indiscrétions
- gossip witch est bavarde -


L’homme en Jupe On a vu semblerait-il un sang pur jouer les transformistes au Cirque Avery. Nous n’avons pas encore de nom mais son jeune âge semble indiquer que son travestissement est une quête identitaire !

La tête d’enterrement N'est-il pas courant que lorsque l'on perd un être cher, on verse quelques larmes ? Eh bien si la mort de l'Actrice Louise de Montmorency emeut les foules, sa fille ne semble pas bien touchée. Etrange non ?

Le dimanche au Pays de Galles c'est le jour des mariages Il y a des évènements heureux dans ce monde enfin si l'union forcée et arrangéeest un évènement heureux ! Desmond Meadowes s'est débarassé de sa plus jeune soeur, reste la plus vielle des deux.




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Hunting night | Loveleen

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Parchemin envoyé 08.12.17 1:48

- I am decadent, and here I am. -
Je suis : Cha' , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 26/08/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 42 hiboux. J’incarne : Boyd Holbrook , et l’avatar que je porte a été créé par : Bazzart & Pathos . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Xéphandre Lovegood & Arsenius Black & Rodrick Rackharrow Je parle en : #993300



Je suis âgé de : 29 ans, à traîner sa couenne ici bas , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Chasseur de primes pour le compte de la Main Noire & membre de la BSS J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : Il donne principalement dans les relations éphémères, trop attaché à sa liberté
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Hunting night

The life of the wolf is the death of the sheep


Le vent glissait sur ses vêtements, secouait ses cheveux blonds qui ondulaient au gré des bourrasques, saisissait chaque petit carré de peau pour le brûler d’un froid digne d’un hiver approchant. Pourtant, ça ne freinait pas le Greyback qui rasait les murs du Grand Londres, bille en tête de se rendre à un endroit très précis. Les ombres dansaient dans les petites ruelles qu’il empruntait, esquivant les artères peuplées pour ne pas perdre de temps. Parce qu’il était assez pressé à vrai dire, il avait du pain sur la planche, si telle expression pouvait s’appliquer à la situation. Chasseur de tête, chasseur de primes, quel que soit le terme employé, la tâche restait la même. Quoi de mieux pour le loup qu’il était de vouer chaque jour de sa triste vie à poursuivre les petits moutons qui s’égaraient, s’éloignaient du droit chemin ? On lui donnait une cible, il la traquait, la chassait, la trouvait puis la tuait. Du moins, lorsqu’on lui demandait une telle chose. Parfois l’enjeu pouvait être légèrement moins drôle et il devait se contenter de ramener la cible vivante. Tuer n’était pas forcément un besoin pour lui, enfin, lorsqu’il était humain, mais la difficulté de ramener quelqu’un vivant était bien plus élevée que de seulement lui ôter la vie, et ainsi transporter un sac de viande qui ne bougeait plus. Heureusement pour lui, bonne soirée en perspective puisque la tête qu’on lui avait attribuée se devait d’être coupée, et non assommée. Une prostituée qui plus est, doublée d’une traîtresse lui avait-on dit. La situation en devenait presque ridicule, puisque Menelaus n’avait rien de personnel contre elle. Le métier qu’elle exerçait, il ne le dénigrerait pas, il comprenait les besoins économiques de tout un chacun, et puis, n’était-il pas un chien de chasse de la Main Noire ? Peut-être portait-il une laisse en or, ça ne restait qu’une laisse. Et pourtant, il n’était pas apprivoisé, et de loin. Le sauvage était là, sous son enveloppe charnelle tout aussi agréable qu’elle puisse être, et il grondait. Il grondait de cette envie de vengeance, de cette envie d’arracher le cœur des monstres qui lui avaient pris sa petite sœur, son père, sa famille. Mais il baissait les oreilles, il étouffait son hurlement, rentrait ses crocs. Pour le moment.

