indiscrétions
- gossip witch est bavarde -


L’homme en Jupe On a vu semblerait-il un sang pur jouer les transformistes au Cirque Avery. Nous n’avons pas encore de nom mais son jeune âge semble indiquer que son travestissement est une quête identitaire !

La tête d’enterrement N'est-il pas courant que lorsque l'on perd un être cher, on verse quelques larmes ? Eh bien si la mort de l'Actrice Louise de Montmorency emeut les foules, sa fille ne semble pas bien touchée. Etrange non ?

Le dimanche au Pays de Galles c'est le jour des mariages Il y a des évènements heureux dans ce monde enfin si l'union forcée et arrangéeest un évènement heureux ! Desmond Meadowes s'est débarassé de sa plus jeune soeur, reste la plus vielle des deux.




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The Real Of The Last Ones (pv)

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Parchemin envoyé Ven 1 Déc - 22:13

- I am Divergent, deal with it. -
Je suis : Sha , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 15/11/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 48 , et l’avatar que je porte a été créé par : Nastya Kusakina Je parle en : #9B636D



Je suis âgé de : 25 ans. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Charmeresse pour la Main Noire. J’ai juré allégeance : à personne mais loin d'apprécier cette guerre, je trouve le monde injuste et violent. Secrètement je pense que l'Ordre du Phénix détient la solution, et je partage leurs idées. Côté cœur, : je n'étais pas la bonne, il aurait dû être le bon.
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The Real Of The Last Ones
LOVELEEN & LIV



Quand on a aussi peu d’amis que la jolie Loveleen Fuller, les brefs jours de liberté ont le goût de l’ennuie. Elle n’aime pas les rues magiques, elle n’aime pas le Pré-au-Lard, alors souvent elle sort, flâne le long de la Tamise. Il lui arrive même parfois de plonger ses doigts dans les eaux de Londres, par besoin, par envie, pour passer le temps. Elle cueille des fleurs, ou en achète. C’est ainsi, elle vit de l’air frais, seule mais libre. C’est ce que Cadmos lui avait dit. Tu vivras si tu restes seule, si tu restes loin de Carter Rookwood. Ne fais pas tout échouer, Love. Il est parfait sans toi. Parfait pour tuer.
Echouée sur un banc, elle frissonne. La bise glaciale lui balaye les joues depuis bientôt quinze longues minutes, et elle se rend soudainement compte qu’elle a froid – odieusement froid. Lentement elle se détache du décor et se perd pour retrouver la sortie du joli jardin où elle s’était arrêtée un moment. Elle détache de ses cheveux blonds la couronne de fleurs improvisée et reprend cette allure simple et sobre. Les hommes se retournent sur son passage, mais elle ne veut pas y prêter attention – elle n’y prête pas attention. C’est comme une habitude. C’est comme le bruit des chaînes ou la vue du sang. Au fur et à mesure des années, on finit tout simplement par oublier qu’il existe.

Quand elle passe devant un café, elle a un sourire à l’idée d’avoir entre ses doigts glacés un bon chocolat chaud comme ils font ici à Londres moldu. Sans rien, juste avec ce petit goût de sucre. Alors elle passe le pas – elle n’est pas pressée, personne ne l’attend – et elle entre dans la boutique. Elle est jolie comme tout Loveleen, si candide, si ingénue quand elle se présente au comptoir.
« Un chocolat chaud, s’il vous plaît » murmure-t-elle, comme si ce n’était pas permis.
Des réflexes, des mécanismes de survie qui ont été forgé. Le patron hoche la tête, lui demande de s’asseoir le temps qu’il prépare. Elle ne se fait pas prier et rejoint une banquette qui donne sur la vitrine. La rue est vivante à l’extérieur. Elle grouille de moldus, si proches et si pourtant si différents d’eux. Elle caresse un instant la table, hésitante, mais rapidement de la musique lui arrive à l’oreille et réveille en elle une sensibilité toute particulière.
Elle se souvient avoir demander une harpe au bordel. Puis plus vieille, un piano. Pour passer le temps, pour se lamenter sur le bruit le plus beau du monde. Mais le violon, c’est différent. Ça transporte, ça soulève l’âme et le cœur. Ça remue tout en dedans, et Loveleen s’y perd, avec ce sourire en coin. Elle ne voit même pas le patron qui dépose le chocolat sur la note. Ses mains s’enroulent autour de la tasse pour se réchauffer alors que ses yeux se tiennent sur cette silhouette qui enchante tout le café.

Le sourire qui peint son visage est le plus doux qui soit, alors qu’elle sirote son chocolat. Il faut attendre un interlude pour qu’elle remarque le piano qui se trouve derrière la jeune femme. Loveleen pince les lèvres, enfonce sa tête entre ses épaules à la façon d’une enfant qui hésite. Elle ne bouge d’ailleurs pas, pendant de longues secondes, médusée. Elle a même le temps de siroter tout du long son chocolat avant de trouver le courage – la folie – de se lever.
Elle contourne la table, laisse sa main frôler le bois des tables avant d’arriver à hauteur de la jeune femme. Elle la regarde, se mord tendrement la lèvre avant de murmurer, timidement :
« Je peux… vous accompagner ? Pour la suivante ? »
Comme pour joindre la parole au geste, elle contourne la scène et s’installe sans brusquer personne au piano. Elle tire d’ailleurs sur sa robe comme elle s’est assise dessus et frappe quelques cordes pour voir jusqu’à quel point il est accordé. Les mineurs sont un peu faibles, mais ça lui fait au moins réviser son solfège.
« C’est une chanson qui vient de chez moi. Ça s’appelle The Willow Maid. »
C’est une chanson très connue, une comptine pour enfants de sorciers. L’histoire dit-on vient tout droit d’Ecosse, d’une famille de sang-pur. On explique parfois la rousseur de leurs cheveux par leur très ancienne mère dryade que leur père, malveillant, avait arraché à sa forêt. La dryade ne pouvait pas vivre hors de la forêt, détachée de son arbre, aussi elle mourut en ne lui laissant qu’un seul héritier. Ce que l’homme n’avait pas compris, c’est que la dryade était attachée à cette forêt, elle y était prisonnière volontaire, un oiseau en cage mais heureuse.
Loveleen avait été ainsi, quelques temps. Cette chanson, elle la chante comme si elle l’avait vécu, et les notes lui viennent si facilement, avec tant de douceur, de tendresse.
Mais ce n’est que la profondeur, du grave, du chaud. Le piano ne mime que le relent brutal des vagues et le sel des larmes. Le violon, plus aigue et plus doux, vient sublimer le morceau. Rajouter de la tendresse et du désastre à cette tragédie féérique.
La voix enfin de la vélane sonnait comme un fil de harpe, tendre, doux, amer.
Loveleen est perdue, au milieu des notes.

