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(Erzenius) ◊ « First love never dies. »

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Parchemin envoyé Sam 12 Aoû - 17:35

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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 896 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, Hishnack & Texas-Flood ♥︎ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de quatre mois. Champ Libre :
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First love never dies.
« But you're lost on the road to misery And what I gave to you, I can never get back. »

16 août 1991.
S
parklingSnake rouvre ses portes après des mois de fermeture, sa devanture changée, sa vitrine réorganisée, son symbole retravaillé. Le serpent enroulé autour d’une rose se fait désormais le S du nom, la créature plus visible, mise en avant. Elle assume, la sorcière, elle n’est plus soumise aux demandes de son père, à la nécessité de se faire discrète - à quoi bon ? Et pour sauver les murs au sein desquels elle avait dépensé tant d’énergie, elle a profité de la grossesse et du temps de solitude pour mettre au point deux créations, deux inventions qu’elle ne dissimule pas derrière l’illusion effaçant l’arrière-boutique au regard des inconnus. Il y’a quelque chose d’assez étrange à constater que la population sorcière revient, passe à nouveau les portes, comme si la crise n’affectait pas certains désirs. Les riches et les puissants étaient toujours en quête de nouveauté, d’une perfection qu’ils ne pourraient jamais atteindre, décadence criarde du monde.

Installée à l’étage en l’absence de clients, elle contemple le petit garçon de deux mois confortablement installé dans le berceau acheté pour la boutique. Elle refuse de s’en séparer bien longtemps, elle refuse de se défaire de son précieux, pas alors que le monde ne lui semblait plus sûr pour personne. Elle chantonne la berceuse nordique en triant quelques pierres, en tentant de récupérer des matériaux de certaines créations trop anciennes, de prototypes qu’elle n’a pas mis à la vente. Le calme dure peut-être deux heures avant que le tintement ne retentisse, que la bulle tranquille ne soit rompue. « Veille sur lui. » L’ordre adressé au reptile n’est qu’un sifflement qui ne semble pourtant pas perturber Emrys. Daksha s’enroule autour des pieds du berceau, sans se faire prier, menace venimeuse à quiconque tenterait de s’approcher en l’absence de la jeune mère.

Le son des escarpins la précède. La magie et le sport ont fait leur oeuvre durant ces deux mois et si elle arbore encore quelques courbes plus pulpeuses qu’autrefois, elle retrouve son style vestimentaire, la robe noire cintrée à la taille, le décolleté laissant apparaître les tatouages passés ainsi que le nouveau et les talons bleus tranchant avec le roux de ses cheveux. Elle s’arrête sur la dernière marche des escaliers en colimaçon, le visage d’Arsenius la stoppant dans son élan. Depuis combien de temps ne l’avait-elle pas vu à l’abris des regards ? Elle avait croisé sa silhouette à la dernière réunion des Mangemorts alors qu’elle était enceinte, proche de l’accouchement, trop fatiguée pour s’infliger de violentes émotions et ils ne s’étaient finalement pas parlés. « Les taxes ont été payées avec les intérêts. » Réaction sur la défensive. Incapable de travailler durant des mois, elle avait eu quelques dettes pour la première fois de sa vie et elle avait envoyé plusieurs fois les taxes avec un léger retard, par hibou. Elle avait même songé à fermer les lieux, craignant de ne jamais sortir la tête de l’eau, de ne jamais pouvoir rembourser ce qu’elle devait. Les Black, dont elle méprise le nom et les méthodes. Les Black contre qui elle avait eu envie de déverser sa haine et sa frustration. Situation récemment stabilisée.

« Tu ne viens pas pour cela. » Le constat s’échappe d’entre ses lèvres après plusieurs secondes à l’observer. Non, il n’est pas assez tendu pour cela. Elle n’est plus la miss Grimstone qu’il avait connu, la gamine incapable de réguler les émotions, si froide, manquant cruellement d’empathie envers le monde. Elle n’est plus celle à qui il a appris tant de choses impensables. Luxure. Elle n’avait plus pensé à ces nuits torrides depuis qu’elle avait commencé à s’afficher avec Kenan, contre les conventions alors même qu’aucune alliance entre les deux enfants terribles n’était prévue. Avec le Rackharrow, elle avait appris la saveur des passions dévorantes, du plaisir sans retenue. Avec le Black, elle avait goûté au contact, au frisson d’une ivresse différente, saveur d’alcool et d’une paradoxale confiance. Le mariage avait changé la demoiselle, plus assurée, plus encline à exister. La mésaventure après Samain n’était pas restée secrète bien longtemps - tentative de suicide qu’elle justifiait inlassablement comme une simple erreur de dosage. Il savait, Arsenius, combien elle s’était toujours sentie seule à son anniversaire, leur aventure ayant débuté ainsi. Il savait sans doute également combien la trahison d’Ekaterina l’avait mise en danger, avait attisé les soupçons. Elle s’était vendue aux Mangemorts sans porter la Marque, elle avait intégré le Département de Recherche et Développement, si jeune. Cumuler les connaissances, ne jamais s’arrêter de découvrir. Allure moins fragile, pourtant : elle avait un enfant à protéger et la noirceur soupçonnée d’autrefois ne se lisait que d’autant plus derrière le regard vairon. « Qu’est-ce que je peux faire pour toi ? »       

SISSI : # 477C64 - DAKSHA : # A8A8A8 - FOURCHELANG : italiques.
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Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Lun 14 Aoû - 0:39

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Je suis : Cha' , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 11/03/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 462 hiboux. J’incarne : Jamie Dornan , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys <3 . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Xéphandre Lovegood, Rodrick Rackharrow & Menelaus Greyback Je parle en : #808000



Je suis âgé de : 31 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : gérant du Cercle de Jeu et responsable de la zone de Poudlard J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : vaut mieux ne pas savoir... Champ Libre :
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First love never diesErzsébet & Arsen
On oublie le dernier rêve ; on se remémore toujours le premier amour.

•••

C’est un costume trois pièces bleu qu’il portait aujourd’hui. D’un bleu aussi sombre et profond que le plus vaste des océans, touchant presque au noir. Son veston était ouvert d’un air décontracté sur un gilet classique de la même couleur, celui-ci clos par des boutons dorés. Sa cravate, bien que discrète, était rayée de bleu et d’or, tout comme la pochette qui trônait à gauche dans sa poche de veston. Comme à son habitude, tout dans sa tenue respirait le luxe, la vanité et son égocentrisme démesuré. Mais c’est ce qu’il aimait, montrer au reste du monde cette apparence somptueuse, fastueuse. C’était d’ailleurs une des raisons pour lesquelles il pouvait être critiqué, mais il n’en avait rien à faire. Il avait tout le Black, et ce n’est pas à cause de quelques langues venimeuses qui crachaient leur venin qu’il dormirait moins bien. Il préférait les regarder de haut, dans sa tour d’ivoire, et se divertir de la jalousie qui les étranglait. Parce que jalousie, il y avait forcément. La plupart des familles leur enviait leur statut, leur influence, leur pouvoir, mais personne n’osait l’avouer. Ils préféraient se cacher derrière une hypocrisie plus que flagrante, dissimulant difficilement un mépris viscéral. Enfin, de toute façon, la bave du crapaud n’atteint pas la blanche colombe. Présomptueux Arsen ? Jamais.

Pré-au-Lard s’ouvrait devant lui. Petit village sorcier, s’épanouissant - plus ou moins - sous le joug de la Main Noire et de ses taxes. Des commerces, il y en avait à perte de vue, et tous étaient soumis à l’hégémonie de l’empire des Black. Arsenius, les mains dans les poches de son pantalon, les regardait avec satisfaction et supériorité. Au fil de ses pas, il observait les enseignes des différentes boutiques, se remémorant sans difficultés chacune d’elles. Ceux qui ne payaient jamais à temps, ceux qui essayaient mais qui peinaient à aligner les gallions, et les autres, qui avaient moins de soucis à acquitter leurs « dettes ». Beaucoup de ceux-là payaient la Main Noire avec dégoût, cependant, les hommes de main étaient là pour les cadrer et leur faire retrouver le droit chemin. La violence et l’intimidation étaient probablement les meilleures armes contre l’insolence, du moins, ça marchait plutôt bien sur les commerçants. Mais certains, rares en effet, les payaient avec indifférence, sans réellement protester. Ceux-là, l’héritier les appréciait, et il était plus clément envers eux parfois. Les récompenser leur permettait d’avoir une certaine confiance, et cela créait nettement moins de soucis. Parce que les Black n’aimaient pas les soucis. S’il y en avait, ils les supprimaient, tout simplement.

Marchant d’un pas assuré, Arsenius croisait parfois le regard de certains commerçants, qui le reconnaissaient dans la rue parmi les passants. Inquiétude, stress ou haine transpirait dans leurs yeux, mais le Black s’en contrefichait, il continuait d’avancer, se souciant seulement de sa destination. Destination qui n’était autre que la boutique d’Erzsébet, désormais Rackharrow. Cette jeune femme avec qui il avait vécu quelque chose qu’il n’oubliera probablement jamais. Leur histoire fut courte, mais intense, sans aucun doute. L’avait-il aimée ? Peut-être bien, même s’il préférait ne pas se l’avouer. Mais désormais, tout avait changé. Ils ne se parlaient plus, ne se voyaient qu’en de grandes occasions, et surtout, elle s’était mariée et avait refait sa vie. Unie à un Rackharrow lui avait-on rapporté, un certain Kenan qui avait lui aussi une boutique dans la rue. Mari avec qui elle avait eu un fils d’ailleurs, un héritier pour la famille. Elle semblait avoir réussi, du moins dans son rôle d’épouse. Arsen était-il jaloux ? Pas vraiment. Elle avait choisi son chemin, il avait choisi le sien. Leur histoire avait été belle, mais elle appartenait au passé, la page était tournée. Mais le livre n’était pas terminé, loin de là.

