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Through weakness and strength, happiness and sorrow, for better for worse feat. Lucius A. Goldstein

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Parchemin envoyé Dim 24 Juin 2018 - 11:44


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Je suis : Clem , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 08/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 274 hiboux. J’incarne : Lucy Hale , et l’avatar que je porte a été créé par : Texas-Flood Je parle en : #cc33ff



Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Femme au foyer J’ai juré allégeance : à personne, je suis complètement perdu(e) et je ne sais pas sur quel pied danser, ni à quels saints me vouer. Côté cœur, : Fiancée à Lucius A. Goldstein

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happiness and sorrow, for better for worse
EXORDIUM.


06 juin 1992

Un dernier coup d’œil dans le miroir pour vérifier que sa coiffure tenait toujours aussi bien. Son cœur battait si vite dans sa poitrine, bien plus que de raison. Elle devait reprendre son rôle de composition mais elle n’était pas encore certaine de l’image à donner… Devait-elle être la mariée ravie ou bien digne ? Observant les traits de son reflet évoluer en fonction de ses interrogations, elle dut bien admettre qu’elle en ignorait les réponses. Un frisson lui parcourut l’échine et elle réalisa combien son cœur battait fort dans sa poitrine. Oui, il y avait un enjeu en ce jour particulier, un enjeu qu’elle n’était même plus certaine de vouloir tenir.

Les mots d’Eden retentirent dans son esprit tourmenté. Il lui avait ordonné de mettre fin à sa relation illicite avec Nathaniel dès lors qu’elle s’engagerait avec Lucius Goldstein. Renoncer définitivement à cet amour, encore une fois, lui semblait insurmontable. Pourtant, elle était également bien consciente, à ce moment précis, qu’un avenir avec le voyant était impossible. Sa fâcheuse tendance à trouver les problèmes et son impulsivité n’avaient rien de rassurant, contrairement à cette vie tranquille et sans nuage qu’on lui proposait. Il suffisait de dire quelques mots… Quelques mots pour trouver le calme, l’ennui et la solitude. Certes le blond s’était toujours montré avenant mais avec son métier, elle se doutait bien qu’il ne serait pas souvent là.

Comment allait-elle faire pour occuper ses jours ? Oh elle avait bien étudié quelques pistes mais une part d’elle-même craignait de ne pas réussir à tenir cette fameuse promesse faite à Eden. Comment renoncer à lui ? Elle l’avait déjà fait une fois et s’en était mordu les doigts. Et puis, il y avait eu d’autres choses encore… Elle avait beau se convaincre que c’était la meilleure solution, la blessure, elle, ne s’effaçait pas.

Un bruit sourd qu’elle identifia comme quelqu’un frappant à sa porte la fit se redresser. Ce devait être l’heure. Inspirant profondément, elle vit son père apparaître dans l’embrasure. « Il faut partir maintenant. Je sais bien que le retard est accepté en de pareilles circonstances mais il ne faudrait tout de même pas abuser de la patience de nos hôtes. » Artemis esquissa un sourire, hochant simplement la tête. Observant une dernière fois sa chambre, mémorisant les détails comme pour se souvenir du lieu qui l’avait vue grandir, la sorcière rejoignit finalement Lazlo Grimstone et ils disparurent ensemble dans un claquement ordinaire.

Le manoir Grimstone ne serait plus sa demeure. Elle ne vivrait plus d’ici quelques minutes maintenant sous l’autorité de son père mais sous celle d’un autre homme. Lucius lui avait semblé bien plus agréable, plus progressiste. Peut-être n’était-il que comme tous les sorciers de sa génération d’origine britannique ? Elle avait mainte fois constaté à Poudlard combien son éducation était stricte en comparaison. Ses camarades se permettaient bien plus de choses qu’elle, semblant oublier tout leur devoir d’honneur et de sérieux. Elle n’avait jamais vraiment compris jusqu’à croiser la route d’un certain voyant. Leur première dispute avait mis en évidence leurs différences culturelles, des différences qui jusque-là avaient généré tant de souffrances. Mais le choix était fait. Elle ne pouvait tourner le dos à son père, elle ne voulait pas le décevoir. Elle ne voulait pas renier toute cette enfance passée à apprendre le rôle qu’on lui destinait. Elle ne voulait pas trahir les espoirs et briser le travail de ses ancêtres, eux qui avaient tant sacrifié pour qu’elle puisse vivre. Elle ne pouvait pas leur manquer de respect, et par égoïsme, tout jeter au feu.

Ils réapparurent dans une autre pièce. « Attend moi là ». Artemis observa les peintures. Il ne faisait aucun doute qu’ils étaient chez les Goldstein. Elle reconnaissait les traits de famille dans un regard ou une posture. Se mordant nerveusement la lèvre, elle aurait bien aimé pouvoir avoir la compagnie de sa future cousine par alliance mais celle-ci devait être occupée à préparer son entrée. Elle lui avait expliqué le déroulement mais elle était incapable de s’en souvenir. L’angoisse commençait à lui tenailler le ventre. Se tournant vers l’immense fenêtre, elle commençait sérieusement à envisager la fuite mais son père revint et sa simple apparition fit taire cette angoisse de dernière minute qui venait de la prendre. « Tout est prêt, nous pouvons y aller. »

Il lui tendit le bras et elle le prit avec une pointe d’hésitation. S’il le sentit, il n’en fit aucun commentaire. Lui aussi semblait tendu même s’il masquait ses émotions. Artemis observa un instant son père. Elle n’avait jamais vraiment eu conscience jusque-là de ses émotions. Il était comme figé, uniquement orienté sur ses objectifs. Même en ce jour.

Le suivant dans les couloirs, elle croisa d’autres personnes qui les devançaient. A partir de ce moment-là, tout devenait trouble. C’était comme si elle se trouvait perdue au milieu d’un ballet dont elle n’en comprenait ni le rythme, ni l’histoire. Il y avait des éclats de voix, des gens qui apparaissaient et disparaissaient sur le trajet, préparant sa sortie pour que la cérémonie se déroule comme prévu. Une fois dans les jardins, ce ne fut pas la lumière du soleil qui l’éblouit mais la quantité de fleurs blanches et rose pâle. Impressionnée des moyens déployés, ils rejoignirent le lieu de la cérémonie. La musique changea lorsque l’orchestre les vit apparaître. Son regard se posa alors sur la silhouette de Lucius qui se trouvait à l’autre bout de l’allée.



Parchemin envoyé Lun 25 Juin 2018 - 17:46


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Je suis : Pandore Malone , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 01/10/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 161 hiboux. J’incarne : Will Tudor , et l’avatar que je porte a été créé par : by ©Justayne ♥ Je parle en : #2E8B57



Je suis âgé de : 27 ans - 03/01/1964 , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Tireur d'élite pour le ministère J’ai juré allégeance : à moi-même, les autres, allez au diable. Côté cœur, : Fiancé à Artemis V. Grimstone

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Through weakness and strength, happiness and sorrow, for better for worse 6 Juin 1992, Manoir Goldstein.

