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I got to make you mine ϟ ft. Lucius A. Goldstein

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Parchemin envoyé Dim 8 Oct - 13:33

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Je suis : Clem , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 08/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 189 hiboux. J’incarne : Lucy Hale , et l’avatar que je porte a été créé par : Texas-Flood Je parle en : #cc33ff



Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Femme au foyer J’ai juré allégeance : à personne, je suis complètement perdu(e) et je ne sais pas sur quel pied danser, ni à quels saints me vouer. Côté cœur, : Fiancée à Lucius A. Goldstein
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26 Septembre
« Artemis, j’ai une grande nouvelle à t’annoncer. » La jeune femme était assise face au bureau de Lazlo Grimstone. Ce dernier semblait très heureux et bien que son assertion éveillait sa curiosité, elle attendait sagement qu’il ne l’informe de ce qui le mettait tant en joie. « J’ai attendu un certain temps avant de contracter un mariage pour toi. Je voulais que tu puisses profiter de ta jeunesse, te garder égoïstement avec moi. Tu es tout ce qui me reste et bien que les relations avec ton frère soient compliquées, il n’est jamais simple de voir ses enfants partir... Mais tu dois vivre ta propre vie. » Les mots s’égrenaient un à un, comme une funeste promesse de devoir et de raison. Oui, une part d’elle-même craignait de voir son malheur s’agrandir. Comment être avec Nathaniel ? Comment justifier cet amour ? Elle pouvait se plaindre auparavant de n’avoir eu aucun avenir mais cette excuse tombait de fait complètement à l’eau.

« J’ai trouvé pour toi un jeune homme qui je pense sera bien. » Elle leva les yeux. « Essaies de deviner. » Elle haussa un sourcil. Un jeu ? Elle n’était plus une gamine. Elle planta néanmoins son regard dans le sien. « Caïn Goldstein ? » Ce dernier lui avait révélé les intentions de son père lorsqu’il était venu chasser les gnomes du jardin. La partie de chasse avait eu des conséquences inattendues. Tout d’abord, il s’était amusé à décapiter un gnome. Le deuxième avait trouvé refuge dans le dos de la sorcière, s’amusant à narguer le bourreau qui n’avait eu d’autre choix que de s’approcher d’elle. Une fois la créature saisie, il avait voulut s’en servir d’appât pour attraper le jarvey. La manipulation aurait pu fonctionner si Artemis n’avait pas fait diversion en embrassant le Goldstein. Sur le moment, c’était la seule option qu’elle avait trouvé pour troubler le sorcier. Ce dernier en avait brisé la nuque du gnome et le furet magique avait pu fuir, n’ayant plus rien à chasser. Elle avait dit avoir fait ça pour démontrer qu’ils n’avaient rien en commun. Ce baiser ne représentait qu’une ruse, une ruse qui lui avait valu un compliment, chose très rare de la bouche de Caïn. Elle n’en savait rien. Elle avait même une dette envers lui. Celui-ci n’avait pas abusé de sa position pour réclamer une autre dette, lui faisant ce cadeau. Sûrement à tord. Ils le découvriraient sans doute plus tard. Elle avait toujours sa première dette, celle qu’elle avait contracté à Poudlard. Elle cherchait un cadeau pour Nate et Caïn étant réputé pour attraper les créatures lui avait rapporté Noeud-Noeud, le noueux. Un petit hérisson particulièrement fort en caractère qui draguait à peu près tout ce qui passait.

Lazlo interrompit son flot de pensées. Le haussement de sourcil caractéristique qui marqua sa surprise qu’elle ait connaissance de l’information ne lui échappa pas. « Je suppose que Caïn Goldstein t’en a informé lorsqu’il est venu chasser les gnomes... Ton frère insistait pour que tu l’épouses mais il se trouve que ce ne sera pas ce Goldstein. Artemis, tu es ma fille. Je sais que tu as toujours fait passer ton devoir et ton honneur avant tes sentiments alors j’ai voulu te trouver quelqu’un qui serait bien pour toi. Il s’agit de Lucius Arthur Goldstein. Le connais-tu ? » Lucius. Goldstein. Le nom la frappa. C’était un Serpentard, comme elle. Il avait été extrêmement populaire. Lui, ne l’avait connue que sur les quatre premières années. Celles où elle était silencieuse, solitaire, plongée dans les livres et les études. Elle se souvenait l’avoir méprisé pour ce qu’il représentait, autant que Nathaniel Trelawney. Ils étaient populaires et se croyaient tout permis. Jusqu’à ce que Nathaniel ne vienne l’insulter injustement, l’accusant d’être mangemorte et extrêmiste. La dispute qui avait éclaté entre eux avait finalement débouché sur une amitié et plus encore. De ce jour, elle avait été forcée de sociabiliser et bien qu’elle étudiait toujours sérieusement, elle avait changée. En mieux. Elle avait appris à s’amuser et à rire. Cette période d’insouciance lui manquait tellement... « Oui, il était également à Serpentard. Nous avons quelques années de différence. Mais je ne lui ai jamais vraiment parlé... ». Lazlo sourit. « C’est une jeune homme bien fait avec la tête sur les épaules. Il est sérieux et surtout aussi neutre que nous. Les Goldstein ont une excellente réputation. Tu seras heureuse de porter ce nom sans honte... » Artemis pencha la tête. « Et leur fortune est colossale. Tu ne manquera absolument de rien. » La sorcière l’écoutait lui vendre ce prince charmant. « Je vous remercie, Père. » Heureuse ? Oui. Elle sortirait enfin du manoir. Non. Elle allait devoir sortir du manoir. Une vague d’angoisse la submergea même si son visage resta parfaitement neutre. « Ils viennent dans trois jours pour que vous puissiez faire connaissance ». Trois jours ? Artemis réagit enfin. « Mais Père, je... » Il sourit. « Eden va t’accompagner dans les magasins si tu as besoin de quoique ce soit. Je tiens à ce que tu sois à ton meilleur de toi-même. Il ne me plaît pas de te voir dans cet état. »