Devant SparklingSnake, il se stoppe un instant. La boutique de sa sœur se trouve dans son dos, mais pourtant, ce n’est pas là qu’il va. Il ira évidemment, mais pas maintenant, pas aujourd’hui. Il ne sait pas comment elle le prendrait, comment elle l’accueillerait après tout ce qu’il s’était passé ces derniers temps. Sa nièce, il voulait la voir malgré tout, mais il attendra, le bon moment n’était pas encore venu. Prenant une grande inspiration, il entre et fait retentir une petite cloche. Alors il attend à l’entrée, entendant les talons claquer sur le sol de la boutique. Il est légèrement stressé, il ne sait pas comment ces « retrouvailles » se dérouleront, comment elle réagira face à lui. Mais il ne veut pas qu’elle le voit comme ça, alors il reprend un air assuré, confiant. Brièvement, il se demande comment elle sera habillée, essaye de l’imaginer, mais bientôt, elle apparaît au bas des escaliers. C’est une jolie robe noire qu’elle porte, qui la met plutôt en valeur d’ailleurs. Il ne s’attarde pas sur le décolleté, bien qu’il aimerait, pour mieux détailler ce tatouage qu’il ne connaît apparemment pas. Il ne voudrait pas qu’elle se méprenne sur le geste. Quand il la voit, des images lui viennent. Il se remémore les moments passés avec elle, ses cheveux de feu entre ses doigts, ces lèvres qu’il embrassait sans retenue et avec plaisir… Puis il se reconcentre, il n’était pas là pour ça.

Erzsébet ne se doutait pas non plus de la raison de sa présence ici, apparemment. « Les taxes ont été payées avec les intérêts. » Il rit, doucement, sans moqueries, de cette réaction qu’elle a à sa vue. Un Black dans une boutique vient-il forcément chercher ses taxes ? Quelle réputation, c’est enchanteur. Il secoua la tête négativement, faisant un pas. Il baladait son regard autour de lui, redécouvrant le commerce, puis revint enfin à la jeune femme lorsqu’elle comprit qu’il ne venait pas pour lui extorquer des gallions. « Tu ne viens pas pour cela. » Non, elle voyait juste. En réalité, s’il était venu jusqu’ici, c’était pour une tout autre raison. S’il était dans cette boutique, c’était par curiosité, par envie de savoir. Il avait appris que la jeune femme avait personnellement déposé deux brevets pour deux nouvelles inventions. Et elle n’avait pas souhaité le partager avec la cause Mangemorte qu’elle servait désormais, plus ou moins par envie d’ailleurs. Arsen avait donc été désireux d'en apprendre plus. Pourquoi ? Dans quel but ? Quelles étaient ces fameuses inventions ? Une visite s’était donc imposée. Il mentirait d’ailleurs en disant qu’il n’avait pas du tout eu envie de la revoir non plus. Une pierre deux coups, comme on dit. Mais peu importait les diverses raisons, maintenant, il était là et il comptait bien mettre à profit cette petite sortie.

« Qu’est-ce que je peux faire pour toi ? » Il caressait distraitement sa barbe de trois jours, légèrement déçu de cet accueil. Eh bien, Arsenius Black, le seul et l’unique venait lui rendre visite et il n’avait même pas le droit à un peu d’affection ? C’était bien dommage. Malgré tout, il n’en fit rien, il ne voulait pas l’énerver d’une quelconque manière. Parce qu’avec elle, il n’avait pas toujours fait le fier. Et maintenant, il ne savait plus vraiment comment s’y prendre avec elle. Elle avait sûrement changé, lui aussi. Il dégaina donc un de ses plus beaux sourires, croisant les bras. « Erzsébet, tu as l’air de bien te porter, j’en suis heureux. » Autant physiquement que professionnellement, c’est de ça qu’il parlait. Est-ce qu’il en était réellement satisfait ? Oui, évidemment. Elle semblait heureuse avec sa nouvelle famille, son commerce semblait reprendre vie après les derniers évènements, que demander de plus ? Le Black n’aurait pas voulu qu’il en soit autrement. Malgré tout, il détourna un instant le regard, brièvement. Elle s’en sortait bien mieux maintenant qu’elle n’était plus avec lui. Mais soit. « Les taxes n’ont rien à voir avec ma visite, en effet. Je sais que tu payes bien souvent à temps, contrairement à d’autres. » Une ombre passa rapidement dans son regard tandis qu’il pensait à la prochaine fournée d’hommes qu’il devra envoyer pour aller chercher son dû. Mais la jeune femme n’était pas de ceux-là. Les taxes étaient remboursées, et il en était satisfait. Il n’aurait pas aimé venir les réclamer et faire face à son ancienne amante dans une telle situation. « J’ai entendu dire que tu avais deux nouvelles créations ? Des créations que tu n’avais apparemment pas envie de partager avec tout le monde… Mais peut-être ferais-tu une exception pour moi ? Ma curiosité a été piquée à vif. » C’est un sourire des plus innocents qui habillait désormais son visage. Il ne savait pas vraiment s’il avait usé des bons mots, mais il le saurait bien vite. Tellement de temps qu’il ne l’avait pas vue, et pourtant, c’est par ce biais qu’ils devaient se revoir. Les choses avaient bien changé.

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Parchemin envoyé Lun 14 Aoû - 17:03

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16 août 1991.
L
’air de se porter bien. Les images se fragmentent, reviennent, entrecoupées. L’alcool et les rires dans les bras d’Arsenius et la peur, trop récente, après avoir été injustement enlevée. Les sentiments incontrôlables qui la bouffaient de l’intérieur depuis des mois, sans qu’elle ne puisse les faire taire, sans que rien ne parvienne à atténuer cette humanité contraignante. « Les taxes n’ont rien à voir avec ma visite, en effet. Je sais que tu payes bien souvent à temps, contrairement à d’autres. » A contre coeur, toujours. Le rire bref, amer, ne cache pas ce sentiment d’impuissance qu’elle ressent quand le nom des Black résonne à ses oreilles. Elle préfère ne pas commenter, ne pas renchérir, par respect pour ce qu’ils avaient partagé. Ni l’un ni l’autre n’en avait plus jamais reparlé, comme si rien de cette aventure n’avait eu lieu pourtant elle ne pouvait s’empêcher de se demander s’il l’avait considérée comme un nom sur une interminable liste ou si il avait eu un tant soit peu d’affection pour elle. Pensée chassée, parce qu’elle ne mérite pas l’affection d’un homme. « J’ai entendu dire que tu avais deux nouvelles créations ? Des créations que tu n’avais apparemment pas envie de partager avec tout le monde… Mais peut-être ferais-tu une exception pour moi ? Ma curiosité a été piquée à vif. » Le froncement de sourcils indique sa contrariété. Le sourire innocent n’y changeait rien, ce qu’elle lisait entre les lignes lui déplaisait plus qu’il ne pourrait l’imaginer. Arsenius Black, le parfait fils de son enfoiré de père. « Evidemment. » Le ton est las, caractéristique d’une certaine fatigue face à cette société toujours plus dégénérée. Etait-ce le monde qu’elle voulait pour Emrys ? Non. Elle aurait voulu que son avenir soit assuré mais Erzsébet avait conscience que tout n’était plus que danger. Cette dictature n’en finirait pas et si tel était tout de même le cas, la révolution serait de sang et de larmes. « C’est vrai, après tout pourquoi le grand Arsenius Black serait-il venu, mh ? Certainement pas pour prendre des nouvelles. ‘’Oh tiens Sissi, j’ai appris que t’as manqué mourir à Samain, ça va mieux ?’’ ‘’La boutique était fermée, ça n’allait pas ?’’ » Elle s’est déplacée, s’est dirigée derrière le comptoir contre lequel elle s’est appuyée, les yeux rivés dans ceux du sorcier, loin d’être la glace inaltérable qu’elle était à l’époque de leurs rencontres, elle était désormais la morsure dangereuse d’un brasier. Quelque chose dans cette innocence qu’elle avait eue s’était brisé.

Un sifflement s’échappe d’entre ses lèvres, langage reptilien qui verrouille les lieux dans un cliquetis indiquant l’activation d’un sortilège. Les vitrines se teintent de noir, fermeture soudaine de l’endroit dans lequel Arsenius est ainsi pris au piège. Acte magique un peu trop avancé. Pire encore, elle semble sans mal assumer sa particularité, celle-là même dont elle avait eu honte, les premières nuits, quand perdre le contrôle la faisait siffler, quand se noyer dans la luxure impliquait de retenir ce réflexe dérangeant pour la plupart des gens, gênée chaque fois, bloquée souvent. « C’est terminé les exceptions. Tu sais ce que m’ont appris les Mangemorts, Arsenius ? » Elle bouge encore, contourne le comptoir, la main caressant le bois tout le long de son déplacement vers le brun jusqu’à se planter juste devant lui. « La fin justifie les moyens. » Elle avait toujours eu cette fâcheuse tendance à être indifférente au nom qu’il portait, volontairement provocatrice depuis toujours et traînant une sombre réputation qu’on accordait uniquement au fourchelang. Le masque tombait véritablement pour la première fois devant un autre que Kenan. « Mes inventions : mon profit. J’ai bien pensé à t’envoyer un petit cadeau d’anniversaire mais il se trouve que ta famille étouffant le commerce, je n’ai plus les moyens ni le matériel pour la générosité. C’est dommage, n’est-ce pas ? » L’alliance à l’annulaire de la rousse se teinte de noir, les diamants activant leur magie. « Tu peux avoir tout ce que tu veux du moment que tu payes. Et il se trouve que tout devient hors de prix de nos jours. » Elle feint une moue un peu triste, un peu boudeuse avant de lui offrir un clin d’oeil malicieux. « J’ai envisagé de vendre, tu sais. J’ai trouvé bien plus amusant d’élargir mes possibilités. C’est fou ce que les riches et les puissants sont attirés par la nouveauté. » Trop proche, elle flirte avec le danger que représente le fait de dire autant de vérités à l’héritier Black, avec plus d’assurance qu’elle ne le faisait à l’aube de ses vingt ans. Le temps avait-il autant passé ? « Tu portes toujours le même parfum.. » Les effluves subtiles qui lui caressent les sens font remonter à la surface des sentiments qu’elle voudrait repousser. Ce conflit interne la poussant à haïr les siens tout en l’empêchant de le détester lui en tant que personne. Elle savait qu’il n’était pas toujours ce qu’il montrait, que sous la fierté pouvait dormir bien d’autres choses, jusqu’à une forme étrange de tendresse. La rage semble s’éteindre, la lave du volcan refroidir. Arsenius n’était-il pas le premier amour consommé, après tout ?       

