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I'm paralyzed. (ERZSÉTINA)

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Parchemin envoyé Mar 15 Aoû - 21:40

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 27/07/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 299 hiboux. J’incarne : Daisy FUCKING Ridley , et l’avatar que je porte a été créé par : @moi-même, Gallifreys, ne pas prendre s'il vous plait. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Astra, Avia, Arthur, Gideon & Skander Je parle en : #??????



Je suis âgé de : 22 années qu'elle foule cette terre, si elle a vu le jour dans un contrée qui n'est pas si lointain, voilà vingt deux années qu'elle tente de s'épanouir en Angleterre. , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : diseuse de bonnes aventures dans le Cirque de la famille, j'ère de villes en villes avec la troupe, accordant un instant pour lire l'avenir dans la paume de le main, mais surtout par le biais du reflet mirobolant de quelques galions. J’ai juré allégeance : à personne, je suis complètement perdu(e) et je ne sais pas sur quel pied danser, ni à quels saints me vouer. Côté cœur, : célibataire depuis longtemps, je crains tout ce qui se rapport à l'amour et aux hommes. Les contacts humains me connectent à l'avenir parfois brutal des gens, et ne m'attirent pas. Du moins, c'est ce dont je tente de me convaincre.
malle
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I'm paralyzed (ERZSÉTINA)
i'm paralyzed Where are my feelings?I no longer feel things, I know I should, I'm paralyzed Where is the real me? I’m lost and it kills me inside. (...) When did I become so cold? When did I become ashamed? Where's the person that I know? They must have left With all my faith.

Les solutions ne sont pas un luxe qu’elle est en mesure de d’offrir parce qu’elle ne comprend pas. Elle ne comprend pas pourquoi elle voit à chaque contact humain et physique un peu prolongé ou non l’avenir de la personne. Parfois, c’était comme si sa propre existence n’avait aucune importance. Pour qui aurait-elle de l’importance après tout ? Sa famille, peut-être. Pour sa mère, très certainement. Pour son oncle aussi. Elle doutait d’être importante pour ce père qui répétait sans cesse les mêmes erreurs.  Tu n’es pas importante, tu n’es rien, tu ne mérites pas de vivre ou de ressentir. Elle s’est convaincu de ces trois items sans l’aide de personne. Elle s’en soit convaincu, elle le sait. La trahison de Deus n’a fait que la laisser penser cela de façon encore plus assidue. Elle ne vit pas pour elle, elle n’a jamais vécu pour elle, comment le pourrait-elle ? Avec elle, le contact humain est physiquement impossible, elle ne sait pas ce qu’est la vie, les émois amoureux, les caresses et les baisers. Elle ne connait rien, douce innocente, marionnette d’un cirque qui l’érige en voyante de talent, éclipsant l’humain, éclipsant la vie, éclipsant la jeune femme. Elle n’a jamais vécu, parce qu’elle ne pouvait pas. mais il y avait cette lueur, cet espoir, infime.

Son amie de longue date, depuis Poudlard exerçait une profession en lien avec la magie noire. Jamais elle ne l’avait ouvertement dit, mais elle le savait Tina, elle l’avait vu par le passé, dans l’une des rares visions dû à sa maladresse quand elles étaient à Poudlard. Elle n’en parlait jamais, de ces maladroites et impromptues visions, car la plupart des gens ne veut pas connaitre l’avenir. Elle a vu passé un brevet dans la gazette et elle a su que c’était le moyen. Peut-être qu’un soupçon de magie noire pourrait finir par l’aider à vivre… normalement ?  Elle doit se rendre à Pré Au Lard. Depuis l’altercation décisive avec Amadeus, elle peine à transplaner jusqu’à là-bas. La ville est en pleine effervescence depuis la prise de Poudlard par les mangemorts, mais Tina se fiche de la politique. Elle rase un peu les murs, la tête baissée quand elle aperçoit au loin la boutique de son amie. Elle allait s’y diriger tout droit, quand en sort soudainement le diable en personne : Circée Rackharrow, une poussette dans les mains. Hautaine, comme souvent, elle terrifie encore Tina après toutes ces années. Les brimades, mais la hantise de ce placard où elle l’avait enfermée une journée entière sans que personne ne s’aperçoive de son absence. Elle la détestait. Elle baisse la tête, et change de direction, se cachant brièvement. Ouf, elle part dans une autre direction.

Le champ libre, Tina recouvre une respiration normale quand la sorcière s’éloigne. Elle le savait amies, très bonnes amies, meilleures amies même. Si bien que quand Tina était allé au mariage de la rousse, elle avait eu la hantise de la voir venir toute la durée, mais non. Elle n’était pas prête à la croiser elle ne le serait jamais, marquée par une scolarité douloureuse. Circée était étrange mal vu, mais elle avait trouvé plus faible qu’elle en la personne de Tina. Sans doute que Sissi n’avait jamais vraiment su pourquoi Tina avait tant peur d’elle, ou bien ce que son amie lui avait subir. Qu’importe, elle ne se plaindrait jamais, refusant de fortifier son statut de victime.  Elle pousse la porte de la boutique, un peu incertaine, mais elle n’avait plus le choix, maintenant que la sonnette tinte, elle n’a plus le choix. La rousse semble déjà repartie, et la brune tremblante se retrouve face au serpent qui apparaît comme attiré par la sonnette, une créature qui la fascine car elle les trouve majestueux, mais qui l’effraie un peu. Elle est habituée aux animaux magiques maintenant qu’elle est dans un cirque. Elle appelle alors, « Sissi ? » Elle n’a pas une grosse voie Tina, elle est menue, fragile, incertaine, et douce.

Tina parle en cc3366




Spoiler:
 

Parchemin envoyé Jeu 17 Aoû - 1:05

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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 915 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, Hishnack & Texas-Flood ♥︎ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de quatre mois. Champ Libre :
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
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Paralyzed.
« Remember this: Nothing is written in the stars. Not these stars, nor any others. No one controls your destiny. » - Gregory Maguire, Wicked.


U
ne bulle. Sissi vit dans une bulle depuis plusieurs jours, plongée dans des pensées douces, dans ce drôle de bonheur qui la rendrait un peu stone. Rien ne vaut le sourire de Kenan, rien ne vaut les protestations du petit glouton qu’est Emrys. Le malheur lui glisse dessus pour la première fois de sa vie, un brin indifférente à ce qui l’entoure. C’est peut-être les vitamines de Valeryan, à croire qu’il la drogue. Ou c’est simplement le fait de se sentir utile, de travailler, d’être occupée qui l’empêche de voir les côtés désagréables d’une société gangrenée. Elle fait partie de cette maladie, désormais, et si elle va bien ces trois derniers jours, ça ne signifie pas qu’elle ne fera pas de rechute, que la colère, la frustration et la peine ne referont pas surface avec violence. Elle n’a toujours pas trouvé le moyen d’évacuer les sentiments négatifs, de garder sous contrôle la tempête. C’est comme tenir en laisse un chien affamé qui ne demande qu’une caresse pour vous arracher les doigts ensuite. Sombre tentation qui flotte sans cesse dans un coin de ses pensées, qu’elle repousse, s’abreuvant de l’innocence de son enfant pour tarir la soif de connaissances, l’envie de repartir à la découverte d’arcanes plus noires qu’elle ne peut actuellement en gérer.

L’index trempe dans le reste de crème au citron qu’elle avait préparé pour la tarte qui cuit dans le four, à l’étage de la boutique. Un sourire en coin, elle goutte la saveur acide, le regard se perdant par la fenêtre en direction de la librairie plus loin dans la rue. Un mouvement dans le couffin attire son attention, l’arrache à ses rêveries en tirant sur le fil de cet instinct maternel aussi improbable que réel, aussi surprenant que viscéral. « Tu passes toute ta vie à manger toi, tu tiens bien de papa.. » Elle oublie, quand elle le prend dans ses bras, toutes ces émotions brutales et aléatoires qui savaient si bien s’emparer d’elle. Après les tracas des hormones, elle n’avait pas récupéré ce caractère si froid qui était le sien, non qu’elle ne sache plus se fermer ainsi et se montrer hostile mais elle n’avait simplement pas besoin de se protéger de cette façon - plus à longueur de journées, plus avec cette sensation de solitude glaciale. Elle ne niait pas ses mésaventures de juillet, elle préférait choisir d’avancer. Le biberon préparé et la température vérifiée, elle offre enfin au garçon le lait qu’il réclame avec tant de ferveur. « Tu ne veux tout de même pas que je t’en donne toutes les demi-heures, mh ? Tu vas finir par rouler, petit diable. »

« Sissi ? » Le serpent sort la tête de sous le fauteuil, ses deux yeux jaunes scrutant la silhouette menue d’Augustine, seul un sourcil lui manquant pour exprimer l’interrogation. Il penche la tête d’un côté puis de l’autre, l’air perplexe. Le prend-t-elle pour une sonnette ? Non madame, il n’est pas un serpent à sonnette, il est un fier cobra royal largement plus évolué que la moyenne et fier de l’être ! En plus sa Sissi est occupée avec son oeuf, c’est important, on ne doit pas la déranger pour n’importe quoi. Il aime le calme, le tout petit humain, il aime avoir sa mère pour lui seul. Sissi n’est définitivement pas raisonnable de se laisser utiliser comme ça par tous les sorciers qui veulent des cailloux brillants. Il aurait soupiré si il avait pu au lieu de quoi il siffle à la brune : « J’y vais. Jussste pour cette fois. »

Le son des escarpins indique qu’elle se déplace, Emrys toujours dans les bras. Elle descend les escaliers en colimaçon avec prudence, tentant de ne pas déranger le nourrisson qui ne veut pas qu’on le défasse de son biberon. Elle a presque retrouvé la forme et la ligne, la rousse, elle a presque retrouvé l’allure d’avant cette naissance. Valeryan lui répète encore souvent qu’elle ne peut guère perdre le poids qu’elle n’a pas pris, comme un reproche. La robe noire et les escarpins rouges sont caractéristiques de son style vestimentaire depuis que Kenan est entré dans sa vie, bien qu’elle ait toujours eu un look assez particulier. Elle a gagné en élégance, la provocation toujours présente mais par touches moins évidentes. « Tina ? Tout va bien ? » Elle s’approche mais n’initie aucun contact, ni l’une ni l’autre n’appréciant ce type de proximité. Poudlard était si loin, elle s’en rendait compte à présent. Combien de fois Augustine - dont elle n’avait jamais prononcé le prénom complet, trop français pour elle quand sa propre identité trop hongroise était un défi pour les autres - avait-elle entendu Sissi râler contre Kenan, le traiter de tous les noms de créatures magiques ?       

