir à avancer. » Il leva les yeux au ciel, puis se leva à son tour. Son pied vint cogner le coffre, ordonnant à l'entité prisonnière de cesser de s'agiter. Il en avait plus qu'assez de s'entendre dire la même chose. Ce n'est pas de ta faute, c'est tout ce qu'ils avaient à la bouche. Or Prudence n'était pas morte sans raison. Mais il était encore trop secoué pour rétorquer. Au lieu de ça, il s'assit sur le coffre, posa ses coudes sur ses jambes et laissa sa baguette pendre dans le vide. « Tu te souviens des leçons de mon père ? Je ne sais pas si tu y as échappé, mais il en ramenait de temps en temps à la maison, quand nous faisions des cauchemars. Un sort bien idiot. Il disait que si on parvenait à rire de nos frayeurs, à les ridiculiser, alors leur emprise sur nous cesserait, et il n'y aurait plus de raison d'avoir peur. Je sais ce que je fais Odette, ou du moins je pensais savoir ce qui m'attendait. J'ignorais que ... » Il s'arrêta, soupira lourdement en passant une main moite sur son visage. « Disons juste que je ne suis pas encore fou au point de vouloir volontairement voir le fantôme de ma sœur. » Il n'épargnerait pas Odette du dégoût dans sa voix et dans son regard. Lentement, il se leva du coffre, sans jamais lâcher sa cousine du regard. N'importe qui d'autre aurait regretté une telle insulte, mais tout le mal qu'il était capable de faire à Odette se résumait à ces regards furieux et blessé. Si il savait au fond de lui qu'elle ne lui souhaitait que le meilleur, il n'avait pas envie d'entendre ses sermons. Et puis, il n'avait rien à lui dire. Il avait envie qu'elle parte. Mieux encore, il aurait préféré qu'elle ne soit jamais venu. Il lui aurait dit, qu'elle n'avait rien à faire ici et que ce qu'il faisait ne la concernait en rien, mais vit son élan coupé par l'entité dans le coffre, qui faisait des siennes. Un grognement gronda du fond de sa gorge, et d'un geste violent, il secoua sa baguette dans l'air. Une flambée rouge coupa l'air et alla s'écraser sur le coffre. Quand la poussière retomba, il ne restait de sa cible qu'une petite montagne de cendre fumantes, et plus aucune trace de l'épouvantard. S'il s'en était débarrassé, ou s'il avait profité de l'explosion pour se faire la malle, Gadriel l'ignorait. Le rire était censé être sa démise, or personne n'avait ri. Quoi qu'il en soit, la pièce était libre de tous fantômes ou autres horreurs, ce qui lui suffisait bien. Il adressa à Odette un regard provocateur. « Heureuse ? » Mais il savait qu'elle ne le laisserait pas s'en tirer à si bon compte. Il n'aurait jamais dû se retrouver face à une telle créature en premier lieu, et puis, il y avait Sirius, qui n'aurait jamais dû assister à cela. Elle non plus d'ailleurs. Enfer, lui-même avait totalement été pris au dépourvu. Il tourna les talons pour aller s'asseoir sur une chaise à l'autre bout de la pièce. « J'espère que je n'ai pas trop effrayé Sirius. » admit-il finalement. Il avait ses raisons pour s'éloigner de sa famille. Il voulait les préserver de lui-même. Il voulait qu'ils se souviennent du parrain qu'il était avant que tout ne dérape. Il voulait qu'ils gardent de lui l'image d'un homme bienveillant et non torturé. Et ce jusqu'à ce qu'il aille mieux.




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