indiscrétions
- gossip witch est bavarde -


L’homme en Jupe On a vu semblerait-il un sang pur jouer les transformistes au Cirque Avery. Nous n’avons pas encore de nom mais son jeune âge semble indiquer que son travestissement est une quête identitaire !

La tête d’enterrement N'est-il pas courant que lorsque l'on perd un être cher, on verse quelques larmes ? Eh bien si la mort de l'Actrice Louise de Montmorency emeut les foules, sa fille ne semble pas bien touchée. Etrange non ?

Le dimanche au Pays de Galles c'est le jour des mariages Il y a des évènements heureux dans ce monde enfin si l'union forcée et arrangéeest un évènement heureux ! Desmond Meadowes s'est débarassé de sa plus jeune soeur, reste la plus vielle des deux.




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(Zelissa) ≤ « Fais-moi sourire au beau milieu d'un requiem. »

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Parchemin envoyé Dim 17 Déc - 18:38

- I am Allegiant, and I like it. -
Je suis : Wicked Witch. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 09/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 144 hiboux. J’incarne : Emilia Clarke. , et l’avatar que je porte a été créé par : (c) avatar by Lux Aeterna, Gorgeousmali & Texas-Flood. Ship Nerisson by Gallifreys. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Erzsébet Rackharrow Je parle en : #765C81



Je suis âgé de : 26 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Oubliator et chargée d'interrogatoire au sein des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : je suis mariée à Gideon Peverell, troisième victime de la persistance parentale. Diable, s'il savait ce qu'il est arrivé aux autres.
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Fais-moi sourire au beau milieu d'un requiem.
« Will you take me to paradise ? With you nothing ever dies. You take my smile and make it bright Before the night erase the light »


22 décembre 1991
L
’enveloppe charnelle s’est effondrée sur le sol froid de la cave où elle s’est recroquevillée, prostrée. Agon était venu, il était vivant, ce grand frère qui s’était éloigné d’elle, de son monde détruit. Elle a senti ses doigts autour de sa gorge et les souvenirs sont remontés, craquelés mais trop vrais, trop palpables, des choses qu’elle avait oublié. Le coeur à l’agonie, l’esprit noyé, elle a passé des heures repliée sur elle-même à pleurer toutes les larmes qu’elle pouvait - à pleurer sa famille, sa folie, sa destruction, hantée par l’image d’un père qui l’avait détruite pour la rendre plus solide. Elle n’avait jamais compris ce qu’était Arges et voir son aîné ainsi laissait présager qu’elle en serait un jour la victime. « Relève-toi. » ordonne la voix masculine d’une hallucination trop réelle. Pourquoi le monstrueux géniteur lui manquait-il tant, soudainement ? Pourquoi lui et pas cette mère perdue sous les coups, sous la rage du chien indomptable ? « Tu vaux mieux que ça. » Elle ne croit pas. Elle n’est qu’une gamine stupide, une mère infanticide, une horrible épouse. Elle a froid mais ne cherche pas à se réchauffer, entourée de l’humidité ambiante. Dans le coin de la pièce, il y’a encore la trace laissée par le cadavre calciné. La nausée lui prend l’estomac, ça remonterait presque dans la gorge. Il fait déjà nuit depuis longtemps lorsqu’elle parvient enfin à bouger, à s’arracher à l’apathie qui l’a étreinte. Elle est épuisée par ces émotions tourbillonnantes, épuisée d’exister. Elle n’a pas vraiment pris le temps de vérifier que son corps tiendrait le choc - à quoi bon ? Elle avance pour ne pas mourir, sans rêve, sans espoir. Elle avance parce qu’il le faut, parce qu’elle est une Carrow.

Le chemin qu’elle trace est celui emprunté par Arges régulièrement des années plus tôt, qu’elle avait un jour espionné et dont elle avait payé le prix. Elle se souvient de l’avoir mis dans une colère noire. Elle attrape au fil de ses pensées la mémoire enfouie, brisée, piétinée par la Main. Ca n’est pas supprimé, c’est simplement difficile d’accès, c’est un lâcher prise vers les méandres de ses terreurs. « A droite. » Elle bifurque dans les dédales de ce qui a tout d’un passage secret. Le monstre n’était-il pas aussi décérébré qu’elle le pensait ? S’il avait une certaine intelligence, comment avait-il pu en arriver à cette débauche d’horreur et de violence, de désir et de lubricité ? « Approche. » Elle a l’impression qu’il se téléporte, un instant derrière elle, le suivant au bout de la petite pièce dissimulée sous terre. Il ne fait qu’exprimer ce qu’elle a vu, ce qu’elle a aperçu enfant, sans en comprendre le sens. Il lui faut plusieurs interminable minutes avant qu’elle ne prenne le couteau déposé sur ce qui semble être un autel, avant qu’elle n’entaille sa main pour laisser couler le sang sur la pierre. Le tremblement de la bâtisse qui s’en suit lui fait craindre d’être emmurée vivante, d’être piégée par un effondrement.

Elle remonte vers la surface à pas prudents, pleine d’incertitudes. Elle n’était pas très douée à Poudlard, Nerissa, elle s’était perfectionnée bien après, en sortant du comas, seulement dans certains domaines. La magie dans ses aspects les plus sombres, elle ne la goûtait que depuis peu en fin de compte. D’abord l’art de tuer, l’art des tortures, puis la beauté morbide de ce corps à réanimer. L’envie de réessayer demeure sans qu’elle n’en trouve la volonté. « Un bâtiment né de la magie noire. Ce n’était pas Aidos, l’architecte ? » Mais l’illusion ne peut répondre à ce dont elle n’a pas été témoin, il ne peut pas dire que cet endroit était déjà baigné de noirceur lorsqu’il a choisi de s’y installer. Ca se répare dans le sang et la mort, ça ne renaît des cendres qu’en commettant des horreurs, qu’en donnant l’hémoglobine en offrande.

…*…

23 décembre 1991
Les cadavres sont abandonnés au sol, un homme à la gorge tranchée dans le salon qui retrouve lentement de ses teintes d’autrefois, une trop jeune femme dénudée dans les escaliers, seulement ornée de ses perles précieuses. Un adolescent est assis contre un mur, la tête penchant vers l’avant, ses yeux déposés dans sa main gauche, un liquide noir au bord des lèvres. La musique est douce, s’étire dans le silence de la demeure, sur le trajet d’une mort trop présente. La chambre qu’elle avait occupé est vide, bien que quelques taches rouges indiquent un passage. C’est de la suite parentale que s’échappe la douce mélodie. Un dernier corps repose à même le carrelage, d’un garçon âgé probablement de quinze ans, pas plus, tout aussi décédé, les billes ouvertes fixées vers la fenêtre d’où l’horizon est visible. Elle est là, dans la baignoire, assoupie, enfoncée dans un sommeil paisible, les cheveux courts et blancs rougis aux pointes ; ça n’est pas dans l’eau qu’elle est baignée mais dans le sang de ces défunts dont elle a volé la substance vitale, n’en gaspillant que pour la rénovation de ce manoir aux attraits particuliers. Elle a un sursaut en se sentant observée, elle s’arrache à ce repos tranquille, habillée de ce vermeil charmant couvrant l’épiderme. La silhouette est familière et il ne faut pas longtemps pour qu’elle reconnaisse les traits masculins, bien qu’elle se sente complètement désorientée, les dernières heures aux airs d’ivresse absolue. « Je suis visiblement.. très en retard. » Elle n’est pas certaine d’être gênée par le regard de son cousin, peut-être parce qu’elle n’a plus envie de remords, d’avoir peur de ce qu’elle est. Elle en souffrira, plus tard, de ce qu’elle a fait, plus tôt qu’elle ne l’imagine. Elle n’est pas sûre d’avoir honte, pas de ces assassinats, pas de ce tableau lugubre qui s’étire entre ces murs. C’est avec son corps, en revanche, qu’elle n’est pas à l’aise. « Ca.. te dérangerait de te tourner ? Et de me passer la robe noire accrochée derrière la porte. »   

©️ Starseed


We are all searching for someone whose demons play well with ours. ≤ I feel it burning through my veins, It's driving me insane The fever is rising, I'm going under Memories flash before my eyes. I'm losing time, The poison is killing me.

—. City of the Dead


Parchemin envoyé Sam 23 Déc - 23:26

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Je suis : Sha , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 17/10/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 170 hiboux. J’incarne : Christian Bale , et l’avatar que je porte a été créé par : Eden Memories . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Loveleen & Ashlynn Je parle en : #4A5749



Je suis âgé de : 47 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : fournisseur d'Inferi pour le Ministère. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : marié à Cassiopée Carrow, pour le meilleur et bien sûr pour le pire. Champ Libre :

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Requiem
Nerissa & Zélos

Il y a une douceur quand Zélos couvre de cendres brûlantes les derniers œufs qu’ils ont reçu. Il porte une attention toute particulière à tous ces petits potentiels de vie, si dangereux et pourtant si fragiles à l’instant. Il suffirait d’une fissure sur la coquille pour qu’ils meurent. Une simple lézarde sur la coque et le futur Dragon serait mort. Une vie aussi éphémère qu’injuste. A chaque second passée dans l’enclos à vérifier l’état des œufs et à repousser la cendre noire, c’est une seconde de plus à la frontière de la mort. Le regard attentif de la Magyar est d’ailleurs sur lui. Comme s’il n’était qu’un lapin, elle ne le lâche pas une seule seconde.
– Tu en as quatre cette année, c’est plutôt un joli record Arisztid.
La dragonne ne dit rien, si ce n’est lâcher un petit « pff » ennuyé. Une volute grise s’élève au-dessus de ses narines qui à chaque seconde inspirent profondément, gonflant son poitrail de cuivre. Elle est dangereuse Arisztid, comme sa sœur Auguszta, toutes deux de la couvée qu’il a lui-même élevé quand il était encore chez son père. Cadmos n’avait rien dit, mais Cassiopée avait très rapidement pris peur en voyant les deux dragonnes volaient et dévoraient les crups dans le jardin.
Peut-être que Cadmos avait un peu déploré l’incident, mais il avait fallu attendre la deuxième fois pour qu’il les enferme dans une volière faite pour elles. Décorée de façon à les tenir en sécurité. Une caverne qu’il avait lui-même creusé avec l’aide de Phobos et de Charon, les vieux ne voulant pas se mêler de « leurs affaires ».
C’était une bonne idée qu’il avait eu là. Il avait désormais de la matière à offrir à Némésis et Charon et offrirait un jour ou l’autre ses services au Ministère, remplaçant son père de même que Phobos. La future élite des Carrow était là, les mains couvertes d’une cendre épaisse qui s’infiltrait jusque dans son épiderme, noircissant ses phalanges encore claires.
– Vous restez sages ce soir, je suis de sortit !
Il avance entre les rochers qui jonchent le sol, la dragonne le suit de son regard de la couleur des chats. Il lui tourne le dos, aussi elle tend lentement sa gorge, écartant lentement ses babines chaudes et avides pour mieux dévoiler la centaine de crocs qui décorent sa gueule. Zélos s’arrête au même moment – Arisztid se dit que c’est exactement le moment qu’il lui faut et fond sur lui. Il se retourne et la fixe d’un regard terrible qui fige la créature.
La dragonne étire aussitôt ses ailes comme pour se protéger et recule dans son terrier, couvrant ses œufs de son corps immense et fort.
– Allons, allons… Pourquoi avoir si peur, Arisztid ? Il murmure, s’approche d’elle. La dragonne resserre ses ailes autour d’elle et pousse un feulement de peur. Tu veux me dévorer ? Alors fais-le.
La Magyar à pointe enfouit son museau chaud dans la terre comme pour demander pardon. Zélos ne dit rien. On ne peut rien laisser passer avec ce genre de bête, sans quoi elles finissent par vous dévorer tout entier. Lentement il tend sa main et caresse le museau brûlant de la bête.
– Ne me déçois pas, Arisztid. Je ne t’ai pas sauvé d’un cirque roumain pour ça. N’oublis jamais qui est ton Maître.
Elle ouvre lentement la gueule, lui dévoilant aussi bien ses longues canines mais aussi le fond de sa gorge. L’haleine est putride, un mélange de décomposition et de souffre. Zélos a un sourire et appuie légèrement sur ses écailles de cuivre. La dragonne referme sa gueule, ses ailes se dépliant lentement de nouveau, avec une certaine prudence. Auguszta, qui est perchée bien plus haut, regarde d’un œil curieux la scène sans s’en mêlée. Elle est comme un chat qui dominerait la scène. Féline et détachée.
Les deux finissent par suivre Zélos du regard quand il quitte l’enclos magique. Elles attendent quelques secondes, à l’affût, avant de bondir dans la caverne quand deux moutons paniqués entrent à leur tour.
Derrière la barrière, Zélos a un sourire en les entendant rugir.
Une telle bestialité, une telle cruauté – il y a de quoi sourire.




Comme un corbeau de mauvais augure, il a tout préparé, tout, même la calèche tirée par quatre magnifiques sombrals. Elle est de l’ère victorienne – il a du demandé la permission de Melania pour l’emprunter car c’est celle-là même que sa grand-mère utilisait jusqu’alors pour se rendre aux bals et aux nombreuses invitations qu’ils recevaient de leur temps. Car les Carrow ont toujours effrayé et c’eut toujours été « quelque chose » de les avoir, comme une attraction, des bêtes de foire. Des animaux civilisés mais dont on n’oublie jamais qu’ils gardent tout de leurs bas instincts.
Des Hydres fabuleuses et dangereuses.
Au bout de plusieurs minutes, il finit par se douter que quelque chose ne va pas et n’écoute que son instinct – comme à chaque fois. Il avance d’un pas, puis d’un autre. Sur le bout des pieds il pénètre dans la demeure, évite de faire craquer le planché. Il découvre petit à petit les quelques changements qui ont métamorphosé l’endroit, mais aussi les nouveaux décors, les cadavres froids. Ceux qui sont tout en bas sont déjà durs et ont déjà cette teinte terne, grisâtre, due au manque d’oxygénation de leur système sanguin.
Il avance jusqu’aux escaliers, repousse sur le côté le pauvre quidam qui n’a pas eu de chance, mais il n’est ni peiné ni dégoûté. Tout ça ne provoque en lui aucune émotion. Ni excitation, ni dégoût. Il est comme un homme qui marcherait sur un fil au-dessus d’un concert d’horreur. Il n’entend, il n’imagine que le son de leurs douces voix. Mélodie infernale. Qu’il est doux d’entendre le bruit des créatures de la nuit.
C’est avec un léger sourire coiffant son visage plein d’arrogance qu’il se plante devant la porte de la salle de bain. Ses phalanges effleurent le bois, alors que tout son corps est irrémédiablement attiré par l’endroit, par elle. Il ignore si elle y est vraiment, mais il ne doute pas longtemps en voyant le rouge du sang sur la poignée de la porte. Il toque. Une fois. Deux fois. Doux comme la lame d’une femme.
Finalement il finit par ouvrir et entre comme une ombre au sein de la pièce.
Elle apparaît devant lui, endormie dans son bain, ses cheveux blancs peints de sang. Elle est si belle, si douce, si pure, et pourtant si sale, si souillée. Zélos ne peut pas s’empêcher de se mordre délicatement la lèvre, comme un prédateur qui s’efforcerait de ne pas se jeter sur sa proie. Il referme plutôt derrière lui la porte dans un petit cliquetis métallique et approche à pas de loup. C’est ce qu’il est, mais à ne pas s’y méprendre, c’est ce qu’elle est aussi, baignant dans ce sang.
Il se fige un instant alors qu’elle s’éveille doucement de ses songes. Il n’a pas la capacité de son père à lire les esprits, mais il peut indéniablement lire que sa présence ne la dérange pas. Ce n’est pas lui qui la dérange. Le regard de Zélos se fait plus vicieux, à la façon des dragons qu’il couve jalousement le reste du temps.
– Je suis visiblement.. très en retard.
Le fils de Cadmos a un sourire amusé sur le coin des lèvres alors qu’il fait une petite révérence sans en dire plus. Il n’est pas là pour lui reprocher quoi que ce soit. Elle fait ce qu’elle veut. Elle fait tout ce qu’elle veut – quel mot a-t-il a dire à tout ça ? Il n’est qu’un acteur parmi les autres. Qui joue son rôle. Son rôle n’est pas de la fesser, ou seulement si elle le veut bien. Il avance, d’un pas, comme un serpent ses yeux clairs – hérités de sa mère – brillent.
– Ça... te dérangerait de te tourner ? Et de me passer la robe noire accrochée derrière la porte.
Il a une petite moue boudeuse, presque jaloux en voyant l’étendu sombre de sang sale et noirâtre.
– Ça me dérangerait de rater un tel spectacle, si je puis être honnête, il a un sourire amusé, se mord la lèvre comme si tout ça n’était qu’un jeu, et reprend : qui plus est, je pense qu’avant de s’habiller, il faut se rincer, Miss.
Il s’arrête juste à la hauteur de la baignoire et lui tend calmement sa main, comme pour l’aider à se relever. Le sang pèse bien plus lourd que l’eau – aussi bien en culpabilité qu’en sens premier du terme. Il est galant, Zélos, dans son costume qui le rendrait presque parfait pour la société. Un singe civilisé. Une hydre domestiquée ? Non, il lui manque quelque chose – un éclat authentique, une sincérité qui lui fait cruellement défaut.
Il sert doucement ses doigts entre les siens, la laisse émerger de la masse de ses crimes avant de la détailler d’un regard qui n’a rien de celui des autres hommes. Elle est belle, Nerissa Carrow, tout habillée de ses péchés et de ses délices cramoisis. Il a un petit rire d’ailleurs :
– Ça te fait une belle robe. Le rouge, c'est ta couleur.
Lentement, de son autre main, il approche ses doigts, lentement, pour ne pas la brusquer, pour qu’elle soit curieuse de son audace. Il les approche de plus en plus, jusqu’à effleurer son sein couvert d’une fine pellicule. Il se mord doucement la lèvre, ostensiblement. Il touche du bout de l’index l’arrondi parfait de sa peau, le fait lentement serpenter jusqu’à remonter vers sa clavicule et enfin le détache de sa peau pour venir le porter à ses lèvres et goutter le sang.
Il lève sur elle ses yeux clairs avec un sourire en coin.
– C’est meilleur quand c’est frais.
Il se recule d’un petit pas et la laisse se rincer alors qu’il va chercher sa robe noire, aussi galant qu’honnête le garçon – ou presque. Il a toujours sa langue sur ses lèvres qui passe, humecte, se remémore le goût particulier du sang mais surtout de sa peau. Il est amusé Zélos.
Cette soirée s’annonce parfaitement bien.

