indiscrétions
- gossip witch est bavarde -


L’homme en Jupe On a vu semblerait-il un sang pur jouer les transformistes au Cirque Avery. Nous n’avons pas encore de nom mais son jeune âge semble indiquer que son travestissement est une quête identitaire !

La tête d’enterrement N'est-il pas courant que lorsque l'on perd un être cher, on verse quelques larmes ? Eh bien si la mort de l'Actrice Louise de Montmorency emeut les foules, sa fille ne semble pas bien touchée. Etrange non ?

Le dimanche au Pays de Galles c'est le jour des mariages Il y a des évènements heureux dans ce monde enfin si l'union forcée et arrangéeest un évènement heureux ! Desmond Meadowes s'est débarassé de sa plus jeune soeur, reste la plus vielle des deux.




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On ne peut pas changer l'histoire, la nôtre commencera ce soir ¤ ft. Artemis

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Parchemin envoyé Sam 9 Déc 2017 - 23:28

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Je suis : Pandore Malone , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 01/10/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 140 hiboux. J’incarne : Will Tudor , et l’avatar que je porte a été créé par : by ©Justayne ♥ Je parle en : #2E8B57



Je suis âgé de : 27 ans - 03/01/1964 , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Tireur d'élite pour le ministère J’ai juré allégeance : à moi-même, les autres, allez au diable. Côté cœur, : Fiancé à Artemis V. Grimstone

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On ne peut pas changer l'histoire, la nôtre commencera ce soirLondres, ville que les moldus adorent pour ses grandes avenues, son horloge réputée et les nombreux magasins où on trouve tout et n'importe quoi. Ce que ces idiots ignorent, c'est qu'il en est presque autant dans un coin plus caché au détour d'une ruelle où le mot de passe serait le bon pour vous faire entrer dans un univers incroyable. Certains sorciers sont connus du monde des mortels qui ne sait pas la nature de leur inspiration ou de la totale capacité de ceux qu'ils ont en face d'eux. Il est difficile d'allier les deux mais certains y sont parvenu, comme celui qui a donné son nom à ce petit restaurant intime où Lucius a décidé d'emmener une belle jeune femme. Passionnée de littérature autant que lui, la belle sera émerveillée car peu de gens connaissent cet endroit pourtant chargé d'histoires qu'est le Lear's Kingdom, référence ultime à l’œuvre du maître.

Lucius s'est présenté en bon gentleman au manoir Grimstone afin de sortir sa future fiancée et jouer le jeu des préliminaires durant lesquels ces couples sont censés faire connaissance et tomber amoureux. Pour eux, c'est surtout une occasion d'apprendre à se connaître plus, leur troisième rencontre mais le premier rendez-vous seuls tous les deux, sans la supervision de leurs parents. Le poids de l'attente était bien moins présent sans eux et les jeunes pouvaient se montrer un peu plus naturels, se découvrant quelques points communs.
Le trajet fut rapide en transplanage, technique maîtrisée depuis longtemps par l'auror, et les voici devant ce bâtiment qui n'a l'air de rien vu de l'extérieur. Mais la magie se passe bien au-delà de la devanture. « J'espère que cet endroit vous plaira. » dit Lucius en tirant la chaise pour que la brune s’assoit, certain de ses choix. « C'est ici que Shakespeare passait le plus clair de son temps. » Un grand sorcier mais également un auteur de génie quand on voit ses histoires tragiques mais belles. Le blondinet aurait apprécié une relation à la Hamlet, une passion dévorante et dangereuse, car jouer avec le feu est excitant.

La soirée serait parfaite pour les deux amants forcés de se fréquenter. Mais ce n'était pas une véritable corvée pour le Golstein qui appréciait de passer une soirée hors de chez lui. Sa longue semaine de travail avait porté ses fruits et les tireurs d'élite avaient neutralisé une cible de choix dont il ne pouvait malheureusement rien dire sans risquer de compromettre la mission et les hommes y ayant participé. Ce soir, il n'y avait peut-être qu'une once de fatigue traînant sur son visage, rapidement effacée par le désir d'être là pour faire ce qu'il avait à faire, montrer à la jolie Artemis qu'il était plus qu'un gamin populaire entouré de dizaines de geignardes en mal d'amour. Sa réputation n'était pas mauvaise à Poudlard, mais il était clair que son statut d'intouchable était connu de ses camarades qui n'osaient se frotter de trop près à lui, en particulier au club de duel où il n'avait perdu qu'une ou deux fois grand maximum. « Je suis honoré que vous ayez accepté mon invitation ce soir. »
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Parchemin envoyé Mar 26 Déc 2017 - 18:03

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Je suis : Clem , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 08/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 255 hiboux. J’incarne : Lucy Hale , et l’avatar que je porte a été créé par : Texas-Flood Je parle en : #cc33ff



Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Femme au foyer J’ai juré allégeance : à personne, je suis complètement perdu(e) et je ne sais pas sur quel pied danser, ni à quels saints me vouer. Côté cœur, : Fiancée à Lucius A. Goldstein

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La notre commencera ce soir
On ne peut pas changer l'histoire


Artemis réalisait peu qu’elle avait rencontré un futur époux. Ou trop bien, c’était difficile à dire. Ses sentiments étaient contradictoires : à certains moments, elle se sentait pressée de pouvoir démarrer sa nouvelle vie, d’avoir cette liberté que ce jeune homme lui promettait. De l’autre, cela signifiait clairement la fin d’une époque et elle n’était pas certaine de vouloir franchir le pas. Et puis il y avait eu Drefer qui était passé la voir pour lui parler de son propre mariage. Et puis il y avait surtout Nathaniel, celui qu’elle avait rejoint rapidement pour commettre ce qui pourrait être traduit comme une trahison. A vrai dire, elle se sentait prise au piège dans cette relation : ses sentiments pour le voyant étaient sincères mais c’était comme une ancre qu’elle refusait de lâcher par peur de… De quoi au juste ? Elle n’en était pas certaine. A présent, il était des plus imprévisibles et elle sentait bien que leur histoire ne pouvait pas continuer. Alors pourquoi ? Pourquoi n’avait-elle pas réussi à lui cracher à la figure que tout était terminé, que c’était un abruti et qu’elle ne voulait plus jamais entendre parler de lui ? La peur ? L’amour ? Les deux. Elle ne pouvait nier l’aimer. Entre eux, c’était passionnel. Trop même. Elle sentait poindre la tragédie, parce que c’était toujours ainsi que finissait ces histoires n’est-ce pas ? Il y avait aussi cet engagement, cette chance qu’elle avait voulu laisser au destin en le laissant lui amener l’homme qui partagerait sa vie. C’était tombé sur Lucius Goldstein, l’un des meilleurs partis, du moins tout le monde le croyait encore. S’il était ruiné, rien ne le laissait paraître et à ses yeux, il avait tout de l’époux idéal. Auror, donc avec une bonne situation, il ne semblait pas prompt à la garder sous verre. Il était séduisant également. Le connaissant si peu, il n’était pas difficile pour la brune d’y coller tous ses espoirs, de rêver un avenir brillant. Oui, Artemis se sentait chanceuse et ne voulait pour rien au monde ruiner ce mariage.

Pourtant elle le faisait. Comment fermer la porte à un passé plein de lumière et de rire ? Comment tourner le dos à celui qui vous avait si longtemps… Non. Non elle était toujours contradictoire vis-à-vis du Trelawney. Il avait beau avoir dit la vérité, avoir affirmé qu’il l’aimait, la sorcière avait bien du mal à oublier. Elle essayait. Vraiment. Mais tout ce qu’il restait de leur relation à présent, c’était la crainte. La crainte qu’il ne fasse quelque chose qui ruinerait sa vie. Et il en était parfaitement capable. Voilà pourquoi elle se retrouvait à céder sans toutefois lui donner ce qu’il voulait. Elle n’avait pas confiance en lui. Le calcul était rapide : s’il la déshonorait, elle serait au mieux reniée, au pire tuée. Si elle le quittait, dans un accès de désespoir ou de colère, il serait capable de tout dire. Là encore, elle en sortirait perdante alors que lui obtiendrait ce qu’il désirait le plus : qu’elle le suive. Chose qu’elle avait refusé de faire lors de sa septième année. Ce n’était pas pour tout jeter aux dragons non plus…

Et il y avait Lucius. La sorcière avait reçu la nouvelle par son père. Il était difficile de refuser à son futur gendre un dîner avec sa fille, d’autant plus lorsqu’il était tireur d’élite. N’ayant aucune idée du lieu où son fiancé voulait l’emmener, Artemis avait mis des heures à trouver la tenue, allant jusqu’à harceler son cousin, Eden, pour qu’il lui donne un avis. Dans les faits, elle ne l’avait pas suivi. Elle considérait que le russe avait des goûts bien trop slave (comprendre bling bling ou fades) pour qu’il ne soit crédible dans ce rôle, quand bien même il avait eu raison.

