indiscrétions
- gossip witch est bavarde -


L’homme en Jupe On a vu semblerait-il un sang pur jouer les transformistes au Cirque Avery. Nous n’avons pas encore de nom mais son jeune âge semble indiquer que son travestissement est une quête identitaire !

La tête d’enterrement N'est-il pas courant que lorsque l'on perd un être cher, on verse quelques larmes ? Eh bien si la mort de l'Actrice Louise de Montmorency emeut les foules, sa fille ne semble pas bien touchée. Etrange non ?

Le dimanche au Pays de Galles c'est le jour des mariages Il y a des évènements heureux dans ce monde enfin si l'union forcée et arrangéeest un évènement heureux ! Desmond Meadowes s'est débarassé de sa plus jeune soeur, reste la plus vielle des deux.




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(Nerisson#2) ≤ « Les maudits mots d'amour. »

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Parchemin envoyé Mer 26 Juil - 2:06

- I am Allegiant, and I like it. -
Je suis : Wicked Witch. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 09/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 127 hiboux. J’incarne : Emilia Clarke. , et l’avatar que je porte a été créé par : (c) avatar by Junkiie, Lux Aeterna, Gorgeousmali & Vesna. Ship Nerisson by Gallifreys. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Erzsébet Rackharrow Je parle en : #765C81



Je suis âgé de : 26 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Oubliator et chargée d'interrogatoire au sein des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : je suis mariée à Gideon Peverell, troisième victime de la persistance parentale. Diable, s'il savait ce qu'il est arrivé aux autres.
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Les maudits mots d'amour.
« Love makes hunters of us all »

D
es morts, encore des morts. Le décor d’un cimetière qui se dévoile tandis que la sorcière à la chevelure blanche traverse les allées, vêtue de noir. Ils sont rassemblés, déjà, cinéma joué des milliers de fois par toute l’humanité. Doucement, la main féminine se glisse autour du bras de Gideon. Elle avait toujours su se faire oublier, passée maîtresse dans l’art d’être là sans attirer l’attention, ça n’est que quand Ishbel tourne la tête à son tour qu’elle est enfin remarquée par un autre que son époux. « J'espère que vous serez à l'heure, le jour où l'on enterrera votre mari. » « Il n’y a qu’une femme au foyer pour oser reprocher à ceux qui travaillent leur retard. » Au dédain répond l’assurance soudaine de celle qui n’avait pourtant jamais osé parler en leur présence, jusque là. Elle se montrait sous le visage de la docile et fade créature depuis son mariage, si terne, si silencieuse. En partie libérée de ses entraves, elle se fait différente, dans l’attitude, dans la posture, dans les paroles également. La cérémonie ne parvient pas à l’émouvoir, elle n’est là que pour Gideon, elle n’est là que pour honorer sa parole et montrer une union parfaite au regard de ceux qui doutent du nouveau chef de famille. A mi chemin entre la délicate colombe et la dangereuse hydre, elle ignore si elle doit remercier cet accord entre deux lignées aux extrémités de l’échelle sociale ou s’inquiéter que la fin ne se rapproche dangereusement, digne héritage des Trois Frères. Chaque seconde passée en présence de ce nid de vipères lui semble toujours interminable, d’autant plus désormais qu’elle est lucide, qu’elle n’est plus la fillette entièrement formatée par un homme violent, par une magie trop puissante pour elle. Le voile sur son âme s’est levé, lui rendant un peu de cette personnalité qu’elle avait perdue.

« Où allez-vous ? » Elle pivote, assez pour reposer les yeux sur la belle-mère digne d’un vieux conte où ce sont toutes des mégères. « Un homme sans héritier, ce serait proprement scandaleux, n’est-ce pas madame ? » Pure provocation qui se mêle à un sourire ne faisant que renforcer l’impression de changement. La plante, ce jour-là, est vénéneuse. On pourrait lui dire que les Carrow sont vulgaires, qu'elle est une représentante de ce que la société a de plus méprisable, ça lui est égal. La vengeance a encore, à cet instant, la saveur d’un délicieux nectar sur sa langue et lorsqu’ils transplanent vers l’appartement, elle se sent libre, momentanément, pour la première fois de sa misérable vie.

La porte s’ouvre sur cet étalage de modernité, sur cet appartement à des kilomètres du manoir de sa propre famille dont la cave venait de partir en fumée. Il n’y’a que lumière, entre ces murs, qu’une vue imprenable sur la ville. Et sa propre noirceur ne lui en semble que plus évidente, brusquement. Comment avait-elle pu en arriver là ? La dague est encore accrochée à sa ceinture, un objet qu’elle ne ramenait jamais auprès de Gideon, espérant lui cacher la vue de ce qu’elle faisait entre les murs du Ministère de la magie. Sans jugement ni a priori. Elle détache l’objet, lentement et rejoint l’homme qui s’est installé sur le canapé avec un verre. Si il a parlé, elle n’a pas écouté, perdue dans ses pensées. L’arme est déposée sur la table basse, sur la matière dont la transparence met presque en valeur les émeraudes incrustées. Ils n’ont pas pu parler depuis les courriers, ils n’ont rien échangé, elle a mis du temps à réapparaitre à ses côtés, mis du temps à sortir de cet état d’errance après ce meurtre. Regard azur dans regard azur. Le silence s’étire, se passe de paroles. Elle ne sait plus qui elle est, elle ne sait plus ce qu’elle va devenir mais elle est là, avec lui. Et ça n’est pas Eris. Rien durant ces derniers jours n’était le fait d’Eris. « Nous avons raté quelque chose, Gideon. » Le ton n’est pas sec, c’est une plume qui se pose sur le silence de l’appartement. « Je.. vais chercher ce qu'il manque, en haut. Et je te demande de ne pas regarder avant que je sois revenue. » Presque tout est ouvert en ces murs, un vaste espace aéré, peu d’entraves, du canapé il n’est pas très dur d’apercevoir la chambre, en haut.

Eclipsée plusieurs longues minutes, elle ne revient près de lui qu’une fois vêtue de cette robe blanche qu’elle n’avait porté qu’un jour, celui de leur mariage. Elle s’était défaite des vêtements trop connotés Mangemorts à ses yeux, elle s’était défaite de cette magie noire qui flottait encore sur les vêtements, comme un relent nocif, persistant, elle s’était aussi défaite des incertitudes, de la peur que son mari s’avère violent. Apte à se défendre, enfin. « Mon père m’a appelée Peverell, quand il m’a trouvé dans le salon. Peverell, parce que c’était son choix, son coup de maître. » Le mariage, un contrat, une ascension sociale avantageuse. Le mari et l’épouse défaillants mais qu’importait, puisque c’était aux parents que cela devait servir ? Nerissa n’avait réalisé l’ampleur de cette satisfaction qu’en se confrontant à Arges. « Si je dois être une Peverell pour.. disons le restant de mes jours, je préfèrerais que ce soit notre choix, pas le leur. » Qui oserait vouloir la marier à nouveau, après le décès d’un troisième homme ? Deux fiancés, un époux, pas de père pour décider de son sort, elle ne serait pas revendue contre son gré après cette histoire-ci. L’alliance n’est plus à son doigt et tandis qu’elle lui emprunte ce verre d’alcool qu’il ne devrait de toute façon pas boire dans son état, elle dépose l’anneau dans la main de Gideon. Il pouvait choisir de le lui repasser ou de faire annuler tout ceci. Libre d’exister, de remettre toute sa famille en place et même libre de se réengager ou non. « Je n’ai pas l’étoffe d’une épouse d’homme influent, après tout. » Carrow, ça ne frôlait jamais les cieux, monstres rampants dans les marais.

© Starseed


I cut off my wings ≤ I'll steal your soul, I'll eat you whole, ain't no other way. They call me devil and you should be afraid. I will tell you lies, I'll crawl inside your mind. Grab hold of your eyes, I will make you mine and I'm gonna take my time

—. Call me Devil


Parchemin envoyé Mer 9 Aoû - 21:41

- I am decadent, and here I am. -
Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 17/04/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 271 hiboux. J’incarne : Benedict Cumberbatch , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Skander Lupin, Avia Spudmore, & Astra Black. Je parle en : #??????



Je suis âgé de : 37 ans , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : écrivain magique, et expert en histoire de la Magie, avant la fermeture de Poudlard j'y enseignait cette fabuleuse matière. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres mais sans être mangemort parce que c'est ce qu'on attend de moi. Au final, je ne fais que suivre, sans réelles convictions. Côté cœur, : je suis un éternel célibataire, ma mort prochaine pour seule compagne. Enfin j'ai été récemment fiancée à une créature répondant au nom de Nerissa Carrow, si la mort sera ma compagne éternelle, peut être sera-t-elle une compagne comme une autre.
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LES MAUDITS MOTS D'AMOUR.
GIDEON & NERISSA PEVERELL

La mort n’est que sa la suite de la vie, c’est une façon de voir la Mort que Gideon cultive depuis toujours, car celui qui était censé mourir le premier dans cette famille, c’était lui. Ce n’était certainement pas sa mère morte en donnant la vie à la pure et fragile petite Livia. Ce n’était certainement pas Lynn non plus. Ca n’aurait pas dû être ce père aussi détestable soit-il, ça aurait dû être lui, l’infirme cardiaque de la famille, l’homme le plus faible du monde magique. Et pourtant, debout dans le cimetière, il réalisait plus que jamais qu’il était un survivant.  Par Merlin, il détestait être le survivant, l’idée de perdre des membres de sa famille était assez insupportable, bien que la perte de ce père ne le touchait pas outre mesure, il n’avait jamais eu de l’affection pour lui, car ce dernier n’avait à son égard que de l’insatisfaction et un dégoût certain. Il fait face, immobile, neutre, et seul au reste des siens. Il y a bien Octavia avec ses deux enfants, déjà bien grands, tous vêtus de noir. Il connaissait l’affection de sa sœur pour ce père, dont elle était sans nul doute possible la favorite. A ses côtés, Livia, qui lui tenait le bras, une main sur son épaule, un soutien habituel, et infaillible. Quand la silhouette qu’il n’attendait plus se glisse, fragile mais déterminée à ses côtés, il est soulagé. Elle va « bien » d’apparence, il ne la juge pas, il ne le fera jamais, il l’apprécie, l’affectionne, bien qu’il soit tôt encore pour dire qu’il l’aime, car il l’a connait à peine finalement. Il tourne la tête vers elle pour lui adresser un sourire de remerciement, quand sa belle-mère ne peut s’empêcher de faire preuve de sarcasme, encore… Il allait répondre, mais à sa stupéfaction, Nerissa le fait elle-même.  « Il n’y a qu’une femme au foyer pour oser reprocher à ceux qui travaillent leur retard. »  Surprenant mais plaisant. C’est un sourire satisfait qui se dessine sur les lèvres du nouveau patriarche, et il jette un regard plutôt fier à sa belle-mère. Jamais il n’avait porté Ishbel dans son cœur, ce n’était un secret pour personne, et l’animosité était bien entendu réciproque, tant que lui était en vie, jamais Galen n’accèderait à ce poste qu’elle avait tant rêvé pour lui.

Le défile des Peverell bat son plein. Ils sont tous là, Galen, Livia, Cordelia, Octavia, Ishbel, il y a même l’ex-beau-frère de Gideon, le Meadowes, ainsi que sa jeune nièce, Isolde. La branche la plus désunie qui soit fait face à la seconde, avec laquelle ils se sont déchirés tout ce temps, un malentendu, une trahison. Eux aussi avaient perdu un père, à cause de la fourberie du troisième frère. Alors, Gwen, Theresa et les autres sont là aussi. Il est curieux qu’ils aient tous reconnus en lui le chef de famille – est-ce là le symbole que l’alliance n’est que temporaire, car ce n’est un secret pour personne : Gideon finira par mourir, tôt ou tard.  Mais si l’heure était aux adieux, ce n’était pas encore ses funérailles à lui. Non, c’était celle d’un père, arrogant, autoritaire, et peu aimé. Il n’y a rien de très personnel dans ces funérailles, et Gideon y prononce quelques mots, mais préfère ne pas s’étendre plus que raison – il ne l’a jamais aimé, pourquoi voudrait-il y faire un discours élogieux ? Il laisse cela aux soins de ses sœurs. A cet instant, il a envie de fuir. Le corps mis en terre du corps dans l’imposant caveau de marbre de la famille Peverell parait interminable à Gideon qui cache presque un bâillement, provoquant un regard noir de la part de sa belle-mère. Il n’aime pas les fastes de sa famille, et la tombe monumentale est pourtant à l’image de son père, dans le paraitre, l’excès et la recherche constante d’une perfection que jamais il n’atteindra. Beaucoup voient en son père le héros de la Purge qui a abattu Dumbledore, pour Gideon ce n’était rien de plus qu’un énième homme politique à  la recherche de pouvoir.  Les Peverell étaient ainsi, à la recherche constante d’un pouvoir illimité, la quête des reliques avait beau être légendaire elle avait dressé le destin des siens, et calibré leur personnalité. Il aurait pu courir après les Reliques Gideon, et vouloir devenir le maitre de la mort, vouloir la combattre et prendre un revers en pleine tête. C’était à croire qu’il avait compris la leçon de ce conte : rien ne sert de vouloir combattre le destin, il suffit d’attendre sagement la mort, et de l’accueillir comme une vieille amie.