Quelle chose étrange qu'une famille ! Une réunion fortuite de gens étrangers, une association absurde. - Savinio



 Buried alive by the lies in their soul
Don't Get In My Way Cuz you don't want to come to meet the Reaper that awaits ©️ okinnel.


Parchemin envoyé Dim 24 Déc - 15:04

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R
obe liquide de pourpre sombre, robe rouge qui tranche avec le blanc de sa chevelure, colombe abimée par la douleur, qui suinte de violence et de mort. « Ça me dérangerait de rater un tel spectacle, si je puis être honnête » L’étendue bleue de son regard se pose sur le jeune homme avec curiosité. Elle ignore que penser de Zelos Carrow et elle n’a ainsi qu’une unique certitude : cette étrange confiance qu’elle lui a accordé dés le premier instant. « qui plus est, je pense qu’avant de s’habiller, il faut se rincer, Miss. » Cette main tendue, la sauvera-t-elle ou la fera-t-elle chuter plus bas encore ? De silence est la réponse, bien qu’elle ne le repousse pas - au contraire. Ses lèvres entrouvertes sont presque une invitation à des péchés dont elle n’a même pas conscience. « Ça te fait une belle robe. Le rouge, c'est ta couleur. » La tête se penche légèrement, poupée de porcelaine aux airs de fausse innocence, contradiction vivante qui se tient devant lui, presque sans honte un instant. Au contact elle n’a pourtant aucun frisson et soudain la vie s’éteint au fond des prunelles d’un océan abyssal. Un triste requiem que chante l’enveloppe charnelle qui ne ressent plus rien. Elle laisse l’épiderme à la merci de cette jeune hydre, sans crainte ni désir. Il goutte l’hémoglobine comme personne en dehors des Carrow ne sait le faire. « Serais-tu tombée sur le prince charmant trop tard, joli coeur ? » Elle tourne la tête vers le mur à sa gauche contre lequel est appuyée la silhouette paternelle, les bras croisés, un pied calé contre la tapisserie rongée par endroits. Rongée par la violence et l’ancienneté. « Le Prince charmant n’existe pas. » L’acidité de ses paroles s’échappe sans faire cas de la présence de Zelos. La colère teinte entièrement la chevelure d’un rouge intense, aussi vif que le coeur qui cogne brutalement dans sa poitrine, un instant de vie, juste un, qui s’éteint presque aussitôt. Elle entend ce rire moqueur qu’elle est la seule à percevoir, dévorée d’une folie qui grandit dans la solitude. Elle ravale sa salive comme elle ravale sa haine et sa peur. « C’est meilleur quand c’est frais. » Il l’arrache au tourbillon de ses remords de sa voix, il la ramène vers la réalité. Elle a beau effacer avec l’eau les traces de ce vers quoi elle a glissé, ça ne rallume aucune flamme, ça n’éclaire pas le frêle oiseau à l’agonie. Il est amusé, le père est un indécent observateur fruit de son passé et elle, elle n’est qu’une pauvre âme tourmentée.

D’un geste souple du poignet, la baguette en bois de vigne atterrit entre ses doigts. Ironie que de retrouver un bois si réactif entre les mains de celle qu’on a toujours dite sans talent, sans avenir et pourtant l’association semble si parfaite, symbiose idéale. Les reflets incarnats brillent à la lumière qui perce la pièce et s’associent au décor, elle fait tournoyer une partie du liquide qu’elle enferme dans un bocal posé près de la baignoire. Le reste s’écoule et se perd, comme si rien n’avait existé. Propre, elle s’extirpe vers la terre ferme, comme s’il n’était pas là pour percevoir sa peau mise à nue et lui tourne le dos pour enfiler les vêtements, finissant par la robe noire aux dentelles trop travaillées, sombre velours sur transparences scandaleuses qui s’étire jusqu’au sol, dégradé d’obscurité vers le pourpre. Elle garde ses cheveux blancs, elle conserve la coupe courte. Elle fait peut-être le choix d’être vraie pour Zelos. La semelle des escarpins tache le parquet qui absorbe le vermeil vital, magie dérangeante qui n’attire pas son attention - elle était là pour rendre aux lieux leur état d’origine, n’est-ce pas ? « Tu as l’air plus fréquentable que moi. » Un sourire malicieux sur le bord des lèvres tandis qu’elle se retourne vers lui. Elle lui a laissé voir la Marque apposée sur son avant-bras, elle lui a accordé quelque chose qu’elle cache, qu’elle n’a donné qu’à de rares privilégiés - presque qu’à son époux. Et désormais la dentelle couvre à nouveau le tatouage de soumission et le symbole, juste à l’intérieur de son poignet, celui de la Main.

« Que va dire Cadmos ? » Nerissa ne veut pas le contrarier, elle ne veut pas le décevoir. Il n’avait pas l’air contre la proposition de Zelos mais elle n’a jamais su lire l’esprit de son oncle et il est pour elle ce que son père n’a jamais été - le protecteur, l’affection, le dernier fil d’un patronus mourant. Elle ouvre la porte de la salle de bains et claque des doigts. La petite silhouette s’extirpe d’un coin d’ombre. « Elpis. » L’elfe baisse les yeux. « Oui maîtresse ? » Nerissa enjambe le premier cadavre du couloir. « Range tout ce désordre à la cave, s’il te plait. » La créature s’exécute sans aucune résistance. La sorcière est polie avec sa servante, entre douceur et exigence. L’elfe de Gideon lui est si dévoué qu’elle n’y accorde aucune confiance, poussant le vice jusqu’à se construire un cocon bien à elle où rien ne peut lui résister, lui donner d’ordre, avoir des attentes. « Tu ne crains pas les murmures, Zelos ? Ces filles de bonnes familles qui murmurent, qui soufflent d’avance que tu traines avec une mauvaise épouse aux racines si pourries qu’elle ne donne aucun fruit ? » C’est ce qu’on attend d’un mariage, des héritiers, et la maison Peverell en a plus besoin que jamais, toujours déchirée. « Je ne suis une Carrow que lorsque ça les arrange, pour cracher au vice, à l’inceste latent. » Ca a l’air de l’amuser, un masque de jeu qui dissimule la plus profonde de toutes ses blessures. « On peut presque les entendre dire que je délaisse mon mari depuis des semaines pour me rapprocher de mon cousin. » Et que ce soit faux, la société s’en fiche, la société aime cracher, critiquer, se croire meilleure. Elle attrape son manteau couleur de nuit où est encore accrochée la broche aux trois têtes de dragon dont l’argent est finement travaillé. Aucune hydre dans le décor, elle y préfère la force brute des dragons, le souffle chaud, la brûlure impitoyable. Et que sont ces créatures sinon des hydres défaites du milieu marin ? L’inconscient parle toujours derrière ses choix. Le sol tremble quelques secondes, l’oblige à s’attraper à un meuble. Ca ne dure pas, juste le temps pour qu’un mur récupère ses pierres manquantes un clignement d’yeux plus tôt. « Où m’emmenez-vous, monsieur Carrow ? » L’interrogation est rapidement suivie par une autre question, sur un ton plus doux, sur le timbre d’une tendre confidence. « Quel masque vas-tu porter ? » Elle n’effleure qu’à peine qui il est, pourtant derrière le vide - ou le trop plein provoqué par la saveur des meurtres - s’éveille une drôle d’affection pour cet homme étrange.   

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Parchemin envoyé Jeu 4 Jan - 22:25

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Requiem
Nerissa & Zélos


– Le Prince charmant n’existe pas.
Il a un sourire amusé :
– Je n’ai rien d’un Prince.
Il ne sait pas vraiment pourquoi elle dit ça, surtout à son propre cousin qui tente déjà le jeu des diables libidineux, mais il ne lui fait pas davantage de remarque. Il préfère de loin se concentrer sur cet épiderme qui frissonne, sur ce sang qui refroidit sur le bout de ses lèvres. Il y goûte simplement, le regard sur elle, ignorant toute autre présence qu’il ne verrait de toute façon pas. Ses démons à lui n’ont jamais été charnels. Sa cervelle lui sert d’enclume.
– C’est meilleur quand c’est frais, fait-il remarquer, capturant de nouveau l’attention de la jeune femme.
Elle lui rend son regard, alors que l’eau élimine petit à petit tous les péchés. Ils ruissèlent le long de ses courbes blanches qu’il observe, sans un mot, sans un geste. Comme s’il découvrait une cascade furieuse et qu’il était ébloui pour la première fois par cette beauté à la fois douce et sauvage. C’est ce qu’il préfère chez les femmes, ce qu’il goûte parfois quand les nuits sont trop longues en solitaire. Il n’est pas aussi regardant que Cadmos. Il lui ait peut-être arrivé de toucher à une moldue qui se prenait pour une déesse, une fille de mauvais genre, une indomptable.
Une brune. Il préfère les brunes, mais la blancheur immaculée de la chevelure de sa cousine a quelque part un charme surnaturel. Agréable. Si on lui demande, il mettra ça que sa ressemblance frappante avec son arrière-grand-père.
Il la laisse finir sans plus la déranger, réajustant autour de son col son magnifique petit nœud papillon. Il en est fier, parce qu’avec tout l’apparat dont il s’est doté, il a l’impression d’être une sorte de singe savant. Un animal muselé par les habits, mais dont l’instinct est toujours là, rampant. Le moindre détail le trahirait – son regard seulement, son sourire surtout, voilà ce qui le trahissent aisément aux yeux des bonnes âmes. Personne, avec un sourire pareil, ne peut être un brave.
Zélos n’est pas brave.
– Tu as l’air plus fréquentable que moi.
Il a un petit rire alors qu’elle lui fait face et ose même faire une révérence, entrevoyant du coin de l’œil la marque qui décore son avant-bras. La même qui décore la sienne, bien cachée par le tissu élégant de son veston et de sa chemise.
– Tu sais ce qu’on dit ; les apparences sont trompeuses, pour ne pas dire… mortelles.
Son visage est fendu par un sourire qui n’a rien de bon, mais il disparaît bien vite pour laisser à ce minois de gringalet un air désinvolte, mais pas méchant. Zélos n’est pas méchant – pas selon les critères de sa famille du moins. Il est tout le reste cependant. Violent, acharné, rancunier, sadique. Masochiste, aussi. Ce n’est pas hérité de son père ça non plus, mais il a toujours eu un petit quelque chose pour ce qui le broie sur place. Une maladie rampante qui prend de nombreuses apparences, comme l’odeur de tabac froid sur ses lèvres, ses pupilles dilatées par les excès ou encore simplement cet air qui ne cherche qu’à se faire battre.
– Que va dire Cadmos ?
Il ne répond pas. Il ignore totalement ce qu’en pense son père, mais il sait que si Cadmos ne voulait pas avoir « ce genre d’affaire » sur les bras, il se serait depuis longtemps présenté devant son fils et l’aurait mis en garde. Il n’a rien fait de tout ça. Il est occupé, en ce moment, Zélos le sait, il le sent. Il sent ces choses-là, plus facilement que les autres. Un instinct hors du commun. Peut-être parce qu’il est le fils d’une voyante et d’un legilimens. Peut-être parce qu’il n’est qu’une horrible petite fouine.
– Si cela lui déplaît, tu pourras toujours dire que j’ai été le vilain serpent te proposant la pomme. Il ne le croira peut-être pas, mais il fera semblant, comme il le fait si bien.
Il n’accuse pas son père, mais son ton est légèrement dur. Comme un coup de fouet. Il est vrai que souvent Cadmos fait semblant de ne pas savoir, se mure dans son silence et vaque à ses occupations, pour ne pas « avoir à faire attention ». Il sait que son fils a une vie de dépravé, il sait mieux que personne ce qui parfois, certaines nuits, le hante. Ses pensées obscures, ses péchés pervers, ses rires obscènes. Il sait.
Mais il n’en a jamais rien dit, sinon il serait sans doute déjà à Sainte Mangouste à se faire soigner à coup de petites décharges dans le lobe frontal pour calmer ces résurgences qui n’en finissent plus de le broyer de toute part.
Sans plus y penser, il suit finalement la demoiselle, comme une ombre. Son habit et ses cheveux le rendent si peu visibles au milieu du Manoir éteint qu’il imagine bien un instant que même l’elfe ne l’a pas vu, mais même si cette petite chose l’a vu, qu’importe. Il ne s’en inquiète pas. Il n’a rien à se reprocher, pas vrai ? Il sort petit à petit, passant à la droite de Nerissa, revenant à sa hauteur dans le couloir.
– Tu ne crains pas les murmures, Zelos ? Ces filles de bonnes familles qui murmurent, qui soufflent d’avance que tu traînes avec une mauvaise épouse aux racines si pourries qu’elle ne donne aucun fruit ?
Il lui jette un regard en coin, haussant un sourcil curieux, mais pas agacé, ni surpris. Les murmures, ils l’ont toujours suivi, d’aussi loin qu’il s’en souvienne. Il a toujours été « le fils de ». Même encore à l’heure actuelle, il lui est difficile de s’imposer autrement que de par son nom.
Parce qu’il le garde et le protège.
– Je ne suis une Carrow que lorsque ça les arrange, pour cracher au vice, à l’inceste latent. On peut presque les entendre dire que je délaisse mon mari depuis des semaines pour me rapprocher de mon cousin.
Là, il ose un petit rire parce que la société l’amuse. Leur moral surtout. Si pleine de bon sens, si bourrée de bonnes volontés, mais jamais vraiment cohérente.
– Je crois qu’il existe des choses bien plus terribles dans la vie que deux êtres qui s’aimeraient assez follement pour outrepasser la loi des hommes – et je dis bien des hommes, car je n’ai jamais vu aucune interdiction naturelle à ce que nous avons jadis commis comme péché. Il marque une pause, attrapant doucement la main de la jeune femme, prêt à descendre les escaliers maintenant qu’elle a mis son manteau : Je crois aussi que les riches et les nobles perdent beaucoup de temps à parler des autres pour oublier leur propre existence, si absurde et si pénible, qu’il faut bien au moins inventer les histoires les plus sordides qu’ils peuvent s’imaginer pour s’égarer un moment de leur propre médiocrité. Il a un sourire, doux, embrassant doucement sa main : Ils oublient que le meilleur des remèdes, la plus belle des catharsis, reste le théâtre, l’imaginaire. S’ils allaient plus souvent à l’Opéra, ils auraient peut-être des histoires bien plus funestes à raconter, que de pâles cauchemars d’enfants n’ayant jamais rien vécu de cruel.
Un moment, le Manoir tremble tout entier. Si Nerissa se rattrape à un meuble, Zélos reste parfaitement immobile. Ses jambes suivent avec une certaine aisance, une souplesse même surnaturelle, le jeu des planches qui se remettent petit à petit en place, comme le squelette d’un immense animal qui se soignerait à force de regrets.
– Où m’emmenez-vous, monsieur Carrow ? Quel masque vas-tu porter ?
Il tient doucement ses doigts autour des siens, et répond avec la malice qui lui va si bien :
– Je peux être n’importe lequel de tes princes, de tes cauchemars, de tes exploits, de tes défaites.
Il n’est pas métamorphomage comme elle, mais un excellent comédien. Il fait un pas, pour voir si elle le suit, puis un autre et un autre encore pour la guider vers le bas des escaliers. Il tient toujours d’une façon délicate ses phalanges, sans les serrer vraiment, sans les lâcher non plus. Comme on tiendrait une plume d’ange de peur de la salir.
– Mais ce soir, je ne serais rien de plus que d’habitude. Il descend la dernière marche, le regard déjà sur la porte devant laquelle attends la diligence : Nous allons voir une rare représentation d’Agatha, d’une française - Duras, quelque chose comme ça - une femme un peu étrange qu’on ne connaît pas chez les sorciers, mais elle a le don de tout mettre en exergue en un ou deux mots seulement. Les peines, les absences, les départs.
Il sourit, parce que pour lui, c’est ce qu’il y a de plus beau dans la vie, la douleur.
Sans douleur, plus de vie.