« Mère, laissez-les travailler, s'il vous plaît. » s'enquit le grand blond alors que sa mère n'en faisait qu'à sa tête. Tout était en place et la femme ne cessait d'importuner le personnel qui s'activait à finir de transformer les jardins en véritable salle de réception pour ce grand jour. Il était encore tôt mais le stress avait pris à la gorge les parents Goldstein et rien ne semblait décider la mère de famille qui fut heureusement épaulée par l'organisatrice pour aller se préparer, lui laissant le champ libre pour terminer. « Merci, Mars. Tu as toujours su te faire entendre. » Ce n'était qu'une demi-pique à vraie dire, pas foncièrement méchante venant de lui. La famille Goldstein est forte et puissante et compte bon nombre de gens dont la majorité ne trouve pas grâce aux yeux de Lucius. Sa cousine est presque une exception quand on y pense. Contrairement à ses aînés, elle était l'une des rares à ne pas l'avoir « abandonné ». Oh il la tuerait sans hésitation, n'allez pas croire à sa douceur, ce n'est qu'une façade pour ce mariage qui lui coûte les yeux de la tête.

Marselyne était la personne la plus à même d'organiser un tel événement, elle qui connaissait sa famille et savait ce que Lucius tolérerait ou non. Il était hors de question de faire vivre une journée minable aux invités qui attendaient tous beaucoup vu la réputation de la famille. L'abondance était maître mot et plus Lucius regardait les tables et la décoration, plus il savait que ça allait être difficile de joindre les deux bouts sans Artemis. Il sourit malgré tout en pensant à elle et à ce que représentait cette union pour lui et les siens. Bientôt, il aurait plus de pouvoir et de nouvelles occasions de parlementer avec Lazlo Grimestone au sujet d'une possible carrière au ministère.

« Mon fils, je suis si fier de toi. » lança le patriarche Goldstein en rejoignant le futur marié dans sa chambre où tout avait été modifié pour l'arrivée de la brunette. Elle allait vivre au manoir après tout et la plus grande chambre, celle de Bart Jr, avait pris des airs de suite nuptiale tandis que son ancienne chambrée devenait son cabinet privé. Lucius remercia son père sans émotion, loin d'être aussi stressé que le reste des habitants de la maison. Oh il éprouvait un sentiment d’appréhension, mais c'était normal de se poser des questions sur sa future épouse, sur son retard éventuel et sur les doutes qu'elle pouvait avoir. Cette union devait impérativement se faire, l'auror n'avait pas fait ses efforts de charme pour rien et n’accepterait pas un refus.
Plaçant sa baguette à sa ceinture comme à son habitude, le voilà enfin prêt dans son costume. Artemis allait-elle le trouver à son goût ? Affichant cet éternel sourire bienveillant sur ses lèvres, son miroir lui renvoya une image positive, conquérante, elle craquerait une fois de plus. « Nous pouvons y aller. » ordonna-t-il presque à sa cousine qui attendait en bas de l'immense escalier. Tout respirait le luxe chez les Goldstein, rien ne laissait entrevoir les erreurs de Bart Jr et il ne gâcherait pas ce jour, bien que son cadet savait que c'est lui qu'on aurait attendu à sa place s'il n'était pas mort. La pression aurait été grande chez lui s'il avait dû marcher le long de cette allée, contrairement à Lucius qui avançait fièrement vers son destin.

Le témoin de Lucius était confiant lui aussi, prêt à accueillir la jeune femme à ses côtés. Leurs robes de cérémonie étaient impeccables et la musique débuta après le signe de baguette du maître de cérémonie. Lucius avança, son plus ancien camarade d'école l'accompagnant jusqu'à sa place où ils attendirent la venue d'Artemis. Le temps semblait avoir arrêté sa course et lorsqu'elle apparut dans l'encadrement de la porte et que la musique changea, Lucius sentit son cœur s'accélérer. Peut-être était-il soulagé qu'elle n'ait pas fui ? Il s'occuperait de son cœur plus tard, il lui fallait accueillir sa sublime future épouse. Il ne voyait pas Lazlo, rien que sa fille dans une robe merveilleuse qui était un ajout sur la longue liste de choses à payer à Marselyne les semaines suivantes. Un mal pour un bien puisque la jeune femme était resplendissante. Un signe de tête en guise de salut au Grimestone et voilà que la jolie brune prend place à ses côtés. « Mesdames et Messieurs. Nous sommes aujourd'hui réunis pour célébrer l'union de ces deux êtres par le mariage. Remercions la famille Goldstein de nous offrir leur demeure comme lieu de cérémonie... »

Le discours était celui habituel de chaque mariage de sang pur qui n'avait pas choisi d'être là, avec cette pointe d'espoir dans la voix du maître de cérémonie sur le futur des mariés. Il savait comme tout un chacun ici que l'amour n'animait pas cette journée mais il faisait son travail avec assurance. « Lucius Arthur Goldstein, voulez-vous prendre pour épouse mademoiselle Artemis Victoria Grimstone ? » demanda enfin le sorcier, demandant à l'homme en premier selon la tradition. Après tout, c'était lui qui choisissait sa compagne et non l'inverse. La fiancée était un peu un morceau de viande qui devait simplement dire oui si elle ne voulait pas se faire renier par le monde magique face à une union aussi importante. « Oui, je le veux. » lança le blond d'une voix forte, confiante, ses yeux océans plongés dans ceux de la brunette, leurs mains entrelacées, prêtes à recevoir cette pluie d'étoiles.
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Parchemin envoyé Jeu 28 Juin 2018 - 22:51


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EXORDIUM.


06 juin 1992Mariage. Artemis avait grandi partagée entre l’image romantique de ces histoires qu’elle avait pu lire tout comme comprendre que dans sa condition, ce ne serait qu’un contrat qui permettrait au sien d’atteindre un certain niveau. Aujourd’hui, elle épousait Lucius, l’un des héritiers de la richissime famille Goldstein. Oui, elle ignorait que sa belle famille ne jouait pas franc jeu et n’avait pas conscience de toutes ces pensées sombres que son futur époux ressassait. L’instant était solennel et elle avait pu compter sur l’aide et le conseil de sa nouvelle cousine, Marselyne. La jeune femme avait un goût exquis et avait su remplacer sa mère dans un instant aussi important que le choix de la robe. Artemis souhaitait quelque chose de simple et d’élégant et le tissu tombait parfaitement sur ses courbes. Le voile lui faisait une longue traîne, heureusement, des enfants s’occupaient de le porter. Elle n’était même pas certaine de les connaître, à vrai dire, elle avait son regard rivé sur le blond au bout de l’allée. Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine, réalisant qu’elle s’engageait à vivre sa vie avec un homme qu’elle connaissait finalement si peu. Et s’il lui avait menti ? Quels étaient ses intérêts pour l’épouser ? Elle essayait de trouver toutes les raisons du monde mais elle avait juste l’impression d’être la gagnante d’un loto dont les règles lui avaient échappé.

Sa main s’agrippa malgré elle au bras de son père. Elle ne réalisa que lorsqu’elle fut au pied de l’autel qu’il avait pris sa main dans la sienne. Oui, il était en train de la vendre. Il ne s’agissait que d’une énième transaction pour lui. Que faisait-elle ? « Mesdames et Messieurs. Nous sommes aujourd'hui réunis pour célébrer l'union de ces deux êtres par le mariage. Remercions la famille Goldstein de nous offrir leur demeure comme lieu de cérémonie... » Elle jeta un coup d’œil vers la batisse. Elle était impressionnante quoique certainement plus petite que celle de la première branche… Elle n’en savait trop rien. Mais ces murs allaient devenir sa nouvelle prison. Voilà ce qu’était sa vie : une cage dorée dans laquelle elle chantait une liberté qu’elle n’avait pas. Toutes ces émotions restaient invisibles sur les traits de son visage. « Lucius Arthur Goldstein, voulez-vous prendre pour épouse mademoiselle Artemis Victoria Grimstone ? » La sorcière tressaillit en l’entendant répondre à l’affirmative. Vraiment ? Il le souhaitait ? Relevant les yeux vers lui, elle croisa seulement le regard du blond. Magnétique. Son cœur sembla encore accélérer ses contractions. Et si elle faisait un malaise ? Non. Il fallait rester digne. « Artemis Victoria Grimstone, acceptez-vous de prendre Lucius Arthur Goldstein pour époux, de l’aimer et de le chérir, dans la santé et la maladie, dans la richesse et la pauvreté, pour le meilleur et pour le pire jusqu’à ce que la mort vous sépare ? » Une promesse. Elle devait lui faire la promesse d’être à sa disposition.

