indiscrétions
- gossip witch est bavarde -


L’homme en Jupe On a vu semblerait-il un sang pur jouer les transformistes au Cirque Avery. Nous n’avons pas encore de nom mais son jeune âge semble indiquer que son travestissement est une quête identitaire !

La tête d’enterrement N'est-il pas courant que lorsque l'on perd un être cher, on verse quelques larmes ? Eh bien si la mort de l'Actrice Louise de Montmorency emeut les foules, sa fille ne semble pas bien touchée. Etrange non ?

Le dimanche au Pays de Galles c'est le jour des mariages Il y a des évènements heureux dans ce monde enfin si l'union forcée et arrangéeest un évènement heureux ! Desmond Meadowes s'est débarassé de sa plus jeune soeur, reste la plus vielle des deux.




Partagez | 
Closer (pv)

()
Parchemin envoyé Sam 16 Déc - 1:54

- I am Allegiant, and I like it. -
Je suis : Sha , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 17/10/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 170 hiboux. J’incarne : Christian Bale , et l’avatar que je porte a été créé par : Eden Memories . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Loveleen & Ashlynn Je parle en : #4A5749



Je suis âgé de : 47 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : fournisseur d'Inferi pour le Ministère. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : marié à Cassiopée Carrow, pour le meilleur et bien sûr pour le pire. Champ Libre :

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
avatar
 
 

Closer +
Alexander & Cadmos

– Monsieur Carrow, vous devez nous comprendre, nous avons des obligations légales, des normes de sécurité à tenir scrupuleusement. Votre dossier doit d’abord être étudié avant de développer ses gardiens nécrotiques pour Azkaban, et pour que ce dossier soit étudié, faudrait-il encore qu’il soit correctement constitué.
Un petit silence s’installe dans la pièce, et avec lui, un froid hivernal qui rend les épaules plus lourdes et saisit tous les hommes jusqu’à l’os. Le regard de Cadmos passe sur les trois visages qui lui font face et qui lui donnent l’effet d’une mascarade où chacun refusait tantôt de voir, tantôt d’entendre, tantôt de parler. Quelle pâle mascarade, quelle triste mascarade… Déjà agacé, le mangemort entrelace calmement ses doigts noircis par la magie qu’il manipule tous les jours. Ça fait toujours son petit effet, même sur les trois singes qui lui tiennent compagnie dans un bureau perdu au premier étage du Ministère.
– Nous avons toujours été des partenaires loyaux. Je ne vous ai jamais fait faux bonds, messieurs, jamais de toute ma longue carrière. Et vous savez qu’il n’existe aucun autre individu dans tout Londres, dans toute l’Angleterre qui ne soit aussi expert dans la maîtrise de cet art macabre qui est celui de réanimer les morts pour en faire de parfaits pantins pour un régime que j’approuve de tout mon cœur et que j’ai même encré dans ma chair, siffle lentement Cadmos, ses traits se tirant, fatigué, ennuyé, et malgré toutes ses années de bons et loyaux services, il faut encore que je fasse une demande pour répondre à un appel d’offre ? Il crache presque ses mots : Y-a-t-il seulement un autre créateur d’inferi dans toute l’Angleterre ?
Ils s’échangent des regards, en silence. Ils se jaugent, se concertent sans en avoir l’air, mais ce qu’ils ignorent, c’est que Cadmos capte à ce moment-là chacune de leur pensée, chacune de leur hésitation et de leur peur profonde. Il ne peut d’ailleurs pas s’empêcher d’étirer sur ses lèvres un sourire satisfait quand le plus grand se dit qu’il a bien hâte d’en finir avec ce dossier pour ne plus jamais avoir à faire avec les Carrow. Qu’il ne touche de toute façon aucune prime pour le risque encouru.
– Monsieur Carrow, remplissez ce document, nous en rediscuterons dès que vous l’aurez complété.
Le plus petit des trois est le plus hargneux, mais ce n’est qu’un sang-mêlé. Un foutu sang-mêlé. S’il le pouvait, il se lèverait, lui attraperait les cheveux et lui éclaterait la face contre le bois de la table. Pour l’exemple. Pour faire comprendre à ces trois fonctionnaires de mes deux qu’on ne parle pas de cette façon à Cadmos Carrow, qu’on exige pas de lui qu’il remplisse un papelard inutile en allant jusqu’à supposer même qu’il ne sache pas écrire. Qui oserait supposer ça ? Personne en réalité, seulement une pensée voilée, bien cachée au loin, bien derrière sa dignité perdue de gratte papier.
Cadmos laisse un instant s’échapper avant de baisser les yeux sur ses doigts. Le noir a commencé à gagner la plus haute de ses phalanges. Bientôt, la corruption aura gagné toutes ses mains. Il baignera dedans. Il sera dévoré. Mais il ne sera pas seul – il le jure, il ne sera pas seul.
Lentement finalement il se lève, la chaise grinçant sur le sol quand il la repousse dans un bruit strident. Le plus maigre grimace mais ne fait aucune remarque. Le plus grand ne pense même pas à en faire une.
– Je vous revois dès demain, à la première heure dans ce cas. Nous réglerons nos affaires, son regard glisse sur chacun de leurs trois visages, comme un prédateur qui mémoriserait ses proies, personnellement.
Il sent bien dans le plus grand une pointe d’angoisse – il se dit même que demain serait un bon jour pour feindre une grippe ou une mauvaise toux, qu’importe qui le sauve de cet entretien qui ne le met pas à l’aise.
– Dans ce cas, à demain, Monsieur Carrow.
Le plus petit lui sert la main, toujours avec cet air mesquin qu’ont seulement les petits gens habitués aux bassesses. Cadmos lui sourit, mais ses lèvres sont trop carnassières. Il n’y a rien de sympathique. Rien d’agréable dans ce sourire. Rien qui ne donne envie de retourner le sourire, et pourtant, il le fait. Ultime provocation.
Ce soir, tu ne dormiras pas, Jasper Ellington. Comme tous les chiens galeux que portent ce monde, tu mourras.
Une dernière poignée de main, il se faufile à l’extérieur, disparaît un moment dans les corridors sombres du Ministère plongé à l’heure mangemort. Il serpente, les mains enfoncées dans ses poches, le couteau-papillon au creux de sa main.
Cette envie dévorante… Cette haine…

Cette faim de carnage.