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Parchemin envoyé Jeu 24 Aoû - 0:53

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Rire amer de la commerçante lorsque les taxes reviennent sur le tapis. Alors c’était ça désormais leur relation, leur unique sujet de conversation ? Lui, venir réclamer ses petits galions qu’il lui extorquait, et elle, contrainte à les lui donner ? Apparemment. Et rien ne semblait pouvoir altérer la situation, malheureusement. Arsen resterait à sa petite place d’héritier de la Main Noire, autant détesté que craint, et Erzsébet se contenterait de vivre de son commerce, mariée à ce Rackharrow, heureuse avec son nouveau-né. La vie et ses évènements les avait éloignés, et c’était peut-être mieux d’ailleurs. Quel aurait été leur avenir ? Vain sûrement. Enfin, il n’était pas venu la voir pour discuter de leur passé, ou même de leur futur. L’affaire dont il venait s’enquérir semblait plus importante, et plus propice à la situation. Bien évidemment, la requête du Black n’a pas l’air de plaire à la rousse. Pas étonnant, il ne s’était pas attendu à ce qu’elle obtempère de suite. Erzsébet n’est pas de celles qui sont dociles face au sexe masculin, et féminin d’ailleurs. Mais tant mieux, il se serait bien ennuyé dans le cas contraire. Et l’ennui, c’est tout ce qu’il détestait au bras d’une femme. « Evidemment. » Peu de mots pour réponse, exprimant probablement tout l’enthousiasme qu’elle ressentait à ce début de conversation. Il soupire. Cette discussion ne serait probablement pas de tout repos, mais bon. Il n’était pas de ceux qui abandonnaient trop tôt. S’il devait sacrifier quelques minutes de son temps à argumenter avec elle, il le ferait. « C’est vrai, après tout pourquoi le grand Arsenius Black serait-il venu, mh ? Certainement pas pour prendre des nouvelles. ‘’Oh tiens Sissi, j’ai appris que t’as manqué mourir à Samain, ça va mieux ?’’ ‘’La boutique était fermée, ça n’allait pas ?’’ » Arsenius la suit des yeux, ne tiquant à aucun moment de son discours, restant neutre face à ce qu’elle lui reprochait. Il sent sa colère, il s’y était même préparé, mais elle est plus forte qu’il ne l’aurait cru. Évidemment, il avait prévu que venir de cette manière, à l’improviste, pour s’intéresser à ses deux inventions risquait de mal passer. Mais il avait cru pouvoir gérer la situation comme avant, la contrôler, comme il le faisait toujours. Il s’était mis le doigt dans l’œil, et profondément.

Avant qu’il ne puisse répondre quoi que ce soit, il entend un sifflement, puis un son dont il ignore la provenance. Il avait reconnu le dialecte des serpents que la Rackharrow maîtrisait parfaitement, mais qu’avait-elle fait ? Changement de couleur de la pièce, celle-ci s’assombrit. Il jette un coup d’œil alentour, peu rassuré, bien qu’il se doutait qu’elle ne lui ferait rien de mal. Sa voix le rappelle à elle, et il la fixe encore une fois. « C’est terminé les exceptions. Tu sais ce que m’ont appris les Mangemorts, Arsenius ? » Ses yeux ne quittent pas la main qui effleure le bois. Et lui attend. Il attend ce qu’elle a à lui dire. Même quand elle se plante devant, il ne bronche pas. Et pourtant, il est loin d’être complètement neutre à l’intérieur. Diverses émotions se mélangent et à vrai dire, il a un peu de mal à y voir clair. « La fin justifie les moyens. » Il ne pourrait sûrement pas la contredire là-dessus, il était d’accord. Pour autant, il n’appréciait que très peu le fait qu’on utilise ceci contre lui. Et il n’aimait pas qu’on lui tienne tête ainsi. Ce qui devait d’ailleurs se voir sur son visage. « Mes inventions : mon profit. J’ai bien pensé à t’envoyer un petit cadeau d’anniversaire mais il se trouve que ta famille étouffant le commerce, je n’ai plus les moyens ni le matériel pour la générosité. C’est dommage, n’est-ce pas ? » Il se retint de lever les yeux au ciel, il se doutait que ce ne serait pas la meilleure chose à faire. Eh bien quoi, croyait-elle qu’elle allait avoir un traitement de faveur ? Peut-être l’aurait-elle eu, s’ils se fréquentaient toujours, ou s’ils avaient gardé le contact. Néanmoins, ce n’était pas le cas. Et il avait beau apprécier la jeune femme, s’il commençait à faire des exceptions lui aussi, on ne le prendrait plus au sérieux. De plus, il doutait fortement que la jeune femme ait un jour eu l’envie de lui offrir quelque chose. Pourquoi l’aurait-elle fait après tout ? La bague de la jeune femme près de lui attira son attention brusquement. Il fronça les sourcils. La magie que produisait la Rackharrow était bien étrange.

« Tu peux avoir tout ce que tu veux du moment que tu payes. Et il se trouve que tout devient hors de prix de nos jours. » Il fait mine d’ignorer la moue qu’elle lui offre, ainsi que son clin d’œil. Apparemment ça lui plaisait de le provoquer ainsi, mais il ne tomberait pas dans son « piège ». Il reste marbre, comme depuis le début, ce qu’il sait bien faire en général. Bien sûr qu’il pouvait avoir tout ce qu’il voulait, mais s'il pouvait trouver une autre solution que de payer, il le faisait. « J’ai envisagé de vendre, tu sais. J’ai trouvé bien plus amusant d’élargir mes possibilités. C’est fou ce que les riches et les puissants sont attirés par la nouveauté. » Il écoute un instant ce qu’elle dit, s’attardant sur ses mots, mais elle s’approche près, trop près. Il n’arrive même plus à se souvenir de ce qu’elle a dit. Ils sont si proches qu’il pourrait… « Tu portes toujours le même parfum.. » Étonné, il ne sentait même plus sa propre fragrance. Mais il se souvient pourtant très bien de son parfum à elle. Le même qu’il sentait parfois lorsqu’elle quittait les draps qu’ils occupaient parfois. Il le reconnaitrait sûrement entre mille. Enfin, elle n’a plus cette colère qu’elle venait de montrer, alors c’est un sourire doux qu’il affiche, du genre qu’il n’a pas l’habitude d’offrir. C'était à son tour de jouer maintenant.

Il s’avance à son tour, et s'empare de son menton délicatement. Sensation étrange qu'est le contact de leur peau, nostalgie lancinante. Leur visage étaient désormais si proches que leurs nez se touchaient presque. « Je n’ai pas oublié ton parfum non plus Sissi. Tu sais, je n'ai plus aucune fragrance féminine sur mes vêtements désormais. » En effet, les seuls parfums qu’il pouvait sentir étaient ceux des femmes qui passaient par la case chambre, mais elles ne restaient pas assez longtemps pour qu’il s’en empreigne. Tant mieux d’ailleurs, il n’était pas sûr d’être prêt à vivre une telle chose encore. Depuis que c’était fini, il préférait les histoires plutôt courtes. Moins de problèmes, moins d’attaches. « Tu as raison, je n’ai pas pris de nouvelles. Mais aurait-ce été une bonne idée de le faire, tu penses ? De venir te voir, m’inquiéter de toi, passer du temps à discuter ? Tu as refait ta vie, et j’ai bien l’impression ne plus en faire partie. » Un petit sourire triste apparaît sur ses traits, qu’il espère qu’elle ne remarque pas trop. Il n’aimait pas tellement se mettre à nu de la sorte, mais c’était Sissi et il l’avait bien souvent fait devant elle. Son pouce glisse sur sa joue, tandis qu'il essaye de ne pas fixer trop longtemps ses lèvres. Paraît-il qu’elle était mariée désormais. Mais elle s'était trop approché, ce n'était pas de sa faute, il ne faisait rien de mal. « Je ne vais pas dire le contraire, je ne le sais que trop bien. Mais es-tu vraiment prête à tout pour obtenir ce que tu veux ? » Il la fixe, sans ne plus quitter ses prunelles vairons qu’il avait trouvé si belles auparavant. Le monde dans lequel ils vivaient aujourd’hui n’était pas des plus beaux, et elle devait bien le savoir. Beaucoup n’avaient pas le courage d’aller jusqu’au bout de leurs mots, pourtant, il savait qu’au fond, elle en serait capable. Mais à quel prix ? Elle avait une progéniture désormais, elle ne pouvait pas faire n’importe quoi. « Fort dommage pour ce cadeau que, je suis sûr, j’aurais adoré. Mais est-ce bien une réelle excuse ? Tu sais bien que je t’aurais payé, s’il avait fallu le faire. » N’avait-elle tout simplement pas envie d’offrir quelque chose de son commerce à un Black ? Ce serait compréhensible vu la situation, bien qu’elle avait toujours fait fi de son blason. Un Black reste un Black, et Arsen ne trahirait pas la famille qui l’avait vu naître.

