indiscrétions
- gossip witch est bavarde -


L’homme en Jupe On a vu semblerait-il un sang pur jouer les transformistes au Cirque Avery. Nous n’avons pas encore de nom mais son jeune âge semble indiquer que son travestissement est une quête identitaire !

La tête d’enterrement N'est-il pas courant que lorsque l'on perd un être cher, on verse quelques larmes ? Eh bien si la mort de l'Actrice Louise de Montmorency emeut les foules, sa fille ne semble pas bien touchée. Etrange non ?

Le dimanche au Pays de Galles c'est le jour des mariages Il y a des évènements heureux dans ce monde enfin si l'union forcée et arrangéeest un évènement heureux ! Desmond Meadowes s'est débarassé de sa plus jeune soeur, reste la plus vielle des deux.




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(Cadmeris) ≤ « City of the dead. »

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Parchemin envoyé Ven 3 Nov - 18:56

- I am Allegiant, and I like it. -
Je suis : Wicked Witch. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 09/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 144 hiboux. J’incarne : Emilia Clarke. , et l’avatar que je porte a été créé par : (c) avatar by Lux Aeterna, Gorgeousmali & Texas-Flood. Ship Nerisson by Gallifreys. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Erzsébet Rackharrow Je parle en : #765C81



Je suis âgé de : 26 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Oubliator et chargée d'interrogatoire au sein des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : je suis mariée à Gideon Peverell, troisième victime de la persistance parentale. Diable, s'il savait ce qu'il est arrivé aux autres.
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City of the dead.
« Sorrow spares no one, and scars respect no person. »

R
ouge sur rouge. Rouge sur la pâleur de sa peau. Le rouge velours d’un long manteau qui couvre la robe noire dissimulée dessous. Le sang et la mort. Elle avance sur le chemin d’une démarche calme. Hémoglobine sur le bout des doigts. Le portail est impressionnant, travail détaillé d’une hydre ou d’un serpent, son observation ne l’aide pas à en déterminer la nature. Elle esquisse un sourire un peu absent. Sur l’épais tissu, un dragon à trois têtes, petit et fin, rappel déformé de ses origines brisées. La main passe sur le métal presque tendrement, ouvre le chemin sur lequel elle s’engage sans s’attarder plus longtemps sur le décor. Elle l’aurait trouvé beau, si elle avait estimé avoir le temps d’y flâner. L’esprit remue comme une tempête sur un océan déchaîné. Le vent soulève la longue chevelure d’un blanc immaculé ; ange ensanglanté.

…✁…

Le sourire de prédateur se dévoile dans l’obscurité de la pièce avant qu’un rire moqueur ne résonne : pauvre petite chose fragile qu’était cet homme. Elle se baisse, le regard empli de douceur, d’infinie compassion tandis que les lèvres déposent un doux baiser sur la joue abîmée. Ne vois-tu pas à quoi tu m’obliges ? La lame de la dague incrustée taille délicatement le cou clair, fait couler le liquide comme un chaleureux cadeau. Parle, ta souffrance prendra fin, trésor. Le poison brouille les sens, engourdit l’esprit qui lutte pourtant. Depuis combien de temps cela dure-t-il ? Longtemps. La porte verrouillée, l’interrogatoire n’en finit pas et elle se délecte de ce jeu délicat, torture sensuelle à ses yeux. Tu pourrais être libre, il suffit de quelques noms. Ils ne viendront jamais te délivrer de cela, moi je le peux.

…✁…

La porte s’ouvre comme s’il savait, la sombre silhouette de Cadmos découpée dans la lumière. Les grands yeux bleus se relèvent vers son visage, sans un mot. Elle est là, debout, les lèvres pourpres entrouvertes. Elle n’a pas pensé à sa réaction, elle n’y pense toujours pas, envahie d’un vide profond et ténébreux qui la dévore de l’intérieur, se délecte des abysses. Les secondes s’étirent sans qu’elle n’explique sa présence puis elle finit par observer ses propres mains, ces mains couvertes de sang - le sien ? Nerissa, du dieu sans mensonge ni oubli et pourtant, n’est-elle pas à cet instant mensonge et oubli ?

…✁…

Parle ! Parle ou je te jure que ton dernier souffle sera la plus lente agonie de ta vie de misérable traitre ! La brune est furieuse, lasse aussi, elle en a assez de lui faire mal, de repousser les limites de ce corps qu’elle abîme, qu’elle torture, qu’elle fait hurler de toutes les douleurs possibles. Il ne dit rien ou presque, rien qu’elle ne sache pas, rien que le gouvernement ne possède pas. Il lui fait perdre son temps. Le baiser qu’elle lui a offert est un poison, un mélange toxique délivré avec délice et vice avant qu’elle ne s’essuie la bouche, qu’elle n’efface de sa propre peau la substance. Elle souriait en remettant sur ses lèvres le pourpre d’un rouge satiné mais elle n’a plus envie de rire, plus envie de jouer. Quel est l’intérêt d’un jouet qui se disloque, après tout ? Elle ne veut pas qu’il vive, elle n’a pas envie de lui laisser la chance de s’échapper. Serait-ce raisonnable ? Ne lui reprocherait-on pas d’avoir outrepassé ses droits ? Il la traite de salope, de monstre et elle reste indifférente, parfaitement insensible aux reproches d’un phénix qui n’en a plus que pour quelques heures. Il commet pourtant une erreur, il lui crache qu’elle est bien à l’image des siens et ça la rend folle, ça lui fait perdre le contrôle. Il est attaché, sans défense, maintenu par des liens accrochés au plafond qui le gardent dans une position inconfortable, les entailles s’éparpillent sur son corps, le sang se mêle à des liquides qui suintent de noir ou de vert mais il résiste à cet enfer. Il résiste à son enfer. Il a eu des instants de faiblesse qui n’ont pas duré, il la nargue désormais même si chaque parcelle de sa carcasse lui cause des souffrances à se damner. La lame se plante une première fois dans le ventre musclé, mis à nu. Il crache ce sang dont il se vide tandis que la main féminine lui enserre la gorge avec une force surprenante. La lame se plante une seconde fois près du coeur, arrache de l’homme les plaintes douloureuses, il est épuisé et ne désire que la mort. La chevelure est redevenue blanche mais la violence ne cesse pas.

…✁…

« Je ne voulais pas rentrer chez mon mari.. » Tous ses tourments au fond des prunelles qui peinent à reprendre vie. Elle erre dans cette tornade qui l’étouffe. Nerissa n’a rien mangé, rien bu depuis qu’elle est arrivée au ministère ce matin là, elle n’est pas rentré depuis qu’elle l’a quitté, indifférente à ce que son enveloppe charnelle lui dit, comme désincarnée. Eris est loin, très loin dans la conscience, brutalement mise en sommeil dés l’instant où elle a laissé la violence la submerger. Il n’y’a plus que la fleur fanée qui se sent terriblement abandonnée. Elle a l’élégance d’une Mrs Peverell et l’âme saccagée d’une enfant Carrow. « Tu m’as demandé de ne pas oublier.. »   

©️ Starseed


We are all searching for someone whose demons play well with ours. ≤ I feel it burning through my veins, It's driving me insane The fever is rising, I'm going under Memories flash before my eyes. I'm losing time, The poison is killing me.

—. City of the Dead


Parchemin envoyé Dim 5 Nov - 17:00

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Je suis : Sha , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 17/10/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 170 hiboux. J’incarne : Christian Bale , et l’avatar que je porte a été créé par : Eden Memories . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Loveleen & Ashlynn Je parle en : #4A5749



Je suis âgé de : 47 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : fournisseur d'Inferi pour le Ministère. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : marié à Cassiopée Carrow, pour le meilleur et bien sûr pour le pire. Champ Libre :

Dossiers du ministère
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Quand Cadmos ouvre la porte ce soir-là, il trouve derrière les deux remparts de bois noirs les visages de la Terrifiante Famille Carrow. Il serait une erreur pour quiconque de venir le déranger ce soir, car c’est aujourd’hui qu’elle s’est réunie autour de la table du fils benjamin.
Le premier qui entre, c’est le patriarche et le toujours imposant Phobos Carrow. Il a les yeux encore vifs et son visage s’étire d’un sourire qui donnerait un frisson au Diable lui-même. Ses cheveux sont gris, presque blancs, mais il n’a presque rien perdu de sa superbe, seulement pris un peu de poids. C’est ce qui arrive quand on arrête de courir à droite et à gauche, qu’on commence à préférer le confort du sofa et les délices de l’alcool. Il embrasse Cadmos d’une accolade chaleureuse. L’âge la fait ramollir légèrement. Depuis qu’il se doute que tôt ou tard il mourra, il redoute de se retrouver face à la mort seul.
Quand il s’écarte, il laisse à découvert sa femme, la matriarche aux yeux fatigués, Melania Carrow. Elle a toujours ce port altier, mais il sent d’ici les os qui s’accrochent, l’arthrose qui s’installe. Elle a beaucoup vieilli, et même si ses cheveux sont toujours corbeaux, ses yeux bleus crient combien elle est souffrante. Quand elle toise son dernier fils, elle le regarde comme s’il était un sauveur qui ne l’avait pas sauvé. Elle est fascinée, et à la fois, ses yeux crient de rancœur. Son fils lui sourit, se penche et embrasse son front avec une tendresse finie.
– Bonjour, maman.
Melania a un petit sourire touché et le repousse du bout des doigts avant d’entrer à son tour.
Derrière elle, le cortège est plus confus, il se bouscule légèrement jusqu’à qu’Aidos remette les choses en place. Il suffit d’un regard derrière lui pour calmer les rejetons Carrow – la fine fleur, l’élite des mangemorts.
Aidos avance ; lui n’a pas beaucoup vieillit. Même du haut de ses cinquante-cinq ans, ses cheveux sont toujours brillants, de même que son costume qu’il a dû acheter une fortune. Il sert la main de son frère, sincèrement, tapant dans son dos en le gratifiant d’un « bonjour Cadmos ».
Après Aidos, c’est au tour de Rhéa d’approcher, sa longue chevelure blonde tombant sur ses épaules en une cascade épaisse mais dressée. Elle a le visage tiré, fatigué, ridé. Cadmos ne l’a jamais trouvé jolie, pourtant fut une époque elle se vantait d’avoir les plus jolis cheveux blonds de tout Poudlard. Elle se disait même plus jolie qu’Aella, mais Cadmos se souvenait encore du visage pâle. Aella avait toujours été plus belle, plus douce aussi. Rhéa et son visage dur ressemblait à une harpie.
– Tu as l’air fatiguée, Rhéa.
– On ne rajeunit pas, Cadmos.
Le sourire qu’elle tire est pincé. Elle serait prête à l’assassiner sur place, il le lit dans son regard et dans ses pensées, mais elle n’en fera rien. Trop peur. Trop hésitante. C’est bien Rhéa aussi. Des pensées incendiaires mais incapable de se défendre le reste du temps.
Il la laisse entrer, et cette fois, moins formellement, il enfouit sa main dans la tignasse des deux têtes brunes qui passent le perron, poussant et laissant derrière une troisième tête – blonde celle-ci.
– Vous en avez pas assez de vous chamailler ? grogne-t-il.
Thanatos fait une petite moue, pensant très fort « c’est Charon qu’a commencé », jusqu’à que le second frère le frappe dans les flancs.
– J’ai entendu !
Cadmos lève les yeux au ciel, les poussant à l’intérieur, et cette fois il gratifie d’un simple « bonsoir » le dernier arrivé. Il s’agit du fils aîné d’Aidos – Phobos – mais aussi de son apprenti. Il est suivi de deux autres rejetons que Cadmos salut également.
La famille est presque au complet – pour Aidos elle l’est.

Les portes du Domaine de Cadmos Carrow se referment et la soirée débute. Ils se forment rapidement des petits groupes : Phobos le vieux attrape ses deux fils et leur posent mille questions sur la société, sur les derniers potins, les dernières batailles. Il ricane, se frotte les mains dès que quelque chose lui plaît. Assis dans le sofa, il a l’air de bien se plaire, et même il exulte quand on lui apprend que le gros Goyle est mort. Il n’a jamais pu apprécier son père, alors que son fils aîné ait été tué bêtement par un gryffondor, c’est tant mieux !
Derrière, prêt de la table, il y a Cassiopée qui discute longuement avec Rhéa. Melania ne fait rien, si ce n’est acte de présence. Elle a les bras croisés sous sa petite poitrine vieillie.
Enfin, au niveau du petit buffet qui a été décoré de différents mets, il y a les plus jeunes. Phobos le jeune pris en sandwich entre ses deux cousins qui l’assassinent de question, Charon qui pouffe de rire en entendant les pensées malsaines de la plus jeune sœur de Phobos.

Chez les Carrow, c’est ça un repas de famille. C’est simple et bien moins sanglant qu’on ne se l’imagine.

Il ne manque seulement que deux personnes pour que la famille soit au complet, et si Cadmos le pense à un moment, il ne s’imagine pas que c’est justement elle qui approche.

