indiscrétions
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L’homme en Jupe On a vu semblerait-il un sang pur jouer les transformistes au Cirque Avery. Nous n’avons pas encore de nom mais son jeune âge semble indiquer que son travestissement est une quête identitaire !

La tête d’enterrement N'est-il pas courant que lorsque l'on perd un être cher, on verse quelques larmes ? Eh bien si la mort de l'Actrice Louise de Montmorency emeut les foules, sa fille ne semble pas bien touchée. Etrange non ?

Le dimanche au Pays de Galles c'est le jour des mariages Il y a des évènements heureux dans ce monde enfin si l'union forcée et arrangéeest un évènement heureux ! Desmond Meadowes s'est débarassé de sa plus jeune soeur, reste la plus vielle des deux.




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Invitons le loup dans la bergerie - Valko

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Parchemin envoyé Lun 27 Avr - 21:03

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Invitons le loup dans la bergerie
- Valko L. Greyback & Cirilla Lovegood -



Elle relisait ses dernières notes, des informations détaillées avec une précision parfaite, un travail presque de professionnel. Pourtant, elle était plus douée et maître dans la traque des créatures magiques que l'espionnage des gens. Elle aurait pu confier ce travail ingrat à un autre, mais elle avait confiance en personne, le secret est souvent si facilement corrompu avec un peu d'argent. Elle ne pouvait pas se permettre que la cible soit au courant de son plan. Elle referma le dossier, sa main lissa légèrement le papier de ses doigts, douce caresse dans le but de se rassurer. Tout allait bien se passer, elle n'avait pas à s’inquiéter. Elle se leva, quittant le bureau pour se poser devant la fenêtre de la pièce, son regard s'égara sur l'horizon du domaine vers la forêt. Elle aimait autant qu'elle détestait ce lieu, sa prison.  
« Dame Lovegood, votre invité est arrivé. » Elle se tourna vers l'entrée, répondant d'un bref signe de tête au domestique, qui s'empressa de disparaître dans les couloirs. Il était arrivé. Elle serra un instant des bras autour de son corps, fermant les yeux afin de construire ses barrières mentales. Avait-elle fait le bon choix ? N'aurait-elle pas pu trouver un autre chasseur de prime que lui ? Combien d'années étaient passées depuis leur dernière rencontre ? Avait-il changé, sans l'ombre d'un doute, il n'aurait rien à voir avec le Valko qu'elle avait connu autrefois. Elle se mordilla la langue, cherchant à reprendre ses esprits, prête à jouer son rôle.

Elle ne tarda pas à arriver dans le hall, rencontrant du regard la silhouette du Loup. Elle ne savait pas quoi pensé de lui, il dégageait quelque chose de plus animal que dans ses souvenirs. « Monsieur Greyback, je vous remercie d'avoir répondu à ma demande. » Sa voix était dansante de folie, elle jouait un peu l'étourdie. Un sourire au coin des lèvres, ses mains s'animaient de geste incompréhensible alors qu'elle poursuivait son discours parfaitement maîtrisé, sans réellement lui laisser le temps d'y répondre. « Je vous prie de bien vouloir me suivre, nous allons nous installer dans le bureau, les Wolkirus ont la fâcheuse tendance à écouter les discussions importantes. » Elle se tourna pour prendre la direction du bureau, d'un pas un brin rapide. Elle ne vérifia pas qu'il suivait le mouvement, mais même si elle ne l'entendait pas, son regard était bien derrière son dos. Elle entra dans le bureau, se calant contre le bois rustique de celui-ci sans s’asseoir complètement dessus. Elle laissa soin à Valko de fermer la porte derrière son passage. « Nous allons pouvoir commencer, les frutiras m'ont l’air favorables à votre présence. » Son regard se plongea dans le sien, elle savait déjà ce qu'elle pourrait y lire… Il n'y croyait toujours pas à son masque de folie. Et la suite de la discussion risquerait d'être différente de ce qu'elle avait prévu.

Parchemin envoyé Mer 29 Avr - 22:30

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Invitons le loup dans la bergerie
- Valko L. Greyback & Cirilla Lovegood -



Ce n'est pas tant le contenu de la missive que sa pupille a dévoré d'une lueur concupiscente. Ni le nom de la victime présumée, ni même les promesses d'une grasse rémunération en échange de la sale besogne. Valko a le sourire fin et carnassier, l'incisive tourmentant le galbe de sa lèvre rougie, comme il s'abandonne aux courbes rondes d'un patronyme lissé à la belle plume. Lovegood. L'écriture est féminine et svelte, d'une douceur impénétrable dont la frigidité se fait absente. Les souvenirs de Cirilla s'agitent contre son crâne, tempêtent des espoirs, sifflent un soulagement autolâtre. Ne s'était-elle donc pas mariée ? Ou bien était-elle veuve, se refusant de porter encore le lourd blason de son macchabée d'époux ? Autant de questions prenant le pas sur une pseudo cupidité ; car en vérité la mission ainsi envoyée ne l'intéresse guère. Son engouement s'est posé sur elle. Son dividende, c'est elle. Sa raison unique de se lever et exécuter l'injonction écrite, elle encore. Bientôt Valko transplane et s'apprête à rallier les lieux où convergent toutes ses interrogations. Pourvu qu'il y trouvera réponse ; que son rictus insolent ne se gomme et ses pensées obscènes ne s'estompent. Valko Greyback est un égoïste romantique. Il a la palabre sentimentale chaste, mais le cœur qui bande. C'est ainsi.

