indiscrétions
- gossip witch est bavarde -


L’homme en Jupe On a vu semblerait-il un sang pur jouer les transformistes au Cirque Avery. Nous n’avons pas encore de nom mais son jeune âge semble indiquer que son travestissement est une quête identitaire !

La tête d’enterrement N'est-il pas courant que lorsque l'on perd un être cher, on verse quelques larmes ? Eh bien si la mort de l'Actrice Louise de Montmorency emeut les foules, sa fille ne semble pas bien touchée. Etrange non ?

Le dimanche au Pays de Galles c'est le jour des mariages Il y a des évènements heureux dans ce monde enfin si l'union forcée et arrangéeest un évènement heureux ! Desmond Meadowes s'est débarassé de sa plus jeune soeur, reste la plus vielle des deux.




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[FB] Le Jugement de Pâris | Loveleen & Carter

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Parchemin envoyé Mer 22 Nov - 22:50

- I am Divergent, deal with it. -
Je suis : Sha , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 15/11/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 48 , et l’avatar que je porte a été créé par : Nastya Kusakina Je parle en : #9B636D



Je suis âgé de : 25 ans. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Charmeresse pour la Main Noire. J’ai juré allégeance : à personne mais loin d'apprécier cette guerre, je trouve le monde injuste et violent. Secrètement je pense que l'Ordre du Phénix détient la solution, et je partage leurs idées. Côté cœur, : je n'étais pas la bonne, il aurait dû être le bon.
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Le Jugement de Pâris
LOVELEEN & CARTER



Il a fracassé hier sa jolie cheville opaline, et alors qu’il enroule les bandages sans une excuse, elle ne le regarde pas. Elle attend, simplement, renifle, les joues un peu roses, les yeux rougies. Il y a quelque chose en elle qui a changé, Cadmos le sait, il sent ces choses-là. Elle est toute douce, Loveleen, mais ces dernières semaines plus que d’habitude. Il n’ignore rien de sa relation avec Carter. Lui aussi est devenu plus doux, comme un agneau. C’est un chien qui tend la tête pour se faire caresser, et elle, la bergère. Maudite bergère.
Le Diable sert un peu plus fort les pansements, lui tirant un petit couinement de douleur, mais il ne s’excuse toujours pas. Il n’a pas à s’excuser de toute manière. Qui est-elle, elle, cette Lilith ? Elle le trahit, elle ravage son dur labeur. Il a pourtant mis de longues journées, de longues heures à le forger le Carter Rookwood. Il n’est toujours bon à rien. Oh, si, bien sûr qu’il a son dos plein de croix magnifiques, mais est-ce une preuve ? N’importe qui est capable de tuer – c’est l’intérêt qu’on y porte qui change tout, et Carter Rookwood, son problème, c’est qu’il n’y porte aucun intérêt.

« Tu aimes bien Carter ? »
Elle est surprise, ça se voit, et elle sait qu’on ne peut rien cacher à Cadmos Carrow. Elle se mord délicatement la lèvre, remet en place une mèche de cheveux derrière son oreille.
« Il est beau et jeune. Tu es souvent seule. C’est normal. »
Elle a un petit sourire. Un instant elle a l’impression qu’il comprend, et qu’il n’en dira rien. C’est assez étonnant, aussi elle se garde bien de lui faire la remarque. Elle reste les yeux fixés sur sa cheville qu’il a eu le temps de soigner. Un peu de baume de dictame, un bandage tout neuf et le voilà déjà debout, s’étirant calmement. Il la jauge, d’un air calme. Il semble hésiter. Loveleen, elle, attend la sentence. C’est une enfant à bien y regarder, et c’est vrai qu’elle est belle, comme un ange. Candide. C’est parce qu’elle est aussi naïve que ça qu’elle s’est laissé prendre à son piège.
Cadmos a un sourire en coin alors qu’il lui tapote gentiment le haut de la tête, geste aussi incongrue que surprenant. Elle est si étonnée qu’elle enfonce sa tête dans ses épaules, comme si elle avait été surprise à faire quelque chose de mal.
« Les vélanes n’aiment qu’une fois. Tu savais ça ? » Elle relève sur lui ses yeux clairs. Elle l’ignorait, mais pour sa part, elle sent bien son cœur. Il est fragile, plus encore que celui de l’héritier Peverell. « Je crois que pour certains hommes, c’est la même chose. »
Elle baisse les yeux, a l’air heureuse d’entendre ça. Ses doigts serrés sur le rebord de sa robe, elle laisse Cadmos reculer jusqu’aux escaliers. Il s’y arrête cependant, une seconde, se retourne et jette un regard à Loveleen. Elle l’attend déjà. Il n’est pas encore parti qu’il entend toutes ses pensées, ses échos infernaux de « Carter, Carter ».
Il s’arrête un instant, puis se tourne vers Loveleen. Elle surprend son regard, se fige.
Le couperet tombe :
« Carter arrivera tard ce soir, je pense. Il doit être avec Nola. »




Nola…
Nola..
Nola.




Elle est allongée dans le lit, comme d’habitude. Elle devrait être impatiente, mais au lieu de ça, elle laisse courir ses doigts sur les draps blancs. Clic, clic, font les chaînes accrochées à son autre cheville, clic clic, fait-elle pour occuper son esprit qui n’est plus occupé par le nom de Nola.
Nola.

Ça sonne comme quoi ? Comme une femme. Comme une autre femme. Elle rumine un peu, douloureusement. Ses doigts glissent sur les draps, frénétique. L’ange se transforme en petite furie, mais elle cherche à ne pas s’empoisonner avec son propre poison. C’est juste que le poison est si doux quand il s’immisce par chaque pore de sa peau. Ah, ça, il a bien réussi le Diable avec sa pomme de discorde. Elle le déteste, elle les déteste, quelques secondes seulement car déjà son cœur s’affaiblit, cogne dans sa poitrine.
Non, bien sûr, Carter ne peut pas être comme ça.
Il est honnête.
Comme tous les tueurs.
Elle se mord la lèvre, ses yeux dessinent des formes sans visage, des appels à l’aide. Elle lève plusieurs fois ses bras engourdis vers le plafond. Elle aimerait l’avoir là, juste au-dessus d’elle, lui promettre l’éternité, parce qu’ils sont comme ça. Ensemble. Tous les deux. Mais pas vraiment ensemble. Parce qu’elle est la victime, et lui le bourreau en devenir. Un jour ou l’autre, elle en est certaine, le dernier jeu de Cadmos Carrow consistera à ce qu’il lui éclate la cervelle sur le sol.
Elle n’a pas peur de lui pourtant. Son corps tout entier le réclame. Elle crève à chaque minute qui passe et qui donne davantage raison à Cadmos. Pourquoi est-ce qu’il mentirait ? Il aime lui faire mal, mais il ne s’amuserait pas de ce qu’il ignore ? Elle se caresse les lèvres, imagine les baisers passionnés que son amant lui offre.

Est-ce qu’il les lui offre à elle aussi ? Là voilà, de nouveau, ce morceau de pomme trop gros qu’elle essaye d’avaler. Nerveuse, elle se redresse dans le lit. Elle aimerait déployer ses ailes mais elles sont toutes brisées, alors tout ce qu’elle trouve à faire c’est se plier en deux, pour faire taire cet estomac qui se tourne et se retourne, qui se tord dans tous les sens.
Est-ce qu’elle l’aime ? Non, certainement pas. Les vélanes n’aiment qu’une fois. Elle ne peut pas aimer un meurtrier. Elle se surprend à penser ça, parce qu’à ses yeux, Carter n’a jamais été ça. Il était différent, justement, le seul tueur à pleurer ses victimes, le seul à souffrir en tordant les cous. C’ets la colère qui la rend confuse, c’est la haine qui empoisonne sa langue.

L’ange comprend enfin – il l’a mise en colère. Alors lentement elle se cache, sous le lit. La chaîne la trahira, mais c’est ici qu’au tout début elle venait trouver du réconfort. Sous ce lit à la couverture épaisse, aux ressorts bien huilés. Quand elle est là, elle n’a plus l’odeur de Carter sur ses oreillers, puis d’envie, plus rien. Juste le silence, et le froid du plancher de bois. Le froid glacial qui vient d’en dessous, du champ de macchabée.

Elle cache ses oreilles dans ses paumes.
Si elle ne voit ni n’entends, alors personne ne la trouvera et personne ne l’entendra.


En amour, la colère est toujours menteuse.

CODAGE PAR AMIANTE






Sweet dreams are made of this
Who am I to disagree?



Parchemin envoyé Jeu 23 Nov - 4:51

- I am decadent, and here I am. -
Je suis : Aloysia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 26/10/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 62 hiboux. J’incarne : Tom *sexy* Hardy , et l’avatar que je porte a été créé par : Aloysia Je parle en : #996633



Je suis âgé de : 35 ans , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : Manutentionnaire au sein du Cercle de Jeux J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis un célibataire endurci

Dossiers du ministère
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Le jugement de Pâris

Loveleen Fuller & Carter Rookwood

En son cœur, il y a la crainte, l'appréhension, qui jamais ne se défait vraiment quand ses pas s'en viennent longer les rues le conduisant à la propriété des Carrow. En son cœur, il y a l'horreur, l'éreintement, parce qu'il le sait Carter, que pour lui tout contact avec la vie se veut en premier lieu un échange avec la mort, mais depuis maintenant plusieurs jours, à cet étouffant ballet de l'obscur s'est logé une lueur. Un souffle d'air frais qui lui en ferai presque presser le pas, car là-bas, il y a le vice, mais aussi la rédemption. La caresse chaude d'un être pour s'en venir lui pardonne ce sur quoi nul dieu n'oserait passer l'éponge. Il se presse alors Carter, pour en finir au plus vite. Pour s'atteler de son mieux à sa tache, et ainsi mieux la retrouver.

