indiscrétions
- gossip witch est bavarde -


L’homme en Jupe On a vu semblerait-il un sang pur jouer les transformistes au Cirque Avery. Nous n’avons pas encore de nom mais son jeune âge semble indiquer que son travestissement est une quête identitaire !

La tête d’enterrement N'est-il pas courant que lorsque l'on perd un être cher, on verse quelques larmes ? Eh bien si la mort de l'Actrice Louise de Montmorency emeut les foules, sa fille ne semble pas bien touchée. Etrange non ?

Le dimanche au Pays de Galles c'est le jour des mariages Il y a des évènements heureux dans ce monde enfin si l'union forcée et arrangéeest un évènement heureux ! Desmond Meadowes s'est débarassé de sa plus jeune soeur, reste la plus vielle des deux.




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(Cadmeris) ≤ « Devil, devil. »

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Parchemin envoyé Lun 23 Oct - 13:58

- I am Allegiant, and I like it. -
Je suis : Wicked Witch. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 09/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 144 hiboux. J’incarne : Emilia Clarke. , et l’avatar que je porte a été créé par : (c) avatar by Lux Aeterna, Gorgeousmali & Texas-Flood. Ship Nerisson by Gallifreys. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Erzsébet Rackharrow Je parle en : #765C81



Je suis âgé de : 26 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Oubliator et chargée d'interrogatoire au sein des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : je suis mariée à Gideon Peverell, troisième victime de la persistance parentale. Diable, s'il savait ce qu'il est arrivé aux autres.
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Devil, Devil.
« The greatest trick the Devil pulled was convincing the world there was only one of him. »

P
auvre petite Nerissa vendue telle un morceau de viande avariée. Pauvre gamine malmenée par son père. La fragile créature indigne de porter le nom de Carrow. Elle avait entendu toute sa vie qu’elle n’était pas digne d’eux, trop gentille, trop frêle, trop jolie même. Elle n’avait pas l’allure inquiétante des siens, pas cette aura angoissante crépitant dans son regard. Arges le lui avait toujours reproché, il avait vu en elle mille déception, rejeté cette chose qu’il n’avait décemment pas pu engendrer. Elle gardait de lui une cicatrice fine sous l’omoplate, elle, la métamorphomage qui pouvait faire momentanément disparaître cette trace de son enveloppe charnelle - pas de son esprit. Elle a changé. Elle avait déjà été transformée par la folle tentative de son géniteur pour la rendre docile, contact presque fatal avec un antique artefact dont elle ne se souvenait pas les contours. Amnésique trop longtemps. Elle avait dix-sept ans quand il a ancré en elle cette magie morbide. Elle en a vingt-six et les pièces du puzzle se rassemblent lentement mais sûrement, à mesure qu’elle prend de l’assurance.

Arachne te fera la peau. Le sourire en coin lui revient à cette pensée tandis qu’elle contourne les marais pour rejoindre les restes désolés de l’ancien manoir Carrow. Sa belle-mère n’avait pas pu parler, elle n’avait eu aucune occasion de dévoiler la vérité. S’il y’avait bien une chose dans laquelle la gamine n’avait pas échoué, c’était le choix de son emploi : elle était une ombre, elle s’était fondue dans cette part manipulable de l’esprit d’autrui en excellent en tant qu’Oubliator. Arges avait négligé le potentiel de ce choix, il avait négligé qu’à trop malmener sa fille, il pourrait créer un monstre. Eris était née des tourments qu’on lui avait infligé, née de la peine et de la souffrance que l’artefact avait causé, elle s’était extirpée des douleurs de la jeune Nerissa pour lui donner cette force qu’elle ne pouvait avoir, étouffée, rabaissée. Arachne avait accusé son époux d’avoir trop bu, d’avoir fait brûler leur demeure et Nerissa en souriait encore. Elle avait fait cela sans l’aide de sa personnalité forgée de violence et de folie. Elle l’avait fait pour elle-même, sans hésiter, sans remord. Et elle avait changé, encore.

La démarche féline était caractéristique, autrefois factice, désormais réelle, pas un masque mais le reflet de cette femme qu’elle devenait. La longue chevelure blanche flotte à la brise légère qui se lève tandis qu’elle se tient là, fixant les morceaux effondré de ce qui fut le coeur de cette enfance qui la marquerait à jamais. Le manteau noir, trop près du corps, couvre entièrement la robe rouge qu’elle porte en dessous, allure si différente de celle qu’elle était à son mariage, si intimidée, jetée dans les bras d’un époux sans en comprendre la signification ; elle était devenue Mrs Peverell presque par accident. Propulsée ensuite subitement au rang d’épouse d’un chef de famille, elle, celle à qui on ne prédisait que médiocrité. La Marque des Ténèbres, nul ne pouvait finalement affirmer qu’elle la portait, ses bras jamais découverts ou toujours ornés d’une manchette, rares étaient ceux à qui elle la laissait voir - et parmi ceux-là, il y’avait eu Cadmos. Le regard d’un bleu intense se pose sur la silhouette de son oncle, qu’elle reconnaitrait entre mille mais qu’elle ne s’attendait pas à trouver là. Depuis combien de temps ne l’avait-elle pas vu ? Si elle s’était trouvée aux réunions officielles des Mangemorts, elle ne l’avait pas repéré ; l’inverse n’était sans doute pas vrai.

La longue chevelure blanche se teinte d’un noir de jais et les lèvres rouges s’ornent d’un sourire mi-satisfait mi-amusé. Impossible de savoir si elle joue une comédie, si elle laisse réellement la place à sa troublante autre personnalité ou si elle s’est désormais fondue dans toute l’horreur de sa nature. « Oh.. mon très cher oncle Cadmos. » Elle rompt lentement la distance, laisse planer le silence quand ses prunelles claires parlent pour elle, indécente attraction pour le sombre personnage qu’était Cadmos Carrow. Elle n’avait pas été l’élève de cet artiste de la mort, elle n’avait pas appris de lui toutes ces choses que la société ne comprend pas mais elle avait laissé couler dans ses veines un talent certain pour la torture, pour ce qui est malsain. Morte innocence. « Vais-je devoir tenter de te tuer pour que tu te taises .. ? » Elle souffle si près de ses lèvres, séduction qui ne devrait pas avoir lieu d’être. Elle a ce murmure presque chaud à son attention. La sorcière ne cherche même pas à feindre la surprise, à lui faire avaler la couleuvre d’une tristesse pour la perte de son père - il n’y croirait pas. On n’oserait imaginer cette jeune femme jouer avec la magie noire pour laquelle elle n’avait jamais eu de talent, à l’époque. On ne la soupçonnerait pas d’avoir créé un Inferius, trop novice, plus adepte des interrogatoires sadiques que des méthodes originales liées aux siens. Aucun ne chercherait du côté de cette fille étrange pourtant elle juge Cadmos plus intelligent, plus intuitif. La troisième tête de l’Hydre avait, tout comme elle ensuite, était sous-estimée. Il savait mieux que personne ce qui peut naître de l’ombre. « Tu ne serais pas ici si tu n’avais pas de soupçons, n’est-ce pas ? » Le sourire s’agrandit, délicieusement mauvais. « Oups.. l’hydre a perdu une tête.. quel dommage ! Est-ce que mon abominable père te manque ? » Elle pivote légèrement, observe la carcasse du manoir avec une sorte de délectation. « Tu es venu pour pleurer ton frère ? »  

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—. City of the Dead


Parchemin envoyé Lun 23 Oct - 19:51

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Je suis : Sha , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 17/10/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 170 hiboux. J’incarne : Christian Bale , et l’avatar que je porte a été créé par : Eden Memories . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Loveleen & Ashlynn Je parle en : #4A5749



Je suis âgé de : 47 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : fournisseur d'Inferi pour le Ministère. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : marié à Cassiopée Carrow, pour le meilleur et bien sûr pour le pire. Champ Libre :

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Cadmos Carrow est une ombre intangible quand il entre dans le domaine de feu Arges Carrow. Son visage blafard encadré par ses longues mèches brunes lui donne un air imbuvable. C’était aussi l’avis de Cassiopée qui encore une fois s’est dérobée sous lui avec pour tout remerciement un coup de griffe sur le haut de sa pommette.
Une véritable salope, quand il y repense, alors même que c’est elle qui est venue lui glisser à l’oreille des mots terribles et torrides. Il se mord la lèvre en y repensant, s’enfonçant dans l’obscurité pour y disparaître. Entre deux pans de mur restant, décombres sinistres du Manoir, il se faufile sans un mot, ses yeux glissant sur les tas de cendre qu’il n’est pas le seul à soulever.
Il le sait déjà, il a déjà cru voir sa silhouette au loin une fois. Il vient de temps à autre ici, comme un vautour rôderait sur une carcasse qu’il n’a pas tué. On pourrait s’y tromper, croire que c’est lui le meurtrier, mais Cadmos n’a jamais rêvé de tuer que sa mère comme tous les enfants ayant mal résolu leur Œdipe. Il l’avouerait avec un sourire carnassier si on le lui demandait.
Arges, c’était différent. C’était son frère cadet, un homme violent, mais un homme qu’il appréciait malgré tout. Ils avaient beaucoup joué plus jeunes ensemble – Aidos était déjà séparé de la fratrie, l’héritier trop bien habillé pour froisser son pantalon sous peine de se faire gronder. Cadmos se souvient de ses jeux de plus en plus violents, de plus en plus morbides. De ce jour sur ce quai de gare où il a su que ce « peut-être » était en réalité un « plus jamais ».

Comme il traverse un couloir et sort finalement de la bâtisse, il la voit, là, l’apparition de blanc qui devient rapidement de noir. Il ignore s’il a été le premier à la voir, mais il a un léger sourire. Il sort finalement des ombres où seule sa silhouette se découpe pour finalement traverser le champ de ruine qui les sépare. Elle fait de même. Deux ombres qui petit à petit se rejoignent au cœur des ténèbres.
Il s’arrête à longueur de bras d’elle, la découvre pour la première fois depuis quelques mois. Elle n’a pas changé, même si c’est difficile à dire pour une Métamorphomage. Disons plutôt que ses yeux brillent toujours comme il les a toujours vu, même à l’époque où elle n’était qu’une toute petite fille brimée par son père et le poids de son nom.
Elle doit imaginer qu’il est là par nostalgie, pour les souvenirs. Cadmos s’amuse un peu plus de la situation alors qu’elle s’approche de façon féline. Il penche légèrement la tête, plus appréciateur que fut une époque. Il n’a plus le regard accusateur d’Arges sur la nuque, ni même celui d’Aella.

– Oh.. mon très cher oncle Cadmos.
Comme elle dit ça, il a une légère révérence pour elle, ce qui ne lui va pas du tout. Il n’a pas la gueule d’être ni honnête ni courtois. Il n’est pas de ceux qui sont aimables, et ça se voit.
– Très cher ? Un léger rictus déforme ses lèvres, moqueur, ça me touche que tu me considères autant ma toute petite Nerissa…
Il pose sa main sur son propre torse, jouant légèrement la comédie mais il s’arrête bien vite car ce n’est pas son genre à lui. Cadmos la guette comme elle approche, elle se prend sans doute pour un chat, mais ça n’est pas le cas. Elle le sait, il n’en doute pas. Elle sait qu’il est dangereux, et c’est aussi pour cette raison qu’Arges ne lui a jamais vraiment laissé la main mise sur sa petite « erreur ».
Sa fille si imparfaite, Cadmos la trouve plutôt bien rafistolé dans ses beaux habits de ténèbres.
– Vais-je devoir tenter de te tuer pour que tu te taises... ?
– Je pensais que je t’étais cher, ma nièce.
L’image de Cassiopée lui saute au visage et il trouve ça légèrement désagréable. Il grimace d’ailleurs, mais difficile de savoir si c’est parce qu’il supporte mal la tentation ou parce qu’il la méprise. Pour dissiper le doute, il lève doucement sa main et ses doigts effleurent tout d’abord le bras de sa nièce, grimpant toujours plus haut, sans jamais la toucher. Arriver au niveau de sa gorge, il la retire aussitôt. Ne pas tenter le diable. Les gorges trop blanches, c’est son petit faible.
– Tu ne serais pas ici si tu n’avais pas de soupçons, n’est-ce pas ? Oups.. l’hydre a perdu une tête.. Quel dommage ! Est-ce que mon abominable père te manque ? Tu es venu pour pleurer ton frère ?
La troisième tête – et sans doute la plus terrible – ne répond pas sur le moment. Comme s’il cherchait à se fondre dans le décor, dans l’atmosphère pesante, il relève les yeux et à son tour observe les ruines noires de la gloire de son frère. Il y a un quelque chose de malsain à toujours revenir ici, soulever les décombres, sentir le vieux parfum de mort. Le silence est ce qu’il y a de plus triste dans l’endroit. Certes c’était encore silencieux à l’époque où son cadet était vivant, mais il y avait eu une époque où on pouvait sentir la décomposition et entendre le fourmillement des vers.
C’était son époque préférée. Le zénith de la gloire d’Arges.