« Monsieur... Greyback ? » La mine blême du domestique, à l'instar de sa voix écaillée par la pleutrerie, divulguent les appréhensions du pauvre quidam. Valko s'en préoccupe à peine, s'en gargarise même, alors qu'il toise le subordonné de sa pupille rapace. La convoitise de son regard, savamment orchestrée et minutieusement travaillée, trahit une férocité crue, mime une faim pourtant absente, instille en son vis-à-vis les sueurs froides de ses derniers instants. Sans doute est-ce pour cela que, malgré le mutisme volontaire de l'invité (et diable qu'il se fait ainsi cruel, à ne toiser que l'interlocuteur de son rictus carnassier et taiseux), le domestique ânonne quelques justifications l'invitant à le suivre. Valko s'exécute volontiers comme il gonfle le torse, trop assuré dans sa démarche, pour autant magnétique et animal dans sa façon de se mouvoir. L'on peut lui imputer d'être insolent, sanguinaire, inhumain, agaçant même dans sa façon de darder le monde avec aplomb. Mais on ne peut le disculper de ce charisme bestial ; un peu de musc dans ces effluves boisées, éclats de sang ferreux sur le bout de la langue. Et lorsqu'enfin Valko pénètre le bureau, c'est non sans savourer une victoire fantôme qu'il tend l'oreille : « Dame Lovegood. » Ah, la garce, elle n'est donc pas mariée. Il était prédit, pourtant, qu'elle ne devienne la femme d'un énième sang-pur, se devant d'enfanter une noble race, promise à un destin qui l'enchaînerait au sol. Et à partir de ce moment-là, Valko s'était détourné de Cirilla. Jurant sans se méprendre – du moins le pensait-il – qu'il ne pouvait badiner avec la femme d'un autre. Car le loup se sentait perdre en éclat et en unicité. N'aimant guère perdre son temps, pas plus que son ego. Une seule bague de fiançailles avait suffi à émousser son intérêt... Sans doute parce que le jeune homme, particulièrement maladroit dans son entreprise, n'avait su montrer son désir avec cette ardeur monstre lui brûlant les entrailles. Sans doute parce qu'elle n'avait jamais rien vu. Ou n'avait jamais rien voulu voir. « Monsieur Greyback, je vous remercie d'avoir répondu à ma demande. »  Sa voix chantante et habillée d'une folie factice est pleine d'argent. Tintement de cymbales, là où réside le charme inépuisable de ses inflexions lorsqu'elle prend un air insane. Valko n'y croit toujours pas, se contente de sourire. De ces rictus féroces, un peu de brutalité en bord de lippe. Le regard animal et pourtant charmeur. Effrayant dans son mutisme lorsque, plaquant ses mains derrière son dos, Greyback a des airs de loup gourmé. Un peu cérémonieux, un peu rustre. Un savant mélange d'arrogance et d'ascendance grivoise. Elle entonne encore ses airs de folle quand elle s'érige seulement en Cassandre devant Valko : elle peut dégoiser ce qu'elle veut, il ne croira en rien. Ni à la fausse lueur de déraison dans ses prunelles satinées, ni à l'intonation trop aiguë de sa voix. « Je vous prie de bien vouloir me suivre, nous allons nous installer dans le bureau, les Wolkirus ont la fâcheuse tendance à écouter les discussions importantes. »

C'est encore mutique qu'il la suit. Son silence leste volontiers les éclats de tension qui subsistent. Tout est apprêté, rien n'est laissé au hasard. D'autant plus que Valko n'est guère connu pour sa patience absente, ou sa diplomatie fantoche. S'il se tait, c'est pour mieux creuser le malaise, la clouer de ses yeux fauves au pilori de son jugement, goûter son allégresse quant à son retour. Pis encore, lorsque le binôme pénètre une autre pièce, Valko ferme derrière eux de façon ostentatoire. Dos posé contre la porte, il veut la sentir sa captive. Accroche son regard de sa pupille qui la dépouille, étouffe un rire bref lorsqu'elle parle encore : « Nous allons pouvoir commencer, les frutiras m'ont l’air favorables à votre présence. » « Et ce sont les nargoles, qui ont enlevé ton époux ? » Enfin il s'approche, l'air odieusement impérieux. Mais comme il se détourne de l'héritière Lovegood, se déplace jusqu'à la fenêtre par laquelle il jette une oeillade incurieuse. « Toujours aussi peu douée pour jouer la comédie. J'espère que t'as jamais pensé à jouer les agents doubles pour notre très cher Lord. » Un sifflement de mépris quand il évoque Voldemort. Cette supériorité hiérarchique le nourrit et le débecte autant.

Parchemin envoyé Jeu 30 Avr - 15:32

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Elle ne l'avait jamais connu aussi silencieux, la patience n'était pas un trait de la personnalité de Valko quand ils étaient plus jeunes. Avait-il à ce point changé ? Où était-il déjà en train de jouer avec elle ? Elle sentait déjà l'envie de sortir de ses gonds, alors qu'il venait à peine d'arrivée. Elle n'était plus vraiment sûr de ses choix, lorsque la porte se referma derrière lui, aucune échappatoire. « Et ce sont les nargoles, qui ont enlevé ton époux ? » La surprise se dessina sur les traits de son visage, elle ne s'était pas attendue à ce genre de question. Elle fronça les sourcils en l'observant, cherchant à comprendre le but caché d'une telle question. Mais peut-être qu'il n'y avait que de la curiosité indiscrète. Elle tourna légèrement la tête afin de pouvoir le regarder de haut en bas alors qu'il s'était posé devant la fenêtre. Il n'entrait pas dans la catégorie des gens d'une beauté remarquable, loin d'être moche, il possédait juste un charme particulier. Encore fallait-il l’apercevoir. « Toujours aussi peu douée pour jouer la comédie. J'espère que t'as jamais pensé à jouer les agents doubles pour notre très cher Lord. » Coupée dans son admiration, elle lâcha un juron du bout des lèvres, incompréhensible. Ses mains agrippaient la bordure du bureau, sans grande doucement, avant de finalement se dirigeait  vers la bibliothèque murale en face d'elle.