SISSI : # 477C64 - DAKSHA : # A8A8A8 - FOURCHELANG : italiques.
© Starseed



Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Jeu 24 Aoû - 23:35

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Je suis âgé de : 22 années qu'elle foule cette terre, si elle a vu le jour dans un contrée qui n'est pas si lointain, voilà vingt deux années qu'elle tente de s'épanouir en Angleterre. , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : diseuse de bonnes aventures dans le Cirque de la famille, j'ère de villes en villes avec la troupe, accordant un instant pour lire l'avenir dans la paume de le main, mais surtout par le biais du reflet mirobolant de quelques galions. J’ai juré allégeance : à personne, je suis complètement perdu(e) et je ne sais pas sur quel pied danser, ni à quels saints me vouer. Côté cœur, : célibataire depuis longtemps, je crains tout ce qui se rapport à l'amour et aux hommes. Les contacts humains me connectent à l'avenir parfois brutal des gens, et ne m'attirent pas. Du moins, c'est ce dont je tente de me convaincre.
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Elle n’aime pas vraiment Pré Au Lard, elle n’avait jamais osé y mettre ne serait-ce qu’un orteil quand c’était sous occupation Phénix. Elle a tellement peur de faire un pas de travers Tina, à chaque fois, peur de ne pas faire ce que les gens attendaient d’elle. Elle vit sans cesse dans la peur Augustine. La sienne à commencer, puis, celle des autres. La peur la muselle, et lui lie les mains sans qu’elle ne puisse faire quoi que ce soit. La jeune voyante tremblait encore d’avoir croisé ce qui durant sa scolarité s’était apparenté au diable en personne. Jamais Circée ne s’en était prise à elle devant témoin, ça avait toujours été fourbe et malsain. « La moche Avery », lui avait-elle dit, bien sûr à l’époque Tina était bien plus à l’aise derrière ses épais cheveux bruns mal coiffé et ses grosses lunettes. Elle avait évoluée depuis ce jour, pas mal pour ne pas dire énormément. Elle avait grandi rapidement en dernière année, et avait coupé ses cheveux pour cesser de se cacher derrière d’épaisses anglaises. Elle était « plus jolie » maintenant, mais toujours incapable de se mettre en valeur, elle ne voulait pas, préférant passer inaperçu et n’attirer personne. Sa logique était étrange mais, si elle n’était pas jolie, personne ne la regardait, personne ne s’intéressait à elle, du coup, elle ne risquait pas d’avoir quelqu’un proche d’elle physiquement et ne devrait subir aucune vision traumatisante.

La créature rampante la laisse livrée à elle-même. Sans doute va-t-elle prévenir sa « maitresse », elle ne savait pas si la créature percevait Sissi de la sorte ou non. Les créatures magiques étaient un monde assez étrange à la sorcière, bien qu’elle ait grandi dans un cirque, elle avait toujours été distante des bestioles, sauf de son chat Moony, chatméleon surprenant qui ne quittait jamais la sorcière dès lors qu’elle était dans l’enceinte du cirque, la suivant encore plus que sa propre ombre.  Elle entend quelques secondes plus tard le bruit des escarpins sur le sol, marque de fabrique de la sorcière, bien évidemment. Elle l’enviait de savoir marcher avec de pareille chaussures, Tina elle n’arrivait pas à marcher avec des talons pour la simple et unique raison que ça ne lui ressemblait pas le moins du monde, pas du tout. Les talons, les robes rouges, le maquillage et le rouge à lèvre c’était pour la Voyante Ecarlate, ce n’était pas pour elle, définitivement.  Elle apparait dans l’escalier, le nourrisson dans les bras – les enfants c’est un monde à des années lumières de Tina, elle est persuadée que jamais elle n’aura d’enfant, elle en est même certaine. Elle ne croit pas l’immaculée conception, sans cela, aucune chance que cela arrive.  Elle sourit en voyant la mère et l’enfant, enviant cette relation. Elle sait combien un enfant et sa mère peuvent être proche.

Elle garde ses distances avec elle, tant mieux. Elle n’aime pas devoir embrasser les gens qu’elle rencontre, ni les prendre dans ses bras. Elle refuse d’avoir des visions concernant les gens qu’elle aime, c’est pour cela qu’elle préfère garder une distance avec eux. « Tina ? Tout va bien ? »   C’était rare voir inédit qu’on lui demande si tout allait bien. Elle n’est pas habituée à ce genre de question. Va-t-elle bien ? Elle ne sait pas vraiment.  Elle ne sait pas ce que c’est d’aller bien. Elle ne se souvient de la dernière fois qu’elle s’est levé reposée, et sereine pour la journée à venir.  « Je… » Bafouille-t-elle. « Oui. » Le « oui »  est maigrelet, presque un murmure. Elle lève les yeux vers son amie, et son fils. C’est un vrai bout de chou, un minuscule bout d’homme. Qui aurait cru que Kenan et Sissi auraient une pareille petite créature à leur image un jour ? Tina y croyait parce que jadis, elle l’avait aperçu au détour d’une vision, surprise, mais ravie que l’avenir mette un peu d’eau dans le jus de citrouille de ces deux là.  « Il est vraiment adorable. » Dit-elle en regardant l’enfant dans ses bras. Elle n’ose pas s’approcher de lui, elle ne veut pas voir l’avenir de la frêle et adorable petite créature. « Et dire que j’ai dû tenir ma langue, il vous en a fallu du temps pour vous apprivoiser Kenan et toi. » Elle sourit, « Il y a huit ans, la vision m’avait laissé perplexe. » Une confidence comme une autre, sincère, et honnête. Sissi n’avait jamais voulu connaitre l’avenir, maintenant, il y avait prescription puisqu’elle c’était déroulé sous leurs yeux.  « Maintenant, c'est une évidence. » Elle baisse alors les yeux, oubliant ses bonnes manières un peu paniquée dès qu’elle a perdu le fil. Elle fouille dans son sac pour sortir un petit paquet, elle n’avait pas beaucoup d’argent, mais elle était son amie, et il était coutume de faire un cadeau à un enfant. Elle tend le paquet à Sissi, même si elle a les mains bien prise. « Félicitation, mais... ce n’est pas grand-chose, mais j’espère que ça lui plaira, et te plaira. » Une petite peluche, rien de plus. Un petit serpent tout doux, elle connaissait son amie, et son don, et se disait que ça familiariserait l’enfant avec la créature à ses coté. Elle ne dit pas ce qui l’amène, timide, mal à l’aise, et perdue, comme toujours.

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Spoiler:
 

Parchemin envoyé Lun 28 Aoû - 20:20

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Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de quatre mois. Champ Libre :
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L
a timidité de Tina était presque légendaire. Femme mal dans sa peau, demoiselle perdue dans des attentes qui n’étaient sans doute pas les siennes. Ce oui qu’elle répond avec hésitation n’est qu’un signe de plus de son malaise, de sa gêne. Elle n’est pas habituée à ce qu’on s’intéresse à ce qu’elle ressent, à ce dont elle aurait envie. Depuis qu’elles se connaissent, Erzsébet sait cela, elle sait qu’il n’y’a pas plus désagréable pour la fille Avery que d’être au centre de l’attention, du moins pas telle qu’elle est au quotidien, pas telle qu’elle se dévoile, sans fard, sans la scène comme couverture. « Il est vraiment adorable. » Elle ne peut retenir son sourire doux en baissant les yeux sur l’enfant accroché au biberon. Il est encore si petit mais désormais hors de danger, son parrain ayant veillé à ce qu’il devienne suffisamment fort et solide pour affronter l’environnement extérieur. Trop innocent, elle aurait désiré le protéger de l’univers, le garder dans une bulle, un cocon de tendresse, ne pas avoir à le mettre au monde dans cette société aux innommables vices qui, trop tôt, le priveraient de cette pureté. « Et dire que j’ai dû tenir ma langue, il vous en a fallu du temps pour vous apprivoiser Kenan et toi. » Tina sourit et Sissi semble intriguée, relevant le nez vers la jeune voyante. « Il y a huit ans, la vision m’avait laissé perplexe. » Huit ans. Elle était si loin d’imaginer cette existence, huit ans auparavant. Siofra Meadowes l’avait avertie l’année passée que si elle abandonnait le combat pour garder Kenan, elle en mourrait mais en recoupant les informations, elle a la sensation que seuls deux choix avaient été possibles : l’aimer ou mourir. Doit-on croire, alors, au Destin ? Elle n’avait jamais aimé être informée de l’avenir, consciente que vouloir l’empêcher n’avait souvent guère de sens tout en sachant que l’humanité se battait irrémédiablement contre l’inévitable, vain espoir de lutter contre la roue du temps. « Maintenant, c'est une évidence. » Une évidence, oui. L’évidence qu’elle n’avait pas fait d’erreur, qu’elle avait fait au mieux pour vivre, pour s’accrocher malgré les défaillances, malgré cette mort trop souvent frôlée qui ne l’avait jamais prise. Tous ces calmants avalés en octobre pour taire les peurs et les souffrances. Elle sentait encore, parfois, le souvenir cotonneux du vide qui l’avait happée avant que Kenan ne lui sauve la vie. Elle n’était plus vraiment cette fille, plus depuis la naissance de son enfant, les doutes et la déprime profonde ne pouvant s’harmoniser avec ce qu’elle voulait pour Emrys. Il méritait qu’elle lutte, qu’elle tienne debout, pour lui, qu’elle accepte ce qu’elle était, qui elle était. Il méritait une mère capable de le défendre contre vents et marrées. « Je te remercie de ne pas en avoir parlé, Tina.. » Un sourire à son attention tandis qu’elle repose le biberon sur le comptoir, le glouton rassasié. Doucement, elle le cale contre elle, tapotant le dos de l’enfant, gestes doux, encore mal assurés. Elle a toujours peur de faire mal, de ne pas agir correctement. Les bébés, ce grand mystère de l’existence. Elle faisait ce qu’elle pensait juste, ce qu’elle pensait devoir faire.

Le paquet tendu la surprend. En vérité, Sissi n’avait jamais compris pourquoi l’on faisait des cadeaux aux enfants qui venaient de naître. Elle savait, bien sûr, que c’était la moindre des politesses, coutume des gens bien éduqués mais n’était-ce pas aux parents que cela faisait plaisir ? « Tu n’étais pas obligée, tu sais ? » Elle récupère le paquet mais ne l’ouvre pas immédiatement, elle indique à Tina de la suivre à l’étage, dans l’appartement qu’elle avait occupé de nombreuses fois avant son mariage, de nombreuses nuits de travail ou d’angoisse aussi. La décoration épurée et extrêmement moderne aurait de quoi choquer bien des sorciers traditionnalistes, meubles de bois blanc ou noir, parquet clair, manque de couleurs. Elle s’assied sur un des deux canapés autour d’une table basse, dans la pièce principale, non loin d’un mur couvert de livres en tous genres et entreprend d’ouvrir le paquet d’un geste de sa baguette, sans lâcher Emrys. Une peluche serpent s’extirpe de l’emballage, arrachant un sourire sincère à la rousse. « Il va l’adorer, j’en suis certaine. » Le familiariser avec les reptiles était à ses yeux la meilleure chose à faire pour ne pas qu’il s’effraye des créatures dont il serait forcément entouré, de part le talent qu’elle possédait.

