indiscrétions
- gossip witch est bavarde -


L’homme en Jupe On a vu semblerait-il un sang pur jouer les transformistes au Cirque Avery. Nous n’avons pas encore de nom mais son jeune âge semble indiquer que son travestissement est une quête identitaire !

La tête d’enterrement N'est-il pas courant que lorsque l'on perd un être cher, on verse quelques larmes ? Eh bien si la mort de l'Actrice Louise de Montmorency emeut les foules, sa fille ne semble pas bien touchée. Etrange non ?

Le dimanche au Pays de Galles c'est le jour des mariages Il y a des évènements heureux dans ce monde enfin si l'union forcée et arrangéeest un évènement heureux ! Desmond Meadowes s'est débarassé de sa plus jeune soeur, reste la plus vielle des deux.




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[FB/GORE/SANG/NC-17] With human bodies I make masterpieces (pv)

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Parchemin envoyé Dim 5 Nov - 23:13

- I am Allegiant, and I like it. -
Je suis : Sha , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 17/10/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 170 hiboux. J’incarne : Christian Bale , et l’avatar que je porte a été créé par : Eden Memories . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Loveleen & Ashlynn Je parle en : #4A5749



Je suis âgé de : 47 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : fournisseur d'Inferi pour le Ministère. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : marié à Cassiopée Carrow, pour le meilleur et bien sûr pour le pire. Champ Libre :

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Décembre 1981
Dans un petit taudis perdu au milieu du chemin de traverse, Cadmos est assis au comptoir à gauche d’Antarès Macnair. Ensemble ils discutent, murmurent presque, buvant à grandes gorgées leurs verres comme s’ils étaient assoiffés depuis des siècles. Ils se sentent épier mais ils n’y font rien, continuent leur manège, jusqu’au moment où un homme se lève. Il était assis loin derrière, Cadmos l’a vu en entrant, mais il ignore qui il est.
Il s’arrête en face d’eux, jette un regard à Macnair dont le visage est encore lacéré de la veille, puis ensuite à Cadmos. Il a cette barbe fournie, épaisse, qui cache la moitié de son visage, et de longs cheveux qui lui tombent sur la nuque. Ils ont l’air de deux sauvages, c’est ce que dit l’homme en face de lui, Cadmos l’entend penser trop fort.
Il n’a pas le temps de lire le reste de ses pensées que l’homme tend sa main vers eux :
– Je cherche Cadmos Carrow.
– C’est moi, répond simplement le Carrow, serrant en même temps la main.
– J’ai une mission pour toi.
Un petit flottement enrobe les trois hommes. Macnair jette un regard au Carrow qui semble en train de déchiffrer dans l’esprit même du type les desseins de ce dernier.
– Une mission pour le grand maître ? siffle Macnair, étranger au dialogue silencieux.
– Non, pour la Main Noire. Pour un agneau.
– Ha, ça… La cruauté ça s’perd de nos jours, se lamente gentiment Antarès, mais Carrow c’t’un bon ! Il transformerait un p’tit mec de chœur en nettoyeur, haha !
– Ça tombe bien, réplique l’homme en plongeant ses yeux dans le regard de Cadmos, c’est exactement ce qu’il faut faire.




Le jardin du Domaine Carrow est encore en friche. Il y a peu, on a soulevé les anciens buissons de rosiers pour les remplacer par des roses uniquement rouges. Ici et là, on peut trouver quelques chaporouges qui surgissent de terre et partent en hurlant, accrochant leur bonnet cramoisi de peur qu’il s’envole. Cassiopée, debout devant les portes, observe l’étrange cortège de deux hommes habillés de noirs qui pénètrent dans la cour.
Cadmos l’a déjà prévenu : il faudra leur montrer l’allée de gravier blanc qui mène à l’Atelier, l’endroit où il travaille tous les jours et tous les soirs. Il y est seul, comme à son habitude. Les deux garçons sont chez Aidos en vacances, pour le laisser respirer, lui et sa femme. Cassiopée se montre serviable. Elle offre aux hommes sa compagnie jusqu’à l’entrée de la dépendance.
Il s’agit d’une grange au fond du jardin, elle a l’air ancienne mais elle tient debout. La rousse s’arrête, les invite à continuer et à faire attention au moment d’ouvrir la porte. Elle s’efface ensuite avec un petit sourire, laissant le jeune homme et celui qui l’accompagne continuer leur route.

Dans son atelier, Cadmos travaille déjà. Avec un scalpel fin, il entaille avec une certaine tendresse et une grande précision la peau de sa victime du moment. La jeune femme hurle, elle aimerait se débattre ou se soulever pour échapper à la lame, mais elle est fermement attachée, si bien tendue qu’elle sentirait presque ses rotules craquaient.
Le Carrow, assis à côté d’elle, décore ses flancs d’écaille couleur de sang. Il sublime, abîme son esprit déjà fragile, et elle pleure si fort qu’il n’arrive pas toujours à réfléchir. Son esprit est rempli des supplications de sa victime, de ses cris, de ses pleurs. Il n’arrive pas à se concentrer, aussi il lâche d’un petit air colérique le scalpel sur la table à sa droite.
– Si tu continues, je vais devoir te couper les cordes vocales car tu m’empêches de réfléchir.
– P-pi-pi-tié….Pi-pitié…Tu-tuez moi, pitié…
– Amy, ça devient très désagréable. On ne peut vraiment pas avoir de conversation avec toi.
Il se lève, déposant contre son flanc sanguinolent une petite coupe trouée qui récupère le sang. Le trou donne sur un long tuyau qui goutte dans une fioline de quelques centilitres. Chaque goutte est précieuse. Il est patient et attentif. Il observe le corps nu d’Amy, ses pleurs silencieux, son regard presque vide. Elle n’en a pas plus pour très longtemps ici, il la sent fatigué et il n’aime pas ça.

Derrière lui, il entend qu’on toque à la porte. Il ne relève pas le nez et ordonne à son inferius d’aller ouvrir la porte. Ce dernier se déplace lentement. Il est grand – plus grand que Cadmos lui-même – et ses longs bras lui donnent un air simiesque. Il tend douloureusement le bras vers la porte et l’ouvre sur les deux inconnus. Il ouvre sa gueule et un parfum putride s’en échappe :
– Eeeeentrerr…
Ce n’est qu’un souffle qui sort de ses poumons atrophiés. Il s’écarte pour laisser passer les deux badauds et referme derrière eux la porte.

Pendant ce temps Cadmos a juste retiré la petite coupe du flanc de sa prisonnière. Il a une pipette entre les doigts et instille dans le sang quelques gouttes d’un venin rare et cher afin que le sang ne coagule pas. Il secoue la fioline, hume son parfum et enfin la renifle, jetant enfin un regard au drôle de duo qui vient d’entrer.
Il tends sa main, d’un air calme malgré Amy :
– Bonsoir messieurs. Cadmos Carrow. Et… well, Amy Dearborn.
Il montre la jeune femme, brune, le corps exhibé et fermement attaché – pieds et poings liés – sur la table de bois qui trône au milieu de la pièce. Le restant est richement décoré de corps en décomposition, accrochés ici et là à des crochets de boucher, en hauteur afin qu’on ne rentre pas collision. Il y a aussi des têtes enfermées dans des bocaux de formol. Ici et là, en un véritable musée d’horreur, l’Atelier de Cadmos dévoile ses mystères et ses secrets.
Au fond, près de l’entrée, il y a toujours l’inferius qui attends, le regard vide et laiteux.
– Je dois avoir à faire à… Carter Rookwood, si j’ai bien suivi ?
Il plonge dans les yeux du jeune homme son regard légèrement cramoisi, sondant pour la première fois de sa vie ce petit homme de rien du tout.


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Parchemin envoyé Lun 6 Nov - 4:06

- I am decadent, and here I am. -
Je suis : Aloysia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 26/10/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 62 hiboux. J’incarne : Tom *sexy* Hardy , et l’avatar que je porte a été créé par : Aloysia Je parle en : #996633



Je suis âgé de : 35 ans , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : Manutentionnaire au sein du Cercle de Jeux J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis un célibataire endurci

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From nothing to Hell

Cadmos Carrow & Carter Rookwood

« J'ai sauvé ta misérable peau. »


Voilà. Le mot était dit, lâché à pleine puissance. Pour toutes les fois où on lui avait laissé entendre qu'il aurait mieux valu qu'il ne vienne pas au monde, enfin, elle était là, la reconnaissance paternelle. J'ai sauvé ta peau, moi, ton père, avec mes ronds de jambes, mes supplications et mes lèchages de cul en règle. J'ai sauvé ta peau ; et pendant un instant, Carter qui aimait tant la vie jusque lors se demande si ça n'avait pas été la pire erreur à commettre. Après tout, dans ce monde ou dans l'autre, qui s'en viendrait regretter un bâtard dans son genre ? Ces types venus jouer les gros bras pour prendre plus qu'on ne leur donnait déjà, ils n'avaient eu que ce qu'ils méritaient. Et puis, Carter, depuis trois ans, il a de nouveau cette même envie d'autrefois, cette envie de réduire le monde à feu et à sang parce que tout en lui pue le vide et le manque et qu'au fond, il en a juste assez. Alors quand deux couillons en imper noirs s'en viennent jouer les durs, l'occasion est trop belle. Il sait se tenir Carter, il frappe jamais sans raison. Ils lui en avaient donné une. Tant pis pour eux. Sauf que cette fois-ci, aux cris et aux alarmes des badauds alentours, aux remerciements qu'il aurait pu espérer de son patron, ne reste que le silence. Un long mutisme lourd et pesant qui signifie « tu viens de te mettre profondément dans la merde. » Ces types-là, il aurait mieux fait de les tuer pour de bon, de faire disparaître les corps. Peut-être que ça lui aurait donné le temps au moins de se tirer lui aussi, quelque part. Peu importe où. Mais non, il les avait salement amoché, jusqu'à obliger l'un des deux à porter son comparse à bout de bras avant de transplaner. T'as fait une grossière erreur Carter et celle-ci, tu la payeras encore plus chère que les autres.  