L’automne était bel et bien installé à présent et la nuit tombait tôt. La sorcière avait donc opté pour une robe noire parsemée de motifs argentés. La forme patineuse marquait judicieusement la finesse de sa taille. Un blouson et une bonne écharpe lui permettrait de ne pas attraper froid. Dans tous les cas, elle était prête lorsqu’il se présenta au manoir, même si elle se permit de le faire attendre quelques minutes (une règle que toute jeune femme se devait de respecter selon Sorcière Hebdo). A vrai dire, c’était aussi le temps de maîtriser son rythme cardiaque qui avait fait une embardée. Pourquoi se sentait-elle si anxieuse ? Leur première rencontre avait été des plus réussies et Lucius avait officialisé leurs fiançailles… Inspirant profondément, elle sortit de sa chambre pour le rejoindre dans le hall du manoir. Un grand sourire se dessina sur ses lèvres, ravie de pouvoir quitter les murs sans Eden sur le dos. Lui donnant sa main pour le saluer, ils purent rapidement s’échapper. Transplanage.

Artemis eut juste le temps de le comprendre en découvrant un nouvel environnement. L’air froid de la nuit caressait ses joues rosies par sa morsure. Face à un bâtiment, la brune observa le lieu un moment et put lire le nom. Un peu sonnée par le trajet, elle suivit l’auror en silence, jusqu’à ce qu’il ne l’invite à s’assoir. Impressionnée, elle avait reconnu le lieu et observait tout autour d’eux, cherchant presque à voir ce grand écrivain et grand sorcier sortir sous forme fantomatique ou bien si un portrait parlerait pour lui, témoignant d’une époque révolue. Ses yeux brillaient et un large sourire se dessina sur ses lèvres alors qu’elle ramenait son visage vers Lucius. « C’est… C’est magique ! J’ai toujours rêvé de pouvoir venir ici ! » Si le blond rêvait d’une histoire à la Hamlet, il serait déçu même s’il était clair que leur histoire allait être tout sauf un long fleuve tranquille. Le ton très solennel de Lucius la destabilisait. Autant lors de leur rencontre cela ne l’avait pas choqué, autant à présent… N’osant briser la glace, la brune effaça ses émotions en un instant. De l’admiration, de l’émerveillement, il ne resta plus qu’un grand sérieux. Pourtant, en elle, tout bouillonnait. « Et je ne regrette pas de l’avoir acceptée, c’est vraiment un endroit… Parfait. », répondit-elle d’une voix plus neutre. « Quoique… Une femme repousse parfois ce qui la charme le plus ». Un joli trait d’esprit qu’elle faisait là en citant l’écrivain qu’ils appréciaient tous deux. Adressant un sourire complice, elle restait pourtant à sa place et le laissait clairement mener la discussion. Il n’était pas convenable pour elle de prendre les devants, sauf s’il le lui demandait mais ce n’était pas dans leur éducation. Sans être silencieuse, elle gardait une attitude à la hauteur. S’il voulait lui faire baisser le masque, il le pouvait. Elle ne voulait pas se retrouver prisonnière dans un rôle qui ne lui convenait pas et espérait bien qu’il essaierait de gratter, comme lors de leur dernière entrevue.



Parchemin envoyé Lun 22 Jan 2018 - 22:37

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Je suis âgé de : 27 ans - 03/01/1964 , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Tireur d'élite pour le ministère J’ai juré allégeance : à moi-même, les autres, allez au diable. Côté cœur, : Fiancé à Artemis V. Grimstone

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On ne peut pas changer l'histoire, la nôtre commencera ce soirLa première étape est faite, les deux jeunes gens se sont rencontrés et Lucius a été très clair sur ses intentions d'épouser la brune. De bonne famille, courtoise et respectueuse des règles, un brin rêveuse et très maligne selon sa scolarité à Serpentard, la belle a su se faire entendre et pour lui, c'est la seule qui semble être digne de lui. Sans oublier qu'elle a une bien plus grande fortune que les autres prétendantes que sa mère lui a trouvé, ce qui ne gâche rien puisque cette branche de la famille Goldstein est malheureusement ruinée, subissant les dettes d'un héritier capricieux et drogué. Lucius en veut à son frère et bien qu'il joue en public le masque du deuil, il est secrètement heureux, voire soulagé, de la mort de son aîné. Bartholomey lui a tout pris, son enfance, l'amour de ses parents, son héritage, tout. Seul à Ste Mangouste, toujours tout seul, le blondinet a grandi sans connaître la joie d'avoir des parents aimants. Seule sa tante s'occupait de lui, elle aussi bien occupée avec ses fils, sans pour autant en laisser un seul de côté...

La rancœur emplissait son cœur mais la fierté également et il ne montrerait jamais cette facette de sa personnalité, surtout pas à Artemis. Ce mariage était capital pour la famille qui ne souhaitait pas demander de l'aide aux Mangemorts Goldstein, refusant toute implication. Alors ce soir et parce qu'il a pris ses renseignements sur la demoiselle, l'auror à fait parvenir sa demande à son futur beau-père afin de profiter de la présence d'Artemis. Même sans avoir d'autre argent que son salaire – plus que correct mais servant à éponger les quelques dettes de Barth Jr – le jeune homme met un point d'honneur à être parfait en toutes circonstances et laisser apparaître un certain signe de richesse. Il n'en fait pas des tonnes mais être et paraître est un jeu dont il raffole. Un jeu. Voilà ce que le couple est en train de vivre. Une mascarade où personne n'est sincère malgré les apparences et où le mensonge est pilier de la relation.

Ravie de se faire sortir dans un endroit aussi mythique, Artemis se laisse aller à la contemplation du restaurant, remerciant sans le faire son fiancé pour cette idée. Souriant, Lucius tire la chaise de la demoiselle qui se dévoile un peu plus, sa robe scintillant dans la pénombre de l'établissement. Le sourire du sorcier est presque sincère, il peut se vanter d'avoir une belle femme à son bras ce soir – comme toujours.
Artemis se permet un trait d'humour en citant une œuvre bien connue de Shakespeare, dont la plupart ont été écrite dans cet endroit. Les moldus le connaissent et ignorent tout de cet auteur, l'adulant sans comprendre vraiment toute la poésie qui émane de ses mots. « Je vois que vous avez révisé vos classiques. » réplique le jeune homme en souriant chaleureusement, détendant l'atmosphère en même temps que sa personne. La culture est une chose importante, tout autant que l'éducation et Artemis semble pourvu des deux. Bien entendu, son fiancé ignore encore qu'elle ne se montre pas aussi sage que ce qu'on lui a inculqué en fricotant avec un sang-mêlé. Il ne supporterait pas qu'un autre touche ce qui lui appartient, quand lui-même se permet de passer voir quelques conquêtes afin d'attendre au mieux sa nuit de noces afin de posséder celle qui sera sienne pour le reste de ses jours. Lui qui apprécie les plaisirs de la chair et le fait de multiplier les aventures se retrouvera piégé par trop de responsabilités, trop d'attentes de la part de la brunette, il faut savoir profiter maintenant. Il est vrai que, comme le disait le grand William, le monde entier est un théâtre où les hommes et les femmes sont des acteurs changeant de rôle au fil des saisons. Par Merlin ! Cet homme avait tout compris !

Jouant à merveille le rôle de l'époux modèle, le jeune homme décida de s'intéresser à sa promise, avec un regard plein de curiosité. « Comment se passent vos journées ? Avez-vous pu avancer vos idées de plan de carrière ? » L'ambition est une chose que tout bon Serpentard se doit d'avoir et puisque la sorcière avait dans l'idée de trouver un emploi, il pouvait peut-être lui donner quelques pistes. Ils ne parleraient pas de travail bien longtemps. Outre le fait qu'ils allaient se faire déranger par les serveurs, Lucius comptait bien profiter de ce moment pour découvrir davantage de choses sur la jolie Grimestone. Quatre ans les séparent, un fossé qui n'est pas si immense que cela lorsqu'on y réfléchit mais qui les a empêché de se connaître avant. Lucius était alors inaccessible, toujours entouré d'une bande de copains ou au bras d'une jolie jeune femme. Sa réputation au sein de la maison Serpentard l'a conduit à devenir préfet et ce rôle qu'il a pris lors de sa cinquième année ne lui a pas fait rencontrer Artemis qui avait déjà passé sa première année. Le destin semble les avoir séparés pour les faire se rencontrer aujourd'hui. Lucius ne sait pas où cette histoire les mènera mais il espère pouvoir lui offrir un mariage digne des Goldstein, avec tout le baratin. Sa cousine allait organiser la cérémonie et lui permettrait peut-être un arrangement secret afin de ne pas être dans le rouge en fin de mois comme on dit chez les moldus.