– Maître, murmure Villy, l’elfe de maison qui se tord les doigts, anxieux de déranger Cadmos, les sentinelles ont repéré quelqu’un à l’approche.
– Tu attends quelqu’un ? s’interroge Aidos en portant le verre qu’il a entre les mains à ses lèvres.
– Personne.

Il cille, espérant un moment qu’Alexander ne fera pas cette erreur, et finalement il s’excuse et se retire du petit groupe, se dirigeant vers la porte. Sa baguette dans la main droite, même s’il doute qu’on ose. Villy lui assure qu’il s’agit d’une femme et qu’elle est seule. Hazel ?
Quand il ouvre les portes et qu’il voit au loin un point blanc – comme un flocon de neige – au milieu de son jardin fait de noir et de rouge, il reconnaît sans mal Nerissa Carrow.
Ce n’est pas le moment idéal, se fait-il la réflexion sans penser une seule seconde à refermer cette porte. Il la laisse approcher, et petit à petit, à chaque pas, il la découvre, il attrape ses pensées au vol. Du sang, des cris, de la douleur, mais l’absence de volonté lui laisse croire qu’il s’agit bien là de sa chère nièce. Il se pince doucement les lèvres quand elle s’arrête devant lui. Il laisse glisser sa baguette dans sa poche, Villy se reculant.

– Je ne voulais pas rentrer chez mon mari…
Il a un pauvre sourire, comprenant rapidement. Pas ainsi. Pas dans cet état, pas vrai ? C’était lui qui lui avait proposé à n’importe quel moment de venir ici. Il inspire profondément.
– Tu m’as demandé de ne pas oublier…
Cadmos baisse légèrement la tête, comme pour mieux la voir, mais elle est si… cassée. Il a du mal à comprendre le sens de ses pensées. Il glisse doucement sa main sous son menton, le lui relève légèrement, observe un instant le fond de ses iris clairs.
– C’est toujours douloureux les premières fois.
Quand il dit ça, il entend par là les « meurtres » à la Carrow. Il ne se souvient plus du premier qu’il a pu commettre – ce souvenir-là doit être perdu au fond de sa pensine – mais il croit avoir la souvenance de son père à ses côtés. Il croit même, quand il y pense, avoir le goût du vomi qui lui revient. Qui c’était ? ça n’avait pas beaucoup d’importance. La violence, seule, restait.
– Tu es jolie, en rouge.
Il a un petit sourire en coin, avant d’approcher et de l’attraper doucement dans ses bras. Il la soulève sans mal car elle est légère comme une larme d’ange. L’elfe de maison agit comme une ombre derrière son maître et referme la porte derrière lui. Il la porte comme une princesse mais il sait qu’elle n’est pas présentable. Même si elle voulait rester auprès des siens, tous les regards seraient dardés sur ses doigts sanguinolents. Lui-même a du mal à s’en détacher.
C’est dans un silence plat que Cadmos passe devant le salon sans y entrer, laissant tous ses invités curieux et interloqués.

Aidos se tourne même vers Cassiopée, fronçant légèrement les sourcils :
– C’est une de ses concubines ?
La rousse rougit vivement – pensant un moment à Alexander – et finalement secoue vivement la tête de droite à gauche.
– Non, c’est… elle hésite, sa langue la brûle, est-ce qu’il doit ? Est-ce qu’elle peut ?
– C’est Nerissa Peverell, abrège Thanatos en finissant son verre d'un air neutre et calme.
Phobos l’ancien, assis dans son fauteuil, a le regard qui brille de curiosité.

A l’étage, Cadmos a déposé le petit pantin blanc sur une chaise au milieu d’une salle de bain luxurieuse. Il a lentement déboutonné son manteau rouge et a rempli une petite bassine d’eau chaude, en prenant la peine de ne pas faire chauffer de trop l’eau.
C’est sans la brusquer qu’il se met à genoux devant elle, plonge un petit linge blanc dans l’eau avant de venir essuyer ses doigts. En se retrouvant face à ce sang qui goutte, il ravale difficilement sa salive. Un instant, il est même obligé de détourner le regard pour ne rien faire qu’il ne regrette plus tard.
– Qu’est-ce qui t’as le plus énervée, Nerissa ? ose-t-il, lavant toujours sa main, le fait qu’il te crache dessus ou qu’il te compare à… nous ?
Dans ce nous, il y a tout le monde. Arges, Aidos ou lui.
Tous autant qu’ils sont.



_________________________
Cadmos #4A5749 Rhéa #6C506E Charon #36513F Aidos #514136 Melania #993333 Cassiopée #544957 Thanatos #36514B Villy #3F3A1E


 Buried alive by the lies in their soul
Don't Get In My Way Cuz you don't want to come to meet the Reaper that awaits ©️ okinnel.


Parchemin envoyé Dim 5 Nov - 18:50

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Je suis : Wicked Witch. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 09/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 144 hiboux. J’incarne : Emilia Clarke. , et l’avatar que je porte a été créé par : (c) avatar by Lux Aeterna, Gorgeousmali & Texas-Flood. Ship Nerisson by Gallifreys. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Erzsébet Rackharrow Je parle en : #765C81



Je suis âgé de : 26 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Oubliator et chargée d'interrogatoire au sein des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : je suis mariée à Gideon Peverell, troisième victime de la persistance parentale. Diable, s'il savait ce qu'il est arrivé aux autres.
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City of the dead.
« Sorrow spares no one, and scars respect no person. »

L
es yeux dans les yeux sans qu’elle ne lutte, le bleu vide qui en dit trop, livre ouvert pour Cadmos, pages froissées d’un esprit secoué de contradictions. « C’est toujours douloureux les premières fois. » Elle ne dit rien, elle n’a rien à répondre, ses pensées le font pour elle, s’entrechoquent : ça n’est pas elle qui fait ça, n’est-ce pas ? C’est toujours l’autre, toujours Eris qui s’abreuve de la violence, qui torture, fait geindre les faibles, entaille la volonté des prisonniers. Arges suppliant, fait comme un rat dans la cave. L’image s’impose, la déconnecte une seconde de l’instant présent si bien qu’elle se laisse aller entre ses bras. Il lui a dit qu’elle était jolie en rouge ; elle ne comprend pas pourquoi on la trouve jolie. Arges disait sans cesse que c’était un défaut, qu’elle n’avait pas les traits des Carrow. La plainte seulement parce qu’elle avait tourné le dos, qu’elle était sortie de la cave, le laissant seul avec la créature cadavérique. Elle cligne des paupières, constate qu’ils ont changé de pièce : une salle de bains. Le manteau s’est ouvert sur l’élégante robe noire et elle réalise à peine que Cadmos est à genoux devant elle, sans doute parce que c’est improbable. Le contact sur ses doigts lui fait baisser le regard vers lui ; pourquoi fais-tu cela ?

« Qu’est-ce qui t’as le plus énervée, Nerissa ? » Elle fronce les sourcils. « le fait qu’il te crache dessus ou qu’il te compare à… nous ? » Les lèvres sur les siennes, la sensation grisante d’avoir un pouvoir sur cette vie misérable et condamnée. Comme voir au travers des yeux d’une autre personne. Eris, la sadique aux étranges plaisirs. Il efface le sang, elle constate qu’il prend le temps de défaire l’image misérable qu’elle renvoie. Elle est forcément misérable, avec ce sang sur elle, avec ses cheveux trop blancs sur ces vêtements trop rouges ou trop noirs. Est-ce que c’est ainsi qu’il la voit ? Le prisonnier a dit qu’elle était à l’image des siens. La lame qui se plante, encore et encore, sans le moindre contrôle et Eris qui se fait engloutir par une colère si brûlante qu’elle domine l’intégralité de l’enveloppe charnelle. « Je ne suis pas comme vous. » Il s’affaisse, toujours attaché, l’hémoglobine gouttant lentement de sa bouche vers le sol. Elle a penché la tête, elle est restée à observer le spectacle avec un sentiment de paix infini. Nerissa se sent vide, assise dans cette salle de bains, trop seule face à ses démons. Cadmos est là, avec sa patience et son attention mais à l’intérieur, elle suinte de paradoxes, elle souffre d’une absence qu’elle n’arrive pas à déterminer. Il n’y’a plus Eris pour être la coupable, il n’y’a plus la personnalité accusée, il n’y’a qu’elle. Qu’elle et la mort d’Arges. Elle et cet autre pauvre homme assassiné.

L’accès aux souvenirs n’a jamais été aussi vif, jamais été aussi complet : la plupart du temps, elle ne se souvient pas vraiment de ce qu’elle fait quand Eris surgit des abysses, elle n’a que des idées floues, une vague conscience du monstre qui dort en elle ; elle n’a pas chaque sensation qui découle de la mort, de toutes ces choses horribles, comme un loup-garou se réveillant après avoir libéré les bas instincts à la pleine lune. Là, elle ressent, elle sait, elle se rappelle, ramenée trop vite, trop brutalement. Complète le temps de l’achever, complète le temps de tuer. « Ce n’est pas moi.. » N’est-elle pas la douce et insignifiante Nerissa ? La pauvre petite fille vendue. Ses doigts se sont pourtant noués à ceux de Cadmos de façon parfaitement inconsciente, avec tendresse. Les eaux noires d’un plaisir coupable. La brune dans les bras de Gideon, de ses soupirs, de ses sourires, de sa bouche qui attrape la sienne. La brune qui se love contre lui, savoure et repousse la perle apeurée qu’est Nerissa. Eris qui agit, qui savoure, qui sauve des traumatismes.

« Arrête. » Elle se lève, avale l’air avec difficulté, cherchant à s’éloigner de l’eau, de Cadmos qui la rend présentable. La main d’Arges sur sa cuisse. Les doigts de Gideon dans ses cheveux. Le sourire malicieux de Menelaus qui n’aura jamais droit à sa peau. Elle a envie de vomir, de recracher tout ce qui pèse sur son estomac, de chasser ce qui la hante brutalement. Elle perd le contrôle de sa propre raison, de ses peurs, de ses envies. C’est toujours Eris, toujours elle, encore, qui s’impose dans sa vie, détruit tout ce qu’elle touche, se délecte des plaisirs sadiques, de la chair et du sang, des jouissances mortelles. Et elle qui a trop peur d’exister. Où est l’autre ? Elle tremble un peu, secouée mais incapable de pleurer. Le noir de jais reprend ses droits quand elle se retourne, pose ses yeux bleus dans ceux de Cadmos. Ca ne dure pas, ça n’est qu’un fantôme, qu’une apparition dévorée rapidement, trop vite pour pouvoir parler ou prendre consistance.

Le calme revient. Nerissa a l’impression de se battre depuis des heures, de s’épuiser, de batailler contre le néant - contre elle-même en vérité. Cassée. Décortiquée. Reconstituée. Elle a l’air de ces films qui terrifient les moldus, de ces cas de possession dont ils parlent avec angoisse. Sans logique, sans cohérence dans ses pensées jusqu’à ce que la respiration retrouve un rythme normal, à peu près tranquille. « Tu as des invités qui n’apprécieraient pas ? » Elle entreprend d’effacer elle-même ce qu’il reste de sang. Il ne faut pas bien longtemps pour que le manteau n’ait plus sa place dans sa tenue, pour que la chevelure blanche désordonnées soit relevée en un chignon trop parfait. Elle commence à avoir l’habitude de jouer ce petit jeu là, elle rentrait du ministère chaque jour pour troquer la Mangemort avec la dame distinguée d’une maison trop noble pour elle, pour ses origines. Elle peut bien donner le change, à Cadmos elle n’a aucun moyen de mentir car dans un coin de sa tête demeure l’envie brûlante de recommencer, de tremper ses paumes dans le liquide carmin, de faire mal jusqu’à ne plus avoir mal. Jusqu’à ce que le dégoût s’efface de sa langue. A trop tenir en laisse ses démons, au milieu de ces Peverell capable de s’entretuer, elle finirait par y perdre la tête mais elle n’était pas prête à accepter d’être comme eux. Tu n’es que de la viande, Nerissa. Arges, ce salaud d’Arges qui la tourmentait jusque dans la tombe. Et ces Carrow dont elle désire tant la peau. Elle ne sait pas pourquoi elle les déteste, elle ne les connait pas.   