3 Octobre. 16h15.

Artemis se tenait dans le salon. Près de la fenêtre comme à son habitude depuis plusieurs semaines maintenant, elle observait le parc. La seule différence était sa tenue, bien plus habillée. Elle portait une longue robe bleue foncée, en tissus léger. Elle épousait parfaitement ses courbes, mettant sa silhouette en valeur. Des voix lointaines lui parvinrent du couloir. L’une d’elle était à son père. Les autres, inconnues. La porte s’ouvrit et elle pivota sur elle-même. Trois personnes entrèrent. Un homme et une femme qui devaient être Mr & Mrs Goldstein, suivis de leur fils. Artemis était curieuse et ne masqua pas ses émotions. Elle avait un visage souriant et poli. Tout dans son attitude démontrait sa déférence et sa bonne éducation. Elle fit quelques pas vers eux alors que son père commençaient les introductions. « Je vous présente ma fille, Artemis Victoria. Elle a fait des études brillantes à Poudlard et continue de s’instruire sur une variété de sujets qui dépassent l’entendement. » Il sourit alors qu’Artemis saluait les parents de son futur fiancé. « Je suis enchantée de faire votre connaissance Mr & Mrs Goldstein. » Elle se retrouva face à Lucius. Il avait changé depuis la dernière fois qu’elle ne l’avait vu. « Lucius, ravie de vous revoir... ». Elle lui avait tendu sa main comme l’usage le voulait. Elle soutenait son regard, du moins au début avant de détourner les yeux. Il y avait quelque chose en lui qui la déstabilisait. Certainement cette idée de mariage. Allaient-ils vraiment s’unir ? Et s’ils ne s’entendaient pas ? Son coeur battait plus vite dans sa poitrine. Elle avait remis son masque. Un sourire poli. Lazlo occupait les parents et soudain leur proposa de discuter de quelques affaires dans son bureau. Artemis se retrouva donc seule dans le salon avec Lucius. Que pouvait-elle lui demander ? « Ce mariage semble très important pour nos parents... Je regrette à présent que, bien qu’ensemble pendant nos études, nous n’ayons jamais pris le temps d’échanger. Je suppose que c’est l’opportunité pour nous de parler de nos attentes futures envers un époux ou une épouse. Quelles sont les vôtres, Lucius ? » Elle le vouvoyait, c’était une marque de respect. « Oh, souhaitez-vous boire quelque chose ? Un thé ? Un café ? Ou un alcool peut-être ? » Elle attendrait sa réponse pour qu’apparaisse sur la table ce dont ils avaient besoin. Pour sa part, en bonne anglaise, ce serait un thé. Elle avait pris l’initiative de la conversation. Lucius pourrait reprendre la main s’il le souhaitait.




Parchemin envoyé Dim 8 Oct - 17:31

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Je suis : Pandore Malone , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 01/10/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 60 hiboux. J’incarne : Will Tudor , et l’avatar que je porte a été créé par : by ©Justayne ♥ Je parle en : #2E8B57



Je suis âgé de : 27 ans - 03/01/1964 , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Tireur d'élite pour le ministère J’ai juré allégeance : à moi-même, les autres, allez au diable. Côté cœur, : Fiancé à Artemis V. Grimstone
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I got to make you mineDans le manoir Golstein l'agitation régnait, les elfes de maison couraient partout afin que tout soit parfait, comme un jour de déménagement. S'en était presque un à vrai dire, étant donné que la famille allait partir dans l'après-midi pour non pas visite de courtoisie, mais un étalage de mondanité. On ne pouvait pas mettre un pied devant l'autre sans voir passer un objet volant non identifié, comme sir Petunia voulait emmener toute la maison pour une journée. Lucius, lui, était étranger à tout ce cirque, il n'était pas à la maison ce matin. Heureusement vous me direz car tout ce remue-ménage l'aurait agacé. Certes la famille Grimstone était importante dans le monde de la magie et il fallait leur faire une bonne impression, mais au vu de la situation de sa propre famille, il aurait été plus judicieux de se restreindre en terme de joyeusetés. Il ne s'agissait que d'une première rencontre après tout, le mariage ne serait pas célébrer le jour même. Du moins, il l'espérait !

Midi arrivé et avec lui le blondinet. « Mon fils ! Te voilà ! Oh tu as vu ta tête, on dirait que tu n'a pas dormi depuis un mois. » Toujours aussi charmante, sa mère lui ordonna d'aller faire un brin de toilette avant le déjeuner. Le voyage n'était pas vraiment long en transplanage, mais la vieille femme tenait à ce qu'il comprenne bien l'importance de son apparence pour cet après-midi. « Bien mère. Je suppose que vous avez tout prévu. » se contente-t-il de dire avant de monter jusqu'à sa chambre, son terrier. Lucius préfère le calme de son espace à celui du rez-de-chaussée où même en temps normal c'est bruyant. Un coup de baguette et ce pouvait être arrangé se disait-il parfois, mais où serait le plaisir s'il tuait par contrariété ? Non, il fallait attendre le bon moment, la bonne émotion.
À se regarder dans le miroir, le blond devait bien reconnaître qu'il avait le teint pale, mais ça ne changeait pas de d'habitude. Il avait toujours été blanc comme un linge, sa peau ne supportant pas vraiment le soleil. Ou peut-être que son corps s'était habitué à l'obscurité à force de rester cloîtrer chez lui ou à Ste Mangouste plus jeune. Le fait est que le Goldstein détestait qu'on lui rappelle sa condition. Les femmes le trouvaient beau, il était très populaire au collège Poudlard, ce côté arrogant et mystérieux attirant les demoiselles, ses agréables proportions aidant. Lucius était une beauté glaciale et le savait, il en jouait à la manière d'un Dorian Gray des temps modernes.

Lucius ne redescendit qu'après le déjeuner, qu'il avait pris dans son entre, sa mère l'exaspérant toujours. Cette manière de le qualifier de « chéri » ou d'autres noms affectueux lui rappelait qu'il avait vécu une enfance difficile, sans amour, et que tout ceci était purement hypocrite. Être l'héritier confère un certain pouvoir sur ses parents, mais lorsque l'on est le second couteau, on s'en passerait bien. « Allez, allez ! dépêchons-nous ! » lança Petunia à ses hommes restés dans le salon, discutant des dernières arrestations menées par le fils prodigue. Ce dernier se leva et les Goldstein partirent ensemble, comme une famille unie et heureuse. Sa cadette avait de la chance d'être loin de tout ça, elle ne manquerait pas de le faire tourner en bourrique si elle était présente.

La demeure des Grimstone était charmante, une architecture particulièrement appréciable, un peu comme toutes ces vieilles maisons Anglaises chère au cœur de notre sorcier. Dès que la porte s'ouvrit sur Lazlo Grimstone, ceux qui côtoyaient habituellement le tireur d'élite pouvaient voir le changement qui s'était opéré en une fraction de seconde. De sa mine renfermée, Lucius avait mis son masque, celui qu'il affiche en société avec ce sourire que tous pensent sincère. « Monsieur Grimstone, c'est un honneur. » salua-t-il en faisant la fierté des siens. Et puis, ce fut le moment tant redouté, tant espéré. Apprêté comme il se doit dans de telles circonstances, il ne paraissait pas ridicule face à la demoiselle. Sa seule touche d'originalité était son tatouage dans le cou, le symbole de ses désirs de contrôle sur lui-même. On ne saurait rester indifférence à sa beauté naturelle et le sourire de Lucius était celui d'un prince charmant en cet instant. La première impression ferait la différence et ce mariage pouvait lui permettre d'accéder à une certaine notoriété. Si Artemis pouvait ne pas le détester tout de suite, ce serait encore mieux. Cette fois, il avait écouté lorsque le nom de la brune avait été prononcé, il n'était pas le moment de commettre un impair. Elle aussi était un monstre de politesse, ce qui amusait son futur époux qui baisa délicatement sa main. « Le plaisir est partagé, Artemis. » son accent Londonien sonnant agréablement avec ce prénom.

