indiscrétions
- gossip witch est bavarde -


L’homme en Jupe On a vu semblerait-il un sang pur jouer les transformistes au Cirque Avery. Nous n’avons pas encore de nom mais son jeune âge semble indiquer que son travestissement est une quête identitaire !

La tête d’enterrement N'est-il pas courant que lorsque l'on perd un être cher, on verse quelques larmes ? Eh bien si la mort de l'Actrice Louise de Montmorency emeut les foules, sa fille ne semble pas bien touchée. Etrange non ?

Le dimanche au Pays de Galles c'est le jour des mariages Il y a des évènements heureux dans ce monde enfin si l'union forcée et arrangéeest un évènement heureux ! Desmond Meadowes s'est débarassé de sa plus jeune soeur, reste la plus vielle des deux.




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[Mahlah x Matt] We’re goin’ nowhere fast

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Parchemin envoyé Dim 24 Déc 2017 - 1:10

- I am Insurgent, and proud to be. -
Je suis : Nat , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 11/12/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 19 hiboux. J’incarne : Aaron Paul , et l’avatar que je porte a été créé par : Dunno Je parle en : #724245



Je suis âgé de : 29 ans , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : intermédiaire pour le marché parallèle J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Célibataire
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We’re goin’ nowhere fast




Vu comme ça, ça ressemblait à une petite mission banale. Un type de l'Ordre lui avait dit qu'il devait se rendre dans les Midlands pour rencontrer une femme, une partisane de l'organisation elle aussi, et Matthew avait haussé les épaules tout en comptant l'argent que ce même type venait de lui filer contre quelques produits alchimiques devenus introuvables pour ceux qui ne venaient pas traiter directement avec lui. Ou quasiment. En tout cas ils étaient pas très nombreux à braver l'interdit, et l'avantage c'est que moins on est nombreux à fournir quelque chose et moins les gens risquent de vous balancer. Parce que les gens ont vite besoin de vous. Si ça ne tenait qu'à lui Matt aurait fait des tarifs réduits quand on lui réclamait des trucs pour le compte de l'Ordre, mais il n'était qu'un transmetteur – ou un receleur, ou peu importe, et il ne connaissait que le nom de ses propres supérieurs directs et pas des producteurs eux-mêmes. Ce qu'il refilait illégalement, ça aurait pu venir de n'importe qui, il aurait été incapable de le savoir. Chacun se protège comme il peut, tout ça.

"Quelle femme ?" avait-il demandé en rangeant finalement la thune dans la poche de sa veste. Le type de l'Ordre avait pris soudainement un air très sérieux qui ne lui allait pas vraiment bien, et il lui raconta ça : Mahlah Ellsworth (c'était le nom de la fille), créatrice de génie, ils venaient de la récupérer après une période manifestement très hard pour elle – sans que le type ne rentre dans les détails et Matthew haussa les sourcils en prenant un chewing gum qu'il mâcha la bouche à demi-ouverte. Ouais, il ne connaissait personne qui traversait actuellement une période sympa, de toute façon, alors il ne voyait pas bien l'intérêt que l'autre avait à lui dire ça. "Elle va recommencer à travailler pour nous, à son rythme, mais il va lui falloir du matériel..." ajouta le mec, et Matt hocha la tête, signifiant ainsi qu'il en avait assez entendu. C'était pas la première fois – enfin, pour cette fille-là si, mais sinon ils faisaient régulièrement appel à lui depuis quelques années. C'était sa façon de lutter et de se rendre utile, et s'il avait parfois participé à d'autres genres d'actions quand ils avaient eu besoin de renforts, il leur servait principalement à ça. Matthew ramassa ses affaires et il allait s'éloigner quand le type le rappella une dernière fois pour ajouter en se tordant les mains que "Sois sympa, avec elle... Elle va pas très bien." Le jeune homme haussa à nouveau un sourcil dubitatif – déjà c'était pas hyper cool de sous-entendre qu'il puisse ne pas être sympa, putain, mais en plus il comprenait vraiment pas pourquoi le mec tenait tant que ça à en faire des caisses. "Ca va, je vais pas la bouffer, hein" marmonna-t-il alors avant de se casser, l'air assez vexé pour le coup.

Il ne lui avait pas demandé d'y aller le lendemain, ni même dans la semaine, et ses sous-entendus sur l'état de Mahlah auraient du suffire à faire patienter Matthew quelques temps avant de se rendre dans la planque où elle se cachait, mais lui aussi il vivait une période nulle et l'inactivité lui pesait sur les nerfs. Ca l'emmerdait d'attendre et honnêtement il avait rien de plus palpitant à faire dans les prochains jours – et ce n'était pas non plus comme s'il pouvait sortir se balader à loisir pour occuper son temps, parce que toute la capitale craignait complètement en ce moment. Aller faire un tour dans le nord de l’Angleterre, ça le tentait pas mal au final, même si il y resterait pas longtemps. Et puis en plus de ça, il était jamais allé dans la planque en question et on lui avait raconté que c'était plutôt classe. Résultat, le lendemain matin il se rendit là-bas par des moyens heureusement magiques et détournés, mais en se disant quand même que ça aurait été vachement mieux d'avoir une moto volante - putain, si jamais elle était sympa, il lui demanderait ça. Genre, en guise de rémunération.

On lui avait pas menti, c'était classe. Et même s'il était pas là pour glander, il perdit quelques minutes en vagabondant dans les couloirs après les procédures d'usages – celles qui permettent de ne pas se faire défoncer par des sorts violents quand on pénètre dans un dortoir secret plein de dissidents. Une meuf a l'air excessivement fatiguée lui indiqua où se trouvaient les appartement de Mahlah et Matthew s'y rendit tranquillement, espérant juste qu'elle ne lui réclamerait rien d'impossible. Ca arrivait, parfois, et il trouvait ça expressément frustrant. C'était sûrement la première fois de sa vie qu'il mettait autant les formes pour réussir dans ce qu'il entreprenait, et il tenait à la réputation qu'avait le marché parallèle de pouvoir fournir n'importe quoi – et ça, c'était encore moins important pour les gens honorables que pour leurs ennemis. Si l'ennemi pensait qu'ils pouvaient acheter et vendre absolument n'importe quoi sous leur nez, ça les rendait plus puissants.

En tout cas, il finit par trouver la bonne porte et c'est seulement à ce moment là qu'il se remémora les paroles de l'autre type de l'Ordre – qu'elle allait pas bien et qu'il fallait la ménager. Okay, ça voulait plus ou moins rien dire et il avait pas tant de temps que ça à perdre non plus, alors il allait bien falloir qu'elle fasse des efforts aussi, il était pas infirmier ou quoi que ce soit de ce genre, quoi. Matthew s'approcha donc pour frapper à la porte et il attendit quelques secondes avant d'ouvrir sans avoir entendu distinctement quoi que ce soit, en espérant qu'il la surprendrait pas dans une situation pas cool. Mais non, elle était là, et habillée et tout ça. Enfin, en tout cas, c'était sûrement elle. Une meuf jeune, plus jeune que lui, blonde, mignonne dans son genre, mais qui souriait pas du tout apparemment. "Hm... Bonjour ? Excusez-moi, on m'a dit de venir vous voir, genre... Matthew Harris ?" tenta-t-il en s'approchant avec un demi-sourire sur la tronche pour contrebalancer. "Mahlah, c'est ça ? Apparemment va falloir qu'on bosse ensemble cet aprèm, je vous dérange pas ?"

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Parchemin envoyé Lun 25 Déc 2017 - 22:48

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Je suis : Psyborg , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 14/05/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 116 hiboux. J’incarne : Imogen Poots , et l’avatar que je porte a été créé par : Psyborg . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Liv Rookwood Je parle en : #5F6C76

Running to the sea

Je suis âgé de : 24 ans , et j’ai le sang : moldu, et je le vis très bien, qu'on vienne me dire en face que je vaux moins qu'un autre sorcier, et vous verez de quel bois je me chauffe. Dans la vie je suis : Département Recherche et Développement magique – inventions J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Célibataire
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Février. Un mois après le sauvetage de Mahlah par Nathaniel chez Mererid.

La lumière était agressive. Elle n'avait pourtant eu aucun mal à s'endormir malgré que ses rideaux soient grands ouverts, mais en ouvrant les yeux Mahlah subit violemment l'attaque des rayons du soleil. Elle s'était endormie avant le couché du soleil, et se réveillait après, attaquée par la lumière du jour. Ce n'est pourtant pas ce qui l'effraya le plus. A peine eut-elle ouvert les yeux qu'elle se redresser et administra une torture à ses yeux en les forçant à rester ouverts pour mieux observer les alentours. Son coeur battait la chamade dans sa poitrine. Elle n'était ni chez Crixus, ni chez Arsenius, ni chez Mererid. Nathaniel était venu la sauver, Liv l'avait aidé à la retrouvé et il était venu la chercher. Elle était chez elle, à la maison, entourée de Phénix, n'avait plus aucune raison de craindre qui que ce soit. Et pourtant, un mois après son calvaire, elle continuait de faire des cauchemars. Tous plus longs les uns que les autres, ce n'était pas le genre de cauchemar à vous réveiller en pleine nuit. Elle n'avait malheureusement pas ce luxe. Elle dormait pendant presque douze heures tous les jours, et pendant douze heures le cauchemar se répétait en boucle. De nouveau, elle prenait des coups, des insultes, subissait les humiliations de Crixus avant de passer entre les mains vicieuses d'Arsenius qui se montrait tellement mielleux qu'il en était effrayant, puis elle finissait chez Mererid à se laisser dépérir tant que la mangemort ne la forçait pas à avaler quelque chose. Un traumatisme ancré dont elle pensait ne jamais pouvoir se débarrasser.

Elle savait bien que d'autres avaient sûrement vécu bien pire, mais Mahlah était déjà fragile de base, défaitiste, complètement déprimée à la simple pensée de la manière dont cette guerre pourrait tourner. Se terminer. Elias était le seul qui arrivait à voir clair dans le jeu de la petite Mahlah souriante et pleine de vie. Même Salomé ne voyait pas qu'elle faisait juste semblant et que la seule chose qui la maintenait en vie, c'était cette relation avec eux. Si elle ne les avait pas, eux, ces deux combattants farouches qui mettaient toute leur âme dans ce combat, elle aurait déjà abandonné depuis longtemps. Mais ça c'était avant qu'elle ne revienne de sa captivité. Même Elias, qui était si proche d'elle et si complice que beaucoup pensaient qu'ils étaient ensemble, n'avait pas su quoi faire à son retour. Mahlah était restée muette depuis son retour, mangeait bien trop peu, passait son temps à dormir et enchaînait les cauchemars. Elle se sentait vide, et lorsque des émotions refaisaient enfin surface, c'était pour la faire pleurer pendant des heures durant. Il ne restait presque plus rien des blessures de son corps. Les hématomes avaient disparu, les coupures avaient été en partie soignées par Arsenius et Mererid, mais son coeur était complètement en miettes dans sa poitrine et son esprit n'était qu'un trou noir engloutissant férocement tout sentiment positif pouvant faire l'erreur de s'approcher trop près. Rien, absolument rien n'engageait la possibilité d'un rétablissement moral.

