Partagez | 
(Erzenius) ◊ « First love never dies. »

()
Parchemin envoyé Sam 12 Aoû - 17:35

avatar
avatar
profil
Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 788 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé d'un mois. Champ Libre :
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 
First love never dies.
« But you're lost on the road to misery And what I gave to you, I can never get back. »

16 août 1991.
S
parklingSnake rouvre ses portes après des mois de fermeture, sa devanture changée, sa vitrine réorganisée, son symbole retravaillé. Le serpent enroulé autour d’une rose se fait désormais le S du nom, la créature plus visible, mise en avant. Elle assume, la sorcière, elle n’est plus soumise aux demandes de son père, à la nécessité de se faire discrète - à quoi bon ? Et pour sauver les murs au sein desquels elle avait dépensé tant d’énergie, elle a profité de la grossesse et du temps de solitude pour mettre au point deux créations, deux inventions qu’elle ne dissimule pas derrière l’illusion effaçant l’arrière-boutique au regard des inconnus. Il y’a quelque chose d’assez étrange à constater que la population sorcière revient, passe à nouveau les portes, comme si la crise n’affectait pas certains désirs. Les riches et les puissants étaient toujours en quête de nouveauté, d’une perfection qu’ils ne pourraient jamais atteindre, décadence criarde du monde.

Installée à l’étage en l’absence de clients, elle contemple le petit garçon de deux mois confortablement installé dans le berceau acheté pour la boutique. Elle refuse de s’en séparer bien longtemps, elle refuse de se défaire de son précieux, pas alors que le monde ne lui semblait plus sûr pour personne. Elle chantonne la berceuse nordique en triant quelques pierres, en tentant de récupérer des matériaux de certaines créations trop anciennes, de prototypes qu’elle n’a pas mis à la vente. Le calme dure peut-être deux heures avant que le tintement ne retentisse, que la bulle tranquille ne soit rompue. « Veille sur lui. » L’ordre adressé au reptile n’est qu’un sifflement qui ne semble pourtant pas perturber Emrys. Daksha s’enroule autour des pieds du berceau, sans se faire prier, menace venimeuse à quiconque tenterait de s’approcher en l’absence de la jeune mère.

Le son des escarpins la précède. La magie et le sport ont fait leur oeuvre durant ces deux mois et si elle arbore encore quelques courbes plus pulpeuses qu’autrefois, elle retrouve son style vestimentaire, la robe noire cintrée à la taille, le décolleté laissant apparaître les tatouages passés ainsi que le nouveau et les talons bleus tranchant avec le roux de ses cheveux. Elle s’arrête sur la dernière marche des escaliers en colimaçon, le visage d’Arsenius la stoppant dans son élan. Depuis combien de temps ne l’avait-elle pas vu à l’abris des regards ? Elle avait croisé sa silhouette à la dernière réunion des Mangemorts alors qu’elle était enceinte, proche de l’accouchement, trop fatiguée pour s’infliger de violentes émotions et ils ne s’étaient finalement pas parlés. « Les taxes ont été payées avec les intérêts. » Réaction sur la défensive. Incapable de travailler durant des mois, elle avait eu quelques dettes pour la première fois de sa vie et elle avait envoyé plusieurs fois les taxes avec un léger retard, par hibou. Elle avait même songé à fermer les lieux, craignant de ne jamais sortir la tête de l’eau, de ne jamais pouvoir rembourser ce qu’elle devait. Les Black, dont elle méprise le nom et les méthodes. Les Black contre qui elle avait eu envie de déverser sa haine et sa frustration. Situation récemment stabilisée.