Il avance rapidement dans les allées où les croups le suivent, les oreilles bien droites. Ils ont faim. Il est pourtant certain de les avoir nourris ce matin avant de partir, et en général, ils n’ont pas besoin d’une deuxième ration. Il leur jette un œil nerveux, puis s’enferme dans le vieil Atelier. L’Inferius qui garde l’entrée s’écarte aussitôt. Il jette un regard à la Mezzanine, entend des pas à l’étage, et ne bouge pas. Pendant quelques secondes. Un long silence qui s’éternise avant que Cadmos ne s’active de nouveau.
Alexander est toujours perché et n’a pas l’air de vouloir venir – ça fait plusieurs jours, trois, ou quatre peut-être, qu’il est laissé en liberté dans l’Atelier. Peu après « ce moment » qu’il n’arrive pas à chasser de son esprit, toujours coincé entre deux connexions de ses synapses fragiles et paresseux. C’est un peu de sa faute, mais ce n’est qu’une question de temps.
En silence il se dirige vers le bureau, un petit coin sur lequel il écrit de temps à autre. Il y a encore quelques mois, il faisait des recherches poussées sur les sirènes, les êtres aquatiques, le développement de leur agressivité, l’anatomie de leurs œufs, la naissance de l’amour et de la vie. Il les avait arrêtés presque aussi sec, parce qu’à la fin, les êtres de l’eau ne le laissaient même plus approcher le lac dans lequel il allait les « pêcher ». C’était un mot un peu simplet puisqu’il n’y allait pas vraiment à la canne.
Il pense à Caïn à ce moment-là, à la mission qu’il lui a donnée. Un autre souvenir qu’il ferait bien mieux de faire disparaître également, au cas où les choses tourneraient mal. Ce n’est pas vraiment qu’il n’assume pas, c’est que Cadmos a un véritable culte du secret. Son autel se trouve quelque part au fond d’un placard verrouillé qui ne s’ouvre qu’à l’apposition de sa main sur le sceau qui la protège. Une fois la porte ouverte, il ne lui reste plus qu’à sortir du placard contre le mur la vieille pensine qu’il a hérité de son arrière-grand-père. On y trouve des souvenirs de tous les âges, de toutes les époques. Un héritage ancestral. C’est ici qu’il a appris pour Cora, plus en détails, dans tous les détails de son beau ventre ouvert.
Mais ce n’est pas pour ça qu’il est là.
Quand il la pose sur le bureau, coincé entre les deux épais recueils qu’il a pu récupérer de la bibliothèque de Phobos, il va surtout pour y jeter au fond des souvenirs qui ne lui tiennent pas ou plus à cœur. Alexander en fait partit. Il en chasse l’image de Mererid qui le rend furieux, mais aussi toutes ses fois où il a soigné le rebelle, cette fois-là en particulier où il a embrassé son être comme s’il pouvait le ramener à la vie, lui, l’homme déjà mort, le myocarde noir.
Il soupire, extraie petit à petit de sa boîte crânienne les souvenirs, les plonge dans le flot argenté qui roule et tourne, éternellement, depuis des années. Ça lui fait toujours un bien fou. Comme s’il redevenait vierge de certaines pensées, de certaines étapes de sa vie. Il aime ce sentiment quand ça quitte sa tempe. Il aime et c’est grisant.
Ça serait parfait si seulement elle n’était pas déjà là.
– Cadmos !
Elle tambourine de sa petite main la porte. L’inferius est toujours en place.
– Cadmos ! Je sais que tu es là ! Ouvre-moi !
Un long silence, pendant lequel, baguette en main, il se demande pourquoi est-ce qu’il se tient toujours là, pourquoi est-ce qu’il n’accoure pas. Elle est enceinte, Cadmos, enceinte de six mois. Elle a le ventre rond, deux vies à l’intérieur, deux magnifiques et vies magiques à l’intérieur d’elle. Des graines moisies, pense-t-il, avant de contourner lentement le bureau, le visage de plus en plus rembrunit.
Des graines venant de lui.
Aucun cyprès n’a jamais donné de chêne.
– Cadmos ! Par pitié ! C’est Zélos… Il
Son regard sombre s’éclaircit soudainement, ses iris se rétrécissent, laissent une place décente à ses prunelles cramoisies. Il avance d’un pas plus rapide, en oublie même jusqu’à l’existence de la pensine ou d’Alexander. Il sent seulement l’urgence dans la voix de Cassiopée. L’urgence. Il écarte la porte, la referme machinalement derrière lui avant de foncer vers le manoir.
L’inferius reprend mécaniquement sa place, le regard vitreux, sa gueule disgracieuse entrouverte faisant office de principale menace à quiconque oserait approcher de trop près cette porte sans y être invité par le Maître. L’Atelier, sans Cadmos et sans fugitif, est morne, froid, silencieux comme la mort. On y sent une bise légère qui évacue petit à petit les odeurs vers les ventilations faites à même le mur, impossibles à défoncer pour fuir, encore moins avec le regard de l’Inferius sur quiconque bougerait dans la pièce.
Des corps, il n’y en a plus beaucoup. Cadmos a beaucoup travaillé cette semaine. Il a monté une trentaine d’inferi, des corps amaigris, squelettiques. Alexander a pu assister, à demi-dégoûté, à demi-scandalisé, mais aussi fasciné sans aucun doute. C’est tout un art de magie noire. Ça demande de la rigueur, de la connaissance, du savoir – beaucoup de savoir.
L’Atelier est calme sans son Maître.
La mort n’est plus qu’un souvenir silencieux qui balaye le sol et le plafond. Le silence, c’est ce qui indique souvent que Cadmos Carrow n’est plus là.

Ô envie, peste de la vie, prison des cœurs, ver immortel, chancre de l'âme et enfer des vivants : où est-ce que tu conduis les âmes qui se laissent emporter à ta rage ? - Camus.



 Buried alive by the lies in their soul
Don't Get In My Way Cuz you don't want to come to meet the Reaper that awaits ©️ okinnel.


Parchemin envoyé Mer 3 Jan - 18:26

- I am Insurgent, and proud to be. -
Je suis : khal , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 19/05/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 113 hiboux. J’incarne : Sam Heughan , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Drefer Rackharrow Je parle en : indianred



Je suis âgé de : trente-quatre ans , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : Fugitif, leader de la section d'attaque bêta pour l'Ordre. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : veuf depuis une dizaine d'années.

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
avatar
 
Les jours passent et se ressemblent. Une prison, même si elle est dorée, ce qui n’est pas le cas de la sienne, demeure toujours une cage pourvue de barreaux. Ses interactions avec Cadmos se font rares et le plus souvent silencieuses ; depuis la dernière fois, et Merlin sait qu’il abhorre l’idée de se référer à ce souvenir, Alexander a fait de son mieux pour demeurer bouche close et regard bas. Ses blessures se sont refermées lentement, celles de son corps tout du moins, quand bien même le Carrow a largement entaillé son âme, depuis lors… Le mangemort l’a même libéré de sa chaîne, lui laissant l’occasion de descendre dans le fameux atelier du faiseur d’Inferi, si le cœur lui en disait. Il avait tenté l’expérience, une fois ou deux mais, très vite, l’odeur et les visions d’horreur avaient eu raison de ses envies d’exploration, d’autant plus qu’il n’avait rien trouvé qui puisse lui être utile d’une façon ou d’une autre… Ses nuits étaient hantées de rêves étranges, de souvenirs oubliés qu’il aurait préféré enfouir encore plus loin encore, de chimères bien plus récentes et dont il se rappelait le moindre détail. Malheureusement. Ses doigts glissent dans ses boucles rousses pour les démêler à la va-vite ; une barbe de quelques jours parsème ses joues, des poils disgracieux que Cadmos n’a pas estimé bon qu’il retire. A moins qu’il ne lui fasse pas suffisamment confiance pour lui laisser un rasoir entre les mains, ce qu’il pouvait aisément comprendre, au final. Craignait-il donc qu’il le lui enfonce dans le cœur ou bien qu’il s’en serve pour se trancher la gorge ? Il l’ignorait et au fond ça n’avait sans doute pas d’importance… Un soupir, un de plus, à croire qu’il aurait pu créer une tornade rien qu’avec ça… Il se met à faire les cent pas, comme souvent, tressaillant en entendant soudainement la porte de la grange s’ouvrir, l’Inferius la gardant ayant laissé passer son sinistre sire. S’il s’arrête quelques secondes, ce n’est rien de significatif, comme il reprend déjà sa ronde ennuyeuse, attendant que le son des pas de Cadmos s’éloigne pour se pencher par-dessus la rambarde de la mezzanine et observer à la dérobée. Il entend plus qu’il ne voit le mangemort farfouiller dans ce semblant de bureau qui demeure toujours obstinément fermé aux mains étrangères ; il le sait bien, lui qui a déjà essayé de l’ouvrir à plusieurs reprises, en vain. Il se demande, s’interroge sur ce qui peut bien s’y trouver alors, c’est à pas de loups qu’il descend les escaliers descendant vers l’Atelier, une marche après l’autre. Si on le surprend, il n’aura qu’à jouer les idiots, ce ne devrait pas être chose très compliquée… D’où il est, toujours à mi-chemin dans les escaliers, il ne voit que le dos du mangemort et ses prunelles le déshabillent machinalement, se rappelant de ce à quoi ressemblaient ces muscles départis de leurs vêtements. En un sens, Cadmos lui paraissait bien moins impressionnant de cette façon. Il est bien incapable de voir ce qu’il fait, de là où il est, mais la curiosité qui est la sienne ne s’éteint pas pour autant… « Cadmos ! Cadmos ! Je sais que tu es là ! Ouvre-moi ! » Il reconnait la voix de Cassiopée, la femme du Carrow, à la chevelure aussi enflammée que la sienne, et il se tend machinalement. Elle ne venait jamais ici, ce qui l’arrangeait bien car il avait le sentiment qu’elle le portait encore moins dans son cœur que son cher et tendre mari. Il recule d’une marche, peu enclin à se retrouver nez à nez avec, elle. « Cadmos ! Par pitié ! C’est Zélos… Il… » Le rouquin écoute sans vraiment comprendre, observant simplement le maitre des lieux quitter la place avec rapidité, comme si quelque chose de terrible venait de se passer. Il pourrait s’inquiéter, oui, il pourrait, mais ces gens ne lui sont rien alors que lui importait, au fond ? Il patiente quelques longues minutes, laissant le silence retomber sur ce royaume de charnier qui lui appartenait, un peu, quand son souverain légitime n’était pas là. C’était ce qu’il se disait pour se consoler, parfois. Ses pieds redescendent lentement, une marche après l’autre, comme il se glisse en silence vers le bureau demeuré ouvert, cette fois, une imprudence qui ne lui ressemble pas mais dont il se satisfait pour cette fois… Bien entendu, c’est vers la pensine que ses prunelles curieuses sont attirées en premier et il s’en approche à pas prudents, son regard glissant en direction de la porte d’entrée. Il demeure en suspens quelques secondes, juste pour constater que le mangemort ne revient pas immédiatement. Ses yeux bleus reviennent se poser sur le liquide moiré d’argent qui lui fait du gringue, ou tout comme. Il aurait dû se montrer plus prudent, il ne doutait pas que se plonger ainsi dans les souvenirs d’un autre puisse être dangereux, mais Alexander n’avait jamais été prudent. Pas même dans une situation telle que la sienne aujourd’hui. Retenant son souffle, il glisse ses doigts le long de l’objet, le caressant avec délicatesse avant d’y plonger la main, refermant presque au hasard. Il ne sait pas ce qu’il cherche, sans doute parce qu’il ne cherche rien de précis…