Carter, depuis elle, il est à nouveau redevenu un peu ce jeune homme qu'il n'aurait jamais dû cesser d'être. Extatique et empressé de la rejoindre, comme un enfant tiraillé d'impatience à la veille de Noël. Mais Carter, depuis elle, il a également recouvré toute l'insolence que le maître avait pourtant su si bien corriger. Il tente à se contenir pourtant, mais rien n'y fait. Passe les morts, passe les croix, mais ces blessures obstruant tout le corps de son ange et dont il est la cause, cela, il ne peut le pardonner. Se fait violence au quotidien pour protéger leur secret, pour protéger leur idylle et ne pas se farder à vouloir jouer les héros vengeur pour sa nymphe enchaînée. Chaque matin, pourtant, alors que son corps s’alourdit de devoir la quitter, il se le jure. Il se jure que ce jour sera celui de sa délivrance. Qu'aujourd'hui, seul le sang du bourreau se rependra. Alors, triomphant, il s'en viendrai briser cette chaîne infernale pour mieux l'enlever. Voilà tout ce qui l'incombe Carter, mais passent les jours et rien n'a encore été fait en ce sens, que le silence qu'il se force à garder quand ses yeux se plaisent à crier toute la fureur lui obstruant le ventre. Un jour. Bientôt. Le plus tôt possible, il y parviendrai. Il n'avait besoin que d'un peu de temps Carter. Que d'un peu de réflexion cette fois-ci, d'un véritable plan, car sitôt la chaîne arrachée, où la conduirait-il ? Vers quel lieu saurait-il la mener pour leur assurer à tout deux cette vie paisible tellement espérée ? Pourraient-ils un jour faire encore usage de la magie ? Cela n'a pas grande importance pour lui. Cela n'en avait sans doute pas beaucoup pour elle, mais tout est à planifier. Tellement de choses que la tête lui en tourne, alors même qu'il ne prend pas assez de temps pour y songer, préférant se perdre à ses bras que d'affronter ses propres desseins. Mais enfin, les lignes du manoir se dessinent à ses yeux. Un pas, puis un autre. Qu'il est terrible ce sentiment. Cette peur qui voudrait le faire marcher à reculons mais qui s'encourage pourtant à poursuivre, l'esprit raccroché éperdument à la récompense pour ses efforts opérés. Quand la porte se pousse, il ne la salue pas Carter. Impossible d'agir comme si tout était normal, comme s'il rentrait en homme normal au sein de son foyer, quand ici tous les murs se trouvent maculés de corps pendant à l'odeur nauséabonde. Le pire lui a néanmoins sauté au visage la veille. Cette odeur, elle ne lui tourne plus la tête comme au premier jour. S'il ne serait jamais capable de l'apprécier, ses propres sens s'y sont habitués, comme le laissant glisser vers une pente dangereuse. Alors, Carter, il ne dit rien et se contente de gagner la table de bois où la dépouille de ce prétendu résistant l'attend déjà, offert. Écœurant . Il s'est amusé Cadmos, lui qui pourtant n'a que si peu de goût pour les corps masculins d'habitude. Pourtant, devant lui, c'est un déchaînement de violence qui s'étend, la preuve d'un acharnement dont le loup ne cherche pas vraiment à connaître la cause. Il est comme ça Carrow après tout : fou à lier, à n'en plus être capable d'impressionner qui que ce soit par ses démonstrations de violence, toutes parfaitement exécutées soient-elles. Alors, Carter scie, prélève, tentant d'y mettre un peu de soin sans trop salir ses manches, quant soudain, aux bruits des bocaux qu'il entasse, des tripes qui bruissent, s'en vient le son de la chaîne qui le fait sursauter. Regard en l'air. Il voudrait tellement la rejoindre. Là, maintenant. S'anesthésier l'esprit au son de ses poésies, à la douceur de ses caresses, à la chaleur de son corps se fondant dans le sien. Il est en quête de ses grâces Carter, mais tinte la chaîne à nouveau, à même le sol et ce son lui semble alors trop particulier pour qu'il puisse encore se concentrer sur le peu de ce qu'il lui restait à faire. Les gants dès lors son jetés, les mains lavées, frottées sans douceur pour tenter maigrement de se débarrasser au mieux des vapeurs cadavériques le couvrant. Quelques gouttes du parfum qui jamais ne le quitte pour mieux lui plaire, et puis, il n'en puis plus Carter. Il ne prend même pas le soin de remettre le corps en place, avec les autres. Plus rien ne compte que ce son, comme un appel envoûtant auquel il ne sait résister et qui pourtant le pousse à grimper les marches de la mezzanine la boule au ventre.


« Loveleen !? »

Rien, et ses yeux fouillent. Cet espace n'est qu'un coin, à peine un nuage perdu au dessus du Styx, impossible de l'y perdre. Alors, Carter soulève en vain chaque couverture posée sur le matelas, reste pantelant un instant, avant que ses yeux ne s'en viennent découvrir la fixation de la chaîne et la prolongation de cette dernier s'en allant jusque sous le lit. Angoisse. Terreur. Se jetant au sol comme l'on plongerai en plein océan, il la retrouve Carter et se décompose d'incompréhension en la voyant ainsi posée, une main sur chaque oreille, paupières closes. Sur sa robe de lin, pas la moindre trace sanguinolente et rien à son visage qui ne saurait témoigné d'un changement important. Que fait-elle alors ? Se perd-t-elle en prière ? L'avait-elle prit pour le bourreau ? Gifle mentale. Il est, le bourreau. Peut-être pas le sien, mais déjà celui de tant d'autres qu'il serait risible de l'ignorer. Il s'en redevient chien pourtant, Carter, qui dans l'incompréhension se force d'un sourire qu'il veut rassurant, presque amusé de sa fantaisie, mais quand il tente à la rejoindre, la masse de son propre corps lui refuse l'accès de la cachette. Ne pouvant y passer que son bras, il s'en vient l'effleurer par le bras, l'accueillant de son ton le plus doux.


« Hey, c'est moi mon ange. Viens. »

Mais elle ne réponds pas Loveleen, qui s'entête dans cette comédie grotesque à faire gonfler son anxiété, à aiguiser ses nerfs déjà tellement à vif. Au pourquoi de son action, il ne cherche plus de réponse Carter. Il l'appelle. Encore. Encore. De surnoms affectifs qui se transforment à mesure en son prénom. Et puis, la bête perd patience. C'en est assez des caresses, car il a déjà oublié Carter qu'elle n'est au fond qu'une enfant. Attrapant son poignet, il l'oblige, pour la première fois, à délivrer son oreille, comme s'il pouvait être assez naïf pour penser qu'elle ne l'avait tout simplement pas entendu les dix premières fois.

« Mais qu'est-ce qu'il t'arrive bon sang, à quoi tu joues !? »

Pas de réponse.
Que sa voix s'en devenant grondante.
Un chien prêt à bondir. A mordre.

« Regarde-moi ! »


Mais Loveleen, elle n'en démord pas et lui... Lui ne peut se résoudre à la tirer violemment hors de sa cachette, comme il lui serait si simple de le faire. Alors, il capitule Carter. Abandonne sa main pour s'en venir s'asseoir, à même le sol, contre la commode faisant face au lit. Si elle s'y trouvait, il pourrait enfin la voir, mais le lapin se contente de rester au terrier, en silence, comme attendant le départ du prédateur pour s'en venir repointer le bout de son nez. Ce serait mal le connaître pourtant, que de défier sa patience, toute fragile soit-elle, car Loveleen, elle est trop importante à présent. Trop précieuse et qu'en bon natif de la maison d'Helga, Carter, il se contente d'attendre, sa tête retombant en arrière, soutenue par le bois du meuble auquel il s'appuie. Doigts entremêlés, il a ramené ses genoux à lui pour mieux y soutenir ses coudes, et attend. Une minute. Deux minutes. Dix minutes. A sa gorge, un boule se forme qu'il réprime, trop fier pour lui faire le plaisir de le savoir si affecté par cette situation inédite. En son for, il essaie simplement de comprendre Carter. De réunir tout ses faits et gestes de ces derniers jours pour tenter d'y puiser quelque chose qu'elle aurait à lui reprocher, mais rien. Rien ne s'en vient le percuter. Rien qui ne paraîtrait normal, puisqu'elle avait tout accepté de lui jusque lors. Alors, se mordant la lèvre, il prie en silence Carter. Prie pour qu'elle n'ai pas tout simplement réalisé qu'il n'avait été qu'une grossière erreur. Prie pour qu'elle n'ai pas décidé, finalement, qu'être la compagne secrète et captive d'un énième assassin n'était pas ce qu'elle voulait. Quinze minutes. Oui, cela ne pouvait être que ça. Comme lui ne parvenait plus à se regarder dans le miroir, elle avait dû comprendre simplement, Loveleen, qu'il n'y avait rien de sain dans cette idylle pourtant si salutaire à ses prémisses. Pouvait-on pour autant se lasser si vite de l'être chéri ? Il fouille Carter, fouille chaque recoin de sa mémoire où persiste tant de flou. Non. Lui n'était pas ainsi. Il est trop loyal Carter après tout. Trop loyal pour son propre bien, et voilà sans doute pourquoi, au final, il finissait toujours seul, le cul sur le sol et la poitrine en lambeaux. Loveleen, pourtant, il ne peut lui donner tort, parce que lui même n'aurai jamais eu la belle inconscience qui depuis des jours avait illuminé son existence. Et puis, Carter, il se rappelle du son de la chaîne. Et si c'était cela, au fond, le fruit de sa colère ? Elle l'avait aimé. Elle s'était offerte. Qu'avait-il donné en retour, lui si libre, lui si sale, pour la tirer de son propre Enfer ? Et si c'était maintenant ? Maintenant qu'il était temps d'agir ? Alors, Carter, il se redresse, s'en va trouver le cercle retenant tous les autres maillons et tire. Tire. Tire. Vingt minutes. La chaîne fait un boucan du Diable, mais il n'en entend déjà plus rien Carter. Il redescend, remonte presque aussitôt, sa baguette à la main. La pointe, la vise, dans la voix toute la hargne qu'elle a gravé en lui faisant trembler les murs.


« CONFRINGO ! »

Il retombe Carter, sa tête heurtant lourdement le sol de la mezzanine, lui coupant le souffle au passage. Imbécile. Il n'avait pas pensé un instant que le lien serait protégé par d'autres sortilèges. Alors, Carter, il se redresse, approche, et puis s'écroule à son tour sur le dos, sa main glissant sous le lit, attendant la mort dans l'âme, sans plus vraiment y croire au fond, que ses doigts graciles s'en viennent le cueillir.


« Pardonne-moi. Pardonne-moi Loveleen. »

Silence, avant que la boule à sa gorge, cent fois amplifiée depuis l'échec, ne le pousse à s'effondrer vraiment. Pour de bon. Sans retour possible en arrière.

Trente minutes.

« Je vais compter jusqu'à dix. Tu ne seras obligée de me parler si tu ne le veux pas. A dix, si tu ne dis rien, je saurai que je dois partir. »

Dix.

Neuf.

Huit.

Sept.

Six.

Cinq.

Quatre.


Trois.

Deux.



Un...






©️Aloysia
[Base fiche RP par ©Lexie]
Parchemin envoyé Jeu 23 Nov - 8:15

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Je suis âgé de : 25 ans. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Charmeresse pour la Main Noire. J’ai juré allégeance : à personne mais loin d'apprécier cette guerre, je trouve le monde injuste et violent. Secrètement je pense que l'Ordre du Phénix détient la solution, et je partage leurs idées. Côté cœur, : je n'étais pas la bonne, il aurait dû être le bon.
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Le Jugement de Pâris
LOVELEEN & CARTER



Il y a quelque chose d’agréable à être cachée, à être dans l’obscurité la plus totale et dans le froid le plus saisissant. On se pose toujours les mauvaises questions, figée dans une amertume digne de la vie. Loveleen, elle est là, à terre, comme l’ange blessé qu’elle est. Ses doigts sont si serrés sur ses oreilles que bientôt elle a mal, mal dans tous les bras, mal parce qu’elle force. Tous ses signes d’amour, toute cette tendresse, elle n’en veut plus. Elle veut simplement mourir. Elle le lui avait dit – s’il la lâchait, elle mourrait, parce qu’une vélane c’était comme ça. Un cœur à fleur de peau. Un myocarde fragile comme celui d’un nourrisson. Des sentiments jamais au rabais, toujours authentiques. Même sa colère l’est, comme elle y retient ses larmes et ses sanglots lourds.
Statique comme une statue de sucre, elle attend simplement que l’orage passe, que la fatigue la plombe. De nouveau en l’air, de nouveau dans l’aile. Ça ne serait pas la première fois qu’elle ferait une chute à hauteur d’enfer. Pas la première fois qu’elle aurait l’impression de se faire dévaliser le cœur. Mais diable… Elle n’arrive pas à réaliser qu’elle s’est trompée. Est-ce qu’elle en est sûr ? Non. C’est peut-être pour ça qu’elle n’arrive pas à être certaine, et diable qu’il est mauvais cet entre-deux, cette suspension entre terre et ciel.