Il détourne un instant le regard, se souvenant soudainement la raison de sa présence. Les inventions. « Tu les vends donc ? Ou bien des informations dessus ? Si oui, combien voudrais-tu alors ? » S’il le fallait, il serait prêt à mettre le prix. C’est ce qu’elle voulait non ? Elle qui ne ferait plus d’exceptions, il paierait. Comme un client lambda, comme un simple homme qui passait par là. Il n’était donc plus grand chose pour elle, mais il comprenait. Les Rackharrow maintenant, et personne d’autre. Reçu. À contrecœur, sa main frôla une dernière fois la joue de son ancienne amante, avant qu’il la retire complètement. Malgré tout, il ne recula pas tandis qu’il reprenait la parole. « J'aurais été triste que tu partes, je suis heureux que tu sois resté. » Un sourire malicieux, tandis qu’il inclinait la tête. « Et tu sais, il n’y a pas que la nouveauté qui plaît. » Petit sous-entendu quant à leur relation passée. Elle était peut-être révolue, mais ça ne l’empêchait pas d’avoir apprécié ces moments. « Enfin, je m’égare peut-être. » Il fait un pas en arrière, stoppant cette douce torture. D’un geste méticuleux, il remit sa cravate en place, peut-être plus pour meubler son geste et les derniers instants qu’il venait de se passer. Cette discussion faisait ressortir des choses qu’il préférait enterrées. Il fallait qu’il se reprenne bien vite.

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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 896 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, Hishnack & Texas-Flood ♥︎ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de quatre mois. Champ Libre :
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First love never dies.
« But you're lost on the road to misery And what I gave to you, I can never get back. »

16 août 1991.
L
e contact de ses doigts sur son menton n’implique pas ce qu’elle aurait pensé. Il n’y’a pas le frisson d’autrefois. Il n’y’a pas le soupir ou l’attraction violente, pas la brûlure ou la déraison. Elle l’observe dans les yeux sans comprendre d’où vient la différence. A-t-elle oublié ? Non. Ce qu’elle a partagé avec Arsenius est à des kilomètres de ce qui l’attache désormais à Kenan, gravé jusqu’au plus profond de ses entrailles. Il reste pour le Black cette sorte de flamme tranquille, affectueuse, qui n’a plus la brutalité d’un volcan. « Je n’ai pas oublié ton parfum non plus Sissi. Tu sais, je n'ai plus aucune fragrance féminine sur mes vêtements désormais. » Le citron qu’elle laissait traîner dans son sillage, acide et savoureux à la fois, qu’elle portait depuis des années, qui la représentait bien trop pour qu’elle en change. Leurs nez se frôlent mais elle n’en semble pas vraiment troublée. D’un autre, elle aurait repoussé une telle proximité, peu dans le monde pouvaient se permettre de lui imposer une présence, un contact mais il état de ceux-là et elle n’avait pas de raison de le nier. « Ne fais pas comme si j’étais plus qu’une autre, Arsenius. » Le ton n’est pas agressif, c’est le constat plat de ce qu’elle avait toujours pensé, de la manière dont elle s’était toujours vue pour lui. Le bandeau de soie qu’il avait pu mettre autrefois sur ses yeux ou avec lequel il avait pu s’amuser à tendrement la torturer n’était pas plus opaque que son manque d’estime pour elle-même. Un nom sur l’interminable liste de ses maîtresses. « Tu as raison, je n’ai pas pris de nouvelles. Mais aurait-ce été une bonne idée de le faire, tu penses ? De venir te voir, m’inquiéter de toi, passer du temps à discuter ? Tu as refait ta vie, et j’ai bien l’impression ne plus en faire partie. » Elle n’interprète pas la tristesse sur ses lèvres, petite aveugle dans un monde d’émotions qui la dépassent trop souvent. Elle n’aurait jamais prétendu avoir réellement connu l’héritier Black, persuadée d’en avoir vu moins que la plupart des gens quand elle était sans doute celle qui l’avait perçu de façon la plus sincère, peut-être malgré lui parfois.

Le pouce glisse sur sa joue, sans qu’elle ne sache quelle était la réaction adéquate à adopter. Elle n’avait jamais pensé à demander à son père quelle était l’attitude à avoir lorsqu’on était mariée et qu’un autre homme rôdait.. pour la simple et bonne raison que personne n’aurait songé que cela puisse lui arriver. « Je ne t’ai pas chassé. On savait tous les deux que ça ne mènerait à rien. » Ca n’aurait même dû durer qu’une nuit si la frêle créature de l’époque ne s’était pas accrochée au corps endormi à ses côtés, si elle n’était pas resté collée à lui tout la nuit, l’ombre du cobra à l’aube empêchant toute fuite discrète. Et quand bien même Daksha aurait-il été absent, rien ne leur assurait qu’Arsenius n’aurait pas agit de la même manière. Les auriez-vous vu s’afficher comme si ils avaient le droit d’être ensemble ? Jamais aucun des deux n’aurait pu avoir cette folie. Elle l’avait fait avec Kenan que sa famille désapprouvait mais finalement les Rackharrow nuisaient moins que la Main Noire. Søren n’aurait jamais vendu sa fille à Alaric, même si pour cela il avait fallu repartir en Norvège.

« Je ne vais pas dire le contraire, je ne le sais que trop bien. Mais es-tu vraiment prête à tout pour obtenir ce que tu veux ? » Le rire s’envole, une provocation qu’elle ne dissimule pas. « Oh pitié, cesse de ne voir qu’une joaillière en moi. » Parce que c’est tout ce qu’elle avait toujours montré, trop secrète pour mettre en péril son business. Moins le Black avait eu accès à ce qu’elle faisait réellement, moins elle rendait de comptes, tout simplement. « La pauvre petite Sissi qui vend des bijoux en période de crise. » Vipère venimeuse et intenable. N’était-ce pas pour cette raison qu’il était resté ? « Fort dommage pour ce cadeau que, je suis sûr, j’aurais adoré. Mais est-ce bien une réelle excuse ? Tu sais bien que je t’aurais payé, s’il avait fallu le faire. » « C’était ton anniversaire. Douce ironie, tu es né le même jour que mon mari. » Elle n’y avait pas été indifférente, à cet homme, sinon elle n’aurait pas retenu cette information, d’autant qu’elle n’avait pas passé d’été en sa compagnie. Fièvre hivernale entre eux, durant trois mois. Elle bouge, extirpe une pierre noire d’un tiroir derrière le comptoir dont l’aura crépite de noirceur sans qu’elle ne semble pourtant offensive. Elle revient la déposer dans la paume du Black, non comme un cadeau mais comme la preuve de quelque chose qu’elle n’exprime pas immédiatement.

« Tu les vends donc ? Ou bien des informations dessus ? Si oui, combien voudrais-tu alors ? » La main libre revient, se promène une dernière fois sur sa joue, invasion qui n’est pas agressive, pas repoussée. « Bien sûr que je les vends, comment crois-tu que j’ai payé votre taxe mirobolante ? Tu feras d’ailleurs aimablement savoir à ton père que la prochaine fois, j’trouverais un moyen qu’il souffre les contractions, histoire qu’il vive un peu mieux le retard de paiement. » Vilaine fille. Très vilaine fille.

« J'aurais été triste que tu partes, je suis heureux que tu sois resté. » La malice, elle la reconnait, elle la trouverait sur les traits d’Arsenius même dans le noir et c’est peut-être la raison pour laquelle elle lui retire la pierre des mains, stoppant l’effet apaisant avant qu’il ne se transforme en véritable baiser de Détraqueur absorbant toute sensation de bonheur. « Et tu sais, il n’y a pas que la nouveauté qui plaît. Enfin, je m’égare peut-être. » Les pleurs du bébé résonnent à l’étage, rompant le charme. Cet enfant avait le don d’intervenir pour priver sa mère de toute vie sociale un tant soit peu pétillante ou risquée. Elle tente de résister, ça se voit, le regard passant de l’escalier à l’homme plusieurs fois. Elle cède, indiquant d’un mouvement de tête qu’il peut la suivre. Les pas sont rapides, les talons claquant sur le métal puis le parquet clair à l’étage. Daksha n’a pas bougé, toujours enroulé autour des pieds du berceau, dangereux gardien. « Ca vient, ça vient, lààà.. » Le petit garçon s’agite entre ses bras, réclame un biberon comme si il s’agissait du tout premier de sa courte vie. Le biberon préparé et chauffé par magie, elle le donne à Emrys qui cesse enfin de geindre, permettant à Sissi de reprendre le fil de la conversation. « Les brevets déposés ne te seront guère d’une folle utilité. Tu n’as pas besoin d’un anneau d’apaisement, j’imagine. » Le corps souple du serpent s’interpose tandis qu’elle s’approche d’Arsenius, mordant l’air de ses crochets venimeux, obligeant la jeune femme à reculer d’un pas soudain. La menace est toute adressée à l’homme dont il exige de tous ses sifflements une preuve de bonne foi, le connaitre ne suffisait pas à la créature pour laisser libre accès au nourrisson. Une courbette, monsieur Black ?