Mahlah ne quittait déjà pas beaucoup son atelier avant tout ça, mais là elle avait carrément aménagé la pièce pourtant très petite pour y pouvoir y dormir. Elle avait laissé sa chambre à quelqu'un d'autre, bougé son matelas et une valise de fringues dans sa salle d'invention et n'y sortaient que pour prendre ses douches. Elle ne mangeait que lorsqu'on lui apportait de quoi se restaurer, et si au début elle avait espéré qu'on finisse par l'oublier ou par se lasser, elle s'était vite fait à l'idée qu'il n'y avait strictement aucune chance pour que Salomé ou Elias ne la laisse sauter un repas. Lorsqu'ils étaient en mission tous les deux elle jeûnait, sinon il y avait forcément l'un ou l'autre pour lui apporter un plateau. Elle n'avalait presque rien, mais pour faire plaisir à ces deux amis qu'elle chérissait plus que tout au monde elle se forçait. Autant d'aliments qu'il lui arrivait très souvent de vomir, non parce qu'elle le voulait mais parce qu'elle faisait des crises d'angoisse et de stress qui la rendaient malade au point de recracher le peu de substances solides qu'il y avait dans son estomac. Ce jour là, ils étaient absents tous les deux. Ca tombait bien, elle n'avait envie de voir personne. Elle allait pouvoir passer sa journée seule, dans le silence et la tranquillité.

Elle se leva de son matelas en se frottant les yeux, un soupire de lassitude s'échappant de ses lèvres. Machinalement, elle alla s'asseoir sur sa chaise de bureau et examina les feuilles qui étaient devant elle. Des croquis entamés par dizaine, elle avait toujours eu des idées à foison et avaient toujours adoré bricoler, que ça soit avec son père moldu avant tout ça ou pendant toute sa scolarité, puis durant la guerre. Mais là, depuis qu'elle était rentrée, rien. Son cerveau était vide de toute idée, elle n'avait pas le courage de reprendre ce qu'elle avait commencé. Son regard se posa sur l'horloge murale. Elle annonçait 6h47. Elle abandonna son siège pour rejoindre la salle de bain la plus proche et se noya sous l'eau chaude qui brûlait sa peau. Les yeux fermés, elle se remémorait le premier bain qu'elle avait pris après son agression. Incapable de tenir debout et se laissant ébouillanter par l'eau, Arsenius avait dû venir la laver lui-même. Il n'avait rien fait d'indécent ou de mal, il l'avait juste aidé à se décrasser en toute indifférence et pour ça Mahlah le remerciait intérieurement. Mais ça restait les mains d'un ennemi qui l'avaient touché, qui l'avaient nettoyé, mais surtout qui auraient pu la noyer ou lui faire la même chose que ce qui lui avait fait Crixus. Une boule se forma dans sa gorge, qui lui arrache quelques larmes, et elle décida que c'était le moment de sortir.

Personne n'était passé dans sa nouvelle chambre. Tout le monde avait mieux à faire et c'était normal. C'était mieux ainsi, également. Elle abandonna la serviette dans laquelle elle avait traversé les couloirs vides et enfila un pantalon jean et un pull noir trop large pour elle. Elle n'était déjà pas bien épaisse en temps normal, mais depuis deux mois elle avait perdu du poids. Beaucoup trop de poids. Toutes ses fringues étaient trop larges et elle avait l'impression de nager dedans, mais qu'est-ce que ça changeait ? Elle ne voyait personne, ne sortait plus, ne voulait plus faire d'effort. La dernière fois qu'elle avait enfilé une robe, Crixus l'avait prise pour sa femme dans un excès de folie et l'avait kidnappé pour mieux la tabasser pendant toute une semaine. Plus jamais elle n'enfilerait de robe, elle se le refusait. Une fois la serviette étendue, elle retourna s'asseoir sur sa chaise. Son regard se porta sur la fenêtre, qu'elle n'avait pas ouverte depuis une éternité, et elle grimpa sur son bureau en poussant nonchalamment les feuilles de son bureau pour l'ouvrir. Elle s'installa sur le rebord de la fenêtre et balaya l'arrière de la maison du regard. Vide. Les gens dormaient encore, pour la plupart. Pour la plupart.

Toc toc toc. Le regard de Mahlah se posa sur la porte. Elias ? Salomé ? Ils entraient sans frapper, en général. La sorcière descendit de sa fenêtre, son coeur s'affolant dans sa poitrine. Il n'y avait rien à craindre, elle était en sécurité, elle était entourée de Phénixs, personne ne pouvait lui faire du mal ici, rien ne pouvait arriver... Des phrases qu'elle se répétait en boucle dans sa tête, pour calmer une crise d'angoisse naissante. La porte s'ouvrit alors qu'elle n'avait rien prononcé et elle observa un homme, plus grand qu'elle, châtain foncé, presque brun, avec des yeux bleus rieurs. Il avait l'air... D'un biscuit BN. Voilà. Elle ne l'avait jamais vu, ou alors elle ne s'en souvenait pas, mais c'était pas très important. "Hm... Bonjour ? Excusez-moi, on m'a dit de venir vous voir, genre... Matthew Harris ?" "..." "Mahlah, c'est ça ? Apparemment va falloir qu'on bosse ensemble cet aprèm, je vous dérange pas ?" "..." Gros blanc. On avait envoyé ce type la voir ? Pour travailler ? Il faut croire que la patience des supérieurs de l'Ordre était arrivée à bout. Après tout c'était normal, à quoi leur servirait Mahlah si elle ne donnait pas un peu du sien ? Son regard balaya le sol un instant pour y observer les feuilles qu'elle avait faites tomber avec négligence. Autrefois, ça l'aurait rendu folle que plus rien ne soit rangé. Aujourd'hui, elle s'en foutait complètement. Le visage vide d'émotion mais au regard bourré de souffrance de Mahlah se reposa sur le certain "Matthew" et elle haussa simplement les épaules. Elle lui fit un signe de tête vers la chaise, qu'elle lui laissa puisqu'elle alla s'asseoir sur son matelas. Machinalement, elle remonta ses genoux à son menton et passa ses bras autour de ces derniers, comme pour former déjà une carapace au cas où les coups se mettent à pleuvoir. Elle n'avait pas envie. Ni de parler, ni de réfléchir, ni de voir qui que ce soit, et ce depuis un mois. Pourquoi aujourd'hui serait différent ? Mais il était là, quelqu'un l'avait envoyé et elle ne pouvait pas décemment le foutre à la porte. Elle n'en ressentait pas l'envie non plus. Non pas parce qu'elle n'avait envie de rien, mais parce qu'il avait une bouille de nounours et qu'elle voulait encore voir son sourire, qu'elle trouvait étrangement plaisant.

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In a moment all went screaming wild until the darkness killed the light. I remember running to the sea. Remember falling to my knees. I remember gliding off the shore until I touched the ocean floor.


Parchemin envoyé Mar 26 Déc 2017 - 18:06

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Matthew l'observa un moment, attendant une réponse qui ne vint jamais. Elle était devant la fenêtre et semblait presque minuscule dans son pull trop grand, genre fragile, cassable, et ses yeux semblaient remplis d'un vide un peu trop grand lui aussi quand elle les leva vers lui à son tour ; il en oublia presque ce pour quoi il était venu et lui fit une petite moue interrogative qui ne la fit pas non plus réagir. Peut-être qu'elle n'était même pas au courant du fait qu'il était censé passer la voir. Même avec la magie et tout ça, la communication ça restait toujours le problème numéro un dans n'importe quelle organisation du monde et apparemment la leur faisait pas exception, c'était assez blasant. Enfin, c'était pas son problème, à lui, après tout. Il frotta un peu nerveusement ses mains entre elles pour les occuper et s'approcha sans se départir de son sourire, comme s'il espérait qu'elle lui en fasse un en retour, mais ses attentes restèrent vaines. C'était difficile de voir si elle faisait la gueule ou si c'était autre chose – peut-être qu'il débarquait pas au bon moment et qu'elle osait pas le lui dire ? Matthew balaya la pièce du regard, mais personne d'autre n'était assis là dans un coin, elle était bien toute seule. C'était un peu le bazar, mais peut-être que c'était juste parce que la pièce n'était pas énorme. Il s'en dégageait quand même quelque chose de morose, voir même d'assez déprimant, sans qu'il puisse vraiment expliquer quoi en prenant chaque élément de façon individuelle ; c'était un tout, et peut-être que ça venait aussi seulement d'elle. On l'avait prévenu, après tout, mais il s'attendait à quelqu'un d'irascible, pas à une personne déprimée.

"Hm..." Il s'arrêta à deux mètres d'elle et posa sans y penser sa main sur le dossier d'une chaise qui se trouvait là. "C'est pas grand-chose... Enfin, ça va sûrement pas être si compliqué." Il releva les yeux vers elle, et s'humidifia les lèvres en se rendant compte qu'il ne parvenait pas à lire quoi que ce soit dans les siens. C'était étrange, comme de s'adresser à quelqu'un qui ne le verrait pas vraiment – enfin, elle le voyait, il en était certain, mais ça se rapprochait de ça. Lui, il n'avait pas de mal à s'adresser aux gens, il avait jamais été spécialement timide ou quoi que ce soit et les comportements antisociaux lui semblaient aussi insaisissables que mystérieux, alors quand on ne lui répondait tout simplement pas il se retrouvait pas mal démuni. La vérité, c'était qu'il tenait à faire ce qu'on lui demandait mais sans l'emmerder, elle, et il commençait à se demander si ça allait pouvoir seulement être possible. "En fait... C'est pas rapport à vos inventions... enfin, vos créations, je sais pas comment vous dites... Apparemment vous allez en refaire bientôt ?"

Il espéra que ça sonnait pas non plus comme une forme de pression, mais en même temps, il était pas responsable de ça. Il savait même pas quel genre de trucs elle créait – il avait capté que ça touchait souvent à la mécanique ou à des choses comme ça, mais ça n'allait pas vraiment plus loin. Peut-être qu'il aurait du poser davantage de questions la veille, finalement. "En tout cas... Bon, c'est moi qui vais devoir trouver ce dont vous allez avoir besoin. Genre, pour les pièces, ou les composants, enfin, tout ça." Peut-être qu'il aurait plutôt du commencer par là, en fait. "Est-ce que... Vous savez déjà ce que vous allez construire, ou pas ?"

L'autre crétin aurait quand même pu lui dire ça. Matthew observa un instant le bureau qui semblait couvert de croquis. Au moins, il se trompait pas de personne, manifestement. Il comprenait rien à ce qu'il voyait, mais ça c'était sans doute bon signe, parce qu'on comprend jamais les vrais génies normalement, non ? "C'est pour des prochains projets ?" demanda-t-il gentiment en désignant les dessins d'un signe de tête, la voix à nouveau enjouée pour contrebalancer son expression à elle. Il fallait pas croire, il était incroyablement sensible à la tristesse. Justement, en fait. Et elle, elle transpirait le malheur sans même avoir besoin de le dire – il avait envie de lui sourire, mais il trouvait ça à moitié douloureux. Qu'est-ce qui lui était arrivé ? Ca aussi, il aurait sans doute du en parler un peu plus longtemps avec son commanditaire. Il se sentait un peu stupide à présent, comme s'il débarquait avec des manières rustres dans un endroit où n'importe quel objet pourrait voler en éclat au moindre contact avec lui. Il avait envie de lui demander si ça allait, mais il avait peur que ça ait l'air déplacé. On demande pas à quelqu'un comme ça si il va mal, puisque ça se voit déjà.

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Sometimes I can hear my bones straining under the weight of all the lives I’m not living.
Parchemin envoyé Jeu 28 Déc 2017 - 15:41

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Je suis âgé de : 24 ans , et j’ai le sang : moldu, et je le vis très bien, qu'on vienne me dire en face que je vaux moins qu'un autre sorcier, et vous verez de quel bois je me chauffe. Dans la vie je suis : Département Recherche et Développement magique – inventions J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Célibataire
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Février. Un mois après le sauvetage de Mahlah par Nathaniel chez Mererid.

