Partagez | 
tasting your love ☾ NARTE

()
Parchemin envoyé Dim 15 Oct - 15:42

avatar
avatar
profil
Je suis : Texas-Flood dit "TF" , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 06/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 353 hiboux. J’incarne : Liam Hemsworth , et l’avatar que je porte a été créé par : Morrigan - Ectra (gif profil) - Astra (codes signa) . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Caïn, le mangemort chasseur badass de créatures magiques et Eden, le Grimstone Russe globetrotter Je parle en : #cc9966



Je suis âgé de : 25 ans , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Concepteur et réparateur d'objets magiques pour le Département R&D de l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : vit secrètement aux yeux du monde une idylle avec son premier amour, Artemis Grimstone.
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 
tasting your love
First things first, I'ma say all the words inside my head. I'm fired up and tired of the way that things have been. Second thing, second, don't you tell me what you think that I can be. I'm the one at the sail, I'm the master of my sea. ft. ARTEMIS V. GRIMSTONE



4 octobre 1991.
Il lui a donné rendez-vous quelques jours plus tôt par le biais d’un message codé dont seuls lui et Artemis ont le secret. Le londres moldu, endroit où il met souvent les pieds ces derniers temps, pour éviter les mangemorts au possible. Les actes phénix ont ralenti, et Nate n’a de cesse de s’enfermer dans ses inventions et constructions pour ne pas sombrer dans l’inactivité. Bien sûr, depuis qu’il a revu la sorcière dans cette boutique, son cœur s’est remis à battre la chamade, aussi bien d’amour que de colère. S’il a toujours réussi à la faire sortir de ses gonds, la réciproque est loin d’être inexistante, les choses étant encore plus compliquées depuis ses fiançailles avec… Il ne sait même pas qui. Pendant trois jours, il s’est assuré de se calmer et de ne penser à rien, mais ce fut peine perdue en ce qui concerne le flot de pensées. Toutefois, aujourd’hui encore, Nathaniel décide de se focaliser sur la seule présence d’Artemis et non du reste, il sait clairement qu’il pourrait en devenir fou et la brune manque horriblement à sa vie. C’est pourquoi il espère qu’elle sera en mesure de venir, aucun hibou n’étant venu lui apporter une contre nouvelle. De ce qu’il semble se souvenir, la sorcière devait rencontrer son promis la veille, et le Trelawney espère bien obtenir quelques maigres informations (le moins il en sait, mieux il se porte), tout comme il est prêt à évoquer le sujet Drefer avec elle.

La rue des chouettes est une petite ruelle bien peu fréquentée mais sécurisante où se trouve un charmant hôtel sans histoire. Etant donné ses fonds financiers, Nathaniel n’a pas été en mesure de réserver une chambre des plus spacieuses, mais il a toutefois réussi à négocier pour avoir celle la plus haute et la plus reculée du bâtiment, les éloignant donc de tout danger potentiel. Habillé comme d’ordinaire, il a troqué sa cape de sorcier pour un sweat à capuche bien plus commun et est arrivé avec quelques minutes d’avance. Adossé nonchalamment contre le mur de briques, il attend sagement, Hyrule se trouvant à quelques pâtés de maison et montant la garde. Elle saurait où le trouver en cas d’alerte. Si au début, Nate avait refusé catégoriquement que sa chouette effraie ne le suive dans sa folle démarche de rejoindre l’ordre dans le but de la préserver, il n’avait pu la retenir en cage à Godric’s Hollow bien longtemps, son frère aîné la lui envoyant sans plus de cérémonie. Personne du monde sorcier ne connait sa chouette, avantage qu’il a toujours eu, et depuis ce jour, elle est devenue une alliée encore plus fidèle qu’il n’emmène toutefois pas constamment avec lui. Le Trelawney a trop peur qu’il ne lui arrive malheur. Les minutes défilent les unes après les autres. Dans sa cage thoracique, le sorcier sent son myocarde battre de plus en plus vite à mesure que l’heure fatidique se rapproche. Il ne l’a pas avoué dans sa première lettre mais sur le moment il lui en avait voulu, de filer à l’anglaise de la sorte. En soi, le blond a du mal d’accepter le fait qu’en plus de devoir rester dans l’ombre il devait attendre sagement un feu vert pour être en mesure de pouvoir l’aimer. Car au-delà d’un besoin ou d’une potentielle pulsion primaire, il s’agissait bien là d’amour et rien d’autre. Nate ne voulait pas soulager un besoin, mais aimer et prouver par les gestes tout l’amour ressenti pour elle. Rien d’autre. Et surtout rien de malsain. Adossé, il le reste pendant plusieurs longues minutes supplémentaires avant qu’une silhouette ne parvienne finalement sur sa droite. Jetant un rapide coup d’œil, le sorcier se rend compte qu’il s’agit bel et bien d’Artemis malgré les vêtements enfilés pour l’occasion. A cet instant, un large sourire vient étirer ses traits, bien qu’il tente de demeurer discret et il lui ouvre déjà la porte de la réception, faisant retentir la sonnette sans lui adresser un mot. Ils auraient tout le loisir de parler une fois dans la chambre.

« J’ai réservé une chambre au nom de Patterson s’il vous plait. » qu’il lâche au réceptionniste un peu vieillard. La clé de cuivre et tout aussi vieillotte se retrouve bientôt dans sa main et ils peuvent commencer à monter à l’étage. Ce n’est qu’une fois en haut et après avoir attrapé délicatement sa main entre ses doigts qu’ils parviennent à la fameuse porte en bois de la chambre qui sera leur le temps de quelques heures. Lentement, la clé tourne dans la serrure et une nouvelle fois Nathaniel laisse entrer la jeune femme en premier, refermant à clé derrière lui. En soi, la chambre est modeste, un peu petite mais pas désagréable ni même au parfum trop antique. Il se dégage même pour ainsi dire une délicate effluve de fleurs. Analysant les murs de ses yeux bleus, le sorcier arrive derrière Artemis avec toujours autant de lenteur et après avoir retiré son sweat, ne se trouvant plus qu’en simple T-shirt, la chambre étant de toute évidence bien assez chauffée. En silence, il attend que la brune daigne se retourner vers lui ou lui adresser un regard, pour sourire et la saluer, enfin. « Hey… ». Un murmure. Comme s’il craignait que quelqu’un ne soit encore en mesure de les débusquer ici, mais il n’en était rien. Réflexe gravé dans sa chaire de phénix en fuite. Une fois proche d’elle, une de ses mains vient glisser sur sa joue avec douceur et ses lèvres viennent trouver les siennes, comme aimantées et incapable de s’en défaire.  





WILL WE EVER LET IT GO.
I don't want to know what it's like to live without you ☽ I don't want to know who we are without each other. It's just too hard. That broken piece, let it go and unleash all the feelings.



Parchemin envoyé Dim 15 Oct - 21:41

avatar
avatar
profil
Je suis : Clem , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 08/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 224 hiboux. J’incarne : Lucy Hale , et l’avatar que je porte a été créé par : Texas-Flood Je parle en : #cc33ff



Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Femme au foyer J’ai juré allégeance : à personne, je suis complètement perdu(e) et je ne sais pas sur quel pied danser, ni à quels saints me vouer. Côté cœur, : Fiancée à Lucius A. Goldstein
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 


So helpless when I
Look into your eyes


4 octobre 1991.

Artemis marchait dans les rues de Londres. Elle croisait quantité de moldus et dire qu’elle était à l’aise serait un euphémisme, quand bien même elle se fondait dans la foule. L’adresse griffonnée sur un morceau de parchemin reposait dans son poing. Une chambre... Inutile de dire que le choix du lieu était quelque peu inquiétant pour la jeune femme. Il disait être compréhensif. Et si elle tombait dans un traquenard ? La sorcière passait devant les vitrines de magasins bien connus de la capitale britannique.  

Un flot de pensées ininterrompues se faisait dans son esprit. Une forme de culpabilité la hantait également. Elle venait tout juste de faire la connaissance de Lucius, celui qui allait partager sa vie. Cet ancien camarade de Poudlard lui avait fait une très bonne impression et elle osait envisager un avenir avec lui. Sauf que son coeur battait pour Nathaniel. Nathaniel était son meilleur ami. Et à peu près tout pour elle. Observant les autres jeunes qui l’entouraient, ceux-ci semblaient vivre dans un tout autre monde. Bien plus libre. Ce monde où elle aurait pu, peut-être vivre avec lui ? Sa gorge se serra et son regard s’assombrit. Elle croisa un plan du quartier et s’arrêta pour vérifier sa trajectoire. Elle aurait dû tourner deux rues plus haut. Faisant demi-tour, elle rattrapa le bon chemin jusqu’à apercevoir le panneau indiquant la rue des Chouettes. Ce nom de rue, d’ailleurs, était intriguant. Les moldus n’utilisaient pas les chouettes à ce qu’elle savait alors pourquoi donnaient-ils ce genre de nom ? Ses talons claquaient sur le sol et une brise légère faisait flotter ses cheveux. Même avec son sweat à capuche, la sorcière reconnut son camarade rien qu’à sa posture. Eden la pensait en train de lire à la bibliothèque derrière la librairie le temps qu’il fasse Merlin sait quoi. Il lui faudrait rentrer avant qu’il ne s’aperçoive de son absence mais elle avait au moins quelques heures devant elle.

Artemis était un peu anxieuse. Il disait avoir compris son départ, pourtant il réservait ce genre de lieu. Masquant son malaise, elle le rejoignit, répondant par la même occasion à son sourire. Il ouvrit la porte et elle entra avant de le laisser reprendre la première place. Elle patientait pendant qu’il parlait à la personne tenant la réception et observait la décoration des lieux. Son silence la décontenançait un peu et elle l’entendit même utiliser un faux nom. Il n’y avait pas d’ascenseur dans l’établissement, et cela valait certainement mieux. Même si sa tenue passait très bien dans le monde moldu, étant même à la pointe de la mode, la sorcière n’était pas forcément à l’aise avec la technologie. Le suivant jusqu’au dernier étage, elle le laissa mêler ses doigts aux siens tout en le regardant ouvrir la porte et hésita un instant avant de rentrer. La situation était vraiment étrange... Lui laissant le bénéfice du doute, elle découvrit la chambre, très modeste, bien loin du luxe dans lequel elle vivait. Une odeur fleurie lui indiqua que les lieux étaient au moins propres. Elle l’entendit entrer et surtout le bruit du verrou. Haussant un sourcil, Artemis ne s’inquiéta pas. Elle avait sa baguette magique sur elle, au pire. Et d’ailleurs, cette porte n’arrêterait pas un sorcier...

La fenêtre donnait sur un mur de brique rouge. La jeune femme finit par se tourner vers Nathaniel avait déjà retiré son sweat. « Bonjour », répondit-elle d’une petite voix avec un sourire réservé. Elle ne savait pas vraiment comment réagir suite à leur dernière entrevue. Elle se doutait bien qu’il avait dû être contrarié, voire fâché. Mais elle ne s’était pas sentie dans un environnement adéquat (d’où certainement cette réservation qui la mettait clairement mal à l’aise tant le message envoyé était clair) mais aussi parce qu’elle venait de voir Lucius. Il lui avait vraiment fait bonne impression, ils partageaient une vision commune et il semblait autant aimer lire qu’elle ! Quelle probabilité aurait-elle pu penser avoir cette chance ? Bien sûr, le blond s’était montré charmant et avait su parfaitement masquer sa part d’ombre. Bien sûr, Artemis avait de réels sentiments pour Nathaniel qui aujourd’hui compliquaient beaucoup de choses. Elle culpabilisait de lui faire vivre une telle situation. Elle voulait lui poser une question sur la façon dont il avait pu trouver ce lieu mais le sorcier avait déjà franchi la distance pour l’embrasser. Artemis accepta le baiser mais l’interrompit et le repoussa doucement. Ce n’était pas pour le garder loin d’elle mais parce qu’elle s’attendait plutôt à un reproche avant ou quelque chose du même acabit qu’elle aurait pu comprendre. « Comment connais-tu cet endroit ? » Elle fit quelques pas pour observer les interrupteurs ou bien la télévision. Quel étrange objet. Elle savait qu’ils projetaient des images mais c’était assez troublant. Prenant encore ses marques, son coeur battant à tout rompre dans sa poitrine, Artemis pivota tout d’un coup pour venir quémander un autre baiser. « Je suis vraiment désolée pour la dernière fois, je... ne me sentais pas à l’aise avec les risques que cela comprenait. Je suis contente que nous ayons un endroit sécurisé pour parler ! » Souriant plus largement, elle alla se poster près de la fenêtre. « Sympa ton nom d’emprunt au fait », ajouta-t-elle amusée.



Parchemin envoyé Lun 16 Oct - 19:36

avatar
avatar
profil
Je suis : Texas-Flood dit "TF" , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 06/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 353 hiboux. J’incarne : Liam Hemsworth , et l’avatar que je porte a été créé par : Morrigan - Ectra (gif profil) - Astra (codes signa) . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Caïn, le mangemort chasseur badass de créatures magiques et Eden, le Grimstone Russe globetrotter Je parle en : #cc9966



Je suis âgé de : 25 ans , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Concepteur et réparateur d'objets magiques pour le Département R&D de l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : vit secrètement aux yeux du monde une idylle avec son premier amour, Artemis Grimstone.
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 
tasting your love
First things first, I'ma say all the words inside my head. I'm fired up and tired of the way that things have been. Second thing, second, don't you tell me what you think that I can be. I'm the one at the sail, I'm the master of my sea. ft. ARTEMIS V. GRIMSTONE



4 octobre 1991.
Il se fait silencieux jusqu’à ce qu’ils parviennent à la chambre, car si Artemis est inquète, Nathaniel l’est tout autant, habitué des problèmes et potentielles filatures en tous genre. Il a beau s’habituer au fil des semaines et des mois, à ses yeux il demeure encore un novice qui a beaucoup de choses à apprendre, raison pour laquelle il se montre aussi prudent. Porte poussée, le sorcier se rend compte avec soulagement que la pièce n’est certes, pas très grande, mais suffisamment bien entretenue et propre. En soi, cela n’a pas grande importance étant donné qu’ils n’allaient pas y dormir, mais il tenait par principe à ce que cela ne soit pas trop vieillot ou pauvre. La chambre, il l’a payé avec ses quelques économies mises de côté et envoyées par son frère aîné. Nate jugeait l’occasion comme bonne pour les dépenser après conversion en monnaie moldue, et voilà où ils se trouvaient aujourd’hui. La salutation franchit le seuil de ses lèvres peu de temps après qu’elle ne découvre les lieux, ignorant alors qu’en réalité, la sorcière est on ne peut plus anxieuse, à craindre que tu n’aies pas entendu ce qu’elle avait dit la dernière fois. Pourtant, le message a été on ne peut plus clair et il a mis quelques jours avant d’arrêter de ruminer dans sa barbe. Il n’a pas beaucoup dormi, dernièrement, cela se voit sans doute à ses traits tirés mais il n’en dire jamais rien, car les derniers mois et derniers évènements l’ont pas mal vieilli. Sans parler du fait qu’il a déjà 25 ans maintenant. Lentement, il s’approche de la Grimstone et termine de franchir la distance qui les sépare en venant délicatement poser ses lèvres contre les siennes pour la saluer comme il se doit. Artemis y répond alors mais l’interrompt bien trop vite à son goût, lui qui a tant besoin d’avoir au moins ce contact pour ne pas sombrer dans des pensées sans doute bien trop conflictuelles. Ainsi, elle le repousse doucement et il ne fait rien pour l’en empêcher, se contentant de poser ses billes bleues dans les émeraudes. Comment connais-tu cet endroit ? Un fin sourire apparaît à la commissure de ses lèvres et il laisse la jeune femme inspecter les interrupteurs et la télévision moldue.

« Je m’y suis déjà égaré, une fois, quand j’ai eu besoin d’un toit. Je passe pas mal de temps dans le Londres moldu dernièrement… Depuis qu’un mangemort haut gradé m’a mis la main dessus il y a plusieurs semaines. ». Un mangemort haut gradé qui n’était personne d’autre que Quintus Nott, époux de Mererid et beau-frère de Drefer. Ces deux derniers étant devenus les cousins par alliance d’Artemis.

En la voyant s’approcher un peu trop près de la télévision, il sourit, amusé, et vient appuyer sur le bouton où l’image apparaît aussitôt, animée et en couleur. Nathaniel ne connait pas grand-chose de ces objets de technologies comme ils appellent ça, mais c’est un inventeur et un bricoleur d’objets magiques depuis bon nombre d’années, il a donc la main en ce qui concerne les objets de ce type, qu’ils soient moldus ou non. Même si, clairement, il est loin d’être une expert et n’oserait le prétendre. Une fois que la télévision a fait son petit effet, il laisse l’émission en fond sonore et se redresse alors qu’Artemis revient vers lui et lui réclament un baiser qu’il lui donne sans une once d’hésitation. Je suis vraiment désolée pour la dernière fois, je... ne me sentais pas à l’aise avec les risques que cela comprenait. Je suis contente que nous ayons un endroit sécurisé pour parler ! Son sourire lui est rendu, car Nate est bien incapable de ne pas les lui rendre lorsqu’il la voit subitement aussi radieuse et légère, comme si toute trace de souci s’était envolé et qu’ils retrouvaient une part d’un quotidien trop longtemps oublié. « C’est d’ores et déjà oublié… » qu’il murmure en penchant la tête sur le côté, la dévorant sans doute un peu des yeux au passage alors qu’elle trouve le chemin de la fenêtre. Sympa ton nom d’emprunt au fait. Cette fois, un rire amusé s’échappe de ses lèvres quand il vient poser son épaule contre le mur non loin de la fenêtre, bras croisés. « Quoi, Patterson ? C’est le premier nom qui m’est venu en tête. ». En revanche, dans ses lettres codées il avait utilisé son deuxième et véritable prénom, Peter. Reprenant un air bien plus sérieux, il se mord l’intérieur de la joue, légèrement embêté avant de venir s’asseoir sur le bord du lit. « Je ne voulais pas te mettre mal à l’aise la dernière fois… J’ai juste… J’aurais aimé être en mesure de te montrer combien je t’aime et je sais… Du moins j’ai compris que ce n’était pas là le meilleur endroit pour se faire, et que je n’aurai pas ton accord pour ça avant que… ». Il détourne les yeux, les baisse sur ses mains qu’il commence à se triturer, effleurant l’endroit où son doigt manquant devrait normalement se trouver. Puis il soupire en regardant le mur en face de lui. « … Avant que ton futur mari n’ait d’abord eu l’honneur de le faire. ». Pinçant les lèvres, Nathaniel ne ressent nulle colère en cet instant, simplement un poids un peu trop lourd sur ses épaules, voire même un point au cœur à l’idée de ne pouvoir être celui avec qui elle découvre ce qui est supposé normalement être de l’amour.