SISSI : # 477C64 - DAKSHA : # A8A8A8 - FOURCHELANG : italiques.
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Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Lun 4 Sep - 13:28

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Je suis : Cha' , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 11/03/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 462 hiboux. J’incarne : Jamie Dornan , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys <3 . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Xéphandre Lovegood, Rodrick Rackharrow & Menelaus Greyback Je parle en : #808000



Je suis âgé de : 31 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : gérant du Cercle de Jeu et responsable de la zone de Poudlard J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : vaut mieux ne pas savoir... Champ Libre :
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First love never diesErzsébet & Arsen
On oublie le dernier rêve ; on se remémore toujours le premier amour.

•••

Histoire bien étrange qui se déroulait ici dans cette boutique. Arsenius n’avait pas vraiment pensé que ces retrouvailles se passeraient de la sorte. Mais qu’avait-il imaginé de toute façon ? Pas grand-chose en réalité, puisqu’il savait pertinemment que le temps avait filé depuis leur dernière conversation. Et ce temps écoulé était synonyme de changement, d’évolution. Elle n’était plus la même, sans aucun doute, lui non plus. Voilà pourquoi il n’avait pas su à quoi s’attendre de cette petite discussion, d’abord motivée par un désir professionnel. S’il avait su, il aurait pu s’y préparer, choisir ses mots avec soin, ses arguments. Mais non. L’improvisation et l’inconnu étaient au rendez-vous, et ce n’était pas plus mal. Il n’aimait pas jouer avec elle, la sincérité, simplement. Elle faisait partie des gens avec lesquels il n’avait pas besoin de jouer un rôle, et c’était tellement reposant. Qu’elle le juge, qu’elle le redécouvre, qu’elle l’apprécie ou pas, soit, ils iraient au gré de leurs paroles. « Ne fais pas comme si j’étais plus qu’une autre, Arsenius. » Petite pointe au cœur qui ne cessera de le rappeler à l’ordre lorsque l’aveuglement de Sissi face à ses sentiments antérieurs refaisait surface. Il ne lui en voulait pas, seulement, il savait qu’il aurait pu en être autrement. Mais tout ça, c’était du passé, envolé. Maintenant, ils reprenaient leur rôle respectif, comme si rien n’avait existé, comme si rien ne s’était développé entre eux. « Je ne t’ai pas chassé. On savait tous les deux que ça ne mènerait à rien. » Peut-être avait-elle raison cette fois-ci. Grimstone et Black, ou plutôt, Arsenius et Erzsébet, quel drôle de tableau. Une telle alliance aurait-elle été possible ? Serait-ce seulement passé auprès des patriarches et de l’entourage ? Ils ne le sauront jamais. Mais peut-être était-ce mieux, qu’ils ne se fréquentent presque plus, ou seulement en de rares occasions sans réelles conséquences. Laissons le passé rester le passé.

Un autre rire vint résonner entre les murs du commerce, rire qui ne cache rien de ses intentions. Elle se riait sans aucun doute des paroles du Black, qui préféra de ne pas le relever. Mieux valait laisser passer un tel geste plutôt que d’empirer quoi que ce soit. « Oh pitié, cesse de ne voir qu’une joaillière en moi. » Il aimerait bien le faire le Black, voir cette autre chose qu’elle était. Malgré tout, c’est la seule chose qu’elle avait bien voulu lui montrer depuis qu’ils s’étaient fréquentés. Lui ne connaissait pas la Sissi que connaissait l’entourage proche de celle-ci. En réalité, il savait désormais si peu de choses d’elle. Ne jamais se dévoiler complètement, c’est ce qu’elle avait fait avec brio. « La pauvre petite Sissi qui vend des bijoux en période de crise. » Il manque de lever les yeux au ciel, mais préfère encore une fois ne rien faire. Malgré tout il s’en rappelle bien, de ces moments passés dans la boutique de la demoiselle. Auparavant, il y mettait bien souvent les pieds, et pas vraiment pour venir chercher les taxes de la Main Noire. Il n’appréciait pas vraiment de les lui réclamer en ce temps-là. S’il pouvait même charger quelqu’un d’autre de le faire, il n’en était que plus soulagé. Chose difficile que de respecter sa famille tout en voyant une de leur fidèle opposante, en quelque sorte. « C’était ton anniversaire. Douce ironie, tu es né le même jour que mon mari. » C’est un rire cette fois qui habille le visage du tenancier du Cercle de Jeu. Ironie, c’est bien ce que c’est, en effet. Amusante coïncidence, ou signe du Destin, il ne saurait le dire. Les hommes d’Août possèderait donc un charisme plutôt efficace sur la Rackharrow ? De ce fait, elle ne pourrait en oublier la date d’anniversaire de son ancien amant, au grand dam de son époux. Se mouvant devant lui, elle vient lui porter une étrange petite pierre noire à l’aura bien sombre. Mine perplexe et curieuse devant cet étrange artéfact dont il ne connaît rien.

Le sujet, cessant de s’éloigner des circonstances de cette entrevue, revint bien vite au sérieux des affaires. « Bien sûr que je les vends, comment crois-tu que j’ai payé votre taxe mirobolante ? Tu feras d’ailleurs aimablement savoir à ton père que la prochaine fois, j’trouverais un moyen qu’il souffre les contractions, histoire qu’il vive un peu mieux le retard de paiement. » C’est un regard de reproche qu’il lui lance suite à ces paroles. Il ne veut pas s’aventurer sur ce terrain-là, il connaît l’avis de la demoiselle sur la question, le respecte, mais ça n’y changera rien. La Main Noire restera ce qu’elle est, et son père n’en changera pas pour autant. Arsenius aura peut-être réussi à lui faire oublier son nom, mais il n’en sera sûrement pas de même pour le patriarche Black. Quoi qu’il en soit, il prend néanmoins en compte l’information qu’elle lui fournit si gentiment. La pierre finit par lui être retirée des mains, pour une raison qu’il ignore. Malgré tout, il ne dit rien, il laisse faire, bien que sa curiosité soit laissée sur sa faim. Coupant court à la discussion, les pleurs d’un bambin se font entendre. Chose étrange qu’il écoute, n’ayant pas l’habitude d’ouïr ce genre de son. Ce bruit qu’il devrait lui aussi entendre un beau jour. Jour qu’il essayait de repousser d’ailleurs. Le Black incline la tête, il ne s’était pas douté que le fils Rackharrow pouvait être ici. Peu étonnant, la mère avait dû vouloir le garder avec elle. Il la voit tout de même hésiter, tandis qu’elle finit par l’inviter à le suivre. Surpris, c’est tout de même ce qu’il fit sans hésiter. À l’étage, son regard ne peut s’empêcher de se poser sur le serpent au pied du berceau. Créature qu’il a déjà côtoyée, mais qu’il préférait ne pas approcher de préférence. Il se stoppe donc bien vite, posant son regard sur la mère qu’elle est désormais.

Il ne dira pas qu’il ne trouve pas la situation étrange ou curieuse, n’ayant pas vraiment imaginé Sissi dans ce rôle. Elle en était si loin lorsqu’ils se voyaient. « Ca vient, ça vient, lààà.. » Et pourtant, voilà qu’elle se devait de l’endosser aujourd’hui, chose qu’il était sûr qu’elle faisait correctement. Enfin, que pouvait-il y savoir de toute façon, il n’était qu’un homme dénué de ce genre d’attribution. Elle lui donne finalement le biberon, la créature semble avoir faim. Voilà donc la progéniture de Sissi, il reste perplexe devant celle-ci. Lui ressemblera-t-elle ? Ou ressemblera-t-elle plus à son père ? Cet enfant aura-t-il les cheveux de feu de sa génitrice ? Tant de questions auxquelles il n’aura pas de réponse immédiate. Pourtant, il ne cesse d’observer le garçon tandis qu’elle reprend la parole. « Les brevets déposés ne te seront guère d’une folle utilité. Tu n’as pas besoin d’un anneau d’apaisement, j’imagine. » Une moue déforme ses traits. Voilà donc les brevets qu’elle venait de déposer. Mais elle n’a pas tort, ce n’est pas vraiment ce dont il avait besoin en premier lieu. « En effet, ce n’est pas vraiment le genre d’invention qui me sera d’une grande aide lors de mes occupations. Bien que, j’imagine, d’autres en auront une bien meilleure utilité. » Sissi esquisse finalement un pas vers lui, mais le serpent s’interpose rapidement. Les crochets claquent, ce qui ne rassure pas vraiment le Black, tandis que la jeune femme recule. Il fronce les sourcils à l’écoute du langage reptilien qu’il ne comprend toujours pas. « Eh bien Sissi, que veut-il de moi ? » Le Black montra lentement ses mains, baissant la tête en signe de bonne foi vers la créature. Il ne comptait rien faire de mal voyons, sinon, il l’aurait déjà fait. Il s’adressa d’ailleurs à l’animal, bien que celui-ci ne parviendrait pas tellement à le comprendre. C’était juste histoire de se rassurer. « Daksha, je ne vais ni agresser ta maîtresse, ni son fils, c’est promis. » Voilà qu’il parlait à un serpent maintenant, on aura tout vu. Il avait beau déjà avoir rencontré la créature, et fréquenté celle de sa sœur, il n’était pas des plus à l’aise avec eux. Enfin, Sissi était là, il n’avait rien à craindre, n'est-ce pas ?