« Bien. » Ce mot était plus pour elle-même que pour lui. Il sonnait comme une autorisation à lâcher son masque, le laissant s’effriter à ses pieds. Plus de faux semblant, plus de cette lueur de folie, il allait enfin découvrir la véritable facette de Cirilla. « Il n'a jamais eu le statut d'époux, il n'a été que mon fiancé pendant deux années. » Orÿon Flamel, elle ne savait quoi penser de cet homme. Il aurait peut-être été un bon époux, mais elle n'a jamais éprouvé l'attirance, le désir qu'elle recherche chez un homme. Elle ne s'était pas vraiment intéressée à cette époque, bien trop contrariée de ses fiançailles  forcées. Son regard était toujours posé sur les livres peuplant la bibliothèque, caressant d'un doigt leur couverture en retraçant les titres en or. « Un malheur est arrivé dans sa famille, il s'est donc plongé corps et âme dans son travail. » Délaissant au passage sa jeune fiancée, elle ne s'était pas sentie vexée, plutôt soulagée d'entrevoir un éclat de liberté. Elle ne regrettait pas ses choix. « Alors, je me suis envolée loin de lui. Il n'a jamais cherché à me retenir. On a rompu les termes du contrat. » Elle se tourna vers lui, abandonnant son attention des livres en croisant les bras sous sa poitrine. Loin de l'image d'une proie fragile et prise au piège, elle revêtit une allure détendue. L’animosité qui pulsait chez Valko ne lui était pas inconnue, les monstres elle les côtoyait à longueur de journée. Elle s'était peut-être rendue vulnérable sans son masque, mais vu qu'il n'avait jamais fonctionné, elle ne se sentait pas diminuée face à lui. Un léger sourire s'était dessiné sur ses lèvres, finalement la situation l'amusait d'une curieuse manière. « Ai-je répondu correctement à ta question ou aimerais-tu savoir autre chose sur ma vie privée ? » Elle était venue à penser que Valko s’intéressait plus à elle qu'à sa future mission pour la famille Lovegood. Il était peut-être prétentieux de croire à une telle illusion d'importance, elle n'était qu'une ancienne camarade à Poudlard. Un souvenir qu'il avait dû oublier, indéfinissable lien qui les avait liés à l'époque. Elle n'avait pas d'époux, chose incroyablement rare à son âge, mais elle doutait fortement que l'inverse fût vrai pour lui. Elle ne serait pas étonnée d'apprendre qu'il a déjà assuré la descendance de sa branche familiale.

Elle s'approcha de la fenêtre, face à lui, tirant légèrement sur le tissu épais du rideau carmin, laissant son regard s'égarer sur le jardin. Elle pouvait sentir son odeur de là où elle se trouvait, incroyablement similaire à la sauvagerie de la forêt. Est-ce qu'il passait toujours certaines nuits à vadrouiller entre les arbres sombres ? Elle l'avait déjà aperçu dans la forêt interdite pendant l'une de ses balades nocturnes de jeunesse. « Je me suis toujours demandée comment tu as pu percé mon masque. » Qu'un murmure soufflait au bord des lèvres, un brin irrité comme s'il venait de détruire son jouet. Elle posa son attention sur lui, offrant son regard au sien. « Il n'y a que toi que cette comédie ne prend pas, les autres ne sont que des moutons aveugles qui suivent bêtement mon jeu. » Qu'il était grisant de jouer avec les gens, une arme redoutable qu'est la manipulation ! Une fois qu'on y a goûté à l'une de ses saveurs, on peut difficilement s'en passer. Mais, il y avait un prix à payer, ce voile de mensonge drapait sur ses épaules, pas totalement opaque sur qui elle était vraiment. Hélas, présent pour ne pouvoir se dévoiler complètement, elle alimentait sa sauvagerie, sa solitude autour d'elle.  « J'aurai dû savoir que tu étais plus un loup qu'un mouton. Nullement surprenant pour un Greyback. » Son regard brillait d'amusement, contemplant les traits de son visage sans gêne, sans subtilité de sa part. Elle cherchait à trouver la réponse à sa question muette, elle n'avait jamais su dire si Valko était un lycan ou non.


Parchemin envoyé Ven 1 Mai - 14:17

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« Bien. » Elle siffle avec pugnacité une seule syllabe déposant les armes à terre. Et au coin des lèvres lupines se cambre un sourire vorace, presque victorieux : Valko ne se gargarise pas seulement de la savoir disponible – eut-il fallu qu'elle ne lui plaise véritablement pour qu'il ne s'enquiert ainsi, et avec tant d'insolence, de son possible malheur d'épousée abandonnée – il se repaît de l'abdication de Cirilla. Là tout contre son cerveau de prédateur, ce « bien » pourtant bénin clame une âme offerte et la capitulation bandante de la pauvre captive. Cela ne la rend que plus désirable, aux yeux du psychopathe. La savoir aussi forte qu'acculée, une souveraineté menée sous l'égide de la folie fantoche alors écrasée sous la ténacité de Valko. Etrange, comme le jeune homme s'est détourné d'elle sitôt la croyant mariée et pourtant revient aujourd'hui à la charge en supposant que leur conciliabule ne fut achevé qu'hier. De nombreuses années ont pourtant passé, et Valko récidive avec la fougue d'autrefois. Jamais ébranlé, toujours troublant. Troublé surtout. Preuve en est qu'il flirte avec gaucherie : il la taquine, l'agace, la pousse dans ses retranchements. Alors qu'il ne souhaite que trouver une toute autre utilité au bureau en merisier. S'il pouvait la mordre en l'instant sans craindre d'être repoussé, l'aurait-il fait avec véhémence. La morsure ou l'amène substitut de la pénétration des chairs. « Il n'a jamais eu le statut d'époux, il n'a été que mon fiancé pendant deux années. » Ainsi la vérité éclate. Bien que déjà connue par les déductions qu'il eut faites, c'est avec cupidité que Valko recueille la nouvelle. S'en pince la lippe de son incisive affamée, quitte à martyriser la viande. Plus encore, ce qu'elle dégoise ensuite ne l'intéresse guère ; la curiosité inconvenante du loup ainsi repue, il ne veut guère connaître la suite. Seul l'état de fait l'interpelle : Cirilla n'a jamais été mariée, Cirillia est prompte à être courtisée. Cirilla a aujourd'hui le monopole de sa concupiscence à peine affichée. Probable aussi qu'il ne craigne d'intercepter au vol un quelconque compliment destiné au fiancé déchu. Cela l'irriterait et démangerait son ego, que de le savoir parfait, raffiné, élégant, cavalier. Tout ce que Valko n'est pas et rechigne à devenir. Un peu de folie en coin de son béguin, comme une incapacité à admettre que d'autres puissent l'intéresser d'avantage. Le revoilà en lice ; il exulte et souffle : « Quel dommage. », lissant dès lors son auguste visage d'une moue qui se veut chagrinée. Mais la concernée ne tique pas, trop habituée au jeu d'arrogance de Greyback, voilà qu'elle s'insurge en douceur et lui renvoie la marque de son impolitesse : « Ai-je répondu correctement à ta question ou aimerais-tu savoir autre chose sur ma vie privée ? » « Oh. » Valko arque alors les sourcils dans une fausse surprise, volontairement surjouée, tandis que sa pupille accuse le choc et se traîne jusqu'à la prunelle délicieuse de Cirilla. « Non voyons. Chaque chose en son temps. » Et sa voix rauque et suave de se complaire dans un sillage chaud. Appelant à la plus agaçante outrecuidance et au stupre léger.

