indiscrétions
- gossip witch est bavarde -


L’homme en Jupe On a vu semblerait-il un sang pur jouer les transformistes au Cirque Avery. Nous n’avons pas encore de nom mais son jeune âge semble indiquer que son travestissement est une quête identitaire !

La tête d’enterrement N'est-il pas courant que lorsque l'on perd un être cher, on verse quelques larmes ? Eh bien si la mort de l'Actrice Louise de Montmorency emeut les foules, sa fille ne semble pas bien touchée. Etrange non ?

Le dimanche au Pays de Galles c'est le jour des mariages Il y a des évènements heureux dans ce monde enfin si l'union forcée et arrangéeest un évènement heureux ! Desmond Meadowes s'est débarassé de sa plus jeune soeur, reste la plus vielle des deux.




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From Satan to Lucifer • Arsenius Black

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Parchemin envoyé Ven 10 Nov 2017 - 10:44

- I am Insurgent, and proud to be. -
Je suis : Psyborg , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 14/05/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 122 hiboux. J’incarne : Imogen Poots , et l’avatar que je porte a été créé par : Psyborg . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Liv Rookwood & Lison Nott Je parle en : #5F6C76

Running to the sea

Je suis âgé de : 24 ans , et j’ai le sang : moldu, et je le vis très bien, qu'on vienne me dire en face que je vaux moins qu'un autre sorcier, et vous verez de quel bois je me chauffe. Dans la vie je suis : Département Recherche et Développement magique – inventions J’ai juré allégeance : à l'Ordre par défaut car on m'a dénoncé et ils sont ceux qui m'ont accueillit. Côté cœur, : Célibataire
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From Satan to Lucifer
Just one step, a different day. Would I know you at all? Would I know you at all? When your kingdom falls and your family fade, but it wasn't your fault. It was never your fault. And I realise you have to feel alive and all your worries will escape through the door and you'll wake up all alone on the floor. It's not too late, just rely on me now. Nine months on and people fade. I wouldn't be here at all, I wouldn't be here at all. 'Cause I fell in line at a different place and it wasn't my fault, no it was never my fault. And I realise you have to feel alive inside. And all your worries will escape through the door, and you'll wake up all alone on the floor. It's not too late, just rely on me now.


Une semaine. Crixus n'avait eu besoin que d'une semaine pour détruire complètement la créature déjà fragile qu'était Mahlah. Si la raison de cette destruction n'avait été que par pure folie, l'ironie avait fait en sorte que le mangemort confonde une phénix avec son ancienne femme. Morte. Tuée de ses propres mains. Il y a des années. Et il avait fallu que le jour ou ce connard se tape une hallucination, ça soit Mahlah qui serve de réceptacle. Blonde, quelques ressemblances vagues au niveau du visage, c'est tout ce qu'il avait fallu au Lovegood pour se laisser bercer par l'illusion. La petite sorcière se décidait enfin à sortir, dans le Londres sorcier en plus de ça, sans sa baguette, pour s'amuser et oublier toute l'angoisse qui la rongeait, et bam. Elle était tombée sur lui. Il n'avait même pas pris la peine de l'éloigner. Elle s'était faite choper à la sortie des toilettes du bar et dans un CRAC sonore que sûrement personne à l'intérieur n'avait entendu à cause de la musique forte, ils avaient transplané. Le début d'un cauchemar dont elle ignorait encore l'ampleur.

Des coups, une pluie de coups indescriptibles. En premier temps, elle tenta de lui faire entendre raison, de lui dire qu'elle n'était pas cette "Meryl" qui semblait lui avoir fait tant de mal, mais plus elle le répétait et plus elle avait l'impression que les coups étaient violents. Alors elle finit par se taire et accepter d'être "Meryl". Les coups ne se calmèrent pas mais elle avait la vague impression qu'en ne le provoquant pas, elle n'était pas fautive de ce qu'elle recevait. Elle avait arrêté d'essayer de comprendre. Il était taré, violent, elle ne souhaitait que sa mort. Incapable de compter les jours, elle pourrissait dans sa petite robe blanche à la base si belle mais qui était devenue poisseuse de sang, de sueur, et dont certains endroits étaient maintenant déchirés. Il l'avait balancé dans une chambre et la jeune femme avait craint un viol mais il n'était jamais arrivé. C'était bien la seule chose à laquelle elle avait échappé. Pour autant, et puisque le Lovegood débarquait toujours sans prévenir pour "laver ses impuretés", elle n'osa pas mettre un seul pied dans la douche, de peur que ça ne le fasse changer d'avis.