Quelle chose étrange qu'une famille ! Une réunion fortuite de gens étrangers, une association absurde. - Savinio



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Don't Get In My Way Cuz you don't want to come to meet the Reaper that awaits ©️ okinnel.


Parchemin envoyé Ven 5 Jan - 15:13

- I am Allegiant, and I like it. -
Je suis : Wicked Witch. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 09/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 144 hiboux. J’incarne : Emilia Clarke. , et l’avatar que je porte a été créé par : (c) avatar by Lux Aeterna, Gorgeousmali & Texas-Flood. Ship Nerisson by Gallifreys. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Erzsébet Rackharrow Je parle en : #765C81



Je suis âgé de : 26 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Oubliator et chargée d'interrogatoire au sein des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : je suis mariée à Gideon Peverell, troisième victime de la persistance parentale. Diable, s'il savait ce qu'il est arrivé aux autres.
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Fais-moi sourire au beau milieu d'un requiem.
« Will you take me to paradise ? With you nothing ever dies. You take my smile and make it bright Before the night erase the light »

E
lle l’observe sourire, désarmée. Il lui prouve combien les apparences sont trompeuses et comment le nier ? Elle a l’essence magique ancrée dans l’épiderme, un talent qui lui permet d’être qui elle veut mais pas toujours ce qu’elle voudrait vraiment. Cadmos savait lire, elle n’avait finalement que très peu besoin de mots avec son oncle quand, avec Zelos, elle avait l’impression d’en manquer, de ne pas être dotée d’assez de culture. Gideon lui avait fait cet effet également, puis elle avait été déçue en réalisant que malgré toute son intelligence, le professeur ne pouvait pas la comprendre. Elle n’avait pas savouré la transgression bien longtemps, mariée à celui qui lui avait enseigné, à Poudlard, et qui l’avait oubliée. Elle n’était pas bien marquante, trop insignifiante. Il n’aimait que les femmes brillantes, se disait-elle. Et elle ne l’était pas. « Si cela lui déplaît, tu pourras toujours dire que j’ai été le vilain serpent te proposant la pomme. Il ne le croira peut-être pas, mais il fera semblant, comme il le fait si bien. » L’ombre d’un pauvre sourire se dessine sur les lèvres, une triste obscurité passe dans son regard. « Il n’a probablement pas toujours le choix.. » Fermer les yeux, c’est aussi survivre. Détourner le regard, c’est éviter certaines plaies - et en ouvrir d’autres. Mais elle chasse cette idée, elle n’a pas envie de s’interroger sur ce qui motive Cadmos Carrow, quelque chose lui dit que c’est trop sombre, que c’est un terrain plus que glissant. « Je crois qu’il existe des choses bien plus terribles dans la vie que deux êtres qui s’aimeraient assez follement pour outrepasser la loi des hommes – et je dis bien des hommes, car je n’ai jamais vu aucune interdiction naturelle à ce que nous avons jadis commis comme péché. » Il ne le fait pas exprès pourtant par ces paroles, il entaille l’équilibre, rouvre ses interrogations, ses erreurs, ses peurs enfouies. Deux êtres qui s’aimeraient assez follement pour outrepasser la loi des hommes. Le regard bleu prend la teinte mauve d’une certaine mélancolie. Nerissa l’a cherché en lui demandant s’il ne craint pas les murmures mais elle ne s’attendait pas à une telle réponse. Elle lui laisse sa main, sans reculer, sans méfiance aucune. Il répare et brise à la fois, impossible dualité. Qui pouvait désormais se vanter de s’autoriser les contacts sans qu’elle ne plante sa dague en plein coeur, après tout ? Elle devrait être morte. Elle devrait faire partie de ces cadavres qu’elle dissimulait à la cave, abandonnée dans son propre sang, à son erreur. La malice n’est-elle pas le meilleur des masques ?

« Je peux être n’importe lequel de tes princes, de tes cauchemars, de tes exploits, de tes défaites. » Elle a un bref rire amer. « Il y’a trop de défaites, tu ne pourrais pas choisir. » Elle le suit, ne résiste jamais. A quoi bon ? Que pourrait-il faire qu’on ne lui a pas déjà fait ? « Mais ce soir, je ne serais rien de plus que d’habitude. » Elle ne connait pas la pièce dont il parle, ça n’a rien d’étonnant, elle n’a approche les ouvrages qu’à Poudlard puis auprès des Peverell, sa vie jalonnée de l’idée qu’une femme n’est rien d’autre qu’une marchandise à laquelle apprendre est inutile, car après tout Arges le savait, plus on offrait à une fille, plus elle risquait de se rebeller. L’idée de révolte de Nerissa n’était née qu’une fois ses ASPICS obtenus et si il était encore vivant, l’homme n’aurait pas démordu de son préjugé. C’est à Aella que Nerissa devait son apprentissage, unique exigence de la mère, unique demande insistante dont la petite n’avait jamais rien su. Pourquoi un homme devrait-il céder à une femme, après tout, mh ?

Elle s’attend à devoir transplaner, une fois à l’extérieur. La surprise est indéniable lorsqu’elle constate qu’il a tout prévu, cependant un détail lui fait froncer les sourcils : les Sombrals. L’hilarité irrite ses oreilles, encore une fois elle tourne la tête vers la silhouette qui n’est visible qu’à ses yeux. « Il est doué, ce gosse. Combien de temps avant que tu craques ? Tu devrais t’avouer que tu as aimé ça. Les autres ne peuvent pas te comprendre. » Il n’est qu’une manifestation de ses peurs, de ses remords, de ses regrets. Il ne dit pas toujours des vérités et à la fois, pas toujours des mensonges, flottant entre l’inconscient et les réalités trop douloureuses. Nerissa ne dit rien, elle ne saurait pas comment répondre, elle préfère s’approcher des créatures rachitiques, doucement. Il n’y’a plus aucune brutalité ou tension quand les doigts s’approchent, sans toucher, comme une caresse invisible dans le vide, non loin de la surface mais sans imposer le toucher. « Je me souviens avoir appris le sortilège du Patronus. J’ai eu beaucoup de mal, c’est un acte magique trop compliqué. » Elle a l’air pensive, la confidence assez rare pour ne pas vraiment regarder Zelos. « Et je crois que je l’ai fait pour prouver que je n’étais pas si incompétente ; mais là n’est pas la question. » Le ton est doux comme une plume délicate qui se pose entre eux. Une plume noircie de peines. « Un Abraxan. Il n’y’avait que le souvenir de Cadmos pour éveiller du positif. » L’ombre protectrice bien que distante, la seule personne qui ne la regardait pas comme un échec, qui lui avait permis de puiser un peu d’assurance, juste assez pour faire apparaître cette forme surprenante, une seule fois. Qu’avait-elle en commun avec un cheval ailé aussi clair que robuste ? Sa résistance aux années de sévices, sans doute. « Il s’est changé en Sombral ensuite. » Une forme pour le moins rare puisqu’on dit qu’il s’agit là du signe d’un caractère atypique, fruit indéniable de la division de sa personnalité. « Il n’en reste plus rien. » Rien sinon son affection pour cet animal auquel elle s’identifie sans mal. Ils ont la réputation de porter malheur, messagers de mort, de mauvaise augure, mal jugés, parfois chassés, toujours craints malgré le fait qu’ils sont généralement inoffensifs. « Tu as du goût. » Les prunelles retrouvent celles du jeune homme. « Tu m’aiderais à rendre à cet endroit l’aspect qu’il mérite ? » Elle ose la demande alors même qu’elle déteste demander de l’aide, peut-être par fierté ou peur d’être délaissée. Elle n’a pas l’impression que Zelos est le genre d’homme à laisser un projet inachevé ; elle peut faire erreur. « Je t’aime bien et si je ne survis pas à mon mariage, j’apprécierais que tu sois là.. » Pour la connaître avant la Faucheuse, pour terminer ce qu’elle a commencé et, par dessus tout, pour ne pas l’oublier, l’effacer. « Même si tu n’as aucune raison d’accepter. » Un petit sourire en coin se dessine, à peine perceptible. Aucune raison, en effet, ils ne sont que des inconnus.   

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We are all searching for someone whose demons play well with ours. ≤ I feel it burning through my veins, It's driving me insane The fever is rising, I'm going under Memories flash before my eyes. I'm losing time, The poison is killing me.

—. City of the Dead


Parchemin envoyé Ven 5 Jan - 17:51

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Je suis : Sha , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 17/10/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 170 hiboux. J’incarne : Christian Bale , et l’avatar que je porte a été créé par : Eden Memories . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Loveleen & Ashlynn Je parle en : #4A5749



Je suis âgé de : 47 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : fournisseur d'Inferi pour le Ministère. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : marié à Cassiopée Carrow, pour le meilleur et bien sûr pour le pire. Champ Libre :

Dossiers du ministère
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Requiem
Nerissa & Zélos

– Il n’a probablement pas toujours le choix..
– De nos jours, qui l’a ?
Il s’amuse doucement, fixant devant lui avec un sourire alors qu’elle ferme les yeux, accablée de souffrance. Un drôle de spectacle que les deux corbeaux sur les marches, mains dans la main, distants et pourtant si proches à la fois. Il a la voix rauque et grave de son père, ou presque – il y a quelque chose de chaud dans les vocalises de Zélos, quelque chose qui assure et rassure, sans faire peur. Cadmos a toujours été effrayant. Zélos a toujours été d’apparence charmante. Un beau visage qu’il a dû hériter des Macnair, quoi qu’il est bien trop ténébreux pour eux. Il a un physique atypique, rudement ciselé dans l’ébène. Ses muscles comme ses mâchoires sont des dessins d’ange à dessein de diable.
Il est fait tout de noir, alors qu’elle, à côté, semble faite tout de blanc. Ses habits n’arrivent pas à entacher la pureté de sa couronne, halo lumineux qui met un peu de chaleur entre eux. Sans ça, ils ne seraient que deux trous noirs perdus au milieu de la galaxie, à se demander lequel des deux engloutira l’autre.
– Il y’a trop de défaites, tu ne pourrais pas choisir.
Il sourit, d’un sourire léger pour mieux contraster avec toute la gravité de ses mots. Donner de l’importance aux défaites, c’est une bonne chose. Phobos lui avait toujours dit, malgré le fait qu’il fût acariâtre et mauvais comme la teigne, qu’il n’existait rien de tel qu’un échec. Ce n’était jamais un échec si on était vivant – c’était une leçon, et il n’y avait rien de mieux qu’une bonne leçon dans la vie. Il en avait fait son crédo. Il en avait donné des vertes et de pas mûres à ses trois fils, et plus tard à ses petits-fils. Son sang entier était un champ de leçon apprise à coup de fouet, au goût de sang.
Délicieuses leçons.
– Je préfère avoir l’embarras du choix alors. Ça laisse croire qu’il existe une quelconque liberté ici-bas.
Le visage clair de Zélos est fendu d’un tel sourire que l’on croirait qu’il aime la vie. En réalité, c’est faux. Il la déteste. Il la déteste parce qu’il n’est esclave que de choses, de circonstances qu’il n’a pas voulu. A-t-il un jour désiré naître dans ce corps qu’il a jadis trouvé rachitique et malingre ? Non. A-t-il désiré naître avec ce sang noir comme des plumes de corbeaux ? Non. A-t-il désiré ne jamais rien ressentir ou bien trop aimer ? Certainement pas.
En bas des marches, il relâche doucement les doigts de la demoiselle, la libère – elle le suivra jusqu’au théâtre, là encore, le sentiment de liberté n’est qu’une illusion. Le monde entier est une illusion.
Face aux sombrals, les cheveux toujours merveilleusement blancs, il admire en seigneur silencieux le spectacle. Ce n’est pas mieux qu’une pièce de théâtre, mais il y a une certaine élégance, une certaine esthétique. Il croise les bras ; le froid le saisit, mais pas assez pour qu’il tremble.
– Je me souviens avoir appris le sortilège du Patronus. J’ai eu beaucoup de mal, c’est un acte magique trop compliqué. Et je crois que je l’ai fait pour prouver que je n’étais pas si incompétente ; mais là n’est pas la question.
Il a un sourire doux, doux comme une plume, alors qu’il descend les deux dernières marches, s’attardant un instant derrière elle, à quelques pas. Il préfère la distance entre eux, parce que de trop près, elle se rendrait rapidement compte que derrière ce masque de chair, il n’est qu’un homme parmi les autres. Un comédien de plus. Un comédien raté au masque de fêlé.
– Un Abraxan. Il n’y’avait que le souvenir de Cadmos pour éveiller du positif.
Le premier fils imagine très bien. Lui n’a jamais eu de difficulté à former son patronus. Il faut dire qu’il n’a jamais été bien malheureux. Il n’a pas vécu comme les autres enfants, d’amour et d’eau fraîche, de douceur sucrée et de caresses, mais il a été aimé et choyé. Il a connu les nuits d’orage à se blottir contre sa mère, les longues balades macabres avec son père où la pêche se finissait par les sanglots d’une sirène. Il se souvient, il a aimé, il aime encore. En lui il y a cette nostalgie qui habite tous les hommes, cette mélancolie de l’adulte, celui qui a perdu son enfance. Il n’y aura plus jamais de Zélos tenant la main de son père en découvrant avec émerveillement les floraisons funèbres qui ornent les cyprès de l’entrée ; ces pendus qui ont jadis blasphémé et qui ont été puni.
– Il s’est changé en Sombral ensuite.
Il observe de loin les chevaux ; les quatre sombrals sont calmes. Ils ont bon caractère – ceux sont de Melania. Ils ont l’air si fragile en apparence.
– Il n’en reste plus rien.
– Il en reste quelque chose… sous les cendres, il reste toujours quelques débris.
Du Manoir comme des œufs de dragon qu’il couve avec tendresse, il s’y connaît en cendre. Il a longtemps eu les mains noires, mais contrairement à son père, toujours de manières éphémères, à force de plonger ses phalanges avides dans les poussières de bois brûlées pour dénicher un ou deux œufs. Il a été braconnier plus jeune, en Roumanie un moment, en Hongrie une autre année. Il est revenu parce qu’il n’avait pas d’autres choses à faire, avec de « nouveaux amis ».
Quand elle se retourne vers lui, il a un sourire en se disant qu’il n’a finalement pas tant perdu que ça à revenir en Angleterre. Il y a un quelque chose d’agréable à être ici.
– Tu m’aiderais à rendre à cet endroit l’aspect qu’il mérite ? Je t’aime bien et si je ne survis pas à mon mariage, j’apprécierais que tu sois là…
Il laisse en suspens sa réponse, son esprit venant vagabonder. Il n’est pas Cadmos pour avoir la capacité de deviner ce qu’elle entend par là. Il ne connaît rien, ou presque, de sa relation avec Gideon. Il se souvient avoir été à l’école un élève brillant, mais toujours insolent. Aujourd’hui encore, son sourire désinvolte en dit long sur cette vive intelligence qui l’habite, si mal exploitée.
– Même si tu n’as aucune raison d’accepter.
– Je n’ai aucune raison de ne pas accepter.
Il approche, ouvre cette fois la porte du carrosse qui dévoile un intérieur chic et luxueux. Des crânes en os véritables – humains – décorent ici et là les encadrements de la porte. Les deux banquettes sont faites d’un velours noir chaud et parfaitement lisse alors que les fenêtres sont décorées de drapées rouges brodées d’or. On ne peut pas faire beaucoup plus stéréotyper, mais Melania Carrow avait toujours eu à cœur de faire comme bon lui semblait, quoi qu’en dise ou en pense la plèbe. Que la populace critique donc les plumes de corbeaux qui piquaient, ici et là, les arabesques dessinées et gravées à même les portes, qu’elle critique bien tout le reste – ça signifiait qu’au moins, ils leur reconnaissaient un charme atypique.
– Je suis même plutôt flatté que tu penses à moi, mais j’aimerais mieux que tu penses à moi tout en imaginant rester vivante. Je n’ai rien contre les morts, mais ils font moins bien la conversation.
Il a un petit sourire espiègle alors qu’il l’aide à grimper dans le carrosse, montant à son tour. Par politesse, il s’installe en face d’elle, rabattant sur ses hanches sa veste afin qu’elle ne craque pas. Il referme derrière lui la portière alors qu’un visage d’un bleu translucide apparaît à travers le fond de la diligence. Quelques flammes bleues sont apparues au niveau de ses mèches brunes bien coiffées, détournant un instant le regard de ce visage disgracieux. Un strabisme affreux l’enlaidit en effet, de même qu’une vilaine cicatrice qui lui parcourt la joue gauche.
– Où allons-nous ?
– Jusqu’au Beffroi. Nous sommes en avance, alors sois doux sur les secousses.
– A vot’ordre, Monsieur.
Comme il dit ça, le fantôme attrape le haut de son crâne et le décolle, laissant apparaître un cerveau gluant mais toujours incroyablement bien constitué. La chaire fantomatique a un quelque chose d’assez étonnant. Il finit par recoller son scalpe sur le haut de son crâne, l’ajuster d’un petit coup de poignet et enfin il se retire du bois. De l’intérieure de la cabine, on entend le claquement des rennes. Les sombrals déploient leurs ailes et s’envolent enfin, entraînant par magie le carrosse à sa suite.
– Il s’agit de Calum. C’est un fantôme qui appartient à la famille. Un petit silence s’installe, avec qu’il a un sourire : Son histoire est longue et fort peu intéressante. Dis-toi simplement qu’il était domestique fut une époque, et qu’il a été maudit par Cixilie Carrow, une de nos grandes aïeules, sa maîtresse. La légende veut qu’au moment de le tuer, elle lui cria qu’il lui devait obéissance pour l’éternité.
Un petit silence s’installe, alors que Zélos sourit, amusé. Il n’avait jamais été vraiment certain que la légende de Calum était véridique, mais déjà à l’époque, Phobos se l’était faite raconter par son propre père qui la tenait lui-même de son père. On ignorait de quand datait cette malédiction, mais Calum avait un fort accent écossais, presque picte. Cixilie n’était notée sur aucun arbre généalogique, mais il y avait eu un temps où les vieilles filles n’avaient pas eu leur place sur les branches réjouissantes de leurs généalogies. Elle n’avait pas dû avoir de frère ou de cousin à son goût.
Il attendit quelques secondes, avant de reprendre, se détendant légèrement dans le carrosse :
– Mon patronus est un dragon. Il y a un petit silence ensuite, pendant lequel il cherche à deviner la réaction de la jeune femme, puis il continue enfin : C’est un peu idiot quand on y pense, parce que c’est aussi mon épouvantard. Il y a des choses sur cette terre, dans nos existences, qui dépassent toute compréhension, toute cohérence. Elles sont, parce qu’elles doivent être. Nous sommes, parce que nous devons être.
Lentement, il se penche en avant, attrape entre ses doigts entre ses mains. Il effleure le revers de sa main du pouce, calmement, sans la presser, sans se presser. Il est doux, comme on le serait avec une sœur si seulement il en avait une.
– Un vieil homme sénile mais très intelligent, il sourit en disant cela, a dit un jour que la vie, ce n’était pas d’attendre que les orages passent, mais d’apprendre à danser sous la pluie. Il la darde d’un regard certain : Si je t’aide à redonner ce « mérite » perdu à ton manoir, je veux au moins que tu me promettes que tu ne feras pas l’erreur des fous, à savoir croire que l’on peut tout gommer sous prétexte que c’est du passé.
Il a l’air sérieux quand il le dit. Il ne s’intéresse pas vraiment aux choses du passé, mais il fait au plus profond de lui que ce sont la somme de toutes ses petites choses qui le compose et l’ont construit.