Là où n’importe quel nouvel héritier, ou nouveau patriarche en aurait profiter pour asseoir sa position, faire de grand projet d’avenir, et planter le décor mais aussi changer ses règles, Gideon n’aspire qu’à partir. L’émotion de la journée n’est pas dans la mort de son père ou son enterrement, l’émotion provient de la charge qui lui incombe désormais : diriger cette famille. Les hommages terminés, il n’aspire qu’à rentrer, et se reposer, car s’il feint la parfaite santé, il a toujours besoin de plus de repos que quiconque. Fragile du cœur, il n’aime pas montrer cette part de lui, surtout maintenant. S’il tient étonnement bien, alors que les regards de Livia et Octavia cherchent sans cesse à juger de son état, c’est grâce à la femme à ses côtés. Muette depuis le début, hormis une punchline magnifique à sa belle-mère, elle est là, parce qu’il lui a demandé d’être là. Pas que la peine soit lourde à porter, parce que l’ambiance était lourde à porter.  Quand ils commencent à vouloir tourner les talons, l’incorrigible belle-mère fait de nouveau des siennes.  Il ne veut pas gâcher ce moment – ce n’est pas pour la mémoire de son père dont il se fiche, c’est pas respect pour les personnes qui l’aimaient et qui avait une valeur aux yeux de Gideon, comme Livia, Octavia et même ce petit con de Galen. Il ne veut pas rétorquer quelques choses de peu… recommandable, mais c’est Nerissa qui le fait avec une arrogance tel qu’il se demande qui de la blonde ou de la brune parle réellement, sans se douter qu’il lui sera bien difficile de dissocier les deux tant il s’agit d’une seule et même personne, « Un homme sans héritier, ce serait proprement scandaleux, n’est-ce pas madame ? » Oui bon ça… ce n’était pas encore au programme, même si c’était louable à Nerissa de sauver leur mariage aux yeux des autres. C’était presque vulgaire quand on lisait entre les lignes, cela provoqua un rire chez Octavia qui perçait pour la première fois entre ses lèvres alors que jusque-là, il n’y avait que des larmes, et un sourire chez Livia. Chez lui aussi, ce fut un sourire, une fierté aussi – si bien qu’il n’adresse plus un regard à sa belle-mère jusqu’à ce qu’ils soient partis après avoir embrassé chacune de ses sœurs, et même serré la main à son frère. Rude journée, étrange – tout était si différent, même son épouse, mais avec ce qu’elle avait traversé, cela semblait logique.

Une fenêtre sur la modernité, qui ne serait peut-être bientôt qu’un élément du passé. Devrait-il aller vivre dans cette maison qui l’avait vu grandir avec elle ? Il n’en savait rien, l’idée de vivre avec sa belle-mère dans les pattes n’étaient pas très plaisante. Si la maison était presque vide, les occupants restants étaient les pires. Il aime cet endroit car il y a apporté sa touche, et changé un lugubre appartement en un havre de paix. Peut-être qu’involontairement il avait voulu un peu de paradis dans la vie ne sachant pas exactement où la mort le conduirait. Il ouvre la porte, retirant sa veste de smoking qu’il accroche dans l’entrée. Il se sent bien mieux quand il n’est pas coincé dans un costume qui ne lui ressemble pas. Un soupire s’échappe de ses lèvres quand il fait quelques pas dans l’appartement. Il n’a qu’une envie s’asseoir et même boire un verre ; c’était donc pour cela que son père avait souvent un verre à la main, à cause du poids du costume ? Peut-être. Le voilà qui se dirige vers le bar, il sort deux verres et demande si elle en veut un, mais n’obtient pas de réponse, il tourne brièvement la tête vers elle qui détache quelque chose de sa ceinture. Elle était chez elle après tout – même si c’était difficile de qualifier leur relation. Il se laisse tomber sur la canapé, un verre à la main. « Quelle journée. » Maugrée-t-il alors.  Un moyen comme un autre dé débuter une conversation car la dernière remontait à cette lettre où elle avait avoué avoir tué son père, et où il lui avait dit qu’il ne tiendrait pas rigueur. Il n’aimait pas cet homme, ne l’avait jamais aimé, il ne connaissait pas toute l’histoire de la sorcière mais imaginait qu’il avait un rôle prépondérant dans celle-ci, et il savait à quel point un père est capable de détruire un enfant. Ils avaient tout à faire, à construire, libéré chacun des chaines qui les entravaient, de ces pères qui les avaient enchainé l’un à l’autre. Il lève les yeux vers elle quand elle s’approche, brisant à nouveau le silence, « Nous avons raté quelque chose, Gideon. » Il hausse un sourcil, surpris. Il est presque inquiet quand elle dit cela, la voix légère, ajoutant finalement comme une ultime requête, « Je.. vais chercher ce qu'il manque, en haut. Et je te demande de ne pas regarder avant que je sois revenue. » Une surprenante demande venant d’une femme surprenante. S’il l’avait trouvé belle, il l’avait ensuite trouvé insipide, jusqu’à être finalement le témoin d’une double personnalité atypique. Puis, elle avait disparu, et elle était de retour, plus intéressante que jamais, plus surprenante. Différente, changée, elle n’était pas parfaite, mais qui l’était.

La perfection est sujet à débat. Il n’y avait pas de perfection universelle, mais Nerissa ne l’était pas parfaite. Sa part d’ombre et de lumière se faisaient mutuellement de l’ombre, mais Gideon ne pense pas que la perfection est faite de toute la lumière, elle doit être faite de la balance entre le bien, et le mal. Il appréciait Nerissa, de plus en plus, malgré tout, malgré ce qu’il avait pu apprendre, malgré ce qu’elle avait pu faire, il l’appréciait, encore pourtant incapable de l’aimer. Peut être ne l’aimerait-il jamais, mais il n’était pas dénué d’affection à son égard. Il est à la fois inquiet et intrigué par cet « oubli » dont elle parle pourtant sans gravité. Il aurait pu faire son curieux et jeter un œil à l’étage, mais il n’en fit rien, l’homme de parole qu’il était ne le permettrait sans doute pas. Il attend, son verre à la main, il est si rare de le voir ainsi, mais un petit verre l’aiderait à faire passer cette journée plus qu’étrange. L’étrangeté n’arrive jamais seule, car quand elle revient, il entend ses pas sur le sol, il lève finalement les yeux vers elle, et s’arrête un instant. Elle est belle, pour ne pas dire sublime dans cette robe, celle qu’elle avait lors du mariage, cette même robe qu’elle portait quand il avait véritablement posé son regard sur elle la première fois. Là, il la trouvait encore plus belle, parce qu’il la connaissait encore mieux, sans doute.  « Mon père m’a appelée Peverell, quand il m’a trouvé dans le salon. Peverell, parce que c’était son choix, son coup de maître. » Rien dans tout cela n’était de leur fait, c’était peut-être un regret pour lui, de n’avoir jamais choisi son épouse. Mais il n’aurait pas été capable d’imposer à quelqu’un d’épouser par amour un homme qui allait mourir. Nerissa était comme lui, elle n’avait rien choisi, et elle aussi avait été privé par les siens de vivre sa vie comme elle l’entendait.  « Si je dois être une Peverell pour.. disons le restant de mes jours, je préfèrerais que ce soit notre choix, pas le leur. »  C’était comme s’ils étaient sur la même longueur d’onde. Où voulait-elle pourtant en venir ? Il a sa réponse quand elle lui ôte le verre d’alcool des mains, à la fois protectrice de son état et avec une idée derrière la tête. Elle dépose dans sa main l’alliance, lui laissant un choix qui pouvait sonner cornélien, mais qui ne l’était pas pour autant. « Je n’ai pas l’étoffe d’une épouse d’homme influent, après tout. » Celles qui prétendaient en avoir l’étoffe ne l’était pas réellement, car prétendre valoir mieux que le reste du moins c’est valoir tellement moins en réalité.

Il a ce choix, celui de s’imposer à elle pour le restant de ses jours, ou lui rendre sa liberté. Jamais il a eu à faire ce choix. Il l’apprécie, de plus en plus jour après jour. Il pense sincèrement ce qu’il a écrit dans sa lettre, ses mots sincères et droits qui ne la jugeraient jamais. Il avait une part d’ombre, il le savait ce côté fataliste, parfois même défaitiste et ce penchant pour la vie sans lendemain. Longtemps, il avait vécu au jour le jour, avec l’angoisse de mourir, mais cette peur l’avair quitté car ses sœurs étaient entourées, sa famille savait se débrouiller. S’il avait Nerissa à ses côtés, sans doute cette peur referait surface car il avait espoir dans le fond – comme tout homme – qu’elle s’attache à lui. Et si elle devait le perdre, sa fragile personnalité n’y sacrifierait-elle pas trop ?  « D’un homme influent ? » Répète-t-il, détendant l’atmosphère avec un peu d’humour, « Je n’en ai pas l’étoffe non plus si c’est à moi que tu fais allusion. » Il était influent, désormais patriarche d’une famille comme les Peverell, cela impliquait beaucoup de chose. De l’implication au sein de la cause mangemorte, des alliances, et le mariage de ses frères et sœurs, c’était une tâche qui lui était dévolue maintenant. Il devrait le faire avec honneur et maturité, même si l’idée de trouver une Weasley pour Galen serait la honte ultime, il n’en ferait rien. « Je n’en ai ni les épaules, ni la préparation… » Il laisse échapper ce petit rire nerveux, « Douce ironie. » Maugrée-t-il à mi-voix plus pour lui-même. Il réalisait que tout allait changer, que tout devait changer. Lui, le patriarche, l’homme qui jamais n’aurait dû vivre, celui qui aurait dû mourir. Et elle la femme qui ne devait pas être une épouse d’homme important. Voilà un tandem bien étrange. Devait-il accepter de renouveler ses vœux ? S’il avait survécu ces derniers mois, survivrait-il encore assez longtemps ? S’il l’épousait et qu’elle ne l’aimait pas, le mariage lui assurerait un avenir pécuniaire, ce qui pouvait lui faire peur c’était les sentiments, et la perte qui suivra tôt ou tard. Si son choix était fait, c’était à elle de choisir, car… comme elle le disait, cette fois ci, c’était à eux de prendre la décision.

Il garde l’alliance au creux de sa main. Il se souvient l’avoir choisi et provoqué une sorte de scandale dans la famille, rien n’était conventionnel chez lui, celle-ci même était élégante, en adéquation avec son mode de vie, et bien loin des standards de sang pur, qu’importe. La sienne était différente de celle de son épouse, simple, il la regarde sur son doigt, et se lève alors pour faire face à Nerissa, retirant sa bague à son tour. C’était le seul bijou qu’il portait. Il la surmontait d’une bonne tête, voire deux, peut-être même trois. Ils étaient atypiques, mal assortis par leur taille, si différents de couleur de cheveux, lui imposant, elle si frêle, un fossé entre eux, et pourtant si semblables. « Le choix doit être total. Toi et moi, chacun de nous avons le choix. » Lui, il avait choisi, il savait. « Tu dois comprendre que c’est un choix déterminant, parce que je… » Il cherche ses mots, incertains de devoir le dire avec franchise ou non. « Je peux mourir, littéralement. Tu ne savais pas la première fois – je veux que tu le prennes en compte. » Que tu prennes en compte que tu peux me perdre. Se retint-il de dire, égoïstement peut être. Il peut mourir, il sait que si elle ne l’aime pas outre mesure, ça ne lui fera qu’un chagrin passager, il ne veut pas qu’elle l’aime de trop, sachant que les sentiments sont destructeurs. « Moi je veux t’avoir à mes côtés pour le restant de mes jours, mais toi, es-tu capables de faire de même en sachant que cela peut être éphémère ? » Ce n’était pas une déclaration, mais presque, il l’affectionnait, elle le savait. Il était doux avec elle, prévenant, patient, lui avait ouvert sa maison, et son cœur fragile. Sa lettre quant à son non jugement l’était aussi.  S’il a son alliance entre ses mains, il dépose la sienne au creux de la sienne. Prêt à lui passer une nouvelle fois la bague au doigt si le cœur lui en dit, si elle se sent capable de cela. Il pourrait affronter le monde sans elle, mais avec elle, c’était autre chose. Aujourd’hui, sa présence avait apaisé sa colère, soigné ses maux, et l’avait imposé comme un chef qu’il devait être. il avait besoin d’elle, plus qu’il ne voulait le dire. Il pouvait dépendre d’elle, mais ne voulait pas qu’elle puisse dépendre de lui.