« Tina, qu’est-ce qui t’amènes vraiment ? » Elle ne l’agresse pas, n’ordonne rien mais elle ne doute pas que quelque chose cloche. Augustine était trop gênée, trop hésitante pour que rien ne se cache derrière ses jolis yeux. « Je ne vais pas te manger, tu le sais. Qu’est-ce que je peux faire pour toi ? » La question est posée tandis qu’elle se lève, allant coucher l’enfant avec le petit serpent en peluche, tendrement. « Tu veux boire quelque chose ? »

SISSI : # 477C64 - DAKSHA : # A8A8A8 - FOURCHELANG : italiques.
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Parchemin envoyé Lun 11 Sep - 23:10

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La peur comme plus fidèle compagne, c’était l’histoire de sa vie. La peur la muselle depuis tout ce temps, l’éloigne des gens qu’elle aime, ou apprécie. Elle sait que la peur pilote sa vie, mais elle ne peut rien y faire. Elle pense qu’elle ne peut rien y faire. Ses visions sont la source de sa peur, et c’est ce qui la lie si fort à celle-ci. La peur d’une chose ne fait qu’amplifier la peur de la chose en elle-même. Mais pourquoi avoir peur de ses visions alors que clairement, ça lui donnait un avantage sur les autres ? Parce que a le destin des autres sous nos yeux, et leur dire pourrait les briser – certains en joueraient mais pas Tina, elle n’était pas ça. Elle ne voulait pas être le destin et tirer les ficelles, ce n’était pas elle. Pourquoi ne pas vouloir connaitre l’avenir des autres ? Parce qu’elle pouvait y voir le meilleur, mais surtout le pire. Elle pouvait y voir la déchéance, la décadence, la chute, la maladie, la tristesse, les épreuves et même la mort. Alors elle gardait tout pour elle, ses visions, la distance, les émotions et elle encaissait. Comme elle pouvait la plupart du temps, ses fragile épaules en ayant supporté plus qu’elles ne l’auraient sans doute dû à cause de son jeune âge. Elle se souvenait de sa première vision, elle avait précédé d’une vingtaine de minutes la réalité, cette fille, cette tarée torturée dans le train. Et n’avait pas aidé celle-ci, mais elle ne regrettait pas, elle le méritait, dans le fond, elle se disait qu’elle payait pour tout ce qu’elle lui ferait subir après cela.

Heureusement Sissi n’avait rien à voir aux yeux de Tina avec le monstre qui lui servait d’amie. Mais Sissi elle-même ne savait pas quel point son amie – belle-sœur- avait pu être odieuse avec elle, et à quel point elle l’était encore aujourd’hui. Mais elle ne voulait pas y penser. Elle avait entrevu des bouts de la vie de Circée, et la vie se chargeait elle-même de lui rappeler qu’on n’est pas tout puissant sur cette terre, à commencer par cette bâtarde qui est sienne. Tina songeait que c’était bien fait pour elle, et qu’à force de trop écarter les cuisses, on en paie le prix fort. Elle avait entrevue plusieurs fois de bride d’avenir de Sissi, dont ce petit être et sa relation avec Kenan, mais elle n’en avait pas touché mot, muette comme une carpe à l’idée de tout briser, car cela semblait magique dans ses souvenirs. Elle avait espéré un jour rencontrer quelqu’un elle aussi, mais elle en doutait aujourd’hui, elle n’en était pas capable. Plus du tout. Mais elle la gratifie d’un,  « Je te remercie de ne pas en avoir parlé, Tina.. »  C’était leur deal, garder ses visions pour elle. « Je n’aurais pas voulu gâcher cela. » Répond-t-elle alors, la voix douce, et faible, comme toujours, mais avec sourire sur les lèvres quand même, heureuse pour elle, et pour eux surtout. « Tu n’étais pas obligée, tu sais ? » Ce n’était pas grand-chose comme cadeau pour la petite créature adorable qu’était l’enfant, mais c’était déjà pas mal pour Tina. Elle n’avait pas beaucoup de ressources et de tout temps on lui avait dit que c’était « l’attention qui compte », et rien d’autre. Quand elles sont à l’étage, elle finit par l’ouvrir,  elle voit la mère sourire, signe qu’elle n’avait pas vu complètement à côté peut être. « Il va l’adorer, j’en suis certaine. » Elle espérait, mais sinon, ce n’était pas grave.

Ce n’était pas la seule raison de sa visite. Mais elle aurait aimé que cela la soit, qu’elle soit capable d’aller vers les gens juste parce qu’elle avait envie. Sinon, elle avait plutôt tendance à les fuir, même elle, même Sissi, même si comme elle elle avait en horreur les contacts physiques, il y avait toujours ce foutu risque. « Tina, qu’est-ce qui t’amènes vraiment ? » Elle est donc si facile à lire que cela. Si transparente, et si insipide ? Bien sûr qu’elle l’était, tout le monde savait qu’elle l’était, rare étaient les personnes à le lui rappeler. « Je ne vais pas te  manger, tu le sais. Qu’est-ce que je peux faire pour toi ? » Elle se fige un peu Tina, assise comme plantée sur place. Elle déteste demander quelque chose, elle déteste ennuyer les gens avec ses problèmes. Elle n’aime pas embêter les gens, elle ne veut jamais s’imposer à eux, et préfère souffrir en silence plutôt que les importuner. Pourquoi était-elle donc venue, jamais elle n’aurait dû pousser cette porte. Elle allait bafouiller quelque chose mais Sissi se lève, pour lui faire prendre la porte peut être ? Elle allait se confondre en excuse, mais elle ne va que poser l’enfant dans son berceau, demandant ensuite,  « Tu veux boire quelque chose ? »  Voilà pourquoi elle était venue voir Sissi, parce qu’avec elle, elle était adorable, gentille, aimable, et prévenante. C’était une amie, une vraie, une de celle que l’on compte sur les doigts d’une main peut être. Elle n’avait qu’elle, elle n’avait que Maggs & Roisine, Deus et Wynn ayant disparu de ces standards, le premier en trahissant son amitié, le second en disparaissant.  « Je… de l’eau s’il te plait. » Elle en perd ses mots. Elle ne veut pas la déranger plus que cela, de l’eau, ça ferait l’affaire, elle allait avoir besoin d’une gorgée pour pouvoir dire ce qu’elle venait faire ici, vraiment.

Elle s’enfonce dans l’assise, comme si par magie elle pourrait disparaitre dans celle-ci et ne pas avoir à dire ce qu’elle faisait ici. Mais elle ne pouvait plus vraiment reculer, maintenant elle était devant elle, et ça serait lui manquer de respect que de battre en retraite comme une lâche. « Je… » Il faut qu’elle arrête de bafouiller comme une enfant qu’elle n’ait plus. Qu’elle grandisse. Elle inspire profondément. Si elle pouvait se flageller, elle le ferait, elle se giflait mentalement de ne pas être capable de faire une phrase sans la moindre hésitation. « J’ai vu que tu réalisais des objets magiques avec des propriétés… particulière ? » Elle ne savait pas comment qualifier cela. Elle ne savait pas quoi chercher en venant ici exactement ; l’aide d’un objet magique, ou bien celle d’une amie ? Sans doute un peu des deux espérant qu’un miracle puisse opérer.  « Tu pens… j’aurais besoin de ton aide. » Lâche-t-elle alors. Elle se fichait du prix, car elle se disait qu’elle finirait par trouver l’argent nécessaire s’il le fallait, les visions étaient recherchés, l’avenir un luxuriant marché, qu’importe qu’elle se fasse un peu plus mal. « Je n’arrive plus à les arrêter, les visions, avant c’était que quelque fois lorsque ma peau touchait celle de quelqu’un d’autre. » Elle marque une pause, et baisse un peu plus la tête et les yeux. « Maintenant c’est tout le temps, aussi longtemps que je touche une personne, plus le contact est long, plus la vision est… intense, personnelle, et profonde. » Elle n’en pouvait plus de ne plus rien contrôler. Elle n’avait plus de vie, elle relève les yeux vers elle, et articule, « Alors, s’il… existe n’importe quoi pour… freiner ça, au moins, je… je suis prête à payer tout l’or du monde. » C’était sincère, aussi sincère que désespéré. Elle se cache derrière ses gants c’était son seul rampart contre les gens.


Tina parle en cc3366




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Parchemin envoyé Ven 15 Sep - 0:53

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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 915 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, Hishnack & Texas-Flood ♥︎ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de quatre mois. Champ Libre :
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Paralyzed.
« Remember this: Nothing is written in the stars. Not these stars, nor any others. No one controls your destiny. » - Gregory Maguire, Wicked.


D
e l’eau. Qui demanderait de l’eau ? Si Erzsébet apporte bel et bien un verre d’eau, il est accompagné de café, de thé et du nécessaire pour faire un chocolat chaud. A vrai dire, la rousse ne pouvait pas affirmer connaitre les goûts de la voyante. Cela lui avait importé bien peu de connaitre ses saveurs favorites, elle s’était concentrée sur le nécessaire. Amie parfaite ? Loin de là. On la considérait peut-être un peu trop vite bienveillante lorsqu’elle ne montrait pas d’hostilité mais elle ne se referait pas et sa patience comme sa délicatesse ou sa compassion avaient toujours des limites qu’elle-même ne saurait définir précisément. « J’ai vu que tu réalisais des objets magiques avec des propriétés… particulière ? » Elle se rassied calmement, détaillant l’enveloppe charnelle de la jeune femme. Elle a vu. Le terme n’est pas savoir mais bien voir, ce qu’elle note mentalement sans le souligner, attendant qu’Augustine trouve le courage de poursuivre.. si tant est qu’elle ne disparaisse pas dans le canapé avant d’avoir exprimé sa demande.  « Tu pens… j’aurais besoin de ton aide. » Fallait-il tant de manières pour lui dire cette chose si simple ? Sissi ne comprendrait certainement jamais la retenue de son ancienne camarade, peut-être parce qu’elle n’analysait pas les choses de la même manière ou parce qu’elle n’estimait pas être un motif de crainte pour elle. Après tout, Tina n’avait jamais eu à frémir de son comportement, une chance qui n’était pas accordée à tous ses clients. « Je n’arrive plus à les arrêter, les visions, avant c’était que quelque fois lorsque ma peau touchait celle de quelqu’un d’autre. » Sissi se redresse tandis que Tina baisse le visage, se recroquevillant comme si il y’avait de quoi avoir honte de ses propos. Elle a compris, elle n’a pas besoin d’un si long discours alors elle entreprend déjà de rassembler des objets, métaux et pierres, quelques fioles aussi qu’elle ramène vers la table basse qu’elle allonge d’un mouvement de baguette. Toujours utile, le mobilier sorcier. « Alors, s’il… existe n’importe quoi pour… freiner ça, au moins, je… je suis prête à payer tout l’or du monde. » Tout l’or du monde. Le rire s’échappe sans qu’elle ne puisse le retenir, laissant peut-être penser qu’elle se moque. Pauvre petite chose en perdition qui réclame une aide et songe déjà à vendre son âme au diable. « Je ne veux pas d’argent, Tina. Considère donc qu’en paiement, tu me devras un service, que je pourrai réclamer quand bon me semblera. » Un service qu’elle ne réclamerait sans doute jamais mais cela, Erzsébet le garde pour elle. Un peu de mystère ne fait pas de mal et elle ne pouvait se permettre de laisser penser qu’elle était une sainte généreuse dans une époque pareille. Personne n’ignorait qu’elle était une source de méfiance, ne serait-ce qu’à cause de sa réputation. Les serpents causaient trop de bavardages et on commençait à souffler plus fort "magie noire" depuis que Rackharrow était collé à son identité.