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Parchemin envoyé Mer 8 Nov - 7:44

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Je suis âgé de : 47 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : fournisseur d'Inferi pour le Ministère. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : marié à Cassiopée Carrow, pour le meilleur et bien sûr pour le pire. Champ Libre :

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– Je ne suis pas comme vous.
Il pourrait lui rétorquer que comme elle porte leur nom, il y a fort à parier qu’elle soit en réalité, tout au fond d’elle, comme eux. Mais c’est aussi un peu une insulte, parce que les Carrow sont aussi nombreux qu’ils sont uns. Ils ne se ressemblent pas et pourtant il est toujours facile de savoir qui est un Carrow de qui n’en est pas un. Même la plus jeune d’entre eux a dans les yeux un air qui défie, un air implacable, protégée par son nom, obligée également par celui-ci à maintenir une certaine cohérence, une certaine cohésion. Ce sentiment étrange de dualité chez les Carrow, ces gens qui ne se sentent ni du monde des mortels ni du monde des morts. Exclus du monde pendant longtemps. Enfants incestueux jetés à la face du monde, avec leur immondice et leur beauté ténébreuse.
Cadmos soupire finalement, il la lave, comme Marie-Madeleine devant le Christ. Il est doux, mais s’il efface petit à petit le sang, il n’y a rien d’ambiguë cette fois. C’est comme si elle s’est blessée. Nerissa, toute petite face au géant implacable. Comme si elle s’était écorché le genou en tombant et qu’elle réalisait petit à petit que le monde autour d’elle est un immense labyrinthe. Il ignore pourquoi elle repense à tout ça, à Arges, aux morts, à Eris, mais il ne la coupe pas.
Il la laisse réfléchir, parce que cela lui permet de suivre un fil tendu, moins décousu que d’autres fois. Ça lui permet aussi de réfléchir à comment l’introniser au sein d’une famille qui ignore tout d’elle. Bien sûr les Carrow l’accueilleront du mieux qu’ils peuvent, avec un petit toast parce que Phobos le vieux adore ce genre de chose depuis qu’il a goûté à la mondanité, mais son sourire carnassier raye le verre de cristal. On ne dupe personne, pense Cadmos, nous ne sommes que des loups déguisés en mouton. Nos dents sont longues et nos griffes ont souvent faim.
Il sait aussi que les Carrow, de par le passé comme aujourd’hui, ont toujours été exclusif. Dès lors qu’elle aurait mis le pied dans la salle en tant que Miss Nerissa Carrow, elle le restera à vie, dans la peine comme dans la joie, il y aura toujours cette ombre familiale derrière elle. Ce rempart infranchissable. Cette statue de fer noire. Le vieux visage de Phobos Carrow, son aura de corbeau autour de ses épaules. La promesse d’une protection. La haine des autres, aussi.
Une famille née d’un seul sang ne peut pas être aussi saine que les autres, mais ils sont fusionnels chez les Carrow. La famille, c’est tout ce qu’ils ont eu pendant longtemps et tout ce qu’ils ont conservé.
– Ce n’est pas moi..
Il ne rétorque pas, cette fois non plus, même s’il pourrait lui dire que ça ne peut être qu’elle, parce qu’elle est faite ainsi. Il pourrait la rassurer aussi, la prendre dans ses bras et lui raconter l’histoire de ses ancêtres, de tous ces hommes et de toutes ces femmes qui ont un jour porté le nom de Carrow et qui ont été tâché par les noirceurs. Au lieu de ça, il finit de laver le linge blanc dans le petit bac. L’eau y a pris une légère teinte rougie.
– Arrête.
Patient comme à son habitude, Cadmos arrête aussitôt. Il jette d’ailleurs le petit linge blanc dans le bac, et ça fait un ‘ploc’ amusant. Il ne bouge pas, observe, ses yeux observent l’étrange manège de couleur et de ténèbres. Elle essaye de rappeler à elle son rempart émotionnel, mais elle est seule. Toute seule face à lui. Il voit d’ici le voile, ses fissures qui laissent passer la lumière. Elle est toute cassée, comme un vase qu’on aurait essayé de recoller mille fois.
Cadmos a un sourire simple, penchant la tête sur le côté. Il a cet air sur le visage qui le rend moins effrayant mais plus malicieux. Il la laisse revenir petit à petit vers lui, vers eux, vers le calme proche du silence des morts qui remplit tout entier la salle de bain. Lui-même est silencieux comme s’il n’était plus, un fantôme. Il se lève, vide l’eau dans le petit bidet et y laisse le linge. Un elfe de maison aura vite fait de tout nettoyer et de féliciter son maître ; pour une fois, il n’y aura de sang que sur du linge de maison.
Il lui jette un regard alors qu’elle se raccommode.
– Tu as des invités qui n’apprécieraient pas ?
– Ce n’est pas vraiment leur genre de… Il opte pour un moment de silence, se demandant comment il peut formuler ça, avant de finalement reprendre : C’est, peut-être, tout le contraire en réalité. Tu serais un peu trop à leur goût.
Il a un petit sourire en imaginant le visage livide de Thanatos, son propre fils, face à ce visage de poupée baigné de sang. Il en tomberait follement amoureux, peut-être plus encore amoureux que de la dernière meurtrière dont il est tombé amoureux. Calmement, Cadmos approche et d’un doigt habile il défait le chignon, laissant les cheveux épais et blancs de la jeune femme retombaient sur ses épaules. Il défit, passe même de nouveau ses doigts pour les ajuster en deux cascades équivalentes, avec un regard en coin.
– Garde ça pour les Peverell, ici, ça ne sert à rien… Mes invités ne sont rien d’autres que les Carrow. Tu n’auras rien à gagner à jour ce que tu n’es pas. Ils sauront. Ils ont les yeux pour ça.
Il a murmuré cette phrase du bout des lèvres, parce qu’à l’évidence, l’idée ne l’avait pas effleurée. Pourtant c’est assez simple à imaginer ; qui d’autres que Macnair et les Carrow viendraient jusqu’à lui dans ce Domaine maudit ? Lentement il se fige dans son dos, glisse ses mains le long des siennes et les lui saisit avec douceur. Il fait pivoter ses paumes vers eux, comme pour vérifier qu’il n’y ait aucune trace de sang, mais il sait ce qu’elle veut. Il sait au plus profond d’elle qu’il existe toujours cette envie, ce sentiment d’appétit. Il a un sourire en coin :
– Tu nous détestes à ce point ? … Et moi, tu me détestes ?
Il a un petit rire dans son oreille, alors qu’il relâche doucement ses mains, déposant ses mains sur les épaules de la jeune fille. Ensemble, ils se regardent dans le reflet que leur offre le grand miroir qui fait tout un pans du mur de la salle d’eau. Ils sont là, si différents et pourtant si similaires au fond.
– Les Carrow sont aux Loups ce que les Peverell sont aux chiens. Si tu veux apprendre, connaître la Meute, tu as le choix Nerissa. Le choix de comprendre pourquoi tu as tellement envie de plonger tes mains dans le sang. Pourquoi ton cœur réclame vengeance. Pourquoi ta bouche a un goût amer parfois. Pourquoi tu es une Carrow et pas autre chose.
Quand tu auras accepter ça, nous nous chargerons d'Eris...
Il a l’air tellement sûr de lui… Tellement certain.
– Tu as le choix. Dis-moi ce que tu veux vraiment, et invités ou pas, je le ferais.
Il lui avait juré d’être là. Arges mort, il n’avait plus aucune raison de faire marcher arrière. Plus personne n’était en mesure de l’arrêter.


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Parchemin envoyé Mer 8 Nov - 20:13

- I am Allegiant, and I like it. -
Je suis : Wicked Witch. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 09/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 144 hiboux. J’incarne : Emilia Clarke. , et l’avatar que je porte a été créé par : (c) avatar by Lux Aeterna, Gorgeousmali & Texas-Flood. Ship Nerisson by Gallifreys. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Erzsébet Rackharrow Je parle en : #765C81



Je suis âgé de : 26 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Oubliator et chargée d'interrogatoire au sein des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : je suis mariée à Gideon Peverell, troisième victime de la persistance parentale. Diable, s'il savait ce qu'il est arrivé aux autres.
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City of the dead.
« Sorrow spares no one, and scars respect no person. »

A
quoi pensait-elle ? Imaginait-elle Cadmos dîner avec élégance dans un grand salon en compagnie de tous les politiciens que comptaient les Mangemorts ? A vrai dire, elle n’imaginait rien, elle n’arrivait pas à visualiser ce qui pouvait se dérouler sous ce toit. « Ce n’est pas vraiment leur genre de… » Il a un silence, comme une hésitation tandis qu’elle arrange ses longs cheveux. Elle a soudain des airs de douce perfection, dans sa jolie robe noire près du corps, moulant ses formes sans vulgarité jusqu’au dessus du genou. « C’est, peut-être, tout le contraire en réalité. Tu serais un peu trop à leur goût. » Il a un sourire, elle ne réagit pas. Ses pensées s’agitent, elles : comment pourrait-elle être à leur goût ? Pourquoi cacher, effacer alors ? Il défait le chignon d’un geste habile, la longue chevelure retombe, revient déborder sur ses épaules, quelques mèches rebelles près du visage aux grands yeux bleus. Elle le laisse faire, elle le laisse défier l’image de la Peverell pour l’effacer, la ramener au naturel, à ce qu’elle est. Dans le miroir, elle ne voit que ce que son père détestait. Et une petite voix, lointaine, lui rappelle sa façon de la toucher, de la plaquer contre le mur, trop près de lui, jusqu’à l’écraser de son poids. Une voix lui dit qu’il ne détestait pas ce reflet, sans qu’elle n’arrive à comprendre pourquoi. Elle observe sans rien dire ce drôle de tableau. « Garde ça pour les Peverell, ici, ça ne sert à rien… Mes invités ne sont rien d’autres que les Carrow. Tu n’auras rien à gagner à jouer ce que tu n’es pas. Ils sauront. Ils ont les yeux pour ça. » Elle a un soupir. Il murmure cela comme un secret ou une évidence, comme on révèlerait une vérité avec douceur pour ne pas brusquer. Il est dans son dos. Elle ne l’aurait accepté de personne d’autre, trop méfiante, trop prompte à se défendre ; si ça n’était pas lui, elle aurait déjà la dague au bout des doigts. Au lieu de cela, elle se fait marionnette docile enveloppée de son ombre imposante et rassurante - qui trouverait cela rassurant ? Il n’y’a pas de sang sur ses mains, ni sur son alliance, le seul rouge visible est celui des précieux rubis rehaussés par les diamants sur cet or délicat. Son regard en revanche tombe sur les perles blanches à son poignet, sur la manche qui couvre la Marque des Ténèbres : taches carmines discrètes sur la couleur nacrée. Envie de recommencer. « Tu nous détestes à ce point ? … Et moi, tu me détestes ? »

Les prunelles claires se relèvent sur le reflet pour croiser celles de Cadmos. Il rit et elle hésite. Oui. Non. Peut-être. « Ils ont choisi de croire qu’on existait pas. Je crois que je les déteste. Mais pas toi. » Jamais lui. Si il avait été son père, sa vie aurait pu vaguement ressembler à un rêve, à quelque chose de familier et rassurant, qui donne sans arracher du fond des abysses l’innommable souffrance assoiffée de son propre sang. Carrow, des lettres qu’elle n’aurait sans doute pas eu envie de déchirer, de détruire, de réduire à néant. Et c’est plus fort qu’elle, plus fort que sa volonté, dans son esprit se dessine la douce image de ces corps abandonnés, des cadavres d’une famille à laquelle elle en veut si mortellement. Ces visages qu’elle n’a vu qu’à l’enterrement de son père. Hypocrites. Il n’y’a pas Cadmos, il n’y’a pas Cassiopée, sur cette masse délaissée. « Les Carrow sont aux Loups ce que les Peverell sont aux chiens. Si tu veux apprendre, connaître la Meute, tu as le choix Nerissa. Le choix de comprendre pourquoi tu as tellement envie de plonger tes mains dans le sang. » Arracher le coeur, dévorer, détruire, brûler. Anéantir. L’incendie se déchaîne dans son regard sans qu’elle ne bouge ou ne le repousse. « Pourquoi ton cœur réclame vengeance. Pourquoi ta bouche a un goût amer parfois. Pourquoi tu es une Carrow et pas autre chose. » Ca lui tord le ventre. Elle ne veut pas laisser la place à l’autre, elle ne veut pas garder ce goût d’hémoglobine sur la langue. Elle n’est pas mauvaise, elle n’est pas méchante, elle est juste faible. C’est ce qu’on a toujours dit d’elle, avec son air de colombe, ses gestes gracieux, son coeur si généreux autrefois ; une enfant capable de donner son repas à son frère si il était puni, une gamine sacrifiant volontiers son carreau de chocolat s’il faisait envie à son aîné. Pauvre idiote.

« Tu as le choix. Dis-moi ce que tu veux vraiment, et invités ou pas, je le ferais. » Si seulement elle savait ce qu’elle voulait. Quand était-ce, la dernière fois où elle s’était sentie libre ? Elle n’arrive pas à se souvenir, à rattraper ce bout de sa mémoire perdu dans le traumatisme, dans ces trois mois de coma, dans ces semaines qu’ils avaient passé à la formater ; si mal, la rébellion s’était faite par le meurtre qu’ils voulaient éviter. Certaines choses ne seraient jamais ramenées à la surface. Nerissa se déplace, fait les cent pas dans la pièce, lentement, le son régulier des escarpins sur le carrelage. Il y’a tellement de choses qui la frustrent, qui lui donnent des envies de violence, il y’a cette cage dorée dans laquelle elle se sent piégée et il y’a eux, dans l’indifférence depuis trop d’années. Sur le côté de sa joue, une unique mèche blanche s’est teintée de noir alors qu’elle a cessé ce petit manège ; la peur se mêle à ce fond de détermination qui surgit parfois et peut trop rapidement se muer en tornade. « Je ne te promets pas d’être sage. » Un petit sourire en coin lui donnerait presque l’air un peu vicieuse, irrévérencieuse. Elle croise à nouveau son reflet dans le miroir quand elle prend soin de rincer les précieuses perles, nettoyant l’infamie, déjouant toute possible morbide attraction. Elle le replace consciencieusement ; rares étaient les choses qui lui appartenaient vraiment et elle y tenait - jamais elle n’aurait songé qu’Aella avait possédé les mêmes, autrefois, ruinées par la colère d’Arges. Elle était trop petite, elle n’avait plus de réels souvenirs de sa mère sinon celle d’un meuble, d’une décoration qui ne s’était pas préoccupée d’elle. Où était le vrai, où était le faux ?