Parchemin envoyé Jeu 10 Aoû - 0:53

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Je suis âgé de : 26 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Oubliator et chargée d'interrogatoire au sein des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : je suis mariée à Gideon Peverell, troisième victime de la persistance parentale. Diable, s'il savait ce qu'il est arrivé aux autres.
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« Love makes hunters of us all »

E
lle observe ce verre d’alcool avec perplexité. Il y’avait un étonnant paradoxe dans l’idée qu’elle puisse avoir des vices si violents tout en étant si vertueuse sur d’autres domaines. Elle n’avait jamais vraiment goûté à l’ivresse ni au plaisir - quoiqu’Eris en connaisse les fragrances inaccessibles. Elle pose le verre sur la table basse, calmement, n’osant pas vraiment dévoiler son inexpérience. Assise là, elle réalise combien Gideon est grand lorsqu’il se lève. Elle lève le nez dans sa direction, sans trop comprendre la raison de ce mouvement. « Le choix doit être total. Toi et moi, chacun de nous avons le choix. » Un choix. Le choix de son père. Le dernier, l’ultime avant la fin. La Mort, cette entité inquiétante que tous fuyaient, à laquelle elle avait fait l’offrande d’un monstre. « Tu dois comprendre que c’est un choix déterminant, parce que je… » A son tour, elle se redresse, la robe blanche couvrant les escarpins qu’elle porte et qui lui font gagner quelques centimètres. Elle pourrait tricher, n’est pas métamorphomage qui veut mais sa taille ne lui a jamais créé de complexes, à dire vrai. « Je peux mourir, littéralement. Tu ne savais pas la première fois – je veux que tu le prennes en compte. » L’image de l’Inferius lui revient, frappe ses pensées. Le cadavre décharné rampant sur le sol pour s’extirper de sa prison, s’arrachant de l’ombre pour déchirer, détruire, tuer. « Il va falloir envisager de porter la Cape d’Invisibilité, monsieur Peverell. » Le sourire s’esquisse doucement sur le visage qui ne montrait que trop rarement de joie. Elle n’avait pas eu une éducation très conventionnelle, si tant est que l’on puisse considérer qu’elle ait eu une réelle éducation, elle devait tout ce qu’elle connaissait à Poudlard.. et elle l’avait oublié tant de temps. Bien sûr, elle n’était pas une érudite, elle ne le serait probablement jamais mais elle se rendait compte qu’elle n’était pas si simple d’esprit qu’elle le pensait. Des pans entiers de sa culture avaient été noyés sous ses traumatismes, sous l’horreur et la violence. « Moi je veux t’avoir à mes côtés pour le restant de mes jours, mais toi, es-tu capables de faire de même en sachant que cela peut être éphémère ? » Elle fronce les sourcils, récupérant l’alliance de Gideon dans la paume de sa main, l’air pensive. Il est l’unique personne à qui elle ne cache pas sa Marque, l’unique qu’elle autorise à avoir le tatouage sous les yeux, pour qui l’apparence n’est ni un jeu ni une duperie. « Et qui me forcerait à me remarier ? Personne. » Elle semble soudain très sérieuse. « Je n’ai plus qu’une famille : toi. » Etrangement sentimental, comme parole et terriblement réaliste. Nerissa n’avait jamais eu quelqu’un pour l’aimer, elle ignorait même le sens de ce mot. « Je sais que la vie est éphémère, je sais que ton état est préoccupant, je sais aussi qu’on ne perd jamais vraiment quelqu’un si on a des souvenirs à conserver.. après. » Après la fin. Après que la Faucheuse ait fait son oeuvre. « Je pourrais mourir demain dans une mission pour le Ministère. Je pourrais tomber malade après avoir été en contact avec un prisonnier à torturer. Je fais couler le sang.. enfin elle le fait .. » Maladresse. Elle se mord la lèvre inférieure en réalisant qu’elle vient de lui dire trop clairement quel est son rôle au sein des Mangemorts. S’y était-il seulement intéressé jusque là où attendait-il que cela vienne d’elle, comme depuis le début de ce drôle de mariage ? Une part d'elle avait terriblement honte de ces actes tandis que l'autre se repaissais de ces enveloppes charnelles hurlant à s'en déchirer les cordes vocales, de ces voix tremblantes suppliant la clémence. « Peu importe que ton coeur soit défaillant. Au moins tu en as un. » Ca n’était pas le cas de tous les hommes dans cette société où les mâles s’octroient tous les droits, où la femme n’est qu’un objet, le vase de leurs passions, réceptacles de leur unique volonté.

La chevelure blanche se teinte et la pureté immaculée croise la noirceur, mèches disséminées, sans que l’une ou l’autre couleur ne semble prendre le dessus. Mélange parfait. Le bleu de ses yeux fonce légèrement et l’apparence prend les atours d’une réalité dérangeante : la dualité s’estompe, tend vers une fusion désirée, peut-être atteinte ? Ni lui ni elle ne pourrait le dire. « Les voeux traditionnels sont ennuyeux à mourir. » Quoi ? C’est dans le thème, non ? Un humour proche de celui d'Eris, funambule sur le fil du rasoir. « Je ne peux pas te promettre grand chose, Gideon. Seulement d’être là pour toi. Je vais faire des erreurs comme jamais tu n’en as vu. Je pourrais tuer ceux qui auraient l’audace de t’insulter, d’un simple caprice ou avec un calcul qui me terrifiera moi-même. » Ce sont des voeux ça ? Nouvelle version. Ils n’étaient pas classiques, rien ne pourrait jamais l’être avec eux. « Je risque de t’entraîner dans une noirceur telle qu’aucun de nous n’en ressortira indemne mais si j’en viens à le faire, sache que ça ne sera jamais dans l’intention de te blesser. Jamais sans que tu n'y consentes. » Honnêteté criarde de deux personnalités aux travers innommables, les douleurs du passé mêlées à la force de la meurtrière. Elle glisse l’alliance à l’annulaire de celui qui était déjà son mari depuis des mois, sans l’avoir vraiment réalisé, les choses seraient désormais différentes. Leur décision. La main libre attrape la cravate, l’incite à se rapprocher pour souffler à son oreille : « Je ne te ferai jamais de mal. C'est toi et moi, pour le meilleur et surtout pour le pire.. » Murmure doux. Proximité inhabituelle. Le parfum est encore persistant dans son cou, senteurs de rose, de patchouli et d’ambre, mélange dosé sans être agressif, mystérieux et tentant à la fois. Et c’est ce qu’elle est, quand elle croise ses deux billes claires, tentatrice. « Tu es trop grand.. » Du bout des lèvres qui attrapent les siennes, sans qu’elle ne sache trop pourquoi. « C’est déplacé, je crois.. » Ca n’arrêtent pas ses doigts qui jouent avec cette cravate, qui la détachent. « Et tu as l’air trop sérieux avec ça.. » Le mouvement pour jeter le tissu conduit à la chute malencontreuse du verre qui déverse son liquide sur le sol, déclenchant un rire un peu embarrassé chez Nerissa. « J’ai oublié de te dire que tu pourrais mourir en constatant combien je ne suis pas formée à tenir une maison. » Non vraiment, une catastrophe.

© Starseed


I cut off my wings ≤ I'll steal your soul, I'll eat you whole, ain't no other way. They call me devil and you should be afraid. I will tell you lies, I'll crawl inside your mind. Grab hold of your eyes, I will make you mine and I'm gonna take my time

—. Call me Devil


Parchemin envoyé Jeu 24 Aoû - 22:21

- I am decadent, and here I am. -
Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 17/04/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 271 hiboux. J’incarne : Benedict Cumberbatch , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Skander Lupin, Avia Spudmore, & Astra Black. Je parle en : #??????



Je suis âgé de : 37 ans , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : écrivain magique, et expert en histoire de la Magie, avant la fermeture de Poudlard j'y enseignait cette fabuleuse matière. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres mais sans être mangemort parce que c'est ce qu'on attend de moi. Au final, je ne fais que suivre, sans réelles convictions. Côté cœur, : je suis un éternel célibataire, ma mort prochaine pour seule compagne. Enfin j'ai été récemment fiancée à une créature répondant au nom de Nerissa Carrow, si la mort sera ma compagne éternelle, peut être sera-t-elle une compagne comme une autre.
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LES MAUDITS MOTS D'AMOUR.
GIDEON & NERISSA PEVERELL

Le meilleur et le pire, c’est pour partager tout cela que l’on s’unit au sein de la société civile mais parfois aussi sous le regard de dieu le père. Ils avaient déjà partagé ce qui pouvait être le pire, leur vie respective ne laissait rien présager de bon pour eux, ou entre eux. Les deux maudits de leur famille, les êtres dont personne ne veut l’une parce qu’elle est socialement instable, et l’autre parce qu’il peut mourir d’une minute à l’autre. Le meilleur, Gideon n’en avait jamais jamais, ô grand jamais rien attendu. Même quand sa défunte épouse attendait leur fils, il ne s’était jamais osé à espérer le lendemain. Ce fils aurait dû sauver son héritage, et ce nom – et il était mort avant d’avoir poussé son premier cri, in utero, arraché à la vie d’une façon des plus brutales. Il espérait dans le fond que le meilleur était à venir, et un enfant serait un jour le meilleur, si cela devait se faire. La naissance d’Isolde et de Tristan, ses neveux, ainsi que les enfants d’Octavia étaient les perles de la vie du sorcier, il était l’oncle fou de ses nièces et fiers de ses neveux. Mais il n’espérait pas trop, ni lui, ni Nerissa ne semblaient en mesure de fournir l’héritier, tout reposerait sur ce cher Galen – tout, mais enfant comme lui, il n’était clairement pas prêt d’aller conter fleurette à une charmante et digne sang pur.  Mais dans le meilleur, le meilleur du meilleur restait sa famille ; Octavaia, Livia, Cordelia, et feu-Lynn. Il y avait Galen mais cela demeurait complexe, mais à cette liste de femme de sa vie, à cette liste de sa chair, il y ajoutait maintenant Nerissa, l’épouse destinée à être à son bras jusqu’à la fin de ses jours, jusqu’à ce que la mort les sépare. Il refuse encore de le dire, mais il s’attache à elle, plus que de raison, plus encore qu’il ne voudrait le dire. Sa disparition l’avait inquiété, et Octavia avait menacé de faire d’elle une descente de lit à son retour, ce à quoi le nouveau Patriarche s’était farouchement opposé. Elle avait ses raisons, elle avait eu besoin de la distance pour parcourir un chemin, le sien, et être ici aujourd’hui.

Face à face, mari et femme, époux et épouse, ils étaient seuls dans ce vaste et magnifique appartement. Il l’avait choisi après la mort de sa précédente femme, ainsi, Nerissa était la première à y vivre. Il avait espéré qu’elle puisse y apporter sa touche, en faire ce que bon lui semblait pour qu’elle puisse être véritablement chez elle, mais la mort de son père changeait totalement la donne : ils allaient devoir s’en aller au manoir Peverell, bien plus classique, et moins personnel que ces murs. Il espérait qu’elle pourrait y apporter sa touche, et effacer l’image de son père. Il se tient face à elle, son alliance dans sa main, elle la récupère, effleurant sa paume avec ses fins doigts, et dit alors, fronçant légèrement les sourcils.« Et qui me forcerait à me remarier ? Personne. » C’était vrai, ils pourraient ne pas se remarier, plus personne au-dessus, libre comme l’air. Pourtant… « Je n’ai plus qu’une famille : toi. » Ces mots le touchent, sincèrement, en plein cœur si je puis le dire. Elle n’avait pas beaucoup l’esprit de sa famille, cela se voyait dans sa façon d’être, il ne l’avait jamais vu s’enquérir des nouvelles des siens, quand lui ne pouvait décemment passer une journée sans des nouvelles de la totalité de son clan dans son intégralité. « Je sais que la vie est éphémère, je sais que ton état est préoccupant, je sais aussi qu’on ne perd jamais vraiment quelqu’un si on a des souvenirs à conserver.. après. » C’est plus difficile qu’on ne le croit ; il avait beau avoir cette philosophie, sa sœur Lynn lui manquerait à jamais. « Je pourrais mourir demain dans une mission pour le Ministère. Je pourrais tomber malade après avoir été en contact avec un prisonnier à torturer. Je fais couler le sang.. enfin elle le fait .. »  L’autre, la furie brune – il n’en doutait pas de cette part d’ombre, mais il savait qu’il devait l’accepter, cela faisait partie d’elle. Il se veut rassurant pour elle dans sa posture, et son regard, protecteur aussi. Qu’elle ne craigne pas de parler de l’autre, elle faisait partie d’elle, c’était normale qu’elle soit présente. « Peu importe que ton coeur soit défaillant. Au moins tu en as un. »  Ca oui. Il sourit, et ajoute, « J’en ai un, un cœur d’artichaut handicapé, mais un cœur quand même. » Il pratique souvent l’autodérision, sinon, s’il ne sait pas rire, il ne serait plus en vie depuis des années, c’était certain.