« J'ai sauvé ta misérable peau.» Il ne se rappelait pas que la voix de son père ai pu un jour être aussi grondante. Lui qui avait pourtant si bien appris à ignorer ses aboiements, ce coup-ci, ils lui crachent au visage et aux oreilles avec plus de verve qu'ils n'en avaient jamais eu. Parce que Samuel, il a beau le mépriser, il a beau rabâcher constamment que son fils n'est qu'un bon à rien dont la naissance est un fardeau bien plus qu'une grâce, il l'aime au fond. A sa manière, de façon étrange. Il reste son fils. Son enfant. Le tout premier. C'en est presque émouvant d'imaginer un homme pareil capable d'outrepasser tous les scandales par simple attachement à sa progéniture, toute noircie soit-elle. Pour l'heure, c'est un autre gus en imper qui s'en vient le trouver. McNair qu'il s'appelle, mais lui n'est qu'un intermédiaire avant de passer aux choses sérieuses. Paraît que tu sais bien te battre Rookwood. Que t'as assez de cran pour oser casser des gueules devant lesquels tous les autres courbe l'échine, mais ne t'y trompes pas, si l'on vient te chercher aujourd'hui, c'est pas pour glorifier ton petit talent. Des mecs qui savent se battre, t'es que le énième parmi des milliers, mais toi, t'as le sang-pur. T'es un drôle de fruit dans lequel personne ose mordre et comme ton père a su trouver le mot et le geste pour implorer le pardon à ta place, cette fois-ci, tu vas la mettre profondément en veilleuse et faire ce que tu fais depuis toujours malgré toi : obéir. C'est là l'ordre de la dernière chance. Peut-être l'opportunité que t'attendais depuis toujours au fond. Ouais, les Black ont été super cool avec toi ce coup-ci, mais ces gens-là, vaux mieux pas se foutre d'eux bien longtemps et tu vas le comprendre bien assez tôt. Alors, Carter suis, sans décrocher un mot. Si seulement son père avait pu la fermer, au moins aurait-il su où il allait. Au moins, aurait-il eu la certitude d'y rester pour toujours. Mais non, Carter suis. Traîne le pied parfois, puis devance son guide lorsque ce dernier se complaît à le faire avancer comme l'on fouetterai son âne. Devant eux, bientôt, les premières lignes d'un jardin se dresse qui n'a rien à voir avec le jardin idyllique du Derbyshire que Carter attend depuis toujours. Un jardin, c'est ça son rêve, mais celui-là, il inspirerait même pas confiance au moins regardant des blaireaux. Quant à la rouquine qui s'en vient les accueillir, elle ferait presque peine à voir tant celle-ci n'est que bienséance et politesse. Petite bourgeoise de sang-pur qu'on a mit dans les pattes d'un mec trié sur le volet pour mieux servir les intérêt familiaux, elle a pas l'air bien dégourdie, mais au fonds, c'est bien tout le contraire de ce qu'on attend des colombes dans son genre. La rouquine, elle est jolie. Elle a la voix douce, le bon mot, le bon geste. Elle ne se tient ni en retrait, ni trop près d'eux. Une parfaite poupée de porcelaine, et ça exaspère le plus jeune du cortège un peu plus encore. Et puis, McNair frappe. Et puis, la porte s'ouvre.


L'Enfer, si tu croyais l'avoir déjà entrevu Carter,
tu t'es foutu le doigt dans l’œil jusqu'au coude.

L'Enfer, tu viens à peine de le frôler du pied Carter,
et t'es même pas encore au bout de tes peines.


- « Putain de merde ! »

Le recul est vif à la vue de la créature leur laissant et le passage et une odeur cadavérique de corps en putréfaction dans les narines. Déjà, McNair, qui n'a pourtant pas l'air beaucoup plus à l'aise, l'agrippe par le col, l'obligeant à avancer, à cesser de dévisager l'immondice à l'entrée qu'il ne saurait nommer. Les Inferi, c'est pas vraiment le sujet qu'il aurait pu aborder à Poudlard Carter, et pas vraiment le sujet qu'il aurait aimé étudié non plus de toute façon. Ce truc-là, c'est dégueulasse. Il ne sait même pas vraiment ce que c'est, comment ça tient debout, à quoi ça correspond, mais ça ne lui plaît pas. Non. Ça ne lui plaît pas du tout. Pourtant, il suffit de quelques pas de plus et l'Inferi lui semble dès lors une créature enchanteresse en comparaison du spectacle qui se dresse. Des corps. Partout. En morceaux, en entier, d'os et de chair, de chair et d'os, entassé ça et là dans chaque recoin de la pièce. Il a la tête qui tourne Carter, il se croit en plein cauchemar. Oui, dans une seconde, il va se réveiller, tremblant, suant dans son lit comme un môme. Alors il allumera toutes les lumières, se passera la tête sous l'eau froide et se rendormira paisiblement. Avec la lumière peut-être. Oui, il va se réveiller...

« Aid...moi. Je vous en pr... Aid... »



Amy Dearborn. Voilà tout ce qu'il comprend. Tout ce qui le percute. Il ne voit même pas la main qui se tend devant lui Carter, il a les yeux rivés sur ce que l'être humain peut faire de pire. Défaite de toute capacité de mouvement, elle est jeune. Trop jeune. Brune, avec de longs cils. Ça tourne. Ça tourne parce que Carter a l'habitude de l'odeur du sang mais que celle-ci embaume chaque particule de l'espace. Ça tourne, parce qu'il a beau avoir le cœur accroché et de sacrées bon Dieu de tripes, Carter, il connaissait pas l'Enfer avant de foutre les pieds ici. Et cette fille sur la table, qui supplie, qu'il pourrait presque toucher du doigt, c'est ça l'Enfer. C'est être auprès d'un corps pâle aux courbes magnifiques et qui se vide de vie. C'est être si près de la souffrance et ne rien pouvoir faire pour la faire cesser. Amy Dearborn, ça lui bourdonne dans le crâne. Ça fait chuter sa tension à son niveau le plus bas. Cette fille, sur la table, il faut qu'il reprenne ses esprits. Qu'il tape à nouveau dans des gueules de fous. Qu'il la couvre. Qu'il la porte. Qu'il transplane avec elle jusqu'à Sainte-Mangouste. Merde. Y'a trop à faire. Trop pour lui qui peine seulement à garder conscience. Qui comprend à peine ce qui se passe quand deux yeux sombres s'en viennent se planter dans les siens, une voix lui demandant de confirmer qu'il est bien Carter Rookwood. Mais Carter Rookwood, sur l'instant, il ne sait même plus qui c'est. Ce qu'il fout là. Ce que ses yeux voient. Comme dans un réflexe un peu con, il entrouvre la bouche sans que rien ne sorte. Il faut leur dire aux deux abrutis autours. Leur dire qu'il y a une fille sur une table et qu'elle est en train de mourir. Qu'il faut la sauver. Qu'il faut faire vite. Mais rien ne sort, parce qu'au delà du déni se fabriquant en son for, l'esprit sait bien que McNair et Machin Qu'a-des-mots ont provoqué l'horreur qui se dépeint sous ses yeux. Elle va pas s'en sortir. Ça lui perce le cœur jusqu'à lui donner envie de vomir. Ferme bien la bouche Carter, rajoute pas à tout ça l'odeur de tes tripes s'écoulant sur le sol. Ferme-la. Pour une fois, l'exercice n'est pas bien difficile, parce que ce qui l'entoure n'a aucun sens. Aucune définition. Carter, il avait beau n'avoir jamais été un saint et avoir eu quelques idées morbides dans la têtes les soirs de détresse, il aurait jamais pu imaginer ça tout seul, sans le voir. Sans y être confronté. « J'ai sauvé ta misérable peau », gronde Samuel Rookwood. Putain de géniteur à la con. Maintenant c'est sur, il aurait préféré crever que de vivre ça. Que de voir ça. Que de sentir ça. Non, ce qui se trame sous ses yeux n'a pas de nom, mais il pourra pas vivre avec. Il faut qu'il oublie, maintenant. Qu'on le sorte de là ! Mais à l'instant où son corps pivote légèrement pour entrevoir la porte de la Grange, ses yeux retombent sur l'Inferi et tout bascule. Lui d'abord, dont les genoux s'en viennent percuter lourdement le sol, dont les poings y cognent fermement et puis tout déborde...