WILL WE EVER LET IT GO.
I don't want to know what it's like to live without you ☽ I don't want to know who we are without each other. It's just too hard. That broken piece, let it go and unleash all the feelings.



Parchemin envoyé Mar 17 Oct - 0:05

avatar
avatar
profil
Je suis : Clem , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 08/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 224 hiboux. J’incarne : Lucy Hale , et l’avatar que je porte a été créé par : Texas-Flood Je parle en : #cc33ff



Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Femme au foyer J’ai juré allégeance : à personne, je suis complètement perdu(e) et je ne sais pas sur quel pied danser, ni à quels saints me vouer. Côté cœur, : Fiancée à Lucius A. Goldstein
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 


So helpless when I
Look into your eyes

Loin de penser que Nathaniel s’inquiétait d’une possible filature, la jeune femme s’inquiétait plutôt du lieu choisi. Elle n’avait même pas penser au budget que cela représentait pour le Phénix et pour cause : Artemis n’avait pas ce genre de souci matériel en tête. Privilège des personnes bien nées, elles ne s’inquiétaient pas des affaires d’argent. La chambre n’est pas très grande mais à ce moment là ce n’était pas ce qui troublait le plus Artemis. Non, ce qui la troublait le plus, c’était ce lit, lit qu’elle contournait soigneusement. S’il avait les traits tirés Artemis n’était pas en reste. Les choses dans sa vie semblaient se précipiter à présent : Nathaniel, Lucius, deux hommes, un coeur, un corps... Comment allait-elle faire ? Les questions tournaient en boucle dans sa tête. Raison et coeur se disputaient continuellement mais dernièrement son coeur prenait le dessus. Après tout, que lui avait apporté ces années de raison ? Pas grand chose, si ce n’était une affreuse solitude. Lui, il brisait ce sentiment. Répondant au baiser et le repoussant doucement, jugeant ce rapprochement trop rapide par rapport aux évènements de la dernière fois, elle fit une subtile diversion en posant une question légitime. Le voyant lui expliqua qu’il avait déjà réservé ici et qu’il se réfugiait plutôt dans cette partie de Londres. Au fond, ce lieu ne lui convenait vraiment pas. Il y avait eu au moins un témoin, ce vieux qui tenait la réception. Fronçant les sourcils, elle n’en haussa bientôt plus qu’un alors qu’il mentionnait un mangemort haut gradé. « Un mangemort haut gradé ? Tu ne m’en as pas parlé... ». Elle observait les interrupteurs et la télévision, objets intriguant. Quand on y pensait, les moldus sans magie parvenaient tout de même à faire des choses intéressantes... Observant cet drôle de boîte à image, elle sursauta quand Nathaniel la mit en route. « Oh ». Captivée par les images, elle cherchait à comprendre le fonctionnement en regardant derrière mais les petites gens n’étaient pas là. Finalement, le son baissa et elle vit seulement que c’était avec cette autre petite boîte qu’il contrôlait ça. Intéressant. Mémorisant tout ça pour une autre fois, elle vint quémander un nouveau baiser qu’il lui donna volontiers. Elle voulait vraiment s’excuser, c’était ce qu’elle voulait faire depuis qu’ils s’étaient retrouvés mais elle n’en avait pas encore eu l’occasion.

Soulagée, elle le fut d’autant plus quand il la pardonna encore de vive voix. Son sourire se fit bien plus franc et elle s’éloigna vers la fenêtre pour échapper à ce regard inquisiteur. Le sorcier ne pourrait voir si elle le remarqua ou non. A la place, elle préféra réagir sur son nom d’emprunt. « Le premier nom qui te vient en tête, c’est Patterson ? » insista-t-elle avec un sourire espiègle. Elle ne retint pas son rire non plus. Il pouvait bien utiliser un autre nom, il était tout de même connu maintenant.

L’air sérieux qu’il prit soudain ramena Artemis dans une humeur moins amusée. L’observant en silence aller s’assoir sur le lit, il commença à évoquer ce qui s’était passé quelques jours auparavant. Artemis inspira profondément. Ce sujet là, elle n’avait pas vraiment envie de l’évoquer en fait. Elle pensait que ses excuses auraient suffit à passer l’éponge et qu’ils pourraient juste... Discuter. Que cherchait-il vraiment en abordant encore ce sujet ? Ramenant les yeux qu’elle avait détourné quand il avait commencé à aborder le sujet, elle remarqua son nouveau handicap en les ramenant sur lui quand il se frottait les mains. Fronçant les sourcils, elle attendait qu’il crache le morceau. Allez, par Merlin. Qu’il le crache. Elle l’attendait. Elle y était préparée. C’était comme s’il l’insultait... Il lui fit mal. Ce qu’il disait lui faisait mal. Que croyait-il ? Que cela lui faisait plaisir ? Ce fut d'une voix froide qu'elle lui répondit. « Tu savais. Je t’avais prévenu Nathaniel que je comptais me marier avec un sorcier de sang pur, je ne t’ai jamais menti. Pourquoi faut-il que tu me fasses me sentir aussi mal ? Tu crois que c’est facile pour moi ? Tu crois que si je pouvais je ne préférerai pas être avec toi ? » Les larmes lui montaient malgré elle aux yeux. Elle lui tourna le dos et s’échappa vers la fenêtre. Elle culpabilisait. Lucius Goldstein lui avait fait une bonne impression. Bien sûr, elle n’en était pas amoureuse, son coeur était déjà pris par un autre. Mais le sorcier semblait un bon parti. Agacée, elle finit par se retourner vers lui. « Et tu ne vas pas me faire croire que ma virginité compte autant à tes yeux et que tu m’as attendu tout ce temps pour franchir ce pas avec moi, si ? » Le toisant du regard, elle finit par enfoncer le clou :   «Et d’ailleurs, depuis quand tu n’en as plus que quatre Nathaniel ? » Elle fixait sa main. Oui, il semblait qu’elle n’avait pas toutes les informations. Alors, elle attendait, un air de défi dans le regard. Allait-il oser lui mentir effrontément ? Ils n’avaient que peu eu l’occasion de se parler et elle n’aimait pas découvrir qu’il perdait des doigts en chemin ou toute autre partie de son anatomie d’ailleurs. S’il espérait en savoir plus sur le fiancé, Artemis faisait bien exprès de ne rien en dire. Non, il ne l’entendrait pas se plaindre ni même dire qu’elle le pensait être un bon parti. La famille de sang pur la plus riche qui se disait descendante des fondateurs, quel prestige ! Mais lui, le prendrait mal. Il prendrait tout mal. Donc il y avait, depuis leur dernière rencontre, eu matière à réfléchir. Elle ne pourrait plus jamais se confier. A présent, il était une menace. Lucius était aussi une menace. Ils étaient tous une menace. Et elle était à nouveau seule face à son destin.



Parchemin envoyé Mar 17 Oct - 22:10

avatar
avatar
profil
Je suis : Texas-Flood dit "TF" , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 06/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 353 hiboux. J’incarne : Liam Hemsworth , et l’avatar que je porte a été créé par : Morrigan - Ectra (gif profil) - Astra (codes signa) . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Caïn, le mangemort chasseur badass de créatures magiques et Eden, le Grimstone Russe globetrotter Je parle en : #cc9966



Je suis âgé de : 25 ans , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Concepteur et réparateur d'objets magiques pour le Département R&D de l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : vit secrètement aux yeux du monde une idylle avec son premier amour, Artemis Grimstone.
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 
tasting your love
First things first, I'ma say all the words inside my head. I'm fired up and tired of the way that things have been. Second thing, second, don't you tell me what you think that I can be. I'm the one at the sail, I'm the master of my sea. ft. ARTEMIS V. GRIMSTONE



4 octobre 1991.
Il profite de la diversion de la télévision pour ne pas répondre à sa question. Du moins, pas tout de suite. Le oh de surprise s’échappe de la bouche d’Artemis et le Trelawney ne peut qu’en sourire, ravi de lui faire découvrir quelque chose qu’elle ne connait pas. Lorsqu’il était réellement venu ici, une fois, il avait passé des heures à regarder une émission télévisée, au grand damne d’Alexander qui avait mis un temps dingue pour le retrouver et en avait profité pour lui faire une légère soufflante. Légère, car malgré ses airs sévères gardés pour de rares occasions, le Weasley a clairement un cœur en or. Sans lui, et aussi surprenant que cela puisse paraître, sans Drefer, Nate ne serait plus de ce monde. Les yeux bleus rivés sur la sorcière, lorsqu’elle vient lui quémander un baiser, le voyant le lui donne bien volontiers, peu enclin à refuser le contact. Mais la Grimstone a visiblement décidé d’être taquine et le nom d’emprunt devient rapidement un sujet d’amusement. Le premier nom qui te vient en tête, c’est Patterson ? Il grimace temporairement en hochant la tête avant de sourire et répliquer du tac au tac. « Quoi ? Tu n’aimes pas ? ». Malgré la légèreté de la conversation, celle-ci dérive bientôt sur des excuses de la part de la brune et Nathaniel, non sans vouloir la mettre mal à l’aise, fait ce qu’il a toujours fait dans ces cas-là : se montrer sincère. Malheureusement, cela n’est pas du goût de la sorcière, il le comprend à l’instant où le ton froid claque dans les airs. Je t’avais prévenu Nathaniel. Oui, il le sait déjà, mais doit-il pour autant taire ce qu’il ressent ? Serait-ce mieux de garder tout ça pour lui tamisé à l’intérieur ? Pourquoi faut-il que tu me fasses me sentir aussi mal ? Il ne fronce pas les sourcils, Nate, pas le moins du monde, mais il ne peut pas la laisser penser une chose pareille. « Ce n’est pas ce que je veux ou voulais en te disant ça Arte. » qu’il souffle immédiatement, au risque qu’elle ne l’entende pas, car continuant son flot de pensées qui s’envolent dans la pièce. Les mots dits précédemment n’avaient même pas été prononcés sur un ton rageur, ni même par impulsivité. C’en était même très loin. Tu crois que si je pouvais je ne préférerai pas être avec toi ? Il détourne alors les yeux vers elle pour constater la brillance de ses prunelles et il se mord la lèvre inférieure au moment où elle lui tourne le dos. « Je n’ai rien sous-entendu de tel. Je ne te reproche rien, je te l’ai dit j’ai compris. ». Et en soi, vu sa colère des derniers jours il relevait du miracle qu’il comprenne. « Mais toi, tu préfères quoi ? Que je taise tout simplement ce que je ressente au risque de passer pour quelqu’un qui s’en fiche ? ». Il n’élève toujours pas la voix, le Trelawney, il cherche juste à savoir ce qu’elle souhaite, ce qui en revanche, n’est pas le cas de la brune qui se retourne à nouveau vers lui d’un air presque furibond. Presque, car il la connait, et il sait qu’elle tente de ne rien montrer, du moins, uniquement le strict minimum quand en réalité, elle bouillonne de l’intérieur. Les paroles qui virevoltent dans la chambre semblent enfin parvenir à faire mouche, et cette fois, Nate fronce les sourcils, toujours assis sur le lit, et toujours en se triturant les mains.

Les lèvres du phénix s’entrouvrent au moment où il souhaite lui répondre, mais Artemis n’en a pas fini. Artemis en a rarement terminé avec lui quand il parvient à la faire sortir de ses gonds. Alors elle lui coupe la chique avant même qu’il n’ait le temps de dire quoi que ce soit, et ses lippes se referment aussitôt, moue contrariée sur le visage à mesure qu’il tourne la tête le temps de savoir quoi répondre. Depuis quand tu n’en as plus que quatre Nathaniel ? Il soupire, ne la regardant pas droit dans les yeux, la blessure est encore douloureuse parfois, et si la douleur n’est plus spécialement physique, elle est avant tout mentale. « Depuis environ quatre mois. ». Ironie quand tu nous tiens. Quatre mois pour quatre doigts. Demeurant toujours assis, sa langue passe sur sa lèvre inférieure et il accepte enfin de la regarder à nouveau. « Tu veux vraiment savoir avec combien de filles j’ai eu une relation ? ». Prenant une meilleure assise, il se tourne vers elle pour ne pas avoir de torticolis. « Aucune. » qu’il lâche sûrement un peu plus sèchement, pour qu’elle l’entende. « Je n’ai aimé personne depuis notre rupture. Alors oui, j’ai essayé une fois. Une seule fois. J’ai couché avec une fille après plusieurs verres, et ça n’a pas été une superbe expérience. ». Sa vie amoureuse était en réalité un désastre sans Artemis et il s’en rend compte. Le silence retombe car il sait qu’il doit aborder un autre sujet bien plus épineux. « Une seule fois, avec une femme… » qu’il reprend, bien moins à l’aise subitement. « Et une seule fois avec… ». Un soupir s’échappe et ses paupières se ferment un long moment, prenant une inspiration et expirant longuement juste après. « Il y a quelque chose que tu dois savoir et qui n’est pas particulièrement facile à dire. ». Sérieux, l’inquiétude se lit également sur ses traits. Inquiétude à l’idée qu’elle puisse le juger ou le laisser tomber des suites de cette révélation qui lui en coûte. Son rythme cardiaque accélère dans sa poitrine et c’est à peine si une perle de sueur ne goutterait pas à sa tempe. « J’ai… On… ». C’est à présent le rouge qui lui monte aux joues, lui qui n’est pourtant pas du genre à rougir, les images défilant dans sa tête, fraîches comme si elles dataient d’hier. Par Merlin quelle mouche avait bien pu le piquer ce jour-là… Soudain, Nathaniel prend une inspiration et crache le morceau. « J’ai couché avec Drefer. ». Les prunelles regardent ailleurs, jamais encore il n’avait été aussi gêné face à elle, ce qui rendait la révélation tangible et véridique. « Une fois. » qu’il lâche d’une petite voix tirant sur les aigus, comme si son corps refusait qu’il ne l’avoue à voix haute. « J’étais sur le point de le tuer, il m’a… Embrassé et j’ai… Par Merlin, tu ne veux pas savoir les détails. ». Il sait ne pas avoir encore évoqué les détails de son handicap mais sur le coup, l’information est déjà tellement énorme qu’il préfère y aller par étape. Il n’est pour ainsi dire même pas certain qu’Artemis va rester dans la même pièce que lui après ça… Inquiet, il lui jette un regard en biais et en chien de faïence. Merlin, faites qu’elle ne lui en veuille pas.




WILL WE EVER LET IT GO.
I don't want to know what it's like to live without you ☽ I don't want to know who we are without each other. It's just too hard. That broken piece, let it go and unleash all the feelings.



Parchemin envoyé Mer 18 Oct - 17:09

avatar
avatar
profil
Je suis : Clem , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 08/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 224 hiboux. J’incarne : Lucy Hale , et l’avatar que je porte a été créé par : Texas-Flood Je parle en : #cc33ff



Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Femme au foyer J’ai juré allégeance : à personne, je suis complètement perdu(e) et je ne sais pas sur quel pied danser, ni à quels saints me vouer. Côté cœur, : Fiancée à Lucius A. Goldstein
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 


So helpless when I
Look into your eyes

Un peu stressée, Artemis essayait d’alléger l’atmosphère et se moquait gentiment de ce nom d’emprunt. Nathaniel essayait de se justifier et de lui demander son avis quant à celui-ci. « Il y a quelque chose de charmant dans ce nom de famille... Mais il n’est pas très répandu je crois alors... Peut-être aurais-tu dû en prendre un comme Smith ou Jones... », rétorqua-t-elle avec ce même sourire malicieux aux lèvres. Mais elle ne voulait pas vraiment en venir là et ne tarda pas à lui présenter ses excuses. Sans même penser à la situation ou aux conséquences physiques que son départ soudain avait pu provoquer ou tout du moins ne pas arranger, la brune savait bien qu’elle avait du le décevoir. Son caractère impulsif et imprévisible l’avait inquiétée et l’inquiéter d’ailleurs toujours. Elle n’aimait pas trop être dans une chambre avec lui. Pas alors qu’elle avait mal vécu leur dernière situation. Elle n’en fit aucun commentaire, se souvenant que face à elle, il y avait un homme qu’elle aimait profondément. Et qui s’évertuait à lui rappeler une situation qu’elle ne vivait pas forcément très bien. Pourquoi fallait-il qu’il appuie sur ses blessures ?