« Tu ne portes pas beaucoup de bijoux donc je dirais.. un bracelet. » La pierre noire sur la table est récupérée puis posée dans la main d’Augustine sans vraiment lui demander son avis. Le contact est étrangement frais, signe de son activation, car déjà l’objet entreprend d’avaler l’angoisse de la jeune femme avec avidité. Elle n’est plus l’amie patiente et prévenante, c’est la joaillière qui se trouve désormais face à la cliente, les gestes précis et assurés. « Ne bouge pas. » Le ruban passe autour du poignet sans qu’elle ne touche l’épiderme, prenant la mesure sans s’attarder - elle ne peut pas se le permettre. Enfin elle reprend la pierre noire qu’elle écarte, remet au bout de la table pour éviter d’en recevoir la sombre aura. « Je ne peux pas agir directement sur tes visions, on sait toutes les deux que ce genre de choses nous dépassent, que la magie a parfois ses raisons d’infliger ça.. mais je peux apaiser le reste. » Elle n’était pas voyante en revanche elle savait ce que c’était que de vivre en ayant peur de soi-même, en ayant peur d’un jour déraper irrémédiablement ou se perdre. Il lui avait fallu des années pour trouver comment apaiser sans nuire, comment endormir les craintes sans que la magie noire ne soit de la partie. Intelligente oui mais avant tout travailleuse, un trait de caractère qu’elle tenait de sa famille, de ces Grimstone entêtés, avides de connaitre, de maîtriser. « La peur est ton ennemie Tina, elle se lit dans chacun de tes gestes. Tu peux mentir, tu peux jouer un rôle mais ça ne change pas ce que tu es au fond. » Pas un reproche, pas une critique méchante, un fait. Elle pouvait donner ce conseil sans jamais se l’appliquer à elle-même, peut-être parce qu’elle avait d’autres stratagèmes, parce que longtemps les émotions avaient été pour elle un véritable mystère, quelque chose de nébuleux qui ne l’effleurait qu’à peine. « S’il y’a une chose que j’ai apprise de mon mariage c’est qu’on n’obtient rien sans se battre, sans se faire parfois violence. Le plus beau bracelet de Londres ne fera pas de miracle, tu devras l’y aider un peu. Est-ce que tu veux tenter quand même ? »

SISSI : # 477C64 - DAKSHA : # A8A8A8 - FOURCHELANG : italiques.
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Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Dim 1 Oct - 23:29

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 27/07/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 299 hiboux. J’incarne : Daisy FUCKING Ridley , et l’avatar que je porte a été créé par : @moi-même, Gallifreys, ne pas prendre s'il vous plait. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Astra, Avia, Arthur, Gideon & Skander Je parle en : #??????



Je suis âgé de : 22 années qu'elle foule cette terre, si elle a vu le jour dans un contrée qui n'est pas si lointain, voilà vingt deux années qu'elle tente de s'épanouir en Angleterre. , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : diseuse de bonnes aventures dans le Cirque de la famille, j'ère de villes en villes avec la troupe, accordant un instant pour lire l'avenir dans la paume de le main, mais surtout par le biais du reflet mirobolant de quelques galions. J’ai juré allégeance : à personne, je suis complètement perdu(e) et je ne sais pas sur quel pied danser, ni à quels saints me vouer. Côté cœur, : célibataire depuis longtemps, je crains tout ce qui se rapport à l'amour et aux hommes. Les contacts humains me connectent à l'avenir parfois brutal des gens, et ne m'attirent pas. Du moins, c'est ce dont je tente de me convaincre.
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I'm paralyzed (ERZSÉTINA)
i'm paralyzed Where are my feelings?I no longer feel things, I know I should, I'm paralyzed Where is the real me? I’m lost and it kills me inside. (...) When did I become so cold? When did I become ashamed? Where's the person that I know? They must have left With all my faith.

La peur est une chose qui est complexe. Tellement complexe puisqu’elle peut avoir tellement de source possible. La peur de Tina était plus complexe qu’il n’y paraissait. Cela remontait à une peur ancienne, celle de décevoir un membre de sa famille ; son oncle comptait sur elle pour la voyance au sein même de la troupe, et elle ne pouvait rester aveugle face aux chiffres qui la donnaient comme « rentable » avec son numéro de voyance. Elle était douée, pour percevoir ce que lui demandaient les gens de façon très précise pour ne pas dire chirurgicale.  C’était sa force, et ce qui faisait que son numéro avait pas mal de succès. Professionnelle, et douée, tout simplement, même si elle ne le disait pas elle-même. Elle était « le rubis » du cirque, disait Cirque disait son oncle, une façon mon vulgaire de la qualifier de « poule aux œufs d’or ». Mais elle ne voit pas à quel point elle est instrumentalisé, mais elle réalise que c’est la surexploitation du don qui entraine ses… défaillances.  Pourtant, ce n’est pas le nœud du problème. La peur de voir le pire leur arriver, elle avait vu des choses terribles arriver. Quand elle était avec quelqu’un, ses pensées pouvaient se mêler et la pousser à voir au contact de la peau l’avenir de l’autre en rapport avec ses pensées. Elle ne voulait pas voir le sort de ses proches, elle ne voulait pas. Elle avait vu la mort de sa  grand-mère en vision, et redoutait encore que cela arrive sous ses yeux. Elle gardait pour elle cela, angoissé à chaque fois qu’elle la voyait, cherchant des détails dans la réalité pouvant rappeler les visions. Elle espérait ne jamais voir cette tenue fatidique. Elle avait songé à bruler les vêtements qu’elle avait vu, mais… ça n’empêcherait pas cette dernière de mourir. L’avenir poursuit toujours son cours.

Elle veut maitriser cette peur d’avoir peur. Cette peur de voir le mal, et d’en être terrifier. Car c’est ça, la peur elle-même. Elle donnerait tout pour une solution, mais quand elle dit cela l’amie face à elle rit alors, à chaque rire, Tina perd un peu plus confiance en elle. S’enfonçant dans son assise, rentrant sa tête dans ses épaules. Les rires sont des coups qu’elle a reçu pendant toute sa scolarité, et même après. « Je ne veux pas d’argent, Tina. Considère donc qu’en paiement, tu me devras un service, que je pourrai réclamer quand bon me semblera. » Un service ? Elle ne savait pas faire grand-chose Tina. Elle n’était pas bien capable de tenir une baguette. Elle n’était pas capable de cuisiner, ni de se battre. Ses visions c’était la seule chose pour laquelle elle était douée. La tête toujours baissée, elle sourit faiblement et dit à demi-mot, « Tout ce que tu voudras » Elle ne rechigne pas.  Un marché est un marché. Elle est prête à tout, comme elle lui avait dit. Elle voulait que cela cesse, pour pouvoir vivre de nouveau. « De nouveau », non ce n’était pas cela. C’était plus, pour vivre, enfin. « Tu ne portes pas beaucoup de bijoux donc je dirais.. un bracelet. » Elle est tirée de ses pensées par l’amie qui s’affaire dans ce qui est son petit atelier. Augustine admirait les gens capables de prouesses magiques, capable de faire des choses aussi complexe qu’admirable ou dangereuse. Puis, elle glisse alors sans vraiment crier gare, une petite pierre dans sa main. Et non, elle ne portait pas de bijou, juste un collier de temps à autre, mais rien qui ne lui plaise vraiment. Elle est absorbée par la pierre dans sa main, c’était si … étrange. « Ne bouge pas. » Elle est figée, littéralement. Elle frémit quand elle voit la rousse mesurer son poignet et est soulagée quand elle ne touche pas sa peau, elle faisait attention, c’était agréable. Tout le monde ne prenait pas cette peine avec elle. Puis, elle enlève aussi la pierre. C’était si… étrange. Ces rites, cette précision.

« Je ne peux pas agir directement sur tes visions, on sait toutes les deux que ce genre de choses nous dépassent, que la magie a parfois ses raisons d’infliger ça.. mais je peux apaiser le reste. »  Les visions, c’était sa faute, elle le savait. La magie avait fait d’elle ce qu’on appelait « une voyante », une bénédiction selon son oncle. Un fardeau selon sa mère qui la trouvait finalement bien imparfaite, et bien loin de l’image qu’elle aurait voulu qu’elle soit. Mais « le reste » comme disait Sissi, c’était ce qu’elle ne controllait plus. Les émotions, la peur, la peur de décevoir des gens, la peur de voir la mort, et elle avait tout aussi peur de ressentir les choses. « La peur est ton ennemie Tina, elle se lit dans chacun de tes gestes. Tu peux mentir, tu peux jouer un rôle mais ça ne change pas ce que tu es au fond. » Elle avait peur, bien sûr qu’elle avait peur. Elle le savait, mais ce n’était pas pour autant qu’elle était capable d’arrêter d’avoir peur, comme si elle n’avait pas de contrôle là-dessus. La peur est souvent un réflexe primitif sur lequel on ne peut avoir aucune influence. Quand elle jouait ce rôle, celui de la voyante écarlate, elle était en contrôle absolue, sûre d’elle, fière, mais ce n’était qu’un rôle bien éloigné de la douce et délicate Tina. « S’il y’a une chose que j’ai apprise de mon mariage c’est qu’on n’obtient rien sans se battre, sans se faire parfois violence. Le plus beau bracelet de Londres ne fera pas de miracle, tu devras l’y aider un peu. Est-ce que tu veux tenter quand même ? » Elle ne savait pas se battre Tina. Elle ne savait pas ce qu’elle voulait non plus. Elle avait occulté ses propres désirs toutes ses années, muselé par la peur de vivre.

Elle devrait se faire violence, elle le savait, même si elle ignorait encore tout de ce pourquoi elle aimerait se battre. Elle n’a pas eu la luxe de faire passer ses désirs, et ses rêves avant le reste, non. Elle n’était pas dans une famille où le rêve avait une place, seul le rêve des clients avaient une place, et leur vendre du rêve, les laisser s’échapper dans l’imaginaire, c’était leur rôle. Mais… un luxe qu’elle ne s’était jamais offert. Elle n’était pas comme Maggs, sujette et asservie à ses désirs, elle ne le serait jamais, elle ne voulait pas l’être. Sa tête baissée, elle songe. Elle se perd dans ses pensées. Serait-elle capable de tenter le coup, capable de lever la tête, et de dire « Oui, je vais me battre. », elle voudrait sincèrement.  « Je n’ai jamais su ce que je voulais obtenir. » confesse-t-elle alors. C’était vrai, elle n’allait pas mentir à son amie en lui disant qu’elle savait pourquoi elle voudrait se battre, « Mais… je suppose que quand j’aurais trouver ce qui en vaut la peine, je  voudrais être capable de me battre, de me… » Elle cherche les mots qu’elle avait employé « … Faire violence. » Elle voulait en être capable. « Ce que je veux pour l’instant c’est de… » C’était si simple dans sa tête. elle relève les yeux vers son amie. Elle lui devait l’honnêteté, et puis… Sissi avait lu en elle jusque-là, la preuve. Elle avait identifié la peur comme le cœur du problème en un coup d’œil – ou aussi grâce à leurs années de fréquentation. « Ne plus avoir peur de me promener dans la foule, et de devoir frôler la main de quelqu’un avec la peur au ventre. » S’en était arrivé à ce point pathologique.  Elle avait besoin d’un miracle, mais… comme le disait si bien la rousse, le plus beau bracelet de Londres ne pourrait solutionner ses problèmes seuls. Non. Elle allait devoir se faire violence, et affronter ses démons. Elle devait tenter. Assise, elle est toujours parfaitement immobile, une vraie poupée désarticulée par moment. « Si je ne tente rien, je suis condamnée à rester comme ça pour le restant de mes jours. » La voyante qui s’éloigne des siens pour ne rien voir. « Je veux tenter, j’en ai tellement besoin. » Sa voix se serre à ses mots. C’était sa dernière chance, elle voulait tenter, et se battre pour la première fois de sa vie. Pour elle, juste pour elle. Pour la première fois, elle était égoïste.