OUI - Souvenir positif

NON - Souvenir négatif



THE NIGHT IS BLIND
It's so hard to find the way back home ☽ Losing grip, but it's worth the risk to brave the cold. No matter where you go I'll find you. Hold on for your life.

Parchemin envoyé Mer 3 Jan - 18:26

- You know nothing, muggle. -
Je suis : Les Supernanas de WDWF. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 04/07/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 969
avatar
 
Le membre 'Alexander Weasley' a effectué l'action suivante : La main du destin


'Destinée' :


mp Skander + mp Alienor + mp Arsenius
- merci de ne pas mpotter le compte PNJ -

Parchemin envoyé Mer 3 Jan - 23:26

- I am Allegiant, and I like it. -
Je suis : Sha , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 17/10/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 170 hiboux. J’incarne : Christian Bale , et l’avatar que je porte a été créé par : Eden Memories . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Loveleen & Ashlynn Je parle en : #4A5749



Je suis âgé de : 47 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : fournisseur d'Inferi pour le Ministère. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : marié à Cassiopée Carrow, pour le meilleur et bien sûr pour le pire. Champ Libre :

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
avatar
 
 

Closer +
Alexander & Cadmos

Au fin fond de la pensine, les souvenirs se bousculent. Il y en a beaucoup, des dizaines, pour ne pas dire des centaines, de ceux qui ont appartenu jadis à un enfant devenu grand. Un monstre, voilà ce que l’on voit sur les premiers souvenirs, ceux qui remontent le plus facilement et qui cachent le reste.
Celui qui se présente à Alexander est ancien, il remonte à bien avant la Purge, aux premiers pas de Cadmos chez les mangemorts. A sa droite, il y a Aidos, son frère aîné, et derrière eux, Arges. Il n’est pas bien vieux à l’époque Cadmos Carrow, il doit avoir treize ans à peine, si jeune que ses deux avant-bras sont vierges et que son visage paraît presque ingénu au milieu des anciens.
Ils ne sont que trois, Phobos n’est pas là ce soir. C’est peut-être pour ça qu’ils ont l’air si réjouit, tous autant qu’ils sont.
– Y a un plan ? balance Arges alors qu’Aidos avance vers la porte.
– Aucun.
– Un objectif alors ? reprend le cadet.
– Aucun prisonnier.
Le regard d’Aidos tombe sur Cadmos. Le plus jeune est encore en bas des escaliers. Il ne sait pas s’il doit bouger, s’il doit les suivre ou rester là. Souvent il reste là, pour faire le guet. Il achève tout ce qui sort. D’un mouvement de la main, l’aîné lui indique de tenir sa position alors qu’Arges pousse déjà la porte d’entrée. A eux deux ils se faufilent à l’intérieur, les visages soudainement fermés.
Lui reste là. Statique. Stoïque même.
Il observe le ciel étoilé, la lune qui est inquiète pour ses enfants. Il ne reste pas longtemps à rêvasser car rapidement il y a les cris et les pleurs qui parsèment le silence. Cadmos penche doucement la tête, écoutant chacun des craquements, chacun des soupirs qui s’élèvent.
Sur le perron, il a l’impression d’être un spectateur d’un cauchemar qui ne lui appartient pas. C’est exactement ce que sont en train de vivre la pauvre famille Wonder au sud de l’Angleterre. Qui est-il pour juger ? Ce ne sont que des sangs-de-bourbe, des pauvres qui font bien croire qu’ils sont riches. Quand il se surprend à ne plus penser à rien, une gamine s’échappe des portes. Elle vacille – ses jambes sont en sang et elle porte une robe légère, sans doute de chambre – avant de s’écraser dans les escaliers, roulant douloureusement jusqu’aux pieds de Cadmos.
Machinalement, le gamin tend son bras vers elle. Sa baguette émet quelques étincelles pour dévoiler son visage. Son regard cramoisi brille à la seule lumière de cette dernière.
Elle est jolie. Une petite blonde aux yeux larmoyants. Elle ne doit pas être plus vieille que lui, mais pas beaucoup plus jeune.
– Pitié… s’étrangle-t-elle, sa poitrine secouée par des sanglots lourds.
Pitié.
Cadmos Carrow reste parfaitement immobile, la tenant toujours en respect. Quand il relève la tête, il aperçoit Aidos qui sort. Son habit gris clair est couvert de sang, de la tête aux pieds. Ça lui va bien. Ça leur va bien. Le plus jeune observe alors que son frère fait un signe de la main. Cadmos recule doucement sa baguette, l’éteignant avant de la ranger habilement dans sa veste.
La gamine a un sourire victorieux, s’approche de lui en rampant. Elle ne voit pas arriver la lame papillon, ce petit couteau qu’il déploie en appuyant sur un seul bouton métallique. Un « clic » plus tard, l’acier file sous sa gorge, découpe ses cordes, laisse gicler sur le sol le sang chaud alors qu’elle s’effondre, l’air étonné, puis en colère, puis finalement, la peur peint son beau visage angélique.
Cadmos la regarde, un moment, avant de relever le visage vers Aidos qui le salut de la tête, disparaissant de nouveau derrière les portes.
Un petit moment se passe, avant qu’il ne porte doucement ses doigts à ses lèvres, les léchant amoureusement, émettant un petit soupir amoureux que lui seul entendra.

Le penchant de mon coeur vers la Mort, la Nuit, le Sang était indéniable. - Yukio Mishima



 Buried alive by the lies in their soul
Don't Get In My Way Cuz you don't want to come to meet the Reaper that awaits ©️ okinnel.