L’incompréhension était réelle et la vipère ne tarda pas à siffler. Oui, selon elle il devait se taire. En tout cas sur ce sujet là. « Ce n’est peut-être pas ce que tu veux ou voulais », répéta-t-elle avec une once de cynisme « Mais pourtant c’est bien ce que tu fais ! ». Reprenant son raisonnement, elle lui avoua que si elle avait le choix, sans pression faite sur sa vie, elle l’aurait choisi il y avait bien longtemps déjà. Cela lui aurait peut-être épargné quelques mésaventures, Nathaniel ayant le don à y tomber quand elle n’avait pas les yeux sur lui. Il persistait à dire qu’il comprenait mais Artemis en doutait bien. Plus elle avançait son argumentation, plus elle perdait son calme. Il ne lui reprochait rien ? Encore heureux ! C’était lui qui avait tenu à la voir, même dans l’ombre ! Elle ne l’avait jamais envisagé avant qu’il ne vienne pleurer à ses pieds en la suppliant de ne pas le laisser ! « Oui ! Oui je veux tu te taises ! Je sais très bien que tu le vis mal, je ne suis pas idiote. Je sais que ce n’est pas ce que tu veux, ce n’est même pas ce que je veux ! Je prends d’énormes risques, je dépasse mes principes pour toi n’est-ce pas suffisant ? Faut-il que tu rumines inlassablement ? Je te l’ai dit, je ne peux pas partir avec toi et tu m’en as donné toutes les raisons de penser que j’avais fait le bon choix en ne venant pas. Tu m’aurais faite tuer depuis longtemps autrement ! Là, j’essaie de vous plaire à tous et ça ne convient toujours pas ? » Elle venait de cracher le morceau. C’était ce qu’elle taisait au plus profond d’elle-même et jusque là elle ne l’avait pas exprimé clairement. Le venin venait d’être injecté. Reprenant son souffla, elle se pinça l’arrête du nez pour reprendre contenance. Et surtout, elle avait poser une question qui accaparait une partie de son esprit depuis qu’elle avait pu vraiment observer ses mains.

Ses questions avaient même dépassé le stade de la sagesse. Elle n’était pas certaine de vouloir des réponses mais c’était sous le coup de l’énervement. A ses yeux, il était toujours le même gamin qu’à Poudlard : à se fourrer dans les problèmes. Il devait adorer ça. Portant à nouveau les yeux sur lui, elle le vit tête baissée. Il évitait de la regarder, cela elle le comprenait bien sur le moment. Fronçant les sourcils, la sorcière commença à craindre la réponse. Il commença par lui dire que cela faisait quatre mois. Cela ne datait donc pas vraiment de cet affreux enlèvement. Puis, il posa une question qui évidemment n’était pas vraiment sérieuse ou n’appelait pas forcément de réponse. Artemis voulait lui faire savoir alors qu’elle se doutait très bien qu’il n’avait pas attendu ! Elle l’avait libéré justement pour qu’il puisse faire sa vie. Haussant un sourcil alors qu’il annonçait n’avoir eu aucune relation depuis elle, elle n’osa cependant pas remettre en question cette affirmation. Le ton sec de Nathaniel l’en dissuada. Il avoua néanmoins avoir couché avec une fille. Voilà. Là était exactement son point. Il avait quand même couché avec une autre fille, c’était bien ce qu’elle lui disait : en quoi était-ce important à ses yeux si elle couchait avec un autre une fois ? Elle ouvrit la bouche pour lui dire qu’elle ne lui en voulait pas qu’il soit passé à l’acte. C’était normal, jusque là. Oui, parce qu’il se reprit et son assurance semblait s’envoler dans les airs. Quelque chose d’effrayant commença à se dessiner dans l’esprit de la brune et à se répandre dans ses veines. Les mots qu’il essayait de dire, elle sentait qu’il valait mieux pas qu’elle le sache. Quelque chose lui disait qu’ils allaient faire mal. Il avait fait quoi ? Elle cherchait les probabilités. Une créature type vélane peut-être ? Ces êtres étaient des séductrices en puissance, elle pourrait le comprendre également. Focalisant sa pensée sur la seule éventualité qui lui paraissait plausible, la phrase tomba sur elle et l’assomma. « Tu as quoi ? » répéta-t-elle. Non, elle n’avait pas pu entendre ça. C’était une erreur. Il avait voulu dire autre chose. Meredid peut-être. Il venait de se tromper, ce n’était pas possible. Pourtant... Quelque chose venait de se briser totalement.

En état de choc, Artemis était plantée raide comme un piquet, la bouche ouverte. Il lui fallut bien plusieurs secondes, peut-être minutes pour accuser le coup. Elle se mura dans le silence et ne savait même plus quoi dire. « Alors là, là c’est... ». Elle en perdait ses mots alors que ses épaules s’affaissaient. Drefer... Venant de lui, ça ne l’étonnait guère. Mais de Nathaniel... « Quand ? » Elle ne pouvait plus aligner dans son esprit deux pensées cohérentes. Mais depuis quand ? Elle avait vu Drefer quelques jours plus tôt si jamais elle avait su, par Merlin elle aurait... Portant la main à son front, celle-ci glissa sur sa joue jusqu’à son menton. Extérieurement, il était impossible de savoir son ressenti. Soucieuse oui. Accusant le coup, certainement. C’était bien tout ce qui était visible.



Parchemin envoyé Jeu 19 Oct - 17:00

avatar
avatar
profil
Je suis : Texas-Flood dit "TF" , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 06/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 353 hiboux. J’incarne : Liam Hemsworth , et l’avatar que je porte a été créé par : Morrigan - Ectra (gif profil) - Astra (codes signa) . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Caïn, le mangemort chasseur badass de créatures magiques et Eden, le Grimstone Russe globetrotter Je parle en : #cc9966



Je suis âgé de : 25 ans , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Concepteur et réparateur d'objets magiques pour le Département R&D de l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : vit secrètement aux yeux du monde une idylle avec son premier amour, Artemis Grimstone.
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 
tasting your love
First things first, I'ma say all the words inside my head. I'm fired up and tired of the way that things have been. Second thing, second, don't you tell me what you think that I can be. I'm the one at the sail, I'm the master of my sea. ft. ARTEMIS V. GRIMSTONE



4 octobre 1991.
Comme dès lors que quelque chose contrarie la sorcière, elle lui renvoie la balle aussitôt. Si Nathaniel sait agacer Artemis en un rien de temps, et parfois rien qu’avec un seul mot sans même le vouloir, la jeune femme sait en faire tout autant pour le blesser. La conversation tourne donc rapidement au vinaigre alors que, pour une fois, il se montre étonnamment compréhensif et enclin à ne pas faire tout un plat de choses… Qui ne devraient pas prendre autant d’ampleur. Malheureusement, le simple fait de partager ses pensées suffit à blesser la brune et elle lui fait rapidement savoir qu’il ne faut surtout pas venir sur ce terrain. Oui je veux tu te taises ! Il plisse le nez, Nathaniel et baisse les yeux temporairement, écoutant chacun des mots employés. Bien, il ne dirait donc plus rien, mais au fond, le blond en perd un peu le nord. Ils ont toujours été francs, maintenant ils devraient taire des choses pour que tout se passe dans le meilleur des mondes ? Bien sûr, que rester dans l’ombre était son idée et pas la plus simple mais… Comment Merlin aurait-il pu faire sa vie alors qu’il ne pensait qu’à elle à longueur de temps ? Il n’a pas réussi, et Merlin sait qu’il a essayé. Comme il l’avouerait quelques secondes plus tard il avait même essayé les hommes… Je prends d’énormes risques, je dépasse mes principes pour toi n’est-ce pas suffisant ? Faut-il que tu rumines inlassablement ? Je te l’ai dit, je ne peux pas partir avec toi et tu m’en as donné toutes les raisons de penser que j’avais fait le bon choix en ne venant pas. Tu m’aurais faite tuer depuis longtemps autrement ! Là, j’essaie de vous plaire à tous et ça ne convient toujours pas ? A ses paroles, l’on dirait qu’il n’est qu’un enfant capricieux, mais ce n’est pas là ce qui le blesse le plus, au fond. Artemis exprime un mal être et cela ne passe pas inaperçu aux yeux de l’ancien serpentard qui daigne alors répondre, malgré tout. « Tu penses vraiment que je t’aurais faite tuer ? Que je n’aurais pas été capable de te protéger ? ». Il soupire, fermant les yeux un court instant, se lancer sur ce sujet-là ne changerait rien de toute façon. « En soi, cela ne sert à rien de tergiverser là-dessus… On est pas dans cette situation. Et arrête de me faire dire ce que je n’ai pas dit. Si tu préfères que je taise mes ressentis, alors je tairai mes ressentis. Tu n’en entendras pas parler. ». Il n’élève jamais la voix, sûrement las de laisser parler la colère, ou fatigué, il ne sait pas vraiment. Toujours est-il que la question d’Artemis tombe comme un cheveu sur la soupe et dérive la conversation. Il lâche, de fait, sa main handicapée où ne se trouvent plus que quatre doigts. Cela n’est pas le seul stigmate de cette journée où il l’a perdu. Pour autant, l’heure n’est pas encore venue de raconter ce détail, il préfère revenir sur le fait qu’elle pense qu’il ne s’est pas gêné pour offrir sa virginité à la première venue. Il veut qu’elle comprenne que rien ne s’est passé comme elle l’imagine.    

Le ton se fait plus sec au moment où il commence à lui expliquer ne pas avoir eu de relation avec quiconque depuis la leur. Leur rupture muette avait été tellement difficile à digérer pour lui qu’il en est resté bloqué de longs mois et même des années. Il mentionne donc la seule et unique fois où il s’est adonné aux plaisirs de la chaire avec une fille, autant dire que cela n’avait en soi rien de vraiment mémorable. Ce qui ne pouvait être toutefois gardé sous silence concernait Drefer. Encore. Nathaniel se met à perdre son assurance progressivement, à mesure qu’il tente de s’expliquer. Il lui faut une bonne inspiration après plusieurs secondes d’hésitations pour sortir les mots fatidiques. Tu as quoi ? C’est la panique qui s’empare des veines du Trelawney à présent, ne sachant comment elle va bien pouvoir réagir à une telle annonce. N’osant toujours pas la regarder, il grimace, passe une main sur son visage couvert de gêne et penche la tête sur le côté. « Ne m’… Ne m’oblige pas à répéter… ». Il ne veut pas le dire une seconde fois, une est déjà suffisamment difficile comme ça. Le silence retombe net, sans que cela ne l’étonne, l’information doit être avalée et emmagasinée par la sorcière. Se mordant la lèvre inférieure, Nate ose détourner lentement les yeux vers elle, voit alors son expression déconfite qui ne laisse absolument rien prédire. Si bien que lorsque la question suivante tombe, Nathaniel grimace à nouveau en passant une main dans ses cheveux, nerveusement. « Il y a… Cinq… Six mois… Je ne saurais dire exactement. ». Il n’a pas vraiment noté la date dans un coin de son esprit. « Peu de temps après qu’il m’ait séquestré dans une cave. J’ai voulu me venger, ça a dégénéré et on a… Je… Enfin… Tu vois. ». Ou pas. Peut-être valait-il mieux qu’elle ne voit pas, même si, en soi… Oui, non. Par Merlin. Quand même pas.

Un autre soupir s’envole de ses lèvres alors qu’il se laisse tomber sur le lit pour enfouir sa tête dans l’un des oreillers. La discussion tourne en cauchemar à ses yeux et pourtant il n’a pas terminé de lui raconter, alors il se redresse, prend sur lui, se lève et vient se rapprocher doucement de la sorcière. « Un mois plus tard, alors que je me trouvais dans un coin paumé de l’Angleterre, Quintus Nott m’a pris en chasse, suivi de Drefer. C’est là que je l’ai perdu. » qu’il commence en montrant sa main. « Mais si Drefer n’avait pas été là ce jour-là, Arte, je ne serais plus là. Et crois-moi ça m’en coûte de l’admettre… Quintus voulait me tuer à cause de la marque que j’ai faite à Drefer le même jour où on a… Bref. Ce n’est pas la seule cicatrice que je garde de cette rencontre. ». Il hésite, un instant, pivote sur lui-même et soulève délicatement son T-shirt, dévoilant la longue cicatrice du bas de son dos. Une parmi d’autres, mais l’une des plus visibles, la majorité ayant pu être balayées grâce aux sorts. « Je sais que tu dois penser que je suis fou de m’être engagé dans une voie pareille, et peut-être que tu as raison… Lorsque tu dis que me suivre serait revenu à mourir… Mais comme toi vis-à-vis de l’honneur et la neutralité que tu veux préserver, je ne peux pas faire autrement. C’est ce que je suis. ». Il ne lui demande pas de comprendre, le fait est que Nathaniel est de toute évidence bien trop engagé pour faire marche arrière. Il ne pourrait plus retourner à une vie « normale ».      




WILL WE EVER LET IT GO.
I don't want to know what it's like to live without you ☽ I don't want to know who we are without each other. It's just too hard. That broken piece, let it go and unleash all the feelings.



Parchemin envoyé Jeu 19 Oct - 20:23

avatar
avatar
profil
Je suis : Clem , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 08/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 224 hiboux. J’incarne : Lucy Hale , et l’avatar que je porte a été créé par : Texas-Flood Je parle en : #cc33ff



Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Femme au foyer J’ai juré allégeance : à personne, je suis complètement perdu(e) et je ne sais pas sur quel pied danser, ni à quels saints me vouer. Côté cœur, : Fiancée à Lucius A. Goldstein
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 


So helpless when I
Look into your eyes

Le blesser... Artemis ne faisait que se défendre. Après tout, depuis le tout premier jour de leur rencontre, Nathaniel l’attaquait encore et encore. Elle avait appris depuis longtemps à lui répondre à ne pas le laisser lui dicter sa vie. C’était un sang mêlé et elle appréciait avoir une relative liberté avec lui. Alors s’il commençait à se comporter comme un homme macho, bien sûr, elle ne pouvait que réagir au quart de tour. Si Nathaniel se trouvait compréhensif, aux yeux de la sorcière, cela sonnait comme un reproche masqué, voire même une insulte. Elle avait l’impression de n’être plus qu’un objet qu’il disputait à un homme qu’il n’avait même pas identifié. Le sommant de se taire, elle le vit plisser le nez. Elle ne pouvait pas l’entendre constamment lui parler de Lucius. Elle ne voulait surtout pas qu’il commence à se comparer à Lucius. Et elle ne voulait pas l’entendre dire du mal de l’homme qu’elle allait épouser. Ce mariage était une question d’honneur, l’insulter lui revenait à l’insulter elle. Elle avait besoin également de pouvoir ne pas penser à ce fiancé, tout juste rencontré. Il lui avait fait bonne impression, certes, mais Artemis avait mille craintes le concernant. Elle ne se souvenait que d’un camarade à Poudlard et elle ne voulait entendre aucune rumeur, aucun avis à son sujet. Elle voulait croire que cette union ne serait pas dramatique, qu’ils pourraient cohabiter simplement. Si Nathaniel crachait continuellement ses petites phrases insidieuses, non seulement la brune culpabiliserait d’être là mais en plus elle ne pourrait s’empêcher de penser à ce comportement qui brisait les règles dictées par son éducation. Il éveillerait ses doutes, sa raison se mettrait à combattre ses sentiments et cela, ni l’un ni l’autre ne le voulait.

Oui, à ce moment là, la sorcière le percevait comme un enfant qui n’en avait jamais assez, qui demandait toujours plus pour satisfaire ses désirs. Bien sûr, elle savait qu’il faisait un énorme sacrifice et prenait sur lui pour accepter la situation. Mais c’était son choix ! Exprimant clairement son sentiment vis à vis de sa situation personnelle, elle l’entendit réagir. Elle darda un regard noir sur lui. La colère qui se reflétait dans ses yeux verts était forte. « Oui je le crois ! Et non tu n’aurais pas été capable de me protéger, tu ne l’as jamais fait ! » Que ce soit au bal ou pendant ces heures sombres, il n’avait rien fait. Elle s’était trouvée face à un bourreau prêt à égorgée une pauvre fille. Elle avait tué et ne devait son salut que grâce à ce jeune homme inconnu, sûrement moldu qui était intervenu. Et parce qu’elle avait réagi par elle-même, pour eux tous. C’était certainement lâche, facile pour beaucoup de sorciers par ces temps sombres. Peut-être même que Nathaniel était habitué du fait aussi. Cependant, cela l’avait bien plus ébranlée qu’elle ne l’aurait cru. Elle était traumatisée. Il y avait longtemps qu’elle l’avait compris. Jamais il ne la protégeait. C’était elle qui passait son temps à ménager la chèvre et le choux pour concilier deux mondes qui refusaient de s’entendre, pour lui éviter une retenue ou une énième confrontation. Parfois à Poudlard, elle avait pu voir Drefer au loin et traîné Nathaniel dans la direction opposée pour éviter leurs éternelles disputes.  Il coupa court à cette discussion, et cela soulagea la brune. « Bien ! » répliqua-t-elle d’un ton sec suivi d’un « Merci » et d’un hochement de tête, clôturant là cette partie de la discussion.

Finalement la question de trop avait été posée mais Artemis ne le savait pas. Il lui manquait un doigt et ne l’avait pas remarqué jusque là. Ils n’avaient jamais eu la chance de pouvoir vraiment se voir comme ce jour là. Le voyant lui eut envie de réagir sur autre chose. Il commença à lui expliqué qu’il n’avait qu’une seule relation sexuelle avec une femme qui manifestement ne fut pas satisfaisante. Il se décomposait littéralement sous ses yeux alors que la révélation tomba entre eux.