Encore une fois et afin de continuer à conserver son statut d'homme idéal, le tireur d'élite allait devoir faire beaucoup d'heures et prendre des missions plus dangereuses, celles que personne ne veut mais qui rapporte gros. Une femme coûte cher à entretenir, il le sait et voit bien ce que sa propre mère fait de ses journées. Cette femme préfère de loin les réunions au manoir avec ses amies durant lesquelles elle leur sort le grand jeu en dilapidant un peu plus les galions durement acquis, plutôt que de trouver un sens à sa vie. La mort du premier né est toujours ancrée dans son esprit et elle reproche parfois à Lucius de ne pas être comme son frère, ou de lui rappeler Bartholomey quand il tourne ses prunelles bleues vers elle, identiques quoique bien moins dilatées que les siennes... Mais il ne faut pas songer à ça en cet instant. La vengeance aurait son heure. Il s'agissait de se concentrer sur Artemis et ce qu'elle avait à lui dire, tout en savourant un succulent repas autour d'un bon verre de vin. Il mettait le paquet, mais le sorcier avait son ardoise ici, personne ne s'inquiétait de le voir régler en différer, son statut au ministère lui conférait un pouvoir jouissif.
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Parchemin envoyé Dim 4 Fév 2018 - 15:26

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Artemis était encore le jeu d’une famille. Entre Drefer Rackharrow qui comptait l’utiliser pour atteindre son ennemi et Lucius qui pensait mettre la main sur son compte en banque, la jeune femme fermait les yeux. Ce qu’ils prenaient pour de la naïveté était pour elle le meilleur moyen de survivre et surtout d’en apprendre plus sur chacun d’eux. Ne parvenant pas vraiment à voir au-delà des apparences, elle attendait la fissure dans ces masques lisses qui trahiraient le fond réel de leurs pensées. Elle ne voulait plus vraiment prétendre, ayant ce besoin vital de trouver son bonheur. Lucius Goldstein semblait sincère mais tous deux jouaient ce jeu d’enfants de bonne famille. Elle espérait donc, ce soir-là, pouvoir creuser et gratter pour voir en dessous de la carapace. Il ne fallait pas mentir, le blond lui plaisait. C’était un peu comme si le prince charmant était apparu et cette jolie vision, Artemis ne voulait en rien la détruire… Tout en restant un peu sur ses gardes. La vie lui avait malheureusement appris que les apparences cachaient souvent les plus sombres secrets, elle-même portaient les siens. La rancœur, sentiment que tous deux connaissaient, risquait bien de poser quelques problèmes si elle venait à s’immiscer entre eux.

Mais comment être sincère lorsque vous entreteniez une relation avec un ancien camarade ? Artemis avait agi de façon irréfléchie avec Nathaniel. La solitude, puis la peur de cette nouvelle vie la poussait à quelques folies. Rentrer dans le rang. Reprendre sa contenance, son sérieux pour séduire un homme dont elle ignorait encore si elle l’aimerait vraiment un jour. La branche neutre des Goldstein lui convenait parfaitement, elle n’avait pas envie de réciter par cœur les croyances des uns et des autres. Mais parviendrait-elle à trouver ce bonheur tant espéré avec lui ? Drefer Rackharrow ne s’était pas gêné pour lui faire remarquer qu’elle était idiote d’avoir de telles attentes. Le mariage n’était pas l’amour et l’amour n’était pas le mariage. Sauf qu’elle voulait les deux. Elle voulait donc vraiment donner une chance à Lucius Goldstein de prendre son cœur. Aussi. Elle pourrait bien lui faire une petite place, n’est-ce pas ?

Impressionnée devant ce restaurant légendaire, la sorcière s’installa en observant les alentours. C’était à la fois un nouveau réflexe de sécurité mais aussi une ambiance toute particulière qu’elle cherchait à fixer dans sa mémoire. Citant l’auteur qu’ils aimaient tous deux lire à Poudlard, elle sourit avant de lui répondre : « Je n’ai pas besoin de réviser ce que je connais par cœur. » Ne le quittant plus des yeux, la brune semblait vraiment subjuguée. Et elle l’était. L’endroit était fantastique. Ses doigts fins touchèrent le bois usé de la table. Tout respirait l’Histoire ici, c’était comme faire un voyage dans le temps. Des personnages avaient pris vie ici, dans l’encre noire qu’une plume étalait sur un parchemin. Les passions, les trahisons, tout s’entremêlait dans un drame parfaitement joué. Suivant une veine d’un ongle poli, la sorcière ramena son attention sur Lucius quand il lui posa une question sur ses journées. En dehors de son cousin qui avait découvert sa supercherie et de ses visites à Nathaniel, elle avait beaucoup de temps à tuer. « Mes journées se partagent entre visites d’amis, lecture et sorties avec mon cousin, Eden. Il m’apprend à apprécier les peintures, cet art ne me touchait pas avant qu’il ne m’ouvre les yeux sur l’étendue d’anecdotes qui peuvent hanter ces toiles. » Elle soupira. « Quant à ma carrière, j’avoue que je ne sais pas encore vers quoi me diriger. Il y a tant de possibilités, il faudrait que je puisse choisir mais les livres sont si intéressants, j’aimerais pouvoir continuer à lire. Je doute que l’on y trouve un réel métier cependant. Donc je cherche quelque chose qui serait plus… Important. Avoir ma propre affaire peut-être mais je ne suis pas certaine encore. » Mais quoi ? Elle ne se sentait pas l’envie de tenir un commerce, c’était quelque chose qui la révulsait. Elle ne comptait pas non plus trop sortir, sa récente mésaventure la hantant toujours. Il n’y avait qu’avec Eden ou Lucius qu’elle se détendait. Face à un tireur d’élite, elle se sentait suffisamment en sécurité pour ne pas trop surveiller ce qu’il se passait autour d’eux. C’était surprenant et elle appréciait ce sentiment de sécurité, celui qu’elle avait perdu depuis un moment.

Esquissant un sourire, elle décida de lui poser quelques questions à son tour. « J’imagine que votre temps est précieux, votre métier étant exigeant. Avez-vous l’obligation de vous rendre disponible ? » La question était à double tranchant et le blond l’ignorait. Artemis était en réalité en train d’évaluer son temps de présence. S’il était constamment là, elle ne pourrait plus voir Nathaniel. En revanche, s’il était souvent absent, elle ne tarderait probablement pas à tourner en rond et à céder à des tentations qu’elle cherchait à maîtriser. Il lui était donc compliqué de savoir comment réagir. Elle espérait d’un côté que Lucius ne serait pas l’un de ces maris absents et de l’autre, elle ne voulait pas chasser Nathaniel de sa vie. « Je suis désolée de vous parler de votre travail, vous souhaitez probablement ne pas y penser sur votre temps libre. Depuis combien de temps connaissez-vous cet endroit ? ».



Parchemin envoyé Dim 18 Fév 2018 - 22:48

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On ne peut pas changer l'histoire, la nôtre commencera ce soirLucius avait touché dans le mille en réservant dans ce restaurant, sa fiancée était ravie de se trouver là et se laissait aller à quelques citations de l'auteur qu'ils avaient en commun dans leur bibliothèque. Artemis disait qu'elle connaissait par cœur l’œuvre de Shakespeare, révélant qu'elle passait beaucoup de temps à lire. Quand on est une femme dans ce monde magique très misogyne, ça n'a rien d'étonnant et au moins, la demoiselle était cultivée, ce qui ajoutait un point sur la liste des choses qui plaisaient au blond dans ce mariage. Il n'avait jamais eu la chance de trouver quelqu'un à aimer et voilà qu'on lui collait dans les pattes une héritière de bonne famille. Autant qu'elle soit intelligente si elle devait passer le reste de ses jours à ses côtés. Et il n'allait pas être déçu du voyage. Un sourire appréciateur et l'ambiance de la soirée était mise en place.

Le jeune homme avait à cœur de connaître les activités de sa promise, espérant ainsi trouver quelque chose qui l'animerait d'une passion nouvelle lorsqu'elle prendrait ses quartiers au manoir Goldstein. Il y avait un grand ménage à faire dans cette demeure et Lucius profiterait de l'absence prochaine de ses parents pour enfin faire de la chambre de son aîné ses appartements privés. Bart Jr avait toujours eu la plus grande chambre et même après sa mort, rien n'avait bougé. L'auror allait donc déplacer sa chambre dans la grande suite de son frère et faire de son ancienne chambre une salle d'armes où il rangerait ses grimoires et armes dans le plus grand secret. Artemis aurait l'occasion de profiter de la grande bibliothèque du rez-de-chaussée, trouvant des ouvrages de grande qualité dont des éditions plus que limitées de certains auteurs que l'homme appréciait tout particulièrement.
Flâner était le lot quotidien de la brunette et son cousin semblait tenir une place importante, ce qui fit tiquer le tireur d'élite intérieurement bien entendu. Sa famille n'était vraiment pas importante pour lui et il ne rêvait que de leurs corps étendus dans le cimetière familial. « Quels peintres vous a fait découvrir votre cousin ? » L'homme était en permanence en train de juger sa future épouse, sans qu'elle ne le réalise vraiment. Mais elle aussi devait faire la même chose, car les deux étaient de parfaits inconnus avant de se retrouver dans le salon des Grimestone, seuls pour la première fois. Tout était information et l'importance du détail comptait.