Ca l’arrange peut-être d’avoir l’air d’un oisillon inoffensif en descendant les marches que Cadmos lui avait fait monter. C’est facile d’être seulement Nerissa, seulement la gosse qu’on a oublié quelque part dans la course à l’histoire familiale - tragédie en trois actes. N’ont-ils pas les noms de ces personnages mythologiques aux terribles histoires ? Cadmos, Cassiopée, Arges, Phobos, Arachne. Même elle, ses deux prénoms arrachés du rejet pour la clouer à ses origines, à son sang. Approcher ce salon, c’est déjà un bien qui fait mal, qui fait suinter quelque chose à l’intérieur, comme des ongles qui grifferaient un tableau noir dans une pièce si vide qu’il y aurait un infernal écho. Mrs Peverell peut-elle se permettre une telle folie ? et presque aussitôt siffle un indomptable oui. Elle ne pouvait pas rentrer chez Gideon dans cet état, elle ne pouvait pas retrouver le nid de vipères et risquer de craquer, de faire exploser les barrières d’une manière si irréversible qu’elle y laisserait des plumes. Cadmos saurait maîtriser le corbeau pour préserver la colombe - elle a confiance, trop, certainement.   

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We are all searching for someone whose demons play well with ours. ≤ I feel it burning through my veins, It's driving me insane The fever is rising, I'm going under Memories flash before my eyes. I'm losing time, The poison is killing me.

—. City of the Dead


Parchemin envoyé Dim 12 Nov - 14:08

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Je suis : Sha , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 17/10/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 170 hiboux. J’incarne : Christian Bale , et l’avatar que je porte a été créé par : Eden Memories . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Loveleen & Ashlynn Je parle en : #4A5749



Je suis âgé de : 47 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : fournisseur d'Inferi pour le Ministère. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : marié à Cassiopée Carrow, pour le meilleur et bien sûr pour le pire. Champ Libre :

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– Ils ont choisi de croire qu’on existait pas. Je crois que je les déteste. Mais pas toi.
Cadmos a un sourire satisfait, mais il ne répondra pas. Il sait que les choses ont été difficile. Les Carrow ne pardonnent pas ; ils agissent. Il avait fallu beaucoup de courage, beaucoup d’amour pour que Phobos lui-même n’aille pas voir son fils – Arges – et ne le tue pas. Il avait fallu tellement d’amour, alors même qu’il avait compris la pire des ignominies : il avait levé la main sur Melania Carrow.
Leur mère avait été un véritable diable fut une époque. Elle les avait punis, mais elle les avait toujours sauvés des sauts d’humeur de leur père. Cadmos le premier en était reconnaissant. Elle était celle qui avait pansé toutes ses plaies, qui l’avait réconforté alors même que son visage enfantin était tuméfié par les coups. Melania Carrow n’était pas parfaite, mais pouvait-on le reprocher à un seul membre de cette famille ? Ici, tout le monde avait ses défauts, ses travers. On n’y avait qu’une seule règle, c’était celle de la Meute. Le respect du couple dominant, du doyen. On ne pouvait pas impunément frapper sur sa propre mère et ne pas en payer le prix. Cora Carrow, elle, avait payé de ses viscères mis à l’air. Arges avait été épargné, mis au ban plutôt que tuer.
Oui on avait oublié Nerissa, et ses frères, et Aella aussi. On avait choisi d’oublier plutôt que de faire un trait dessus. Cadmos y avait vu une sage décision, mais il serait impossible pour la jeune fille de le comprendre, même s’il prenait le temps de le lui expliquer.
Alors finalement, Cadmos a un sourire simple sur le visage, ce genre de sourire qui dit que le dialogue est fini. Il est satisfait malgré tout d’être dans son cœur, et il a cette petite sensation de fierté d’avoir accompli quelque chose.
Il reprend alors, sur le ton le plus neutre qu’il puisse avoir, afin de ne pas l’influencer :
– Les Carrow sont aux Loups ce que les Peverell sont aux chiens. Si tu veux apprendre, connaître la Meute, tu as le choix Nerissa. Le choix de comprendre pourquoi tu as tellement envie de plonger tes mains dans le sang. Pourquoi ton cœur réclame vengeance. Pourquoi ta bouche a un goût amer parfois. Pourquoi tu es une Carrow et pas autre chose.
Il marque une pause, le temps que le venin s’insinue.
– Tu as le choix. Dis-moi ce que tu veux vraiment, et invités ou pas, je le ferais.
Le mangemort est sincère. Il a passé l’âge de ne plus se faire respecter. Après l’exil d’Arges, chacun avait repris la place qu’on lui avait attribué. Aidos s’occupait de la vitrine familiale. Cadmos de sa protection. Et les enfants, quant à eux, étaient une force de harcèlement. Un Carrow seul était dangereux, mais à plusieurs, ça devenait un nid de vipère. Une véritable Hydre.
Il la laisse réfléchir, sans dire un mot.  Il aimerait la rassurer, lui dire que même dans ce nid de vipère, il existe encore des règles, des principes, propre à la famille. Bien sûr que le reste du monde magique ignore comment marche la famille Carrow, elle n’a jamais cherché à s’ouvrir à lui. Ils sont restés cachés, à l’abris des regards, dans leur trou merdique avec leur réputation de merde.
Même Nerissa, qui ignore tout d’eux, sait. Elle sait au plus profond d’elle qu’ils sont dangereux, parce qu’elle-même l’est. Elle aussi se sent exclue de ce monde magique qui ne ressemble à rien de ce qu’ils connaissent.
– Je ne te promets pas d’être sage.
Il a un petit rire alors qu’il hoche doucement la tête. Cadmos se fond dans son ombre, elle est un tout petit oiseau et lui est comme une aura sombre qui l’entoure et la protège.
Ensemble ils descendent les escaliers, Cadmos légèrement en arrière, comme à son habitude. Elle passe devant. Quand elle apparaît sous l’arche qui ouvre le salon, tous les visages se tournent vers elle. Ils sont comme des centaines d’yeux qui foudroient, des billes de toutes les couleurs, des sourires identiques.
– Nerissa Peverell, la voix de Cadmos brise le silence, approche, avance et petit à petit, il fait tomber le rideau devant chacun, les montrant d’une main chaleureuse : Phobos, mon père, Melania, ma mère, Aidos, mon frère aîné, Rhéa, sa très chère épouse, Cassiopée, ma chère compagne. Là-bas, qui se cache derrière le buffet, c’est Thanatos, mon fils aîné, et à sa droite, Némésis, la petite dernière d’Aidos. Et enfin, Charon, mon second fils, et enfin, Phobos et Dolos, les deux fils d’Aidos.
Il y a un petit silence. Durant les présentations, chacun d’entre eux a hoché la tête d’un air entendu. Il leur semble évident qu’on ne les connaisse. Pour ce qui est de leur cas, il n’y a que Cassiopée et Charon qui la connaissent véritablement. Qui connaissent l’histoire de Nerissa Carrow. Tout derrière, cependant, Phobos le vieux a l’air de comprendre ce qui se trame. Il hausse un sourcil d’un air bougon, air qui lui sied plutôt bien, avant de maugréer :
– Peverell ! Peverell ! qu’il répète, je ne connais aucune Peverell qui a les cheveux aussi blancs et qui n’a pas un air méprisant sur le visage !
Cadmos a un sourire en coin. Dans la famille, le vieux Phobos et Thanatos ont toujours eu la parole assez libre, décomplexée, ce sentiment de pouvoir tout dire tout en assumant toujours. Mais étonnamment, c’est Rhéa qui cette fois ouvre ses lèvres pâles, mais le benjamin des Carrow la prend de cours.
– C’est la fille d’Arges et d’Aella.
Aidos ne cille pas – il sait déjà, mais n’a pas dit un seul mot. Rhéa, par contre, se montre étonnée, et c’est bien vrai qu’elle ignore tous des histoires de la famille. Le cas « Arges » n’a toujours été discuté qu’entre les deux frères, et elle s’est bien gardée de se montrer curieuse.
– Arges…
Phobos devient soudainement plus sombre. Le vieux n’a toujours pas digéré l’affront qu’a commis son fils envers sa femme. Quand on sait ce qu’il en coûte d’être curieux chez les Carrow, on se dit qu’un tel affront ne resterait pas impuni si seulement Melania ne l’avait pas supplié de toutes les larmes de son corps.
– A eut des enfants ?
On voit que ça lui arrache la gueule. Cadmos en sourit, presque moqueur. Aidos finalement se réveille, sort de son coma volontaire :
– Deux.
– Trois, rectifie simplement Cadmos.
– Deux, vivants, reprend calmement Aidos.
Un long silence passe, alors que Phobos tourne le visage vers Aidos.
– Je n’ai jamais été averti…
– Tu ne voulais pas en entendre parler fut une époque.
– Il a été banni de la famille.
– Oui, on connaît la chanson, Thanatos lève les yeux au ciel d’un air agacé.
Phobos prend presque un petit air vexé. Tout le monde sait ici qu’il aurait été agacé d’entendre parler de son second fils, mais dans le même temps, ne pas l’avoir su avant l’agace au plus haut point. Ses longs doigts tapotent l’accoudoir. Le vieux a l’air d’essayer de recomposer un puzzle depuis longtemps oublié. Le vieux est le plus terrible de tous, ça se voit. Nerissa ne l’a jamais rencontré, ayant même refusé d’assister à l’enterrement. Il a laissé Melania y assister, mais lui s’est enfermé dans son bureau, comme à chaque fois, devant sa vieille machine à écrire. Il n’y écrit rien, c’est juste pour la frime comme dirait Thanatos, c’est juste car la page blanche lui permet souvent d’oublier.
Oublier… l’existence de son second fils.


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Parchemin envoyé Dim 12 Nov - 16:34

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E
lle n’aime pas cela. Tous ces yeux qui se tournent la mettent mal à l’aise. Ils deviennent trop réels, ces fantômes dont elle n’a pas assez entendu parler, ils sont de chair et d’os, trop vivants, trop vrais. Peverell. C’est amusant, elle ne s’y reconnait toujours pas, c’est comme une couverture, un doux mirage dans lequel elle s’enveloppe et se persuade, s’accrochant à une sorte d’ambition trop ténue pour qu’elle en ait conscience. Cadmos les présente tour à tour et elle détaille ces visages presque inconnus et familiers à la fois. Les prunelles bleues accrochent la silhouette d’Aidos, longuement, voyagent de lui aux autres, des autres à lui. Il n’y’a pas de réelle pensée, seulement des sentiments qui flottent, contradictoires, dans l’esprit de la métamorphomage. « Peverell ! Peverell ! » Elle tourne la tête vers cette voix qui résonne, se fait entendre sans retenue. « je ne connais aucune Peverell qui a les cheveux aussi blancs et qui n’a pas un air méprisant sur le visage ! » Un sourire en coin orne la bouche. « Je peux avoir l’air méprisante, si vous voulez. » Bien sûr qu’elle peut. Elle peut revêtir les atours de cette lignée dont elle ne fait pas partie, elle peut être de ceux-là si elle en a envie, le faire croire du moins mais la façade se craquèle toujours, à la longue, parce qu’elle a autre chose dans le sang, de bien plus poisseux, de bien moins domptable. « C’est la fille d’Arges et d’Aella. » Elle ignore ce qui donne cet aplomb à son oncle, ce qui lui permet de dire des vérités que personne ne veut vraiment entendre, ce qui le pousse à la placer elle dans cet infernal jeu d’échecs sans craindre que quelque chose dérape. Sans doute a-t-il toujours eu le don de lire dans sa tête, alors elle n’est plus surprise de sa capacité à gérer l’ingérable, à risquer de bousculer un peu les égos, les acquis, les habitudes. Il n’est pas obligé de lui ouvrir sa porte mais il le fait, il n’est pas obligé de parler de son père mais il le fait aussi. Il n’est surtout pas tenu de mettre du désordre dans leur meute bien agencée. La leur, pas la sienne. « Arges… A eut des enfants ? »