La partie la plus agréable fut ce moment de silence où Lazlo Grimston proposa à ses invités de quitter la pièce, laissant les deux promis faire connaissance. En effet, lui ne se souvenait pas vraiment avoir croisé la sorcière à Poudlard, étant bien plus vieux qu'elle. Il avait d'autres projets en tête lorsqu'il était à l'école il faut dire ! « Ils placent beaucoup d'espoir en nous, oui. » acquiesça le jeune homme. « Nous allons avoir tout le loisir d'apprendre à nous connaître. Les relations sont pus faciles en dehors du cadre scolaire. Vous étiez à également Serpentard si je ne m'abuse ? » Cette information, il la tenait d'une source sûre, il avait étudié son sujet afin de ne pas passer pour un abject personnage qui ne se soucie que de lui, bien qu'il le soit en réalité. La jolie brune souhaitait en apprendre plus sur lui, avant de se rappeler qu'elle n'avait pas proposé un rafraîchissement à son invité. Lucius sourit, faignant de trouver ça mignon. Il aurait volontiers pris un alcool mais c'était encore un peu tôt. En bon Anglais, il ne pouvait faire qu'une seule chose. « Je prendrais volontiers un thé, merci. »
Tout en prononçant ces mots, le sorcier rassembla quelques idées de réponses à lui fournir concernant ses attentes en matière d'épouse. Il cherchait ce qu'elle aimerait entendre également, afin de toucher au plus juste. Manipuler son monde est quelque chose d'aisé chez lui. « Pour répondre à votre question, je dirais que j'attends surtout une complicité. Voyez-vous, la communication est capitale afin que chacun comprenne l'autre. Nous allons passer notre vie ensemble, il serait dommage de le faire dans le silence, n'êtes-vous pas d'accord? »
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Parchemin envoyé Dim 8 Oct - 19:16

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Lazlo avait déjà eu l’occasion de rencontrer Lucius Goldstein lorsqu’il cherchait un fiancé pour sa fille. Il avait mis des années à se décider, voulant jalousement garder sa progéniture, la seule qui lui restait, la seule aussi qui lui obéissait. Oui, Lazlo Grimstone savait qu’elle avait eu une amourette à Poudlard, il n’avait pas hésité une seconde à intercepter quelques lettres. Le nom de Trelawney lui avait fait hausser les sourcils mais sa fille était à Poudlard. C’était une gamine qui découvrait les sentiments, le lieu où elle pouvait vivre librement avant de rentrer dans les rangs. Alors, il avait fait comme s’il ne savait pas. Il lui avait juste rappelé qu’un jour elle serait mariée à un jeune homme de bonne famille et qu’il faudrait prendre garde à ce que sa réputation ne soit pas entachée. Trelawney. Un nom peu flatteur dans le monde magique. Cependant, elle semblait heureuse et cela lui suffisait. Sa seule crainte fut qu’il ne lui brise le coeur. De ce qu’il savait, Artemis avait tenu ses engagements. Après Poudlard, il n’y avait plus eu un seul hibou. Sauf récemment. Il la voyait dépérir, s’arrachait les cheveux car il ne comprenait pas ce qu’elle avait pu vivre. Etait-ce ce Trelawney qui la mettait dans un tel état ? A l’en tenir éloigné, peut-être que celui-ci l’accablait mais, seule, elle n’osait lui en parler ? Il avait pris sa décision. Caïn Goldstein portait la marque. Hors de question qu’il ne vende sa famille à un Mangemort et encore moins à une personne de l’Ordre du Phénix. Ses affaires ne pouvaient en pâtir. Il s’était alors tourné vers une autre branche. Elle n’était pas la principale mais au fond, cela valait peut-être mieux. Artemis n’aurait pas cette pression et pourrait peut-être trouver le bonheur dans ce mariage, même arrangé. Lucius lui avait semblé avoir la tête bien faite, calme... Il ressemblait beaucoup à sa fille. Ils s’entendraient probablement bien. Mieux que beaucoup de couples. Il l’espérait sincèrement. Aussi, lorsque Lucius le salua, il le toisa quelques secondes. Ce jeune homme allait lui prendre son opale. Elle représentait ses vingt ans, ce dernier souvenir de jeunesse allait s’envoler. Il venait de l’appeler « Monsieur » et il venait pour prendre la main de celle qui était son sang, sa vie. Comme il craignait de se tromper, de la mettre entre les mains d’un menteur. Il lui présentait un visage d’ange, puisse-t-il un jour comprendre, s’il avait une fille, quel était l’effroi d’un père. Elle partirait et lui n’aurait plus qu’à fermer son coeur à double tour, vieillard solitaire.

Artemis était très jolie. Méconnaissable même si l’on considérait son état. Oui, il en avait fait une petite virtuose. Elle aussi portait un masque. Mais en cet instant, les enfants devaient apprendre à se connaître. Les parents les laissèrent donc seuls. La brune redécouvrait le visage d’un ancien camarade. Pendant des années, elle n’avait plus croisé personne de Poudlard. Tout changeait depuis presqu’un an. Tous semblaient revenir dans sa vie, tel un tsunami. Ce qui frappa la jeune femme fut de découvrir qu’il était toujours aussi agréable à regarder. Peut-être plus fluet que Nate ? Le sourire semblait naturel, ce qui détendit la sorcière. Loin de le détester, elle était partagée. Une part d’elle-même avait l’horrible sensation de trahir son coeur, un coeur déjà pris par un sang-mêlé. Mais cette vie, elle y avait renoncé longtemps auparavant. Maintenant, il prétendait pouvoir la supporter de la voir avec un autre tant qu’elle le laissait avoir une part d’elle-même. Pourrait-elle suivre cette voie jusqu’au bout ? Ne devait-elle pas donner une chance à Lucius ? Elle ne remarqua pas son tatouage et ne fit que lui donner sa main. Quand il la prit, Artemis sentit un léger picotement qu’elle ne s’expliquait pas. Sa voix, ayant un accent Londonien, ne la perturba pas. Elle en apprécia seulement la sonorité profonde. Elle craignait d’avoir face à elle un monstre ou bien au contraire un homme peu masculin. Il en était tout autre. Lucius l’intriguait. Elle pensait qu’il serait déjà mariée, avec une de ses camarades. Pourquoi était-il resté célibataire ? Où était le piège ? Elle retira sa main où le baiser de Lucius semblait vouloir s’incruster dans sa peau.