Parchemin envoyé Jeu 4 Jan - 0:04

- I am Insurgent, and proud to be. -
Je suis : khal , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 19/05/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 113 hiboux. J’incarne : Sam Heughan , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Drefer Rackharrow Je parle en : indianred



Je suis âgé de : trente-quatre ans , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : Fugitif, leader de la section d'attaque bêta pour l'Ordre. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : veuf depuis une dizaine d'années.

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
avatar
 
Il se sent aspirer par l’objet magique, se sent tomber dans un gouffre sans fond et vertigineux, duquel il n’atterrit que lorsque ses pieds touchent enfin le sol. Le souvenir semble des plus réels mais il le reconnait comme une chimère à cette couleur sépia un peu fade, à cette intangibilité des choses et de son propre corps aussi. Il observe les trois hommes, reconnait aisément Cadmos malgré son jeune âge ; la même expression, les mêmes traits de visage. Les deux autres ont les mêmes, il les estime donc comme ses frères, sans prendre trop de risque. Il penche la tête, le rouquin, esquissant un demi sourire en voyant ce Carrow si jeune qui a l’air si vulnérable, en apparence… Il suit les échanges entre les deux aînés sans vraiment y prêter gare, trop occupé à observer le gosse devant lui. Amusant. Différent mais pas vraiment, en même temps. Il ne cesse d’observer que lorsqu’il entend et voit le corps frêle et ensanglanté d’une gamine d’à peu près son âge rouler dans les escaliers, telle une pierre qui tombe net sans rien pour l’arrêter. Par un réflexe malheureux, il tente de la rattraper mais son frêle corps passe à travers ses doigts et il gronde de frustration, se rappelant soudain d’où il est. « Pitié… » Il ne sait pas ce qu’il attend, le Weasley, ce qu’il espère. Peut-être prie-t-il, au fond de lui, pour qu’à un moment dans sa vie, Cadmos ait su faire preuve de clémence et de compassion, ne serait-ce que d’une once d’hésitation devant la mort imminente d’une gosse à peine plus vieille que lui. Ses prunelles se vrillent dans celles du gamin, même s’il ne peut pas le voir. Il espère encore. Naïf. Quand la lame tranche la gorge de la jeune femme et qu’il lèche le sang sur ses doigts, il soupire de dégoût, la pensine le projetant de nouveau hors de ce souvenir, le souffle court et la nausée au bord des lèvres. Il aurait espéré. Vraiment… Il jette un regard en arrière, hésitant. Peut-être était-il encore temps de remonter en haut de la mezzanine et de ne pas risquer une autre colère légendaire du Carrow ? Peut-être qu’il pouvait en regarder encore un ? Juste un ? Il tend l’oreille, n’entend aucun bruit qui annonce un retour quelconque du mangemort alors il inspire profondément, plongeant de nouveau ses doigts dans le liquide moiré.

OUI - souvenir positif
NON - souvenir négatif



THE NIGHT IS BLIND
It's so hard to find the way back home ☽ Losing grip, but it's worth the risk to brave the cold. No matter where you go I'll find you. Hold on for your life.

Parchemin envoyé Jeu 4 Jan - 0:04

- You know nothing, muggle. -
Je suis : Les Supernanas de WDWF. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 04/07/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 969
avatar
 
Le membre 'Alexander Weasley' a effectué l'action suivante : La main du destin


'Destinée' :


mp Skander + mp Alienor + mp Arsenius
- merci de ne pas mpotter le compte PNJ -

Parchemin envoyé Ven 5 Jan - 23:59

- I am Allegiant, and I like it. -
Je suis : Sha , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 17/10/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 170 hiboux. J’incarne : Christian Bale , et l’avatar que je porte a été créé par : Eden Memories . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Loveleen & Ashlynn Je parle en : #4A5749



Je suis âgé de : 47 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : fournisseur d'Inferi pour le Ministère. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : marié à Cassiopée Carrow, pour le meilleur et bien sûr pour le pire. Champ Libre :

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
avatar
 
 

Closer +
Alexander & Cadmos

Nouveau souvenir, nouvelle époque.
Nouveau décor qui se dessine, mais c’est un souvenir tronqué. Il est fait de noir, de blanc et de rouge. Le noir surtout habille le Manoir d’Arges Carrow qui se dessine face à lui. Cadmos est là, il a quelques années de moins, mais impossible de dire combien exactement. Ses traits sont moins tirés, ses rides moins creusées. Il fait face à l’immensité macabre. Il sent dans l’air que quelque chose ne va pas. Il reste statique, un instant, sa baguette dans la main.
Un garçon pousse la porte, lui jette un regard emprunté de peur et de colère. C’est Agon, le fils aîné de son frère. Il a le visage carré des Carrow, l’allure de ténèbres également, mais il y a une fragilité chez cet enfant. Cadmos ne bouge pas, il s’empêche de lire l’esprit du gamin quand il passe à côté de lui, le frôle d’un pas rageur. Il se crispe. Se tend. Une douleur le traverse. Un pressentiment.

Il fait un pas, puis un autre, mais c’est mécanique. Il se sent mal, son visage s’effondre petit à petit, à chaque mètre qu’il avale avec une certaine pudeur, une sorte de crainte. Il tire sur la poignée de la porte, et découvre, petit à petit, le simulacre de maison. L’entrée est en désordre, mais ce qui frappe le premier, c’est l’odeur. Le parfum de décomposition qui est si léger et déjà si tangible. Un instant, il craint pour Nerissa qu’il a toujours trouvé frêle et fragile. Il sert le poing, avance d’un pas plus rapide.
Quand il entre dans le salon, c’est l’horreur.
Il se fige sur place.

Aella, aussi pâle et blanche qu’une morte, est là, étendue sur le canapé. Ce n’est qu’un inferius mal lôti, bien cassé. Tous ses membres pendent et son regard semble sans volonté. Elle ne mettra pas longtemps à mourir car la magie qui l’étreint n’a rien de noire, ou de blanche, ou de quoi que ce soit. Elle est trop faible, trop insignifiante. Elle n’a même pas fait disparaître les coups qui tâchent le visage gonflé de la jeune femme. Elle est bleue, par ci, par-là, mais ce n’est pas dû à la mort – non, les cadavres sont gris, violet, jamais bleu.
Cadmos sert son poing, si fort qu’il croit un instant qu’il va briser sa baguette. Il voudrait hurler, se révolter, crier. Aella. Aella. Il voudrait tout écraser sur son chemin, tout, même son frère. D’ailleurs, il est où ?
Son regard qui s’est transformé un instant en prédateur glisse de gauche à droite, batant le salon pour retrouver Arges. Un pas, deux pas, il avance maladroitement entre les objets qui s’empilent, la vaisselle brisée qui jonche le sol et tout le reste. Il avance comme à chaque fois qu’il veut tuer ; son regard n’indique d’ailleurs que ça. Que son envie d’en finir une bonne fois pour toute.
– J’aurais dû te tuer avantc’est ce qu’il marmonne alors que deux flashs brouillent l’image, c’est le visage de sa mère tuméfiée, c’est le visage de Melania Carrow défigurée par un coup qui a été trop loin, qui lui a rongé l’œil, qui saigne.

L’image se teinte doucement de noir et de rouge. L’odeur de décomposition change, ce n’est plus qu’une odeur d’hémoglobine, de fer. Une odeur métallique qui agresse alors qu’on s’enfonce davantage encore dans la noirceur de sa mnémosyne.
Cadmos s’arrête en arrivant dans la salle de réception.