« Tu ne viens pas pour cela. » Le constat s’échappe d’entre ses lèvres après plusieurs secondes à l’observer. Non, il n’est pas assez tendu pour cela. Elle n’est plus la miss Grimstone qu’il avait connu, la gamine incapable de réguler les émotions, si froide, manquant cruellement d’empathie envers le monde. Elle n’est plus celle à qui il a appris tant de choses impensables. Luxure. Elle n’avait plus pensé à ces nuits torrides depuis qu’elle avait commencé à s’afficher avec Kenan, contre les conventions alors même qu’aucune alliance entre les deux enfants terribles n’était prévue. Avec le Rackharrow, elle avait appris la saveur des passions dévorantes, du plaisir sans retenue. Avec le Black, elle avait goûté au contact, au frisson d’une ivresse différente, saveur d’alcool et d’une paradoxale confiance. Le mariage avait changé la demoiselle, plus assurée, plus encline à exister. La mésaventure après Samain n’était pas restée secrète bien longtemps - tentative de suicide qu’elle justifiait inlassablement comme une simple erreur de dosage. Il savait, Arsenius, combien elle s’était toujours sentie seule à son anniversaire, leur aventure ayant débuté ainsi. Il savait sans doute également combien la trahison d’Ekaterina l’avait mise en danger, avait attisé les soupçons. Elle s’était vendue aux Mangemorts sans porter la Marque, elle avait intégré le Département de Recherche et Développement, si jeune. Cumuler les connaissances, ne jamais s’arrêter de découvrir. Allure moins fragile, pourtant : elle avait un enfant à protéger et la noirceur soupçonnée d’autrefois ne se lisait que d’autant plus derrière le regard vairon. « Qu’est-ce que je peux faire pour toi ? »       

SISSI : # 477C64 - DAKSHA : # A8A8A8 - FOURCHELANG : italiques.
© Starseed



Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Lun 14 Aoû - 0:39

avatar
avatar
profil
Je suis : Cha' , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 11/03/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 375 hiboux. J’incarne : Jamie Dornan , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys <3 . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Xéphandre Lovegood et Rodrick Rackharrow Je parle en : #808000



Je suis âgé de : 31 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : gérant du Cercle de Jeu et responsable de la zone de Poudlard J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : vaut mieux ne pas savoir... Champ Libre :
malle
raise your wand
 
First love never diesErzsébet & Arsen
On oublie le dernier rêve ; on se remémore toujours le premier amour.

•••

C’est un costume trois pièces bleu qu’il portait aujourd’hui. D’un bleu aussi sombre et profond que le plus vaste des océans, touchant presque au noir. Son veston était ouvert d’un air décontracté sur un gilet classique de la même couleur, celui-ci clos par des boutons dorés. Sa cravate, bien que discrète, était rayée de bleu et d’or, tout comme la pochette qui trônait à gauche dans sa poche de veston. Comme à son habitude, tout dans sa tenue respirait le luxe, la vanité et son égocentrisme démesuré. Mais c’est ce qu’il aimait, montrer au reste du monde cette apparence somptueuse, fastueuse. C’était d’ailleurs une des raisons pour lesquelles il pouvait être critiqué, mais il n’en avait rien à faire. Il avait tout le Black, et ce n’est pas à cause de quelques langues venimeuses qui crachaient leur venin qu’il dormirait moins bien. Il préférait les regarder de haut, dans sa tour d’ivoire, et se divertir de la jalousie qui les étranglait. Parce que jalousie, il y avait forcément. La plupart des familles leur enviait leur statut, leur influence, leur pouvoir, mais personne n’osait l’avouer. Ils préféraient se cacher derrière une hypocrisie plus que flagrante, dissimulant difficilement un mépris viscéral. Enfin, de toute façon, la bave du crapaud n’atteint pas la blanche colombe. Présomptueux Arsen ? Jamais.

Pré-au-Lard s’ouvrait devant lui. Petit village sorcier, s’épanouissant - plus ou moins - sous le joug de la Main Noire et de ses taxes. Des commerces, il y en avait à perte de vue, et tous étaient soumis à l’hégémonie de l’empire des Black. Arsenius, les mains dans les poches de son pantalon, les regardait avec satisfaction et supériorité. Au fil de ses pas, il observait les enseignes des différentes boutiques, se remémorant sans difficultés chacune d’elles. Ceux qui ne payaient jamais à temps, ceux qui essayaient mais qui peinaient à aligner les gallions, et les autres, qui avaient moins de soucis à acquitter leurs « dettes ». Beaucoup de ceux-là payaient la Main Noire avec dégoût, cependant, les hommes de main étaient là pour les cadrer et leur faire retrouver le droit chemin. La violence et l’intimidation étaient probablement les meilleures armes contre l’insolence, du moins, ça marchait plutôt bien sur les commerçants. Mais certains, rares en effet, les payaient avec indifférence, sans réellement protester. Ceux-là, l’héritier les appréciait, et il était plus clément envers eux parfois. Les récompenser leur permettait d’avoir une certaine confiance, et cela créait nettement moins de soucis. Parce que les Black n’aimaient pas les soucis. S’il y en avait, ils les supprimaient, tout simplement.

