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(Nerisson#2) ≤ « Les maudits mots d'amour. »

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Parchemin envoyé Mer 26 Juil - 2:06

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Je suis : Wicked Witch. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 09/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 80 hiboux. J’incarne : Emilia Clarke. , et l’avatar que je porte a été créé par : (c) avatar by Gallifreys, Edana & Oreste. Ship Nerisson by Gallifreys. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Erzsébet Rackharrow Je parle en : #765C81



Je suis âgé de : 26 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Oubliator et chargée d'interrogatoire au sein des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : je suis mariée à Gideon Peverell, troisième victime de la persistance parentale. Diable, s'il savait ce qu'il est arrivé aux autres.
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Les maudits mots d'amour.
« Love makes hunters of us all »

D
es morts, encore des morts. Le décor d’un cimetière qui se dévoile tandis que la sorcière à la chevelure blanche traverse les allées, vêtue de noir. Ils sont rassemblés, déjà, cinéma joué des milliers de fois par toute l’humanité. Doucement, la main féminine se glisse autour du bras de Gideon. Elle avait toujours su se faire oublier, passée maîtresse dans l’art d’être là sans attirer l’attention, ça n’est que quand Ishbel tourne la tête à son tour qu’elle est enfin remarquée par un autre que son époux. « J'espère que vous serez à l'heure, le jour où l'on enterrera votre mari. » « Il n’y a qu’une femme au foyer pour oser reprocher à ceux qui travaillent leur retard. » Au dédain répond l’assurance soudaine de celle qui n’avait pourtant jamais osé parler en leur présence, jusque là. Elle se montrait sous le visage de la docile et fade créature depuis son mariage, si terne, si silencieuse. En partie libérée de ses entraves, elle se fait différente, dans l’attitude, dans la posture, dans les paroles également. La cérémonie ne parvient pas à l’émouvoir, elle n’est là que pour Gideon, elle n’est là que pour honorer sa parole et montrer une union parfaite au regard de ceux qui doutent du nouveau chef de famille. A mi chemin entre la délicate colombe et la dangereuse hydre, elle ignore si elle doit remercier cet accord entre deux lignées aux extrémités de l’échelle sociale ou s’inquiéter que la fin ne se rapproche dangereusement, digne héritage des Trois Frères. Chaque seconde passée en présence de ce nid de vipères lui semble toujours interminable, d’autant plus désormais qu’elle est lucide, qu’elle n’est plus la fillette entièrement formatée par un homme violent, par une magie trop puissante pour elle. Le voile sur son âme s’est levé, lui rendant un peu de cette personnalité qu’elle avait perdue.

« Où allez-vous ? » Elle pivote, assez pour reposer les yeux sur la belle-mère digne d’un vieux conte où ce sont toutes des mégères. « Un homme sans héritier, ce serait proprement scandaleux, n’est-ce pas madame ? » Pure provocation qui se mêle à un sourire ne faisant que renforcer l’impression de changement. La plante, ce jour-là, est vénéneuse. On pourrait lui dire que les Carrow sont vulgaires, qu'elle est une représentante de ce que la société a de plus méprisable, ça lui est égal. La vengeance a encore, à cet instant, la saveur d’un délicieux nectar sur sa langue et lorsqu’ils transplanent vers l’appartement, elle se sent libre, momentanément, pour la première fois de sa misérable vie.