Les blessures se cicatrisent, mais les cicatrices continuent de grandir avec nous. - Stanislaw Lec



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Parchemin envoyé Ven 5 Jan - 23:33

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« Will you take me to paradise ? With you nothing ever dies. You take my smile and make it bright Before the night erase the light »

D
e cendres semble faite la vie de Nerissa, un tapis de poussières fumantes qui refusent d’éteindre une braise latente et trop lointaine, lui paraissant ainsi hors d’atteinte. Il dit n’avoir aucune raison de lui refuser son aide et de prime abord, elle ne donne pas l’impression d’avoir entendu, d’avoir l’intention de répondre - en réalité, elle réfléchit. « Je suis même plutôt flatté que tu penses à moi, mais j’aimerais mieux que tu penses à moi tout en imaginant rester vivante. » Il ne sait pas. Elle oublie souvent que tout le monde n’est pas son oncle et que même ses héritiers ne peuvent pas lire en elle comme dans un livre ouvert, exposée de la chair aux tréfonds de l’âme. « Je n’ai rien contre les morts, mais ils font moins bien la conversation. » Elle a un sourire, un vrai, sincèrement amusé. Un quelque chose qui éclaire, qui illumine l’ombre de regrets qu’elle peut être. En montant dans le carrosse, elle écarte un instant l’existence du monde, observatrice contemplative. Il y’a une sorte de luxe dans le décor, un peu de mort dans ces crânes que son oeil reconnait véritables sans en être effrayée - elle a fini de rejeter ses origines en réalisant que même les lignées appréciées peuvent avoir leur aspect monstrueux. Elle est peut-être un monstre dissonant mais eux sont les hypocrites masques de bienséance tachés du vert de la jalousie. Cela lui fait simplement encore trop mal pour l’assimiler pleinement et ne plus avoir souffrir devant le reflet de ses horreurs. Je ne suis pas comme vous. Non, elle est une funambule prête à tomber dans les eaux noires de ses origines. Bientôt soufflerait aisément Eris si elle était encore aussi distincte qu’autrefois.

Nerissa décroche ses prunelles des plumes disséminées avec application, les pose sur le visage translucide qui s’impose sans l’effrayer, un peu surprise mais pas ébranlée. Elle penche légèrement le visage, observant l’être fantomatique avec curiosité. Il y’a un peu de tragique dans ce qui abîme le visage et un brin de comique dans le contraste entre sa diction et ses cheveux bien coiffés. Elle aurait voulu faire une peinture de cette scène, de l’épiderme ectoplasmique et de ce cerveau si bien conservé. Il lui manquerait un appareil photo moldu, qui fixe l’image sans la faire bouger parce qu’elle n’est pas douée pour la peinture. Elle est plus talentueuse lorsqu’il s’agit d’associer le morbide à l’esthétique, de créer la scène d’un crime plus ou moins brutal. Elle se souvient du rouge sur le tapis de sa chambre. Il y’a sa pensine qui renferme avec délice les instants de vie bien qu’elle ne puisse en tirer aucun effet pictural, magie trop vaste, privant d’une distance nécessaire à tout art. Elle aime collectionner, l’agonisante colombe. « Il s’agit de Calum. » Patiemment, elle attend qu’il rompe une nouvelle fois le silence, elle sent qu’il va le faire. Zélos Carrow sait raconter les histoires. Pas comme Gideon dont la précision historique relève du savoir. Non, Zélos est un conteur, quelqu’un capable de l’arracher au réel pour la plonger dans une sorte de mythe ou dans une pièce fascinante. Il captive, peut-être grâce au timbre de sa voix, peut-être parce qu’il est fait pour cela. « Je ne connais pas cette famille. » Avoue-t-elle, s’en excluant par automatisme. Ni Carrow ni Peverell. Ni morte ni vivante. « Les légendes et les traditions m’échappent.. les règlements aussi mais je crois que tu as déjà constaté ce dernier point. » La petite réunion chez Cadmos avait été pour le moins révélatrice. Un pauvre sourire renaît, loin d’être aussi lumineux qu’à ses traits d’humour. « Je suis désolée de ne rien avoir à partager avec toi sur ce sujet. » Elle s’excuserait presque d’être née mais son père est mort, sa mère aussi, il n’y a plus personne qu’elle puisse réellement encombrer.

« Mon patronus est un dragon. » Elle semble le contempler à son tour. Elle scrute ce corps qui lui fait face, oublie la décence ou la timidité pour détailler les traits, sans esquisser le moindre mouvement. Le dragon aussi est un patronus qui exprime une originalité, un décalage avec la société. Une force indéniable, une forme d’élégance aussi. Nature sauvage et indomptable. Il évoque son Epouvantard, identique et elle essaye de se souvenir ce qu’était le sien. Il y’a un long moment de mutisme tandis qu’elle cherche à décrypter les fragments éparpillés qui forment son passé. Il est sage, Zélos Carrow. Un peu dramatique, aussi. « Nous sommes, parce que nous devons être. » Elle lui abandonne encore ses doigts, poupée fragile pleine de cicatrices invisibles à qui ne sait pas lire dans ses yeux bleus. Il est doux, elle n’a plus l’habitude de la douceur, elle s’en méfie même car son mariage aurait dû en être brodé. Et elle en a déchiré les dorures, on ne lui tatouera pas d’avenir sur le corps alangui - le sien est endoloris, anesthésié. « Si je t’aide à redonner ce « mérite » perdu à ton manoir, je veux au moins que tu me promettes que tu ne feras pas l’erreur des fous, à savoir croire que l’on peut tout gommer sous prétexte que c’est du passé. » Le sourire qui dévoile ses dents est différent, il n’est pas celui de la douce colombe, s’étirant avec un charme mauvais, velours ensanglanté. Il n’y’a que les prunelles qui se teintent d’une noirceur nouvelle quand la chevelure conserve son aspect immaculé - quelque chose a changé dans ce que Nerissa appelle encore malédiction. « La Faucheuse efface tout, Trésor. Elle enlace toutes les âmes, les emprisonne dans ses bras glacés et les vivants tournent la page. Mais toi, tu n’es pas vraiment vivant, n’est-ce pas ? » Ses doigts s’accrochent aux siens avec moins de délicatesse mais sans haine ou désir de le malmener, il n’a rien fait pour provoquer, c’est un contact différent, plus mordant. Ephémère. La main libre de la sorcière vient masser une tempe quand elle reprend le contrôle, quand le clignement des yeux redonne aux pupilles le bleu naturel. « Ce n’est pas mon manoir. J’ai un frère, Zélos. Il n’en veut pas mais ça reste son héritage. » Elle ne ressent toujours pas le besoin de lui mentir et elle ne réalise pas qu’elle a toujours les phalanges nouées aux siennes, bouée de sauvetage inconsciente. « J’ai.. j’ai tué mon père, j’ai brûlé cet endroit et je pensais ne jamais revenir. J’ai vraiment cru que Peverell m’irait mieux que Carrow. » Le ton est douloureux, suinte la plaie qui refuse de se fermer. « On va m’oublier. Je voudrais juste laisser quelque chose avant de mourir. Quelque chose dont je n’aurais pas honte et que personne ne pourra anéantir. Ce manoir existait avant nous, il sera encore là après et il mérite mieux que cet état. » Nerissa n’avait jamais réellement songé à l’avenir, elle n’avait pas pensé à ce qu’elle voudrait laisser après sa mort jusqu’à en sentir le baiser trop proche, dans le sang et la peur. Eris avait eu le courage d’accomplir le geste qu’elle désirait mais pour lequel elle avait manqué de courage - elle n’imaginait pas que cela pourrait la tuer. Elle était pourtant revenue d’entre les défunts de justesse, éteinte quelques secondes, en paix. Elle avait été ramenée grâce à l’intervention d’un Elfe qui la craignait bien inutilement. Et désormais, la question trottait : elle n’aurait pas d’enfant alors à quoi occuperait-elle cette morne existence qu’on lui imposait ? A tuer, à détruire, sans jamais créer ?

Doucement, elle décroche la broche aux trois têtes de dragon, l’argent brille même dans l’obscurité tranquille de la calèche. « J’ai toujours aimé les dragons. Arachne disait qu’il y’avait une de ces bêtes monstrueuses sur nos terres, libre et indisciplinée. Je crois que ça devait être un spectacle incroyable à observer chaque jour. » Les marais perdus et le paysage environnant comme terrain de jeu, avec cette demeure perdue, isolée. Elle accroche avec délicatesse le bijou à la veste de Zélos. Ni féminin ni masculin dans cette création, la joaillière avait obéit à sa volonté. « Garde-la. » Elle va bien avec son excentricité. Il est unique, le Carrow. « Pourquoi est-ce que tu fais tout ça ? Tu es agréable, attentionné et tu ne demandes rien en échange. Les gens demandent toujours quelque chose. » Même elle, lorsqu’elle efface quelques souvenirs de têtes pleines de culpabilité.   

©️ Starseed


We are all searching for someone whose demons play well with ours. ≤ I feel it burning through my veins, It's driving me insane The fever is rising, I'm going under Memories flash before my eyes. I'm losing time, The poison is killing me.

—. City of the Dead


Parchemin envoyé Mer 10 Jan - 23:26

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Je suis : Sha , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 17/10/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 170 hiboux. J’incarne : Christian Bale , et l’avatar que je porte a été créé par : Eden Memories . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Loveleen & Ashlynn Je parle en : #4A5749



Je suis âgé de : 47 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : fournisseur d'Inferi pour le Ministère. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : marié à Cassiopée Carrow, pour le meilleur et bien sûr pour le pire. Champ Libre :