Un petit être dévasté. Des marques au visage et sur tout le corps, sale, tremblante, recroquevillée dans le coin de la chambre. Au bout d'une semaine, on aurait dit que Mahlah avait passé une année entière à subir son geôlier. Les seuls sons qui étaient sortis de sa bouche depuis quelques jours, c'était des cris lors des moments où elle se faisait torturer, et des pleurs lorsqu'il se lassait et finissait par l'abandonner. Une semaine peut paraître bien court pour tomber dans un état mental pareil, mais entre le pessimisme de toute cette guerre entre les mangemorts et les phénix qui était bien ancrée au fond de Mahlah, bien qu'Elias soit le seul à le remarquer, et les coups qui ont plu toute la semaine, c'était bien assez. Une situation qui déplaisait pourtant énormément à la soeur du Lovegood qui avait déjà manigancé un moyen de se débarrasser de la phénix... Lorsque Arsenius pénétra dans la chambre, la jeune inventrice aux doigts de fée était recroquevillée dans un coin de la chambre, les bras autour des genoux et le visage camouflé à l'intérieur.

N'entendant pas le pas habituel de Crixus, elle releva lentement et timidement le visage pour poser ses yeux clairs sur l'inconnu qui venait d'entrer. Pas si inconnu que ça, en fait. Mahlah reconnut aussitôt le rejeton en chaire et en os d'Alaric, qui tentait en vain de mettre la main sur elle depuis un moment pour profiter de ses inventions. Que foutait-il là ? La question traversa l'esprit de Mahlah pendant un quart de seconde avant de s'effacer. Où était Crixus ? Quand allait-il revenir ? Savait-il qu'Arsenius était là ? Et puisqu'il la prenait pour sa femme, allait-il la frapper pour avoir osé laisser un homme pénétrer dans la chambre ? La soeur de Crixus était déjà partie. Cette femme ne voulait pas être mêlée à tout ça, bien qu'elle en soit directement la responsable. Mais si Mahlah faisait quoi que ce soit qui ne plaisait pas au Lovegood, c'était elle qui allait prendre, pas sa soeur. A cette simple pensée, le corps fragile de la jolie blonde se remit à trembler de peur, tandis que ses doigts rouges de sang séché se crispaient un peu plus sur ses jambes. A ce moment là, elle n'était pas sûre de vouloir prendre le risque de bouger ne serait-ce qu'un seul petit doigt. Peut-être que si elle était sage, Crixus lui taperait moins fort dessus ?




Running to the Sea.
In a moment all went screaming wild until the darkness killed the light. I remember running to the sea. Remember falling to my knees. I remember gliding off the shore until I touched the ocean floor.


Parchemin envoyé Dim 10 Déc 2017 - 18:27

- I am Allegiant, and I like it. -
Je suis : Cha' , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 11/03/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 730 hiboux. J’incarne : Jamie Dornan , et l’avatar que je porte a été créé par : Lempika, tyrell (av.) . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Xéphandre Lovegood, Rodrick Rackharrow & Menelaus Greyback Je parle en : #808000

Je suis âgé de : 31 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : gérant du Cercle de Jeu et responsable de la zone de Poudlard J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : il est fiancé à Sophia Nott, pour le meilleur et surtout pour le pire Champ Libre :
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From Satan to LuciferMahlah & Arsen
"If the night is Satan, if the light is God, at the end of the day, God is only an anecdote."

•••

Le hibou était parvenu tôt un matin, annonçant une bonne nouvelle. Quoi de mieux pour commencer une agréable journée que de recevoir d’agréables nouvelles ? Il s’était posé sur la fenêtre du bureau de l’ainé des Black, une lettre dans son bec. Arsenius s’était levé avec curiosité, ne sachant qui était l’auteur de ce message inespéré. Remerciant puis congédiant l’animal, qui finit par s’envoler d'un coup d’aile majestueux, le Black finit par se rassoir dans son énorme fauteuil de bureau, ce dernier qui lui avait d’ailleurs coûté un bras, fait sur mesure. Enfin, rien de bien dérangeant pour la fortune qu’il possédait, tandis que l’argent des taxes l’avait bien aidé pour le petit pourboire. Il fallait bien que ces vermines de commerçants servent à quelque chose après tout. Le papier était fin sous des doigts, soyeux et lisse. Probablement une famille de Sang-Pur. Mais la quelle ? Et dans quel but ? Peut-être était-ce une histoire d’argent, d’affaires, cela concernait toujours le business de toute façon. Néanmoins, quand il finit par poser ses yeux sur les lignes manuscrites, il comprit que ce n’était pas le même genre d’affaires, pas celles dont il avait l’habitude de traiter. Celle-ci était bien plus excitante et surtout, bien plus intéressante. Un sourire cruel s’était creusé sur son visage à la lecture des mots posés côte à côte, des mots que lui avait écrit une Lovegood, la sœur de Crixus Lovegood d’ailleurs, l’actuel patriarche de la famille suite au décès - assassinat - de son père. Ce dernier détenait quelque chose qu’Arsenius désirait depuis quelques temps déjà. Une petite tête blonde, qui cachait en son sein un certain potentiel pour les inventions en tout genre. Et des inventions, Arsenius en voulait. S’il pouvait obtenir un avantage sur n’importe lequel de ses ennemis, qui se faisaient désormais nombreux, il prendrait avec plaisir. Ces inventions, il les aurait payées si la situation s’y prêtait, après tout, l’argent n’était pas ce qui lui manquait. Cependant, ce très cher inventeur, et même inventrice, n’était autre qu’une Sang de Bourbe. Une demoiselle cruellement et horriblement impure jusqu’au plus profond de son âme. Et le Black étant peut-être un des plus redoutables homme d’affaire du coin, prêt à faire n’importe quoi pour servir ses intérêts, négocier avec une raclure de la société, un être souillé, n’était clairement pas envisageable. Voilà pourquoi ce message était une aubaine aux yeux du brun. Il allait enfin pouvoir obtenir ce qu’il voulait. Après tout, il a toujours tout ce qu’il veut le Black, sinon, le monde brûle.