La porte s’ouvre sur cet étalage de modernité, sur cet appartement à des kilomètres du manoir de sa propre famille dont la cave venait de partir en fumée. Il n’y’a que lumière, entre ces murs, qu’une vue imprenable sur la ville. Et sa propre noirceur ne lui en semble que plus évidente, brusquement. Comment avait-elle pu en arriver là ? La dague est encore accrochée à sa ceinture, un objet qu’elle ne ramenait jamais auprès de Gideon, espérant lui cacher la vue de ce qu’elle faisait entre les murs du Ministère de la magie. Sans jugement ni a priori. Elle détache l’objet, lentement et rejoint l’homme qui s’est installé sur le canapé avec un verre. Si il a parlé, elle n’a pas écouté, perdue dans ses pensées. L’arme est déposée sur la table basse, sur la matière dont la transparence met presque en valeur les émeraudes incrustées. Ils n’ont pas pu parler depuis les courriers, ils n’ont rien échangé, elle a mis du temps à réapparaitre à ses côtés, mis du temps à sortir de cet état d’errance après ce meurtre. Regard azur dans regard azur. Le silence s’étire, se passe de paroles. Elle ne sait plus qui elle est, elle ne sait plus ce qu’elle va devenir mais elle est là, avec lui. Et ça n’est pas Eris. Rien durant ces derniers jours n’était le fait d’Eris. « Nous avons raté quelque chose, Gideon. » Le ton n’est pas sec, c’est une plume qui se pose sur le silence de l’appartement. « Je.. vais chercher ce qu'il manque, en haut. Et je te demande de ne pas regarder avant que je sois revenue. » Presque tout est ouvert en ces murs, un vaste espace aéré, peu d’entraves, du canapé il n’est pas très dur d’apercevoir la chambre, en haut.

Eclipsée plusieurs longues minutes, elle ne revient près de lui qu’une fois vêtue de cette robe blanche qu’elle n’avait porté qu’un jour, celui de leur mariage. Elle s’était défaite des vêtements trop connotés Mangemorts à ses yeux, elle s’était défaite de cette magie noire qui flottait encore sur les vêtements, comme un relent nocif, persistant, elle s’était aussi défaite des incertitudes, de la peur que son mari s’avère violent. Apte à se défendre, enfin. « Mon père m’a appelée Peverell, quand il m’a trouvé dans le salon. Peverell, parce que c’était son choix, son coup de maître. » Le mariage, un contrat, une ascension sociale avantageuse. Le mari et l’épouse défaillants mais qu’importait, puisque c’était aux parents que cela devait servir ? Nerissa n’avait réalisé l’ampleur de cette satisfaction qu’en se confrontant à Arges. « Si je dois être une Peverell pour.. disons le restant de mes jours, je préfèrerais que ce soit notre choix, pas le leur. » Qui oserait vouloir la marier à nouveau, après le décès d’un troisième homme ? Deux fiancés, un époux, pas de père pour décider de son sort, elle ne serait pas revendue contre son gré après cette histoire-ci. L’alliance n’est plus à son doigt et tandis qu’elle lui emprunte ce verre d’alcool qu’il ne devrait de toute façon pas boire dans son état, elle dépose l’anneau dans la main de Gideon. Il pouvait choisir de le lui repasser ou de faire annuler tout ceci. Libre d’exister, de remettre toute sa famille en place et même libre de se réengager ou non. « Je n’ai pas l’étoffe d’une épouse d’homme influent, après tout. » Carrow, ça ne frôlait jamais les cieux, monstres rampants dans les marais.

© Starseed



The darkness & the light collide.
The monster that you see ⊹ Is it a part of me ? I'm breaking down and shaking 'round in This world so helplessly But you just laugh and grin Completely blind within There's no point now, broken anyway, I try to stop my breath (by anaëlle)


Parchemin envoyé Mer 9 Aoû - 21:41

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 17/04/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 241 hiboux. J’incarne : Benedict Cumberbatch , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Skander Lupin, Avia Spudmore, & Astra Black. Je parle en : #??????



Je suis âgé de : 37 ans , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : écrivain magique, et expert en histoire de la Magie, avant la fermeture de Poudlard j'y enseignait cette fabuleuse matière. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres mais sans être mangemort parce que c'est ce qu'on attend de moi. Au final, je ne fais que suivre, sans réelles convictions. Côté cœur, : je suis un éternel célibataire, ma mort prochaine pour seule compagne. Enfin j'ai été récemment fiancée à une créature répondant au nom de Nerissa Carrow, si la mort sera ma compagne éternelle, peut être sera-t-elle une compagne comme une autre.
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LES MAUDITS MOTS D'AMOUR.
GIDEON & NERISSA PEVERELL