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Requiem
Nerissa & Zélos

– Je ne connais pas cette famille.
Il a un sourire en coin, la découvre du coin de l’œil. C’est peut-être aussi bien si elle n’est pas une Carrow. C’est un peu égoïste, à sa façon, mais ce serait bien moins mal vu si elle n’était pas de sa famille, pas vrai ? Si elle était véritablement une bâtarde comme ça a pu se murmurer fut une époque dans leur rang. Ça serait moins sale, pas vrai ? Est-ce qu’il se soucie vraiment de ce qui est sale ?
– Les légendes et les traditions m’échappent.. les règlements aussi mais je crois que tu as déjà constaté ce dernier point.
Le jeune homme a un petit rire qui montre toutes ses dents, bien alignées, bien blanches, comme celles d’un prédateur félin. C’est un rire sincère au demeurant, parce que Zélos n’a jamais rien eu à faire des règlements et des lois. Ça fait partit des choses avec lesquelles il ne s’encombre pas, car la vie est trop courte et trop absurde pour se mettre qui plus est des cadres et des murs infranchissables pour aucune raison particulière. Zélos n’est pas comme ça. C’est une forte tête qui ne respecte rien, pas même son propre corps, ce temple qu’il a cherché tant de fois à assassiner sans trouver la force de le faire vraiment. Ce ne sont pourtant pas des appels au secours qu’il jette à chaque fois qu’il enfonce la lame dans sa chair. Non, c’est différent. Des instants fragiles où son cerveau ne peut plus rien voir que le sang, son sang, sur sa peau. Sa peau est ravagée, marquée ici et là, mais Nerissa n’en verra rien. Ils ne sont pas encore assez proches pour ça. Pas encore.
– Je suis désolée de ne rien avoir à partager avec toi sur ce sujet.
– Ta compagnie est la seule chose que je demande, et c’est un véritable plaisir, même si tu n’as rien à me partager. Il a un sourire simple, mais qui cache la vipère : Qui suis-je pour demander plus après tout ?
Le venin pique, autant sur sa langue que sur la peau de la jeune femme. C’est vrai ça. Qui est-il si ce n’est son cousin qu’elle n’a jamais connu ? Sa cousine qu’il n’a jamais vu ? Ils sont comme deux inconnus, si proches, si lointains. Il inspire profondément, détournant finalement la conversation de quelque chose qui pourrait bien les éteindre un peu trop fort. Il ramène doucement la couverture à lui, à ses peurs inavouées, à ses délires mégalomanes.
Un dragon, bête mythique, puissante, ailée. Zélos n’est pas véritablement un dragon, ou s’il en est un, il s’est rongé lui-même les ailes, s’empêchant à tout jamais de voler au-dessus de la masse humaine qu’il déteste tant. Faute d’envie, faute de temps, faute de passion – faute de tout. Il ne s’aime pas. S’il était vraiment une hydre, il se trouverait trop fin, trop petite, les écailles trop fragiles. Le plus fragile chez Zélos, ce n’est pas ce corps admirablement musclé et saillant, non, c’est son myocarde. Comme celui de tous les hommes, il est mou. Une véritable éponge à mal-être. Il n’en dira rien non plus car ce n’est pas dans le carrosse que la tragédie doit se jouer, et que ces choses-là, il n’a pas envie de les partager.
Contrairement à elle, il n’a pas le droit d’être triste ou malheureux.
Ça ne l’empêche pas d’être un immense trou noir comparé à elle.
Il ne peut pas s’en empêcher, de lui prendre les mains, de la toucher, de vouloir à tout prix la découvrir. Il aimerait la déshabiller, parcourir ce corps d’un doigt expert pour reconnaître chacune de ses plaies. Il jalouse Cadmos de pouvoir inspecter avec précision les abîmes qui parcourent son âme. Que donnerait-il pour se repaître de ses souffrances ? Pour les alléger un instant pendant que lui en vomirait ? Il ferme les yeux, les rouvre pour voir son sourire qui dévorerait. Il ne cille pas cependant. Il sert un peu plus ses phalanges. Il n’a pas peur.
– La Faucheuse efface tout, Trésor. Elle enlace toutes les âmes, les emprisonne dans ses bras glacés et les vivants tournent la page. Mais toi, tu n’es pas vraiment vivant, n’est-ce pas ?
Alors qu’elle sert ses doigts, il a un sourire plus franc. Ses yeux brillent différemment, comme si elle était en train de tenter la gueule du dragon. Il se redresse légèrement dans le carrosse, se rapproche pour mieux tenir ses mains dans les siennes. Les yeux dans les yeux. Ils sont encore loin, la distance est encore raisonnable. Il ne veut pas franchir les barrières qu’il s’est juré de tenir. Pour son bien. Pour le sien, aussi.
– N’en dis pas trop, sinon je devrais te faire taire, murmure-t-il.
Un silence les enlace alors qu’il baisse les yeux, ses doigts relâchant avec tendresse ses phalanges qu’il serrait un peu plus fort jusqu’à maintenant. Il les garde, bien sûr, mais il ne se les approprie plus. Elle est libre, avec lui, libre de les retirer, libre de le frapper s’il faut. Qu’importe, se dit-il, tout pendant qu’elle ne caresse pas son âme. Il aimerait trop ça et ce serait une peine de plus.
Quand il relève les yeux, ses pupilles claires glissent dans celles de Nerissa.
– Ce n’est pas mon manoir. J’ai un frère, Zélos. Il n’en veut pas mais ça reste son héritage.
Il hausse la tête, comprenant ce qu’elle entend par là. Avec Charon, les choses sont simples. Celui qui sera encore en vie gardera la demeure de leur père – Phobos II héritera en tant que fils aîné de la première branche du Manoir familial. Pas d’autres questions à ce propos. Aucune envie de se battre pour.
– J’ai.. j’ai tué mon père, j’ai brûlé cet endroit et je pensais ne jamais revenir. J’ai vraiment cru que Peverell m’irait mieux que Carrow.
Il penche doucement la tête. Il n’est pas dupe, et il sent bien au travers des douces modulations de sa voix qu’elle souffre. C’est subtil, et délicat. Un peu à sa façon, à ses manières de poupée. Il n’ignore pas qu’elle n’est pas aussi fragile qu’il y paraît, mais il la trouve touchante le visage tordu d’une douleur sincère. Il ne devrait pas, parce que ce n’est pas sain, mais le sont-ils seulement ? C’est son sang, dirait Zélos, de son sang que naissent toutes ces vilaines inclinaisons.
– On va m’oublier. Je voudrais juste laisser quelque chose avant de mourir. Quelque chose dont je n’aurais pas honte et que personne ne pourra anéantir. Ce manoir existait avant nous, il sera encore là après et il mérite mieux que cet état.
Il y a un silence, timide, pudique. Il y a de la pudeur entre eux, même si Zélos ne l’a jamais été. Les sentiments sont quelque chose de différent. Les femmes qui ont connu son corps n’ont pas connu le dixième de son cœur, de ses pensées, de ses péchés. Il a un sourire touché. Il ignore s’il a envie de pleurer ou de hurler. Il baisse juste la tête, le temps de serrer davantage ses doigts entre les siens.
– Je ne t’oublierais pas, qu’il murmure, du bout des lèvres, jamais, et si ce Manoir doit être ton dernier Mausolée, alors je serais là tous les jours du reste de ta vie pour monter chaque pierre, chaque porte, chaque fenêtre, et faire entrer un peu de lumière dans ce qui fut la tombe de ton innocence.
Il relève doucement le visage, et ses yeux sont légèrement rougies. Incapable de savoir pourquoi il pleure. De joie, car elle le choisit elle pour l’accompagner ? De tristesse, car cette tragédie a un goût de déjà vu quelque part ? Il caresse des pouces les revers de ses mains, incapable de continuer. Il n’est pas adepte des promesses, Zélos Carrow, car il sait que tout ce qui est dit est gravé dans la roche, mais celles-ci, il ne les regrette pas. Pas encore.
– J’ai toujours aimé les dragons. Arachne disait qu’il y’avait une de ces bêtes monstrueuses sur nos terres, libre et indisciplinée. Je crois que ça devait être un spectacle incroyable à observer chaque jour.
Il la laisse approcher, ses yeux la couvant, suivant la broche qui s’approche lentement de lui. De petites piqûres d’anticipation lui remontent l’échine, mais il ne bouge pas. Il guette un instant les doigts fins de la demoiselle, ses propres mains orphelines attendant le retour de leurs jumelles plus douces et plus petites. Il a l’air implorant, mais il a le port altier et le visage racé Zélos Carrow.
– Garde-la.
– C’est un cadeau, je le garderais quoi qu’il arrive.
Elle devait comprendre, elle aussi avait dû faire tout un tas de chose déraisonnable pour garder encore et encore les cadeaux de son oncle Cadmos. Elle ignorait peut-être que derrière l’adorable lapin noir et blanc se cachait Zélos. Son père n’avait pas su choisir dans la vieille boutique qu’ils fréquentaient. Qu’offrirais-tu à une demoiselle, Zélos ? Le gamin n’avait pas hésité entre le lapin et le chat. Le lapin était bien plus délicat.
– Pourquoi est-ce que tu fais tout ça ? Tu es agréable, attentionné et tu ne demandes rien en échange. Les gens demandent toujours quelque chose.
– Parce que ça me fait plaisir, je crois.
Il se redresse légèrement, reprenant une position plus confortable dans son siège. Ses yeux parcourent le joli visage de la Peverell. Pourquoi exactement ? Il aimerait dire qu’il ne prend soin là que de sa « famille » comme Cadmos lui a toujours dit de faire, mais il n’a jamais eu autant de conviction à accompagner Némésis. Ils ont pourtant longtemps ri ensemble. La dernière personne qu’il avait vu si attaché à une autre, c’était Charon et la jolie Rackharrow qu’il croisait souvent à la boutique.
– Parce que les trous noirs s’attirent, j’imagine, continue-t-il alors, la réflexion faisant son bout de chemin aussi bien sur sa langue que dans son crâne. Mon père m’a toujours dit que deux perdus ne font pas un trouvé, mais je ne crois pas qu’un trouvé puisse comprendre ce que je dis, puisse s’émerveiller des petites choses que j’aime à montrer, ou rire de mon désespoir comme j’aime le faire.
Un silence, alors qu’il s’enfonce, le dos dans le siège. Le carrosse remue à peine, Callum fait bien son travail.
– Parce que je crois que certaines personnes sont destinées à se croiser et à devenir importante l'une pour l'autre, parce qu'à l'origine du monde, ils formaient sans aucun doute ue constellation, ou quelque chose d'aussi brillant que ça. Il a l'air sérieux, avant de poursuivre : Parce que je me sens bien, aussi. Pour la première fois de ma vie, je ne réfléchis pas trop. Il jette un regard à Nerissa avec un sourire d’excuse : Et par là je n’insinue rien, bien sûr. Je ne me permettrais pas. Je suis juste… content de vous faire sortir de votre quotidien qui doit être très ennuyeux, Miss.
Il n’ose pas prononcer le Peverell qui voudrait suivre. Cela allègerait ses remords, mais est-ce que ça ne poignarderait pas la jeune femme ? Bien sûr que si. On ne fuit pas si facilement l’égide de son époux quand on s’y sent bien. Il n’est pas bête Zélos Carrow, il a l’œil, la jugeotte nécessaire, même s’il la cache derrière cet air démesuré.
– Cela dit... je pourrais te retourner la question, il relève sur elle ses yeux clairs, perçants, que cherches-tu en moi, Nerissa ? Je peux tout t’offrir, mais sais-tu seulement ce que tu veux ?
Son sourire est doux, rassurant. Il n’est pas là pour la juger. Il est très mal placé pour le faire de toute façon.

Les blessures se cicatrisent, mais les cicatrices continuent de grandir avec nous. - Stanislaw Lec



 Buried alive by the lies in their soul
Don't Get In My Way Cuz you don't want to come to meet the Reaper that awaits ©️ okinnel.


Parchemin envoyé Jeu 11 Jan - 18:10

- I am Allegiant, and I like it. -
Je suis : Wicked Witch. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 09/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 144 hiboux. J’incarne : Emilia Clarke. , et l’avatar que je porte a été créé par : (c) avatar by Lux Aeterna, Gorgeousmali & Texas-Flood. Ship Nerisson by Gallifreys. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Erzsébet Rackharrow Je parle en : #765C81



Je suis âgé de : 26 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Oubliator et chargée d'interrogatoire au sein des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : je suis mariée à Gideon Peverell, troisième victime de la persistance parentale. Diable, s'il savait ce qu'il est arrivé aux autres.
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Fais-moi sourire au beau milieu d'un requiem.
« Will you take me to paradise ? With you nothing ever dies. You take my smile and make it bright Before the night erase the light »

L
e venin n’atteint pas vraiment l’épiderme ni le coeur, au début. C’est parfois long avant qu’elle n’interprète quelque chose, avant que la flèche n’atteigne la cible. Il n’y’a qu’elle et lui dans un carrosse de princesse, dans un conte fabuleux comme celui que lui racontait sa mère, quand elle était trop petite pour qu’Aella ne l’abandonne à son père. La pensée est chassée, trop lointaine pour persister. Elle a les lèvres entrouvertes, un instant, et elle a envie de lui demander ce qu’il voudrait mais se tait. Elle n’a rien à offrir. Elle se laisse toucher par lui, elle s’abandonne à cette confiance qu’elle n’accorde plus aux hommes. Elle a eu ces sursauts d’angoisse, depuis qu’on l’a arrachée à la paix, des effets secondaires dont elle ne parle pas - sauf à Roisin. Elle laisse le contact au placard, à la torture, à la mort, offre le rôle du charme à l’autre. Et puis quand elle a l’impression de mourir dans son propre corps, elle se fait passer pour Eris, espérant gagner du courage, changer de peau. Mais sa peau ne veut plus rien, n’aime plus rien. Toutes les caresses sont de glace, des poignards dans les plaies suintantes d’un passé qui remonte mais qu’elle refoule. Valeryan a bien fait son travail, a donné l’outil parfait pour s’oublier. Ca n’a rien de charnel, c’est de la Fin en flacon, une addiction plus douce que toutes les mains possibles sur son corps. Elle n’en a pris que quelques gouttes, quand elle s’est rendue compte de ce qu’elle avait fait dans le manoir de son père alors Eris peut encore s’exprimer, sans pouvoir détruire quoique ce soit. La bataille est inégale, n’a plus la même saveur, elles s’accrochent l’une à l’autre, ne cherchent plus à s’entretuer, à faire s’effondrer le château de cartes - il s’effondre seul. Et en même temps, il y’a cette ritournelle persistante, ce cercle vicieux de contradictions. « N’en dis pas trop, sinon je devrais te faire taire. » C’est un fantôme qui passe sur la bouche, sur les dents qui mordent légèrement sa lèvre inférieure, image fugace, trop rapide, dont on douterait immédiatement qu’elle eût exister.

« Je ne t’oublierais pas, » Le coeur rate un battement, subtilement. « jamais, et si ce Manoir doit être ton dernier Mausolée, alors je serais là tous les jours du reste de ta vie pour monter chaque pierre, chaque porte, chaque fenêtre, et faire entrer un peu de lumière dans ce qui fut la tombe de ton innocence. » Elle a cessé de respirer, un instant, comme si le temps s’était suspendu, comme si le sablier s’était brisé, l’horloge enrayée. Il est expressif, trop, il la désempare, la laisse incapable d’une réaction rationnelle ou logique, il lui arrache les mots, l’abandonne à un mutisme total. Même les pensées ne parviennent plus à la conscience. Elle observe ce regard là quelques secondes. C’est beau, ce que dit Zélos Carrow. Et c’est si violent de douleur que la silhouette paternelle se dessine à nouveau dans l’obscurité, s’incruste juste à côté du jeune homme, aussi silencieuse que la sorcière. Il a le sourire carnassier de celui qui n’a pas besoin de parler pour exprimer son avis. Il le fera, elle le sait mais l’ignore, préfère offrir au dragon la broche d’argent. « C’est un cadeau, je le garderais quoi qu’il arrive. » Que n’aurait-elle pas fait, petite, pour préserver ses cadeaux ? Elle s’était faite docile, soumise. Ca s’enraye encore, la réflexion cesse. Et elle est obligée de lui demander pourquoi il fait ça, ce qu’il veut. Il doit vouloir quelque chose, il n’y’a pas d’autre explication. Il faut qu’il demande quelque chose, qu’il réclame, exige. Il faut qu’il devienne comme tous les hommes sinon..

« Parce que ça me fait plaisir, je crois. » Elle a du mal à déglutir, il y’a un noeud au fond de sa gorge. Il se redresse, s’installe plus confortablement et ils s’observent. Le monde n’existe pas dans cet espace clos qui ne paraît même pas en mouvement. « Tic. Tac. Tic. Tac. » ricane enfin l’hallucination. Les billes claires de Nerissa se tournent une fraction de seconde vers Arges puis reviennent sur Zélos. « Parce que les trous noirs s’attirent, j’imagine, » Est-ce que c’est ce qu’il voit d’elle ? Pourquoi le verrait-il ? Cadmos savait. Cadmos se promenait toujours avec aisance dans sa tête et pas une fois elle n’avait essayé de fermer son esprit à ses visites. Parfois, comme lors du dîner, certaines choses se faisaient inaccessibles parce qu’elle-même n’en avait pas conscience mais là, comment Zélos pouvait la décrypter ainsi ? Pourquoi ne la traitait-il pas de monstre plutôt ? Elle l’écoute avec attention. Il a cette façon de dire les choses qu’elle trouve charmante. Gideon aussi parlait bien. Parce qu’elle jugeait manquer d’éducation, Nerissa avait tendance à admirer ceux dont les discours étaient délicats de savoirs et de références, quand bien même elle ne les comprenne pas toutes. Être jugée idiote était plus facile, sans doute. L’était-elle ? Non. Son éducation n’était simplement pas littéraire ou historique. Il y’a l’éclat de l’admiration qui brille dans ses prunelles. « Parce que je me sens bien, aussi. Pour la première fois de ma vie, je ne réfléchis pas trop. » Et puis ça meurt. Le regard ne s’assombrit pas en couleur mais en expression. « Oh, Nerissa. Fuis donc, tu pourrais casser le précieux diamant noir de Cadmos et on sait que tu l’aimes tant, tonton Cadmos. » Le rire qu’elle est la seule à entendre l’étouffe d’une horreur palpable dans son attitude. « Et par là je n’insinue rien, bien sûr. Je ne me permettrais pas. Je suis juste… content de vous faire sortir de votre quotidien qui doit être très ennuyeux, Miss. » Elle a les doigts qui tremblent un peu, l’air pâle et une mèche bleue qui se dessine sur le côté de son visage, intense sur le blanc. Ne dit-on pas ‘une peur bleue’ ? Est-ce que son quotidien est ennuyeux ? Elle n’est pas sûre de savoir quoi lui dire.