C’est toujours aussi étrange d’être le témoin du pouvoir d’une métamorphomage, toujours, même après quelques maigres mois de mariage ; il est toujours autant fasciné par ce don, toujours. Dans sa blanche chevelure, quelques mèches de l’autres viennent se fondre dans la masse, indiquant qu’elle était bel et bien les deux et que ces deux parts d’elle cohabitaient, coexistaient.  Il y a ce quelque chose qui change dans son regard, ce quelque chose particulier, il ne saurait dire quoi, c’était fascinant. « Les voeux traditionnels sont ennuyeux à mourir. »  C’était certains, et même s’ils pouvaient tout deux mourir autant faire en sorte que les vœux ne soient pas la cause de cette mort plus ou moins prématurée. « Je ne peux pas te promettre grand chose, Gideon. Seulement d’être là pour toi. Je vais faire des erreurs comme jamais tu n’en as vu. Je pourrais tuer ceux qui auraient l’audace de t’insulter, d’un simple caprice ou avec un calcul qui me terrifiera moi-même. » Le décor est planté, l’honnêteté de mise. Elle est dangereuse, c’est ce qui la rend si fascinante pour sûr. « Je risque de t’entraîner dans une noirceur telle qu’aucun de nous n’en ressortira indemne mais si j’en viens à le faire, sache que ça ne sera jamais dans l’intention de te blesser. Jamais sans que tu n'y consentes. »  En ressortir indemne ? Aucun d’entre eux n’en sortira indemne car ils sont ensemble pour le meilleur, et pour le pire.  Mais par ses pensées, elle croise ses mots, surprenante connexion, Elle enfile l’alliance à son doigt, l’attirant un peu plus près.  « Je ne te ferai jamais de mal. C'est toi et moi, pour le meilleur et surtout pour le pire.. » C’est étrange d’être si proche, malgré qu’ils soient époux. Il a respecté la distance qu’elle gardait jusque-là, désireux de faire les choses de la façon dont elle le voudrait elle. « Tu es trop grand.. » C’était certain que comparé à elle. Elle le surprend encore, laissant ses lèvres capturer les siennes, et elle murmure alors, « C’est déplacé, je crois.. » Ça ne l’était plus réellement. Elle défait le nœud de sa cravate, ajoutant, « Et tu as l’air trop sérieux avec ça.. » Sérieux c’est tout lui. Dans ce geste pour jeter la cravate à même le sol, elle fait tomber le verre. Elle rit à la fois embarrassée, mais pourtant si naturelle, « J’ai oublié de te dire que tu pourrais mourir en constatant combien je ne suis pas formée à tenir une maison. » Il rit, de bon cœur, sincèrement. Si on lui avait dit qu’il allait mourir ainsi.

Il n’est pas doué dans l’art d’échanger des vœux. Gideon n’est pas un homme de parole, mais un homme de réflexion voilà tout. Il a son alliance au doigt, la sienne dans sa main. D’un geste tendre, et doux, il l’attrape, la main libre de la sorcière. La peau est douce, blanche, - immaculée. Aucune tâche de sang, qu’importe ce qu’elle avait commis, fait, ou ferait, elle était ainsi. « L’art des tâches ménagères se confie aisément à un elfe, je propose d’investir sur le champ, je veux continuer à vivre. » dit-il, à la fois sérieux, mais un peu moqueur. Il aime être sarcastique, elle devait l’avoir compris depuis le temps, que tout chez lui n’était pas à prendre au sérieux.  Il a sa main dans la sienne, elle avait mis cette alliance à son indexe sans hésitez, il ferait de même. « Sérieux est mon second prénom Mrs Peverell… » Il sourit, malicieux il n’était que sérieux, ou presque. « Rien n’est moins déplacé que cela, Nerissa, cette alliance à ton index est ma promesse de rester pour le restant de ma vie aussi jalonnée de haut et de bas puisse-t-elle à tes côtés, dans la joie et la tristesse, la santé et la maladie, le sang ou les rires. » Des vœux pas forcément traditionnel, en partie seulement. Il caresse le dos de sa main, et glisse à son index la bague qu’il avait choisi sans la connaitre réellement. Au final, elle convenait plutôt bien. La couleur du bijou, le ton de sa peau, tout était en parfaite adéquation. C’était si étrange de choisir ce bijou pour une parfaite étrangère. Maintenant, elle ne l’était plus totalement, heureusement. « Et voilà, le meilleur et le pire à notre portée. » C’était une façon de dire les choses. Le pire était à venir, mais le meilleur  aussi.  Il espérait le meilleur, même s’il ne savait pas exactement ce qu’il devait espérer d’elle. Il avançait à tâtons, mais qu’importe : ils avançaient, c’était déjà pas mal ; ils avaient fait en une soirée plus de progrès que jamais. Il a la main libre désormais puisque l’alliance trône sur son élégante main, il va désormais la placer dans le creux de son dos, il la regarde sublime dans cette robe. « Si je frôle l’indécence, j’en suis navré, mais tu es si belle dans cette robe, je l’avais vu le premier jour, mais tu l’es encore plus en cet instant. » Parce que maintenant, je te connais. Les mots sont implicites.  Il se penche vers elle pour l’embrasser à son tour, toujours sur la retenu, ne sachant pas encore très bien ce qu’elle est prête à endurer. Le baiser est sincère, et doux, comme celui qui capture les lèvres de celle qui n’est pas si ingénue que cela. Le goût des lèvres délicieux, le force à se pencher pour rompre la distance, impatient malgré tout.

Parchemin envoyé Dim 27 Aoû - 13:41

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Je suis : Wicked Witch. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 09/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 127 hiboux. J’incarne : Emilia Clarke. , et l’avatar que je porte a été créé par : (c) avatar by Junkiie, Lux Aeterna, Gorgeousmali & Vesna. Ship Nerisson by Gallifreys. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Erzsébet Rackharrow Je parle en : #765C81



Je suis âgé de : 26 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Oubliator et chargée d'interrogatoire au sein des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : je suis mariée à Gideon Peverell, troisième victime de la persistance parentale. Diable, s'il savait ce qu'il est arrivé aux autres.
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U
n coeur d’artichaut handicapé, cela lui convient. Elle n’a aucune envie de l’échanger parce qu’il est doux, parce qu’il a quelque chose de drôle, d’un peu dramatique aussi. Une ironie du sort dans le fond des yeux, qui rappelle sans cesse que de tous les Peverell il devrait être le premier dans la tombe. Il résiste, encore, sans cesse, les bras de la Faucheuse se refusant à cette âme pourtant élevée pour céder sa place. Nerissa admire sa force tranquille, son silence face au mépris d’autrui. Elle n’a pas vu les mauvais côtés de Gideon, seulement sa compassion, seulement sa tolérance envers elle, pauvre créature en perdition qui souffre mille souvenirs de tourments entremêlés, sans queue ni tête, sans début ni fin. Elle n’est ni particulièrement talentueuse, ni particulièrement désirable, trop normale si on oublie ses cheveux blancs, trop classique si l’on écarte sa malédiction. L’univers avait-il voulu la rendre plus intéressante ? Etait-ce un cadeau dont elle ne savait guère apprécier les contours d’onyx ? « L’art des tâches ménagères se confie aisément à un elfe, je propose d’investir sur le champ, je veux continuer à vivre. » Il se dessine, le sourire, sur les lèvres féminines. Voudrait-il continuer à vivre avec elle ? Voudrait-il lutter contre son coeur malade pour un avenir tout aussi délité ? « Sérieux est mon second prénom Mrs Peverell… » Madame Peverell, ce nom dont elle aimait finalement bien les sonorités, moins âpre que Carrow, moins amer sur la langue, consonances presque liquides, fluides. « Rien n’est moins déplacé que cela, Nerissa, cette alliance à ton index est ma promesse de rester pour le restant de ma vie aussi jalonnée de haut et de bas puisse-t-elle à tes côtés, dans la joie et la tristesse, la santé et la maladie, le sang ou les rires. » Le sang ou les rires. Elle ignorait s’il y aurait beaucoup de rires mais elle ne doutait pas que le sang fasse partie intégrante de cet avenir qu’elle aurait voulu heureux mais dont elle craint les ombres, dont elle craint les travers. Combien de voyantes aurait-elle consulté si elle n’avait pas trop peur pour cela ? Peur que se dévoile le véritable visage de la femme qu’elle deviendrait au bras de Gideon.

« Et voilà, le meilleur et le pire à notre portée. » L’alliance retrouve son annulaire comme si elle y avait toujours eu sa place, d’or et de rubis sur la peau laiteuse. Le contact dans le creux de son dos lui signale la proximité qui s’installe et elle n’ose finalement rien dire de peur de rompre quelque chose, de briser l’instant. « Si je frôle l’indécence, j’en suis navré, mais tu es si belle dans cette robe, je l’avais vu le premier jour, mais tu l’es encore plus en cet instant. » Une robe blanche pour une colombe aux ailes cassées. Déjà, le bleu de ses yeux se teinte de pigments roses contre lesquels elle ne peut rien, entièrement soumises aux affres de ses émotions. Elle n’avait pas pour habitude de chercher à dompter son talent lorsqu’elle n’était pas en mission ou entre les murs du Ministère, ça faisait bien trop partie d’elle pour juger cela anormal, contre nature. Tendre palette qui s’étire tandis qu’il offre un baiser d’une douceur infinie, retenue délicate, respect dont elle était si peu coutumière, elle l’enfant malmenée à l’innocence trop tôt arrachée. Elle ignore à cet instant pourquoi elle le retient, pourquoi elle le ramène vers elle. Trop grand pour elle, trop sage, sans doute trop bien.

Et la bataille, plus que jamais sous ses yeux, fait rage. D’abord la tendresse, d’abord ses doigts qui glissent contre le cou masculin avec timidité, le contact initié dans l’embarras, la maladresse. La Nerissa de ce mariage arrangé dont elle n’avait pas compris les enjeux, la blanche créature qui avait trempé ses doigts dans la plus viciée des magies macabres pour extirper sa vengeance des profondeurs de l’âme. La Nerissa qui voudrait exister, qui se débat contre la personnalité mordante, la folle à lier, impitoyable, océan de déviances dont le sourire mutin traduit mille idées indécentes, peinture sophistiquée de ces attitudes contradictoires. « Non. » Elle s’écarte, la silhouette féminine trop ambiguë pour que l’on sache qui domine. Elle fait quelques pas rapides dans direction opposée à Gideon, sa main passant dans la chevelure contrastée, nerveusement. La robe traîne derrière elle, fluide, suit ses pas agités avant qu’elle ne pivote, fronçant les sourcils. « Si. » Ce ne sont pas des questions, le ton ne laisse aucun doute sur le fait qu’il s’agisse d’affirmations totalement incompatibles. La main portée à son propre cou dessinerait presque les contours de ces traumatismes enfouis tandis qu’elle déglutit difficilement, en proie à quelque chose qui les dépasse tous les deux. L’index se replie, glissé entre ses dents, mordillé, caractéristique. Et la main retombe le long du corps. De laquelle Gideon était-il donc la proie ? « Le meilleur ou le pire ? » Monologue insensé, discours si décousu, qui suit le fil de pensées auxquelles il semble manquer des éléments. Puzzle aux pièces perdues. « Embrasse-moi. » Mais à peine les mots étaient-ils prononcés que le geste l’arrête, lui intime de ne pas obéir, de ne pas bouger. « Aide-moi. » La cacophonie intérieure cesse, le chaos toujours à fleur de peau mais silencieux. Les prunelles roses le contemplent sans oser approcher, un pas seulement puis un arrêt, l’envie d’y goûter encore mais la crainte de blesser, d’échouer, de mal faire.

« Apprends-moi.. » supplique murmurée du bout des lèvres assez nettement pour qu’il l’entende, demande sans lâcher de ses billes teintées de magie celles, si claires, de Gideon. Elle ne sait comment agir, Nerissa, abandonnée de sa raison, jetée dans des désirs qu’elle ne comprend pas, des obligations qu’elle n’ose pas toucher, pas même du bout des doigts. Le visage se penche légèrement, demoiselle en détresse qui semble en silence ajouter : s’il te plait ? Il n’a pas peur d’elle, il est resté à ses côtés même lorsqu’elle a avoué le meurtre indicible, même lorsqu’elle a dévoilé le ramage grisé de celle qui avait eu l’air si innocente. Elle pouvait se montrer provocatrice en société, pour Gideon, elle pouvait remettre à leur place les membres de cette drôle de famille mais pour lui, elle ne serait jamais que l’incarnation d’un manque d’expérience, d’une instabilité aussi violente que fascinante. Elle n’a pas l’audace de faire les premiers pas, elle n’a pas le courage d’entreprendre. Elle n’a pas appris, poupée manipulée, malmenée. Elle veut apprendre, elle veut sincèrement essayer de l’aimer comme il le méritait.