Et pourtant… Elle l’appréciait. Elle voulait croire en lui. Peut-être qu’il n’y aurait rien de passionnel, peut-être que leurs vies seraient tranquilles, mais était-ce si mal ? Observant les saphirs qui ne la lâchaient pas, elle essayait d’y trouver une vérité. De comprendre. Le silence qui durait depuis quelques secondes fut néanmoins balayé par un sourire et une réponse d’une voix douce et sincère. « Oui, je le veux ». Elle lui passa cette alliance qu’on lui tendait. Ses mains tremblaient un peu mais heureusement, elle parvint à glisser l’anneau sans le faire tomber. Le prêtre put conclure la cérémonie en les déclarant unis par les liens du mariage. Elle du encore signer quelques documents. Artemis Victoria Grimstone devenait à présent Artemis Victoria Goldstein, née Grimstone. Un frisson lui parcourut l’échine. Au moins, elle gardait les mêmes initiales… N’était-ce pas étrange d’avoir de telles pensées ? Elle souriait poliment en chassant ce qui troublait son esprit. C’était un jour de fête, il fallait faire bonne figure. D’autant plus que Lucius lui plaisait. Après tout, il était bel homme. Il était cultivé et il la traitait bien. L’amour viendrait peut-être, il suffisait de lui donner une chance. Restant à ses côtés, elle entendit les félicitations des uns et des autres. Hochant la tête, souriant et remerciant, elle prenait garder à toujours laisser son désormais mari répondre en premier.
Elle avait été élevée pour ça. Sa docilité pouvait trancher avec sa personnalité, celle qui était spontanée. Celle qui pouvait embrasser un jeune homme pour savoir si elle pouvait vraiment envisager un mariage ou simplement détourner son attention d’une créature qui ne méritait pas la mort. Celle qui pouvait agir de façon inattendue mais cette Artemis là, peu de personnes la connaissait. Elle se demandait à présent comment les choses allaient se passer avec Lucius. Pourrait-elle vraiment être elle-même ou devrait-elle jouer constamment une partition ? Elle qui avait soif de liberté, de sincérité, assumerait-elle un double jeu dont elle n’avait jamais voulu ? Trempant ses lèvres dans le champagne, elle ne le but pas. Il ne fallait pas se donner en spectacle. Elle voulait être digne et l’exemple de la parfaite épouse. L’image des Grimstone avait suffisamment souffert, c’était une vraie chance de pouvoir gravir quelques échelons sociaux et elle ne comptait pas tout gâcher.



Parchemin envoyé Dim 1 Juil 2018 - 23:27


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Si on lui avait dit que ce jour viendrait de devenir l'héritier des Goldstein, il ne l'aurait pas cru. Personne ne s'inquiétait de cette branche-ci de la famille mais leur succès se faisait dans l'ombre, petit à petit et à présent que la jolie Artemis Grimstone si bien née marchait le long de l'allée, un futur radieux pouvait s'entrevoir. Oh il n'y a rien à prendre sur le ton du romantisme dans cette histoire, non tout est question de pouvoir et d'argent, comme toujours chez les Sangs purs. Lucius avait enfin l'occasion d'être reconnu comme le seul héritier, son frère ayant pris soin de mourir tout seul comme un grand. Lui si populaire malgré lui à Poudlard attendait cette reconnaissance en quelque sorte, bien qu'elle arrive trop tard de la part de ses géniteurs. Ils avaient du souci à se faire car la vengeance est un plat qui se mange froid et Lucius a suffisamment attendu.

Rêvant de faire sa vie entouré d'amour, il fallait bien admettre que ce n'était pas une grande réussite jusque-là. Mais cela changerait peut-être avec ce mariage. Le blond n'avait aucune idée de ce qui allait se passer et pouvait juste affirmer que d'ici quelques minutes, Artemis deviendrait son épouse et bientôt la mère de sa descendance, qu'il s'imaginait déjà forte et d'une beauté sans pareille, en toute modestie bien entendu. « T'a gagné le gros lot, Lu' ! » lui murmurait son témoin en observant la jeune femme dans sa belle robe blanche. Le dit « Lu » se retint de lever les yeux au ciel pour cette familiarité déconcertante, portant son attention sur la sorcière avec ce sourire si charmeur qu'il sait afficher. Il a en effet tirer le bon numéro et se réjouit lorsque la cérémonie commence.
Rien ne semble transparaître chez lui et pourtant une certaine douceur émane de lui lorsqu'il répond à la question du prêtre, ses yeux croisant ceux de sa belle. L'émotion était à son comble et on entendait déjà renifler quelques vieilles femmes, bien que tout soit question d'arrangement. Était-ce l'effet biologique de marier ses enfants qui dominait la mémoire du contrat signé ou bien ce parchemin qui faisait frissonner de bonheur ? Telle est la question. Lucius se sentait comme un jeune millionnaire à présent et son sourire était plus affirmé.

Vient le moment où le maître de cérémonie pose la question à la Grimstone qui perdra son nom dans un cours instant, s'abandonnant corps et bien pour un homme qu'elle ne connaît pas. Lazlo perdait son enfant unique, sa précieuse opale condamnée à vivre désormais au manoir Goldstein pour devenir une autre godiche. Pas avec Lucius. Loin de lui le désir d'avoir une idiote pour partager son quotidien. La culture et la passion de la jeune femme étaient importantes pour lui et l'échange serait le meilleur si sa compagne est dotée d'un cerveau. Une chance qu'il ait eu le loisir de choisir plus ou moins sa promise parmi les prétendantes que proposait sa mère.

La voix d'Artemis avait brisé les secondes de silence durant lesquelles son fiancé se posait des questions, ses yeux toujours plantés dans ceux de la brune. Sous une pluie d'étoiles provenant de la baguette du prêtre, les deux époux scellèrent leur destin par ces anneaux, se donnant pour la première fois un baiser qui malgré la procédure fut agréable. Voilà. Aussi rapide que d'arracher un pansement, la sorcière perd son identité pour endosser celle de son époux. Un nom est important, une réputation s'y rattache et quoi qu'en ait pensé Shakespeare en son temps, il faut aujourd'hui savoir qui on est pour pouvoir avancer dans la vie en ouvrant les portes nécessaires. Lucius allait pouvoir entrer dans la vie de son beau-père et pourquoi pas traiter avec lui de quelques affaires qui lui tiennent à cœur, tout en ayant le loisir de posséder la plus convoitée des Grimstone, raflée à son cousin avec brio car sa branche était d'une neutralité à toute épreuve bien que le blondinet travaille pour le ministère de la magie. Il se fiche totalement de cet aspect qui divise la communauté magique, il pense à lui, à ses ambitions et à son avenir en bon Serpentard qu'il est.