Il n’en restait qu’une petite fille troublée et noire.
De nouveau Cadmos lève sa main, et glisse le bout de ses doigts noirs dans la chevelure sombre de sa nièce. Il est un peu déçu ; il la préfère avec les cheveux clairs, pour mieux différencier les toiles de sa tignasse et ses doigts.
– Si tu ne l’avais pas fait, j’aurais fini par le faire.
Une petite pause, et le temps semble s’étirer. Une seconde dure une minute. Le silence est si mordant que Cadmos se demande si c’est ça le pouvoir de l’Hydre Carrow. Etre capable de dévorer sans bruit.
– J’aurais le faire bien avant. Mais je ne regrette rien. Il marque de nouveau une petite pause, avant de se pencher en avant, écartant une mèche de cheveux pour venir y murmurer : Et toi ?
Son souffle chaud caresse d’une manière bien étrange et bien déplacée Nerissa. Il imagine déjà les gémissements de Cassiopée, son dégoût, son mépris, et il se rend compte qu’il a, depuis longtemps, cessé de s’en faire. Il retire doucement sa main mais avance d’un pas, si proche qu’il sent contre son torse le dos de la gamine. Il pose même son menton sur le haut de son crâne, regardant dans la même direction qu’elle.
– Je ne pleurerais pas Arges, comme je ne l’ai jamais pleuré. C’est aussi pour ça que tu ne me tueras pas. Ça n’est pas difficile d’imaginer que je savais pour toi. Il suffisait de lire les flammes dans tes yeux le jour de l’enterrement. Quiconque aurait pu comprendre, s’ils avaient cherché à comprendre vraiment.

Un petit rire discret passe les lèvres pâles du mangemort.
– Tu n’as pas de remord, tu es une Carrow. Alors pourquoi reviens-tu ici, Nerissa… ?


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Parchemin envoyé Lun 23 Oct - 22:50

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Je suis âgé de : 26 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Oubliator et chargée d'interrogatoire au sein des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : je suis mariée à Gideon Peverell, troisième victime de la persistance parentale. Diable, s'il savait ce qu'il est arrivé aux autres.
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C
omédie délicieuse de ce Carrow qui n’est pas fait pour cela. Une révérence qu’aucun ne lui ferait, qu’aucun de ceux dont les veines transportent le sang de cette lignée ne s’abaisserait à offrir. « Très cher ? Ca me touche que tu me considères autant ma toute petite Nerissa… » Toute petite. Bien sûr, elle n’est pas très grande même si les talons de ses bottes lui font gagner quelques centimètres mais ça n’est pas sa taille qui lui donnerait des complexes - elle n’aime pas être infantilisée. Elle devient le chat pour ne pas être vue comme la souris, elle joue l’allure du prédateur pour ne pas se faire fragile devant l’homme qu’elle sait dangereux. Est-il seulement réellement dangereux pour elle ? Dualité intérieure, ni oui ni non qui flotte dans l’esprit dérangé. Va-t-elle devoir le tuer pour qu’il ne dise rien ? Lui ferait-il du chantage ? « Je pensais que je t’étais cher, ma nièce. » Il grimace, elle a ce ricanement incontrôlable, qui s’échappe, comme s’il venait d’énoncer une amusante blague. Il effleure, il joue un jeu malsain dont elle ne cherche pas à se défaire. Il approche ses doigts de la gorge féminine et les retire, comme si il risquait de s’y brûler ; elle ne voit pas.

Il n’y’a qu’elle et ses questions, cette sorte de monologue sensuellement menaçant. Les décombres du manoir forment un décor délicieusement horrifique dont elle contemple les contours, passé décomposé. Qui serait assez fou pour tourner le dos à une hydre ? Elle. Le contact lui arrache un frisson, des doigts dans ses cheveux. Un frisson que n’importe qui aurait interprété comme la sale attirance d’une enfant perdue et qu’elle ne commente pas, qu’elle gère intérieurement tant qu’elle le peut. « Si tu ne l’avais pas fait, j’aurais fini par le faire. » Le long silence en réponse. Il y’aurait tant de mots au bout de sa langue et aucun qui puisse traduire le fond de sa pensée, de son coeur malmené. Les Carrow ne sont pas bruyants, ils n’ont rien de ces personnes bavardes qui aiment meubler le silence, le vacarme n’étant que trop souvent synonyme d’une mort prématurée. « J’aurais  le faire bien avant. Mais je ne regrette rien. » Le murmure est aussi chaud que le sien un peu plus tôt, tableau si indécent, reflet de la consanguinité extrême de leurs ancêtres. Il se penche, écarte une mèche de cheveux et pose la question tout près de son oreille, tel un secret que l’on ne soufflerait qu’à une proche, une délicate poupée prête à en cueillir les perles nacrées - de sang. « Et toi ? »

Nerissa avait tant de regrets qu’elle ne les comptait plus, tous noués autour d’une seule et même gorge pourrissante, putréfiée par la mort, cette tendre amante. Cadmos est proche, si proche qu’elle devine sa silhouette dans son dos, qu’elle devine sa respiration derrière elle. Il la couve dans son ombre sans qu’elle ne cherche à s’en défaire, pas même lorsqu’il pose le menton sur sa tête. « Il suffisait de lire les flammes dans tes yeux le jour de l’enterrement. » Elle ne se souvenait pas y être allée. Y’avait-elle vraiment mis les pieds ? Lentement, l’illusion se craquèle, d’abord de façon imperceptible, pas alors qu’il est dans son dos, qu’il est l’oncle se fichant éperdument de toutes les conventions. « Quiconque aurait pu comprendre, s’ils avaient cherché à comprendre vraiment. » Le rire déchire le silence, secoue les sens. Il rit, elle se rappelle. « Tu n’as pas de remord, tu es une Carrow. Alors pourquoi reviens-tu ici, Nerissa… ? »

Elle est telle un sortilège qui prend fin, telle une image imprécise qui s’efface pour dévoiler le vrai dissimulé derrière. Le brun se fait blancheur éclatante, le temps d’un battement de cils, juste le temps d’un clignement d’yeux tandis qu’elle se défait de cette sorte d’étreinte. « Je ne suis pas une Carrow ! » Le brun est déjà revenu, il a déjà repris place quand elle détourne le visage, retrouve la contenance qu’elle a pourtant vivement perdue. Sous les yeux de Cadmos se joue une sorte de roman horrifique, trop vrai pour ne pas en devenir dérangeant. Elle offre à nouveau l’image de la brune pleine d’assurance, prédateur sauvage qui mordille ses proies pour leur faire expirer avec langueur le dernier souffle de mort extatique. « N’as-tu pas vu, mon oncle chéri, qu’ils avaient oublié de chercher ? » Information follement amusante qu’elle délivre avec un sourire plein de sous-entendus ; je ne suis pas insignifiante, clame pourtant l’enveloppe charnelle qui a frissonné à sa proximité, à son intérêt pour elle. « L’esprit ne voit que ce qu’il veut voir et on peut l’obliger à occulter ce que l’on veut. » On ne l’associe pas à l’esprit, la gamine, à l’intellect ou à la fourberie, elle est bien trop inutile, bien trop banale. Ils sont idiots, ils sont stupides ces hommes et ces femmes qui préfèrent laisser de côté ce qu’ils ne comprennent pas, ce qui ne leur ressemble pas. « Avec un peu de doigté, la vérité ne revient jamais. » Elle bouge, elle se détourne pour faire quelques pas vers le manoir, poursuit son chemin tout en pivotant, fait quelques pas à reculons puis s’arrête. « J’ai été clémente. Aucun de ces êtres pathétiques ne mérite de regretter le monstre qu’était mon père. Aucun n’aurait dû avoir le droit de me regarder avec autant de dédain et de l’honorer lui. » Vilaine fille aux jeux inacceptables. « Ils me croisent dans la rue sans me voir, même les couloirs du ministère ne les font pas craindre de payer un jour. Tu sais pourquoi ? Parce qu’ils se pavanent en nous pensant moins importants. » La peur, elle ne la ressent pas face à Aidos, elle qui a grandi loin de lui, elle qui est le fruit d’une folie furieuse trop bien enrobée de sucre délicat pour qu’on ne cherche pas l’occasion d’y croquer - ce n’est que Nerissa, elle ne peut pas s’en prendre aux siens, n’est-ce pas ? Elle n’est qu’une enfant fragile et douce. C’est le portrait qui reste gravé dans leur mémoire. Quiconque a posé une question sur le décès d’Arges l’a oublié, tout simplement, sans violence, avec une finesse véritable qui rend le faux si vrai. « Et toi, mérites-tu de garder cette vérité ? » Et elle ne répond toujours pas à la question qu’il lui a posé.  

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Parchemin envoyé Lun 23 Oct - 23:28

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Je suis : Sha , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 17/10/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 170 hiboux. J’incarne : Christian Bale , et l’avatar que je porte a été créé par : Eden Memories . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Loveleen & Ashlynn Je parle en : #4A5749



Je suis âgé de : 47 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : fournisseur d'Inferi pour le Ministère. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : marié à Cassiopée Carrow, pour le meilleur et bien sûr pour le pire. Champ Libre :

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– Je ne suis pas une Carrow !
Cadmos a un sourire en coin au même moment, penchant la tête de l’autre côté. Il croise ses yeux mais il n’a pas l’air troublé, ni par ses pouvoirs, ni par les sentiments qui assaillent la jeune femme. Il n’a pas envie d’entrer dans un jeu plus obscur que le leur, celui qu’ils ont à l’heure actuelle est doux comme le pelage d’un fauve couleur de nuit. Il ne veut pas lui faire de la peine.
– C’est ce que disait Arges, mais il n’a pas toujours eu raison. Il a souvent menti.
Comme cette fois sur le quai. Son « peut-être » était une trahison. Il les avait tous trahi un jour ou l’autre, eux, Aella, la première claque qu’il avait surpris, les premiers sanglots de sa pauvre femme. Il avait essayé, sincèrement, il lui avait dit « Arges, ta femme, tu ne devrais peut-être pas la frapper comme ça ». Arges l’avait regardé, et comme quelques années auparavant, il avait souri et avait murmuré : « peut-être ». Peut-être. Peut-être.
Le mangemort inspire profondément, alors qu’il sert le poing à en faire blanchir ses jointures.