La mort n’est que sa la suite de la vie, c’est une façon de voir la Mort que Gideon cultive depuis toujours, car celui qui était censé mourir le premier dans cette famille, c’était lui. Ce n’était certainement pas sa mère morte en donnant la vie à la pure et fragile petite Livia. Ce n’était certainement pas Lynn non plus. Ca n’aurait pas dû être ce père aussi détestable soit-il, ça aurait dû être lui, l’infirme cardiaque de la famille, l’homme le plus faible du monde magique. Et pourtant, debout dans le cimetière, il réalisait plus que jamais qu’il était un survivant.  Par Merlin, il détestait être le survivant, l’idée de perdre des membres de sa famille était assez insupportable, bien que la perte de ce père ne le touchait pas outre mesure, il n’avait jamais eu de l’affection pour lui, car ce dernier n’avait à son égard que de l’insatisfaction et un dégoût certain. Il fait face, immobile, neutre, et seul au reste des siens. Il y a bien Octavia avec ses deux enfants, déjà bien grands, tous vêtus de noir. Il connaissait l’affection de sa sœur pour ce père, dont elle était sans nul doute possible la favorite. A ses côtés, Livia, qui lui tenait le bras, une main sur son épaule, un soutien habituel, et infaillible. Quand la silhouette qu’il n’attendait plus se glisse, fragile mais déterminée à ses côtés, il est soulagé. Elle va « bien » d’apparence, il ne la juge pas, il ne le fera jamais, il l’apprécie, l’affectionne, bien qu’il soit tôt encore pour dire qu’il l’aime, car il l’a connait à peine finalement. Il tourne la tête vers elle pour lui adresser un sourire de remerciement, quand sa belle-mère ne peut s’empêcher de faire preuve de sarcasme, encore… Il allait répondre, mais à sa stupéfaction, Nerissa le fait elle-même.  « Il n’y a qu’une femme au foyer pour oser reprocher à ceux qui travaillent leur retard. »  Surprenant mais plaisant. C’est un sourire satisfait qui se dessine sur les lèvres du nouveau patriarche, et il jette un regard plutôt fier à sa belle-mère. Jamais il n’avait porté Ishbel dans son cœur, ce n’était un secret pour personne, et l’animosité était bien entendu réciproque, tant que lui était en vie, jamais Galen n’accèderait à ce poste qu’elle avait tant rêvé pour lui.

Le défile des Peverell bat son plein. Ils sont tous là, Galen, Livia, Cordelia, Octavia, Ishbel, il y a même l’ex-beau-frère de Gideon, le Meadowes, ainsi que sa jeune nièce, Isolde. La branche la plus désunie qui soit fait face à la seconde, avec laquelle ils se sont déchirés tout ce temps, un malentendu, une trahison. Eux aussi avaient perdu un père, à cause de la fourberie du troisième frère. Alors, Gwen, Theresa et les autres sont là aussi. Il est curieux qu’ils aient tous reconnus en lui le chef de famille – est-ce là le symbole que l’alliance n’est que temporaire, car ce n’est un secret pour personne : Gideon finira par mourir, tôt ou tard.  Mais si l’heure était aux adieux, ce n’était pas encore ses funérailles à lui. Non, c’était celle d’un père, arrogant, autoritaire, et peu aimé. Il n’y a rien de très personnel dans ces funérailles, et Gideon y prononce quelques mots, mais préfère ne pas s’étendre plus que raison – il ne l’a jamais aimé, pourquoi voudrait-il y faire un discours élogieux ? Il laisse cela aux soins de ses sœurs. A cet instant, il a envie de fuir. Le corps mis en terre du corps dans l’imposant caveau de marbre de la famille Peverell parait interminable à Gideon qui cache presque un bâillement, provoquant un regard noir de la part de sa belle-mère. Il n’aime pas les fastes de sa famille, et la tombe monumentale est pourtant à l’image de son père, dans le paraitre, l’excès et la recherche constante d’une perfection que jamais il n’atteindra. Beaucoup voient en son père le héros de la Purge qui a abattu Dumbledore, pour Gideon ce n’était rien de plus qu’un énième homme politique à  la recherche de pouvoir.  Les Peverell étaient ainsi, à la recherche constante d’un pouvoir illimité, la quête des reliques avait beau être légendaire elle avait dressé le destin des siens, et calibré leur personnalité. Il aurait pu courir après les Reliques Gideon, et vouloir devenir le maitre de la mort, vouloir la combattre et prendre un revers en pleine tête. C’était à croire qu’il avait compris la leçon de ce conte : rien ne sert de vouloir combattre le destin, il suffit d’attendre sagement la mort, et de l’accueillir comme une vieille amie.