Est-ce qu’il lui mentirait ? Non.
Est-ce qu’il se jouerait d’elle ? Non, bien sûr que non.
Alors pourquoi ça fait si mal à l’intérieur ? Pourquoi a-t-elle l’impression que tout son être n’est qu’une éponge de mélasse noire ?

Il y avait un espoir dans les yeux de Carter, un espoir qu’elle sentait tangible, qu’elle avait voulu attraper. Maintenant il lui semblait que son visage était de plus en plus lointain, inaccessible. Il était condamné avec cette Nola. Est-ce qu’elle était aussi jolie qu’elle ? La semi-vélane a une grimace. Est-ce que c’est la seule raison pour laquelle elle ne l’a jamais intéressé ? Parce qu’elle n’est qu’une vélane aux airs d’ange ? Oui son visage est aimable, mais son âme, elle le lui avait confié pourtant. Sa sincérité farouche, sa bonté aveugle. Pourquoi ?
Quand elle rouvre ses yeux turquoise larmoyants, elle entend les marches. Cadmos. C’est la première fois qu’elle veut que ce soit Cadmos. Qu’il la broie – qu’il la fracasse sur le sol – qu’il la prenne, la jette au-dessus du soleil et qu’elle y brûle définitivement ses ailes qui n’en peuvent plus. Elle ferme les yeux, de nouveau, pour ne pas voir. Elle se recroqueville, et si elle pouvait déplier ses ailes, elle se cacherait à l’intérieur des plumes blanches et rouges pour ne plus jamais voir la lumière, pour que plus jamais un autre être ne caresse son visage délicat. Pas même les rayons du soleil, pas même la douceur de la lune. Plus rien que l’obscurité crasse.

« Loveleen !? » Cela lui fend le cœur de ne pas répondre. Elle est mue par les instincts de ces dernières longues semaines où elle a aimé ce mot, sur ces lèvres-là. Ô qu’il était doux quand il l’appelait, tantôt hors du lit, tantôt plongé au milieu des draps. Elle l’aime encore, elle l’aime de toute son âme, quand il l’appelle, mais c’est justement ce qui la blesse le plus.

Si les vélanes n’aiment qu’une fois, comment peuvent-elles ne pas faire d’erreur ?

Elle inspire profondément, un étau sévère entoure son buste. Elle a du mal à respirer, du mal à inspirer à la vie. Elle ne voudrait n’être qu’une ombre, aussi fine et gracile qu’un songe, un souvenir. Oui, il ferait bon d’être un souvenir, que tout ça ne soit qu’un souvenir. Alors bercée par les images de morts paisibles, de corps dénués de souffrance, elle se mord la lèvre. Ses jambes maltraitées tremblent, de même que son cœur au bout des lèvres. Elle l’entend qui tombe, comme un corps, mais elle refuse d’ouvrir les yeux. Elle ne veut pas le voir. Quand elle sent le lit qui tremble, elle s’hérisse comme un chat acculé. Elle se mord l’intérieur de la joue et son dos s’arrondit.

« Hey, c'est moi mon ange. Viens. » Venir où ? Se reposer auprès de Nola ? Non, il n’a pas le droit, pas le droit de l’asséner de mots si doux, de promesses si futiles. Elle ravale difficilement sa salive. Elle sent son buste qui se compresse par endroit, lui faisant croire à des choses bien plus terribles que ça. Pourquoi est-ce qu’il s’entête ? Pourquoi est-ce qu’il l’appelle, encore et encore ? Après tout, il en a une autre, plus aimante, plus douce – plus libre.
Oui, c’est ça qu’elle jalouse le plus. Elle ne peut rien faire avec cette chaîne au pied, elle ne peut pas goûter au monde, elle ne peut pas jouir de Carter au milieu du monde. Elle est triste comme les pierres, affligée. Elle n’ira jamais au cinéma avec lui, elle n’ira jamais au bal, ou encore moins écouter de la musique sur un banc tous les deux au milieu d’un parc inconnu en hiver. Comment profiter ? Comment lui en vouloir de choisir quelqu’un de plus libre ?

Elle enfonce davantage ses phalanges délicates dans ses cheveux, appuyant de ses paumes sur ses petites oreilles. Elle se mord la lèvre, ses jambes se pressent davantage contre son torse, petit bout de femme qui désormais ne ressemble à rien de plus qu’un à horrible petit fétus. Un enfant. Que ferait-elle s’ils avaient un enfant ? Un enfant né en Enfer ? Pourquoi est-ce qu’elle y pense ? Elle se reprend. Non, ce droit, il revient à Nola, celle qu’est libre de marcher dans la rue main dans la main avec lui. Celle qui va finir dans le Derbyshire, leur maison plantée au milieu d’une plaine de bruyère magnifique. Ô qu’elle est jalouse, Loveleen, Ô que ça lui fait mal, ça la détruit en dedans.
Qu’elle en veut au monde entier de l’avoir mise là.

« Mais qu'est-ce qu'il t'arrive bon sang, à quoi tu joues !? » Le retour à la réalité est douloureux. La main de Carter l’électrise. C’est comme si elle venait de se prendre une claque par un mari aimant. Il l’oblige. Il l’a ordonné. « Regarde-moi ! » Le lapin si amoureux des crocs le regarde, avec ses yeux turquoise qui sont si profonds qu’on pourrait y lire sans mal tous les maux dont elle l’accuse. Le premier qui vient, c’est « pourquoi ? ». Pourquoi cette main si dure, si puissance, sur un poignet aussi faible ?
Elle se reprend. Elle l’a voulu aussi. C’est un tueur. A quoi tu t’attendais, Loveleen ? Elle l’a vu aussi chez Cadmos cette fureur douce, cette colère noire. Lui aussi parfois il fracasse avec ce regard-là. Mais Carter c’est pas Cadmos. Elle se mord la lèvre, le fixe d’un air apeuré. Pour la première fois peut-être depuis leur première étreinte, elle a peur de lui. Elle ne le désire pas.

Elle ne veut pas ça.
Elle ne joue pas.

Elle est heureuse qu’il la lâche, alors même que la veille elle aurait été malheureuse. Ne me lâche pas, avait-elle dit. Diable que les temps changent vite. Elle renifle. Le silence qui plombe la chambre est oppressant. Pour la première fois encore, la Mezzanine prend des allures d’Atelier. Les corps ici sont encore vivants, mais déjà bien morts en dedans. Elle se mord la lèvre, alors que ses beaux yeux se ferment de nouveau. Elle contemple le néant, écoute le silence. Son cœur se calme dans sa poitrine. De nouveau le calme. De nouveau les souvenirs.

Et ce nom qui l’écœure : Nola.

Elle se perd de nouveau sur ce drôle de chemin, celui des âmes perdues, des amours égarés. Elle est triste, mais la tristesse des vélanes est plus amère que tout le reste. Les yeux clos, elle respire douloureusement, difficilement. Ses poumons se soulèvent, se pressent, se tordent, laissant un souffle court s’échappait de ses lèvres roses. Elle respire parce qu’il faut bien vivre, mais si elle préférerait mourir. Carter est partit. Carter est partit, voir Nola, peut-être. Une larme roule sur sa joue, douloureuse. Pourquoi ? Il lui avait promis. Pourquoi est-ce qu’il abandonne ?

C’est Nola qui a du lui demandé.

Ce n’est plus ses oreilles qu’elle bouche, mais ses yeux qu’elle cache. Elle aimerait disparaître, parce que cette douleur là, qui secoue son âme à ce moment, ça n’a rien des souffrances infligées par Cadmos. Elles sont pires. Ceux sont des plaies invisibles, des morsures dans l’âme. Elle sert plus fort son visage dans le creux de ses paumes. Si elle force, peut-être même qu’elle deviendra aveugle, et alors plongée dans l’obscurité, elle ne saura plus rien. Elle appréciera les plaisirs offerts sans jamais en voir l’amertume.
Comme ça, elle sentira les doigts de Carter sur elle mais jamais elle n’aura le terrible malheur de le surprendre avec une autre.
Il est drôle que même dans cette infinie mélancolie qui la ronge, Loveleen ne pense pas une seule seconde à se défaire de lui. Elle le veut, elle le désire comme nul autre, comme le trésor d’une vie. Elle ne pense pas seule, elle ne s’imagine pas abandonnée. Elle lui en veut, certainement, mais qui ne lui en voudrait pas ? Elle lui pardonnerait s’il lui jurait que ce n’était « qu’une autre », une autre âme damnée. Elle lui en voudrait, mais les yeux fermés, elle le lui pardonnerait s’il lui laissait un peu de temps.

Les vélanes n’aiment qu’une fois – c’est ridicule alors d’aimer.

Les amours sont faits d’erreur, de mauvaises intuitions. Comment pouvait-elle savoir, elle, que ce n’était peut-être pas le bon ? Juste un amour de jeunesse, de gosse ? Est-ce qu’elle sera un jour autre chose que cette gamine, d’ailleurs ? Est-ce qu’on lui laissera le temps de s’épanouir comme une rose sauvage au milieu d’un cimetière ? Elle l’entend. Elle écarte un doigt pour le voir. Il est de nouveau là. Il y a du silence, de nouveau. C’est reposant pour l’âme. Elle peut s’entendre réfléchir comme ça.
Elle observe en silence, les yeux mouillés et les joues humides, ses doigts qui sont juste là. Elle aimerait les prendre, mais elle a tellement mal. Elle ne veut plus bouger, parce que le moindre mouvement est une blessure, est une tragédie. Elle le regarde, simplement, alors que ses sanglots roulent en silence sur le visage de la poupée cassée.

« Pardonne-moi. Pardonne-moi Loveleen. »

Elle inspire, expire, chaque bouffée d’air est un nouveau poison.

Est-ce que Nola a déjà touché cette main ?
Est-ce que Nola a déjà embrassé cette bouche ?
Est-ce que Nola a déjà aimé ?
Est-ce qu’il aime Nola ?

Trente minutes de questions sans réponse, c’est long, c’est lancinant, comme trente minutes de coup de poignard. Elle préférerait les coups de poignards.
Est-ce que Nola est une tueuse, aussi ?
C’est peut-être pour ça. Un démon ne peut pas aimer un ange.
Elle renifle.

« Je vais compter jusqu'à dix. Tu ne seras obligée de me parler si tu ne le veux pas. A dix, si tu ne dis rien, je saurai que je dois partir. »

Elle le regarde. Partir ?
Dix.
Partir retrouver Nola ?
Neuf.
Je ne veux pas que tu ailles la voir.
Huit.
Ne vois que moi.
Sept.
Je t’avais dit ne me lâche pas.
Six.
Je veux que tu m’aimes.
Cinq.
Est-ce que je t’aime ?
Quatre.
J’ai trop mal pour ne pas t’aimer.
Trois.
Est-ce que Nola a mal aussi ?
Deux.
Je veux que Nola ait mal.

Un...

