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Death moves among us ❁ Sioferaïn

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Parchemin envoyé Lun 31 Juil - 22:00

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Je suis : Syriane , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 31/05/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 66 hiboux. J’incarne : Adelaide Kane , et l’avatar que je porte a été créé par : Zuz, Hylektos, Balaclava, Texas Flood, Lux, Beyli. Signature : Bat'phanie. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Mererid, Priam & Valeryan Je parle en : #71494B



Je suis âgé de : 27 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : restauratrice d'art au musée magique de Londres. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres mais sans être mangemort parce que c'est ce qu'on attend de moi. Au final, je ne fais que suivre, sans réelles convictions. Côté cœur, : je suis fraîchement mariée à Drefer Rackharrow, sans amour et par désir de défier le destin.
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Death moves amongst us
Caïn, Siofra & Drefer
15 Juillet 1991

L'invitation commence certes à dater, mais Siofra n'est pas de ceux à la mémoire approximative. Pour pouvoir noter chacun de ses rêves, il lui a fallu prendre l'habitude d'en enregistrer chaque détail. Un exercice difficile, demandant des années d'entraînement, mais dont le résultat est indéniable. Qui pourrait s'imaginer, en posant les yeux sur la jeune Meadowes, comme son sens de l'observation est affuté ? Souvent discrète, parfois maladroite, difficile de penser que presque rien ne lui échappe. Elle-même n'a d'ailleurs qu'à moitié conscience de l'avantage dont il s'agit, n'en faisant l'usage qu'en de rares occasions.

Pour l'instant, elle est surtout occupée à se décider sur quelles friandises elle amènerait à son hôte. Difficile de choisir, quand elle n'a pas pris le temps de dîner en sortant du Musée, fonçant directement au magasin de bonbons et sucreries le plus proche - et que son estomac s'amuse donc à dicter sa conduite. Quelque chose de magique, ou de plus sobre ? Peut-être un mélange ? C'est ce qu'elle finit par faire, saisissant une large boite en fer au couvercle illustré d'une voie lactée. Un dessin un peu enfantin, certes, mais qui donne parfaitement le ton quand au contenu. Elle jette un œil à l'intérieur et sourit en voyant ce qui s'y cache. Plumes en chocolat, souris en sucre, bonbons explosifs, bulles baveuses, patacitrouilles, chocoballes, baguettes magiques à la réglisse... Parfait, quand on ne connaît pas vraiment les goûts du destinataire. Elle sort de la boutique, satisfaite de son achat, et se dirige vers l'immeuble où vit Caïn Goldstein. Il serait hypocrite de sa part de ne pas admettre la légère anxiété qu'elle ressent à l'idée de rendre visite à son ancien modèle... Non qu'elle ne l'ait pas déjà revu en quelques occasions, mais cette fois c'est différent. Elle tient sous un bras la boîte de gourmandises et sous l'autre, son chevalet. Autant dire qu'elle n'est pas aussi discrète qu'elle a l'habitude, mais sa mallette - même ensorcelée - n'est pas assez profonde pour le contenir alors elle s'adapte, son pas vif foulant les trottoirs du Londres sorcier tandis qu'elle tâche d'ignorer les regards curieux. Elle s'engouffre dans l'immeuble, et sans surprise retrouve rapidement l'étage et l'appartement.

Plantée devant la porte, c'est ce moment que choisit son manque de confiance en elle pour se manifester. Est-ce une si bonne idée ? Elle est déjà passée chez lui en quelques occasions, mais toujours pour faire quelques rapides dessins, trop gênée de s'imposer ainsi pour rester longtemps - jamais vraiment pour le peindre. Non qu'il la mette mal à l'aise... bon, si elle est parfaitement honnête, peut-être un brin. Il y a toujours eut quelque chose chez lui qui la rend nerveuse, et si elle évite à tout prix tous ceux qui lui font cet effet, il s'avère être l'exception qui confirme la règle. La raison de cet effort qu'elle fait, en ne prenant pas ses jambes à son cou ? Ce physique si particulier, source pour l'instant inépuisable d'inspiration. Enfin, elle pose son chevalet contre le mur et lève une main pour frapper doucement contre le battant. Bon, sûrement pas juste le physique, elle sait bien qu'il n'y a pas que cet aspect qui entre en compte quand il s'agit choisir ses modèles... Ce mot la gêne presque, tant elle se sent honteuse de l'utiliser ainsi, mais elle ne peut guère résister à l'attrait que ces gens, ces muses comme dit son professeur, exercent sur elle. Alors elle s'y laisse aller, avec les précautions d'une funambule.

Il lui semble attendre plus que de mesure, et très vite elle s'interroge ; se serait-elle trompée de jour ? Saisissant son chevalet, elle s'apprête à rebrousser chemin mais soudain la porte s'ouvre, laissant apparaître un tableau auquel elle ne s'attendait pas. Un instant, sa bouche s'ouvre d'étonnement et ses yeux s'agrandissent, tombant sur le torse légèrement découvert de Caïn. Involontairement, son regard s'attarde sur le motif qui orne son cou et qu'elle croit reconnaître ; une rune, dont elle ignore cependant la signification. Si elle avait été un peu plus attentive en classe... Enfin, qu'importe, il faut qu'elle se ressaisisse malgré la surprise causée par cette vision. Détournant les yeux pudiquement, elle a l'impression d'avoir les joues en feu bien que sa peau ait gardé son habituelle pâleur. Se raclant la gorge, elle ose enfin parler : « Tu ne m'attendais pas ? » Voix hésitante, presque fuyante. Lui dirait-il de partir, qu'elle n'est pas la bienvenue ? Elle ne lui en tiendrait pas rigueur, pas alors qu'elle arrive visiblement dans un moment de... tranquilité. Elle n'ose toujours pas reposer les yeux sur lui, fixant le mur à sa droite. « J'ai dû me tromper de date, excuses-moi. Je... vais y aller. » En voulant raffermir sa prise sur son chevalet, la boîte s'échappe de ses doigts peu habiles et tombe à ses pieds. Par chance, seul le couvercle saute, dévoilant les secrets sucrés qui y sont nichés. « Mince ! » souffle-t-elle en s'agenouillant pour tenter de la ramasser.
©️ FRIMELDA



Normality is a paved road : it's comfortable to walk, but no flowers grow. - Vincent van Gogh

Parchemin envoyé Mar 1 Aoû - 10:10

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Je suis : TF , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 10/05/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 403 hiboux. J’incarne : Dominic Sherwood , et l’avatar que je porte a été créé par : TF & Swanou, les codes signa par Astra . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nate, le Phénix rebelle qui se fait péter la tronche et Eden, le Grimstone russe aux allures de globetrotter Je parle en : #99cccc



Je suis âgé de : 26 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Chasseur de créatures magiques pour le compte du Ministère J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : il bat pour ce que la Société jugerait comme inacceptable. Il bat face aux émeraudes, défaille au toucher des mèches sombres et appartient tout entier à un homme. Amour de l'ombre partagé mais gardé secret, j'appartiens corps et âme à celui que tous connaissent sous le nom de Drefer Rackharrow. Champ Libre :
MEMORY IS HEADED FOR DISASTER, HEART IS BEATING SLOW.




PLEASE HEAVEN, TELL ME. WOULD SHE BE PROUD OF ME ?



BECAUSE YOU'RE THE REASON MY HEART BEATS.
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until the sun comes up
It wasn't easy tryin' to run with these handcuffs. I had to sleep through such a cold night to see it. Green flashes hit me right where I'm standing, sunlight cut into your bones started to heal it. ft. SIOFRA & DREFER


15 juillet 1991.
Chat lové dans l’un de ses rares moments de complicité sur tes genoux, tu as le nez rivé dans un livre. Cela n’arrive pas souvent, mais tu as décidé de te poser pour une fois et de profiter de ce maigre jour de repos qui t’est enfin accordé. Depuis plusieurs semaines tu ne chômes pas. Tu es parti en chasses diverses et variées, tu as répondu présent à l’appel de la cause des mangemorts, fais bien des victimes là où tu n’es habitué à ne venir à bout que de créatures qui te paraissent inhumaines, et tes émotions ont fait le yoyo magique en passant de la colère viscérale auprès de certains à de la profonde amitié pour d’autres. Inutile de dire donc que tu ne te souviens absolument plus d’avoir donné rendez-vous à Siofra. Vêtu de la tenue d’occasion, c’est en pantalon sombre de jogging et veste grise du même acabit que tu demeures assis de travers sur l’un de tes fauteuils, Drax se mettant à ronronner et tricoter sur ce même pantalon. Tu ne dis rien ni ne ronchonnes, moment de sérénité pleine alors que Drefer a dû s’absenter. Il vaque à ses occupations sans que tu ne lui dises quoi que ce soit, tu serais bien mal placé pour faire des réflexions et de toute manière tu ne t’en mêles pas. Comme personne ne peut transplaner au sein de ton appartement, tu lui as donné un double de clé, même ton père ne peut se darder d’en disposer d’un. Signe évident de la confiance que tu accordes au Rackharrow.

Une main glisse négligemment dans tes cheveux et tes sourcils se froncent à la lecture. Tu ne lis pas de roman à l’eau de rose, bien au contraire, tu ne lis pas de roman fantasque tout court, tu as le nez plongé dans ce qui ressemblerait presque à une encyclopédie particulière du monde des créatures magiques. Certainement pas l’ouvrage de ce cher Scamander, un autre bien plus détaillé encore, sur fond de comment venir à bout de… Tu te renseignes sur ta prochaine cible, ayant d’ores et déjà ramené le runespoor que tu conservais à Erzsébet, et ce, spécialement pour elle. Les minutes s’enchainent avec une certaine lenteur, mais la concentration et le bien-être de ta position ont raison de toi et tes paupières finissent par se clore jusqu’à ce que le sommeil ne t’emporte, une main glissée contre la fourrure mi-blanche et rousse de ce chat que tu traites constamment d’abruti dans ta tête mais auquel tu tiens, indubitablement. Tu dors ainsi pendant un temps que tu ne comptes pas ni ne réalises, et ce n’est qu’au moment où l’on frappe à ta porte que tu rouvres tes yeux vairons d’une inspiration. Un souffle s’échappe de tes lèvres tandis que tu t’étires, Drax amorçant le mouvement en plantant ses griffes dans tes genoux. Tu grondes instantanément en le voyant faire, Monsieur ayant décidé de s’étirer nonchalamment sur ta personne avant de descendre et filer vers la cuisine ouverte sur le salon. En entendant à nouveau frapper, tu fronces les sourcils. Drefer n’aurait pas oublié ses clés, tu le sais… Ni de une ni de deux, tu bondis presque sur tes jambes et te diriges méfiant vers la porte d’entrée que tu daignes malgré tout ouvrir, non sans avoir pris la précaution d’attraper l’une de tes lames rétrécies entre tes doigts que tu glisses dans ton dos.

