indiscrétions
- gossip witch est bavarde -


L’homme en Jupe On a vu semblerait-il un sang pur jouer les transformistes au Cirque Avery. Nous n’avons pas encore de nom mais son jeune âge semble indiquer que son travestissement est une quête identitaire !

La tête d’enterrement N'est-il pas courant que lorsque l'on perd un être cher, on verse quelques larmes ? Eh bien si la mort de l'Actrice Louise de Montmorency emeut les foules, sa fille ne semble pas bien touchée. Etrange non ?

Le dimanche au Pays de Galles c'est le jour des mariages Il y a des évènements heureux dans ce monde enfin si l'union forcée et arrangéeest un évènement heureux ! Desmond Meadowes s'est débarassé de sa plus jeune soeur, reste la plus vielle des deux.




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In the Dark of the Night, the faintest light is brighting • Deslynn

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Parchemin envoyé Lun 23 Avr 2018 - 19:19

- I am Odedient, what else ? -
Je suis : Enaira , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 09/04/2018 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 24 hiboux. J’incarne : Caitlin Stasey , et l’avatar que je porte a été créé par : Aidadubourg Je parle en : #FFFF66



Je suis âgé de : 27 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. J’ai juré allégeance : à personne, je suis complètement perdu(e) et je ne sais pas sur quel pied danser, ni à quels saints me vouer. Côté cœur, : je suis mariée, bien que je n'en ai aucun souvenir. Le doux prénom de Desmond ne m'évoque plus rien si ce n'est un questionnement intense.
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In the Dark of the Night

Sept mois. Voilà sept mois que j’arpentais ces couloirs, cherchant des réponses derrière chaque pierre, derrière chaque ornement. Mais rien. Le vide. Le trou noir. Le néant. Il n’y avait aucune réponse à trouver car aucun souvenir capable de m’aider à poser les questions adéquates. Les seuls qui tournaient dans mon esprit étaient Pourquoi ? et Est-ce vrai ?. Je doutais inlassablement de tout ce qui m’entourait, de la véracité même de cet univers dans lequel j’évoluais. Sept longs mois de doute, ponctué par des retrouvailles familiales avec le seul cercle en qui je pouvais avoir confiance : les Peverell. Pas tous, non. Mais Gideon et Galen étaient mes phares dans ce brouillard, m’offrant une main secourable pour m’aider à me relever de cet enfer dans lequel j’avais plongé.

La nuit était tombée sur le manoir des Meadowes, nouvelle journée passée dans ce monde étranger qui se devait être familier. J’étais loup dans la bergerie, étrangère parmi les miens, me contentant de sourire poliment, creusant désespérément dans ma cervelle pour espérer voir des bribes de souvenir faire surface. Tous se donnaient beaucoup de peine, passant la journée à essayer d’activer un souvenir en partageant des anecdotes qui, disaient-ils, me concernaient, essayant de raviver tous mes sens avec une saveur particulière dans un plat spécifique, une odeur, un objet… Mais les efforts étaient vains et, au fond de moi, la petite voix qui me hurlait que tout ceci n’était qu’un mauvais rêve duquel je me réveillerais ne cessait plus de m’alerter du danger de la situation, de ce mariage qui ne me disait rien. Jour après jour, secrètement, je perdais la foi et je me renfermais sur moi-même, incapable de savoir en qui faire confiance. Entrouvrant la porte de sa chambre, mes yeux se posèrent sur cette silhouette, allongée dans un lit qui se voulait princier. Je déglutis avec difficulté, ne souhaitant pas le réveiller. Juste l’observer.

Qu’il était difficile de se savoir unie à un homme dont, finalement, on ignorait tout. Desmond était là, allongée, dormant certainement d’un profond sommeil réparateur. Ce sommeil, moi, jamais je ne saurai le retrouver. Je ne dormais plus vraiment depuis ma fuite d’Ecosse, mes pensées ne cessant de marteler mon crâne avec rage, cherchant à me faire passer un message, certainement. Mariée. J’étais mariée à cet homme brun aux yeux clairs, charmants si on oubliait un instant que découvrir le pot aux roses avait été un choc. Je le revois encore passer le seuil de la porte, son regard transparaissant d’émotions contradictoires alors que, la seule chose à laquelle il m’avait été donné de penser à ce moment là avait été Qui est-ce ?. Les explications qu’il avait apportées avaient alors été un océan trouble et tumultueux, désireux de me noyer sous des flots sombres. Et puis, il avait abordé Isolde. Notre fille. Ma fille. J’étais mère et jamais je n’en avais eu la moindre idée. Perdue, détachée de cette réalité, j’avais finalement préféré fuir. Fuir ce qui semblait être des mensonges, me rattachant à des paroles prononcées par un inconnu qui, malgré lui, avait su me faire entendre sa version des faits. Peut-être cet anneau que je portai et gravé de son nom avait été l’élément nécessaire ?