Et quand enfin elle arrive à la fin de la comptine, quand elle murmure d’une voix qui s’étrangle :
« She faded into a flower
That would bloom for one bright eve
He could not take from the forest
What was never meant to leave
»

Elle sait que cette chanson n’est pas qu’une chanson.

Elle éteint la comptine sur le bout de ses doigts, laissant mourir les dernières notes et se lève, finalement. Il lui faut un moment pour revenir à elle, pour comprendre qu’elle n’aurait pas dû jouer ce morceau. Elle inspire profondément et puis finalement, chassant ses pensées qui aujourd’hui n’ont pas de sens – ou bien moins que d’habitude – elle se tourne vers la jeune femme et le salut :

« Merci pour le morceau. Je suis désolée… » Elle a un petit sourire gêné, hésite avant de souffler : « Je ne connais pas de morceaux plus joyeux. »


The Willow Maid

La musique est la langue des émotions.

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Sweet dreams are made of this
Who am I to disagree?



Parchemin envoyé Sam 2 Déc - 17:35

- I am Insurgent, and proud to be. -
Je suis : Psyborg , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 18/08/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 73 hiboux. J’incarne : Kirsten Zellers , et l’avatar que je porte a été créé par : Psyborg . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Mahlah Ellsworth Je parle en : #F5DEE6

/

Je suis âgé de : 27 ans , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : Virologiste magique de formation. Elle travaille pourtant aujourd'hui comme simple serveuse dans un café du Londres moldu. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Célibataire Champ Libre : /
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The Real Of The Last Ones
LOVELEEN & LIV



Très peu de monde en cette fin d'après-midi. Les clients habituels étaient là, c'était calme, il n'y avait rien à faire et Liv discutait avec son patron des dernières actualités britanniques. De là, il convergèrent sur la mort de Serge Gainsbourg au mois de mars, et finalement sur la musique et les instruments en général. C'est là que Liv avoua à son patron qu'elle avait appris à jouer du violon, il y a de cela très longtemps. Elle n'en avait pas touché un depuis une bonne vingtaine d'année, ayant appris de cet instrument quand elle était encore toute petite. Cet argument ne freina pas le soudain enthousiasme du propriétaire du café qui se rua dans l'arrière boutique. Il en rapporta un vieux violon poussiéreux, dont les cordes étaient toujours miraculeusement intactes, lui demander de jouer un morceau. "Non mais ça fait 20 ans que j'ai pas touché à ça, je vais faire fuir tous nos clients..." "C'est pas grave, je veux t'écouter. Va te mettre près de la fenêtre, je suis sûre que ça va te revenir, et ça mettra un peu d'ambiance. J'te laisse pas le choix de toute façon, t'es dans tes heures de travail alors tu fais c'que j'te dis." répliqua-t-il en relevant fièrement la tête. Liv haussa un sourcil avant de lever les yeux au ciel. "Je devrais vous demander de me payer des heures sup' pour ça." Elle prit le violon et le nettoya avant d'aller dans le coin où il y avait le piano et la fenêtre. Elle posta le violon contre sa joue et commença quelques notes, discrètes d'abord, histoire de se remettre dans le bain, puis entama une mélodie qu'elle connaissait. C'était une petite chanson d'enfants, rien de bien transcendant, mais c'était tout ce dont elle se souvenait. Ca, et une autre comptine beaucoup plus commune aux sorciers. Entièrement dédiée aux sorciers en fait.

Quelques fausses notes s'échappèrent lors de la première minutes, mais après tout ce temps sans avoir touché un violon, c'était normal. Ainsi, lorsqu'une jolie inconnue aux longs cheveux blonds proposa de l'accompagner pour la suite, elle hocha la tête en souriant. Le piano pour cacher ses propres misères au violon, c'était pas mauvais comme idée. Elle lui laissa le temps de s'installer et lui laissa même choisir la chanson. Une chanson qui ne lui était pas inconnu... Liv resta d'abord de marbre en entendant les premières notes de piano, surprise qu'une sorcière soit ici, en plein coeur d'un rade paumé du Londres moldu, puis elle commença à jouer du violon pour la suivre. Elle la connaissait cette chanson, sa mère adorait la jouer en boucle, encore et encore. C'était pour elle que Liv avait commencé le violon, pour essayer d'attirer son attention et d'avoir quelque chose en commun avec elle. Mais à chaque fois qu'elle se mettait à jouer, sa mère arrêtait de chanter. Alors elle a abandonné et s'est concentrée sur l'école. Peut-être a-t-elle bien fait après tout, les virologistes ne courent pas les rues et elle adorait se plonger pendant des heures dans l'études des virus en tout genre. C'était passionnant de voir à quel point une si petite chose pouvait décimer toute une population. Elle n'avait malheureusement pas encore eu le temps de pouvoir pratiquer, mais elle ne désespérait pas de trouver un emploi de ce genre du côté moldu. Il faudrait juste qu'elle prenne le temps de se remettre à niveau...

Les dernières notes du piano et du violon s'envolèrent dans une harmonie morose mais les quelques clients du café applaudirent tout de même avec conviction, avant de reprendre leur discussion. Liv reposa le violon en se jurant de ne plus jamais toucher à ça et posa les yeux sur la jolie blonde qui était venue lui parler. Elle lui offrit un sourire doux, sa voix étant aussi posée que son visage. "C'est une jolie chanson. Elle représente bien des choses, de là où on vient..." glissa Liv avec subtilité. Elle se leva à son tour et fit un geste de la tête vers la table où était assise la blonde quelques minutes plus tôt. "Viens... Je t'offre un deuxième chocolat, cadeau de la maison." Elle retourna derrière le comptoir où elle servit deux chocolats chauds, sous le regard bienveillant du patron qui la laissa faire malgré qu'elle n'était pas en pause. Il y avait une telle entente entre les deux là que c'en était beau à voir. Liv était une aide non négligeable, toujours prête à faire des heures supplémentaires gratuitement, et le patron du café la traitait toujours comme si elle était sa fille. Une complicité adorable qui offrait à la demoiselle quelques écarts de temps en temps sans que son patron ne lui dise jamais rien. Les tasses en main, elle retourna à la table de cette cliente inattendue. Elle s'installe en face d'elle, lui donna une tasse de chocolat et prit la sienne entre ses mains avec un sourire tranquille. "Qu'est-ce que tu fais ici... ? Tu risques d'avoir des ennuis si on te voit traverser la frontière sans raison." C'était une sorcière, il n'y avait pas d'autre possibilité dans la tête de Liv, cette compte était exclusivement partagée de l'autre côté de Londres. Et si seulement elle pouvait toucher ne serait-ce qu'une seconde cette jeune inconnue, peut-être qu'elle pourrait lui voler un ou deux souvenirs... ? Elle ne se sentait pas en danger mais qui sait ce qu'une sorcière pouvait bien faire ici. Si elle n'avait pas la tête d'une traqueuse, on ne savait jamais à quoi s'attendre. Certains donneraient cher pour qu'on ramène la Rookwood au ministère.