Il savait bien que se plier aux ordres était la meilleure solution dans le contexte actuel. Il voulait protéger cette sœur qu’il lui restait, et cette cousine qui lui semblait si éloignée. Et provoquer les plus forts, les plus grands, n’était probablement la meilleure option. Alors il se contentait de hocher la tête, de satisfaire ses "maîtres", de rester tapi dans l’ombre. Jusqu’au moment tant attendu où ils ne craindront plus le loup qu’ils le croiront endormi, et qu’il pourrait enfin tout ravager, et détruire ce qu’ils avaient de plus chers, comme on lui avait pris sa famille. Mais trêve de ces idées qui semblaient utopistes, il avait une mission à remplir. Punir une demoiselle pour une raison qu’il ne réprimait pas vraiment en son for intérieur. Elle avait partagé des informations à l’ennemi lui avait-on expliqué, crachant son venin dans les dos des hommes de l’ombre pour divulguer d’importantes données aux Phénix. Menelaus aurait haussé les épaules, tout simplement. Parce que lui ne portait aucun des deux camps dans son cœur en réalité. Ils pouvaient bien s’entretuer, se déchirer, finir dans un bain de sang, le lycan ne s'en soucierait pas spécialement. Lui ne voulait qu’une chose : la survie de ceux qu’il aimait, ainsi que la sienne. Mais évidemment, pour avancer dans ce monde vicié par les hommes, il était nécessaire de se positionner du côté le plus avantageux, celui qui offrirait plus d’avantages, et pour le moment, ce camp était celui des Mangemorts. C’est donc en leur nom qu’il parvint enfin à sa destination, la Maison Close, en plein chemin de Traverse. Rire amusé lorsque ses pas s’arrêtèrent devant l’enseigne de l’établissement, établissement qu’il n’avait pas réellement besoin de fréquenter pour subvenir à ses besoins les plus primaires, et pourtant, ce n’était tout de même pas la première fois qu’il venait. Statue de pierre, il profita un dernier instant des rayons de la lune qui vinrent luire sur sa peau, fermant les yeux, la tête levée vers les cieux. Astre d’abord détesté, il était désormais sa force, son âme, son être tout entier. Lorsque ses pupilles se rouvrirent, lentement, elles n’étaient plus remplies que par la détermination et l’envie de tuer. Un léger sourire aux lèvres, il finit par pénétrer dans ce qui serait bientôt le tombeau de sa proie. Il était temps de se salir les mains.

« Daisy. » Un simple prénom qu’on lui avait donné, prostituée de ses maîtres, objet des convoitises de nombreux hommes. Ironique qu’un employé des Black se doivent d’en supprimer un autre. Mais soit, tout le monde ne faisait pas les meilleurs choix apparemment, et les conséquences pouvaient être désastreuses. « Je suis désolée Monsieur, mais je ne vois pas votre nom, êtes-vous sûr d’avoir réservé cette prostituée ce soir ? Il me semble que… » Il leva la main, elle l’agaçait. Il la dévorerait bien, mais là, vraiment, il se passerait du protocole. Il n’était pas ici pour prendre du plaisir, du moins, pas charnel. Il travaillait, là. « Écoute-moi chérie, ce sont les Black qui m’envoient. Je n’ai donc pas de rendez-vous non. Et si tu ne me crois pas, je te laisse prévenir Arsenius, notre cher patron ? Histoire qu’il soit dérangé par ta plainte, alors qu’il confirmera m’avoir envoyé ? Je te souhaite bonne chance. » Un sourire mielleux, qui ne cachait qu’une bête impatiente de trouver sa proie. Après tout, il ne mentait pas. Il avait vraiment été envoyé par les Black, eux-mêmes l’employaient pour supprimer les indésirables. Alors qu’elle doute, soit, mais qu’elle le laisse faire son travail. « Bien je… Daisy se trouve en haut, la chambre à droite au bout du couloir. » La menace avait fonctionné, il avait enfin obtenu le peu d’informations qu’il était venu récolter. Ce n’était pourtant pas si difficile. Ni une ni deux, il grimpait déjà les marches quatre à quatre, les poings serrés. Arpentant le couloir aux couleurs chaudes, son esprit se mit à vaquer, à errer, se demandant ce qu’il se passait dans les différentes chambres autour de lui. Finalement, il ne voulait pas spécialement le savoir en fait, seulement, il trouvait la situation assez étrange. Mais bon, il devait se concentrer, une seule erreur et tout pourrait échouer. Sauf que l’échec n’était pas envisageable. Il finit par arriver au bout du couloir, impatient de découvrir sa prochaine "cliente". Loin d’être stressé, il frappa à la porte, donnant trois coups fermes et puissants. Annoncer la couleur, directement. Pas de réponse. Il soupira. Le monde entier s’était-il mis contre lui ? Mais bientôt, il ressentit une présence dans ce même couloir, juste avant de sentir son odeur, vestiges d’une forme lupine occasionnelle. D’un geste instinctif, il tourna la tête, fronçant les sourcils sur la nouvelle venue. Une jeune fille qu’il ne connaissait pas se dirigeait vers lui, peut-être une prostituée. Mais peu importait, il n’avait pas que ça à faire que de parler à toutes celles qui l'empêchaient de mener à bien son job. Il avait du sang à faire couler. « Excuse-moi, je n‘ai pas le temps. » L’ignorant, il posa sa main sur la poignée, agacé de ne pas pouvoir être enfin tranquille. Ne pouvait-on pas tuer en paix dans ce bas monde ?