Le jardin se transforma d'un coup de baguette, les chaises faisant place à des tables, les musiciens entamant des airs plus gais, plus festifs. Les nouveaux Goldstein font le tours des invités, recevant les félicitations et autres accolades de rigueur. Les parents de Lucius étaient aux anges et l'étreinte de sa mère lui donna de nouvelles envie de meurtre qu'il dissimula derrière un « merci mère » des plus raffinés. Ils donnaient tous tellement l'impression d'être de puissants sorciers et mettaient tout en œuvre pour rendre cette journée comme la fête de l'année et tenir leur réputation d'hôtes de marque, c'était triste à voir. Après une éternité à naviguer entre les invités, les mariés s'installèrent à leur table, laissant les serveurs placer les autres. Lucius fit face à son épouse, un sourire heureux sur les lèvres. « Avec cette euphorie, je n'ai pas eut le temps de vous le dire, mais vous êtes magnifique Artemis. » dit-il d'une voix pleine de douceur, cette sincérité qu'il feignait en société n'ayant pas besoin d'artifices avec elle puisque la vérité était mesurable. « Je suis en permission durant la semaine qui vient, je serais donc présent pour votre installation. Si vous avez besoin de quoi que ce soit au manoir, n'hésitez pas, je veux que vous vous sentiez chez vous. » Après tout, ces murs devenaient les siens et la porte se refermerait telle une cage dont les barreaux lui permettraient de voir le monde d'un autre point de vue.
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06 juin 1992

Artemis avait l’impression d’être témoin de son propre mariage. Elle ne parvenait pas à réaliser qu’elle venait de dire oui à Lucius, jeune homme certes agréable mais qu’elle connaissait si peu. Et pourtant, leurs familles respectives avaient décidé de lier leurs vies jusqu’à la fin de leurs jours, avec l’espoir qu’ils porteraient les valeurs qu’ils avaient mis des années à leur enseigner. Héritage. Traditions. Ces deux mots avaient martelé son crâne depuis des semaines, tant elle essayait de s’y accrocher. La colère d’Eden à son encontre quand il avait découvert que sa petite cousine avait pris la poudre d’escampette fut si terrible qu’elle avait bien eu la peur de sa vie. L’épisode de l’enlèvement à côté semblait presque tranquille à côté de ce cousin qui jurait en russe et qui avait eu littéralement pouvoir de vie ou de mort sur elle. Nathaniel valait-il la peine ? En valait-il vraiment la peine ? Elle avait pris tous les risques, sachant pertinemment qu’elle se ferait attraper un jour ou l’autre. Elle avait donc refusé de le suivre sept ans auparavant par crainte de mourir mais à ce moment précis l’angoisse qui lui tenaillait le ventre était la même. Ce joli sourire qu’elle arborait, ce masque qu’elle portait sans difficulté pouvait laisser croire qu’elle était enchantée de cette alliance. Elle ignorait encore si elle avait signé pour la vie rêvée ou bien pour le cauchemar.

Lucius lui avait toujours montré gentillesse et prévenance. Au fond, quel intérêt avait-il à se montrer ainsi ? Il avait toujours eu bonne réputation, il suffisait de se remémorer de ces jours à Poudlard. Artemis Victoria Goldstein, puisque tel était son nouveau nom, ignorait tout des aspirations secrètes de son époux. Elle ignorait que son cœur criait pour être aimer et ourdissait en silence une vengeance et une haine farouche pour ceux qui lui avait permis d’en arriver là. Le parfum des fleurs fraîches, les regards qui se portaient constamment sur eux lui permirent de rester concentrée. Et puis, il fallait admettre que Lucius avait un physique agréable. Et une culture appréciable. Elle qui passait son temps à lire avait au moins le réconfort de savoir qu’ils pourraient échanger sur ce point commun qui les réunissait. Ce fut certainement ce qui l’aida à prononcer ce mot, cette promesse d’amour et de fidélité inconditionnels… Une promesse qu’elle n’était même pas sûre de pouvoir tenir.

Le suivant dans les jardins pour saluer chaque invité avec un formalisme à toute épreuve, Artemis observait très souvent le blond. L’acolade qu’il donna à sa mère semblait parfaitement normale et pourtant la brune ne manqua pas cet éclat de colère qui avait traversé le regard de Lucius. Ne comprenant pas les raisons, pas encore, elle écarta cette information captée de son esprit et sourit à son cousin qui justement n’était pas loin. L’avait-il vue ? Elle n’en était pas certaine. Il devait simplement croire à son bonheur. Il avait été très clair avec elle concernant sa relation avec Nathaniel mais quelque chose lui disait qu’il ne serait pas aussi simple de dire au revoir à ce camarade, même avec un mari dans le tableau.

S’asseyant à table, Artemis observait la vaisselle d’argent aux armoiries de sa nouvelle famille. Elle était étrangère à ce monde. Pourquoi avait-elle accepté ça ? « Avec cette euphorie, je n'ai pas eu le temps de vous le dire, mais vous êtes magnifique Artemis. ». La voix de Lucius la ramena dans le moment présent. Penchant légèrement la tête, elle plongea son regard dans le sien et sourit au bout de quelques secondes. « Je ne voulais qu’honorer ma nouvelle famille. Je suis heureuse de vous plaire, Lucius et vous remercie de votre compliment. » Bien sûr que son avis la rassurait. Bien sûr qu’elle avait cherché à être parfaite pour ce jour spécial. Mais après ? A quoi ressemblerait sa vie ? Quelle question. Elle serait l’une de ces mères de famille qui s’occupaient uniquement des enfants. C’était ce qu’on lui avait enseigné et elle avait mis ses aspirations de côté. Par facilité aussi certainement, elle ignorait comment concilier ses passions et un travail. Et puis, au vu du métier de Lucius, elle était bien consciente qu’elle ne pouvait pas vraiment travailler. Il n’y aurait qu’elle pour gérer la maison et les… « Je suis en permission durant la semaine qui vient, je serais donc présent pour votre installation. Si vous avez besoin de quoi que ce soit au manoir, n'hésitez pas, je veux que vous vous sentiez chez vous. » Haussant un sourcil, elle ne masqua pas sa surprise. « Vraiment ? Je suppose qu’il faudra les remercier de cette gentillesse en les invitant à dîner un soir. » Voilà ce qu’allait devenir sa vie : un long fleuve de mascarades. Cette pensée lui étreignait le cœur. Où étaient ses rêves ? Où étaient ses espoirs ? Oui, Artemis la voyait bien cette énième porte dorée qui se refermait sur elle. « Je suis vraiment heureuse d’apprendre que nous aurons une semaine entière pour apprendre à mieux nous connaître et renforcer les liens que nous venons d’unir. » Elle ne l’avait pas quitté des yeux en prononçant ces mots si habilement tournés. « Car après tout, l'amour vrai, sa sincérité se distingue par les actes bien mieux que par les paroles. » La complicité qu’elle affichait n’était que le plaisir d’un échange. Elle venait de citer cet auteur qu’ils aimaient tous deux. Peut-être pourraient-ils partager la lecture de l’une de ses œuvres tout en se promenant dans les jardins durant cette fameuse semaine. Lui la penserait peut-être amoureuse ou en tout cas persuadée qu’il lui portait de réels sentiments. Ce jeu de dupe qui se jouait entre eux depuis le début ne venait que de commencer.