Elle attrape du bout des doigts cette matin abandonnée sur le parquet froid. Elle l’observe, le regard, ses grands yeux rougies par les larmes ne mentent pas. Ce n’est pas un piège qu’elle a tendu, elle serait trop candide pour ça. Il n’y a rien, pas de sortilège, pas de mensonge, juste eux deux, suspendus au-dessus du monde, suspendus au-dessus du temps.
De nouveau.
Comme à chaque fois que leurs mains ne se touchent.
« Nola » miaule-t-elle, étouffant un nouveau sanglot, plus profond, qui vient du fin fond de son âme.
C’est comme si elle lui donnait la clef pour qu’il se libère de leurs étreintes. Pourquoi est-ce qu’elle a l’impression que le simple fait de l’évoquer serait la trahir ? Elle est si jalouse. Si mauvaise quand elle ne demande que sa mort, car à ses yeux, ça serait le seul moyen de ne l’avoir que pour elle.
Jalouse comme une vélane.
Elle sert sa main, elle la sert si fort qu’elle sent parfaitement ses ongles entraient dans sa peau. Elle le blesse, mais qu’est-ce en comparaison de cette douleur qui lui soulève le cœur et l’âme ? De son autre main, elle cache son visage qu’elle trouve si laid, si déformé par ce sentiment qui l’habite.

Elle a passé trop de temps en Enfer pour n’être qu’un simple ange.
Non, Loveleen elle est différente.
C’est une nouvelle Lilith.


On risque de pleurer un peu si l'on s'est laissé apprivoiser.

CODAGE PAR AMIANTE






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Parchemin envoyé Ven 24 Nov - 1:47

- I am decadent, and here I am. -
Je suis : Aloysia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 26/10/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 62 hiboux. J’incarne : Tom *sexy* Hardy , et l’avatar que je porte a été créé par : Aloysia Je parle en : #996633



Je suis âgé de : 35 ans , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : Manutentionnaire au sein du Cercle de Jeux J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis un célibataire endurci

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Le jugement de Pâris

Loveleen Fuller & Carter Rookwood

Trois.
L'étau se resserre, lui pétrit le cœur à n'en plus pouvoir le laisser respirer et chaque seconde de plus au décompte et un coup de poignard en plus dans sa chaire. Pourquoi ? Pourquoi ne prends-tu pas ma main ? Pourquoi n'appelles-tu pas mon nom ? Ça le ronge, Carter, parce qu'il serait si facile au fond de refuser de jouer son jeu. Son jeu d'enfant. Si facile de lever ce lit, de l'en déloger, de l'obliger toute entière à reprendre sa place auprès de lui, mais Loveleen, elle n'est pas qu'objet de sens. Elle est déjà tellement plus, avec son lot de souffrances. Alors, Carter, il attend.

Deux.
Il n'y croit plus, et ne compte désormais que pour aller au bout de son entreprise. Il n'y croit plus, et ça le ronge en un subtile mélange de colère, de détresse et d'évidence. L'amour, il l'a connu Carter, alors il sait. Il sait comme cela n'apporte que souffrance, rejet, déception et Loveleen, au fond, malgré sa jeunesse, toute ingénue soit-elle, elle n'est qu'une femme. Une de plus qui s'en est venue dans sa vie, une de plus à qui il avait offert la sienne. Pour quoi au fond ? Pour se retrouver-là, au milieu d'une grange peinte aux couleurs de l'Enfer, sur un sol aussi dur et froids qu'il devrait l'être.

Un.
Enfin, cela se termine, comme il l'avait présagé. Il se prépare alors, Carter. Puise en lui tout ce qu'il a de ressources, dans cet ultime instant où toute la rancœur se décuple, pour planifier son départ. C'est elle qui l'abandonne après tout, à quoi bon s'en vouloir de la quitter ? A quoi bon s'imposer cette humiliation, cette souffrance une seconde de plus encore, et voilà la dernière, plus amère encore que les autres, car elle tire un trait final sur cet espoir qu'il avait eu la bêtise de fonder. C'est drôle la vie ? Non. Cela n'a rien de drôle. C'est écœurant. Sale. Douloureux. Cela lui correspond bien au fond Carter. Ainsi présenté, il ressemble lui-même étrangement à la vie. Mais la vie, c'était Loveleen, et rien n'avait pu le prévenir qu'une telle créature pourrait, elle aussi, se teinter de toutes ces ignominies dont il la pensait pleinement dénuée.

Zéro.
A l'instant où sa main se retire, une autre le rattrape, l'agrippe jusqu'à rougir sa peau, jusqu'à faire bondir son myocarde comme un électrochoc. Une seconde de latence pour le bonheur, pour lui rendre son étreinte dans le soulagement ressenti. Et puis, une autre encore pour se corriger mentalement de ressentir ce dernier. Ne tombe pas à nouveau dans le piège Carter. Ne vends pas la peau du chien avant qu'elle ne l'ai tué.



« Nola. »



Silence. Pas un geste. Il est rigide Carter. Figé comme l'un de ces nombreux cadavres hantant les lieux. Que venait-elle de dire ? Avait-il seulement bien entendu ? Oui. Non ? Peu importe. Ça résonne dans son crâne. Ça enferme totalement sa conscience dans un coin reculé de son esprit, où souvenirs et certitudes se mélangent dangereusement. Nola. Pourquoi ne pensait-il plus à Nola depuis toutes ces semaines, lui qui avait passé une vie entière à ne faire que cela ? Une seule réponse tangible : Loveleen a remplacé Nola. Loveleen avait réussi ce miracle, et à présent qu'elle n'était plus, que l'infernale avait enfin plié bagage pour mieux laisser sa place à cette jeune nymphe, voici que cette dernière la lui rappelait, comme plantant savamment une aiguille dans ses veines pour mieux lui rappeler cette faille. Nola. Elle est si importante Nola. Parce qu'il ne sait pas où elle se trouve, parce qu'il ne saurait jamais plus rien de sa vie, de ses choix, de ses nuits, Carter, il se mord la lèvre inférieure avec un peu trop de force, puis il part. Il a quinze ans alors lui aussi, sa cravate jaune entourant négligemment ses épaules, sa chemise bien trop ouverte pour être descente et il s'endort, écoutant une voix provenant d'une bouche invisible. Puis, sa joue brûle d'un baiser. D'une bouche invisible, toujours, et tout le manège continue comme un film passé en accéléré devant ses yeux livides. Il y a les rires. La complicité. L'agacement. L'amour, teinté d'une furieuse jalousie et d'envie folle, seul élément pour lui rappeler son ange. Puis, il y a la colère, l'incompréhension, la souffrance. Le dépit. Ça aussi, ça ressemble un peu à ce qu'il est en train de vivre. Ça ressemble un peu à Loveleen, mais ce n'est pas elle, parce qu'après, il y a l'impulsivité. La joie. La passion. La fièvre et le bonheur, mais aucun visage ne lui apparaît distinctement pour autant, qu'une ombre un peu lointaine, à la fois noire et brune. Et puis, tout recommence, comme un cercle sans fin. La béatitude, les promesses d'un amour infini se brisent, deviennent à nouveau désespoir. Envie de tout brûler autour. Besoin d'exprimer sa haine de quelque façon que ce soit, parce qu'il manque une pièce essentielle au puzzle et que cette pièce s'en devient inaccessible, sans aucune bonne raison pour le lui expliquer. L'attente. L'amertume. La raison qui se fait malgré lui, et tout recommence. Encore. Pour la troisième fois. Alors, Carter, enfin il tourne la tête vers le tendre animal caché, se rectifie. Pour la quatrième fois, et sa main se retire dès lors de la sienne. Il se relève Carter, rien que le temps de plonger ses mains dans la petite bassine d'eau dédiée au lavage de ses bandages. S'en asperge, sans égard pour le besoin qu'elle pourrait en avoir. Il a besoin de cela Carter, pour s'ancrer dans la réalité, alors qu'un bourdonnement douloureux s'en vient lui vriller le crâne depuis une trop longue minute. D'abord, il y a la crainte mêlée à l'envie. Puis le bonheur, et enfin, la douleur. La déception. La solitude. La troisième fois est toujours la bonne paraît-il. Oui, la troisième fois avait été la bonne. Nola n'avait plus jamais donné le moindre signe de vie depuis le troisième round. Mais, la troisième fois est la bonne, ça signifiait aussi qu'après trois échecs, la prochaine histoire serait merveilleuse. Que le plus dur était désormais derrière lui. Grossière erreur. Loveleen, elle n'est qu'une histoire malheureuse qui se répète. Une histoire qui semble avoir tout d'inédit et qui ne l'est pas tellement au fond, car Nola, c'était sa femme. Les Grimstone s'en souviennent encore. Ma femme, c'est bien ce qu'il avait affirmé, quoi qu'aucune bague n'ai orné le doigt de la concernée. Alors, il avait eu à en répondre aux siens, aux autres. A la société toute entière, mais ce n'était qu'un mensonge. Carter n'avait jamais épousé sa maudite née-moldu en secret et à la barbe de tous. Non, pire que cela : ce n'était qu'une certitude. Une trop grande confiance en l'avenir qu'on lui avait arraché violemment, et ça avait contenté tout le monde. Ça avait soulage Samuel Rookwood d'un fardeau qu'il n'aurait pas été à même de porter. Quant aux états d'âme de Carter, ceux-là n'ont pas la moindre importance. Ferme-là bien Rookwood. Obéit. Ne te laisses plus distraire par ces conneries sentimentales qui ne te mèneront jamais nulle part, mais il n'avait rien écouté. Sitôt que ses pas en avaient croisés ceux d'une autre, il était retombé dans le piège et s'y était installé avec la plus grande délectation, et Loveleen, dans un tout petit coin de son cœur qui se plaisait à enfler jour après jour, elle aussi, elle était devenue sa femme, toute juvénile puisse-t-elle être. Et pour quoi au final ? Simplement pour revivre l'expérience affligeante. L'humiliation. La douleur.      

« Nola. Et quoi, Nola !? Tu la trouves inspirante ? T'as envie de faire comme elle, c'est ça !? Te payer ma gueule et m'abandonner du jour au lendemain, c'est donc un truc si drôle à faire que même toi ça te démanges !? »


Il tremble Carter, mais a bien du mal au fond à savoir vraiment pourquoi. Nola, elle est un souvenir tellement lointain désormais qu'il lui a fallu un effort colossale pour se rappeler de tout et que ce tout, à présent, le brûle au ventre. Nola, elle est un spectre. Un fantôme du passé si lointain qu'il n'en arrive plus vraiment à entrevoir les traits de son visage. Et puis, à l'épouvantable colère qu'il venait d'exprimer, une lumière de lucidité l'éclaire. Nola, elle est tellement importante, tellement marquée dans son corps, comment pouvait-il avoir si soudainement oublié son visage ? Comment pouvait-il avoir presque oublié jusqu'à sa simple existence ? Mais plus encore, puisque Nola était si absente de son être désormais, puisqu'il n'avait ainsi jamais perdu une seconde de leur temps à lui en parler, comment Loveleen pouvait-elle seulement connaître son nom ? Là aussi, l'évidence de la réponse coule d'entre ses lèvres en un murmure étouffé.

« Cadmos.»