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Parchemin envoyé 09.12.17 1:24

- I am Divergent, deal with it. -
Je suis : Sha , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 15/11/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 54 , et l’avatar que je porte a été créé par : Nastya Kusakina Je parle en : #9B636D



Je suis âgé de : 25 ans. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Charmeresse pour la Main Noire. J’ai juré allégeance : à personne mais loin d'apprécier cette guerre, je trouve le monde injuste et violent. Secrètement je pense que l'Ordre du Phénix détient la solution, et je partage leurs idées. Côté cœur, : je n'étais pas la bonne, il aurait dû être le bon.
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Hunting Night
Loveleen & Menelaus

Toutes les deux étaient assises sur le muret qui donnait dans le vide. Elles secouaient leurs jambes en observant le soleil déclinait à l’horizon. L’ivresse du vent frais qui soulevait leurs longs cheveux, caressant leurs corps frêles. Daisy et ses cheveux bruns, ses grands yeux verts pétillants de malice. Love, pâle comme la lune, ses longs cheveux blonds encadrant son regard turquoise. Perchées toutes les deux, elles refont le monde comme le referaient deux gamines qui n’ont rien à perdre, pas même leur dignité depuis longtemps enterrée.
« Un jour, on s’ra libre, Love. Et tu sais ce qu’on fera ? » Elle recrache dans l’air frais une volute de fumée, expulse de ses poumons la fumée couleur de cendre.
« On partira loin ? »
« Ouais ! Mais avant, on ira sur Bakerstreet, et on prendra la plus grande glace qu’on a jamais prise, on ira la manger sur les rives de la Tamise, parce qu’on sera libre, libre de prendre dix kilos si j’en ai envie, libre de vivre ma vie, de fréquenter les hommes que je veux et… et… »
La gorge de la brune se serre, douloureusement. Loveleen ne regarde pas, elle n’a pas besoin pour le deviner, il suffit simplement de l’écouter étouffer un sanglot aussi gros que le monde dans le fond de sa gorge. La blonde continue de balancer ses jambes, le dos légèrement en arrière, le visage tourné face au ciel. Elle l’écoute, en silence, renifler toutes les larmes de son corps, tous les regrets, toutes les fois où ça s’est mal passé au Bordel. Toutes les fois où elle n’a pas voulu mais s’est pliée aux exigences des hommes, à leurs mains caleuses, à leur maladresse, à leur force, à leur mépris.
Elle balance encore ses jambes, puis a un sourire en observant le soleil pointait à l’horizon.
« Daisy, on ira à Bakerstreet demain. On ira manger une super glace sur les rives de la Tamise. Tu sais pourquoi ? » La blonde se tourne vers la brune. Daisy essuie ses larmes, chasse de son visage gonflé par les sanglots le sel amer. « Parce qu’on s’en fiche de ce qu’ils pensent. »
Elle renifle encore. Ça la rend un peu grotesque avec sa clope au bec. Comme si elle essayait de se rendre plus forte. Daisy elle est pas forte du tout. Même Loveleen peut le voir. Son masque ne trompe personne. Ceux sont des amies pourtant, alors la semi-vélane finit par lever sa main et vient chasser de son pouce les vilaines larmes qui saccagent sa beauté chaleureuse.
« Daisy. Arrêtes. T’es pas jolie quand tu pleurs… »
Daisy lève ses yeux verts sur la vélane et se met à rire, à rire d’un rire qui n’a rien de beau, qui n’a rien de joyeux. Un rire triste comme les pierres.