C'est même plus une question de tripe, de courage ou de toute autre connerie du genre à ce compte-là. C'est son corps qui parle. Son corps qui physiquement peut pas supporter ce qui se trame autour. Alors pour la première fois de sa chienne de vie, Carter prie. En silence. Il prie pour que ça s'arrête. Pour qu'au lieu de larguer le contenu de son estomac devant des inconnus, devant une fille qui agonise, il s'évanouisse pour de bon. Qu'on le mette à la place d'Amy Dearborn tient ! Voilà, les Black. Les Mangemorts. Les Purs et toutes autres raclures de mes deux, prenez-là votre vengeance. Lâchez-vous sur celui qui a osé mettre son poings dans les mauvaises mâchoires. Allez-y franco, que ça s'arrête. Que ça s'arrête. Que tout s'estompe, mais rien ne part, que les relans qu'il a recraché et que la baguette de McNair nettoie en se confondant d'excuses pour le dérangement. Quelques insultes au passage et McNair le relève. Il a plus de poigne qu'on y croirait McNair, mais il a beau balader sa fiole de verveine sous son nez, Carter se ravive pas plus. Au moins, est-il de nouveau debout. Au moins, arrive-t-il à murmurer un semblant de paroles avant que de se taire pour éviter de répéter le même scénario.


- « Vous êtes tarés... »





©Aloysia

[Base fiche RP par ©Lexie]
Parchemin envoyé Mar 7 Nov - 21:47

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Je suis : Sha , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 17/10/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 170 hiboux. J’incarne : Christian Bale , et l’avatar que je porte a été créé par : Eden Memories . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Loveleen & Ashlynn Je parle en : #4A5749



Je suis âgé de : 47 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : fournisseur d'Inferi pour le Ministère. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : marié à Cassiopée Carrow, pour le meilleur et bien sûr pour le pire. Champ Libre :

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Il ne faut pas dix ans à Cadmos pour comprendre les rouages simples de l’esprit du Rookwood. Il a l’air d’être tout droit sorti du petit salon de Papa sans avoir jamais vu le monde, laid et informe comme il se présente chez le Carrow. Le mangemort se retient même de pousser un soupir, l’observant alors qu’il pense à ce moment-là à sauver la jeune fille. Patient et curieux, il écoute, suit le fil de sa pensée, esquissant un petit sourire en coin parce que le jeune homme ne se doute pas une seule seconde qu’il peut l’entendre.
Cadmos croise les bras et penche la tête, alors que Macnair juste derrière jette un œil un peu étourdi au cadavre encore frais qui pend au-dessus de sa tête. Il jette un œil curieux dans ses jambes arrachées et hausse un sourcil curieux. C’est donc ça l’intérieur d’une cuisse ? Il n’a jamais fait que tuer et ne s’est jamais intéressé au corps, mais à chaque fois qu’il entre dans l’Atelier, il y a toujours quelque chose à apprendre sur la mécanique humaine.
Il sursaute quand une goutte de sang a le malheur de lui éclabousser la joue et se rappelle brutalement de la réalité. Antarès jette un regard au gamin qui lui a toujours l’air sous le choc. Le Carrow en face a toujours l’air franchement indifférent, mais Macnair l’a déjà vu sauté à la gorge de certains après avoir eu ce regard. Il sait qu’il est imprévisible, comme la mort, qu’il frappe n’importe qui. Il est un peu comme la Justice, aveugle mais brutale.
Comme il n’a pas que ça à faire, Antarès approche et sort de dans sa manche une petite fiole de verveine. Il avait l’habitude au tout de début d’en renifler un peu avant d’entrer dans l’Atelier, mais au fil des années, il s’y est finalement habitué. Maintenant, il y trouve quelque chose de beau, d’artistique, pour ne pas d’érotique. Il y a une façon chez Cadmos de découper les corps qui les sublime. Ils ne sont ni trop ronds, ni trop fins. Ils sont juste… parfaits. Cadmos a un petit sourire en captant la pensée de Macnair, mais son visage se fige quand son regard brun retombe durement sur Carter. Le pauvre petit Carter Rookwood, risible petit Carter…
– Vous êtes tarés...
– Je déteste que l’on pense que je suis fou, Rookwood, car je crois qu’a contrario, je suis très sain d’esprit. Et c’est bien ça qui va vite te déranger.
La phrase lâchée fait ricaner Macnair qui derrière sa barbe brune a l’air d’une véritable hyène. Il essuie d’ailleurs du revers de sa main la larme de sang. Il est déjà prêt à partir parce qu’il n’a plus rien à faire ici. Il veut laisser le Maître et l’Apprenti ensemble, se découvrir et s’appréhender. Le vieil ami de Cadmos sait que ce sera difficile, car le Carrow est sévère comme son père avant lui et qu’il n’a que faire des états d’âmes de ceux et celles qui se prennent pour des gros bras. Ils sont capables de gonfler le torse devant les Black, mais incapables ou presque de retenir le contenu de leur estomac face à une simple table de torture ?
Cadmos ne rigole pas quand il approche d’un pas vers Carter et il décide que finalement, la meilleure façon de lui apprendre, c’est de la même façon qu’il a lui aussi appris. Lui faire comprendre que dans ce monde, il n’y a que deux clans. Il y a ceux qui vivent, et il y a ceux qui meurent. Ceux qui tuent, et ceux qui se font tuer. Ceux qui torturent et ceux qui se font torturer. Qu’il a le choix, vraiment, de prendre la place d’Amy Dearborn, de lui sauver la mise. Cadmos est un mec sympa, il le ferait vraiment, mais il sait aussi que l’instinct humain est ce qu’il y a de pire en eux. C’est un démon au visage d’ange, sous prétexte de sauver il jetterait enfants et parents dans les flammes. Parce que viscéralement, sur cette planète, il n’y a qu’une chose qui intéresse les hommes : leur propre nombril.
Il le toise finalement, et d’une main qui ne tremble pas il lui attrape la tignasse. Son visage se fend d’un sourire sans couleur, carnassier, qui laisserait dépasser ses crocs s’il était un loup. Sans douceur et sans lui laisser le temps de se débattre il lui plaque le visage dans le ventre même de la jeune femme. Elle geint de douleur car c’est justement près de ses blessures, de son flanc qui saigne, qu’il le projette et le force. Elle pleure un peu plus fort, mais ses yeux n’ont plus de larmes et plus de vie. Elle se lamente à la façon d’un spectre qu’elle ne saurait tarder à devenir.
– Je vais t’avouer un petit quelque chose, gamin : je déteste deux choses, il grogne comme un animal prêt à mordre, la trahison, et les petites merdes dans ton genre qui se prennent pour des héros parce qu’on n’a jamais eu le culot de leur briser leur petite gueule sur le sol jusqu’à les rendre incapable de prononcer un putain de mot.
Il force sur son bras pour qu’il ne bouge pas malgré qu’il se débatte. Pressé contre lui, le contrant de tout son poids, Cadmos ne souffre pas de la vaine résistance que Carter lui offre. Macnair reste d’ailleurs surpris du changement de situation et, toujours la verveine dans la main, il reste silencieux à les observer.
– Tu veux être un héros, Rookwood ? Prépare-toi à mourir alors, car c’est ce que font les héros de mieux.
Comme il dit ça, il le jette finalement au sol, le lâchant au passage. Il le toise de toute sa hauteur et Cadmos est grand du haut de son mètre quatre-vingt-sept. Il est impressionnant avec sa barbe et ses cheveux mi-longs qui forment comme un rideau impénétrable devant ses yeux cramoisis. Il a l’air d’un Diable, à cela près qu’il n’habite pas sous les lits des enfants imaginatifs mais qu’il est bien réel.
Scalpel en main, il le fait tourner autour de ses doigts comme s’il s’agissait d’un stylo ou d’un jouet comme un autre. Ses doigts barbouillés de sang ne demandent qu’à se plonger dans les boyaux de quelques victimes pour en sentir la chaleur rassurante.
– Tu veux sauver Amy Dearborn ? Reviens sur terre, gamin, tu ne sauveras personne !
Il hurle, comme on lui a hurlé dessus plus jeune. Finalement, et dans un excès de colère froide, il plante son scalpel dans l’estomac d’Amy Dearborn qui hurle. Elle aimerait se plier en deux mais elle en est incapable, et ça ne ferait de toute façon pas disparaître la douleur. Elle n’a par ailleurs pas le temps de retenir son souffle que Cadmos fait descendre la lame d’un geste vif et violent le long de son ventre. La lame rencontre son nombril et vrille car la peau se détends ainsi ouverte. Elle s’ouvre comme une fleur rouge vif et expose l’enchevêtrement lourd et sanguinolent des boyaux blessés de la jeune fille qui se débat toujours et hurle autant qu’elle pourrait ;
Elle n’en mourra pas car elle ne perd pas assez de sang mais la vue de ses propres intestins ouvert la fait pâlir et sa tête se met à vaciller dangereusement en arrière. Le malaise est bien présent, même chez Macnair qui recule d’un petit pas en grimaçant.
Sans douceur, Cadmos plonge ses mains dans les intestins, et comme il les tire hors du nid doux du ventre de la jeune femme, il les jette brutalement vers Carter. Le long fil rouge et rose s’étire et tombe sur ses pieds dans un bruit lourd et sale.
Le mangemort darde finalement le gamin avec un sourire mauvais et méprisant :
– T’es sûr de vouloir être à sa place, Rookwood ? Qu'est-ce que tu vas faire maintenant, mh ? Réfléchis bien à ta réponse, car je la prendrais au pied de la lettre. Je suis très premier degré.
Il récupère sur la table son petit scalpel et le fait de nouveau vriller, mais cette fois entre ses doigts rouges et dégoulinant de sang. Il attend une réponse, clair, mais en général, les gens ne cherchent pas à sauver les gens condamnés. Surtout à leur propre péril.
Peut-être Alex, peut-être… Ce n’était pas son préféré pour rien.