Main plaqué à ses lèvres, il tente de réfléchir Carter, mais l'urgence se fait telle alors qu'aucune pensée cohérente ne parvient à naître. Cadmos. Il était un sang-pur lui aussi, Cadmos. Comme la plupart de ceux de cette condition, il avait dû entendre parler de cette née-moldu qui avait poussé le Rookwood à deux pas de la traîtrise, jusqu'à en éclabousser de honte les illustres Grimstone dans son sillage. Oui, Cadmos était un être organisé lui. Un homme à l'intelligence redoutable, trop maître de lui même et des autres pour seulement accueillir un type comme lui à son côté sans s'être renseigné au préalable sur chacun pan de sa vie. Voilà. C'était cela à coup sûr, et la déduction, plutôt que de le calmer, ne rend le loup que plus agressif encore tandis que ses pas tournent en rond dans cet espace si réduit. Et puis, il se rappelle Carter. Il se rappelle qu'en dehors de ce que voient ses yeux, sous le lit, se trouve une femme dont les yeux étaient mouillés de larmes avant qu'il ne la laisse à son tour. Avant qu'il ne l'accuse cruellement. Alors, chien devenu fou, il s'approche du lit Carter, et pour s'assurer de ne lui faire aucun mal, c'est au matelas que ses mains s'agrippe pour mieux le pousser contre la commode. Pour enfin la voir, même partiellement masquée par les lattes métalliques de son antre.


« Mais qu'est-ce que tu as cru, Loveleen !? Qu'est-ce qu'il a pu te dire !? »

Les mots ont beau être jetés sauvagement, seules se perçoivent dans son ton les vagues d'une voix prête à se briser de douleur. Il a l'angoisse encrée au visage Carter. La peur de la perdre. La peur d'être tombé si aisément dans les pièges de leur bourreau, de voir la victoire lui revenir sans que plus aucun de ses gestes, sans que plus aucune parole ne puisse jamais plus la faire revenir à lui. Et il s'accroche Carter. S'accroche aux morceaux de métal lui barrant le visage de son ange, comme un prisonnier s'accrocherait à ses barreaux pour mieux espérer les voir céder.  


« Nola... Elle a été importante Nola, mais elle n'existe plus aujourd'hui, depuis des années. Si tu souhaites en parler, je le ferai et si tu ne le veux pas, je tairai tout, mais viens maintenant s'il te plais. Loveleen...»

Doucement, sa main passe à travers les lattes. Il veut la toucher Carter. Poser sur elle une main rassurante, poser une vérité sur cet amour mit à mal sous ses yeux, mais il se retient Carter. Ses mains tremblent tellement, comment pourrait-il seulement la sécuriser, lui qui se tord tellement de peur ? Lui, qui ne sait plus qu'implorer.


« … Je t'en supplie, ne me laisses pas. »






©️Aloysia
[Base fiche RP par ©Lexie]
Parchemin envoyé Lun 27 Nov - 1:27

- I am Divergent, deal with it. -
Je suis : Sha , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 15/11/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 48 , et l’avatar que je porte a été créé par : Nastya Kusakina Je parle en : #9B636D



Je suis âgé de : 25 ans. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Charmeresse pour la Main Noire. J’ai juré allégeance : à personne mais loin d'apprécier cette guerre, je trouve le monde injuste et violent. Secrètement je pense que l'Ordre du Phénix détient la solution, et je partage leurs idées. Côté cœur, : je n'étais pas la bonne, il aurait dû être le bon.
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Le Jugement de Pâris
LOVELEEN & CARTER



C’est comme un anathème jeté. Comme de l’huile sur le feu. Elle le voit bien, ça provoque chez lui un coup d’orage. Elle se pétrifie elle aussi. Pourquoi est-ce qu’il est aussi chamboulé ? En colère, elle baisse les yeux, partagée, tremblante. Ses doigts se serrent plus fort sur sa main, marque de jalousie latente, mais qu’il n’entend pas. Non, il est trop occupé à penser à elle, à se souvenir d’elle. Loveleen ferme les yeux. Ses épaules sont si lourdes, si écrasantes. Ô qu’elle le déteste. Ô qu’elle aimerait qu’il s’écrase à son tour, qu’il embrasse sa main en lui demandant pardon. Elle est tyrannique l’enfante, elle est superbe aussi, avec cette cascade blonde qui cache ses épaules frêles.
Elle lui en veut. Elle lui en veut bien sûr parce qu’elle le croyait abandonner, elle le croyait seul, elle le croyait comme elle. A son image. Elle découvre avec surprise et douleur qu’il n’existe rien de tel. Non, Carter a aimé et il aimera après elle, sans doute, parce qu’elle n’est pas faite pour déployer ses ailes. Lui il vivra. Il ira ailleurs, dans le Derbyshire, sur les vallons couverts de bruyère, et il aimera cette petite maison. Il y aura peut-être une autre, une comme elle, une plutôt comme Nola. Elle sait pas, elle sait plus Loveleen, alors qu’elle baisse la tête, ses larmes lui échappent, sa main tremble. Elle a envie de mourir. Elle a envie de mourir parce qu’elle a fait trop confiance, parce qu’on meurt d’amour quand on aime de trop.
Alors elle reste là, les joues mouillées, le cœur en cendre. C’est normal, Loveleen, t’étais seule, et lui aussi, alors t’y as cru. Comme a dit Cadmos. T’y as cru. Elle lui sert davantage encore la main, car son cœur se sert, prêt à recracher tout ce qu’il a avec amertume, avec rancœur. Ô qu’elle déteste ce silence parce qu’il ne choisit pas. Parce que pendant ce temps-là, l’ange s’affaiblit. Sa peau se refroidit. Elle ne sera bientôt plus qu’une statue brisée par les mains de l’homme.
Quand il arrache sa main de la sienne – il la retire seulement mais ça lui paraît si violente qu’elle se tend, elle se sent mourir. Avec douceur elle s’écrase au sol, sa joue rencontre le bois froid. Il est si froid ce bois, si dur aussi. Elle ferme les yeux, referme sa main sur le vide. Pourquoi ? Elle se sent si seule, si abandonnée. Ses sanglots sont plus profonds, lui coupent la respiration. Sa gorge est si serrée qu’elle ne saurait articuler le moindre mort.
Elle ressemble à un ange qui vient de s’écraser. Elle vient de chuter du nuage sur lequel Carter l’avait tendrement installé. Nuage duquel elle ne voyait rien que lui. Cadmos en serpent était venu lui donner la vérité sur toute l’histoire, sur Carter, Nola, tout ce qu’elle ne voyait pas enchaînée à cette paroi de bois.
« Nola. Et quoi, Nola !? Tu la trouves inspirante ? T'as envie de faire comme elle, c'est ça !? Te payer ma gueule et m'abandonner du jour au lendemain, c'est donc un truc si drôle à faire que même toi ça te démanges !? »
Elle relève sur lui son regard larmoyant, son visage est laid maintenant qu’il est bouffi par les pleurs, rougis par les larmes, rongés par le désespoir. Elle pose sur ses joues humides ses mains alors qu’elle pousse un gémissement de douleur. Qu’est-ce qu’il raconte ? Pourquoi ?
« J-Je… »
Elle hoquète, elle pleur trop fort Loveleen, trop fort pour être raisonnable. Elle ne l’entend pas vraiment, il parle seulement d’elle, de Nola, de tout ce qu’elle n’est pas. Elle pleure si fort qu’on dirait que c’est son dernier chagrin, celui-là même qui lui enlèverait tout le reste de ses maigres forces. Elle a lutté pourtant Loveleen pour rester auprès de lui, pour avoir encore l’espoir un jour de quitter la Mezzanine, pour aller quelque part dans le Derbyshire alors même qu’elle déteste ces verts paturages. Elle, ce qu’elle aime, c’est la mer. La mer est comme une femme, elle part mais elle revient toujours en une caresse froide et tumultueuse. La mer, c’est un peu elle au final, écume douce mais bouillante.
« C-Carter ! »
Elle pleure toujours, mais elle est si en colère contre lui, si furieuse, que ses cheveux doucement s’hérissent sur sa tête, comme des serpents qui aimeraient le mordre. Elle est si furieuse qu’elle pourrait s’arracher le cœur et le lui jeter à la figure, mourant avec la délectation de le voir abandonné.  Elle aimerait tellement, mais elle n’en a pas la force. Elle n’en a pas la force parce qu’elle n’est rien, Loveleen, rien qu’un ange déplumé, qu’une colombe dont les ailes ont été arraché. Alors elle reste là, le regard persécutant Carter sans pouvoir dire un mot.

« Cadmos.»

Cadmos ? Elle ne réalise pas, ne réfléchit pas. Elle reste simplement là, pendue par les ailes, incapable d’articuler, incapable de réfléchir ou de répondre. Elle a tout perdu, elle en est persuadée. Elle fronce les sourcils, la tête lourde de ressentiment face à cette femme qu’elle ne connaît pas. Elle aimerait qu’elle soit morte, mais même morte, elle continuerait à empester sa vie. N’était-elle pas déjà assez difficile ? N’était-il déjà pas assez cruel de vivre seule à ne pas sortir de ce lit pour qu’en plus elle aime un homme qui avait aimé furieusement une autre ? Elle baisse les yeux. Ses yeux se sèchent. Cadmos l’avait averti. Elle observe ses mains qui n’ont pas arrêté de trembler. Il marche, autour d’elle, comme un prédateur. Et s’il prenait mal le fait qu’elle ait découvert la supercherie ?
Et s’il la tuait ?
Elle se mord la lèvre, ses yeux fixent ses mains qui tremblent. Elle ne veut pas le voir. Le ventre à terre, elle aimerait se fondre dans le bois du plancher. Peut-être même qu’elle aimerait finir au plafond, accrochée par les chevilles. Au moins, la douleur disparaîtrait. N’en a-t-elle pas fini cette vilaine souffrance ? Elle sert ses mains en deux petits poings inoffensifs. Comme elle lui en veut…
Elle frissonne en sentant le matelas qui glisse, poussé. Elle s’aplatit davantage au sol, les yeux rivés sur les lattes du plancher, sur sa fraicheur. Elle ne veut pas qu’il la touche. Elle ne veut pas bouger, non plus. Si elle s’immobilise assez, peut-être se lassera-t-il.
« Mais qu'est-ce que tu as cru, Loveleen !? Qu'est-ce qu'il a pu te dire !? »
Une palpitation de trop du côté de myocarde, elle tressaille, ses cheveux blonds se secouent alors qu’elle fait « non » de la tête. Qu’est-ce qu’elle pourrait dire ? Que Cadmos lui a dit qu’il avait une femme, simplement, tout simplement. Il ne l’a pas nié d’ailleurs. Elle est partie, c’est vrai, elle l’a compris, mais alors quoi ? Elle doit être quoi ? Une seconde femme peut-être ? Elle fronce doucement les sourcils, de ce petit air vexé. Elle est pourtant si jolie, Loveleen, bien sûr que Nola n’a jamais pu être plus belle qu’elle. Bien sûr que non. Et pourtant, il y a ce doute, cette part d’ombre qui voile son cœur, qui empoisonne son sang. Elle se mord si fort l’intérieur de la joue qu’elle sent bientôt l’hémoglobine qui envahit sa bouche, rougie ses dents. Elle est livide. Livide car le lit grince au-dessus d’elle. Il est si proche, et si loin.
« Nola... Elle a été importante Nola, mais elle n'existe plus aujourd'hui, depuis des années. Si tu souhaites en parler, je le ferai et si tu ne le veux pas, je tairai tout, mais viens maintenant s'il te plait. Loveleen...»