Je refermai délicatement la porte, reprenant ma route dans les couloirs du manoir endormi, errant tel un fantôme abandonné de tous mais surtout par lui-même. Guenièvre. Le prénom de ma cousine me revint en mémoire, provoquant un frisson contre lequel je ne sus lutter, frémissant des pieds à la tête de cette sensation étrange qu’elle me laissait. Durant des années, je n’avais compris sa jalousie déplacée, maladive, presque dévastatrice. Puis, était venue la confiance. Comment avais-je pu y croire aussi simplement ? Comment avais-je pu penser qu’elle n’était nourrie que de bonnes intentions à mon égard après ce passé commun ? Quelle idiote. Quelle naïveté. J’avais été le dindon d’une farce des plus terrible, et je le demeurai aujourd’hui, incapable de savoir où était le vrai, et qui mentait pour mieux m’abattre.

Poussant une nouvelle porte, je me glissai dans la chambre d’Isolde, repoussant le lourd battant derrière moi, laissant celui-ci entrouvert. A pas de velours, je m’avançai jusqu’au petit lit de bois dans lequel elle dormait à poings fermés. Voilà à quoi se résumait la plus grande partie de mes nuits. Je restai là, immobile, observant ce visage enfantin que je côtoyais depuis des mois et qui m’était toujours aussi inconnu. Evidemment, et fort heureusement, elle me ressemblait grandement. Peut être trop, d’ailleurs, rendant la chose toujours autant improbable que ce jour où Desmond m’avait annoncé mon statut de mère. Mais l’enfant endormie rendait tout cela plus réel. J’aurais aimé la toucher, l’effleurer du bout de mes doigts, essayer de me rappeler… Mais le malaise était toujours plus grand quand elle se précipitait vers moi, espérant une étreinte que je m’efforçai de lui offrir bien que me trouvant toujours autant perdue dans mes sentiments à son égard, dans ce statut familial qui était le nôtre et que je ne pouvais assumer sans retrouver ces précieux souvenirs, si tant est qu’ils aient existé.

Perdue dans ma contemplation, je m’étais fermée au monde extérieur. Une larme glissa le long de ma joue, solitaire, signe de ce sentiment de perdition sincère dans lequel je me trouvai, marquant la contradiction de mon état d’esprit.


© Belzébuth
Parchemin envoyé Lun 25 Juin 2018 - 18:35

- I am Allegiant, and I like it. -
Je suis : Dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 20/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 526 hiboux. J’incarne : Torrance Coombs , et l’avatar que je porte a été créé par : (c) Lexie d'amour ♥ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Odette & Pietro & Leik & Zekeriak Je parle en : #663333



Je suis âgé de : trente six ans (02.01.56) , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Ambassadeur du Royaume-Uni Magique et Lieutenant des Mangemorts nouvellement nommé J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : Marié à Adelina Meadowes. Cette femme qu'il a aimé et qu'il aime simplement de toute son âme. Brèvement fiancé à Artemisia Black lors de la disparition de Lynn. Champ Libre :


Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
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Le retour de Lynn, Isolde, les mangemorts, l’ambassade magique, tout était assemblé pour que la vie soit plus belle plus clémente, mais dans ce tableau presque idyllique, il y avait l’amnésie, les souvenirs qui pouvait lui le tourmenter, alors que sa tendre épouse en était épargnée. De toujours, il n’avait jamais eu si mal d’être oublié, il n’avait jamais autant souffert un martyre pareil, même la rupture du contrat de fiançailles avec les Blacks semblait plus doux que de savoir que l’être aimé avait tout oublié de vous et de votre histoire. Les enfants ? Il n’en tenait absolument pas rigueur, combien de temps avait-elle tenu Isolde et Tristan dans ses bras ? Dix minutes ? Comment lui en vouloir d’avoir tant souffert dans cette épreuve, alors que chacun avait ses blessures, Desmond se réfugiait dans le travail et laissait à Aoife et Kieran la patience de se faire une belle-famille respectable, même Artémis prenait le temps avec sa belle-fille. Desmond lui restait le temps qu’il pouvait au Ministère pour se consacrer à elle dès qu’il revenait à Galway. Mais il y avait ces soirées importantes de missions, ou bien les soirées où Quintus venait éponger la peine d’avoir perdu son épouse… Il comprenait, il compatissait tellement, c’était une cousine par alliance que Desmond avait perdue… Mererid, la jumelle de Drefer, le mari de sa tendre Siofra… Dieu que le destin était cruel quand le monde était entouré de Meadowes, il ne doutait en rien que sa famille, sa lignée pouvait avoir été maudite quand il entendait le récit de Quintus à ce sujet. Mais c’était loin d’être le cas, puisque tout devrait rentrer dans l’ordre, le procès prenant également de son énergie e de son temps, Desmond rentrait fort fatigué, que ce soit physiquement ou psychiquement, bien que la psyché soit une place importante à ce niveau, il ne doutait pas que si son mental flanchait, c’était la maisonnée qui pourrait tombé. Lui qui avait fait tomber tant de têtes pour arriver à cette place qu’il avait convoitée, alors qu’aujourd’hui, il aspirait à la douceur d’un foyer qu’il avait du mal à retrouver. Lynn n’était qu’un fantôme et son cœur saignait, car il arrivait à voir les faux semblants, les doutes et la peine dans son regard, il était son époux, même si elle en doutait parfois… Il savait lire en elle, et il voyait à quel point cela était douloureux d’être ce qu’elle était dans un monde qui n’avait rien de familier. Mais il osait croire que tout pourrait redevenir normal par la suite…

Allongé dans les draps, à moitié nu, il n’entend que le bruit de la porte qui se referme et tâte la place froide à ses côtés. La chambre conjugale n’était pas son endroit préféré et il n’en doutait pas un instant. Desmond avait préféré lui laisser le choix et lui proposer ses propres appartements avait été un geste qui aurait pu lui inspirer plus de confiance, mais il en doutait. Cependant, les pas feutrés du manoir lui cassent le cœur, aussi fort qu’il cogne dans ses tempes. Elle était là à l’observer, comme beaucoup de fois dans une semaine, comme bons nombres de fois en sept mois. Même Bonnie et O’Malley sentaient que quelque chose n’était pas normal. Mais il n’y pouvait divinement rien. C’était hors de sa portée, malgré la confiance dont il voudrait lui témoigner, il était incapable de le faire. Toujours gauche pour savoir comment s’y prendre avec elle. Toujours secret au sujet de Tristan, il n’avait pas la force d’en parler, c’était douloureux, encore trop récent, et elle n’arrivait même pas à se faire à la présence d’Isolde, alors lui dire que l’un des fruits de sa chaire était mort il y a un an… Presque deux, ça serait au-dessus de ses forces. Quel mari était-il à lui mentir, mais quel mari était-il s’il ne la ménageait pas un minimum ? D’un geste las, il repousse les couvertures pour poser ses pieds au sol, alors qu’une larme s’échappe de son regard bleuté. Il n’arrive pas à croire qu’il la voit errer de la sorte comme il a déjà mainte fois vu errer la mère de Gwen sous forme fantomatique. Gwen… Cette femme qu’il considérait comme sa meilleure amie, cette femme qui semblait être la cause de tous ses maux. Même si le réalisme le poussait à la détester de tout son être, il croyait à l’explication qu’elle n’avait rien fait, mais il ne pouvait se confier à personne sur ce point, il refusait qu’on le croie faible. Il protégeait les intérêts de sa famille, ceux de Lynn, pas ceux de ses amitiés nocives pour les deux premiers points. C’était un patriarche, aussi jeune soit-il, l’irlandais se devait d’avoir la tête sur les épaules. Mais cette fois, les mains sur son visage se rejoignent entre elles, prière silencieuse pour que tout puisse aller au mieux, et enfin, il se lève, enfilant une chemise noire qu’il ne ferme pas et suit les pas déjà tout tracé de cette âme en peine qui n’est autre que la moitié de son âme.