Le choc était lourd. Le visage d’Artemis était figé alors qu’elle lui demandait de confirmer ce qu’elle pensait avoir entendu. « Ne m’… Ne m’oblige pas à répéter… ». Pinçant les lèvres, réalisant qu’elle n’avait pas halluciné, elle mit un long moment avant de lui demander quand est-ce que cela était arrivé. Nathaniel lui répondit que cela remontait à cinq ou six mois. Portant la main à son front, elle assimilait manifestement l’information. Ses explications s’accumulaient. Il mentionnait une cave. Une vengeance qui avait mal tourné. Observant la fenêtre, elle évitait son regard. Non elle ne voulait ni voir ni savoir. C’était un cauchemar. Non, non tout ceci était bien réel, d’autant plus qu’il poursuivit. Une course poursuite un mois plus tard, de Quintus Nott et de Drefer. Artemis fronça les sourcils.  Que ce dernier ait sauvé la vie de son ennemi juré était une surprise... Mais elle n’approfondit pas sa réflexion, en étant tout simplement incapable sur le moment. « Une marque ? Quelle marque ? » répétait-elle encore, n’étant pas certaine de bien saisir. Levant les yeux sur lui, elle fit face à son dos. « Je sais que tu dois penser que je suis fou de m’être engagé dans une voie pareille, et peut-être que tu as raison… Lorsque tu dis que me suivre serait revenu à mourir… Mais comme toi vis-à-vis de l’honneur et la neutralité que tu veux préserver, je ne peux pas faire autrement. C’est ce que je suis. ». Elle l’observait. Et restait totalement silencieuse. Il était toujours impossible de dire ou de prévoir sa réaction. Le fossé était réel en cet instant d’autant plus qu’Artemis restait à distance. Elle n’exprimait ni haine, ni amour, ni colère, ni tristesse. Rien. Il n’y avait juste aucun indice de ce qu’elle pouvait ressentir ou penser. Elle ne faisait que demander des précisions comme pour se convaincre que tout cela était bien réel.



Parchemin envoyé Jeu 19 Oct - 21:16

avatar
avatar
profil
Je suis : Texas-Flood dit "TF" , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 06/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 353 hiboux. J’incarne : Liam Hemsworth , et l’avatar que je porte a été créé par : Morrigan - Ectra (gif profil) - Astra (codes signa) . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Caïn, le mangemort chasseur badass de créatures magiques et Eden, le Grimstone Russe globetrotter Je parle en : #cc9966



Je suis âgé de : 25 ans , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Concepteur et réparateur d'objets magiques pour le Département R&D de l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : vit secrètement aux yeux du monde une idylle avec son premier amour, Artemis Grimstone.
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 
tasting your love
First things first, I'ma say all the words inside my head. I'm fired up and tired of the way that things have been. Second thing, second, don't you tell me what you think that I can be. I'm the one at the sail, I'm the master of my sea. ft. ARTEMIS V. GRIMSTONE



4 octobre 1991.
Les paroles sont virulentes et continuent d’attaquer. Nate est maladroit, ce n’est pas nouveau, et ce ne sera sûrement pas la dernière fois qu’il le sera. S’entendre dire qu’il n’est pas capable de la protéger et ne le serait sans doute jamais est quelque chose qui fait mal, mais il encaisse et ne dit rien, pince les lèvres et se renferment, car de toute manière il n’a nulle envie de se battre. Pas avec elle. Pas cette fois et pas aujourd’hui. Ils font tous deux des sacrifices. Ce risque ils le prennent à deux et Nathaniel en est parfaitement conscient, s’il devait se répéter, il lui dirait encore une fois qu’il ne lui reproche strictement rien. Mais il se tait, bifurque sur un tout autre sujet pour lui prouver que même si elle espérait qu’il refasse sa vie et avance, il n’a pas été en mesure de le faire. Il s’est enfermé dans sa boutique et la rébellion avant de se préoccuper de sa vie amoureuse catastrophique. Alors il s’explique, la gêne s’exprimant physiquement comme jamais encore cela n’avait été le cas, peu conscient d’attiser l’inquiétude de la brune vis-à-vis de la révélation. Révélation qui tombe comme un couperet sur une nuque. Rien ne prédestinait le Trelawney à en arriver là où il en est aujourd’hui, marqué par le temps et la rébellion comme s’il en faisait partie depuis de trop nombreuses années. Au fond, Artemis a sûrement raison de penser qu’il ne serait pas en mesure de la protéger, mais à la manière dont sont dites les choses, il a subitement l’impression de n’être en définitive qu’un bon à rien, gangrène qui pourrait lentement commencer à se frayer un chemin dans son flot de pensées. Mais pour l’heure, il se montre franc, révélant à la sorcière que l’animosité qu’il a avec Drefer depuis des années a, le temps d’une demi-journée, sombrée dans quelque chose qu’il n’aurait jamais soupçonné ou pensé possible. Il ne veut pas répéter les mots difficiles à dire. Il s’y refuse, toujours aussi gêné, allant jusqu’à s’embarquer dans la suite de ses péripéties après avoir trouvé le courage de le faire. Proche d’Artemis, elle ne le regarde pas, yeux rivés vers la fenêtre, choc palpable et silence qui n’envisage rien de bon pour la suite. Inquiet, Nathaniel poursuit malgré tout son récit, n’allant pas jusqu’à dévoiler le fait qu’en réalité Quintus ne voulait le tuer que par jalousie vis-à-vis du Rackharrow, en plus d’être en colère à cause de ladite marque. Une marque qui interpelle la jeune femme, mais dont il ne répond pas immédiatement à la question, lui dévoilant le bas de son dos, allant jusqu’au bout des aveux puisqu’il faudrait bien le faire tôt ou tard.

Face à la question, Nathaniel hésite un instant avant de terminer de retirer son haut, dévoilant d’autres stigmates dont la majorité sont dus bien plus à Drefer qu’à n’importe quel autre mangemort sur cette terre. Il ne se retourne pas tout de suite, le phénix, lâchant un soupir. « Je l’ai marqué d’un N en réponse à une marque qu’il m’a faite lorsque j’étais retenu dans cette fameuse cave. ». Lentement, il se retourne enfin pour faire face à la Grimstone, son T-shirt encore en boule entre ses mains venant s’échouer sur le lit pour lui permettre de lever le bras droit et dévoiler la marque se trouvant à ses côtes. « Il a apposé le sceau des Rackharrow au fer rouge avec ses initiales. J’ai essayé de la retirer mais je ne peux pas, elle a des propriétés magiques. Je crois que j’ai fini par m’y habituer. ». Il n’y accorde que peu d’importance, cette marque ne demeurant qu’une marque de plus, en fin de compte, sur l’ensemble de celles qu’il a déjà. « Depuis la course poursuite de Quintus… Et le fait qu’il m’ait sauvé la vie, l’on ne peut pas dire que Drefer et moi nous soyons de nouveau disputés ou même battus. Notre lien n’a pas vraiment changé il est toujours le même qu’à Poudlard, et ce qui est arrivé une fois ne signifie rien. ». Ils ne sont pas amis, mais peuvent-ils encore prétendre être des ennemis ? Rien n‘est moins sûr. Ils sont comme dans un entre-deux qu’ils ne savent eux-mêmes déterminer. Artemis, elle, de son côté, demeure incroyablement silencieuse. Alors il se rapproche un peu plus, effleure sa joue du bout des doigts en se mordant la lèvre inférieure. « Je t’en supplie dis quelque chose… ». Il craint de la perdre, avec toutes ces histoires. Il craint qu’elle ne veuille subitement plus de sa présence à ses côtés, elle qui pense déjà ne pas être en sécurité avec lui puisqu’il ne parvient pas à la protéger. Il ignore tout de ce qu’il s’est passé lors de ce jour de juillet, ne l’ayant trouvée que dans un état stoïque et ne l’ayant plus revue après. Merlin sait qu’il a cherché et encore cherché à la retrouver, allant jusqu’à s’échapper de leur prison en broyant sa main, mais sans doute ne le savait-elle pas. Il ignore ce qu’elle a elle-même traversée, mais suite à ses mots il ne peut que s’inquiéter davantage de ne pas être à la hauteur de ce qu’elle espérait.




WILL WE EVER LET IT GO.
I don't want to know what it's like to live without you ☽ I don't want to know who we are without each other. It's just too hard. That broken piece, let it go and unleash all the feelings.



Parchemin envoyé Jeu 19 Oct - 22:11

avatar
avatar
profil
Je suis : Clem , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 08/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 224 hiboux. J’incarne : Lucy Hale , et l’avatar que je porte a été créé par : Texas-Flood Je parle en : #cc33ff



Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Femme au foyer J’ai juré allégeance : à personne, je suis complètement perdu(e) et je ne sais pas sur quel pied danser, ni à quels saints me vouer. Côté cœur, : Fiancée à Lucius A. Goldstein
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 


So helpless when I
Look into your eyes

Artemis avait posé une question qui n’obtint pas de réponse. Sur le moment, elle n’y prêta pas garde. L’un et l’autre étaient certainement prisonnier de situations qui les dépassaient. Son ancien camarade était bien trop impulsif, bien trop enclin à chercher les problèmes qu’elle savait qu’il ne pouvait pas la protéger de ce travers. Effectivement, c’était bien là ce qu’il était. Un aimant à problèmes. Certes, il était suffisamment fort mais avec lui elle n’aurait jamais pu être tranquille. Elle se morfondrait constamment en mille inquiétudes, c’était là le sens premier de ses paroles. Elle pourrait peut-être un jour avoir l’occasion de le lui expliquer mais pour l’heure, la conversation venait de dériver sur un sujet bien trop grave et sérieux pour qu’elle ne pousse plus loin.

L’animosité entre Drefer et Nathaniel ne datait pas d’hier. Il fallait dire que le Serdaigle à l’époque n’était pas le dernier à se moquer du nom du jeune homme mais aussi à lui rappeler à quel point son sang n’était pas pur. Il réveillait cette plaie béante d’une soeur perdue au nom de principes extrêmistes. C’était même au nom du sang que Nathaniel l’avait un jour agressée verbalement, obligeant Artemis à le blesser une première fois. Tout était toujours relié au sang, que ce soit la vie ou la mort. Silencieuse, elle l’écoutait lui parler, lui dire à travers quelles épreuves il avait dû passer. Fixant ce mur de brique rouge, elle ne s’en détourne que pour observer les traces de tortures, car c’était bien de cela qu’il s’agissait.

Et il n’y en avait pas qu’une, loin de là. En plus de cette longue cicatrice dans le bas du dos, il y avait encore quelques traces d’autres. Pourquoi Quintus se vengerait d’une marque que Nathaniel aurait faite à Drefer ? L’histoire lui semblait tellement compliquée. Mais il s’agissait là encore d’une vengeance, rien de plus. L’un portait un N, l’autre le sceau d’une famille. De mieux en mieux. Ils se marquaient comme du bétail. Ou comme... Il s’était retourné vers elle, tenant un Tshirt qu’il jeta sur le lit. Observant le sceau qui, disait-il, avait des propriétés magiques. D’autres questions émergeaient mais elle n’était pas certaine de vouloir connaître l’ensemble des détails, là, tout de suite.

La sorcière ferma les yeux quelques secondes, inspirant profondément. Il allait lui falloir une grande maîtrise d’elle-même. Il lui en demandait beaucoup. Le choc se confondait en une myriade d’émotions contradictoires. Perdue, elle sentit soudain un contact sur sa joue. C’était la sensation d’une brûlure. « Je t’en supplie dis quelque chose… ». La supplique parvint à ses oreilles. Quoi dire ? Quoi dire face à tout ce fatras ? Elle ne savait pas qu’il l’avait cherchée ce fameux jour. Au fond, cela importait peu. Elle avait éliminé la menace, l’autre ayant eu la mauvaise idée de la défier. Elle inspira encore, toujours immobile et ouvrit enfin les yeux. Elle plongea son regard dans celui du voyant. « M’aimes-tu ? ». La question fut posée sur un ton aussi neutre que son attitude. C’était comme si elle se débattait intérieurement, ce qui était vrai. Une émotion prenait le dessus sur les autres, et apparemment, il s’agissait de l’amour qu’elle éprouvait pour lui. Lorsqu’il voulut ouvrir la bouche pour répondre, elle l’interrompit. « M’aimes-tu  vraiment Nathaniel ou est-ce une illusion dans laquelle tu veux te noyer pour réfuter quelque chose que tu refuses de voir ? J’ai besoin de savoir la vérité parce que je ne peux pas rester si au fond de toi c’est lui que tu aimes. Nous pouvons être amis si c'est lui, mais je ne peux pas te donner plus et tu ne peux exiger cela de moi. Ce serait malhonnête.»

Après tout, il l’avait clairement dit. Cette expérience avec une femme ne fut pas fameuse et cette rage qui existait à Poudlard entre ces deux là était trop forte pour qu’elle ne masqua pas autre chose. Autre chose qui s’était produit. Et si Nathaniel en avait honte, c’était pourtant une chose qu’il ne semblait pas regretter. Pire, ils se marquaient l’un et l’autre comme propriété. Ils s’appartenaient. N’étaient-ils pas censés s’appartenir aussi ? Manifestement non. Et l’autre jour dans cette cabine, il était bien trop pressant pour être vraiment amoureux. Elle doutait à présent et tout ce qu’elle voulait savoir, c’était connaître la vérité. Etait-il amoureux d’elle ? L’aimait-il vraiment ou bien l’utilisait-il pour se rassurer, sans aucune malveillance ? L’aimait-il vraiment ou bien transférait-il ce que représentait le Rackharrow sur elle ? Après tout, elle était de sang pur et ils se disputaient sans arrêt sur des visions différentes de par leur éducation. La différence était qu’elle n’en venait jamais aux mains. Elle attendait sa réponse, patiente. « Si tu m’aimes autant que tu le dis, prouve le moi. J’ai besoin d’une preuve pour être sûre que je ne suis pas en train de risquer ma vie avec quelqu’un qui n’assume peut-être pas autant que ça ce qu’il est.» Il n’y avait aucune accusation dans sa voix. Aucune trace de colère, ni même de déception. Elle avait besoin de savoir s’il valait la peine qu’elle risque un mariage et sa vie. « J’ai besoin de la vérité, Nathaniel. S’il te plaît. »



Parchemin envoyé Ven 20 Oct - 20:37

avatar
avatar
profil
Je suis : Texas-Flood dit "TF" , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 06/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 353 hiboux. J’incarne : Liam Hemsworth , et l’avatar que je porte a été créé par : Morrigan - Ectra (gif profil) - Astra (codes signa) . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Caïn, le mangemort chasseur badass de créatures magiques et Eden, le Grimstone Russe globetrotter Je parle en : #cc9966



Je suis âgé de : 25 ans , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Concepteur et réparateur d'objets magiques pour le Département R&D de l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : vit secrètement aux yeux du monde une idylle avec son premier amour, Artemis Grimstone.
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 
tasting your love
First things first, I'ma say all the words inside my head. I'm fired up and tired of the way that things have been. Second thing, second, don't you tell me what you think that I can be. I'm the one at the sail, I'm the master of my sea. ft. ARTEMIS V. GRIMSTONE



4 octobre 1991.
Le silence est la pire des tortures pour le Trelawney en cet instant. Il craint de la perdre, craint qu’elle n’apprécie pas le fait qu’il ait pu avoir une relation charnelle avec un homme, mangemort qui plus est, et accessoirement avec celui qui est devenu son cousin par alliance suite au mariage de sa propre cousine. Ennemi d’enfance, d’adolescence et toujours plus après. S’il avait perdu Artemis de vue pendant de nombreuses années, ce n’était pas le cas de Drefer. Il a toujours été dans son sillage. Constamment. A chaque occasion qui lui était donnée, même lorsque Nathaniel ne faisait rien pour le chercher, se contentant d’œuvrer dans sa boutique et de gagner sa vie de misère. Le Rackharrow, en soi, ne l’avait jamais quitté, et le fait est qu’il a fini par s’y habituer. Mais ce n’est pas pour lui qu’il est là aujourd’hui, doigts se posant contre la joue de la sorcière qui ferme les yeux, toujours aussi ébranlée par toutes ses nouvelles. Nate ne veut rien lui cacher, même s’il ne rentrera pas dans les détails de la raison supplémentaire pour laquelle le Nott en avait eu après lui. Alexander est le seul à savoir la relation qui unit Drefer et Quintus – car le Trelawney ignore encore que c’est de l’histoire ancienne – et dans leur lien tordu, le voyant ne veut pas détruire le mangemort de cette manière. Artemis, persiste à se murer dans le silence un trop long moment. Moment pendant lequel le cœur de Nathaniel s’emballe d’une inquiétude tenace. Une inquiétude qui devient d’autant plus grande à mesure que les secondes s’enchainent. Jusqu’à ce qu’elle ne rouvre les yeux et la bouche. Les émeraudes se plantent dans les siennes et il ne la quitte pas de ses mirettes qui s’écarquillent sous la surprise de la question. Ses lèvres s’entrouvrent aussitôt mais la sorcière ne lui en laisse pas le temps, forcé de s’interrompre dans son geste et fronçant doucement les sourcils. M’aimes-tu  vraiment Nathaniel ou est-ce une illusion dans laquelle tu veux te noyer pour réfuter quelque chose que tu refuses de voir ? Quelque chose qu’il refuse de voir… Mais qu’est-ce qu’il pourrait bien refuser de voir ? Nathaniel ne comprend pas alors que ses lèvres s’entrouvrent à nouveau, pas pour prendre la parole, mais simplement par réflexe sous la surprise qui s’agrandit, et ne vient atteindre son paroxysme qu’au moment où elle exprime le fond de sa pensée. J’ai besoin de savoir la vérité parce que je ne peux pas rester si au fond de toi c’est lui que tu aimes. Le visage du phénix devient subitement livide de choc. Il se décompose à vue d’œil, une main se levant même en l’air sous l’énormité de la chose. Le myocarde continue de s’emballer sec dans sa poitrine et sur l’instant il pourrait clairement en rire nerveusement. Plus elle parle, et plus il se décompose, venant passer ses deux mains dans ses cheveux, puis sur son visage défait en s’apprêtant à faire les cents pas dans la pièce plusieurs fois de suite sans jamais le faire, donnant plus l’impression de se dandiner qu’autre chose. « Non je ne… ». Réaction immédiate mais la sorcière n’a pas terminé et il se coupe, la laisse aller au bout de son fil de pensées, littéralement sous le choc.  