Marchant d’un pas assuré, Arsenius croisait parfois le regard de certains commerçants, qui le reconnaissaient dans la rue parmi les passants. Inquiétude, stress ou haine transpirait dans leurs yeux, mais le Black s’en contrefichait, il continuait d’avancer, se souciant seulement de sa destination. Destination qui n’était autre que la boutique d’Erzsébet, désormais Rackharrow. Cette jeune femme avec qui il avait vécu quelque chose qu’il n’oubliera probablement jamais. Leur histoire fut courte, mais intense, sans aucun doute. L’avait-il aimée ? Peut-être bien, même s’il préférait ne pas se l’avouer. Mais désormais, tout avait changé. Ils ne se parlaient plus, ne se voyaient qu’en de grandes occasions, et surtout, elle s’était mariée et avait refait sa vie. Unie à un Rackharrow lui avait-on rapporté, un certain Kenan qui avait lui aussi une boutique dans la rue. Mari avec qui elle avait eu un fils d’ailleurs, un héritier pour la famille. Elle semblait avoir réussi, du moins dans son rôle d’épouse. Arsen était-il jaloux ? Pas vraiment. Elle avait choisi son chemin, il avait choisi le sien. Leur histoire avait été belle, mais elle appartenait au passé, la page était tournée. Mais le livre n’était pas terminé, loin de là.

Devant SparklingSnake, il se stoppe un instant. La boutique de sa sœur se trouve dans son dos, mais pourtant, ce n’est pas là qu’il va. Il ira évidemment, mais pas maintenant, pas aujourd’hui. Il ne sait pas comment elle le prendrait, comment elle l’accueillerait après tout ce qu’il s’était passé ces derniers temps. Sa nièce, il voulait la voir malgré tout, mais il attendra, le bon moment n’était pas encore venu. Prenant une grande inspiration, il entre et fait retentir une petite cloche. Alors il attend à l’entrée, entendant les talons claquer sur le sol de la boutique. Il est légèrement stressé, il ne sait pas comment ces « retrouvailles » se dérouleront, comment elle réagira face à lui. Mais il ne veut pas qu’elle le voit comme ça, alors il reprend un air assuré, confiant. Brièvement, il se demande comment elle sera habillée, essaye de l’imaginer, mais bientôt, elle apparaît au bas des escaliers. C’est une jolie robe noire qu’elle porte, qui la met plutôt en valeur d’ailleurs. Il ne s’attarde pas sur le décolleté, bien qu’il aimerait, pour mieux détailler ce tatouage qu’il ne connaît apparemment pas. Il ne voudrait pas qu’elle se méprenne sur le geste. Quand il la voit, des images lui viennent. Il se remémore les moments passés avec elle, ses cheveux de feu entre ses doigts, ces lèvres qu’il embrassait sans retenue et avec plaisir… Puis il se reconcentre, il n’était pas là pour ça.

Erzsébet ne se doutait pas non plus de la raison de sa présence ici, apparemment. « Les taxes ont été payées avec les intérêts. » Il rit, doucement, sans moqueries, de cette réaction qu’elle a à sa vue. Un Black dans une boutique vient-il forcément chercher ses taxes ? Quelle réputation, c’est enchanteur. Il secoua la tête négativement, faisant un pas. Il baladait son regard autour de lui, redécouvrant le commerce, puis revint enfin à la jeune femme lorsqu’elle comprit qu’il ne venait pas pour lui extorquer des gallions. « Tu ne viens pas pour cela. » Non, elle voyait juste. En réalité, s’il était venu jusqu’ici, c’était pour une tout autre raison. S’il était dans cette boutique, c’était par curiosité, par envie de savoir. Il avait appris que la jeune femme avait personnellement déposé deux brevets pour deux nouvelles inventions. Et elle n’avait pas souhaité le partager avec la cause Mangemorte qu’elle servait désormais, plus ou moins par envie d’ailleurs. Arsen avait donc été désireux d'en apprendre plus. Pourquoi ? Dans quel but ? Quelles étaient ces fameuses inventions ? Une visite s’était donc imposée. Il mentirait d’ailleurs en disant qu’il n’avait pas du tout eu envie de la revoir non plus. Une pierre deux coups, comme on dit. Mais peu importait les diverses raisons, maintenant, il était là et il comptait bien mettre à profit cette petite sortie.