« Si jamais ça se passe mal, tu n’hésites pas surtout. » Elle attrape la clé de la chambre comme si c’était un secret. « Je serais là. »
« T’inquiètes pas, c’est un doux le père Macmillian. »
Daisy hausse doucement les épaules avec un rire. C’est vrai que Maksim Jenkins n’est pas une brute épaisse, juste un pauvre homme qui a eu le malheur d’épouser une femme qui a enlaidit plus vite que lui – et dieu sait qu’il est déjà pas très beau, le Jenkins. Loveleen acquiese finalement, laisse son amie filer et range la clé. Ce soir elle n’aura pas de client pour elle, et c’est de toute façon ce qu’elle préfère. Un petit jour de repos. Elle finit par descendre les escaliers, se perd sur les divans, puis rapidement au comptoir. Elle entraperçoit le père Jenkins qui entre avec un sourire aux lèvres, certain que la soirée va bien se passer.
Il demande à l’entrée l’autorisation plus que le chemin – le chemin, il le connaît par cœur.
Loveleen ne dit rien, reste sagement à sa place, rassurée sur le moment. Elle tend son cou de cygne, sirote au bar une menthe à l’eau qui a la même couleur que ses yeux turquoise. Elle regarde avec attention la toute nouvelle télé sorcière qu’on a installé dans le lobby. Cela pique sa curiosité, et elle se rend compte qu’elle ne connaît plus rien du monde dans lequel elle vit. Seulement de la vie au Bordel.

Il se passe plusieurs minutes avant qu’un homme n’entre. Elle ne détache pas son regard de la télé, avant d’entendre « Daisy », puis « Arsenius ». L’air de la semi-vélane reste neutre, mais à l’intérieur, elle commence à comprendre que quelque chose de grave est en train de se tramer. Elle se pince les lèvres, hésite un instant, puis finalement se lève et suit l’homme.
Elle ne le connaît ni d’Eve ni d’Adam, et il doit tout ignorer d’elle aussi. Loveleen n’a pas peur, même si elle doit bien avouer qu’un long frisson lui remonte l’échine quand elle le voit juste en face de la porte de Daisy. Elle hâte le pas, serrant ses petits poings pour ne pas crier. Elle le fixe, si bien qu’à un moment, il finit par la regarder à son tour.
« Excuse-moi, je n’ai pas le temps.
Il pose à peine sa main sur la poignée qu’elle se faufile – elle est si fine – entre lui et la porte. Ses grands yeux turquoise se plantent dans le fond des iris du lycanthrope. La semi-vélane se pince doucement les lèvres, avant de baisser les paupières d’un air ennuyé.
« Daisy est occupée… avec un client, alors… »
Elle ne sait pas qui il est, ni encore ce qu’il veut véritablement à Daisy, mais elle sait que si c’est Arsenius qui l’a envoyée, ça ne peut qu’avoir un lien avec ce dont elles ont parlé quelques jours auparavant. De l’Ordre. De la révolution. De la rébellion. De refaire le monde comme elles le font souvent. Est-ce que Daisy l’avait prise au pied de la lettre ? Difficile à savoir. Mais la petite blonde s’entête à le gêner. Elle n’est pas gênée par la proximité entre elle et l’envoyé des Black. Elle est gênée car elle sait qu’elle ne pourrait pas l’arrêter éternellement.
Quand Jenkins aura fini son affaire, ça ne sera qu’une question de temps… Et Jenkins n’est jamais aussi long qu’un petit jeune encore fringuant.
«  Je peux… peut-être t’aider ? »
Elle peut toujours essayer de lui faire le coup des yeux de biche, ou user de ses dons naturels en matière de séduction, Loveleen se dit que ça ne peut que lui apporter des ennuis. Surtout qu’elle a déjà prévu de rendre visite à Arsenius depuis plusieurs jours. Elle ne tente finalement rien, restant simplement dos contre la porte, face à l’homme. Coincée mais faisant rempart de son maigre corps.