Là où n’importe quel nouvel héritier, ou nouveau patriarche en aurait profiter pour asseoir sa position, faire de grand projet d’avenir, et planter le décor mais aussi changer ses règles, Gideon n’aspire qu’à partir. L’émotion de la journée n’est pas dans la mort de son père ou son enterrement, l’émotion provient de la charge qui lui incombe désormais : diriger cette famille. Les hommages terminés, il n’aspire qu’à rentrer, et se reposer, car s’il feint la parfaite santé, il a toujours besoin de plus de repos que quiconque. Fragile du cœur, il n’aime pas montrer cette part de lui, surtout maintenant. S’il tient étonnement bien, alors que les regards de Livia et Octavia cherchent sans cesse à juger de son état, c’est grâce à la femme à ses côtés. Muette depuis le début, hormis une punchline magnifique à sa belle-mère, elle est là, parce qu’il lui a demandé d’être là. Pas que la peine soit lourde à porter, parce que l’ambiance était lourde à porter.  Quand ils commencent à vouloir tourner les talons, l’incorrigible belle-mère fait de nouveau des siennes.  Il ne veut pas gâcher ce moment – ce n’est pas pour la mémoire de son père dont il se fiche, c’est pas respect pour les personnes qui l’aimaient et qui avait une valeur aux yeux de Gideon, comme Livia, Octavia et même ce petit con de Galen. Il ne veut pas rétorquer quelques choses de peu… recommandable, mais c’est Nerissa qui le fait avec une arrogance tel qu’il se demande qui de la blonde ou de la brune parle réellement, sans se douter qu’il lui sera bien difficile de dissocier les deux tant il s’agit d’une seule et même personne, « Un homme sans héritier, ce serait proprement scandaleux, n’est-ce pas madame ? » Oui bon ça… ce n’était pas encore au programme, même si c’était louable à Nerissa de sauver leur mariage aux yeux des autres. C’était presque vulgaire quand on lisait entre les lignes, cela provoqua un rire chez Octavia qui perçait pour la première fois entre ses lèvres alors que jusque-là, il n’y avait que des larmes, et un sourire chez Livia. Chez lui aussi, ce fut un sourire, une fierté aussi – si bien qu’il n’adresse plus un regard à sa belle-mère jusqu’à ce qu’ils soient partis après avoir embrassé chacune de ses sœurs, et même serré la main à son frère. Rude journée, étrange – tout était si différent, même son épouse, mais avec ce qu’elle avait traversé, cela semblait logique.