La distance s'émousse, les protagonistes épousent une proximité qui ne relève plus d'aucune sûreté. Et si Cirilla a troqué sa voix allègre, elle se targue à présent de murmurer d'un timbre presque irrité une vérité qu'elle déclare enfin. Des années de combat, avant qu'elle n'abdique. « Je me suis toujours demandée comment tu as pu percé mon masque. » Les regards s'entrechoquent. Cette fois, le loup n'a plus la lippe insolente. « Il n'y a que toi que cette comédie ne prend pas, les autres ne sont que des moutons aveugles qui suivent bêtement mon jeu. J'aurai dû savoir que tu étais plus un loup qu'un mouton. Nullement surprenant pour un Greyback. » « Hmm ... » Plongeant dans une réflexion factice, Valko pose volontairement ses doigts oblongs contre son menton râpeux, quitte le giron d'une fenêtre ayant accueilli sa presque curiosité, et s'éloigne plus encore de Cirilla. « Bien, sous la torture j'avoue tout. » Ah de quelle autre torture parle-t-il lorsque, se stoppant enfin et glissant son regard fauve sur la jeune femme, il la détaille de la tête aux pieds. La beauté est la personnification de son supplice. « J'ai menti, tu as toujours été douée pour jouer la comédie. La preuve, c'est que beaucoup de moutons y croient, et ils ne sont pas tous demeurés. » Cela aurait été si facile que d'invoquer la simplicité d'esprit desdites victimes, après tout. « Peut-être sont-ils juste... sains d'esprit. » Cette fois le rictus se fait féroce, lorsqu'il avoue en filigrane ne pas être de ceux consumés par la lucidité. Greyback drape à sa boutonnière quelques éclats de démence s'étant accrue avec le temps et sa bestialité. « Bref. » plastronne-t-il avec la force de l'assurance. « Beaucoup d'années nous séparent. Tu as... changé, d'une certaine manière. » Opportunisme corrompu. Valko toise d'une discrétion absente les courbes plus féminines encore de l'adolescente qu'il laissa derrière lui. « Tu dois avoir bien des choses à me raconter. Des amants à consommer. Des secrets à confier. Des ennemis à éliminer, peut-être ? » Pour en revenir au versant plus sanguinaire qui le mena ici.


Parchemin envoyé Sam 2 Mai - 21:49

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Elle ne crut pas à sa mine chagrinée, ce n'était pas dans le genre de Valko. Difficile de décrire ses pensées, malgré les traits de son visage si proche qu'elle n'avait qu'à tendre la main pour y dessiner les courbes. Tactile et impulsive, sa curiosité lui avait déjà joué des tours. Elle avait l'impression qu'il n'avait écouté que ce qu'il avait jugé utile à attendre, comme à son habitude. « Non voyons. Chaque chose en son temps. » Sur ses lèvres s'étira un sourire aux lueurs amusées, il y avait encore des interrogations qu'il vibrait dans son être. Présomptueux de croire que les questions n'auront qu'un seul et même thème, elle-même. Maintenant qu'elle venait de quitter son masque, rôle et personnage de folie, elle devait bien trouver une autre occupation pour faire taire ses nombreuses divagations.

« Bien, sous la torture j'avoue tout. » Elle ne quitta pas sa place, ses doigts glissaient sur les rideaux qui ondulait doucement sous l'attention de ses caresses. Elle avait cette manie, ce besoin de mouvement qui n'étaient pas une caractéristique de son masque. Son hyperactivité, elle l'était autant lié à elle-même qu'à son personnage, telle une ombre qu'elle ne pouvait s'en défaire. Il y a bien longtemps qu'elle avait arrêté de la combattre, cette pulsion gênante. Son regard ne l'avait pas quitté un seul instant, l'observant s'éloigner d'elle sans émotion. Captant avec malice discrète la lueur fauve qui avait parcouru son corps. « J'ai menti, tu as toujours été douée pour jouer la comédie. La preuve, c'est que beaucoup de moutons y croient, et ils ne sont pas tous demeurés. » Elle fut surprise de ses mots, elle ne s'était pas attendue à un compliment de sa part, car elle prenait pour cela ces mots. « Peut-être sont-ils juste... sains d'esprit. » Il se considérait comme lui-même fou ? Ne dit-on pas qu'une même espèce peut se reconnaître au premier regard ? Cela était-il si simple que ça, elle fronça légèrement les sourcils. Son explication n'avait pas son entière satisfaction, elle connaissait des fous qu'il n'y avait  toujours vus que du feu. Elle avait toujours pensé qu'il était juste un fin observateur. « Bref. » Mais, elle était de bonne humeur acceptant que la conversation s'arrête là. Ne cherchant même pas à argumenter.