Parchemin envoyé Ven 24 Aoû 2018 - 20:14


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Je suis âgé de : 27 ans - 03/01/1964 , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Tireur d'élite pour le ministère J’ai juré allégeance : à moi-même, les autres, allez au diable. Côté cœur, : Fiancé à Artemis V. Grimstone

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Through weakness and strength, happiness and sorrow, for better for worse 6 Juin 1992, Manoir Goldstein.

La musique et les cris de joie allaient bon train dans le jardin des Goldstein. Une euphorie qui laisserait presque penser à un événement sincèrement joyeux. Oh cette alliance était des plus heureuses pour les deux familles qui pensaient trouver là le moyen de renflouer leurs réputations, leurs comptes en banque. S'il est bien une chose que les Goldstein de cette branche savent faire, c'est de mentir. Le mensonge est une seconde nature pour ceux qui n'ont plus rien et vous laissent penser qu'ils possèdent le monde. Lucius tient de ses parents pour son côté beau parleur, il ne le nie pas, mais ils se bercent d'illusions et tentent de piocher à droit à gauche quelques mornilles pour voir le bout du tunnel. Lui garde précieusement sa solde loin des regards indiscrets, ne confiant rien à ses géniteurs. Si leur aîné a voulu discréditer la famille de par ses agissements, ce ne serait pas à lui de ramasser les morceaux. Cette hypocrisie le rendait malade.

Mais pour l'heure, le grand blond paradait aux côtés de la plus sublime des créatures, dans leurs habits de noces, comme si le fait de recevoir autant de compliments en si peu de temps était une chose tout à fait banale. Lucius n'a jamais été un grand fan de ces soirées mondaines malgré le fait qu'il se montre à l'aise et connaisse son sujet sur le bout des doigts. Le moment où il peut enfin s'installer à sa table lui est salutaire, il désire s'entretenir quelques instants avec son épouse car comme le disait le grand Shakespeare dans une de ses œuvres les plus mémorables, si l'homme possède une langue, c'est bien pour gagner le cœur d'une femme. Artemis est divine. Il faudrait la marier tous les jours pour profiter de cette fraîcheur dont elle fait preuve malgré la pression qu'elle doit ressentir. Oh le bellâtre n'est pas dupe, il sent que sa compagne est tendue. Tous ces regards sur elle, cette nouvelle vie qui s'offre à lui et la perspective d'entamer des projets d'avenir avec un inconnu... Elle se pose beaucoup de questions, mais Lucius est loin de se douter de ce qui se trame dans son esprit, dans son cœur. Il ne connaît pas Nathaniel, ou l'a oublié depuis longtemps, les moldus ne sont pas vraiment ses amis. L'autre aurait bien du souci à se faire si le mari apprenait la relation qu'entretenaient les deux anciens camarades d'école.

Le sourire de la brune faisait s'étirer les lèvres de son vis-à-vis qui ne la quittait pas des yeux. Son charme naturel était en train d'opérer et le compliment qu'il lui faisait semblait toucher la sorcière. La sincérité est parfois la solution la plus adaptée dans ce genre de situation, tout comme la disponibilité. Le Goldstein annonce à sa belle qu'il sera présent durant la semaine suivante, ne laissant pas Artemis seule avec sa mère. C'était bien d'elle dont il fallait se méfier, si douce et si prévenante... Comme son fils en fait ! « Nous trouverons bien de quoi les remercier en effet. » répondit l'auror en imaginant ses supérieurs autour d'un dîner au manoir Goldstein. Ce serait étrange, les relations ne sont pas aussi cordiales avec les gens du ministère bien qu'il feigne le fait d'apprécier ses collègues. Lucius à toujours été très populaire depuis Poudlard, accentuant la chose par son indifférence de la situation. Le Serpentard a bien trouvé sa place dans cette maison où la ruse et l'ambition sont les maîtres mots. Un credo qu'il se remémore sans cesse afin d'atteindre le sommet. Lazlo Grimstone saurait être un atout de taille lorsque le moment serait venu pour lui d'entamer une reconversion professionnelle dans la politique.

« Je suis vraiment heureuse d'apprendre que nous aurons une semaine entière pour apprendre à mieux nous connaître et renforcer les liens que nous venons d'unir. » s'enquit la nouvelle Madame Godlstein avant d'ajouter sur un ton juste une petite phrase emprunter à cet auteur de génie que les deux affectionnent particulièrement. Ce qui ne fut pas pour déplaire à son époux qui lui sourit en l'observant, cherchant une trace d'authenticité. Bien que rien d'autre ne traverse son visage qu'un sourire tendre, Lucius se demander si, au fond de lui, sa femme saurait l'aimer comme elle le dit. Ce besoin viscéral d'être entouré et choyer remontait à la surface et ce mariage lui paraissait alors être une bien meilleure idée. Il ne se savait pas capable d'aimer réellement une personne, tant ses attitudes de beau parleur dominaient chez lui, mais la perspective d'avoir un être à son chevet pour lui donner toute l'affection dont il fut priver durant son enfance réchauffait son cœur. « Vous avez ma main, gage d'une éternelle constance. Je saurais toutefois me montrer plus digne de vous que Proteus ne l'a été de cette pauvre Julia. » affirme-t-il en plongeant ses yeux océans dans ceux de son épouse. Il lui promettait là une fidélité et une sincérité qu'il savait ne pas pouvoir tenir en vérité, tout autant qu'elle... Mais l'important était bien qu'elle puisse croire en lui, en ses mots, en ses actes. Et comme pour appuyer ses paroles, l'auror posa délicatement sa main sur celle d'Artemis, laissant son charme opérer quelques minutes.

Si on ne les avait pas coupé pour un énième toast, le couple fraîchement uni aurait pu se croire seul. C'était sans compter la ferveur des invités qui tenaient à passer une soirée inoubliable. Tout avait été mis en œuvre pour cela en effet et le repas était délicieux, un traiteur en vogue selon Marlselynn qui connaissait son métier par cœur. Le prix non plus n'était pas mal mais les galions de la dot étaient les bienvenues pour combler le large trou de ses poches. Il ne restait plus qu'à entamer la première danse et le reste se ferait presque naturellement. Les cours conseillés par sa cousine n'étaient pas de trop pour ne pas paraître ridicule. Ce n'était pas un exercice dont était fan le sorcier, préférant largement les duels au corps à corps que ce genre de cérémonie. Il se pliait à l’exercice pour le protocole mais il rêvait d'abolir cette tradition. Les traditions ne sont pas toutes bonnes à garder, comme celle qui poussait les épouses de sangs purs à rester au foyer à contempler leur nombril toute la journée en attendant le retour de l'époux. Ils auraient le temps de parler de l'avenir durant cette première semaine en tête à tête. « Si vous le désirez, nous pouvons nous éclipser. Nul ne sera surpris. » susurra le Goldstein à l'oreille de sa belle pendant cette nouvelle danse plus calme que la précédente. L'envie de se retrouver seul avec Artemis grandissait, celle de mettre à la porte les convives aussi. Cela avait assez duré mais il y avait une manière délicate de le faire comprendre à tous.
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Parchemin envoyé Dim 26 Aoû 2018 - 23:12


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Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Femme au foyer J’ai juré allégeance : à personne, je suis complètement perdu(e) et je ne sais pas sur quel pied danser, ni à quels saints me vouer. Côté cœur, : Fiancée à Lucius A. Goldstein

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EXORDIUM.