En apercevant le visage de Siofra tu te figes et déposes l’objet instantanément dans ta poche, veste ouverte plus largement qu’il ne le faut sur ton torse comme tu n’as pas pris la peine d’enfiler un T-shirt. Tu es sans nul doute aussi surpris qu’elle et ton esprit se met à faire le calcul. C’est littéralement une baffe mentale que tu t’infliges en comprenant que tu as oublié qu’elle devait venir pour une séance de peinture. Bougre de gobelin. Figé, tu prends néanmoins sur toi pour camoufler la culpabilité qui t’anime de l’intérieur et tu sais très bien jouer la comédie, arborant un air qui se veut détendu alors qu’en réalité tu as gardé les sourcils froncés de crispation… Tu ne m’attendais pas ? Tes lèvres s’entrouvrent dans un silence de mort sans que les mots ne te parviennent. J'ai dû me tromper de date, excuses-moi. Je... vais y aller. Levant tes doigts en l’air pour tenter de l’intercepter, la sorcière se détourne déjà, prête à rebrousser chemin. « Non… Non. Enfin si, je veux dire… Désolé Sio, je ne me suis pas rappelé de la date, les journées ont eu tendance à s’enchainer ces derniers temps. ». La boîte lui échappe des mains et alors qu’elle s’agenouille déjà pour ramasser, tu t’accroupis instantanément pour rattraper le couvercle entre tes doigts et le remettre en place. « Laisse, je m’en occupe. Entre je t’en prie. ». Tu n’as jamais été capable de garder ton masque glacial aux côtés de Siofra, quand bien même tu avais déjà essayé. Tu ne l’arbores que lorsque tu te perds dans tes pensées, et encore, tu n’es pas aussi froid avec elle que tu ne peux l’être avec d’autres. Tu lui tends doucement la boîte de sucreries refermées et t’occupes de rentrer son chevalet à l’intérieur pendant qu’elle fait de même.

D’un geste de baguette de l’autre main, tu fermes la porte de la chambre d’amis et le livre qui traîne sur ton fauteuil ainsi que divers autres paperasses se mettent à se ranger à leurs places respectives. Dans un coin du salon, Drax se met à miauler adorablement avant de frotter sa tête contre un meuble et tu viens déposer le chevalet. « Je ne sais pas où tu préfères qu’on s’installe. » que tu lâches en te dirigeant vers la cuisine pour donner à manger au chat ronronnant. « Je peux te servir un thé, comme d’habitude ? ». Non pas que tu la vois souvent, mais tu la connais assez pour avoir remarqué qu’elle appréciait sûrement plus le thé au café. Tu t’attèles aux préparations quand dans ta tête se mettent d’ores et déjà à résonner d’avance les ricanements de Drefer s’il venait à te surprendre en pleine séance de pose artistique… Pour sûr tu ne fais pas ça pour tout le monde.




Parchemin envoyé Mer 2 Aoû - 19:32

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Je suis âgé de : 27 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : restauratrice d'art au musée magique de Londres. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres mais sans être mangemort parce que c'est ce qu'on attend de moi. Au final, je ne fais que suivre, sans réelles convictions. Côté cœur, : je suis fraîchement mariée à Drefer Rackharrow, sans amour et par désir de défier le destin.
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Caïn, Siofra & Drefer
Non… Non. Enfin si, je veux dire… Désolé Sio, je ne me suis pas rappelé de la date, les journées ont eu tendance à s’enchaîner ces derniers temps. Avant qu'elle n'ait le temps de ramasser le couvercle, Caïn la devance et elle se fige, reculant aussitôt ses mains. Si elle ne pousse pas la méfiance jusqu'à porter des gants, Siofra n'est pour autant pas friande des contacts inattendus. Surtout avec qui que ce soit d'autre que sa famille proche, en vérité. À eux, elle peut décider de confier ce qu'elle voit. Mais pas à Caïn Goldstein ; jamais. Ce serait trahir la confiance de Desmond. Elle le connaît à peine, cet homme qui s'excuse d'avoir une vie bien remplie. D'où le manque d'envie d'explorer son possible futur sans préavis. Laisse, je m’en occupe. Entre je t’en prie. Elle s'est déjà relevée, sans piper mot, et prend d'une main peu assurée la boîte qu'il lui tend avant de passer la porte de l'appartement.

L'endroit est tel qu'elle s'en souvient. Terriblement froid et terne, aux yeux de l'artiste. À peine a-t-elle mis les pieds dans le salon que ses yeux sont attirés par la silhouette rousse et blanche qui miaule en se frottant sur un meuble. Le chat ! Elle l'avait oublié. Elle qui aurait aimé en prendre un au manoir - mais Mère a toujours refusé - ne peut retenir un sourire en entendant les ronronnements qu'il fait. La tentation est grande de se pencher pour le caresser mais elle y résiste. Elle n'est pas là pour caresser le chat, nom d'un hippogriffe... Je ne sais pas où tu préfères qu’on s’installe. Retrouvant sa concentration, elle lève les yeux pour parcourir la pièce avec un oeil un peu différent. Mais la lumière ne varie que peu, et elle sait que son modèle se lasserait vite de ne pas être dans une position confortable. Elle n'a pas encore répondu à sa question quand dans son dos, sa voix l'interroge à nouveau. Je peux te servir un thé, comme d’habitude ? Un sourire fugace aux lèvres, elle répond en lui jetant un coup d’œil par dessus son épaule : « Je veux bien, merci. » Puis elle s’avance près de la table basse du salon, y dépose la boîte de sucreries et entreprend de faire passer la lanière de sa mallette par dessus sa tête, mais celle-ci s'emmêle dans son manteau ; soufflant et pestant, elle finit par arriver à se libérer. Les cheveux en bataille et agacée par sa maladresse, elle jette pratiquement au sol la mallette puis lève sa baguette pour en faire sortir son matériel.

Pinceaux, palette et fioles de peintures s'élèvent et s'alignent avec précision sur la table. Lâchant un soupire satisfait, elle tente de se recoiffer tant bien que mal et de lisser son manteau. Elle a trop chaud, là dessous, mais l'enlever et le poser quelque part lui paraît terriblement grossier. C'est d'ailleurs à peine si elle ose demander : « Je peux prendre un tabouret ? » Voyant qu'il acquiesce, elle lève à nouveau sa baguette et le tabouret le plus proche, ainsi que son chevalet, viennent prendre place non loin du canapé et de la table basse. « Parfait. » Elle se parle à elle-même plus qu'autre chose... Se secouant soudain, elle réalise comme cela pourrait paraître égoïste de se tenir là à  l'attendre, et elle s'exclame presque : « Les bonbons sont pour toi ! » Et aussitôt, elle comprend l'idiotie de ce qu'elle vient de dire. Bien sûr, qu'ils sont pour lui. Pour qui d'autre ? Hormis peut-être elle, si il la laissait en prendre un ou deux... Son estomac lâche un discret gargouillement à cette idée. Elle soupire et ferme les yeux, consternée par sa remarque stupide. « Je veux dire... C'est pour te remercier. De bien vouloir poser pour moi. » Elle rouvre les yeux mais ne sait trop où les poser, plantée au milieu du salon. Quand enfin elle le regarde, c'est pour aussitôt baisser le regard, se souvenant soudain qu'il n'est pas aussi... vêtu, qu'elle en a l'habitude. « Si tu te mets dans le fauteuil, ce sera très bien », souffle-t-elle avant de se détourner et d'enfin s’asseoir derrière son chevalet. Déjà, sa gêne s'envole un peu, et elle commence à réfléchir à quels tons elle utiliserait.

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Parchemin envoyé Ven 4 Aoû - 11:50

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La voir reculer ses mains dès que les tiennes se posent sur le couvercle étendu au sol ne te choque pas plus que cela. Tu mets ça sur le compte d’une sorte de timidité ou d’une légère angoisse qu’elle a toujours eue en ta présence et dont tu en ignores fondamentalement le sens. Tu n’imagines pas qu’en réalité, il s’agit surtout d’une volonté de se préserver de toute image inattendue te concernant. Et autant dire que si tu savais ce détail, cette capacité qui est sienne, tu te montrerais bien plus méfiant. Tu n’as pas nécessairement envie que l’on fouille dans ton futur ou ton passé. Il y a des secrets et des émotions que tu souhaites conserver comme tels. Chevalet attrapé et boîte de bonbons savamment confiée aux doigts de la sorcière, tu la laisses rentrer en première et viens refermer la porte à clé derrière toi. Avançant dans le couloir, tu vois bel et bien Drax se mettre à réclamer son casse-croûte puis la grande hésitation de Siofra à l’idée de le caresser. Tu ne dis rien, déposes le chevalet contre l’un des murs et lui demandant où elle souhaiterait que vous vous installiez avant de te rendre vers l’espace cuisine pour sortir de quoi nourrir ton fauve aux allures bien trop mignonnes. Dans ta manœuvre, tu en profites pour lui demander si elle désire prendre un thé sans même attendre sa réponse précédente, et ne t’exécute à la tâche qu’au moment où elle te donne son feu vert. Pendant que tu fais chauffer de l’eau d’un coup de baguette, ton chat a d’ores et déjà dévoré ce qui se trouvait dans sa gamelle et descend du plan de travail pour se rapprocher de l’artiste du jour, l’observant de ses deux billes se délester avec difficulté de sa mallette qui atterrit au sol dans un bruit sourd en mettant l’animal sur le qui-vive, oreilles temporairement baissées en arrière. Temporairement, car curieux comme un poux, Drax se met déjà à renifler ce qu’il peut bien se trouver à l’intérieur. La maladresse de Siofra ne t’a pas échappée mais comme à ton habitude tu ne fais aucun commentaire et te contentes de venir poser la tasse de thé sur la table basse du salon, lui amenant également du lait si jamais elle en ajoute.