« Beaucoup d'années nous séparent. Tu as... changé, d'une certaine manière. » Elle quitta enfin le cadre de la fenêtre pour se diriger vers le bureau, un sourire accrochait à ses lèvres. « Un autre compliment, je suis gâtée aujourd'hui. » Sa voix abordait des sonorités taquines, alors qu'elle balayait avec des gestes précis les quelques affaires du bureau. Elle examina rapidement la place fraîchement acquise avant de s'y installer comme une enfant joyeuse d'être en hauteur laissant ses jambes se baladait au gré du vide. Elle n'osait s'installer sur le trône de son père, devenu à son frère, mais elle y avait pris un malin plaisir à y installer son fessier sur la surface en bois du bureau. Une provocation qu'elle n'avait tendance qu'à mettre en œuvre uniquement en compagnie de la solitude. Crixus n'avait pas besoin d'un tel geste pour la punir. « Tu dois avoir bien des choses à me raconter. Des amants à consommer. Des secrets à confier. Des ennemis à éliminer, peut-être ? »  Elle posa ses paumes de chaque côté de ses jambes, rapidement une légère mélodie se fit entendre sous les tapotements de ses doigts sur le bois. Elle semblait réfléchir à ses réponses, plongeant son regard vers le sien. « Il y a deux semaines, j'ai tué une Acromantula afin d'y récupérer son venin, ses yeux et quelques parties de ses organes. Elle n'était pas d'une très grande taille, hélas. La semaine dernière, j'ai chassé des Abraxans pour leur foie et cœur, belles créatures passives avec un bon instinct de fuite. Et il y a quelques jours, j'ai joué avec un Troll afin de couper ses orteils pour un client. » Au final, ils avaient cela en commun, la chasse. Bien qu'elle ne traquait que les créatures magiques. Elle se mordilla la lèvre avec une rage contenue, avant de poursuivre ses paroles d'un ton plus sombre.  « Telle est ma routine depuis que j'ai quitté Poudlard… Mais, ces derniers jours il y a eu une tâche au tableau. Cet homme que nous voulons que tu supprimes, il a commencé à faire de l'ombre à notre commerce. » Ils auraient pu s'en occuper, son frère était du genre à aimer se salir les mains de la douce couleur du sang. Cependant, un tel acte aurait créé des vagues auprès des clients. Une chose qu'ils ne pouvaient pas se permettre, alors qu'ils cherchaient justement à les reprendre en leur sein. « Mais nous verrons plus tard... » Sa voix était devenue plus chaleureuse, une touche de curiosité avait illuminé son regard qu'elle posa sur lui. « Je me trouve en droit, moi aussi, d'être indiscrète sur ta vie privée. Qu’en est-il de la tienne Valko ? » Elle avait insisté légèrement sur son prénom, jouant avec sa prononciation du bout de la langue. Qu'il était étrange de prononcer ce prénom après autant d'années, il semblait toujours être aussi puissant, rempli de souvenir qu'elle n'avait jamais oublié. Elle avait l'impression que si elle fermait les yeux, elle pourrait se replonger dans son passé, lors de leur échangé entre les murs de Poudlard. Elle avait volontairement oublié de répondre à sa question sur de potentiels amants, car au final il n'y avait rien à dire dessus.


Parchemin envoyé Mar 5 Mai - 21:06

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« Un autre compliment, je suis gâtée aujourd'hui. » « C'est pas gratuit. » Sa réplique outrageuse roule sur sa langue incandescente puis vient buter ses lèvres en feu. Le regard de braise s'accroche à la silhouette famélique, il la contemple. De longs cheveux d'or, manteau chrysocale. Des pommettes saillantes et zinzolines, telles des pêches écrasées gorgées de sucre que l'on dévore un matin d'automne. Puis ces longs cils, étendus en des ombres déployées, se prélassent sur un charmant minois d'albâtre, une bouche où pointent le glaive et le baiser. La mordre et l'inciser, juste là, contre la chair d'un galbe perlé de sang. Il a le timbre rauque et caustique, mais le regard captif. Ca le sidère : une telle transcendance geôlière d'une folie factice. Ainsi Valko se demande ce qui put pousser la demoiselle à se prétendre aliénée : était-ce l'assurance d'ériger un plastron contre le monde, de se complaire dans une solitude cultivée, de faire fuir les simples mortels et de fasciner les marginaux ? Ou bien était-ce là l'idée d'une œuvre sans but et sans artifice. Un laisser-aller qui coula à outrance sur son naturel charmant. Le loup humecte sa lippe mais n'obtempère face à aucune curiosité, du moins pour le moment. Car peu connu pour sa diplomatie mais bien son manque de tact, Valko vociférera tôt ou tard les questions qui le taraudent. En l'instant ce sont les démons de la lubricité qui l'assaillent : il se souvient sans peine de l'intérêt piqué qu'il eut autrefois pour la jeune Lovegood. Cette façon qu'il avait de la toiser, regard de biais, sourire de connivence. Foison de petites provocations, sur un ton léger mais une langue acide. Et que ça flirte de façon gauche, s'étonne tout de même de ne pas la faire flancher. La voir en préférer un autre – bon gré mal gré – puis se tourner vers des fiançailles arrangées. Son égo aussi meurtri que ses sentiments. Ca lui apprendra à ne pas dégainer sa langue la plus crue et susurrer à son élue un lascif : « Tu me plais. Je peux te mordre ? » Autant de badinage qu'il emploie aujourd'hui, à présent qu'il est devenu homme. Ou loup. Dans tous les cas demeure-t-il une étrange gémination entre l'humain et la bête.