Nerissa penche légèrement la tête. Elle ne comprend pas bien en quoi c’est surprenant. Il a bien eu deux épouses, pourquoi pas des enfants ? La capacité d’Arges à épouser de jolies femmes reste d’ailleurs un mystère, lui dont l’âme et les travers sont si peu désirables. « Trois. » Elle bouge. L’immobilité est rompue par une sorte d’instabilité presque imperceptible, qu’elle étouffe tant bien que mal. La petite bouille de poupon, si mignon, à la tignasse aussi sombre que les ténèbres. Les paupières clignent, chassent des réminiscences dont elle ne veut pas, douce ironie de celle qui maîtrise la mémoire d’autrui mais n’a aucun pouvoir sur la sienne, sur toutes ces choses fragmentées, rejetées, oubliées. « Deux, vivants. » Le hurlement d’Aella n’avait d’égale que les pleurs d’un loup criant sa détresse à la lune, ultime affront, ultime déchirure d’une pauvre femme laissée entre les doigts impitoyables d’un monstre. Elle n’arrive pas à se souvenir précisément, à attraper le fil qui mène à ce morceau de passé, comme si une brume épaisse le rendait inaccessible, lointain. Trois, l’hydre n’a-t-elle pas toujours trois têtes ? Mais celle-ci, coupée, ne donne pas d’autres longs cous. Elle recule d’un pas, se place en retrait, à la recherche de l’ombre, une seconde, funambule maladroite entre deux chemins opposés ; que sont les Carrow sinon ceux qui détruisent et broient, rongent les os de ceux dont ils ne veulent pas ? « Oui, on connaît la chanson. » Thanatos aurait pu attirer son attention si elle ne fixait pas les doigts du vieux Phobos occupé à tapoter sur l’accoudoir. Il a l’air de chercher, lui aussi, de gratter la surface d’un vieux reflet poussiéreux sur un miroir abandonné. Elle ne le connait pas, elle n’a jamais croisé sa route, elle en est certaine. Elle se serait rappelée de cette aura là, elle n’aurait pas pu oublier. Et en même temps, n’a-t-elle pas relégué dans une petite boîte enterrée bien pire que cet homme ?

« Arachne a regretté de ne pouvoir faire de mon père un homme comme vous. » C’est à Aidos qu’elle s’adresse. Nerissa ne se souvient plus vraiment d’Aella, elle serait incapable d’en décrire les traits, d’en peindre le joli minois. Elle a pensé que la seconde épouse était sa mère, on a voulu le lui faire croire, elle a même voulu l’espérer, un temps. Reste à ta place. Et d’un autre côté, où était-elle, sa place ? Loin de la lumière. « C’était un enterrement charmant. Dommage qu’il ne soit resté que si peu de son corps. C’est difficile de pleurer les morceaux. » Langue indisciplinée. Les doigts ont attrapé ceux de Cadmos avec une certaine douceur, comme si l’enveloppe charnelle demandait de l’aide pour l’esprit en colère. Une colère acide qui ne se montre pas dans le ton chaud de sa voix. Il n’y’a aucune tristesse dans les grands yeux bleus de Nerissa, il n’y’a que la satisfaction d’une factice liberté - elle ne serait jamais libérée d’Arges, par-delà la mort il y avait veillé. Faire de sa fille une Peverell, c’était une sentence, une condamnation à perpétuité, quelque soit la fin de l’histoire.    

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Parchemin envoyé Lun 20 Nov - 22:30

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Je suis : Sha , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 17/10/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 170 hiboux. J’incarne : Christian Bale , et l’avatar que je porte a été créé par : Eden Memories . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Loveleen & Ashlynn Je parle en : #4A5749



Je suis âgé de : 47 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : fournisseur d'Inferi pour le Ministère. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : marié à Cassiopée Carrow, pour le meilleur et bien sûr pour le pire. Champ Libre :

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L’entrée de Nerissa au sein de la Meute est primordiale. Soit elle y sera naturellement acceptée, soit ils iraient la chercher pour mieux la dévorer. Cadmos n’est pas un loup alpha au sein du salon – c’est bien le vieux Phobos qui décide encore malgré son pelage gris. Ils s’observent tous, en silence, mais leurs lèvres brûlent de question. La fille d’Argès – oui, Argès. Il est vrai qu’à une époque l’Hydre avait trois belles têtes, trois grandes gueules aux dents acérées.
Phobos n’a pas oublié, mais il n’y tient pas. Son second fils était un chien, et les chiens sont trop peu loyaux, trop peu agressifs. Ils ne savent rien faire à part les charognards. On n’est pas digne d’être un Carrow quand on n’est qu’un chien. Tous autant qu’ils sont dans ce salon, tous ont déjà eu du sang sur les mains, du plus jeune au plus vieux. Cassiopée, Rhéa et Melania en sont les exceptions, mais les jardinières ont des fétiches à base de belladone.
Ici, tout le monde connaît la mort, la douleur. Tous, parce qu’ils sont les Carrow.
Et Nerissa en fait partit.
« Arachne a regretté de ne pouvoir faire de mon père un homme comme vous. »
Aidos lève un sourcil, la caresse lui passe aussitôt dans le poil. Cadmos sourit brièvement, car si elle voulait capturer l’intérêt de l’aîné, il n’y avait pas meilleur moyen. Quand il la voit au milieu des siens, le Carrow n’a aucun doute sur cette place qui est la sienne. Argès pouvait bien le lui retirer, lui avoir cent fois répétés qu’elle n’était rien pour eux que de la viande, il n’en reste pas moins qu’elle impose au milieu du troupeau. Tous ont leurs auras de ténèbres, et Nerissa n’échappe pas à la règle.
Phobos le vieux le lui reconnaîtrait même alors qu’il la fixe toujours, semble vouloir la décrypter des pieds à la tête. Il perce comme Cadmos les mystères d’une vie qu’il ne connaît pas. Il revoit dans ses cheveux de neige la beauté intemporelle de sa propre mère, de la terrible Asphodèle Carrow.
« C’était un enterrement charmant. Dommage qu’il ne soit resté que si peu de son corps. C’est difficile de pleurer les morceaux. »
On entend le rire de Thanatos en fond, mais personne ne s’y attarde car le vieux Phobos se redresse, s’extirpe lentement de son fauteuil de cuir.
« C’est difficile de pleurer un chien, mais pas étonnant qu’il n’en reste que des os. »
Malgré son vieil âge, il y a quelque chose d’inquiétant chez lui. Ses fils s’écartent alors qu’il approche lentement de la gamine. Cadmos lui-même recule d’un pas, parce qu’il n’est pas celui qui commande à cet instant. Il le sait. Elle le sait aussi. Il se place derrière elle, les observant d’un air simple. Il la laisse à la merci du regard intransigeant du vieux. Phobos reste quelques secondes comme ça, puis son visage se transforme, se tord, en un rictus mauvais qu’on ne connaît qu’aux Carrow.
« Il arrive cependant qu’un chien qui descende de loups fasse naître un chien. Il arrive souvent que ce chien découvre à un moment ses origines et alors il… se sublime, de lui-même. Un véritable… retour aux sources. »
Aussi étonnant que ça puisse paraître, c’est Aidos, derrière Phobos, qui parle. Même Rhéa lui jette un regard hésitant, elle n’a pas l’air de comprendre ce qu’il se passe. Cadmos lit rapidement les pensées de son frère et hausse un sourcil surpris. Quelque chose qu’il ignorait vient d’apparaître au tableau. Ce n’est pas inquiétant, mais le fait de ne pas tout maîtriser déstabilise le mangemort.
« Une louve ? » demande le jeune Phobos qui tient contre lui un fléreur magnifique, véritable, au pelage aussi noir que la nuit. Ses yeux sont d’un magnifique bleu sombre.
« Une Carrow » répond Némésis, sa sœur, juste à sa gauche. Elle a l’air ravi, parce qu’elle est jeune et un peu seule au milieu de la meute des mâles.
« Il y a deux choses qui font d’un Carrow, un Carrow » murmure Thanatos, mais tout le monde entend parfaitement car il s’est rapproché. Bientôt ils encerclent la jeune femme et Cadmos, juste derrière elle. Comme une Meute en action, ils coupent ses ouvertures, mettent la lumière sur ses failles, l’acculent contre ses faiblesses.
« Un bon Carrow est un loup en cage. Il a connu les chaînes et les coups, parce qu’on l’oblige à être différent de ce qu’il est vraiment » reprend Thanatos. Le silence de ses pairs indique qu’ils sont tous du même avis. A bien y regarder, il y a autant de dents acérées que de bouches souriantes dans cette pièce.
« Un bon Carrow » murmure Charon, dont le visage est plus doux que tous les autres, « est un Carrow qui a du sang sur les mains. Qui a aimé ça. »
Cadmos baisse légèrement les yeux. D’ici, il ne voit que le découpage de sa tête blanche, de ses épaules si fines sur lesquelles reposent désormais les attentes d’une famille entière.
Comme pour ponctuer le discours solennel et effrayant, Phobos reprend, le menton haut, fier :
« Nous aimons nous repaître de ceux qui aimeraient nous soumettre. »
Petit silence dans la salle. Cadmos pose doucement ses mains sur les épaules de la jeune femme. Si jamais les Loups l’attaquent, il montrera les crocs à son tour. Et de tous ici, il est le plus gros.


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Don't Get In My Way Cuz you don't want to come to meet the Reaper that awaits ©️ okinnel.


Parchemin envoyé Mar 21 Nov - 15:04

- I am Allegiant, and I like it. -
Je suis : Wicked Witch. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 09/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 144 hiboux. J’incarne : Emilia Clarke. , et l’avatar que je porte a été créé par : (c) avatar by Lux Aeterna, Gorgeousmali & Texas-Flood. Ship Nerisson by Gallifreys. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Erzsébet Rackharrow Je parle en : #765C81



Je suis âgé de : 26 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Oubliator et chargée d'interrogatoire au sein des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : je suis mariée à Gideon Peverell, troisième victime de la persistance parentale. Diable, s'il savait ce qu'il est arrivé aux autres.
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City of the dead.
« Sorrow spares no one, and scars respect no person. »

P
hobos Carrow imposait une aura écrasante. Il avait accrochée à sa silhouette une vieille obscurité, une saveur ancienne de ténèbres. Autrefois, Nerissa aurait reculé. Elle aurait été la petite fille entre les pattes de Cadmos, cherchant à disparaître. Elle aurait gardé les bras croisé, les yeux baissés et le dos rond de soumission. Ne l’avait-elle jamais fait ? Son enfance est si loin et si morcelée qu’elle ne se souvient pas vraiment, elle ne sait pas si elle n’a jamais eu le réflexe de se dissimuler derrière son oncle. Elle l’avait fait avec son frère, en revanche, le garçon droit au regard froid. Le garçon qui avait perdu quelque chose en se soumettant à la violence psychologique d’un père. Le Carrow brisé devenu aussi chien fou que celui dont il était né, au sang chaud, parlant de ses poings plutôt qu’en usant de sa langue, le Carrow qui luttait chaque jour contre ce qui lui avait été légué. Il aurait craché sur les Peverell, sans doute, s’il ne s’était pas évaporé de son existence, espérant peut-être qu’épouser Gideon sauve sa toute petite soeur. Autrefois, devant l’impressionnante silhouette d’un homme tel que Phobos Carrow, elle aurait ployé le genou, elle n’aurait offert aucune résistance mais dans cette pièce, il n’y’en avait qu’un auquel elle consentait à donner sa fidélité, celui qui reculait d’un pas, tenu en respect par l’ancêtre. Et presque aussitôt, Nerissa relève le nez. Il la détaille, semble vouloir la décortiquer et en un sens, elle fait de même, cherchant dans les trais de ce visage le fantôme de ses origines. Elle n’est pas grande, la sorcière, même la hauteur des talons le laisse voir, pourtant elle n’éprouve jamais le besoin de tricher sur sa taille, d’user de son don pour altérer ce détail, pas même là, lorsqu’elle se redresse et offre l’assurance qui avait causé sa perte à ses dix-sept ans. Instinct de survie révolté, mordant. Instinct de survie qui lui avait fait défaut à son mariage et qui lui avait fait perdre le peu de respect qu’elle aurait pu gagner en étant moins terrifiée, en ne se soumettant pas aux Peverell. Elle ne se laisserait pas dévorer, pas par eux, plus jamais par ceux de son sang, parce qu’elle avait trop souffert des actes d’Arges, parce qu’elle savait que sa mère était tombée bien avant de mourir. Parce que quelque chose gratte à la porte de la raison. Il a ce rictus mauvais auquel elle ne répond que par une froideur hivernale - celle-la même qui était l’apanage d’Eris depuis des années, en société. « Il arrive cependant qu’un chien qui descende de loups fasse naître un chien. Il arrive souvent que ce chien découvre à un moment ses origines et alors il… se sublime, de lui-même. Un véritable… retour aux sources. » Le regard bleu se tourne légèrement, cherche Aidos derrière Phobos. Cet homme est un mystère. Un mystère qu’elle n’aime pas, par principe, pour ce qu’il est, parce qu’il a ce que la société accepte, parce qu’il sait s’y mêler avec talent. Parce qu’il est probablement celui qu’Arges méprisait le plus. Et pourtant, quelle ironie de le juger quand elle-même porte en vêtements la fortune et l’illusion de distinction, quand les perles nacrées brillent à son poignet. Quand des Peverell, ce dont elle se délecte le plus, c’est les gallions à disposition, l’aisance, qu’on se plie si bien à ses quatre volontés. Un autre pouvoir que celui de la violence, dont elle nierait la réalité avec force et colère. La saveur des privilèges sur l’amertume d’être un objet de plaisir cassé. « Une louve ? » Le fléreur attire son attention au son de la voix. Il est magnifique. Elle avait une affection particulière pour les félins, pour leur beauté sournoise, pour ce qu’ils ont de charme et de discrétion. Peut-être se sentait-elle plus proche du chat jouant avec sa proie que du loup dévorant en meute son repas. Ils sont liberté, indépendance et infidélité. « Une Carrow »