Quel étrange personnage. Bavard, assuré, désinvolte... Il parlait, elle ne répondait pas, et il reprenait comme si elle avait répondu à la positive. Était-il venu sans information ? Savait-il qui elle était ? Personne dans l'Ordre, absolument personne à part Nathaniel ne savait ce qui s'était passé. Même Elias n'avait pas pu soutirer un mot à la demoiselle, et pourtant il la connaissait par coeur, pouvait lire en elle comme dans un livre ouvert. Dernièrement, elle avait été aussi vide et aussi muette qu'une tombe et il avait été incapable de savoir ce qui s'était passé. Heureusement d'ailleurs, sinon il serait déjà partit en mission suicide pour venger Mahlah. Ce type, qui venait de se pointer dans son atelier pour la remettre au travail, il était comme tous les autres. Il ne savait rien de ce qui était arrivé à la jeune femme et ne pouvait rien y faire. Il devait juste probablement savoir qu'elle était de retour depuis très peu de temps et qu'elle allait pas très bien. C'était la rumeur qui circulait : Mahlah n'allait pas très bien. Doux euphémisme pour décrire la douleur qui la rongeait au point où elle se laissait dépérir. Finalement, le sourire de l'inconnu n'était plus si agréable que ça. Elle avait l'impression qu'il était forcé, comme si il savait qu'il n'avait rien à faire là mais qu'il y était quand même et qu'il allait aller jusqu'au bout de sa requête. Et Mahlah, bonne poire qu'elle était, au lieu de l'envoyer voler et de le jeter dehors à coups de pied au cul, se contenta de l'observer sans répondre à aucune de ses questions. Chaque interrogation qu'il soulevait remuait un peu plus les souvenirs de la jeune femme, qui tentait tant bien que mal de se raccrocher aux images du passé pour se consoler plutôt que d'avancer et d'en former de nouvelles qui la sortiraient définitivement de son cauchemar.

"Non..." se surprit-elle à répondre. Sa voix était brisée à force d'avoir pleuré, à force d'avoir gardé le silence. Un mois qu'elle n'avait prononcé d'autres sons que des sanglots et le premier mot qu'elle disait était non. Bravo. Elle baissa les yeux, remettant ses idées en place. Maintenant qu'elle avait commencé à parler, elle devait finir. Ou pas, après tout elle ne lui devait rien... Elle se leva lentement pour approcher de lui et des croquis sur la table. Tant de choses qu'elle avait prévu de construire avant que tout ne s'effondre autour d'elle... Les reprendraient-elles un jour ? Sa main balaya les feuilles sur la table vers la corbeille à papier, laissant ses inventions tomber à moitié sur le sol et dans la poubelle. "C'est... C'était des anciens projets." Qu'elle ne termineraient jamais. Son esprit était vide, elle n'avait plus l'inspiration, même en pensant à son père et aux heures qu'ils avaient passé à bricoler ensemble dans le garage, rien ne lui venait à l'esprit. Elle n'avait plus l'envie. Tout comme elle n'avait plus l'envie de manger, de sortir, de sourire. De parler. La jeune femme observa les papiers dans sa corbeille et sentit les larmes lui monter aux yeux. Se détournant du coursier, elle retourna dans la pénombre de son matelas. "Je n'ai pas de projet en cours. Je n'ai pas besoin de vous." Si seulement Elias pouvait être là... Il aurait dégagé Matthew vite fait bien fait.

Mahlah ne le voulait pas. Elle ne voulait pas qu'il parte. Elle ne savait pas si c'était son manque de motivation pour la vie ou simplement parce que son sourire de crétin était éblouissant, mais elle n'avait pas envie de le faire sortir de là, alors c'était plus facile d'espérer que quelqu'un le fasse à sa place. Et pourtant, qu'avait-elle à lui offrir à part une partie de sa souffrance ? Ses yeux se relevèrent vers lui. Ils étaient humides, elle se retenait de pleurer, et pourtant elle reprit une fois de plus la parole, bien que ça soit difficile, afin que l'inconnu au sourire chaleureux ne parte pas. "Qu'est-ce que vous aimeriez avoir, Matthew... ?" demanda-t-elle d'une voix presque murmurante. Peut-être que si elle, elle n'avait plus les idées qu'il fallait, un autre pourrait les avoir ? Il suffisait d'une piste, d'un début, pas grand chose, et si elle n'inventait plus pour elle, peut-être que le fait d'inventer pour quelqu'un d'autre la remettrait sur pied ? Les mains occupées, elle aurait l'esprit moins libre pour toutes ces pensées qui l'assassinaient à petit feu. Des pensées qui lui rappelaient que c'était ce même don pour le bricolage qui l'avait à la fois sauvé de Crixus, et à la fois rendue captive des Black. Pendant un instant, ses yeux fixèrent le vide, se perdant dans ses souvenirs. Le souvenir du flot de coups s'acharnant sur elle la fit frissonner et elle remonta ses genoux à son menton, les entourant de ses bras comme pour se protéger d'un ennemi invisible. En sécurité, elle était en sécurité, tout ça ce n'était que son esprit qui lui jouait des mauvais tours, elle devait effacer ses images et retourner à la réalité... S'agripper à quelque chose, n'importe quoi. Les cauchemars persistaient même quand elle était éveillée, c'était pour ça qu'elle ne voulait pas de visiteurs, pour ça qu'elle ne voulait voir personne. Les autres n'avaient pas à subir son désespoir. Et Matthew allait pourtant être propulsé en plein dedans.

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Parchemin envoyé Sam 6 Jan 2018 - 18:00

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Il n'avait aucunement conscience de la bataille que Mahlah était en train de se livrer à elle-même tandis qu'elle l'observait se promener dans la pièce. Le fait qu'elle ait alternativement envie de le jeter dehors ou de préférer qu'il reste là, à meubler le silence qu'elle ne désirait pas briser elle-même. Il avait bien crâmé le niveau de déprime ambiant mais personne ne lui avait dit qu'elle n'avait pas ouvert la bouche depuis une éternité – il aurait sans doute eu du mal à le croire d'ailleurs, c'était le genre d'attitude extrêmement renfermée qu'il était incapable de saisir. Lui-même n'allait pas vraiment bien depuis des années, mais il se refusait à laisser transparaître ça – enfin, c'était ce qu'il pensait, en tout cas. La plupart du temps il y parvenait bien et passait comme Mahlah le pensait elle-même pour un mec enjoué, désinvolte, facile à vivre et plutôt déterminé ; il ne s'autorisait à craquer que lorsqu'il se retrouvait seul et au final il était relativement incapable de partager ses sentiments, parce qu'il savait que tout le monde allait mal et il estimait que sa propre douleur n'avait aucune valeur particulière. Celle des autres le touchait davantage – et ce jour-là, celle de la jeune femme qu'il venait de rencontrer lui serrait particulièrement la poitrine. C'était presque douloureux, mais quand elle ouvrit enfin la bouche, il sentit que ça devenait carrément tangible.

Elle avait une voix minuscule, faible et il se demanda un bref instant s'il ne l'avait pas tout simplement imaginée, mais non ; il se retourna vers elle pour la regarder se lever et s'avancer vers lui, l'air éteinte en lui disant que les projets en question n'étaient plus à l'ordre du jour. Matthew regarda les feuilles tomber à moitié sur le sol et à moitié dans la poubelle, trouvant cette image incroyablement triste alors qu'il n'y connaissait rien. Si c'avait été pour les remplacer par d'autres, une nouvelle montagne d'idées et de dessins, ça aurait été très différent mais vu l'expression que Mahlah afficha avant de retourner se mettre en boule sur son lit, il comprit que ça ne serait pas le cas. Qu'elle ne voulait plus, ou qu'elle ne pouvait plus, ou les deux. D'ailleurs elle le lui dit – "je n'ai pas besoin de vous". Vous, lui, ou l'Ordre ? Sûrement les deux, et il fut à nouveau envahit d'un sentiment d'imposture, encore plus violent qu'au départ. Elle ne voulait pas de lui ici, elle n'avait manifestement rien demandé et n'était visiblement pas prête. Pourquoi est-ce que l'autre abruti l'avait envoyé là ? C'était d'aide dont elle avait besoin, pas d'autre chose. Combien de temps ça faisait qu'elle était enfermée là-dedans ? Est-ce qu'il y avait seulement des gens qui venaient s'occuper d'elle ? Et bordel, il lui était arrivé quoi ? Perdant son sourire, l'homme pencha légèrement la tête sans cesser de la regarder. Elle avait des cernes si sombres et elle était au bord des larmes. Il se sentait désemparé, impuissant et il aurait voulu dire quelque chose mais il ne trouva rien qui ne lui sembla pas incroyablement stupide et inutile. C'est là qu'elle lui demanda ce qu'il aimerait avoir, lui, et d'abord il ne comprit absolument pas où elle voulait en venir. Ce qu'il voulait ? Quoi, là, maintenant ? Après un facepalm mental il pigea enfin qu'elle parlait de ses projets de constructions et il cilla plusieurs fois, surpris, avant de se rapprocher du lit pour s'asseoir sur la chaise en face d'elle. Il posa son menton dans ses mains, l'air de réfléchir un instant, puis releva à nouveau les yeux vers elle. "Ce que j'aimerais ? C'est pas... important, non ?"

Bien sûr que ça ne l'était pas. "Je sais même pas quel genre de trucs vous... Enfin, ce que vous avez déjà construit avant... Et en plus c'est pas encore mon anniversaire." Il lui jeta un nouveau sourire qui sonna un peu comme une excuse et se redressa légèrement. "L'Ordre... vous pensez qu'ils vous diront quoi si vous refusez de les aider ?"

C'était une vraie question. L'Ordre n'était pas composé que de gens altruistes et intégralement compatissants, il le savait, et même si c'était incomparable avec le camp d'en face elle pouvait certainement quand même se retrouver dans une position délicate si elle laissait trop traîner les demandes qu'ils pouvaient lui faire. Il ne voulait pourtant pas la faire angoisser davantage et il se mordit la lèvre inférieure, l'air agacé contre lui-même.

"Je sais pas ce qu'il s'est passé mais moi je vous forcerait à rien, en tout cas. Pour les plans je veux dire... Je suis pas là pour vous emmerder. Je leur dirait que vous étiez pas là, on s'en occupera la semaine prochaine. Et puis, j'imagine que c'est pas le moment et que vous avez sûrement juste envie que je me casse, mais... "

Mais quoi ? Il avait juste bêtement envie de la rassurer un peu et de lui arracher un sourire, mais il doutait quand même de la réussite de l'entreprise. Lui, il avait beaucoup picolé quand il était au fond de la déprime, mais là il ne voyait pas de bouteilles sur les meubles. Et pas d'autres trucs un peu répréhensibles non plus. Non, elle avait juste l'air d'être là sans être là, et il l'imaginait parfaitement prostrée dans son lit toute la journée à attendre que le temps passe jusqu'à ce que... quoi ?

"Vu que je suis là, je peux peut-être être utile quand même, non ? Vous voulez que je vous apporte quelque chose ? Un truc à boire ? Ou j'en sais rien, peut-être que ça vous dirait qu'on fasse un tour dehors ? Ca doit faire un moment que vous êtes là..." fit-t-il alors beaucoup plus bas comme s'il craignait un peu qu'elle le pousse de sa chaise en lui ordonnant de dégager de là. Il cherchait son regard comme si elle risquait de lui échapper totalement et qu'il aurait eu du mal à le supporter, et le truc c'est qu'il le ressentait vraiment comme ça. Sans réfléchir il se pencha alors pour lui attraper la main qu'il serra doucement dans la sienne – dans sa tête, c'était un geste rassurant et il voulait pas qu'elle le prenne pour un ennemi ou quelque chose du genre.