© Starseed


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Parchemin envoyé Lun 11 Sep - 20:30

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Je suis âgé de : 37 ans , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : écrivain magique, et expert en histoire de la Magie, avant la fermeture de Poudlard j'y enseignait cette fabuleuse matière. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres mais sans être mangemort parce que c'est ce qu'on attend de moi. Au final, je ne fais que suivre, sans réelles convictions. Côté cœur, : je suis un éternel célibataire, ma mort prochaine pour seule compagne. Enfin j'ai été récemment fiancée à une créature répondant au nom de Nerissa Carrow, si la mort sera ma compagne éternelle, peut être sera-t-elle une compagne comme une autre.
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LES MAUDITS MOTS D'AMOUR.
GIDEON & NERISSA PEVERELL

Handicapé des sentiments, du cœur. Voici ce qu’il est, et ce qu’il proclame être haut et fort. Aimer des gens qui ne portent pas le nom de Peverell était quelque chose de nouveau pour lui, quelque chose d’intriguant. Il avait été marié une première fois, mais n’avait jamais eu rien d’autre que de l’affection pour elle, trop fragile, trop insipide, sans saveur. Il ne l’avait pas aimé, sa perte l’avait attristé parce qu’elle était une bonne personne, une de celle qui subit le monde qui l’entoure et qui ne fait qu’obéir aux ordres d’un chef de famille. Il regrettait le plus la perte de son enfant à naitre que celle de la mère qui l’avait porté, et il avait honte de le dire. Alors, il disait ne plus être triste désormais, il disait simplement que c’était la fatalité et qu’il n’aurait rien pu faire de toutes les façons. Il n’aurait pas pu changer le cours des choses, et il ne servait à rien de ressasser le passé. Il était devenu veuf d’une femme sans émotions ni saveur, et il avait été marié à Nerissa. De prime abord, il l’avait cru exactement pareil, insipide, invisible, inutile. Mais non, elle était tellement plus que cela, intrigante, complexe, humaine et dérangée. Un peu comme lui, lui le parfait sang pur d’apparence cachant des failles et la particularité de mourir demain s’il le fallait. Il était calme, d’apparence, pourtant la moindre allusion à son frère, sa belle-mère avait le don de le mettre hors de lui. Chacun avait sa part, peut-être n’avait-il pas su la voir chez sa défunte épouse. Il ne voulait pas passer à côté de cela chez Nerissa, s’il devait passer sa vie avec elle, autant qu’elle soit ce qu’elle voulait être, pas le fantôme de ce que son père à elle aurait voulu qu’elle soit.

Il ne veut ni la brusquer, ni lui faire peur. Etre avec elle, c’est comme danser sur des œufs et d’avoir peur de les casser à chaque mouvement. Il ne sait pas comment agir, il ne sait pas encore comment l’apprivoiser. Il sait juste que deux parts d’elle cohabitent. On a tous notre part d’ombre et de lumière, mais chez elle, elles sont physiquement et psychiquement différente, drastiquement même. C’était ce qui était intriguant il ne pouvait nier, mais c’était tout aussi déstabilisant. Il veut bien faire, ne rien brusquer aller à son rythme, tenter de comprendre ce qu’elle veut réellement. C’est complexe avec une femme ordinaire, mais avec elle, c’est pire que de percer le secret des pyramides. « Non. »  Dit-elle s’écartant de lui. C’était plus complexe que prévu, ça n’était à rien y comprendre, absolument rien. Rien du tout, peut être l’avait-il brusqué, aurait-il dû la laisser venir à elle. Il n’arrive pas à saisir et la laisse reculer d’un pas, peut être deux, complètement perdue. Si seulement il savait quoi faire, comment agir. Il la laisse en proie à ce qui semble être un véritable conflit avec elle-même.  Elle est sublime, même quand elle lui tourne le dos. Ses cheveux semblablent à un caméleon semblent indiquer que le conflit fait rage en elle, quand elle pivote vers lui, lâchant un, « Si. » Une énigme, mais quelle énigme. Il la laisse venir à lui – peut être revenir à ses esprits. Il ne sait plus réellement quoi faire. Perdu dans cette… de dialogue avec elle-même. « Le meilleur ou le pire ? » Rien n’a de sens. Les deux, songe-t-il alors. Le meilleur, et le pire. C’était pour cela qu’ils avaient signé, pour le meilleur et le pire, ensemble. « Embrasse-moi. »  Lui intime-t-elle avant de l’arrêter d’un geste, d’un mot dans son mouvement pour s’approcher d’elle. C’était insensé, complexe et surréaliste. « Aide-moi. » Elle panique, ça doit être cela, le conflit interne. Il devait faire avec les deux, la blonde, et la brune, et trouver le juste milieu entre le meilleur et le pire, car elle était les deux à la fois.

Il ne savait que faire, ni comment agir. Cela semblait être un défi hors de sa portée. Clairement, il n’avait pas les armes pour affronter cela ? Ou bien les avait-il et ne le savait-il pas ? « Apprends-moi.. »  C’est presque un murmure, mais il entend distinctement ses mots, mais attend à ce qu’elle réfute le tout derrière en une fraction de seconde, comme elle venait de le faire jusqu’ici. Mais non, elle ne dit rien de plus, elle ne fait qu’attendre. Elle voulait apprendre. Il était professeur, mais pas pour ce genre de chose.Mais ça aussi, ça s’apprend. Il s’approche d’elle, doucement, avec douceur, sans faire de geste brusque. Il ne sait pas exactement comment agir, essayant de juger chacun de ses mouvements pour ne rien faire qui puisse lui faire peur. C’est dur, compliqué, et nouveau pour lui.  « Alors approches-toi. » Dit-il, lui tendant une main galante. Il attend qu’elle la saisisse pour l’attirer doucement à elle. Il tente de nourrir chacun de ses gestes d’une douceur infinie. De lui montrer que le monde n’est pas que violence, que la douceur a aussi ses bons côtés. Quand elle approche il place sa main libre au creux de sa nuque, l’attirant encore un peu plus contre lui, dépose un baiser dans celle-ci, ne sachant jamais si c’est la bonne chose à faire. Il a l’impression d’apprendre lui aussi, de réapprendre pour être exacte. Mais qu’importe, la peau de sa nuque aussi douce et aussi savoureuse que ses lèvres le confortent dans sa volonté d’en savoir plus sur les mystères qu’elle peut offrir. Alors, il lui apprendra. Sa main lâche alors délicatement la sienne pour venir au creux de son dos. Ses lèvres délaissent sa nuque, tout comme sa main qui glisse dans son dos, puis sur sa taille qu’il caresse un instant, avant de laisser ses deux mains continuer leur course sous les fesses de la jeune femme. D’un geste à la fois rapide, mais pourtant non dénué de douceur, il la soulève du sol, la mettant à la hauteur, front contre front. Face à face. « Si je fais quelque chose qui ne va, dis-le-moi. » La douceur dans ses mots. Alors même qu’il la porte, il y encore cette énorme traine blanche qui traine sur le sol.

Il l’entraine, elle et sa traine dans les escaliers. Si elle voulait apprendre, ce n’était pas ici. C’était là-haut. L’appartement était leur chez eux, plus pour longtemps, mais jamais Gideon ne s’en séparerait, ça serait toujours chez eux. Il aurait souhaité qu’elle y apporte sa touche, mais elle le ferait dans le manoir, comme sa mère et sa belle-mère y avaient apporté la leur en leur temps. Elle était la « première dame » Peverell, comme l’avait ironiquement souligné Livia non sans une pointe de sarcasme, ce que Gideon n’avait même pas pris la peine de relever. C’était vrai, s’il était le patriarche, elle était son épouse. Elle est légère comme une plume, même pour lui dont la forme physique n’est pas celle d’un athlète. Mais n’était-il pas normal qu’un époux emporte sa nouvelle épouse dans la chambre conjugale en la portant ? Normal. Il était vêtu de ses habits d’enterrement, alors qu’elle ne l’était pas, délaissant sa robe noire pour la plus belle des robes qui soit, d’une blancheur éclatante. Arrivé en haut, il s’arrête et avant de la déposer sur le sol, il l’embrasse à sa hauteur, doucement pour commencer puis cherchant un peu à tester ses limites.  

Parchemin envoyé Mar 12 Sep - 22:02

- I am Allegiant, and I like it. -
Je suis : Wicked Witch. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 09/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 127 hiboux. J’incarne : Emilia Clarke. , et l’avatar que je porte a été créé par : (c) avatar by Junkiie, Lux Aeterna, Gorgeousmali & Vesna. Ship Nerisson by Gallifreys. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Erzsébet Rackharrow Je parle en : #765C81



Je suis âgé de : 26 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Oubliator et chargée d'interrogatoire au sein des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : je suis mariée à Gideon Peverell, troisième victime de la persistance parentale. Diable, s'il savait ce qu'il est arrivé aux autres.
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Les maudits mots d'amour.
« Love makes hunters of us all »

L
« Alors approches-toi. » Le regard fixe Gideon de longues secondes sans qu’elle n’esquisse le moindre mouvement, tétanisée. Il lui tend une main galante et elle n’ose rien faire, elle n’ose pas bouger, elle n’ose pas rompre la distance qu’il y’a entre eux. Elle est là, poupée pleine de dualité, face à un homme trop patient pour qu’elle le mérite. Les eaux noires de l’angoisse submergent la délicate créature et nourrissent la part d’horreur. A quoi songeait-elle en lui demandant de lui apprendre ? A quoi pensait-elle ? Comme si Eris allait simplement cesser d’exister parce qu’elle réclame quelque chose, comme si ça allait éteindre la folie, le danger. La paume pourtant se pose dans la sienne, doucement, cassant le mur invisible qui les tenait à distance depuis des mois. Ce mariage n’avait pas de sens, il n’avait pas de poids en l’état. Elle se laisse faire, elle laisse Gideon l’attirer plus près, la nuque comme cible de la tendresse, la nuque qui n’est pas agrippée avec violence - comme autrefois. A cette délicatesse il n’y’a pourtant pas de réponse immédiate, pantin sous ses lèvres, pantin sous ses doigts. Aime-t-elle Gideon ? Elle n’en sait rien, ce mot même est un mystère pour elle. De l’affection ? Qu’est-ce donc, de toute façon ? Le contact au creux de son dos les rapproche encore, elle perçoit son parfum plus nettement que jamais, elle perçoit la fragrance près du cou masculin. La course de ses mains est une délicate chute qui lui arrache un frisson dont elle est incapable de faire l’analyse, rapidement arrachée du sol par l’habileté de l’homme. « Si je fais quelque chose qui ne va, dis-le-moi. » Mauves. Ses yeux sont devenus d’un mauve si intense qu’il tendrait lentement vers le fuchsia. Elle a presque peur qu’il la lâche, qu’ils chutent dans les escaliers menant à la chambre, la traîne comme un obstacle à l’équilibre alors qu’elle s’accroche, que ses bras se referment au-dessus de ses épaules. Ne devrait-il pas éviter les efforts ? Non. Le son des talons sur le sol indique que sous la robe blanche, il y’a des escarpins.

Il l’embrasse. Douceur. Le myocarde s’emballe, s’agite. N’est-ce pas trop dangereux ? N’est-ce pas un risque trop grand ? Pour le meilleur et pour le pire. Les sentiments se lisent trop aisément sur son enveloppe charnelle, la toile agrémentée de teintes toutes si nuancées, le blanc se perdant entre ce noir et ce rose, entre l’obscurité, la lumière et l’envie. La raison risque de partir en fumée dans ce jeu là. Elle n’est pas froide, elle n’est pas indifférente, elle est terrifiée par ses propres démons, par le monstre qui dort au creux de son âme, qui lacère de ses griffes le fil de ses pensées. Il porte des vêtements d’enterrement, délicieuse ironie. Et les lèvres qui se détachent de siennes, le visage qui se relève vers Gideon arbore une expression trop malicieuse pour n’être que l’oeuvre de la gentille et timide Nerissa. Qu’était-il advenu de la colombe, lorsqu’elle a disparu ? Les frontières semblaient devenues si fines entre les deux personnalités. Elle se mord la lèvre inférieure. Joueuse. « Tu es sûr ? On ne pourra plus me répudier, après cela. » Le timbre chaud et nuancé signe Eris, le sourire et sa manière de lui tourner le dos pour s’approcher du lit aussi. Tentatrice. La fermeture sur le côté est détachée, laissant glisser le vêtement d’un blanc éclatant pour dévoiler les sous-vêtements rouge passion. Sans timidité. « Ta famille n’aura plus rien à reprocher à ce mariage scandaleusement indigne de toi. » Elle s’est assise sur le lit, la robe blanche autour de ses pieds, sur le sol, les mains appuyées sur le matelas, observant Gideon avec attention.