Nemesis n’obtient pas son attention, le ton ravi ne l’intéresse pas, c’est Melania qui l’attrape, certainement malgré elle. La froideur de la jeune femme s’efface et le reste du monde lui importe soudain bien peu. Le visage se penche légèrement tandis qu’elle analyse la silhouette, toute l’attitude de cette femme qu’elle n’avait pas vraiment remarqué jusque là. Elle cherchait en Phobos ce dont son père avait pu hériter mais c’est chez elle qu’elle le trouve. Elle est un peu déçue. Compatissante, aussi, même si ça ne se voit pas, même si le corps ne trahit que la curiosité en premier lieu, l’esprit agité de souvenirs estompés, se fondant presque les uns dans les autres. « Un bon Carrow est un loup en cage. Il a connu les chaînes et les coups, parce qu’on l’oblige à être différent de ce qu’il est vraiment » Nerissa n’a qu’une cicatrice, une seule marquée sous l’omoplate, un seul témoin du passé, de l’enfance mais elle lui cuirait presque encore aux mots de Thanatos. « Un bon Carrow est un Carrow qui a du sang sur les mains. Qui a aimé ça. » Son propre reflet dans le miroir, du sang jusqu’au bord de ses lèvres carmines, à se délecter du souvenir d’un tableau fabuleux, du corps suppliant d’une victime qui s’abandonne. « Nous aimons nous repaître de ceux qui aimeraient nous soumettre. » Les mains de Cadmos se posent sur ses épaules, protection silencieuse. « Votre épouse a-t-elle donc cherché à vous soumettre ? » Sa propre main se pose sur l’une de celles de Cadmos, calmement, et l’en détache. Elle ne le rejette pas, elle n’est pas brutale, pas avec lui, parce qu’elle lui doit trop, parce qu’elle l’aime déjà, cet oncle. Ca va aller semble dire la caresse de ses doigts sur les siens, avant qu’elle ne rompe le contact. Phobos a à nouveau toute son attention. Pour le meilleur et sans doute pour le pire, elle n’a pas tenu sa langue. Il y’a du dégoût dans les yeux d’un bleu soudain plus foncé. « Etait-ce un mal nécessaire ? »

La blancheur enneigée agonise sous l’encre qui s’étale, dégouline de la racine jusqu’à la pointe des cheveux. Eris avait été rassasiée par le meurtre, mise en sommeil par la brutalité réveillée de Nerissa mais elle a déjà à nouveau faim de défendre, de déchirer la chair de ce qu’elle juge être un crime. Sans ces épouses, ces femmes, ces mères, ils ne sont rien. Elle l’a compris à la rancoeur de Gideon, elle l’a senti dans ses entrailles agonisantes du poison qui avait privé les Peverell d’un héritage. Tu as tout détruit. Une dynastie n’est rien sans ces pièces rapportées trop souvent maltraitées. C’est la gamine blessée et battue qui ne pouvait tolérer ou comprendre. Soumise trop souvent, à rester là pourtant, à espérer en vain la fierté d’un père. Elle n’avait pas besoin d’eux. Elle estimait n’avoir pas besoin de leur approbation, de leur autorisation pour exister. « Thanatos, tu es si bon orateur. Tu devrais en faire une pièce, ça sonnait comme la fin d’une tragédie en cinq actes. » Elle a l’air plus âgée, quand elle est brune. Le visage de poupée semble légèrement différent, peut-être un peu plus dur, de la colombe à la charogne charmante, sombral inquiétant à l’oeil aiguisé, brillant de jeu et d’indépendance mais de douleur et de plaies béantes aussi. Du vide infini de l’absence d’amour, coupable d’être née, coupable d’avoir volé à la fierté mal placée d’Arges la réussite absolue d’enfants qu’il aurait jugé parfaits. Et les Carrow avaient sans doute gagné parce qu’en fin de compte, ils l’avaient bel et bien poussée dans ses retranchements jusqu’à obtenir la dualité offerte, la nature dévoilée. Une mèche immaculée subsiste, survit à la noirceur, tient le fil d’une unité, d’un accord entre les deux morceaux normalement si divisé. Ca ne tiendra probablement pas, la rupture surviendra à coups sûr mais la journée a été longue et difficile, elle n’a pas envie de lutter à la fois contre elle-même et pour leur survivre.

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Parchemin envoyé Dim 26 Nov - 0:50

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Je suis : Sha , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 17/10/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 170 hiboux. J’incarne : Christian Bale , et l’avatar que je porte a été créé par : Eden Memories . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Loveleen & Ashlynn Je parle en : #4A5749



Je suis âgé de : 47 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : fournisseur d'Inferi pour le Ministère. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : marié à Cassiopée Carrow, pour le meilleur et bien sûr pour le pire. Champ Libre :

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Il y a ce flottement étrange, où tout le monde sa jauge, statue de sel ou de sucre selon. Quelque chose d’instable se prépare, une tempête va bientôt souffler. Cadmos ferme les yeux. Phobos sourit.
« Votre épouse a-t-elle donc cherché à vous soumettre ? »
Melania accuse le coup, son petit air est piqué à vif alors qu’elle se redresse. Elle pourrait lui crier que tout ce qu’elle a toujours eu, elle l’a toujours voulu et c’est bien vrai. Des poings de Phobos jusqu’à son amour. Elle avait capturé le cœur de son loup en emportant avec elle tout ses défauts. Elle les avait aimés. Parfois, elle l’avait détesté. Elle l’avait haï quand il lui avait arraché la vue d’un œil. Elle l’avait haï, mais elle avait au moins le mérite de n’avoir jamais été forcé, de n’avoir jamais été traité comme si elle n’était qu’une moins que rien. Ils avaient eu des discussions intelligentes, de la philosophie de comptoir tard dans leur soirée. Ils s’étaient trouvés. Elle l’avait voulu, elle l’avait eu.
Autour d’eux, tout le monde sait, mais personne ne dit rien, parce qu’il en a toujours été ainsi. Pouvait-on reprocher à un homme violent de l’être avec tous, avec une équité aussi authentique que dangereuse ? Aidos et Cadmos, aux aussi, ils ont connu les coups et la virulence du vieux père qui, les soirs où la fatigue était trop pesante, il ne voulait plus rien faire que de cogner. Cogner, encore et encore, sur Melania surtout.
Elle avait le choix, la fille Borgin, le choix de fuir aussi vite que possible. Mais elle n’a rien fait. Elle est restée, le cœur sur la main, le cœur sur la lèvre. Elle aussi a ses torts. Elle aussi a été un bourreau. Mais rien n’est étonnant : dans cette maison, il n’y a aucun innocent, aucun à part peut-être Nerissa Peverell.
Cadmos ne répond rien, et la laisse repousser doucement sa main. Il ne s’en offusque pas, parce qu’il n’a rien à dire. Elle a fait ses choix, elle a choisi ses mots. Comme une ombre silencieuse, il guette. Phobos a levé un sourcil, le vieux a un sourire dérangeant qui parcourt son visage d’une oreille à une autre. Il aime les Loups, le vieux, il aime ce qui ont la hargne, ce qui ont la rage. Il a toujours caressé ses fils à rebrousse-poil, il les a toujours secoués pour leur apprendre la vie.
Il est comme ça, le vieux Phobos, c’est un loup.
« Etait-ce un mal nécessaire ? »
« Non. On appelle ça l’amour. »
Phobos a un sourire que personne ne se risquerait à contrarier. S’il avait eu trente ans de moins, peut-être aurait-il eu la rage et peut-être se serait-il levé pour empoigner l’un de ses gars et lui apprendre où était sa place – sur les murs du Domaine, décorés de ces têtes arrogantes tranchées, figées dans la peur ou la surprise. Le vieux n’en démord pas, alors qu’il la toise.
« Ma femme n’est pas une victime. C’est un bourreau, à sa façon, avec sa délicatesse, avec sa beauté. Je ne l’ai jamais traité comme une chienne tout juste bonne à enfanter. » Il a un sourire fier Phobos Carrow, fier parce qu’il a eu la vie qu’il a voulu, sans regret, sans accroc, pas même de regret vis-à-vis de ce fils perdu. « On est pas un Carrow si on est incapable de savoir que dans la vie, on naît soit bourreau, soit victime, et que l’on naît victime, on ne fait pas un bon Carrow. »
Tout le monde a l’air de comprendre. Il faut dire qu’il n’y a pas une seule bonne âme ici. De la plus jeune d’entre eux au plus ancien, les Carrow n’ont jamais été des tendres, des délicats, mais ça serait sous-estimer ces odieux personnages que de croire qu’ils ne l’ont jamais accepté. Bien sûr ! Bien sûr qu’ils ont embrassé la violence, la fatalité, la mort. Bien sûr qu’ils ont ouverts leur bras à l’injustice, à la trahison, et au vice ! Ils sont les enfants de la nuit, des enfants forts mais violents.
Un cortège insoutenable de laideur.
« Argès n’avait simplement pas compris que quand on est seul à s’amuser, ça n’est plus un jeu. »
Cadmos ne dit rien. Il n’en pense pas moins cela dit. Où commence le jeu, où s’arrête-t-il ? Quand il était jeune, le jeune Cadmos n’avait pas compris. Aidos lui avait pourtant dit, et répéter. Papa et maman, ils ne sont pas comme les autres parents, mais eux, ils s’aiment. L’amour devait-il toujours être couleur sang ? Il eut une pensée furtive pour Alexander, mais la chassa aussitôt.
Personne ne dit rien en voyant la colombe se transformait en corbeaux. Ici, chez les Carrow, on travaille l’exotisme. Tout le monde bien sûr se demande de quel ancêtre la gamine peut bien tenir cette métamorphomagie, mais ils ne sont pas assez ignares pour s’en inquiéter, ou pire, s’en extasier. Ils restent tous très sérieux. Image parfaite de marchands de cadavre ambulants. Des choses étranges, ils en ont vu.
« Zélos, tu es si bon orateur. Tu devrais en faire une pièce, ça sonnait comme la fin d’une tragédie en cinq actes. »
Le rire franc et sincère de l’aîné de Cadmos résonne dans tout le salon. Il finit bien sûr par faire une révérence profonde, agitant sa main comme un pantin d’artistocrate qu’il déteste tant. Il est si triste dans le fond de son âme Zélos, mais il apparaît si léger, si enfantin. On le croirait sortit d’une autre dimension, mais elle n’aurait aucune couleur. Ça serait un espace vide et désert où il aurait été seul des siècles durant.
« Personne n’achèterait une histoire. De nos jours, on cherche le divertissement dans des choses légères, sans importances. Les drames, ça ne fait pas vendre. On veut du bonheur ! On en veut de toutes les couleurs, de toutes les sortes ! » Il ricane, alors que des sourires méprisants se dessinent sur les lèvres des convives. Zélos a un don, le don de captiver, tel un serpent dangereux. « Quoi que ! Maintenant que tu m’en parles, ma chère cousine, je viens d’avoir une idée révolutionnaire ! »
Il s’agite un peu, ce bouffon sans roi. Némésis s’écarte, car elle est souvent la cible de ses farces dont personne ne peut rire sauf les Carrow. En dehors de cette maison, Zélos n’est pas comme ça. A Poudlard même, c’était un garçon taciturne, peu enclin à se mélanger. Il a la confiance difficile et le cœur dur, dit-on. Il ne parle qu’à ses dragons.
« On pourrait organiser un ballet – je préfère l’opéra, qu’on me pardonne. Le lac des cygnes, tout le monde connaît. La grande question maintenant, c’est qui tu préfères jouer. Odette ? La belle et douce Odette ? Ou la terrible Odile, fille du terrible Rothbart ? »
Il rit de nouveau, alors que tout le monde a déjà choisi. Odette n’a jamais été resplendissante. Odette a toujours été fade. Pauvre victime dans un monde de chasseur. Le carreau devait au moins lui percer le cœur, mais le jeune prince Siegfried avait décidé autrement.
Il glisse sa main, effleure cette mèche immaculée, dernier rempart. Son sourire est tendre, il la relâche aussitôt, comme s’il n’avait jamais rien touché.
« A mon humble avis, tu ferais une piètre Odette. »
Comme nous tous, ici.