Une fois seuls, elle reprit la conversation. L’espoir. Les siens semblaient être déçus. A chaque fois. Ils l’ignoraient tous les deux mais ils avaient tant de points communs qu’ils étaient probablement faits l’un pour l’autre. Si seulement un ancien amour de jeunesse ne venait pas continuellement troubler les pensées de la sorcière. Plus elle voyait Lucius, plus elle réalisait qu’elle voulait Nate. Pourquoi ne l’avait-elle pas suivi ? Vivre continuellement dans le mensonge, elle en crevait présentement. Les mots de son futur fiancé résonnaient à ses oreilles. Elle ne l’écoutait pas vraiment jusqu’à ce qu’il ne lui pose une question. « Oui. J’étais dans la même maison que vous. Je me demandais bien pourquoi d’ailleurs jusque récemment... » , répondit-elle avec un sourire un peu dépité. Evoquer les récents évènements lui était toujours douloureux.

S’apercevant qu’elle ne lui avait rien proposé, elle se rattrapa prestement. L’heure du thé avait sonné mais elle comprenait qu’il puisse vouloir autre chose. Pourtant, il le réclama. Un haussement de sourcil caractéristique se dessina sur le visage d’Artemis. Un thé ? Vraiment ? Elle pencha légèrement la tête, acceptant ce choix. Ce serait également le sien. Un plateau avec deux tasses et une théière fumante au milieu. Elle se pencha pour les servir et lui tendit bientôt sa tasse. « Tenez. » Elle saisit la sienne et l’écouta répondre à sa question la plus importante. Elle s’attendait au discours « Je souhaite une épouse fidèle, obéissante qui m’adore comme le dieu que je suis en étant né homme ». Mais non. Au lieu de cela, Lucius lui parla de complicité. De communication. Et assura qu’ils allaient passer leur vie ensemble. Artemis était bouche bée. Donc il était décidé ? Sans la connaître ? Sur quoi la jugeait-il ? « Je suis d’accord. Il est juste surprenant d’entendre ce genre de réponse. » Elle garda un instant le silence et porta la tasse brûlante à ses lèvres. La gorgée de thé sucré, avec un léger goût de bergamote. Il était un ancien Serpentard. Elle aussi. Elle gardait le silence, lui laissant tout le loisir de poursuivre ou non la conversation. Elle le testait clairement. Son masque tombait peu à peu même si elle restait sur ses gardes.



Parchemin envoyé Ven 13 Oct - 14:06

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I got to make you mineLes rencontres n'ont jamais forcément déplu à Lucius, mais elles sont loin de lui plaire. Il est passé maître dans l'art de paraître et nul n'a jamais vu clair dans son jeu, il est bien trop doué et sûr de lui pour montrer quelconque faiblesse. Lire dans son esprit est impossible de toute façon, il a veillé très jeune à ne laisser personne entrer dans sa tête. On y aurait découvert toute cette tristesse et cette douleur qu'il cache par de mystérieux sourires, ou ses rêves de vengeances, de meurtre à l'encontre des siens. Son âme est sombre, plus que le fond du lac noir de Poudlard où on ne voit rien non plus. Et pourtant, en cet instant, à quelques minutes de rencontrer sa promise, le sorcier affiche un regard plein d'envie, d'espoir face à ce futur beau-père qui lui tend la main. L'illusion est tellement réussie que lui non plus ne saura jamais qu'il se fiche complètement de sa fille et que seule l'or des Grimstone l'importe afin de pouvoir se renflouer et gagner en puissance. Le vieil homme lui en revanche ne cache pas son incertitude, ce qui est normal quand on doit offrir son enfant à quelqu'un. Enfin, il le suppose puisque lui ne ressent pas cette même émotion chez ses parents. Non, eux sont trop bien heureux de donner leur fils à un inconnu, pour les mêmes raisons financières. Ils ne se sont jamais préoccupé de ce qui pouvait lui arriver alors pourquoi auraient-ils un accès de conscience maintenant ?

Quoi qu'il en soit, Lucius rencontrerait et épouserait cette jeune femme qu'on lui a choisie. Il est un homme assez traditionaliste et a été élevé dans la maison Goldstein, suivant les traces de son frère malgré lui, s'imprégnant de cette atmosphère malsaine. Il leur doit obéissance, encore pour un temps du moins. Alors il salue la demoiselle et joue le ravissement en la voyant. Il n'y a peut-être qu'une once de sincérité dans son regard, mais elle est bien présente. Artemis est belle, nul ne saurait le nier et il ne fait pas exception. Au moins, on lui avait trouvé une femme digne de lui, avec qui il ferait de beaux enfants. Oui, il allait devoir aller jusque-là avec elle pour perpétuer la ignée Goldstein et mieux valait ne pas se coltiner un laideron. Malgré lui, l'auror se demandait si ses enfants l'aimeraient. S'il serait capable de les aimer lui aussi ? Ou s'il reproduirait le schéma vicieux dans lequel il a été élevé tel un sociopathe resté trop longtemps dans la tentation.

Seuls, Lucius se détendait légèrement. Sa future fiancée devait penser les mêmes choses que lui sur cette union arrangée et les questions paraissaient fuser dans son esprit. Parler était capitale pour savoir à qui on avait affaire et bien que lui ne soit pas le meilleur orateur qui soit – surtout parce que ça l'agace de parler pour ne rien dire – il se prend au jeu histoire de montrer qu'il est un bon parti. À presque trente ans et quelques relations derrière lui, l'amour était une notion bien trop oubliée. Peut-être avait-il aimé, il ne s'en souvient pas, il ne sait pas comment cela fonctionne. Les papillons dans le ventre, l'envie de se coller à l'autre lui étaient complètement étranger. Ou presque... Car se vautrer dans un lit avec une jeune femme ne lui a jamais posé de problèmes, bien au contraire. Le sorcier à besoin parfois de se défouler autrement qu'au travail et le sexe est devenu une l’alternative aussi évidente que l'alcool en période de maladie. Ça soigne tous les maux. Il peut laisser exploser ses pulsions animales, violentant ses partenaires de ses coups de hanche jusqu'à ce qu'il soit repu. La pauvre Artemis devait être bien étrangère à tout cet univers de luxure et allait vivre très certainement quelques traumatismes à épouser un Goldstein ! Oui car il est inconcevable pour un sorcier aussi attaché aux valeurs anciennes d'avoir une femme qui ne soit pas aussi pure qu'un ange le jour de leur mariage. Bien que lui ne respecte pas cette règle – il n'y a rien d'établi pour les hommes réellement – il ne concevrait pas un tel affront.