« Je vous ouvrirais, et vous garantirais l’accès à la pièce dans laquelle la jeune impure est détenue. » Ce qu’elle avait fait comme convenu, la Lovegood. Tout de noir vêtu, adoptant la panoplie du Mangemort parfait, image de la faucheuse venant chercher une âme, il s’était présenté à sa porte à l’heure qu’on lui avait communiqué. Elle était présente, comme promis. Et elle lui avait ouvert les portes du Manoir Lovegood, la résidence de Crixus. Violer un tel lieu ne dérangeait en outre pas vraiment le Black, qui n’était pas à ça près. Un vol autorisé, rien de bien grave. Il ne faisait pas couler de sang pour une fois, du moins, pas pour le moment. « Il sera absent ce soir-là, il sera sur une mission avec son cousin, le jeune Lovegood aux cheveux blonds. Il n’y aura rien à craindre. » Encore une fois, elle avait dit vrai. Il n’y avait pas eu un chat dans les longs couloirs sombres du manoir. Tout était calme, silencieux, peut-être trop. Ce n’est pas que le fils Black redoutait quoi que ce soit, puisqu’il s’estimait intouchable, mais s’il pouvait éviter de croiser le Lovegood, ça l’arrangerait. Obtenir des inventions, soit, mais créer un incident diplomatique entre famille Mangemortes, ce n’arrangerait pas grand-chose. Détruire ses "collègues" ne rentrait pas encore dans ses plans, peut-être aura-t-il besoin d’eux un jour. Elle le mène à une pièce, une chambre plus précisément, à l’intérieur de laquelle il découvre enfin la poule aux œufs d’or. « Vous n’aurez ensuite qu’à ressortir avec la prisonnière, et en faire ce que vous voulez. Je ne veux plus la voir ici. » Probablement une des affaires réglées les plus facilement. Pas besoin de négociations, de discussions quant aux prix, à la garantie, rien. C’était presque un don. Le Black sourit et hocha la tête lorsque la Lovegood se retira. Il connaissait le chemin après tout. Il fit un pas, observant la demoiselle qui n’était plus que l’ombre d’elle-même. Recroquevillée, sale, affaiblie, le Lovegood n’y avait pas été de main morte. Quel gâchis. Ces Lovegood étaient tellement cinglés qu’ils ne voyaient même pas l’utilité que pouvait avoir une telle proie. Le Black soupira, il allait avoir beaucoup de travail. D’abord redonner un minimum de confiance à l’Impure, reconstruire la communication, la nourrir, la laver, puis commencer les choses sérieuses. Après tout, il n’était pas là pour la sauver, il n’en avait que faire de sa vie, elle lui était précieuse seulement pour son propre intérêt, et ses habilités manuelles et intellectuelles.

Elle finit par lever la tête, tandis qu’il lui sourit. Il ignorait si un tel sourire pouvait rassurer, mais tant pis, il faisait de son mieux. Apparemment ce ne fut pas efficace puisqu’elle se mit à trembler de tout son corps, crispant ses petits doigts féminins. Il s’avança alors lentement, sans paraître menaçant. Il finit par s’accroupir à côté d’elle, et prononça quelques mots à voix basse. « C’est fini Mahlah, tout est fini. Je t’emmène loin d’ici, chez moi. Il est temps de te réveiller de ce cauchemar. » Savait-elle dans quel autre cauchemar il l’emmenait ? S’en doutait-elle ? Peut-être, peut-être pas. Mais il était bien réel pourtant. Délicatement, et voyant qu’elle n’avait que peu de réactions, il entreprit de la porter dans ses bras, tel un chevalier servant. Image ironique à vrai dire, puisque chevalier n’était peut-être pas le mot idéal. Pourtant, il avait tout d’un héros à l’heure qu’il était. Mais peut-être pas le héros des contes d’enfants, tout simplement.