« Je suis certain que vous trouverez. Prenez votre temps. Il est difficile de savoir ce que l'on veut faire. Peut-être pourriez-vous coupler votre amour des livres avec un travail. Bibliothécaire, ou libraire peut-être. Afin de partager votre passion avec d'autres. » Le Goldstein n'avait pas forcément besoin de jouer sur cette partie, il appréciait le fait d'avoir une épouse active, qui n'attendrait pas après lui en le rabrouant de trop travailler. Il aurait sa liberté si elle travaillait et il pourrait prendre des missions plus longues et plus avantageuses en termes financiers. Il lui fallait cacher le capital qu'il mettait de côté avec ses salaires, pour empêcher ses parents de gratter trop le fond du bocal. Être ruiné était une des plus grandes hontes du jeune homme et pourtant rien dans son apparence et son attitude ne laissait à penser qu'il était sans le sou. Son allure était parfaite, jusqu'à sa chevalière en or qu'il portait fièrement à l'annulaire droit. Il avait choisi le bon métier pour se maintenir à flot, mais ce n'était pas assez pour dire d'être riche à millions comme sa famille l'était avant...

Artemis avait parfaitement compris la situation et quand elle demanda si le métier de tireur d'élite était prenant ou s'il pouvait être disponible, il savait quoi lui répondre pour ne pas l'inquiéter de trop d'absence, tout en lui faisant comprendre qu'il ne serait pas collé à elle toute la journée. « C'est en effet un métier prenant et je peux être amené à mener de longues missions, parfois loin. Mais nous avons le temps de nous reposer entre deux grosses missions. » dit-il de sa voix profonde en lui lançant un sourire doux, presque sincère dans sa bouche. La sorcière se réprimanda en s'excusant de lui parler de son travail alors qu'ils sont censer faire plus ample connaissance. « Ne vous en faites pas. Il est normal de s'interroger. » dit-il en posant sa main délicatement sur celle de sa fiancée en signe de compréhension. Ce contact lui fit l'effet d'une décharge électrique, mais il n'ôta pas sa main pour autant, appréciant la chaleur et la douceur de la peau de la Grimestone. Il n'avait pas l'occasion d'avoir des contacts aussi délicats entre son travail et les femmes qu'il voyaient pour les plaisirs charnels. Rien à voir avec cet instant précis. C'était agréable de ne pas sauter sur une femme comme un animal sur sa proie. Avec elle, c'était bien plus un jeu de torture psychologique qui pousserait la demoiselle à tomber sous son charme jusqu'à ne plus pouvoir penser par elle-même. Un rêve d'amour que Lucius exprimait avec une étrange manière, presque sadique...

Ce mariage était une drôle de mascarade. « La première fois que je suis venu ici, c'était à la fin de mes ASPIC. C'est plaisant de revenir dans un endroit familier et qui ne change pas de ses traditions. » Cela avait même quelque chose de rassurant mais ce serait avouer qu'il ne se sent pas pleinement satisfait de sa vie actuelle. « Nous pourrons y revenir à votre guise. S'échapper des conventions sociales pour trouver le repos de l'âme et retirer le masque de la bienséance. » Artemis savait de quoi il parlait. Les deux jeunes gens étaient soumis à beaucoup de pression venant de leur entourage, qu'il soit professionnel ou familial. Se tenir droit, être poli et respectueux. Ici, ce pouvait être leur cocon de liberté. C'était la première fois qu'il partageait cet endroit avec quelqu'un, en particulier une femme, parce que c'était son cocon à lui en temps normal. Mais la brune aimait tellement Shakespeare qu'il n'avait pas pu résister à l'idée de lui faire découvrir son antre, tout en lui faisant découvrir une partie de son for intérieur.
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Parchemin envoyé Mer 21 Fév 2018 - 21:51

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Je suis : Clem , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 08/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 255 hiboux. J’incarne : Lucy Hale , et l’avatar que je porte a été créé par : Texas-Flood Je parle en : #cc33ff



Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Femme au foyer J’ai juré allégeance : à personne, je suis complètement perdu(e) et je ne sais pas sur quel pied danser, ni à quels saints me vouer. Côté cœur, : Fiancée à Lucius A. Goldstein

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La notre commencera ce soir
On ne peut pas changer l'histoire

Artemis n’était pas de ces jeunes femmes hautaines de nature qui voulaient être traitées comme des reines. Elle n’attendait pas d’un homme qu’il l’émerveille parce qu’elle recherchait avant tout l’authenticité et la sincérité, deux choses incompatibles hélas dans le monde des faux semblants où elle gravitait depuis sa naissance. Se plier à la culture britannique n’était pas aisée, Lazlo n’avait pas réussi à nouer des contacts commerciaux en revanche il était très bon politique et il ambitionnait de gravir des échelons. Placer sa fille unique parmi les Goldstein était pour lui une très grande opportunité car il espérait bien pouvoir profiter du concours financier de la belle famille. Il ignorait tout de la supercherie. Cependant, il ne faisait aucun doute qu’il serait ravi d’apprendre que sa fille si sage en apparence avait également su profiter de la situation, histoire de rendre la monnaie à ceux qui mentaient sur un contrat d’importance capitale. Elle n’avait pas rejoint la maison des Serpentard pour rien. Il ne connaissait pas vraiment tout de Poudlard mais quand il avait su qu’elle représentait l’ambition et la ruse, cela lui avait bien convenu. Artemis de son côté ne l’avait pas mal vécu. La réputation collait bien à son nom, un peu plus ou un peu moins…

Ce soir là était une première sortie. Elle n’imaginait pas encore sa vie au manoir Goldstein, redoutant même de découvrir cette grande maison et une nouvelle forme de solitude. Heureusement, l’auror avait une bibliothèque bien fournie et cela lui permettrait sûrement de pouvoir s’échapper au moins par la pensée. Curieuse de mieux le connaître, elle conservait cette attitude sage et docile que l’on attendait d’une jeune femme de son rang. « Oh, tellement. Monet. Renoir. Rembrandt. Il y en a eu tellement. Egalement quelques peintres sorciers aussi. C’est très étonnant. » Lucius pouvait l’épier, Artemis se montrait friande de culture. Eden avait su éveiller quelques sensibilités. De son côté, elle appréciait qu’il s’intéressât vraiment à elle.

Penchant la tête alors qu’il évoquait des métiers de bibliothécaire ou libraire, la brune se mordit légèrement la lèvre inférieure. Non. Elle ne se sentait pas vraiment attirée par le commerce. Elle n’avait pas envie de tenir une boutique et d’être coincée toute une journée pour attendre sagement quelques clients. Elle aspirait à toute autre chose. « Cela pourrait-être une idée », commença-t-elle avant d’ajouter : « A vrai dire… J’aimerais beaucoup écrire. Devenir écrivain. Faire des recherches pour rendre des histoires plus réalistes tout en conservant une part de fantaisie. Cela me permettrait à la fois d’être là mais aussi de faire quelques voyages de découverte. Ce serait vraiment merveilleux de pouvoir visiter les pyramides d’Egypte ! » Non, elle n’était pas passionnée par l’Egypte antique à la base mais Eden lui parlait tant de ses aventures qu’elle mourrait d’envie à présent de voyager.

D’autant plus que… Son futur mari avait un métier prenant. Si elle devait continuer à voir Nathaniel, la distance entre Lucius et elle serait bénéfique. Non. Non elle n’était pas censée poursuivre. Pourquoi parlait-elle de continuer ? Elle s’engageait dans un mariage. « Je comprends. Il me serait facile de me rendre disponible alors lors des périodes de repos. » Elle n’aurait pas de supérieur hiérarchique pour lui dire quoi faire. Répondant à son doux sourire, elle s’excusa bien vite d’avoir amené un sujet professionnel. Il souhaitait sûrement se reposer l’esprit. Ayant poliment baissé les yeux, elle sentit un contact chaud sur sa main. Son regard se posa sur la source : Lucius venait d’avoir un geste envers elle. Fixant d’un regard plus incertain, elle inspira pour au moins lui répondre : « Certes, mais tout de même… ». Comme c’est étrange. Son cœur était partagé. Ou plutôt, elle n’avait pas de réaction particulière. Pas comme avec lui.

Chassant le voyant de son esprit, elle secoua légèrement la tête et esquissa un sourire un peu timide. Elle n’était pas aussi calculatrice que d’autre, ayant gardé sa spontanéité et souhaitant être la plus vraie possible avec son fiancé. Il allait devoir prendre le temps de la séduire car Artemis était déjà amoureuse. Voler un cœur n’était pas simple. Posant des questions sur le lieu où ils se trouvaient, elle hocha la tête. « Je comprends exactement ce sentiment. ». Un endroit familier. Une maison abandonnée par exemple. Avec un peu de thé qui traînait là… « Oh, souhaitez-vous vraiment faire tomber ce masque de bienséance ? » Elle le testait. Parce qu’elle n’avait pas lâché le sien. Lorsqu’il était venu au manoir, la brune avait bien démontré quelques traits de caractère, souhaitant qu’il sache que l’oiseau en cage commençait à trouver le temps long et ne rêvait que d’en sortir pour mieux s’envoler.

Le fixant longuement, essayant de savoir s’il était franc ou non, elle devait bien avouer qu’elle était incapable de se décider. Un serveur arriva et commença à les servir, ce qui surprit quelque peu la jeune femme qui n’avait pas le souvenir d’avoir passé une commande. Suivant des yeux l’assiette que l’on déposait devant eux, elle accrocha de nouveau le regard du blond et l’interrogeait en silence. Ses yeux verts pétillaient devant l’inconnu. Qu’allaient-ils manger exactement ici ?