Mais ils n'en sont pas encore là, le mariage n'est pas encore programmé et ils n'ont même pas échangé deux mots. Lucius qui pensait ne pas trouver quoi que ce soit à lui dire se surprit à poser une question. « Ah oui ? Vous ne vous êtes pas plu à Serpentard ?c'est pourtant une excellente maison qui respecte les valeurs de la sorcellerie. » Et puis, il pourrait ajouter que ses ancêtres, fondateurs de l'école, avaient toujours tenu à ce que chaque sorcier soit dans la maison qui convienne le mieux à sa personnalité ses projets de vie future. Alors elle devait être reconnaissante d'être allé à Serpentard, parmi les plus malins. Mais il en oubliait les tragédies qui avaient frappé l'école et certains élèves, comme si le passé avait été effacé de sa mémoire.
Tandis qu'il réfléchit à une réponse à lui donner sur ses attentes, la jolie Artemis lui offre un thé. La chaleur de la tasse lui réchauffe les mains qui sont bien souvent trop froides au goût de sa mère qui le lui fait remarquer chaque fois qu'elle pose sa main sur la sienne. Longtemps, il les a eu chaudes et moites, lorsqu'il était hospitalisé et jamais Petunia ne s'en était soucié. Elle ne passait alors pas autant de temps à le cajoler, il n'était que le remplaçant de son héritier après tout, un meuble oublié dans le coin d'une vieille chambre poussiéreuse et qu'on ne ressort que pour les grandes occasions pour montrer que l'on a réussi de beaux enfants. Beau oui, mais lui était affreusement pale dans son enfance, les maladies à répétition ne l'aidant pas à se constituer un apport suffisant en mélanine. Il s'en accommodait parfaitement, sa mère ne s'avisait pas souvent de le toucher comme ça.

Remerciant sa future épouse, sa réponse ne tarda pas et fut aussi surprenante que vraie. Vivre une relation identique à celle de ses parents lui faisait horreur ! Avoir une plante verte comme femme était stupide et si la sienne avait de l'éducation et de la conversation, il passerait de meilleures soirées ! Alors oui, le blond souhaitait obtenir de sa promise quelque chose de plus original que de la soumission incontestée. Cela surpris naturellement Artemis qui ne s'en cacha pas. Tant mieux, il l'avait déstabilisé. « Nous savons tous deux comment se passe ce genre de mariage... J'ai à cœur de connaître de ma femme plus que son nom, contrairement à mon père. Et vous ? Que désirez-vous dans cette union ? Quel genre d'époux attendez-vous de moi ? » La question paraissait simple et était pourtant tellement complexe. Qu'attendre d'un inconnu ? D'un ancien Serpentard fier de ce qu'il est, avec la réputation qu'est la sienne ? Irréprochable dans ses études et un arbre généalogique impressionnant, l'homme de marbre au sourire enjôleur s'exprimait comme un prince charmant, désireux de combler sa belle. Ils ne se connaissent pourtant que depuis quelques minutes mais ils savent qu'ils ne sortiront pas de cette maison sans une promesse de mariage. Autant la faire tomber sous son charme rapidement ! Il savait y faire qui plus est, ce sourire tendre accroché à ses lèvres fines et son air de dire « c'est toi que je veux » tout en restant discret et poli, il savait jouer les princes charmants. Même lorsqu'il portait la tasse à ses lèvres, il respirait la confiance en soi, le rôle était celui d'un lord sociable en quête d'acceptation de la part d'Artemis qui mordrait à l'hameçon.
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Parchemin envoyé Ven 13 Oct - 22:47

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Lucius Arthur Grimstone lui faisait face et Artemis avait un langage corporel plutôt clair : dos droit, regard tourné vers lui, elle se montrait intéressée quand bien même un regard averti décèlerait sa réserve. La vie lui avait appris à être méfiante. L’on ne pouvait faire confiance à personne dans cette vie et elle se demandait si Lucius pourrait être l’exception ? Cette pensée fut très vite noircie par l’ombre au tableau : Nathaniel Trelawney. S’il restait toujours, elle allait abuser de la confiance de son époux et alors comment leur relation pourrait-elle vraiment décoller ? Où était sa sage décision de donner une chance au destin ? Dans son désespoir, elle avait cédé à des sentiments jamais éteints. Parfois elle le regrettait. Elle se blâmait de ne pas être suffisamment forte. Ou trop seule. Mais voilà qu’en ce jour, elle faisait la rencontre d’un ancien camarade. L’ayant peu côtoyé, elle ne savait pas grand chose de lui si ce n’est que beaucoup de ses anciennes camarades rêvaient de lui. Certaines imaginaient même d’être sa fiancée. Artemis n’y avait jamais songé. Elle l’avait vu de loin et si son aura l’avait impressionnée, elle n’en avait montré aucun signe. Elle ne faisait pas partie de ses petites groupies d’alors mais aujourd’hui... Aujourd’hui quelque chose se passait.

Sérieuse, elle réalisait qu’ils allaient s’engager l’un envers l’autre. Réellement. Ils allaient se marier et ils seraient ensemble jusqu’à ce que la mort les sépare. Elle allait fonder une famille. Avec cet homme. La réaction de Lucius en la découvrant ne lui échappa pas même si elle le dévisageait également. Il était attirant, dire le contraire serait un mensonge. Etrangement, elle se sentit intimidée, même si elle masquait ce petit malaise par un joli masque de politesse. Quel genre de mère serait-elle ? Quelle genre de famille construiraient-ils ? Elle ne se reconnaissait plus depuis plusieurs semaines, ayant commis ce geste incroyable. Choquant même de sa part. Elle se prétendait neutre, l’était-elle toujours maintenant ? Suivre les traditions, c’était son choix et elle devait assurer son rôle. S’il voulait la garder confiner, elle se laisserait faire. Ne l’y avait-on pas déjà habituée ? Quitter une cage dorée pour une autre, ce ne serait pas difficile.

Une fois seuls dans le salon, Artemis se détendit en même temps que lui. Les parents étaient certainement bien plus intimidants. Pourtant, la sorcière ne quitta pas le formalisme requis et avant que le silence ne devienne gênant, prit le parti de démarrer la conversation. Parler de la météo ou bien des portraits qui les observaient n’avait aucun intérêt. Elle voulait en apprendre plus sur lui, aussi elle l’interrogea sur sa vision de l’épouse idéale. La réponse l’étonna, elle s’attendait à une autre explication. L’amour elle y croyait, et savait l’avoir trouvé une fois déjà. Elle ne s’attendait pas à avoir cette chance avec lui mais s’ils pouvaient au moins s’entendre un minimum ce serait tout de même un aspect non négligeable. Et si une affection pouvait se construire au fil du temps, Artemis n’en serait que plus heureuse. Malheureusement, elle ne se doutait pas que derrière ce visage d’ange de lumière tombé sur terre, se cachait la colère, la violence et la solitude. Tous deux étaient des enfants de la solitudes, tous deux avaient voulu plaire à leurs parents en suivant une éducation stricte mais alors que l’un préférait se vautrer allègrement dans la luxure, l’autre se réfugiait dans une mélancolie profonde et des rêveries d’un avenir meilleur.