Elle ravale sa salive, sa bile nerveuse, noire. Elle a disparu Nola. Est-ce bien certain ? Elle a un petit sourire victorieux, mais elle ne redresse pas son visage. Nola. Elle a été importante, c’est ce qu’il a dit, c’est ce qu’il a avoué. Tout ce qu’elle veut savoir, c’est jusqu’à quel point. Est-ce qu’il l’a aimé aussi ? Est-ce qu’il l’a embrassé avec autant de ferveur et de passion ? Est-ce que Nola elle l’aimait au point d’embrasser ses mains au parfum de viande ? Est-ce qu’elle l’a appelé aussi, les larmes aux yeux, au bord de l’extase ? Nola. Nola. Comme elle déteste ce prénom.
Elle ravale sa salive, et elle a le goût de sang. Elle entend bien sa main qui cherche à l’atteindre. Alors lentement, très lentement, elle roule sur le flanc. Sa tête repose sur le plancher, mais du coin de l’œil, la sirène observe le marin à la dérive. Elle lève doucement sa main, ses longs doigts fins effleurent, se font rapides, lointains, et pourtant si proches.
« … Je t'en supplie, ne me laisses pas. »
Loveleen, elle l’observe, longuement. Il a l’air aussi fou qu’elle, mais les rôles se sont inversés. Il y a encore des sillons sur les joues de la vélane, mais ils sont secs. Comme ses yeux rougis. Comme ses yeux gonflés.
« Est-ce que je le peux, seulement ? »
Elle tire sur sa jambe. Le tintement des chaînes résonne dans la chambre vide de toute âme. Encore une fois, elle étend vers lui ses doigts graciles, elle touche du bout de ses phalanges fragiles les siennes, sans se laisser attraper pour autant. Elle ne joue pas. Pas cette fois. Son visage est si sérieux quand elle se met sur le dos, pour lui faire face. Ses cheveux blonds forment comme un halo lumineux, mais son visage est trop pâle, vidé. A la commissure de ses lèvres, le rouge carmin du sang qui s’écoule de sa joue, à l’intérieur, qui déborde.
« Carter »
Elle l’appelle encore, comme toujours, avec cette voix douce.
Elle suspend son geste dans les airs, la main est presque à portée.
« Je veux pas être… une autre… encore… »
Elle retire ses doigts, finalement, les lui en prive. Au lieu de ça, elle se redresse doucement sur ses coudes et offre plutôt sa joue à ces phalanges qu’elle désire mais qui ont touché jadis une autre. Elle se laisse approcher, biche sauvage qui n’a pas oublié sa nature de proie face au prédateur. Elle le laisse alors, alors que les mots lui brûlent ces lèvres qui saignent.
« Tu as dit que tu … m’appartenais » Elle renifle, parce que le dire lui fait encore plus mal que de le penser, « …que tu avais fait… un choix… » Elle a la tête lourde, si lourde qu’elle retombe en arrière, allongée sur le dos sous ce lit miteux, derrière ce grillage qui la rend encore plus prisonnière, « e-et je t-t’ai chois-si » Elle explose, finalement, de nouveau. Incroyable, mais ces yeux secs donnent naissances à des rivières, et elle lève ses mains pour cacher ce visage trop laid. « P-pourquoi j’ai s-si m-m-mal… »
Elle se souvient alors de sa mère, de sa main qui caresse tendrement sa tête couronnée de fleurs. Elle se souvient de sa voix douce qui lui murmurait : « souvent, il vaut mieux jamais aimer que d’aimer pour toujours ».



Quand au cœur de l’iris c’est le temps des moussons
Qui vient noyer le blé juste avant la moisson

CODAGE PAR AMIANTE






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Parchemin envoyé Jeu 30 Nov - 3:05

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Le jugement de Pâris

Loveleen Fuller & Carter Rookwood

Loveleen, elle est l’Eden et le Derbyshire ; à elle seule, un jardin. Le plus convoité de tous. Loveleen, elle a beau avoir maculé son beau visage de striures lacrymales, rien ne saurait lui arracher ses beautés. Mais Loveleen, peut-être parce que c'est ainsi que sont toutes les femmes trop conscientes de leurs charmes, malgré elle, elle le broie, resserre l'étau autour de sa cage thoracique. Menace de le briser, et comme une ombre s'en venant ternir une toile de maître, sa voix cassée de chagrin, alors, ravage tout. Impose la laideur au beau, la surdité à l'entente. Est-ce que je le peux seulement, ça ressemble aux prémices d'un adieu. Ça rend la main implorante au travers des barreaux plus rude, plus blême. Il est usé Carter. Brisé jusqu'en son sein, parce qu'en elle, tout ce qu'il cherche, c'est la paix et que tout en ce jour est désordre, jusqu'à elle. Jusqu'à elle qui désormais le met en doute, l'accable. Pouvait-elle seulement ne pas l'abandonner ? Ne pas le laisser là, lui, le bâtard aux yeux mouillés, de voir une énième maîtresse se débarrasser de lui ? Ô oui, bien sûr qu'elle le pouvait. Le lui demander, c'est faire insulte à son honneur. A son amour. A sa confiance. Alors, la question résonne en lui, un peu plus fort. A-t-elle peur de lui, Loveleen ? Le pense-t-elle capable de lui faire du mal si elle en venait à choisir la fuite ? En le bleu délavé de ses yeux, quelque chose se rompt. Quelque chose menace, à en faire trembler les murs de la grange un peu plus fort. Oui, tu es un assassin Carter. Oui, en cela, il est bien logique dès lors qu'une malheureuse colombe aux ailes arrachées comme elle puisse te craindre. Inutile d'être doux, inutile de te faire caressant, de prouver qu'il existe bien une part de bon derrière cette carcasse épaisse que tu traînes, car tu n'as pas changé, même en semblant porter le poids du monde sur tes épaules. Non. Tu n'as pas changé et tu ne changera pas. Jamais. Parce que tu es trop grand, trop volumineux, trop plein de rage pour ce monde, tes pairs te craignent, et elle, si maigre à côté de toi, par delà tout l'amour que tu puisses témoigner, elle te crains plus encore.

Alors, au travers des barreaux, ce n'est plus l'amour du passé qu'il observe Carter, ni celui du présent qui se tord d'une douleur qu'il ne parvient plus à comprendre. Au travers des barreaux, son regard ne perçoit que du vide, et le souvenir de paroles si pleines d'une inextricable fatalité qu'il ne saurai jamais plus s'en défaire. « T’es qu'un petit merdeux qui se prend pour un héros mais qui vient quand même de faire le choix de tuer la princesse alors qu’il était le seul armé de la salle. T’es pas un héros, Carter. T’es qu’une sous-merde. » Voilà. Ça y est. Ça se concrétise. Ça prends une place démesurée qui bientôt s'en viendra huiler la machine – « Il n’y a pas plus animal, qu’un être humain. Face au danger et à la mort, le premier réflexe est de s’en remettre à son instinct de survie. Voilà. Ça y est. Tout est en ordre, tout prend sa place. Voici donc ce qu'elle cherche à faire Loveleen, en animal aussi stupide que les autres : elle s'adapte à son prédateur dans l'espoir d'en ressortir indemne. Mais de quel prédateur au juste !?  Prédateur pour les autres, il n'est que sa proie à elle, vipère maline s'en venant susurrer son prénom pour mieux le perdre. Pour mieux le déposséder de ses armes. Oui, elle avait savamment joué Loveleen. D'aucun ne pourrait lui reprocher d'avoir posé ses pions sans intelligence. Sans griffes et sans crocs, elle s'était attaqué au cœur, faute d'être en mesure de le blesser au corps, et elle remporte si bien la victoire la Diablesse. Si bien que lorsqu'elle en arrête son geste, refusant de lui céder sa main, le loup croule sous l'épuisement de ce traitement accablant. « Je ne veux pas être une autre, encore. »

Il est sourd Carter. Sourd à la plainte qu'elle glisse subtilement dans ses mots. Sourd à sa détresse et à ce que cette dernière recèle de craintes pour l'avenir. Devant lui, Loveleen, elle n'a plus l'air aussi belle déjà. Si pâle, si craintive. A la fois offerte et inaccessible, elle n'a plus rien de charmant ; que la promesse de flammes plus grandes et de souffrances plus terribles dans l'azur de ses yeux. Alors, Carter, il se cabre, rue et fuis derrière un mur invisible dans le vain espoir de ne pas laisser ses paroles fielleuses le toucher un peu plus. « Tu as dit que tu m'appartenais. Que tu avais fait un choix. » Oui, c'est bien là ce qu'il avait dit. Bien là ce qu'il avait fait, mais il regrette Carter. Il regrette alors de s'être laissé glisser si facilement dans les fils soyeux de sa toile. De n'avoir pas eu la moindre prudence face à elle, de l'avoir pensé victime du même monstre que lui, elle qui n'en était sans doute que la plus accomplie des complices. Qu'ils doivent rirent ensemble au matin, quand lui se meurt déjà d'avoir dû la quitter. Lui raconte-t-elle, Loveleen, les pitoyables promesses que le chien dressé s'en vient murmurer sous la lune, rien que pour elle ? Lui décrit-elle la gaucherie de ses caresses, la presque timidité de ses baisers enfiévrés ? Et Cadmos. Oui, Cadmos, essuie-t-il de son propre corps les traces laissées par celui de son apprenti sur sa peau ? La nausée lui monte à la gorge, se déploie et enlace pleinement les lueurs d'une colère qui pourrait bien le tordre à jamais. Il n'en peux plus Carter, il est usé. Accablé. Élimé jusqu'à la moelle, et puis, les pleurs de son ange redoublent. Explosent de nouveau. « Je t'ai choisi. » Vérité ou mensonge, ça le calme pourtant sur l'instant Carter, comme frappé par la foudre. Car je t'ai choisi, ça signifie il n'y a que toi, mais il n'y a que toi, ça sonne à la fois comme une tendre exclusivité et une cruelle fatalité. S'il n'y a que lui, au moins, cela efface-t-il un instant la peur de voir d'autres mains que les siennes la toucher. Il n'y a que toi, ça lui fait se demander si, au fond, ce n'était pas la seule raison pour laquelle, lui, avait le droit de la posséder. Parce qu'il n'y a que toi. Qui d'autre qu'un monstre et quelques cadavres, à part lui, pour apprendre l'amour à cette créature enchanteresse ? Qui d'autre que lui, pour lui offrir les mots que tout être humain se doit un jour d'entendre ? Et puis, Carter, perdu au milieu de tous ces mots, perdu au centre de trop de paroles, il se rappelle alors de ce qui, initialement, avait causé cette interlude amère entre eux deux. Nola. Il se rappelle. Nola. Lui, il en avait vu d'autres. Embrassé d'autres. Aimé d'autres. Oui, derrière sa gueule agressive et sa peau noircie à l'encre, il y avait eu un jour un adolescent plus grand et plus fort que la moyenne qui avait su profiter de ces armes pour en amener d'autres qu'elle à lui livrer leurs corps, et il avait aimé ça Carter. Il avait prit du plaisir à parfois se faire plus indifférent qu'il n'était pour mieux accroître les désirs d'innocentes en mal de sensations fortes. Et puis, tout rejeté pouvait-il être au sein de sa propre famille, il avait fait de Poudlard son terrain de jeux Carter. Nola, elle-même, l'avait puni d'un an de silence pour cela. Pourtant, Nola, il l'avait eu comme les autres, et quand elle était partie, les autres s'étaient alignées dans sa brèche pour contenter le loup dans ses moindres excès. Mais Loveleen, elle n'a que lui et si elle en venait à rester ainsi enchaînée à cette grange jusqu'à son dernier souffle, elle n'aurai jamais connu que lui. Alors, plutôt que de susciter de la fierté et de l'arrogance, Carter, soudain, cela lui fait peur. Pour toutes les Phoebe, les Cathy, les Mendy, les Glenda, les Nola, et tant d'autres, il n'y aurait pour elle que Carter, avec tout ce que cela incombait de responsabilités vis à vis d'elle. Alors, soudain, Carter, pour la première fois, il a le sentiment d'être le maître et non plus le chien. Les rôles s'inversent, malgré lui, et lui inspire l'idée terrible qu'il n'avait jamais lui-même tenté de comprendre ce qui poussait les autres à partir. Lui, enchaîné à la cime d'un arbre, sans eau, ni nourriture. Lui, implorant, n'avait jamais vraiment songé à ce que pouvait avoir le coupable maître dans le crâne, de savoir sa bête pour toujours derrière lui. De savoir qu'il s'agissait là d'un adieu. Et quand Loveleen en vient à masquer son visage, à demander pourquoi elle a si mal, Carter, il se voit en elle, voudrait bien lui répondre. Amour, tu as mal parce que tu as pensé ta vie tracée auprès d'un être qui ne veut plus de toi. Ou qui ne peut plus être avec toi. Ou qui a cent autres bonnes raisons de te laisser, de t'abandonner derrière lui. Ou elle. Amour, tu as mal parce que c'est ce que l'on ressent, une fois que l'on sait aimer, que l'on ne vit plus qu'à travers ce sentiment, et qu'il est impossible de ne pas en souffrir quand il ne nous est plus permit de l'exprimer à la personne concernée. Oui, Amour, tu as mal, je le sais, car j'ai eu mal moi aussi, avant toi, et que sans le savoir, tu sais toi-même parfaitement tirer ce genre de flèches qui ne ratent jamais leur cible. Silence. Il la regarde pleurer, se tordre dans sa douleur, comme une chenille que l'on aurait épinglée à un mur. Et puis, il n'en puis plus, recule. Ne la préviens même pas de faire attention, de se pousser, et lève les pieds du lit comme avait volé le matelas, à la différence que le geste est effectué lentement, en douceur, pour ne pas risquer la brusquer. C'en est assez. Assez de ce jeu stupide, de cette mise en scène tragique se déroulant sous ses yeux. Loveleen, elle peut bien pleurer de ton son soul. Elle peut bien le frapper, l'insulter ou se figer de peur d'avoir ainsi été débusquée, Carter, il s'en moque. Il en marre ; la cueille comme une plume entre ses bras sans plus s'agacer du tintement de sa maudite chaîne.