The Willow Maid

La musique est la langue des émotions.

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White Foxes.
I've wept and I've stumbled, I fought and I craved for the gravy of your soul but all I want to do now is walk among the barren trees and fields of snow. You gave me my very first gun. I'll go out and hunt the hidden dome with white foxes.


Parchemin envoyé Mar 5 Déc - 20:11

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« C'est une jolie chanson. Elle représente bien des choses, de là où on vient... »

Le sourire de Loveleen ne s’entache pas. Il reste aussi parfait que lui permet son visage, aussi parfait que le minois d’un ange sur terre. Elle est douce, jusque dans la finesse de ses traits et ne souffrirait pas d’abîmer cette esthétique si particulière, si unique, par une grimace. Elle n’est pas non plus triste. C’est vrai que c’est triste à Londres magique aussi. Comme si les hommes avaient oublié d’apprécier l’instant présent.

« Viens... Je t'offre un deuxième chocolat, cadeau de la maison. »

« Merci » répond la jeune femme en suivant sa comparse d’un petit air ravi.

Il en faut peu à Loveleen pour être radieuse, rien de plus qu’un air d’hiver à la bise mordante et le réconfort du cacao. Elle a si longtemps goûté à la torture de l’enfermement qu’être libre de s’arrêter dans un petit bar, aussi miteux et ridicule soit-il, ça sonne comme une revanche. Contre Cadmos. Contre les mangemorts en général, contre l’oppression du bordel où elle s’est retrouvée piégée. Elle ignore peut-être tout de la jeune femme qu’elle suit, mais elle se dit qu’elle ne peut pas rencontrer pire monstre que celui qui l’a élevé.

Seule pendant quelques secondes, elle laisse son doigt courir sur le rebord de sa tasse vide. Ses doigts suivent avec curiosité les pas de Liv, observe en silence les regards complices qu’elle jette au patron, ceux doux qu’il lui renvoie. Ils ont l’air heureux. Comme elle quand elle a ce sourire. Elle sait bien que le bonheur n’est qu’une coquille qu’on accepte ou non de porter. Elle est lucide. Certains ne sont pas faits pour le bonheur, comme Carter. Elle, elle a choisi de sourire, parce que c’est la seule arme qu’elle possède.

« Qu'est-ce que tu fais ici... ? Tu risques d'avoir des ennuis si on te voit traverser la frontière sans raison. »

Elle hausse doucement les épaules avec ce petit air qu’on prendrait naïvement pour de la désinvolture. En réalité, c’est de l’inconscience. Il n’y a qu’à voir la fragilité de ce corps que le monde lui a offert pour se rendre compte qu’elle ne ferait pas le poids même contre sa propre ombre – surtout contre son ombre. Elle attire sans sourciller le rebord de la tasse à ses lèvres, y trempe seulement le bout car la surface a beau être tiède, elle sait qu’elle se brûlera si elle y plonge davantage.

« Des ennuis, j’en ai bien assez comme ça. Je doute qu’on puisse faire pire. »

La vélane a un sourire, mais il a le goût de l’amertume, ce petit piquant qu’elle a gardé sur le bout de la langue. Elle se dit qu’elle devrait aller voir Arsenius, mais elle sait dans le même temps que son emprise est vouée à la perte. Il l’endormira, comme ils le font à chaque fois. C’est un truc d’homme ça, de manier les mots pour manipuler. Elle hausse délicatement les épaules, avec un sourire espiègle cette fois :

« On ne me dit trop rien quand je traverse. Au pire, on vient me chercher. On me récupère souvent sur les berges de la Tamise, au niveau de la Tour de Londres. J’y nourris les corbeaux et les colombes. » Elle boit une gorgée, elle est encore brûlante, mais elle ne flanche pas. « Toi aussi tu as l’air d’être souvent dans le coin. »

Elle jette un léger regard vers le patron, comme pour lui signifier qu’elle a bien vu leur jeu, qu’elle sait qu’ils s’apprécient, et qu’une telle amitié ne se monte pas en l’espace de quelques secondes. Elle hoche doucement la tête, reposant sa tasse sur la table. Son regard se porte sur la vitrine à travers laquelle elle observe tous ces moldus qui ne savent pas tous les monstres qui se cachent si près d’eux, si loin à la fois.

« Je suis juste venue pour la musique. Le reste m’importe peu. Tes problèmes ne regardent que toi. »

Il n’y a plus rien qui l’intéresse depuis longtemps, à vraie dire…

The Willow Maid

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Parchemin envoyé Dim 10 Déc - 21:05

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Que de douceur en ce petit être gracieux. Loveleen portait bien son nom. Pas un mot plus haut que l'autre, pas un geste maladroit, pas un mouvement brusque. Tout chez elle respirait le calme et la sérénité, c'était étrangement apaisant. Elle semblait tout maîtriser de son corps et de son esprit, et même sa façon de boire son chocolat semblait parfaitement calculé. Pour une personne spontanée et manipulatrice comme Liv, c'était difficile de concevoir une paix intérieure pareille. Mais peut-être que, pour commencer, Loveleen n'avait pas cette haine tenace qui rongeait l'intérieur de Liv. La traîtresse ne doutait pas que le jour où elle aurait sa vengeance, elle pourrait enfin ressentir cette paix intérieure qui lui manquait. « Des ennuis, j’en ai bien assez comme ça. Je doute qu’on puisse faire pire. » Le regard de la Rookwood changea du tout au tout. Elle était restée sympathique et presque impassible jusque là, mais maintenant il y avait une infime tristesse dans la couleur noir de ses yeux. "On peut toujours te faire pire. L'Homme redouble d'imagination lorsqu'il s'agit de faire du mal aux autres..." confia-t-elle à mi-voix. Elle-même prenait parfois un malin plaisir à torturer ses victimes lorsqu'elle tombait sur un mangemort qui avait tenté de l'attaquer. C'était cruel mais quelque part, ça la soulageait. Ca la soulageait et ça lui permettait de patienter jusqu'au jour où elle pourrait étrangler son père et son frère de ses propres mains.