« Qu’est-ce que je peux faire pour toi ? » Il caressait distraitement sa barbe de trois jours, légèrement déçu de cet accueil. Eh bien, Arsenius Black, le seul et l’unique venait lui rendre visite et il n’avait même pas le droit à un peu d’affection ? C’était bien dommage. Malgré tout, il n’en fit rien, il ne voulait pas l’énerver d’une quelconque manière. Parce qu’avec elle, il n’avait pas toujours fait le fier. Et maintenant, il ne savait plus vraiment comment s’y prendre avec elle. Elle avait sûrement changé, lui aussi. Il dégaina donc un de ses plus beaux sourires, croisant les bras. « Erzsébet, tu as l’air de bien te porter, j’en suis heureux. » Autant physiquement que professionnellement, c’est de ça qu’il parlait. Est-ce qu’il en était réellement satisfait ? Oui, évidemment. Elle semblait heureuse avec sa nouvelle famille, son commerce semblait reprendre vie après les derniers évènements, que demander de plus ? Le Black n’aurait pas voulu qu’il en soit autrement. Malgré tout, il détourna un instant le regard, brièvement. Elle s’en sortait bien mieux maintenant qu’elle n’était plus avec lui. Mais soit. « Les taxes n’ont rien à voir avec ma visite, en effet. Je sais que tu payes bien souvent à temps, contrairement à d’autres. » Une ombre passa rapidement dans son regard tandis qu’il pensait à la prochaine fournée d’hommes qu’il devra envoyer pour aller chercher son dû. Mais la jeune femme n’était pas de ceux-là. Les taxes étaient remboursées, et il en était satisfait. Il n’aurait pas aimé venir les réclamer et faire face à son ancienne amante dans une telle situation. « J’ai entendu dire que tu avais deux nouvelles créations ? Des créations que tu n’avais apparemment pas envie de partager avec tout le monde… Mais peut-être ferais-tu une exception pour moi ? Ma curiosité a été piquée à vif. » C’est un sourire des plus innocents qui habillait désormais son visage. Il ne savait pas vraiment s’il avait usé des bons mots, mais il le saurait bien vite. Tellement de temps qu’il ne l’avait pas vue, et pourtant, c’est par ce biais qu’ils devaient se revoir. Les choses avaient bien changé.

© 2981 12289 0





Parchemin envoyé Lun 14 Aoû - 17:03

avatar
avatar
profil
Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 788 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé d'un mois. Champ Libre :
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 
First love never dies.
« But you're lost on the road to misery And what I gave to you, I can never get back. »

16 août 1991.
L
’air de se porter bien. Les images se fragmentent, reviennent, entrecoupées. L’alcool et les rires dans les bras d’Arsenius et la peur, trop récente, après avoir été injustement enlevée. Les sentiments incontrôlables qui la bouffaient de l’intérieur depuis des mois, sans qu’elle ne puisse les faire taire, sans que rien ne parvienne à atténuer cette humanité contraignante. « Les taxes n’ont rien à voir avec ma visite, en effet. Je sais que tu payes bien souvent à temps, contrairement à d’autres. » A contre coeur, toujours. Le rire bref, amer, ne cache pas ce sentiment d’impuissance qu’elle ressent quand le nom des Black résonne à ses oreilles. Elle préfère ne pas commenter, ne pas renchérir, par respect pour ce qu’ils avaient partagé. Ni l’un ni l’autre n’en avait plus jamais reparlé, comme si rien de cette aventure n’avait eu lieu pourtant elle ne pouvait s’empêcher de se demander s’il l’avait considérée comme un nom sur une interminable liste ou si il avait eu un tant soit peu d’affection pour elle. Pensée chassée, parce qu’elle ne mérite pas l’affection d’un homme. « J’ai entendu dire que tu avais deux nouvelles créations ? Des créations que tu n’avais apparemment pas envie de partager avec tout le monde… Mais peut-être ferais-tu une exception pour moi ? Ma curiosité a été piquée à vif. » Le froncement de sourcils indique sa contrariété. Le sourire innocent n’y changeait rien, ce qu’elle lisait entre les lignes lui déplaisait plus qu’il ne pourrait l’imaginer. Arsenius Black, le parfait fils de son enfoiré de père. « Evidemment. » Le ton est las, caractéristique d’une certaine fatigue face à cette société toujours plus dégénérée. Etait-ce le monde qu’elle voulait pour Emrys ? Non. Elle aurait voulu que son avenir soit assuré mais Erzsébet avait conscience que tout n’était plus que danger. Cette dictature n’en finirait pas et si tel était tout de même le cas, la révolution serait de sang et de larmes. « C’est vrai, après tout pourquoi le grand Arsenius Black serait-il venu, mh ? Certainement pas pour prendre des nouvelles. ‘’Oh tiens Sissi, j’ai appris que t’as manqué mourir à Samain, ça va mieux ?’’ ‘’La boutique était fermée, ça n’allait pas ?’’ » Elle s’est déplacée, s’est dirigée derrière le comptoir contre lequel elle s’est appuyée, les yeux rivés dans ceux du sorcier, loin d’être la glace inaltérable qu’elle était à l’époque de leurs rencontres, elle était désormais la morsure dangereuse d’un brasier. Quelque chose dans cette innocence qu’elle avait eue s’était brisé.