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Parchemin envoyé Lun 2 Oct - 16:11

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Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de quatre mois. Champ Libre :
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T
ina souffre. Il y’a un écho indéniable, quelque chose de fracturé qu’Erzsébet ne connait que trop bien mais dont elle ne parle jamais : la peur de soi-même, des autres, d’une sorte de malédiction inextricable. Elle dissimule la raison de l’aide qu’elle apporte à la jeune femme, elle cache sous des airs de savante, de sorcière talentueuse ses motivations profondes. Ce qu’on raconte est-il vrai ? Ce qu’avait vu Tina s’était-il réalisé ? Y’avait-il entre les doigts de la si jeune femme des magies oubliées, des ombres et de la noirceur ? Chaque geste si précis, chaque outil de travail devient suspect dés lors qu’on considère ce qui pourrait se cacher derrière le regard vairon. Pourrait-elle refermer un piège autour du poignet d’Augustine en se faisant passer pour son amie ? On souffle des rumeurs depuis si longtemps que démêler le vrai du faux devient difficile. Elle ne confirme jamais, ne dément jamais, laisse planer le mystère et venir les clients. Anonymat et satisfaction, un code dont elle n’a dérogé qu’une fois. Le meilleur sinon rien. La perfection comme objectif qu’elle tente chaque jour d’atteindre. « Ne plus avoir peur de me promener dans la foule, et de devoir frôler la main de quelqu’un avec la peur au ventre. » La peur, ennemie impitoyable qui s’arrache du coeur et envahit le corps telle le lierre s’étend sur les murs d’un sublime manoir. Cette peur contre laquelle Sissi avait passé sa vie à lutter, qu’elle domptait finalement mieux que l’âme en perdition qui lui faisait face. Tina, douceur et fragilité. Assise à proximité, la rousse aligne les pierres, paraît perdue dans une longue réflexion. « Je veux tenter, j’en ai tellement besoin. » Un sourire en coin se dessine. Si elle n’avait pas voulu, la brune ne serait pas venue la trouver, une évidence mais elle avait besoin que la jeune femme l’exprime, qu’elle le demande. Un contrat est un contrat qu’on ne brise qu’en cas d’extrême nécessité.

C’est l’or qu’elle met de côté, après avoir observé la jeune femme un long moment comme pour essayer d’en cerner la nature profonde - elle n’était pas très douée pour comprendre les gens, pour percer leurs émotions mais un bijou ne se faisait pas à la légère, une joaillière ne créait que ce qui allait à la cliente, à ce que reflétait son regard. « Les boissons vont refroidir, sers toi. » Ton calme quand elle attrape un crayon et griffonne sur une page de carnet la fine esquisse de ce qui ne ressemble d’abord qu’à un arrondi et prend lentement la forme d’un bracelet. La lune à une extrémité pour la dualité et la rondeur de l’autre pour la place d’une pierre qui servirait de catalyseur magique. Elle met machinalement à l’écart la pierre aux reflets bleus et mauves, comme un ciel ensorcelé dont les teintes varieraient à la lumière. « La Labradorite protège et absorbe. Elle offre du réconfort et dissout la négativité. Avec les sortilèges adéquats, elle renforcera le calme et le self-control. Si elle noircit, ne t’inquiète pas, c’est que la magie s’est activée pour t’aider. » Une explication patiente alors qu’elle termine le croquis de ce qu’elle imagine pour la voyante, de ce qui lui semble convenir pour une personne aussi timide que mal à l’aise. « Pas de magie noire, rien qui ne soit dangereux, je crains que trop de propriétés perturbe ton don capricieux. » Elle est honnête. Elle aurait pu lui proposer de cumuler quelques fantaisies mais qui sait comment la voyance réagirait ? « Un bijou d’apaisement simple et efficace. Est-ce que cela t’irait ? » Le carnet est glissé sur la table basse pour lui permettre de le prendre sans avoir besoin de la toucher, sans risquer un contact malencontreux.

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Parchemin envoyé Dim 8 Oct - 22:14

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Je suis âgé de : 22 années qu'elle foule cette terre, si elle a vu le jour dans un contrée qui n'est pas si lointain, voilà vingt deux années qu'elle tente de s'épanouir en Angleterre. , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : diseuse de bonnes aventures dans le Cirque de la famille, j'ère de villes en villes avec la troupe, accordant un instant pour lire l'avenir dans la paume de le main, mais surtout par le biais du reflet mirobolant de quelques galions. J’ai juré allégeance : à personne, je suis complètement perdu(e) et je ne sais pas sur quel pied danser, ni à quels saints me vouer. Côté cœur, : célibataire depuis longtemps, je crains tout ce qui se rapport à l'amour et aux hommes. Les contacts humains me connectent à l'avenir parfois brutal des gens, et ne m'attirent pas. Du moins, c'est ce dont je tente de me convaincre.
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I'm paralyzed (ERZSÉTINA)
i'm paralyzed Where are my feelings?I no longer feel things, I know I should, I'm paralyzed Where is the real me? I’m lost and it kills me inside. (...) When did I become so cold? When did I become ashamed? Where's the person that I know? They must have left With all my faith.

Et si c’était une solution viable, ce bijou ? Elle voudrait y croire, et oser au moins une fois dans sa vie de faire preuve d’optimisme. Si elle seulement elle pouvait jeter un œil à son propre futur, et se réconforter, si seulement… mais elle ne voit jamais ce qui est son propre avenir, elle peut se voir dans les visions qu’elle a d’autre personnes, elle s’aperçoit souvent en arrière-plan, parfaitement invisible et inutile, comme toujours. Elle n’avait aucune estime d’elle-même, aucune dignité, rien. La confiance en elle lui faisait défaut depuis toujours ou presque. La mort de sa cousine Nina quand elles étaient enfant l’avait comme brisé en pleine croissance, lui enlevant sa joie de vivre, et la confiance qu’elle pouvait avoir dans l’avenir. Elle n’était pas normale Augustine, elle ne l’avait jamais vraiment été, et son don de voyance l’isolait toujours un peu plus des gens, mais avec Sissi, elle se sentait un peu plus en sécurité, car comme elle, les gens, elle les préférait à distance. « Les boissons vont refroidir, sers toi. » Les boissons ? Elle est perdue dans son monde, et elle réalise soudain que oui, elle avait préparé ce qu’il leur fallait. Elle hoche alors la tête, la laissant travailler en silence. Etre invisible, c’était sa spécialité.

Elle voit sous ses yeux que la rousse à apporter le verre d’eau demandé par la brune, mais aussi tout un tas de chose, du thé, du café, un nécessaire pour faire un chocolat chaud. Osera-t-elle prendre autre chose qu’un modeste verre d’eau ? Elle se sent presque défaillir de demander quelque chose à quelqu’un, mais tout est là, il ne lui reste qu’à choisir. D’un geste mal assuré, elle attrape le verre d’eau et en boit un gorgée, longue, comme si elle était déshydraté. Elle repose le verre, et tout en regardant la rousse travailler au loin, elle attrape une tasse et s’y sert un fond de thé, dans laquelle elle met un sucre. Oups, c’est chaud, songe-t-elle alors en trempant ses lèvres dedans.  Elle griffonne quelque chose Sissi, Augustine a toujours admiré les gens capables d’art et de dessiner, ou même de peindre, elle trouvait ce talent assez fascinant. La brune était persuadée de n’être bonne à rien, si ce n’était qu’à être un oiseau de mauvais augure. Elle écarte quelque chose devant elle, et dit alors, « La Labradorite protège et absorbe. Elle offre du réconfort et dissout la négativité. Avec les sortilèges adéquats, elle renforcera le calme et le self-control. Si elle noircit, ne t’inquiète pas, c’est que la magie s’est activée pour t’aider. » Elle lui faisait entièrement confiance, plus qu’à n’importe qui sur la question, c’était son travail, c’était elle qui savait mieux que les autres. Pour Tina, elle parlait presque chinois. Mais qu’importe, elle la croit quand elle dit que cela l’aidera, elle y croit dur comme fer, et pour la première fois depuis longtemps, il y a de l’optimisme chez elle ! « Pas de magie noire, rien qui ne soit dangereux, je crains que trop de propriétés perturbe ton don capricieux. » Capricieux, c’était… un euphémisme. « Un bijou d’apaisement simple et efficace. Est-ce que cela t’irait ? » Simple, c’était tout à fait-elle. La simplicité même.  

Son amie lui fait glisser le carnet sur la table, respectant son désir de ne toucher personne. C’était pour cela qu’elle appréciait tant la rousse, parce qu’elle avait du respect pour elle. Elle a sa tasse en main, qui réchauffe ses mains. C’est la seule chaleur qui l’irradie. Puis, son regard sur pose sur le croquis. Le coup de crayon est précis, professionnel, beau, et ce dessin… c’est tellement elle. La simplicité, la douceur, simple et efficace, c’était tout ce qu’elle demandait. Elle voulait que cela marche. Elle sourit alors, et lève finalement les yeux vers son amie, « C’est… parfait. » Parfait, c’était assez sobre pour que cela passe sur elle sans que cela ne soit voyant. « Vraiment, j’adore, c’est magnifique. » Elle est sincère, Augustine ne sait pas mentir, elle ne sait pas. Elle n’a jamais su, comme si ce n’était pas elle. « Et tu as raison évitons la magie noire, si ça contrarie encore plus mon don je crois que je vais finir folle. » Des mots teintés d’une triste ironie. Elle finirait peut être folle, elle finirait surement seule, même si ce bracelet fonctionne, elle n’était elle-même pas certaine de comprendre les relations humaines, ni même de vouloir se lier a quelqu’un. Elle sourit à Sissi, sincère, et la perspective qu’elle allait pouvoir être « normale » la rassurait un peu, et lui donnait de l’espoir. « Tu sais, c’est… la première fois que j’ai un peu d’espoir, celui d’être potentiellement… normale. » Elle rit nerveusement, « Je le serais jamais complètement mais… un peu plus quoi. » Un peu plus, un peu moins…  Elle savait ce que c’était d’être en dehors de la norme, la rousse, comme elle, elle avait un don particulier, elle sifflait à l’oreille des serpents… c’était autre chose, mais cela apportait son lot de bizarrerie, et le regard des autres aussi, souvent dur, souvent froid, souvent terrifié et méchant, car ils n’aiment pas ce qu’ils ne comprennent pas. Elle refait glisser le carnet vers elle, ajoutant, « Le dessin est vraiment beau. » Un compliment, sincère, vraiment.


Tina parle en cc3366




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Parchemin envoyé Mar 10 Oct - 17:18

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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 915 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, Hishnack & Texas-Flood ♥︎ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de quatre mois. Champ Libre :
malle

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Paralyzed.
« Remember this: Nothing is written in the stars. Not these stars, nor any others. No one controls your destiny. » - Gregory Maguire, Wicked.


T
asse de thé. Un sucre. Elle note mentalement l’information sans en dire un mot. Augustine est une jeune femme timide avec cet air de toujours déranger, cette maladresse empreinte dans tout son corps, son désir de disparaitre criant au fond de son regard. Il n’y’a qu’à la voir prendre ce thé avec hésitation, même Erzsébet est capable d’interpréter cette gestuelle caractéristique. Comment lui venir en aide ? Elle n’est que joaillère, elle n’est qu’une commerçante capable de bien des tours, de bien des astuces magiques - pas sociales. « Et tu as raison évitons la magie noire, si ça contrarie encore plus mon don je crois que je vais finir folle. » La voyance et ses travers, ses aspects nébuleux. Elle se souvient d’avoir visité la réserve de la bibliothèque de Poudlard en compagnie de la demoiselle, d’avoir enfreint le règlement pour partir à la recherche d’informations qu’elles jugeaient alors cruciales : les Basilics et les Prophétesses. Elles s’étaient retrouvées en colle pour la première fois de leur vie, elles, les élèves un peu perturbées mais pas habituées à perdre des points. Sissi trop studieuse, Augustine trop renfermées. Une drôle d’expérience pas très fructueuse.  « Tu sais, c’est… la première fois que j’ai un peu d’espoir, celui d’être potentiellement… normale. » Un froncement de sourcil répond à cet aveux. C’est beaucoup d’espoir et beaucoup de pression alors que la rousse n’est pas certaine d’offrir un réel répit à la brune. Et si ça n’avait aucun effet, que dirait-elle ? Le petit diable sur son épaule souffle que l’avertissement avait été donné, que Tina était une cliente comme une autre à satisfaire au mieux. Le meilleur sinon rien. « Je le serais jamais complètement mais… un peu plus quoi. » Le rire nerveux. Il y’a tant de tensions chez elle, tant de retenue, une chose que Sissi appliquait différemment, usant de froideur plutôt que de retrait, usant d’acide plutôt que de douceur.