D’un geste de la main, tu repousses gentiment le félin des affaires de la sorcière en fronçant les sourcils d’un air on ne peut plus sérieux, avertissement que tu lui offres et duquel le chat s’amuse en reculant de quelques pas pour se mettre assis et vous fixer tous les deux. Je peux prendre un tabouret ? Tu acquiesces d’un signe de tête en te redressant et la laisses faire comme chez elle, jetant quelques coups d’œil aux pinceaux et différentes fioles se trouvant sur la table sans toucher quoi que ce soit. L’art est un monde dont tu ne connais rien si ce n’est que la Meadowes a bien voulu te montrer par le biais de son talent, car il serait mentir de dire qu’elle n’en a pas. Tes yeux vairons s’attardent sur un pinceau plat dont la disposition des poils ressemblerait à s’y méprendre à un éventail grand ouvert lorsque la voix de la sorcière résonne subitement. Les bonbons sont pour toi ! Sur l’instant, tu ne sais trop quoi dire, te contentant de l’observer lèvres légèrement entrouvertes de surprise. Oh. Je veux dire... C'est pour te remercier. De bien vouloir poser pour moi. A ces mots tu esquisses un fin sourire en coin et hoches la tête. « Je l’ai fait par le passé, je me voyais mal te le refuser aujourd’hui. ». Tu te rapproches doucement d’elle qui a toujours son manteau et du chevalet. Combien d’années que tu n’avais pas mangé de sucreries ? Tu n’es même pas certain du compte. « C’est gentil de ta part, merci, tu n’étais pas obligée tu sais. ». Politesse, quand bien même tu en sois touché sans l’avouer. Tu connaissais cette gentillesse chez Siofra, celle-là même qui t’empêche de demeurer froid. Elle a cette innocence que tu aurais pu toi-même avoir à l’heure d’aujourd’hui, et cette envie de bien faire les choses. Elle perçoit le monde comme peu de sorciers sont capables de le voir, même toi. Si elle te regarde ce n’est qu’un court instant avant de baisser les yeux, et elle te dit de prendre place dans le fauteuil, ce que tu fais sans attendre, venant sagement t’installer confortablement.

En silence elle prend position sur son tabouret, manteau toujours sur les épaules et à ce constat tes sourcils se froncent légèrement. « Tu n’as pas trop chaud avec ton manteau ? ». Sur le coup, tu viens même à te demander si c’est toi qui est en chaleur et que ton appartement est digne d’un réfrigérateur ou si Siofra a simplement oublié de retirer la couche de tissu. Perplexe, tu l’observes un long moment, jusqu’à ce qu’elle retire sa veste en fait, et Drax en profite pour venir sauter sur les genoux de la jeune femme une fois de nouveau assise derrière son chevalet, ce qui te ferait presque rouler des yeux mais tu as bien vu que la sorcière mourrait d’envie de le toucher tout à l’heure. « Je crois qu’il éprouve un grand intérêt pour ton âme d’artiste… Ne t’en fais pas, il ne mord que moi. ». Quand il a vraiment décidé de t’enquiquiner. En général, avec les autres sorciers, du moins les rares qui franchissent le seuil de ta porte, il est tout à fait adorable. Le summum de la palme d’or de la mignonnerie revenant à Drefer lorsque ce dernier est dans les parages. Tu as même déjà surpris le chat dormir en boule sur le lit défait de la chambre d’amis quand le Rackharrow n’est pas là.

Sagement installé, tu attends les instructions de Siofra pour savoir comment elle préfère que tu te positionnes et de quelle luminosité elle a besoin, lui laissant le soin de caresser le chat autant de temps qu’elle le souhaite, de toute manière tu n’es pas pressé.




Parchemin envoyé Ven 4 Aoû - 21:44

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Caïn, Siofra & Drefer
C'est à peine si elle remarque le félin qui s'intéresse à sa mallette, trop confuse pour y prêter attention. Siofra n'a clairement pas pour habitude de sortir de chez elle, et ce genre de visite fait figure d'exception. Elle a d'ailleurs soigneusement prévenu Desmond et Mère qu'elle rentrerait plus tard, en prétextant qu'elle se rendait au Pays-de-Galles pour peindre. Hors de question qu'il la sache seule chez un homme... Elle déteste leur mentir, mais parfois, l'art nécessite quelques sacrifices. Puis, elle a beau être un peu mal à l'aise en présence du Goldstein, elle sait qu'il ne lui ferait aucun mal - après tout il aurait pu tenter depuis longtemps, mais il ne l'a pas fait. Je l’ai fait par le passé, je me voyais mal te le refuser aujourd’hui. Elle retient un mouvement de recul quand il s'approche. N'est-ce pas ridicule, de réagir ainsi, alors qu'il l'accueille si gracieusement ? Elle se fustige, se traite d'enfant peureuse, mais rien n'y fait. Il l'impressionne autant qu'il la fascine, le Goldstein aux yeux si particuliers. C’est gentil de ta part, merci, tu n’étais pas obligée tu sais. Elle esquisse un sourire timide, comme pour le rassurer ; elle ne s'y est pas sentie obligée, loin de là.

Tu n’as pas trop chaud avec ton manteau ? demande-t-il quand elle s'installe, et elle réalise soudain comme elle doit avoir l'air gauche avec son manteau toujours sur les épaules. Celui-ci est déjà trop chaud pour la saison qui plus est, le coton bleu de nuit commençant sérieusement à la faire étouffer. « Un peu... » hésite-t-elle. Elle s'en débarrasse enfin, le posant à la hâte sur un autre tabouret avant de revenir s’asseoir. Sous le manteau, les manches de sa chemise blanche sont déjà retroussées et la jupe rouge qu'elle porte traîne sur le sol mais elle n'y prête aucune importance. C'est ce moment que choisit le chat pour bondir ses genoux.  « Oh ! » s'écrie-t-elle, surprise. Elle lève les mains pour lui laisser la place, craignant qu'un geste de plus ne le fasse fuir. Je crois qu’il éprouve un grand intérêt pour ton âme d’artiste… Ne t’en fais pas, il ne mord que moi. Elle relève les yeux, posant des billes étonnées sur Caïn. Son âme d'artiste ? Les mots la touchent plus qu'elle ne s'y attend et elle pique un léger fard, avant de finalement oser caresser la créature. Celui-ci se met à ronronner bruyamment et Siofra sourit franchement, comme une enfant découvrant le plaisir inconnu de vivre avec un animal domestique. Ce n'est qu'après quelques minutes à prêter toute son attention au rouquin qu'elle réalise qu'elle fait attendre Caïn. « Pardon ! Tu peux t’asseoir comme tu veux, ça n'a pas tellement d'importance. Il faut que tu sois à l'aise. D'ailleurs, tu peux bouger, enfin pas trop mais tu n'es pas obligé de rester comme une statue ! » La lumière, quand à elle, devrait convenir à l'aquarelle qu'elle veut faire. Le sourire n'a qu'à moitié quitté ses lèvres, ses doigts continuant de gratter derrière les oreilles du félin. Elle finit quand même par arrêter, surtout parce qu'elle a besoin de ses deux mains pour peindre... Sa baguette dans la gauche, un pinceau dans la droite, elle se penche légèrement sur le coté du chevalet pour poser un œil concentré sur Caïn. La jeune femme maladroite et discrète a disparu, laissant place à une autre Siofra bien plus assurée. L'examen qu'elle fait des traits du blond est attentif, toute gêne envolée. La peinture se mêle à l'eau qui sort en un fin filet de sa baguette, avant de venir se déposer sur le papier là où le pinceau s'affaire ensuite. Elle a oublié le thé, les bonbons et même le chat, et rien ne semble pouvoir troubler sa concentration... Jusqu'à ce que ses yeux descendent par hasard sur ce sweater entrouvert, qu'ils suivent la rune et les lignes visibles de son torse, et que le pinceau ne dérape, gâchant une partie de son travail. Elle tente en vain de cacher sa réaction, mais celle-ci est aussi évidente que le nez au milieu de la figure. La manière dont elle avale sa salive en évitant soudain ces yeux dans lesquels elle se plongeait quelques secondes auparavant sans hésitation. L’inratable rouge qui colore ses joues d'ordinaire blanches. Elle prie pour qu'il ne se rende compte de rien. Elle ne pourrait lui reprocher d'être habillé à son aise alors qu'il est chez lui, et elle-même a du mal à comprendre sa réaction exagérée. À coups hâtifs de pinceau, elle répare tant bien que mal les dégâts causés sur ce qu'elle a commencé. Puis ses mains se figent et elle hésite. Elle craint de tourner la tête et de voir qu'il se rit d'elle, mais elle finit par trouver le courage de poser à nouveaux ses billes sombres sur lui.

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Normality is a paved road : it's comfortable to walk, but no flowers grow. - Vincent van Gogh

Parchemin envoyé Sam 5 Aoû - 12:01

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Je suis : TF , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 10/05/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 403 hiboux. J’incarne : Dominic Sherwood , et l’avatar que je porte a été créé par : TF & Swanou, les codes signa par Astra . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nate, le Phénix rebelle qui se fait péter la tronche et Eden, le Grimstone russe aux allures de globetrotter Je parle en : #99cccc



Je suis âgé de : 26 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Chasseur de créatures magiques pour le compte du Ministère J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : il bat pour ce que la Société jugerait comme inacceptable. Il bat face aux émeraudes, défaille au toucher des mèches sombres et appartient tout entier à un homme. Amour de l'ombre partagé mais gardé secret, j'appartiens corps et âme à celui que tous connaissent sous le nom de Drefer Rackharrow. Champ Libre :
MEMORY IS HEADED FOR DISASTER, HEART IS BEATING SLOW.




PLEASE HEAVEN, TELL ME. WOULD SHE BE PROUD OF ME ?