C'est dans la douce évasion nommée avenir, évasion toujours possible, que se résorbent les astres penchés jusque-là sur notre détresse. - André Breton




Sweet dreams are made of this
Who am I to disagree?



Parchemin envoyé 12.01.18 23:40

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Je suis : Cha' , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 26/08/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 42 hiboux. J’incarne : Boyd Holbrook , et l’avatar que je porte a été créé par : Bazzart & Pathos . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Xéphandre Lovegood & Arsenius Black & Rodrick Rackharrow Je parle en : #993300



Je suis âgé de : 29 ans, à traîner sa couenne ici bas , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Chasseur de primes pour le compte de la Main Noire & membre de la BSS J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : Il donne principalement dans les relations éphémères, trop attaché à sa liberté
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Hunting night

The life of the wolf is the death of the sheep


Frêle créature, proie de choix, fort peu désagréable à regarder, elle se faufilait d’elle-même dans une situation bien dangereuse. Il était si près d’elle qu’il pouvait sentir sa fragrance, mais aussi ce qu’elle ressentait. Elle n’avait apparemment pas peur, elle ne se doutait peut-être pas de la situation. Après tout, peut-être n’était-ce pas si étrange qu’un homme se rende dans la chambre d’une prostituée. Mais il se doutait bien qu’elle avait deviné que ses intentions ne touchaient pas vraiment le plaisir charnel. Pourtant, innocente petite créature, elle n’imaginait probablement pas une seconde que ses intentions réelles étaient simplement de plonger ses griffes dans son cœur de traîtresse, de la faire saigner jusqu’à ce que sa peau perde toute couleur, que son palpitant cesse de vibrer au creux de sa paume. L’image le faisait sourire d’ailleurs, douce gravure qui s’insinuait lentement dans son esprit. Poupée ensanglantée qui se dessinait dans son crâne, la vile créature lupine voulait du sang, demandait le meurtre. Et il lui offrirait avec plaisir, animal qu’il avait su dompter au fil des années, qu’il avait su contrôler nuit après nuit. Tout autant qu’il apporterait sa tête à son patron, Arsenius Black le fils hériter d’une organisation devant laquelle Menelaus courbait l’échine. Loyauté feinte, services offerts pour la survie qu’il traquait chaque jour un peu plus, il ne voyait dans cette mission qu’un nouveau moyen de faire tinter les gallions. Tuer pour vivre, cruel paradoxe qui guidait les pas du lycanthrope, qui enclenchait chacune de ses actions. Son gagne-pain faisait-il de lui un monstre ? Peut-être, peut-être pas. Tout dépendait du point de vue. Lui y était clairement indifférent, à cette vision des choses. Il savait pertinemment qu’il n’avait jamais rien eu d’un ange. Comment pouvait-on assister à l’éclosion d’un séraphin, tandis qu’il avait été élevé par une bête, par un homme mené par la violence ? Peu probable, mais il s’y était fait. Il s’était construit une identité, de cette vie impitoyable qu’il avait fini par surmonter. Et s’il devait arracher la vie d’une innocente pour continuer son petit bout de chemin, il le ferait sans hésiter.