Loveleen, elle est une enfant dans ses bras. Ni une fille, ni une femme. Une enfant, qu'il tient avec suffisamment de fermeté pour lui éviter la chute en cas de repoussement et avec trop de douceur pour seulement lui faire mal. Loveleen, Carter la berce, sans un mot. Attend qu'elle se calme, qu'elle veuille bien faire cesser enfin cette crise harassante lui vrillant les tympans, et ce n'est qu'une fois chose faite qu'il consent à la reposer. Mais Carter, il a beau la tenir par la taille, l'accueillir contre lui, il a le regard fuyant. Les lèvres pincées. Tout en lui alors, transpire la lassitude et le blême. Il lui appartient. Il avait fait un choix. Il doit s'y tenir désormais Carter, même quand le cœur n'y est pas.


« T'es qu'une gosse. »

Lui aussi, le réalise un peu. Comme pour la première fois, avec tout ce que cela sous-entend de déception et d'amertume.

« J'ai dix piges de plus, évidemment qu'il y en a eu d'autres avant toi. Et heureusement d'ailleurs, sinon, comment j'aurai pu... Comment je pourrai savoir qui est la bonne ? »

Comment j'aurai pu savoir que t'es la bonne, ce n'est pas sorti. C'est qu'il prévoyait pourtant de dire Carter, mais le cerveau a reculé, la langue avec. La main perdue dans cette chevelure qu'il caresse, dans cette blondeur insolente, Carter il a du mal à comprendre pourquoi il a pas su le dire, quand, en lui, tout en était tellement sûr avant que n'explose la discorde. La bonne, c'est elle. Ça ne peut être qu'elle, parce qu'il existera jamais en ce monde aucune autre fille qui puisse accepter cette odeur de viande et de mort dont il ne parvient jamais à se débarrasser vraiment. Parce qu'en ce monde, aucune autre qu'elle n'aura jamais suffisamment de douceur pour savoir comment le toucher, n'aura jamais suffisamment de beauté pour lui couper le souffle dans la simplicité d'une robe de lin blanc et d'un visage sans artifices. Parce qu'en ce monde, Loveleen, elle est la perfection incarnée, l'image même de tout ce dont les hommes rêvent de posséder et qu'il serait fou, dès lors, de cracher sur ce cadeau du Ciel pour s'en aller affronter la solitude et l'horreur de ses jours présents sans une main pour s'en venir chasser les spectres. Mais tandis que toutes ces belles idées prennent forme, Carter, il réalise que dans tout cela, ne se trouve que de l'intérêt. Loveleen, est-ce qu'il l'aime pour ce qu'elle lui apporte ou pour ce qu'elle est ? Ses mains se crispent sur elle, la serre un peu plus fort. Avec ou contre son gré, ses lèvres s'en viennent braver les siennes enfin, comme pour y chercher une réponse, mais tout n'est plus que flou alors. Loveleen, elle a le droit, au vue de tout ce qu'elle lui donne, de ne le vouloir que pour elle, pour toujours, et de toute façon, Carter, l'idée même d'en faire autrement ne lui avait jamais effleuré l'esprit, alors cette sensation étrange, il la repousse en l'embrassant encore, un peu plus fort. Un peu plus désespéré. Pourquoi avait-elle fait ça cette conne !? Tout était si beau. Si doux. Si parfait. La lumière dans le noir, le Derbyshire planqué au milieu de l'Enfer, ouais, tout ça, c'était parfait avant qu'elle l'ouvre. Avant qu'elle ne joue les divas, et qu'elle ne lui crache à la gueule tout ce qui aurait dû rester terré dans un coin perdu de son inconscient. Alors, Carter, il se maudit un instant d'avoir arraché le lit et le matelas de leur place initiale. S'ils avaient été là, il aurait suffit simplement de la jeter à nouveau sur ce lit et de se perdre en elle pour que la jouissance efface peut-être tout ce lot de questions lui brûlant la gorge. Mais le lit n'est plus là, et Loveleen, de toute façon, elle pèse trop peu dans ses bras alors pour qu'il tente d'en obtenir plus qu'il n'a déjà prit. Front posé contre le sien, ses paumes s'en viennent cueillir ses joues, les caresse avec douceur. L'amour. Est-ce bien l'amour auquel il s'attendait qu'il frôle ainsi avec tant de précautions ?

« Les disputes, ce... C'est normal, tu sais, dans un... Enfin, tu vois, ça arrive toujours quand on est avec quelqu'un. Même quand ça fait pas longtemps, ça arrive, mais c'est pas grave. »


Tout sonne tellement vrai au dehors. Tout sonne tellement faux au dedans. Il n'a plus l'impression d'être un homme implorant la femme qu'il aime de le pardonner Carter, simplement l'impression désagréable de rassurer une enfant ayant fait un cauchemar, et dans sa tête, le bon discours, celui qu'il n'a pas fait, se reforme. Les disputes, c'est normal dans un couple. Ça arrive toujours quand on est avec quelqu'un, même quand on l'aime plus que tout. Ça arrive. C'est pas grave. Il se sent mal Carter, comme un mari mentant à sa femme au dîner quand cette dernière l'interroge sur son retard de la veille. Réunion tardive, soirée imprévue entre amis pour fêter une occasion spéciale, alors que derrière le rideau des belles excuses se cache une chambre d'hôtel et une autre que celle portant le même anneau que lui. Il se sent sale Carter, pour la première fois de sa vie à l'image de ce qu'assurait le bourreau : une sous-merde. Une sous-merde qui ment, cache la vérité, ne parle qu'à demi-mot de peur que les autres le renvoie à sa propre misère. Et puis, il se reprend Carter, poussé jusqu'aux tréfonds du déni. C'est pas grave. Il se dit alors qu'il a raison Carter, que tout ça, tout ces doutes, ce ne sont que des ombres, des petits contrecoups douloureux dues à la peur de la perdre qui retombe, qu'une défense qu'il a hissé pour se protéger en vue de la rupture qu'il pensait se voir infligée. Oui, il déconne furieusement Carter. Il se force à voir le mal, à fermer les yeux sur ses propres sentiments pour elle, simplement parce qu'elle lui a fait peur. Simplement parce qu'elle lui a rappelé qu'aimer quelqu'un signifiait également pouvoir la perdre, mais c'est pas grave. Ça va passer. Un baiser encore, et il respire déjà mieux Carter.


« T'es pas une autre encore. Y en a pas d'autres. Y en aura pas, alors calme-toi mon ange. Calme-toi s'il te plaît. Je suis là. Je serai toujours là. »


Je te le promet. Mais il ne dit rien Carter, il la tient. La berce. La caresse et l'embrasse, encore et encore, comme pour réparer chacune des douleurs infligées par sa faute. Comme pour oublier la peur, parce que « si tu as peur, tu as déjà perdu, tu es déjà mort. » La leçon du premier jour qu'il croit avoir déjà oublié, elle est pourtant bien là, gravée au feutre indélébile quelque part dans sa tête à défaut de ne pas apparaître sur sa peau. Alors, Carter, bien dressé, il ne montre plus de peur. Plus de crainte, ni de la perdre, ni de lui faire du mal. Il se convainc, se rassure, ne cesse de la couvrir de caresses pour mieux leur donner à tous deux la certitude que le pire est passé, que la douleur est au loin. Les émotions doucement se masquent au profit de la résolution et de cette seule certitude : celle de lui appartenir, puisque c'est ce qu'il a juré. Puisqu'il n'existe plus que pour cela. Puisque la peur, c'est la mort, et que Loveleen, c'est la vie. La sienne. Maintenant et à jamais.







©️Aloysia
[Base fiche RP par ©Lexie]


Everything I've ever done, It's a sin
There are some sins that you commit that you can't come back, no matter how hard you try. You just can't. And then, I think maybe there's no Hell. You die and God says: no you can't come in. You have to leave now and you have to be alone. Forever.