Il ne fallut pas longtemps pour qu’ils rentrent dans les appartements luxueux du Black. Tout était allé si vite, mais désormais, ils étaient hors de danger, sur un terrain connu. Ne perdant pas plus de temps, le Black se dirigea instinctivement vers sa salle de bain, ses pas résonnant sur le marbre noir et lustré. La première étape était de l’aider à se débarrasser de toutes ces impuretés, cette saleté et peut-être même chasser les relents de violence et de folie du Lovegood. Un bain purifiant et chaud, c’est ce qu’il lui proposait. Une fois à l’intérieur de salle de bain, luxueuse à souhait à l’image de son propriétaire, il déposa directement la frêle blonde dans la baignoire. Celle-ci trônait en plein centre, ronde et imposante, dotée d’une tuyauterie faite d’or. Le faste régnait en maître ici, sans aucun doute. Il se redressa finalement, prenant appui sur le bord du meuble, pour s’adresser à sa nouvelle "poupée". « Bien, je ne te forcerais pas à prendre un bain moi-même, je respecte ton intimité. Je te propose donc que tu le fasses toi-même si tu en es capable, dans le cas contraire, je ne vois pas d’inconvénient à te donner un coup de main, il suffit seulement que tu me préviennes. » Il parlait d’une voix calme, qu’il espérait apaisante. Il ne voulait pas paraître angélique, mais il savait que la traumatiser ou la brusquer encore plus n’aiderait en rien ce qu’il avait prévu pour la suite. « Si ça te va, je peux aller te chercher à manger, à boire ainsi que des vêtements pendant ce temps-là. Ensuite, nous pourrons commencer… à faire affaire. » Il afficha un sourire mielleux. Qu’elle n’espère pas passer des vacances ici. Il n’hébergeait pas les âmes perdues comme elle pour le plaisir, surtout avec un sang impur. Tout ce qu’il y voyait, c’était l’intérêt et le profit. Il se redressa alors, ajoutant une dernière recommandation au passage. « Dans le cas où tu n’aurais pas besoin de moi pour te nettoyer, je te précise seulement que toutes les portes sont fermées, ainsi que les fenêtres. De plus, tu n’as pas ta baguette, et des gardes sont postés tout autour de mes appartements. En bref, tu n’as aucun moyen de sortir. » Il soupira. « Écoute, je ne suis pas un monstre comme Crixus, je prends seulement mes précautions. C’est primordial dans ce milieu, sinon, on coule rapidement. » Il ne savait même pas si elle l’écoutait, si elle se fichait de ce qu’il disait. Mais au moins, si elle l’écoutait un minimum, elle saurait. Elle n’avait plus qu’à répondre à sa question, histoire qu’ils puissent passer aux choses sérieuses. Qu’elle soit un minimum présentable pour la suite lui paraissait important, mais le baby-sitting, ce n’était pas non plus son métier.

©️ 2981 12289 0




Parchemin envoyé Dim 10 Déc 2017 - 21:55

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Je suis âgé de : 24 ans , et j’ai le sang : moldu, et je le vis très bien, qu'on vienne me dire en face que je vaux moins qu'un autre sorcier, et vous verez de quel bois je me chauffe. Dans la vie je suis : Département Recherche et Développement magique – inventions J’ai juré allégeance : à l'Ordre par défaut car on m'a dénoncé et ils sont ceux qui m'ont accueillit. Côté cœur, : Célibataire
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Just one step, a different day. Would I know you at all? Would I know you at all? When your kingdom falls and your family fade, but it wasn't your fault. It was never your fault. And I realise you have to feel alive and all your worries will escape through the door and you'll wake up all alone on the floor. It's not too late, just rely on me now. Nine months on and people fade. I wouldn't be here at all, I wouldn't be here at all. 'Cause I fell in line at a different place and it wasn't my fault, no it was never my fault. And I realise you have to feel alive inside. And all your worries will escape through the door, and you'll wake up all alone on the floor. It's not too late, just rely on me now.


Majestueux. C'est le premier mot qui vint à l'esprit de Mahlah lorsque le jeune Black se présenta sur le pas de la porte, le corps élégamment caché dans sa longue cape noire représentative de son engagement. Il donnait l'impression d'avaler le monde sous ses pieds, de dominer la terre entière, et pourtant la seule question qui venait à l'esprit de Mahlah était : qu'est-ce qui va m'arriver si Crixus voit quelqu'un d'autre que lui dans la chambre ? La simple pensée de la rafale de coups qui pourrait lui tomber dessus la rendait plus craintive qu'à l'accoutumer. Elle avait entendu beaucoup de choses à propos d'Arsénius, mais jamais qu'il adorait frapper les femmes. C'est pourtant comme s'il avait levé la main sur elle qu'elle se recroquevilla au moment où il s'accroupit près d'elle. Le sourire qu'il arborait se voulait doux, et pourtant elle avait un très mauvais presentiment. Comme une sensation de se faire arnaquer et d'accepter ce vol de plein gré. Et la même question tournait en boucle dans sa tête : Et si Crixus arrivait ? Il avait fallu si peu de temps au Lovegood pour détruire la phénix. Il en faudrait bien le triple au Black pour se la mettre dans la poche.