Parchemin envoyé Lun 19 Mar 2018 - 23:47

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Je suis : Pandore Malone , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 01/10/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 140 hiboux. J’incarne : Will Tudor , et l’avatar que je porte a été créé par : by ©Justayne ♥ Je parle en : #2E8B57



Je suis âgé de : 27 ans - 03/01/1964 , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Tireur d'élite pour le ministère J’ai juré allégeance : à moi-même, les autres, allez au diable. Côté cœur, : Fiancé à Artemis V. Grimstone

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On ne peut pas changer l'histoire, la nôtre commencera ce soirLa peinture n'émouvait pas autant Lucius, contrairement à sa fiancée, mais il comprenait son excitation, se passionnant pour bien des choses en dehors de son travail, quoi qu'en pensent ses parents qui l'imaginent toujours en mission. En réalité, il lui arrive d'avoir des repos durant lesquels il ne rentrait pas chez lui, ne souhaitant pas se retrouver face aux hypocrites. Le manoir n'était pas et n'avait jamais été un lieu d'amour pour lui, traité comme un moins que rien, oublié à Ste Mangouste. Il n'avait pas eu le choix que d'accepter son sort et tâchait de se montrer le plus digne possible. Nul ne connaissait l'histoire réelle des Goldstein, ignorant comment était décédé l'aîné de la famille et ce qui se tramait avec leur fortune. Lucius est un homme qui s'est forgé seul, dans la violence et la haine. Il n'a aucun bon souvenir au manoir et s'invente les siens, car l'enfance est plus troublante quand tout est faux.
Mais l'auror ne désespère pas de changer l'image qu'il a de sa demeure un jour. Son union avec la jolie Grimestone pouvait lui donner l'occasion tant attendue de prendre enfin les rennes de la famille, d'éliminer les obstacles se dressant sur son passage.

Artemis n'était pas une ennemie, il ne la considérait pas comme tel, mais se méfiait tout de même. Les femmes savent jouer avec les sentiments des hommes, pour les amener où elles voulaient. Mais lui était encore bien plus fourbe que ça et ce sourire charmeur n'était qu'une illusion cachant un être empli de haine. Une haine qui ne s'était jamais exprimé en public. Lucius est un excellent occlumens et il joue en permanence avec ça. Alors même lorsqu'il fait mine d'être intéressé par les grands peintres, sorciers ou non, elle ne pourra qu'y croire. « Je vous comprends. » dit-il sans se départir de son sourire si bien accroché à sa face.

Artemis ignorait encore ce qu'elle allait faire de sa vie, elle était plus que confuse et dans ce monde de sang pur où on vous dit qu'une femme doit avoir sa place au foyer tandis que son époux se charge de ramener de quoi vivre, Lucius lui a offert la liberté en acceptant qu'elle travaille. Un mouvement très progressiste pour quelqu'un d'aussi traditionaliste que lui, mais c'était plus une question de stratégie qu'un véritable désir de sa part. La sorcière était cultivée et ne devait pas laisser s'éteindre sa flamme pour la littérature. Elle aurait l'occasion de dévorer de nombreux romans au manoir Goldstein, la bibliothèque privée du blond regorgeant d'ouvrages dont certains proviennent des voyages qu'il a effectué à l'étranger pour le travail. Comme quoi, auror est un métier passionnant ! Et dont il n'a aucun mal à parler qui plus est. « J'admire votre entrain face à ce choix de carrière et je l'approuve. Quelqu'un d'aussi passionné et cultivé que vous doit partager ses pensées. » avoue-t-il en ne feignant qu'à moitié le respect qu'il éprouve envers cette idée. « L’Égypte est un pays fascinant qui regorge de magie. Je vous conseille vivement de vous y rendre. » affirma Lucius en sachant parfaitement de quoi il parlait, pour avoir été stationné durant trois mois. Il avait eu l'occasion de visiter des endroits fascinants et avait un bon souvenir de cette expérience. Peut-être pourrait-il l'escorter si elle le souhaitait.

Et en parlant de travail, la jolie sang pur lui posa une question sur son emploi du temps et ses disponibilités. Il n'allait pas lui mentir et ainsi les deux sauraient à quoi s'en tenir et quels seraient leurs moments de solitude. Le Goldstein avait passé tellement de moments seul qu'il n'était pas certain d'apprécier la compagnie d'une épouse à plein temps. Il lui faudrait du temps à la taverne avec ses camarades, tout autant qu'un match de Quidditch quelques fois, ne serait-ce que pour soutenir l'équipe nationale dont un de ses anciens camarades de classe fait partie. Si Artemis écrivait et faisait des recherches, oui, ils seraient tranquilles tout en appréciant de se retrouver pour raconter leurs aventures, bien que la plupart des opérations de Lucius soient secrètes. « Ce serait for agréable. » répondit le blond en appréciant le fait que sa fiancée veuille se rendre disponible. Elle était bien docile... L'auror n'allait pas le cacher, cela lui plaisait fortement. Cultivée, belle, docile, riche et présente juste ce qu'il faut, elle était la femme qu'il devait épouser pour retrouver la gloire de son nom et offrir au monde une descendance pure et forte.

Tous deux semblent apprécier le restaurant de Shakespeare, s'inspirant de l'endroit pour retrouver la paix. Lucius apprécie cet endroit et dévoile alors qu'il a quelque chose de familier. C'est un endroit rassurant pour lui, où il aime venir lorsqu'il en ressent le besoin. Les gens le connaissent et apprécient sa fidélité et sa courtoisie. Il a déjà aidé à sortir des ivrognes de passage, s'attirant la sympathie des tenanciers et gagnant un repas gratuit. Au prix du menu, ce n'est pas négligeable ! Fauché oui, mais il ne fallait pas que ça se sache tout de même. Alors Artemis recevrait le plus beau traitement. Il rit de sa remarque sur la bienséance. « Non pas qu'il faille gâcher cette image, mais j'entrevois la passion chez vous et je ne voudrais pas vous brider dans l'expression de vos idées. » Lui ne quittait jamais sa carapace, il la portait tel un fardeau depuis l'enfance, apprenant auprès d'un de ses cousins comment se comporter, s'enfermant dans un rôle bien trop dur et froid pour oser l'affronter, mais aussi délicat et avenant pour qu'on se laisse charmer. Le vrai Lucius paraissait inexistant et le faible enfant qu'il était ne criait qu'à l’intérieur de lui, piégé à tout jamais semble-t-il. Lucius comprenait les sorciers qui développaient des obscurus, car il avait lui aussi une sorte de noirceur enfouie en lui qui ne demandait qu'à éclater au grand jour et fondre sur ses ennemis.

Le premier plat arriva alors que quelques minutes plus tôt, le blondinet avait fait un signe de tête au serveur. Le couple n'avait pas commandé mais la surprise était là, il avait tout prévu. Le serveur annonça le plat qui avait l’air d'une simplicité record mais avec un goût si délicat dans sa façon d'allier les goûts que c'était succulent. « Je suis certain que vous allez apprécier, c'est leur meilleure entrée et la mousse est délicieuse. » dit-il en se régalant par avance. C'est comme si Lucius connaissait les préférences de la demoiselle, il avait bien étudié en réalité afin de la satisfaire au mieux lors de cette soirée.
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Parchemin envoyé Sam 24 Mar 2018 - 9:13

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Contrairement à lui, Artemis se dévoilait. Quitte à passer sa vie entière avec quelqu’un, elle préférait être elle-même autant que possible. Aussi, elle laissait s’échapper quelques informations intimes la concernant comme son goût récent pour la peinture. Loin de se douter que le blond ne faisait que tromper son monde, elle aussi avait eu une enfance difficile par certains côtés et pourtant elle cherchait son bonheur. Lui, se complaisait à se morfondre et imaginer des vengeances qu’il ne mettait pas en pratique. Elle, elle préférait vivre ses rêves, notamment celui d’un amour interdit quelques jours, semaines ou mois supplémentaires. Elle ignorait si elle parviendrait à jouer ce double jeu mais il était amusant de voir que là où elle se montrait sincère elle pouvait aussi avoir un second visage. Ce dernier ne cherchait pas à se jouer des sentiments de son ancien camarade, bien au contraire. Pendant des années elle l’avait attendu, espéré, se disant qu’il viendrait bien un jour… Mais ce jour vint un peu tard. Vivre cette affreuse soirée de bal royal et cette expérience où elle avait osé commettre l’irréparable lui avaient fait comprendre que l’on n’avait pas toute la vie pour attendre. La brune était donc déterminée à trouver son bonheur et celui-ci fut en premier temps dans les bras de son premier amour. Quelque chose cependant la dérangeait avec Lucius. Il y avait cette petite voix en elle qui lui soufflait de se méfier. Il était très souvent, trop souvent, en accord avec elle. Peut-être était-il temps de creuser un peu ce visage trop polissé. « Vraiment ? Quel est votre peintre préféré ? ». Une question pour tester son réel intérêt pour le sujet. Peut-être parviendrait-il à relever le défi mais elle avait besoin d’en avoir le cœur net.