– N’as-tu pas vu, mon oncle chéri, qu’ils avaient oublié de chercher ?
Il sourit doucement, la regarde, le devine qui change au fur et à mesure que le flot de sentiments la submerge. Est-ce qu’il peut voir le haut de sa tête qui dépasse des écumes ? Il ignore si elle arrivera à sortir la tête de l’eau, mais il peut bien attendre encore un peu avant de lui tendre la main. Pour une fois d’ailleurs ce n’est pas du sadisme, mais une véritable affection qui se lit sur le visage de Cadmos. Un léger amusement, aussi, car il a l’impression de se revoir plus jeune, en colère contre le monde entier alors même que la source de son malheur n’était autre que son père.
– L’esprit ne voit que ce qu’il veut voir et on peut l’obliger à occulter ce que l’on veut. Avec un peu de doigté, la vérité ne revient jamais.
Quand elle s’éloigne, il la suit, instinctivement. Ses pas suivent les siens, il reste cette fois-ci à distance, mais il la regarde plutôt elle que les ruines. Il n’a pas envie de revoir éternellement la pierre noire qui a brûlé. Ce n’est que du passé. Ce qu’il faut faire maintenant, c’est avancer, écraser tout ce qui se trouve sur le chemin, se faire une place à coup de coude et de pieds. Personne ne lui fera de cadeau, mais Nerissa le sait – personne ne lui en a fait jusqu’à maintenant. Pas même lui, le si bon Oncle Cadmos, celui qui surveille, qui sauve in extremis mais qui aime à la voir prendre des coups.
Ce qui ne te tue pas te rends plus fort, disant le vieux Carrow quand il le rouait de coup dans le jardin sous les yeux d’Arges et d’Aidos. Personne ne bougeait. Ça ne l’a pas tué, mais diable qu’il a rêvé de prendre sa revanche…
– J’ai été clémente. Aucun de ces êtres pathétiques ne mérite de regretter le monstre qu’était mon père. Aucun n’aurait dû avoir le droit de me regarder avec autant de dédain et de l’honorer lui. Ils me croisent dans la rue sans me voir, même les couloirs du ministère ne les font pas craindre de payer un jour. Tu sais pourquoi ? Parce qu’ils se pavanent en nous pensant moins importants.
Il la sent fébrile, et dans son souvenir où il pioche avide et curieux, il se délecte en silence de ses images qui forment maintenant une fresque devant ses yeux. Il y découvre Arges, plus cruel encore que leur père, plus dérangé aussi. C’était la Main que leur père avait mis dans une petite vitrine fermée à double tour. Ça devait être la Main de Seth, celle qui guide les Inferis, mais selon le vieux Carrow lui-même, les expériences n’avaient jamais rien donné.
Arges avait donc osé.
Le regard de Cadmos devient plus sombre, mais son attention est reprise par les yeux clairs de Nerissa.
– Et toi, mérites-tu de garder cette vérité ?
– J’ai toujours mérité les punitions et les blâmes. Je suis l’Hydre qui toujours fait mal, mais je n’ai jamais été celle qui ment et qui manipule. Arges le faisait déjà bien trop bien quand nous étions jeunes. Je lui ai laissé son art, il m’a laissé le mien. Mais…
La voix de Carrow est devenue plus grave, plus profonde, plus dangereuse aussi. Dans la pénombre qui les entoure, Cadmos serait même effrayant. Ses yeux presque rouges brillent derrière ses mèches alors qu’il avance doucement vers les remparts. Nerissa est tout juste à sa droite. Ils sont à la même hauteur face aux pierres noires.
– Il y a deux choses que j’ai appris de mon père. On ne frappe pas sa femme. Son père le faisait pourtant, et on ne touche pas les enfants, là encore ça n’avait pas toujours été simple pour Cadmos Carrow. Surtout pas de cette façon-là.
Alors qu’il fixe les murailles brûlées, il détourne le regard et la transperce de part en part.
– Je ne mérite pas grand chose, mais la vérité ne sera jamais aussi bien gardée que par moi, Nerissa. Je suis un faiseur d’Inferi, une tombe par essence. Mon corps tout entier est un linceul, mon manoir est un cimetière. Et quiconque oserait me dire que ma nièce, la toute petite Nerissa, n'est pas une digne Carrow, viendrait alimenter mon ossuaire.
Il a un léger sourire fier qui point sur le bout de ses lèvres, mais ce sourire vrille, il s’empreint de colère et de dégoût. Dans son crâne repasse en boucle les mêmes images, les images, les mains, le visage de Nerissa, la Main…
– La Main, le dernier indice, le dernier fil qui te relit à lui, c’est ce que tu cherches, pas vrai ?
Il ne l’approche pas. Au vu des dernières images qui se bousculent dans leurs deux esprits, ça serait déplacer. Il a ce respect là pour sa nièce, pour sa toute petite Nerissa Carrow.


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Parchemin envoyé Mer 25 Oct - 16:46

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Je suis : Wicked Witch. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 09/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 144 hiboux. J’incarne : Emilia Clarke. , et l’avatar que je porte a été créé par : (c) avatar by Lux Aeterna, Gorgeousmali & Texas-Flood. Ship Nerisson by Gallifreys. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Erzsébet Rackharrow Je parle en : #765C81



Je suis âgé de : 26 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Oubliator et chargée d'interrogatoire au sein des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : je suis mariée à Gideon Peverell, troisième victime de la persistance parentale. Diable, s'il savait ce qu'il est arrivé aux autres.
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Devil, Devil.
« The greatest trick the Devil pulled was convincing the world there was only one of him. »

E
lle n’était pas une Carrow. On le lui avait si souvent répété même à Poudlard, même entre les murs de l’école où l’on cherchait une tignasse brune et un air terrifiant derrière ce nom, pas la poupée aux cheveux blancs, à l’air si doux. Le regard bleu se fait triste, un instant. Dans le train, à la Purge, elle avait frôlé une catastrophe, elle avait été jugée indigne de la pureté du sang dont elle se réclamait. Tu vas le payer cher, ce mensonge, gamine, lui avait-on dit. Autrefois, elle aurait été si fière de sa lignée, elle aurait aimé pouvoir dire au monde qu’elle n’avait pas honte de sa chair, de l’hémoglobine dans ses veines. En avait-elle eu l’occasion ? Pauvre petite Nerissa qui avait été malmenée, rejetée. « J’ai toujours mérité les punitions et les blâmes. Je suis l’Hydre qui toujours fait mal, mais je n’ai jamais été celle qui ment et qui manipule. » Elle le fixe. L’Hydre, la créature Totem, le monstre qu’on n’achève pas, dont les têtes renaissent. « Arges le faisait déjà bien trop bien quand nous étions jeunes. Je lui ai laissé son art, il m’a laissé le mien. » Son art. Avait-il un quelconque art entre les mains, son père, sinon celui de la briser ? Le souvenir flotte. « Il y a deux choses que j’ai appris de mon père. On ne frappe pas sa femme. » Les coups sur sa mère, sa pauvre mère qu’elle avait toujours cru indifférente, dont elle ignorait tout de ses motivations, de sa personnalité. Nerissa n’avait pas eu l’occasion de connaître autre chose d’elle qu’une certaine distance, que le retrait ; elle s’était persuadée qu’aucun de ses deux parents n’avait jamais voulu d’elle. « et on ne touche pas les enfants, surtout pas de cette façon-là. » Le labyrinthe tortueux de son esprit déverrouille le sombre tiroir des douleurs passées. Le regard de Cadmos semble la transpercer de toutes parts, observer chaque souffrance ainsi dévoilées dans les prunelles bleues. « Et quiconque oserait me dire que ma nièce, la toute petite Nerissa, n'est pas une digne Carrow, viendrait alimenter mon ossuaire. »

La chevelure noire de jais s’efface entièrement, comme si l’encre coulait de la racine jusqu’à la pointe, retrouvant le blanc naturel qui l’avait toujours rendue étrange. Les deux personnalités liées par une sorte de fracture intérieure se détachaient souvent, la faisant voguer de l’une à l’autre sans qu’elle ne consente habituellement à justifier les excès de ses réactions. Il a, là, devant lui, les détails du changement ; la séductrice provocatrice n’est plus que la jeune femme blessée. La fierté, elle ne sait pas la lire sur les traits de son oncle mais à lui, elle offre enfin toute la fragilité de ce qu’elle est devenue. La main qui déchire le pan de sa robe, qui glisse sur sa peau laiteuse, envahissante, brutale. La nausée lui revient, ce terrible sentiment de honte, de faiblesse - elle n’avait pas su se défendre, elle s’était écrasée des années durant.

«  La Main, le dernier indice, le dernier fil qui te relit à lui, c’est ce que tu cherches, pas vrai ? » L’image s’impose dans ses pensées, s’arrache de l’obscurité du passé telle un fantôme hantant son existence depuis cette fièvre folle dont elle avait été prise à l'époque - effet secondaire. Elle déglutit difficilement, peine à croiser les yeux de son oncle, trop perçants. La sorcière avance, passe la porte brûlée de la demeure délabrée, refusant une réponse audible à l’homme qui semble la suivre, protecteur qui ne l’avouerait pas. La cuisine est encore là, presque intacte, le mur léché par les flammes. Tue-le, ferme la porte puis mets le feu à cet endroit. Elle avait eu sa vengeance mais gardait sur la langue l’amertume de toutes ces choses qu’il continuait à dicter dans sa personnalité, ce père qui avait gagné, qui gagnerait toujours même au fond d’une tombe. « J’ai oublié tant de temps tout ce qu’il m’a fait.. » Les doigts fins rencontrent la surface abîmée du mur, la tapisserie gardant les traces d’impact, de ces enveloppes charnelles qu’il avait jeté contre ; de la sienne appuyée là, la gorge serrée et le poids d’Arges contre sa frêle silhouette. « Il m’a vendue. Le dernier coup de maître d’Arges Carrow. » Un autre souvenir s’offre, celui qu’ils avaient tous dû cacher quelques temps après qu’elle se soit réveillée, après qu’on ait tenté de la formater, lui inculquant qu’Arachne était sa mère, que l’accident lui avait fait oublier son enfance. Le premier fiancé, vers 18 ans. On avait voulu la vendre à un sang-pur étranger dont le nom était insignifiant, pour se défaire de cette gamine gênante - elle l’avait tué. Le tout premier meurtre de la jolie Nerissa. Elle lui avait fait boire le meilleur vin de la cave d’Arges et elle l’avait regardé cracher son sang sur les beaux draps de sa propre chambre, au nez et à la barbe de ses parents. Il s’était effondré dans un bruit mat, étouffé par le moelleux du tapis, par le confort des coussins. Mort, parce qu’il avait tenté de la posséder avant l’heure. Mort, parce qu’une autre personnalité semblait être née pour empêcher quiconque de lui faire revivre l’horreur de son adolescence. Le second était tombé au bal, dans le chaos du zoo Scamander sans que personne ne parvienne à déterminer si elle en était la cause ; bien sûr, qu’elle en avait profité, elle l’avait achevé pour être libre, pour ne pas devenir l’épouse d’un autre porc de bas étage. « Il m’a maudite puis m’a vendue. » Lentement, elle relève la manche qui couvre la Marque des Ténèbres, dévoile l’étrange tatouage en relief juste en dessous, à l’intérieur de son poignet. Un symbole d’infini est tracé, se démarque sur l’épiderme, presque une cicatrice au toucher. « La Main.. je dois me défaire de sa magie. Il y’a cette.. cette autre moi qui envahit mon existence, comme un fauve assoiffé de sang. Je n’ai rien à offrir à mon époux si je ne parviens pas à arrêter cette folie. Je refuse de donner des enfants si je dois être comme mon père.. »  

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We are all searching for someone whose demons play well with ours. ≤ I feel it burning through my veins, It's driving me insane The fever is rising, I'm going under Memories flash before my eyes. I'm losing time, The poison is killing me.

—. City of the Dead


Parchemin envoyé Mer 25 Oct - 18:21

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Je suis : Sha , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 17/10/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 170 hiboux. J’incarne : Christian Bale , et l’avatar que je porte a été créé par : Eden Memories . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Loveleen & Ashlynn Je parle en : #4A5749



Je suis âgé de : 47 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : fournisseur d'Inferi pour le Ministère. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : marié à Cassiopée Carrow, pour le meilleur et bien sûr pour le pire. Champ Libre :

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Elle est bien plus jolie en blanc. C’est ce que se dit Cadmos alors qu’il assiste, tout d’abord silencieux, à la lente transformation – retour en arrière du moins – de sa nièce. Elle est jolie comme un cœur, aussi jolie qu’il trouvait belle Aella Carrow. Il est vrai qu’il a peut-être aimé un peu trop cette femme, peut-être même qu’il a trouvé qu’Arges ne la chérissait pas assez et qu’il a rêvé plus d’une fois de lui tendre le bras pour s’enfuir. Une fois son ventre rond, c’était trop tard. Il ne lui a pas voulu, comme il n’en veut jamais vraiment à quelqu’un. Cadmos n’a pas le cœur d’un rancunier ; il tue ou laisse vivre, mais jamais un entre deux sournois.
C’est dans ce même silence de mort qu’il l’observe, la décrypte, la lit. C’est un magnifique manuscrit mais les lettres sont teintées de sang et de vice. C’est un peu l’histoire des Carrow en somme, une histoire faite de haut et de bas, d’apparence, jamais authentique, toujours pathétique. Il a beau réfléchir, Cadmos Carrow ne pense pas qu’un jour ça changera. Ils ne sont pas faits pour ça. Nerissa peut-être. Elle est différente, blanche colombe dans une harde de corbeau. Elle n’en est pas moins dangereuse cependant, il en est certain. Elle reste une Hydre.
Une Hydre à qui on a voulu couper la tête, mais qui s’est débattu, encore. Une fois contre le poids de son père, d’autres fois sous le poids d’amants incongrus. Le poil de Cadmos Carrow s’hérisse alors il capte l’image d’Arges, plus téméraire qu’il n’est permis. Il sert légèrement les dents, agacé plus qu’il ne voudrait l’être quand lui aussi a eu quelques fois des pensées impures. A la seule différence qu’il n’aurait jamais forcé quiconque n’en aurait pas eu envie.