« que cherches-tu en moi, Nerissa ? Je peux tout t’offrir, mais sais-tu seulement ce que tu veux ? » Et à côté du bleu vient le rose tendre. C’est parfois long avant que le venin n’atteigne la cible mais le voilà, brûlant, perçant avec habileté une barrière fragilisée. Je peux tout t’offrir dit-il. « Tu te souviens de l’histoire que racontait ta mère ? Fais un effort, c’est tout proche, à portée de main. ‘’Elle guettait à l’orient la lueur rose de l’aube qui signifierait sa mort’’.. » « Mon quotidien n’est pas si ennuyeux.. » souffle-t-elle en tentant d’ignorer les paroles et ces souvenirs qui remontaient à la surface, dont finalement elle ne voulait plus. Tout ce qu’elle avait toujours voulu n’avait de toute façon plus d’autre saveur que l’amertume. « Je sais que j’ai l’air idiote mais je ne vis pas qu’avec les Peverell. Je suis Oubliator avant le reste. Avant tout le reste. » La protection du secret magique dépendait certes du Ministère mais pas de convictions, pas de dictature - à ses yeux, c’était un devoir immuable. « Et parfois, quand on me le demande, j’aide ceux qui en ont besoin à oublier ce qui les détruit. » C’est un secret qu’elle lui confie, un aveu qu’elle ne faisait presque jamais parce que ça n’était pas très bien vu, parce qu’elle se faisait toujours oublier, finalement. Elle exécutait la demande sous d’autres visages avec de multiples stratagèmes et dans sa boîte de Pandore, il y avait aussi toute l’horreur de l’humanité dont elle retirait les fragments des esprits malmenés. Elle se souvenait pour eux. Ironique pour une amnésique qui retrouvait son passé en vaste puzzle déstructuré. « Il y’a aussi.. ce que je fais pour les Mangemorts, ça prend du temps. » Elle baisse le regard. Est-ce qu’il va la juger pour cela ? Il a l’air si civilisé, Zélos. Et elle, elle séduit les victimes qu’elle torture pour obtenir des réponses. Trop d’identités pour une seule personne, trop de facettes qui finissent par s’emmêler, troubler sa vision d’elle-même et des autres. « Mais je suis une épouse pitoyable. » Le visage se tourne, cherche à fixer un autre horizon que les deux yeux du sorcier. « J’ai espéré qu’il m’aime pour ce que je suis. Il a promis même après avoir appris pour mon père. Pour le meilleur et pour le pire. » Il y’a une larme qui roule sur la joue, vient mourir au bord de ses lèvres. « Une Carrow ne pleure pas. Tu tiens à prouver que ta mère n’était qu’une putain ? » Elle ravale les autres larmes, se redresse par un instinct de survie lointain, parce qu’autrefois les mains fermes d’Arges auraient serré sa gorge à l’en étouffer. « La mort m’a séparée. » C’est ce que disent les voeux classiques, n’est-ce pas ? ‘Jusqu’à ce que la mort vous sépare’. Quand elle s’était trouvée devant le reste de la lignée Carrow, elle n’avait pas accès à cette information. Elle se souvenait du drame par fragments précis mais la suite était resté nébuleuse. Elle confie à Zélos ce qu’elle était incapable de confier à quiconque, persuadée que le dire finirait par vraiment la tuer. « Je crois que je cherche la vie. Pourquoi est-ce que tu m’as regardée comme ça, dans la baignoire ? Pourquoi est-ce que tu ne recules pas ? Tu ne devrais pas rester. Gideon te le dirait mieux que moi : je détruis tout. Même mon enfant. » Elle a l’impression de sentir le sang sur ses doigts, l’hémoglobine s’échapper inéluctablement. Peut-être que ça fait mal, peut-être que c’est une entaille terrible à son âme mais elle sait que de l’autre côté, il y’a une paix infinie, un calme noir et sans nuances. Mieux valait ne pas naître que naître pour souffrir. Elle a dit ‘mon’, pas notre. Décision à sens unique de quelque chose qui n’appartenait qu’à ses entrailles, dans tout son cruel égoïsme.   

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Parchemin envoyé Ven 12 Jan - 17:40

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Je suis : Sha , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 17/10/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 170 hiboux. J’incarne : Christian Bale , et l’avatar que je porte a été créé par : Eden Memories . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Loveleen & Ashlynn Je parle en : #4A5749



Je suis âgé de : 47 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : fournisseur d'Inferi pour le Ministère. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : marié à Cassiopée Carrow, pour le meilleur et bien sûr pour le pire. Champ Libre :

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Requiem
Nerissa & Zélos

Il lui a fait peur. Il ne sait pas exactement pourquoi, ni comment, mais il sait qu’il est un peu trop franc et que ça effraie. Il va trop vite, aussi. Ça a toujours été un problème chez Zélos, cette envie furieuse de courir avant de savoir marcher, de chanter ou de rire avant même de connaître la joie. Là maintenant, il regrette un peu, il aimerait s’excuser, et en même temps, non. Il a besoin d’être égoïste ce soir, pour savoir, pour s’investir. Il est de ces imbéciles qui croient en la fatalité, en ces multitudes de constellations antiques qui ont fait naître sur terre les couples les plus ravissants et les mieux ajustés. Ses parents n’en sont pas le parfait exemple, loin de là, mais il aimerait croire qu’il y a quelque part une étoile aussi triste que lui qui puisse compatir et alléger du bout de ses doigts la lourdeur de son cœur. C’est niais, mais qu’y peut-il au final ? Un petit silence s’installe avant qu’il n’aperçoive le rose de ses cheveux. Un sourire invisible derrière le masque s’étire. Il ne veut pas s’avouer vainqueur, pas trop vite. Il veut déguster doucement ce doute, cette pudeur, lui, l’impudique.
– Mon quotidien n’est pas si ennuyeux… Je sais que j’ai l’air idiote mais je ne vis pas qu’avec les Peverell. Je suis Oubliator avant le reste. Avant tout le reste.
Il hoche doucement la tête, l’entendant. Si les premiers mots ont été un poignard bien avisé entre l’aorte et la carotide, il survit aisément quand elle se détache des Peverell. Elle en est une pourtant, de par le nom, et cette façon de se tenir qui lui va si bien. Si on ne connaissait rien d’elle, on douterait certainement qu’elle fut un jour une Carrow. Elle en est une pourtant. Une bâtarde peut-être. Une véritable, peut-être… Qu’importe ce qu’elle fut réellement, ce qui importe à Zélos à ce moment, c’est ce qu’elle a choisi d’être avec lui.
– Et parfois, quand on me le demande, j’aide ceux qui en ont besoin à oublier ce qui les détruit.
Il a un sourire en coin, mais il est doux, comme si elle venait de lui servir le plus joli des secrets. Il n’y a rien de bien beau à faire s’effondrer les mnémosynes ou à voiler la vérité, mais il y a cet air mélancolique, cette façon d’avancer les choses. A sa façon elle répare ce que les autres ont de casser, oubliant peut-être qu’elle est de toutes les poupées d’Angleterre celle qui est le plus fissurée. Il appuie sa pensée par une caresse timide du pouce sur le revers de sa main, qu’il relâche aussitôt. Il ne faudrait pas s’attacher de trop, trop vite.
– Il y’a aussi.. ce que je fais pour les Mangemorts, ça prend du temps.
Ils en font tous pour les mangemorts chez les Carrow, sauf peut-être Charon et Enyalios. Charon par manque de conviction, manque de sadisme, manque d’envie. Le cadet de Cadmos n’a rien hérité de lui que son incapacité à ressentir les choses. Il est pourtant amoureux Charon, d’une jolie jeune femme qui a les yeux des chats et leur sadisme également. Quand il les voit, il a l’impression d’entrevoir une veuve noire sur le point de dévorer le cocon atrophié qu’est son jeune frère. Il trouve ça amusant dans le fond, que Charon, celui-là même qui n’a jamais rien ressenti, pas même la douleur, arrive tout de même à éprouver de l’affection – une réelle et sincère affection.
Enyalios, lui, c’est plutôt par couardise. Il ne pouvait pas le juger, il n’était pas courageux comme pouvait témoigner les nombreuses marques sur ses avant-bras, dont une toute particulière qui avait abîmé à tout jamais le tatouage magique.
– Mais je suis une épouse pitoyable. J’ai espéré qu’il m’aime pour ce que je suis. Il a promis même après avoir appris pour mon père. Pour le meilleur et pour le pire.
Il se retient de venir cueillir sa larme, parce qu’il se dit qu’il en a déjà trop fait pour elle, trop pour une seconde rencontre. Il a un peu peur qu’elle le prenne pour un fou, alors qu’il n’est qu’un pauvre poète, une pauvre âme sans queue ni tête. C’est ce que ça donne de faire des enfants quand on ne s’aime pas – c’est ce qu’il pense à ce moment-là.
– La mort m’a séparée.
– C’est souvent ce qu’elle fait, murmure-t-il, sans en rajouter.
– Je crois que je cherche la vie. Pourquoi est-ce que tu m’as regardée comme ça, dans la baignoire ? Pourquoi est-ce que tu ne recules pas ? Tu ne devrais pas rester. Gideon te le dirait mieux que moi : je détruis tout. Même mon enfant.
Il y a un silence, de nouveau, pesant, lourd. Il a l’impression d’être un acteur dans une pièce qu’il ne connaît pas. Il n’est pas bon en improvisation Zélos, en général, il se brûle toujours les ailes à vouloir trop en faire – trop enfer. Qu’importe les jeux de langue, de mot, il n’est jamais bon de baiser – la bouche comme les mains – quand on est aussi triste que lui.
– Tu me poses des questions comme si j’avais toutes les réponses.
Il reste un peu bête, Zélos Carrow, planté dans son siège comme s’il était cloué à un trône infernal. La brûlure du cuir sur son jeans le ferait danser la gigue si seulement il avait encore un peu de cœur et d’âme à vendre. Là tout d’un coup, alors qu’il était joyeux, il se sent désespérément triste. Quelque chose, un abcès, une crevasse qui vient de se former au milieu du myocarde.
– Je t’ai regardé parce que j'en avais envie, il a un petit silence confus, si tu m’avais rejeté comme tous les autres font dès que j’ai les yeux un peu trop brillants ou les mains un peu tremblantes, alors je n’aurais rien fait de tout ça. Je... J'aurais cessé.
Il a un petit moment d’hésitation, avant de tendre la main vers elle, passant son pouce dans le sillon de sa larme qu’il trouve émouvante. Il la retire aussitôt qu’il a essuyé le rebondis de sa joue, comme s’il venait de s’y brûler.
– Je ne dis pas que tu es responsable, non, j’ai juste pris mes libertés parce que je ne sais faire que ça, parce que j'ai cru qu'on était pareil, alors, j’ai… je… Il balbutie, un peu pris de court par la tournure : Je ne voulais pas te faire pleurer. Je ne pensais pas que.. ça te ferait pleurer…
Bêtement il attend, il voudrait la prendre dans ses bras, la serrer contre lui sans rien faire d’autre, sans indécence, juste purement, pour la réconforter, mais il se retient, parce qu’il ne sait plus s’il a le droit ou non. Est-ce qu’il joue encore ? Difficile à savoir.
– Je n’ai pas envie de fuir, ou de reculer, ou ne serais-ce que de détourner les yeux. Je ne pense pas que tu puisses me détruire, Nerissa, c’est bien la première fois qu’il murmure son prénom, avant de reprendre, une octave plus bas : on ne détruit pas ce qui est déjà en miettes…
Comme il n’a d’autres idées à ce moment-là, et qu’elle lui a partagé ses souffrances, il tire du bout des doigts le tissu qui couvre son avant-bras. Sa main droite se découvre jusqu’à son avant-bras, dévoile une peau pâle, un tatouage noir, épais, qui s’enroule sur son épiderme, mêlé de cicatrices toutes plus vilaines et profondes les unes que les autres.
Il regarde également, un instant, cette peau déchirée. Il l’a fait. Il se souvient exactement avec quelle dague, quelle lame, il a planté, encore, et encore, à travers ses chairs et ses os l’acier, combien son sang a jaillit. Une explosion, un feu d’artifice carmin. Son bras n’est qu’un champ de bataille – aucun doute sur ce qu’il a voulu faire, ni sur comment il s’y est pris.
– C’est toi qui devrais fuir en réalité, qu’il reprend, le ton plus sombre, les sourcils légèrement froncés, parce que si tu voyais ce que je suis véritablement, tu ne serais pas aussi douce avec moi.
Quand il relève les yeux sur elle, la fissure du masque laisse entrevoir le visage plus sérieux, plus mature du Monstre. Zélos, ce bras tendu, ses yeux ardents. Comme tous les Carrow, il n’est qu’un prédateur, qui attends son heure. Il le sait, il le sent. Lentement il repousse la chemise sur son bras et étire de nouveau son sourire entre deux pincettes bien ajustées.
Le prédateur a disparu de nouveau ; plus de lumière, que de l’ombre au milieu des fissures. Impossible de voir derrière le sourire.

Les blessures se cicatrisent, mais les cicatrices continuent de grandir avec nous. - Stanislaw Lec



 Buried alive by the lies in their soul
Don't Get In My Way Cuz you don't want to come to meet the Reaper that awaits ©️ okinnel.


Parchemin envoyé Ven 12 Jan - 20:26

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Je suis : Wicked Witch. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 09/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 144 hiboux. J’incarne : Emilia Clarke. , et l’avatar que je porte a été créé par : (c) avatar by Lux Aeterna, Gorgeousmali & Texas-Flood. Ship Nerisson by Gallifreys. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Erzsébet Rackharrow Je parle en : #765C81



Je suis âgé de : 26 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Oubliator et chargée d'interrogatoire au sein des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : je suis mariée à Gideon Peverell, troisième victime de la persistance parentale. Diable, s'il savait ce qu'il est arrivé aux autres.
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Fais-moi sourire au beau milieu d'un requiem.
« Will you take me to paradise ? With you nothing ever dies. You take my smile and make it bright Before the night erase the light »

C
’est trop rapide, trop vif, aussi violent que les paumes d’Arges contre sa peau. Le souvenir lui donne la nausée, une seconde, comme si les hommes se fondaient en un seul, comme si toutes les horreurs revenaient hanter sa gorge. Ca n’est pas la faute de Zélos si elle n’est plus que l’ombre de la jeune femme que sa mère aurait voulu qu’elle soit - plus forte qu’elle. « Tu me poses des questions comme si j’avais toutes les réponses. » Mais si toi tu ne les as pas, alors qui peut les avoir ? demandent les yeux clairs, en silence. « Je t’ai regardé parce que j'en avais envie, » Pourquoi ? Encore, toujours. Si il avait pu lire dans sa tête, il aurait eu l’impression d’entendre un écho. « si tu m’avais rejeté comme tous les autres font dès que j’ai les yeux un peu trop brillants ou les mains un peu tremblantes, alors je n’aurais rien fait de tout ça. Je... J'aurais cessé. » Elle a une culpabilité brutale qui l’attrape aux tripes parce qu’elle se rend compte qu’il n’interprète pas bien ce qu’elle a voulu dire, qu’elle ne lui fait pas un reproche pur et dur. Il s’approche, il essuie le sel de cette larme indigne mais soudain, il a l’air de s’y brûler. « Je ne dis pas que tu es responsable, non, j’ai juste pris mes libertés parce que je ne sais faire que ça, parce que j'ai cru qu'on était pareil, alors, j’ai… je… » Elle a déstabilisé le si charmant cousin avec ses questions, elle n’est pas habituée à bien poser ses paroles, à bien poser le verbe. L’idée de lui faire mal lui fait mal, c’est étrange. Elle ne se souvient pas avoir eu autant d’empathie auparavant. Elle ne le connait même pas. Et pourtant.. « Je ne voulais pas te faire pleurer. Je ne pensais pas que.. ça te ferait pleurer… » Il y’a ce geste frénétique du visage, ce non qui vient du plus profond du coeur qui bat fort, à l’en étouffer. Elle a peur de le briser, peur à s’en déchirer l’esprit, peur d’être le reflet de celui qui se rit de la situation. Deux miroirs déformants. « Ce n’est pas toi.. » dit-elle sans être certaine qu’il l’entende. Il dit son prénom avec ce murmure aussi doux que tranchant. Elle allait encore interrompre ses réflexions, lui assurer qu’elle pouvait encore le briser, qu’il lui prouvait par ses réactions qu’elle trouverait encore le moyen d’effleurer des fissures. Elle ne le peut pas, il la prend de court en relevant sa manche.