Est-ce que ces draps demeureraient froid comme la glace ? Est-ce qu’ils arriveraient à partager quelque chose en dehors de ces blessures qu'ils avaient dans le coeur ? Sur l’épiderme, il y’a la Marque mais il y’a aussi, sous l’omoplate, une fine cicatrice, trace d’un passé violent que même la métamorphomagie n’a pas pu compenser. Bien sûr, elle a la peau plus malléable, elle a le corps moins enclin à marquer sur la durée mais certains niveaux de brutalité dépassent jusqu’aux miracles de la magie. Pourquoi une telle affection pour sa dague ? Parce qu’on ne sort jamais indemne de ce que nos parents nous transmettent, plus ou moins consciemment. « C’est le rouge qui ne te plait pas ? » Le rose lui monte aux joues. La dualité s’étire, s’étale encore, refuse de se fixer, l’une et l’autre ensemble, sans choisir, Eris pour annuler la peur de Nerissa qui elle offre sa délicatesse. Elle tend la main à son tour, pour qu’il se rapproche, pour qu’il vienne vers elle. Son parfum lui rappelle quelque chose de lointain, qu’elle ne replace ni dans le temps ni dans les évènements. Où l’a-t-elle senti, déjà ?

Mais cette considération s’éloigne bien vite des pensées de la sorcière, la main attirant Gideon plus près, peut-être trop vite, si bien qu’elle se retrouve allongée, croisant son regard avec une sorte d’hésitation. « Gideon Peverell, tu es définitivement trop grand. » Elle ne le répètera jamais assez, surtout pas lorsque leur différence de taille entraîne des maladresses. Lui reprochera-t-il alors que ses joues sont aussi roses que ses prunelles, signe de son embarras ?  
© Mister Hyde


I cut off my wings ≤ I'll steal your soul, I'll eat you whole, ain't no other way. They call me devil and you should be afraid. I will tell you lies, I'll crawl inside your mind. Grab hold of your eyes, I will make you mine and I'm gonna take my time

—. Call me Devil


Parchemin envoyé Jeu 21 Sep - 22:12

- I am decadent, and here I am. -
Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 17/04/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 271 hiboux. J’incarne : Benedict Cumberbatch , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Skander Lupin, Avia Spudmore, & Astra Black. Je parle en : #??????



Je suis âgé de : 37 ans , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : écrivain magique, et expert en histoire de la Magie, avant la fermeture de Poudlard j'y enseignait cette fabuleuse matière. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres mais sans être mangemort parce que c'est ce qu'on attend de moi. Au final, je ne fais que suivre, sans réelles convictions. Côté cœur, : je suis un éternel célibataire, ma mort prochaine pour seule compagne. Enfin j'ai été récemment fiancée à une créature répondant au nom de Nerissa Carrow, si la mort sera ma compagne éternelle, peut être sera-t-elle une compagne comme une autre.
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LES MAUDITS MOTS D'AMOUR.
GIDEON & NERISSA PEVERELL

Les surprises sont ces choses de la vie qui font qu’elle est surprenante, moins monotone, et qui apporte un lot de bonheur, mais parfois de malheur aussi. La mort de son père avait été une véritable surprise, tout comme celle de son oncle, mais les fratricides étaient tellement courant dans la famille Gideon lui-même avait déjà songé en rêve à en finir avec son propre frère, mais à quoi bon priver les Peverell d’un héritier, car il était dans l’Ordre des choses pour lui de partir avant le petit dernier. Sa vie, ce n’était qu’une surprise, chaque jour, chaque levé, chaque rayon de soleil, chaque seconde encore vie, c’était une surprise, belle, mais à double tranchant. Vivre, c’est s’accorder le droit de s’attacher aux autres, c’est s’autoriser à leur faire de la peine quand l’heure sera venue. Une surprise de plus chaque jour, Nerissa elle-même était une surprise. Une de taille, une de celle qu’on est jamais vraiment prêt à affronter, se demandant à chaque instant à laquelle des deux il allait avoir à faire. Il avait voulu écarter l’une pour avoir l’autre, mais ce n’était qu’une seule et même personne, aussi difficile à croire cela puisse être, c’était elle, entière, rien qu’elle. Une surprise, car à chaque seconde, tout pouvait changer.

Il ne regrette pas, ni ce qui va suivre, ni le passé, il ne regrette rien. Elle est surprenante, et imprévisible, mais c’est peut être la dose d’imprévu et de folie dont il peut avoir besoin dans sa vie, contrastant littéralement avec son invisible et insipide première épouse. Elles n’ont rien en commun, sa défunte épouse avait tout à envier à Nerissa, absolument tout, sauf peut-être son esprit teinté d’une folie que rien ne pourra jamais guérir. Ses lèvres plus douce, sa peau plus savoureuse, et ses courbes plus intrigantes. Nerissa n’avait rien de commune avec aucune femme, c’était peut-être cela qui l’attirait le plus : l’atypisme. Rien n’est normal chez eux, comme cette scène, surréaliste, n’importe quel autre couple aurait consommé sur le champ après le mariage, mais pour Gideon il lui avait fallu apprivoiser son improbable épouse. Leurs baisers d’abord hésitant puis grisant. Elle finit par rompre le baiser, et il reprend son souffle, hors d’haleine, quand elle dit, mordillant sa lèvre inférieure à la manière de la brune. « Tu es sûr ? On ne pourra plus me répudier, après cela. » On dirait la brune. Mais il réalisait qu’elles n’étaient qu’une seule et même personne, qu’il arrête donc de vouloir les dissocier.  Il a beau la regarder dans les yeux, il ne peut s’empêcher de regarder la robe qui tombe sur le sol, glissant sur sa peau, dévoilant ses sous-vêtements. « Ta famille n’aura plus rien à reprocher à ce mariage scandaleusement indigne de toi. » Elle n’était pas indigne, ni elle, ni ce mariage.  

Assise sur le lit, elle est sublime simplement vêtu de pourpre. C’était à la fois tellement elle, et tellement différent d’elle. Car elle avait cette dualité, elle était ainsi, et il l’avait compris maintenant, il ne la changerait pas, et il ne voilà pas du tout. C’est la première fois qu’il la voit ainsi, presque nue, mais elle-même. Il y a des marques, celle sur son avant-bras qu’il n’ignorait plus, mais qu’il avait l’habitude de côtoyer, celle qu’un jour il devrait porter aussi, il ne le sait que trop bien, la mort de son père allait changer des choses.  « C’est le rouge qui ne te plait pas ? » Rien n’était pas à changer. Elle tend alors la main vers lui, « Non, tu es … » Parfaite ? « Magnifique. » Dit-il, parfaite ne serait peut-être pas approprié, car quand on est un Peverell on est élevé dans l’idée que la perfection n’existe pas, mais qu’il faut travailler d’arrachepied à chaque seconde pour s’en rapprocher le plus.  Il l’attrape cette main tendue, ce pas en avant qu’il ne nierait pas avoir attendu. Beaucoup n’auraient pas attendu, beaucoup l’aurait forcé, beaucoup auraient fait annulé le mariage. Mais la patience est une de ses nombreuses qualités, très nombreuses. Il se laisse emporter par cette main, et tombe vers l’avant, sur le lit, sur elle, et il voit ses joues et ses prunelles se teinté de cette couleur rosée. « Gideon Peverell, tu es définitivement trop grand. » On lui avait souvent dit, mais il ne peut se retenir de laisser échapper un rire. Il se mout pour que sa taille ne soit plus la source de sa maladresse maladive qui la rend pourtant si charmante. Il peut finalement croiser ses prunelles pour de bon, à hauteur. Puis, il caressa se joue. Sa peau douce. Il veut y goutter encore un peu, passionnément.  « Il n’a jamais été question de te répudier. » Avoue-t-il dans un souffle avant de l’embrasser avec une fougue qu’il modère pour ne pas la brusquer. Il était prêt à se perdre dans ses bras et ses draps, à son rythme.

(...) La douceur mêlée à la fièvre, il avait voulu contenir ses ardeurs pour la laisser venir à lui, et ne rien brusquer. Mais cette fois-ci plus personne ne pourrait trouver à redire sur son mariage, ni son frère, ni sa belle-mère, et certainement pas ses sœurs. Nerissa était… hors du commun. Différente, mais intrigante. C’était tout ce qu’il demandait à une femme après tout. Lui-même n’était pas commun, la santé fragile, les actes physiques le rendait parfois plus faible. Son cœur ne lâche pas, mais supporte mal l’effort. Pourtant, il veut tenir le choc, et ne pas avoir à en mourir. Ça serait dommage d’en mourir à cet instant précis. Il est allongé sur le dos, le souffle un peu saccadé, qu’il tente de calmer avec une sérénité absente. A chaque fois, il a beau savoir, c’est une angoisse. Leurs corps étrangers ne l’étaient plus complètement maintenant.  Pourtant ils restent couverts par quelques draps réchauffés par leurs ébats. Il ferme ses yeux une fraction de seconde pour ne pas perdre le fil de sa respiration qui se calme doucement comme les battements de son cœur. A ses côtés, sa femme, la belle. Cette dualité semblait soudainement banale, elle ne l’était pourtant pas du tout : banale. Au contraire. Il tourne la tête vers elle, et ouvre ses yeux d’un bleu glacier pour croiser son regard qui était toujours intriguant,  espérant être capable de deviner ses humeurs dans ses prunelles. « Tu es sublime. » Au saut du lit, au… après l’amour. Elle est belle en toute circonstance, « Alors, je ne laisserais personne, pas même toi dire que tu es un la part indigne de ce mariage. » Jamais. Il l’embrasse avec tendresse sur le front – trop grand évidemment.

Parchemin envoyé Jeu 21 Sep - 23:49

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eau contre peau. Un contact qu’elle semble craindre, un instant, comme si un fantôme passait dans les prunelles teintées de rose, comme une vieille peur sourde, à l’agonie dans le coeur autrefois juvénile. Apprends-moi avait-elle demandé. Les baisers chauds sur l’épiderme craintive, d’un vieux traumatisme. La brutalité de son père lui revient en mémoire, étouffe toute pensée agréable, toute sensation délicate. Les ongles se referment sur l’épaule dans un manque de contrôle évident, dans la crispation de la colombe qui perd la blancheur du ramage. Innocente et pure Nerissa, ce que personne n’aurait parié, même dans la robe couleur de nuage, ce que personne n’aurait avancé car après tout, comment la folie pourrait-elle préserver la vertu ? A Gideon, on n’avait vendu qu’une Carrow déviante, qu’une femme qu’on n’aurait pu offrir à aucun autre, sans s’interroger réellement sur ceux qu’elle pourrait mettre en danger, sur celui qu’elle pourrait déshonorer, si peu connue de sa propre lignée. Carrow indifférents au sort d’une fille trop décalée. Le souvenir de cette main s’agrippant à sa robe, le souvenir de la déchirure du tissu dans le manoir familial la prend aux tripes, la ramène à un moment de sa vie qu’elle avait relégué au fond d’une boîte trop petite pour les douleurs qu’elle contenait. Et c’est de noir que se teinte la chevelure quand la prise se détend, quand dans sa nuque viennent jouer ses doigts, près des boucles brunes de Gideon. Le sourire malicieux se lie à son index contre ses lèvres, à ce murmure presque chaud. Chhht. Eris, le diable avide de sensations, avide d’une forme d’émotions passionnelles, qui croque sans peur le fruit défendu que la première ne saurait cueillir, qui se délecte des péchés, savoure ce que l’autre ne saurait souffrir. D’abord l’indomptable, d’abord l’étrange personnalité qu’il avait toujours vu menaçante mais qui, soudain, se fait ivresse presque prudente. Puis la légitime, la tendre reprend ses droits, se raccroche aux lèvres brûlantes de l’époux, à cet échange surprenant, à tout ce qu’elle ne connait pas, si longtemps séparée de sa propre chair pour en effacer les tourments.