Cette violence, elle la sentait vibrer dans tout son être. De nombreuses fois, alors qu'elle s'impatientait et se sentait à deux doigts de tout sacrifier pour se jeter dans la mêler, elle avait imaginé la gorge de son père entre ses doigts, son visage devenir blanc, puis bleu, ses yeux écarquillés de peur et de désespoir en comprenant que la mort arrivait sans possibilité d'échappatoire. Autant de pensées horribles qui apportaient pourtant énormément de réconfort à la douce Livie. Si douce, si calme, mais tellement impulsive. « On ne me dit trop rien quand je traverse. Au pire, on vient me chercher. On me récupère souvent sur les berges de la Tamise, au niveau de la Tour de Londres. J’y nourris les corbeaux et les colombes. » "On ? Qui ça, on ?" la coupa Livie avec curiosité. Qui pouvait bien venir la chercher si cette demoiselle n'était pas recherchée ? « Toi aussi tu as l’air d’être souvent dans le coin. » La cuillère que Livie s'amusait à faire tourner depuis deux minutes dans son chocolat pour le refroidir se figea. Elle resta silencieuse pendant un instant, réalisant que Loveleen n'avait aucune idée de qui était la personne qui lui faisait face. Livie reposa doucement sa cuillère et posa sa main sur la table. Un sourire doux sur les lèvres, elle lui balança la vérité sans autre forme de procès. Si Loveleen ne tiltait pas à son nom, c'était qu'elle vivait sur une autre planète. "Je m'appelle Liv. Livie en fait. Livie Rookwood. Et je n'ai pas ma place de l'autre côté de Londres."

Difficile de mettre des mots sur ce manque d'intérêt flagrant dont faisait preuve Loveleen. Elle n'avait même pas l'air de se rendre compte du danger qui l'entourait. « Je suis juste venue pour la musique. Le reste m’importe peu. Tes problèmes ne regardent que toi. » La jeune femme à la chevelure argentée prit une gorgée de son chocolat avant de répondre avec toute la douceur du monde. "A partir du moment où tu rencontres quelqu'un avec des problèmes, ça devient aussi tes problèmes." Ses deux billes noires se promenèrent sur le corps frêle de Loveleen, l'examinant presque avec de la peine. Pas de la pitié, loin de là. Mais de la peine. "Si tu ne sais pas choisir un camp, les problèmes qui ne sont pas les tiens le deviendront forcément." Elle lui offrit un petit sourire désolé. "Et tu n'es pas taillée pour affronter des problèmes." Ca se sentait, ça se voyait. Elle aurait pu poser sa main sur celle de sa cliente, voler ses souvenirs, savoir à qui elle faisait face, mais elle n'avait pas besoin de ça. Ce type de personne, trop doux, trop passif pour être réel, cachait forcément une masse de problèmes monstrueuse qu'il était incapable de résoudre. Loin de là l'idée de juger Loveleen, mais Livie sentait qu'un truc clochait derrière toute cette innocence. Quelque chose de terrible et d’écœurant.


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Parchemin envoyé Lun 11 Déc - 12:39

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Je suis : Sha , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 15/11/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 48 , et l’avatar que je porte a été créé par : Nastya Kusakina Je parle en : #9B636D



Je suis âgé de : 25 ans. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Charmeresse pour la Main Noire. J’ai juré allégeance : à personne mais loin d'apprécier cette guerre, je trouve le monde injuste et violent. Secrètement je pense que l'Ordre du Phénix détient la solution, et je partage leurs idées. Côté cœur, : je n'étais pas la bonne, il aurait dû être le bon.
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« On peut toujours te faire pire. L'Homme redouble d'imagination lorsqu'il s'agit de faire du mal aux autres... »

La jeune fille a un sourire doux mais préfère ne pas répondre. Elle n’a pas pour habitude d’extrapoler sur ses sentiments, d’en parler comme ça, le cœur à découvert. Il est trop à vif son myocarde. Il a été bien trop malmené. Maintenant elle sait qu’il y a des choses qu’elle doit garder pour elle, secret, tout au fond de son silence. Ça avait fait trop mal la dernière fois qu’elle s’était montrée vulnérable. Elle l’était encore, plus que jamais peut-être tant elle était fine et frêle, mais Cadmos avait rendu roide les parties les plus tendres de son mental. Il l’avait endurcit sans le vouloir. Elle savait pertinemment que l’homme pouvait être un monstre. Elle était même tombée amoureuse de l’un d’entre eux.
Au final, Loveleen choisit de garder le même air enjoué mais retenu. La pudeur sur ce qu’elle a vécu est quelque chose qu’elle chérit. Même les hommes qui l’embrassent la nuit ne peuvent imaginer un seul instant par quel travers Cadmos avait pu lui faire subir l’enfer. On devinait sans mal que ç’avait été douloureux, mais on finissait par ne plus poser de questions.
Comme à chaque fois que quelque chose l’ennuie, elle change de discussion, au grès du vent et de ses envies. Elle jette un œil à l’extérieur, tournant la cuillère dans son chocolat pour y remuer le sucre qui stagne au fond.

« On ne me dit trop rien quand je traverse. Au pire, on vient me chercher. On me récupère souvent sur les berges de la Tamise, au niveau de la Tour de Londres. J’y nourris les corbeaux et les colombes. »
« On ? Qui ça, on ? »

Les yeux turquoise de Loveleen restent un instant fixés sur Livie. Elle la détaille, plus lentement, cherchant peut-être à capter le moindre de ses tressaillements. La colère ? La peur ? Non, juste de la curiosité. La blonde a un petit rire.

« Personne en particulier en fait. » Elle hausse les épaules, avec un petit rire, « Mais ils me ramènent jusqu’à la maison. »

La maison, le Bordel, deux entités similaires. Loveleen ne s’était jamais senti chez « elle » chez Cadmos. La Mezzanine avait été une cage. La chambre qu’elle occupait au Bordel avait au moins le mérite d’être quelque chose d’agréable, où elle pouvait se reposer, dormir ou lire sans que personne ne vienne la déranger en dehors des appointements réguliers qui rythmaient ses journées et ses nuits.

« Toi aussi tu as l’air d’être souvent dans le coin. »
« Je m'appelle Liv. Livie en fait. Livie Rookwood. Et je n'ai pas ma place de l'autre côté de Londres. »
« Oh. »

Un petit silence s’ensuit, nécessairement, parce que Loveleen vient d’apprendre qu’elle se retrouve face à une Rookwood alors qu’elle passe ses journées entières à fuir Carter depuis qu’il traîne autour du Bordel. Toujours occupée, toujours volatilisée. C’est ce que Cadmos lui a dit de faire – pour son bien à elle, pour que plus jamais elle n’est une petite chose molle et sanguinolente entre les mains, seul fruit qui pourrait naître de ses entrailles pourries.
Un petit sentiment de malaise s’installe un instant chez elle. Elle ne connaît pas l’histoire de la famille Rookwood. Elle a vaguement entendu parler de Samuel. Elle n’a jamais trop posé de questions, parce qu’en savoir trop rapporte souvent des ennuis. Maintenant, elle regrette légèrement ce choix. Légèrement seulement, parce que même si Livie était la sœur ou – pire – la fiancée de Carter, ça ne changerait rien pour elle. C’est ce qu’elle se dit en étirant ses lèvres dans un sourire simple. Oui, même s’il s’agissait de sa fiancée, elle n’était plus rien pour lui, et lui n’était plus rien pour elle.