Les cicatrices sont profondes. Il n’a pas l’épiderme élastique d’un métamorphomage, il ne peut cicatriser de certaines choses avec autant d’efficacité. Nerissa ne détourne pas les yeux toutefois et observe cette peau claire et malmenée. Il se fait du mal et qui sait si à son tour, par maladresse, elle n’en arriverait pas à le pousser encore vers ces gouffres ornés de larmes sanguines. Un instant, il se fait prédateur, héritier indéniable de sa lignée. Elle est interdite depuis si longtemps qu’elle ne réagit toujours pas lorsque le masque se recompose, le sourire voilant le vrai. Elle songe qu’elle a encore un peu de temps avant qu’ils n’arrivent au bout du chemin alors doucement, elle renoue le contact, ses doigts autour de siens, du côté de ce bras mutilé. Tu ne serais pas aussi douce avec moi. Les cheveux courts retrouvent la longueur habituelle, cascade claire et soyeuse, un peu irréelle. Ce qu’elle fait n’est normalement pas un choix, c’est s’arracher les plumes elle-même, se planter les aiguilles sous la peau, laisser mourir quelque chose dans une infinie douleur. La dernière fois, c’était avec Cadmos, Eris le lui avait imposé. La clarté de la peau se marque des souvenirs, les ecchymoses s’étalent comme quand elle était petite, les traces de toutes ces années de violence sur une seule toile, réunies. Même les lèvres, fissure qui ne l’est plus, trace violacée sur la bouche, sur le visage délicat, sur les bras couverts de la dentelle et du manteau. Il y’a le rouge autour de sa gorge, colliers qui s’alignent, rappel du nombre de fois où on lui a coupé le souffle presque jusqu’à ce que mort s’en suive. On ne sait pas finalement si, après avoir vu ça, son visage délicat n’est pas une illusion, le masque qui cache le passé — un peu, mais la métamorphomagie ne pourrait pas le maintenir à longueur de temps si les soins n’avaient pas réellement fait leur effet.

« C’est à ça que je ressemblerais si aucune particularité ne coulait dans mes veines. C’est ce que mon mari ne verra jamais. » Elle marque une pause, cherche la manière la plus adaptée pour continuer. « Il ne peut effleurer qu’une cicatrice. Il ne reste rien d’autre. C’est la plus grande victoire de mon père face aux Peverell : qui voudrait bien me croire ? On me traite de commédienne, de grande actrice. » La plus grande à présent qu’elle s’est privée de ce que lui voulait pour elle, ce mariage qui lui aurait donné un poids quelconque, lié son nom comme les autres ne sont jamais parvenus à le faire. Sa réaction face à Mélania n’a jamais eu autant de sens qu’à cette seconde. Et puis le blanc se fait noir de jais, noir Carrow, l’enveloppe charnelle se lisse et prend l’ombre de quelques années, joue avec ce que l’oeil voit, peu y assistent avec autant de détail, elle essaye toujours de détourner l’attention, de parler pour que la pupille ne s’attarde pas sur les mouvements magiques infligés à ce qu’elle a l’air d’être. La douceur brisée offre le sourire carnassier. « On finit par se perdre soi-même quand on joue trop de rôles. Les autres aussi, s’y perdent. A ton avis, qui suis-je, Roméo ? » Le sourire est taquin, se moque autant d’elle-même que de lui. Elle sait, l’autre, combien ce qu’il peut dire touche la cible au coeur, même si il y’a une jolie couche sucrée de déni. « Ca ne sert à rien de reculer. Qu’est-ce qu’il y’a à perdre quand on a déjà un peu perdu la tête ? » C’est presque trop vrai, c’est presque une copie conforme mais au fond du regard bleu il y’a trop de lumière, ce qu’il y’a d’Eris dans ses mots n’est qu’un mince filet qui s’accroche mais qui peine, parce que tout le reste est occupé à colmater les fissures, ce Titanic qui prend l’eau. Elle travaille si bien, la Mort. Nerissa baisse les yeux quand enfin elle redevient ce qu’elle était quand ils ont quitté le manoir. « Je pleure beaucoup pour rien. J’aimerais que tu ne le prennes pas comme un reproche. On va devoir sortir d’ici mais avant promets-moi que tu ne vas pas changer d’attitude ou arrêter de faire ce que tu as envie de faire par peur que je m’enfuis. J’aime bien quand tu n’en fais qu’à ta tête. »   

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Parchemin envoyé Dim 14 Jan - 17:10

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Requiem
Nerissa & Zélos

Il frissonne quand elle attrape sa main, et si c’est lui qui d’habitude fait le premier pas, cette fois il la laisse venir, ne sert pas, s’abandonne. Ses phalanges endolories se laissent avoir et il se tait, il la regarde, de ses cheveux courts à ses longs cheveux, de son masque blanc à ses marques bleus, de sa gorge de cygne au col rouge de sang. Il retient son souffle, parce qu’il sait qu’il ne devrait pas, parce que c’est son sang impur qui le lui dicte, mais ce visage ne lui donne des envies violentes, surnaturelles. Il ravale difficilement sa salive en se traitant intérieurement de tous les noms, mais sa jambe retient difficilement le tressaillement, l’excitation qui lui barre un instant l’estomac. Il se mord l’intérieur des lèvres. Elle est si belle pourtant, même réduite à un simple cadavre ambulant, à une simple image. Il aimerait s’approcher un peu plus, déposer ses lèvres sur chaque marque pour faire disparaître les couleurs incongrus qui l’ornent. Il ferme les yeux, un moment. Qu’il est repoussant d’être un Carrow.
– C’est à ça que je ressemblerais si aucune particularité ne coulait dans mes veines. C’est ce que mon mari ne verra jamais.
C’est un privilège qu’il goutte avec amertume. Difficile de lutter contre tous ses fantômes, tous ses sentiments contradictoires qui le cognent. Il imagine bien le visage sévère d’Arges et sa main lourde – il le déteste comme il détestait son grand-père plus jeune. Il ressent aussi cet estomac, maudit estomac, qui se sert, se tourne, se retourne, prêt à rompre.
– Il ne peut effleurer qu’une cicatrice. Il ne reste rien d’autre. C’est la plus grande victoire de mon père face aux Peverell : qui voudrait bien me croire ? On me traite de comédienne, de grande actrice.
– Une cicatrice, c’est déjà beaucoup, assure-t-il sur un ton sérieux, beaucoup plus que ce que je peux espérer effleurer.
Il ignore si ce qu’il dit est vrai, mais il croit que les cicatrices sur ses bras ne sont pas rien. Elles sont son trône de souffrance, l’image de ses souffrances. Il n’en a pas honte, parce qu’il sait que dans tous les cœurs il y a de la souffrance, de la crainte et de la peur. C’est sur ça qu’il joue, Zélos, quand il part sur les sentiers de son père. Il n’est pas comme lui, c’est un comédien. Il se sent obligé de déclamer quand il plonge son couteau dans le cœur des rois et des reines, de le tourner pour les entendre couiner. Il se sent triste quand la pièce prend fin, car elle le renvoie à son existence fade et sans enjeux. Tout est déjà joué. Sa solitude, le mariage de Nerissa. Tout s’est joué sans qu’il n’ait eu son mot à dire. Comment jouer à un jeu de carte en ignorant sa main ? C’est absurde.
Il relève doucement les yeux sur elle, la découvre brune, sombre. Il a un sourire en coin, car sous cette apparence pourtant davantage Carrow, elle lui semble plus irréelle encore. Elle ne devrait pas, car elle se rapproche finalement de ce qu’il a toujours vu. Elle a ce petit air de Némésis. Il devrait la trouver belle, mais sa blancheur immaculée lui manque, sa beauté glaciale aussi. Il soupire doucement.
– On finit par se perdre soi-même quand on joue trop de rôles. Les autres aussi, s’y perdent. A ton avis, qui suis-je, Roméo ?
– Le pire de toi, murmure-t-il, le meilleur de nous…
Bien sûr il parle des Carrow, de ce nom qui entache si bien tous ses enfants. Aucun n’a jamais connu une vie paisible, ou du moins, en profondeur. Rhéa Carrow et Aidos ne sont pas les plus à plaindre, mais il faut être observateur pour découvrir que les apparences sont trompeuses. Ce n’est pas à Nerissa qu’il va faire la leçon. Suspendu dans le temps, il sert sa main dans la sienne, ses yeux ne quittant pas les siens.
– Ça ne sert à rien de reculer. Qu’est-ce qu’il y’a à perdre quand on a déjà un peu perdu la tête ?
– Tout le reste.
Il pense à Gidéon, à sa colère, aux envies qu’elle fait exploser en lui. Il lui en veut, mais il s’en veut aussi. Il en veut au monde entier, il en veut au monde qui les écrase et les oblige. Il se sent étranger d’elle, à des millions d’années lumières de son existence, et pourtant pour rien au monde il ne lâcherait sa main perdue dans la sienne. Il inspire profondément alors que lentement, petit à petit, le carrosse ralentit.
– Je pleure beaucoup pour rien. J’aimerais que tu ne le prennes pas comme un reproche. On va devoir sortir d’ici mais avant promets-moi que tu ne vas pas changer d’attitude ou arrêter de faire ce que tu as envie de faire par peur que je m’enfuis. J’aime bien quand tu n’en fais qu’à ta tête.
Zélos secoue de nouveau la tête, un air un peu renfrogné quelque part, alors que le carrosse s’immobilise près du trottoir.
– On ne pleure jamais pour rien, Miss.
Il se penche en avant, et vient déposer un baiser sur sa main. Ses lèvres sont froides, à l’instar de son corps et de son âme. Un mort en sursis a toujours froid. Il est glacé en dedans mais ne le montre pas. Il se fige alors que la tête de Calum passe à travers le bois :
– Monsieur Carrow, vot’carosse est arrivé !
Zélos a un sourire avant de se lever, légèrement pencher en avant. Sa main ne lâche pas celle de sa cousine alors qu’il ouvre calmement la porte de son autre main et qu’il descend, l’attirant derrière elle. Il ne sait pas ce qui le pousse à agir avec autant d’attention. La folie peut-être, elle l’a dit elle-même. Qu’y a-t-il a perdre quand il ne reste plus rien de l’esprit ? Gidéon lui revient de nouveau en tête alors qu’ils sont sur le trottoir d’une ruelle sombre. Personne aux alentours. Il ressert doucement sa main et l’entraîne à sa suite. Ils ne sont pas à Londres mais bel et bien dans un coin du Chemin de Traverse, un coin reculé, mais ils ne s’y attardent pas. Un pas après l’autre, ils s’enfoncent dans les ruelles crades de l’Allée des Embrumes, passent devant la boutique de son frère Charon sans un mot. C’est plus loin encore dans le dédale nauséabond que se trouve la bonne pioche : le Cabaret du Diable, aussi gentiment surnommé le Beffroi.
Quand Zélos se présente à la porte, il toque trois fois avant qu’elle ne s’ouvre, révélant une créature magique particulièrement séduisante. A en juger par son teint pâle, un vampire. Zélos n’y fait pas attention, habitué par le spectacle. Il sert doucement ses doigts autour de la main de Nerissa.
– Pour Agatha.
Le vampire jette un œil à gauche puis à droite et finalement s’écarte, dévoilant dans un sourire mutin ses canines aiguisées :
– Dans la septième salle, Monsieur Carrow.
Un simple « merci » s’échappe alors qu’ils s’enfoncent dans le bar. C’est un endroit atypique, pour ne pas dire unique. Le petit corridor sombre qui sert de vestibule donne à une pièce en forme de heptagramme. Chaque coin de la pièce possède une forme, frappée d’un chiffre. Au milieu de la pièce, un bar circulaire offre le spectacle d’une vélane qui secoue frénétiquement un shaker avec sensualité. Au milieu des chaises vides, un autre vampire à la beauté sombre chante, pleure presque, se balance au côté d’une goule qui joue de la contrebasse.
– C’est par là.
Il lui laisse le temps de la découverte avant de l’emmener doucement vers la salle sept, celle qui est juste à droite du bar.
– Sauf si tu veux boire quelque chose avant ? Un petit silence, il lui jette un regard, sans vouloir trop en faire : Les comédiens nous attendront, si tu veux boire quelque chose avant, je veux dire.
Il attend qu’elle réagisse, qu’elle décide, qu’elle fasse un choix.
Elle peut encore fuir. Elle peut.

Les blessures se cicatrisent, mais les cicatrices continuent de grandir avec nous. - Stanislaw Lec



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Don't Get In My Way Cuz you don't want to come to meet the Reaper that awaits ©️ okinnel.


Parchemin envoyé Dim 14 Jan - 20:29

- I am Allegiant, and I like it. -
Je suis : Wicked Witch. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 09/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 144 hiboux. J’incarne : Emilia Clarke. , et l’avatar que je porte a été créé par : (c) avatar by Lux Aeterna, Gorgeousmali & Texas-Flood. Ship Nerisson by Gallifreys. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Erzsébet Rackharrow Je parle en : #765C81



Je suis âgé de : 26 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Oubliator et chargée d'interrogatoire au sein des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : je suis mariée à Gideon Peverell, troisième victime de la persistance parentale. Diable, s'il savait ce qu'il est arrivé aux autres.
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Fais-moi sourire au beau milieu d'un requiem.
« Will you take me to paradise ? With you nothing ever dies. You take my smile and make it bright Before the night erase the light »

L
e pire d’elle, dans sa bouche, semble douceur. Le meilleur d’eux, au bord de ses lèvres, se fait tendresse. Murmure et caresse sur le coeur serré de l’épouse qui se sent abandonnée dans l’oeil du cyclone de ses tourments. Main dans la main. Aucun d’eux ne paraît vouloir lâcher cette accroche, ce lien qui donne la sensation d’aider à la survie dans ce monde tordu. Le pire d’elle, c’est une part qu’elle peine à accepter, divisée. Le meilleur d’eux, c’est l’amertume de n’avoir jamais été une Carrow, pas plus qu’elle n’est une Peverell, les entrailles ravagées au poison qui pourtant ne se ferment toujours pas à offrir des héritiers. Pourquoi l’injustice ? Les yeux dans les yeux, son bleu océan qui sans larme pleure pourtant la douleur de tout perdre en n’ayant jamais rien eu. Pourquoi Gideon ne pouvait-il pas l’aimer ? Si on ne pleure jamais pour rien, alors pourquoi pleure-t-elle ? Son existence est-elle à ce point synonyme de souffrance pour qu’elle n’ait aucune autre envie ces derniers temps que s’effondrer jusqu’à ce que plus aucun fleuve ne puisse couler sur ses joues pâles ? Et le baiser sur l’épiderme réveille quelque chose. Quelque chose au-delà de la froideur, de la mort, de l’anesthésie perpétuelle. Elle surprend le battement de son coeur, elle subit le rose dans ses cheveux, de ces mèches qui s’imposent comme on verserait lentement de la peinture sur une toile. Ca dégouline jusqu’à la pointe. Nerissa se laisse entraîner, peut-être surprise, peut-être charmée. Il est attentionné, ce garçon. Gideon l’a été aussi, la paume sur sa joue, les lèvres contre les siennes. Les sourires timides. Gideon aussi a du charme. Pas le même, Zélos est l’écho secoué de souffrances, son époux ployait sous le poids d’un héritage. Et elle, alors ? L’un l’orne de toutes les précautions quand elle a arraché à l’autre le bonheur d’avoir un avenir. Ses doigts de serrent plus fort autour de ceux du sorcier - Tu vas le détruire, répète la petite voix.