…*…

« Tu es sublime. » Elle est installée sur le flanc, une main sous le coussin moelleux, entre les draps froissés. Perdue dans ses pensées, dans sa contemplation de cet appartement lumineux, elle en avait oublié son silence soudain. « Alors, je ne laisserais personne, pas même toi dire que tu es la part indigne de ce mariage. » N’est-ce pas ce qu’elle est ? Il y’a encore le rose au fond de ses prunelles, cette couleur qui refuse de s’effacer, de rendre à ses yeux leur bleu naturel. Métamorphomagie, particularité qui la soumet aux changements dés lors qu’une émotion intense s’empare de ses sens. Elle s’est trahie entre les bras de Gideon. Elle a trahi les plaies de son coeur apeuré, elle a trahi la cicatrice cachée dans son dos, elle a trahi son inexpérience et ce qu’Eris peut être, son aspect le plus nébuleux, cette façon qu’elle avait de prendre la place quand l’esprit ne peut survivre à la lutte. Elle a été vraie, plus que jamais, elle a offert l’honnêteté la plus absolue sans un mot : Eris protège, la brune n’est pas que folie, elle est survie. Le baiser sur son front lui fait fermer les paupières quelques secondes puis, une main douce se posant sur le torse masculin, elle souffle : « Tu dois m’apprendre comment te soigner, Gideon. » Comment calmer ce souffle saccadé, comment lui assurer d’avoir toujours de quoi apaiser la course de son myocarde fragile. Que devra-t-elle faire s’il frôle la mort ? Que sera-t-elle pour lui, à l’instant fatidique ? Elle n’est pas très à l’aise avec les compliments, pas très à l’aise avec l’idée qu’il puisse l’accepter telle qu’elle est, toute entière. « Comment vais-je pouvoir avoir une place alors qu’ils me regardent tous comme un animal de compagnie ? Je risque d’avoir envie d’égorger ton frère. Il est arrogant comme pas permis. »   
©️ Mister Hyde


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Parchemin envoyé Lun 2 Oct - 23:19

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Je suis âgé de : 37 ans , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : écrivain magique, et expert en histoire de la Magie, avant la fermeture de Poudlard j'y enseignait cette fabuleuse matière. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres mais sans être mangemort parce que c'est ce qu'on attend de moi. Au final, je ne fais que suivre, sans réelles convictions. Côté cœur, : je suis un éternel célibataire, ma mort prochaine pour seule compagne. Enfin j'ai été récemment fiancée à une créature répondant au nom de Nerissa Carrow, si la mort sera ma compagne éternelle, peut être sera-t-elle une compagne comme une autre.
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LES MAUDITS MOTS D'AMOUR.
GIDEON & NERISSA PEVERELL

Chaque effort avait un prix, chaque souffle était une victoire en soi. Il était en vie, ne sachant jamais quand la fin viendra frapper à sa porte. La mort, il l’attend comme une amie, comme une vieille amie depuis des années, depuis qu’on l’a élevé en lui disant que jamais il ne sera à la tête de cette famille, que jamais son avis ne compterait. Et le voilà, à la mort prématurée, tragique pour certains mais pas pour lui, de son père à la tête de cette famille, par défaut. Le leader inattendu, et cette place aurait dû revenir à son plus jeune frère : Galen. Mais Octavia ne lui aurait sans doute pas laissé la place, et sans doute ne serait-il pas encore en vie si Gideon n’avait pas été de ce monde pour tenir sa sœur et l’empêcher de commettre les fratricides tant reconnus dans cette famille. Mais Gideon était en vie, marié et en vie. Il avait presque tout ce dont un homme de sang pur pourrait avoir envie, un foyer, un travail, une carrière, une épouse, ne manquait qu’à ce tableau idyllique un héritier, mais ce n’était pas encore concrètement réalisable, parce qu’il venait de passer sa première nuit dans les bras de son épouse.  Un jour peut-être, car si les apparences laissait présager une perfection, tout était plus complexe, et bien moins parfait lorsque l’on gratte le vernis.

Face à elle, c’était plus inédit, mais il savait qu’il y prenait déjà goût. Elle a cette dualité étrange et même dangereuse, mais elle n’en reste pas moins intrigante et plaisante. Sa main sur son torse irradie d’une chaleur et d’une douceur certaine. La Nerissa sous ses yeux n’avait pas grand-chose à voir avec la sorte d’amazone qu’elle était par moment. Il n’avait pas d’autre choix que de faire avec chacune des facettes de son être, comme Nerissa devait faire avec l’homme et le malade, qui au final n’étaient qu’une seule et même personne. Elle avait conscience de la maladie, surtout quand elle dit, soufflant presque à mi-voix ; « Tu dois m’apprendre comment te soigner, Gideon. » Avait-elle sans doute remarqué la faiblesse et l’irrégularité de son souffle. Le cœur s’emballe aussi doucement, mais il arrive à le calmer avec un instant de repos, et de relaxation. Elle pourrait apprendre les gestes à avoir au cas où, mais elle ne pourrait jamais véritablement le soigner c’était un mal incurable qui le rongeait depuis sa naissance.  « Comment vais-je pouvoir avoir une place alors qu’ils me regardent tous comme un animal de compagnie ? Je risque d’avoir envie d’égorger ton frère. Il est arrogant comme pas permis. »   Sa famille, c’était tout un poème, elle venait d’en saisir toute la mesure.

Lui aussi allait devoir se faire une place, il n’était pas celui destinée à ce poste. Il n’était pas celui qu’on avait attendu à ce poste. Il sourit alors, respirant le plus calmement possible, son souffle encore en peine. « Et moi, ils me regardent comme un mourant. » Il l’était. Du bout de la main, il retire une mèche de son visage, l’effleurant doucement, « On y arrivera, à se faire notre place. Et je remettrais à sa place chaque personne qui osera dire quoi que ce soit à ton sujet. Je trouve que tu n'as rien d'un animal de compagnie, et s'il te plait à montrer à mon frère qu'il se trompe, ne t'en prive pas, se faire remettre à sa place ne lui ferait que trop de bien. » Même Octavia, qui n’appréciait pas réellement la femme de son frère.  Il laisse sa main retrouver sa place. Ce n’était pas un effort digne de ce nom, mais la journée avait été éprouvante pour son cœur. Rester debout lors de l’enterrement avait été une épreuve, les ébats aussi. Tout était sujet à fatigue avec lui. Il ne veut rien laisser transparaitre, il a longtemps refusé d’être considéré comme malade, mais, plus le temps passe moins il peut s’y soustraire. « Mais ils n’ont pas tort quand ils parlent d’un mourant. » Il revient alors sur ses mots, elle voulait le soigner, « Je te montrerais quoi faire si… » C’est toujours dur d’en parler sans lui faire peur. Car il pouvait s’effondrer en une seconde, et il fallait agir vite. « S’il m’arrive de me sentir mal. » Quel euphémisme.

Parchemin envoyé Mer 4 Oct - 14:16

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Je suis : Wicked Witch. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 09/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 127 hiboux. J’incarne : Emilia Clarke. , et l’avatar que je porte a été créé par : (c) avatar by Junkiie, Lux Aeterna, Gorgeousmali & Vesna. Ship Nerisson by Gallifreys. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Erzsébet Rackharrow Je parle en : #765C81



Je suis âgé de : 26 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Oubliator et chargée d'interrogatoire au sein des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : je suis mariée à Gideon Peverell, troisième victime de la persistance parentale. Diable, s'il savait ce qu'il est arrivé aux autres.
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C
omment lui dire ? Comment lui dire qu’elle aussi, parfois, peut s’effondrer ? Il y’a peut-être les remords dans son regard teinté de mauve. Elle ne veut pas l’effrayer plus encore, elle ne veut pas dire qu’il faut également la soigner, que son enveloppe charnelle souffre de cette personnalité envahissante. La brûlure de la Marque n’était rien en comparaison de cette magie qui semblait s’insinuer dans ses veines, de façon chronique, jusqu’à lui faire perdre toute capacité à lutter, à rester debout. Elle tait cette réalité, la main posée sur le torse de l’époux. Pourquoi avait-il été si patient ? Elle ignore si elle a apprécié. Elle n’est pas très sûre de ces sensations, de ces sentiments qui ont envahis ce corps dont elle ne cerne pas toujours les réactions. Qui avait finalement profité de l’instant ? Il n’y’avait pas vraiment eu de douleur ; il y’avait eu la peur. Les souvenirs surnagent, flottent à la surface de la mémoire tandis qu’elle observe l’homme à ses côtés. Son souffle est irrégulier. L’inquiétude perce bien qu’elle ne l’identifie pas immédiatement, ça remue comme un noeud au fond de l’estomac - est-ce cela, l’attachement ? Est-elle sous l’influence de conséquences bêtement physiologiques ? Est-ce Eris ? « Et moi, ils me regardent comme un mourant. » Les mots ne provoquent pas de réaction, seulement l’observation silencieuse de Nerissa qui tente de comprendre ce qu’il faut dire, ce qu’il faut faire. Un Rappeltout serait devenu rouge si elle l’avait eu entre les mains. Elle a l’impression d’avoir oublié quelque chose d’important. Elle fronce les sourcils, plongée dans une profonde réflexion, comme on passerait en revue un historique trop ancien, relégué dans un tiroir poussiéreux. « On y arrivera, à se faire notre place. Et je remettrais à sa place chaque personne qui osera dire quoi que ce soit à ton sujet. » La mèche est remise en place, colorée de ce rose qui se fait plus délicat au fil des minutes qui passent, il s’estompe sans violence, sans transition brutale. Il n’y’a rien qui secoue la métamorphomagie, rien qui perturbe la personnalité endormie. « Je trouve que tu n'as rien d'un animal de compagnie, et s'il te plait à montrer à mon frère qu'il se trompe, ne t'en prive pas, se faire remettre à sa place ne lui ferait que trop de bien. » La moue sur ses lèvres traduit son scepticisme. Le silence demeure tandis qu’elle l’écoute, confortablement installée sur ce lit dont elle ne découvrait les avantages qu’à cet instant, se sentant peut-être plus légitime à y dormir. Elle avait passé les premières nuits sur le sol avec un coussin pour seule initiative, trop embarrassée, craignant de se réveiller un jour aux côtés d’un cadavre baignant dans son sang. Et si elle le tuait, un jour ? Le contact se rompt, il affirme qu’il lui montrera quoi faire. Elle se redresse, tentant de maintenir le draps sur elle, pour venir cueillir ses lèvres. Elle ne laisse pas la place à la brune, elle ne laisse pas dans la tendresse percer la folie. Elle est maladroite, elle est peu habituée à cette proximité mais elle a encore sur la langue le goût de ses baisers. L’aimera-t-elle un jour ?

Les paupières se ferment quand les doigts se promènent contre son cou. Qu’a-t-elle oublié, déjà ? Ca lui revient. Ca s’impose à son souvenir, aux réminiscence d’une époque désagréable, une époque dont elle aurait désiré effacer chaque contour. Le regard désormais redevenu bleu croise celui de Gideon. « Professeur Peverell. » Comment avait-elle pu oublier cela ? Elle détourne le visage. Il ne devait pas se souvenir d’elle, l’invisible, fondue derrière les autres, pas très douée, pas non plus nulle au point de marquer l’esprit. Dans une affligeante moyenne. La sorcière se redresse et s’assied au bord du lit, offrant son dos nu au yeux de Gideon. Elle garde contre elle une partie de ces draps avec lesquels elle se dissimule. Elle n’avait pas parlé, à Poudlard. Elle n’avait rien dit de sa vie, n’avait pas confié ce qu’il se passait entre les murs du manoir Carrow. Les professeurs n’auraient eu que faire, n’est-ce pas, de la violence ? Les autres élèves la brutalisaient parfois, se moquaient de son apparence trop loin des siens. Elle avait passé la moitié de son temps à couvrir de noir sa chevelure blonde, entrainement fastidieux mais finalement utile. Monsieur Peverell aurait-il écouté, si elle avait parlé ? Coucher avec son ancien professeur, vilaine fille. « Histoire de la Magie. » Elle ne mord la lèvre inférieure et serre contre sa poitrine ce drap froissé dont elle ne sait pas quoi faire. Doit-elle le lâcher pour se rhabiller ? « Je n’avais jamais plus de la moyenne et je n’arrivais pas à me concentrer. » Se pourrait-il que son passé n’ait pas été purement effacé mais se soit verrouillé, comme une forme de protection psychique pour maintenir l’esprit à peu près fonctionnel ? La cascade de cheveux blancs glisse sur sa peau tandis qu’elle se tourne un peu vers lui, toujours en partie assise sur le matelas, une jambe dénudée hors du lit, l’autre couverte, repliée. « Il y’a tellement de choses que j’aurais voulu dire à l’époque. » La main se presse contre son propre front, légèrement tremblante. Le corps plaqué contre le mur si fort que l’air ne passe plus, qu’elle a l’impression que ses os vont se briser sous le poids de ce géniteur brutal. Il n’avait jamais été aussi loin qu’après ses études. Elle avait eu ses ASPICS, Nerissa, et elle avait perdu le contrôle sur sa vie de façon mystérieuse. Maudite avait-elle avoué à Gideon mais l’avait-il crue ? « Il a essayé tellement de fois de.. » Me tuer, le mot ne sort pas bien qu’elle ne pleure pas, elle est seulement perturbée, déstabilisée. « Après Poudlard il a voulu.. » Le pan de sa robe qui se déchire, ce bruit la hante encore, la tétanise toujours quand le souvenir remonte de ces cauchemars terribles. « Elle ne peut pas, Gideon. » L’autre a pris le dessus mais l’apparence ne paraît pas varier immédiatement, ça n’est qu’un avertissement de cette part d’elle qui avoue, pour une fois, s’en différencier. « Du repos, si tu veux pouvoir en parler un jour. » C’est dans la tension de son corps que se distingue la nuance, comme si Eris se redressait quand Nerissa, revenue, avait tendance à se replier sur elle-même. Combien de temps avant qu’elle ne prétende à nouveau avoir oublié ? C’en est inconscient, pourtant Eris veut bien laisser voir à cet époux qu’elle n’est pas qu’une part de folie ; elle préserve, à sa façon, dans toute l’horreur de sa nature, dans tous les vices de sa malédictions.   
©️ Mister Hyde


I cut off my wings ≤ I'll steal your soul, I'll eat you whole, ain't no other way. They call me devil and you should be afraid. I will tell you lies, I'll crawl inside your mind. Grab hold of your eyes, I will make you mine and I'm gonna take my time

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Parchemin envoyé Dim 8 Oct - 22:56

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 17/04/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 271 hiboux. J’incarne : Benedict Cumberbatch , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Skander Lupin, Avia Spudmore, & Astra Black. Je parle en : #??????