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Tu as fini par ne plus faire attention à ses mouvements de recul, t’y étant pour ainsi dire habitué. Siofra est un peu comme un animal farouche qui ne se laisse pas facilement approcher, et tu sais que dans le cas précis tu peux être toi-même considéré comme un prédateur. Quand bien même tu puisses faire l’effort de te montrer chaleureux avec elle chaque fois qu’elle se trouve dans la même pièce que toi. Au fond, tu n’es pas obligé de le faire mais c’est tout naturellement que ça vient, tu ne voudrais pas qu’elle prenne la fuite en hurlant parce que tu lui aurais mis une carcasse de créature morte et sanguinolente sous le nez. Te trouver dans une tenue confortable n'est en soi, pas la pire des manières de lui avoir ouvert la porte. Elle a toujours eu de la chance de ne pas te voir sous un jour qu’elle n’apprécierait sans doute pas. Au lieu de ça, tu t’installes docilement dans le fauteuil qui est le tien et lui demandes si elle n’a pas trop chaud avec son manteau sur les épaules. Londres en été n’est pas toujours synonyme de beau temps et tu le sais, mais de là à conserver un manteau à l’intérieur… Tu ne comprends pas trop, et vas même jusqu’à te demander si c’est toi qui ne serait pas un peu trop en chaleur. Déjà que tu hésites à retirer ton gilet. Un peu… La réponse ne tarde pas et te sort de tes réflexions personnelles tandis que tu as tout le loisir d’observer, impuissant, Drax prendre place sur ses genoux. Roulant des yeux, tu ne bouges pas, décidant de faire fi de l’envie soudaine de ton chat d’obtenir des câlins. Cet idiot sait clairement mieux y faire que toi selon les circonstances. Quand Siofra relève alors ses prunelles sur toi, tu ne peux t’empêcher de sourire en coin en t’enfonçant un peu plus dans le fauteuil. Oui, son âme d’artiste.

Tu l’observes un long moment faire connaissance avec ton animal de compagnie, ce dernier ronronnant de plus en plus fort pour se faire entendre et n’hésitant pas à lui donner un coup de tête dès lors qu’elle approche sa main. Ta question demeure, elle, en suspens mais là encore tu ne t’en formalises pas, tu n’as aucune chasse de prévue. Drax qui se fait une dernière fois gratter les oreilles, termine son petit manège en entendant la voix de la sorcière résonner et se reconnecter avec la réalité, puis il descend sagement de ses genoux pour aller se caler dans un autre fauteuil, non sans avoir d’abord fait chou blanc devant la porte fermée de la chambre d’ami. Il faut que tu sois à l'aise. Ces mots-là ne tombent pas dans l’oreille d’un sourd mais tu te fais violence pour garder le tissu sur tes épaules encore un peu. Tu viens croiser une jambe au-dessus de l’autre et laisses ton dos rencontrer le dossier, une main posée contre l’un des accoudoirs et la seconde reposant sur toi. Autant dire que tu n’es pas habillé de la manière la plus élégante qui soit mais tu ne sais pas vraiment ce sur quoi Siofra va s’attarder. En règle générale il s’agit de tes yeux et des traits de ton visage, tu ignores donc ce qu’elle a prévu pour la séance de ce jour. Ce sont tes prunelles qui donnent le feu vert à la sorcière comme elles viennent se poser sur elle. Ton air est sérieux, car bien que tu sois détendu en la présence de la Meadowes, c’est ton masque de glace qui vient délicatement s’ériger dans l’éclat de tes billes hétérochromes.

Les minutes défilent tandis que tu observes la Siofra concentrée sur son travail, celle qui ose enfin te regarder. L’on dit que les artistes arrivent à faire abstraction de l’Homme ou même de toutes choses qu’ils analysent du regard pour n’y voir plus que des lignes et des ombres. Tu n’as pas cette vision et n’es donc pas en mesure de le confirmer, mais à en juger par l’attitude de celle qui se trouve en face de toi, tu ne peux que t’interroger sur la véracité des faits. Elle qui, cinq minutes auparavant n’osait presque pas te regarder dans les yeux, est à présent en train de t’analyser sous toutes les coutures sans même sourciller. Jusqu’à ce qu’elle ne dérape pour une raison que tu ignores. En un éclair, la concentration s’est envolée et tu fronces légèrement les sourcils avant d’en hausser un en guise d’interrogation muette à son attention. Elle rougit sans que tu comprennes pourquoi mais tu restes silencieux, n’osant la perturber davantage. Tu fais comme si tu n’avais rien vu, et de toute façon tu ne sais pas ce qu’il se passe derrière le chevalet. Tu ne ris pas, irrémédiablement stoïque. La seule chose que tu fais c’est de t’écarter temporairement du fond du fauteuil pour descendre la fermeture éclair et te débarrasser enfin de ton gilet gris que tu fais tomber sur le sol, sans imaginer une seule seconde que cela puisse ne pas arranger sa gêne évidente. Lorsque tes prunelles croisent à nouveau les siennes tu es toujours sérieux mais constates également que ses joues rougissent encore plus. Si tant est que cela soit chose possible.

« J’ai fait… Quelque chose qui fallait pas ? » que tu lâches, un air de surprise sur tes traits, ta main reprenant sa place sur l’accoudoir.  




Parchemin envoyé Mar 22 Aoû - 17:10

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Je suis : khal , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 19/11/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 230 hiboux. J’incarne : Matthew Daddario , et l’avatar que je porte a été créé par : Texas Flood . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Alexander Weasley Je parle en : lightseagreen



Je suis âgé de : 25 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Bourreau pour les Mangemorts J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : Marié à Siofra Meadowes, son cœur appartient toutefois à Caïn Goldstein mais ces choses-là ne se disent pas... Champ Libre : - possède un démon, un Eternel prénommé Nyssa et qui prend la forme d'une chauve-souris bleue aux dents longues (magie des Rackharrow).
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Il habitait avec Caïn depuis quelques jours déjà désormais et les choses ne lui avaient jamais semblé aussi faciles, aussi... agréables. Pour une des premières fois de sa vie, il se sentait libre, libre de toute entrave ou de toute convention sociale ; il savait que ça ne durerait pas éternellement, mais l'accalmie, même passagère, était bénéfique. Bien sûr, parfois, son cœur se serrait un peu en voyant son reflet dans le miroir à croiser ses yeux verts si semblables à ceux de Mererid mais la bonne humeur du Goldstein aidait admirablement à la guérison de son myocarde en miettes... Drax s'incrustait un peu trop souvent dans son lit ou sur ses fringues propres, qu'il avait fait récupérer par un Elfe de maison au manoir des Nott. Il se retrouvait donc avec des poils de chats sur ses capes noires mais il ne s'en souciait guère ; la présence du félin avait quelque chose de rassurant, même si elle n'était pas vraiment du goût de Nyssa. Son Eternel ayant tendance à être pris en chasse par l'animal, elle se faisait plus rare, ces derniers temps, chez Caïn. Il la retrouvait toutefois chaque jour dans le cadre de son travail et, une fois de plus, aujourd'hui avait été une journée remplie de cris, de larmes et de sang. Du sang, il en avait d'ailleurs encore sur le bout des manches de sa chemise blanche, sans le réaliser, lorsqu'il était rentré à l'appartement, cette après-midi là... Il était toujours obligé de transplaner devant la porte du Goldstein, puisque son appartement était protégé contre les intrusions extérieures mais, en règle générale, il transplanait deux ou trois fois avant, dans des endroits sans attache particulière, afin de semer les éventuels curieux qui auraient voulu savoir où il demeurait... Il n'avait encore dit à ses proches chez qui il avait trouvé refuge et il entendait bien que cela reste ainsi le plus longtemps possible. De toute façon à qui l'aurait-il dit ?

Ses doigts actionnent la clé dans la serrure tandis que Nyssa décide de disparaître dans un sifflement contrarié. Il se déleste de sa veste dans l'entrée, avant d'entendre un entremêlement de voix qui lui fait froncer les sourcils. Il ne reprochait pas à Caïn d'avoir des amis, c'était juste qu'il n'avait jamais vu grand monde dans son appartement, hormis lui. Avec curiosité, il se glisse jusqu'au salon, sans un bruit, passant la tête au coin du mur avant de se mettre à pouffer comme un gamin devant une blague idiote. Là, assis sur un fauteuil, le Goldstein un brin dénudé semble poser comme mannequin pour une peintre dont il reconnaît le visage sans être capable de mettre un nom dessus. Une sang pur, à n'en pas douter, puisqu'il se se souvenait l'avoir déjà aperçue dans les réunions mondaines de leur caste, mais il n'y avait jamais vraiment prêté attention. Son regard clair passe de la brune au blond, s'attardant malgré lui sur le torse dénudé du chasseur et il siffle, admiratif, tapant dans ses mains sur un rythme affreusement lent. « Magnifique, Goldstein. On dirait que tu as fait ça toute ta vie... » La lueur amusée pétille dans ses yeux tandis qu'il ricane de nouveau, franchement moqueur. « Ne te dérange pas pour moi surtout, je ne fais que passer ! » Il retient à grand peine un autre rire en se mordant la lèvre intérieure. Oh il aurait pu se foutre de Caïn toute la journée durant mais ça n'aurait pas été poli pour la demoiselle qui était là. « Promis, je m'en vais ! » Il lui balance un long regard taquin en coin qui en dit long sur ce qu'il pense de tout ça, avant de faire, tout de même, preuve d'un semblant de bonne manière, ses doigts se saisissant de ceux de la jeune femme pour lui faire un baise-main des plus conventionnels. « Drefer Rackharrow, enchanté, miss ? » Manière courtoise de lui demander son nom dont il ne se souvient nullement. Il réalise alors qu'il a du sang sur les manches et se fend d'une grimace contrite, espérant qu'elle n'ait rien remarqué...



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I'll come back for you ☽ I can't turn around when I just figured out what I need to be. It ain't right to be apart from you. It don't feel right to leave you when I'm all alone.

Parchemin envoyé Jeu 31 Aoû - 0:50

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Je suis : Syriane , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 31/05/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 66 hiboux. J’incarne : Adelaide Kane , et l’avatar que je porte a été créé par : Zuz, Hylektos, Balaclava, Texas Flood, Lux, Beyli. Signature : Bat'phanie. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Mererid, Priam & Valeryan Je parle en : #71494B



Je suis âgé de : 27 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : restauratrice d'art au musée magique de Londres. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres mais sans être mangemort parce que c'est ce qu'on attend de moi. Au final, je ne fais que suivre, sans réelles convictions. Côté cœur, : je suis fraîchement mariée à Drefer Rackharrow, sans amour et par désir de défier le destin.
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Death moves amongst us
Caïn, Siofra & Drefer
Ce visage dénué d'émotions qu'affiche Caïn... Elle n'en est que plus perdue, incapable de déceler ce qu'il pourrait bien penser de cette ridicule perte de moyens. Prenant une profonde inspiration, elle tente de relativiser - et surtout, de ramener son attention sur le tableau. Le regard des autres n'a aucune sorte d'importance, disait toujours son plus proche frère. Un conseil avisé, qu'elle n'arrive pourtant que rarement à mettre en application. Déstabilisée, les billes sombres de la Meadowes sont irrémédiablement à nouveau attirées sur la silhouette de Caïn quand elle perçoit son geste ; le voilà qui se dénude d'autant plus. Pourquoi, par confort ? Il n'y a pas d'autre raison logique, à l'évidence, mais elle n'en est pas moins surprise. Surtout, le léger rouge devient véritable carmin ; le pinceau échappe soudain à ses doigts et s'échoue sur à ses pieds, tâchant légèrement le sol. Mais Siofra n'y prête aucune attention, concentrée à faire disparaître les signes de son embarras. Quelle réaction d'enfant ! Elle imagine déjà le regard moqueur d'Aoife. Ce n'est qu'un homme, certes à moitié nu et qu'elle connaît à peine, mais quand même juste un homme. Certes, hormis son frère, elle en a rarement vu autant... J’ai fait… Quelque chose qui fallait pas ? demande-t-il, et elle ne tente même pas de répondre. Impossible d'expliquer, elle même est trop confuse pour mettre des mots sur cette réaction presque épidermique. Il l'avait toujours légèrement perturbé, mais jamais à un tel point et elle s'était imaginée qu'il s'agissait d'une question de confiance ; qu'avec le temps, et si elle apprenait un peu mieux à le connaître, la retenue s'envolerait avec les réactions de ce genre.