06 juin 1992

Les faux semblants et les apparences n’étaient pas le seul apanage des Goldstein ou bien ils avaient su reconnaître l’une des leurs sans le réaliser. Jouer les petites filles modèles, Artemis savait le faire. Elle avait dû accepter ce masque politique, le même que celui de son père. Ce dernier pouvait bien avoir quelques mots tendres à son égard, elle savait qu’il la manipulait aussi pour ses propres intérêts. Certes, il lui avait demandé son avis mais avait-elle le choix ? Mentionner Nathaniel aurait été une grave erreur, jamais il ne le lui aurait permis. Il n’était pas neutre. Pas comme Lucius. L’héritier dont elle venait d’épouser le nom était charmant et à ce moment précis elle priait de tout son cœur pour que leur mariage ne soit pas un énième fiasco. Pourtant, l’ombre de la trahison planait déjà au-dessus de leurs têtes depuis le jour de leurs fiançailles. La sorcière se demandait encore comment se sortir du guêpier où elle s’était mise bien malgré elle… Tout était le fruit du hasard. Pendant sept années, ils s’étaient perdus de vue. Elle pleurait chaque nuit cet amour perdu, s’accrochant désespérément aux souvenirs et ne comprenant pas pourquoi son père ne la mariait pas. Elle pouvait, pensait-elle, trouver un réconfort auprès d’un autre homme. Mais non, Lazlo Grimstone avait attendu tant et si bien que le voyant était revenu dans sa vie et s’évertuait depuis lors à tout mettre sans dessus dessous. Elle ne doutait pas qu’il trouverait encore le moyen de compliquer sa vie. Un frisson lui parcourut l’échine alors qu’elle suivait son mari parmi les invités.

Les félicitations résonnaient et fur et à mesure qu’ils progressaient. Elle connaissait certains des convives et avait plaisir à les saluer, voire à les présenter à Lucius s’il ne les reconnaissait pas. Il ne pouvait connaître tous les élèves de Poudlard qui avaient fréquenté l’école en même temps que lui après tout. Une fois assis à table, elle sourit au blond qui lui servait encore du Shakespeare pour la séduire ou la détendre, elle n’en savait rien. Cependant, elle appréciait chaque attention qu’il lui portait et détaillait chaque trait de son visage. Il semblait apprécier ce moment d’attention. Pour sa part, tous ces yeux braqués sur elle la mettaient mal à l’aise. La sorcière n’était pas habituée à tant d’attention de la part de son entourage. Lui, en revanche, semblait dans son élément et en jouait habilement. Artemis se devait vraiment de lui donner sa chance. Elle venait de dire oui à cet homme pour le reste de leurs jours.
Plongeant ses émeraudes dans le regard océanique de son époux, la jeune femme se laissait séduire. S’inquiétant de la suite, elle apprit qu’il resterait présent toute la semaine. Jusque-là, le blond tenait ses promesses. Il lui avait dit que son travail était prenant sur certaines affaires mais qu’il essaierait bien d’être là pour elle. Il venait de le prouver en lui faisant cette annonce. Ne sachant encore si elle devait s’en réjouir ou s’en inquiéter, de nouvelles questions plus techniques commençant à envahir son esprit, elle lui proposa d’inviter ceux qui lui avaient donné cette permission.

Elle comprendrait qu’il lui dise être gêné de mêler professionnel et personnel mais la jeune femme était pleine de ressources. Si plus jeune elle n’avait pas su se montrer sociable, la vie lui avait appris à le devenir. « Je pensais que cela permettrait, si nous les invitions séparément, d’assurer votre avenir. Il est de notoriété qu’avoir la bienveillance de ses supérieurs accélère la progression… Ce sera simple. Mais cela vous permettrait peut-être d’obtenir d’autres avantages. Des informations. Des choix peut-être sur les missions qui vous sont confiées ? » Voilà la rusée. Si Lucius avait eu des doutes sur la répartition de sa camarade, sur les questions qu’elle se posait sur le métier qu’elle voudrait exercer, il pouvait ici admirer l’ambition qu’elle était prête à porter avec lui et pour lui.

Leur fortune était désormais liée et si Lucius souffrait des affres de son frère, Artemis saurait lui redonner un peu de crédit. Elle cherchait depuis le début de cette cérémonie son approbation et chaque message positif qu’il lui envoyait semblait la rassurer. L’authenticité ne pouvait être décelée mais la sorcière voulait vraiment lui donner une chance. Elle ne pouvait pas envisager de sacrifier sa vie pour une personne qui la briderait encore bien plus que Lazlo. Elle croyait encore en cette nouvelle liberté promise : l’opportunité de ne pas rester au foyer, de voir le monde… Elle pouvait s’impliquer avec lui. Il y avait tout un tas de possibilités. Son calme était si apaisant ! « Vous avez ma main, gage d'une éternelle constance. Je saurais toutefois me montrer plus digne de vous que Proteus ne l'a été de cette pauvre Julia. » Ne le quittant pas des yeux, Artemis sourit et garda le silence. Elle ne pouvait pas lui promettre la même chose. Pas ce jour. Elle avait encore trop d’inconnues dans son équation. Hochant humblement le visage, elle lui prit la main qui venait de se poser sur la sienne. Ce serait certainement interprété comme un signe de timidité. En réalité, elle ne voulait pas lui mentir. Il était encore trop tôt pour qu’elle puisse se prononcer sur ses sentiments ou la sincérité de sa promesse. Lui en était apparemment capable et son intérêt pour elle l’étonnait chaque jour un peu plus.

Son cœur battait plus vite dans sa poitrine. Les plats se succédaient, les toasts aussi. L’esprit détourné, elle apprécia chaque moment de ce mariage somptueux. Bientôt, elle suivit Lucius sur la piste de danse pour l’ouverture du bal. La valse était un art qu’elle maîtrisait. Suivant les indications de son cavalier, elle se laissait porter par le rythme de la musique qui semblait ne jamais cesser. Observant tous ces corps qui bientôt virevoltaient autour d’eux, Artemis entendit le murmure du blond. Elle se tendit légèrement. Se retirer ? Elle sembla réfléchir un instant, ses yeux ne parvenant pas à se fixer. Elle n’avait plus vraiment envie de danser et la fatigue après toutes ces émotions semblaient la gagner. « Je dois avouer que je commence à être fatiguée, cette journée a été si riche en émotions… », lui confia-t-elle dans un murmure au creux de son oreille. Ils pourraient peut-être s’éclipser pendant que les plus fêtards continueraient à profiter de la musique, des mets et de la présence de leurs proches.



Parchemin envoyé Jeu 27 Sep 2018 - 12:28


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Through weakness and strength, happiness and sorrow, for better for worse 6 Juin 1992, Manoir Goldstein.

Ce mariage était sans doute le plus beau auquel on pouvait assister dans sa vie, les parents Goldstein ayant tout mis en œuvre pour donner la meilleure image d'eux. Oui car tout était une question d'apparence dans cette famille, tant la richesse que la proximité de leurs liens. Lucius se demandait parfois ce qui aurait pu se passer si Bartholomey Jr avait été en vie. Il serait là, au milieu des invités à faire le beau, tenant à peine debout tant la drogue dans son système l'enivrerait. Peut-être qu'il serait mort ce jour-là s'il avait tenu plus longtemps. Son cadet, lui, serait resté à l'intérieur, dans le refuge de la bibliothèque à rêver de vengeance, d'un moyen de faire payer à cette famille l'affront qu'il avait subi depuis son enfance. Tout aurait été différent et ses noces n'auraient pas été un problème de taille. On l'aurait marié à une sang pur digne d'intérêt mais pas de premier choix comme pouvait l'être Artemis. Alors dans un sens, ce jour était une victoire pour le blond qui se réjouissait d'obtenir enfin l'attention dont il fut privé si longtemps.