Arges est là. Il attend, au bout de sa table, les mains perdues sur son front dégoulinant de sueur et de sang. C’est facile à voir qu’il a pleuré à chaudes larmes, ses joues sont comme un million de sillions mal tracés. Cadmos approche, lentement, mais son cœur bat fort dans sa poitrine. Sa respiration est puissante, lourde, profonde. Il aimerait lâcher cette baguette, attraper cette tête qu’il déteste plus que tout à l’heure actuelle et la frapper puissamment, encore et encore, contre le bois de la table. Il aimerait le tuer.
– Arges.
Il l’appelle, mais son pauvre frère ne répond pas. Il n’est pas vraiment là. C’est ce qu’en disent ses pensées qui tournent en boucle, des excuses navrantes, inutiles, sordides. Cadmos exulte. D’un coup de pied violent et rageur, il frappe dans la chaise qui soutient Arges. Le cadet sursaute, s’effondre au sol, surpris tout d’abord, puis finalement apeuré. Ses yeux sombres se relèvent sur Cadmos alors qu’allongé sur le flanc, au sol, il est là, sans défense, aussi vulnérable qu’un enfant.
Il a peur.
Pour la première fois de sa vie, Cadmos sent la peur qui irradie Arges. La peur. L’abandon.
– Tu… TU L’AS TUE !
Il hurle. C’est la première fois aussi qu’il hurle de cette façon, Cadmos Carrow, qu’il hurle à s’en percer les poumons, à en sortir de tous ses gonds, à faire craquer cette raison à laquelle il s’était attaché de si longues années. Il le déteste. Diable qu’il le déteste. Il s’approche vivement d’Arges qui ne recule pas. Il est bien trop désespéré pour craindre Cadmos. Au lieu de ça, il pleure, plus fort, mais les larmes ont terni.
– Pourquoi Arges ? Pourquoi ? Il hurle, de nouveau : Ça ne te suffisait pas ? Regarde ce que tu es devenu ! Regarde-toi ! Une loque ! Un vulgaire…
Il hurle de nouveau, il l’assène pour ne pas le tuer. Il est isolé, fragile, touché. Arges est épuisé. Les larmes, encore les larmes. Mais on s’en fout des larmes, c’est ce que pense Cadmos, on s’en fout de tes larmes. Pourquoi ? Il ne répond pas. Au lieu de ça, il jette un regard absent à droite, puis à gauche. Comme s’il découvrait petit à petit où il était.
– Cadmos… sa voix est chevrotante, petite, fragile : Cadmos… Où..Où est Aella ? Elle était avec.. Nerissa… Juste à l’instant… Cadmos…
Il est suppliant. Il déteste les gens qui supplient. D’un nouveau coup de pied dans une autre chaise, Cadmos décharge sa rage, sa fureur. Il hurle, plus fort, sous le regard d’incompréhension du cadet. Arges ne bouge pas. Il est trop anéanti pour ça. Il a tout perdu ce soir, il ne le sait pas encore, mais il a préparé sa propre fin. Le benjamin passe sur son front en sueur sa main, masse ses tempes comme pour faire passer les informations qui fourmillent.
– Putain… Arges… Qu’as-tu fait…
Le cadet hésite, un moment, puis renifle :
– Cadmos… Je suis désolé… J’aurais dû… J’aurais dû revenir, à la gare… Je t’ai oublié…

Le dos tourné, un nouveau flash brouille la scène. Le temps se suspend. On reprend à King’s Cross où Cadmos, douze ans, sourit et salut de loin son frère. Il est pendu à la fenêtre du wagon qu’il a ouverte pour saluer Arges. Le cadet lui assure qu’ils se retrouveront pour Noël. Qu’il viendra le chercher. Une entaille traverse la scène, dévoile cette fois son père, Phobos, accompagné d’Aidos, qui viennent le chercher à la sortie du train. – Arges n’est pas là ? Il y a un silence peu aimable. Il le voit dans les yeux de son père. Aidos secoue le visage et murmure, alors que Phobos ouvre déjà la marche – On en discutera ce soir, quand papa ne sera pas là.

De retour en arrière, dans la salle de réception vide. Cadmos rejette doucement la tête en arrière, la tête lourde, les épaules creusées.
– Si tu as tué Nerissa, Arges, murmure tout bas Cadmos, sans savoir si son frère l’entend, je te jure que je te tue.
Il fait un pas, puis un autre, pousse les portes, les unes après les autres, avant de se décider à fouiller la cave. Sur le chemin, il rencontre d’ailleurs le cadavre d’un elfe de maison, coupé en deux par on-ne-sait-quel-sort. Il n’est pas regardant et pousse doucement la porte, descend les marches, une à une.
Loin devant lui, il y a une masse aux cheveux blancs, étendue au sol, les yeux résolument fermés.
Il se penche devant elle, l’entoure doucement de ses bras, vérifie qu’elle respire toujours avant de la soulever avec une certaine tendresse. L’instant d’après, il est dans le salon, seul. La mémoire lui joue des tours, mais il se souvient parfaitement regarder Aella dans les yeux. Elle a l’air de lui sourire. C’est un inferius en mauvais état, de mauvaise qualité. Une Sainte qui même dans la mort serait incapable du moindre mal.
– Tu avais fait ton choix, murmure-t-il, en tirant sa baguette, la pointant calmement vers elle, tu l’as choisi lui.
Il y a un peu de rancœur, ou autre chose, qu’importe car le sort part, tranche au vif. La tête roide glisse au sol, l’inferius s’effondre. Il tend l’oreille, imagine entendre un « merci », un moment. L’image se colore de nouveau, mais quand il rouvre les yeux, ils sont à l’enterrement. Nerissa n’est pas là. Arges a le front dur, les paupières fatiguées mais son air est sombre.

Ils ne sont que tous les deux autour de la tombe d’Aella Carrow qui est doucement posée au sein des pierres et des fleurs d’asphodèles du cimetière familiale. Quand Arges approche pour prendre une fleur, le regard de Cadmos est sévère sur lui.
– Elle va survivre ?
Un silence, pesant. Arges lui retourne un regard animé d’une haine sans pareille. Trois jours, ce qu’il a fallu à cette petite terreur pour sortir de sa torpeur. Le benjamin lève légèrement le menton, prenant cet air de menace qui ne marche pas sur les parasites comme Arges.
– Tu sais ce qu’on dit ; les meilleurs s’en vont en premier…
Un silence, nouveau.
– Elle survivra, sans doute.
– Je l’espère.
Un silence alors que deux hommes arrivent pour recouvrir la tombe. Cadmos et Arges s’éloignent du caveau familial. Entre les tombes, le cadet siffle :
– Je savais bien que tu l’aimais cette petite bâtarde, mais pas à ce point.
– Pas autant que toi, on dirait.
Arges lui jette un regard étrange, piquant.
– Tu as toujours perdu à ce jeu. Elle m’aimera toujours plus que toi. Même si je la brise, encore, et encore… Elle m’aimera, comme Aella m’a toujours aimé.
– Contrairement à toi, Arges, je n’ai jamais joué à ce jeu.
Cadmos s’arrête alors qu’Arges rampe seul jusqu’à la sortie, marmonnant quelque chose dans sa barbe. Le benjamin reste seul au milieu du cimetière qui s’étiole sur Cadmos juste à droite de la tombe d’Asphodèle Carrow.
Fin du souvenir.

Épargne-toi du moins le tourment de la haine ; A défaut du pardon, laisse venir l'oubli. - Alfred de Musset



 Buried alive by the lies in their soul
Don't Get In My Way Cuz you don't want to come to meet the Reaper that awaits ©️ okinnel.


Parchemin envoyé Sam 6 Jan - 0:48

- I am Insurgent, and proud to be. -
Je suis : khal , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 19/05/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 113 hiboux. J’incarne : Sam Heughan , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Drefer Rackharrow Je parle en : indianred



Je suis âgé de : trente-quatre ans , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : Fugitif, leader de la section d'attaque bêta pour l'Ordre. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : veuf depuis une dizaine d'années.