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Parchemin envoyé Sam 6 Jan 2018 - 22:25

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Je suis : Psyborg , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 14/05/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 116 hiboux. J’incarne : Imogen Poots , et l’avatar que je porte a été créé par : Psyborg . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Liv Rookwood Je parle en : #5F6C76

Running to the sea

Je suis âgé de : 24 ans , et j’ai le sang : moldu, et je le vis très bien, qu'on vienne me dire en face que je vaux moins qu'un autre sorcier, et vous verez de quel bois je me chauffe. Dans la vie je suis : Département Recherche et Développement magique – inventions J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Célibataire
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Février. Un mois après le sauvetage de Mahlah par Nathaniel chez Mererid.

En soi, c'était miraculeux que Mahlah ait accepté d'ouvrir la bouche pour répondre à Matthew. Salomé et Elias n'avaient pas eu ce privilège et étaient toujours dans l'ignorance totale des derniers événements ou même de l'esprit global de Mahlah. Mais Matthew était insouciant, confiant. Il avait quelque chose de rassurant. Un truc en plus, inexplicable. "Tout le monde veut quelque chose..." répliqua-t-elle. On a tous des désirs, des envies matérielles, c'est humain. Il était humain. Il y avait forcément quelque chose qui lui ferait plaisir. Quelque chose qu'elle pourrait utiliser comme un tremplin pour se relancer. "N'importe quoi, ce que vous voulez..." insista-t-elle gentiment. "C'est quand, votre anniversaire ?" Un anniversaire... Le sien était dans six mois. Dans six mois, elle aurait un quart de siècle. C'était difficile à réaliser. Elle avait passé les dernières années à fuir et à se cacher. Le temps s'écoulait comme si quelqu'un s'amusait à bloquer les grains du sablier et elle avait beau vieillir, rien ne s'améliorait. L'une des nombreuses raisons pour lesquelles elle avait arrêté d'espérer était ce manque d'évolution dans cette guerre qui n'en finissait pas.

Les yeux bleus de Mahlah se posèrent sur Matthew, qu'elle observa pendant un instant. Son cerveau étudiait sa question avec nonchalance, ne voyant pas d'autres solutions que ce qu'elle avait déjà en tête. "Rien." L'Ordre ne lui fera rien. Ne lui dira rien. Que pourraient-ils faire de toute façon ? Leur but n'était pas de monter une mafia anti-mangemort, mais de rendre leur liberté à des gens qui crevaient de peur. Le jeune homme reprit la parole et Mahlah sentit un long frisson parcourir son dos dans une attaque glaciale. Elle resserra ses jambes avec ses bras, son regard se perdant de nouveau dans le vide tandis qu'elle se faisait bouffer par ses souvenirs. Il avait entièrement raison. Elle passait ses journées dans cette pièce, dans son lit ou sur son bureau, à attendre que le temps passe jusqu'à ce qu'elle meurt. La voilà sa réponse. Elle voulait que son esprit quitte son corps meurtri, qu'il s'envole loin, hors d'atteinte de tout et de tous. Mais aussi simple paraissait l'entreprise, de nombreux fils la retenaient sur terre à grands renforts d'inquiétude, de tentative de consolation et de tendresse.

Matthew se glissait sur la bonne voie pour en devenir un aussi. Ces maudits cordons qu'elle aimerait couper d'un geste. Il avait l'air inquiet, réellement, et c'était complètement improbable puisqu'il ne la connaissait pas. Elle avait l'impression de voir ses deux précieux amis devant elle, qui lui apportaient plein de choses à boire et à manger, que des trucs dont elle raffolait. Avant son traumatisme. Aujourd'hui, même son plat préféré devenait écoeurant rien qu'à sa vue. Aussi écoeurant que l'idée même de sortir. A cette mention, la Phénix se mit violemment à trembler. Dans sa tête, les souvenirs du soir de son kidnapping, alors qu'elle n'avait rien demandé à personne. Si encore elle avait eu sa baguette, elle aurait pu se défendre. Mais elle n'avait rien pu faire d'autre que de laisser les bras puissants du mangemort l'emporter, bien trop chétive et fragile pour l'emporter sur sa carrure. Et là, elle craqua. Les larmes montèrent à ses yeux, se mirent à dégringoler sur ses joues comme des torrents et elle secoua la tête vivement, en prise à des hallucinations effrayantes dues à ses souvenirs. "Non, pas dehors !" Elle retira sa main brutalement, reculant dans le coin de son matelas pour s'éloigner le plus possible de la porte. Et si ce Matthew était en fait un mangemort ? Crixus ne l'avait pas libéré, c'était Arsenius qui était venu la chercher, sans l'autorisation du Lovegood. Et si il était revenu la chercher ? Si il avait envoyé quelqu'un pour la ramener chez lui ? "Je ne veux pas sortir, je ne veux pas sortir !" répétait-elle. Le danger était n'importe où, dehors. Elle ne voulait plus jamais y mettre les pieds, plus jamais prendre le risque de croiser qui que ce soit, plus jamais voir le visage d'un inconnu en se demandant si elle allait se faire agresser. Elle avait enfoncé son visage entre ses bras, son corps tremblait plus que de raison et elle était pétrifiée, persuadée qu'elle allait de nouveau se prendre des coups. "Ne me fais pas sortir, s'il te plait, ne me fais pas sortir..." gémissait-elle entre deux sanglots. Elle était complètement désespérée et rien n'avait pu changer ça depuis qu'elle était rentrée. Rien.

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Parchemin envoyé Lun 8 Jan 2018 - 15:31

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Je suis : Nat , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 11/12/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 19 hiboux. J’incarne : Aaron Paul , et l’avatar que je porte a été créé par : Dunno Je parle en : #724245



Je suis âgé de : 29 ans , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : intermédiaire pour le marché parallèle J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Célibataire
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A sa grande surprise, elle insista. Elle lui demanda à nouveau ce qu'il aimerait avoir, et un vieux réflexe lui fit serrer la mâchoire alors qu'il se retenait à temps ; en fait, il failli la rembarrer un peu vivement en lui disant qu'il n'était pas question de lui, que c'était elle qui comptait là, maintenant, mais d'une façon pas du tout prévenante. Il avait appris à prendre sur lui depuis l'adolescence – qui lui paraissait incroyablement lointaine maintenant, et quelque chose lui disait qu'elle ne supporterait sûrement pas qu'on hausse la voix sur elle dans l'état où elle était. Certaines personnes ont besoin de ça quand elles sont au fond de la déprime. Sans jamais le dire clairement elles veulent pourtant qu'on les tire un peu violemment vers autre chose, qu'on leur crie dessus et qu'on les secoue au sens propre comme au figuré ; Matthew était plutôt de ceux-là, de ceux qui ont du mal à comprendre les choses tant qu'on ne les leur fout pas directement sous le nez en forçant un peu, mais Mahlah lui paraissait si fragile, misérable même – et pas dans un sens foncièrement négatif en soi, mais face à elle il se sentait comme pourraient l'être la majorité des gens devant une caisse de chatons abandonnés sous la pluie. Elle était douloureuse à voir et il n'avait envie de rien d'autre que de la protéger, et peu importe d'où sortait ce sentiment maintenant. L'homme avala sa salive, comprenant qu'il devait continuer à lui parler doucement. Il ne voulait pas la braquer, maintenant qu'elle avait ouvert la bouche pour lui répondre.

"C'est en avril... Pas tout de suite." dit-il alors lentement en baissant les yeux vers le plancher poussiéreux, se demandant pourquoi elle tenait tellement à ce qu'il lui demande quelque chose. Il n'avait pas envie de le faire parce qu'il ne comprenait pas le moteur que cela pouvait devenir pour elle – son absence totale de motivation lui échappait encore. Il hocha la tête quand elle lui révéla ne pas s'inquiéter de la réaction de l'Ordre à son encontre, enfin en tout cas c'est comme ça qu'il perçu sa courte réponse, et ça le rassura un peu.

Il allait sans doute dire quelque chose d'autre à ce sujet quand il releva les yeux pour voir que la blonde s'était mise à trembler assez violemment. Il ne faisait pas spécialement froid dans la pièce – c'était même l'inverse, et Matthew cilla plusieurs fois en se demandant si elle avait de la fièvre ou quelque chose comme ça avant de comprendre qu'elle se tapait une sorte de crise d'angoisse. Il entrouvrit la bouche inutilement en voulant lui demander si ça allait et c'est là qu'elle se mit à pleurer, d'un seul coup, et que des sanglots commencèrent à la secouer toute entière comme si elle était juste une feuille qu'on pouvait balayer en soufflant dessus. Il continua à la fixer en écarquillant les yeux, l'air de s'être pris un éclair dans la face et de ne pas savoir comment réagir. Il se demanda ce qu'il avait pu dire d'aussi horrible mais elle répondit très vite à cette question informulée en se mettant à répéter qu'elle refusait de sortir, comme si cette perspective était la pire chose qui puisse arriver sur la Terre. Et vraiment, ça avait l'air insupportable pour elle d'envisager ça. Matthew se sentit coupable d'avoir suggéré un truc pareil mais ça lui avait semblé être naturel et avenant comme proposition et il ne se serait jamais douté qu'il pourrait déclencher une vague d'angoisse pareille avec ça. Il sentit qu'elle retirait sa main de la sienne et la regarda s'écarter vivement pour aller se tasser à l'autre bout du lit, agitée de tremblements encore plus forts qu'au départ. "Mahlah ?..."

L'air complètement désemparé, Matthew se sentit tiraillé face aux différents choix qui s'offraient à lui ; il pouvait tout à faire se barrer, lui dire qu'il reviendrait plus tard et sortir de la chambre pour retourner à Londres et aller boire un verre pour oublier ça, et si il aurait sans doute fait ça quelques années plus tôt il trouvait ça aujourd'hui complètement impossible. Il refusait d'être un sale con et de se montrer égoïste, autant que possible en tout cas, mais il était aussi compliqué de se sentir légitime à vouloir consoler quelqu'un qu'on avait jamais rencontré un quart d'heure plus tôt. Elle devait bien avoir des proches, ici, des gens qui veillaient sur elle, qui lui apportaient à manger et qui l'écoutaient si elle avait besoin de parler peut-être, non ? Elle en avait forcément, mais alors ils étaient où, ces cons ? Pourquoi est-ce qu'ils n'accouraient pas pour s'occuper d'elle ? C'était le moment putain, et Matthew jeta un bref coup d'oeil à la porte résolument fermée qui isolait complètement Mahlah du reste du monde. Et puis merde. Il se leva pour s'asseoir au bord du lit et ensuite s'approcher d'elle et passer ses bras autour de ses épaules tremblantes, en mesurant ses gestes pour éviter qu'elle prenne ça comme une agression ou une intrusion trop violente, et il la ramena ensuite contre lui avec un peu plus de fermeté pour la presser contre son torse sans réfléchir davantage. Tant pis s'il s'en prenait une, il refusait de rester bêtement assis sur sa chaise à la regarder pleurer toutes les larmes de son corps sans rien essayer pour la rassurer.