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Parchemin envoyé Lun 4 Sep - 20:28

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16 août 1991.
C
icatrices invisibles de coeurs trop longtemps muselés. Elle observe ces deux yeux clairs et silencieux sans trop savoir quoi dire ou faire. Il y’avait eu cette époque, entre eux, où tout était simple et délicieux. Il n’y’avait plus que ce pincement, là, tout près du coeur, rappel de ce qui n’était plus que les cendres du passé. L’enfant dans les bras, cet avenir qui était le sien, et le serpent à ses pieds sifflant son mécontentement, elle paraît un peu décontenancée, sonnée. « Eh bien Sissi, que veut-il de moi ? » Il montre ses mains à la créature rampante qui s’agite, son corps souple contracté et la coiffe royale déployée. « Daksha, je ne vais ni agresser ta maîtresse, ni son fils, c’est promis. » « Prouve-le ! » dialogue de sourd auquel elle peine à répondre, serrant le garçon contre elle, un peu à l’écart. Elle sait pourquoi il lui apparaît comme une menace mais ne veut rien en dire. C’est son propre sifflement qui déverrouille la boutique, désactivant les protections. Les billes jaunes croisent celles, différentes, d’Erzsébet qui lui indique d’un signe de tête de filer. Il proteste, le cobra, puis finit par plier à la volonté de celle qu’il voulait protéger, envers et contre tout, loyauté étrange de celui qui se sentait responsable de l’oeuf. Tout va bien, lui a-t-elle indiqué. La silhouette noire s’échappe, part chasser, n’offrant avec son départ qu’un lourd silence. « Ce n’était pas spécialement contre toi. » Elle l’admet seulement parce qu’elle ne tient pas à ce qu’il se sente menacé, parce qu’une part d’elle refuse encore de le blesser. Il n’y’avait eu besoin que de si peu de mots, à l’époque. Ses vingt ans, si proches et si lointains. Péché de chair gravé dans ses souvenirs par bribes lascives.

La petite cloche alerte de l’arrivée d’un client tandis qu’elle tapote le dos de l’enfant qui vient de finir son biberon. Soins attentifs de la jeune femme qui ne semble pas décidée à se presser pour voir de qui il s’agit. Est-ce qu’entre Arsenius et Erzsébet le silence était gênant ? Pas réellement. Il y’avait eu l’ivresse, entre ses bras. Il y’avait eu le premier réveil ensemble, l’alcool auquel elle n’était pas habituée, malade et repliée sur elle-même. Il y’avait eu ces aurores paisibles à ne rien dire, à dessiner sur sa peau des arabesques invisibles du bout de ses doigts. Pourquoi se souvenait-elle de cela maintenant ? « GRIMSTONE. » Crispation évidente qui se lit dans ses prunelles. Elle repose le bébé dans le berceau. « Veille sur lui, s’il te plait. » La paume de la main rencontre presque tendrement l’épaule masculine avant qu’elle ne descende les escaliers en colimaçons, d’un pas aussi calme que déterminé. Carapace froide et distante dont elle se pare.

« Que puis-je pour vous ? » Hypocrisie évidente alors qu’elle rejoint le comptoir. Il lui semble plutôt jeune, cet homme. A l’évidence, il possédait une certaine force physique, imposante carrure, cheveux noirs de jais et yeux d’un vert perçant. Renfrogné, attitude faussement distinguée, comme s’il désirait cacher derrière l’image une faille d’éducation. « Alors, on a pas payé ses taxes, ma jolie ? » Elle fronce les sourcils, perplexe. Combien de trains avait-il de retard ? Le Poudlard Express tout entier, visiblement. « Vous faites erreur. Les taxes ont été payées. » Sa baguette est restée en haut, non loin d’Arsenius et Daksha est désormais trop loin pour qu’elle y fasse appel. Elle va le perdre, son calme, elle le sait. Le feu qui brûle au creux de ses veines depuis des semaines ne demande qu’à être lâché, qu’à ce qu’elle cesse de le museler. Sa famille jouait bien mieux qu’elle le jeu du charisme charmant. Son truc à elle était forgé de noirceur et ses prunelles hétérochromes traduisaient trop bien le mépris mordant de ses pensées vivaces. « Ecoute-moi bien poupée. » Il avance, elle recule. Chaque pas qu’il fait vers elle la pousse en retrait. « C’est la dernière fois que tu payes en retard. » Le mur. Il y’a le mur derrière elle, surface dure tandis qu’elle refuse de baisser le regard devant la menace et même lorsque la paume se referme sur sa gorge gracile, elle le fixe droit dans les yeux, dissimulant sa frayeur derrière la provocation. « Et tu vas faire quoi ? Te plaindre au patron ? » Elle a du mal à articuler, la pression augmente, l’air passe moins bien. « Tu pourrais passer ta vie au bordel, Grimstone. Payer tes dettes de ta jolie petite carcasse. » Elle a la sensation qu’il va la décoller du sol tant il est grand comparé à elle. Et son autre main sur sa hanche la hérisse, la dégoûte, lui file la nausée. Il est trop près, il a sa sale patte sur elle, le contact envahissant qu'elle vit bien plus mal que la moyenne. Les voix s’entendent à l’étage, trop distinctes, les deux parties du bâtiments reliées afin qu’elle puisse entendre si le bébé pleure. Ce détail lui échappe cependant et si elle se sent en danger, elle refuse toujours de plier, de se soumettre. « Je ne négocie pas avec les rustres analphabètes. Lâche-moi ! » crache-t-elle, venimeuse. Le sifflement menace entre ses lèvres, sur les sonorités de sa phrase. S'il la lâche, c’est avec brutalité, la jetant sur le sol. Manque de finesse. Pourquoi avait-elle gardé la boutique ? Elle cherche l’air, ses propres doigts passant autour de son cou, le visage dissimulé derrière la cascade rousse, presque couchée sur le sol. Pourquoi n’avait-elle pas vendu ? Pourquoi continuer à se battre ? Grimstone, ce nom auquel elle ne répondait plus, avec lequel elle ne signait plus. Grimstone, le passé. Emrys était en sécurité, c’était tout ce qui importait. Qu'on menace sa vie était devenu si secondaire, à bien y réfléchir.

SISSI : # 477C64 - DAKSHA : # A8A8A8 - FOURCHELANG : italiques.
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I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Sam 16 Sep - 18:58

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Je suis : Cha' , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 11/03/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 462 hiboux. J’incarne : Jamie Dornan , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys <3 . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Xéphandre Lovegood, Rodrick Rackharrow & Menelaus Greyback Je parle en : #808000



Je suis âgé de : 31 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : gérant du Cercle de Jeu et responsable de la zone de Poudlard J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : vaut mieux ne pas savoir... Champ Libre :
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First love never diesErzsébet & Arsen
On oublie le dernier rêve ; on se remémore toujours le premier amour.

Mal à l’aise, Arsenius n’apprécie que très peu la position dans laquelle il se retrouve à ce moment même. Entre un serpent qu’il savait dangereux aux pieds, et Sissi portant son fils, il ne savait pas vraiment quoi faire. Et il n’aimait pas ça du tout. Intérieurement, il savait qu’il pourrait mettre un terme à la situation rapidement, en tuant simplement ce reptile qui le menaçait. Il n’avait jamais tenté de tuer une telle créature, mais il devait bien y avoir un moyen. L’homme n’était-il pas le prédateur le plus mortel après tout ? Cependant, il savait pertinemment que Sissi lui en voudrait définitivement et qu’il se ferait jeter plus vite que prévu. Alors il prenait sur lui, tentant de montrer l’once de bonne foi qu’il avait réussi à repêcher au fin fond de son être. Mais apparemment, ça ne suffisait pas à la créature qui ne voulait pas le laisser. Allons bon, il n’allait pas non plus se mettre à ramper en position de faiblesse ou à prier UN SERPENT pour qu’il veuille bien le laisser agir librement ! Déjà qu’il avait fait un effort, ça commençait à être trop pour lui. Il n’avait jamais vraiment désapprouvé la présence de ces animaux auprès d’elle, ni celui de sa sœur. Il savait qu’ils étaient là pour les protéger, mais tout de même. Arsen n’allait pas faire de mal à Sissi, il devait bien se souvenir du passé qu’ils avaient eu dans sa petite tête de reptile, non ?

Un autre sifflement parvient du rampant, qu’Arsenius, évidemment, ne comprend toujours pas. Il manque de le faire remarquer en haussant la voix et se rappelle qu’il doit garder son calme pour ne pas empirer la situation. Mais finalement, c’est un sifflement de Sissi qui se fait entendre. Arsen suit des yeux l’échange étrange qui se déroule devant lui, entre ce cobra qui semble parler à sa maîtresse et celle-ci lui répondant. Le Black aimerait savoir ce qui se dit, mais il imagine bien vite que ça n’a rien de vraiment important dans l’état des choses. Il observe donc, et sans aucun commentaire, le serpent noir se faufiler hors de la pièce, puis il reporte son attention sur la jeune femme. Le silence se fait dans la pièce, et il jette un vague coup d’œil à l’enfant qui ne semble rien dire non plus. « Ce n’était pas spécialement contre toi. » Il hausse un sourcil, perplexe face à la phrase de la commerçante. Ce n’est pas vraiment qu’il remettait en cause ses paroles, disons juste que de son point de vue, il avait été difficile de croire que le serpent ne voulait pas s’en prendre à lui. Mais finalement, c’est un geste de la main qu’il fait, signifiant qu’il ne fallait pas qu’elle s’inquiète pour ça. Ce n’était rien après tout, il avait déjà affronté pire que l’animal en colère d’une ex amante.