Il reste un instant dans l’ouverture de la porte qu’il ne pousse guère afin d’y voir l’aimée et sa fille dans la même pièce, il ne doute pas un instant qu’Isolde dort depuis de longues heures d’un sommeil réparateur. Mais Lynn ainsi assise face à sa fille dans l’incompréhension totale lui brise le cœur, pourtant, elle n’avait des Meadowes que le sang et ce regard bleu héréditaire. Sans doute le don de voyance, mais l’avenir seul pourrait le dire. Foutu avenir, mais il serre le poing quand il voit la larme qui roule sur la joue de porcelaine de la demoiselle comme un énième poignard qu’on enfonce dans son cœur. Il se fait discret, assez pour prendre place à terre, juste à côté d’elle et de poser son front contre sa taille afin de la rassurer, même s’il savait qu’il ne l’était pas, il était juste là pour elle et ça lui suffisait d’être là pour elle. L’instant et le moment cela était précieux. Quand il arrive juste à lâcher un maigre. « Désolé. » Désolé de quoi ? D’être son époux, de l’avoir ramené dans une vie qu’elle ne connaissait pas, qu’il n’aurait jamais dû l’épouser pour que tout cela ne lui arrive pas. Ne pas être venu au monde aurait finalement aurait été bénéfique pour tout le monde. Il lève les yeux vers elle et finalement se redresse pour lui tendre la main. Ils ne devaient pas rester là. Rare était le temps de la discussion à cause de son emploi du temps, mais il était hors de question de réveiller Isolde à cette heure tardive de la nuit. Et finalement, il espère qu’il la suit dans les couloirs du manoir jusqu’à la rambarde de l’escalier où il pousse les lourdes portes de son bureau et lance un sort pour activer le feu dans la cheminée. Et il se retourne vers elle, le regard aussi triste que le sien, cherchant ses mains pour les serrer dans les siennes. « De quoi te rends-tu encore coupable Lynn ? » C’était une question qui revenait souvent, mais le plus coupable ici, c’était lui.



I NEED TIME TO WIN BACK
your love again
▬ ADELINA AND DESMOND ▬


Parchemin envoyé Dim 12 Aoû 2018 - 14:10

- I am Odedient, what else ? -
Je suis : Enaira , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 09/04/2018 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 24 hiboux. J’incarne : Caitlin Stasey , et l’avatar que je porte a été créé par : Aidadubourg Je parle en : #FFFF66



Je suis âgé de : 27 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. J’ai juré allégeance : à personne, je suis complètement perdu(e) et je ne sais pas sur quel pied danser, ni à quels saints me vouer. Côté cœur, : je suis mariée, bien que je n'en ai aucun souvenir. Le doux prénom de Desmond ne m'évoque plus rien si ce n'est un questionnement intense.
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In the Dark of the Night

J’aurais pu rester ainsi des heures, des jours durant, à contempler la sérénité paisible qui habitait cette enfant qui était mienne. Il y avait quelque chose d’apaisant dans ce doux visage aux traits détendues, à la paix débordante. Je ne cessai plus de l’envier, de vouloir me retrouver à sa place, être cette jeune femme qui dormait à poing fermés, qui se reposait, était guidée d’un sommeil réparateur plutôt que l’être tourmenté par des souvenirs inexistants. Et pourtant, dès que mon regard se posait sur cette petite fille endormie, mon esprit achevait de se tuer avec des interrogations empoisonnées. J’étais sereine et c’était cette sérénité même qui me permettait de relâcher tout ce que j’intérioriser, de pouvoir pleurer sans honte et respirer comme si je venais de naître. Mais toujours dans le silence oppressant de quatre murs sombres de la chambre d’enfant d’Isolde.

Un bruit, furtif, m’indiqua que je n’étais plus seule, ne sursautant donc pas quand Desmond entra dans mon champ de vision, prenant place à mes côtés, s’agenouillant à mes pieds tel un chevalier offrant son cœur à l’élue de son cœur. Cela, il l’avait fait plus d’une fois, encore et encore, cherchant à me persuader de la noblesse de ses sentiments, de cette vérité qui entourait ses dires sans parvenir, jamais, à me convaincre entièrement. Comment pouvais-je céder, lâcher prise, quand j’avais l’impression d’ignorer jusqu’à ce que cet homme aimait et n’aimait guère ? Sa tête vint à la rencontre de ma taille, mes mains demeurant sur mes genoux, incapables de venir le toucher, ne sachant guère si j’en avais le droit ou l’obligation. Dans le silence assommant de la pièce, il s’excusa d’un simple mot, sans offrir de raison à ces excuses, sans que je puisse comprendre ce qu’il se reprochait pour me demander ainsi pardon. Je fermai les paupières, accusant simplement la chose en silence, priant pour que notre présence ne réveille nullement notre fille. Il resta là, immobile, nos corps dans un contact minime et déjà envahissant pour être notifié tandis que je me statufiais un peu plus pour ne faire aucun bruit et simplement ne pas le déranger dans ce qui semblait être un autre moment de méditation.