En se replongeant en elle, cherchant à capter son regard pour lire davantage, il la sent fébrile, fuyante. Comme une toute petite souris qui aimerait disparaître sous un roc immense – une montagne. Il est cette montagne. Il ne l’approche pas cependant, il la suit, comme une ombre le ferait. Il observe de ce même regard fixe et terrifiant les murs brûlés mais encore debout – à l’image de Nerissa, abîmée mais droite. Il s’arrête derrière elle, voit à travers ses yeux ses images qui ressurgissent du fin fond de leur abysse. Il y voit des flammes, un inferi, une clé, du feu. Les souvenirs forment désormais un puzzle informe mais cohérent. Une immondice au-dessus de leur tête.
La triste légende des Carrow ne serait donc pas que du flan : il n’arrive rien de bon à ceux qui sont nés de l’Hydre.
– J’ai oublié tant de temps tout ce qu’il m’a fait.. Il m’a vendue. Le dernier coup de maître d’Arges Carrow.
Il la laisse déglutir sa haine, la ravaler, la peine, la douleur, tout. On ne fait jamais assez bien son deuil que tout seul. Il assiste seulement, impuissant pour recoudre ce genre de plaie mais assez savant pour le lui montrer. Lui aussi a vécu la honte et l’humiliation. Bien sûr on ne lui a jamais fait écarter les cuisses, mais aurais-ce été aussi terrible que toutes ses fois où on lui a dit qu’il n’était rien et qu’on l’a tout simplement oublié ? Oublié derrière, oublié à la gare, oublié. On avait jamais oublié Aidos et Arges, mais il arrivait bien trop souvent d’oublier le tout petit Cadmos.
Quand enfin ils daignaient venir le chercher, il les regardait avec de grands yeux froids. On s’en étonnait souvent. Pas Cadmos. Il s’était juré de ne plus avoir mal à cause des autres. Pari tenu, il n’avait pas souffert depuis.

– Il m’a maudite puis m’a vendue. La Main.. je dois me défaire de sa magie. Il y’a cette.. cette autre moi qui envahit mon existence, comme un fauve assoiffé de sang. Je n’ai rien à offrir à mon époux si je ne parviens pas à arrêter cette folie. Je refuse de donner des enfants si je dois être comme mon père…
Il la regarde, la jauge, cherche de nouveau à capter le moindre froissement, le moindre saut d’humeur. Quand il lève sa main, c’est pour mieux effleurer la marque des ténèbres qui est caché quelque part, là, au fond de son épiderme. Il a la même si on regarde bien, si on regarde sa manche qui se soulève à chaque fois qu’il tend le bras. Une marque noire comme les eaux du Styx. Celle-là même où le cœur de l’Hydre dormait.
– Tu ne seras jamais comme lui, murmure-t-il en caressant du bout de ses doigts noirs le poignet pâle de sa nièce, car tu ne seras jamais aussi faible que lui. Comme tous les enfants broyés par la vie, tu ne peux pas être davantage cassée.
Sa main doucement glisse le long d’elle, effleure, vacille, avant d’arriver à épouser tendrement le menton de Nerissa. Il le lui sert doucement, le soulève pour qu’elle croise son regard.
– Ne baisse jamais la tête. Tu n’as pas à avoir honte de ton sang. Il t’oblige mais il te protège également. Je crois te l’avoir déjà dit dans le passé.
Une phrase souvent entendue de la bouche de Cadmos. Lui-même qui n’aime guère aucun de ses deux frères et qui pourtant reste à leur côté. La dernière fois que Nerissa a pu l’entendre, c’était dans ce train jonché de mort et baigné de sang. Un spectacle sensuel pour certains, minable pour le Carrow. Il y avait officié, parce qu’on le lui avait dit et car aucun des deux autres Carrow n’avaient voulu le faire à sa place. Massacrer des gamins demandait visiblement un peu plus de courage que massacrer des moldus.
– Fut une époque, j’ai vu ta mère avec des tâches de la couleur du ciel me demandait de te protéger de lui.
Une petite pause s’installe, alors qu’il relâche avec la même tendresse le menton de Nerissa, d’un calme impassible.
– Quelques jours plus tard, elle était allongée dans le canapé, ses chairs pourrissant, son visage et son joli ventre rongés par les vers, et ton père qui balbutiait je-ne-sais-quoi à son chevet. Tu étais là aussi, toute petite, le front rouge, le souffle court. Dans un lit dont personne ne se souciait vraiment…
Il a un long silence, alors qu’il fronce légèrement les sourcils. Il est rarement en colère, mais en parler ressasse des moments terribles, des moments de conflits. Les deux têtes d’une Hydre ne sont pas censées se mordre.
– La Main a rendu fou Arges car il était faible d’esprit. Si je te la donne, il faudra que tu me jures de la détruire. De ne pas te laisser tenter comme d’autres avant toi l’ont été.
Cadmos ne faisait pas un bon gardien, mais il avait au moins ça de bien : c’était quelqu’un de droit, de décidé.


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Parchemin envoyé Mer 25 Oct - 22:03

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Je suis âgé de : 26 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Oubliator et chargée d'interrogatoire au sein des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : je suis mariée à Gideon Peverell, troisième victime de la persistance parentale. Diable, s'il savait ce qu'il est arrivé aux autres.
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L
e contact est doux. Il est doux comme quand Gideon la touche. Il est doux et presque respectueux. Pourquoi sont-ils différents des autres ? La question silencieuse ne passera jamais ses lèvres pourpres. Nerissa n’avait pas voulu la Marque, elle avait longuement protesté quand son père avait exigé cette preuve de dévotion - personne ne l’avait entendue. Il suit la noirceur imprimée sur la blanche peau sans brutalité. « Tu ne seras jamais comme lui, » Un murmure et le calme qui berce presque l’âme déchirée de la jeune femme. « car tu ne seras jamais aussi faible que lui. Comme tous les enfants broyés par la vie, tu ne seras jamais davantage cassée. » Ne pouvait-on pas la briser encore ? La main de Cadmos se promène, elle le trouve rassurant. Cet homme qui ferait aisément fuir les fillettes, courir les innocents, avait cette étrange capacité à tranquilliser celle qui n’était plus une enfant. Les yeux bleus rencontrent ceux qui lui font face sans qu’elle ne cherche à se détourner. « Ne baisse jamais la tête. Tu n’as pas à avoir honte de ton sang. Il t’oblige mais il te protège également. Je crois te l’avoir déjà dit dans le passé. » Des paroles lointaines qu’elle n’avait jamais vraiment comprises, incompatibles avec les sermons d’Arges, cette façon de lui cracher qu’elle n’était que de la viande. « Fut une époque, j’ai vu ta mère avec des tâches de la couleur du ciel me demandait de te protéger de lui. » Il relâche le menton et elle fronce les sourcils. Elle ne le croit pas, c’est d’une évidence criarde à l’expression de son visage, à la tension de son corps. « Quelques jours plus tard, elle était allongée dans le canapé, ses chairs pourrissant, son visage et son joli ventre rongés par les vers, et ton père qui balbutiait je-ne-sais-quoi à son chevet. Tu étais là aussi, toute petite, le front rouge, le souffle court. Dans un lit dont personne ne se souciait vraiment… » Elle ne se souvient pas. Il y’a ce vide dans sa mémoire, ce trou béant que rien ne pouvait combler. Le corps d’Arges contre le sien, ses doigts serrant sa gorge pour lui faire sentir le souffle froid de la mort puis le contact terriblement douloureux avec l’Artefact. Le Doloris aussi. Même cette scène n’était pas dans l’ordre, faite de flash, de morceaux comme raccommodés aux pièces abîmées. L’esprit fermé la protège de la folie la plus totale.

« La Main a rendu fou Arges car il était faible d’esprit. Si je te la donne, il faudra que tu me jures de la détruire. De ne pas te laisser tenter comme d’autres avant toi l’ont été. » Nerissa baisse la manche, couvre à nouveau la Marque sur son bras, lentement, consciencieusement. Une mèche blanche tombe devant ses yeux. La main fine se pose un instant sur son propre ventre. « L’Hydre dévore-t-elle sa propre progéniture .. ? » Le sang. Du sang partout sur le sol et la douleur qui la prend aux tripes. Du sang et le rire agonisant d’une terrible satisfaction. La brune qui s’effondre, s’accroche au décor flou. Un flacon de parfum tout près, ceux dans lesquels elle aime dissimuler les poisons les plus sophistiqués. Elle l'a tué dans l'oeuf. Le souvenir s’efface. L’ombre rôde dans son regard.

Le mouvement dans l’angle attire son attention, elle tourne le visage et observe la créature féline s’approcher, un os dans la gueule. La panthère miniature avait toujours eu cette drôle de particularité de ramener à Nerissa, la plupart du temps, ce qu’elle demandait sinon des présents aléatoires. La magie n’avait pas pu conserver la carcasse de l’Inferius vulnérable aux flammes et n’en restait ainsi, apparemment, que ce malheureux tibia solitaire qu’il dépose à ses pieds. Elle se baisse, ramasse avec prudence comme si elle craignait qu’il n’en demeure que des cendres à son contact. « Merci, Hades. » Le grand chat se frotte à ses jambes, ronronne de contentement. Elle croyait l’avoir perdu, l’avoir sacrifié avec la destruction de cet endroit. « Je ne suis pas sûre que Gideon apprécie un tel trophée. » Les secondes passent tandis qu’elle fait tourner l’ultime morceau de sa création pensivement. Un sourire malicieux finit par naître sur ses lèvres et malgré tout, la chevelure noire ne revient pas, c’est bien la petite Nerissa que Cadmos a sous les yeux. « Tu viens ? » lui demande-t-elle en montant les escaliers pour rejoindre ce qui fut sa chambre. Le bois brûlé jonche le sol par endroits, d’autres pans de murs se sont effondrés et pourtant elle s’en fiche, fixée sur son objectif. Il y’a encore un flacon intact sur la coiffeuse noircie par les fumées. Elle le vide sur le sol, l’acidité rongeant le parquet puis elle s’assied au bord du lit, pauvre meuble survivant. Elle décroche de sa ceinture la baguette en bois de vigne et jette un sortilège muet qui change la solidité de l’os en une poudre fine qu’elle recueille habilement dans le petit récipient travaillé. Hors de prix. « Je suppose que l’Inferius a dévoré l’Elfe de père ? » Hades s’installe aux pieds de la sorcière tandis qu’elle parle sans décrocher le regard du joli flacon où dormiront désormais les cendres de cette toute première réussite en la matière - et en vérité, l’unique. « Père m’a affirmé que je n’aurais pas le cran, il a été persuadé jusqu’à la dernière seconde que le cadavre ne tiendrait pas debout, qu’il se disloquerait. Je n’étais pas douée avec la magie noire.. c’est peut-être ce que cette Main m’a offert : un cadeau empoisonné. » Elle tourne enfin la tête vers Cadmos, l’air lasse. « Qu’est-ce que je vais devenir ? Je suis mariée à un homme malade qui peut mourir à n’importe quel instant et si c’est le cas, les Carrow ne m’accepteront pas. » Peverell, ce nom si prestigieux qu’elle avait le droit de porter, en sursis, elle savait que sans un fils, avec un époux si fragile, elle finirait pas tomber en plus grande disgrâce encore qu’autrefois, auprès des siens.  