« Le dessin est vraiment beau. » Le compliment la gêne et elle refuse de le laisser paraître. Elle opte pour le café, se sert une tasse avec un nuage de lait, l’odeur apaisante lui rappelant les matins tendres d’autrefois. Retrouveraient-ils un jour le droit de vivre comme ils le souhaitaient, autant elle que tous ceux auxquels la guerre n’apportait rien ? « L’espoir fait vivre. » mais c’est aussi le premier pas vers la déception.

…*…

L’écrin est d’un rose pâle, fait d’un velours doux, trônant sur le comptoir de la boutique. Elle a déjà préparé un thé avec un sucre qui attend patiemment la cliente. Sur le carnet de commandes, le nom d’Augustine Avery n’est pas trafiqué, elle n’en a pas besoin car cette demande n’est ni obscure ni à dissimuler - qui serait-elle si elle cherchait même à cacher les clients que lui apportent ses brevets d’invention ? La Voyante Ecarlate n’est pas de celles dont elle aurait honte. Le calme de la boutique est presque apaisant, l’odeur de citron s’échappe d’une bougie allumée sur un étagère, enrobant la pièce encore vide à cette heure de la journée. C’est parce qu’elle sait qu’elle n’a que rarement de clients en milieu d’après-midi qu’Erzsébet a donné ce rendez-vous : au milieu de plusieurs personnes, la jeune femme s’enfoncerait dans un coin et tenterait de se faire oublier ; pire encore, elle pourrait très bien ne pas entrer, prendre la fuite. Elle n’a guère mis plus de quelques jours pour réaliser le bracelet, si fin et si simple qu’elle a mis plus de temps à stabiliser le sortilège qu’à travailler l’or. La finesse de l’ouvrage devrait être assez discrète pour ne pas gêner la propriétaire, en espérant que son angoisse soit atténuée par ]la pierre qui orne le rond à l’opposé de la lune. « Bonjour Tina. » Elle offre un sourire qui se veut rassurant. Funambule entre le rôle d’amie et de commerçante, peu habile dans les deux cas. Sissi n’a jamais eu l’âme rassurante et elle se demandait encore pourquoi la voyante semblait l’apprécier quand la plupart des gens paraissaient la craindre. Doucement, la rousse fait glisser l’écrin vers la sorcière, le laissant devant elle pour ne pas risquer un contact imprévu. « La commande et le thé. »

SISSI : # 477C64 - DAKSHA : # A8A8A8 - FOURCHELANG : italiques.
©️ Starseed



Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Sam 14 Oct - 22:29

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 27/07/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 299 hiboux. J’incarne : Daisy FUCKING Ridley , et l’avatar que je porte a été créé par : @moi-même, Gallifreys, ne pas prendre s'il vous plait. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Astra, Avia, Arthur, Gideon & Skander Je parle en : #??????



Je suis âgé de : 22 années qu'elle foule cette terre, si elle a vu le jour dans un contrée qui n'est pas si lointain, voilà vingt deux années qu'elle tente de s'épanouir en Angleterre. , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : diseuse de bonnes aventures dans le Cirque de la famille, j'ère de villes en villes avec la troupe, accordant un instant pour lire l'avenir dans la paume de le main, mais surtout par le biais du reflet mirobolant de quelques galions. J’ai juré allégeance : à personne, je suis complètement perdu(e) et je ne sais pas sur quel pied danser, ni à quels saints me vouer. Côté cœur, : célibataire depuis longtemps, je crains tout ce qui se rapport à l'amour et aux hommes. Les contacts humains me connectent à l'avenir parfois brutal des gens, et ne m'attirent pas. Du moins, c'est ce dont je tente de me convaincre.
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L’entrevu s’était terminée sur une commande ferme. Elle plaçait beaucoup d’espoir dans l’idée que ce bracelet pourrait lui venir en aide. Bien sûr, elle savait que ça ne ferait pas tout, bien au contraire. Elle savait que cela serait dur et que l’on n’a rien sans rien. Prendre sur elle, c’était lui demander tellement d’effort, mais, elle ne le faisait par pour quelqu’un cette fois-ci, elle le faisait pour personne – pour elle. C’était rare qu’elle entreprenne quelque chose sans que cela soit en rapport avec quelqu’un, et pour quelqu’un. Elle ne faisait jamais rien pour elle Augsutine, jamais, ce n’était pas son genre, pas le moins du monde. Les autres, ils dirigeaient sa vie, sans qu’elle ne s’en rende réellement compte. Elle était voyante dans un cirque pour son oncle, pour ne jamais décevoir Oncle Hiram, à ses yeux, il était le seul membre de sa famille qui l’avait considéré comme importante. Elle avait longtemps fait en fonction de ses parents et de son exigeante mère – elle avait voulu ne jamais les décevoir. Pourtant, ils avaient été déçus quand elle était entrée au Cirque, excluant toutes idées de faire des études de sa vie. Ils l’ont blâmée sans comprendre qu’elle était incapable de faire autre chose, elle la mal-douée en magie, la maladroite en tout. La voyance, c’était son seul talent – qu’elle croyait. Elle en avait d’autre, mais avait des œillères qui l’empêchaient de prendre la mesure des choses, et l’étendue d’un talent. Mais, elle apprendrait à s’aimer un jour, à se regarder sans être trop dur, à avoir une estime d’elle-même. Mais on a rien sans rien, il fallait faire des sacrifices, Tina avait sacrifié sa timidité pour aller demander de l’aide à une amie, elle devait apprendre à ne pas avoir honte de demander, de son don, d’être ce qu’elle était. Si elle était capable un tant soit peu d’être plus normal, qui sait, le reste pourrait venir plus rapidement. Ô douce utopie. L’espoir fait vivre, comme dirait Sissi.

Elle n’aime pas se rendre à Pré Au Lard, c’est un vrai nid à problème, un nid à Rackharrow aussi. Elle ne disait as cela pour Sissi, plus gentille que celle-ci pouvait elle-même le croire. Mais elle le disait pour la belle-cousine, et la belle-sœur de celle-ci. Les affreuses Sileas et Circée Rackharrow, leur nom inspirait la crainte chez la jeune voyante, et elle espérait de tout cœur ne pas les croiser sur son chemin. Une troisième Rackharrow la terrifiait mais elle devait moins trainer dans les parages.  Cette fois-ci, c’était la rousse qui lui avait donné rendez-vous. Elle lui avait dit de passer dans l’après-midi, la brune s’étant alors éclipsé du Cirque, promettant d’être revenue à temps pour la représentation du soir, même si elle n’avait pas de numéro, les clients passaient parfois après le spectacle pour tenter de lever le voile sur leur avenir. En dehors de cela, elle n’a pas de vie. Elle sortait de sa roulotte pour travailler, et retournait s’y isoler pour se morfondre dans ce cocon d’apparence douillet, mais qui se révélait être une vraie prison. Elle pousse alors la porte, soulagé de n’avoir croisé aucun monstre jusqu’ici. « Bonjour Tina. » Un petit sourire timide sur ses lèvres. Elle ne sourit pas beaucoup Augustine, ayant sans cesse peur de commettre un impaire, ou de paraitre déplacée. « Bonjour Sissi. » répond-t-elle un peu angoissée, elle devait le dire. La magie avait toujours son prix, elle le savait sa voyance, ce talent avait un prix, et vouloir la modéré dans un certain sens c’était jouer avec la nature. « La commande et le thé. » Elle voulut dire qu’elle ne buvait pas de thé, et puis… elle s’est souvenue que la dernière fois, si, elle avait pris du thé.

Elle ne répond rien, pas tout de suite. Ce n’a jamais été une grande bavarde Tina, c’était peut-être pour cela qu’elle appréciait Sissi, parce qu’elle était comme elle, pas une grande bavarde non plus. Elle jette un bref regard à la rousse, et son regard plonge sur l’écrin qui est devant elle. Aussi loin qu’elle se souvienne, Tina n’avait jamais vraiment eu de bijoux, ceux-ci étant la panache de sa mère, la fabuleuse Louise. Elle, elle était invisible, les bijoux ne lui correspondant pas vraiment. Elle en portait quand elle était dans son rôle de voyante écarlate, mais jamais en dehors. Ce n’était pas elle ; mais, cela allait devoir changer, car elle en avait besoin.  Elle ouvre l’écrin avec délicatesse, elle appréciait que Sissi garde sa peau loin de la sienne, comme lorsque l’autre jour elle avait glissé le dessin sur la table, c’était le genre d’attention qui faisait que Tina se sentait en sécurité. Quand elle l’ouvre, c’est le dessin, mais en mieux. Le doré la presque tiqué, cela semle si clinquant, et pourtant, elle a confiance en son amie. Le travail d’orfèvre est sublime, précis, magnifique.  La lune, la pierre, tout est harmonieux, et pourtant simple, comme elle. Elle esquisse un sourire, avant de lâcher, « Wow, c’est tellement beau. » Elle avait remarqué son amie n’aimait pas les compliments, mais elle ne pouvait tenir sa langue, c’était plus fort qu’elle de souligner le travail.  Puis, ses doigts maigres et incertains viennent saisir le métal, froid, et précieux. Elle le manipule avec délicatesse, ayant trop peur de faire quelque chose de mal. Elle le glisse alors doucement à son fin poignet, l’ajustement est parfait. Glissant doucement sur son poignet, sans tomber. L’or ne lui saute finalement pas aux yeux, se confondant presque avec son teint – bien moins clinquant que l’argent qui aurait juré avec sa couleur de peau. Dire que l’effet est immédiat, ça serait mentir. Elle rajoute alors, « Ton travail est magnifique, vraiment. » Elle maintient le compliment que cela lui plaise ou non, relevant la tête vers elle, penchée légèrement, mais avec un sourire franc. « Je suppose qu’il faut attendre un peu avant de… » Elle dirait qu’il agisse, mais le poignet la chauffe doucement, comme une chaleur et une douceur rassurante, « … de tenter la diable. » Dit-elle alors, parce qu’elle ne voulait pas le tester sur Sissi, si elle voyait quelque chose par mégarde, elle s’en voudrait. Elle détestait voir l’avenir de ses connaissances, réellement.  « Je préfère trouver un innocent cobaye dans la rue. » Confesse-t-elle. Elle se détendait un peu Tina, la présence de Sissi y était pour beaucoup, elle lui faisait confiance, et peut être que le bracelet l’aidait un peu. Ou bien, tout ceci n’était que placebo et psychologie.