Le sujet ne tourna bientôt plus qu’autour de ses projets personnels. Des projets très flous parce qu’un nombre de choix incalculables s’étaient ouverts lorsque Lucius avait annoncé vouloir une épouse capable de travailler. Bien sûr, il brandissait son travail comme excuse et à ce moment précis elle pensait qu’il disait cela pour paraître gentleman. Elle découvrirait vite qu’il n’en était rien. Tout était chez lui stratégie, jeu de pouvoir et appât du gain. La mention de la bibliothèque fit bien entendu briller ses yeux, suffisamment pour perdre peu à peu la méfiance à laquelle elle avait voulu s’accrocher. « Vous l’approuvez ? ». Ces mots auraient pu faire bondir n’importe quelle femme libre de toute société patriarcale. Pour Artemis, ils étaient seulement l’expression d’un esprit progressiste et d’un espoir de liberté. Cette liberté qu’elle chérissait tant mais qu’elle reniait la plupart du temps. Cela lui permettrait de rester en sécurité tout en se donnant selon l’envie l’espace pour… Rendre visite. Observer. Découvrir. « Vous y êtes déjà allé ? » L’Egypte était un pays qui la faisait rêver. On disait que des momies se relevaient dans certaines pyramides pour effrayer les touristes. Cette civilisation était si riche en magie et en culture !

Mais partir seule… Ce n’était pas vraiment quelque chose de très bien vu pour une jeune femme mariée. Il faudrait donc y aller ensemble. Le travail du blond le permettait-il ? S’enquérant de son emploi du temps, elle comprit qu’il ne serait pas toujours là. Ses missions pouvaient l’éloigner un temps mais il avait un repos compensateur. Ces mots lui semblaient logiques et elle était loin d’imaginer qu’il mentait sur ses retours pour éviter son manoir ou bien qu’il la pensât docile. Si seulement elle pouvait être celle que l’on attendait d’elle ! Comment faisaient les autres jeunes filles ? Elle n’avait personne à qui parler en dehors de son cousin, Eden. Ce dernier étant un homme, autant dire que sur ce sujet, il ne pourrait pas beaucoup l’éclairer. Tout comme la capacité qu’avait un homme ruiné à payer des restaurants aussi chers.

Ainsi le Goldstein faisait du service pour obtenir des menus gratuits. Tant que le subterfuge était gardé secret, Artemis n’y verrait que du feu ! « Non pas qu'il faille gâcher cette image, mais j'entrevois la passion chez vous et je ne voudrais pas vous brider dans l'expression de vos idées. » La phrase fit mouche. Le cœur de la brune manqua un battement. Wow. Se libérant de ses craintes de ne pas lui plaire, elle se détendit un peu. Et eut la surprise de voir le premier plat se poser devant elle. Wh… ? Découvrant l’assiette, elle entendit la voix du blond lui assurer que ce serait délicieux. Effectivement, cela avait l’air très délicat et raffiné. Un immense sourire se dessina sur ses lèvres. « Oh, je n’en doute pas ! », lui répondit-elle d’une voix confiante. Vérifiant qu’il attrapait bien sa fourchette, elle ne gouta qu’une fois qu’il avait lui-même prit sa première bouchée. Intriguée, elle suivit le mouvement. Mmmmh. Elle ferma les yeux pour sentir toutes les saveurs sur son palais. Avalant sa première bouchée, elle rouvrit les yeux et hocha la tête : « Effectivement, c’est excellent ! » Et ce genre de cuisine coûtait chère. Vraiment chère. Même pour une jeune fille de bonne famille, le luxe déployé par le Goldstein avait le don de la faire se sentir comme cendrillon. Elle avait presque la sensation qu’elle n’était pas ce qu’elle prétendait être. Ce sentiment soudain d’être si privilégiée lui donnait le tournis. Saurait-elle faire honneur à toute une famille de si bonne réputation ? Caïn n’était pas un modèle de vertu, lui qui s’amusait à tuer des créatures avec un plaisir et un sadisme évident. Son contact avec la nature le rendait moins imposant que son cousin. S’en était déroutant !



Parchemin envoyé Dim 1 Avr 2018 - 16:05

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Je suis âgé de : 27 ans - 03/01/1964 , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Tireur d'élite pour le ministère J’ai juré allégeance : à moi-même, les autres, allez au diable. Côté cœur, : Fiancé à Artemis V. Grimstone

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On ne peut pas changer l'histoire, la nôtre commencera ce soir « Bien que Renoir soit un excellent peintre, mais ma préférence se porte pour Van Gogh, dans sa période impressionnisme j'entends. » répondit le jeune homme avec aplomb lorsque Artemis lui pose la question piège. Il avait mis quelques secondes avant de se décider et s'était rappelé les quelques cours d'étude des moldus qu'il avait pu avoir à Poudlard, des années plus tôt. Il n'est pas aussi passionné qu'elle par la peinture, mais tâche de montrer un intérêt pour la chose, feignant toujours la sincérité. Il n'irait pas lui avouer qu'il ne connaissait qu'un tableau ou deux de Van Gogh et ignorait la plupart des noms de peintres moldus qu'elle lui avait donné, au risque de passer pour un ignare. Lucius est quelqu'un de très cultivé, mais qui s'attache plus aux valeurs traditionnelles sorcières et à ce qui le compose. Mais s'il devait choisir parmi les peintres moldus, ce serait sûrement ce nom qui sortirait en premier. L'architecture est peut-être un sujet qui lui plaît plus, admirant les techniques de fabrication et le style rendu selon les époques et les lieux. C'est un peu comme la fabrication des baguettes, alliant des éléments pour rendre un morceau de bois puissant. Utilisant la sienne tous les jours, l'auror peut assureré que ça, c'est de l'art !

Un autre art qui est une véritable passion pour lui et dont il ne se cache pas autant, c'est la littérature. Preuve en est avec ce restaurant dans lequel Lucius a voulu emmener sa fiancée, partageant un endroit qui lui est personnel. Sans qu'elle n'en ai aucune idée, la brunette partage en ce moment une part de son intimité. Il savait qu'il ferait mouche avec cette soirée, car Artemis était aussi cultivée que lui et avait le désir de se lancer dans les arts en devenant romancière. Une idée qui lui permettrait d'apprendre d'avantages de choses et de découvrir des lieux, des sentiments. Il est vrai que le Goldstein disait approuver cette idée, mais c'était également pour lui une manière de conserver sa liberté en ne l'ayant pas sur le dos en permanence lorsqu'il serait au manoir. La solitude est sa maîtresse et il ne saurait se défaire d'elle aussi rapidement. Il tombera dans le piège en jouant à ce jeu dangereux, mais l'avenir était encore trop flou.
Acquiesçant d'un sourire, le sang pur se voulait moderne et incitait même la jeune femme à voir du pays. Lucius enchaînait les missions pour ne pas rester au manoir, voyageant parfois loin de l'Angleterre, à la découverte de nouveaux horizons, de nouvelles cultures qu'il avait le loisir de connaître entre deux missions. L’Égypte ne lui était donc pas inconnue. « Pour le travail oui. Notre interprète étant locale, nous avons pu visiter les pyramides entre deux missions. » Et il n'y a pas que les pyramides qu'il avait visité ! Oui, oui, locale prendre bien un « e », une charmante jeune sorcière qui avait su se faire apprécier du Britannique... De si bons souvenirs qui lui donneraient presque envie de sourire sincèrement.

Le premier plat arriva et les coupa un instant dans leur conversation. Ce soir, celui qui n'avait pourtant pas beaucoup de moyens financiers donnait tout ce qu'il pouvait pour sa fiancée qui ne se doutait de rien. La famille Goldstein était si impressionnante autrefois... Elle le restait encore, car rares se faisaient les gens au courant de la ruine qu'avait causée Bart Jr et son addiction mortelle. Chaque sortie était un supplice pour son cadet, qui devait puiser dans son salaire afin de payer ce dont il avait envie. Une somme était mise de côté tous les mois, afin d'éviter que ses parents ne se servent pour éponger les dettes du drogué de la famille. Une honte qu'il soit mort sans avoir pu répondre de ses actes, laissant les miettes à celui qu'il a toujours considéré comme une créature faible. Aujourd'hui, le blondinet n'est plus cet enfant malade et craintif, il a appris à se battre, à parler convenablement et à ruser tout le monde. Un vrai serpent qui se faufile partout, muant pour adopter une nouvelle attitude en fonction des occasions. Et la sorcière à ses côtés ignorait tout.