Un sifflement s’échappe d’entre ses lèvres, langage reptilien qui verrouille les lieux dans un cliquetis indiquant l’activation d’un sortilège. Les vitrines se teintent de noir, fermeture soudaine de l’endroit dans lequel Arsenius est ainsi pris au piège. Acte magique un peu trop avancé. Pire encore, elle semble sans mal assumer sa particularité, celle-là même dont elle avait eu honte, les premières nuits, quand perdre le contrôle la faisait siffler, quand se noyer dans la luxure impliquait de retenir ce réflexe dérangeant pour la plupart des gens, gênée chaque fois, bloquée souvent. « C’est terminé les exceptions. Tu sais ce que m’ont appris les Mangemorts, Arsenius ? » Elle bouge encore, contourne le comptoir, la main caressant le bois tout le long de son déplacement vers le brun jusqu’à se planter juste devant lui. « La fin justifie les moyens. » Elle avait toujours eu cette fâcheuse tendance à être indifférente au nom qu’il portait, volontairement provocatrice depuis toujours et traînant une sombre réputation qu’on accordait uniquement au fourchelang. Le masque tombait véritablement pour la première fois devant un autre que Kenan. « Mes inventions : mon profit. J’ai bien pensé à t’envoyer un petit cadeau d’anniversaire mais il se trouve que ta famille étouffant le commerce, je n’ai plus les moyens ni le matériel pour la générosité. C’est dommage, n’est-ce pas ? » L’alliance à l’annulaire de la rousse se teinte de noir, les diamants activant leur magie. « Tu peux avoir tout ce que tu veux du moment que tu payes. Et il se trouve que tout devient hors de prix de nos jours. » Elle feint une moue un peu triste, un peu boudeuse avant de lui offrir un clin d’oeil malicieux. « J’ai envisagé de vendre, tu sais. J’ai trouvé bien plus amusant d’élargir mes possibilités. C’est fou ce que les riches et les puissants sont attirés par la nouveauté. » Trop proche, elle flirte avec le danger que représente le fait de dire autant de vérités à l’héritier Black, avec plus d’assurance qu’elle ne le faisait à l’aube de ses vingt ans. Le temps avait-il autant passé ? « Tu portes toujours le même parfum.. » Les effluves subtiles qui lui caressent les sens font remonter à la surface des sentiments qu’elle voudrait repousser. Ce conflit interne la poussant à haïr les siens tout en l’empêchant de le détester lui en tant que personne. Elle savait qu’il n’était pas toujours ce qu’il montrait, que sous la fierté pouvait dormir bien d’autres choses, jusqu’à une forme étrange de tendresse. La rage semble s’éteindre, la lave du volcan refroidir. Arsenius n’était-il pas le premier amour consommé, après tout ?       

SISSI : # 477C64 - DAKSHA : # A8A8A8 - FOURCHELANG : italiques.
© Starseed



Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



 

(Erzenius) ◊ « First love never dies. »

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» ♥ Love never dies | Warren & Hope
» Caly & Jayden ♥ True love never dies? (FINI)
» Absolarion Love.
» Love me now or hate me forever!
» « CENTRAL PARK » New York i love you .

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
WDWF - So we can learn to pick ourselves up. ::  :: Pré Au Lard-