Ses paroles sonnaient irréelles. Comment était-ce possible ? Elle avait rêvé, imaginé, prié pour qu'une escouade des membres de l'Ordre vienne la chercher, pour que Elias vienne la secourir comme il l'avait toujours fait, mais personne n'était venu. Personne n'était venu parce que personne ne savait où elle était et qu'elle n'avait aucun moyen de lancer un appel au secours. Elle n'en avait pas envie. Elle avait bien trop peur de prendre ce risque. Liv aurait été tellement plus combative. Mahlah n'était encore qu'une gamine traumatisée par la traque qui avait eu lieu après la grande purge, elle n'imaginait pas une seule seconde agir comme une héroïne. Tout ce qu'elle voulait, c'était ouvrir les yeux et se rendre compte qu'elle rêvait. Mais la douleur qui massacrait son corps était bien réelle et elle ne pouvait rien y faire. Alors malgré les belles paroles du jeune Black, Mahlah ne réagit pas. Elle ne bougea pas. Il pouvait bien l'arracher à sa prison s'il le voulait, mais dans la tête de Mahlah c'était carré. Elle voulait pouvoir assurer à Crixus qu'elle n'avait rien à voir dans tout ça si jamais il débarquait. Que ce n'était pas elle. Qu'elle n'avait jamais demandé à partir et que le seul responsable, le seul qui méritait de prendre des coups à l'instant présent, c'était Arsénius.

C'est un sentiment purement contradictoire qui naquit en elle lorsqu'il la prit dans ses bras. Elle aurait aimé le repousser, hurler qu'elle voulait rester là, que Crixus allait les tuer tous les deux s'il les voyait, elle aurait voulu pleurer, frapper, mordre. Rien de tout cela ne s'exprima. Au creux des bras de cet homme, la tête sur son épaule et à moitié camouflée dans cette affreuse cape qu'elle avait passé tant de temps à fuir, Mahlah se sentit étrangement en sécurité. Qu'est-ce qui aurait pu être pire que de servir de punching ball ? Elle ne savait pas où on allait l'emmener, ni ce qu'on allait faire d'elle, mais si c'était loin d'ici ça lui allait. Quoi qu'elle aurait encore bien été capable de rester là et d'attendre que les coups de Crixus la tue. C'était la meilleure solution. A ses yeux, la seule. La plus douce. Le repos éternel, sans plus d'angoisse, sans plus de douleur et de peur. Peu importe où l'emmenait Arsénius, elle pourrait se laisser mourir d'une façon plus correcte qu'en se faisant tabasser froidement.

Le voyage sembla à la fois trop long et en même temps super rapide. Mahlah avait des absences, se perdant plusieurs longues minutes dans des pensées macabres vides de sens. Puis elle revenait à elle et jetait un coup d'oeil autour d'elle. Et enfin elle replongeait. Mais du début jusqu'à la fin, sa main agrippait un bout de la cape d'Arsénius, comme s'il risquait de disparaître. Comme si tout ça n'était qu'un rêve. Elle passait de Satan à Lucifer et elle avait pourtant l'impression d'aller au paradis. Quelque part, au fond d'elle, il restait un semblant d'espoir qui la raccrochait à la vie. Et pourtant son esprit faisait tout pour exterminer cette lueur au fond d'elle. Il tentait tant bien que mal de la pousser vers la facilité, comme si sa conscience planait sur son épaule. Sauf qu'il n'y avait que la partie avec des cornes, cette fois-ci. Et ce petit être maléfique ne disparut que lorsque les pieds de Mahlah touchèrent le fond de la baignoire. Elle avait l'impression de ne rien peser tant il avait semblé aisé au Black de la transporter jusque là. Et si elle se jetait sur lui pour l'assommer ? Impossible. Incapable. Un moustique, à côté de cet homme imposant, rien d'autre. Alors elle fit un effort et chassa les idées sombres qui la hantaient pour écouter ce que lui disait Arsénius.

Son regard se posa sur les fenêtres qu'il mentionnait, vide de tout intérêt. Il aurait fallu escalader, sortir de l'autre côté, courir et s'échapper. Encore. Fuir. Toujours plus. Elle n'en avait pas le courage. Ses yeux d'ordinaire tellement colorés du bleu de ses iris avaient viré aux gris, en symbiose avec le désespoir qui l'habitait. Qu'aurait-elle à gagner en essayant de fuir ? Et même si elle réussissait à rentrer chez elle, qui n'était pas vraiment chez elle par ailleurs, comment pourrait-elle se débarrasser à jamais de ce qu'elle avait vécu ? Son regard vide se posa sur Arsénius et elle attendit, sans prononcer un mot. Mais ses bras étaient croisés sur sa poitrine, comme une barrière à l'accès à son corps. Il était hors de question qu'il la touche, qu'il la voit, ou même qu'il ne l'imagine. Outre sa pudeur naturelle, Mahlah refusait qu'on voit les blessures que Crixus lui avait infligé. Si elle était la seule à les voir, ça pouvait rester irréel. Si quelqu'un d'autre les voyait, ça devenait réel. Alors elle attendit. Elle attendit que le Black se tourne pour retirer cet espèce de lambeau qui avait un jour été une robe blanche qui lui allait à ravir.