Parchemin envoyé Ven 1 Déc - 15:59

- I am Divergent, deal with it. -
Je suis : Sha , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 15/11/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 48 , et l’avatar que je porte a été créé par : Nastya Kusakina Je parle en : #9B636D



Je suis âgé de : 25 ans. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Charmeresse pour la Main Noire. J’ai juré allégeance : à personne mais loin d'apprécier cette guerre, je trouve le monde injuste et violent. Secrètement je pense que l'Ordre du Phénix détient la solution, et je partage leurs idées. Côté cœur, : je n'étais pas la bonne, il aurait dû être le bon.
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Le Jugement de Pâris
LOVELEEN & CARTER



La fatigue engourdit petit à petit ses pleurs, et il ne reste bientôt d’elle qu’une sorte de fontaine morne, allongée sur le flanc. Elle aimerait autre chose. Une autre réalité, plus douce, où elle serait libre de ses mouvements, libre de ses sentiments qui ne sont désormais plus qu’un fardeau. Elle se meurt doucement Loveleen, à chaque fois qu’elle le voit s’éloigner, à chaque fois qu’elle l’effleure du bout des lèvres et qu’il n’y a sur ses lèvres que le goût de sa liberté. Elle est jalouse, possessive comme tous les enfants qui n’ont pas pris le temps d’apprendre à partager. Est-ce qu’on la partageait elle seulement ? Non, elle avait toujours été exclusive, une âme en peine attachée à cet endroit, attachée à cette chaîne qui sonne quand il l’approche. Elle frissonne, mais comme une biche blessée, elle se laisse approcher en le fixant de ses grands yeux clairs.
Il est doux avec elle, doux alors qu’elle l’a mis en colère. Il aurait pu le frapper – c’aurait été plus doux que des larmes, plus doux aussi que ce remord qu’elle peut lire dans ses yeux. Ce regret de l’aimer elle. Elle baisse les yeux et lentement elle s’enfonce dans ses bras, comme si elle voudrait se fondre en lui. Si elle était sur son corps, sur son dos, elle irait partout avec lui, elle ne serait plus jamais obligée de se languir de sa présence, de son odeur.

« T'es qu'une gosse. »

Elle baisse les yeux, mais elle ne répond pas. Bien sûr qu’elle n’est qu’une gosse – de quoi elle a l’air du haut de ses quinze ans ? Mais elle pensait être plus que ça. Plus qu’une « gosse ». Loveleen a pourtant l’impression qu’elle est tellement plus que les autres gamines de son âge. C’est une battante, une survivante comme en témoigne ses bandages et ses cicatrices. C’est une gamine qui a cru avoir vécu le pire, alors même que son cœur est en train de partir en miettes. C’est ça, le pire. Les blessures qui ne peuvent pas être bandées.

« J'ai dix piges de plus, évidemment qu'il y en a eu d'autres avant toi. Et heureusement d'ailleurs, sinon, comment j'aurai pu... Comment je pourrai savoir qui est la bonne ? »

Les mains de la vélane qui se sont logées dans son dos à un moment – elle n’a pas eu conscience de le faire – serrent le t-shirt qu’il porte. Elle le sert si fort que ses doigts s’enfoncent dans sa chair, sert si fort pour ne plus jamais le laisser partir. Elle n’a toujours pas relevé les yeux. Elle reste là, seulement, silencieuse, perdue, un peu. Les vélanes n’aiment qu’une fois – et si elle tombait amoureuse du mauvais ? C’est comme une claque qu’elle se prend, qui la remet sur le droit chemin. Elle n’a pas bougé d’un pouce, mais tout en elle a basculé, chaviré. Tout est confus. Même sa vision qui se nimbe encore une fois de larmes épaisses.
Et si tu n’étais pas le bon ? Et si je n’étais pas la bonne ? L’amour est-il si mal fichu que parfois on tombe amoureux de quelqu’un mais qu’on n’est pas véritablement la bonne pour lui ? A aucun moment elle ne pense qu’il n’est pas le bon pour elle, parce que ça serait stupide. Pas avec ce qu’elle ressent à ce moment. Elle n’a pas douté, pas une seule seconde. Elle était simplement en colère, pour lui, mais aussi contre elle-même de ne pas être capable de voler avec ces stupides ailes brisées.
Elle voudrait seulement tout lui offrir d’elle, plus que sa virginité déjà arrachée, plus que son corps ou son esprit. Elle voudrait le lui faire, la lui construire cette maison dans le Derbyshire, lui offrir une famille, de beaux enfants qui l’aimeraient aussi. Mais dans cette prison, elle ne ressemble à rien Loveleen qu’un pauvre oiseau en cage. Elle rumine. Elle le sert contre elle, comme pour lui dire que s’il s’en va, elle mourra – elle mourra vraiment.

Comme elle meurt sur ses lèvres quand il l’embrasse, elle vient même remonter ses mains pour caresser ses joues, pour le sentir là, tout contre elle. Elle aimerait, égoïste peut-être, qu’il soulève sa robe maintenant, qu’il se fonde en elle tout en étranglant cette gorge blanche, pour faire mourir la douleur à même sa peau. Elle le lui avait déjà demandé, une, puis deux fois. Elle le pense encore. Si elle mourait là, elle serait heureuse, ça serait tout, simplement. Il n’y en aurait pas d’autres après elle, aucune dont elle n’aurait conscience du moins. Elle soupire sur ses lèvres, sur les mêmes lèvres contre lesquelles elle avait vomi cette saloperie de « Nola » quelques heures auparavant. Ça avait au moins duré des heures – on ne pouvait pas souffrir autant en quelques minutes.
A son contact, serrée contre ses bras, contre son torse, elle rouvre doucement les yeux et se perd dans les siens. Il est si rassurant Carter quand il est près. Elle inspire profondément et soupire, ronronne comme une chatte quand il caresse ses joues, un tout petit sourire venait enfin poindre sur ses lèvres. Le doute subsiste malgré tout, comme elle ne le lâche pas du regard, de peur peut-être qu’il disparaisse. Il disparaîtra, Carter. Il disparaît tous les matins, elle le sait, alors elle baisse un peu les yeux comme la réalité lui revient. Elle le fixe, suspendue à ses lèvres, alors que ses doigts s’accrochent au t-shirt sur son torse comme le ferait une enfant qui a peur d’être abandonnée.

« Les disputes, ce... C'est normal, tu sais, dans un... Enfin, tu vois, ça arrive toujours quand on est avec quelqu'un. Même quand ça fait pas longtemps, ça arrive, mais c'est pas grave. »

« C’est pas grave… » répète-t-elle tout bas, comme pour s’en convaincre.

Elle semble réfléchir, quelques longues secondes, avant de sourire de nouveau, timidement. Ses pieds se frottent aux siens, comme pour se réchauffer, réchauffer son âme et sa confiance. La biche se calme. Elle se dit qu’il n’a pas tort, Carter, qu’un couple où il n’y a pas de dispute, c’est un couple qui ne vit pas. On ne peut pas toujours avoir les mêmes idées, les mêmes loisirs. Elle, par exemple, elle n’a jamais tué. Elle déteste l’odeur du sang même si la couleur est belle. Elle déteste la fraîcheur de ses doigts, parce qu’elle a l’impression d’avoir de la viande morte. Elle le préfère chaud, brûlant même, de toute cette hargne, de toute cette vie qui pulse en lui, qui pulse vers elle.
Avec tendresse elle couvre ses doigts des siens, elle les enferme contre ses propres mains. Elle veut qu’il les garde là, ses mains, qu’elle garde à jamais ce visage à portée du sien, mais elle les préférerait plus chaudes aussi.
Elle ne voit rien, Loveleen, parce qu’on dit que l’amour aveugle. Elle pourrait pourtant capter quelques signes, ces yeux qui fuient ou qui doutent face à elle. Elle, elle n’arrive à y lire que cet amour qui les submerge, qui se confond avec tout le reste. Qu’il est doux ce filtre à l’eau de rose qui rend tout si beau, même la mort, même la douleur. Elle s’approche finalement, pour chasser ses images qui nimbent les prunelles de celui qu’elle n’aime pas – non, elle l’adore. Sa bouche qui a appris à être impétueuse, à réclamer auprès de lui, se pose sur celle de son dompteur. Elle coince sa lèvre inférieure entre les siennes, le regardant un instant, avant de se retirer timidement.
Il respire mieux ; elle le sent sous ses doigts, son cœur qui ralentit. S’il continue encore un peu, s’ils s’arrêtent tous les deux, ils seront un unisson parfait.

« T'es pas une autre encore. Y en a pas d'autres. Y en aura pas, alors calme-toi mon ange. Calme-toi s'il te plaît. Je suis là. Je serai toujours là. »

Coincée dans cette cage de chair et d’os, elle ferme les yeux un petit instant, Loveleen, et elle soupire. Son visage se niche dans la gorge de Carter, puis se fait dévorer de petits baisers qui la font chavirer, qui la réconfortent. Elle sourit comme une enfant, parce qu’elle en est une après tout, et elle a un sourire merveilleux. Elle vient d’elle-même chercher ses lèvres, mais elle garde les yeux bien ouverts, comme si elle avait besoin de vérifier qu’il l’aime lui aussi, qu’il ne veut pas fuir en l’endormant dans ses bras. Elle est heureuse, mais la prudence a toujours été de mise chez elle.
Comme un oiseau rare, comme un oiseau fragile. La dernière fois qu’elle n’a pas usé de mère prudence, elle a perdu ses ailes. Ses magnifiques ailes de plumes blanches.

« Je suis désolée, Carter » murmure-t-elle, venant coincer son dos contre ses bras, se laissant bercer.

Les larmes ont salé ses joues et elle fatigue légèrement, sa chambre sans dessus-dessous. Elle n’a pas peur que Cadmos la voit, pas peur que Cadmos la tue. Elle est si bien là, contre lui, si bien quand elle se laisse aller contre son torse. Elle mime son souffle, son myocarde accompagne le sien. Sa tête dodeline, lourde, alors que ses paupières la grattent. Elle les frotte de son index, pour rester éveillée. Son autre main ne lâche pas sa manche.

« Si j’avais dix ans de plus, j’aurais pu être… moins égoïste... »

Elle inspire, soupire, les yeux déjà fermés, mais toujours éveillée, toujours contre lui.

« Si j’étais pas une gosse… j’aurais pas tous ces rêves… Mais c'est pas ma faute s'ils ont le goût de sucre. »

Elle a un petit sourire en coin, alors qu’elle semble de plus en plus petite au creux de ses bras. Elle ouvre un instant les yeux, de ce petit air fatigué mais fiévreux. La tempête est passée, et voilà comme elle laisse le petit oiseau, broyé par la fatigue, écrasé par le plaisir de se sentir aimé et d’aimer, aussi. Elle lève les yeux, pour mieux tendre sa main vers lui. Son index effleure la ligne que dessine son nez, puis l’arrête de son visage. Elle est comme un peintre qui découvre sa toile finie. Fascinée.

« Je suis cruelle, pas vrai Carter ? Cruelle, comme les autres. » Elle retire sa main, timide, la reprend contre son torse. Elle la presse contre sa poitrine, elle sent son cœur qui bat. Il est lent, profond ce battement. Triste comme un navire qui sait pas où partir. « Les cadavres ne devraient pas pouvoir aimer. C’est trop douloureux, le son du cœur au milieu des os. »

Elle soupire enfin, âme en peine qui a perdu son empire.

A quoi bon goûter au plaisir si c’est pour être condamnée à toujours en manquer ?




si se conjuguer c'est s'écrire
que reste-t-il des imparfaits

CODAGE PAR AMIANTE






Sweet dreams are made of this
Who am I to disagree?



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