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
avatar
 
C’est idiot, pour sûr et, au fond, il ne sait même pas pourquoi il s’échine à continuer. Peut-être qu’il a envie de trouver quelque chose qui lui fera changer d’avis sur Cadmos. Peut-être qu’il en a besoin. C’est ridicule sans doute, utopiste certainement. Tout lui, quoi, en somme. Il plonge dans un autre souvenir, regardant autour de lui ? Ces lieux lui sont inconnus et c’est sûrement normal mais il ne met pas longtemps à reconnaitre Cadmos. Le souvenir est plus récent et, s’il est plus jeune, il a déjà les traits définitifs qui sont les siens. Il ne devait pas être beaucoup plus vieux, la première fois qu’ils se sont rencontrés… L’ambiance est lourde, pesante, il le sent même si ce souvenir ne lui appartient pas et son cœur se serre déjà, tombant presque dans son estomac. Il suit le Carrow, presque à reculons. C’est bien malheureux qu’il ne sache pas comment sortir d’un souvenir car il est presque certain qu’il n’a pas envie de voir celui-là… Leurs pas les mènent dans une autre pièce et il a bien du mal à retenir un haut-le-cœur, le rouquin, en voyant le malheureux spectacle qui se joue devant leurs yeux. La femme avait dû être belle, un jour, quand son corps n’avait pas encore été défiguré par les coups. Si Alexander ne comprend pas, il n’a pas besoin d’explications pour reconnaitre l’une de ces semblants de créatures que Cadmos crée dans son atelier. Elle y ressemble et, en même temps, elle est différente d’une façon qu’il ne saurait nommer… S’il ne connait pas la jeune femme, il reconnait bien la douleur du mangemort, ce poing qui se serre, ces traits qui se crispent. L’expression même de la rage et de la tristesse, il le voyait bien, ça faisait écho à la sienne, propre, il y a longtemps… Cadmos avance et il le suit, la main plaquée sur sa bouche comme si cela pouvait suffire à stopper la nausée et son envie de vomir ; il cherche le responsable, sans doute, et si beaucoup de choses lui échappent, il en comprend suffisamment. Les mots volent à l’encontre de l’autre, inconnu aussi mais qui ressemble étrangement à Cadmos, si bien qu’il en conclut vite que c’est son frère, peut-être. Un flash trop rapide lui montre un autre visage de femme, tuméfié lui aussi. Il recule presque, le Weasley, sous la violence de toutes ces images qui l’assaillent sans lui appartenir.
L’autre homme semble perdu, absent, comme déconnecté de la réalité. Alexander s’approche mais il ne le voit pas. Il ne semble pas voir Cadmos non plus d’ailleurs. Il penche la tête. Tout ça est dérangeant mais il éprouve presque un semblant de pitié pour son bourreau. Presque. Cadmos frappe, hurle. Sa douleur lui fait presque aussi mal que si elle était la sienne et il lui faut toute la force de sa volonté pour la rejeter ; cette souffrance ne lui appartient pas… Arges émerge, interroge, il ne semble pas comprendre ce qu’il a fait. Car il l’a fait, pas vrai ?

Un autre souvenir qui s’imbrique dans le premier, celui du Poudlard Express, de Cadmos enfant qui attend son frère mais celui-ci n’est pas là. Une tension dans l’air, quelque chose de palpable. Il voudrait en savoir plus mais les images s’effacent déjà pour revenir à la scène principale. « Si tu as tué Nerissa, Arges, je te jure que je te tue. » Il note les noms, il lui semble qu’il devrait en reconnaitre certains mais il n’a jamais été très porté sur la généalogie, encore moins celle des Carrow. Nerissa lui évoque pourtant quelques souvenirs qu’il n’arrive pas à se remémorer. Il le suit à nouveau, se mordant la lèvre. Il a peur de ce qu’il pourrait trouver, lui aussi, et il sent la crainte de Cadmos aussi. C’est nouveau, pour lui, de le voir dans cet état et, même si c’est bien compréhensible, il se repait de chaque miette. La gamine aux cheveux blancs semble évanouie mais vivante. Il se surprend de voir avec quelle délicatesse le Carrow l’emporte, lui qu’il n’a jamais vu autrement que force et violence. Ca l’intrigue, ça réveille peut-être même quelque chose en lui, il ne saurait le dire. Tout ça tourbillonne encore trop fraichement dans son esprit pour qu’il fasse le tri… Le sort qui achève la créature inhumaine, ses mots, achèvent de le convaincre que Cadmos a pu éprouver des sentiments pour cette femme, une femme qui n’est visiblement pas la sienne. Aella… Il note ça dans un coin de son esprit. Aella

L’extérieur, la tombe. L’échange entre les deux hommes sur le sort de l’enfant étrange, sans doute. La tension entre eux, un semblant de haine aussi. Les mots, durs et lourds de sens. Il ne saisit pas tout mais il a l’essentiel. Plus ou moins. Le souvenir s’étiole et il se retrouve de nouveau dans la grange, les sourcils froncés, l’estomac un peu retourné par ce qu’il vient de voir. Il ne sait pas quoi en penser, qui plaindre ou qui blâmer. Il lui manque certaines pièces du puzzle, peut-être, mais la douleur de Cadmos et son désespoir laissent un goût âcre sur sa langue. Et si… ? Et si quoi ? Il ne sait pas lui-même. Peut-être est-ce stupide que de vouloir chercher encore, chercher plus loin. C’est sans doute dangereux aussi. Il n’avait jamais prétendu être intelligent ou prudent, ça tombait bien. De nouveau, il écoute les bruits en provenance du dehors mais rien ne lui indique que Cadmos est sur le point de revenir alors, sans réfléchir plus avant, il plonge à nouveau, avide et curieux…




THE NIGHT IS BLIND
It's so hard to find the way back home ☽ Losing grip, but it's worth the risk to brave the cold. No matter where you go I'll find you. Hold on for your life.

Parchemin envoyé Sam 6 Jan - 1:28

- I am Allegiant, and I like it. -
Je suis : Sha , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 17/10/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 170 hiboux. J’incarne : Christian Bale , et l’avatar que je porte a été créé par : Eden Memories . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Loveleen & Ashlynn Je parle en : #4A5749



Je suis âgé de : 47 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : fournisseur d'Inferi pour le Ministère. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : marié à Cassiopée Carrow, pour le meilleur et bien sûr pour le pire. Champ Libre :

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
avatar
 
 

Closer +
Alexander & Cadmos

Quand Alexander plonge son visage, la pensine rejette un vieux souvenir cette fois, bien plus ancien que les autres, caché là quelque part, aux tréfonds des lueurs argentées.

La scène est ainsi : Cadmos est torse nu, du sang tâche ses vêtements, son jeans, c’est son visage. Il a dû la toucher elle aussi, avec ses mains souillées, parce qu’elle a du sang sur les hanches et sur sa douce gorge blanche. Elle est si petite, si frêle quand on le compare à lui. Il la laisse approcher alors qu’elle glisse doucement ses mains sur son visage, avec une douceur incommensurable. Elle est nue, mais il n’y a pas de tension, comme si tout était déjà éteint.
– Qu’as-tu fais Cadmos ?
Doucement, il baisse lentement les yeux avec un air blessé dans le fond, parce ce qu’elle fait là, c’est un reproche. Un vil reproche. Il se mord doucement la lèvre alors qu’elle s’approche encore, se colle contre son torse. Elle est rouge, rouge de sang, mais sur ses joues on voit parfaitement les sillions qui se dessinent à chaque larme qui glisse sur ses pommettes.
Il sert les poings, restant imperturbable mais son regard se baisse de plus en plus, par honte. Ses sourcils se froncent, parce qu’il ne comprend pas qu’elle en parle comme ça. Parce qu’il aimerait qu’elle n’en dise rien. Parce qu’il sait bien qu’elle le prend pour un monstre à ce moment-là. Est-ce qu’il n’est que ça ?
Il ravale douloureusement sa salive, levant les mains pour la repousser mais il n’agit pas. Ses mains restent là, figées dans les airs, incapables de la toucher – de la salir, encore.
– Zélos.. et Charon…
Les phalanges douces de la voyante quittent lentement le visage de son époux pour glisser sur sa gorge. Elle est si jeune à ce moment-là, si jeune, comme leurs propres enfants. Elle laisse ses doigts s’enroulaient autour de la gorge de Cadmos qui ne réagit pas. Il n’a pas peur. Il relève lentement les yeux sur elle. Un air étrange sur le visage.
– Nerissa… Ils y étaient, tous...
Il sert les dents, avant de lâcher en détournant le regard :
– Ils sont vivants. Ne t’inquiète pas.
Elle fond en larmes et se niche contre lui, tout en posant ses mains sur son torse comme si elle voulait s’arracher à lui. Il reste parfaitement droit. Un moment plus tard, Cadmos tombe en arrière mais ce n’est que pour revenir dans un autre souvenir, sous la forme la plus ingénue qu’on ait jamais vu de lui. Assis sur un petit tabouret adapté à sa petite taille, il y a un enfant de huit ans qui secoue vivement ses pieds avec un sourire agréable et joyeux.