Elle n'a de toute façon pas le temps de tenter une réponse. Un rire masculin la fait brusquement sursauter, elle qui se pensait seule avec Caïn. Elle se tourne aussitôt sur le coté pour voir d'où est venu ce rire, et ses yeux tombent sur ce jeune homme qu'elle ne connaît pas. Ou peut-être l'a-t-elle déjà croisé ? Il est vaguement familier. Maintenant qu'elle le regarde de plus près, elle se souvient l'avoir déjà vu à certaines réceptions. Des événements où elle ne se plaît guère et préfère la discrétion - tout comme lui d'ailleurs, sauf si sa mémoire lui joue des tours. Les rares fois où elle l'avait aperçu, il se cachait dans les recoins tandis qu'elle restait accrochée au bras de son frère aîné, là où elle se sentait le plus en sécurité. Elle ne comprend pas trop l'hilarité évidente du brun, cette façon qu'il a de siffler avec une sorte de fausse admiration tandis qu'il frappe dans ses mains. Est-ce de l'ironie qu'elle perçoit dans sa voix ? Magnifique, Goldstein. On dirait que tu as fait ça toute ta vie... Elle a oublié le pinceau tombé au sol à présent, ses doigts agrippant nerveusement sa baguette tandis qu'elle observe l'inconnu avec une évidente méfiance. En d'autres circonstances, sans doute aurait-elle été plus chaleureuse, mais loin de ses repères elle n'est plus qu'un animal prompte à la fuite. Elle jette d'ailleurs quelques coups d’œil interrogateur à Caïn, mais visiblement celui-ci connaît très bien l'individu puisqu'il réagit positivement à son arrivée. Ne te dérange pas pour moi surtout, je ne fais que passer ! Enfin, elle comprend. Il se moque, mais à la manière dont les amis le font parfois ; elle reconnaît l'affection dans ce regard rieur, la complicité dans ces traits qui se détendent quand il regarde Caïn. Promis, je m'en vais ! Elle ne répond pas, après tout elle n'a clairement pas à mettre qui que ce soit dehors ici. Le voir approcher, en revanche, fait résonner une sonnette d'alarme dans son esprit ; elle tente de réagir avant qu'il ne la touche, avant qu'il ne se saisisse de sa main, mais il est déjà trop tard.

À peine leurs peaux s'effleurent-elles qu'un frisson brutal la traverse, signe avant coureur qu'elle reconnaît aussitôt. Impossible de faire marche arrière, alors elle lâche sa baguette et sa main à présent libre s'accroche au siège du tabouret pour éviter qu'elle ne tombe, alors qu'il se penche pour embrasser son derme et que déjà les images la frappent de plein fouet. Drefer Rackharrow, enchanté, miss ? Les mots parviennent difficilement à travers le brouillard de la vision. Le blanc immaculé d'un mariage. La mariée est charmante, il s'agit d'une sang-pur que Siofra ne connaît que de vue ; elle dit oui le sourire aux lèvres, bien qu'il soit évident qu'elle n'est là que pour obéir à sa famille. Quand à cet homme, ce Rackharrow, elle comprend rien qu'à voir son expression qu'il n'a rien à faire là ; que son cœur est ailleurs. Les couleurs pâles se ternissent soudain, mais surtout, le blanc se macule de vermillon. L'hémoglobine forme une belle fleur sur la robe de l'épouse ; l'arme est une lame que la prédiction ne fait que suggérer, dont le faible éclat disparaît bien vite dans la main de Drefer. Les images se dissipent, et les yeux de Siofra se posent presque aussitôt sur les manches tâchées de l'homme. Les paupières s'abaissent et se soulèvent dans un tremblement, les lèvres entrouvertes pour laisser échapper un souffle terrifié ; la peur lui dicte de reculer, de se lever pour se précipiter hors de la pièce, mais le cerveau refuse d'écouter les émotions, piégé par l'afflux d'informations. C'est beaucoup trop, en à peine quelques secondes. Combien de temps fixe-t-elle ces manches qui font écho à sa vision, l'échine secouée par une dernière vague de frissons tandis qu'il lui semble encore sentir le contact de ses lèvres sur sa main ? Elle est incapable d'analyser ce qu'il vient de se passer, trop secouée pour comprendre. Enfin, sa gorge sèche se dénoue et elle arrive à parler, d'une voix faible et en jetant des regards hésitants - presque soupçonneux - au Rackharrow. « Siofra... Meadowes. » Elle réalise tardivement l'impolitesse dont elle fait preuve, et rajoute à la hâte : « Enchantée. » Son regard se coule vers la sortie mais elle résiste à l'envie, de plus en plus impérieuse, de décamper. L'une de ses mains agrippe l'autre, les doigts se mettant à frotter aussi discrètement que possible la surface de son épiderme dans l'espoir de faire disparaître la sensation persistante.

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Parchemin envoyé Sam 2 Sep - 11:32

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Je suis âgé de : 26 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Chasseur de créatures magiques pour le compte du Ministère J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : il bat pour ce que la Société jugerait comme inacceptable. Il bat face aux émeraudes, défaille au toucher des mèches sombres et appartient tout entier à un homme. Amour de l'ombre partagé mais gardé secret, j'appartiens corps et âme à celui que tous connaissent sous le nom de Drefer Rackharrow. Champ Libre :
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La gêne se lit sur son visage, inratable et tu ne comprends pas pourquoi. Tu la soupçonnes néanmoins comme une réaction face à ton geste, ce besoin de retirer ton gilet pour te mettre plus à l’aise et bien que tu connaisses Siofra légèrement timide, tu ne peux t’empêcher de demeurer étonné intérieurement face à son comportement. Intérieurement, car l’expression de ton visage demeure inchangée et immobile, les yeux vairons la scrutant toujours avec attention. Le pinceau tombe au sol, cette fois, et tu décides de ne plus rien dire du tout dans le but de ne pas la mettre davantage mal à l’aise. Doigts effleurant les quelques points encore visibles de la plaie causée par une flèche de centaure, tu laisses la sorcière reprendre ses esprits sans avoir entendu la clé tourner dans la serrure et annonçant l’arrivée de ton colocataire. Jetant quelques coups d’œil à Siofra, tu t’apprêtes à lui demander si tout va bien lorsqu’un rire que tu reconnaîtrais entre mille dorénavant s’envole dans le soudain silence de l’appartement. Bougre de gobelin, il est rentré. Le sifflement retentit alors à son tour, bientôt suivi d’un applaudissement que tu reconnais clairement comme taquin voire moqueur. Raison pour laquelle tu aurais préféré qu’il ne rentre un peu plus tard. Magnifique, Goldstein. On dirait que tu as fait ça toute ta vie... Les billes particulières se lèvent jusqu’aux émeraudes pétillantes du Rackharrow et s’illuminent quasi instantanément, à mesure que le sourire en coin apparait sur tes traits. Véritable changement physique. « Ravi que ça te fasse autant rire, Rackharrow. » que tu répliques aussitôt sur le même ton en te retenant de ricaner à ton tour. Ce n’est en aucun cas de l’ironie, tu préfères de loin le voir s’amuser que d’avoir à le revoir aussi mal en point qu’il n’était arrivé chez toi au début du mois. Ne te dérange pas pour moi surtout, je ne fais que passer ! Pinçant les lèvres d’un sourire qui ne disparait pas, tu sens ton cœur accélérer au creux de ta poitrine mais réprime de but en blanc tout ce que cela peut signifier. Jetant un coup d’œil à Siofra, tu vois bien que cette dernière est un peu perdue mais avant que tu n’aies le temps de faire les présentations, Drefer s’avance déjà vers elle après t’avoir promis de s’en aller, vos regards se croisant dans un message muet lourd de taquinerie. Toi, tu le mets au défi de faire un commentaire supplémentaire alors que tu n’as pas bougé d’un pouce dans ton fauteuil.