Une fenêtre sur la modernité, qui ne serait peut-être bientôt qu’un élément du passé. Devrait-il aller vivre dans cette maison qui l’avait vu grandir avec elle ? Il n’en savait rien, l’idée de vivre avec sa belle-mère dans les pattes n’étaient pas très plaisante. Si la maison était presque vide, les occupants restants étaient les pires. Il aime cet endroit car il y a apporté sa touche, et changé un lugubre appartement en un havre de paix. Peut-être qu’involontairement il avait voulu un peu de paradis dans la vie ne sachant pas exactement où la mort le conduirait. Il ouvre la porte, retirant sa veste de smoking qu’il accroche dans l’entrée. Il se sent bien mieux quand il n’est pas coincé dans un costume qui ne lui ressemble pas. Un soupire s’échappe de ses lèvres quand il fait quelques pas dans l’appartement. Il n’a qu’une envie s’asseoir et même boire un verre ; c’était donc pour cela que son père avait souvent un verre à la main, à cause du poids du costume ? Peut-être. Le voilà qui se dirige vers le bar, il sort deux verres et demande si elle en veut un, mais n’obtient pas de réponse, il tourne brièvement la tête vers elle qui détache quelque chose de sa ceinture. Elle était chez elle après tout – même si c’était difficile de qualifier leur relation. Il se laisse tomber sur la canapé, un verre à la main. « Quelle journée. » Maugrée-t-il alors.  Un moyen comme un autre dé débuter une conversation car la dernière remontait à cette lettre où elle avait avoué avoir tué son père, et où il lui avait dit qu’il ne tiendrait pas rigueur. Il n’aimait pas cet homme, ne l’avait jamais aimé, il ne connaissait pas toute l’histoire de la sorcière mais imaginait qu’il avait un rôle prépondérant dans celle-ci, et il savait à quel point un père est capable de détruire un enfant. Ils avaient tout à faire, à construire, libéré chacun des chaines qui les entravaient, de ces pères qui les avaient enchainé l’un à l’autre. Il lève les yeux vers elle quand elle s’approche, brisant à nouveau le silence, « Nous avons raté quelque chose, Gideon. » Il hausse un sourcil, surpris. Il est presque inquiet quand elle dit cela, la voix légère, ajoutant finalement comme une ultime requête, « Je.. vais chercher ce qu'il manque, en haut. Et je te demande de ne pas regarder avant que je sois revenue. » Une surprenante demande venant d’une femme surprenante. S’il l’avait trouvé belle, il l’avait ensuite trouvé insipide, jusqu’à être finalement le témoin d’une double personnalité atypique. Puis, elle avait disparu, et elle était de retour, plus intéressante que jamais, plus surprenante. Différente, changée, elle n’était pas parfaite, mais qui l’était.

La perfection est sujet à débat. Il n’y avait pas de perfection universelle, mais Nerissa ne l’était pas parfaite. Sa part d’ombre et de lumière se faisaient mutuellement de l’ombre, mais Gideon ne pense pas que la perfection est faite de toute la lumière, elle doit être faite de la balance entre le bien, et le mal. Il appréciait Nerissa, de plus en plus, malgré tout, malgré ce qu’il avait pu apprendre, malgré ce qu’elle avait pu faire, il l’appréciait, encore pourtant incapable de l’aimer. Peut être ne l’aimerait-il jamais, mais il n’était pas dénué d’affection à son égard. Il est à la fois inquiet et intrigué par cet « oubli » dont elle parle pourtant sans gravité. Il aurait pu faire son curieux et jeter un œil à l’étage, mais il n’en fit rien, l’homme de parole qu’il était ne le permettrait sans doute pas. Il attend, son verre à la main, il est si rare de le voir ainsi, mais un petit verre l’aiderait à faire passer cette journée plus qu’étrange. L’étrangeté n’arrive jamais seule, car quand elle revient, il entend ses pas sur le sol, il lève finalement les yeux vers elle, et s’arrête un instant. Elle est belle, pour ne pas dire sublime dans cette robe, celle qu’elle avait lors du mariage, cette même robe qu’elle portait quand il avait véritablement posé son regard sur elle la première fois. Là, il la trouvait encore plus belle, parce qu’il la connaissait encore mieux, sans doute.  « Mon père m’a appelée Peverell, quand il m’a trouvé dans le salon. Peverell, parce que c’était son choix, son coup de maître. » Rien dans tout cela n’était de leur fait, c’était peut-être un regret pour lui, de n’avoir jamais choisi son épouse. Mais il n’aurait pas été capable d’imposer à quelqu’un d’épouser par amour un homme qui allait mourir. Nerissa était comme lui, elle n’avait rien choisi, et elle aussi avait été privé par les siens de vivre sa vie comme elle l’entendait.  « Si je dois être une Peverell pour.. disons le restant de mes jours, je préfèrerais que ce soit notre choix, pas le leur. »  C’était comme s’ils étaient sur la même longueur d’onde. Où voulait-elle pourtant en venir ? Il a sa réponse quand elle lui ôte le verre d’alcool des mains, à la fois protectrice de son état et avec une idée derrière la tête. Elle dépose dans sa main l’alliance, lui laissant un choix qui pouvait sonner cornélien, mais qui ne l’était pas pour autant. « Je n’ai pas l’étoffe d’une épouse d’homme influent, après tout. » Celles qui prétendaient en avoir l’étoffe ne l’était pas réellement, car prétendre valoir mieux que le reste du moins c’est valoir tellement moins en réalité.