En chassant les réflexions, elle perd son attention sur le chemin qu’ils prennent. Ca n’a rien de l’élégance classieuse, de la haute société engoncée dans ses principes. Les talons claquent sur le sol, se pressent parfois pour suivre le rythme, garder le contact intact. Ce n’est que parce qu’elle se plait à contempler les angles de l’Allée des Embrumes qu’elle doit se presser. C’est amusant, elle n’a pas de réminiscence d’horreurs dans ces coins là. Encore un pourquoi sans réponse. « Pour Agatha. » Elle ne connait pas l’endroit et reste interdite par la créature qui se dévoile, par le lieu qui semble avoir été oublié, laissé là comme un mystère. Zélos agit comme si il y était chez lui. « Dans la septième salle, Monsieur Carrow. » Le sourire mutin aurait de quoi effrayer la société bien pensante qui commet des horreurs mais se scandalise de tout ce qui n’a pas de pureté immaculée. La folie socialement acceptable. Elle n’a d’abord aucune autre réaction que le clignement surpris de ses paupières et les lèvres entrouvertes. C’est absolument improbable. « C’est par là. » Elle n’est qu’une poupée entre ses doigts, docile, qui se laisse guider avec délice. Elle n’a pas besoin de penser, c’est le calme absolu dans son esprit durant quelques minutes et même l’ombre d’Arges s’est évanouie. « Sauf si tu veux boire quelque chose avant ? » Il la regarde, elle réalise combien les couleurs pâles s’alignent sur la longue chevelure. « Les comédiens nous attendront, si tu veux boire quelque chose avant, je veux dire. » Elle a un mouvement de recul, un mouvement d’innocence qui la rapproche du dos de Zélos. Elle a l’air brutalement si jeune, prise au piège. Les comédiens nous attendront. Comment peut-il faire tout cela ? Ses billes croisent une seconde celles de la Vélane et elle inspire profondément, tente de se convaincre que personne n’a prêté attention à tout ce qui se lit comme un livre sur l’arc-en-ciel de son enveloppe charnelle. « Oh, le petit fourbe, te torturer comme çaaa. » Elle se reprend, ça n’a duré que quelque seconde mais pour pallier à cela, elle enfonce presque les ongles dans la chair tendre de Zélos, espère chasser l’ombre de ses hallucinations. Elle aimerait savoir ce qu’il voit, lui. Elle aimerait lire dans ses pensées, comprendre ce qui le pousse à lui faire découvrir son univers, ce qui l’incite à l’accepter avec toutes ses étrangetés, avec ses cauchemars, son foutu sang maudit de folie et de violence. Il a vu tellement de choses. Elle l’a laissé décortiquer sa carcasse, lire ses courbes, ses bleus, son corps entier presque de la pulpe - du regard. Ses lèvres se posent tendrement sur la joue - lui aussi est trop grand - en un remerciement muet. Diable, de quoi ont-ils l’air soudain ? La métamorphomage aux teintes sucrées et le sombre Carrow. « Ne répète ça à personne, on ne me prendrait plus au sérieux. » Le murmure est accompagné d’un sourire en coin mi-malicieux mi-affectueux. « Je crois que j’ai besoin d’un alcool. Fort. » Elle a l’air de se détendre un peu. « Tu n’as pas honte de m’arracher à mon mari pour m'emmener dans un tel endroit, mh ? » Elle se permet la taquinerie, elle se permet l’entre deux, l’équilibre précaire entre la douce et la violente, entre la colombe et le corbeau, danse périlleuse au-dessus du vide. Il ne l’a pas menée ici pour qu’ils se noient dans la déprime, elle en est sûre. C’est bien la seule chose dont elle soit sûre. « Pourquoi les comédiens attendraient-ils ? » Et puis, soudain, ça traverse sa réflexion. « Et de quoi il est question, d’ailleurs, dans cette pièce ? » Peut-être est-ce trop complexe, peut-être ne sera-t-elle pas capable de comprendre.   

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Je suis âgé de : 47 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : fournisseur d'Inferi pour le Ministère. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : marié à Cassiopée Carrow, pour le meilleur et bien sûr pour le pire. Champ Libre :

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Requiem
Nerissa & Zélos

Un moment elle est si malléable, si douce entre ses doigts, qu’il se dit qu’il pourrait en faire n’importe quoi. Il sait aussi que s’il y pense, ce n’est pas de sa faute, juste celle de son sang qui le pousse toujours à devenir un chat quand quiconque lui paraît être une souris. Mais leur affaire n’a rien d’un jeu, du moins, ce n’est pas ainsi que Zélos le conçoit. C’est une valse. Dans une valse, il y a toujours celui qui mène et celui qui suit – on ne peut pas être deux à mener, ça ne serait plus une valse, mais l’homme comme la femme peut prendre la direction de la barque, imposer le rythme. Il se l’imagine bien la valse avec elle, dans un champ de milliers de renoncules rose pâle. Comme eux, le nom de cette fleur est d’un ridicule sans pareil mais d’une beauté inestimable. Un plaisir inavoué pour les yeux. C’est ce que le barman, un demi-géant aux oreilles sales, doit se dire en jetant vers eux un œil amusé.
On dirait une enfant avec lui. Ça ne lui déplaît pas cela dit, ses petits gestes, ses petites timidités. Ça lui donne seulement envie d’attraper son visage, de le serrer fort, de venir goûter à ses lèvres – est-ce qu’elles deviendraient roses elles aussi ? Il se garde de le penser trop fort et trop haut, jette un œil à gauche, puis à droite, avant de refaire tomber ses yeux sur elle. L’imperfection est parfaite. Ils se complètent comme deux tableaux brisés. Il est les notes graves, elle les notes plus fluettes. Il se mord l’intérieur de la joue, calmant ses ardeurs. Il pourrait s’y brûler tout entier, le nouvel Icare.
Quand elle enfonce ses ongles dans son dos, un frisson malicieux le parcourt, remonte le long de son échine et hérisse les poils invisibles de sa nuque. Il lève les yeux au plafond, voit des chandelles illuminées, mais ce n’est pas une illusion, juste une réalité. Ô candélabre, il se mord la lèvre inférieure, avant de se détendre aussitôt qu’elle retire ses griffes de sa chair. Comment peut-on se tenir dans de telles conditions ? Il jette un regard à la vélane mais il ne se passe rien.
La musique change – le vampire se racle la gorge alors que deux autres goules sortent des loges et rejoignent les chœurs – le contrebassiste relâche lentement les cordes de son instrument. Les clients applaudissent – on détourne les regards un moment. La musique recommence, happe l’attention. Zélos ne la voit pas venir avec ses lèvres au poison brûlant. Il la voit seulement du coin des yeux, alors que ses doigts effleurent sa hanche, sans la toucher. Interdiction. Il ravale sa salive, difficilement. Il sent la morsure du Diable qui étreint sa gorge. Y a comme une fêlure sur son masque qui laisse entrevoir la lueur de ses yeux clairs.
Le silence, de nouveau. Puis :
– Ne répète ça à personne, on ne me prendrait plus au sérieux.
– Sinon quoi ?
Zélos est joueur ce soir. Il a un sourire qui retient son rire. Il est vrai qu’avec cette chevelure-là, si rose, si pâle, elle ne ressemble plus à la grande méchante qu’il a entrevu dans le carrosse. Elle doit bien être quelque part, terrée au plus profond d’elle. Il imagine, du moins. Sur le moment, il n’y a plus que le rose bonbon de ses cheveux. Ça lui donne des allures de barbe à papa. Si je la mords, elle sera sans doute sucrée, se dit-il, baissant ses yeux clairs sur ses pommettes adorables, oui, sa peau doit avoir le goût du sucre. Il se retient de le dire tout haut, et c’est bien rare, mais il ne voudrait pas redessiner un nouvel arc-en-ciel autour de ce visage si parfait.
– Je crois que j’ai besoin d’un alcool. Fort.
– Un alcool. Fort. Il répète, machinalement, sans la quitter du regard.
– Tu n’as pas honte de m’arracher à mon mari pour m'emmener dans un tel endroit, mh ?
Il a un moment de stupéfaction où l’information remonte le long de son cortex cérébral. Ça ne met pas longtemps, mais l’on sent l’hésitation, le temps qui se suspens entre leurs deux lèvres. Après quoi il n’a qu’un petit ricanement, dévoilant à son tour la blancheur de ses incisives inquiétantes.
– Je ne suis coupable que de te distraire, Madame Peverell, le dire allège la culpabilité, fait oublier l’interdit et son sourire s’agrandit alors qu’il pose finalement sa main sur sa hanche, l’attirant doucement vers le bar, pour le moment du moins.
Les choses pourraient rapidement changer, se dit-il, pour lui comme pour les autres. Il fait quelques pas au milieu des tables où des couples étranges se font face. Il y a même des tables plus hétéroclites, où il ne s’agit plus que de deux êtres mais de trois, quatre ou cinq individus tout en sensualité. Il n’y fait pas attention – il n’a d’yeux pour que la longue rangée d’alcool qui lui fait face. Nerissa accrochée à lui, il poursuit sa fuite en avant.
– Pourquoi les comédiens attendraient-ils ? Et de quoi il est question, d’ailleurs, dans cette pièce ?
Il hausse un sourcil, avec un fin sourire en coin. Ça lui donne un petit côté enjôleur à bien y réfléchir.
– T'es bien curieuse tout d’un coup, il a un sourire en coin, ils attendront car j’ai réservé la salle. Ce n’est pas vraiment une pièce que l’on met en scène tous les jours, ici. Il marque une pause, avant de se tourner vers le barman – le demi-géant qui s’approche de lui : J’entends par là, que c’est la première fois qu’elle sera jouée, à ma demande.
Il ne dira pas qu’elle est moldue, qu’elle a été écrite il y a deux ou trois ans par une vieille française incestueuse, étrange et tout le reste. Tout ça, ce ne sont que des détails. Il se penche au-dessus du bar, jette un regard aux bouteilles qui s’alignent avant de tourner la tête vers le demi-géant. Il ne s’en est pas rendu compte, mais il a gardé sa main sur sa hanche. Le contact, toujours le lien, entre leurs deux corps brisés.
– Un Black Widow pour madame, il ne la guette pas mais le jeu est un peu absurde, pourquoi est-ce qu’il se fait aussi puéril ? Et un Corpse Reviver pour moi.
Le demi-géant a un ricanement en attrapant entre ses doigts immenses les bouteilles.
– Une goutte de supplice de vierges dedans ?
– Seulement s’il est frais.
Il se retourne vers Nerissa, sa main abandonnant doucement sa hanche pour venir cueillir de nouveau le bout de ses phalanges blanches. Il la regarde, là, accouder au bar comme le mauvais garçon qu’il est. Avec son costard et sa chemise blanche, de quoi il a l’air ? Et elle, alors ? Si on regarde les tables, on apercevra la fange du monde magique. Deux harpies sont à une table et se dévorent furieusement la langue l’une l’autre, dans un ballet nuptial étonnant, accompagné de son bruissement de plumes.
– Le Beffroi est un drôle d’endroit, fait pour de drôles de personnes. Un peu comme… un hôtel des cœurs brisés. Il a un sourire amusé, joueur, mais attends que les deux verres soient servis avant de continuer, faisant léviter les deux verres à leur suite quand il la conduit sur une banquette faite de satin bordeaux. Il n’y a que celui qui a cherché jusqu’au fond de l’abîme qui le connaît.
Il pose les verres sur la table ronde et s’assoit seulement après elle.
– Agatha, c’est l’histoire de personnes comme nous. Perdus. Soumis aux lois des hommes. Tu verras, c’est triste, un peu comme nous pense-t-il pour finir, sans le dire.


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Parchemin envoyé Hier à 2:39

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E
lle en a vu, des danses lascives, Nerissa. Elle en a vu des corps alanguis, des danses sensuelles, dans les esprits des hommes, dans les souvenirs de ces dames. Elle en a arraché, des délices exquis, des soupirs exhalés. De ces folles larmes de ces gens qui s’aiment à se damner. Elle a croisé des hommes dont l’intérêt était si violent qu’il blessait à jamais - comme son père - mais sous le masque de Zélos, elle ne sait rien lire, rien traduire. Il n’a rien de ce qu’on lui demande d’enlever des mémoires car toutes les victimes lui ressemblent un peu, à elle, à chercher à s’extirper d’un passé qui étrangle et tue à petits feux. « Sinon quoi ? » Il a l’air joueur, soudain, pourtant elle aurait juré l’avoir contrarié en plantant ses ongles dans la peau charmante. Elle n’y répond pas, pas encore. C’est le rose qui monte à ses cheveux qui parle, qui gêne et dérange. Que va-t-il penser d’elle, si elle se colore à la moindre attention ? Elle contrôle son talent quand il s’agit de son métier mais elle a si peu de vie privée qu’il devient facile avec un peu de tendresse d’attraper le coeur blessé. Elle préfère jouer la malice, demander un alcool assez fort pour endormir ce qui se réveille. Est-ce qu’il a honte de l’emmener dans un tel endroit ? Il n’a pas l’air d’y avoir pensé de cette façon, l’instant d’hésitation le prouve. « Je ne suis coupable que de te distraire, Madame Peverell, » Elle se surprend à penser qu’elle aime le voir sourire, ça lui va bien même si la tristesse lui fait un costume intéressant à observer aussi. La main sur sa hanche fait clignoter le regard - bleu, noir, bleu. L’équilibre est trop fragile, la funambule frôle la chute fatale. « pour le moment du moins. » Bleu. Noir. Sur la bouche se dessine un sourire plein de malice et de curiosité pour ce décor fait des dépravations de la société, de ces déviances qu’on aime cacher ou qu’on cache parce qu’on les aime trop pour les partager. Bleu. Elle cligne des paupière pour conserver la maîtrise de ses actes, la clarté des décisions qu’elle pourrait prendre. C’est le risque, à relâcher la pression, n’est-ce pas ? Elle a senti le frisson au contact et elle n’est pas certaine d’avoir apprécié. Peut-être est-ce du dégoût ? Elle est si petite, entraînée là, contre lui. Ou il est si grand, la question se pose. « T'es bien curieuse tout d’un coup, » Un haussement d’épaule d’un air innocent que l’innocente pourtant n’aurait jamais eu. « ils attendront car j’ai réservé la salle. Ce n’est pas vraiment une pièce que l’on met en scène tous les jours, ici. »

La malice s’estompe et son sourire mutin se fane en une expression de surprise. Le rose pâle d’une mèche fonce, tire vers un fuchsia criard. Des nuances dans sa métamorphomagie, il y’en a autant qu’il existe de couleurs sur la palette d’un artiste, toutes avec ses significations et ses jeux de déduction. Si on apprenait à les lire, il n’y’aurait presque plus besoin de legilimencie pour survivre à sa folie. « J’entends par là, que c’est la première fois qu’elle sera jouée, à ma demande. » Elle n’ose pas y penser. Elle n’ose pas s’interroger ; est-ce pour elle ou pour une autre ? Comptait-il y emmener une conquête avant de se tourner, à défaut, vers elle ? Elle ne voudrait pas être déçue pourtant elle peine à gérer l’émotion que lui cause cette information. Personne n’a jamais rien fait d’aussi fou. Elle reste muette longtemps après cela, jusqu’à ce qu’ils soient installés à table. La pièce est triste, lui a-t-il indiqué et à cela, elle a hoché la tête. S’il lui raconte tout, ça n’aura plus d’intérêt, c’est évident. Habilement, elle extirpe de son décolleté une petite fiole d’un liquide sombre aux reflets émeraude et prend le temps de verser deux gouttes dans son verre avant de la replacer là où elle se trouvait. Bleu, noir. « Black Widow, hein ? C’est amusant. » Les prunelles sombres se posent dans celles de Zélos et le sourire s’étire mais l’air se fait sérieux, paradoxalement. « Si tu en parles, je serais obligée de te tuer. Comme les deux fiancés que mon père a voulu m’imposer. » C’est un aveu de crimes pourtant enterrés depuis longtemps. Quand elle était sortie du comas, on avait voulu lui passer la bague au doigt. Fatale erreur. Personne ne pouvait se targuer d’avoir retrouvé le corps du premier - merci oncle Cadmos - et le second avait été classé parmi les victimes du bal tragique où le Lord avait rendu son dernier souffle. « Ils ont eu les mains trop baladeuses. » Elle attend qu’ils aient trempé les lèvres dans les verres pour laisser échapper un rire trop doux comparé à ce sourire qui s’était révélé quelques secondes plus tôt pour ajouter : « Je plaisante. Pour le fait de te tuer, pas pour les meurtres. » La potion n’est pas assez amère pour dénaturer l’alcool, elle se contentera de rendormir les rejets, les remords, les douleurs qui menaçaient de se réveiller, les caprices et les désirs de violence - envers les hommes, envers elle-même. Elle n’a pas envie de pleurer, pas ce soir, pas de désespoir, pas de cette vie qu’elle n’aurait jamais, de cet amour que tous les couples fantasment et qu’elle ne verrait plus dans le regard de son mari. « Zélos ? » Elle a un peu de mal à formuler sa question, ça prend un laps de temps durant lequel elle observe tout ; tout sauf lui. « Tu fais tout ça parce que tu m’apprécies ou parce qu’oncle Cadmos t’a demandé d’éviter que je m’égare ? » Elle avait mis longtemps avant de comprendre ce que le terrifiant Carrow avait voulu dire, elle y avait pensé plusieurs nuits, s’était interrogée parce qu’elle ne pensait pas être de celles qui ne retrouvaient pas leur chemin. Il avait pourtant eu raison en craignant qu’elle ne s’égare car rien n’avait été ensuite dans son existence. Elle en était à ne même plus se considérer vivante. Ca rampe sous sa peau et la manche légèrement relevée - parce qu’elle ne fait plus vraiment attention, avec lui - laisse apparaître le petit symbole d’infini gravé profondément dont la teinte semble légèrement rougir. « J’espère que je ne t’ennuie pas trop, tu dois avoir des compagnes d’un soir plus intéressantes. »   

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