Pendant une seconde, elle imagina le bonheur de sentir l'eau chaude sur son corps. Sa main se tendit vers le robinet et ouvrit l'eau d'un seul côté, le rouge. Elle pouvait bien bouillir dans son bain, elle en avait rien à faire. Ses pieds se mirent à rougir au contact de l'eau beaucoup trop chaude mais elle ne bougea pas. Elle détacha son soutien-gorge, le lâcha à côté de la baignoire et sentit un malaise s'emparer d'elle en voyant une horrible marque longer ses côtes. Il lui fallut une fraction de seconde pour imaginer Crixus entrer dans la pièce, fou de rage de voir qu'elle lui avait fait faux bond, et la frapper, encore et encore. Ses jambes ne la soutinrent plus. Avant même que Arsénius n'ait quitté la pièce, Mahlah s'écroula dans un bruit sourd sur ses deux genoux et les fesses dans l'eau, les bras fortement serrés autour de sa poitrine, le corps tremblant, rougissant sous le liquide bouillant dans lequel elle flottait et qui montait petit à petit. L'eau virait peu à peu en un mélange de noir de saleté et de roux dû au sang séché, alors qu'elle atteignait seulement ses cuisses, mais rien de tout cela ne perturbait la jeune Ellsworth. Son esprit était repartie dans un monde parallèle de violence et de peur, imaginant toutes les raisons improbables qui pousserait le Lovegood à apparaître juste là, devant elle, poings serrés, prêt à frapper. Sauf que ce n'est pas Crixus qui apparut devant elle mais Arsénius. Si seulement elle avait pu être consciente de ce qui l'entourait, elle aurait pu tirer une satisfaction à la probabilité qu'il s'ébouillante les mains dans l'eau. Mais elle n'en était plus à là. Elle comprenait. Elle comprenait que pendant plusieurs jours, plusieurs semaines, elle n'allait plus être capable de rien. Pas même de se laver ou de se nourrir.




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Parchemin envoyé Mar 6 Mar 2018 - 19:00

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Je suis âgé de : 31 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : gérant du Cercle de Jeu et responsable de la zone de Poudlard J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : il est fiancé à Sophia Nott, pour le meilleur et surtout pour le pire Champ Libre :
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Le silence régnait en maître autour d'eux, et il n'y avait rien qui pouvait le perturber. C'était comme une mélodie assourdissante, un chant sourd qui bourdonnait à leurs oreilles, une symphonie latente et pesante. Seuls les mots du Black vinrent déchirer cette absence totale de son, des mots qu'il prononçait un peu par obligation. Un avertissement, mais aussi la prévenir de ce qu'il l'attendrait ici. Il imaginait son état d'esprit, du moins, il essayait. Elle devait être perdue, traumatisée. Avait-elle encore la notion du temps ? Savait-elle où elle se trouvait ? Comprenait-elle ce qu'elle devait et pouvait faire ? Arsenius avait des doutes, parce qu'elle ne répondait pas à ses paroles. Il n'attendait pas spécialement de réponse de toute façon, mais ça ne l'aidait pas vraiment à comprendre son état d'esprit, à savoir ce qu'il devait faire pour améliorer les choses. C'était son apparence, son comportement qui l'aiguillait au mieux, et encore, ce n'était pas réellement une bonne chose pour elle. Elle paraissait ailleurs, comme si son esprit voguait dans un monde bien loin, trop loin même. Ce qu'il lisait dans ses yeux paraissait effrayant, tout simplement parce qu'il n'y voyait rien, le vide total. Et pourtant, loin de ressentir une quelconque pitié, il se retourna, se décidant à sortir après les quelques indications qu'il venait de donner. Il n'attendait plus vraiment de geste, de parole, ou de quoi que ce soit d'autre de sa part. Il entendit vaguement qu'elle tournait le robinet, l'eau tombant finalement dans la baignoire en un son caractéristique. Il était au moins satisfait qu'elle ait compris cette partie-là. Il espérait qu'une telle chose lui ferait du bien, même un minimum. Peut-être que l'eau ne laverait pas ses cauchemars, mais ça ne pouvait que lui faire du bien. Du moins, c'est ce qu'il pensait, il n'était pas psychologue après tout.