Si tu m’aimes autant que tu le dis, prouve le moi. J’ai besoin d’une preuve pour être sûre que je ne suis pas en train de risquer ma vie avec quelqu’un qui n’assume peut-être pas autant que ça ce qu’il est. Elle sous-entend devant lui qu’il refuserait d’admettre avoir des sentiments pour… Drefer ? Et qu’il serait… Par Merlin. Il a l’impression d’étouffer, sur le moment, perdu entre plusieurs réactions possibles, lui aussi. Rire ou en pleurer ? J’ai besoin de la vérité, Nathaniel. S’il te plaît. Il sait son lien avec le Rackharrow compliqué, mais il n’a pas besoin de tergiverser cent-sept ans pour donner la réponse qui suit. « Je n’aime pas Drefer. ». Il la fixe droit dans les yeux, de tout son sérieux, cœur battant à tout rompre. « Pas de cette manière. ». Soudain, c’est comme si la honte s’était temporairement envolée pour ne laisser place qu’à l’assurance. « Oui, on a couché ensemble, et même si je ne le regrette pas, cela reste une erreur qui n’aurait pas dû se produire. Une pulsion sur un coup de tête. J’étais en colère, je me suis laissé submerger par la situation et je n’ai simplement pas réfléchi. ». Un soupir s’échappe alors de ses lèvres, tandis que ses épaules s’affaissent. « Je n’aime pas Drefer mais je pense qu’avec tout ce qu’il s’est passé, et qu’à force de le côtoyer j’ai commencé à l’apprécier, amicalement parlant. Je ne suis pas naïf au point de penser que lui et moi sommes amis, nous ne le sommes clairement pas, mais est-ce qu’on peut dire qu’on est encore ennemis ? Je n’en sais rien. ». C’est là que se trouve le flou concernant le Rackharrow. « On a toujours été possessifs l’un de l’autre dans la violence. Et uniquement à travers elle. C’est de là que viennent ces marques, pas d’autre chose Arte. Il ne supporte pas que quelqu’un d’autre que lui ne me frappe, et inversement. » . Et ça elle ne peut nier le savoir, elle en a été elle-même témoin plus d’une fois à Poudlard.

Nathaniel fait un pas en avant, se rapprochant de la jeune femme. « Elle est là la vérité. Je ne me cache pas derrière ce qui nous lie pour réfuter quoi que ce soit. Je t’aime toi. ». Délicatement, il attrape la main de la Grimstone et vient la poser contre son cœur qui, bien qu’il s’est un tantinet calmé, demeure bien trop rapide. « Il ne bat pas comme ça pour Drefer. Il bat pour toi et juste pour toi. Là, c’est parce qu’il craint de te perdre. Je ne veux pas te perdre, Artemis. Et je suis sûr de moi. Je ne prendrais pas le parti de te mêler à ces risques si je n’étais pas sincère. Tu m’as manqué, toutes ces années, j’ai bien cru mourir plus d’une fois et j’ai lutté pour ne pas venir te retrouver. Par Merlin, j’étais tellement en colère de voir que tu n’étais pas venue. Je n’ai pas été capable d’avancer, et je n’y arriverai jamais sans toi, car si je pouvais t’épouser et t’emmener loin sur le champ pour vivre toute l’éternité avec toi, je le ferais. Là, tout de suite. ». Marquant un temps d’arrêt, il reprend, sans jamais baisser les yeux. « Je veux t’aimer chaque jour que Merlin fait. Je veux t’aimer quand on se dispute et que tu me hurles dessus. Je veux t’aimer quand tu souris. Je veux t’aimer quand les larmes roulent sur tes joues, et je veux t’aimer encore pendant les jours sombres. Je veux t’aimer toi et personne d’autre. Je n’aime personne d’autre. ». Et il insiste sur la dernière phrase, n’ayant pas lâché sa main une seule seconde, ses billes bleus se faisant plus brillantes.          





WILL WE EVER LET IT GO.
I don't want to know what it's like to live without you ☽ I don't want to know who we are without each other. It's just too hard. That broken piece, let it go and unleash all the feelings.



Parchemin envoyé Sam 21 Oct - 15:55

avatar
avatar
profil
Je suis : Clem , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 08/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 224 hiboux. J’incarne : Lucy Hale , et l’avatar que je porte a été créé par : Texas-Flood Je parle en : #cc33ff



Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Femme au foyer J’ai juré allégeance : à personne, je suis complètement perdu(e) et je ne sais pas sur quel pied danser, ni à quels saints me vouer. Côté cœur, : Fiancée à Lucius A. Goldstein
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 


So helpless when I
Look into your eyes

Le poids d’un secret venait de changer d’épaules. Artemis était encore sous le choc de la révélation et ne put pas parler tout de suite. Plus étrange encore, aucune colère ne fut exprimée. C’était comme si elle avait eu une forme de résilience, comme si elle acceptait peut-être de voir quelque chose qu’elle avait elle-même caché dans un coin de sa tête. Combien d’illusions volaient en éclat à ce moment précis ? Elle ne saurait dire. Oui, Nathaniel avait choisi un bien étrange compagnon pour quiconque ne connaissait pas la relation qu’il avait toujours eu avec le Rackharrow. Cette haine, cette façon qu’ils avaient continuellement de se chercher ne trahissait-elle pas autre chose ? Nathaniel aurait-il pu l’utiliser pour se convaincre qu’il n’était pas... La réflexion reprenait doucement sa route dans son esprit au fur et mesure qu’elle revoyait leur scolarité. Leur propre relation avait commencé sur un affrontement. La vision de Nathaniel changeait. Lui avait-elle offert malgré elle une échappatoire ? Les images défilaient dans ses yeux, s’arrêtant sur ce qui pourrait avoir été des indices. Comment avait-elle pu être si... Aveugle ? Soudain, une brûlure sur sa joue se fit sentir. Nathaniel venait de la toucher. La gorge serrée, Artemis masquait toutes ses émotions, ne sachant pas encore laquelle écouter. Sauf une. Une s’imposa à toute et ce fut ainsi qu’elle put lui poser la question la plus importante : quels étaient les sentiments réels de Nathaniel ? Le fixant, la sorcière vit la surprise dans ses yeux. Oui, bien sûr, elle s’attendait à toute réaction sauf celle-ci. Avant qu’il ne réponde, elle le coupa à nouveau pour le faire mûrement réfléchir. Elle ne voulait pas de mensonges. Elle ne voulait pas qu’il la préserve, la souffrance, elle la ressentait déjà même si elle la lui cachait. Lui expliquant le fond de sa pensée, la brune le vit perdre contenance. Il avait pâli et semblait vraiment réaliser qu’elle avait peut-être raison. A cet instant, il lui sembla fragile. Elle ne l’avait jamais vu dans cet état, plus souvent en colère ou en rébellion qu’autre chose. Commençant par démentir, Artemis décida de le mettre au défi. S’il l’aimait vraiment, elle en attendait une preuve irréfutable. Parce qu’il parlait de sentiment, il parlait de relations physiques non satisfaisantes avec une femme, en revanche, Drefer semblait bien mieux lui convenir. C’était bien ce qu’elle avait comprit dans son récit.

Une chose était clair dans son esprit : elle prenait un risque énorme en venant le voir le lendemain de sa rencontre avec Lucius Goldstein, l’une des familles les plus réputées dans le monde sorcier. Elle ne pouvait pas risquer son honneur pour une personne qui, bien que bienveillante, pouvait tout simplement se fourvoyer. « Je n’aime pas Drefer. ». Les mots tombèrent. Elle sut qu’il ne mentait pas. Du moins, pas volontairement. « Pas de cette manière. ». La sorcière haussa un sourcil et pencha la tête sur le côté. Qu’est-ce qu’il était en train de lui raconter par Merlin ? Soit il l’aimait, soit il ne l’aimait pas, ce n’était pas compliqué ! Défaite, elle n’insista pas. Lui même était perdu, c’était une évidence. Et surtout plus il parlait, plus elle avait mal. Il admettait avoir fait une erreur sans la regretter. Comment pouvait-il dire ça ? Il était vraiment fou. « Nathaniel. Drefer n’est pas ton ami. Il ne l’a jamais été et ne le sera jamais. Votre relation a toujours été malsaine. Je ne comprends même pas que tu n’aies pas compris avant qu’il... » Elle soupira. Et baissa la tête. Cette conversation la fatiguait. Il se rapprocha et lui prit la main. Elle la lui laissa alors qu’il la posait sur son coeur. Son rythme cardiaque pulsait contre sa paume. Les larmes voulaient couler mais elle le retenait. Des mots. Des paroles. Des choses qu’elle pouvait entendre. Des choses qu’il imaginait qu’elle puisse vouloir entendre. Pourtant tout rebondissait sur elle, sans l’émouvoir.

Quand il eut terminé, elle retira sa main et croisa les bras, comme pour se protéger. Elle évitait son regard, mesurant pleinement ce qu’elle s’apprêtait à dire. « Nathaniel... Ce sont de très belles paroles mais elles ne reflètent rien. Je suis désolée. Je n’y crois pas. Tu dis m’aimer et tu trouves le moyen de coucher avec ton pire ennemi. Tu as couché avec lui, est-ce que tu te rends compte de ce que tu me dis ? Tu me parles de mariage, de vivre ensemble mais qu’est-ce que ça prouve ? Rien. Des sorciers se marient sans amour, tu couches avec les gens sans amour, en quoi est-ce une preuve pour moi que tu m’aimes ? Peut-être le crois-tu. Je ne remets pas ta sincérité en doute. Mais peut-être essayes-tu tellement de te persuader pour ne pas... Je ne sais pas. » Elle inspira. Le ton de sa voix n'était ni dans l'accusation, ni dans le reproche. Au contraire, elle restait très neutre. « Prouve le moi. Je ne peux plus croire que les actes. » Un soupir quitta ses lèvres. « Je ne comprends pas comment tu as pu en arriver là par colère. Mais ne joue pas avec mes sentiments, je ne pourrai pas le supporter et je ne veux pas me battre contre toi. » Oui, la brune était dans une profonde résilience. « Trouve le moyen de me le prouver parce que là, là je suis désolée mais ça ne suffit pas. Cela ne suffit pas pour que je veuille continuer à prendre autant de risques que ce soit pour ma réputation ou mon coeur. »



Parchemin envoyé Sam 21 Oct - 18:30

avatar
avatar
profil
Je suis : Texas-Flood dit "TF" , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 06/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 353 hiboux. J’incarne : Liam Hemsworth , et l’avatar que je porte a été créé par : Morrigan - Ectra (gif profil) - Astra (codes signa) . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Caïn, le mangemort chasseur badass de créatures magiques et Eden, le Grimstone Russe globetrotter Je parle en : #cc9966



Je suis âgé de : 25 ans , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Concepteur et réparateur d'objets magiques pour le Département R&D de l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : vit secrètement aux yeux du monde une idylle avec son premier amour, Artemis Grimstone.
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 
tasting your love
First things first, I'ma say all the words inside my head. I'm fired up and tired of the way that things have been. Second thing, second, don't you tell me what you think that I can be. I'm the one at the sail, I'm the master of my sea. ft. ARTEMIS V. GRIMSTONE



4 octobre 1991.
Il s’explique, on ne peut plus sérieusement. Bien que les traits de son visage soient encore pâles, la gêne est partie, ne laissant place qu’aux affirmations et à la vérité. Il ne ment pas, il faut qu’elle le comprenne, quand bien même le lien qu’ils ont, lui et le Rackharrow soit compliqué et indéniablement malsain. Il ne peut laisser la sorcière penser une chose pareille. Perturbé, Nathaniel se fait violence pour être clair dans ses explications, et alors qu’il pense l’avoir été suffisamment, Artemis le prend une nouvelle fois de court par le biais des mots. Nathaniel. Drefer n’est pas ton ami. Il ne l’a jamais été et ne le sera jamais. Alexander lui a déjà dit ces mots-là, et bien qu’il voudrait ne pas en être ébranlé, Nate ne peut nier que d’une certaine manière ils font horriblement mal ces mots-là. Lui qui, sans être entièrement naïf, pense qu’il serait malgré tout possible qu’ils finissent par s’entendre un tant soit peu. Après tout, n’a-t-il pas fini par avouer au Rackharrow que sa jumelle était morte à la Purge ? Il déglutit, le voyant, passant une nouvelle fois sa main le long de son visage avant de plonger son regard dans celui de la sorcière. Votre relation a toujours été malsaine. Je ne comprends même pas que tu n’aies pas compris avant qu’il... Les sourcils se froncent sous l’incompréhension et l’attente d’une suite qui ne vient pas. « Qu’il… Quoi ? ». Qu’est-elle en train d’essayer de lui dire ?  

Il ne suffit que d’un pas pour que le Trelawney soit proche d’elle. Bien décidé à la rassurer, ses doigts attrapent délicatement les siens avant de venir en poser la paume contre son cœur qui bat trop vite. S’en suivent alors de longues secondes de palabres toutes les plus sincères les unes que les autres, ne quittant jamais Artemis de ses prunelles claires. L’expression de son visage ne change jamais. Par Merlin, se pourrait-il qu’elle le pense véritablement épris de Drefer pour se fermer autant à lui soudainement ? Lorsqu’elle récupère sa main et croise les bras, le cœur de Nathaniel manque un battement, surplus d’émotion qui le martyrise et il se fait silence, l’observant, un éclat d’inquiétude traversant ses iris. Les billes d’émeraudes ne le regardent plus et il sent sa mâchoire se crisper au même rythme que ses yeux deviennent brillants. A n’en pas douter, il est vulnérable en cet instant, comme suspendu à un fil qui menace de céder et l’angoisse s’insinue de plus en plus au creux de ses veines. Il a bientôt l’impression que tout son être va imploser sous la pression, jusqu’à ce que la brune ne reprenne la parole. Alors seulement, il retient sa respiration. Nathaniel... Ce sont de très belles paroles mais elles ne reflètent rien. Je suis désolée. Je n’y crois pas. Elle n’y croit pas. A ce moment-là, l’une de ses mains vient trouver le dossier du lit pour s’y accrocher. Entre les fiançailles d’Artemis, et maintenant ça, il ne sait que penser le Trelawney. Il en vient à regretter d’avoir parlé, d’avoir voulu se montrer franc avec elle pour ne rien lui cacher. Déglutissant difficilement, il entend la suite de ses paroles en même temps qu’il manque d’air. Tu dis m’aimer et tu trouves le moyen de coucher avec ton pire ennemi. Tu as couché avec lui, est-ce que tu te rends compte de ce que tu me dis ? S’il se rend compte de ce qu’il a dit ? Oui. Bien sûr que oui puisqu’il n’a pas été facile de le dire, justement. Il voudrait chasser les images, balayer d’un revers de main chaque parole qui s’échappe des lèvres de la sorcière. Celle qu’il aime. Peut-être le crois-tu. Je ne remets pas ta sincérité en doute. Mais peut-être essayes-tu tellement de te persuader pour ne pas... Je ne sais pas. Elle inspire, en même temps que lui qui continue lentement de se décomposer. Il se perd au fur et à mesure que sa voix s’élève dans la pièce. Prouve le moi. Je ne peux plus croire que les actes. Je ne comprends pas comment tu as pu en arriver là par colère. Mais ne joue pas avec mes sentiments, je ne pourrai pas le supporter et je ne veux pas me battre contre toi. Comment pourrait-il seulement lui expliquer ? Il ne le sait pas lui-même. Détachant sa main du lit, il croise à son tour les bras contre sa poitrine, horriblement silencieux, sans doute blessé aussi. Trouve le moyen de me le prouver parce que là, là je suis désolée mais ça ne suffit pas. Cela ne suffit pas pour que je veuille continuer à prendre autant de risques que ce soit pour ma réputation ou mon coeur.