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Parchemin envoyé Mer 8 Nov - 4:02

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From nothing to Hell

Cadmos Carrow & Carter Rookwood

Ferme-la. Voilà tout ce que son cerveau lui dicte quand l'autre réponds tout logiquement qu'il n'aime pas être considéré comme fou. Ferme-la, parce qu'au fond, peu importe à présent qui est le taré et qui est le sain d'esprit, ce type-là, il sent le glas à cent mètres et qu'entre penser mourir et voir la Faucheuse vous regarder bien en face, y'a tout un monde que Carter n'est pas si prêt à franchir qu'il veut bien l'admettre. Pourtant, cette fille sur la table, il arrive pas à la lâcher du regard. T'es qu'un agneau Amy. Un agneau sacrifié et qui va pas s'en sortir, mais Amy, elle a même plus assez de force à présent pour que ses larmes recommencent à couler entre deux gémissements, alors Carter, il s'obstine à penser que s'il y a bien une justice en ce monde de merde, c'est lui qui devrait prendre sa place et elle qui devrait vagabonder tranquillement dehors à sa guise. Sans douleur. Sans promesse de voir la vie s'éteindre sous peu. Et puis, un instant, sans trop comprendre comment, il s'interroge Carter. Il se demande ce que ça changerait au fond, que ce soit elle ou lui qui s'en sorte. Alors, il l'imagine. Il l'imagine non plus nue et brisée par l'horreur de son sort, mais vêtue, souriante. Pleine de cette vie qui se décline de plus en plus sur ses traits, et cette vision donne un instant un peu de clarté à cet Enfer sur Terre. Ça ne dure pas. Tout s'éteint à l'instant même où le Diable le prend de court, l'empoigne et lui colle la tête la première dans une marre rouge entourée de soie blanche. Tu voulais t'en rapprocher pour lui tendre la main ? Te voilà au plus près Carter. Au plus près de la douleur et malgré toi, c'est bien ta foutue tête qui lui en cause plus encore tandis que ton souffle se perd et que ta répugnance se décroît.



– « Je vais t’avouer un petit quelque chose, gamin : je déteste deux choses : la trahison, et les petites merdes dans ton genre qui se prennent pour des héros parce qu’on n’a jamais eu le culot de leur briser leur petite gueule sur le sol jusqu’à les rendre incapable de prononcer un putain de mot. » Gamin. Le mot est lâché. Gamin, parce que c'est tout ce qu'il est après tout sur l'instant. Un gosse qu'a même pas un quart de siècle et qui se plaît à jouer les hommes sans vraiment en être un.  Un gosse, enorgueilli de n'avoir jamais connu personne pour s'en venir le mettre à terre. C'est pourtant pas le sol qu'il vient de heurter Carter, mais cette peau opaline sur lequel on le pousse toujours plus, les hurlements de la fille, les mots qui dégueulent de la bouche de son assaillant, tout ça, ça fait plus mal qu'aucun bitume ne le pourrait. Qu'aucun coup dans la gueule. Qu'aucune rupture. Qu'aucun adieu. Vouloir être un héros est une chose. En être un, en est une autre. – « Prépare toi à mourir alors, parce que c'est ce que font les héros de mieux ! »

Le nez coincé dans la chaire d'Amy, il se marrerai volontiers Carter, si la situation pouvait seulement le lui permettre. Mourir, ça lui fait pas peur. Il a pas besoin de s'y préparer Carter, il est prêt. Il se conforte dans la certitude que c'est ce qui arrivera de toute façon. Pauvre Samuel, il aura été con jusqu'au bout celui-là, à croire pouvoir sauver son fils quand tout ce que ses ronds de jambes avaient valu était une séance de torture en complément d'une exécution sans sommation. Ouais, vas-y pauvre tâche, tue-moi si ça te démange tellement. Il a plus envie de voir ça de toute façon Carter. Plus envie de voir cette pauvre fille se vider de son sang en tentant d'implorer vainement un salut qui ne viendra pas. Plus envie de l'entendre. Je voudrais bien te sauver ma belle, crois-moi, mais j'ai pas les armes. Pas les épaules. T'es condamnée, mais réjouis-toi, quel que soit le chemin qu'on emprunte une fois le palpitant mit à l'arrêt, tu seras pas toute seule pour l'arpenter. Alors, Carter attends. Une seconde, puis deux. Mais aucune lame ne s'en vient lui déchirer la peau. Aucun sort ne s'en vient lui foudroyer le corps, que la sensation brutal d'à nouveau rencontrer le sol et de faire face au démon déployant toute sa férocité contre lui. La gueule maculée du sang d'Amy, il essaye un instant de se ressaisir Carter. De faire abstraction de ce connard de McNair derrière lui, des cadavres  décorant la pièce. D'Amy Dearborn. C'est fascinant un cerveau humain au fond. Ça met un certain temps à supporter le pire, et puis, par réflexe défensif, ça vous envoie une telle décharge d'adrénaline que ce qui vous faisait dégueuler quelques minutes plus tôt s'efface de votre champs de vision. Ce qui ne s'efface pas, par contre, c'est la hauteur presque titanesque d'un mec dont vous avez pas vraiment capté le nom. Un type jouant du scalpel comme d'un vulgaire crayon de bois. Un type, qui vous enfonce ce que vous refusez d'admettre dans le crâne à grands coups de hurlements terribles. – Tu veux sauver Amy Dearborn ? Reviens sur terre, gamin, tu ne sauveras personne !


Merde, comment ce salopard fait-il pour toujours taper où ça fait le plus mal ? Un instant, Carter se demande si l'autre ne lit pas dans ses pensées, mais au final, pas besoin d'être devin, ou il ne savait quoi d'autre pour balancer des évidences pareilles. Seule l'obstination de sa conscience se refusait à lever le voile. Il le sait pourtant, Carter, que le titan le juchant de toute sa hauteur a la vérité au bord des lèvres et le droit de vie ou de mort au bout des doigts. Ça attend pas plus d'une seconde pour se vérifier. Ça se matérialise dans un geste strangulé de colère qui s'en vient réduire la malheureuse au silence, l’œuvre d'art en déchet sanguinolent. Et puis, ce qui avait déjà peu d'entendement perd définitivement tout sens commun, à en réduire au silence ses doucereuses décharges d'adrénaline devant l'horreur. Devant le dégoût, devant la rage. Devant la peur qui lui électrise tout le corps au moment même où les viscères de la douce Amy s'en viennent quitter leur nid pour mieux se répendrent sur lui. Même McNair ne fait plus le fier face à la brutalité morbide du geste. Alors, pendant que l'autre l'interroge, Carter se tait. Amy aussi. Amy ne criera plus jamais. Ne pleurera plus jamais. Plus de larmes dans les yeux de l'ange qui déjà n'est plus, mais elles apparaissent en son nom dans les yeux du Rookwood. Du gamin, qu'a jamais été bien causant, même dans les situations les plus heureuses, et qui face à l'effroi lui tordant les tripes ne trouves pas mieux les mots. Qu'est-ce que tu vas faire maintenant Carter ? Ouais. Qu'est-ce que tu vas faire ? Y a plus rien à faire pour Amy, alors, peut-être qu'il devrait essayer une seule fois dans sa vie de sortir un truc intelligent Carter. Peut-être qu'il devrait simplement la fermer, comme lui dictait son instinct quelques instants plus tôt. Ça changera quoi au fond de s'égosiller après un malade pareil ? Y a plus rien à faire pour Amy. Y a sans doute pas grand chose qu'il puisse faire pour sauver sa propre peau, si ce n'est tenter de retrouver un semblant de respiration. De rester conscient pendant que ses mains chassent vivement les tripes lui maculant toujours les jambes. De se remettre debout, au moins pour ne plus avoir le sentiment d'être un chien face à l'homme. Il a les jambes qui tremblent Carter, c'est pire encore que les sortilèges à la con qu'il prenait et lançait à l'époque de Poudlard pour se foutre de ses camarades de dortoir. Il tient debout pourtant, sans trop savoir comment il y est parvenu. Sans trop penser à l'idée qu'à tout instant, il peut se retrouver aussi inerte qu'Amy Dearborn, et puis, soudain, après un instant de long flottement, son cerveau lâche. Il rit. Ça n'a aucun putain de sens. Il rit pourtant, Carter, parce que c'est drôle au fond, qu'une nana qui s'appelle Dearborn finisse comme ça, les yeux écarquillés de douleur dans une mort atroce. Ouais, c'est poilant au fond de voir comment ça fonctionne la vie. Ça propulse une innocente sur une table de la mort, ça condamne une fille qui s'appelle Dearborn à crever dans la souille sans aucune once d'humanité et ça vous jette un gosse qui voulait simplement se faire une petite vie de famille tranquille devant un type qui d'une minute à l'autre peut décider de vous accrocher comme un vulgaire jambon au milieu de sa grange. A sécher le Rookwood ! En espérant qu'une tranche en sera envoyée en cadeau à son crétin de paternel, si fier d'avoir sauvé sa peau. Ouais, c'est drôle la vie. Encore plus quand face au pire instant de votre existence, vous vous mettez à rire de façon incontrôlable à la face du Diable. Paraît que c'est nerveux. Que c'est une réaction de défense de la part du corps, mais le type en face, Carter, il sent bien qu'il va pas supporter longtemps cette hilarité qui décontenance tellement McNair. Alors, tant bien que mal, Carter se calme. Carter essuie ce qu'il ne sait plus reconnaître comme des larmes de rire ou de terreur.