Tu l’observes attraper la main de la sorcière et se mettre à faire un baise-main des plus guindé, ce qui, cette fois, te fais ouvertement ricaner. Ne le quittant pas des yeux, ton regard se fait insistant alors que l’un de tes sourcils se hausse dans une expression signifiant : un baise-main, sérieusement Drefer ? mais tu ne fais aucun commentaire verbal, Siofra semblant complètement figée soudainement, à tel point que tu pourrais presque croire que son corps tout entier s’était arrêté de fonctionner sous le joug du contact. Tes sourcils se froncent alors légèrement, prunelles captant le rouge écarlate présent au bout des manches de la chemise blanche du mangemort, et tandis que ce dernier amorce une sortie, décidé à s’en aller, tu te mets à bouger. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire et pendant que la Meadowes retrouve l’usage de la parole, tu es à côté d’eux, doigts attrapant l’un des poignets du Rackharrow pour en analyser les tâches d’un sourire en coin, juste avant que ton regard ne croise à nouveau le sien. « C’est déjà la troisième… Une chance pour moi que tu sois de lessive cette semaine. Ca tombe bien. ». Remarque lancée à la volée d’un large sourire amusé, taquinerie éhontée et petite pointe de vengeance bien placée, quand bien même, la lessive soit bien plus facile à faire avec l’usage de la magie. Taquinerie que tu lui fais car à vous deux vous êtes passés maîtres dans l’art de revenir avec des vêtements souillés, quand bien même Drefer soit toujours celui qui se débrouille le mieux pour éviter le surplus d’hémoglobine. On ne peut pas en dire autant de ta personne… Preuve en est, tu es revenu couvert de sang de la tête aux pieds il n’y a même pas cinq jours…

Lentement, tes doigts relâchent le poignet du mangemort et tu recules d’un pas, te rendant subitement compte que tu étais probablement un peu trop près et tu penches la tête sur le côté. « Maintenant que tu es là et que tu apprécies visiblement le spectacle, autant rester. J’ai déjà eu l’occasion de poser pour Siofra qui est une artiste plutôt douée. ». Tu prends le temps de te pencher à l’oreille de Drefer pour murmurer de manière audible aussi bien pour lui que pour elle « Elle a toujours été intriguée par mes yeux… ». Puis tu te redresses, faisant fi de ton cœur qui s’est temporairement emballé en te raclant la gorge et reculant de deux pas cette fois-ci en venant plutôt poser tes fameux billes bicolores vers la sorcière. « Elle voulait essayer la peinture, et je n’ai pas pu lui dire non. » que tu ajoutes d’un fin sourire aux lèvres qui se veut tout sauf moqueur et tu viens ramasser le pinceau encore par terre à vos pieds pour le tendre à la brune. « Ce serait dommage qu’il sèche au sol. ». Une fois qu’elle l’a récupéré, tu fais volte-face, doigts effleurant une nouvelle fois ta plaie et tu files te laisser tomber dans le fauteuil pour reprendre position, ignorant si Drefer resterait là ou non, de toute évidence il avait autant le droit que toi de se trouver dans ce salon, tu avais été clair là-dessus. Il est libre de se sentir chez lui entre ces murs.        




Parchemin envoyé Ven 8 Sep - 14:04

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Je suis : khal , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 19/11/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 230 hiboux. J’incarne : Matthew Daddario , et l’avatar que je porte a été créé par : Texas Flood . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Alexander Weasley Je parle en : lightseagreen



Je suis âgé de : 25 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Bourreau pour les Mangemorts J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : Marié à Siofra Meadowes, son cœur appartient toutefois à Caïn Goldstein mais ces choses-là ne se disent pas... Champ Libre : - possède un démon, un Eternel prénommé Nyssa et qui prend la forme d'une chauve-souris bleue aux dents longues (magie des Rackharrow).
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Lui qui avait voulu se montrer gentleman et agir dans les règles de l'art, il n'aurait pas pu imaginer que la jeune femme se fige ainsi à la simple réalisation d'un baise-main. Il demeure indécis un bref instant, lançant un regard inquiet au blond toujours dans son fauteuil. Quoi ? Je l'ai cassée ? Promis, je l'ai à peine touchée... a-t-il l'air de dire, un brin ennuyé. La jolie brune sort enfin de sa torpeur et il laisse échapper un soupir soulagé quand elle se présente enfin. « Siofra... Meadowes. » Il esquisse un léger sourire rassuré en relâchant sa main, sans comprendre pourquoi elle le regarde avec autant de méfiance. « Enchantée. » Ses prunelles émeraudes ne peuvent s'empêcher de remarquer qu'elle frotte ses mains l'une contre l'autre, comme s'il craignait qu'il l'ait souillée et il détourne le regard, un brin gêné. Il suscitait souvent la peur chez ses pairs, il ne pouvait pas le nier, mais il n'avait rien fait pour ça, aujourd'hui, bien au contraire... Il soupire à peine, s'apprêtant déjà à fuir les lieux comme un voleur quand les doigts de Caïn se referme sur son poignet... « C’est déjà la troisième… Une chance pour moi que tu sois de lessive cette semaine. Ça tombe bien. » Le brun lève les yeux au ciel, esquissant un demi sourire, son regard inquisiteur plongé dans le sien. « Que veux-tu ? Je n'ai pas un métier facile... » Il y a une lueur provocatrice dans ses prunelles comme il récupère lentement son poignet, retroussant sa manche pour en dissimuler le sang. « Maintenant que tu es là et que tu apprécies visiblement le spectacle, autant rester. J’ai déjà eu l’occasion de poser pour Siofra qui est une artiste plutôt douée. » Le regard du Rackharrow revient glisser sur la jeune femme et il ne peut retenir un sourire ironique. Oh oui, son côté artistique était certainement la seule chose qui l'intéressait chez la pulpeuse demoiselle... Il hausse les épaules Caïn avait certes bon goût, il ne pouvait pas lui retirer ça et il comprenait tout à fait qu'on puisse être attiré par le corps d'éphèbe et la gueule d'ange du Goldstein. « Elle a toujours été intriguée par mes yeux… » Il fronce les sourcils, sans comprendre, avant de réaliser soudainement qu'il a sans doute interrompu un genre de rendez-vous amoureux, et il rougit brusquement, terriblement gêné. « Elle voulait essayer la peinture, et je n’ai pas pu lui dire non. » Tout dans ses airs sent la séduction et il mordille sa lèvre inférieure. Quelques jours plus tôt, Caïn l'avait embrassé, sans doute poussé par la fièvre et par l'hémorragie. Il n'aurait pas imaginé qu'il puisse se remettre si rapidement en selle. Mais, après tout, il ne lui en voulait pas... Fricoter avec son colocataire ne lui apporterait que des ennuis et des cœurs brisés de part et d'autre. Alors, s'il devait trouver son réconfort auprès de Siofra, il lui concédait volontiers qu'elle était ravissante et qu'elle avait l'air gentil. Son regard suit le mouvement de main du chasseur qui vient ramasser le pinceau qu'elle a laisser tomber pour le lui remettre. « Ce serait dommage qu’il sèche au sol. » Et le voilà déjà qui retourne s'asseoir dans le fauteuil, retrouvant sa position de mannequin. Le regard du brun ne peut s'empêcher de glisser sur le corps à demi nu du jeune homme, appréciateur, avant de laisser échapper un petit rire moqueur. « Je devrais aller prendre une douche et vous laisser entre vous, les tourtereaux... » Et sans laisser le temps à l'un ou à l'autre de répondre, il se défait rapidement de sa chemise, la balançant au visage du blond dans un rire amusé, avant de filer en direction de la salle de bains...



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I'll come back for you ☽ I can't turn around when I just figured out what I need to be. It ain't right to be apart from you. It don't feel right to leave you when I'm all alone.

Parchemin envoyé Mar 19 Sep - 1:26

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Je suis : Syriane , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 31/05/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 66 hiboux. J’incarne : Adelaide Kane , et l’avatar que je porte a été créé par : Zuz, Hylektos, Balaclava, Texas Flood, Lux, Beyli. Signature : Bat'phanie. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Mererid, Priam & Valeryan Je parle en : #71494B



Je suis âgé de : 27 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : restauratrice d'art au musée magique de Londres. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres mais sans être mangemort parce que c'est ce qu'on attend de moi. Au final, je ne fais que suivre, sans réelles convictions. Côté cœur, : je suis fraîchement mariée à Drefer Rackharrow, sans amour et par désir de défier le destin.
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Caïn, Siofra & Drefer
Les yeux de la Meadowes reviennent vivement sur Caïn qui s'approche. Son intervention est sans doute ce qui l'empêche de perdre totalement son calme, alors qu'elle est à deux doigts de simplement prendre la fuite sans plus d'explications. Elle remarque enfin la cicatrice qui orne son torse, son regard s'y arrêtant pour quelques secondes avant qu'elle ne suive le geste qu'il a avec le Rackharrow, qu'elle trouve particulièrement familier. C’est déjà la troisième… Une chance pour moi que tu sois de lessive cette semaine. Ça tombe bien. À les voir se taquiner de la sorte, elle retrouve un peu de son calme ; si elle n'avait pas été si secouée, sans doute aurait-elle même eut un sourire, sensible qu'elle est à la joie des autres. Ils ressemblent presque à un vieux couple bien installé. Une curieuse idée, qui l'effleure brièvement sans qu'elle ne s'y attarde pour autant. Maintenant que tu es là et que tu apprécies visiblement le spectacle, autant rester. J’ai déjà eu l’occasion de poser pour Siofra qui est une artiste plutôt douée. Elle baisse aussitôt le nez pour cacher la gêne provoquée par ce compliment, le sourire ironique de Drefer lui échappant donc. Lorsqu'elle relève doucement les yeux, c'est pour voir Caïn s'approcher de l'oreille de Drefer. La proximité qu'elle a avec les deux hommes, et qu'elle voit entre eux, lui paraît presque surréelle tant elle n'est pas habituée à ce genre de situations... Elle a toujours été intriguée par mes yeux… Cette fois, le murmure du blond fait rougir Siofra jusqu'aux oreilles. Pourquoi dit-il cela à Drefer, et pourquoi avec une telle mis en scène ? Elle est confuse et tout semble lui échapper, ses joues devenant brûlantes. Le jeu du Goldstein ressemble à s'y méprendre à de la séduction. Chercherait-il à séduire le Rackharrow ? L'idée lui paraît absurde, et elle la met aussitôt sur le compte de son imagination trop fertile. Sans doute le blond veut-il simplement se vanter, après tout il a des raisons de le faire, avec son physique. Mais pourquoi maintenant, alors qu'il n'avait jamais cherché à clamer le fait qu'il posait pour elle ? Elle laisse l'échange se dérouler sans piper un mot, tout simplement parce que personne ne s'attend à ce qu'elle intervienne ni même ne la regarde vraiment avec attention, ce qui l'arrange. C'est si simple de disparaître, et surtout si confortable quand on se retrouve proche de deux hommes qu'on connaît à peine. Elle remarque soudain que Drefer a retroussé ses manches de sorte que les tâches ne soient plus visibles, mais le souvenir de la robe souillée est encore trop frais dans sa mémoire pour qu'elle ne continue pas de fixer la chemise blanche. Elle voulait essayer la peinture, et je n’ai pas pu lui dire non. La sorcière a un léger mouvement de recul lorsque Caïn se penche près d'elle, ayant presque oublié le pinceau tombé là ; elle interrompt son geste, craignant de le vexer, et saisit l'objet du bout des doigts en lui adressant un sourire qui se veut reconnaissant. « Merci. » Un murmure, juste assez pour qu'il l'entende. Mais déjà, il est parti reprendre sa place de modèle, comme si rien ne s'était passé. Je devrais aller prendre une douche et vous laisser entre vous, les tourtereaux... Les yeux sombres s'écarquillent, suivant avec ébahissement la silhouette à présent dénudée qui s'éloigne. « Nous ne sommes pas... », commence-t-elle, mais il est parti et elle réalise à quel point il est inutile de démentir, maintenant qu'elle est de nouveau seule avec Caïn. « Je n'y comprend rien. » Les mots ont dépassé la pensée, ne lui laissant pas le loisir de contenir la vérité. « Pardon... » Toujours à s'excuser. Elle tente de se réveiller, de revenir à ses repères si familiers et précieux ; se rasseyant correctement devant la toile, elle recommence à doucement agiter sa baguette. La peinture s'élève goutte par goutte, rencontrant le pinceau tandis qu'elle se concentre d'abord sur les traits déjà dessinés, puis que ses yeux reviennent sur le blond. Elle se détend enfin, les gestes coutumiers la rassurant, ainsi que le calme de Caïn. Mais cette rencontre, cette vision, l'ont laissé pleine de questions. Elle ne laisse pourtant échapper qu'une seule remarque. « Vous deux semblez très proches. » La peintre est plus pensive qu'interrogatrice, exprimant à haute voix ce qui crève les yeux et qui pourtant semble presque échapper aux deux hommes. Pourquoi Drefer s'est-il imaginé qu'il y avait quelque chose entre elle et le blond, alors qu'elle était clairement mal à l'aise ? Les deux colocataires, en revanche, paraissent ignorer la notion d'espace personnel.