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Parchemin envoyé Jeu 26 Oct - 13:02

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Il a visité les décombres de son frère des centaines de fois depuis sa disparition. Il l’a visité en large et en travers, mais c’est en suivant les pas légers de Nerissa qu’il redécouvre le mieux l’endroit. Il se souvient un peu mieux, peut-être car il se nourrit de ses souvenirs à elle, de ce qu’elle y a vu, vécu, senti. Des frissons lui remontent le long du dos, mais il ne s’étonne de rien. Il y a longtemps qu’il a abandonné l’idée d’être surpris par la noirceur du monde.
Pas plus étonné que ça non plus de voir le félin ramenait à sa maîtresse un os qui semble presque plus gros que lui. Cadmos est silencieux, il observe, draine, construit son puzzle obscur.
– Merci, Hades. Je ne suis pas sûre que Gideon apprécie un tel trophée.
Il a un sourire en coin, doux mais un peu moqueur, piquant. Gideon Peverell n’est pas un homme qu’il admire ou qu’il tient en respect. C’est un faible, mais comme beaucoup d’autres ici-bas, il a l’argent de s’en sortir. Un nom qui protège plus qu’il n’oblige. Le Carrow ne rétorque pas, il garde son venin bien coincé entre ses dents, aussi silencieux que la mort.
– Tu viens ?
Il hoche à peine la tête. Ce n’est pas difficile de voir que Cadmos justement attends la suite, le dénouement. Il est là pour ça aussi, pour clore cette histoire, ou du moins déverrouiller la suite du chapitre. C’est pour ça qu’il avance sereinement entre les restes de bois et de tapisserie, les cendres des meubles trop fragiles et la pierre noire qui sent la suie. Il ne parle toujours pas, car il n’y a pas besoin de mot. Il lui suffit juste de regarder Nerissa, de capter le moindre tressaillement, le moindre froissement de ses sourcils fins pour comprendre.
Pourquoi poser des questions quand on a toutes les réponses devant soi ?
– Je suppose que l’Inferius a dévoré l’Elfe de père ?
– Il ne restait plus aucune âme vivante quand je suis arrivé.
Les murs étaient encore chauds quand il a été dépêché sur la scène. Il avait vu les langues de flamme léchaient la façade du Manoir, le verre des carreaux fondirent à cause de la chaleur. Le brasier s’était éteint devant lui, comme pour le laisser voir. Curieux, il avait marché au milieu des parquets fragiles et grinçants. Il s’était fait vautour le temps d’une soirée, il avait happé tout ce qui lui était intéressé.
La Main l’avait appelé en premier. Aidos l’avait cherché aussi, persuadé qu’elle avait quelques pouvoirs secrets. Il n’avait rien dit. Il ne lui avait pas parlé de ce qu’elle était capable de faire sur l’esprit, parce qu’Aidos en était déjà une victime. Victime de toutes ses années de jeunesse où leur père les avait empoisonnés de ses belles paroles. Celui qui aura la Main ne sera pas le roi d’une armée, non.
– Père m’a affirmé que je n’aurais pas le cran, il a été persuadé jusqu’à la dernière seconde que le cadavre ne tiendrait pas debout, qu’il se disloquerait. Je n’étais pas douée avec la magie noire… C’est peut-être ce que cette Main m’a offert : un cadeau empoisonné. Qu’est-ce que je vais devenir ? Je suis mariée à un homme malade qui peut mourir à n’importe quel instant et si c’est le cas, les Carrow ne m’accepteront pas.
Cadmos prend un air surpris. Soudainement, quelque chose le traverse. Il ne peut pas s’empêcher d’avoir un petit rictus d’ailleurs, avant de siffler :
– Tu te soucis de ce que les Carrow vont penser de toi ? Ils ne t’accepteront pas plus avec un chiard que sans si ça peut te rassurer. Son sourire se fait plus large, alors qu’il se penche légèrement, caressant la joue de Nerissa : Ne t’étonnes pas d’être triste à l’intérieur si tu tiens compte de ce que les autres disent.
Le vieil Oncle avait bien appris la leçon. Ce que les autres pouvaient penser ou dire de lui ne le touchaient pas. Il en avait fini depuis longtemps de se soucier des rumeurs. Il n’avait personne à impressionner, et même Aidos n’arrivait plus à le contenir.
– La Main ne t’a rien donné. Nous sommes naturellement bons avec la Magie car nous sommes des sang-purs. Il lui caresse tendrement la tête, alors qu’il observe sa chambre : La Main n’a juste fait que te donner du courage, de la confiance en tes capacités. Elle a crée l'illusion que tu étais plus forte qu'avant, mais tu n'as jamais été moins que ça. Arges te l'a juste fait croire...
Comme on m'a fait croire que je ne valais rien, pense Cadmos avec un sourire figé.


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Parchemin envoyé Jeu 26 Oct - 16:08

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Je suis âgé de : 26 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Oubliator et chargée d'interrogatoire au sein des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : je suis mariée à Gideon Peverell, troisième victime de la persistance parentale. Diable, s'il savait ce qu'il est arrivé aux autres.
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«
 Il ne restait plus aucune âme vivante quand je suis arrivé. » Une étrange satisfaction gratte la surface de son coeur. Arges avait eu ce qu’il méritait, non ? Il s’était fait dévorer, réduire en morceau par ce qu’il n’était pas parvenu à créer, par ce qu’il n’avait pas pu faire de sa mère. L’image s’efface, elle n’en veut pas, elle ne veut pas que cette dernière image d’Aella revienne. Elle préférait la belle et distante Aella Carrow, pas le corps inerte. Elle ne veut pas se faire cette vision là. Fragile petite fille qui avait tout perdu. « Pourquoi ne m’as-tu pas dénoncée, réellement ? » Le monde avait tendance à rester à distance des affaires privées et tordues des Carrow, il y’avait fort à parier que même une fois la vérité sue, chacun aurait continué son chemin avec indifférence mais pourquoi Cadmos n’avait pas été soufflé à Aidos qu’il n’était que le dindon de la farce macabre d’une gamine ? Elle ne comprenait pas son intérêt là-dedans. L’amour n’était pas familier aux leurs en revanche ils restaient assez liés pour ne pas s’effondrer malgré les siècles, malgré l’horreur et l’inceste. Quelque chose en elle s’accrochait à ces origines qui lui faisaient pourtant tant de mal. Nés de la souffrance.

« Tu te soucis de ce que les Carrow vont penser de toi ? Ils ne t’accepteront pas plus avec un chiard que sans si ça peut te rassurer. » Il a ce rictus qu’elle n’avait pas entendu depuis longtemps. Son oncle était un homme sombre, un de ceux qu’elle avait toujours eu tant de mal à cerner, à la fois le protecteur et le danger. Inquiétant personnage qu’elle laissait toujours venir vers elle, sans trembler - pas comme avec son père. « Ne t’étonnes pas d’être triste à l’intérieur si tu tiens compte de ce que les autres disent. » S’en souciait-elle ou non ? L’interrogation reste en suspend, elle n’a pas la réponse finale, la vérité noyée d’encre plus noire que la nuit. « La Main ne t’a rien donné. Nous sommes naturellement bons avec la Magie car nous sommes des sang-purs. » Elle a cette moue boudeuse qui lui dit alors peut-être ne le suis-je pas mais elle n’ose pas le dire à voix haute comme si le risque de découvrir qu’elle ne l’était pas en devenait plus grand. La métamorphomagie semait le doute, la blancheur de la chevelure ne rappelant pas la crinière sombre des Carrow. Elle avait le bleu des yeux de sa mère, un bleu pourtant si nuancé, subissant les aléas de son don. Un bleu qu’elle gardait même lorsque la raison vacillait. « La Main n’a juste fait que te donner du courage, de la confiance en tes capacités. Elle a crée l'illusion que tu étais plus forte qu'avant, mais tu n'as jamais été moins que ça. Arges te l'a juste fait croire… »

Le rire qui s’échappe d’entre les lèvres rouges est à la fois moqueur et presque chaud quand elle attrape le col de son oncle, sèchement, brutalité pourtant maîtrisée. « Et moi, que suis-je alors ? » Elle est si proche, tout contre lui, petite mais déterminée. « Un fantasme ? » Le changement, encore, si facile, si naturel, la frontière entre les deux personnalités de plus en plus mince. « Elle est fragile, ta nièce. C’est une enfant perdue, sans moi elle est morte. » Peut-être pour la première fois devant Cadmos, la brune assume ne pas être tout à fait la blonde. Pas tout à fait mais toujours un peu, c’est désormais clair à la lecture de l’esprit divisé. Le mur qui sépare la colombe du corbeau est enfin visible, brisé par endroits, symbole de ce qu’il y’a dans sa tête, de ce qu’a créé Arges, ce qu’a provoqué la Main : une protection née de la souffrance. « Elle a la faiblesse de l’affection. Elle se laisse posséder. Je refuse d’être le jouet d’un homme. Je prends, je jette. Et elle, elle s’abaisse. » L’index glisse sur les lèvres de l’oncle, indécence assumée, qu’elle ne peut consommer. Qu’aurait fait Aella ? La jeune femme s’écarte, joue la funambule sur le parquet en souffrance, s’approche de la fenêtre comme un chat chercherait les traces d’une souris à dévorer. « Elle s’abaisse même à se soucier de ce que pensent les Carrow. Oh si tu savais comme je rêve de trancher la jolie gorge d’oncle Aidos. Ou peut-être celle de Rhea. Je suis certaine que cela se révèlerait terriblement distrayant. » Les doigts féminins ont défait la dague du fourreau accroché à sa ceinture tandis que sa baguette et le flacon sont restés sur le lit. Elle glisse l’index le long de la lame, doucement, comme elle l’avait glissé sur la bouche de Cadmos. Il n’y’a en réalité pas de réelle intention de l’entraîner vers un terrain glissant de débauche et de sexe, parce qu’elle était aussi provocatrice et sensuelle que peu expérimentée, Eris. Elle savait faire tourner la tête des mâles à proximité mais ne consommait jamais, le plaisir de faire mal surpassant le plaisir de la chair. Le plaisir de l’interdit, le plaisir de posséder, d’avoir un peu de pouvoir, de dominer. « Les colombes sont parfois des démons sous couverture. » Sourire malsain sur le visage de sombre poupée. Cette phrase était la dernière que le tout premier fiancé avait entendu avant de rendre l’âme. Le puzzle est terminé, tout entier offert à la carcasse du manoir Carrow. « Elle ne sera jamais plus tout à fait innocente, c’est elle qui a pris le dernier souffle d’Arges. Et je ne serai jamais tout à fait contrôlable. Elle veut m’éliminer, maintiens-moi en vie. » C’est pour cette seule raison que Nerissa veut la Main : dans l’espoir de se défaire de la magie imprimée dans sa peau, qui a scindé la première fois, dans la douleur, l’esprit fragilisé. Et si Eris s’envole, que restera-t-il de l’enfant brisée sinon la folle lamentation d’une colombe aux ailes brisées ?  

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Parchemin envoyé Ven 27 Oct - 13:01

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Je suis : Sha , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 17/10/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 170 hiboux. J’incarne : Christian Bale , et l’avatar que je porte a été créé par : Eden Memories . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Loveleen & Ashlynn Je parle en : #4A5749



Je suis âgé de : 47 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : fournisseur d'Inferi pour le Ministère. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : marié à Cassiopée Carrow, pour le meilleur et bien sûr pour le pire. Champ Libre :