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Parchemin envoyé Dim 15 Oct - 14:53

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Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de quatre mois. Champ Libre :
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L
a magie est-elle un art égoïste ? Sissi aimait en être entourée, elle aimait pratiquer toute la complexité et le mystère de cette magie dont les moldus étaient privés. Plus encore, elle aimait savoir, à n’importe quel prix et les risques qu’elle prenait pour découvrir lui ouvraient des voies fabuleuses. Elle ne regrettait pas. Elle n’ignorait pas le respect qu’il fallait avoir lorsque l’on récitait une formule, lorsque l’on mettait en place un rituel. Certains avaient un dieu, une référence pleine de règles et supérieure, certains croyaient en une puissance dictant des vertus et des devoirs ; elle avait la Magie, comme une Entité, comme ce en quoi Croire, comme d’autres prieraient. Cela la rendait-elle plus apte à pratiquer ? Non mais ça lui donnait une façon particulière d’appréhender le monde, la société. Savoir c’est pouvoir disait-on chez elle, depuis si longtemps. La connaissance était un socle pour les Grimstone, une sorte de devoir sacré, dévotion à l’intellect. Avait-elle été éduquée pour Croire en la Magie, alors ? Elle ne se souvenait pas exactement. Peut-être était-elle trop pragmatique et détachée finalement pour exprimer la manière dont elle ressentait ces choses là. Augustine était imprégnée d’un don, elle aussi, elle était l’enfant d’un avenir trouble, de toutes les souffrances du monde. Sissi n’avait cependant que peu d’intérêt à accorder aux Voyants, chez elle on n’en faisait pas toute une histoire, on ne pourchassait pas les visions à la recherche de la gloire - un certain paradoxe en fin de compte car ce savoir-ci, ils n’en voulaient pas. Y’avait-il pire malédiction que celle de connaître les tristesses du lendemain ? « Wow, c’est tellement beau. » Le regard vairon s’extirpe des pensées pour se reposer sur la jeune femme. Les compliments, ces choses auxquelles elle ne savait pas réagir. Elle est toujours contente lorsque ses clients sont satisfaits mais elle considère qu’il s’agit simplement de la base de son travail, de ce qu’elle doit à ceux qui payent, quelque soit la méthode de paiement. L’or au poignet s’ajuste à merveille, glisse sans tomber, ne serre pas l’épiderme. Le sourire franc de Tina est presque surprenant et en face, la rousse reste silencieuse, les bras croisés sur le comptoir ; elle attend.

« Je suppose qu’il faut attendre un peu avant de… » L’hésitation est palpable, comme si elle cherchait ses mots, la phrase juste à prononcer. « … de tenter la diable. » Un sourire en coin orne les lèvres d’Erzsébet dont les traits se peignent d’une malice certaine. « Quel meilleur endroit pour tenter le diable, mh ? » Référence à ce qu’était venue chercher Tina à l’origine : une magie bien plus sombre qu’elle avait perçu en vision, une magie aussi nébuleuse que dangereuse, dissimulée dans l’arrière boutique, petit business des horreurs qui s’alliait désormais si délicieusement à son nom d’épouse. Elle est professionnelle, la rousse, elle fait toujours en sorte de satisfaire les désirs fous de ses fortunés clients mais elle a toujours le mot prudence sur la langue lorsqu’il s’agit de confier certaines des commandes - Tina échappait à cela car elle avait finalement un bracelet imprégné avec précautions, dont les effets étaient mesurés, limités. Mererid Rackharrow avait exigé bien plus, et l’avertissement de la joaillière avait pris tout son sens. Ange et Démon alors, entre les murs de Sparklingsnake ? Si seulement elle croyait en cela. « La Magie est un équilibre, c’est le choix de celui qui la pratique qui la rend bonne ou mauvaise mais ça n’est pas sa nature. Pas de diable au bout de tes doigts, seulement ta propre peur. » Comment la commerçante pouvait-elle faire de si bonnes analyses quand la jeune femme hors de son travail s’avérait souvent dépourvue de compréhension pour elle-même, de tact pour les autres ? Quoiqu’elle n’avait là que peu de tact compte tenu de la fragilité d’Augustine. « Je préfère trouver un innocent cobaye dans la rue. » Un hochement de tête. Sissi bouge, se dirige vers la porte de la boutique qu’elle ouvre mais elle ne laisse pas à Tina l’occasion de trouver un cobaye, elle ne lui laisse pas le temps de s’attarder sur les visages des passants pour choisir qui aura le malheur de la toucher - c’est Sissi elle-même qui initie le contact par surprise, faisant mine de la rattraper tandis que la queue de Daksha s’est mise en travers du chemin de la sorcière. Peau contre peau, une main contre le poignet de la brune, l’autre contre son épaule. Elle n’aime pas cela, la rouquine mais elle sait pourquoi elle le fait et ça ne dure pas longtemps, juste assez pour savoir si le bijou fonctionne, ensuite elle s’écarte, se défait de cette proximité qui la dérange. « Il n’y’a que la surprise pour savoir. Navrée. »  

SISSI : # 477C64 - DAKSHA : # A8A8A8 - FOURCHELANG : italiques.
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Parchemin envoyé Dim 15 Oct - 22:37

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Je suis âgé de : 22 années qu'elle foule cette terre, si elle a vu le jour dans un contrée qui n'est pas si lointain, voilà vingt deux années qu'elle tente de s'épanouir en Angleterre. , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : diseuse de bonnes aventures dans le Cirque de la famille, j'ère de villes en villes avec la troupe, accordant un instant pour lire l'avenir dans la paume de le main, mais surtout par le biais du reflet mirobolant de quelques galions. J’ai juré allégeance : à personne, je suis complètement perdu(e) et je ne sais pas sur quel pied danser, ni à quels saints me vouer. Côté cœur, : célibataire depuis longtemps, je crains tout ce qui se rapport à l'amour et aux hommes. Les contacts humains me connectent à l'avenir parfois brutal des gens, et ne m'attirent pas. Du moins, c'est ce dont je tente de me convaincre.
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Beaucoup d’espoir en si peu de chose, ce n’était qu’un objet enchanté après tout. Pourtant, elle plaçait ses espoirs là dedans, elle les plaçait, elle qui pourtant n’avait jamais eu beaucoup d’espoir. La sorcière n’était pas née optimiste, elle était née dans l’ombre d’une mère qui ne rêvait que de briller, dans l’ombre d’une mère qui avait toujours voulu qu’elle soit « plus », plus belle, plus forte, plus extravertie, plus intelligente, plus douée, plus extravagante, elle avait toujours exigée beaucoup de sa fille, et l’avait… étouffée dans l’œuf, son don n’aidant en rien, pour sa mère c’était quelque chose qui se maitrisait comme on apprend à marcher, pour Tina c’était plus viscéral, ce quelque chose reflexe qu’elle ne contrôlerait jamais. C’était hors de contrôle, elle avait trop peur pour avoir confiance en elle. Le don elle pourrait le contrôler uniquement quand elle aurait confiance en celui-ci, en elle-même, et en sa capacité à ne pas avoir peur de tout. Parce que, de nature, Tina était terrifiée de tout, absolument de tout. La vie, les gens, les visions, les garçons, l’avenir, le passé, le présent, les animaux (sauf Moony), les dragons, les mangemorts, les phénix, absolument de tout, il n’y avait rien qui ne la poussait pas à rentrer dans son cocon. Alors, si ce bracelet pouvait lui donner l’envie de croire, d’espérer, c’était le premier pas vers la confiance, elle le savait.

Mais, elle ne voulait pas tenter avec Sissi, elle… elle ne voulait pas voir l’avenir de la sorcière, elle ne voulait pas y voir quelque chose de tragique. Bien sûr, elle pourrait y voir un bel avenir, et du bonheur, mais… c’était toujours un risque, de voir de mauvaise chose arriver à de bonnes personnes, et elle ne voulait pas prendre ce risque. « Quel meilleur endroit pour tenter le diable, mh ? » Elle sourit Tina, faiblement, mais sincèrement. Il était si rare de la voir sourire, à chaque fois elle songeait à sa mère qui disait qu’elle devrait sourire, ça la rendait presque jolie, presque seulement, car elle serait jolie le jour où elle serait féminine, apprêtée, et maquillée. « La Magie est un équilibre, c’est le choix de celui qui la pratique qui la rend bonne ou mauvaise mais ça n’est pas sa nature. Pas de diable au bout de tes doigts, seulement ta propre peur. » La peur, c’était tout un poème, et un véritable cauchemar, c’était ce qui la paralysait le plus, c’était ce qui lui faisait le plus mal. La peur est sournoise, vil, cruelle, et s’infiltre partout, elle était dans chacune des pensées de Tina, et elle la menottait. Mais, elle ne tenterait pas sur Sissi, c’était hors de question, c’était dans ses principes, depuis qu’elle ne parlait plus à Maggs parce qu’elle avait gâché ses fiançailles en faisant l’oiseau de mauvais augure, elle ne voulait plus rien gâcher avec personne. Sissi était son amie, différente de Maggs, très différentes même, mais importante aussi, elle était celle qui lui apportait de l’espoir. Le hochement de la tête rassure la naïve sorcière, et elle suit alors la rousse pour ouvrir la porte. Il n’y avait pas foule à Pré Au Lard, mais il lui suffisait d’effleurer quelqu’un. Mais quand Sissi la rattrape par le poignet, elle sursaute, et se fige. En partie aussi à cause du serpent – qui avouons le lui fais sacrément peur. Mais, il n’y a rien, rien qui se passe, absolument rien.

Elle fixe Sissi, interdite et étonnée, il y a tout cela dans son regard. Elle était fourbe dans un sens, de la pousser ainsi. Mais, c’était pour son bien, pour tenter de voir si sa création était efficace, cela partait d’une bonne impression, elle le savait. Alors, elle se décontracte un peu quand elle la lâche pour reculer un peu. Les contacts physiques étaient comme un nouveau monde pour elle, pour la première fois depuis des années, ce n’était pas associé à une vision souvent éprouvante et parfois douloureuse. « Il n’y’a que la surprise pour savoir. Navrée. »   La surprise, c’était bien jouée. Vraiment bien joué. Elle se décontracte un peu, soulagée de n’avoir rien vu, rien du tout, pas l’ombre d’une vision, rien. Le néant, le silence total, l’absence de maux de tête, de vertige, et de futur, c’était presque…  euphorisant ? Presque, elle n’était pas du genre à laisser transparaitre ses émotions, ce n’était pas la politique de la maison, pas du tout.  « Je comprends… » dit-elle avec un faible sourire, « Mais, ça marche. » Elle est presque heureuse, réellement en disant ses mots, vraiment heureuse. Elle se sentait libre, pour la première fois depuis des années, elle se sentait capable de vivre sa vie, sans contrainte. Mais, elle avait loupé le coche de sa vie, elle avait loupé sa jeunesse, et enterré ce qui allait avec.  « Pour la première fois depuis des années, j’ai pu toucher quelqu’un sans avoir de vision, en étant moi-même. » Oui, parce que ivre, et plus ou moins privée de ses inhibitions, elle n’avait pas de vision, ou presque, Amadeus avait pu la prendre dans ses bras sans que rien ne se passe, et sans qu’elle ne voit pas la moindre bride d’avenir. Elle n’avait donc pas à subir la gueule de bois pour toucher les gens c’était plutôt rassurant. Mais, elle ne savait pas ce qu’elle allait faire désormais, ça changeait les choses, si elle se servait de son don pour s’éloigner et se replier sur elle-même, elle se privait d’une excuse. Elle examine de sa main le bracelet et dit alors, « Il y a des… choses à faire ? Des… consignes ? » La magie avait un prix, celui d’un service pour Sissi, mais Tina savait que la magie avait ses conséquences, et que contrarier la nature en avait une aussi.