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Parchemin envoyé Mar 19 Sep - 21:25

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Je suis : TF , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 10/05/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 403 hiboux. J’incarne : Dominic Sherwood , et l’avatar que je porte a été créé par : TF & Swanou, les codes signa par Astra . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nate, le Phénix rebelle qui se fait péter la tronche et Eden, le Grimstone russe aux allures de globetrotter Je parle en : #99cccc



Je suis âgé de : 26 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Chasseur de créatures magiques pour le compte du Ministère J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : il bat pour ce que la Société jugerait comme inacceptable. Il bat face aux émeraudes, défaille au toucher des mèches sombres et appartient tout entier à un homme. Amour de l'ombre partagé mais gardé secret, j'appartiens corps et âme à celui que tous connaissent sous le nom de Drefer Rackharrow. Champ Libre :
MEMORY IS HEADED FOR DISASTER, HEART IS BEATING SLOW.




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It wasn't easy tryin' to run with these handcuffs. I had to sleep through such a cold night to see it. Green flashes hit me right where I'm standing, sunlight cut into your bones started to heal it. ft. SIOFRA & DREFER


Siofra ne bouge plus au moment où Drefer lui offre un baise-main distingué. C’est à peine si elle ose respirer et toi tu penches la tête sur le côté, lèvres légèrement pincées d’un air interrogateur vers le mangemort. Il manie tellement bien l’étiquette que pour un peu ça te ferait presque peur. Le regard qu’il t’adresse toutefois a le don de te refaire sourire en coin aussitôt, malicieux et discrètement enjôleur. Crainte de l’avoir brisée, ou cassée. Tu lis l’incompréhension dans son regard et te contente de hausser les épaules tout en te levant de ton assise, bondissant presque déjà jusqu’à proximité du brun, te saisissant de l’un de ses poignets pour en inspecter la couleur carmine. Et certes, un peu pour t’assurer qu’il ne s’agit pas de son propre hémoglobine, mais ça, tu ne le lui diras pas ouvertement, surtout lorsque tu le vois lever les yeux au ciel à tes mots joueurs avant de venir poser ses émeraudes directement dans ton regard jugé étrange par bien des sorciers. Que veux-tu ? Je n'ai pas un métier facile... Ça c’est une évidence. Le ricanement s’envole de tes lippes alors que tu le laisses récupérer son poignet, manches se retroussant pour faire disparaître la vision du rouge tranchant sur le blanc immaculé. Parti pour continuer sur la lancée du Rackharrow, tu l’invites donc à rester pour profiter de la scène, expliquant alors la raison de la présence de Siofra dans l’appartement. Si tu savais, tu ne t’embarrasserais probablement pas de ces détails, ignorant clairement que Drefer se monte déjà tout un film dans son esprit, persuadé que tu en as après la jeune femme tandis que toutes tes attentions sont pourtant méticuleusement dirigées vers lui. Et personne d’autre.

Tes prunelles se tournent un instant vers la sorcière que tu vois devenir écarlate, rapidement suivie par Drefer suite à ton murmure. Sur le moment, si tu n’étais pas d’aussi soudaine bonne humeur, tu aurais pu froncer les sourcils d’incompréhension en les voyant tous deux rougir. Quoi ? Tu as une tâche de peinture sur le nez ? Regard à nouveau dirigé vers le mangemort qui se mordille pensivement la lèvre, tu viens passer ta langue contre la tienne sans vraiment t’en rendre compte, plus un tic qu’autre chose, complètement loin de t’imaginer ne serait-ce qu’une seconde que les deux bruns avec toi se perdent dans des réflexions qui partent dans tous les sens sauf le bon. Enfin quoi que… En ce qui concerne Siofra, tu ne le sais pas, mais elle touche du doigt le principal sujet, là où le principal concerné est totalement à côté de la plaque. Sans attendre davantage, tu ramasses le pinceau tombé au sol, prends un peu plus note du rougissement de la Meadowes mais n’en tient pas rigueur. Ni à l’un, ni à l’autre d’ailleurs. Puis tu retournes prendre ta place sur le fauteuil, effleurant la future cicatrice de ton épaule du bout des doigts, comme pour contrer une certaine nervosité et surtout refroidir tes ardeurs, en réalité. Tu replaces tes bras correctement et redeviens immobile, tes billes hétérochromes jetant un rapide coup d’œil en biais au Rackharrow toujours posté non loin dont le regard se fait légèrement glissant. Tu te retiens d’esquisser un énième sourire, gardant la pose, toujours parfaitement sage, du moins jusqu’à ce que ton colocataire n’en décide autrement… Je devrais aller prendre une douche et vous laisser entre vous, les tourtereaux...

Ton esprit se met à buguer, tes lèvres s’entrouvrent instantanément mais si la voix de la sorcière résonne dans la pièce, tu n’as pas le temps de réagir que la chemise vient d’ores et déjà rencontrer ton visage, s’effondrant dans un parfait mouvement presque gracieux et couvrant ta tête. Nous ne sommes pas… Je n’y comprends rien. Tes doigts trouvent le tissu dans le but de dégager ta vue et ton visage. Pendant deux secondes, l’effluve de son parfum emplit tes sens et tu te fais violence pour retrouver la vue du jour. Chemise récupérée entre tes mains, tes cheveux ne ressemblent plus à rien et tu souffles vers le haut afin de vainement espérer dégager la mèche qui traîne devant tes yeux. « C’est pas ce que tu crois ! » que tu lâches d’une voix forte en espérant qu’il t’entende mais l’eau coule déjà dans la douche et tu soupires longuement après avoir grogné. Comment Merlin peut-il croire une chose pareille ?  Pardon... Une main défaite passe sur ton visage avant que tu ne viennes basculer tes cheveux en arrière pour les remettre un minimum en place, la chemise de Drefer encore posée négligemment sur tes cuisses. « Il… Tu n’as pas à t’excuser, il pense juste que je… Drague tout ce qui bouge... Apparemment. ». Tu ne sais pas vraiment pourquoi tu lui dis une chose pareille, et conscient que tu ferais mieux de la fermer, tu poses la chemise contre l’un des accoudoirs du fauteuil et reprends ta pose initiale en te raclant la gorge, décidé à ne plus rien dire, même si ton esprit est un peu ailleurs. Tu ressasses ce qu’il a osé dire, et entendre l’eau couler n’aide en rien ta concentration à mesure que le fil de tes pensées réussiraient presque à t’arracher un sourire, si ce n’est même un franc rire. Diable ce qu’il se fourvoie… Le Rackharrow.

Les secondes et minutes reprennent leur cours, Siofra parvenant à retrouver la sérénité qu’elle avait juste avant que les éléments ne s’enchainent. Le calme qui émane d’elle finit par te permettre de retrouver toi-même le tien, détournant ta concentration du rythme régulier de l’eau qui coule, se coupe, et coule à nouveau. Quand Drax tente de faire ses griffes sur la chemise blanche du mangemort, tu balaies d’un signe rapide de la main pour qu’il arrête ses bêtises et ne daignes surtout pas toucher. « Psst. » que tu rajoutes à ton geste quand il se fait un peu trop borné. Le mi-rouquin ayant décidé d’avoir de l’attention, il grimpe sur tes genoux, s’allonge et se met à ronronner sans même que tu ne le touches. Du coin de l’œil, tu le surveilles et viens décaler doucement le tissu, le glissant dans ton dos, entre toi et le dossier. Problème réglé, mais parfum qui s’en dégage toujours enivrant. Vous deux semblez très proches. La voix féminine rebondit dans la pièce redevenue presque entièrement silencieuse, si ce ne sont les ronronnements de ton chat sur tes genoux, et lorsque la remarque s’évade, tu es en train de fixer la sorcière. La question te surprend intérieurement mais tu ne sourcilles pas ni ne bouges d’un pouce, te contentes seulement de dodeliner très légèrement de la tête au bout de plusieurs secondes. « Drefer est mon collègue, meilleur ami et colocataire. ». Tu prononces ces mots comme s’il s’agissait là d’une évidence, te rends compte de l’air froid que tu as récupéré et effleures distraitement la fourrure de l’animal bruyant, prenant un ton plus posé, moins brut de décoffrage. « Oui, on s’entend bien. Je sais que je peux compter sur lui et réciproquement. ». A bien y réfléchir, c’est la première fois que tu fais autant la conversation à l’artiste… C'est tout ? Vraiment ? Merlin merci il n'y a pas de vapeurs de veritaserum dans la pièce.