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Il n’a pas besoin de longtemps pour se rendre compte que ce qu’il a en face de lui n’est pas sa nièce, ou du moins, pas véritablement. Elle est peut-être la véritable Nerissa Carrow, celle qui aurait dû être à la place de la fragile petite fleur qu’Aella avait expulsée de son ventre. Elle est peut-être un monstre terrifiant, mais Cadmos Carrow en a vu des biens pires, il ne moufte pas, ne cille pas, et son regard terrible la fixe. Si la main a servi à crée ce double surnaturel, la Main pourra aussi la défaire.
– Et moi, que suis-je alors ?
Il ignore sa nature, ses envies, ses désirs. Il ignore ce qu’elle trame, mais si elle compte le tuer, elle peut toujours attendre.
– Un fantasme ?
Il ricane, mais il doit bien avouer que ce genre de caractère aussi rude que déterminé lui plaît bien. C’est pour cette raison qu’il a un jour aimé Cassiopée, et c’est pour cette même raison que désormais il ne l’aime plus.
– Elle est fragile, ta nièce. C’est une enfant perdue, sans moi elle est morte.
– Elle n’est pas perdue tout pendant que je suis encore vivant.
Il ne l’aurait jamais vraiment dit devant Aella, et encore moins devant Nerissa, mais l’Emprise mérite bien de le savoir. Cadmos l’a dit avec beaucoup de fermeté, comme s’il y tenait véritablement à cette place de protecteur. Derrière son air patibulaire, il n’y a pas forcément un cœur, mais une certaine loyauté envers ceux et celles qui ne l’ont jamais regardé de travers. Aella en faisait partie. Elle avait pour lui des yeux doux et des rires enfantins. Loin d’Arges, elle aurait pu s’épanouir, de même que Nerissa. Loin d’Arges, loin des Carrow, n’importe qui trouverait un tant soit peu de paix.
C’est pour ça qu’il avait emmené Cassiopée loin du Manoir familial, qu’il avait bâti pierre après pierre sa propre demeure – son antre. Pour se protéger. Pour s’apaiser.
– Elle a la faiblesse de l’affection. Elle se laisse posséder. Je refuse d’être le jouet d’un homme. Je prends, je jette. Et elle, elle s’abaisse.
– Il n’y a jamais eu de bourreau coupable d’affection, siffle-t-il, ça n’a jamais été un crime, et ça ne le sera jamais.
Il parle, mais elle ne l’écoute pas, elle cherche peut-être à le déstabiliser en jouant un rôle qui n’irait pas à Nerissa mais que sied la nouvelle identité à merveille. Elle lui ferait de l’effet s’il n’était pas si brute, pas si amer face à ce double qui n’en fait qu’à sa tête. Il fronce les sourcils mais ne fait rien. Même s’il le voulait, que ferait-il ? La frapper ? Il vaut mieux que ça.
Alors en silence, il reste là, à la regarder jouant sur le fil de ses nerfs, et le fil du parquet qui grince. Chaque pas soulève une volute de cendres. Elle aussi s’amuse à réanimer ce qui est mort depuis longtemps.
[color=#765C81]– Elle s’abaisse même à se soucier de ce que pensent les Carrow. Oh si tu savais comme je rêve de trancher la jolie gorge d’oncle Aidos. Ou peut-être celle de Rhea. Je suis certaine que cela se révèlerait terriblement distrayant.
Il ne répond rien à ça, parce qu’il n’y a rien à répondre. La relation de Cadmos avec son frère aîné est cordiale, sans vraiment l’être. Le fait qu’il lui ait confié son fils aîné en tant qu’apprenti le laisse perplexe. Il a l’impression d’être important et à la fois d’être un chien. La paye est bonne et l’enfant est docile, curieux, déterminé. Mais il y a quelque chose qui cloche. Quelque chose qu’il n’aime pas chez Aidos et qu’il n’aime pas chez son fils.
– Les colombes sont parfois des démons sous couverture. Elle ne sera jamais plus tout à fait innocente, c’est elle qui a pris le dernier souffle d’Arges. Et je ne serai jamais tout à fait contrôlable. Elle veut m’éliminer, maintiens-moi en vie.
Le silence perdure, de longues secondes, avant que Cadmos ne reprenne de ce ton qui est toujours grinçant, cynique à souhait. Il a cette attitude désinvolte qui le rend jeune, mais ce regard voilé qui en a vu des belles et des moins belles, des vertes et des pas mûres…
– Pour un démon, tu es bien idiote.
Quand elle le fixe, le sourire de Cadmos s’élargit sans peur, sans sourciller.
– Tu cherches à détruire cette famille ? Mais regarde nous, il ricane de ce rictus sardonique qu’on ne connaît qu’aux Carrow, il n’y a plus rien à détruire. Il ne reste que des cendres.
Cadmos avait beau être le maître du jeune héritier Carrow, il était vrai qu’ils ne se parlaient pas en dehors. Il était plus proche de son ancienne élève Lestrange que de son propre neveu. Son frère et lui échangeaient à peine des félicitations aux grands événements, des « bonjours » sordides en se croisant dans la rue. Arges avait quitté une famille désunie. Sa mort n’avait pas rapproché les uns et les autres.
– Si tu es un démon, alors moi, qu’est-ce que je suis… ?
Cette fois, la mécanique se met en marche. Il glisse sa main plus vite que la tête d’une hydre ne saurait le faire et ses doigts s’enroulent autour de la main pâle de Nerissa. Il sert simplement cette main dangereuse, cette main qui tient ce poignard. Il se penche aussi, assez proche pour que leurs visages se frôlent, assez proche aussi pour qu’il puisse voir son reflet dans le clair de ses yeux.
– Je ne te maintiendrais pas en vie. Si tu aimes la douleur, je te donnerais le plaisir. Si tu aimes la domination, je te donnerais la soumission. Quoi que tu fasses, quoi que tu dises, dès que tu te montreras à moi, je t’affronterais, je m’opposerais. Même si ça signifie devoir lui faire mal à elle. Du moment que c’est pour son bien.
Comme il dit ça, sa main sert davantage le poignet fin et gracile de la jolie demoiselle.
– Il n’y a pas de place dans un si petit corps pour deux demoiselles.


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Don't Get In My Way Cuz you don't want to come to meet the Reaper that awaits ©️ okinnel.


Parchemin envoyé Ven 27 Oct - 19:55

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Je suis : Wicked Witch. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 09/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 144 hiboux. J’incarne : Emilia Clarke. , et l’avatar que je porte a été créé par : (c) avatar by Lux Aeterna, Gorgeousmali & Texas-Flood. Ship Nerisson by Gallifreys. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Erzsébet Rackharrow Je parle en : #765C81



Je suis âgé de : 26 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Oubliator et chargée d'interrogatoire au sein des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : je suis mariée à Gideon Peverell, troisième victime de la persistance parentale. Diable, s'il savait ce qu'il est arrivé aux autres.
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Devil, Devil.
« The greatest trick the Devil pulled was convincing the world there was only one of him. »

P
ourquoi se fait-il protecteur chevaleresque, lui, le monstre qui rôde cerné de cadavres ? « Pour un démon, tu es bien idiote. » Elle hausse un sourcil et offre un nouveau sourire carnassier sur les bords. C’est le défaut de Nerissa dont semble dépourvue Eris : se soucier qu’on la trouve intelligente ou idiote, charmante ou terrifiante. Parfois, quand les deux se mêlent, la différence se nuance et l’une attrape la peine de l’autre mais après tout, qui s’en soucie ? Gideon commençait à reconnaitre ces moments où elle paraissait devenir entière, où elle n’était plus fragmentée de la sorte. « Tu cherches à détruire cette famille ? Mais regarde nous, il ricane de ce rictus sardonique qu’on ne connaît qu’aux Carrow, il n’y a plus rien à détruire. Il ne reste que des cendres. » Elle penche légèrement la tête sur le côté, fronce les sourcils, cette fois sans se départir de ce sourire dérangeant. « Je ne veux pas détruire cette famille, non. Je veux faire mal. » Les yeux bleus se tournent vers l’extérieur, vers l’horizon au bout de cette nature marécageuse. « Je veux leur faire payer ce qu’ils ont à payer, Trésor. » La mort lente plutôt que la rapidité d’une lame tranchant la gorge, pour une vengeance couvée depuis trop de temps. « Si tu es un démon, alors moi, qu’est-ce que je suis… ? » Le contact de la main sur la sienne est si vif qu’elle n’a pas l’occasion de reculer ou de s’échapper - et finalement, aurait-elle essayé ? La proximité retrouvée. Il se penche si près qu’elle sent son souffle contre le sien, que dans son champ de vision ne restent que sa peau pâle et son regard abyssal. « Le Diable est toujours charmant, il ne pourrait jouer les tentateurs, sinon. » Elle n’aimait pas qu’il joue à l’homme assez sage pour ne jamais avoir songé à détruire ceux qui s’étaient montrés indifférents face à son sort, elle n’aimait pas qu’il se fasse moralisateur, lui qui était certainement dépourvu de morale. « Je ne te maintiendrais pas en vie. Si tu aimes la douleur, je te donnerais le plaisir. Si tu aimes la domination, je te donnerais la soumission. Quoi que tu fasses, quoi que tu dises, dès que tu te montreras à moi, je t’affronterais, je m’opposerais. Même si ça signifie devoir lui faire mal à elle. Du moment que c’est pour son bien. » Elle rit, de ce rire moqueur, ouvertement provocateur. « Ouuuh, ne promets pas un plaisir que tu ne peux pas donner. » De son autre main, elle glisse les doigts dans son cou, les fait remonter jusqu’en dessous de l’oreille, joueuse. « Et ne promets pas une soumission que tu ne peux pas offrir. » Le ton est plus sec, claque dans l’air comme la lame d’un rasoir mordrait la chair. « L’Enfer est pavé de bonnes intentions. »

« Il n’y a pas de place dans un si petit corps pour deux demoiselles. » Le regard passe de la malice au vide, brusquement éteint, détaché de la réalité. Les yeux bleus se sont détachés de ceux qui lui font face, absence notable de réaction. Poupée défaite de vie qui revient à elle, dont les paupières papillonnent. La dague a heurté le sol, abandonnée par les doigts qui se sont détendus. L’alternance entre les deux personnalités n’est pas toujours fluide, pas toujours rapide et parfois, elle semble s’extirper du néant. « Oncle Cadmos t..- » La phrase meurt sur le bout de ses lèvres, elle baisse le visage, observe en direction de son poignet ; elle sent la brûlure s’éveiller, pas celle de la Marque mais celle juste en dessous, celle que la Main avait apposé, ce symbole de l’infini trop mystérieux ou trop ancien. Le visage de poupée se crispe, la mâchoire se serre pour taire ce qu’elle ressent, cette chaleur qui s’intensifie, comme un poison capable de se répandre jusque dans sa chair. Les prunelles bleues se parent de plusieurs couleurs, s’ornent d’abord de rouge puis de bleu, se font profondeur d’un noir d’encre avant de perdre leur éclat lumineux pour un gris fatigué, à peine visible. C’est toute sa métamorphomagie qui secoue l’enveloppe fragile de Nerissa, les cheveux subissant le même sort que les yeux. En voulant reculer, elle manque passer au travers d’une latte de plancher qui s’effondre et c’est à genoux aux pieds de Cadmos qu’elle finit de céder à la souffrance qui la traverse. Les paumes viennent se poser de chaque côté de sa tête, les ongles se glissant entre les mèches devenues grises de la pauvre créature pitoyable dont elle a soudain l’air. Elle ne s’entend même pas geindre, plainte étouffée du cri qu’elle réduit à s’en faire saigner la langue.

Courte lutte qui s’achève quand la brûlure cesse, quand elle peut se remettre à respirer normalement sans avoir la sensation de se consumer de l’intérieur. Elle pose fébrilement les paumes sur le sol, sans se soucier de se salir les mains, sans se soucier de l’apparence qu’elle peut avoir. « J’étais arrivée à le cacher.. » A cacher combien ces changements d’humeur étaient plus que cela, à cacher qu’elle en payait aussi le prix, qu’il n’y’avait pas qu’un avantage à avoir à la fois l’ange et le démon dans la tête. A cacher que la métamorphomagie était plus affectée qu’elle n’en avait l’air, aussi. Elle ne savait pas s’il s’agissait d’une volonté d’Eris ou si la noirceur de la magie qui semblait à l’oeuvre avait des impacts. Comment pourrait-elle avoir la réponse, après tout ? Sur son cou, une marque rouge s’est dessinée et sur sa peau, à divers endroits, des traces bleutées s’éparpillent - elle n’est plus que la carte des sévices de son père, l’esprit traduisant une partie des souffrances de l’enfant qu’elle fut, sacrifiée au sein même de sa famille.  

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Parchemin envoyé Mer 1 Nov - 1:20

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Je suis âgé de : 47 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : fournisseur d'Inferi pour le Ministère. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : marié à Cassiopée Carrow, pour le meilleur et bien sûr pour le pire. Champ Libre :

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– Ouuuh, ne promets pas un plaisir que tu ne peux pas donner. Et ne promets pas une soumission que tu ne peux pas offrir.
Il la regarde et un instant il sent la morsure du froid sur sa chair. Il se fige devant ses beaux yeux et se retient. A l’intérieur de lui, le Carrow hurle. Il fronce alors les sourcils et se renfrogne légèrement, refusant catégoriquement de rentrer dans le jeu de la jeune fille. Cadmos n’est pas un homme facile, sa sexualité s’exprimant davantage à travers son sadisme que par ses exploits au lit. C’est un homme bourru, dominant. Mais il n’a pas envie de lui montrer, pas envie, car Aella dans son linceul serait si furieuse qu’elle reviendrait d’entre les morts pour le hanter.
– L’Enfer est pavé de bonnes intentions.
Crispé, il la jauge comme un prédateur devant une proie.