"... Ca fait longtemps que tu te retenais, hein ?" demanda-t-il doucement, à moitié pour elle et à moitié pour lui-même, parce qu'il était pratiquement déjà certain que c'était le cas. "Je t'obligerais pas à sortir, je... On reste là, okay ? On bouge pas d'ici." Il la serra davantage comme pour empêcher son corps de continuer à subir les spasmes des sanglots qui l'assaillaient encore et il embrassa très légèrement ses cheveux, au-dessus de son oreille, toujours dans une logique de tendresse rassurante.

"Tu sais ce qui serait cool ?" chuchota-t-il alors sur un ton enjoué, "Une moto volante. J'ai déjà vu un mec qui en avait une, on peut aller vite, haut, et transporter des trucs... Elle était trop bruyante, c'était le seul vrai problème, mais peut-être que c'est possible de coller un sort d'isolation phonique dessus. T'imagine le truc ? Ca fait branleur un peu, mais c'est quand même stylé, non ?"

Il avait l'impression de dire n'importe quoi et c'était sans doute le cas, mais ça n'avait pas vraiment d'importance.

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Parchemin envoyé Mer 17 Jan 2018 - 20:39

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Février. Un mois après le sauvetage de Mahlah par Nathaniel chez Mererid.

Etat lamentable ou pas, Mahlah n'aurait pas supporté qu'on hausse la voix sur elle. Elle était douce, sensible, et même si elle avait perdu sa fragilité lors de la purge et de la fuite qui l'avait suivie, elle n'était pas quelqu'un qui encaissait les cris. Pas venant des gens du même camp qu'elle, tout du moins. Lorsqu'elle avait rencontrée Mererid, longtemps avant tout ça, et qu'elles s'était battues, la Nott l'avait insulté et Mahlah avait répliqué aussi sec sans aucun état d'âme. Mais c'était différent... C'était Mererid. C'était presque naturel pour Mahlah, ce jour là, d'avoir renchérit. Elle n'était plus le petit jouet de la vilaine sorcière et cette dernière devait le savoir, le comprendre. Elle l'avait compris. Et puis Mahlah avait fini chez elle dans un état pitoyable, couverte d'hématomes et tremblante, et c'était comme si toute la volonté qu'elle avait enfin réussi à attraper pour lui tenir tête s'était envolée. Elle n'avait pas eu besoin de s'imposer de toute façon. Mererid s'était occupée de Mahlah comme une mère et n'avait pas montré une once d'hostilité pendant le séjour de son invitée chez elle. Elle l'avait même laissée partir lorsque Nathaniel était venue la chercher. Réaction complètement improbable de la part de l'ancienne Rackharrow. Comme quoi, tout le monde évolue. Ni Mererid ni Mahlah n'étaient encore les petites filles de l'époque. Et quelque part, c'était triste.

La discussion avait dégénéré, littéralement. Matthew avait involontairement dit quelque chose qu'il ne fallait pas et Mahlah était partie dans une crise de panique incontrôlée. Son corps entier tremblait sous la crainte et les souvenirs des coups. Elle avait l'impression de les subir encore, alors que rien n'arrivait sur elle. Mais les blessures mentales étaient tellement cuisantes qu'elle les ressentait encore sur sa peau. Ses hématomes avaient disparu, il restait bien quelques cicatrices à certains endroits mais discrètes, et pourtant elle ressentait la douleur des coups comme si elle la subissait encore. Tragique. Les bras qui passèrent autour de ses épaules la firent sursauter, se recroqueviller même un peu plus, mais elle se rendit bien vite compte qu'aucune douleur n'en ressortait. Elle sentit sa tête se poser contre une épaule, l'odeur de Matthew s'insinua dans son crâne. Ce n'était pas le goût métallique du sang, ou le parfum persistant de Crixus, ou même sa propre odeur de saleté qu'elle percevait là. C'était une odeur agréable, un mélange de lessive et de... Lui ? Quelque chose de rassurant, de réconfortant et d'agréable. Progressivement, grâce à l'étreinte comme aux mots qu'il lui glissait à l'oreille, les spasmes craintifs de Mahlah se calmèrent. Elle se concentrait sur ses paroles, sur sa voix, qui n'était pas celle de l'homme de ses cauchemars. Elle n'avait même rien à voir, avec un mélange grave et apaisant. Bizarrement, elle se sentait en sécurité, enveloppée dans le cocon de cette voix. Mieux qu'avec Elias, qui avait pourtant un pouvoir de protection énorme sur elle. Et sa logique de tendresse rassurante marchait.

Les tremblements de Mahlah avaient cessé, elle gardait les yeux fermés, se concentrait sur le coeur battant dans la poitrine de l'homme. C'était une douce mélodie qui l'aidait à fixer son attention sur autre chose que ses souvenirs sanguinaires et elle aurait pu passer la nuit comme ça. Matthew ne l'avait jamais vu avant, il la rencontrait pour la première fois et il était là, assit à côté d'elle, la gardant en sécurité dans ses bras et lui susurrant des mots doux. C'était complètement improbable, irréel. Tellement que Mahlah n'osait pas ouvrir les yeux, de peur de se réveiller d'un rêve. Et pourtant il était bien là... C'était son odeur qu'elle sentait, une odeur toute nouvelle, ses bras qui la serraient contre lui, ses paroles qui se glissaient jusqu'à son cerveau et l'avaient extirpé de sa crise d'angoisse. Révélation. Elle ne pensait plus à ce qu'elle avait subi. Elle était dans la réalité, chez les Phénix, dans sa chambre, avec quelqu'un qui ne lui voulait pas de mal. C'était pourquoi son corps avait arrêté de trembler et ses larmes de couler. Et c'était agréable. Maintenant, dans l'esprit de Mahlah, il y avait tout un prototype de moto volante qui se formait. Quelque chose d'autre que des images de sa terreur. Et putain, que c'était bon.

Elle s'écarta légèrement, assez pour qu'il lui laisse relever la tête, pas assez pour qu'il la lâche. Elle n'avait pas envie. Elle se sentait encore plus en sécurité que sous sa couverture, bizarrement. Ses yeux bleus observèrent ceux de l'homme, pendant quelques secondes. Elle aurait aimé lui sourire, un véritable sourire, l'un de ceux qu'elle offrait à Elias, Salomé ou Nathaniel, mais ses lèvres refusèrent de bouger. En contrepartie, ses yeux parlaient pour elle. De la gratitude. Voilà ce que pouvait y lire Matthew, si on admettait qu'il avait un tant soit peu de compréhension aux micro-expressions du visage. Mahlah y avait toujours été sensible, mais tout le monde ne pouvait cerner les petits détails émotionnels des gens et elle en avait conscience. "Trouve une moto..." réussit-elle à dire sans s'étrangler. "Trouve une moto qui te plait et je la ferai voler. Pour toi." ajouta-t-elle. Puis elle se rendit compte que cette mission voulait dire qu'il devrait quitter la pièce. La laisser. Son coeur rata un bond. Elle avait trouvé dans ses bras un refuge que même ses amis n'avaient pas été capables de lui donner, mais elle ne le connaissait pas ce type. Alors pourquoi est-ce que l'idée qu'il s'éloigne lui était aussi insupportable ? "Tu reviendras, hein ? Tu reviendras me voir ?" Quelque part, au fond d'elle, et même si elle n'en avait pas encore conscience, elle avait vu de la lumière à travers cet homme et elle avait peur qu'elle disparaisse. Elle voulait l'agripper, ce rayonnement rassurant, le garder dans ses mains, le serrer très fort et même l'avaler pour que jamais plus il ne disparaisse. Et si c'était à travers lui qu'elle le voyait, après tout ce temps passé dans le noir, alors qu'à cela ne tienne. Au diable le fait qu'elle ne le connaissait pas. Il avait ouvert une porte de sortie et elle avait commencé à emprunter le long couloir qui y menait avant même de le réaliser. Cette porte, elle allait se refermer à chaque fois qu'il serait absent, mais ça ne voulait pas dire que le chemin qu'elle avait traversé pour la rejoindre allait être remis à zéro, et c'était ça qui comptait. C'était tout ce qui fallait à Mahlah. Une lumière à suivre.

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Parchemin envoyé Mer 24 Jan 2018 - 1:06

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Il n'était pas psychologue. Et il était encore moins un négociateur, ou un diplomate, ou formé d'une façon ou d'une autre à gérer les situations de crise quelles qu'elles soient, et encore moins les crises d'angoisse que toute autre forme de crise. L'une de ses exs faisait souvent, très souvent des crises d'angoisse et c'était la première fois qu'il y était alors confronté, brutalement et sans préparation, et il se contentait alors de lui attraper les mains pour l'écarter du mur où elle essayait de se cogner frénétiquement la tête sans pour autant n'avoir aucun instinct de quoi lui dire, ou de ne pas quoi lui dire ; avec Mahlah – Mahlah, Mahlah, qu'est-ce que tu as – c'était différent, et il ne trouvait aucune raison à cela. Il pouvait y en avoir plusieurs : les années qui s'étaient écoulées depuis qu'il avait quitté cette ex angoissée, les deuils successifs qui l'avaient poussé à dépasser la notion même d'angoisse qu'il était lui-même capable de ressentir, la guerre, ses inquiétudes personnelles qui multipliaient au fil du temps exactement comme le font les cellules en se divisant par deux ou encore tout simplement le fait que Mahlah soit si physiquement et mentalement fragile, si minuscule sur son lit qui semblait immense en comparaison et surtout si affreusement malheureuse et désespérée, toutes ces raisons se mélangeaient entre elles pour le plus former d'une étrange intuition dans l'esprit du jeune homme, et elle résonnait assez fort pour qu'il y cède sans même avoir besoin de se demander s'il le fallait ou pas. Là, à cet instant précis et – ce n'était pas encore aussi clair dans son esprit mais il le savait – pour l'éternité d'après, il aurait envie, besoin et il faudrait qu'il protège Mahlah contre toute forme d'agression extérieure autant qu'intérieure – celle qui la hantait ce jour-là était intérieure car rien ne la menaçait ni dans sa chambre ni dans le jardin du domaine et il faisait même plutôt beau pour ainsi dire, mais dans tous les cas il voulait absorber ses craintes et les recracher loin, là où elle n'aurait plus à y faire face.

Il savait que forcer les gens au contact physique n'était pas toujours une bonne idée, et surtout concernant la jeune femme, s'il y avait réfléchi davantage il n'aurait sans doute pas osé la toucher du tout - encore une fois parce qu'elle semblait incroyablement fragile, mais s'il la sentit se tendre au départ ce fut très vite comme si elle s'écroulait totalement dans ses bras pour se reposer ensuite entièrement sur lui. Elle laissa sa tête contre son torse et Matthew se sentit envahi d'une sorte de soulagement presque injustifié (parce qu'elle avait accepté ses bras, mais que ça ne voulait pas dire qu'elle allait mieux pour autant) ; il se demanda si la vision de détresse qu'elle offrait n'avait pas réveillé chez lui un syndrome de sauveur égocentré, comme s'il s'attribuait une mission qui ne le concernait pas pour en obtenir quelque chose – mais quoi ? - et il fronça légèrement les sourcils, troublé autant par son propre comportement que par le poids pourtant très léger que la blonde exerçait contre lui. Il ne la lâcha pas et il sentit ses tremblements diminuer, sans parvenir à savoir combien de temps s'était écoulé pour ça. Ses sanglots cessèrent et il aurait voulu lui proposer à boire, ou un mouchoir, ou n'importe quel truc qu'on peut proposer dans un moment pareil mais il n'avait rien sur lui et ils étaient chez elle. Elle sentait bon. Il s'en voulu un peu de noter ça, parce que ce n'était sans doute pas le moment et qu'il ne voulait pas passer pour un type déplacé, mais il ne pouvait pas s'empêcher de le remarquer. Quand elle releva la tête vers lui, il croisa son regard et il se passa quelque chose – ou peut-être encore quelque chose, ce qui serait sans doute plus exact parce que jusqu'ici rien ne lui semblait normal ou habituel : elle voulu lui dire quelque chose sans y parvenir. Jusqu'à maintenant, il avait surtout eu l'impression qu'elle ne voulait pas lui dire des choses mais qu'elle y parvenait quand même. Et là son regard exprima quelque de particulier, un élan, un signe, comme s'il était soudainement habité alors que jusqu'ici elle l'avait tout simplement mis en veille. Elle le regarda vraiment, et Matthew fut à nouveau envahi de sentiments à la fois puissants et contradictoires. Il ne voulait pas qu'elle puisse avoir l'impression qu'il profite d'elle - il ne voulait pas profiter d'elle – mais il ne pouvait pas s'empêcher d'apprécier ce qui se passait d'une façon sans doute assez démesurée. Il se sentait... bien. A sa place. Étrangement utile. C'est ça qu'il lisait dans son regard – un genre de merci, tu es utile, là, maintenant, comme ça.