Parchemin envoyé Mer 27 Sep - 1:01

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Caïn, Siofra & Drefer
La Meadowes reprend doucement pied. Il lui semble encore voir la silhouette dénudée de Drefer s'éloigner. Il est plutôt beau garçon, bien qu'elle ne se l'admette qu'à contre cœur. C'est déjà bien assez embarrassant qu'elle se soit retrouvée dans une situation comme celle-ci, et elle sait que si Desmond en entendait parler, il serait furieux. Une jeune femme correcte ne peut se retrouver dans la même pièce que deux hommes à moitié nus. En y repensant, le rouge lui monte de plus belle aux joues mais elle tâche de faire semblant que tout va bien. Caïn, quand à lui, paraît toujours aussi offusqué par les sous-entendus du Rackharrow. En remarquant la mèche qui traîne devant les yeux du sorcier, elle a l'envie irrépressible de venir pousser les cheveux rebelles en arrière. Rien ne doit cacher ces yeux si spéciaux. Il… Tu n’as pas à t’excuser, il pense juste que je… Drague tout ce qui bouge... Apparemment. Siofra se mord la lèvre, son trait se faisant légèrement hésitant en entendant ces mots. Elle aussi avait longtemps pensé une telle chose, peut-être à cause des murmures qui circulaient sur ses succès en matière de séduction. Mais curieusement, elle le connaissait assez pour savoir qu'il ne lui ferait pas d'avances ; pas à elle. Malgré ses craintes d'autrefois et ses gestes parfois instinctifs de méfiance, dans le fond la sorcière a parfaitement conscience qu'il ne la toucherait jamais sans son accord, et qu'il ne tenterait d'ailleurs pas de l'avoir.

Non, décidément, ses attitudes enjôleuses ne la visaient pas elle. Peut-être n'était-ce qu'un jeu entre les deux hommes, à base de moqueries, qui lui échappait totalement ? Le fait qu'elle en soit le sujet principal la met mal à l'aise, mais elle saurait prétendre ne pas s'en formaliser. Elle est là pour peindre, pas pour se préoccuper de ce genre de choses. Sans répondre à l'affirmation de Caïn, elle reprend son travail avec application, jusqu'à ce que ses mots dépassent sa pensée et que la constatation ne s'envole entre eux. Complicité impossible à ignorer, ou plus ? Drefer est mon collègue, meilleur ami et colocataire. C'est à peine si elle a remarqué le chat qui s'est mis à ronronner sur les genoux de Caïn, trop concentrée sur la toile et sur leur semblant de discussion. Oui, on s’entend bien. Je sais que je peux compter sur lui et réciproquement. Le silence reprend ses droits, l'artiste se laissant aller à faire danser les mots du blond tout en peignant. Elle y perçoit des vérités, mais aussi une absence, quelque chose de non-dit. Elle a l'habitude de recoller les morceaux, de tenter d'interpréter les visions au message souvent bien souvent cryptique - sans parler des rêves, qui eux n'ont littéralement aucun sens perceptible par l'esprit humain. Sans doute penserait-il qu'elle a abandonné le sujet, délaissant la conversation pour se consacrer à son art, et pourtant ; sur la toile, les traits de Caïn ne sont pas tout à fait ceux qu'elle avait l'intention de dépeindre quand il s'était assis une première fois dans ce fauteuil. Il lève les yeux vers quelqu'un, avec dans l'oeil une lueur espiègle et au coin des lèvres un sourire mutin. Mais surtout, c'est la joie qu'on lit sur ce visage. Pourtant, quand elle pose à nouveau les yeux sur lui, elle réalise le contraste entre la toile et le réel Caïn, qui semble aussi sérieux qu'on puisse l'être. Celui qu'elle a dessiné a suivi Drefer loin de cette pièce, réalise-t-elle brusquement. Son meilleur ami, celui qui allume dans ses yeux cette lumière qu'elle n'y avait jamais aperçu auparavant.

Elle en voit trop, comprend alors Siofra, trop pour se taire et continuer de prétendre ne rien avoir perçu. Qu'importe ce qu'il y a entre eux, c'est à peine naissant et peut-être même voué à ne jamais voir le jour, étant donné le destin de Drefer. Le mariage indésiré, la souffrance, le meurtre d'une épouse qui n'aurait rien demandé à personne. Elle sait qu'une fois encore, elle serait obligée de se taire pour ne pas ébruiter son don, pour se protéger et protéger les siens. Cette perspective fait se serrer sa gorge, la culpabilité l'envahissant. Elle se lève en trébuchant légèrement, rangeant à la hâte son pinceau et ses fioles de peinture dans sa mallette. « Tu peux garder la toile, je t'en fais cadeau. » Sa voix s'étrangle tandis que d'un coup de baguette, elle fait se déposer la feuille épaisse sur la table basse et saisit son chevalet sous le bras. Curieusement, la maladresse s'est envolée pour laisser place à des gestes précis et hâtifs ; au plus vite elle serait sortie d'ici, au moins elle penserait à ce qu'elle n'éviterait pas, à ce que l'homme dans la pièce d'à coté ferait d'ici peu. Bien sûr, certaines de ses visions ne se sont jamais réalisées. Mais la possibilité est là, trop réelle pour être ignorée en toute impunité. Quelques secondes à peine se sont écoulées qu'elle est déjà devant la porte. Une hésitation la saisit, et elle se souvient soudain du jour où elle avait offert quelques mots à Erzsébet dans l'espoir de la sauver d'un futur incertain. Parfois, il suffisait de si peu. Elle lève un regard hésitant au dessus de son épaule. « Ne le laisses pas. » Quatre mots sans logique apparente sûrement, qui laisserait Caïn confus, mais qu'importe. Peut-être que s'il s'accrochait à Drefer et empêchait ce mariage, alors personne n'aurait à mourir. Espoirs naïfs auxquels elle s'accroche en quittant les lieux sans attendre une minute de plus, comme si le démon lui-même était à ses trousses.

©️ FRIMELDA



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Parchemin envoyé Mer 27 Sep - 21:10

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It wasn't easy tryin' to run with these handcuffs. I had to sleep through such a cold night to see it. Green flashes hit me right where I'm standing, sunlight cut into your bones started to heal it. ft. SIOFRA & DREFER


Elle ne renchérit pas, ne cherche pas à en savoir plus sur ce lien qui vous unit, Drefer et toi, et intérieurement tu en es soulagé. Car tu n’as pas vraiment envie de t’étendre là-dessus ni ne souhaites te justifier, un tantinet trop surprotecteur de ce lien, sans doute. Sagement assis dans ton fauteuil, chat sur les genoux, tu ne bouges plus, ne caressant que de temps à autre l’animal à la fourrure à demi-rousse. Il semble à son aise, dans cette position, profitant du fait que tu doives demeurer immobile pour continuer de veiller sur toi. Le silence retombe donc entre vous deux. Tu n’essaies pas de rouvrir la bouche et de démentir ce que le Rackharrow a osé supposer à haute voix, préférant laisser Siofra terminer sans le moindre embarras, quand bien même tu sentes une pointe de nervosité émaner de ses gestes, ou tout de moins, de précipitation. Juste un soupçon. Les minutes s’enchainent ainsi de la même manière jusqu’à ce que l’eau en provenance de la douche ne s’arrête de couler, esprit s’étant focalisé sur cette dernière sans que tu n’en aies réellement conscience. Drax est le seul qui continue de briser l’absence de son, en plus de celui du pinceau qui se heurte avec finesse contre le papier épais et granuleux. Les yeux vairons se perdent progressivement dans le vide, rivés sur la jeune femme dans cette expression sérieuse que tu sais si bien arborer. Il n’y a finalement qu’au moment où une ombre passe derrière la Meadowes que tu clignes des paupières, constatant alors que ton colocataire fait son grand retour dans le salon. Ton regard se perd sur la silhouette jusqu’à ce qu’elle ne disparaisse derrière la jeune femme. Tu ne vois donc pas le sourire qui se profile sur les traits de Drefer face à la peinture de Siofra, et ne captes sa réelle disparition qu’au moment où tu le vois filer en direction de sa chambre. Alors seulement les secondes continuent de s’égoutter tranquillement.

Mais la patience de la sorcière semble avoir des limites, et avant même avoir le temps de dire ouf, elle se redresse déjà de son siège libère la feuille qui vient se poser contre la table basse devant toi. Tu ne prends pas le temps de reconnaître tes traits sur son œuvre, bien trop perturbé par la manière dont la voyante entame à son tour sa propre disparition. Tu peux garder la toile, je t'en fais cadeau. Tes lèvres s’entrouvrent et tu te lèves toi-même de ton propre fauteuil, forçant ton chat à descendre de tes genoux pendant que Siofra termine de ranger ses affaires, chevalets déjà sous le bras. « Tu es sûre que ça va ? ». La vitesse avec laquelle elle amorce son départ te rend perplexe, et tu constates au passage qu’elle n’a même pas touché à son thé suite à toutes ces émotions. Tu veux d’ailleurs l’aider à porter son chevalet jusqu’à la porte d’entrée mais elle va si vite que tu n’as que l’occasion de la rattraper dans le couloir sans forcément te presser. Tu ne voudrais pas que Drefer pense subitement que tu tentes de la retenir pour Merlin seul sait quelle raison… Arrivés sur le pas de la porte, tu déverrouilles le mécanisme, chose qu’elle ne peut faire seule et la laisse donc s’échapper. « Merci pour la toile. » que tu lâches sans être sûr de ce que tu allais faire d’un portrait de toi-même, n’étant pas spécialement du genre narcissique ou à t’extasier devant ton apparence personnelle. Tu la penses alors prête à partir, mais elle s’arrête, comme hésitante et tu fronces les sourcils. Ne le laisses pas. Les sourcils se froncent un peu plus sous l’incompréhension, et la perplexité. Tu ne comprends pas ce qu’elle veut dire par-là. Ne le laisses pas… quoi ? Qui ? Tu as bien une idée du qui mais tu préfères nier et rester dans le flou tant la chose devient subitement perturbante. Sous la surprise, Siofra a le temps de partir sans que tu ne réagisses réellement, pris de court par la fin de l’entrevue. Lentement, tu refermes la porte, la verrouilles à nouveau par le biais de la clé et de la magie puis retournes tranquillement vers le salon, non sans être passé devant la porte de la chambre d’ami. Trônant encore sur le fauteuil, tu récupères la chemise blanche tâchée du Rackharrow, suivi de près par ton chat qui ne te quitte plus, puis tes prunelles s’égarent en direction de la feuille épaisse où tu observes quelques instants l’expression de ton propre visage. La sorcière a du talent, c’est une évidence, mais tu ne saurais vraiment dire si ce portrait te ressemble véritablement. Tu vois bien la lueur dans ces yeux dessinés qui sont supposés être les tiens, mais sont-ils seulement… Les tiens ? Intérieurement, tu sais pertinemment que c’est le cas. Car ce regard-là tu ne le lui as jamais offert, et tu ne l’offres pour ainsi dire jamais, sauf en la présence de ce quelqu’un dans la pièce.





 

Death moves among us ❁ Sioferaïn

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