Quant à la demoiselle, elle lui offre des lèvres pincées, qu’il pourrait aisément mordre pour en faire gicler le sang purpurin, créature avide qui gronde sous son enveloppe. Mais il n’est pas là pour ça, il n’est pas là pour elle. Peut-être pourra-t-il s’en occuper après la cible, la fameuse Daisy. Elle semblait appétissante, la gamine. Peut-être reviendrait-il, planter ses crocs dans cette chair attirante. Ou peut-être aurait-il d’autres chats à fouetter, il verrait. Quoi qu’il en soit, ce soir, elle se trouvait sur son chemin, et le loup n’appréciait que très peu que l’on se mette en travers de sa route. Il n’était pas là pour créer des problèmes, juste supprimer une existence, un nom, qu’on lui avait soufflé. Il ne voulait pas s’attirer des ennuis, il ne voulait pas créer un bain de sang. Et il n’était pas spécialement intéressé dans l’idée de tuer plus qu’il ne devait. La mort le séduisait parfois, mais il n’était pas un fanatique comme il pouvait en voir dans l’organisation mangemorte. Semer le dernier sommeil n’était pas particulièrement son occupation favorite. Il aimait condamner, certes, mais il pouvait s’en passer de temps en temps. Il se contente donc de se rapprocher, la bloquant toujours plus contre cette porte devant laquelle elle s’était elle-même positionnée. Une main appuyée contre la poignée, l’autre contre le mur, il fait peser son poids contre elle, il la veut incapable de bouger, de faire quoi que ce soit. Que lui voulait-elle ? Ne pouvait-elle pas tout simplement s’écarter ? « Daisy est occupée… avec un client, alors… » Il soupira d’un air insouciant, elle n’était qu’une complication dans l’équation, qu’un léger problème à contourner. Il se doutait bien, que cette chère Daisy était occupée, mais ça ne le préoccupait que peu. Il s’en amuserait presque même, de surprendre cet homme en pleine action, bien qu’il soit de loin un voyeur. La simple expectative creusait un sourire moqueur sur ses lippes. Le sombre bordel des Black, n’était-ce pas un lieu magnifique pour travailler ?

Collée à elle, il sent son parfum, ses sens en alerte. Il n’était qu’à quelques centimètres de ce cou qu’il pourrait mordre avec plaisir. Mais il ne le fait pas, il n’est pas totalement cette bête qui se balade sous une lune ronde. Elle est présente, toujours, mais elle est seulement tapie pour l’instant, enfermée du mieux qu’il peut. « Je peux… peut-être t’aider ? » Un sourire mielleux s’ébauche, à la fois séducteur mais aussi un tantinet vénéneux, le danger émanant de la plupart de ses pores. Son visage à quelques centimètres, il viole clairement son espace vital, bien que la proximité ne semble pas réellement la déranger. Il fait mine de réfléchir, puis souffle. « Y'a peut-être moyen, en effet. Quel est ton nom ? » N'attendant pas la réponse, il jette un rapide coup d’œil à la porte dans le dos de la demoiselle, se figeant pour espérer entendre un quelconque son qui lui indiquerait ce qu’il s’y passe. Ses oreilles de loup lui manquaient, en cet instant. Pourtant il croit distinguer des froissements, peut-être des souffles rauques. « Peut-être pourrais-tu prévenir ton amie que j’aimerais discuter avec elle ? C’est assez urgent, je n’ai pas le temps d’attendre qu’ils aient fini leurs petites affaires. » Non, franchement, il avait autre chose à faire que de patienter derrière la porte de la chambre d’une prostituée, vraiment. Évidemment, si elle avait senti le danger, elle n’irait probablement pas gentiment obéir, il n’était pas stupide. Mais il devrait faire avec, tant pis. « Si ce que je te propose ne t’intéresse pas, peut-être pourrais-tu t’écarter de cette porte, histoire que je me colle moi-même à la tâche ? » Un air aimable, presque adorable qui contraste totalement avec ce qu’il a en tête. Il était prêt à affronter les difficultés si elles se présentaient, mais s’il pouvait les éviter en obtenant une coopération, ça l’arrangerait assez. Le patron n’était pas toujours très patient, et Menelaus le savait très bien. « Sinon, si rien ne t’intéresse et que tu ne te décale pas… Je serais obligé de passer par moi-même, en déchirant cette gorge qui est tienne au passage. La résistance ne me plaît pas vraiment, ça m’agace même. » Il ne rigolait plus, tandis qu’il avait fait lentement glisser son doigt sur la peau de sa gorge. D'une expression sérieuse, il voulait juste passer, interrompre Daisy, et la refroidir, tout simplement. Elle lui avait fait perdre bien assez de temps comme ça, ça ne l’amusait plus.