Bien entendu, le fait d'être reconnu de ces gens était bénéfique mais cela avait aussi un côté néfaste. Une haine féroce envers ses parents qui ne s'effacerait qu'au moment de leur mort... Lucius souriait tout en savourant un repas de grande qualité, plaisantant avec ses témoins parfois, charmant son épouse la plupart du temps. Ses œillades étaient à double sens, comme s'il voulait être certain que tout était bien réel, qu'on honorait ce qu'il était avec la fierté d'avoir une femme digne de son rang, mais également pour s'assurer que la brunette se sentait à l'aise dans ce monde. Elle allait devoir vivre au manoir avec les Goldstein qui passeraient leur temps à mettre Lucius sur un piédestal sans même le connaître, le faisant rager intérieurement.
Une bien belle mascarade qui fort heureusement n'aurait pas lieu la semaine à venir, Monsieur et Madame Goldstein devant s'éclipser deux jours plus tard afin de laisser une intimité certaine au couple. Deux jours avec eux seraient une torture suffisante et il tardait à l'auror d'apprendre le quotidien de sa belle, ses petites habitudes et ses envies, ses passions. Artemis lui confia vouloir remercier les supérieurs de son époux pour leur générosité. Une excellente idée selon elle, qu'elle conforta en déclarant qu'il fallait savoir se faire apprécier de ses supérieurs afin de gravir les échelons plus rapidement. S'il en doutait, Lucius pouvait maintenant affirmer que la jeune femme était une vraie Serpentard, sa ruse et ses ambitions accrues par l'idée de voir son mari se placer au sommet. Il en sourit avec une malice certaine, ce moment de complicité lui donnant envie d'en savoir plus. « Vous avez tout à fait raison, Artemis. Il faut savoir mettre les chances de son côté. »

Puis, se levant pour rejoindre le centre de la scène, le nouveau couple Goldstein entama sa première danse sous les yeux attendris des badauds. On pouvait lire la fierté dans les yeux de certains convives dont sa mère, tandis que certains semblaient se contenir un peu plus. Les cousins Goldstein étaient un bel exemple de neutralité. Leur présence n'était pas vraiment souhaitée par le blond mais le protocole voulait que la famille et les amis soient réunis pour célébrer ce jour et comme Lucius ne montrait jamais aucune animosité envers sa famille, il était naturel que chacun soit présent, Mangemort ou non. Les temps sont difficiles et on ne saurait se permettre de contrarier une branche ou l'autre, alors tous étaient là, du bon ou mauvais côté de la ligne, ce manoir ne portant aucune trace de choix de camp. C'est ce qui avait fait pencher Lazlo Grimstone pour le bel auror, cette capacité à ne s’immiscer dans aucune affaire et de faire son travail dans le respect des lois en vigueur. Tout ceci n'intéressait pas Lucius, qui préférait penser à lui, à ses noirs désirs. Il ne le formulera jamais ouvertement, mais la douleur est profonde. Si profonde qu'elle brûle en lui avec cette envie de vengeance personnelle qui défit toutes les lois magiques. Son métier lui permet de se présenter en société comme un bon élément, alors personne ne se doutera jamais de ce qui adviendra des parents Goldstein et de leur fourberie.

Grandir à l'ombre de sentiments bien trop noirs, bien trop sombres pour un enfant, c'est une véritable épreuve et si le sorcier est ainsi aujourd'hui, ce n'est pas sa faute. Il applique ce qu'on lui a appris et nourrit un tel besoin d'attention qu'il tuerait ses propres géniteurs pour obtenir ce qu'il souhaite. Artemis saura-t-elle lui donner ce qu'il a toujours recherché ? Il veut y croire, oui. Parce qu'elle est douce, encore facile à manipuler malgré sa perspicacité. Elle ne verra rien venir alors que son époux lui offre la plus charmante version de lui-même, ses regards pénétrants la faisant succomber sans qu'elle ne s'en rende compte.
C'est pourquoi le jeune marié profite d'une énième danse pour murmurer à son oreille quelques paroles rassurantes. Lui désirait se sauver et s'enfermer loin de la cohue du monde, pour se retrouver seul avec sa belle et profiter d'une fin de soirée plus intime. L'issue dépendra de la jeune femme mais l'idée principale était de se retrouver seuls, rien que tous les deux. Et lorsque la née Grimstone avoua être gagné par la fatigue, le visage de Lucius s'éclaira d'une tendre compassion qu'on ne lui connaissait que rarement. Son sourire était doux face à Artemis, rien d'insistant là-dedans. « Très riche, en effet. Je ne peux que partager votre épuisement. »

La musique ralentie alors, laissant les invités reprendre leur souffle et une coupe de champagne. Toutes les modalités ont été effectuées, du toast de remerciement à la découpe du gâteau en passant par les accolades de félicitations. Les époux n'ont pas besoin d'en dire plus et si le jeune homme lance un regard à un de ses camarades pour le saluer, c'est bien parce qu'il lui a esquissé un sourire en comprenant ce qu'il s’apprêtait à faire. Les autres étaient trop occupés à sombrer dans l'alcool ou les conversations vaseuses pour vraiment remarquer la disparition des jeunes mariés mais personne ne leur en tiendrait rigueur, la plupart étant déjà passé par cette étape de vie.
L'intérieur du manoir était plus calme, la musique tamisée par les épais murs de pierre. Bras-dessus, bras-dessous, Lucius conduit doucement sa belle dans le long couloir permettant de rejoindre les étages. « Nous avons passé une belle soirée. C'est intéressant de rencontrer votre cercle et de revoir de vieux amis. » Comme si la nostalgie était un sentiment réel chez lui... Ses sourires donnaient tellement illusion qu'on le croirait sans chercher plus loin alors qu'il montait les escaliers de sa demeure. « Oh ! Votre pièce préférée sera sans doute celle-ci. Je vous la ferais découvrir demain. » dit-il en pointant la double porte en bois derrière laquelle se trouvait en réalité la bibliothèque, remplie de centaines d'ouvrages collectés au fil des années. Artemis apprécierait cela et le blond avait pris soin de disposer quelques ouvrages faisant écho à leurs premières sorties.