C’est donc dans un silence, non pas dérangeant, que le Black observe avec curiosité la jeune femme prenant soin de son nouveau-né. Peu perturbant en réalité, qu’il la voit avec un enfant dans les bras, mais assez drôle tout de même. Lorsqu’ils se fréquentaient, il ne l’avait pas vraiment imaginé avec un fils. Difficile à voir peut-être, vu la nature de leur relation. Cette dernière avait été intense et vraie, mais tellement différente des relations normales qu’ils auraient dû avoir, chacun de leur côté. Évidemment, celle-ci n’avait prévu ni mariage ni héritier, elle avait été naturelle et non planifiée. Et c’est seulement ceci que le Black avait vu d’elle, la Sissi d'avant. Alors bien sûr, la redécouvrir de cette manière était quelque peu curieux, et tout aussi intéressant. Elle s’était débrouillé toute seule pour s’en sortir, elle avait évolué jusqu’à devenir une femme digne de ses responsabilités, ce qu’admirait Arsenius au fond. Sans aucun doute, une toute autre femme se tenait devant lui. Mais le tintement d’une cloche mit fin à ses observations, tintement qui ne sembla pas vraiment affoler la mère qui prit son temps pour finir ce qu’elle était en train de faire. « GRIMSTONE. » Une voix qui se hausse en bas, abrupte, qui fait froncer les sourcils du Black. Il voit bien également que ça ne plait pas vraiment à Sissi, qui repose son fils dans le berceau. Cette dernière s’adressant d’ailleurs à lui. « Veille sur lui, s’il te plait. » Il ne pipe mot, sentant seulement la main de la jeune mère sur son épaule, avant qu’elle ne s’éclipse. Son regard se porte donc vers le fils qu’il doit surveiller, duquel il s’approche à pas lent, comme craignant de l’effrayer, ou de le faire pleurer. Mais lorsqu’il le voit, un pincement lui serre le cœur. Cet enfant représentait la nouvelle vie de Sissi, sans lui.

Il écoute vaguement la conversation d’en bas, se ponctuant pour l’instant d’une simple phrase de politesse de la part de la commerçante. « Que puis-je pour vous ? » Arsen n’était pas forcément intéressé par le contenu de cette conversation, qui serait sûrement de teneur professionnelle, mais il n’avait pas grand-chose d’autre à faire, à part écouter. Il fixe donc le fils Rackharrow avec circonspection, lorsque la réponse de l’inconnu tique à son oreille. « Alors, on a pas payé ses taxes, ma jolie ? » Le Black se crispe, c’était un de ses hommes, doublé d’un idiot fini. Craignant la réponse de Sissi, la connaissant un peu trop pour savoir qu’elle ne serait pas des plus douce, il patiente, tendant l’oreille. Douceur qu’elle n’avait d’ailleurs pas à faire ressortir à ce moment-là d’ailleurs. Quel était donc l’imbécile qu’on lui avait collé, et que faisait-il dans cette boutique ? « Vous faites erreur. Les taxes ont été payées. » En effet, et il aurait dû le savoir. Pourquoi lui collait-on autant d’incompétents ? Il attendit la suite, se doutant que Sissi pouvait bien se débrouiller toute seule face à un incapable pareil. « Ecoute-moi bien poupée. » Cette fois-ci, les doigts du Black se crispent dans sa main. Ces surnoms avaient le don de l’agacer. « C’est la dernière fois que tu payes en retard. » Inquiet, Arsenius se tourna en direction de l’escalier, prêt à agir s’il le fallait, tiraillé entre son devoir de surveillance de l’enfant et celui de protéger Sissi de l’homme. Il avait entendu des pas oui, mais ne voyait pas ce qui se passe réellement en bas. « Et tu vas faire quoi ? Te plaindre au patron ? » Un semi-sourire habille les traits du Black, sachant pertinemment qu’on parlait de lui. « Tu pourrais passer ta vie au bordel, Grimstone. Payer tes dettes de ta jolie petite carcasse. » Et c’est probablement la goutte d’eau qui fait déborder le vase, la phrase qui déclenche le mouvement du Black. Celui-ci fait quelques pas, jette un dernier coup d’œil vers l’enfant qu’il imagine protégé par plusieurs enchantements connaissant la mère, puis reprend son chemin vers l’escalier. Il est temps de mettre fin à tout ça.

Descendant plusieurs marches en même temps pour plus de rapidité, les mots lui parviennent toujours. « Je ne négocie pas avec les rustres analphabètes. Lâche-moi ! » Et c’est une vision peu appréciable qui l’accueille en bas. Sissi est jetée au sol sous l’action d’un homme de grande taille, homme qui va probablement sentir à quel point ce qu’il vient de faire est une grosse erreur. Mais pour l’instant, c’est vers Sissi que ses pas l’emmènent instinctivement. Il ne voit pas donc pas tout de suite la pâleur de mort qui vient d’apparaître sur le visage de l’homme de main, et cet imperceptible tremblement qui agite son corps entier. Le Black se précipite pour aider son ancienne amante, l’épaulant avec douceur pour qu’elle se relève. « Est-ce que ça va ? » Inquiet, il l’observe, cherchant une quelconque blessure. Et il voit d’abord son cou et la marque que la main de l’homme a laissé. Marque qui le met dans une rage froide, qui ne s’était que légèrement éveillée lors de l’écoute de la conversation. Son expression se change du tout au tout. Arsenius n’était plus que le meneur d’hommes froid, cruel et puissant qu’il incarnait chaque jour. « Je règle une petite chose et je suis à toi. » Sur ces mots, il se retourne lentement, franchissant la distance qui le séparait de son employé. Distance qu’il réduisit très dangereusement d’ailleurs, puisqu’il ne se tenait désormais qu’à quelques centimètres de son interlocuteur. Qu’il soit grand, fort, imposant, rien de tout ça n’inquiétait le Black. Tout simplement parce qu’il se savait craint et respecté par les hommes qu’il payait pour faire un travail efficace. Travail efficace qui semblait aujourd’hui avoir disparu des plans de cet abruti. Mais soit, il allait sans aucun doute le regretter.

Le Black croise les bras, l’air très peu sympathique. « Ton nom. » Un ordre bref, concis, qui ne laissait pas le choix. « All… Allister monsieur. » Les yeux d’Arsenius se plissent, tandis qu’il se remémorait vaguement ce nom. Oui, il le reconnaissait maintenant, imposant comme il était, il s’en souvenait bien. C'était son devoir de connaître un maximum de choses sur ceux qu'il fréquentait pour le travail. « Eh bien Allister, pourrais-tu m’expliquer ce… malentendu ? » Un geste périphérique pour montrer la pièce, et plus particulièrement la jeune femme rousse. « Patron, je… » Un autre geste de la main le stoppe, ferme, autoritaire. Rien dans l’attitude d’Arsenius ne laissait espérer une quelconque possibilité de s’excuser. « Non, je ne veux rien savoir finalement. Je ne veux plus rien entendre sortir de ta bouche. Tu en as déjà assez fait comme ça. » Il se masse les tempes, comme fatigué d’avoir à faire ce qu’il était en train de faire, soit recadrer le petit personnel. N’avait-il donc que ça à faire, de réprimander les incapables ? « Cette femme… » Son doigt se pointe vers la jeune femme derrière. « … se nomme Rackharrow, et non Grimstone pour commencer. Elle paye toujours les taxes dans les temps. » Une pause, histoire de laisser l’homme réfléchir à ses actes, et surtout à ce qui allait lui arriver. « Alors oui, cette fois, elle a eu du retard. Et tu sais pourquoi ? Bien sûr que non. » Un soupir las, excédé. « Elle a eu des soucis, des soucis que tu ne comprendrais pas et qui ne te concernent en rien d’ailleurs. Voilà la raison. Cependant, elle a quand même payé. » Il se retenait de ne prononcer que des mots, ses poings le démangeant. « Donc dans un premier temps, tu vas te mettre à jour avec toutes ces informations, et me faire le plaisir de te les graver dans ton petit crâne d’abruti. » Un doigt était venu tapoter de manière agressive la tempe de l’homme. Néanmoins, le Black parvenait à être relativement calme pour le moment, mais ça n’allait pas durer.

La voix se hausse, devenant bien plus menaçante. « Ensuite, un bon conseil pour toi. Ne menace PLUS JAMAIS cette femme, c’est clair ? Sinon, ce sera la dernière fois que toi, tu vois la lumière du jour. Je ne tolèrerais aucune agression, de n’importe quelle nature qu’elle soit, sur ce commerce et sa propriétaire. » Arsenius avait un regard sombre, martelant chacun des mots à l’oreille de l’homme qui se tenait face à lui. Si Sissi n’avait pas été là, c’est du sang qui aurait recouvert le sol de la pièce et les poings de l’héritier Black. « Donc, laisse-moi t’expliquer rapidement la situation. Grossière erreur de ta part que d’être venu ici pour menacer cette demoiselle. Tu n’aurais jamais dû le faire. Je n’apprécie que très peu que des imbéciles de ton genre me ridiculisent. » Sans aucun doute, ils finissaient même en lambeaux généralement. Mais chaque chose en son temps. « Tu vas donc retourner au Cercle et te rendre immédiatement dans mon bureau. Dans lequel je te rejoindrais sous peu. Là-bas, nous pourrons poursuivre cette conversation et voir ce que nous allons faire de tout ça. » En réalité, Arsenius savait très bien ce qui allait se passer. L’autre déglutissait, au bord du gouffre. Il allait lui faire regretter son erreur, de manière à ce qu’il se souvienne bien de la leçon. Des coups, du sang, de la torture, ce genre de choses qu’Arsen aimait beaucoup pour se détendre parfois. Ensuite, peut-être l’enverrait-il à la Maison Close, dans un poste dégradant et en bas de l’échelle. Peut-être qu’après ça, il ferait plus attention. « Oh, autre chose. Si tu espères fuir et ne jamais te rendre là-bas, souviens-toi que je connais ton nom, Allister. Je sais que tu n’as pas menti car malheureusement, je me rappelle de toi. » Un air innocent, qui dissimulait tout autre chose. Une menace, un danger, un point de pression. « Et si tu oses me désobéir, c’est ta femme qui finira au bordel. Je m’en ferais une joie de la souiller avec les premiers venus d’ailleurs. » Un rire sincère cette fois, mais cruel à souhait. « Et… Edward c’est ça ? Ton fils. Je ne sais même plus son âge… Peu importe. Je le torturerais, puis je le tuerais et forcerais ton épouse à regarder. Tout ça avant de te retrouver, de tous vous retrouver. » Il ne fallait pas plaisanter avec les Black, tout le monde le savait. Ils savaient tout sur tout, et étaient capable de choses dont personne ne voulait parler. Autant lui obéir donc, c’était préférable pour lui.