« Je suis juste venue pour la musique. Le reste m’importe peu. Tes problèmes ne regardent que toi. »
« A partir du moment où tu rencontres quelqu'un avec des problèmes, ça devient aussi tes problèmes. Si tu ne sais pas choisir un camp, les problèmes qui ne sont pas les tiens le deviendront forcément. »

Loveleen baisse les yeux un petit instant sur son chocolat. Il est déjà à moitié vide. Il est toujours à moitié plein. Difficile de choisir sur quelle vision la rassure le plus. Vide, plein. Tout ça, c’est très relatif. Si fragile. Si éphémère.

« Et tu n'es pas taillée pour affronter des problèmes. »
« Des problèmes… »

Elle a un maigre sourire, un peu trop amer peut-être pour quelqu’un qui a le cœur sucré. Elle détourne les yeux, un moment, observe l’extérieur. Derrière la vitre, les moldus s’agglutinent toujours autant, en riant, mais beaucoup ont mauvaise mine. Même dans un pays qui n’est pas en guerre ils arrivent encore à être déprimés. Qu’est-ce qu’il en serait si le monde entier était à feu et à sang alors ?

« Je vis constamment avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. La Peur a si longtemps été avec moi qu’elle est devenue une amie que j’apprécie, que j’estime. La Musique a depuis toujours été la seule salvatrice, me sauvant du Silence et de l’Ennui. Quand il n’y a plus de bruit, c’est que quelque chose est mort. »

Le regard de Loveleen se fait soudainement plus sombre, souvenance d’une époque où le bruit signifiait que Cadmos « travaillait » toujours, qu’il y avait encore un espoir, quelque chose. Le silence, ça ne permet pas ce genre de chose, ça ne permet plus rien. Le bruit des rails de fer, le raclement sur le sol, tout ça, ceux sont des bruits funestes. Elle a un petit sourire avant de reprendre du chocolat, pour réchauffer ce petit cœur tout froid.

« Je ne suis pas sûre que nous ayons tous le choix, ou la capacité, de supporter les problèmes. Il y a des gens qui sont taillés pour soutenir le ciel. D’autres, comme moi, qui ne seront jamais que broyer par tout ce qui les entoure, et quiconque me tendra la main sera inexorablement broyer à son tour. » Elle fait une pause, avant d’achever : « On ne sauve pas quelqu’un de maudit. »

S’il devait y avoir une seule explication à cette vie de misère et de souffrance, ça ne pouvait être que celle-ci.

The Willow Maid

La musique est la langue des émotions.

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Parchemin envoyé Jeu 21 Déc - 11:05

- I am Insurgent, and proud to be. -
Je suis : Psyborg , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 18/08/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 73 hiboux. J’incarne : Kirsten Zellers , et l’avatar que je porte a été créé par : Psyborg . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Mahlah Ellsworth Je parle en : #F5DEE6

/

Je suis âgé de : 27 ans , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : Virologiste magique de formation. Elle travaille pourtant aujourd'hui comme simple serveuse dans un café du Londres moldu. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Célibataire Champ Libre : /
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The Real Of The Last Ones
LOVELEEN & LIV



Difficile de cerner Loveleen. Sa douceur contrastait avec la tristesse de son regard. Elle n'avait rien à faire dans un monde aussi noir et violent. Elle aurait dû être dans un autre univers, quelque chose de plus doux, avec de l'amour, de la tendresse, des petits lutins et des fées. Pas dans cette ville pourrie jusqu'à la moelle qui se battait pour des raisons aussi poussées que des querelles de maternelle. Des querelles de maternelle qui provoquaient des morts quasi tous les jours. Liv avait déjà pensé à changer de pays, à tout lâcher, tout abandonner pour s'éclipser et ne plus jamais rien revenir, mais ce serait pareil partout où elle irait. Les sorciers étaient partout dans le monde et la suprématie du sang gagnait en puissance. Peut-être que quelque part au fin fond des montagnes tibétaines... ? C'était envisageable. Pas tout de suite, pas tant qu'elle n'aurait pas réduit sa famille à néant, mais plus tard peut-être. Si elle était toujours vivante.

Poétique, la petite Fuller, c'était le moins qu'on puisse dire. Pas étonnant qu'elle fasse aussi tâche sur le tableau avec une candeur pareille. Mais ses mots sonnaient juste et Liv ne pouvait que hocher la tête. Quand il n’y a plus de bruit, c’est que quelque chose est mort. Ce silence, elle l'attendait depuis longtemps, la jeune Rookwood. Il y avait bien trop de fracas autour d'elle, dans sa tête, dans son coeur. De la haine, de la rancœurs, de la colère. Autant de sentiments qui secouaient son être avec la violence d'une tornade, mais qu'elle se forçait à garder intérieurs. Liv aussi se montrait douce et docile, à sa façon. La jeune femme élevait rarement la voix, ses lèvres arboraient très souvent un sourire paisible, son regard, quand il n'était pas coloré de la noirceur de la colère, n'était que tendresse. Et pourtant... Et pourtant elle avait déjà fait des choses tellement atroces que sa place était rayée pour toujours au Paradis. Ses mains étaient tâchées de sang et elle aimait ça. Elle aimait entendre ses victimes hurler de douleur, supplier pour leur vie, voir s'échapper leur dernier soupire et apercevoir la fatalité désespérée dans leur regard lorsqu'ils se rendaient compte que c'était la fin. Mine de rien, tout ça apaisait sa colère et lui permettait de patienter.