La crainte de la perdre l’inonde dorénavant, martèle son cœur d’une angoisse intenable qui, en plus de faire mal, pousse les larmes jusqu’à ses yeux dont une parvient à s’échapper et rouler sur sa joue alors qu’il n’a cessé de l’observer. Bientôt, sa langue passe nerveusement sur sa lèvre inférieure, lui qui subit le joug de l’amour, de la colère et de la peur immuable. L’esprit tourne à vive allure et il finit par s’écarter pour faire les cents pas dans la pièce en se rongeant les ongles. Il réfléchit, littéralement touché en plein cœur et totalement ébranlé car il sait qu’il n’a pas droit à l’erreur. Il sait qu’il est légitime à la sorcière de lui demander une telle chose, mais Nathaniel n’a jamais vraiment été doué avec tout ça. Il sait ses sentiments véridiques, profonds et sincères, sinon il n’accepterait pas de rester dans l’ombre. Il n’accepterait pas de souffrir en silence de la voir repartir auprès de celui qui pouvait publiquement revendiquer un mariage sous prétexte qu’il est de sang pur et considéré de bonne famille. Nate se sent étouffer, comme un besoin constant d’hurler au monde toutes ces injustices et ces barrières qui n’ont eu de cesse de s’ériger devant lui. Il ravale ses larmes et l’expression de sa peur, ayant temporairement tourné le dos à Artemis. Il revient près d’elle, ouvre la petite fenêtre et siffle. Hyrule qui se trouve sur le toit opposé arrive sans traîner et se pose sur le rebord. Elle a compris ce qu’elle doit faire, elle ne tardera pas à revenir avec un petit sac de cuir. En attendant, il referme la fenêtre pour éviter que l’air humide ne pénètre à l’intérieur puis, il se retourne vers la sorcière. « Utilise du veritaserum et poses toutes les questions que tu veux. Si tu ne me crois pas. Hyrule va en ramener un flacon. ». C’est la seule idée qu’il a, à cet instant. Ca et… La folle idée de se marquer lui-même du nom de la Grimstone sur la peau. « Je suis… ». Il prend une inspiration. « … Désolé que tu ne me crois pas… ». Sans doute la sorcière ne l’a-t-elle jamais vu comme ça. Fragile. En silence, il retourne s’asseoir sur le lit et ne bouge plus, se remettant à triturer ses doigts, dont l’emplacement de celui qui n’est plus là. Il a pris l’habitude de le faire pour masquer le vide et l’horrible sensation qu’il est toujours là alors que ce n’est plus le cas. La chouette effraie revient se poser sur le bord de la fenêtre une bonne dizaine de minutes plus tard et Nathaniel récupère le petit sac avant de lui donner de quoi manger et la caresser pour la remercier. L’oiseau retourne à son poste pendant que tu fouilles dans le sac contenant bien plus que ce qu’il ne devrait dans un tintement de bouteilles et objets qui s’entrechoquent. Puis, trouvant enfin celui désiré, il le tend à Artemis pour qu’elle en vérifie la composition. « Potion réalisée dans les règles de l’art, ce n’est pas un leurre. ». Et le Trelawney n’est clairement pas occlumens. S’il est sérieux dans la volonté de le faire, intérieurement, il demeure nerveux, sûrement encore trop ébranlé. Ebranlé des mots, du fait qu’elle ne le croit pas, des fiançailles, de ses propres erreurs mais aussi par le fait d’avoir à prouver quoi que ce soit.    




WILL WE EVER LET IT GO.
I don't want to know what it's like to live without you ☽ I don't want to know who we are without each other. It's just too hard. That broken piece, let it go and unleash all the feelings.



Parchemin envoyé Sam 21 Oct - 20:08

avatar
avatar
profil
Je suis : Clem , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 08/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 224 hiboux. J’incarne : Lucy Hale , et l’avatar que je porte a été créé par : Texas-Flood Je parle en : #cc33ff



Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Femme au foyer J’ai juré allégeance : à personne, je suis complètement perdu(e) et je ne sais pas sur quel pied danser, ni à quels saints me vouer. Côté cœur, : Fiancée à Lucius A. Goldstein
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 


So helpless when I
Look into your eyes

La sorcière ne doutait pas qu’il croyait ce qu’il disait. Pour autant, il pouvait se voiler la face et refuser de voir la vérité, allant jusqu’à s’imposer une autre réalité. Le pourquoi du comment ne l’intéressait pas tellement. Ils avaient toujours eu une relation compliquée et combien de fois n’avait-elle pas entendu des commentaires à Poudlard ? D’autres camarades avaient suggéré que cette querelle pouvait cacher autre chose. Elle avait refusé de le voir, croyant alors vraiment que Nathaniel l’aimait elle et détestait le Rackharrow. Mais si elle se trompait ? Si Nathaniel était victime de son propre psychisme ? Et comment pouvait-il espérer être ami après... Non, tout ça la dépassait vraiment. Elle savait qu’il était un peu naïf mais là il prenait ses rêves pour des licornes. Lui affirmant alors que jamais Drefer ne serait ami avec lui, le voyant sembla blessé. Sur le moment, elle s’en voulut de le faire souffrir, ce n’était pas son but. Elle voulait simplement lui expliquer que son cousin par alliance était bien trop attaché à défendre une cause, à savoir celle du sang pur. Comment pourrait-il être ami ? Il ne le ferait que par intérêt ou aux dépends du Trelawney. D’ailleurs, s’il était vraiment amoureux d’elle, c’était bien que Drefer avait su profiter d’une occasion pour peut-être obtenir ce qu’il voulait. Artemis l’avait soupçonné il y avait longtemps déjà mais cette possibilité ne pouvait être écarté. « Laisse tomber. », répondit-elle. Au fond, cela lui importait peu.

Bientôt, il fut face à elle. Elle évita son regard, écouta son discours qui ne l’atteignit que peu. Oui, elle venait de lui fermer son coeur, sans doute pour se protéger. Mieux, elle commençait à laisser sa réflexion reprendre ses droits. Prenant du recul, elle essayait de comprendre. Il disait ne pas l’aimer mais ne pas regretter. C’était monstrueux pour elle d’entendre ça. Elle ressentit un deuxième effet de choc. Il était forcément... Oui. Oui sur l’instant elle le pensait réellement épris de Drefer. Autrement il ne pourrait pas avoir un tel discours ! Croisant les bras pour sortir de son intimité, elle ne tarda pas à lui exprimer son ressenti. Elle ne pouvait pas le croire. Le voyant défaillir, elle se sentit mal à l’aise. Pourtant, il resta parfaitement silencieux jusqu’à ce qu’elle ne lui demanda la preuve de ces sentiments qu’il s’évertuait à clamer.

Les larmes qui vinrent faire briller ses yeux ne lui échappèrent pas. Tout comme cette réflexion lorsqu’il se mit à arpenter la chambre. Finalement, il revint vers elle. La sorcière s’écarta pour se mettre hors de portée alors qu’il ouvrit la fenêtre et siffla. Penchant encore la tête sur le côté, elle vit Hyrule venir et repartir. Curieuse, elle fixait Nathaniel. Qu’avait-il encore trouvé comme brillante idée pour tous les faire tuer ? « Utilise du veritaserum et poses toutes les questions que tu veux. Si tu ne me crois pas. Hyrule va en ramener un flacon. ». Du veritaserum. La plus puissante potion pour connaître la vérité, celle qui ne permettait aucun mensonge, aucune absence de réponse. Pinçant les lèvres, elle se demanda si cela ferait vraiment l’affaire mais ils n’avaient pas beaucoup de solution. Si lui se mentait à lui-même, la potion devrait le prévenir de continuer. Quant à sa brillante idée de se marquer, la Grimstone aurait tôt fait de lui dire qu’il avait intérêt à faire disparaître tout ça. Elle refusait d’en faire un animal de foire, son nom suffisait déjà. Gardant le silence, elle l’entendit s’excuser. « Tu te mens peut-être suffisamment à toi même pour ne pas voir... La vérité. » répondit-elle en hochant la tête.

Il était défait, ébranlé et fragilisé. Elle ne l’avait jamais vu comme ça et cela l’atteignit. Il retourna s’assoir sur le lit alors qu’elle restait toujours à la même place. Finalement, la chouette revint avec le paquet. Il en sortit un flacon qu’il lui tendit. Lisant l’étiquette, elle retira le bouchon. La couleur et l’odeur semblait correspondre. Elle le lui rendit. « Bois-le ».

Une fois qu’il avala la potion, elle attendit quelques minutes que les effets apparaissent. Pour s’assurer que la potion ne fonctionne, elle commença par lui poser des questions tests. « Quel âge as-tu ? » Simple celle-ci. Puis elle alla tester une chose beaucoup plus personnelle. « Où est Leona ? » Une fois satisfaite par les deux réponses qui ne pouvaient qu’être la vérité, la sorcière commença à revenir sur l’ensemble des faits. « As-tu couché avec Drefer Rackharrow ? Pourquoi ne le regrettes-tu pas ? » Chaque question en appelait une nouvelle. « As-tu des sentiments amoureux pour Drefer Rackharrow ? », « Pourquoi Quintus Nott t’a poursuivi ? ». Oui, ce point là de son histoire n’était pas vraiment clair et la sorcière l’avait gardé dans un coin de son esprit. Mais elle ne réfléchissait plus vraiment à ce qu’elle demandait. « Que ressens-tu pour moi Nathaniel ? » Cette question là était la plus importante de toute à ses yeux. Contrairement à lui, elle était digne de confiance. Elle n’avait jamais trahi aucun de ses secrets. Elle l’observait avec attention. Il ne pouvait pas trafiquer la vérité. Et ses réponses appelleraient d’autres questions. Elle comptait bien profiter des effets de cette potion pour faire la lumière sur tout ça, comprendre et s'assurer qu'elle ne faisait pas une erreur. Elle devait vraiment savoir où elle mettait les pieds. Lui ne s'attendait sûrement qu'à une seule question mais elle n'avait pas pu toutes les poser, craignant qu'il ne masque des faits.



Parchemin envoyé Sam 21 Oct - 21:38

avatar
avatar
profil
Je suis : Texas-Flood dit "TF" , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 06/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 353 hiboux. J’incarne : Liam Hemsworth , et l’avatar que je porte a été créé par : Morrigan - Ectra (gif profil) - Astra (codes signa) . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Caïn, le mangemort chasseur badass de créatures magiques et Eden, le Grimstone Russe globetrotter Je parle en : #cc9966



Je suis âgé de : 25 ans , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Concepteur et réparateur d'objets magiques pour le Département R&D de l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : vit secrètement aux yeux du monde une idylle avec son premier amour, Artemis Grimstone.
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 
tasting your love
First things first, I'ma say all the words inside my head. I'm fired up and tired of the way that things have been. Second thing, second, don't you tell me what you think that I can be. I'm the one at the sail, I'm the master of my sea. ft. ARTEMIS V. GRIMSTONE



4 octobre 1991.
Tu te mens peut-être suffisamment à toi même pour ne pas voir... La vérité. Elle semble tellement obstinée sur cette voie qu’elle l’en ferait presque douter. Muré dans le silence, il ne répond plus rien, attendant sagement que sa chouette effraie ne ramène le flacon tant désiré. Seule option trouvée sur le moment pour satisfaire la sorcière de sang-pur. Ebranlé, Nathaniel se contente de rester assis sur le lit, bras croisés. Que lui répondre de toute manière ? Elle qu’aucun mot ne parait plus convaincre. A cet instant, le Trelawney apparait comme fatigué, et sûrement fragile comme elle le pensait un peu plus tôt. Lui qui pensait passer un moment de légèreté se retrouvait directement confronté à des faits passés. Bien sûr, c’est lui qui a engagé la conversation sur ce biais, ne souhaitant pas taire des choses qu’il juge qu’Artemis devait savoir. Mais voilà où il en arrive. Le temps d’une seconde, la simple idée que peut-être le Destin ne lui souhaite pas le bonheur lui effleure l’esprit, lui qui a tant vu d’horreur ces derniers temps. Ils en ont tous vu, à plus ou moins grande échelle, et il ignore même encore ce que la sorcière a fait. Ce que lui n’a jamais encore osé faire malgré son appartenance à l’Ordre du phénix. Nate n’ose plus la regarder, blessé, au fond, qu’elle le pense capable de mentir ou de se voiler la face. S’il y avait quelque chose, il le saurait non ? Esprit tournant à mille à l’heure au point de lui en donner la migraine, c’est presque un soulagement de voir la chouette revenir avec le précieux sac. Il ouvre donc la fenêtre une seconde fois avant de la laisser filer et tend le flacon à la Grimstone, les yeux toujours brillants et le teint pâle. Lorsqu’elle donne le feu vert, il récupère la fiole non sans avoir réenfilé son haut juste avant et dépose un peu plus de trois gouttes au fond de sa gorge, puisque normalement trois gouttes suffisent. Au cas où, il en prend un peu plus. En silence toujours, il revient se mettre sur le lit et s’installe confortablement après avoir attrapé un oreiller qu’il glisse entre son dos et les barres métalliques du pied de lit. Il ne regarde toujours pas Artemis.

Elle lui demande son âge en guise de première question, et Nathaniel n’est pas dupe. Elle teste la potion. A-t-elle donc si peu confiance ? « 25 ans. » qu’il répond alors d’une voix monocorde, effet clair que le veritaserum fait son effet. Où est Leona ? Il hausse un sourcil, levant la tête vers elle de surprise. Elle ose, vraiment ? Par pur principe de contradiction, il voudrait ne pas répondre, mais s’y sent comme obligé. « Morte. Assassinée à la Purge. ». Juste après avoir répondu, il ferme temporairement les yeux, cœur battant dans sa cage thoracique avec force, ne rappelant qu’un peu plus le trou béant qui s’y trouve. As-tu couché avec Drefer Rackharrow ? Décidément, lui qui n’avait pas prévu de répéter inlassablement ce fait, se retrouve contraint d’en parler encore et encore. « Oui. ». Se raclant la gorge, le sorcier s’enfonce un peu plus contre l’oreille et croise un peu plus ses bras contre sa poitrine, conscient qu’elle entamait les questions qui le mettait mal à l’aise. Pourquoi ne le regrettes-tu pas ? Il soupire légèrement mais ne lutte pas. « Parce que j’ai aimé ça. ». En entendant ses mots, Nathaniel déglutit mais sait que c’est vrai, l’expérience n’a pas été désagréable, bien au contraire. Sans la potion, il aurait été en mesure de le dire également, peut-être pas de manière aussi claire, mais il l’aurait dit malgré tout. Par Merlin, il espère que jamais cela ne sortira d’ici, pour sûr le Rackharrow lui-même se mettrait probablement à faire le coq, s’il savait. La question qui suit ne le surprend pas, elle est même, horriblement logique. As-tu des sentiments amoureux pour Drefer Rackharrow ? Il décroise les bras, doigts triturant les draps du lit histoire de s’occuper, juste avant de prendre une inspiration et sentir la réponse s’échapper d’entre ses lèvres. « Non. Pas amoureux. ». Au moins prouve-t-il qu’il ne se voile pas la face à ce sujet-là. Pourquoi Quintus Nott t’a poursuivi ? Il hoche la tête, yeux rivés sur les draps qu’il continue de triturer, espérant que cette séance qu’il considérait un peu comme de la torture de méninge ne durerait pas trop longtemps. Et pourtant, il ne résistait pas. « Pour me tuer. Parce que j’ai marqué son beau-frère et qu’il ne l’a pas supporté. Et aussi parce que je suis un membre de l’Ordre. Il est rafleur. J’ai failli mourir et ai mis des semaines à m’en remettre. ». Les images défilent sous ses yeux alors qu’il se revoit ramper dans le champ entre les branches de blé sèches, la main endolorie, le dos et le corps à sang. Il ne veut pas y repenser, souffle qui se coupe soudainement alors qu’il arrête de toucher au drap pour s’attarder sur sa main handicapée en grognant doucement. Douleur qui se réveille.

Que ressens-tu pour moi Nathaniel ? Ils y arrivent, au moment fatidique, à la réponse tant attendue par Artemis. Alors il relève des yeux fatigués sur elle et relâche sa main. Il se détend, croise les billes d’émeraudes un instant avant que ses propres prunelles ne se perdent dans le vide. « C’est comme être, une nuit d’hiver, près de la cheminée. Ça commence par une chaleur diffuse qui vient réchauffer les membres refroidis, tel un baume qui apaise les maux. Puis ça augmente, jusqu’à l’apaisement total, fait frissonner la peau d’un agréable frisson. Du genre de ceux que l’on voudrait constamment ressentir. Et ça tambourine, au creux de la poitrine. C’est comme un réveil en douceur, une présence qui rassure. C’est le bonheur et l’insouciance en même temps. Mais c’est aussi la souffrance et le vide. La neige qui a envahi et étouffé le feu de la cheminée. Je t’ai aimé. Je t’ai détesté. Et je t’aime encore. Je n’ai pas pu t’oublier. Je t’ai détesté de m’avoir laissé, je t’en ai tellement voulu, mais lorsque je t’ai finalement revue, au bal, j’ai compris que la colère ne faisait que camoufler l’amour que je continuais d’éprouver pour toi. Alors j’ai arrêté de ruminer. ». Il s’arrête là, conscient d’avoir dit pour la première fois de manière claire son ressenti pendant toutes ces années, après qu’elle ne l’ait pas rejoint sous le vieux chêne. Oui, Nate l’a détesté pour ça, blessé. Il a essayé de fermer la porte sur son cœur sans succès. Artemis est à la fois le feu et la glace.




WILL WE EVER LET IT GO.
I don't want to know what it's like to live without you ☽ I don't want to know who we are without each other. It's just too hard. That broken piece, let it go and unleash all the feelings.