Les premiers mots s’échangeaient et Artemis s’aperçut qu’il interprétait ses mots de la mauvaise manière. « L’excellence de la maison a été très certainement un atout non négligeable et je suis heureuse d’avoir pu y étudier. C’est juste que beaucoup étaient plus occupés à s’amuser qu’à étudier, contrairement à moi à l’époque. C’était assez troublant. Aujourd’hui, je suis l’avenir que l’on m’avait tracé et je me demande si j’étais vraiment faite pour elle. Je n’ai pas la sensation d’avoir pu accomplir mes ambitions... » Premier aveu de la jeune femme. Sans en avoir l’air, elle testait Lucius. Comment réagirait-il à ce discours ? Elle indiquait clairement avoir envie de plus que d’être une simple femme au foyer mais aurait-il cette ouverture d’esprit ? Buvant sagement son thé, elle posa la tasse dans la soucoupe sans le quitter des yeux. Qui était-il vraiment ? Ils avaient tous ce joli masque, elle se doutait bien qu’il ne montrait pas toute sa personnalité. Elle venait d’avouer une faiblesse, un geste fort venant de la brune. Elle avait plutôt tendance à les masquer et à partir au quart de tour, du moins avec Nate.

La conversation se poursuivit sur les attentes du blond vis à vis de sa future épouse. Celui-ci la surprit car il semblait étonnament progressiste comparé à d’autres. Sans le savoir, il avait visé juste. Artemis se détendit, ses épaules se baissèrent, elle n’était plus sur ses gardes. Il critiqua en plus ouvertement ses parents, information qui ne lui échappa pas. Gardant le silence, elle rangea ces mots dans un coin de son esprit. Il allait lui falloir comprendre pourquoi il se montrait aussi méprisant envers son père. Ses parents lui avaient semblé plutôt amicaux et concernés. Ceci-dit, il avait eu un frère aîné. Lazlo lui avait rappelé que le décès de celui-ci faisait de Lucius l’héritier principal. Il lui retourna la question et alla bien plus loin car si elle lui avait laissé la possibilité de refuser ce mariage quand lui exprima clairement un... Choix ? Sur quoi se basait-il ? Le fixant intensément de ses yeux d’émeraude, comme pour voir au plus profond de son âme, la sorcière garda le silence de longues secondes. « Un mariage arrangé n’est pas chose aisée, il s’agit de rassembler deux personnes qui n’ont pas forcément d’attirance l’une envers l’autre. J’aimerais que cette union ne soit pas faite de silence, et de peine. J’aimerais pouvoir y puiser une force nouvelle et pouvoir avoir quelques libertés. Passer d’une cage à une autre me serait pénible. » Elle avait baissé les yeux sur la dernière phrase et ce nouveau silence qu’elle imposa lui donnait le temps de réagir pour répondre à sa deuxième question. Quel genre d’époux attendait-elle ? Répondre : aveugle et bête ne serait pas flatteur et ce n’était pas la réalité non plus. Relevant son regard pour observer son fiancé lui révéla une personne qui semblait vraiment intéressée et sous le charme ? « Ce que j’attends de vous en tant qu’époux c’est protection, soutien et sincérité. Je crois que votre amitié à minima me serait précieuse.» Elle ne mentionna pas la fidélité, se trouvant légèrement mal placée pour le faire. Quand bien même elle n’avait rien fait de mal et fort heureusement, elle culpabilisait. « Est-ce une chose concevable et acceptable selon vous ? » La question était sincère. Reprenant son thé, elle but une nouvelle gorgée du breuvage. « Avez-vous une passion ? » Elle préférait le savoir dès maintenant.



Parchemin envoyé Sam 14 Oct - 13:20

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Je suis : Pandore Malone , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 01/10/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 60 hiboux. J’incarne : Will Tudor , et l’avatar que je porte a été créé par : by ©Justayne ♥ Je parle en : #2E8B57



Je suis âgé de : 27 ans - 03/01/1964 , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Tireur d'élite pour le ministère J’ai juré allégeance : à moi-même, les autres, allez au diable. Côté cœur, : Fiancé à Artemis V. Grimstone
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I got to make you mineLes deux jeunes promis se découvrent petit à petit, au travers de ce qui ressemble plus à un test qu'à un réel rendez-vous mais qui pourrait les blâmer ? Après tout, ils ne sont pas là pour voir s'ils sont compatibles amoureusement, ils doivent juste faire connaissance et en ressortir avec une bague en disant à leurs parents qu'ils avaient fixé une date. Ou bien partir sans rien et se discréditer totalement. Lucius avait à cœur de s'unir à cette sorcière. Elle avait ce qu'il fallait pour lui en termes factuels. Argent, joli minois, conversation. Artemis présentait bien et se tenait droite, elle ferait bien à son bras lors d'éventuelles soirées où les Goldstein aiment parader, elle ne ferait pas honte à la noblesse de leur nom. Alors, plutôt que de laisser ses parents lui trouver une autre femme en cas d'échec, le blondinet misait sur cette-là. Au moins, il savait d'où elle venait. C'était une Serpentard tout comme lui, une femme donc pleine d'ambitions et de ressources. Bien qu'il ne la connaisse pas, la perspective d’épouser une ancienne Serpentard lui disait plus que de se coltiner une Gryffondor ou pire ! Une Serdaigle ! Il était resté très amer face à cette maison lors de sa dernière année, n'appréciant pas le fait de voir sa petite-amie de l'époque se rapprocher d'un autre et sortir de son emprise. Ses amis avaient été présents après l'attaque du train, là où lui trouvait que ce n'était pas si mal de faire le ménage parmi les sorciers. Comment attendre un soutien de sa part dans de telles circonstances ? Mais il l'avait congédié en beauté, devant un parterre de prétendantes potentielles et s'en était allé avec sa clique sans se retourner. Mais il était contrarié que cette demoiselle ne partage pas son point de vue, en tant que sang pur elle-même.

C'était loin tout ça mais Lucius est un grand rancunier. Il ne pardonne pas et sa rancœur va jusqu’à se transformer en haine profonde, comme c'est le cas pour sa famille, en particulier son cousin en qui il avait cru pouvoir trouver un allié fidèle. Artemis, elle, avait les pieds sur terre. Elle pensait ne pas avoir atteint ses rêves depuis sa sortie de l'école et remettait en question le choix du vieux chapeau. Sa réflexion était construite et pleine de sens à son goût, ce que ne manqua pas de relever l'auror. Il appréciait de connaître une faiblesse de la jeune femme, sans jamais pour autant se laisser aller à un tel comportement. Mais il trouvait là le moyen de prouver qu'il savait écouter. « Je comprends. Ceux de votre année font partie d'une toute autre génération de sorciers. » dit-il avant de poursuivre. [color=#2E8B57« Vous savez, cela peut prendre plusieurs années avant de trouver le moyen d'accomplir sa destinée. On nous apprend la persévérance et la patience. Servez-vous de ce mantra, contrôlez votre destin. »[/color] dit-il le plus sérieusement du monde. Ces mots le renvoyaient directement à ses propres envies, à cette soif de vengeance qu'il tentait de contrôler pour l'appliquer au mieux, en temps voulu. Comme pour se rappeler ce mantra de calme et de patience, sa main vint comme un réflexe toucher la peau de son cou, caressant cette rune indélébile. Elle était là pour lui rappeler ce qu'il devait accomplir et comment procéder.