Une certaine tension était palpable à mesure que leurs pas se rapprochaient de la chambre à coucher, Artemis se demandant certainement ce qui se passerait ensuite, son époux cherchant à se montrer compatissant et disponible. Rien n'ira contre la volonté de la brunette, c'est un fait. Mais il espérait que cette première soirée post-mariage se passe bien et qu'ils puissent avoir plus qu'un bonjour à se dire. L'idée de ressembler à ses parents était un cauchemar, ils ne s'aimaient pas, on le sentait. Tout n'était qu'une routine à présent et ils se toléraient, se soutenaient dans leurs galères, mais la communication et la complicité étaient inexistantes... « Voici notre chambre. Soyez libre de vous y sentir chez vous et de remanier la décoration à votre convenance. » dit-il en ouvrant la porte de ce qui ressemblait plus à un appartement qu'à une chambre. C'était l'ancienne pièce que Bartholomey occupait, la plus grande chambre, peut-être même plus que la suite parentale. Tout était mis en œuvre pour que l'héritier de la famille Goldstein soit à l'aise. Tout était dans la démesure dans cette famille, mais au moins Lucius avait son intimité et c'est tout ce qu'il recherchait. Son ancienne chambre était devenu son bureau et il y passait du temps pour préparer ses missions, faire des recherches, méditer.
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Parchemin envoyé Lun 29 Oct 2018 - 22:05


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06 juin 1992

Les mariages arrangés étaient le lot de la plupart des sorciers de sang pur. Seule sa cousine Sissi avait eu la chance de joindre amour et affaires de famille, pour autant, Artemis était décidée à jouer les petites filles modèles. Habituée à la docilité depuis l’enfance, c’était l’image qu’elle présentait au monde la plupart du temps, cachant son tempérament bien trempé et prompte à la rébellion. C’était sûrement pour cette raison qu’elle était devenue amie avec Nathaniel Trelawney : non seulement il représentait tout ce que le monde magique pouvait détester, du moins le sien, mais en plus il l’encourageait à assumer cette liberté qu’elle voulait. Les mâchoires de ce monstre sacré se refermaient sur elle par deux fois alors que le jour n’avait pas fini de mourir. Le faste continuait de surprendre les invités qui se délectaient d’une fête aussi réussie. Elle, elle avait le cœur encore partagé. Elle craignait les heures qui la mèneraient au lever du jour. Ses draps seraient-ils tâchés de son sang ? Lucius était charmant mais elle avait de plus en plus la sensation qu’elle venait de se faire piéger. Elle ignorait encore qu’il lui fallait particulièrement se méfier de lui. C’était plutôt sa famille qui l’inquiétait : pourrait-elle s’y intégrer ? Les Grimstone avaient des ambitions politiques, ce fait était connu de tous. Malheureusement, les derniers faits n’étaient pas vraiment glorieux. Aussi, elle avait acquis une forme de résilience, celle-là même qui lui avait permis d’avancer à l’autel, de promettre fidélité et amour à un homme qu’elle commençait seulement à connaître (elle était si loin du compte) qui la percevait lui comme le premier prix d’une course à l’échalotte. Merlin. Tout cela était si merveilleux…

Pour ceux qui l’observaient, ils verraient une jeune femme souriante, à l’aise en société qui conversait sans peine et la jeune épouse, un peu intimidée, certainement en train de rougir lorsque son époux avait de délicates attentions envers elle. Oui, le tableau serait sûrement qualifié d’attendrissant, rappelant aux cœurs ayant aimé une fois la joie des premiers émois, aux cœurs de glace de rire cyniquement du malheur qui s’abattrait sans nul doute sur le couple. C’était ainsi que finissaient toutes les histoires : des larmes. La noirceur de l’âme finissait toujours par s’exprimer. Qui pourrait à cet instant comprendre à quel point ils étaient faits l’un pour l’autre ? Eux même l’ignorait même si leurs premières entrevues avaient laissé entrevoir cette vérité.

Dans l’attente, elle s’inquiétait des premiers jours. Les parents de Lucius resteraient-ils agréables ? Il y avait quelque chose dans leur comportement qui ne lui plaisait pas. Elle n’arrivait pas à mettre le doigt dessus. Leurs effusions chaleureuses sonnaient trop fortes pour être sincères. Et pourtant, il arrivait que certaines personnes aient réellement ce caractère optimiste. Le pire, c’était sa nouvelle belle-mère. Ses beaux-parents, cependant, n’étaient pas un souci. Elle suggéra à Lucius un dîner avec ses supérieurs pour assoir sa position. Les jeux politiques, elle s’en rendait présentement compte, ne lui étaient pas si étranger. Pourquoi ? Elle n’avait jamais vraiment pris le temps de jouer à ces farces mais il fallait croire qu’elle avait entendu les histoires que son père lui racontait de temps à autres, en particulier ses succès. Ce monstre qui était tapis en elle l’inquiétait. Souriant simplement à la remarque de Lucius, elle le suivit sur la piste de danse.

Ce jour, elle l’avait tant rêvé. Celui où elle pourrait aimer un homme sans craindre la colère des dieux, sans trahir les croyances de son père. Elle pensait bien pouvoir un jour aimer Lucius. Elle avait déjà des sentiments pour lui, même si elle ignorait encore quels mots mettre dessus. Elle était attachée à lui, curieuse de lui donner sa chance. Décidée à se laisser séduire, elle s’accrochait à chaque geste, chaque parole, cherchant son approbation, cherchant son bonheur. Et pour autant, il y avait également dans l’ombre cette culpabilité qui la rongeait. C’était comme si elle avait trahi un autre. Quand bien même elle avait toujours été honnête avec lui, c’était douloureux. Douloureux parce qu’elle savait qu’il se sacrifiait pour elle. Douloureux parce qu’elle ne parvenait pas à le laisser partir non plus. Elle craignait de l’oublier. Elle le craignait aussi, la folie semblant peu à peu s’emparer de son esprit. Si Lucius découvrait la vérité… Il ne faisait que lui murmurer à l’oreille. Avouant être épuisée, elle ne put manquer cette preuve de compassion envers elle. Oh Merlin. Elle avait tellement de chance ! Il fallait vraiment maintenir ce masque.

Une fois à l’intérieur du manoir, un frisson lui parcourut l’échine. Les échos de la musique et des rires qui fusaient encore lui parvenaient aux oreilles. Suivant le blond dans le dédale de couloirs, elle gardait le silence.. « Nous avons passé une belle soirée. C'est intéressant de rencontrer votre cercle et de revoir de vieux amis. » Elle fronça légèrement les sourcils. « Oh… Mon cercle est certainement moins intéressant que le vôtre… ». Plongée dans ses réflexions, elle n’en sortit que devant la porte indiquée par Lucius. « Ma préférée ? » Elle doutait légèrement de lui. Tout prenait un double sens à présent. D’ailleurs, la tension semblait augmenter à chaque pas. Et elle y entra. La chambre. Nuptiale. Entrant la première, elle balaya les lieux du regard. « Je… Verrai cela plus tard… ». La décoration, elle n’était pas vraiment en état d’y réfléchir. Son cœur venait de faire une embardée dans sa poitrine. « Et… Je suppose qu’elle devrait nous ressembler à tous les deux, n’est-ce pas ? ». S’il la laissait décider seule, cela pourrait devenir sa chambre où il la rejoindrait de temps à autre. Les couples faisant chambre à part, ce n’était pas rare dans les familles où les couples ne s’entendaient pas vraiment. « Nous pourrions réfléchir à un thème ensemble… Sûrement autour de Shakespeare ? ». Sa voix commençait imperceptiblement à trembler. « Je dois avouer que je me sens réellement chanceuse de vous avoir à mes côtés. Vous… Vous me laissez prendre mes propres décisions, je vous en remercie sincèrement. Je ne peux cependant pas ignorer votre avis, il compte beaucoup à mes yeux. Nous ne sommes plus deux enfants ou deux individus ne pensant qu’à satisfaire leurs égos, nous sommes désormais unis par des liens que seule la Mort pourra défaire… J’espère pouvoir vous rendre heureux autant que vous ne le faites déjà pour moi. » Elle était un peu maladroite, le regard humide mais les larmes ne coulaient pas. Si Lucius l’observait attentivement il n’y verrait que de la sincérité. Et pour cause. Elle voulait y croire elle-même. Elle voulait réussir son mariage. Elle voulait trouver une forme de bonheur.



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