Il cherche à l’affronter, mais quand les beaux yeux de Nerissa Carrow s’éteignent, il comprend qu’il ne gagnera pas la guerre. Pas cette fois. Interdit, il la regarde, et pâlit devant cette copie qu’on lui offre. Il aimerait l’aider, attraper son esprit et le réparer, mais les morceaux qu’a laissé Arges sont infinis. Ça a toujours été son truc, les adieux. Imparfait pour les entrées en matière, mais un don inné pour les sorties spectaculaires.
Quand il sert les dents, sa mâchoire devient saillante et il n’arrive pas à détacher son regard d’elle, de cette toute petite poupée désarticulée qu’on lui a laissée. Eris semble tenir les ficelles pour la faire tenir encore debout. Il déteste cette sensation d’impuissance – cette sensation qu’il se souvient avoir ressenti toute son enfance. Cette même sensation qui parcourait son corps tout entier quand Phobos frappait Melania devant lui, quand il les avait surpris, une ou deux fois. Il avait fixé avec ce même regard terrible et lointain son père, comme pour lui tenir tête. Phobos avait souri et était parti, le laissant là, seul. Il avait eu envie de pleurer, mais il s’était juré de ne plus jamais – jamais – pleurer.
Je crois que j’ai tout foiré, Aella, songe-t-til en la voyant en souffrance.
Il ne sait pas soigner, pas ce genre de chose. Il sait coudre, refermer des plaies car c’est comme ça que l’on obtient les plus jolis inferi, mais il n’a jamais été doué pour réparer les choses. S’il était bon à ça, ils n’en seraient peut-être pas là avec Cassiopée, à se détester cordialement. Il ne serait pas là à regarder sa nièce s’écraser en mille morceaux sur le sol. Il ne peut rien faire, il le sait ; s’il y met les mains, ceux sont mille morceaux de verre qui se logeront au plus profond de sa peau. Il sent déjà le piquant. C’est l’esprit de Nerissa qui le submerge entièrement.
Il le laisse entrer, pénétrer dans son crâne au point d’y résonner comme dans le chœur d’une église. Il sert davantage les dents quand la douleur est à son point culminant. Les images propulsées dans sa rétine sont en réalité des ombres chinoises de douleurs passées, véritables ou imaginées. La main d’Arges glisse sur sa cuisse, mais ce n’est pas la sienne. Il l’assimile, l’imagine, frissonne de colère, puis l’image disparaît pour laisser place à cet enfant sans nom. Il est dans le creux de son ventre, mais il n’existe déjà plus. C’est une étoile qui est morte, une étoile sans visage et sans parents.
Les images s’atténuent au fur et à mesure qu’Eris reprend le dessus. Cadmos rejette au même moment sa tête en arrière, comme pour reprendre le contrôle sur son esprit. Il aimerait régler la bonne station. Parfois, il aimerait ne plus écouter, ne plus savoir. Est-ce qu’il s’est imaginé tout ça ? Il l’ignore.

Quand il reprend pieds dans cette réalité aussi froide que noire, il la voit au sol et ne bouge pas. Il ferme simplement son esprit, un instant, le temps de pouvoir reprendre le fil de ses propres pensées.
– J’étais arrivée à le cacher…
Le Carrow inspire profondément. Si Aidos apprenait tout ça, il ne serait pas étonné. Il prendrait son air supérieur avec un sourire en coin et lui dirait sans doute : « je te l’avais dis, notre frère n’était pas sain d’esprit Cadmos ». Il grogne de l’injustice, de l’impuissance des hommes face à leur destin, de la fatalité, de la justice cosmique qui n’existe pas et de tous ces concepts dont il n’a rien à foutre mais qu’Aidos l’intellectuel a toujours bien aimé lui mettre dans la gueule. Il aimerait lui dire d’aller se faire foutre avec tous ses romans moldus de merde et de crever la bouche ouverte parce que… parce que…
Parce qu’il n’a jamais rien fait pour changer.
– Un mal nécessaire…
Il avance d’un pas, se penche à peine et attrape sans douceur le bras d’Eris. Il la redresse, la jaugeant un moment. Elle clignote toujours comme un ciel d’automne, coloré de bleus, de rouge, d’ecchymoses et d’autres hématomes sans coupable.
– Mettons que je te maintienne en vie en gardant… cet… artefact… grogne-t-il du bout des lèvres.
Cadmos n’a pas l’habitude d’abandonner ou de perdre ses parties, mais il doit se rendre à l’évidence qu’il n’a pas le choix. Pas cette fois. Il peut bien garder cette Main un peu plus longtemps que prévu.
– Que faut-il… pour que... tu la protèges ?
Il a du mal à articuler car il lui semble que la petite démone va lui demander de tout et de rien à la fois. Il refuse de faire du mal à Nerissa, mais l’enfante a payé un tribut que lui seul ne saurait réparer. Il la tient là, fermement, contre lui. Si elle lui demande la tête d’Aidos, il serait capable de la lui ramener. Il ne sait pas exactement jusqu’où il est capable d’aller, mais pour le moment, l’esprit encore embué des pensées et des sentiments de la petite fille, il se dit qu’il est capable de tout.
D’absolument tout.


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Parchemin envoyé Mer 1 Nov - 14:25

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Je suis âgé de : 26 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Oubliator et chargée d'interrogatoire au sein des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : je suis mariée à Gideon Peverell, troisième victime de la persistance parentale. Diable, s'il savait ce qu'il est arrivé aux autres.
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L
e bras l’attrape sans douceur et Nerissa redevient à cet instant la gamine cognée par son père : elle n’a pas la force de lutter alors elle se replie, elle a cette attitude d’enfant qui espère pouvoir se protéger d’une gifle, d’un coup, de la puissance d’un géniteur pourtant six pieds sous terre. Il la met debout et elle ne désire que s’effondrer, s’écraser sur le parquet, ne plus bouger, attendre que l’infinie torture cesse - il le lui refuse. « Mettons que je te maintienne en vie en gardant… cet… artefact… » Ca n’est que la pauvre Nerissa qui ne répond pas, n’entend presque pas. Elle pouvait être l’ombre angoissante rôdant telle un fantôme, elle pouvait être la douce fleur empoisonnée ou la main d’une mort précise, si elle le voulait, sans l’aide d’Eris, sans que ce soit du fait de la brune terrifiante seulement elle ne l’était qu’un court laps de temps alors, trop humaine pour être le monstre. N’était-ce pas son plus grand défaut ? Arges avait engendré un petit ange de tendresse et de tolérance qu’il s’était employé à fracturer, à morceler pour l’endurcir - à moitié. « Que faut-il… pour te… garder… en vie ? » Les bras se referment autour de sa poitrine, elle baisse la tête, les épaules un peu rentrées, fuyant les sombres yeux de son oncle. Peinture d’une victime qui n’est rien d’autre, dans ce décor macabre, dans les cendres de son passé. Poupée désarticulée, jouet cassé qui ne parvient pas à se réparer. Le silence s’étire, il y’a les larmes au bord de ses grandes billes bleues, il y’a la peur ancrée à son enveloppe charnelle couverte des souvenirs de violence. Il y’a une perle salée qui meurt sur le bord de ses lèvres rouges.

Et il y’a le rire qui s’échappe quand la chevelure blanche se teinte à nouveau, quand la peau malmenée retrouve son grain lisse et parfait. La peur devient assurance, la souffrance s’efface et la petite fille peinée s’efface avec aisance pour offrir sa place à l’autre. « J’ai comme l’impression que je pourrais te demander la lune, mon très cher oncle Cadmos. » Elle avance dans la pièce, se met à lentement tourner autour du Carrow, charmant fauve qui se délecte presque de cet instant de pouvoir - illusoire ? Peu lui importe. En d’autres circonstances, Eris en aurait savouré chaque seconde, aurait goûté à toutes les possibilités mais elle n’avait pas plus de temps à perdre. « Oblige la à accepter. » Ca n’a rien d’une farce, le sérieux se lit dans le ton de sa voix. « Je n’existe que pour la protéger. Je n’existe que parce qu’elle refuse sa nature. » Elle se penche, ramasse la dague qu’elle replace consciencieusement à sa ceinture puis se tourne vers l’homme presque trop immobile à son goût. « La peur d’être comme lui est si violente, si profonde. Et moi je dois faire ce dont elle n’a pas le courage sinon le château de cartes s’effondre. » Discours étrangement métaphorique : elle n’est pas qu’incarnation d’une folie douce, facette à plusieurs facettes, assortiment complexe d’un cocktail de personnalités. « Elle a été heureuse, le jour où il est mort, parce que je n’étais plus séparée de ce qu’elle est. » Les bras se croisent avec calme, un pied se cale contre la surface abîmée d’un mur. « Elle n’aurait plus besoin de moi si elle ne cherchait pas à fuir vos monstres intérieurs. Je ne suis pas la maladie Cadmos, je ne suis qu’un symptôme. Elle croit que je vole sa vie mais elle vole la mienne aussi.. crois-tu que j’aime n’être que l’ombre ? Crois-tu qu’il est amusant d’être toujours celle qui fait peur, qui tue, qui torture, qui n’a droit à rien d’autre que la haine ? » Les accès d’Eris à la conscience de Nerissa étaient beaucoup plus vastes que l’inverse, elle n’avait pas peur des vérités douloureuse puisque son rôle était de les supporter pour protéger l’intégrité de l’esprit, violent dédoublement de personnalité infusé de magie, fracture qui aurait eu des manifestations plus naturelles sans l’intervention de cette foutue malédiction sans le moindre sens. Main obscure que chacune détestait à sa façon. « Ne te détrompe pas, je m'en délecte. Souvent. »

Elle revient vers Cadmos, se place tout près, à porter de mains, dévorant la distance pour retrouver la proximité indécente. « C’est elle qui doit goûter aux plaisirs de la vie, pas moi. » Sourire mutin et provocateur qui se dessine sur la bouche malicieuse. « Je les ai tous au bout des doigts pendant qu’elle se torture de peur de se perdre. » L’équilibre se perd quand Eris cède sa place, n’a plus rien à dire ; épuisante alternance pour la jeune femme aux cheveux clairs qui se rattrape à son oncle, déphasée. N’était-elle pas en train de dire quelque chose, un peu plus tôt ? Elle n’était pas à cet endroit. Pourquoi Eris avait-elle tant de pouvoir sur elle, pourquoi ne pouvait-elle pas faire de même ? Pourquoi ne pouvait-elle pas repousser définitivement la bête assoiffée ? « Tu n’aurais pas dû assister à ça. » Elle se redresse, elle feint d'aller bien quand la fatigue l’écrase, elle s’accroche aux branches de la raison quand elle voudrait juste se replier dans un coin et se laisser sombrer dans le délicieux silence de ses cauchemars trop vivants. La mémoire de la brûlure à son poignet est encore vivace, elle masse machinalement la petite marque à l’intérieur, sans le réaliser. « Mon frère ne doit pas le savoir. Promets-le moi. Il irait demander de l’aide à Aidos et il est hors de question qu’il se rabaisse à une telle humiliation. »   

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We are all searching for someone whose demons play well with ours. ≤ I feel it burning through my veins, It's driving me insane The fever is rising, I'm going under Memories flash before my eyes. I'm losing time, The poison is killing me.