Grand seigneur, le repas se poursuivit et les conversations allaient bon train. Les voyages, leur situation actuelle et le mariage approchant. La demoiselle avait de la conversation et une passion qu'il décelait en elle. S'il le souhaitait, il pourrait pénétrer l'esprit d'Artemis et trouver en elle ses secrets, pour mieux les exploiter. Mais ce n'était pas son ambition ce soir. Ce mariage était déjà basé sur bien assez de mensonges et de secrets pour qu'il ait envie de supporter le poids d'un autre. « Je suis ravi que le dîner vous ait plu, Artemis. Désirez-vous autre chose ? Un thé, un digestif peut-être ? » demanda-t-il. Cela l'amuserait beaucoup de la voir choisir un bourbon en guise de digestif plutôt qu'un thé. La bienséance voulait que les jeunes femmes restent maître de leurs actes en toutes circonstances pendant que les homes faisaient ce que bon leur semblait. Au vu du caractère de la Grimstone, cela ne l'étonnerait même pas qu'elle déroge à cette règle. Après tout, la bienséance pouvait s'estomper ici, ne l'avait-il pas dit ?
Lucius avait bien des vices et l'alcool, bien qu'il ne le consomme pas à outrance, était l'un d'eux. Bien moins dangereux que celui d'adorer son métier de tireur d'élite et le fait de défier la mort en permanence. Sa drogue à lui en quelque sorte. La soirée était passée si vite, cela le peinait de devoir déjà rentrer au manoir. La compagnie d'Artemis était charmante, tandis que celle de ses parents horripilante. Plus il rentrerait tard, plus il était certain de pouvoir se coucher en paix.
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« Bien que Renoir soit un excellent peintre, mais ma préférence se porte pour Van Gogh, dans sa période impressionnisme j'entends. » La réponse était venue après ce qu’elle avait jugé être un long silence. Au moins, il venait de lui citer le nom d’un vrai peintre. Van Gogh était donc l’un de ses favoris. Penchant légèrement la tête, Artemis sourit. « Vous l’aimez donc à ses débuts. Pour ma part, je préfère sa période postimpressionnisme, il y exprime tellement mieux ses sentiments. » Lucius ne la connaissait pas suffisamment bien pour comprendre qu’elle était en train de le cerner. Du moins sur certains points. Le choix du peintre, de la période également, la renseignait bien plus qu’il ne le pensait. « Quelle est donc votre toile préférée de sa période impressionniste ? » Autant dire que l’art de la baguette ne l’intéressait pas tant que ça et elle n’y percevait d’ailleurs pas d’art à proprement parlé. Tout était fait magiquement, aussi ce n’était pas comme Nathaniel qui assemblait ou transformait des objets. Il y avait ce pendentif, qu’elle portait toujours autour du cou et qu’il avait récemment réparé. Son secret ne pouvait se dévoiler que si elle le désirait aussi elle ne craignait pas d’accident. Bientôt, il y aurait cette petite boîte jouant une jolie musique. Nathaniel avait de nombreux défauts mais il était sincère et c’était certainement sa force face à Lucius qui restait très poli. Il n’était pas ainsi à Poudlard. Elle revoyait ce jeune garçon rusé, adulé de ses camarades qui parfois en jouait allègrement. Les gens ne changeaient pas. Jamais.

Il tentait de l’impressionner et en était consciente. Dire qu’il ne réussissait pas serait mentir. Il y avait aussi cette chose qu’il dégageait, une chose pour laquelle elle ne trouvait pas de mots. Il avait quelque chose de dangereux ou bien c’était simplement ses propres peurs qu’elle projetait sur lui, elle était incapable de le dire. Si jamais il découvrait que son histoire avec le voyant n’était pas terminée… Quand bien même, elle s’en tenait à sa décision : Lucius devait avoir sa chance. Elle essayait donc d’en apprendre plus sur lui tout en se dévoilant au maximum. S’ils passaient leurs vies ensemble, elle préférait être la plus spontanée possible. Elle n’avait pas envie de finir comme tous ces couples ratés qui ne se supportaient plus.

A la mention de ces fameuses missions en Egypte, Artemis ne put s’empêcher de s’interroger mais ayant elle-même eu quelques expériences avant, elle ne pouvait pas vraiment se sentir flouée. Bien au contraire. Lucius ignorait probablement qu’elle avait embrassé son cousin Caïn. A vrai dire, elle avait simplement voulu se rendre compte de la différence entre un baiser donné à quelqu’un que l’on aime et quelqu’un que l’on n’aime pas. Autant dire que ce baiser fut l’un des plus plats de sa vie. Caïn n’était pas vraiment doué pour l’exercice et elle se félicitait qu’ils n’aient pas été fiancés. Il ne manquait plus que ça : épouser un homme qui aimait décapiter des gnomes. Auror était déjà un métier bien plus prestigieux et elle pourrait certainement écouter Lucius des heures lui parler de ses voyages de par le monde.

L’arrivée du premier plat interrompit leur conversation mais cela ne formalisa pas vraiment Artemis. Ils continuaient d’échanger quelques mots simples et cela suffisait, tant elle se concentrait pour ne pas faire le moindre faux pas. Surveillant ses couverts, sa serviette, elle essuyait régulièrement les coins de sa bouche pour s’éviter quelques moments embarrassants. Lucius pensait pouvoir tout connaître d’elle et il se trompait lourdement. Elle apprenait à fermer son esprit, aucun secret ne pouvait lui être arraché à présent. Elle regrettait même de devoir lui cacher certaines informations. Nathaniel était inquiétant depuis un moment et Lucius représentait une forme de sortie. Elle se rassurait ainsi en sachant pertinemment qu’il ne serait pas facile de renoncer à son premier amour. Elle avait toujours ce besoin de retourner vers lui, surtout depuis cet affreux évènement qui aurait pu les séparer pour toujours. Il la maintenait en vie depuis tant d’années… Leur relation n’était pas des plus saines mais Artemis n’y pensait pas. Elle savait seulement qu’elle avait encore besoin de lui. Ses pensées furent ramenées sur le blond qui parlait d’un thé ou d’un digestif. Le fixant un moment, elle s’interrogea sur ses intentions. La bienséance intimait le thé. L’esprit rusé de la brune lui commandait de ne pas boire devant un inconnu. Il pouvait bien l’épouser, il y avait des choses qu’elle ne devait pas dévoiler. Pas encore. « Un digestif aurait pu être plaisant mais je préfère rester sage et opter pour un thé. », lui répondit-elle avec un sourire espiègle.

Il ne lui faudrait pas longtemps pour boire ce thé au goût léger de bergamote. Le repas touchait à sa fin et c’était à la fois un regret et un soulagement. Un regret parce qu’elle aimerait pouvoir mieux connaître le blond mais un soulagement car elle devait tout contrôler. C’était fatiguant. Elle brûlait tellement d’envie d’être simplement elle-même ! Sans secret, sans faux semblant ! Elle avait tellement envie de trouver en lui un compagnon, un ami, quelqu’un sur qui elle pourrait compter les yeux fermés… C’était là la force des serpents : savoir approcher leurs proies sans les inquiéter. Dans ce combat, lequel étoufferait l’autre le premier ?



Parchemin envoyé Mer 18 Avr 2018 - 20:33

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Je suis : Pandore Malone , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 01/10/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 140 hiboux. J’incarne : Will Tudor , et l’avatar que je porte a été créé par : by ©Justayne ♥ Je parle en : #2E8B57



Je suis âgé de : 27 ans - 03/01/1964 , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Tireur d'élite pour le ministère J’ai juré allégeance : à moi-même, les autres, allez au diable. Côté cœur, : Fiancé à Artemis V. Grimstone

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On ne peut pas changer l'histoire, la nôtre commencera ce soir La demoiselle était très cultivée, pour ne pas déplaire à son fiancé. Elle poussait le vice plus loin en demandant l’œuvre favorite de Lucius concernant la période durant laquelle Vincent Van Gogh s'était intéressé au mouvement impressionniste. Cela aurait pu sembler une colle pour le jeune homme qui malgré tout avait une réponse à lui fournir. Une réponse pour le moins surprenante et qui dévoilait une part du passé de l'homme. « Sa série de vergers en fleurs est assez apaisante quoi qu'un peu coloré. Ça rend les hivers moins longs. » Hivers où le blond passait la majeure partie de son temps à l'hôpital de Ste Mangouste, son système immunitaire étant très fragile dans son enfance. Ce tableau, il l'avait eut sous les yeux durant des années, les couleurs rendaient la pièce plus chatoyante et lorsque l'on doit passer plusieurs jours, plusieurs semaines dans le cas de Lucius, dans un hôpital alors qu'on est qu'un enfant, un peu de chaleur est plaisant. La sorcière ne prendrait pas forcément l'aveu à sa hauteur, n'ayant aucune idée du passé médical de son voisin de table, mais celui-ci livrait là une information intéressante autant qu'intrigante.

Heureusement pour lui qu'à Poudlard, sa santé lui faisait un peu moins défaut. C'était toujours tendu dans ses premières années, mais s'était estompé avec le temps. Converser avec Artemis était un plaisir et même s'ils échangeaient quelques platitudes après avoir parlé de peinture, ça restait une manière d'apprendre à se connaître. Ces mariages arrangés ne font pas souvent le bonheur des mariés qui se connaissent à peine de vue avant le grand jour et ne ressentent aucune compatibilité d'esprit. Ce soir, la brune prouve qu'elle est mature et sait se faire apprécier de l'auror qui n'en baisse pour autant pas sa garde. Joue-t-elle également ce jeu de séduction sournoise ou est-elle plus sincère et vraie qu'il ne l'est lui ? Il ne parierait pas là-dessus, elle était une Serpentarde et ça n'était pas sans raison. Au moins elle n'était pas un griffon, c'était une chance car leur caractère n'a jamais été bien associé à celui de Lucius. La célébrité, il l'acceptait volontiers et adorait être au centre de l'attention, enchaînant les petites-amies et se faisant respecter par sa grande maîtrise de la magie. Un prodige qui a toujours souhaité faire carrière au ministère. Gravir les échelons est capitale et avec la position du père Grimestone, un pas de plus allait être franchi...