En cet instant, ce qu'il devait faire était clair : séduire la jeune et jolie Artemis Victoria Grimstone afin de vivre un mariage arrangé qui lui convienne. Il ferait ses propres arrangements. D'ailleurs, le tireur d'élite avoua sans mal ce qu'il recherchait chez sa future épouse et il semblait avoir visé juste avec elle puisque, en lui retournant la question, Artemis avoua ne pas vouloir d'une relation sans communication, sans âme. « J'aimerais pouvoir y puiser une force nouvelle. » disait-elle avant de terminer sa tirade par un tressaillement. Les yeux baissés, le Goldstein avait tout le loisir de réfléchir, ses yeux se fronçant légèrement sans qu'elle ne puisse le voir. Il appréciait de constater qu'elle aussi recherchait quelque chose de plus que la possibilité de procréer en faisant hériter leurs noms respectifs d'une réputation nouvelle. Trouver une force nouvelle... En voilà une merveilleuse idée. Car s'il ne l'avouerait jamais ouvertement, Lucius avait à cœur lui aussi de vivre une relation forte et d'être soutenu par une personne qui voudrait bien croire en lui. Il acquiesce en portant une nouvelle fois sa tasse à ses lèvres et laisse la jeune femme reprendre son aplomb sans rien dire, comme s'il n'avait pas vu clairement dans son attitude.
Ce désir – que dis-je ce besoin – de protection te de soutien était partagé par le futur mari et quelque chose sembla se passer dans son regard. Il y avait comme une lueur nouvelle. Lucius partageait cette vision-là lui aussi. Lui qui ne s'était jamais senti soutenu et aimé avait peut-être une chance de trouver une alliée en la personne d'Artemis. Quelqu'un qui sait ce que c'est d'être seul. Car oui, la jeune femme avait l'air terriblement seule. Sans doute le fait de ne vivre qu'avec son père, un homme dont la réputation le précédait.

« Eh bien, miss Grimstone. Je dois dire que vous êtes une femme surprenante. » lança le sorcier en esquissant un sourire presque sincère de bonheur. « Je trouve en effet votre vision acceptable en toute réciprocité. Nous partageons semble-t-il le même espoir de complicité dans ce mariage, ce qui est bien rare à nos âges. » En effet, les gens de la génération de Lucius s'étaient pratiquement tous laisser marier à de parfaits étrangers, sans jamais savoir même la couleur de leurs yeux ou la taille du diamant à leur doigt. Peut-être que la demoiselle comprendrait ses ambitions et ne s'offusquerait pas de le voir travailler avec autant d'acharnement si elle le savait présent pour elle une fois rentrer dans leur demeure. Séparer sa vie professionnelle de sa vie personnelle était une chose primordiale dans cette vie et le sniper n'avait aucun mal à se détacher de ses missions une fois rentré. Contrôlant ses émotions autant que son corps, Lucius ne se laissait pas hanter par ses déploiements, rangeant le tout dans un tiroir ou, pour les plus intenses, dans une pensine enfermée secrètement dans un recoin du manoir où nul ne mettait jamais les pieds.

Les deux jeunes gens partageaient donc une vision plutôt ouverte du mariage arrangé, même si cette envie de liberté le faisait doucement tiquer, il se doutait qu'elle aurait besoin de ne pas l'avoir constamment sur le dos. Et c'est tant mieux, car lui n'accepterait pas de vivre avec une sangsue qui ne le laisserait pas partir en mission ou le retiendrait trop amoureusement. Il avait horreur des démonstrations d'affections inutiles et se préservait pour l'intimité.
Et justement, afin de parler de quelque chose de plus intime, la jolie Artemis lui posa une question très spéciale. Elle souhaitait connaître les passions qui maintenaient l'intérêt de son futur fiancé en haleine. Lui avouer ses passions secrètes n'était pas à l'ordre du jour, le mariage risquerait d'être annulé et lui enfermé. Mais il pouvait bien lui parler de choses plus communes. « Je ne vous cacherais pas mon affection pour la magie et les sortilèges. Mon travail est une passion pour moi. Mais en dehors de ce métier très intense, j'aime les plaisirs simples. J'apprécie la lecture. Et je pense que vous également. Je crois me souvenir de votre nom sur quelques ouvrages empruntés à Poudlard. » Son sourire se veut alors malicieux et complice. Il se rappelle où il a pu voir son nom. Tous deux devaient passer du temps à la bibliothèque, appréciant d'étudier et devant montrer l'excellence avec laquelle ils ont été élevés. Lucius apprécie de lire un bon roman posté au coin du feu ou dans sa chambre, cet entre où personne n'ose le déranger. Il ne lui laissera pas entendre non plus qu'il porte une affection particulière aux alcools hors de prix qui lui permettent de tuer les microbes l'hiver.  Sans avoir besoin de lui poser la question, son regard laissait entendre qu'il désirait savoir si elle se souvenait. Ils avaient emprunté les mêmes livres à plusieurs reprises, un point commun en matière de littérature est un bon point. Les deux sont cultivés. Ils formeront une merveilleuse équipe et la fiancée ne serait pas déçue de trouver dans la bibliothèque des Goldstein des ouvrages par centaines.
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Parchemin envoyé Sam 14 Oct - 16:27

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Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Femme au foyer J’ai juré allégeance : à personne, je suis complètement perdu(e) et je ne sais pas sur quel pied danser, ni à quels saints me vouer. Côté cœur, : Fiancée à Lucius A. Goldstein
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D’apparence calme, Artemis était en réalité anxieuse. Elle avançait sur un terrain dangereux et si elle disait un mot de travers, Lucius pouvait bien partir en arguant qu’il refusait ce mariage. Pourtant, elle était également consciente qu’elle ne pouvait passer sa vie avec une personne qui ne lui conviendrait pas. Un sorcier idiot et aveugle, oui. Mais il était loin d’être tout cela et pour le coup, cela changeait la donne. Elle voulait donc s’assurer qu’ils puissent s’entendre. Ce besoin était somme toute normal et compréhensible. Goldstein. Elle allait, si cette union se concrétisait, porter ce nom dans le futur. Les Goldstein étaient réputés pour leur fortune et les fêtes somptueuses qu’ils donnaient. Les sorciers invités se sentaient toujours si chanceux. Elle n’avait jamais eu cette opportunité avant, leurs familles respectives ne se fréquentant pas vraiment. Bien sûr, ce futur était promesse de rêves. Choyée, riche, une véritable princesse des temps modernes. Elle ignorait qu’en réalité, la famille était complètement fauchée et qu’ils comptaient vivre sur son dos. La jeune femme avait des ressources, son père gagnait bien sa vie. Elle-même économisait beaucoup alors son coffre dans la banque sorcière était plutôt bien fourni. Certainement pas autant que celui des Goldstein avant leur ruine mais ils étaient tout de même à l’aise. La tromperie était au centre de leurs fiançailles : l’un par rapport à l’apport qu’il pouvait avoir pour la famille (fait qui contrarierait certainement beaucoup Lazlo Grimstone s’il l’apprenait un jour) et l’autre parce qu’elle entretenait une liaison interdite et qu’elle imaginait la poursuivre même une fois mariée. Les faux semblants étaient difficiles à vivre même si elle en jouait le jeu depuis toute petite.

La conversation s’orienta sur leur ancienne maison et la jeune femme lui dévoila une faiblesse. Qu’est-ce qui lui prenait à dévoiler une chose sur elle-même à un quasi inconnu ? Artemis avait appris à mesurer ses révélations. Lorsque l’on avouait une faiblesse à quelqu’un, celui-ci se sentait plus fort, rassuré. Il pouvait donc aisément lui en avouer une. C’était une technique de manipulation intégrée par son expérience et n’avait pas foncièrement conscience de le faire. Elle lui donnait l’occasion de montrer sa valeur et surtout, elle essayait de voir s’il allait se montrer encourageant ou pas. Il répondit comprendre et parla alors de son année. Penchant légèrement la tête sur le côté, la sorcière ne le quitta pas des yeux. Hésitant à lui demander d’éclaircir ses mots, il poursuivit son raisonnement. Wow. Elle fut touchée par son discours et ce joli mantra qu’il lui présentait. Elle replongea son regard dans le sien, pour vérifier qu’il y croyait vraiment. Il semblait sincère, ce geste à son cou n’étant pas anodin. « Vos mots sont plein de sagesse, Lucius », commença-t-elle avec une émotion dans la voix. « Je serai donc plus directe. M’autoriserez-vous vraiment à accomplir ma destinée ? » Tout cela était sorti presque naturellement. En réalité, elle avait saisi l’opportunité. C’était bien ce que faisait Artemis : saisir des opportunités. Celle-ci était un peu moins problématique que la dernière... Ou l’avant dernier. Ou l’avant avant dernière. Cet instant partagé avec Nathaniel dans cette cabine d’essayage... Il avait quelque chose d’inquiétant, le Trelawney. Impulsif. Lucius semblait si calme en comparaison... Ignorant son histoire avec cette Serdaigle, du moins l’amertume de Lucius d’avoir perdu le contrôle, elle savait qu’il avait eu des petites amies. Comme son histoire avec Nathaniel n’était pas un secret. Comme le fait qu’elle avait refusé de le suivre et l’avait laissé planté seul parce qu’elle rentrait dans les rangs. Ce geste avait une symbolique forte et elle n’avait pas hésité à laisser les autres le savoir. Lucius n’était alors plus à Poudlard depuis longtemps. Il n’avait certainement que vu le début d’une relation amicale.

Ce qu’elle ignorait en revanche, c’était d’avoir touché ce jeune homme qui se complaisait à se croire supérieur, plus fort, en avouant qu’elle voulait pouvoir y trouver une autre force dans cette relation. Il hocha la tête et pourtant elle n’avait pu voir sa réaction parce qu’il avait baissé les yeux. Quelque chose sembla changer. Une barrière peut-être venait-elle de tomber. Reprenant son assurance, la brune commençait sérieusement à espérer. Se pouvait-il que ce mariage soit... Heureux ? Lui cherchait un soutien, et une personne capable de l’aimer. Pour sûr, Artemis saurait avoir une certaine affection. Elle ignorait en revanche si elle en tomberait un jour amoureuse. Son charme agissait. Il était intéressant et agréable à regarder. Bien que, s’il pouvait être Nathaniel, ce serait mieux.

« Surprenante ? », interrogea-t-elle alors qu’il l’interpellait. Une vision acceptable. Elle supposa qu’elle devrait s’en contenter. Elle comprit qu’il flattait une forme de maturité. Elle avait simplement beaucoup de temps pour y réfléchir, des années même. « Dans ce cas, je suis ravie que nous partagions cette vision. Cela ne peut-être que positif pour la suite », reprit-elle avec un sourire quelque peu amusé. Sa véritable personnalité, il venait d’en avoir un aperçu. Un brin espiègle le temps de quelques secondes, elle reprit son sérieux. Que son futur époux veuille travailler, cela ne la gênerait nullement au contraire pourvu qu’elle puisse elle-même vaquer à ses propres occupations. Autre point commun qu’il partageait, une pensine de la jeune femme était également dissimulée dans sa chambre. Celle qui renfermait son plus noir secret. Lazlo Grimstone aurait certainement donner cher pour la découvrir et comprendre le comportement de sa fille mais non, il n’en savait rien. Et elle avait besoin que ces images soient extraites de son esprit, au cas où un legilimens croiserait sa route.

Absence ? Cela signifiait temps libre et liberté pour Artemis. Si Lucius tiquait -à juste titre d’ailleurs- sur cette notion de liberté elle ne s’imaginait pas l’avoir constamment sur le dos à contrôler chacun de ses faits et gestes. Elle voulait tellement s’extraire de ce manoir justement pour cette raison ! Elle voulait pouvoir vivre ses passions. S’accomplir. D’ailleurs quelles étaient les siennes ? Lui posant la question, le blond lui expliqua avoir un grand intérêt pour les sortilèges. Tiens donc. Penchant à nouveau la tête dans un signe d’assentiment, elle l’écouta lui dire que son travail était une passion. Et la lecture. Artemis se pencha légèrement en avant, signe qu’il venait de toucher quelque chose à son tour. « Mon nom sur... » Oh. Oh. Par Merlin. Elle qui s’enorgueillissait presque de n’avoir jamais été une groupie réalisait à ce moment là qu’ils avaient pu lire les mêmes livres. Il avait touché des livres qu’elle avait lu ! Masquant ce trouble, elle répondit d’une voix amicale : « Oui, j’ai toujours lu. C’est une douce évasion pour tromper l’ennui. » Esquissant un sourire, elle poussa plus loin leur conversation. « Et quel est votre ouvrage préféré alors ? » Elle rit légèrement. « Excusez-moi, cette question est terrible. Comment pourriez-vous n’en choisir qu’un ? » Lui dire qu’elle s’en souvenait serait un mensonge. Elle avait donc hoché poliment la tête et poser une toute autre nouvelle question. Plus spontanée, il allait certainement pouvoir avoir un aperçu de ce qu’elle pouvait réellement être : plus lumineuse, plus enjouée. Mais en Russie, montrer ses sentiments n’était pas une chose bien vue et son éducation faisait qu’elle ne pouvait pas toujours les exprimer.



 

I got to make you mine ϟ ft. Lucius A. Goldstein

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