- « Ce que je vais faire ? Je sais pas. Là, comme ça, je voudrai bien te dire d'aller profondément te faire foutre... »


Ferme-la Carter!


- « ...Et au premier degré. »


Il se condamne Carter. Il en a plus grand chose à foutre au fond. Pouvoir cracher un peu à la gueule du mec qui va le buter, finalement, c'est bien là tout ce qu'il peut faire. Sans baguette. Sans plus aucune force pour le porter, il voudrai bien saigner comme un porc celui qui pourtant le tétanise et accrocher McNair par le cul à l'un des crochets de la pièce en guise de lustre pour ajouter un peu de bon goût à la scène. Ouais, au fond, c'est ça qu'il voudrait faire Carter. Carter dont la haine s'infiltre jusqu'à lui en ressortir par les pores, puis, il se dit que de toute façon, même s'il y arrivait, ça ramènerait pas Amy, mais au moins, ça le défoulerait un peu. Juste un temps, avant que d'autres plus cinglés encore s'en viennent lui régler définitivement son compte.



[size=30]©️Aloysia[/size]

[Base fiche RP par ©Lexie]
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Parchemin envoyé Sam 11 Nov - 16:05

- I am Allegiant, and I like it. -
Je suis : Sha , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 17/10/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 170 hiboux. J’incarne : Christian Bale , et l’avatar que je porte a été créé par : Eden Memories . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Loveleen & Ashlynn Je parle en : #4A5749



Je suis âgé de : 47 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : fournisseur d'Inferi pour le Ministère. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : marié à Cassiopée Carrow, pour le meilleur et bien sûr pour le pire. Champ Libre :

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Les mains dans le sang, l’odeur répugnante de la viande qui remonte dans ses narines, tout c’est grisant. Grisant pour lui et seulement pour lui, car le gamin qui lui fait face n’a pas l’air du même avis. Il déplie lentement ses phalanges, comme pour se rappeler de la texture des boyaux sur son derme. Il est particulier ce sentiment de toute puissance, il est érotique aussi, un peu. Tout ce rouge, tout ce rose… C’est comme si on avait mis le jardin à l’intérieur.
Le seul rat qui défait la beauté du paysage, c’est Carter Rookwood qui le regarde comme s’il hallucinait. Il n’hallucine pas. Les intestins sont vrais. Il n’y a pas de caméra cachée et de maquilleurs déguisés. Pas de comédien. Dante se retournerait dans sa tombe devant cette Divine Comédie qui n’a rien de vertueuse, rien de beau, rien de poétique. Il s’agit juste d’un tas de viscère sur ses pieds qui tremblent.
– T’es sûr de vouloir être à sa place, Rookwood ? Qu'est-ce que tu vas faire maintenant, mh ? Réfléchis bien à ta réponse, car je la prendrais au pied de la lettre. Je suis très premier degré.
C’est une menace, et même s’il sait qu’il ne pourra pas le tuer, il pourra toujours faire remonter l’information que ce pauvre gosse n’est vraiment pas utile. Ça reviendrait un peu à la même chose, au final. Ça serait le tuer. Ça serait un peu facile, mais qu’est-ce qu’il y peu ? Il ne va pas l’attendre cent cinq ans.
Il est pourtant patient, Cadmos. Il a de la patience quand il dissèque les os d’une main encore tremblante. Il retire toujours très précisément les plus petits os d’abord, puis ensuite les plus gros. Jusqu’à il y a peu, il se faisait même un jeu de savoir quand sa victime allait claquer à cause de la douleur, mais plus maintenant.
Son attention toute entière est fixée sur Rookwood. Ses airs, ses pensées, tout est confus chez lui, même ses jambes ne s’entendent pas claqueter. Il a l’air d’être prêt à tomber à la renverse. Cadmos ne le sauvera pas. Il l’observe, le détaille. Son visage déjà adulte, et pourtant aux relents juvéniles. Il le sonde des pieds à la tête, décrypte son éducation, ses envies, ses passions. Ce mec-là n’est qu’un rien du tout. Il n’a pas une once de méchanceté en lui. Une envie d’être fort seulement.
C’est un acier froid, un acier dur qu’on lui présente sous le museau. Carrow est presque déçu. Ça sera difficile de le briser, mais surtout, ça sera encore plus difficile de lui faire accepter que dans la vie, il y a ceux qui vivent et ceux qui creusent. Il n’a pas de pelle dans cet atelier car Cadmos n’est pas de ceux qui creusent.
Carter, lui par contre, est proche d’être mineur avec les sillons qui décorent son visage.
– Ce que je vais faire ? Je sais pas. Là, comme ça, je voudrai bien te dire d'aller profondément te faire foutre...
Macnair a le visage qui devient soudainement livide. Cadmos, lui, n’a pas sillé. Son sourire a même l’air de s’agrandir sur son visage éclaboussé ici et là de sang.
–  ...Et au premier degré.
Antarès ravale difficilement sa salive et recule d’un pas, détournant le regard un instant. Il se dit que finalement, il a bien envie de rentrer chez lui. Son petit canapé de cuir et son journal lui manquent atrocement. Et puis, il a plein d’autres choses à faire que de voir ça, pas vrai ?
Cadmos, lui, tourne lentement la tête sur le côté. Il regarde Amy Dearborn, au bord de la mort. La douleur qui parcourt son abdomen ouvert est lancinante et violente. Elle est prise de spasmes depuis qu’il lui a retiré la moitié de son intestin et qu’il l’a jeté sur le sol. Elle s’est même faite dessus à en juger par l’odeur putride qui remonte dans les narines du Carrow et la petite flaque orangée qui se dessine sous elle. Elle regarde Cadmos et il sent chez elle l’envie d’en finir. Elle veut mourir. Elle va bientôt mourir. Le corps est parfois salaud de s’accrocher autant à la vie…
– Profondément me faire foutre… répéte-t-il du bout des lèvres, dans un murmure, sa main glissant sur la poitrine blanche d’Amy, tu entends ça, Amy ? Il veut que j’aille me faire foutre. Il est drôle, pas vrai ?
Elle a un petit râle douloureux.
– C’est si insupportable d’être en vie, de ne pas réussir à mourir. Si frustrant. Un peu comme la vie, mais en condensé. Amy Dearborn… Disons… que je fasse un jeu…
Elle lui jette un regard qui ne comprend pas. Elle n’est de toute façon plus en état de comprendre quoi que ce soit. Le temps passe, et on ne saurait le rattraper.
– Mettons que tu aies un choix. Mettons que je te dise que j’ai le pouvoir, là tout de suite, de te sauver, à la seule condition que lui, il pointe le petit nouveau qui tremble encore derrière lui, meurt. Ou bien, tu ne veux pas le tuer et dans ce cas, nous allons continuer un peu jusqu’à ce que ton corps accepte enfin de mourir de lui-même… Que… choisirais-tu, Amy Dearborn ?
Il n’y a, cette fois, aucun moment de flottement. Amy ouvre sa bouche et du sang en jaillit. Son abdomen la fait tant souffrir qu’elle a dû se mordre la langue ou l’intérieur de la joue, car Cadmos a bien fait son travail. Il a ouvert juste assez pour qu’elle laisse voir son intérieur à tout le monde, mais pas assez pour qu’elle lui fasse une hémorragie et qu’elle meurt sur le champ.
Elle est là, donc, fleur ouverte au niveau du nombril, les mains attachées, les jambes clouées à la table de bois, le front en sueur, et elle supplie – enfin – Cadmos Carrow. Elle a une toute petite voix, la plus petite voix du monde, quand elle halète :
– L-Lui…
Cadmos capte déjà la pensée de la jeune femme. Il a alors un sourire en coin, amusé par ce comportement complètement stupide mais tellement humain.
– Qui doit mourir ? reprend le mangemort, son scalpel coincé entre ses doigts.
Elle jette un regard à Carter, un regard qui se voudrait presque accusateur. Elle ignore si c’est de sa faute à lui ou non si elle est là, mais le sauveur s’est transformé en bourreau face à elle. Si elle pouvait, elle serait déjà en train de griffer son visage qui lui paraît monstrueux. C’est peut-être à cause de la douleur, mais tout ce qui l’entoure n’a plus visage humain. Elle délire, la pauvre, quand elle hurle cette fois :
– L-LUII..ui…p-pii..tié…
Cadmos a un petit rire électrique, un rictus malsain qui a l’air de bien s’amuser.
Il relève son visage vers le Rookwood, avec un air victorieux.
– Il n’y a pas plus… animal, qu’un être humain. Face au danger et à la mort, le premier réflexe est de s’en remettre à son instinct de survie. Soit on cherche à être le plus docile possible, voir même on fait le mort, dans l’espoir de s’en sortir – c’est le cas de notre chère Dearborn – soit on a les mêmes réflexes que les papillons. Avec son scalpel, il approche lentement de Carter. Les papillons sont des créatures d’une grande beauté pour l’œil humain, très inoffensives en réalité. Quand elles se sentent menacés par un prédateur, ils déploient leurs ailes afin d’inquiéter. Ils se font passer virtuellement pour plus forts qu’ils ne sont. Ils provoquent au lieu de fuir, et souvent, ça marche. Mais jamais contre un prédateur intelligent.
Il est désormais juste en face de Carter, si proche que son ombre plonge entièrement le Rookwood dans la pénombre. Lentement, il vient chercher sa main et place le scalpel à l’intérieur de celle-ci.
– La première leçon, c’est de ne jamais être docile mais de ne jamais être provoquant non plus. Les deux sont une marque de faiblesse et de peur. Tu es Nettoyeur, tu ne dois pas avoir peur. Si tu as peur, tu as déjà perdu, tu es déjà mort.
Il lui fait serrer la main autour du scalpel, avant de se reculer de deux pas. Il ne lui tourne pas le dos, à aucun moment, alors qu’il contourne la table, pour se retrouver de l’autre côté de la table. Il est calme, même si Antarès derrière fronce légèrement les sourcils. Il sait que Cadmos n’a pas fait ça par hasard. Le fait qu’il craigne si peu le gamin au point de lui donner un scalpel… Le Macnair recule de nouveau d’un pas, hésitant à quitter la pièce, curieux de voir la suite.
Cadmos, lui, n’est pas inquiété. Il pointe un à un les parties qu’il édicte, machinalement, comme s’il s’agissait d’un cours d’anatomie :
– Il y a des façons rapides de tuer. La tête fait partit des points les plus appréciés car une tête touchée, c’est une cible qui ne fera pas de bruit, qui n’alertera personne. Cependant, la tête est souvent en mouvement et est une partie du corps difficile à toucher en cas de bataille. Dans ce cas, le buste reste la priorité. Le ventre est un mauvais endroit à frapper, car il y a beaucoup de graisse qui souvent protège. Le haut de l’abdomen est cependant intéressant, car on y a le plexus solaire, le cœur. Si jamais on se rate, on peut toujours espérer couper la respiration en fragilisant le diaphragme. Si tu te retrouves face à un homme obèse, tu auras du mal à venir à bout de lui à mains nues ou avec une arme blanche aussi ridicule que ça. Dans ce cas, je privilégie de frapper dans le foie ou dans la rate. Faire exploser la rate chez les obèses est d’une facilité déconcertante, mais la mort n’est pas instantanée, il y a donc risque qu’on te repère.
Il marque une légère pause, avant de relever son regard vers Carter.
– Comment comptes tu mettre un terme à ses souffrances ?