Enfin daigne-t-elle s'expliquer face au quidam malpoli. Quand bien même elle demeure sa cliente – fortunée peut-être, prestigieuse sans nul doute, au vu de la pureté de son sang – Cirilla ne rechigne ni à la tâche ni à la déférence. Elle s'applique, en bonne hôtesse, à répondre à Valko malgré son indiscrétion patentée. Et plus elle parle plus il sourit ; un rictus carnassier, féroce, séduit par l'idée de ces mains fluettes s'engouffrant dans la chair d'Abraxan pour en arracher le myocarde palpitant encore. Un frisson lui lèche l'échine quand un goût ferreux – ah et quel goût ! Celui de la carne encore rosée, il en saliverait – pointe en sa bouche. Mais Valko ne pipe mot et, une fois n'est pas coutume, se fait galant comme il la laisse terminer son soliloque. Parce que sa diatribe l'intéresse et le fascine, quand bien même la concernée ne débite aucun aveu quant à de potentiels amants. Greyback le sait ; il ne saura se faire direct dans son entreprise de séduction que lorsqu'ils se connaîtront d'avantage. En l'instant le ténébreux feint s'intéresser un tant soit peu à sa mission. « Telle est ma routine depuis que j'ai quitté Poudlard… Mais, ces derniers jours il y a eu une tâche au tableau. Cet homme que nous voulons que tu supprimes, il a commencé à faire de l'ombre à notre commerce. » Voilà qu'il entrouvre les lèvres, véritablement sérieux quant à son initiative d'en savoir plus et de s'armer de son professionnalisme le plus aiguisé. Mais son interlocutrice l'interrompt avant même qu'un souffle ne puisse mourir contre sa langue. « Mais nous verrons plus tard... » Le loup arque un sourcil, restant éventuellement sur ses gardes. Il n'a jamais fait confiance en ces mises en demeure, ces injonctions au demeurant ultérieur. Ses prunelles mordorées ne se détournent pas de sa cible et l'accrochent au contraire avec la force de la spéculation. Mais lorsque Cirilla parle à nouveau, ce n'est qu'une curiosité qui s'exprime. Sorte de réciprocité inconvenante afin de lui miroiter son insolence de tout à l'heure. « Je me trouve en droit, moi aussi, d'être indiscrète sur ta vie privée. Qu’en est-il de la tienne Valko ? »

L'intéressé demeure mutique quelques secondes. Ce n'est nullement question de réflexion ou de trouble, juste de théâtralité. Preuve en est de son regard qui jamais ne cille et se plante, pénétrant, dans la cornée satinée de son vis-à-vis. Lorsque Valko est certain d'avoir ferré toute son attention (la véritable, pas celle, un peu provocante, qui la poussa à poser cette question afin de lui renvoyer son impolitesse), il parle enfin. Se déplace dans la pièce, pose son regard voire ses mains sur différents bibelots, lui tourne le dos ou capte parfois ses yeux d'un bleu délictueux (Valko en est persuadé : si la pureté demeure physique, ce qu'elle couve n'a rien d'ingénu) : « Je désosse, dépèce, dissèque, éventre, éviscère. Je rogne aussi les os, parfois. Souvent, en fait. » Greyback pose sur Cirilla son regard amusé, malgré une moue sérieuse sur le visage. Les horreurs qu'il dégoise, il les revit et les savoure. Ca le fait jubiler jusqu'à la lie. Une gueule d'ange, une âme de salop. Un classique. « Tu vois, on a fini par se trouver des points communs. » Un peu d'ironie, c'est un excellent tonique sanguin. Le pseudo binôme s'est trouvé depuis longtemps quelques similarités les rapprochant. « Sauf que j'tape dans l'homo sapiens. » D'une vulgarité retrouvée, Valko s'approche de la jeune femme ayant pris ses aises sur le bureau. Sa main baladeuse, invoquant toujours une banale curiosité – puisque depuis tout à l'heure, il s'affaire à effleurer les étranges objets des lieux – finit sa course sur le pan de sa robe filant alors doucement entre ses doigts. Il susurre. « Tu sais ce qu'on devrait faire ? » Timbre chaud et libidineux. La pulpe de ses doigts glisse lascive sur le coton. Le geste suinte l'érotisme à peine dissimulé ; il lui fait l'amour à bout portant. Monceaux de concupiscence jamais – hélas – consumés avec elle.

Puis soudain Valko ôte sa main comme il la toise d'un sourire dément : « Ouvrir une boucherie. Faire des tourtes à la viande. » Greyback étouffe un rire léger contre sa lippe ; la boutade l'amuse. S'est même muée en une proposition sérieuse, l'espace de quelques secondes.


Parchemin envoyé Sam 9 Mai - 15:25

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Invitons le loup dans la bergerie
- Valko L. Greyback & Cirilla Lovegood -



« C'est pas gratuit. » Elle s'en était doutée, qu'il soit un homme à réfléchir en avance à ses prochaines manœuvres, elle acceptait d'y jouer à cette drôle de partie d'échecs. Délaissée de son masque, elle abusera de ses atouts pour y gagner le jeu, inventant même ses propres règles. Elle maniait l'art de la manipulation depuis des années et nombreuses étaient ses facettes. La morsure d'un Loup ne lui faisait pas peur et elle était prête à parier qu'il n'hésitait pas à le faire en cas de victoire. Peut-être que finalement elle lui laissera apercevoir l'illusion de son triomphe, manière d’assouvir une curiosité éphémère. « Tu m'enverras la facture, le moment venu. » Avait-elle susurré du bout des lèvres, souffle de malice à l'image de ses pensées. Elle espérait juste qu'il ne jouerait pas avec sa patience, elle ne l'était qu'à de rares occasions, principalement pendant une chasse.