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Parchemin envoyé Dim 26 Nov - 20:59

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M
elania a cette réaction particulière, cet air offusqué qui traduit son envie de protester plus violemment que si elle l’avait réellement fait. Phobos n’est qu’un détail. Il n’est qu’un vieil homme qui a perdu de sa superbe, même avec ce sourire qui aurait dû la faire trembler. La colombe aurait tremblé, elle se serait réfugiée entre les bras de Cadmos, s’y serait fondue et aurait réclamé l’oubli. La corneille est indifférente à cette terreur que l’autre ne connait que trop bien. Fusion imparfaite qui ne permet pas que les émotions et les pensées soient complètes, que ce qui fait l’une soit ce qui influence entièrement l’autre. Fracture qui pousse à l’imprudence, à l’insolence. « Non. On appelle ça l’amour. » Elle a pitié d’eux. Elle ne reconnait pas ce sentiment, elle ne saurait pas y mettre de mot dessus mais elle a pitié, réellement, profondément. De Melania surtout. Dans l’image de cette femme abîmée par des amours violents, qu’y’a-t-il d’autre que ce qu’elle aurait pu devenir ? « Ma femme n’est pas une victime. C’est un bourreau, à sa façon, avec sa délicatesse, avec sa beauté. Je ne l’ai jamais traité comme une chienne tout juste bonne à enfanter. » Elle observe, détaille cette fierté qu’il a sur les traits. Une chienne tout juste bonne à enfanter. « On est pas un Carrow si on est incapable de savoir que dans la vie, on naît soit bourreau, soit victime, et que l’on naît victime, on ne fait pas un bon Carrow. » Tu auras donc tout détruit ce soir. Ca revient, comme un reproche lancinant qui lui écorche l’âme. En a-t-elle encore une ? Son corps qui lâche, qui glisse sur le carrelage de la salle de bains orné de son propre sang. Le sang de ce qui meurt à l’intérieur d’elle. « On peut détruire sans frapper. » Mais le murmure ne s’adresse pas vraiment à l’ancêtre, c’est une réflexion pour elle-même, souffle d’une évidence à laquelle elle aurait préféré être étrangère.

« Argès n’avait simplement pas compris que quand on est seul à s’amuser, ça n’est plus un jeu. » Elle avait tourné les yeux, une seconde, vers l’épouse soit-disant trop aimée. Le nom d’Arges lui fait relever le nez vers Phobos. « Ne parlez pas de mon père comme si vous le connaissiez. Vous avez choisi de l’oublier, et il vous a oublié en retour. Tout ce qu’il a gardé de vous, c’est une cave. » Elle ignore d’où vient cette information. Elle n’arrive pas à reconstituer le puzzle. Elle avait dû l’entendre. Aella avait-elle pu le dire ? Il était mort dans cet endroit, ce lieu vide avec pour seule décoration les grilles d’une cage qui n’avait rien renfermé jusqu’à ce qu’elle y place le cadavre affamé. Son enfance est trop craquelée pour qu’elle arrive à déterminer si Agon s’y était retrouvé. Sans doute l’univers avait-il créé Zelos pour ce genre de situations. Son rire désamorce quelque chose, souffle la colère avec talent et ne laisse que la curiosité sur son passage. « On veut du bonheur ! On en veut de toutes les couleurs, de toutes les sortes ! » Silencieuse observatrice, Nerissa ne répond rien. Il a l’air d’un funambule, d’un amuseur talentueux défait de teintes. Il a des allures de Pierrot, pantomime de solitude qui déclame la joie et dont les gestes signent amertume, mépris ou jeu. « Quoi que ! Maintenant que tu m’en parles, ma chère cousine, je viens d’avoir une idée révolutionnaire ! » Sa très chère cousine. Elle penche légèrement la tête. Elle n’a pas l’impression d’être ce qu’il dit, trop longtemps seule, trop longtemps enfermée dans le modèle morcelé d’une famille asphyxiée par ses vices et ses rejets. « On pourrait organiser un ballet – je préfère l’opéra, qu’on me pardonne. Le lac des cygnes, tout le monde connaît. La grande question maintenant, c’est qui tu préfères jouer. Odette ? La belle et douce Odette ? Ou la terrible Odile, fille du terrible Rothbart ? »

Il effleure la mèche blanche. Elle croise son regard, poupée de porcelaine intriguée par le personnage. Poupée cassée qui le laisse approcher et reculer. Est-ce de la tendresse sur le sourire accroché aux lèvres masculines ? « A mon humble avis, tu ferais une piètre Odette. » Elle fait la moue, d’abord, l’air un peu offusqué mais pas vraiment vexée. A son tour de bouger. Elle s’avance, ronge la distance qui les sépare et vient souffler, trop près de sa bouche. « Je ne choisis pas. Odile n’est-elle pas le sosie d’Odette ? Odette n’est-elle pas un peu Odile ? » Elle se déplace, contourne le Carrow avec cet air faussement innocent que la blancheur aurait offert mais le ramage de jais ne trompe personne, pas à cet instant, elle n’y met pas vraiment du sien. « J’ai toujours préféré les seconds rôles, cependant, ne t’en déplaise. » Le Lac des Cygnes, elle ne le connaissait que depuis peu, depuis que Peverell avait remplacé Carrow dans son identité, depuis que la violence avait fait place à la culture. Arges n’avait pas eu à coeur d’apprendre quoique ce soit à sa fille, pas plus qu’à son fils d’ailleurs. Epave sans capitaine, épave sans direction. Zelos la suit en pivotant et elle finit par prendre sa main, sans la moindre gêne ou méfiance. Ca a presque l’air d’une danse, leur affaire. C’en est une, finalement, quand elle pose sa paume contre celle du sorcier. « Il n’y’a pas de Lac des Cygnes sans lac. Et le lac, il est formé des larmes d’amour de ces parents qui ont perdu leur fille. Personne ne me pleurerait, ou ne ferait naître un lac de sang si je disparaissais. » Pas Odette, alors. Ou si ? Nerissa a sa propre malédiction sans solution. « Et Odile.. elle ne gagne ni ne perd à la fin de l’histoire. Elle arrache à Odette un avenir et le Prince fourvoyé meurt pour le cygne blanc désespéré. » Le manège arrête sa lente rotation, le bras retrouve la ligne du corps féminin, le brun toujours brun, la mèche blanche persistante. Elle choisit de ne pas choisir mais ça ne peut durer bien longtemps, c’est épuisant de lutter entre deux états. Gideon se détourne. Il lui crache ce reproche, qu’elle ferait une veuve éplorée peu crédible et l’abandonne à sa souffrance pour rejoindre un fauteuil. Elle meurt un peu dans ce rejet, elle meurt un peu avec l’enfant et elle n’a pas envie de lutter. Elle a cru qu’elle pourrait être aimée pour ce qu’elle est mais ce n’est pas le cas. Et pourtant elle se bat, rampe pour s’assurer que l’époux vive sans se soucier de savoir si elle-même s’en relèvera. Nerissa cligne des yeux, détourne enfin les prunelles de celles de Zelos ; elle ne veut pas qu’il lise cette solitude dans le bleu abyssal.

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Parchemin envoyé Mer 29 Nov - 20:07

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Je suis : Sha , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 17/10/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 170 hiboux. J’incarne : Christian Bale , et l’avatar que je porte a été créé par : Eden Memories . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Loveleen & Ashlynn Je parle en : #4A5749



Je suis âgé de : 47 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : fournisseur d'Inferi pour le Ministère. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : marié à Cassiopée Carrow, pour le meilleur et bien sûr pour le pire. Champ Libre :

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Finalement c’est à Zélos d’entrer en scène, avec son rire tonitruant et ses allures étranges. Il a beaucoup hérité de Cadmos au-dedans. Ils ne le voient pas, les autres, ils sont persuadés que Zélos est un fragment de Cassiopée qui, plus jeune c’est vrai, était excentrique à sa façon. Ils ignorent simplement que Zélos, c’est Cadmos sans muselière, sans laisse, sans aucune attache, sans aucune menace. Protégé par un père silencieux, enveloppé de cette aura qu’on ne saurait pas confondre. Il est là, le fils du Styx, il persuade et distrait à la fois, si bien qu’on s’y perd.
Phobos le premier regagne son vieux fauteuil, Melania revenant auprès de lui, lui attrapant avec tendresse les mains comme pour vérifier qu’elles ne sont pas trop froides. Le vieux a un ricanement, comme il a l’air de s’être amusé. Plus loin, Aidos jette un regard terrible à Phobos et Charon qui chahutent avec Némésis autour de la table du buffet. Cassiopée le distrait à son tour, habilement, le menant à parler de construction, pour la chambre du bébé.
Tous laissent le champ libre à Zélos qui danse, roule, suit du regard. Cadmos s’est reculé, les bras plaqués dans son dos, croisés. Il écoute, mais pas leur discours qui n’a aucun sens que d’emprunter aux images ce qu’ils refusent de dire sans détour, sans métaphore. Il jauge, sans en avoir l’air, la drôle de paire qui vient de capturer le cœur du salon.

« A mon humble avis, tu ferais une piètre Odette. »
« Je ne choisis pas. Odile n’est-elle pas le sosie d’Odette ? Odette n’est-elle pas un peu Odile ? »
Zélos a un sourire en coin, il la contemple, de haut en bas, de bas en haut, mais surtout son visage. Odile, Odette, non, ceux ne sont pas les mêmes. Elles sont si différentes, mais il faut avoir le courage d’approfondir pour le comprendre. Un visage, ce n’est rien, ce n’est pas tout. S’il avait un jumeau, il n’aurait rien de semblable à lui. Chacun serait. Ils se confondraient, mais impossible pour un autre de se superposer à l’enfant terrible qu’il est, l’aîné de Cadmos.
« J’ai toujours préféré les seconds rôles, cependant, ne t’en déplaise. »
« Rien ne me plaît plus que de jouer – le rôle importe peu, il n’existe aucun second rôle. »
Il lui prend la main, avec une douceur infinie, et la laisse danser autour de lui, la suivant du regard, l’accompagnant seulement. Les hommes dans les ballets ne sont pas faits pour occuper le premier rôle. Ceux sont des ombres qui miment, transportent, subliment. Zélos est une ombre, à la façon de Cadmos. Il provoque, inssuffle des sentiments contraires, mais jamais ne ment.
Il est, seulement.
« Et Odile.. elle ne gagne ni ne perd à la fin de l’histoire. Elle arrache à Odette un avenir et le Prince fourvoyé meurt pour le cygne blanc désespéré. »
Zélos a un petit rire, mais celui-là est sincère, comme s’il découvrait les lacunes d’une enfant ; Il est pourtant plus jeune d’une année que sa cousine, mais son attitude et sa taille – aussi grande que celle de Cadmos – mente aisément. Comme tous les Carrow, il semble survoler l’assemblée, la plongeant dans son aura aux ailes de corbeau.

Il lui tend de nouveau la main, il ne lui imposera pas une seconde danse, seulement si elle l’y autorise.
« C’est bien pessimiste, tout ça, Mademoiselle » c’est Madame, mais il ne s’en soucie pas alors qu’elle prend sa main, ce qui à l’air de le ravir sur le moment, « il existe plusieurs fins à cette histoire. »
Il s’approche lentement d’elle, posant sans la brusquer sa main sur sa hanche pour esquisser cette fois des pas de valse, plus autrichienne, plus proche de l’époque de ce bon Pavel Gerdt, celui-là même qui chantait à gorgée déployée son amour pour Odile ou Odette.
« Il existe une version où le prince est plus violent que dans les autres versions, il n’est plus une victime qui subit les aléas de ses émotions. Quand il voit cette femme dans ce bassin, sa peau si claire, si pâle, son corps enroulé par les plumes des cygnes blancs, il hésite. Sa main tremble sur l’arbalète. Il n’ose pas tirer. Il sait d’ores et déjà, à ce moment de l’histoire, qu’il a perdu. »
Derrière lui, l’ombre qu’est Cadmos Carrow se rembrunit lentement. Mélange d’émotions, de colère, de dégoût aussi. Dans ses mots transpirent des idées contraires qui s’affrontent. Cassiopée le remarque d’ailleurs, du coin de l’œil, et s’approche discrètement de son mari, posant une main sur son bras. Si elle demande, il lui parlera des amours compliqués de Nerissa, de la famille Peverell, sans jamais rentrer dans les détails. En vérité, ce n’est pas que ça, à ce moment.
Ce n’est qu’une infime partie du malaise que Zélos jette.
« Quand il rencontre Odile, il est frappé de cette ressemblance, et elle l’attire. Elle est si riche, si belle… Il est abusé de la ressemblance, bien sûr, mais en réalité, il sait bien qu’Odile n’est pas Odette. Il le voit dans ses yeux. » Et comme il le dit, il la fixe, elle, droit dans ses iris céruléens. « Non, à aucun moment il ne peut se tromper. On ne peut pas se tromper en amour. Il n’y a que les hommes bêtes pour confondre l’amour et l’envie, la passion et le désir. Siegfried n’est pas de ceux-là. C’est un Prince qui sait se servir de son épée et de son arbalète. Il n’a pas peur de Rothbart. Il veut le tuer. Il veut le tuer, mais avant ça, il doit libérer sa promise… »
Un silence, alors qu’il sert doucement sa main dans la sienne, amusé. Son sourire joueur n’a rien de beau – Zélos, il est comme les autres Carrow, carnassier. Ses lèvres sont comme le tranchant d’un couteau. Chaque mot est un coup dans le dos.
« Alors il laisse Rothbart approcher, petit à petit… et quand le sorcier est piégé, il sort son épée. Parce que c’est le seul moyen de vaincre. Le sorcier prend peur, bien sûr, car Siegfried a la fougue de la jeunesse. Il se transforme en cygne noir, mais le prince est rapide, et d’un coup, du tranchant de sa lame, il lui coupe une aile. Le parvis du château baigne dans le sang noir du sorcier maléfique. Siegfried se retourne vers Odette qui l’embrasse, libre, enfin. »
Un pas de plus, et il s’arrête, relâchant avec douceur la jeune femme, un sourire en coin.
« Ce n’est pas mon opéra préféré, je dois avouer. »
Il remet en place ses manchettes.
« Si un jour tu me le permets, je t'emmènerais en voir un bien mieux que celui-là. »
Cadmos, tout derrière, fulmine en silence. Peverell… Peverell…