 Buried alive by the lies in their soul
Don't Get In My Way Cuz you don't want to come to meet the Reaper that awaits ©️ okinnel.


Parchemin envoyé Jeu 16 Nov - 1:52

- I am decadent, and here I am. -
Je suis : Aloysia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 26/10/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 62 hiboux. J’incarne : Tom *sexy* Hardy , et l’avatar que je porte a été créé par : Aloysia Je parle en : #996633



Je suis âgé de : 35 ans , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : Manutentionnaire au sein du Cercle de Jeux J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis un célibataire endurci

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From nothing to Hell

Cadmos Carrow & Carter Rookwood

Il est fier, Carter. Fier de sa courte tirade aux reflets de l'insolence. Fier, malgré son jeune âge, de ne déjà plus avoir suffisamment d'illusions en lui pour encore espérer sortir vivant de cette grange. Ouais, il est fier Carter et encore plus quand McNair recule, visiblement mis à mal par la scène qu'il entrevoit pour la pénitence du plus jeune. Pourtant, rien ne s'en vient. Rien qui n'aurai pu répondre aux secrètes évidences, car loin de se concentrer sur l'arrogant fautif, voilà le bourreau qui s'en éloigne pour mieux retrouver l'agonie de sa poupée de chaire. Ainsi donc, c'est elle qui allait payer pour l'insulte, elle qui allait souffrir encore, à sa place. Muscles tendus, esprit à vif, il n'y tient plus Carter. Il a mal. Plus mal à la voir que n'importe quel coup bien placé, qu'aucune lame aiguisée n'aurait su lui en faire. Tu as voulu la mort Carter, tu n'auras que la sienne. Par ta faute ; et la culpabilité se déploie. L'étouffe. Le pend sur la place des horreurs lorsque la voix du Maître s'en vient parler de jeu au milieu de cet Enfer. Mettons qu'elle ai le choix, qu'elle seule puisse décider de qui doit vivre ou mourir, où se fixera son choix ? Alors, la sentence tombe. Lui. Toi. Toi, Carter. C'est toi qui doit mourir et non elle. C'est l'évidence même. C'est ce qu'il désirait lui aussi quelques instants plus tôt. Pourtant, lorsque la voix d'Amy s'en vient trouver un dernier déploiement de force sorti d’outre-tombe pour le désigner à nouveau pour la condamnation, le choc est rude, provoque un déclic. Elle ne le connaît, Amy Dearborn. Elle a mal. Elle ne voit plus que ça. Pour quelle absurde raison, cette fille si bien accrochée à la vie s'en viendrait accepter son sort si, face à elle, se trouve un autre être humain pour en supporter la charge ? Non, ça n'avait pas de sens. Aucun sens de la choisir elle. Aucun sens qu'elle le choisisse lui. – « Il n’y a pas plus… animal, qu’un être humain. Face au danger et à la mort, le premier réflexe est de s’en remettre à son instinct de survie. » La vérité. La plus douloureuse des vérité, voilà ce qui se découle avec délice des lèvres du Diable leur faisant face. Il sait l'instinct, Carter. Il est bien la seule chose ayant jamais conduit ses gestes, son plus précieux allié. Son instinct, qui toujours le guide, qui toujours lui indique la voie à suivre et Amy en faisait de même. Toi ou elle, la question ne se posait même pas. Elle a le choix. Elle vit. Tu meurs. Les choses sont si simples alors à l'esprit du Rookwood qu'elles ne lui en tordent que plus vigoureusement l'estomac. Toi ou elle. Elle ou toi. Sa décision à elle est déjà prise, sans aucun doute possible. Il ne parvient même pas à lui en vouloir Carter, parce qu'au fond de lui, dans un coin reculé de son esprit qu'il tente à ne pas entendre hurler, quelque chose s'est animé depuis que son pied a foulé la grange et qui se contente de la situation. Parce qu'elle a beau réclamer sa mort, ce n'est pas lui qui se trouve pieds et poings liés sur une table. Parce qu'elle a beau supplier et vouloir y croire, ce n'est pas lui se trouve là, à la merci du mal, le ventre ouvert, les tripes au sol. La pisse au cul. Non, ce n'est pas lui qui allait crever aujourd'hui. C'était elle. Elle qu'il voudrait bien aider, mais dont l'instinct a écarté malgré lui de cette idée depuis longtemps. Lui, qui se trouve là, les ailes plantés au liège, à observer le pire, tel le plus insignifiant des insectes. Tel un papillon ; et quand le mal s'approche, lame à la main, tout son discours prends son sens.

Un papillon, voilà tout ce qu'il est. Un corps fragile, facile à briser, avec de grandes ailes faites d'insolence et d'un semblant de valeurs mal employées. Il n'en reste pas moins un insecte malgré tout, seul face à la gueule béante d'un prédateur avide de ses craintes, avide de sa chaire. Que feras-tu alors, Carter, lorsque tu te retrouveras à la place de cette carcasse ailée dont la vie s'échappe un peu plus à chaque seconde ? Et la réponse s'en vient tomber en couperet, comme une évidence même. Rien. Il ne ferai rien. Immobile et craintif Carter, qui n'a que le temps d'engloutir les mots du Carrow et d'en comprendre le sens infini avant que la lame ne lui tombe dans la paume. – « La première leçon, c’est de ne jamais être docile mais de ne jamais être provoquant non plus. Les deux sont une marque de faiblesse et de peur. » Ça résonne. « Si tu as peur, tu as déjà perdu, tu es déjà mort. »  Ça tambourine dans son crâne comme un lendemain de fête déjà regrettée et Amy n'existe plus alors ; que les mots du bourreau pour s'en venir le porter. Tu as perdu. Tu es déjà mort. Il se battait pourtant depuis si longtemps Carter, pour ne plus jamais perdre. Pour vivre. Pour ne plus avoir peur, mais doucement, c'est son âme qui s’effrite. Sa compassion. Son intégrité. Tué ou être tué, cela n'avait rien de bien glorieux, mais c'était tout le sens du monde qui s'ouvrait désormais à lui, tel qu'il en avait toujours été, depuis la nuit des temps. Alors, face à la fatalité de son sort, la peau du chien se fissure et se tord, se déchire jusqu'à n'en plus laisser paraître que le loup qu'il n'avait jamais vraiment cessé d'être. La créature sauvage que Nola avait su si bien domptée était là à nouveau, les yeux scintillants d'un nouvel éclat raffermi. Dès lors, à la mesure que parle le nouveau maître, les horreurs entourant son champs visuel s'en deviennent moins oppressantes, l'odeur du sang jonchant les lieux se fait moins forte et la dépouille sanguinolente d'Amy perds de sa valeur. A présent que la leçon d'anatomie s'entame, les informations filtres, s'enregistrent, mais il ne voit plus rien Carter. Rien que les yeux d'Amy dans les siens, que cet éclat pâle, si prêt de s'éteindre et dans lequel se lit pourtant tellement de choses. Elle voulait vivre, Amy Dearborn. Elle avait même cru pouvoir encore en avoir le droit un instant, se substituant à l'imposante masse juvénile la toisant avec fébrilité. Elle est belle, Amy Dearborn. A cet instant précis où se récite la leçon, où son corps n'est plus qu'un champs informe que l'on a éventré, Carter la trouve toujours belle, simplement parce que la vie brille dans ses yeux. Mais vient la question, brutale et évidente, la raison même pour laquelle le scalpel se trouve entre ses mains à présent – « Comment comptes tu mettre un terme à ses souffrances ? »