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Parchemin envoyé 14.01.18 15:27

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Je suis : Sha , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 15/11/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 54 , et l’avatar que je porte a été créé par : Nastya Kusakina Je parle en : #9B636D



Je suis âgé de : 25 ans. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Charmeresse pour la Main Noire. J’ai juré allégeance : à personne mais loin d'apprécier cette guerre, je trouve le monde injuste et violent. Secrètement je pense que l'Ordre du Phénix détient la solution, et je partage leurs idées. Côté cœur, : je n'étais pas la bonne, il aurait dû être le bon.
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Loveleen & Menelaus

Sa respiration se fait plus profonde, plus cadencée quand il se presse contre elle. Elle ignore ce qu’il cherche à provoquer en elle, mais tout ce qu’elle ressent à ce moment, c’est une forte pression contre sa poitrine. La peur ? Pas vraiment, quelque chose de semblable et de différent à la fois. L’instinct ? Peut-être oui, peut-être que tout son corps hurle. Une sirène ne devrait pas être si proche d’un loup. On a jamais vu de chiens pêchaient, mais à n’en pas douter que Menelaus est un pécheur à son regard qui accroche, à la fois dur et incisif. Oui, c’est son instinct qui lui crie de fuir, de le laisser avoir son chemin jusqu’à la bergerie. Elle ravale difficilement sa salive, un petit moment de doute entre elle et lui. Peut-être qu’elle pourrait le charmer ? Il lui suffirait d’enrouler ses doigts autour de sa nuque, de se presser contre lui – un peu plus, bien plus – et de le fixer de ses grands yeux turquoise ? Mais ça ne ferait rien que repousser l’inexorable fin. Et se salir, un peu plus, encore plus…
Elle baisse les yeux, ses doigts effleurant ses épaules. Elle se pince plus fort les lèvres, hésitant à le repousser alors qu’il la bloque un peu plus contre la porte. La poignée claquette. Daisy doit avoir entendu. Loveleen ravale de nouveau sa salive, alors qu’elle lui jette un regard d’incompréhension. Ses mains se sont posées sur son torse, mais seulement pour le tenir à distance – sans succès. Ce n’est pas avec sa force de moineau qu’elle arrivera à quoi que ce soit. Elle n’ose pas lui demander pourquoi il fait ça. Il lui répondrait comme tous les autres, qu’il fait ce qu’il à faire. Elle aussi cela dit. Elle joue le rôle qu’on lui a donné.
– Y'a peut-être moyen, en effet. Quel est ton nom ?
– Lovel- elle n’a pas le temps de finir qu’il a l’air déjà absent. Elle s’arrête, baisse les yeux avant de les relever sur lui car il parle de nouveau. Elle se sent un peu perdue.
– Peut-être pourrais-tu prévenir ton amie que j’aimerais discuter avec elle ? C’est assez urgent, je n’ai pas le temps d’attendre qu’ils aient fini leurs petites affaires.
Elle le fixe, un moment, avant de regarder dans le couloir s’il n’y a personne. C’est le cas. Le couloir est désert, ils ne sont que deux, protagonistes d’un genre nouveau. C’est quoi exactement comme pièce ? Difficile à savoir pour la sirène qui se racle la gorge. Est-ce qu’elle doit y entrer ? Si oui, que faire de la réputation du Bordel ? Elle ne s’y intéresse pas vraiment, mais ça sonne plutôt bien. Arsenius, si c’est lui le maître du molosse, ne risquerait pas d’apprécier qu’une prostituée se fasse égorger devant un client qui n’aurait même pas fini. C’était une question de respect, une question pragmatique aussi.