Ressemblant presque à un cadavre, l’homme comprit donc qu’il n’avait plus rien à faire ici. Mais avant qu’il ne sorte, le patron le rappela une dernière fois. « Il me semble que tu lui dois des excuses. » Pitoyablement, il s’exécuta en bafouillant, humilié. Et bientôt, il s’éclipsa, probablement désespéré face à son avenir proche. Le calme était revenu dans la boutique, mais Arsenius n’était pas très à l’aise. Il resta quelques secondes sans rien faire, regardant sa main crispée. Des marques s’étaient dessinées dans sa paume tant il l’avait serrée. Il se sentait tellement coupable de ce qui s’était passé. Sissi n’avait pas à assister à une telle scène. Il s’en voulait. Il finit alors par se tourner vers elle, l’air penaud. L’héritier de la Main Noire avait fait place à l’homme qu’il était auparavant avec elle. Il s’approche alors, ne sachant pas vraiment comment elle allait réagir, et sur quel pied danser. « Sissi, je suis vraiment désolé. Ça n’aurait jamais dû se passer. Plus jamais ils ne viendront t’importuner de la sorte, je te le promets. » Son regard était plongé dans celui de la jeune femme. Il était sincère et espérait vraiment qu’elle le croirait, et qu’elle le pardonnerait. « S’ils te blessent ou te menacent encore une fois… Je les tuerais. Enfin, pardonne-moi. » Il baissa finalement les yeux, ne pouvant soutenir le regard vairon une autre seconde. Encore une fois, la Main Noire avait prouvé à la commerçante à quel point elle était violente et cruelle, faisant probablement grandir son sentiment de haine. Mais Arsenius n’était pas l’organisation, et elle le savait. Du moins il l’espérait.

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Parchemin envoyé Sam 16 Sep - 22:53

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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 896 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, Hishnack & Texas-Flood ♥︎ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de quatre mois. Champ Libre :
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16 août 1991.
E
st-ce que ça allait ? La main reste à proximité de la marque laissée autour de la gorge gracile. Elle hoche la tête, peut-être par réflexe, encore décontenancée. « Je règle une petite chose et je suis à toi. » Il est menaçant, il laisse tomber l’image qu’elle a de lui pour devenir l’héritier Black, comme un costume qu’il enfile sous ses yeux. A nouveau debout mais tendue, Erzsébet ne dit rien, elle contemple la scène comme si elle en était à des kilomètres, comme si son corps présent était distant de son esprit embrumé. Elle se souvient du frisson de sa peau contre celle d’Arsenius, les soupirs alanguis lui reviennent en mémoire et plus il est dangereusement proche de l’employé, plus elle se rappelle de l’ivresse de ses sens, des désirs brûlants d’autrefois. Réminiscence de ce qu’elle avait rejeté trop loin dans son esprit, de ce qui la frappe brutalement entre ces murs. Fiévreuse des émotions qui se bousculent, lui enserrent le coeur, embrument son regard. Résiste. Elle s’appuie contre la rampe des escaliers, s’obligeant à respirer, à inspirer cet air dont elle a l’impression de manquer. Rackharrow, comme un rappel à l’ordre, comme la lame d’une dague qui s’enfonce dans le myocarde. Son mari l’aimera-t-il encore ? « Et si tu oses me désobéir, c’est ta femme qui finira au bordel. Je m’en ferais une joie de la souiller avec les premiers venus d’ailleurs. » Le regard s’accroche à la silhouette du Black, elle cherche à retrouver son calme, reprendre le dessus sur ce qui se bouscule dans ses pensées - souvenirs remontés des nuits alcoolisées. J’ai une boutique pas loin, si vous voulez fuir toutes ces damoiselles en détresse.. Les billes différentes se posent sur le comptoir, écueil de la première trahison aux siens, de ses plaisirs coupables avec un homme infâme.

« Il me semble que tu lui dois des excuses. » Elle semble se redresser, se parer brusquement d’une glace qu’Arsenius n’avait que rarement l’occasion de voir, spectacle qu’on lui rapporte peut-être mais dont elle n’avait pas besoin - pas avec lui, pas par le passé. Aux excuses ne répond qu’un sifflement lugubre, plus encore que les autres, menace indéniable à l’encontre de l’employé qui n'est pas en position de rétorquer. L’aura crépiterait presque, son attitude ne réprimant plus la colère, la rancoeur, la frustration et cette haine latente à l’encontre d’une organisation qui lui pourrit depuis trop longtemps l’existence. Elle le regarde sortir, obéir à son patron comme un chien s’écraserait, la queue entre les jambes. « Sissi, je suis vraiment désolé. Ça n’aurait jamais dû se passer. Plus jamais ils ne viendront t’importuner de la sorte, je te le promets. » Visage froid, masque d’indifférence momentané. « S’ils te blessent ou te menacent encore une fois… Je les tuerais. Enfin, pardonne-moi. » Il baisse les yeux et pour la première fois depuis qu’elle le connait, elle a l’impression d’y lire quelque chose qui lui a échappé jusque là. Sa main se plaque contre ses lèvres pour y étouffer la surprise et elle recule, presque titubante, frappée par une évidence qui la déstabilise encore. La carapace se craquèle, le puzzle prend forme derrière ses prunelles embuées de larmes qui finissent par rouler sur ses joues, cascades qui mêlent la frayeur d’avoir été plaquée contre ce mur à en suffoquer et sentiments trop longtemps niés, noyés dans l’obscurité de ses interprétations erronées. Il l’a défendue comme seul Kenan en aurait été capable. Il a menacé comme son époux aurait été susceptible de le faire. Les doigts tremblent, le bras retombe le long du corps. « Ils menacent tous de m’envoyer au bordel, j’ai l’habitude.. » Elle a du mal à déglutir, à retrouver l’air, à forcer ses poumons à l’avaler, l’engloutir. « A croire que c’est ce dont j’ai l’air : une prostituée, une fille de mauvaise vie. » Elle dit ces mots en lui tournant le dos, rejetant la cascade de cheveux roux dans un geste nerveux qu’il l’avait déjà vu effectuer par le passé, le second réveil en traversant la chambre pour se rhabiller après avoir été terriblement malade ou toutes ces fois où la luxure avait dominé la raison. « Traitée comme une vulgaire sang-mêlée par les pourris de la Main Noire. » Le rire qui s’échappe d’entre ses lèvres est tout aussi nerveux, trahit ce qui la secoue, ce qu’elle ne maîtrise plus et la froide fille des norvégiens se fissurait sous le regard d’Arsenius. « Le prochain qui me touche ne sortira pas vivant de cette boutique, je te préviens, Arsenius. » La menace est réelle, cette fois, quand enfin elle pivote pour lui faire face. Elle dégage une envie de meurtre si visible qu’il est impossible de ne pas la lire. Les escarpins résonnent sur le parquet tandis qu’elle rompt la distance, se retrouvant si près du sorcier qu’il peut percevoir les effluves de citron dans ses cheveux. « L’agonie provoquée par le venin d’un serpent peut durer des heures.. » Elle n’est plus la petite neutre bien sage, presque frêle sous ses doigts, elle n’est plus la trop jeune femme jetée aux affres de la guerre. Le noir ne lui va jamais si bien que quand l’illusion s’effondre, elle n’est pas sarcasmes ou paroles en l’air, ce qu’elle dit elle le pense, le sait, est prête à le faire. Rackharrow lui va peut-être mieux qu’on ne l’imaginerait et les rumeurs sur ses pratiques douteuses tendant dés lors à se vérifier. Y’aurait-il donc des fondements à la peur que ressentait une partie de la population sur le passage de son serpent ? « Et toi, pourquoi tu n’as rien dit ?! » Le timbre tremble un peu, les larmes n’ont pas cessé de couler, laissant des traces de mascara au bord de ses yeux. « Tu comptais garder tes sentiments pour toi combien d’années ? Qu’est-ce que j’ai mal fait pour que tu te taises ?! » Les jambes se dérobent sous son corps brusquement secoué de spasmes et c’est entre les bras du Black qu’elle s’effondre, tentant de taire le trouble contre son épaule, souillant le précieux costume des pleurs teintés de maquillage. Elle, la sorcière qui a toujours pensé que personne ne pourrait l’aimer, la fleur fanée morte trop de fois dans les prunelles des hommes, la créature blessée qui se brûle l’âme au déni, au point de ne plus voir l’affection contre sa peau, au point de s’oublier dans ce qu’elle ne pensait être que deux aventures sans conséquence, sans lendemain. L’un laissé au bord de la route pour l’autre qu’elle pense encore ne pas mériter.

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(Erzenius) ◊ « First love never dies. »

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