Il a ce choix, celui de s’imposer à elle pour le restant de ses jours, ou lui rendre sa liberté. Jamais il a eu à faire ce choix. Il l’apprécie, de plus en plus jour après jour. Il pense sincèrement ce qu’il a écrit dans sa lettre, ses mots sincères et droits qui ne la jugeraient jamais. Il avait une part d’ombre, il le savait ce côté fataliste, parfois même défaitiste et ce penchant pour la vie sans lendemain. Longtemps, il avait vécu au jour le jour, avec l’angoisse de mourir, mais cette peur l’avair quitté car ses sœurs étaient entourées, sa famille savait se débrouiller. S’il avait Nerissa à ses côtés, sans doute cette peur referait surface car il avait espoir dans le fond – comme tout homme – qu’elle s’attache à lui. Et si elle devait le perdre, sa fragile personnalité n’y sacrifierait-elle pas trop ?  « D’un homme influent ? » Répète-t-il, détendant l’atmosphère avec un peu d’humour, « Je n’en ai pas l’étoffe non plus si c’est à moi que tu fais allusion. » Il était influent, désormais patriarche d’une famille comme les Peverell, cela impliquait beaucoup de chose. De l’implication au sein de la cause mangemorte, des alliances, et le mariage de ses frères et sœurs, c’était une tâche qui lui était dévolue maintenant. Il devrait le faire avec honneur et maturité, même si l’idée de trouver une Weasley pour Galen serait la honte ultime, il n’en ferait rien. « Je n’en ai ni les épaules, ni la préparation… » Il laisse échapper ce petit rire nerveux, « Douce ironie. » Maugrée-t-il à mi-voix plus pour lui-même. Il réalisait que tout allait changer, que tout devait changer. Lui, le patriarche, l’homme qui jamais n’aurait dû vivre, celui qui aurait dû mourir. Et elle la femme qui ne devait pas être une épouse d’homme important. Voilà un tandem bien étrange. Devait-il accepter de renouveler ses vœux ? S’il avait survécu ces derniers mois, survivrait-il encore assez longtemps ? S’il l’épousait et qu’elle ne l’aimait pas, le mariage lui assurerait un avenir pécuniaire, ce qui pouvait lui faire peur c’était les sentiments, et la perte qui suivra tôt ou tard. Si son choix était fait, c’était à elle de choisir, car… comme elle le disait, cette fois ci, c’était à eux de prendre la décision.

Il garde l’alliance au creux de sa main. Il se souvient l’avoir choisi et provoqué une sorte de scandale dans la famille, rien n’était conventionnel chez lui, celle-ci même était élégante, en adéquation avec son mode de vie, et bien loin des standards de sang pur, qu’importe. La sienne était différente de celle de son épouse, simple, il la regarde sur son doigt, et se lève alors pour faire face à Nerissa, retirant sa bague à son tour. C’était le seul bijou qu’il portait. Il la surmontait d’une bonne tête, voire deux, peut-être même trois. Ils étaient atypiques, mal assortis par leur taille, si différents de couleur de cheveux, lui imposant, elle si frêle, un fossé entre eux, et pourtant si semblables. « Le choix doit être total. Toi et moi, chacun de nous avons le choix. » Lui, il avait choisi, il savait. « Tu dois comprendre que c’est un choix déterminant, parce que je… » Il cherche ses mots, incertains de devoir le dire avec franchise ou non. « Je peux mourir, littéralement. Tu ne savais pas la première fois – je veux que tu le prennes en compte. » Que tu prennes en compte que tu peux me perdre. Se retint-il de dire, égoïstement peut être. Il peut mourir, il sait que si elle ne l’aime pas outre mesure, ça ne lui fera qu’un chagrin passager, il ne veut pas qu’elle l’aime de trop, sachant que les sentiments sont destructeurs. « Moi je veux t’avoir à mes côtés pour le restant de mes jours, mais toi, es-tu capables de faire de même en sachant que cela peut être éphémère ? » Ce n’était pas une déclaration, mais presque, il l’affectionnait, elle le savait. Il était doux avec elle, prévenant, patient, lui avait ouvert sa maison, et son cœur fragile. Sa lettre quant à son non jugement l’était aussi.  S’il a son alliance entre ses mains, il dépose la sienne au creux de la sienne. Prêt à lui passer une nouvelle fois la bague au doigt si le cœur lui en dit, si elle se sent capable de cela. Il pourrait affronter le monde sans elle, mais avec elle, c’était autre chose. Aujourd’hui, sa présence avait apaisé sa colère, soigné ses maux, et l’avait imposé comme un chef qu’il devait être. il avait besoin d’elle, plus qu’il ne voulait le dire. Il pouvait dépendre d’elle, mais ne voulait pas qu’elle puisse dépendre de lui.