Je suis âgé de : 37 ans , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : écrivain magique, et expert en histoire de la Magie, avant la fermeture de Poudlard j'y enseignait cette fabuleuse matière. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres mais sans être mangemort parce que c'est ce qu'on attend de moi. Au final, je ne fais que suivre, sans réelles convictions. Côté cœur, : je suis un éternel célibataire, ma mort prochaine pour seule compagne. Enfin j'ai été récemment fiancée à une créature répondant au nom de Nerissa Carrow, si la mort sera ma compagne éternelle, peut être sera-t-elle une compagne comme une autre.
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LES MAUDITS MOTS D'AMOUR.
GIDEON & NERISSA PEVERELL

Il devait l’admettre sa famille avait de quoi être parfaitement intrigante et même terrifiante. Ils étaient tous si… extrêmes ? Oui, c’était le mot, ils étaient extrêmes, et jusqu’auboutiste, complètement. Chacun à sa façon avait le don d’affirmer ses convictions et d’en faire un absolue à leur yeux. Pour Octavia, la seconde branche n’était que des bâtards et ils devaient être détruis. Pour Galen, c’était lui l’héritier légitime et viable de cette famille. Tous avec des idées contraires,  les ingrédients parfaits pour une querelle familiale digne des plus grandes sagas de la littérature. Si bien que… les Peverell cultivaient l’art du fratricide depuis tellement d’années, pour ne pas dire depuis des siècles. Son père y ayant lui-même succombé. Serait-ce Galen qui lui assènerait le coup fatal, ou simplement son cœur qui lâcherait d’un coup sans crier gare ? Il n’en savait rien, et il ne voulait pas savoir.  L’avenir n’était pas une chose qu’il voulait connaitre, il n’avait jamais voulu, trop terrifié par la réponse qu’il pourrait obtenir. Trop effrayé qu’il puisse vivre en réalité, car vivre n’avait jamais fait partie de ses plans de vie, ni même se marier. Pourtant, elle était là, son épouse, fragile, et dangereuse à la fois.  Il était bien trop tôt pour parler d’amour, mais il l’appréciait, vraiment, il aimait cette fragilité, il aimait aussi quelque part ce danger qu’elle incarnait quand elle avait ses cheveux bruns, un goût étrange et différent. Elle était tout à la fois, c’était assez fascinant. Mais elle allait devoir se faire une place dans sa famille, faire face à l’impétueuse et irrespectueuse Octavia, à la glaciale Livia, à la distraire Cordelia, elle aurait sans doute plu à Adelina, et elle devrait tenir bon face aux critiques enfantines mais blessante de Galen

Il faut croire qu’ils vont y arriver, à devenir ce couple marié qu’ils devraient être, il y croit quand elle vient l’embrasser, il y a de la douceur, et un goût qui deviendra familier, il veut y croire. Y croire, au moins une fois que l’avenir sera clément avec lui, avec eux. Les yeux azurs clos, il se laisse porter par ce doux baiser, surréaliste il y aurait eu quelque temps, et pourtant bien réel. Puis, soudain, elle lâche ses lèvres, brisant le lien une seconde. Le temps pour lui d’ouvrir ses deux billes bleus pour croiser les siennes,  à la couleur toujours assez indescriptibles et pourtant ô combien fascinante, elle lâche alors,  « Professeur Peverell. » Oui, il avait été professeur, et mourrait d’envie de le redevenir quand Poudlard aura daigné rouvrir ses portes. Pourtant, cela semble cacher autre chose, puisqu’elle détourne les yeux. Puis le visage, comme si elle réalisait quelque chose. Elle se redresse, et s’éloigne, comme fuyante. La voilà qui lui offre son dos nu, alors qu’elle attire à elle les draps, comme pour se cacher. Pourtant, il en avait déjà vu plus, à l’instant, pourquoi soudainement tant de pudeur ?« Histoire de la Magie. » Oui, Histoire de la Magie, sa passion.« Je n’avais jamais plus de la moyenne et je n’arrivais pas à me concentrer. » Nerissa Carrow, il l’avait eu comme élève, sans doute. Elle était plus jeune, dans ses débuts de professeur peut être. Gênant c’est le mot qui lui vient à l’esprit, mais est-ce une raison pour… en faire autant ? Elle était adulte maintenant, et il ne l’avait pas épousé mineur alors qu’elle était son élève, certainement pas.  Il n’ose rien dire, sachant très bien qu’elle est pleine de surprise, de bonnes comme de mauvaises, il s’échine à l’apprivoiser et les mouvements brusques ne sont pas une option. Puis, elle se tourne un peu vers lui, à moitié en dehors du lit, « Il y’a tellement de choses que j’aurais voulu dire à l’époque. » Il voit bien que quelque chose la contrarie, pire, lui fait peur, il voit sa main trembler, totalement. Que devait-il faire ?« Il a essayé tellement de fois de.. » Il a du mal à lire entre les lignes, et à tout comprendre. « Après Poudlard il a voulu.. »  Qui ? Il a envie de demander, cela parait complexe, et étrange. Elle était une énigme dont il voulait connaitre la solution, c’était… il devait comprendre, il allait poser une question, quand le ton change, « Elle ne peut pas, Gideon. »  Il fait face à l’autre, il le sait, il le sait, même si elle n’a pas changé de couleur de cheveux. Mais il commence à comprendre, « Du repos, si tu veux pouvoir en parler un jour. » On a tous nos blessures, certaines plus profondes que d’autres.

Les blessures sont présentes chez tout le monde, plus ou moins marquante, plus ou moins profonde, plus ou moins anciennes, mais elles font partie de ce que l’on est, elles font partie de nous. Nerissa avait ses faiblesses, lui les siennes, mais celles de la jeune femme semblaient bien plus tragique, bien plus dramatiques. Il voulait l’aider, il voulait tellement lui venir en aide.  Elle le méritait. Il se souvenait d’elle, d’une élève qui ne faisait pas de vague, Gideon était plutôt du genre à faire son cours pour ceux que cela intéressait, et ne cherchait pas vraiment à intéresser ceux qui n’en avaient rien à faire. Tout ce qu’il voulait dans son cours, c’était le silence, et la concentration, laissant les troubles fêtes venir en retenue le samedi, comme son jeune frère Galen qu’il n’avait en rien épargné.  Nerissa n’avait à l’épouse pas attiré ses foudres, ni même sa sympathie. Il avait plutôt la sensation d’être indifférent à ses élèves, enseignant sa passion, et rien d’autre. « Je comprends. » dit-il alors, sans vraiment comprendre, plus un signe qu’il comprenait qu’il lui fallait du temps, et du repos, et qu’en rien il ne jugeait cette attitude, ce repli soudain sur elle-même. « C’était… » Il marque une pause, « Il y a tellement longtemps. » A l’époque, il était un autre homme, plus jeune, plus irresponsable, plus arrogant aussi, il avait pas mal changé depuis. Il avait grandi, beaucoup, murît énormément. Elle avait changé depuis, elle aussi avait grandi, et même si elle semblait avoir traversé ce qui avait l’air d’être une terrible épreuve, elle avait parlé d’être « maudite », et il voulait assez y croire. Elle avait traversé l’enfer, et il espérait lui offrir autre chose que les années de galères. « J’étais moi-même un… jeune professeur notant assez sèchement. » dit-il comme une confession, il ne l’approche pas, la laissant prendre le temps dont elle aurait besoin. « Je n’y ai pas pensé une seule seconde. » Avoue-t-il alors, qu’elle avait été son élève, « C’était… c’est loin. » Ses années d’enseignements lui semblent tellement loin, appartenant à une autre vie. « Nous sommes… adultes, si c’est ça le souci. » Tente-t-il alors.  Adulte, oui. Il ne sait pas si c’est Nerissa, ou Eris, si c’est la douceur sous ses yeux, et l’imprévisible. Elle avait besoin de repos avait-elle dit. Du revers de sa main, il caresse avec une douceur et une retenue la peau nue de son épaule, « Dors, tu en as besoin. » Lui aussi songe-t-il, il est épuisé, cette journée infernale allait prendre fin, et si elle pouvait ne pas avoir raison de son cœur, ça serait une bonne chose. « S’il te plait. » ajoute-t-il dans un murmure.

Parchemin envoyé Mar 10 Oct - 18:37

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G
ideon Peverell avait donc été son professeur. Ca défilait sans cohérence dans sa mémoire fracturée, fragmentée. Il y’avait ses lèvres sur sa peau si proches du souvenir de l’enseignant passionné. Il y’avait la détresse de l’enfant qu’elle était à l’époque percutée par la noirceur du meurtre de son père. Ils avaient vécu une difficile journée, un laborieux enterrement et plus d’échanges qu’en tous ces mois de mariage. Elle était son épouse. L’élève était si loin de cet instant, si loin de leurs pensées à tous les deux. « Il y a tellement longtemps. » Elle hoche la tête, signe qu’elle comprend ce qu’il veut dire mais s’avère incapable de relâcher ce drap qui la couvre. Est-ce si mal d’apprécier son contact ? Folle à lier, pourrait-on dire. « J’étais moi-même un… jeune professeur notant assez sèchement. » Elle hausse les épaules. Qu’importe les notes. Elle n’était pas brillante, elle s’en fichait. Elle n’était personne, juste une ombre bouffée par un monstre intérieur qu’elle ne parvenait pas à tenir en laisse. Il n’y’a pas pensé et elle n’ont plus. Ils n’ont rien fait de mal, ils ne se sont pas mariés pour assouvir ce fantasme, ils l’ont fait par obligation, par devoir. « Nous sommes… adultes, si c’est ça le souci. » Son corps contre le sien. Elle n’est pas certaine que tout soit parfait, elle n’est pas sûre d’apprécier tout cela. Cela fait partie de son rôle, c’est ce qu’on lui demande mais Eris est plus douée, l’autre saura en profiter. Il caresse son épaule du revers de la main et elle semble s’arracher à ses lourdes interrogations. « Dors, tu en as besoin. » Dormir. Elle réalise le poids de cette fatigue qui l’écrase brusquement. Elle ne saurait pas dire non plus si elle se sent bien entre ces murs, si elle n’a plus peur d’être de trop. « S’il te plait. » Après quelques secondes d’hésitation, elle bouge enfin, se décide à se rallonger dans le lit, sur le flanc, observant Gideon en silence. Elle voudrait bien lui dire qu’elle est désolée d’être folle mais à quoi bon ? Il répèterait qu’il l’a voulu toute entière, il lui rappellerait les voeux renouvelés juste en bas, dans le salon de l’appartement.

« Essaye de ne pas mourir dans la nuit.. » murmure-t-elle en reposant la main au niveau du coeur fragile de Gideon. « Je ne suis pas encore vraiment une Peverell, qui me défendrait, mh ? » Le nom d’Eris planerait presque dans la chambre, en réponse. Qui la défendrait ? La malédiction ancrée dans ses veines, la part d’elle qui tuerait, torturait, éradiquerait sans compassion, sans regret. Terminé le temps où elle dormait sur le sol, où elle avait peur qu’il se retourne contre elle, qu’il la violente pour obtenir d’elle tout ce qu’il aurait voulu. Elle pourrait presque se sentir libre, Nerissa. Presque. On n’est jamais vraiment libre en ce bas monde, une chose que lui avait enseigné son père et qu’elle ne parvenait pas à oublier.  

TERMINE.
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