Le temps filait à toute vitesse et voilà qu'on leur retirait les assiettes à dessert. Le repas avait été excellent, comme d'habitude. Le prix lui aussi était excellent... Qu'à cela ne tienne, la solde du tireur d'élite serait réduite mais c'était pour la bonne cause. Il se permit même l'audace de proposer un dernier verre avant de s'en aller. Artemis opta pour la sagesse et choisit un thé. Le Goldstein retourna son sourire malicieux à sa compagne en admirant sa bienséance une fois encore. « Je vous suivrais donc. Je me lèvre tôt demain. » dit-il, n'appréciant pas sentir le goût de l'alcool traîner dans le fond de sa gorge alors qu'il travaille le lendemain. Ce plaisir était réservé aux quelques week-ends qu'il s'autorisait. Il en aurait un peu moins jusqu'au mariage, devant en payer une partie à sa cousine qui était dure en affaires.

Il était grand temps de rentrer. Lucius avait donné une heure de retour à Lazlo et loin de lui l'idée de décevoir son futur beau-père. La ponctualité était une qualité appréciable chez le jeune homme qui tenait à se montrer sous son meilleur jour. Car son esprit était en réalité plein de noirceur, de plans de vengeance qu'il prenait un malin plaisir à dresser pour les rendre concrets dans les mois prochains pour certains. Ses géniteurs paieraient le fait de l'avoir toujours rejeté et laissé seul à Ste Mangouste. La ruine de la famille devait cesser d'être et eux également.
Mais pas ce soir. Non, ce soir il raccompagnait la jolie Artemis Grimestone jusqu'à sa porte après avoir transplané dans les règles de l'art, sans décoiffer une mèche de sa chevelure. « J'ai passé une excellente soirée. C'est appréciable d'apprendre à connaître la femme qui partagera sa vie. » lança Lucius d'une voix douce, avec presque l'impression d'avoir envie de ce genre de soirée. Il en rêvait pour tout dire. Une personne aussi fascinante, des conversations studieuses et quelqu'un qui lui donnerait ne serait-ce qu'un semblant d'affection. C'est avec délicatesse que l'auror saisit la main de sa future épouse pour y déposer un baiser. « Je vous souhaite une bonne nuit, Artemis. » Son regard était envoûtant, vrillant celui de la sorcière avec un charme fou. Elle n'oublierait pas cette soirée. Le piège du serpent allait se resserrer sur elle.
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I'm a beautiful disaster

Monsters are real, and ghosts are real too.
They live inside us, and sometimes, they win.


Parchemin envoyé Sam 19 Mai 2018 - 23:51

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Je suis : Clem , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 08/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 255 hiboux. J’incarne : Lucy Hale , et l’avatar que je porte a été créé par : Texas-Flood Je parle en : #cc33ff



Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Femme au foyer J’ai juré allégeance : à personne, je suis complètement perdu(e) et je ne sais pas sur quel pied danser, ni à quels saints me vouer. Côté cœur, : Fiancée à Lucius A. Goldstein

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[i]La conversation se portait sur l’art à présent et bien que la jeune femme soit encore novice comparée à son cousin, elle avait commencé à développer un intérêt pour le sujet. Pour être tout à fait honnête, Artemis avait bien compris que la peinture était un merveilleux moyen d’apprendre à connaître une autre personne mais aussi un sujet inépuisable lorsque l’on ne savait pas trop quel autre sujet que la météo aborder. Elle demanda donc à Lucius de lui décrire la toile qu’il préférait mais le blond mentionna toute une série. Haussant un sourcil interrogateur, elle fouilla dans sa mémoire afin de savoir si Eden les lui avait montré à une occasion ou une autre… Elle ne put en être certaine. Loin de se laisser démonter, elle écouta le blond lui parler de couleurs trop vives mais apaisantes. Penchant légèrement la tête sur le côté, elle sourit en hochant doucement la tête. « Je suis persuadée que certaines œuvres peuvent influencer nos émotions. Après tout, certaines ont scandalisées en leur temps, d’autres ont révulsé ceux qui les regardaient et d’autres peuvent suffire à vous faire voyager… ». Elle ne posa aucune question pour creuser l’aveu de Lucius, non pas parce qu’elle ne s’y intéressait pas mais parce qu’elle supposait qu’il parlait d’une enfance de sang pur : les parents n’étaient pas toujours présents et elle-même avait connu une grande solitude. Elle pensait donc qu’il avait vécu quelque chose de similaire à sa situation. Bien sûr, elle se trompait lourdement car des deux, c’était bien lui qui avait eu l’histoire la plus malheureuse. Elle avait tout de même l’amour d’un père.

Elle avait peut-être entendu des rumeurs fut un temps, lorsqu’ils étaient dans la même maison durant leurs études mais à l’époque elle n’y prêtait pas vraiment attention. Lucius était certes agréable à regarder mais elle avait déjà tourné les yeux ailleurs… Le fantôme de Nathaniel commença à s’approcher. Elle l’écarta rapidement en se concentrant sur son fiancé qui avait à cœur de leur donner une chance de mieux se connaître. C’était rassurant. Ils avaient eu probablement les mêmes appréhensions et Artemis était la première à prier pour tomber sur quelqu’un d’intelligent, respectueux et aimant. Elle souhaitait de tout cœur pouvoir aimer aussi quelqu’un d’autre. Oublier le voyant ne serait jamais aisé. Il fallait dire qu’elle n’était pas prête à le laisser partir non plus. C’était probablement mal. Certains pourraient dire qu’elle profitait de la situation mais ce n’était pas le cas. Elle n’arrivait tout simplement pas à tourner la page. Elle n’avait jamais vraiment réussi. Tout ça, c’était la seule conséquence de sa solitude, peut-être que Lucius parviendrait à arranger les choses. Si elle l’aimait… Elle devait l’aimer. Ce soir, il lui plaisait. Elle se laissait charmer sans aucune résistance quoiqu’elle tentait de percer un peu le mystère qui l’entourait. Il y avait une façade. Mais elle-même portait la sienne. Au point de prendre un thé pour paraître « comme il faut ».

Le temps fila à la plus grande surprise de la sorcière. Ses appréhensions du début de soirée s’étaient envolées. Lucius était charmant. Elle ne pouvait pas dire le contraire, elle qui avait l’impression d’être traitée comme une reine. Il avait même réussi à la dégager de la supervision d’un chaperon. Comment Lazlo avait-il pu accepter, lui qui était si formel et ne dérogeait jamais au protocole ? Peut-être voulait-il vraiment permettre aux deux jeunes gens de se connaître pour mieux sécuriser ce mariage ? Il ne faisait jamais rien sans arrière-pensée…
Le transplanage la sortit de ses pensées, notamment parce que l’expérience n’était pas franchement des plus agréables. Reconnaissant le manoir, elle l’observa de l’extérieur, comme si elle le voyait pour la première fois. En réalité, elle réalisait qu’elle quitterait très bientôt cette demeure qui l’avait vue naitre et grandir. La voix de Lucius retentit et elle ramena son regard d’émeraude sur lui. « En toute sincérité, Lucius, j’ai passé un moment très agréable également en votre compagnie. Et je suis rassurée de voir que nos caractères semblent si bien s’accorder. » lui répondit-elle alors qu’il lui prenait la main et y posa ses lèvres. Son cœur s’emballa et ses joues rosirent légèrement. Qu’est-ce qui lui arrivait exactement ? C’était la surprise ? Assurément, jamais un homme ne devait poser ses lèvres sur la main lors de cet exercice sauf s’il était marié à la femme en question ! Et encore ! Cela ne se faisait pas dans la rue ! Ce devait être un geste intime ! Elle aurait pu être outrée car cela pourrait suffire à entacher son honneur mais elle ravala sa fierté et préféra utiliser une autre parade. Ils n’étaient pas mariés. Juste fiancés. Ce fut donc avec un sourire plus maîtrisé qu’elle parla : « J’ignorais que vous étiez du genre démonstratif en public… ». Une manière très polie de lui parler de l’étiquette. Une étiquette dont elle préférait elle-même se défaire. Il ne lui manquait pas grand chose pour citer ce grand auteur qu'ils aimaient. A vrai dire, elle ignorait si Lucius jouerait encore à ce jeu alors ce fut avec quelques regrets qu'elle lui répondit : « Je vous souhaite également une bonne nuit et je vous souhaite de mener à bien votre mission demain. » Plus détendue, elle ne lâcha pas le contact visuel. Ce n’était en rien un affrontement, elle aimait simplement lire son regard. C’était là qu’elle y trouverait sûrement le plus d’informations.



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