Elle se remit à parler, et pour lui proposer de la lui construire vraiment, sa moto. Il ne s'y attendait pas – bien sûr ça lui aurait plu, mais il avait dit ça avant tout pour soulever quelque chose de plus léger, pas pour qu'elle la lui fabrique pour de vrai. Il hésita un peu, mais ça ne sonnait pas juste comme une proposition, à vrai dire. C'était plus que ça. C'était plutôt comme si elle disait S'il te plait, donne moi l'occasion de faire quelque chose – pour le coup, il n'était pas assez égocentré pour penser qu'elle avait besoin d'une de ses idées à lui pour créer quoi que ce soit, et il mis un petit instant à admettre que c'était peut-être quand même le cas. "Okay... Je te trouverais ça." dit-il en tentent de garder un ton égal voire chaleureux, mais elle avait dit "Pour toi" – ou elle avait rajouté "pour toi" à la fin de sa phrase, et Matthew se rendait alors seulement compte que tout ça – ses pleurs, son besoin de la protéger, leur étreinte et à présent ce petit deal enfantin et confortable (qui ressemblait aux plans qu'on pouvait faire en imaginant quelles seraient nos vacances idéales ou ce qu'on pourrait se payer avec un tas de gallions), tout ça mis bout à bout avait indéniablement et nécessairement tressé les bases d'un lien qui les reliait tous les deux – et juste eux. Comme quand on fait une bêtise ensemble et qu'on est les seuls à le savoir. Ce n'était pas une bêtise cette fois, pas vraiment – peut-être que les gens de l'Ordre feraient un peu la gueule si ils apprenaient qu'elle lui fabriquait quelque chose pour lui et pas pour eux, mais il n'en avait étrangement rien à foutre et de toute façon il savait qu'il pourrait totalement faire passer une moto volante comme un élément d'utilité de résistance si jamais on lui posait la question ; alors non, ça n'avait rien d'une vraie bêtise, mais le lien était bien là, tendu entre leurs deux corps, invisible mais presque palpable, et ils étaient les seuls au monde à pouvoir le sentir.

Il ne savait plus ce qu'il convenait de faire. Peut-être la laisser se reposer et repasser plus tard avec une moto (ou pas) (mais est-ce qu'il lui briserait le coeur s'il n'en ramenait pas une ?) (il ne voulait pas lui briser le coeur) (il voulait qu'elle aille mieux) (et pour aller mieux, elle devait s'occuper) (il lui ramènerait une moto)
Elle lui demanda si il reviendrait et le ton qu'elle employa lui sembla déchirant. Pas parce qu'il l'était en lui-même, mais parce que ses mots étaient précipités sans vouloir l'être et que cela trahissait une véritable angoisse à l'idée qu'il ne revienne pas. Cela le troubla encore davantage et il hocha la tête affirmativement avant de prendre une mèche de cheveux qui lui barrait le visage pour la remettre sur le côté. "Promis, si tu veux. Bientôt, d'accord ?"

Il ne s'attarda pas dans l'édifice après avoir refermé la porte de la chambre derrière lui, parce qu'il ne souhaitait pas croiser quelqu'un qui lui aurait éventuellement demandé comment elle allait. Il n'aurait pas su quoi répondre.

Il s'occupa à des choses sans saveur pour le reste de la journée, se demandant si elle allait l'oublier aussitôt ou pas, si elle se souviendrait vraiment de lui la prochaine fois ou pas, vaguement angoissé quant au fait de ne pas avoir à proprement parler rempli sa mission sans que cela ne le retourne pour autant, mais surtout obnubilé par le visage incroyablement triste de la jeune femme qui ne quitta pas ses pensées pendant encore de longues heures après qu'il soit parti. Trois jours après, il se passa quelque chose d'intéressant ; l'un des types avec lesquels il bossait, un vendeur de potions prohibées, disparu tout simplement de la circulation alors qu'ils étaient censés déjeuner ensemble en parlant de tarifs et de recels divers ; Matthew avait assez vécu cette situation pour savoir que le type n'était certainement pas simplement cloué dans son lit avec une grippe en ayant oublié de le prévenir, et il décida de s'éloigner du quartier où ils devaient se retrouver par mesure de précaution. Il déambula un moment et l'idée de la moto volante s'imposa à nouveau à lui. Une demie-heure plus tard, il en dégotait une fantastique – mais évidemment non-volante - qui devait sans doute appartenir à un moldu assez fortuné, ou du moins ayant un certain sens du style et les économies nécessaires pour l'entretenir, et il l'emmena jusque devant chez lui après lui avoir jeté un petit sort d'illusion qui la ferait passer pour une vieille carcasse inintéressante aux yeux de tous ses voisins. Il resta ensuite longuement assis au bord du trottoir à se demander comment il pourrait l'emmener jusqu'à Mahlah – il était mauvais en transplanage et elle ne rentrerait assurément pas dans une cheminée - évidemment il aurait pu y aller par la route mais cela aurait sans doute pris un temps fou, beaucoup plus qu'il n'en avait. Il aurait pu proposer à la jeune femme de venir bricoler directement chez lui, mais il doutait qu'elle accepte vu comme même le jardin sous sa fenêtre lui donnait des palpitations. Agacé, il retourna donc la voir sans embarquer la moto avec lui ; elle inventait des choses, après tout, peut-être qu'elle trouverait une solution.

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Parchemin envoyé Mar 6 Mar 2018 - 16:40

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Je suis : Psyborg , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 14/05/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 116 hiboux. J’incarne : Imogen Poots , et l’avatar que je porte a été créé par : Psyborg . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Liv Rookwood Je parle en : #5F6C76

Running to the sea

Je suis âgé de : 24 ans , et j’ai le sang : moldu, et je le vis très bien, qu'on vienne me dire en face que je vaux moins qu'un autre sorcier, et vous verez de quel bois je me chauffe. Dans la vie je suis : Département Recherche et Développement magique – inventions J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Célibataire
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Février. Un mois après le sauvetage de Mahlah par Nathaniel chez Mererid.

Le temps est une notion variablement abstraite. Il y a plus d'un mois, Mahlah passait les heures les plus longues de sa vie. Cette semaine, les trois jours à attendre que Matthew reviennent furent les plus longs de sa vie aussi. Comme quoi, tout est relatif. Elle n'était même pas sûre de l'attendre, lui, elle attendait juste quelqu'un. Quelqu'un d'autre que ses amis qui avaient traversé pour la plupart les mêmes épreuves qu'elle. Quelqu'un d'autre qui ne savait rien sur elle et qui resterait parce qu'il en avait envie, et pas parce qu'il s'y sentait obligé. Quelqu'un d'autre vierge de tous les malheurs qui avaient frappé la blonde et qui pourrait éventuellement l'aider à partir sur de nouvelles bases. Et ce quelqu'un qui s'était présenté, c'était Matthew. Elle ne l'attendait pas avec impatience pour qui il était, elle ne le connaissait pas, mais pour ce qu'il représentait. Un renouveau, un espoir, une délivrance.

Il ne s'était rien passé pour Mahlah durant ces trois jours. Elle n'avait pas quitté sa chambre sauf pour se laver, mais elle avait toutefois repris un peu ses croquis. L'idée de la moto volante lui était restée en tête et elle avait planché sur toutes sortes d'idées de moteur et d'accélérateur, des sorts de lévitation et éventuellement un charme pour garder l'équilibre de la gravité. Des idées lui venaient en tête en masse, avec une rapidité telle qu'elle avait du mal à se souvenir de tout. Elle qui avait l'habitude de réfléchir énormément auparavant avait perdu toutes ses habitudes pendant sa captivité et lors de son retour chez les Phénix. Mais c'était en train de revenir et elle sentait une espèce de gargouillement agréable dans le ventre dû à l'excitation du renouveau de la création. Elle avait faire quelque chose pour quelqu'un, quelqu'un qu'elle aimait bien, quelque chose qu'elle avait envie de faire, et pas juste un truc pour participer à la guerre ou parce qu'elle n'avait pas le choix sous peine. Et c'était ça qui était bon. Elle renouait avec son plaisir coupable pour elle et pour elle seule.

Lorsque Matt vint taper à sa porte, elle était en plein sommeil. Elle avait perdu la notion du temps depuis longtemps et dormait à n'importe quel moment du jour et de la nuit, simplement parce qu'elle était fatiguée ou qu'elle voulait échapper à ses pensées. Cette fois-ci, c'était la fatigue qui l'avait emportée à cause de tout le travail qu'elle avait effectué. Pour autant, elle se réveilla en sursaut au premier coup sur la porte. Son coeur s'accéléra dans sa poitrine et elle resta ainsi, jusqu'à ce qu'on frappe encore une fois. Alors seulement elle réalisa où elle était et le fait que le danger était inexistant. Elle se leva, les cheveux un peu ébouriffés, la chemise de nuit qu'elle portait étant complètement débraillée, et alla ouvrir la porte d'une mine endormie. Ses yeux bleus se posèrent sur Matthew, les fit cligner trois fois, puis réalisa qui était devant elle et elle passa rapidement sa main dans ses cheveux pour les applattir.  "Salut ! Tu... Il est quelle heure ?" demanda-t-elle en se frottant la tête d'un air endormi. Puis quel jour aussi ? De quel mois ? L'année encore ça allait, mais vraiment juste ça. "Viens, entre."