Son silence la poussa à croire qu'il n'allait pas se dévoiler à sa question, avant de capter son regard. Fascinant et pénétrant qu'était l'iris de ses yeux, elle ne pouvait qu'y répondre avec la même intensité. Il possédait son attention depuis qu'il était entré chez elle, mais à ce moment-là elle était indéniablement pendue à ses lèvres. « Je désosse, dépèce, dissèque, éventre, éviscère. Je rogne aussi les os, parfois. Souvent, en fait. » Elle le suivait du regard, balançant ses jambes dans le vide en continuant sa mélodie des doigts, un sourire accroché au bord des lèvres. Elle était aussi amusée que lui, nullement choquée par les mots qu'il a employés dans sa réponse. Elle ne doutait pas sur leur vérité, elle ne l'avait jamais connu menteur, mais d'un sérieux tranchant. Voulait-il la tester ? L'avait-il cru fragile et docile ? Elle avait cultivé une apparence de douceur, brindille qu'on pourrait caser du bout des doigts. Naïfs sont les gens pour s'y laisser prendre par le piège. Les plus douces sont souvent les plus mortelles. « Tu vois, on a fini par se trouver des points communs. » Il n'était certainement pas le seul point commun qu'ils possédaient. N'avait-il pas vadrouillé dans la forêt interdite pendant des soirées à Poudlard ? Il pouvait être aussi sauvage qu'elle, bien qu'elle devait l'admettre qu'à ce jeu-là il était devenu le plus fort. S'il n'était pas devenu un lycan, il était forcement devenu autre chose d'aussi bestial. « Sauf que j'tape dans l'homo sapiens. » Elle croisa ses bras sous sa poitrine, stoppant sa musique sur la surface du bureau. « Heureusement, sinon on aurait peut-être été concurrent. Et j'élimine toujours la concurrence. » La possessivité était un tare héréditaire chez les Lovegood, elle se déclinait sous toutes ses formes. Et les affaires familiales en possédaient une grande part. Son regard glissa vers les doigts de Valko, sans un mouvement pour s'y dérober ni l'empêcher d'y toucher le tissu de sa robe. Caresse indirecte qui la fit frissonner. « Tu sais ce qu'on devrait faire ? » Elle releva le regard vers le sien, penchant la tête légèrement sur le côté intrigué par ses mots. Elle attendait silencieuse la suite de ses pensées.

« Ouvrir une boucherie. Faire des tourtes à la viande. » Un rire s'échappa de ses lèvres, elle ne s'était pas attendue à ce genre de parole. Mais, elle devait bien reconnaître que cela ressemblait bien à Valko, d'être un plaisantin à la mine semi-sérieuse. « En voilà une bonne idée ! Je n'avais pas encore trouvé d'utilité aux chairs des créatures que je laisse derrière moi. Sauf, de nourrir nos dragons. » Elle n'était pas obsédée par l'argent, mais elle avait appris dès son plus jeune âge à identifier la valeur des choses, notamment les ingrédients. Certains penseraient qu'il est cruel de tuer un animal uniquement pour un seul organe, Cirilla a une autre vision sur le sujet. Trouvant plutôt qu'il est stupide de ne pas trouver une valeur pour les autres choses moins recherchées, tout possède un prix même la vessie de Basilic. « Des tourtes à la viande d'Abraxan, cela ne peut qu'être goûteux en bouche. » Elle se mordilla légèrement la lèvre inférieure, imaginant quel goût pourrait avoir l'animal. Probablement qu'il serait similaire à la viande de cheval. La gourmandise vibrait dans son regard, elle ne s'était jamais cachée d'être une gourmande, de beaucoup de saveur diverse et variée. « Cependant, j'espère que tu es meilleur cuisinier que moi. Apprendre à faire la cuisine fait partir de la liste des choses que je dois apprendre ses prochaines années. » L'amusement étirait les traits de son visage, autant que le ton de vérité de ses paroles. Cirilla n'a jamais montré d’intérêt à l'art culinaire, ni même à l'éducation stricte qui aurait dû faire d'elle une épouse parfaite. Poupée de chiffon aux mains d'un homme au sang limpide de pureté, où son but n'était que d'enfanter la prochaine génération. Combien d'heures de cours avait-elle subies, presque autant que ses punitions face à son manque d’obéissance ? Peut-être qu'elle aurait cédé, si sa mère était toujours de ce monde, car elle ne l'aurait pas laissé aussi libre que maintenant. Et, elle serait déjà mariée, enchaînée à jamais. Elle s'était toujours faite discrète à ce sujet. Son frère ne semblait pas prêt à y consacrer du temps, car nul doute que s'il savait que cela peut entacher la réputation de la famille. Il y remédiera sans pitié, sans scrupule.

« Bien, on s'est assez amusé ! » Le rappel de son frère fut aussi désagréable qu'une douche froide en plein hiver. Elle jeta un coup d'oeil à l'horloge du bureau, jurant de sa stupidité en voyant qu'il ne restait plus beaucoup de temps avant son retour. Elle ne voulait pas que son frère croise Valko, pour une raison qui lui échappait. Il était au courant de la venue de l'homme, du chasseur de prime, approuvant pour une fois la décision de sa sœur. Mais, Crixus était aussi changeant que le vent, elle préférait être la cible de sa colère si en revenant la rafale avait encore tourné. Elle se pencha afin d'y récupérer le dossier qu'elle avait relu un peu plus tôt, ne tardant pas à le tendre dans la direction de Valko. « Je t'ai récupéré des informations sur la cible. Ne va pas croire que je mésestime tes compétences, cette histoire doit juste être rapidement réglée. » Le ton sérieux claqua sur sa langue, coup de fouet qu'il indiquait que l'ambiance avait changé dans la pièce. Il n'était plus question de s'amuser, mais de revenir sur sa véritable présence entre ses murs, celui de son travail. Elle quitta enfin la surface du bureau, se plantant en face de lui sans être menaçant dans son aptitude, mais qu'il révéla un changement indéfinissable en elle. « On te laisse deux semaines pour le faire disparaître, de la manière que tu le souhaites. Par contre, personne ne doit pouvoir remonter jusqu'à notre famille. » Il devait déjà avoir eu ce genre de demande de la part de ses clients, dans le monde des affaires on évite d'étaler le nom de ses victimes, très mauvais comme publicité. Et le règne de terreur du Lord ne change pas cette règle-là, bien qu'il est devenu plus facile de tuer son voisin. « Il ne reste qu'une question à régler et tu pourras partir. » Elle risquerait de ne plus le voir une fois la mission achevée. Elle était agacée de ne pas avoir eu le temps d'en apprendre plus sur lui. Nombreuses sont les questions sans réponses. « Quel est ton prix ? » Une banalité, elle ne doutait pas un seul instant qu'elle pourrait payer le prix qu'il souhaite pour ce meurtre.