Mais la fin de l’instant survint et il se releva, me laissant l’opportunité de croisé ses yeux clairs, azurés. Isolde avait ce même regard qui semblait lire au sein de votre être, au plus profond de votre âme les plus grands secrets de votre existence. Dès lors que Desmond me regardait, je savais que je ne pouvais lui mentir, que la conservation des apparences demeurerait pour les autres mais nullement pour lui. Les Meadowes se donnaient bien du mal à m’occuper. J’étais telle Isolde, enfant ennuyée à qui il fallait faire passer le temps bien que nos occupations différaient à cause de notre âge. L’une souhaitait des poupées quand l’autre voulait de la politique. Mes yeux noisette plongés dans l’océan de ses pupilles, je le vis me tendre une main dans la pénombre. Il souhaitait me guider dans un de ces lieux où nous pourrions discuter en paix, sans risquer de réveiller un quelconque habitant de la maisonnée. Les lèvres légèrement pincées, j’adressai un dernier regard à la petite princesse allongée dans son lit avant de prendre sa main, le laissant me conduire à l’extérieur.

Le contact de nos mains ne dura que le temps de sortir de la chambre après quoi, machinalement, je le suivis à travers les couloirs, les observant à nouveau, cherchant un indice qui m’aurait échappé jusque là sans parvenir à le trouver. Le dédale de couloir nous amène finalement face à la grande porte du bureau de Desmond qu’il ouvrit sans ménagement. D’un Incendio, il raviva les flammes dans l’âtre, apportant un peu de cette lumière éblouissante pour laquelle il devient nécessaire de s’habituer, plissant légèrement les yeux. L’attention de mon époux s’en retourna à moi tandis que ses mains vinrent retrouver les miennes, forçant mon regard à, de nouveau, lui faire face. Coupable. Nous l’étions tous un peu, finalement. Desmond, Guenièvre… Et même moi. Comment pouvais-je être la blanche colombe de cette histoire quand, aujourd’hui, j’étais celle qui provoquait toute cette souffrance chez mes proches. Je lâchai un long soupir, retenant les larmes qui bordaient déjà mes yeux, humectant mes lèvres pour essayer de me donner contenance. « Elle est ma fille… Et pourtant, quand je la regarde, je ne vois qu’une étrangère. » Je fermai délicatement les paupière, une larme solitaire se risquant finalement à glisser le long de ma joue lisse.

Je repris mes mains, croisant mes bras contre ma poitrine dans un geste qui se voulait protecteur envers moi-même. « J’aimerais me souvenir… Tout comme j’aimerais que quelqu’un comprenne ce que je ressens… C’est comme… C’est comme vivre dans un rêve en ne sachant pas si l’on est éveillé… Et quand le rêve vire au cauchemar, ne plus être capable d’en sortir. Je me sens… Piégée. » Le dernier mot avait été prononcé avec un mélange de dégoût et de peur tandis que je sentais mon corps tout entier trembler de nouveau. J’étais terrifiée autant que perdue. Je voulais croire Desmond autant que je me persuadai de me méfier de lui. Je reniflai rapidement, ravalant ma peine et mes larmes pour essayer de conserver la face devant lui. J’étais forte. J’étais une Peverell. Comme Gwen. La pensée désagréable de cette cousine vénéneuse força un frisson à parcourir mon échine, secouant mon être violemment sans que je ne puisse me contrôler. Déglutissant avec difficulté, j’essayai de reprendre. « Je suis désolée, Desmond… Tu auras beau me montrer tous ces souvenirs encore et encore… Ce ne sont pas les miens. J’aimerais… Je voudrais tellement… Comprendre, savoir… » Je me mordis la lèvre inférieure, le masque manquant de se fissurer pour de bon, dévoilant ma peine à la figure de cet homme qui n’aspirait qu’à me couvrir de bonheur et d’amour.


© Belzébuth
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