La fatalité n'est qu'un concept. Liv n'a jamais voulu croire en quelque chose comme le destin ou le hasard. Il n'y a que les choix qui guident une personne dans la vie, laquelle est une succession de chemin. Tu peux avancer, tu peux aller à gauche, à droite, faire une pause, mais tu ne peux jamais, jamais, reculer parce que tout est toujours en mouvement et que chaque geste entraîne son lot de conséquences. Une opinion que la pianiste ne semblait pas partager. Mais Liv se sentait profondément touchée par cette douleur qui s'échappait d'un corps aussi fragile. La Rookwood attendit que Loveleen abandonne sa tasse pour poser sa main sur celle de la jolie blonde, contrôlant par la même occasion son pouvoir de vision afin de ne pas lui en arracher une par erreur. "Il n'y a pas de destin ou de malédiction." Les iris noires de la Rookwood s'étaient plongées dans celles claires de la pianiste. "Le seul broyeur en ce monde, c'est toi. Toi qui décide si tu te roule en boule quand on tente de t'écraser ou qui décide de rester debout. Au contraire, tout est une question de choix. Tu dois simplement connaître et assumer les conséquences de ces décisions, savoir ce que tu perds pour mieux apprécier ce que tu gagnes. Ne pas trop réfléchir, aussi. Parce que si tu cherches, tu trouveras toujours une raison de suivre le Silence plutôt que la Musique." Elle glissa ses doigts autour de ceux de la jeune femme, les serrant légèrement. "Je ne sais pas qui tu es, je ne sais pas d'où tu viens, je ne sais pas ce qui te fait tant souffrir et qui rend ton histoire si compliquée, mais il n'y a que toi qui puisse donner des limites à ta peine. Et s'il suffit d'une main tendue pour t'aider à remonter, alors j'irai jusqu'à te prendre le bras si tu en as envie." Liv lui lâcha la main et se leva en souriant. "La porte de ce café te sera toujours ouverte. N'hésite pas à en passer la porte autant de fois que tu en ressentiras le besoin. Je ne te donnerai pas mon adresse, mais tu pourras me trouver ici à toutes les heures d'ouverture. En attendant, je dois retourner travailler. Je termine dans une heure, tu peux m'attendre si tu veux." Elle lui adressa un clin d'oeil et retourna travailler, s'occupant de la salle que les clients abandonnaient petit à petit. Si elle avait su que ce petit bout de femme connaissait son demi-frère, elle aurait déjà rendu son tablier pour avoir une discussion sérieuse avec elle.


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White Foxes.
I've wept and I've stumbled, I fought and I craved for the gravy of your soul but all I want to do now is walk among the barren trees and fields of snow. You gave me my very first gun. I'll go out and hunt the hidden dome with white foxes.


Parchemin envoyé Sam 23 Déc - 15:01

- I am Divergent, deal with it. -
Je suis : Sha , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 15/11/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 48 , et l’avatar que je porte a été créé par : Nastya Kusakina Je parle en : #9B636D



Je suis âgé de : 25 ans. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Charmeresse pour la Main Noire. J’ai juré allégeance : à personne mais loin d'apprécier cette guerre, je trouve le monde injuste et violent. Secrètement je pense que l'Ordre du Phénix détient la solution, et je partage leurs idées. Côté cœur, : je n'étais pas la bonne, il aurait dû être le bon.
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– Il n'y a pas de destin ou de malédiction.
Elle ne répond pas. Son sourire fin et doux ne s’éteint pas sur ses lèvres. Il perdure aussi fort qu’elle n’y croit pas.
Elle pourrait lui raconter l’histoire de cette petite fille qu’elle était, à treize ans à peine. Elle pourrait lui décrire la peur qui l’étouffait au point de laisser Cadmos Carrow et Antarès Macnair faire leurs petites affaires. Au point de regarder avec ce même regard vide la scène, les yeux rougis et gonflés de sa mère, au sang qui bordait ses paupières déjà froides, à sa bouche ouverte à force d’appeler le nom de son mari. Elle pourrait lui dessiner encore aujourd’hui le visage déformé de son père par la douleur, ses yeux exorbités, ses cordes vocales tranchaient parce qu’il hurlait trop au goût de ravisseurs.
Elle pourrait lui montrer que le destin existe forcément, qu’il est vrai qu’un mouvement en appelle un autre, mais que comme aux échecs, la fin peut se lire dès le début, qu’un mouvement singulier entraîne nécessairement un autre mouvement, et qu’il appartient aux plus cruels de ce monde de prédire ou de prévoir à l’avance les choix et les non-choix de leurs victimes.
Que sa malédiction à elle s’appelle Cadmos Carrow, et qu’elle n’y échappera jamais tout pendant qu’il serait en vie.
– Le seul broyeur en ce monde, c'est toi. Toi qui décide si tu te roules en boule quand on tente de t'écraser ou qui décide de rester debout. Au contraire, tout est une question de choix. Tu dois simplement connaître et assumer les conséquences de ces décisions, savoir ce que tu perds pour mieux apprécier ce que tu gagnes. Ne pas trop réfléchir, aussi. Parce que si tu cherches, tu trouveras toujours une raison de suivre le Silence plutôt que la Musique.
Elle ne rend pas l’étreinte mais elle la supporte, l’écoutant attentivement. Les yeux turquoise de Loveleen sont tristes, plus tristes encore que la pierre qui seule connaît la peine de la perte et de l’abandon. Elle se sent comme Niobé, à la fois si seule et si arrogante d’être encore en vie quand tous sont déjà morts. Elle n’avait rien à gagner à s’élever contre son Maître – rien, à part peut-être la liberté dans les bras de la douce Mort.
La vie n’était pas aussi simple et aussi rose que dans les romans. Tout n’était pas aussi facile. Tout le monde n’avait pas la capacité extraordinaire de survivre à des avalanches ou à se sortir intacte d’un passé aussi misérable que le sien. Elle avait encore le sourire, c’était jusqu’à maintenant sa seule victoire.
– Je ne sais pas qui tu es, je ne sais pas d'où tu viens, je ne sais pas ce qui te fait tant souffrir et qui rend ton histoire si compliquée, mais il n'y a que toi qui puisse donner des limites à ta peine. Et s'il suffit d'une main tendue pour t'aider à remonter, alors j'irai jusqu'à te prendre le bras si tu en as envie.
Loveleen baisse doucement les yeux. Non. Pas elle. Pas encore une fois. La dernière fois qu’on avait essayé de l’aider, et c’était ironique car il s’agissait déjà à l’époque d’un Rookwood, les choses s’étaient si mal passées qu’elle s’était retrouvée dans un bordel a à peine quinze ans. Elle avait connu pire que le bordel avant de partir. Le soir parfois elle y repensait. Elle revoyait cet amas sanglant logé entre ses doigts fins et elle se mettait alors à pleurer, des heures et des heures durant sur cette toute petite vie, ce tout petit espoir qui n’avait fini que broyé parce qu’elle n’avait pas été assez forte.
Elle ne le serait jamais assez.
Il n’y avait que dans les opérettes que l’Amour triomphe de tout.
– La porte de ce café te sera toujours ouverte. N'hésite pas à en passer la porte autant de fois que tu en ressentiras le besoin. Je ne te donnerai pas mon adresse, mais tu pourras me trouver ici à toutes les heures d'ouverture. En attendant, je dois retourner travailler. Je termine dans une heure, tu peux m'attendre si tu veux.
Loveleen hoche doucement la tête, un sourire timide sur les lèvres. Ses yeux guettent calmement l’extérieur, elle inspire doucement, expire.
Avait-elle été l’acteur de tout ce qui lui était toujours arrivé ?
Est-ce qu’elle avait été celle là même qui s’était broyée ?
Elle baisse les yeux, perdue entre la culpabilité et les ressentiments. Elle aimerait qu’on lui dise qu’elle n’a rien mérité de tout ce qui lui est toujours arrivé, mais partout où elle va, on le lui dit toujours d’une façon ou d’une autre qu’elle l’a bien voulu. Qu’elle l’a supporté. Qu’elle n’a rien fait contre.
Tu n’as jamais dit non Loveleen.
Est-ce qu’elle avait eu un jour la force de le dire ?
Elle se mord la lèvre.
Elle avait essayé une fois, mais ç’avait été plus douloureux encore que si elle n’avait rien dit du tout.
Elle attrape finalement la serviette qui reste encore sur la table, y dépose un billet moldu qu’elle avait encore grâce à Daisy et elle écrit sur le papier blanc : « Celui qui a broyé mon monde s’appelle Cadmos Carrow ».
Elle sort calmement du café et disparaît entre les badauds.