Parchemin envoyé Sam 21 Oct - 22:26

avatar
avatar
profil
Je suis : Clem , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 08/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 224 hiboux. J’incarne : Lucy Hale , et l’avatar que je porte a été créé par : Texas-Flood Je parle en : #cc33ff



Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Femme au foyer J’ai juré allégeance : à personne, je suis complètement perdu(e) et je ne sais pas sur quel pied danser, ni à quels saints me vouer. Côté cœur, : Fiancée à Lucius A. Goldstein
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 


So helpless when I
Look into your eyes

Si lui la pensait obstinée, Artemis pensait surtout être sur une voie plausible. Tous deux étaient fermés à la discussion, bras croisés, à attendre une chouette qui devait avoir la solution miracle. Un veritaserum. Celui qui était si puissant que le mensonge était impossible. Il forçait celui qui le buvait à dire la vérité. Il ne pouvait consciemment rien caché. La chouette effraie revint tapoter à la vitre, un petit sac dans son bec que le propriétaire récupéra. Le laissant se rhabiller, elle l’observa prendre les trois gouttes (peut-être même plus, il était vraiment fou) et s’installa mieux dans le lit. Cela mis plus ou moins mal à l’aise la brune. Le contexte de la chambre de toute façon ne la mettait pas vraiment en confiance depuis le début, au vu des récents évènements. Elle n’imaginait pas non plus que son rencard se transformerait en un interrogatoire. Il évitait de la regarder à son tour. Comprenant que ce n’était pas vraiment une partie de plaisir pour lui, elle ne perdit pas plus de temps et lança quelques questions tests pour vérifier que tout fonctionnait. Il lui donna son âge et répondit correctement pour sa soeur dont le décès avait si longtemps été dissimulé. « Je suis désolée, mais je suis obligée de voir si cela fonctionne... ». Et puis elle connaissait déjà la réponse. Elle était une des seules à connaître ce secret. Elle l’avait toujours gardé et ne l’avait jamais trahi. Il admit avoir couché avec Drefer. Cela aussi elle le savait mais elle testait doucement le fonctionnement du serum. « Parce que j’ai aimé ça. ». Artemis se mordit la lèvre. « Qu’as-tu aimé au juste ? » Oui parce que quelque chose lui échappait là... « Quel rôle jouais-tu Nathaniel ? ». La question était sûrement très intime et elle l’avait posé sans réfléchir. Ce n’était pas une curiosité malsaine, tout cela lui semblait tellement incroyable qu’elle en venait à poser à haute voix des choses qu’elle n’avait pas forcément prévu de savoir. La potion rendait son discours bien plus claire, il ne pouvait pas broder ni hésiter. Il ne pouvait que dire les choses.

Il annonça ne pas être amoureux. La réponse la soulagea. S’il l’était et n’en avait pas conscience, il aurait été forcé de l’avouer tout de même. Tout ce qui était, conscient ou non, était révélé. Elle n’irait certainement pas dire à Drefer ce qu’elle était en train d’apprendre sur toute cette affaire. Pourquoi le ferait-elle d’ailleurs ? Ce dernier l’invitait à son mariage, il lui avait apporté l’invitation en personne. Le moral au plus bas, la brune avait accepté, comprenant du même coup qu’il n’était pas enchanté de ce mariage. « Drefer est-il amoureux de toi ? » La révélation expliquait quand même des choses. Jusque là, c’était silencieux. Mais... Il y avait une piste. Comment Drefer aurait-il pu... « Sais-tu pourquoi il a couché avec toi ? T’a-t-il dit quelque chose ? » Si c’était lui qui avait des sentiments, cela serait clair qu’il avait entraîné son meilleur ami dans quelque chose de tout aussi malsain. D’ailleurs, cette histoire avec le Nott était bien étrange. « Pourquoi Quintus Nott voudrait-il te tuer pour avoir marqué Drefer ? » Cela lui semblait vraiment cher payé pour une petite marque qui manifestement avait été rendue. Qu’est-ce qu’était que cette histoire encore ? « Tu dois bien en avoir une idée... ».

L’entendre grogner et fixer sa main l’inquiéta bien légèrement mais elle n’avait pas de temps à perdre. Elle devait savoir la vérité, celle qui taraudait vraiment son esprit. Il sembla se détendre et il la regardait enfin. « C’est comme être, une nuit d’hiver, près de la cheminée. Ça commence par une chaleur diffuse qui vient réchauffer les membres refroidis, tel un baume qui apaise les maux. Puis ça augmente, jusqu’à l’apaisement total, fait frissonner la peau d’un agréable frisson. Du genre de ceux que l’on voudrait constamment ressentir. Et ça tambourine, au creux de la poitrine. C’est comme un réveil en douceur, une présence qui rassure. C’est le bonheur et l’insouciance en même temps. Mais c’est aussi la souffrance et le vide. La neige qui a envahi et étouffé le feu de la cheminée. Je t’ai aimé. Je t’ai détesté. Et je t’aime encore. Je n’ai pas pu t’oublier. Je t’ai détesté de m’avoir laissé, je t’en ai tellement voulu, mais lorsque je t’ai finalement revue, au bal, j’ai compris que la colère ne faisait que camoufler l’amour que je continuais d’éprouver pour toi. Alors j’ai arrêté de ruminer. ». Ces mots là, elle les entendit vraiment cette fois-ci. Détestée ? Elle ne lui avait jamais caché qu’elle ne viendrait pas. Il avait malgré tout tenté cette chance et comme expliqué, elle avait fait passer sa vie et l’honneur de sa famille. Oh il pourrait aussi lui faire boire ce serum pour savoir ce qu’elle avait pu en éprouver. Elle le lui avait déjà dit. Elle aussi avait souffert de cette séparation. Elle avait perdu un ami et l’amour. Le prix avait été cher pour des principes moraux. Son éducation l’avait élevée dans la soumission et la peur, la raison aussi. Les Grimstone ne laisserait jamais l’un des leurs partir dans un camp. Et puis, il était dans l’autre camp, elle qui ne voulait s’impliquer pour aucun. Elle aurait pu le pousser à parler d’elle mais elle n’était pas narcissique à ce point. Il avait beaucoup souffert manifestement quelques mois plus tôt. Entre ce fameux bal et les autres évènements. Avant qu’elle ne soit enlevée. « Quelle était la date précise le jour où tu as couché avec Drefer ? » Cinq ou six mois c’était vague. Il lui manquait un élément.

Puis, elle prendrait appui sur le dossier d’une chaise. Elle comprenait qu’il n’ait pas voulu s’étendre sur le sujet mais les protagonistes rejoignaient directement sa liste noire, en particulier le lieutenant. « Dis-moi, que t’a-t-il fait ? Je parle de Quintus. Comment tu as pu te sauver ? » Elle avait tué pour lui déjà. Il n’en savait rien. Personne ne savait à vrai dire sauf un moldu à priori. Une chose dont elle ne parlerait certainement qu’à une seule personne, la seule qui saurait ne pas la voir comme une meurtrière en puissance, qui ne la jugerait pas. « Je suis désolée que tu aies tant souffert, Nate », conclut-elle d’une petite voix. Mais lui n’était pas seul. Et la confiance était sans nulle doute la plus belle preuve qu'il puisse lui donner.



Parchemin envoyé Dim 22 Oct - 16:01

avatar
avatar
profil
Je suis : Texas-Flood dit "TF" , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 06/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 353 hiboux. J’incarne : Liam Hemsworth , et l’avatar que je porte a été créé par : Morrigan - Ectra (gif profil) - Astra (codes signa) . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Caïn, le mangemort chasseur badass de créatures magiques et Eden, le Grimstone Russe globetrotter Je parle en : #cc9966



Je suis âgé de : 25 ans , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Concepteur et réparateur d'objets magiques pour le Département R&D de l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : vit secrètement aux yeux du monde une idylle avec son premier amour, Artemis Grimstone.
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 
tasting your love
First things first, I'ma say all the words inside my head. I'm fired up and tired of the way that things have been. Second thing, second, don't you tell me what you think that I can be. I'm the one at the sail, I'm the master of my sea. ft. ARTEMIS V. GRIMSTONE



4 octobre 1991.
Il n’apprécie pas l’interrogatoire même s’il se prête au jeu. Il le fait pour elle mais également pour lui prouver qu’il ne ment pas lorsqu’il parle de ses sentiments envers elle. Pourtant, la question sur Leona blesse, ravive des plaies qui ne s’éteindront jamais. Question ravive le vide et la cruelle absence de la jumelle tant aimée, la seconde part de lui-même qu’il ne retrouvera plus. Part qu’on lui a arrachée. Elle  s’excuse, Artemis, de lui infliger ça, mais il ne répond rien, se contente de se focaliser sur les questions sans la regarder vraiment, regard fuyant. Si les questions restent vagues en premier lieu, il y répond sans pouvoir s’en empêcher, apprend en même temps qu’elle qu’en réalité il a bien plus aimé l’expérience qu’il ne le pensait. Nathaniel n’a pas pour habitude d’en parler, il fuit le sujet avec force, ne l’a évoqué qu’auprès d’Alexander. Il n’assume pas ce qu’il s’est passé, le Trelawney, et avec la Grimstone il ignore être encore loin de ses peines. Qu’as-tu aimé au juste ? Ses lèvres s’entrouvrent sous la surprise tandis qu’il souffle, pris de court. Elle n’allait tout de même pas demander… Les détails ? Si ? Par Merlin. Déglutissant, le myocarde se met à faire une embardée incontrôlée. Non, elle ne pouvait pas lui demander ça, il ne savait pas vraiment lui-même ce qu’il… « Sa chaleur. ». S’il avait eu une branche ou n’importe quel objet entre les doigts, il l’aurait brisé sur le champ. Le temps d’une microseconde il semble vouloir résister, car il ne veut pas savoir. Il ne veut pas y penser ni ne veut le dire. C’est embarrassant. « Sa chaleur contre la mienne. Son souffle, et les frissons de sa peau sous mes doigts. ». Par… Merlin…. « Le fait de ne penser à rien, aussi, et de ne plus être... Seul. ». Nate n’ose pas la regarder, garde les yeux baissés sur le tissu fleuri des draps qui lui agresserait presque les prunelles sur le coup. Malheureusement pour lui, elle n’en a pas terminé. Quel rôle jouais-tu Nathaniel ? Cette fois il manque clairement de s’étouffer. « Non, tu peux pas me… ». Il souffle avant de reprendre d’une voix toujours aussi monocorde. « Dominant. ». Le rouge lui monte finalement aux joues, et il a chaud. Incroyablement chaud. La gêne a laissé place à la honte suprême et il se décompose d’autant plus. Ce qui ne devait être qu’un moyen de lui prouver ses sentiments se transforme en véritable torture.  

Lorsque la sorcière passe aux sentiments, justement, le Trelawney est soulagé de voir qu’il n’est définitivement pas amoureux du Rackharrow, quand bien même les questions se font toujours plus précises. Drefer est-il amoureux de toi ? Il fronce les sourcils, Nathaniel, ne comprenant pas le but de sa question. « J’en ai aucune idée. ». Stricte vérité, il ne s’est pas posé la question lui-même. En s’attardant un peu plus sur cette dernière, non, il ne pense pas que ce soit le cas. Il n’en sait rien. Sais-tu pourquoi il a couché avec toi ? T’a-t-il dit quelque chose ? . Instinctivement, il signe à la négative. « Je ne sais pas non plus, ça s’est passé trop vite et on n’a pas réellement parlé. Je suis parti sans dire un mot. ». Pour sûr ils n’ont pas parlé, ils n’ont même pas abordé le sujet depuis, ils savent juste que c’est fait, que c’est là mais rien de plus, telle une erreur à ne pas évoquer. La question sur Quintus lui fait hausser les épaules à mesure que les réponses s’enchainent sans que la potion ne perde de son effet, il n’y a guère que la fatigue qui se lit davantage sur ses traits. « Parce qu’il a soif de sang. J’ai déjà eu à faire à lui par le passé dans le cadre d’une mission pour l’Ordre. Il n’est pas du genre à abandonner et il aime par-dessus tout la traque aux phénix. Alors imagine lorsque l’on touche directement aux membres de sa famille. Ce mangemort est fou, tout simplement. ». Se plonger dans ces souvenirs n’est nullement une partie de plaisir et Nathaniel se met à grogner sous la douleur du membre fantôme qui le tenaille encore parfois, et encore plus face à ces images tout de même traumatisante. Première fois où il a vraiment eu l’impression que sa vie allait finir, comme ça, à même le sol d’un champ paumé d’Angleterre, sans que personne ne sache. Sans que le monde sorcier n’aille mieux. Est-ce qu’il allait mieux depuis ? Même après sa survie. Non, bien sûr que non, et dernièrement, le phénix a l’impression que la cause n’avance pas, que rien n’y fait. Pire encore, qu’ils perdent du terrain. Lorsque la question vient finalement concerner directement Artemis, le sorcier s’apaise, et bien qu’il utilise des paroles claires, il révèle d’une manière plus abrupte la façon dont il lui en a voulu. La manière dont il s’est senti abandonné. Car au fond, c’est bien ce qu’elle est pour lui, à la fois le feu et la glace. Deux masques qui se complètent. Ils se sont toujours disputés autant qu’ils se sont aimés. Quelle était la date précise le jour où tu as couché avec Drefer ? Il ne saurait plus vraiment le dire, cela remonte à tellement longtemps maintenant… Sur le moment, il prend le temps de réfléchir, se remettant à triturer ses doigts, regard perdu dans le vide. Nate soupire avant de remettre ses idées en ordre. « Une semaine après le bal. Je crois que c’était le 14 avril, mais je perds le fil du temps en réalité… A force de courir. ». Et Merlin sait qu’en étant un fugitif, l’on court souvent.

Le silence retombe, le temps d’un instant, silence qu’il ne vient nullement briser, se raclant la gorge et attendant sagement qu’elle ne lui dise avoir terminer. L’interrogatoire était éprouvant pour lui, forcé de se confronter à tout ce qu’il n’aime pas évoquer si ce n’est la question concernant la sorcière elle-même. Dis-moi, que t’a-t-il fait ? Je parle de Quintus. Comment tu as pu te sauver ? A ces mots, il redresse la tête, croise le regard de la brune en serrant les dents. Mâchoire crispée, il souffle, n’ayant pas envie de s’attarder sur ces détails, mais puisqu’elle pose la question. « J’ai beau en subir régulièrement, je crois que je ne m’habituerai jamais aux doloris. Il y a eu des diffindo à répétition, un m’a gravement touché dans le dos. Je te l’ai montré, mais il y a eu aussi la cuisse, la cheville et quelques autres endroits. Je me vidais de mon sang par terre et j’ai quand même continué à ramper. Drefer m’a entaillé la joue juste avant que Quintus ne m’attrape la main. Il a brûlé la base de mon doigt à vif jusqu’à ce qu’il se sectionne, cautérisant la plaie dans le même temps. La douleur a été… ». Il grogne. « Insupportable. Il s’apprêtait à me tuer quand Alexander est arrivé comme par miracle. Je ne sais pas comment Drefer a fait, mais je sais que c’est lui qui l’a prévenu. On arrive visiblement pas à se tuer l’un l’autre, même si je sais qu’il en serait bien capable. ». Comme pris d’un élan imprévu, il se lève du lit, croisant les bras contre sa poitrine comme le ferait un enfant souhaitant se protéger ou se renfermer. Il se met à faire les cents pas dans la pièce pour ne pas penser plus et davantage. « Dis-moi que tu as fini… S’il te plait. ».  Il est mis à mal et  tellement honteux qu’il va même jusqu’à fuir son reflet dans le miroir du maigre couloir de la chambre menant à la salle de bain de fortune. Je suis désolée que tu aies tant souffert, Nate. Il entend les mots, prunelles brillantes parvenant à se fixer dans les siennes. « Et moi je suis désolé que tu aies eu à entendre tout ça. ». Gêné, il l’est encore, cet interrogatoire l’ayant forcé à mettre des mots sur ce qu’il ne voulait pas savoir. Ebranlé, il s’adosse contre la porte de la salle de bain en se rongeant les ongles qu’il n’a pas, cherchant à calmer son rythme cardiaque.        




WILL WE EVER LET IT GO.
I don't want to know what it's like to live without you ☽ I don't want to know who we are without each other. It's just too hard. That broken piece, let it go and unleash all the feelings.



Parchemin envoyé Sam 28 Oct - 10:48

avatar
avatar
profil
Je suis : Clem , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 08/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 224 hiboux. J’incarne : Lucy Hale , et l’avatar que je porte a été créé par : Texas-Flood Je parle en : #cc33ff



Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Femme au foyer J’ai juré allégeance : à personne, je suis complètement perdu(e) et je ne sais pas sur quel pied danser, ni à quels saints me vouer. Côté cœur, : Fiancée à Lucius A. Goldstein
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 


So helpless when I
Look into your eyes

Tout cela n’avait rien d’un jeu pour la Grimstone. Quand bien même elle se demandait comment il avait pu se procurer cette potion interdite par le ministère de la magie, cela ne l’étonnait que peu qu’il ait réussi à en obtenir. Le sorcier avait un talent pour obtenir ce qu’il voulait de toute façon. Parfois aux dépends de ceux qui l’entouraient. Posant quelques questions pour tester les effets de la potion, elle savait qu’elle allait rouvrir des blessures. Sur le moment, cela ne lui importait que peu. Insensible ? Peut-être. Elle ne réalisait pas vraiment ce qu’il se passait, trop sonnée encore pour vraiment croire ce qu’il venait de lui révéler. Trop soupçonneuse pour pouvoir lui accorder encore sa confiance. Oh, elle pensait qu’il croyait sincèrement être attaché à elle mais c’était à ses yeux un voile qu’il s’imposait pour ne pas voir la vérité. Un voile qui lui permettait peut-être de cacher quelque chose qui était grave. Peut-être voulait-il se donner l’illusion d’être normal. Tout s’embrouillait dans son esprit, les questions étaient parfois bien plus intimes qu’elle n’avait vraiment envie de le savoir. Il avoua avoir aimé cette expérience. Un frisson lui parcourut l’échine. Elle entendait sans vraiment écouter. Il évitait son regard et elle-même essayait de fuir les fenêtres de son âme. Elle craignait d’y trouver un gouffre sans fin de souffrances. Mais s’il se cachait la vérité, ne devait-elle pas au moins en tant qu’amie l’aider à assumer ? Il évoqua la chaleur, des sensations, sa solitude. Cette dernière, elle la connaissait bien. Voilà où cette perfide amie les menait : à agir de manière totalement inconséquente. Il n’évoquait rien de la personnalité de son amant, s’évertuant à dire qu’il trompait un ennui. C’était tout de même malsain. Drefer Rackharrow n’était pas un ange, elle le savait. Ils se détestaient depuis toujours. La question presque fatale s’échappa de ses lèvres et Nathaniel tenta bien de lui dire qu’elle ne pouvait exiger une telle réponse. Pourtant, il ne put que répondre. Le mot choisi la fit d’ailleurs tiquer. Dominant. Qu’entendait-il par là ? Quelle était cette réponse ? Elle découvrit certainement un nouveau pan de sa personnalité et elle réalisa une chose importante qu’elle n’avait jusque là jamais perçue de façon consciente.