Elle s'écarta pour le laisser passer, glissant un regard inquiet sur le couloir avant de refermer la porte. "Je suis désolée, je viens de me réveiller..." Elle grimpa à moitié sur le bureau pour tendre la main vers le rideau et le tirer, afin d'avoir un peu de lumière, puis elle redescendit. Elle semblait aller... Un petit peu mieux ? Ce qui était réellement le cas. Sa visite de la dernière fois lui avait fait du bien et le fait d'avoir autre chose à penser que les malheurs qui lui étaient tombés dessus, aussi. Elle n'avait pas beaucoup dormi ces trois derniers jours, mais paradoxalement elle semblait moins craintive, moins passive. Plus vivante. D'ailleurs, son bureau était de nouveau complètement en bordel. Des feuilles avec une multitude de dessins et de schémas étaient éparpillées sur la table, certaines froissées, d'autres juste abandonnées en plein trait de crayon. Crayons qui eux-même étaient en désordre sur la table et dont plusieurs avaient la mine cassée. Il n'y avait aucune trace d'un taille-crayon dans le coin, c'était peut-être pour ça. Mahlah posa ses fesses sur le bord du bureau en regardant son invité avec des yeux pétillants d'espoir. "T'as trouvé une moto qui te plaisait ?"
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Parchemin envoyé Lun 19 Mar 2018 - 23:42

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Je suis âgé de : 29 ans , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : intermédiaire pour le marché parallèle J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Célibataire
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Il n'était pas si tôt que ça quand il arriva devant la chambre de Mahlah – pas du tout, même – mais visiblement il l'avait réveillée. Ou alors elle passait sa vie en chemise de nuit, la tête décoiffée et tout le reste. Après tout il la connaissait pas, c'était peut-être le cas, mais il était pas stupide au point de ne pas deviner à quoi c'était du. Pendant sa période de déprime intense et mortifère, il sortait lui-même à peine de son lit – et c'était pratique parce qu'il avait déplacé le frigo juste à côté, de façon à juste avoir à tendre le bras pour attraper une nouvelle bouteille dans le freezer. Il était assez doué pour faire preuve d'ingéniosité quand c'était au service du moindre effort. Alors ouais, du peu qu'il avait déjà vu d'elle, il se doutait bien que c'était un symptôme de la prostration psychique dans laquelle elle se trouvait depuis qu'elle était de retour (d'où ?), la fameuse déprime dont le type qui l'avait envoyé la voir lui avait parlé. Et c'était étrange parce que si, avant de la voir, il avait cru qu'il pourrait lui raconter facilement son expérience à lui pour l'aider à se redresser en un claquement de doigts, il s'était aperçu la première fois qu'il avait franchit cette porte que la réalité était toute autre. Mahlah n'était pas simplement déprimée ; elle était anéantie, vidée, et totalement découragée. C'était l'impression qu'elle lui avait donnée. Et il ne savait pas comment faire face à ça. Alors oui, il aurait pu facilement laisser tomber, mais c'était pas vraiment sa façon de faire – ou si, en fait, mais elle avait réveillé une sorte d'instinct protecteur dans ses entrailles, quelque chose qui l'avait empêché de dormir quand il repensait à ses yeux cernés qui mangeaient son visage amaigri, et il était incapable d'oublier ses pleurs et la façon dont elle avait posé la tête sur lui en les versant sans plus pouvoir s'arrêter. Il avait besoin de la revoir, parce qu'il fallait qu'elle aille mieux (quand et comment, par contre, il n'en savait rien du tout) ; le seul truc positif qui parvenait à trouver à sa situation, c'était qu'à priori il n'avait vu aucun frigo collé à son lit.

Bref, quand elle lui ouvrit, ça ne l'étonna pas de voir qu'elle était encore en train de dormir juste avant. Elle devait probablement faire ça la majeure partie de son temps, parce que c'est encore ce qu'on trouve de mieux en terme d'oubli, et il était bien placé pour le savoir. Il lui fit néanmoins un large sourire sincère, en lui disant bonjour en même temps qu'elle, et il la regarda se recoiffer et lui jeter un petit regard perdu. Pour l'heure, en vérité, il n'en savait rien non plus. Il vivait pas forcément selon un fuseau horaire très conventionnel, lui non plus. Pour d'autres raisons davantage liées à ses activités mercantiles, mais le résultat était le même. "Je sais pas... Désolé." (Désolé de t'avoir réveillée ? Désolé que ce soit juste moi ?) Il n'avait jamais été d'une nature très optimiste, mais il nota quand même immédiatement qu'elle n'avait pas eu l'air d'avoir de difficulté particulière à ouvrir la bouche, contrairement à la dernière fois. Peut-être que ça ne voulait rien dire et qu'elle s'était remise à discuter avec tout le monde, mais il trouva quand même ça assez encourageant.

Elle l'invita à entrer presque aussitôt, ce qu'il fit en la laissant refermer la porte derrière eux, et elle confirma ce qu'il avait déjà deviné à propos du fait qu'elle dormait encore cinq minutes plus tôt. "Je peux repasser plus tard, si tu préfères.." dit-il gentiment (tout en espérant qu'elle ne dise pas oui) et il s'avança dans la pièce. Il n'y avait pas que Mahlah qui semblait avoir légèrement changé ; le décor aussi n'était plus tout à fait le même. Il remarqua presque aussitôt les nouveaux dessins éparpillés sur le bureau, et son coeur se serra étrangement. La dernière fois, elle avait l'air d'avoir complètement laissé tomber. Elle avait jeté tous ses brouillons devant lui, et de toute façon elle avait pas eu l'air d'y avoir touché depuis une éternité. Alors, elle s'y était remise ? En l'espace de trois jours ? C'était encore plus encourageant que le fait de l'entendre parler, et il ressentit une sorte de bouffée de joie qu'il eu du mal à reffreiner sur le coup. Une joie empathique, quelque chose sans doute d'assez disproportionné comparé au temps qu'il avait déjà passé avec elle, mais il s'en fichait. "Tu t'es remise à travailler ?... C'est génial, qu'est-ce que t'as fais ? Je peux voir ?" Il s'approcha de la table pour découvrir plusieurs schémas de moto bourrés d'annotations qui n'avaient aucun sens pour lui, mais il fit directement le lien quand même. D'ailleurs, elle lui posa elle-même la question, et même s'il avait peur de la décevoir, il était content qu'elle s'en souvienne. Il se mordit alors vaguement la lèvre inférieure et se tourna vers la jeune femme, la regardant d'un air un peu coupable avant de lui faire comme un sourire d'excuse, le genre de sourire un peu puéril qu'on peut sortir à son prof de sortilèges quand on a oublié de faire ses devoirs. "Oui ! Oui, j'en ai trouvé une, une super cool d'ailleurs, tu verrais ça... Enfin, j'ai... Bon tu vas trouver ça débile hein, mais j'ai pas su comment la ramener ici."

Ca lui arrivait encore souvent, ou plutôt régulièrement ; le fait d'exposer un problème logistique de base et d'avoir un sorcier en face de lui qui lui jette un regard un peu méprisant en lui répondant qu'il suffisait d'utiliser le sort machin ou la potion truc pour résoudre l'histoire en deux minutes. C'était plus rare depuis qu'il avait intégré le marché noir parce que ça l'avait obligé à se rattraper niveau culture gé magique, mais il lui manquait quand même encore des bases, parfois. Des trucs qui avaient l'air de sembler évidents à d'autres en tout cas (mais eux, à l'inverse de lui, ils pouvaient pas se vanter de connaître par coeur l'intégrale des Simpsons et toutes les chansons de Joy Division ; c'était l'avantage qu'il avait trouvé à avoir surfé toute sa vie entre les deux mondes.)

Cela dit, il avait pas peur que Mahlah le juge là-dessus. Pragmatiquement parce que ça aurait été étrange venant d'une fille encore en pyjama, mais surtout parce qu'elle exprimait sans le vouloir une certaine forme d'innocence qui le mettait en confiance – et ce, dès le premier instant où il l'avait vue. "Elle est à Londres, chez moi... Du coup je me disais, tu pourras venir la voir pour l'améliorer... Enfin, quand tu voudras" rajouta-t-il rapidement, en se souvenant qu'elle avait vivement refusé de mettre le nez dehors la première fois. "C'est pas pressé, de toute façon, donc t'inquiètes pas pour ça. Enfin, je veux dire, je veux pas te stresser." Il sembla réaliser qu'il parlait trop et pour ne dire que des conneries, et il se passa une main dans les cheveux en baissant un instant les yeux vers le sol. Il se sentait stupide.

"Tu... Comment tu te sens ?" demanda-t-il alors, véritablement intéressé, en la regardant à nouveau. Il ne s'attendait pas forcément à une réponse sincère – qui est-ce qu'il était pour exiger ça, de toute façon - mais il espérait quand même qu'elle confirmerait ce qu'il avait eu l'impression de constater jusqu'ici.

"T'as l'air plus... moins... Je sais pas comment dire. Si : t'as l'air d'aller un peu mieux."

Il lui sourit à nouveau. Elle était moins prostrée, et ses yeux brillaient davantage. Elle était encore plus belle que la première fois d'ailleurs, même avec ses cheveux en désordre, mais il ne savait pas si c'était ce qu'elle avait envie d'entendre alors il le garda pour lui.

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Parchemin envoyé Mer 21 Mar 2018 - 15:00

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Février. Un mois après le sauvetage de Mahlah par Nathaniel chez Mererid.

Elle était loin l'époque ou Mahlah aimait prendre du temps à se faire jolie dans l'espoir de plaire. Plaire à qui ? Elias peut-être... La relation entre les deux là avait toujours été très ambiguë à un point tel que la majorité des gens de Poudlard et de l'Ordre les avaient pensé en couple. Ils ne s'étaient pourtant jamais embrassés devant qui que ce soit, mais leur complicité et ce besoin qu'ils avaient de se toucher en permanence, que ça soit une véritable caresse sur la joue ou un simple effleurement du bout des doigts sur le bras, avaient trompé tout le monde. Ils en avaient joué d'ailleurs, s'amusant de ce doute qui planait sur leurs têtes. Les gens n'avaient qu'à être moins curieux après tout ! Toutefois, depuis que Mahlah était revenue elle n'avait plus autant de contact avec Elias. Il lui manquait quelque chose. Sa présence, ses mots, son touché. Il aurait sûrement voulu passer plus de temps avec elle également, mais il avait beaucoup trop de travail en ce moment. En attendant, Mahlah était seule, se sentant aussi abandonnée que responsable de ce qui lui était arrivée, culpabilisant d'être un poids pour ses amis et ses collègues. Elle aurait tellement aimé avoir la fougue et le courage de Salomé... Ne serait-ce qu'un tout petit morceau. Mais Mahlah n'était que Mahlah. Douce, timide, réservée, bienveillante. Incapable de se battre.

N'empêche que quand Matthew se présenta sur le pas de sa porte, elle aurait aimé être lavée et avoir quelque chose de plus joli sur le dos que son pyjama. Et ça, elle ne se l'expliquait pas. Elle n'avait certainement pas envie qu'il s'en aille. "Non, reste..." J'aime bien ta compagnie, aurait-elle dû ajouter. Mais ses lèvres gardèrent le silence. Elle s'écarta de la porte pour le laisser entrer. Il sentait bon, et elle avait l'impression que son passage créait un courant d'air frais dans sa chambre fermée. Elle referma la porte derrière lui, laissant sa petite fenêtre donner une touche de lumière pas bien grande, mais assez pour qu'on voit où on mettait les pieds. Croisant les bras sur sa poitrine, elle approcha pour regarder avec lui les dessins sur la table. "Je... Ca me focalise sur autre chose que..." Sa phrase resta en suspend. Elle était tout bonnement incapable de la terminer. Alors la conversation dévia sur la moto et tira même un sourire à Mahlah. Elle avait trouvé. Il avait cherché, parce qu'elle lui avait demandé, et il avait trouvé. Cette chose complètement anodine eut le don de remplir de joie le petit coeur meurtri de l'impure.