Oui, comment, car c'est après tout là la seule issue, tel que le certifie ce regard bien trop calme planté dans le sien. Respire-t-il seulement encore Carter ? C'est là le pas décisif à franchir. L'instant T de toute une vie et pleure et gémie encore la douce Amy à l'abdomen brûlé par le contact de l'air. La tuer, c'est l'assurance de vivre. Ou peut être pas. Peu importe après tout, car une seule idée s'en vient faire sa place dans l'esprit du Rookwood. Elle ne survivra pas. Peut être y aura-t-il une chance pour lui. Pas pour elle. Quoi qu'il fasse. Qu'il plante son scalpel dans l'artère du Carrow et fonce sur McNair n'y changera rien. Seule son immobilité permet encore au cœur de battre. Sitôt qu'il l'aura soulevée de cette table, il ne se passera pas quelques instants avant qu'il ne parvienne à la conduire à l'hôpital. Que pourrait seulement la magie, de toute façon, pour cette créature dont les tripes luisent sur le sol ? Incapable de trouver une alternative, Carter se raisonne. Carter se rappelle, se perd dans ses souvenirs d'une enfance déjà trop lointaine où, n'ayant le droit comme ses frères et sœurs de parader devant la noble société, sa place se trouvait en cuisine. Dans l'ombre, sous les mains calleuses de Dorothy, la cuisinière de leur domaine. Dorothy, elle savait y faire avec les bêtes ; préparait des potions de sommeil avant que d'égorger poulets, dindes et lapins. Un coup sec sur la tête quand elle n'avait de quoi faire ou quand le temps pressait. Ainsi la bête ne souffre pas. C'est ce qu'elle affirmait Dorothy, parce que comme Carter aime les autres, Dorothy aimait ses bêtes, même lorsque ces dernières sortaient d'un four. Alors, la lame se pose sur le bord de la table. Alors, Carter défait les sangles retenant les poignets violacés d'Amy à la table. Elle tressaille Amy ; tente un instant de bouger avant que d'abandonner face à l'incapacité de son corps à émettre le moindre mouvement, figé de douleur qu'il est. Non, elle ne comprend pas vraiment ce qu'il se passe Amy, ni quand la main de Carter s'en vient cueillir doucement l'arrière de sa nuque, ni quand la seconde s'en joint à elle. Elle n'a pas comprit Amy et au claquement strident d'os brisés qui s'en suit, Carter sait qu'elle n'aura jamais plus l'occasion de comprendre quoi que ce soit. Lorsqu'il s'écarte, la tête de la jeune femme retombe, comme retombait mollement la tête des poules, des dindes et des lapins de Dorothy quand le sale boulot était fait. Rapide. Net. Sans un bruit. Sans laisser le temps à la bête d'avoir peur... Autant que faire se peux. Ni docile. Ni insultant.


C'est fini.
Plus d'Amy.
Plus de lutte.


Reposant ses doigts sur le scalpel, Carter le saisi, s'apprête à le rendre, docilement. Au lieu de cela, d'un geste vif, l'objet est lancé avec force en arrière, mais Carter n'entends rien dès lors du cri de douleur de McNair, ce dernier se trouvant recouvert par le sien. Il hurle Carter. Hurle pour laisser sortir le trop plein. L'impuissance. L'horreur du geste. Il hurle à n'en plus finir, à ne rien redouter de l'homme derrière lui dont la joue a été percée par l'impulsivité de son geste. Il hurle Carter, parce que c'est ce que font les animaux sauvages et que lui, désormais, a renoncé à son humanité. A ses valeurs. A son âme. Accoudé sur la table où repose Amy, il broie son visage de ses mains pour mieux y cacher la fureur, les larmes. Pour mieux masquer à son désormais maître tout ce geste commis vient de lui arracher. Il est épuisé Carter, mais son Enfer commence à peine. Il s'y fera. Sans jamais y prendre goût, mais il apprendra, parce qu'il n'a plus d'autre solution désormais que de se raccrocher aux deux iris noires le toisant du plus inapproprié des calmes.


- « C'était un être humain ! », Hurle-t-il alors au Carrow, les yeux jeux injectés de sang. « Une fille ! Jeune et... ! On peut pas regarder ça, faire ça et rester aussi calme ! C'EST UN ÊTRE HUMAIN BORDEL !! Et toi, t'es quoi au fond !? »


Il tremble Carter. Non plus de rage. Non plus de peine. Il tremble d'assimiler l'idée de devoir répéter cet acte encore, et encore, l'idée déjà bien trop intégrée en lui que cela allait recommencer. Qu'elle n'était que la première. Les larmes ont beau s'être éteinte, il semble désormais fou Carter, quand sa main s'en vient saisir violemment le Carrow par le col.


« Comment tu peux seulement dormir après ça !? »



C'est drôle la vie.

Quelques fois, elle vous pousse à souhaiter mourir pour une parfaite inconnue ; et puis, l'instant d'après, seul compte à vos yeux votre propre intérêt. A l'instant même où la question s'en est venue franchir le seuil de ses lèvres, la prise se relâche. Il comprends Carter. Comprends maladroitement la première leçon. C'était elle ou lui. A présent qu'elle n'est plus là, lui seul compte. Lui. Son sommeil. Sa conscience. Sa propre capacité à assumer ses actes. Lui. Seulement lui, parce qu'elle n'est de toute façon plus là et que le choix ne lui était pas laissé, mais il aurait un jour le choix Carter et il devrait recommencer de sa propre initiative. On ne lui ordonnait pas d'aimer cela après tout, mais il le ferait quand même, car Amy n'appartenait plus à ce monde, et que lui, à cet instant précis où ses doigts s'en étaient venus retomber mollement le long de son corps, n'appartenait plus qu'à Cadmos Ccarrow.







©️Aloysia
[Base fiche RP par ©Lexie]
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Parchemin envoyé Ven 17 Nov - 3:19

- I am Allegiant, and I like it. -
Je suis : Sha , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 17/10/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 170 hiboux. J’incarne : Christian Bale , et l’avatar que je porte a été créé par : Eden Memories . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Loveleen & Ashlynn Je parle en : #4A5749



Je suis âgé de : 47 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : fournisseur d'Inferi pour le Ministère. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : marié à Cassiopée Carrow, pour le meilleur et bien sûr pour le pire. Champ Libre :

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Un véritable Nettoyeur aurait fait la même chose, parce qu’ils ne sont pas payés pour l’esthétique, la beauté ou quoi que ce soit d’autres. Juste payer pour tuer. Aucune émotion qui submerge, aucun vague à l’âme, aucune seconde d’hésitation. A cet instant précis, Rookwood est exactement ce qu’il faut qu’il soit. Un tueur de sang-froid. Le sourire de Cadmos s’agrandit légèrement sur sa face, puis se fige devant les hurlements, la rage, les cris. Il grimace légèrement car il se doute que tout ce boucan a du réveillé l’oiseau piégé à l’étage, juste au-dessus de leur tête, perché sur la mezzanine, caché du soleil.
L’instant d’après, alors que le Carrow est resté comme une statue imperturbable, il entend Macnair qui étouffe un petit « arrgh » douloureux. Il vacille en arrière, recule de deux pas. Antarès arrache d’un geste de rage le scalpel planté dans sa joue. Ça baigne dans son sang, mais le sang des Macnair est comme celui des Carrow : pourri jusqu’à la moëlle, ravagé par la consanguinité, par les tares héréditaires, la folie. Cadmos lui n’a pas bougé pendant ce temps. Son regard se perd sur le visage de Carter alors qu’il esquisse une grimace.
« Sale fils de pute ! » C’est sorti tout droit du cœur, et ça sonne comme la promesse de représailles, d’une vengeance qui aura le goût du sang.
Il est furieux le Macnair, furieux parce qu’il est blessé, et que personne n’attaque son intégrité physique sans qu’il ne l’ait demandé. Parfois il le demande, à des jeunes filles, tard le soir quand il va sur les trottoirs. Il y croise des veilleuses de la nuit, des charmeresses aux mains douces et aux yeux fripons. Macnair aime ça, les corps, les passions charnelles. Ça a toujours été son péché mignon. Cadmos a toujours regardé avec un sourire en coin dans ces moments-là, complice mais pas acteur.
Pourtant à ce moment là, il ne regarde pas son ami. Il lève d’ailleurs sa main vers lui :
« Tu trouveras une potion de dictame dans les étagères. Prends-en une et casse-toi. On se voit ce soir. J’en ai pas pour longtemps. »
Macnair jette un regard furibond, mais il ne moufte pas davantage. Il attrape la potion de dictame et en verse deux gouttes sur sa joue qui se résorbe. Sans demander son reste, il repose la potion sur l’étagère, coincée entre deux potions qui n’ont pas de nom, pas d’étiquette, mais qui ont une couleur vert pâle. Il ignore tous les secrets de Cadmos Carrow, mais il ne tient pas à rester une seconde de plus. Il juge d’ailleurs que ce serait de la folie d’attendre une seconde de plus en voyant le visage renfrogné de son meilleur ami.
L’ancien serpentard s’éclipse finalement. Il passe entre deux cadavres qui pendent mollement, trop bas pour sa tête haute, et passe à côté de l’inferius. Le mort-vivant n’a d’ailleurs pas le temps d’ouvrir sa gueule putride que la porte de l’Atelier claque déjà derrière lui. Un claquement agacé.