C’est Cadmos. Difficile à croire, mais ses yeux brillent alors qu’il tapote ses genoux de ses petites mains menues. Il paraît un peu plus jeune Cadmos – comme tous les garçons, il a longtemps eu une petite taille et un visage rond avant de prendre de la taille et du muscle.
– Tu fermes les yeux Cadmos ! Allez !
Un petit rire se dessine sur le visage du bambin qui se prête au jeu et ferme les yeux. Les décors sont anciens, poussiéreux, mais à n’en pas douter, l’Atelier qui l’entoure ressemble vaguement au sien. En un peu moins moderne et aménagé, mais il y a ici et là quelques cadavres assoupis sur le sol, des objets de torture antiques, des décorations dignes de film d’horreur.
Le gamin n’a pas l’air d’avoir peur pour autant. Les mains parfaitement posées sur ses yeux, il est honnête Cadmos Carrow, il ne triche pas alors qu’un homme d’un certain âge déjà se présente devant lui et lui tend un cadeau. Il n’y a pas d’emballage, on peut voir qu’il s’agit du petit couteau papillon dont il se sert parfois, dont il s’est servi pour tuer la gamine, dont il s’est servi aussi de nombreuses fois pour lacérer Alexander Weasley, sa femme et bien d’autres.
Son couteau.
– Tu peux ouvrir, maintenant.
Quand le gamin ouvre les yeux, il pose sur l’objet un regard à la fois surpris et intrigué.
– Un couteau ? Il relève sur son grand-père un regard étrange.
– Pas un couteau, Cadmos. Le couteau.
Il lui met dans les mains et lui tapote la tête avec un air fier.
– C’est pour tes huit ans. Phobos et moi nous avons parlé, et il est d’accord. Tu es officiellement mon apprenti, mon petit ! Le vieux a un grand rire alors que d’une main douce il caresse le visage rebondis du gamin qui le regarde : Tu seras le prochain faiseur d’inferi des Carrow. Quelle fierté !
Cadmos a un petit sourire, alors que son grand-père tourne déjà le dos pour aller chercher autre chose – qu’importe ce que c’est, le gamin ne regarde pas. Il regarde seulement le couteau, d’une manière étrange.

Le couteau fixé dans sa main se déplie et laisse apparaître une nouvelle scène. Cadmos est encore jeune – trop jeune – il n’a sans doute pas encore été à Poudlard. Il est au milieu de l’Atelier et son grand-père qui est toujours là traîne une jeune femme. Elle est blonde comme les blés, et ses beaux yeux sont larmoyants.
Quand le vieux arrête, Cadmos penche la tête et jette un regard à l’homme qui ricane :
– Finies les leçons ! Aujourd’hui, court théorique !
De nouveau on lui tapote la tête, d’une caresse qu’on donnerait à un chien. Quand le vieux débâillonne la victime, qui est d’un âge plus que raisonnable mais qui est nue face à eux, elle jette un regard terrible au gamin.
– Vous êtes des monstres !
Au visage du gamin, on se rend rapidement compte que quelque chose ne passe pas. Il sert contre lui le couteau alors qu’il fronce légèrement les sourcils.
Des monstres ?

Quand il relève les yeux vers le grand-père, ce dernier apparaît comme une masse d’ombre.
Le souvenir est trop lointain, trop vieux, il s’arrête là, disparaît comme il est venu.


Chaque homme est, en naissant, assorti d'un monstre. Les uns lui font la guerre et les autres lui font l'amour. - Léon Bloy



 Buried alive by the lies in their soul
Don't Get In My Way Cuz you don't want to come to meet the Reaper that awaits ©️ okinnel.


Parchemin envoyé Sam 6 Jan - 15:37

- I am Insurgent, and proud to be. -
Je suis : khal , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 19/05/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 113 hiboux. J’incarne : Sam Heughan , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Drefer Rackharrow Je parle en : indianred



Je suis âgé de : trente-quatre ans , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : Fugitif, leader de la section d'attaque bêta pour l'Ordre. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : veuf depuis une dizaine d'années.

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
avatar
 
Il plonge à nouveau dans ces souvenirs qui ne sont pas les siens. Il se fait l’effet d’un voyeur mais ses remords ne durent pas bien longtemps ; après tout, Cadmos violait régulièrement ses pensées les plus intimes, lui arrachaient ses pires secrets. Ce n’était qu’un retour à l’envoyeur en bonne et due forme… « Qu’as-tu fais Cadmos ? » Il se le demande, lui aussi, à voir ses doigts et son corps tâché de sang. Ses prunelles glissent un instant sur la peau de Cassiopée mais il détourne vite les yeux, gêné par la vision de ce corps nu. Il n’était pas du genre à se repaître ou se rincer l’œil de cette sorte alors il baisse le regard, par pudeur. Cadmos n’aurait sans doute jamais fait preuve d’autant de complaisance mais il n’était pas le Carrow, c’était bien là toute la différence… Il ne comprend pas, cette fascination pour le sang, il constate juste, alors que sa femme se colle contre lui, sans se soucier de l’hémoglobine, que cette inclination a toujours été entretenue par ses pairs. A vomir. Encore plus quand il réalisait qu’il était, lui aussi, entré dans son jeu. Il lui avait offert son sang volontairement, ou presque, s’était nourri du sien. Pour autant Cadmos n’était pas son Christ en croix… « Zélos.. et Charon… Nerissa… Ils y étaient, tous... » Il penche la tête, le rouquin, emmagasine les noms et les informations. Il ne re met pas, chronologiquement, cette scène. Il ne parvient pas à la relier à la Purge et sans doute était-ce pour le mieux. « Ils sont vivants. Ne t’inquiète pas. » Un soupir, une moue ennuyée. Il aurait tant préféré continuer à les imaginer tous sans cœur, banquises de glace froide et insondables. Il lui faut beaucoup de volonté et de rage pour refuser de les prendre en pitié, de continuer à les haïr avec la même constance.

Autre souvenir comme les contours du premier disparaissent. Cadmos n’est qu’un enfant assis sur un tabouret et Alexander ne parvient pas à retenir son sourire amusé. Un gosse, juste un gosse. Il n’a plus l’air si effrayant maintenant. Il pourrait même presque être qualifié de « mignon », c’est pour dire… Ca ressemble à un jeu et le Weasley se fend d’un regard doux. Le genre de jeu auquel il jouait avec ses frères et sœurs quand l’un d’entre eux avait un présent à offrir à l’autre. Chez les Carrow, toutefois, il semblerait que rien ne se passe comme chez les autres familles et les prunelles du rouquin se font plus incisives quand il voit la lame déposée dans les paumes du môme. Il le reconnait bien, lui, ce couteau. L’arme a maintes et maintes fois mordu sa peau ; elle lui a même infligé cette marque humiliante qui barrait son dos de six lettres honnies… « C’est pour tes huit ans. Phobos et moi nous avons parlé, et il est d’accord. Tu es officiellement mon apprenti, mon petit ! » Le Phénix grimace. Il pourrait bien gueuler que putain, ce n’est qu’un gosse !, ça ne ferait pas grande différence… »Tu seras le prochain faiseur d’inferi des Carrow. Quelle fierté ! » Le rouquin détourne le regard, partagé entre la colère et la pitié. L’incompréhension aussi…

Le dernier souvenir qui s’impose est certainement le pire. Ce gosse qu’est toujours Cadmos, confronté déjà si jeune à la mort et à la violence. Il réalise qu’on lui a demandé, bien trop tôt, de se comporter comme une sorte de monstre. Le mot employé par la jeune femme blonde ne peut pas lui paraitre plus approprié que ça. Des monstres, c’est ce qu’ils sont. Un monstre, c’est ce en quoi ils l’ont transformé. Si ça l’excuse ? Certainement pas. Ça l’aide à comprendre, certes, mais il ne lui pardonne pas pour autant. Il est bien trop tôt pour ça.