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Parchemin envoyé Lun 16 Oct - 20:12

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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 915 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, Hishnack & Texas-Flood ♥︎ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de quatre mois. Champ Libre :
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Paralyzed.
« Remember this: Nothing is written in the stars. Not these stars, nor any others. No one controls your destiny. » - Gregory Maguire, Wicked.


C
ette peur que Tina ressent est presque palpable. Le serpent la sent, comme on sent la terreur d’une proie, les tremblement d’une victime. Les mains contre la jeune femme forcent Sissi à percevoir cet état anxieux avec une véracité qui la dérange - même si elle sait que le bracelet va régler le problème, même si elle sait que l’intensité ne va pas demeurer. « Je comprends… » Le faible sourire permet à la rousse de s’écarter, de mettre de la distance entre elles, assurée que Tina ne craquerait pas sous une pression soudaine. La peur, ce sentiment que Sissi avait appris à dompter par la force des choses, qu’elle savait museler, faire taire avec talent, donnant alors des airs de froideur cruelle aux yeux de ce monde qui ne la comprenait pas plus qu’elle ne le comprenait. Augustine n’avait pas eu affaire à cette facette de sa personnalité, ne connaissant d’Erzsébet que la victime de rumeurs, que la fourchelangue mal jugée qui savait être là pour l’aider - peut-être la protéger. Elle n’avait pas vu celle qui sacrifierait n’importe qui si cela s’avérait nécessaire, celle qui pouvait rester stoïque devant une menace de mort, celle qui refusait de plier avec arrogance devant ces puissants trop sûrs d’eux, celle qui pouvait prétendre l’indifférence même face à un couteau sous la gorge de ses rares attaches. Si la jeune Avery ne tremblait pas près d’elle, c’était parce que rien n’avait jamais poussé Sissi à lui dévoiler ses pires aspect ; désapprouver la violence physique la différenciait de fait de son entourage. « Pour la première fois depuis des années, j’ai pu toucher quelqu’un sans avoir de vision, en étant moi-même. » L’ombre d’un sourire glisse sur les lèvres de la sorcière. Ce problème, elle ne le connaissait pas, elle avait toujours refusé le contact des autres sans vraiment en connaître la raison, ne tolérant que si peu d’étreintes, si peu de personnes. « Profite. Tu peux choisir ta vie, Tina. » Choisir, ce mot étranger à tant de sang-pur, tous soumis à bien des volontés parentales.

« Il y a des… choses à faire ? Des… consignes ? » Sissi se déplace, retourne derrière le comptoir sous lequel Daksha s’est niché. D’un sifflement caractéristique, elle déverrouille un tiroir dont elle extirpe un rouleau de parchemin couvert de l’écrire ronde et nette de la propriétaire. Elle tend une plume ensorcelée aux couleurs bleutées à Tina, calmement, sans la moindre once de menace pouvant laisser supposer un danger. « Une petite signature ? Simple contrat, tu me dois un service, je te dois une assistance en cas de problème avec le bracelet, quel qu’il soit. » Elle n’avait mis en place ce système que récemment, après sa mésaventure avec une certaine phénix, réalisant finalement que la signature factice dans le carnet de commande ne lui suffisait pas, qu’elle pouvait faire mieux - faire pire. « Si tu constates la moindre défaillance, reviens me voir. Si tu n’es pas à l’aise avec ou qu’il ne semble pas faire suffisamment effet pour diminuer tes visions, je tenterais de trouver une solution. » Une garantie qu’elle n’abandonnerait pas Augustine s’il s’avérait que le bracelet réagisse mal à l’intensité de ses visions, s’il cessait purement et simplement de fonctionner ou si la pierre venait à se briser face à la puissance de la terreur que la propriétaire pourrait éprouver. Elle avait stabilisé ce type de bijoux, depuis qu’elle y travaillait, ayant été son propre cobaye. « Je suis contente qu’il te plaise. » Réponse tardive aux compliments faits précédemment par la jeune femme.   

SISSI : # 477C64 - DAKSHA : # A8A8A8 - FOURCHELANG : italiques.
©️ Starseed



Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Mar 24 Oct - 1:20

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 27/07/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 299 hiboux. J’incarne : Daisy FUCKING Ridley , et l’avatar que je porte a été créé par : @moi-même, Gallifreys, ne pas prendre s'il vous plait. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Astra, Avia, Arthur, Gideon & Skander Je parle en : #??????



Je suis âgé de : 22 années qu'elle foule cette terre, si elle a vu le jour dans un contrée qui n'est pas si lointain, voilà vingt deux années qu'elle tente de s'épanouir en Angleterre. , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : diseuse de bonnes aventures dans le Cirque de la famille, j'ère de villes en villes avec la troupe, accordant un instant pour lire l'avenir dans la paume de le main, mais surtout par le biais du reflet mirobolant de quelques galions. J’ai juré allégeance : à personne, je suis complètement perdu(e) et je ne sais pas sur quel pied danser, ni à quels saints me vouer. Côté cœur, : célibataire depuis longtemps, je crains tout ce qui se rapport à l'amour et aux hommes. Les contacts humains me connectent à l'avenir parfois brutal des gens, et ne m'attirent pas. Du moins, c'est ce dont je tente de me convaincre.
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I'm paralyzed (ERZSÉTINA)
i'm paralyzed Where are my feelings?I no longer feel things, I know I should, I'm paralyzed Where is the real me? I’m lost and it kills me inside. (...) When did I become so cold? When did I become ashamed? Where's the person that I know? They must have left With all my faith.

Le bracelet, il était à son poignet. Il était beau, il était simple, il était comme elle. Simple, il se laissait oublier. La sensation était agréable – apaisante. Terriblement apaisante. C’était étrange de voir cet objet faire autant d’effet en peu de temps, en très peu de temps, voilà seulement quelques minutes qu’elle portait le bracelet, quelques minutes qu’elle n’avait pas eu de vision en touchant quelqu’un, et soudainement elle se sentait dépourvue de cette peur qui lui prenait toujours au ventre. Elle le fixait, intrigué par ce concentré de magie. Les gens pourvus de telle capacité l’impressionnaient, elle-même n’était qu’à peine capable de lancer des sortilèges basiques. Alors, le talent de Sissi, c’était impressionnant, ce don à user de la magie pour faire quelque chose d’utile. Tina se sentait inutile, tellement, pourtant son don avait son importance, sa puissance, et son utilité. Mais elle n’était pas capable de s’en servir et de comprendre que cela ne pouvait pas être une malédiction, s’en était une – une malédiction. Elle ne pouvait pas le contrôler sans l’aide de ce bracelet. Voir l’avenir des gens, de sa famille, de ses proches, des gens qu’elle côtoyait, c’était plutôt lourd à porter, très lourd même pour de frêles épaules. « Profite. Tu peux choisir ta vie, Tina. » Choisir sa vie ? Elle ne pouvait pas choisir sa vie Tina, elle n’avait jamais eu l’occasion de choisir un travail qui lui plaisait. Elle n’avait jamais eu l’occasion de faire ce qu’elle voulait de sa vie, son travail au cirque, ce n’était pas par choix, c’était par nécessité, parce qu’elle avait besoin de soutenir sa famille, parce que son don c’était le seul talent dont elle pourrait faire profiter sa famille.

Elle ne savait pas ce qu’il y avait à faire. Devait-elle prendre des dispositions particulières ? Devait-elle faire attention à ce qu’elle faisait ? Devait-elle le retirer de temps en temps ? Elle ne savait pas quoi faire, elle posait donc innocemment la question. Parce qu’elle était innocente Tina, elle l’était littéralement, l’innocence même, cette blanche colombe qui n’arrivait pas à déployer ses ailes.  « Une petite signature ? Simple contrat, tu me dois un service, je te dois une assistance en cas de problème avec le bracelet, quel qu’il soit. » Un service. Elle ne savait pas faire grand-chose, Tina était même persuadée de n’être jamais en mesure de lui rendre un service, mais elle signait quand même. Elle ne pouvait que signer.  Elle n’était pas même certaine de pouvoir venir la voir si elle avait des soucis avec son bracelet, elle se dirait que c’était normal, et qu’elle ne dérangerait pas Sissi pour cela. Elle sourit alors, doucement, faiblement, quand Sissi ajoute,  « Si tu constates la moindre défaillance, reviens me voir. Si tu n’es pas à l’aise avec ou qu’il ne semble pas faire suffisamment effet pour diminuer tes visions, je tenterais de trouver une solution. »  Oserait-elle ? Il faudrait bien, c’était nécessaire. Elle devait se faire violence, relever la tête, se tenir droite. Elle devait cesser d’être cette enfant apeurée qui n’arrivait à rien et qui se recroquevillerait à chaque épreuve, refusant d’affronter la terrible réalité. Elle devait se lever et s’affirmer, ne se doutant pas qu’un mois plus tard, elle allait devoir grandir brutalement, quand on lui arracherait la dernière amarre de son enfance, sa mère. « Je suis contente qu’il te plaise.  »  Le bracelet ? Il était tout bonnement splendide.

Elle attrape la plume, la fameuse plume, élégante. Elle aime écrire Tina, elle aime tellement écrire, tellement. Mais pour elle, juste pour elle. Personne ne savait qu’elle écrivait, plutôt bien quoi qu’elle en dise. Mais elle ne voulait surtout que jamais personne ne puisse le lire, de peur de subir un revers, un échec de plus. La main tendue, elle attrape la plume bleuté, hésitante – comme toujours. Puis, elle appose sa signature, élégante pour quelqu’un d’aussi effacé que cela. « Augustine Avery », l’écriture attaché, soignée, et fine, à l’image de la jeune fille qu’elle était, propre sur elle.   « Et voilà. » Conclu-t-elle en reposant la plume à sa place. Puis, elle relève la tête, souriant à la rousse. Elle n’imaginait pas à quel point cet instant était important pour elle, à quel point ce bracelet était sa dernière chance d’avoir une vie un tant soit peu normale.  « Je n’hésiterais pas en cas de besoin. » Dit-elle, déterminée à appliquer cette consigne au pied de la lettre et non pas à se laisser submerger par ses émotions. « Et si je peux te rendre ce service, je le ferai avec plaisir. » C’était un contrat, mais elle tenait à lui assurer qu’elle pouvait lui rendre service de bon cœur, même sans ce fichue contrat, même si elle savait qu’elle n’avait pas grande utilité. « je… » Commence-t-elle alors avant de poser les yeux sur une horloge. Etait-il possible que cela soit déjà cette heure ci ? Elle devait être au Cirque Avery, prête pour son office de voyance dans un peu moins de vingt cinq minutes, et le moindre retard risquait de froisser son oncle Hiram que pour rien au monde elle ne voudrait froisser, jamais. « Par Merlin, je vais être en retard ! » Elle est habituellement complètement panique à l’idée d’être en retard, là elle est juste… sous pression, mais c’était comme s’il agissait au-delà des visions, ce bracelet. Elle se baisse alors pour ramasser son sac à terre un vieux sac de cuir Camel, bien tanné, bien impersonnel et bien banal qu’elle accroche rapidement à es épaules, « Merci. » Murmure-t-elle alors, sincèrement. Puis, elle recule un peu avant de disparaitre pressant le pas pour finalement courir une fois qu’elle passe le seuil, pressée, et à la botte de sa famille. Certaines choses ne changeant jamais.



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