Londres. Cette ville maudite était une source d'angoisse pour la demoiselle qui n'y avait plus mis les pieds depuis... Une éternité. Même avant son accident avec Crixus, c'était Liv qui allait chercher les pièces qui lui manquaient. Mahlah y allait quand elle n'avait pas le choix mais elle préférait largement rester dans son atelier, à l'abris des gens. Elle avait fuit assez longtemps avec Elias et Salomé et refusait de prendre le risque d'avoir à le faire à nouveau. Mais là... Si elle sortait, si jamais elle acceptait de sortir, ça serait pour une bonne cause. Mais Matthew était-il une raison assez forte pour qu'elle accepte de braver toutes ses peurs ? De toute façon il dut sentir qu'elle allait sûrement se renfermer sur elle-même parce qu'il repoussa cette proposition de lui-même. Calmement, et afin d'éviter une nouvelle vague de panique, Mahlah elle s'asseoir sur son matelas et joua nerveusement avec une mèche de ses cheveux. Rester calme. Ne pas paniquer. Sinon il allait la croire encore plus bizarre qu'elle ne l'était et ne plus jamais revenir. Mais pourquoi se souciait-elle de ça, au juste ? "Je vais un peu mieux." confirma-t-elle. "Tu... Viens me voir... Et ça fait du bien. Et quand je réfléchis à la moto, je pense à rien d'autre." Un sourire, léger et discret, s'installa sur la bouche de Mahlah. "Merci." Ses doigts entortillaient un peu plus ses cheveux déjà emmêlés. Là elle stressait, mais parce qu'elle avait un garçon qui faisait bondir son coeur dans sa chambre. "Je veux bien envisager de venir mais seulement si t'as un endroit clos dans lequel travailler... Avec des protections magiques... Et je veux pas y aller à pieds mais en transplanant, je veux croiser personne." Pfiouh, c'était lâché. Elle avait dis qu'elle pouvait venir si toutes ces conditions étaient respectées, elle ne pouvait plus faire marche arrière. Nerveusement, elle fit un noeud dans sa mèche de cheveux et fronça les sourcils lorsqu'elle s'en rendit compte. Zut.
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Parchemin envoyé Sam 24 Mar 2018 - 0:08

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Il avait eu peur qu'elle se braque, sincèrement, mais à son grand soulagement ce ne fut pas le cas. D'autant plus que c'était vraiment pas son intention, au contraire. Il savait pas comment définir son rôle auprès d'elle ; officiellement, il était là pour le business de l'Ordre, mais il avait déjà le sentiment que la vérité était ailleurs. Si ça s'était limité à une mission ordinaire, il ne serait même pas revenu ce jour-là. Il lui aurait envoyé un message, et c'était tout. Il y avait plein de techniques pour faire ça, même de façon sécurisée. Il aurait pu simplement lui en envoyer un qui disait qu'il avait trouvé la moto, il aurait renouvelé sa demande pour qu'elle lui fasse une liste du matériel dont elle avait besoin, et ça aurait été plié. Il serait retourné s'occuper de ses affaires à lui. Mais non, et en fait, il n'avait pas envisagé un seul instant de se limiter à ça. Il avait eu besoin de la revoir en chair et en os. Il... s'inquiétait pour elle, ça c'était certain. Visiblement elle ne mangeait pas beaucoup et elle n'allait globalement pas bien, n'importe qui aurait pu s'en rendre compte. Il aurait aussi pu décider que ça ne le concernait pas, ce qui était sans doute le cas d'ailleurs, mais pourtant il fallait qu'il la revoit. Il voulait qu'elle aille mieux. Comment, ça c'était une autre histoire, et il n'avait aucune idée de quoi faire pour la soulager, mais elle lui faisait sentir que sa simple présence lui était bénéfique et c'était largement suffisant à ses yeux pour la justifier. Ses parents étaient peut-être tous les deux médicomages mais lui-même n'avait absolument rien d'une infirmière, de près ou de loin d'ailleurs, mais il était tout bonnement incapable d'ignorer sa souffrance et de la balayer sans chercher à la rassurer.

Mahlah lui sourit – c'était la première fois qu'il la voyait sourire et son estomac se serra étrangement – et il la regarda s'entortiller les cheveux, assise sur son lit. Il était soulagé qu'elle ne se remette pas à pleurer et à paniquer, mais il ne s'attendait honnêtement pas à ce qu'elle accepte sa proposition pour autant, et il écarquilla légèrement les yeux, surpris. Elle voulait bien... sortir ? Bon, juste après, elle lui déballa une liste de conditions longue comme le bras et ce fut au tour de Matt de sourire, cette fois. Elle avait eu le temps de penser à tout et il trouvait ça étrangement adorable. Lentement, il mesurait lui aussi l'ampleur de ce qu'elle venait d'accepter ; si cela faisait des semaines qu'elle était enfermée et qu'elle acceptait de sortir juste pour lui, en un sens... Il se mordit légèrement la lèvre. Peut-être que c'était pas vraiment ça non plus. Il tendait souvent à faire croire l'inverse, mais il n'était pas assez prétentieux pour croire qu'il avait une quelconque importance à ses yeux après aussi peu de temps passé avec elle. Il l'avait consolée, la dernière fois, mais après ? Elle avait du en voir passer des dizaines comme lui, qui avaient essayé de la tirer vers le haut.

"Tu..." Il se gratta un peu nerveusement la barbe avant de baisser à nouveau les yeux vers elle en cachant ses mains dans les poches de sa veste. "C'est vrai ? Je veux dire..." Il se racla la gorge, et se remis alors à sourire en reprenant une expression plus affirmée. "C'est génial ! Tu vas pas regretter, promis. Vraiment. Je vais préparer ça, t'en fais pas, y aura toutes les protections que tu voudras. Y en a déjà pas mal chez moi, en vrai. Je veux dire, j'ai jamais eu de problèmes là-bas, justement. Personne sait où j'habite. Et même si ils le savaient, ils me trouveraient pas."

Il lui fit un clin d'oeil et lui énuméra assez fièrement toute la liste des protections magiques qu'il – avec l'aide de l'Ordre et de quelques contacts de confiance plus doués en magie que lui – avait mis en place pour protéger son appartement. Ce n'était pas une simple question de paranoïa, malheureusement ; il avait déjà été menacé plusieurs fois par rapport à l'une ou l'autre de ses activités et il n'était que trop bien placé pour savoir de quoi étaient capables les types de l'autre camp. Bon, ça, il ne le raconta pas à Mahlah parce que le but était quand même qu'elle soit assez rassurée pour sortir vraiment, et il n'était pas assez con pour lui dire pourquoi il avait eu besoin de protéger son appartement comme ça. Mais dans tous les cas, c'était sans doute l'endroit le plus sécurisé qu'il connaisse, les différentes planques de l'Ordre mises à part. "C'est assez grand... Je t’emménagerais un endroit où tu pourras bricoler comme tu veux, je te foutrais la paix. Sauf si tu veux pas que je te foute la paix, enfin... Bon, en tout cas, tu vas adorer ça, tu verras. Et c'est plus lumineux qu'ici." Et moins déprimant, mais ça revenait sans doute un peu au même. "Toi tu fabriqueras ce que tu veux, la moto ou... Je sais pas, peu importe, et j'irais te chercher ce dont t'auras besoin. Ca sera plus facile que depuis ici. Et puis, je pourrais vraiment veiller sur toi."

Lui souriant toujours, il vint s'asseoir auprès d'elle et lui tendit sa main droite pour sceller leur nouvel accord. "Alors, promis ? Je reviendrai te chercher et on fera ça ?"

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Sometimes I can hear my bones straining under the weight of all the lives I’m not living.
Parchemin envoyé Mer 4 Avr 2018 - 16:03

- I am Insurgent, and proud to be. -
Je suis : Psyborg , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 14/05/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 116 hiboux. J’incarne : Imogen Poots , et l’avatar que je porte a été créé par : Psyborg . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Liv Rookwood Je parle en : #5F6C76

Running to the sea

Je suis âgé de : 24 ans , et j’ai le sang : moldu, et je le vis très bien, qu'on vienne me dire en face que je vaux moins qu'un autre sorcier, et vous verez de quel bois je me chauffe. Dans la vie je suis : Département Recherche et Développement magique – inventions J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Célibataire
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We’re goin’ nowhere fast




Février. Un mois après le sauvetage de Mahlah par Nathaniel chez Mererid.

C'était comme un rayon de soleil qui s'insinuait dans la chambre. Le genre de rayon qui traverse le rideau avec l'air de te dire "t'as beau vouloir rester dans le noir, je peux me faufiler partout". C'était à ça que lui faisait penser Matthew. Il lui rappelait qu'il faisait jour, que les ténèbres de la nuit n'étaient pas constants et que le temps allait continuer de défiler, avec ou sans elle. Et elle ne pouvait pas passer sa vie dans sa chambre, à craindre le moindre petit bruit, à éviter tous ceux qui tentaient de la sortir des abysses. Mahlah n'était pas comme ça... Elle était défaitiste mais ça n'en faisait pas moins d'elle une battante et une fille courageuse. Elle avait toujours été au bout des choses, le sourire sur ses lèvres avaient toujours donné du baume au coeur à Elias et Salomé et elle ne pouvait pas les abandonner maintenant. Pas après tout ce qu'ils avaient traversé. Crixus avait été horrible mais d'autres avaient vécu (et vivaient encore) des choses pires encore. Alors si Matthew pouvait l'aider, rien qu'en lui tendant la main, elle devait saisir cette chance quand bien même ça serait difficile.

La moto n'était qu'une excuse. Il aurait pu lui demander un vaisseau spacial nucléaire à double moteurs et réacteurs de fusée, le truc complètement impossible, qu'elle aurait dit oui. Juste pour avoir une excuse de sortir et de passer au dessus de ses craintes. Tout le monde n'aurait pas été capable de lui donner cette envie là, cet élan de motivation provenait de Matthew et uniquement de lui, mais elle n'avait pas envie de chercher à comprendre. Ca lui allait, ça allait à Matthew, elle n'avait pas envie de chercher plus loin. C'était de sa faute à lui de toute façon. S'il avait lâché l'affaire et qu'il n'était jamais revenu, elle aurait été triste quelques jours puis elle l'aurait oublié. Mais là il lui vendait du rêve en parlant d'un endroit qui paraissait tellement banal qu'il en était incroyable, assuré de nombreuses protections magiques et où personne ne viendrait les embêter. Il était seul responsable de l'envie qu'il faisait naître en elle.

Le jeune homme vint s'asseoir près d'elle en lui tendant la main, et la Phénix observa ces doigts tendus pendant quelques secondes en silence. Allez blondasse, t'as carrément pleuré dans ses bras la dernière fois, c'est pas une petite poignée de main qui va te foutre les jetons quand même ? Elle releva les yeux vers lui et lui prit doucement la main pour la lui serrer. "Promis... Mais préviens moi à l'avance que je puisse... Me préparer." Psychologiquement, c'était certain. Mais aussi physiquement... Il y avait quelque chose d'excitant à l'idée de quitter enfin sa chambre et elle se voyait bien faire le tri dans ses vêtements pour enfiler quelque chose qui la ferait se sentir jolie. "Mais tu resteras avec moi, d'accord ? Je veux pas être toute seule..." Enfin, pas dans un endroit qu'elle ne connaissait pas. Leur accord conclu, la petite blonde raccompagna son invité à la porte et le regarda partir depuis son entrebâillement avec un petit sourire niais. Si ça se trouve, elle venait de passer un marché avec un mangemort et elle ne le savait même pas mais tant pis. Elle avait envie d'ouvrir son coeur et de faire confiance à cet homme et rien ne l'en empêcherait. Le bricolage allait lui raviver des souvenirs heureux de son enfance et elle irait mieux, c'était décidé. Enfin c'était décidé qu'elle essaye. Au moins. Et si jamais elle ratait, elle pourrait aller se jeter du haut d'une falaise sans aucun regret.

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Running to the Sea.
In a moment all went screaming wild until the darkness killed the light. I remember running to the sea. Remember falling to my knees. I remember gliding off the shore until I touched the ocean floor.


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[Mahlah x Matt] We’re goin’ nowhere fast
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