Il faut attendre deux bonnes semaines avant que la jeune femme ne se pointe tout d’un coup – au petit matin, vers neuf heures et demi – au café. Elle commande au patron un chocolat chaud et s’assoit à la même place que la dernière fois. Elle est calme, comme tout Londres qui dort ou qui travaille encore à cette heure-ci.
On est le 20 décembre 1991, et quand elle regarde par la fenêtre, elle se demande pourquoi elle est revenue ici. Ce n’est pas comme si elle avait vu de ses propres yeux ce qu’il en coûtait d’être « comme ça », d’être aussi têtue.
Elle se dit que ça serait moins douloureux de mourir par le chien d’Arsenius que par son propre Maître.
Et puis ce chocolat chaud est très bon, juste assez pour accepter la damnation.
Quand Liv la voit et qu’elle s’approche, Loveleen a un sourire avenant comme à chaque fois, mais elle est fatiguée. Ses yeux ne le cachent pas. Les dernières nuits ont été bien compliquées. Tout se chamboule dans sa vie sans qu’elle ne soit bien certaine de leurs conséquences sur elle.
– Loveleen Fuller, c’est comme ça que je m’appelle. J’ai oublié de le dire la dernière fois. C’est pas vraiment poli…
Elle a un petit sourire mutin alors qu’elle sirote du bout des lèvres son chocolat.
On ne sait rien des Fuller, à part peut-être que c'est une famille désormais disparue, massacrée durant ou juste avant la Purge. Est-ce que c'est vraiment important ? Pas vraiment non.

Don't Speak
La peur, c'est l'enfant en nous qui panique.

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Parchemin envoyé Mar 2 Jan - 0:11

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Je suis âgé de : 27 ans , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : Virologiste magique de formation. Elle travaille pourtant aujourd'hui comme simple serveuse dans un café du Londres moldu. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Célibataire Champ Libre : /
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Carrow. Le nom claqua comme une gifle brutale. La serviette dans la main, Liv ne quittait pas les mots des yeux. Elle n'avait jamais rencontré les Carrow, sa famille les avait toujours évité, mais elle connaissait leur réputation et elle n'était pas des plus tendres. Elle n'osait même pas imaginé ce que Cadmos avait pu faire à une fleur aussi délicate que Loveleen. Si certaines personnes, comme Liv, étaient capable de passer de la douceur à la cruauté d'un claquement de doigts, d'autres comme Loveleen gardait le premier état constamment. Dans l'un comme dans l'autre, les deux extrêmes n'étaient pas bons, mais au moins la Rookwood ne dépendait que d'elle-même. Loveleen était sortie du café et Livie n'avait pas eu le temps de lui dire quoi que ce soit. La pianiste lui avait pourtant laissé ce mot, c'était bien que quelque part elle désirait se confier ou au moins soulager un peu son coeur, alors pourquoi être partie comme ça ? Livie ne pourrait pas l'aider contre son gré et elle ne fit absolument rien pour la retrouver. Elle avait déjà aidé une prostitué à s'échapper de la maison close des Black une fois, mais avec Loveleen c'était différent. Elle n'avait pas l'envie de s'extraire des griffes de son geôlier. Si elle ne revenait pas, Liv ne pouvait rien faire pour elle.

Deux semaines plus tard, la Rookwood ne pensait déjà plus à Loveleen. Elle n'était pas revenue, elle avait sûrement pris sa décision. A aucun moment Livie ne s'était dit que, peut-être, elle avait cafté sa positon à des mangemorts et qu'il allait probablement y avoir un massacre dans le café moldu. Ce n'était pas le genre, ça se sentait à vue de nez. Alors elle n'y avait plus pensé, puisqu'elle n'avait aucune raison de le faire. Et puis un beau jour, alors qu'il faisait miraculeusement beau pour un jour d'hiver à Londres, Loveleen passa la porte du café. Livie était derrière le bar, en train d'ajouter la chantilly à l'Irish coffee qu'elle préparait. Elle le posa sur le comptoir, récupérant la monnaie qu'on lui donnait, et son regard se figea sur la silhouette discrète de la jeune Fuller. C'est le patron de l'établissement qui s'en occupe, elle a déjà un client qui attend sa commande et elle prend le temps de tout terminer correctement avant de venir à la table de la petite victime de la vie. Elle s'installe en face d'elle, son visage paisible ne trahissant aucunement l'énervement qui pointe le bout de son nez en voyant à quel point elle a l'air fatiguée. Et effectivement, son nom ne lui dit absolument rien, mais on ne peut pas tout savoir. Livie aurait aimé que le sien soit aussi discret que les Fuller. Etre une Rookwood avec un statut de traîtresse n'a rien d'envieux.

"Enchantée, Loveleen." répondit Livie de sa voix naturellement sereine. Son regard scrute le visage de la charmeresse et un sourire se dépose sur ses lèvres. "J'ai cru que tu ne reviendrais pas. Je suis contente de voir que je me suis trompée." Le souvenir du mot sur la serviette lui revient. Elle l'a malheureusement jeté depuis un moment mais chaque mot est gravé dans son esprit et les traits exténués de la jolie pianiste la poussent à penser qu'il y a peut-être eu un problème avec lui dernièrement. Livie a pensé à cette histoire le soir de la première visite de Loveleen, et l'éventualité d'éliminer cet homme lui a traversé l'esprit. C'était bien le genre de Liv, plonger au coeur de l'action, prendre des risques. Tant qu'elle avait une raison derrière, quelque chose pour la pousser de l'avant, tant que ses actes lui permettaient d'extérioriser la haine en elle autant que d'aider les autres, sa conscience restait tranquille. Entendre hurler Cadmos de douleur serait une douce mélodie à ses oreilles. "Tu sembles fatiguée... Et je crains la raison de cette fatigue." Certains pourraient penser que cette remarque était déplacée parce que Loveleen le savait sûrement déjà. Mais c'était justement pour ça que Livie posait le sujet sur la table. Si la pianiste avait voulu cacher quelque chose, elle serait venue plus maquillée que ça ou durant un meilleur jour. "Tu sais..." Liv passa doucement le bout de sa langue sur ses lèvres pour les humidifier. "Si tu veux passer de meilleures nuits, on peut arranger ça." Sa voix s'abaissa légèrement, la proposition glissant dans un souffle vers la sang-mêlé. "Cadmos n'est qu'un homme et les hommes sont faits de chaire et de sang." Ses deux billes noires étaient plantées dans le bleu envoûtant de Loveleen et ne le quittaient pas, capteurs d'émotions. S'il fallait se débarrasser de Cadmos, elle n'hésiterait pas. Pour Loveleen, mais aussi pour elle-même. Elle avait besoin de se défouler et les mangemorts de son genre étaient des cibles parfaites au déchargement de sa haine. Personne n'avait la moindre idée du taux de haine et de cruauté qui stagnait dans le corps si doux et gracieux de Livie. Personne.