—. City of the Dead


Parchemin envoyé Mer 1 Nov - 23:02

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Je suis : Sha , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 17/10/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 170 hiboux. J’incarne : Christian Bale , et l’avatar que je porte a été créé par : Eden Memories . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Loveleen & Ashlynn Je parle en : #4A5749



Je suis âgé de : 47 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : fournisseur d'Inferi pour le Ministère. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : marié à Cassiopée Carrow, pour le meilleur et bien sûr pour le pire. Champ Libre :

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Elle a l’air si petite en face, si petite qu’il se demande si elle est vraiment capable de tuer. Quand il la voit comme ça, il en doute fortement. Si petite… Même Cassiopée n’a jamais été si petite face à lui, et pourtant il était jeune et fougueux à l’époque, bien plus explosive que maintenant. Il baisse quelque peu les yeux devant cette figure angélique et brisée. Il n’ose la toucher, car elle est fragile et il n’est pas assez doué avec ses choses-là. Il ne sait que broyer. Il ne redresse la tête pour la confronter que lorsqu’Eris revient à elle, figure aussi froide que lui, aussi dure, mais encore jeune contrairement à lui.
– J’ai comme l’impression que je pourrais te demander la lune, mon très cher oncle Cadmos.
– Je ne suis pas si chevaleresque que ça… souffle-t-il du bout des lèvres.
Il la suit des regards mais il se maintient droit, sans faire un seul pas. Il est comme un pilier, dans la vie de tous les jours comme tout de suite. Un pilier inébranlable et pourtant si fissuré. Des années de frustration, de déception, de colère. Il est une Ombre, Cadmos Carrow, une ombre qui s’est convaincue qu’elle ne valait pas mieux – qui s’est convaincu qu’elle aimait n’être que ça. Il n’en rougit pas cependant. Il la toise, parce que même s’il est une ombre, il sait qu’il est dangereux, qu’il est utile aussi. Comme tous les maux nécessaires de ce bas monde, il est discret et meurtrier.
– Oblige-la à accepter. Je n’existe que pour la protéger. Je n’existe que parce qu’elle refuse sa nature.
Il hoche légèrement la tête, marquant le fait qu’il comprend même qu’il ne l’accepte pas encore vraiment. Ce qui faisait tout le charme de la petite perle d’Arges, c’était justement ses atours fragiles et si singuliers. Une fleur blanche dans un jardin de roses noires. Il n’a jamais compris pourquoi Arges avait soudainement décider d’être comme ça, mais il se tût. C’était la seule chose à faire.
Quand elle revient vers lui, il la darde de son regard. Il ressemble à ces hommes qui épinglent des papillons magnifiques sur des planches. Il en fait quelque peu partit ; il a lui-même dans sa dépendance, « son atelier » comme le dit si bien Cassiopée, des peaux entières d’hommes et de femmes étendues et tannées. Des peaux humaines. Des crânes et des os en vrac. Des analyses, des recherches, des fascinations malsaines ici et là. Cadmos n’est pas quelqu’un de normal, mais il n’est pas complexe pour autant. Simple. Il a l’air simple quand il la regarde, simplement effrayant.
– La peur d’être comme lui est si violente, si profonde. Et moi je dois faire ce dont elle n’a pas le courage sinon le château de cartes s’effondre. Elle a été heureuse, le jour où il est mort, parce que je n’étais plus séparée de ce qu’elle est. Elle n’aurait plus besoin de moi si elle ne cherchait pas à fuir vos monstres intérieurs. Je ne suis pas la maladie Cadmos, je ne suis qu’un symptôme. Elle croit que je vole sa vie mais elle vole la mienne aussi.. crois-tu que j’aime n’être que l’ombre ? Crois-tu qu’il est amusant d’être toujours celle qui fait peur, qui tue, qui torture, qui n’a droit à rien d’autre que la haine ?
Le sourire de Cadmos se fait long et tordu.
– Non. Bien sûr que non…
Moi aussi, je sais ce que ça fait, pourrait-il ajouter, mais il s’arrête là. Il aime décortiquer les blessures des autres, apprendre de leurs organes encore chauds, mais il n’aime pas que l’on s’attarde sur ses peines et ses souffrances à lui. Il n’aime pas parler de lui, tout simplement. De ce qu’il a vécu et de ce qu’il a vu. Il y a bien ses fils avec qui il partage parfois – de rares fois – ce qu’il a vu quand il était jeune, mais ils n’ont qu’une toute petite idée, un fragment de souvenirs, de l’enfance des Carrow.
Il ne reste plus qu’Aidos pour savoir, un Aidos qui fuit et qui nie. Il ne peut pas lui parler, parce qu’Aidos refuse de parler de ce qui fâche, de ce qui fait mal. De toutes les fois où Phobos les a enfermé dans la cave avec un Inferius, pour leur faire peur, parce qu’il en avait marre. Parce qu’on a jamais su vraiment ce qui était arrivé à leur tante, Cora Carrow… Il sert les dents.
– Ne te détrompe pas, je m'en délecte. Souvent.
Il inspire profondément, reprenant petit à petit sa contenance habituelle. Il la regarde, penche doucement la tête. Ses yeux bruns lui offrent un mélange étrange entre la tendresse et la compassion. Il ressent ce qu’elle ressent, et c’est étrange car c’est bien une des rares fois où ça résonne en harmonie à l’intérieur de lui, un parfait unisson. Elle et lui ne sont finalement pas si différents.
Doit-il s’inquiéter d’être l’équivalent d’une entité maléfique tout droit crée par un puissant artefact de magie noire ? Il y réfléchira plus tard…
– C’est elle qui doit goûter aux plaisirs de la vie, pas moi. Je les ai tous au bout des doigts pendant qu’elle se torture de peur de se perdre.
– Je fermerais les yeux…
Comme souvent, rajoute-t-il alors qu’il la voit s’évaporer aussi bien physiquement que du reste de l’esprit de Nerissa. Il la rattrape tendrement entre ses doigts pour qu’elle ne tombe pas. Il la voit fragile, vaporeuse presque. Elle ne pèse rien entre ses doigts, que le poids d’une longue tradition familiale qui sent la mort et la merde.
– Tu n’aurais pas dû assister à ça.
Il la tient fermement, peut-être un peu trop.
– Ca ne m’aurait pas échappé longtemps.
Il doit être honnête. Il a des accès trop simples aux esprits les plus fragiles, des clefs au bout des doigts pour les cerveaux à longueur de bras. Il lui arrive souvent de s’en servir. Il ne l’aurait jamais fait sur elle si ce n’était pas aussi grave.
– Mon frère ne doit pas le savoir. Promets-le-moi. Il irait demander de l’aide à Aidos et il est hors de question qu’il se rabaisse à une telle humiliation.
– Je préférerais crever que de voir un Carrow rampait devant Aidos.
Il adore son frère, autant qu’on adore un père violent ou une mère abusive. On les aime avec beaucoup de rancœur mais on les aime quand même.
Cadmos soupire doucement alors qu’il se penche vers Nerissa et embrasse tendrement son front, mettant ensuite un peu de distance entre elle et lui, toujours assez proche pour prévenir la moindre défaillance chez elle. Il la jauge, se demande s’il doit commencer maintenant ou la laisser reprendre ses esprits. Il soupire du bout des lèvres :
– Je n’en parlerais à personne. Ce n’est pas vraiment… dans mes habitudes.. de parler aux autres…
Il lui tapote doucement la tête, son sourire cherche à être rassurant mais le Carrow ne sait pas l’être. On ne lui a pas appris.
– Je veux juste que tu me jures que si un jour, chez… les Peverell, il grince des dents à prononcer leur nom, si chez les Peverell il se passe quelque chose, tu ne restes pas seule. Je ne suis pas un chevalier galant, mais ton nom de famille te protège, Nerissa. Tu es une Carrow, et pour ça, tu ne seras jamais seule. Mes fils comme Phobos ou moi, nous ne sommes pas lâches comme Aidos. Sic gorgiamus allos subjectatos nunc, gronde-t-il, devise inscrite sur le portail qui donne sur le domaine de Cadmos, nous aimons nous repaître de ceux qui aimeraient nous soumettre. Ne l’oublie jamais.
Il a l’air sérieux. La tension se lit, et l’atmosphère tout entière, autour d’eux, s’écrase. Comme si le ciel venait de leur tomber sur la tête.


 Buried alive by the lies in their soul
Don't Get In My Way Cuz you don't want to come to meet the Reaper that awaits ©️ okinnel.


Parchemin envoyé Jeu 2 Nov - 15:38

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Je suis : Wicked Witch. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 09/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 144 hiboux. J’incarne : Emilia Clarke. , et l’avatar que je porte a été créé par : (c) avatar by Lux Aeterna, Gorgeousmali & Texas-Flood. Ship Nerisson by Gallifreys. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Erzsébet Rackharrow Je parle en : #765C81



Je suis âgé de : 26 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Oubliator et chargée d'interrogatoire au sein des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : je suis mariée à Gideon Peverell, troisième victime de la persistance parentale. Diable, s'il savait ce qu'il est arrivé aux autres.
avatar
 
Devil, Devil.
« The greatest trick the Devil pulled was convincing the world there was only one of him. »

«
 Ca ne m’aurait pas échappé longtemps » Pourquoi pas ? Elle aurait pu rester à l’ombre du manoir Peverell et dissimuler ses failles, ses fractures intérieurs. Elle aurait pu ne jamais revenir en ces lieux. Elle ne pouvait pas s’en empêcher, comme un besoin de rôder autour de ses racines. Est-elle une hyène rieuse qui enjambe les corps abandonnés, les cadavres de souvenirs ? L’idée que son frère puisse ramper devant Aidos lui donne la nausée. Cet oncle ne s’était jamais intéressé à eux, il avait tout fait pour ne pas avoir à tremper ses doigts bien propres dans les crasses d’Arges, parce que le mieux à faire, c’était ne rien faire, n’est-ce pas ? Il soupire, elle n’ose pas vraiment bouger, pas même alors qu’il embrasse son front avec une tendresse qui lui fait mal ; ça écrase son coeur, fait ressurgir les images de son père qui la rabaisse, plaçant cette scène face à ce geste pourtant si insignifiant, pourtant si naturel pour le reste du monde - Cadmos lui offre une douceur qu’elle ne connait pas et elle ravale sa peine amère. « Je n’en parlerais à personne. Ce n’est pas vraiment… dans mes habitudes.. de parler aux autres… » Un silence éloquent de reconnaissance lui répond, elle ne sait pas lui dire combien elle voudrait le remercier, elle ne sait pas comment on formule l’affection. Une seconde, elle revoit le corps de la belle à la peau halée qu’elle a violemment poussé dans les escaliers du manoir, dominée par une jalousie incontrôlable.

Il lui tapote la tête, elle fait la moue, toujours debout, incertaine de ce qu’elle doit faire, de la réaction qu’elle doit avoir avec lui. « Je veux juste que tu me jures que si un jour, chez… les Peverell, » Il n’a pas l’air d’aimer les Peverell. Pourquoi n’a-t-il pas tenté d’empêcher ce mariage, s’il les déteste au point d’en grincer des dents ? Elle déteste être l’outil des Carrow, celle par qui une alliance avantageuse s’est nouée, celle qui doit malgré elle aider Aidos à dorer un blason bien sombre des ornements d’une histoire connue de tous. « si chez les Peverell il se passe quelque chose, tu ne restes pas seule. Je ne suis pas un chevalier galant, mais ton nom de famille te protège, Nerissa. » Elle va protester, elle ouvre la bouche mais il poursuit avant qu’elle ne soit parvenue à formuler sa révolte. « Tu es une Carrow, et pour ça, tu ne seras jamais seule. Mes fils comme Phobos ou moi, nous ne sommes pas lâches comme Aidos. Sic gorgiamus allos subjectatos nunc » Nerissa gronde à l’intérieur, la tempête qui secoue son esprit n’a rien à voir avec Eris, c’est elle, seulement elle dont le coeur est dévoré des vers de la colère, elle qui ouvre sans s’en rendre compte les vannes du poison qui coule dans le sang des Carrow. « nous aimons nous repaître de ceux qui aimeraient nous soumettre. Ne l’oublie jamais. »

« J’aurais tellement voulu que ce soit toi mon père.. » Les mots lui échappent doucement tandis qu’elle lui tourne le dos pour récupérer le petit flacon contenant la poudre d’os d’inferius. Il y’a une infinie douceur dans ses gestes et tout autant de tristesse. Elle ne se sent pas à sa place chez les Peverell même si Gideon fait tout ce qu’il peut pour qu’elle se sente libre d’exister, même si elle a accès à leur argent, leur réputation, même si les portes s’ouvrent aisément à l’épouse qu’elle est. Une infime part d’elle savoure la revanche, se délecte d’avoir entre les doigts tout ce que sa naissance lui avait refusé mais à quoi bon si elle ne peut offrir une famille, au risque de la détruire ? « Je dois y aller : on m’attend pour choisir je ne sais quelles fleurs pour j’ignore quelle réception. » Un pauvre sourire fade orne les lèvres rouges, le regard empli de fatigue, de ce passé qu’elle n’arrive pas vraiment à enterrer, de ces fantômes qui subsistent alors qu’elle espérait sa vengeance salvatrice ; il y’a de vastes incohérences dans ces sentiments face à cet endroit, face à sa propre famille indigne d’en porter le nom. « Ma porte te sera toujours ouverte. » Un murmure et une main délicate qui se pose sur l’épaule de Cadmos avant qu’elle ne descende les escaliers sans se retourner pour transplaner une fois à l’extérieur de la ruine trop vivace.   

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