– Si ce que je te propose ne t’intéresse pas, peut-être pourrais-tu t’écarter de cette porte, histoire que je me colle moi-même à la tâche ? Sinon, si rien ne t’intéresse et que tu ne te décale pas… Je serais obligé de passer par moi-même, en déchirant cette gorge qui est tienne au passage. La résistance ne me plaît pas vraiment, ça m’agace même.
Il y a un petit silence qui les enrobe, comme s’ils n’étaient plus que tous les deux. Elle sait désormais de source sûre qu’il n’est pas là juste pour la secouer un peu. Non. Il va la tuer. Comme Cadmos le faisait. Comme Macnair l’a fait, ce jour-là. Quand elle a vu la lame glissée lentement sur la gorge blanche de son père. Elle se souvient du sang. Il n’y a pas de jet quand on se fait égorger la tête baissée, juste un gargouillis abominable qui s’échappe des lèvres. Le sang glisse sur la poitrine et la décore. C’est Cadmos qui le lui a dit, c’est Cadmos qui le lui a montré.
– Je ne crois pas que ton Maître t’autoriserait à me déchirer la gorge, mon sang vaut son pesant d'or, murmure-t-elle, sur un ton toujours aussi doux bien que les mots soient durs.
Elle n’y pense pas vraiment à ce qu’elle dit. Elle l’a dit car c’est vrai. On ne tue pas si facilement la plus jolie pute de Londres, même s’il ne s’agit que d’une pute. Quand le joyau est trop beau, on préfère le tailler petit à petit pour qu’il entre dans le coffre d’acier. C’est ce que Cadmos a fait. Il ne l’a pas tué car il a compris qu’elle était plus inestimable autrement. Une fois forgée.
Collée contre la porte, elle fixe Menelaus. Elle n’a pas peur de mourir. Ce ne serait pas une grande perte. Au mieux, une délivrance.
– Je ne crois pas non plus qu’Arsenius sera très heureux que tu salisses la réputation du Bordel en mettant dehors un client. Enfin, je crois.
Elle est calme, étrangement calme pour quelqu’un d’aussi proche de la mort.
Elle tend à son tour l’oreille, entendant claquer la peau, les râles, les os qui se rencontrent. Avec Carter, ça ne faisait pas ce bruit du tout. Il y avait toujours plus de bruit, parce que ce n’était pas leur os qu’on entendait, mais le battement du cœur en écho. Une musique étrange.
Elle entend aussi le cœur du Loup. Ses doigts sur son torse, surtout. Elle les retire parce qu’elle n’aime pas les entendre de cette façon.
– Encore un peu, seulement un peu.
Les yeux turquoise plongés dans les siens, elle est suspendue dans le temps, petite fée. Les bruits s’accomodent, et on entend bientôt les feulements d’une femme. Elle ment, mais ça décore le paysage, guérit les plaies et surtout, surtout, ça revigore l’égo des hommes. Un moment se passe, avant que Loveleen ne murmure :
– Tu aimes ce que tu fais ?
Elle n’a pas l’air de le juger. Elle cherche seulement à savoir. Pourquoi. Elle a cherché à comprendre Carter fut une époque. Elle a compris qu’il n’était pas un broyeur mais un broyé. Il y en a beaucoup des comme ça. Des broyés par plus fort que soit. Elle en fait partit, elle sait de quoi elle cause.

C'est dans la douce évasion nommée avenir, évasion toujours possible, que se résorbent les astres penchés jusque-là sur notre détresse. - André Breton




Sweet dreams are made of this
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Hunting night | Loveleen
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