Le torturant bien malgré elle, la jeune femme essayait de comprendre. Si Nathaniel n’avait fait que profiter d’une situation et d’une opportunité, se pouvait-il que ce soit Drefer celui qui au fond avait des sentiments ? Leur haine réciproque était bien trop étrange, trop passionnelle pour être simplement le fruit de divergences. Après tout, la haine n’était pas absence d’amour. C’était l’indifférence. Elle n’étendit pas plus ces questions douloureuses, sentant bien qu’elle touchait des souvenirs sensibles. S’il se plaignait d’une cause perdue, elle lui répondrait qu’il était déjà bien stupide de s’y engager. Quand bien même elle comprenait ses raisons, elle le trouvait faible de céder à des appels de sang. Cette mutilation qu’il avait subi la dégoûtait. Elle n’avait pas envie de le voir perdre ses membres un à un pour une cause stupide qui ne faisait qu’attiser des dissensions dans la société sorcière. Basculant vers sa personne, elle apprit qu’il lui en avait voulu qu’elle ne vienne pas. Oh elle le savait bien au fond. C’était un passionné qui n’acceptait pas qu’on lui dise non. Il n’avait jamais accepté. Après le bal. Ces évènements étaient arrivés après le bal, le bal où il l’avait pratiquement agressée par jalousie. C’était quand même très incohérent. Elle n’était pas encore prête à trop réfléchir, elle en prendrait le temps plus tard. Elle avait tué pour son sang et pour lui et il en ignorait tout. Ce secret, elle le porterait longtemps encore mais voilà qu’un autre commençait à menacer son ancien camarade. Artemis était fière. Elle n’appréciait pas qu’un sorcier ne cherche à le tuer. Quintus Nott était marié à Mererid, la soeur jumelle de Drefer. Elle ne l’avait pas vue depuis un moment maintenant. Pourtant, elle allait devoir l’approcher pour mieux observer celui qui avait mutilé Nathaniel. Elle ignorait encore si elle irait jusqu’à la vengeance, si elle oserait. Si elle en avait l’opportunité, très probablement. Un sentiment de colère se dirigeait vers les Mangemorts et l’Ordre. Voilà où menait leur combat stupide.

Plongée dans ses réflexions, elle entendit Nathaniel se relever et marcher dans la pièce. Fini ? Elle haussa les épaules. Oui, très probablement. Oui, au fond elle en avait terminé. Il avait beaucoup souffert, par sa faute, par celle des autres. Elle ne niait en rien sa peine et elle exprima son sentiment à ce sujet. Se réfugiant encore près de la fenêtre, elle fixa son regard dans la ruelle, entendant ses excuses. Artemis restait à présent totalement silencieuse. A nouveau. Déjà parce que la potion faisait toujours effet et qu’elle ne voulait plus poser de questions à laquelle il serait forcé de répondre. Inspirant longuement, elle prit enfin le temps de commencer son analyse. Que devait-elle retenir de tout cela ? Elle ne le connaissait plus. Elle ne l’avait même sûrement jamais connu. Sa seule certitude était le fait qu’il était totalement imprévisible, prêt à être ami avec un Rackharrow qu’il disait capable de le tuer. Et lui, lui pensait pouvoir construire une amitié. Une amitié avec une personne qu’il avait... Comment pouvait-il être si naïf ? Le pouce sur ses lèvres en signe de réflexion, la sorcière repensait aux aveux. Sa propre solitude l’aveuglait certainement. Elle déglutit, perdue. Quelque chose en elle était brisé. Elle n’arrivait pas à savoir quoi. C’était quelque chose d’insaisissable. Sans parler d’une éducation slave qui à l’époque n’avait pas du tout la même vision tolérante et progressiste sur le sujet de relations entre personnes du même sexe. Elle s’exprimait en une petite voix qui lui murmurait des principes instruits dans son enfance, confrontant son coeur et sa raison. Cette dernière rappelait que le sorcier ne l’avait fait que pour tromper une solitude, quelque chose presque sans conséquence. Son coeur criait qu’elle ne voulait pas le perdre. Sa raison rappelait aussi qu’elle allait bientôt s’engager envers un autre sorcier. Cette voix lui annonçait qu’il ferait n’importe quoi. Elle avait écouté. Elle ne lui avait pas hurlé dessus. En réalité, elle était lasse. Trop lasse. Une étrange sensation commença à envahir son être : elle blanchit, sa vue se brouillait alors qu’un étrange grésillement commençait à se faire sentir. Instinctivement, elle attrapa la poignée de la fenêtre pour se retenir mais ses forces l’abandonnait. Elle ouvrit la bouche pour prévenir Nathaniel mais n’eut pas le temps de dire un mot. Soudain, ses jambes flanchèrent et son corps s’affaissa, entrainé par la gravité dans une chute inattendue.



Parchemin envoyé Sam 28 Oct - 17:02

avatar
avatar
profil
Je suis : Texas-Flood dit "TF" , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 06/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 353 hiboux. J’incarne : Liam Hemsworth , et l’avatar que je porte a été créé par : Morrigan - Ectra (gif profil) - Astra (codes signa) . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Caïn, le mangemort chasseur badass de créatures magiques et Eden, le Grimstone Russe globetrotter Je parle en : #cc9966



Je suis âgé de : 25 ans , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Concepteur et réparateur d'objets magiques pour le Département R&D de l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : vit secrètement aux yeux du monde une idylle avec son premier amour, Artemis Grimstone.
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 
tasting your love
First things first, I'ma say all the words inside my head. I'm fired up and tired of the way that things have been. Second thing, second, don't you tell me what you think that I can be. I'm the one at the sail, I'm the master of my sea. ft. ARTEMIS V. GRIMSTONE



4 octobre 1991.
L’expérience n’est pas plaisante, ni pour lui ni pour elle, il s’en doute. Les informations s’échappent de ses lèvres sans qu’il ne puisse réellement rien y faire. Ainsi, Nathaniel apprend en même temps qu’elle ce qu’il a aimé dans son échange avec le Rackharrow, ce qu’il n’a jamais voulu savoir, préférant relayer ce souvenir dans un coin de son esprit et ne plus jamais avoir à analyser les détails. Être forcé de le faire aujourd’hui est une torture non dissimulée et qu’il ne peut camoufler, d’autant plus en évoquant la mort de sa jumelle ou encore les blessures subies lors de l’attaque de Quintus. Ebranlé, le phénix ne supporte plus de rester sagement assis sur le lit et s’arrête finalement dos à la porte de la salle de bain, s’excusant qu’elle n’ait à entendre toutes ces choses, et ignorant également que par sa volonté d’être franc avec elle il risquait fort de tout briser. S’il sait les échanges de ce type jugés comme contre nature, il ignore sincèrement que la sorcière puisse être capable de le juger de la sorte à cause de son éducation. Nerveux et angoissé, Nate se ronge les ongles en se murant dans le silence, ne sachant plus quoi dire, les informations tournant en boucle dans sa tête. Une chose est sûre néanmoins, il n’est pas amoureux de Drefer et bel et bien amoureux de celle qui se trouve dans la même pièce que lui. Pourquoi alors a-t-il subitement du mal à se rapprocher physiquement d’elle ? Les yeux luisants, le Trelawney fixe le mur en face de lui durant de longues minutes, à l’image d’Artemis jaugeant la ruelle. C’est la honte qui l’empêche de faire un pas vers elle. C’est la honte qui le tétanise de la sorte, soupçon de gêne qui le gagne un peu plus au fil des secondes alors qu’il lutte contre les souvenirs et les images de toutes sortes s’imposant à lui.

Ce n’est finalement que lorsqu’il entend la sorcière se mettre à bouger qu’il lui adresse un regard, cette dernière flanche violemment. Par réflexe, Nate se précipite à ses côtés au moment où elle tombe, et ne l’empêche de s’effondrer totalement que de justesse, protégeant l’arrière de sa tête. « Arte ! » qu’il appelle alors seulement, passant une main sur le visage de la jeune femme étendue dans ses bras à quelques centimètres du sol. Sans attendre, il se relève avec elle et la porte jusqu’au lit où il la dépose délicatement. Conscient qu’il s’agit d’un malaise, il file dans la salle de bain, y trouve un linge qu’il rafraîchit et revient le déposer contre son front. Plusieurs fois de suite, Nathaniel tapote la peau de la sorcière en attendant qu’elle revienne à elle. Les gestes occupent son esprit jusque-là tourmenté pendant que le veritaserum cesse lentement ses effets. Accroupi à côté du lit, il attend et patiente encore, voit les minutes défiler inlassablement. Minutes qui le calment et semblent l’apaiser un peu. Il devrait de toute évidence vivre avec ce qu’il a fait, et vivre avec l’effet que ça lui a fait. Au moins les choses ont-elles été dites, et l’on ne pourrait lui reprocher de ne pas l’avoir fait. Si jamais Drefer essayait de révéler quoi que ce soit dans le but de faire mal – bien qu’il en doute fortement, il ne pourrait faire mouche. Au bout de plusieurs secondes supplémentaires, le phénix retourne humidifier le linge et le remet sur le front d’Artemis. Puis, il se laisse tomber par terre, assis, dos collé contre le matelas du lit. Ses propres doigts passent le long de son visage défait où la barbe date de plusieurs jours et il soupire, longuement. Fatigué. C’est encore une fois un raté pour lui qui espérait simplement profiter de la chaleur de ses bras, de ses baisers et de ses sourires. Voilà que tout n’était que révélations, silences lourds et douleur. Lui aussi est las de tout cela, il voudrait retrouver l’innocence d’antan, quand bien même après la Purge tout n’était plus si rose.

Lorsque la Grimstone rouvre les yeux, Nate n’a pas bougé, toujours assis à même le sol, les traits tirés par la fatigue, mais la souffrance n’y est plus. Les prunelles ne brillent plus, calmées par la concentration qu’il a mis dans le fait de veiller sur elle et s’assurer qu’elle aille bien. C’est en l’entendant bouger sur le lit qu’il tourne la tête pour constater son réveil. « Comment tu te sens ? » qu’il lâche d’une petite voix avant de se mettre à genoux et croiser les bras contre le matelas pour y déposer son menton, observant la brune sans la quitter des yeux cette fois. Il n’a pas bougé de sa place et n’a rien fait vis-à-vis d’elle qui pourrait être mal interprété. Qui plus est, il s’inquiète de la savoir dans cet état. « Tu m’as fait peur. ». Oui, une seconde de plus et elle se cognait la tête au sol, autant dire que toute cette sortie aurait pu se révéler désastreuse.





WILL WE EVER LET IT GO.
I don't want to know what it's like to live without you ☽ I don't want to know who we are without each other. It's just too hard. That broken piece, let it go and unleash all the feelings.



Parchemin envoyé Dim 29 Oct - 17:32

avatar
avatar
profil
Je suis : Clem , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 08/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 224 hiboux. J’incarne : Lucy Hale , et l’avatar que je porte a été créé par : Texas-Flood Je parle en : #cc33ff



Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Femme au foyer J’ai juré allégeance : à personne, je suis complètement perdu(e) et je ne sais pas sur quel pied danser, ni à quels saints me vouer. Côté cœur, : Fiancée à Lucius A. Goldstein
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 


So helpless when I
Look into your eyes

L’un éprouvait de la honte, l’autre une gêne et un désarroi désarmant. Artemis ne savait pas quoi penser réellement. Tout se mélangeait encore dans son esprit, des pensées issues de son éducation avec des sentiments et une tolérance qu’elle s’évertuait à démontrer aux yeux du reste du monde. Qui était-elle au fond ? Quelques jours plus tôt, Drefer Rackharrow lui avait posé la question et la brune lui avait répondu que contrairement à ce qu’il pensait elle ne portait pas un masque de tromperie. Elle se protégeait des manœuvres des autres mais cela ne voulait pas dire qu’elle manoeuvrait elle-même. Il s’appuyait sur le dos de la salle de bain pendant qu’elle évitait tout autant son regard, observant une ruelle vide avec des détritus traînant ici et là. Tout ceci la rendait malade. Littéralement. Les symptômes commencèrent lentement à se faire sentir. Tout d’abord un coup de chaud. Elle écarta comme elle put les pans de sa veste mais ce n’était pas suffisant. Une fine pellicule de sueur colla son Tshirt dans son dos et quelques mèches de cheveux sur son front. Passant la main pour se rafraîchir, sa vue se brouilla peu à peu en une myriade de points scintillants, comme les reflets du soleil sur une mer calme. Une sensation de fatigue l’empêcha de donner de la voix pour avertir le voyant qu’elle commençait à se sentir mal. Finalement, une sensation désagréable de grésillement se fit sentir dans sa tête et se fut le noir total. Son corps chutait sous son propre poids. Elle n’entendit pas Nathaniel réagir et ne le sentit pas la rattraper et lui éviter un mauvais coup à la tête.

La première chose dont elle eut conscience, ce fut le silence. Et quelque chose de mouillé sur son front. Fronçant légèrement les sourcils, ses paupières papillonnèrent avant de se rouvrir. Elle n’avait pas conscience d’avoir bougé, son esprit trop accaparé à ce moment-là à remettre en ordre ses souvenirs. Au départ, la chambre ne lui sembla pas familière jusqu’à ce qu’elle ne se souvienne de l’hôtel et de la présence de Nathaniel. Cette discussion aussi. Son cœur se serra. Tout cela était bien réel, ce n’était pas un rêve ou un cauchemar. Elle déglutit et porta la main à son front où elle trouva le linge. L’attrapant faiblement, elle le retira et essuya les gouttes qui avait terminé de tremper quelques mèches de cheveux. La voix de son camarade lui parvint. « Je ne sais pas trop… Que m’est-il arrivé ? Je me souviens d’être près de la fenêtre et ensuite… » Parler lui demandait beaucoup d’efforts. Tournant la tête vers lui, elle le trouva sur le côté du lit. Cette image… Elle ferma les yeux pour la mémoriser. Parce qu’il était beau ainsi. Elle avait l’impression de revenir des années en arrière. C’était facile. Tout était tellement plus simple. « Pardon, je… » Elle soupira et se força à basculer sur le côté pour lui faire face. « L’effet du choc, je suppose ». Son regard s’assombrit alors qu’il cherchait celui du sorcier. Elle avait des doutes, sur elle-même. Elle avait des peurs également. Le concernant. Comment avait-il pu vraiment en arriver là ? Les effets de la potion étaient probablement terminés. « Nathaniel je… ». Elle cherchait les mots. « Je sais que tu avais besoin de me dire la vérité et je t’en remercie. Je te remercie de me faire confiance. S’il n’était pas un cousin, j’aurais très certainement voulu le détruire mais il l’est. Et sa réputation vaut autant que la mienne alors… Je n’en parlerai pas. » Une promesse ? Un engagement tout au moins et si Artemis s’engageait, ce n’était jamais à la légère. « Cependant… Je vais avoir besoin d’un peu de temps pour digérer tout ça, tu comprends ? » Elle baissa les yeux. Elle aurait aimé lui expliquer réellement ce qui la gênait dans tout cela. Mais il ne serait jamais prêt à l’entendre, ils ne se comprenaient pas sur ce sujet alors elle garda le silence. Elle vint seulement caresser sa joue du bout des doigts. Simple contact qui lui sembla étrange. Oui quelque chose s’était brisé. Et elle ne savait toujours pas quoi. Peut-être l’image qu’elle en avait. Il était devenu en quelque sorte un étranger. Sauf à ce moment-là. Elle reconnaissait ce Nate. Cet ami. Cessant de caresser sa joue, elle se redressa lentement. Aucune sensation de vertige. Reprenant lentement pieds, elle se mit debout. Il lui fallait partir maintenant. « Je vais rentrer. » Il se faisait un peu tard et elle ne souhaitait pas éveiller des soupçons. Valeryan était trop préoccupé par sa perte pour se rendre compte qu’une cousine prenait un chemin dangereux. « A bientôt, Nathaniel. »

Elle rouvrit la porte et s’engouffra dans les couloirs. Bientôt, elle fut dans les rues de Londres et rentra au manoir. Si une connaissance la croisait, il aurait l’impression qu’elle était complètement perdue. Le trouble des fiançailles peut-être ? Elle n’avait pas dit au sorcier de qui il s’agissait.



 

tasting your love ☾ NARTE

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Absolarion Love.
» Love me now or hate me forever!
» « CENTRAL PARK » New York i love you .
» Mangas-Love RPG ♥
» Love et Story

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
WDWF - So we can learn to pick ourselves up. ::  :: Londres moldus-