De son côté, Cadmos a contourné la table. Là, il ramasse paisiblement les morceaux qui recouvrent le sol. Il replie avec précision et douceur chaque pli des intestins défaits. Il les enroule comme s’il les connaissait par cœur. Il replace dans leur écrin d’os et de chair les muqueuses agressées, décoraient de la sciure qui recouvre la terre battue. Il voit même sous un monticule plus proéminent de carcasse un Chaporouge qui lèche amoureusement une flaque de sang qui a déjà durcie.
Derrière lui, Carter reprend petit à petit pied. La réalité est difficile à avaler. Il est fatigué, accoudé sur la table. Il observe Amy alors que Cadmos referme son ventre tant bien que mal. Il lui faudrait une grosse aiguille et du fil noir.
D’une voix sinistre, il annonce :
« Je te l’avais dit : c’est difficile la première fois. »
Il ignore s’il le lui a vraiment dit ou s’il l’a seulement pensé. Ce qu’il en sait, c’est que maintenant Carter est bien au courant. Il doit encore sentir les relents dans le fin fond de son estomac, qui l’étouffe. Il doit avoir si mal… Et ce n’est que le début, parce que c’est comme ça la vie. C’est ni blanc ni noir, ni bleu ni rose. C’est couleur merde. Cadmos relève doucement sa tête vers lui. Il tremble. Il tremble de colère, de haine.
Mais ce qu’il ignore, c’est que c’est le premier pas vers l’acceptation.
« C'était un être humain ! Une fille ! Jeune et... ! On peut pas regarder ça, faire ça et rester aussi calme ! C'EST UN ÊTRE HUMAIN BORDEL !! Et toi, t'es quoi au fond !? »
Il pourrait lui répondre tout ce qu’on dit des Carrow, mais Cadmos n’est pas assez narcissique pour ça. Il répondrait peut-être avec le cœur, il lui dirait comme à chacun, il lui avouerait qu’il n’est qu’un homme moyen, dans un corps moyen, de moyenne beauté, de moyenne facture, de moyenne intelligence. Un homme moyennement moyen. C’est ce qu’il croit être. La seule chose en laquelle il excelle, c’est la mort, parce qu’il l’aime comme elle l’attire. C’est une maîtresse – mieux, une Muse.
Le visage du Carrow se relève légèrement, son menton évitant de se cogner quand le Rookwood l’attrape par le col. Cadmos a encore les mains couvertes de sang mais il ne fait rien. Ses doigts s’étirent, faisant craquer ses jointures rompues.
« Comment tu peux seulement dormir après ça !? »
Les yeux cramoisis du Carrow se plongent dans aucune difficulté dans le regard du Rookwood. On aimerait y lire de la culpabilité, mais il n’y a rien. Pas une once de regret ou de remords. Le vide, simplement l’indifférence sale. C’est la même qui remplit le regard de ceux qui assistent et ne disent rien. Ceux-là même qui regardent les femmes se faire battre sur les trottoirs mais qui restent figés, entre complicité et effroi.
Quand Carter abandonne de comprendre, parce qu’il sait au fond qu’il n’y a aucune réponse, Cadmos lève doucement sa main. Il y a du sang, peut-être un peu de merde aussi, il ignore vraiment. Peut-être qu’un intestin à percer à un endroit, mais il n’a pas regardé. Il voit juste ce mélange, cette mélasse qui couvre ses phalanges qu’il tend doucement vers Carter. Il les lui pose sur le menton et le soulève, pour qu’il soutienne de nouveaux ses yeux. Un instant seulement, la seconde d’après il lui assène un coup de poing brutal qui l’écrase, qui lui broie l’arête de la mâchoire.
Calmé, il inspire profondément et finalement ricane. C’est bien sûr un rictus malsain qu’il a, qu’il garde même quand il tire d’une petite trousse sur le comptoir de bois un crochet qui ressemble à une aiguille. Il y attache calmement du fil de pêche noir.
« Arrête avec tes discours moralisateurs à deux balles, ça marchera pas avec moi. » Comme il dit ça, il rompt le fil avec ses dents et se dirige sans faire attention à lui, à ses malheurs et son mal-être vers la jeune fille. « T’es juste qu’un p’tit merdeux qui s’prend pour un héros mais qui vient quand même de faire le choix de tuer la princesse alors qu’il était le seul armé de la salle. T’es pas un héros, Carter. T’es qu’une sous-merde. » Il a un rire gras, alors qu’il enfonce l’aiguille dans la peau de la morte. Elle est encore chaude, il doit en profiter, car après la rigidité cadavérique ça sera moins drôle et moins efficace. « Tu te crois meilleur que moi ? Plus pur peut-être ? » Il ricane plus fort encore. C’est intenable, alors même qu’il ne le regarde pas en face. « Non. T’es pareil que les autres. Mais j’vais t’avouer un truc, un tout petit secret. On est tous des tas de merde. On est tous des putain d’humus en décomposition. On se prend pour les rois de la Terre, meilleur que tout, meilleur que les loups, alors que clairement » il rit, sincèrement cette fois, « on est juste des chiens. On se bouffe entre nous, on se tue, on se chasse, on se perd de vue, on s’efface. On est quoi, hein ? Juste de la barbaque. De la viande. Un putain de gros steak, c’est tout. »
Il inspire profondément, puis lentement il scelle la suture qui referme enfin la jolie Amy Dearborn, les yeux révulsés. Cette auréole brune autour de sa jolie petite tête. Avec une certaine lenteur, il la regarde, la détaille, et trouvant son expression de surprise suffisante et satisfaisante, il se dirige vers le fond de l’Atelier. Ce n’est qu’à quelques pas.
Il s’attends à ce que le gosse fuit, mais il reste là. Il ne dit rien quand il attrape un crochet de boucher relié au plafond. Il le tire le long des rails qui forment un labyrinthe étrange sur le plafond. Il retire les clous qui tenaient jusqu’à maintenant les jambes d’Amy droites. Après quoi il ne lui reste plus qu’à attacher fermement les chevilles entre elles et à accrocher la corde épaisse au crochet. Il lui suffit alors de tirer sur la corde et le corps de soulève, la tête en bas, les pieds en haut.
Du liquide glisse le long de son corps nu, de même qu’une masse épaisse et noirâtre s’extirpe et coule le long de son dos. Cadmos ne réagit pas, mais l’odeur est à la limite du supportable. Il se sent obligé :
« C’est de la merde. » Il marque une pause et finalement pousse le corps au milieu des autres. Il se tourne vers Carter, le fixe : « On appelle ça la flaccidité musculaire. Ça fait partit des signes immédiats de la mort. C’est dû à l’arrêt des fonctions cérébrales. Sans ton putain de cerveau, t'es incapable de serrer les fesses ou de pas te pisser dessus. »
Il croise les bras, jette un regard à ce champ de macchabées. Certains ont plusieurs jours, et maintenant qu’il les regarde, il voit bien les larves blanches qui tombent, chutent de leurs bouches édentées. Parfois on est même incapable de voir l’orbite d’un œil tant les mouches s’accumulent et pondent leurs œufs de malheur.
L’odeur est étouffante, maintenant qu’il y pense, mais il y est habitué.
Le Carrow se tourne finalement vers Carter, hausse un sourcil :
« T’es encore là toi ? Dégage. » Comme il dit ça, l’Inferius ouvre la porte de l’Atelier. Il fait déjà presque nuit dehors, le crépuscule voile le ciel. « On se voit dans trois jours, 17h. Aucun retard toléré. Si tu ne viens pas, j’enverrais Macnair te chercher, et après le bobo que tu lui as fait, j’doute qu’il sera très ravi. »


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Don't Get In My Way Cuz you don't want to come to meet the Reaper that awaits ©️ okinnel.


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