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Parchemin envoyé Jeu 30 Nov - 13:01

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Je suis : Wicked Witch. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 09/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 144 hiboux. J’incarne : Emilia Clarke. , et l’avatar que je porte a été créé par : (c) avatar by Lux Aeterna, Gorgeousmali & Texas-Flood. Ship Nerisson by Gallifreys. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Erzsébet Rackharrow Je parle en : #765C81



Je suis âgé de : 26 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Oubliator et chargée d'interrogatoire au sein des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : je suis mariée à Gideon Peverell, troisième victime de la persistance parentale. Diable, s'il savait ce qu'il est arrivé aux autres.
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« Sorrow spares no one, and scars respect no person. »

«
 C’est bien pessimiste, tout ça, Mademoiselle. » Zelos, c’est une plume sur ces plaies qui se mettent à suinter, de toutes parts, à l’intérieur. Elle n’est finalement qu’une enfant, parce qu’on ne lui a jamais vraiment offert l’opportunité d’être autre chose, parce qu’il manque des mois, des années à son existence. Tout ce temps à vouloir la changer en marionnette docile, jusqu’à ce qu’elle se craquèle, jusqu’à l’implosion. Jusqu’à renaître - à moitié. « il existe plusieurs fins à cette histoire. » Il a cette infinie douceur, mais pas la même que Gideon. Elle se rappelle du jour de la mort d’Arges tandis que le jeune homme place sa main sur sa hanche, qu’elle se laisse guider sans opposer la moindre résistance. La robe d’un blanc aussi pur que sa chevelure avait été remise, elle espérait plaire à son époux, elle espérait réparer aussi, changer l’obligation en choix. Elle y était parvenue, d’ailleurs. Elle lui avait renouvelé des voeux, à sa façon, en lui disant que si elle devait mourir Peverell, elle voulait le décider elle-même. Il avait accepté, quand elle lui avait dit qu’elle ferait des choses terribles. Elle lui avait dit qu’elle l’entrainerait vers une noirceur dont aucun d’eux ne sortirait indemne. Et elle l’avait fait en accord avec Eris. Elle tourne, la valse, et Nerissa s’aligne sur ses pas. « Il sait bien qu’Odile n’est pas Odette. Il le voit dans ses yeux. » Les yeux dans les yeux, qu’elle ne détourne pas même si, une fraction de seconde, elle y songe. « On ne peut pas se tromper en amour. Il n’y a que les hommes bêtes pour confondre l’amour et l’envie, la passion et le désir. » Alors elle est probablement stupide aussi. Trop innocente, en vérité, à propos de ces choses là. Comment pourrait-elle savoir, elle, si on l’aime ou si on se contente de la désirer ? Il lui raconte cette histoire belle à pleurer, trop pour eux, pour ce qu’ils sont. Elle se sent comme un pauvre ange déchu à qui on arrache lentement les plumes, dont on retire l’auréole brisée, auquel on enlève tout ce qu’il reste de bon, de pur. Et chaque jour de sa vie n’est qu’une victoire pour son père, pour celui qui n’est plus là mais la hante encore. La hante si sûrement qu’au moment où Zelos relâche sa main, elle a l’impression de voir la silhouette dans un coin de la pièce, un verre à la main.

« Si un jour tu me le permets, je t'emmènerais en voir un bien mieux que celui-là. » Elle vacille. Le ramage sombre s’estompe, redonne à la chevelure ce joli blanc, redonne aux traits plus de jeunesse, la métamorphomagie ne maintient plus le reflet choisi. Elle a hoché la tête mais a été forcée de se rattraper au meuble le plus proche, en reculant d’un ou deux pas. Zelos n’a pas le droit d’être aussi gentil, aussi doux. Il n’a pas le droit parce que ça rend le reste d’autant plus douloureux. Elle a la bouche sèche, pâteuse et elle réalise que depuis ce soir-là, où elle avait mis un terme à cette grossesse non-désirée, elle oubliait souvent de manger, d’exister, presque de respirer. Elle voulait qu’Eris contrôle, finalement, parce que c’était plus simple, parce qu’il n’y’avait plus de larmes à faire rouler quand la violence dominait, quand les tortures salvatrices occupaient son esprit, elle le voulait autant qu’elle le refusait. Ta mère serait déçue, si déçue de ce que tu as fait là. Ne pas avoir connu les Carrow lui avait peut-être épargné quelque chose, épargné la conscience du tourbillon dont elle n’était que la vulgaire prisonnière. Elle a l’air triste à en mourir, soudainement, la main se portant à son propre ventre comme on gratterait une cicatrice à peine fermée pour la rouvrir. Incapable d’élever un enfant, incapable de ne pas être comme Arges, c’est ce qui tourne à la surface de ses pensées désordonnées. Eris l’a abandonnée, encore, et elle peine à garder la tête hors de l’eau. Le coeur noir retrouve ses parures de rouge, sanguinolentes, ça fait mal, ça bouscule le peu de stabilité qui reste à l’esprit maintenant que les espoirs sont morts. Comme quand son père frappait trop fort, comme quand il avait ces gestes déplacés. Les prunelles cessent de changer de couleur, se fixent sur le bleu clair et elle inspire, reprend le dessus sur ce qui la secoue. Elle ne veut pas s’écraser, elle refuse de laisser le château de cartes s’effondrer. Cette alliance à ton annulaire est ma promesse de rester pour le restant de ma vie aussi jalonnée de haut et de bas puisse-t-elle à tes côtés, dans la joie et la tristesse, la santé et la maladie, le sang ou les rires. Elle baisse le regard sur l’alliance, dont le prix exorbitant se lit aisément dans le travail des détails, de rouge, d’or et de diamant. La promesse est trahie. Elle retire doucement l’anneau, comme enfermée dans une bulle de solitude et le glisse dans la poche ensorcelée de sa robe. L’épiderme n’a même pas eu le temps de laisser la trace du bijou, il n’y’a pas de contraste entre l’espace couvert par la bague et le reste de l’annulaire. Rien, comme si ça n’existait pas. « Je suis navrée d’avoir perturbé ton dîner, oncle Cadmos. » Un sourire désolé se dessine sur les lèvres avant qu’elle ne se tourne vers Melania. « Et je ne voulais pas vous manquer de respect. Je manque souvent de savoir vivre. Tel père, telle fille, dit-on. » Ca lui arrache presque la langue de le dire mais elle ne se souvenait presque pas d’Aella, même son visage ne lui revenait pas, alors que pouvait-elle avoir gardé sinon les déviances du chien enragé ? Elle n'est pas comme eux, elle n'y'a pas sa place.

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We are all searching for someone whose demons play well with ours. ≤ I feel it burning through my veins, It's driving me insane The fever is rising, I'm going under Memories flash before my eyes. I'm losing time, The poison is killing me.

—. City of the Dead


Parchemin envoyé Sam 9 Déc - 12:39

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Je suis âgé de : 47 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : fournisseur d'Inferi pour le Ministère. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : marié à Cassiopée Carrow, pour le meilleur et bien sûr pour le pire. Champ Libre :

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Famille Carrow

« Si un jour tu me le permets, je t'emmènerais en voir un bien mieux que celui-là. »
Il la regarde devenir Odile et a un sourire en coin qu’il ne peut pas réprimer. Une forme de fierté, peut-être, d’avoir dompter ce qui ne fait toujours que s’apprivoiser. Oh, bien sûr il n’a pas cette arrogance d’y croire vraiment. Il se complait toujours, même quand il berce entre ses mains fines un dragon tout juste né, à observer ce qui est dangereux avec les yeux tendres d’un père. Il se recule d’un pas, comme pour laisser le temps à la fleur d’éclore, d’étirer ses longs pétales sur tout un chacun, mais en réalité, il n’y a que lui et Cadmos pour observer d’un œil curieux les humeurs. Ils sont tous ailleurs, dans leur monde, dans leur bulle inoxydable qui les protège. Ils sont comme ça les Carrow, prudents parce que le temps leur a appris qu’il n’existe rien de tel que les liens du sang. Des liens aussi implacables que lourds de sens. Bien plus forts que les amitiés volages. Bien plus forts que tout.
Cadmos est toujours là, présent, les pieds ancrés dans le sol comme s’il n’avait jamais été nulle part ailleurs. Il écoute, s’imprègne, et petit à petit, sa bonne humeur n’est plus qu’un songe. Il n’est pas en colère – il est ennuyé. Même Cassiopée le remarque, alors elle s’approche, glisse ses doigts sur son bras, s’enroule autour de lui comme un serpent. Le contact le fait frissonner et il détourne un instant le regard de sa nièce pour observer le visage pâle de sa femme, son ventre déjà rond.
« Je suis navrée d’avoir perturbé ton dîner, oncle Cadmos. »
« Ce n’est pas grave » sourit doucement Cassiopée.
Cadmos, quant à lui, hoche calmement la tête, comme de rien n’était. Ça a jeté un certain froid, mais ils s’en remettront. Ce n’est pas la dernière fois que quelque chose ne plaira pas aux Carrow. Tout a l’air de ne pas leur plaire.
« Et je ne voulais pas vous manquer de respect. Je manque souvent de savoir vivre. Tel père, telle fille, dit-on. »
Melania a un sourire étrange, mélange incongru de sentiments qu’elle ne différencie même plus. C’est vrai. Elle avait aimé Argès comme un fils, un merveilleux fils. Elle avait pleuré tant de nuits pour lui, pour dissuader Phobos d’en finir avec lui, avec ce chien fou sortit de leur litière. Qu’est-ce qu’elle y pouvait, elle, s’il était plus fou que les fous ? Rien. Mais le voir mort aurait été bien plus grave, bien pire même que de le voir loin. Elle opina à son tour du chef, comme pour accepter ses excuses.
Cadmos a un sourire finalement, comme l’ambiance a l’air de suivre un bon train. Il s’approche d’un petit pas d’elle, relève doucement son menton pour qu’elle le regarde dans les yeux. Il a cette façon de faire, cette faculté naturelle à s’imposer sans un mot, sans brusquer non plus :
« Tu seras toujours la bienvenue ici » il a une voix chaude, rassurante, avant de continuer : « mais Gideon va finir par envoyer ses troupes d’élite jusqu’à la maison… »
C’est une pointe d’humour, car il faudrait être fou pour entrer dans le Jardin de Cadmos Carrow sans autorisation. Mais les Peverell sont fous. A leur façon…
« Zélos » l’aîné relève la tête, curieux sur le moment, « raccompagne Nerissa jusqu’au Manoir Peverell. Je ne voudrais pas qu’elle s’égare. »
Bien sûr, tout le monde a compris sur le moment qu’il en s’agit pas vraiment de s’égarer au terme premier, mais plutôt de repartir dans une nouvelle spirale infernale. Le vieux mangemort a bien vu le jeu de Zélos. Sa facilité à dompter les douleurs, à réduire la hantise. Il l’aidera jusqu’à son tour chez les Peverell. Il ne leur devra rien. Gideon lui en devra peut-être une bonne, sans même le savoir.
« Miss ? »
Le garçon lui tend déjà son bras comme un preux chevalier, ce qui ne colle pas avec ce visage carré, cette coupe de cheveux qui n’a aucun sens à leur siècle. Ses cheveux épais et noirs corbeaux coiffent sa tête. Ses billes émeraudes, héritage des Macnair, dardent dans les iris céruléennes de la demoiselle.
Zélos prend très au sérieux son rôle.


Un ami peut vous aimer pour votre intelligence, une maîtresse pour votre charme, mais une famille vous aime sans raison, parce que vous êtes né en elle, et morceau de sa chair. - Maxalexis



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