Parchemin envoyé Jeu 10 Aoû - 0:53

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Je suis âgé de : 26 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Oubliator et chargée d'interrogatoire au sein des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : je suis mariée à Gideon Peverell, troisième victime de la persistance parentale. Diable, s'il savait ce qu'il est arrivé aux autres.
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« Love makes hunters of us all »

E
lle observe ce verre d’alcool avec perplexité. Il y’avait un étonnant paradoxe dans l’idée qu’elle puisse avoir des vices si violents tout en étant si vertueuse sur d’autres domaines. Elle n’avait jamais vraiment goûté à l’ivresse ni au plaisir - quoiqu’Eris en connaisse les fragrances inaccessibles. Elle pose le verre sur la table basse, calmement, n’osant pas vraiment dévoiler son inexpérience. Assise là, elle réalise combien Gideon est grand lorsqu’il se lève. Elle lève le nez dans sa direction, sans trop comprendre la raison de ce mouvement. « Le choix doit être total. Toi et moi, chacun de nous avons le choix. » Un choix. Le choix de son père. Le dernier, l’ultime avant la fin. La Mort, cette entité inquiétante que tous fuyaient, à laquelle elle avait fait l’offrande d’un monstre. « Tu dois comprendre que c’est un choix déterminant, parce que je… » A son tour, elle se redresse, la robe blanche couvrant les escarpins qu’elle porte et qui lui font gagner quelques centimètres. Elle pourrait tricher, n’est pas métamorphomage qui veut mais sa taille ne lui a jamais créé de complexes, à dire vrai. « Je peux mourir, littéralement. Tu ne savais pas la première fois – je veux que tu le prennes en compte. » L’image de l’Inferius lui revient, frappe ses pensées. Le cadavre décharné rampant sur le sol pour s’extirper de sa prison, s’arrachant de l’ombre pour déchirer, détruire, tuer. « Il va falloir envisager de porter la Cape d’Invisibilité, monsieur Peverell. » Le sourire s’esquisse doucement sur le visage qui ne montrait que trop rarement de joie. Elle n’avait pas eu une éducation très conventionnelle, si tant est que l’on puisse considérer qu’elle ait eu une réelle éducation, elle devait tout ce qu’elle connaissait à Poudlard.. et elle l’avait oublié tant de temps. Bien sûr, elle n’était pas une érudite, elle ne le serait probablement jamais mais elle se rendait compte qu’elle n’était pas si simple d’esprit qu’elle le pensait. Des pans entiers de sa culture avaient été noyés sous ses traumatismes, sous l’horreur et la violence. « Moi je veux t’avoir à mes côtés pour le restant de mes jours, mais toi, es-tu capables de faire de même en sachant que cela peut être éphémère ? » Elle fronce les sourcils, récupérant l’alliance de Gideon dans la paume de sa main, l’air pensive. Il est l’unique personne à qui elle ne cache pas sa Marque, l’unique qu’elle autorise à avoir le tatouage sous les yeux, pour qui l’apparence n’est ni un jeu ni une duperie. « Et qui me forcerait à me remarier ? Personne. » Elle semble soudain très sérieuse. « Je n’ai plus qu’une famille : toi. » Etrangement sentimental, comme parole et terriblement réaliste. Nerissa n’avait jamais eu quelqu’un pour l’aimer, elle ignorait même le sens de ce mot. « Je sais que la vie est éphémère, je sais que ton état est préoccupant, je sais aussi qu’on ne perd jamais vraiment quelqu’un si on a des souvenirs à conserver.. après. » Après la fin. Après que la Faucheuse ait fait son oeuvre. « Je pourrais mourir demain dans une mission pour le Ministère. Je pourrais tomber malade après avoir été en contact avec un prisonnier à torturer. Je fais couler le sang.. enfin elle le fait .. » Maladresse. Elle se mord la lèvre inférieure en réalisant qu’elle vient de lui dire trop clairement quel est son rôle au sein des Mangemorts. S’y était-il seulement intéressé jusque là où attendait-il que cela vienne d’elle, comme depuis le début de ce drôle de mariage ? Une part d'elle avait terriblement honte de ces actes tandis que l'autre se repaissais de ces enveloppes charnelles hurlant à s'en déchirer les cordes vocales, de ces voix tremblantes suppliant la clémence. « Peu importe que ton coeur soit défaillant. Au moins tu en as un. » Ca n’était pas le cas de tous les hommes dans cette société où les mâles s’octroient tous les droits, où la femme n’est qu’un objet, le vase de leurs passions, réceptacles de leur unique volonté.