De nouveau, il se retrouve au milieu de l’Atelier, le souffle court, l’estomac dérangé par tout ce qu’il vient de voir. Sa bouche a le goût âcre de la bile et pourtant il n’a pas vomi, quand bien même l’envie ne lui en manque pas. Des bruits à l’extérieur de la grange lui font vite réaliser qu’il va se trouver dans une situation ennuyeuse s’il ne bouge pas très vite. « Merde. » Il remet à la va-vote les choses à leur place, sans vraiment parvenir à se rappeler dans quelle position il les a trouvées exactement. Il n’a plus le temps pour ça et le voilà déjà qui remonte quatre à quatre les escaliers de la mezzanine, au moment où la porte se rouvre. Son cœur bat bien trop vite à l’idée d’être découvert mais il inspire profondément. Cadmos ne l’a pas vu. Avec lenteur et précaution, il se glisse entre les draps, tournant le dos à l’entrée de la mezzanine, laissant son souffle reprendre un rythme régulier et normal. Ses paupières ne sont pas closes mais personne ne pourrait le voir à moins de s’approcher. Ses sens, eux, sont tous aux aguets, tentant d’interpréter les sons qu’il entend, un peu plus bas…



THE NIGHT IS BLIND
It's so hard to find the way back home ☽ Losing grip, but it's worth the risk to brave the cold. No matter where you go I'll find you. Hold on for your life.

Parchemin envoyé Sam 13 Jan - 1:05

- I am Allegiant, and I like it. -
Je suis : Sha , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 17/10/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 170 hiboux. J’incarne : Christian Bale , et l’avatar que je porte a été créé par : Eden Memories . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Loveleen & Ashlynn Je parle en : #4A5749



Je suis âgé de : 47 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : fournisseur d'Inferi pour le Ministère. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : marié à Cassiopée Carrow, pour le meilleur et bien sûr pour le pire. Champ Libre :

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
avatar
 
 

Closer +
Alexander & Cadmos

Le silence remplit de nouveau la Grange alors que dans la pensine, le tourbillon argenté continue de rouler en cercle. Cadmos ouvre la porte, et il est seul. Ses mains tremblent légèrement, ses joues sont pâles. Il ne dit pas un mot quand il referme la porte derrière lui, marquant un temps d’arrêt avant de refermer derrière lui. Ses yeux happent l’image de la pensine à découverte sur le bureau et il s’en veut, un instant, d’avoir fait cette erreur. Son regard monte naturellement sur la porte de la mezzanine, odieusement fermée. Il plisse le regard, un instant, avant de laisser tomber. Il est trop fatigué pour dire ou faire quoi que ce soit. Rien dans cette pensine ne saurait être retenu contre lui. Il ne s’agit là que de son passé, aussi vrai et brute que nature.
Lentement le mangemort avance vers le bureau, attrape la pensine et la range dans le placard qu’il ferme à double-tour. Sa main tient sur le bois, comme s’il cherchait à entendre le cœur du meuble, mais il n’y a rien. Juste le silence qui l’enveloppe, le silence qui pèse sur ses épaules. Un instant seulement, car l’instant d’après, son poing se serre et il frappe brutalement dans le meuble, d’un coup brutal, sec. Le bois ne bouge pas, parce qu’il est parfaitement fixé au mur et qu’il est plus résistant encore qu’un chêne tout entier. Il l’a conçu ainsi.
Il est furieux Cadmos, furieux contre la vie, contre la mort, contre ses frères, contre ses enfants, contre ses nièces, ses neveux, la société et plus encore, contre lui-même. Pourquoi ? Pourquoi. La question qui reste toujours en suspens, personne incapable de lui dire. Pourquoi Cadmos ? Et pourquoi pas, c’est ce qu’il aimerait leur répondre. Cadmos, trop pragmatique, trop sinistre, trop morbide, trop Carrow. Il les déteste, tous, pendant quelques secondes alors que son poing s’abat deux, trois, quatre, sept fois contre le bois qui ne plie pas. Qui résiste.
Quand le silence revient, il est en sueur, mais il est calme. Ou presque.
Comme une âme damnée, il finit par sortir de l’Atelier.

Le silence s’abat de nouveau sur l’endroit jusqu’au lendemain soir. Il n’est pas rentré une seule fois de la journée – ce n’est pas dans ses habitudes. Cadmos est un matinal. Il a dû faire autre chose, autre chose alors qu’il rentre dans l’Atelier avec une liasse de papier sous le bras et l’air fatigué de la journée. L’Inferius referme la porte derrière lui. On dirait un clown dans son costume bien ajusté, celui qu’il met toujours pour se rendre au Ministère pour traiter avec les imbéciles qu’on met toujours en face de lui.
L’univers entier a décidé de le tester, de repousser les limites pour savoir jusqu’où il peut aller, jusqu’où il peut se retenir. Diable, il a bien eu envie de serrer quatre fois ses mains autour de sa gorge à cet idiot avec son petit casier, son petit stylo, son petit crayon à papier. Il le lui aurait bien enfoncé dans la trachée pour faire de la flûte.
Il entend la porte de la mezzanine qui s’ouvre alors qu’il déboutonne avec calme et soin le veston noir qui le cintre, rendant plus saillant ses épaules fourbues. Il la retire finalement, pour dévoiler une chemise également noire, sans fioriture.
– J’ai oublié de dire à Villy de te ramener à manger ce matin. Tu peux prendre ce qui est sur la table.
Il lui montre négligemment les quelques sandwiches Siren’n Chips qu’il a attrapée avant de partir de Londres. Ils sont agrémentés à la sauce sorcière, Cadmos ignore ce que ça vaut mais c’était tout ce qu’il y avait d’ouvert.
– Tu as envoyé une lettre cette semaine ?
Il ne s’inquiète pas, il se dit qu’Alexander n’est pas assez bête pour louper les rendez-vous. Il sait aussi que ça ne durera pas éternellement. Il faut trouver une solution. Il faut trouver des solutions à tout en ce moment. Aux exigences d’Aidos, aux volontés du vieux Phobos, aux folies de Zélos. A tout. Ça l’agace. Il est marqué Cadmos, plus fatigué que d’habitude.

Chaque homme est, en naissant, assorti d'un monstre. Les uns lui font la guerre et les autres lui font l'amour. - Léon Bloy



 Buried alive by the lies in their soul
Don't Get In My Way Cuz you don't want to come to meet the Reaper that awaits ©️ okinnel.


Parchemin envoyé

Contenu sponsorisé
- -
 
 
Closer (pv)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» EDGAR ✖ he said if you dare come a little closer.
» Closer to the Edge
» 01. I get bored, so ... Hello ! [ft Glenn McAllistaire]
» #. A.telier by N.ight & S.wie & O.range & Illu' | CLOSER FOR NIGHT & ORANGE |
» Keep your friends close, and your ennemies closer.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
WDWF - So we can learn to pick ourselves up. ::  :: Grande Bretagne :: Angleterre-
Sauter vers: