indiscrétions
- gossip witch est bavarde -


L’homme en Jupe On a vu semblerait-il un sang pur jouer les transformistes au Cirque Avery. Nous n’avons pas encore de nom mais son jeune âge semble indiquer que son travestissement est une quête identitaire !

La tête d’enterrement N'est-il pas courant que lorsque l'on perd un être cher, on verse quelques larmes ? Eh bien si la mort de l'Actrice Louise de Montmorency emeut les foules, sa fille ne semble pas bien touchée. Etrange non ?

Le dimanche au Pays de Galles c'est le jour des mariages Il y a des évènements heureux dans ce monde enfin si l'union forcée et arrangéeest un évènement heureux ! Desmond Meadowes s'est débarassé de sa plus jeune soeur, reste la plus vielle des deux.




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(Siovia) ✦ No one can hurt you now

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Parchemin envoyé Jeu 28 Sep - 18:42

- I am Odedient, what else ? -
Je suis : Syriane , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 31/05/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 69 hiboux. J’incarne : Adelaide Kane , et l’avatar que je porte a été créé par : Zuz, Hylektos, Balaclava, Texas Flood, Lux, Beyli. Signature : Bat'phanie. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Mererid, Priam & Valeryan Je parle en : #71494B



Je suis âgé de : 27 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : restauratrice d'art au musée magique de Londres. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres mais sans être mangemort parce que c'est ce qu'on attend de moi. Au final, je ne fais que suivre, sans réelles convictions. Côté cœur, : je suis fraîchement mariée à Drefer Rackharrow, sans amour et par désir de défier le destin.
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No one can hurt you now
« Don't you dare look out your window, darling. Everything's on fire. The war outside our door keeps raging on. Hold onto this lullaby Even when the music's gone. »

27 Août 1991
S
ur le pas de la porte, l'hésitation la saisit. Dévorants remords, peur que tout se délite en mille morceaux si elle franchit ce seuil, si elle se le permet. Pourquoi ne pas être venue plus tôt, et surtout, pourquoi venir maintenant ? Le plan pour sauver Avia s'est déroulé sans accroc, venir se présenter chez Altaïr Spudmore revient à pousser la chance plus loin encore. Son implication lui a déjà coûté beaucoup. Pour convaincre le mangemort que sa fille était bien vivante, il avait fallu qu'elle lui avoue son don. En remerciement, l'homme avait promis son silence quand à ce secret bien gardé, mais jusqu'à quel point pourrait-elle compter sur un sorcier aux dessins aussi sombres ?

Si Siofra devait être honnête envers elle-même, elle avait presque été soulagée de découvrir qu'Avia, une fois libérée, n'avait pas tout bonnement disparu avec Vega. Bien qu'elle souhaitait ce bonheur à son amie, elle avait déjà passé de longs mois à se demander si elle était encore en vie, une situation pesante pour la cadette des Meadowes. Elle ne l'avouerait pas si aisément, mais elle avait besoin de cette meilleure amie si différente d'elle, au cœur infiniment plus courageux. Presque un an qu'elle ne l'avait plus revu, que la rousse s'était littéralement envolée dans la nature. Doucement, elle abat le heurtoir sur le battant de la porte deux fois, et prie pour qu'Altaïr accepte de la recevoir.

Chaque seconde qui passe lui semble durer une éternité, jusqu'à ce que la porte s'entrouvre enfin et que le visage dur du patriarche Spudmore n'apparaisse. Aussitôt, Siofra se sent minuscule face à lui et baisse légèrement les yeux, intimidée. « Je suis désolée de vous déranger ainsi, je me demandais si... Si je pouvais voir Avia... » Elle perçoit son léger froncement de sourcils, et surtout sa manière de la regarder avec un évident mépris. À ses yeux, malgré l'aide qu'elle lui a apporté, sans doute ne reste-t-elle qu'une fille sans grande utilité et sans ambition, et qui contrairement aux autres Meadowes n'a pas prêté allégeance aux mangemorts. Autant de raisons de la traiter avec méfiance, mais il l'estime sans doute trop lâche pour frayer avec les rebelles, puisqu'il finit par reculer pour la laisser entrer. D'un geste, il indique l'étage, où elle devine qu'Avia doit se trouver. Elle a déjà parcouru ces pièces, mais une étrange angoisse la saisit en montant les escaliers. Avia sera-t-elle la même, après tout ce qu'elle a dû vivre ces derniers mois ? Il y a des années déjà, elle avait eut la sensation de perdre sa meilleure amie. Si elle n'en a jamais eut la preuve, elle suspecte que son père soit le coupable de cette infamie. Peut-être l'avait-il en partie fait pour la protéger, tout comme Siofra n'avait jamais révélé la supercherie à Avia... Mais le tord causé n'en était pas moins réel. Pour avoir indirectement empêché la rousse d'être elle-même, de vivre comme elle le désirait, Sifora ne se pardonnerait sûrement jamais.

Elle pousse d'une main incertaine la porte de sa chambre. « Avia ? » Quand elle la voit enfin, les larmes lui montent aussitôt aux yeux et elle se fige, avant de s'élancer vers la rousse. Siofra ne s'imagine pas une seconde qu'elle pourrait la repousser, l'émotion prenant le dessus sur la raison. Elle enroule ses bras autour d'elle et la sert fort, peut-être un peu trop, tandis qu'un sanglot de joie lui secoue les épaules. « Je suis désolée... » Elle reprend une respiration saccadée avant de finir : « De ne pas être venue plus tôt... » Elle parvient à se détacher de son amie, sans pour autant la lâcher. Ses mains se posent sur ses épaules et elle trouve le courage d'affronter son regard, avec dans le creux du ventre la crainte d'y lire des reproches. « J'avais peur », lâche-t-elle à voix basse. Nul ne doit l'entendre, comprendre son rôle dans la libération de la rousse. Elle extirpe sa baguette de sa manche et d'un geste, fait se fermer la porte de la chambre. « Il te traite bien ? » murmure-t-elle alors, dévisageant Avia comme pour déceler le moindre signe de violence récente.
©️ Starseed


I do believe we're only passing through. Wired again, look who's laughing. You again, all you, all you, all you - Ben Howard

Parchemin envoyé Lun 6 Nov - 23:06

- I am Odedient, what else ? -
Je suis : Gallifreys aka Lexxie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 07/04/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 672 hiboux. J’incarne : Holland - la rouquine - Roden , et l’avatar que je porte a été créé par : un créateur de bazzart, merci . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Astra Black, Gideon Peverell, Skander Lupin. Je parle en : #??????



Je suis âgé de : 27 années brisée , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : prisonnière des mangemorts, ils tentent de m'exploiter pour mon don. Quand comprendront-ils enfin que je ne contrôle rien, qu'ils m'achèvent je n'en peux plus. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : c'est plutôt complexe, je suis complètement perdue.

Dossiers du ministère
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NO ONE CAN HURT YOU NOW
SIOFRA MEADOWES & AVIA SPUDMORE

Les journées sont longues, pour ne pas dire interminables.  Mais elle a comme perdu la notion du temps depuis tellement de temps. On lui avait dit que bientôt cela ferait un an qu’elle était aux mains des mangemorts. Si au début elle avait espéré que L’Ordre viendrait la sauver, elle avait abandonné cette idée, cette douce utopie. Ils n’avaient rien à faire d’elle, personne n’avait rien à faire d’elle. Elle s’était convaincue de tout cela, il n’y avait que Vega qui avait réussi à la retrouver, il n’y avait qu’elle qui avait réussi à faire quelque chose pour elle. Bien qu’elle l’ait sortie d’une prison pour une autre, ça comptait, ça comptait tellement. Avant tout cela, avant de basculer de l’autre côté, elle avait une vie. Une autre vie. Il y avait Galatea dont elle avait épousé puis tué le frère en légitime défense, ruinant leur amitié à jamais. Il y avait Artemisia, mais, le fait qu’elle soit passé à l’ennemi ne pourrait jamais rabibocher leurs liens. Et il y avait Siofra, la douce Siofra, mais, pour Avia son passage à l’ennemi avait sans doute tout détruit, à ses yeux, il ne lui restait rien de plus qu’un père instable, et violent, et Vega, bien sûr, sa brave Vega. Elle ne se doutait pas que la visite du jour allait changer cela, elle allait changer l’idée même qu’elle n’était plus seule, plus maintenant.

Le silence apaisant suivit de l’angoisse des pas qui font craquer le parquet du couloir. A chaque fois, elle se demandait ce que son père allait venir lui faire, lui dire qu’elle était un monstre, sa plus grande déception, qu’il allait la déshérité pour la remplacer par son bâtard, pour la sommer d’avoir une vision pour que la première fois de sa vie elle soit utile ? Elle ne savait pas, mais le craquement du parquet l’angoisse. Terriblement. Elle a ce nœud au fond de sa gorge qui la paralyse. Elle est debout, c’est dans ces moments qu’elle ne sait plus très bien ce qu’elle voulait faire, comme si ses neurones avaient été grillés par cette année épouvantable. La torture y était sans doute pour quelques choses. Mais elle était toujours là, perdue, égarée, mais bel et bien en vie. Quand on pouce sa porte, la grincement presque sourd lui glace toujours le sang, mais la voix, ce n’est pas celle de son père,  « Avia ? » Une voix d’outre-tombe, la voix d’une autre vie. Elle tourne alors la tête vers la porte. Siofra – est-elle vraiment là, où était-ce un mirage de son imagination ? Il ne lui faut qu’une poignée de seconde pour la voir s’élancer vers elle, et la serrer dans ses bras. Elle était réelle. Vraiment. Son étreinte état surréaliste, elle pleure alors, de joie peut être, elle n’arrive plus à comprendre les gens, « Je suis désolée... »  C’était elle qui était désolée. « De ne pas être venue plus tôt... » Elle était là c’était le plus important. Pour la première fois depuis presque une année, elle ne se sentait plus abandonnée. C’était un progrès inestimable.

L’étreinte est rassurante, familière, apaisante. Elle a d’un revers de la main apaisé l’angoisse que ce soit son père qui vienne pousser la porte de sa chambre. Quand elle la relâche, elle tient toujours ses épaules, comme si elle aussi s’assurait qu’elle était bien réelle, et non une foutue chimère. « J'avais peur » Evidemment, elle était une traitresse, évidemment qu’elle avait peur d’elle. Avia le comprenait tellement. Elle n’avait pas revu les personnes qui lui étaient chères depuis si longtemps, comme si les personnes comme les Rackharrow, Circée, Irvin et les autres, comme s’ils ne voulaient plus la voir. D’un coup de baguette, Siofra ferme la porte, et demande alors, « Il te traite bien ? » Bien ? Elle ne savait plus vraiment ce qu’était le bien, ou ce qu’était le mal. Ses sens, ses émotions, ses limites, ses seuils de tolérance, sa conception des choses, tout était sans dessus dessous. Il lui était impossible de dire quoi que ce soit, elle avait trop peur de lui. Elle qui l’avait aimé plus que tout autre être au monde, elle découvrait la face cachée du monstre. Pourtant, il était ainsi depuis sa plus tendre enfance, et bien même avant. Elle le voyait sous son véritable jour, lui l’homme qui avait brisé ses rêves, sa vie, et maintenant sa volonté. Elle le détestait tellement, mais la peur était si forte qu’elle n’était même pas capable de le formuler à voix haute. Elle était tétanisée.

Elle est debout, mais c’était uniquement parce que les mains de Siofra sur ses épaules l’empêchaient de chuter. Siofra avait changé depuis la dernière fois qu’elle l’avait vu, il y avait maintenant plus d’une année de cela. De l’eau avait coulé sous les ponts, les gens avaient changés. Elle aussi. Elle la regarde, une expression neutre sur le visage, et puis au bout de quelques secondes, un sourire triste, quelques larmes muettes qui pointent aux coins de ses yeux. « Je vais bien. » Un mensonge, « Promis. » Un autre mensonge, elle essayait plus de se convaincre que c’était le cas, de se convaincre qu’elle allait bien.  Le sourire triste sur ses lèvres est pourtant sincère. Elle est heureuse de la voir, cette amie de longue date, la meilleure d’entre tous, celle en qui elle avait le plus confiance. Mais, elle est tirée de ses pensées par son équilibre encore instable, son corps n’est pas remis des mois de souffrance, probablement marqué à jamais. « Je dois… » M’asseoir, ne finit-elle pas par dire, elle se retient un peu à Siofra pour se laisser tomber, assise sur le lit à deux pas de là. Elle invite son amie à faire de même, silencieuse.  Elle n’est pas vraiment en mesure de parler beaucoup, ça change de l’ancienne Avia qui était un moulin à parole qui ne s’arrêtait jamais vraiment. Ça changeait tellement. « Merci. » Dit-elle à voix basse, sa présence était si rassurante, si apaisante ;c’était le premier visage amicale depuis si longtemps. Bien sur, il y avait Vega, mais ce n’était pas totalement pareil, c’était la femme qu’elle aimait, pas l’amie, pas la meilleure amie. C’était différent, important, mais différent.  Puis, elle tourne la tête vers elle, maintenant qu’elle est assise, prête à affronter son regard. Elle avait grandi aussi, changé, mûrit, une année écoulé, ça vous change quelqu’un. « Et toi… » Commence-t-elle alors, la voix serrée, dénuée de la force de jadis, « Et toi, tu vas bien ? » Inquiète pour ses proches, c’était une chose qui ne changerait jamais pour Avia, elle s’enquérait toujours de l’état des autres avant le sien, ça n’avait pas changé, au moins il restait une part d’elle intacte, ou presque.





I TAKE EVERYTHING I AM FEELING, EVERYTHING THAT MATTERS TO ME… I PUSH ALL OF IT INTO MY FIST, AND I FIGHT FOR IT.


Parchemin envoyé Jeu 9 Nov - 2:59

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Je suis : Syriane , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 31/05/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 69 hiboux. J’incarne : Adelaide Kane , et l’avatar que je porte a été créé par : Zuz, Hylektos, Balaclava, Texas Flood, Lux, Beyli. Signature : Bat'phanie. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Mererid, Priam & Valeryan Je parle en : #71494B



Je suis âgé de : 27 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : restauratrice d'art au musée magique de Londres. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres mais sans être mangemort parce que c'est ce qu'on attend de moi. Au final, je ne fais que suivre, sans réelles convictions. Côté cœur, : je suis fraîchement mariée à Drefer Rackharrow, sans amour et par désir de défier le destin.
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E
lle n'est pas dupe. Oui, Siofra est parfois naïve, mais elle est aussi trop sensible pour qu'on la trompe ainsi. « Je vais bien. » Elle les voit, ces discrètes larmes qui se glissent aux coins des yeux d'Avia. Sa simple réaction, ou plutôt absence de réaction, en dit bien plus que de longs discours. Le cœur de Siofra se serre et elle fronce les sourcils sans la quitter des yeux. « Promis. » Au sourire qui accompagne ce mensonge, elle ne peut s'empêcher de répondre par un des siens. Elle ne veut pas insister, chercher à obtenir la vérité. Il suffirait de quelques mots de trop pour la bousculer, elle le sent. Elle force donc ses lippes à s'étirer dans une moue qui se veut rassurante.

Quand elle la sent légèrement tanguer sous ses mains, ses yeux s'ouvrent de surprise. « Je dois… » Elle devine la suite, accompagnant son amie tandis que celle-ci s'abandonne plus qu'elle ne s'assoie sur le lit. Se posant à ses côtés, elle tente de comprendre pourquoi la sorcière est toujours aussi faible alors qu'elle a été délivrée il y a un certain temps déjà. Des réponses lui viennent, mais celles-ci sont trop effrayantes pour qu'elle les laisse s'imposer à son esprit. « Merci. » Elle secoue le menton. Il n'y a pas à dire merci. Bien qu'elle n'ait pas pu le montrer comme elle l'aurait voulu, Avia est parmi les êtres les plus chers à ses yeux. Pour elle, comme pour Kieran, elle donnerait tout sans hésiter une seconde. La voir dans cet état, à des lieux de celle qu'elle a connu, la secoue plus qu'elle ne s'y attendait. Doucement, comme on approcherait un animal blessé, elle tend la main pour prendre celle de la rousse et la serrer légèrement. « Et toi… Et toi, tu vas bien ? » Elle n'entend qu'à moitié la question. Quelle importance qu'elle aille bien, avec tout ce qu'Avia a pu subir au nom de cette maudite guerre ? Certains auraient dit que la fille d'Altaïr avait bien cherché ses ennuis, qu'elle s'était jetée dans une cause perdue et assumait à présent les conséquences de son idiotie. Plus d'une fois, Kieran lui avait dit de ne pas trop y penser, d'accepter qu'Avia soit à présent une « ennemie ». Artemisia aussi pensait une telle chose, pire encore, elle en voulait à Avia de les avoir abandonné et de nourrir de tels idéaux. Mais Siofra ne comprend pas cette guerre et ne la comprendrait sans doute jamais. Elle ne peut pas lui reprocher quoi que ce soit, pas quand elle se trouve lâche de ne pas protester chaque fois qu'une violence est commise au nom des siens. Elle songe parfois avec confusion à tout le sang répandu par sa famille et se demande pourquoi elle ne pense pas comme Avia, pourquoi elle n'a rien d'une guerrière. Qu'y a-t-il de si différent entre elles ? Bien sûr, Siofra reste convaincue que les purs et les impurs ne pourraient jamais vraiment se mélanger, même si les raisons de cette vérité lui semblent un peu floues. Mais cela ne justifierait jamais le meurtre, pas à ses yeux.

Elle fixe Avia depuis de longues secondes, sans répondre à sa question. La peine se lit sur son visage quand elle demande, d'une voix qui s'étouffe : « Par Morgane, que t'ont-ils fait ? » Elle n'attend pas vraiment de réponse, en vérité. Simplement, elle ne peut s'empêcher de mettre des mots sur cette sensation douloureuse qui l’empoigne quand elle regarde sa meilleure amie. Où sont passés les éclats de rire, les grandes déclarations bravaches, les petits sourires espiègles dont elles seules avaient le secret ? Oui, la situation ne s'y prête pas, et oui, Avia a connu bien des peines au fil des années ; mais il lui semble que c'était hier qu'elles pouvaient encore se sourire pour de vrai et se confier les mots du cœur sans craindre de jugement. Les secrets gardés par Siofra n'y avaient rien changé, en vérité. Elle avait bien caché sa culpabilité et ses remords sous le reste, comme elle savait le faire, compensant ses erreurs par plus de sincérité que jamais.

Mais ils l'ont abîmé. Ils l'ont changé d'une manière qu'elle n'a encore jamais vu, qu'elle peine à comprendre. « Tout ira bien, je vais tout réparer », pourrait-elle dire mais ces mensonges là l'effraient. Elle déteste ne pas tenir sa parole, et elle ne sait pas comment soigner ce genre de blessures. Elle s'est mise à pleurer, telle une gamine idiote, trop sensible. Ses deux mains se sont posées sur celle d'Avia et ne la lâchent plus, comme si elle craignait qu'elle ne s'évapore soudain. « Excuse-moi.. » Elle s'essuie les yeux d'un geste presque rageur. Ce n'est pas elle qui a souffert, alors pourquoi craque-t-elle ainsi ? « J'ai jamais cessé de penser à toi. Je savais pas où t'étais. Je pensais que vous étiez parties ensemble. » Encore aujourd'hui, le prénom de Vega est curieusement tabou, elle craint qu'Altaïr n'entende. Pourtant ces quelques mots la trahissent sans même qu'elle ne s'en rende compte. Elle qui n'était pas supposée savoir qu'elles s'aimaient, qu'elles étaient susceptibles d'un jour se retrouver. « J'aurais dû mieux chercher.. » Elle secoue la tête, n'osant plus vraiment la regarder. « Mais je ne pouvais rien dire, rien demander, sans qu'on pense que.. » Que j'étais comme toi. Une traîtresse. Réalisant la violence de ces mots, elle se reprend presque aussitôt, levant les yeux vers elle. « Je m'en fiche, tu sais ? » souffle-t-elle à la hâte. Elle cherche comment l'exprimer de la bonne manière, sans trahir son avis mitigé sur cette guerre. « Tu es toujours la même, à mes yeux. Rien ne pourrait le changer. » Son premier sourire depuis de trop longues minutes. Elle regarde la rousse avec une tendresse qu'elle ne peut contenir bien qu'elle lutte contre la tristesse qu'elle éprouve à la voir si changée. « Je vais bien, depuis que j'ai passé cette porte.. » Enfin, elle répond à cette question en évitant bien des sujets, comme ses récentes fiançailles. Hors de question de l'inquiéter avec ces choses là ; elle aurait tout le temps de lui en parler plus tard, si elle en venait vraiment à se marier. « La vie est affreusement ennuyeuse, sans toi », souffle-t-elle sur le ton de la confession, un sourire taquin aux lèvres. Elle n'est pas certaine de trouver écho chez Avia, mais ne peut s'empêcher d'essayer.

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