La porte n'était qu'à une longueur de bras devant lui, membre qu'il avançait même vers la poignée d'ailleurs, lorsqu'il entendit un bruit sourd derrière lui. Il se retourna d'un mouvement vif, constatant avec une certaine pitié la faible créature qui venait de s'écrouler dans sa baignoire. Le Lovegood n'y avait pas été de main morte apparemment. Si la situation n'était pas telle qu'elle était actuellement, le Black féliciterait presque son collègue. Mais ce ne serait probablement pas la meilleure chose à faire à ce moment-là. Aider la demoiselle, se faire gentleman, passer pour la main aidante sur laquelle elle pouvait s'appuyer. Pour le moment, il serait tout avec elle. Mais seulement pour le moment. Il gardait perpétuellement en tête un élément crucial à ne pas négliger. Elle était Impure oui, mais elle devait lui servir. Cette gentillesse dont il s'affublait avait un but, et il ne devait pas y déroger à cause d'un sang vicié. Il prendrait sur lui, il ferait des efforts, parce que l'intérêt et l'opportunité étaient plus fort que tout. Il se précipita donc vers la baignoire pour la supporter dans son malheur, ou quoi ce soit, il ne savait pas vraiment comme appeler ça. Ses yeux ne se posèrent à aucun moment sur le corps frêle et découvert de la jeune femme. Du moins, si, il en était bien obligé, mais pas sur les parties qui pouvaient la gêner. Tout d'abord parce que son objectif était de la mettre à l'aise, mais aussi parce qu'une Impure ne l'intéressait en rien. Elle était jolie oui, mais ils n'étaient clairement pas du même statut au sein de cette société, et ça, c'était une réelle barrière pour lui. Du moins, c'est ce qu'il pensait, et il en était persuadé, mais comment le savoir lorsque l'on n'a jamais franchi cette barrière ? Mais soit, ce n'était probablement pas aujourd'hui qu'il la franchirait, et probablement jamais d'ailleurs.

Plongeant instinctivement ses mains dans l'eau sale pour tenter de la relever, il les retira presque aussitôt, se brûlant la peau. Il jura, autant pour la chaleur que pour la crasse, puis en relevant rapidement ses manches, soupira profondément. Un effort Arsenius, allez. C'est un intimement mince filet d'eau froide qu'il fit couler durant à peine quelques secondes dans l'eau bouillante. Comment pouvait-elle ne rien ressentir ? Elle devait vraiment être tombée bien bas, dans les limbes de l'Enfer, sans aucun doute. Malheureusement, ici ce n'était pas le paradis, et Arsenius n'était pas un ange, et de loin. Il essaya alors de la faire changer de position, doucement, essayant de trouver une quelconque approbation dans son regard, histoire qu'elle ne reste plus sur ses genoux potentiellement blessés par le choc. « Est-ce que ça va, tes genoux ? » Elle n'allait pas bien, clairement, voilà pourquoi il avait ajouté la précision des genoux. Appuyé sur les bords de la baignoire, le regard plongé dans celui de la blonde, il ressentit presque un réel soupçon de pitié. Comment un être humain pouvait-il en être réduit à ça ? Il y eut presque un sursaut au fond de son cœur, une réminiscence d'une humanité perdue. Il ne voulait pas l'aider plus que ça, elle n'était que vermine. Et pourtant, il y avait quelque chose au fond, quelque chose qui lui disait que cette pauvre créature faisait pitié à voir, blessée à jamais. Il ne voulait même pas imaginer une de ses sœurs dans un tel état. Il secoua brièvement la tête, reprenant conscience de la situation. Il s'empara d'une éponge neuve, qu'il n'avait encore jamais utilisée pour se laver, et qu'il donnerait volontiers à la demoiselle d'ailleurs, puis s'adressa à elle calmement. « Est-ce que… tu veux que je t'aide alors ? Tu n'as pas l'air d'être en état de quoi que ce soit malheureusement… Ou je te donne seulement ça, et ça va aller ? » Il levait l'éponge et envisagea un savon qui se trouvait au coin de la baignoire. Il lui proposait l'autonomie encore une fois, pour qu'elle ne se sente pas coincée, mais il voyait bien que ce terme lui semblait étranger pour le moment, l'autonomie. Elle n'était plus capable de rien, et vu les blessures qu'il apercevait du coin de l'œil, il comprenait bien. Arsenius Black qui proposait à une Phénix de la laver, beaucoup auraient payé pour voir une telle chose.

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Parchemin envoyé Mer 21 Mar 2018 - 14:59

- I am Insurgent, and proud to be. -
Je suis : Psyborg , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 14/05/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 122 hiboux. J’incarne : Imogen Poots , et l’avatar que je porte a été créé par : Psyborg . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Liv Rookwood & Lison Nott Je parle en : #5F6C76

Running to the sea

Je suis âgé de : 24 ans , et j’ai le sang : moldu, et je le vis très bien, qu'on vienne me dire en face que je vaux moins qu'un autre sorcier, et vous verez de quel bois je me chauffe. Dans la vie je suis : Département Recherche et Développement magique – inventions J’ai juré allégeance : à l'Ordre par défaut car on m'a dénoncé et ils sont ceux qui m'ont accueillit. Côté cœur, : Célibataire
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From Satan to Lucifer
Just one step, a different day. Would I know you at all? Would I know you at all? When your kingdom falls and your family fade, but it wasn't your fault. It was never your fault. And I realise you have to feel alive and all your worries will escape through the door and you'll wake up all alone on the floor. It's not too late, just rely on me now. Nine months on and people fade. I wouldn't be here at all, I wouldn't be here at all. 'Cause I fell in line at a different place and it wasn't my fault, no it was never my fault. And I realise you have to feel alive inside. And all your worries will escape through the door, and you'll wake up all alone on the floor. It's not too late, just rely on me now.