La chevelure blanche se teinte et la pureté immaculée croise la noirceur, mèches disséminées, sans que l’une ou l’autre couleur ne semble prendre le dessus. Mélange parfait. Le bleu de ses yeux fonce légèrement et l’apparence prend les atours d’une réalité dérangeante : la dualité s’estompe, tend vers une fusion désirée, peut-être atteinte ? Ni lui ni elle ne pourrait le dire. « Les voeux traditionnels sont ennuyeux à mourir. » Quoi ? C’est dans le thème, non ? Un humour proche de celui d'Eris, funambule sur le fil du rasoir. « Je ne peux pas te promettre grand chose, Gideon. Seulement d’être là pour toi. Je vais faire des erreurs comme jamais tu n’en as vu. Je pourrais tuer ceux qui auraient l’audace de t’insulter, d’un simple caprice ou avec un calcul qui me terrifiera moi-même. » Ce sont des voeux ça ? Nouvelle version. Ils n’étaient pas classiques, rien ne pourrait jamais l’être avec eux. « Je risque de t’entraîner dans une noirceur telle qu’aucun de nous n’en ressortira indemne mais si j’en viens à le faire, sache que ça ne sera jamais dans l’intention de te blesser. Jamais sans que tu n'y consentes. » Honnêteté criarde de deux personnalités aux travers innommables, les douleurs du passé mêlées à la force de la meurtrière. Elle glisse l’alliance à l’annulaire de celui qui était déjà son mari depuis des mois, sans l’avoir vraiment réalisé, les choses seraient désormais différentes. Leur décision. La main libre attrape la cravate, l’incite à se rapprocher pour souffler à son oreille : « Je ne te ferai jamais de mal. C'est toi et moi, pour le meilleur et surtout pour le pire.. » Murmure doux. Proximité inhabituelle. Le parfum est encore persistant dans son cou, senteurs de rose, de patchouli et d’ambre, mélange dosé sans être agressif, mystérieux et tentant à la fois. Et c’est ce qu’elle est, quand elle croise ses deux billes claires, tentatrice. « Tu es trop grand.. » Du bout des lèvres qui attrapent les siennes, sans qu’elle ne sache trop pourquoi. « C’est déplacé, je crois.. » Ca n’arrêtent pas ses doigts qui jouent avec cette cravate, qui la détachent. « Et tu as l’air trop sérieux avec ça.. » Le mouvement pour jeter le tissu conduit à la chute malencontreuse du verre qui déverse son liquide sur le sol, déclenchant un rire un peu embarrassé chez Nerissa. « J’ai oublié de te dire que tu pourrais mourir en constatant combien je ne suis pas formée à tenir une maison. » Non vraiment, une catastrophe.

© Starseed



The darkness & the light collide.
The monster that you see ⊹ Is it a part of me ? I'm breaking down and shaking 'round in This world so helplessly But you just laugh and grin Completely blind within There's no point now, broken anyway, I try to stop my breath (by anaëlle)


 

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