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Parchemin envoyé Dim 14 Jan - 14:26

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– Enchantée, Loveleen.
Elle a un petit sourire agréable, charmant, malgré les cernes qui décorent son visage. Ses doigts pianotent calmement sur le rebord de la table. Elles se fixent, se jaugent, mais aucune ne cille, pas même la semi-vélane qui ressemble davantage à un ange qu’à un démon, mais c’est à s’y tromper. Les vélanes sont comme toutes les créatures trop jolies, aussi trompeuses que vicieuses. Loveleen n’a rien hérité de ça pourtant, à en juger par ce visage qui reste si parfait en toutes circonstances, même face à la cruauté insoutenable du monde.
– J'ai cru que tu ne reviendrais pas. Je suis contente de voir que je me suis trompée.
La charmeresse a un sourire doux avant de hausser doucement les épaules, ses longs doigts s’enroulant autour de la tasse qu’elle porte à ses lèvres sans se brûler. Elle l’observe, se demande si elle a bien fait de venir ici, et surtout, pour lui dire quoi ? Qu’elle est faible et que le monde tournera de la même façon qu’importe ses choix, ses envies, ses peurs ? Elle se mord doucement la lèvre avant de reposer dans le calme la tasse chaude. Elle en écarte doucement les mains.
– Tu sembles fatiguée... Et je crains la raison de cette fatigue.
Loveleen a un sourire maigre. Non. Elle ne peut pas savoir. Pas vraiment. Elle sert un peu plus sa tasse avant de pencher la tête, pauvre petite poupée déboussolée, plongée de nouveau dans la saleté et la dureté du monde. Carter lui avait promis tellement de chose pourtant, tellement de fois elle avait voulu s’y accrocher comme on se serait accroché à un rocher lors d’une tempête. C’était vain bien sûr, car les vagues frappent toujours plus forts que les bras ne permettent de sauver, mais elle voulait y croire. Un peu. Elle voulait encore y croire, malgré toutes les fois où elle s’était rendue à l’évidence que les contes ne sont que des contes. Le méchant ne meurt pas toujours à la fin. Les damnés ne sont pas toujours punis par le cosmos. Le monde peut même les applaudir s’il est assez cruel pour les ignorer – et c’est ce qu’il fait.
– Tu sais… Si tu veux passer de meilleures nuits, on peut arranger ça.
Le regard de la vélane se relève de sur sa tasse. Chasse la honte, il y a une petite flamme, une infime étincelle. Arranger ça ? Elle ignore par quel moyen, mais un instant, elle se prend à y croire. Elle se prend à rêver d’une petite maison dans le Derbyshire, d’enfants qui rient, de la bruyère soulevée par le vent. Elle se trouve stupide la seconde d’après et se crispe sur sa tasse parce que tout ça n’était que le rêve incongru de Carter. Et sans Carter, quel intérêt d’aller dans le Derbyshire ? Seule ? Y vivre seule. Elle a trop longtemps été habitué à avoir quelqu’un auprès d’elle, d’être submergée par la foule, d’être une anonyme au visage qui marque. Elle fronce doucement les sourcils en fermant les yeux, comme si la douleur lui était insoutenable. Chaque mot est un coup de couteau plus profond.
– Cadmos n'est qu'un homme et les hommes sont faits de chair et de sang.
Quand elle rouvre les yeux, ses iris turquoise brillent de nouveau, mais presque de larmes. Ils sont mouillés et comme sa peau, ils sentent le sel. Elle renifle en se pinçant les lèvres, se remémore toutes les fois où elle a observé de loin, du haut de la Mezzanine, le travail minutieux de Cadmos Carrow. Elle se souvient de ses gestes, de sa brutalité, de son absence de remords aussi.
– Non, elle secoue la tête alors que la panique, pour la première fois, la saisit, non, tu… Tu ne dois pas t’en approcher, Livie.
Les paroles lui crèvent le cœur, alors qu’elle baisse les yeux, troublée. Ce n’est pas tant qu’on cherche à l’aider qui la rend si secouée, c’est l’idée même de fournir à Cadmos une bonne raison de venir la voir. Elle ne veut pas être responsable de ça. Elle ne veut pas être le Bourreau d’une pauvre âme qui a cru bien faire, alors qu’en réalité, rien ne pouvait être fait. Le sort était ainsi. Inéluctable.
– Tout ce qui approche de Cadmos, reprend-t-elle, dans un murmure si bas qu’il est presque inaudible, tout ce qui entre sur le domaine de Cadmos est touché par la noirceur de son âme. Il ne fait pas que tordre les corps, ou torturer les âmes, il lit les esprits et détruis jusqu'au plus profond d'eux tout ce qui fait d'eux des hommes de bien. J’ai vu des agneaux entrés dans sa bergerie et en sortir habillés à la façon des loups, capables de dévorer leur propre sœur.
Elle parle bien entendu de Carter, à demi-mots car l’histoire la fait encore souffrir au plus profond de ses entrailles. Elle renifle une nouvelle fois, retenant les larmes même si une d’entre elle ourle avec douceur sa paupière droite.
– La vérité, c’est que rien ne peut être fait. Rien ne peut me sauver.
Elle a comme un long silence alors qu’elle murmure, empreinte de regrets :
– Daisy aussi pensait qu'elle était seule maître de son destin. Elle s'est dressée face au broyeur de son monde, et quand le broyeur de son monde a décidé de la broyer à son tour... Rien n’a sauvé Daisy.
La larme roule sur sa joue, souvenir cruel de la semaine passée où Menelaus Greyback a fait son office, chien-bourreau de la Main Noire.
– Si Daisy n'y est pas arrivée, comment je suis sensée le faire ?

Mogwai - Take Me Somewhere Nice
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