Pas plus qu'elle n'avait sentit la chaleur brûlante sur son corps, la chute sur ses genoux avait été indolore. Ou alors Mahlah n'y portait aucune attention. Le simple fracas de ses souvenirs était plus douloureux que tout ce qui aurait pu s'abattre sur son corps. L'eau froide qui s'insinua dans le bouillon de Phénix soulagea tout de même le corps déjà un peu brûlé de la demoiselle. Les mains d'Arsenius, qui la bougèrent avec une douceur incongrue, ne semblèrent pas la gêner le moins du monde et elle se laissa faire. Elle ne savait pas pourquoi elle avait relevé les yeux à cet instant, mais son regard croisa celui du mangemort et elle s'y noya pendant un temps. Malgré son traumatisme, Mahlah savait où elle se trouvait et qui elle avait en face d'elle. Il était bien trop connu pour qu'elle ne puisse mettre un nom sur son visage, surtout que le père même de ce dernier avait traqué Mahlah pendant bien trop longtemps. Elle se retrouvait en plein coeur de la gueule du loup et pourtant elle s'en trouvait soulagée. Ce regard qu'elle avait devant elle, ce n'était pas celui de Crixus. Elle ne voyait ni folie, ni haine, ni violence dans ces yeux bleus qui soutenaient son regard. Juste une ombre ténébreuse prête à la dévorer, mais en silence et sans douleur.

Ses mots la tirèrent de son cauchemars éveillé et elle baissa lentement les yeux vers ses genoux. Ils étaient rouges, comme le reste de sa peau, mais elle n'avait pas mal. Elle hocha sagement la tête à sa question, souriant intérieurement à l'ironie de la chose. Les genoux, ça allait. En revanche, le reste de son corps... Entre les hématomes et les cicatrices en tout genre, il n'allait pas bien du tout. Il n'y avait que ses genoux qui étaient encore en place, même son esprit était complètement ravagé par ce qu'il avait vécu. Une semaine ce n'était pourtant rien, beaucoup n'auraient pas craqué après si peu de temps, mais Mahlah avait toujours été faible et sensible. Elias aurait mordu jusqu'à la mort, Salome aurait fais un attentat suicide s'il avait fallu, mais Mahlah... Mahlah n'était pas une guerrière. Cette guerre, elle la subissait plus que tout et quand ses deux amis cherchaient à obtenir vengeance et liberté, la jeune Ellsworth ne rêvait que de normalité. Si elle avait pu abandonner ses pouvoirs contre une vie moldue, avec une jolie petite maison, un mari doux, des enfants et un chien, elle l'aurait fais sans hésiter.

L'eau était encore chaude mais le corps de Mahlah tremblait. Des frissons dévoraient sa peau, véritable mystère quant à leur naissance. Le froid, la peur, le contact avec les mains de cet ennemi qui se montrait si exécrablement gentil avec elle. Elle-même ne savait pas quoi choisir entre les multiples émotions qui la dévoraient. L'éponge apparut d'abord devant elle, puis un savon, rose, parfumé, qui lui donnait envie de se blottir dans un cocon de douceur. Effacerait-il les cicatrices ? Elle prit lentement l'éponge, ne prit pas la peine de la mouiller ou de toucher au savon. Son premier réflexe fut de frotter l'affreuse cicatrice qu'elle avait sur le ventre, la plus grosse, la plus imposante. Des morceaux de peau encore en formation se firent arracher et elle commença à saigner, faisant réaliser à la demoiselle en détresse que tout ça ne servait à rien. L'éponge glissa entre ses doigts tandis qu'elle relevait un regard désespéré de son ventre jusqu'aux yeux du Black. "Laisse moi partir... Je t'en prie, je veux rentrer, laisse moi retourner chez moi, t'as pas besoin de moi, je ne suis pas un soldat, je ne sais rien sur l'Ordre, je n'ai rien à t'offrir, et personne ne viendra me chercher, s'il te plait..." supplia-t-elle en désespoir de cause. Elle voulait s'éloigner le plus possible de Crixus, et rester chez les mangemorts n'étaient pas une sécurité viable.




Running to the Sea.
In a moment all went screaming wild until the darkness killed the light. I remember running to the sea. Remember falling to my knees. I remember gliding off the shore until I touched the ocean floor.


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