Parchemin envoyé Sam 9 Mai - 21:25

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Invitons le loup dans la bergerie
- Valko L. Greyback & Cirilla Lovegood -





Une lueur malicieuse illumine le pourtour de son iris lorsque Cirilla approuve son idée incongrue. Leurs échanges se font vifs et complices, tissés par un amusement certain que d'aucuns auraient qualifié d'extravagants voire de terrifiants. Mais les protagonistes s'amusent d'un timbre léger, considérant ladite boucherie comme un passe-temps qu'ils pourraient aisément entreprendre – quand bien même Valko a lancé une boutade, entre le sérieux et la facétie – , s'érigeant comme deux enfants  aux divertissements sanguinaires. Ce qu'ils dégoisent ne les choque pas ; ils s'imaginent au contraire aller bien loin dans leur entreprise, improviser quelques recettes fumantes et fumeuses (la viande d'Abraxan pourrait en effet se négocier à très bon prix), déchirer les principes moraux et s'engoncer dans la déviance volontaire. Un instant d'égarement avant d'entamer le gros-oeuvre, rompant par ailleurs la proximité du jeune homme. Car ce dernier a ôté sa main de Cirilla, esquissé quelques pas en arrière. Comprenant qu'aucune avance, qu'elle demeure subtile ou plus audacieuse, ne se solderait par un succès au vu de l'indifférence de la jeune femme, Valko préfère s'en détacher. Cesser tout jeu égrillard, avant de perdre sa fierté. Mais conserver ce rictus en bord de lippe comme il la voit approuver encore, aussi malicieuse et fraîche que dans ses souvenirs : « Cependant, j'espère que tu es meilleur cuisinier que moi. Apprendre à faire la cuisine fait partir de la liste des choses que je dois apprendre ses prochaines années. » « Compte là-dessus. Je sais même pas cuire des pâtes. » souffle-t-il d'un timbre amusé et rauque, comme une coulée de lave chaude roulant sur sa langue, le regard pénétrant mais le sourire vrai. La voracité de ses yeux fauves s'est éteinte quand la complicité demeure. Et comme pour témoigner de sa rédemption insolente, enfonce ses mains dans les poches tel un dandy qui s'ignore.

Soudain l'atmosphère s'alourdit d'une pâle froideur ; les deux jeunes gens reprennent leurs esprits, comme si ces retrouvailles tardives mais impromptues leur intimaient de taire cette étrange complicité. Le gouffre du temps qui passe a creusé leur méconnaissance mutuelle : s'ils ont certes été camarades lors de leur scolarité à Poudlard, ils ne demeurent plus aujourd'hui que deux inconnus se révélant à nouveau. Si Valko s'est rendu au sein de la demeure des Lovegood grâce à un soubresaut de curiosité déplacée, c'est aussi sa conscience professionnelle qui l'anime. « Bien, on s'est assez amusé ! » Il opine distraitement du chef, la pupille aussi durcie que sa mâchoire contractée. Plus aucun sourire n'est suspendu à leurs lippes ; les visages sont rembrunis, la posture figée. « Je t'ai récupéré des informations sur la cible. Ne va pas croire que je mésestime tes compétences, cette histoire doit juste être rapidement réglée. » Le concerné se saisit du dossier ainsi tendu et le feuillette avec l'application qu'on ne lui connut que peu ; la pupille est scrutatrice, l'attention aiguisée. Valko ingère les informations d'une facilité déconcertante, imprime en son esprit le visage du pauvre quidam, ses hobbies crapuleux, sa façon de s'engoncer dans des costards d'un bleu criard. « Pas très discret, votre illuminé. » marmonne-t-il dans un plissement de nez condescendant, lorsqu'il toise une photo aux couleurs clinquantes. « On te laisse deux semaines pour le faire disparaître, de la manière que tu le souhaites. Par contre, personne ne doit pouvoir remonter jusqu'à notre famille. » Valko approuve, taisant néanmoins ce qui lui semble être évident : son travail nécessitant rapidité d'exécution et discrétion absolue, ne laissa jamais aucun de ses clients dans l'embarras. « Deux semaines c'est suffisant. » Murmure suave alors que sa pupille ne daigne pas se détacher du dossier, du moins pas avant que Cirilla n'amorce le fameux sujet piquant : l'argent. « Il ne reste qu'une question à régler et tu pourras partir. »  Valko grince légèrement des dents ; la savoir aussi peu réceptive à son jeu grivois de tout à l'heure et le révoquer ainsi, le heurte dans ses désirs et sa fierté. Monceaux de glace mordant sa chair alors qu'il se raidit soudain, la froideur coulant dans ses artères comme il tait sa frustration. « Quel est ton prix ? » « Deux mille cinq. »  Pause involontaire. L'austérité suintant par tous les pores de sa peau le rend soudain aussi ténébreux qu'antipathique. Le changement de facette est surprenant, le revers du miroir se veut sinistre. « Gallions. » précise-t-il non sans refermer le dossier. Instant de flottement alors que Valko reconsidère la question et la fustige de son regard de loup. « Mais j'abaisse à deux mille tout rond. En souvenir de Poudlard. » Parce que Greyback n'est guère animé par la vénalité mais bien ce goût ferreux en bouche, cette sensation grisante de tuer et de se repaître. Congratulant alors la maîtresse des lieux d'un simple regard, le jeune homme tourne enfin les talons avant de disparaître sans un mot.

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