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(Erzenan) ◊ « Bleeding out for you. »

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Parchemin envoyé Lun 17 Juil - 19:23

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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 841 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, Hishnack & Texas-Flood ♥︎ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de deux mois. Champ Libre :

malle

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raise your wand
 
Bleeding out for you.
And I count my sins And I close my eyes And I take it in, I'm bleeding out, I'm bleeding out for you.

L
e tremblement de ses mains, un signe qui ne trompait pas, qu’elle n’avait pas constaté depuis des mois. Le tremblement quand elle pose les assiettes sur la table et qu’elle couvre le plat pour qu’il ne perde pas de sa chaleur. Kenan ne devait pas tarder, du moins c'est ce qui était convenu, pourtant il est en retard. Les minutes défilent dans le manoir silencieux tandis qu’elle réprime cette angoisse qui écrase son coeur. Elle n’y arrivera pas, elle le sait. Elle ne pourra pas continuer à vivre ainsi. Son mari ne l’aime déjà plus, elle en est persuadée, ça lui tord les entrailles, ça brouille ses sens, noie ses pensées. Son mari ne l’aime plus et ça lui brise ce qu’il reste du myocarde noirci. L’appel de la magie noire se fait ressentir, descendre à la cave l’effleure, ouvrir les livres obscurs qui y dorment. L’envie pressente, brutale, pour s’oublier, oublier le monde, la société. Elle aime son fils, elle l’aime trop pour partir sans se retourner mais elle a l’impression de mourir dans cette prison sublime, cette cage dorée dans laquelle elle n’est plus qu’un papillon faiblard, une luciole sans lumière. 29 juin. Et l’impression, malgré tout, qu’elle attend depuis des années une délivrance qui se refuse à elle. Son regard se relève vers l’horizon, vers la falaise qu’elle perçoit au travers des grandes fenêtres. Elles roulent, les larmes, contre son gré, d’abord sans qu’elle ne s’en rende compte. Elles roulent le long des joues, meurent au bord des lèvres qui s’entrouvrent tandis que le souffle se fait plus court. Peut-être ne rentrera-t-il pas, ce soir, se dit-elle. La main se porte à sa bouche pour taire la plainte, pour ne pas alerter Daksha mais elle voit, au travers du flou devant son regard, la silhouette de Datrix qui déjà disparaît. Danger. Elle est un danger pour l’enfant qui dort dans le salon, protégé par un sortilège empêchant le couffin de basculer. Elle choisit la fuite, elle choisit de filer à l’extérieur, rejoignant le sous-sol, les ténèbres d’une pièce baignée d’effluves magiques puis de se laisser glisser contre la pierre froide d’une sculpture de gargouille.

Combien de secondes, de minutes ? Combien de grains du sablier avant que les serpents ne s’affolent non loin d’elle ? Elle ne peut plus compter, recroquevillée sur elle-même, la robe noire accentuant presque la blancheur de sa peau. Elle s’est coupée en s’appuyant sur la table, dans la précipitation pour rejoindre ce coin qu’elle juge sécurisant, la paume de sa main laissant le liquide carmin s’écouler en gouttelettes sur le sol. Kenan ne l’aime plus. Encore, sans cesse, ça tourne, ça insiste, persiste. « Résissssste. » L’ordre sifflé ne l’atteint pas. Pas plus que la réaction violente de Rani qui mord dans l’air, près de son bras. Elle réalise dans sa panique que si elle s’était effondrée près d’Emrys, elle ne serait peut-être déjà plus cette mère si imparfaite pour lui. Elle ne serait plus rien sinon une épouse désespérée, sans avenir.

…✁…

La pression la fait basculer contre le corps masculin, doucement. Elle tremble encore. Elle est épuisée, la crise ayant fini d’achever sa résistance. Elle ne peut plus lutter, ne peut plus cacher son état, ses peurs, son impression terrible d’impuissance. « Je veux pas.. je veux plus, Kenan.. » Elle ne veut plus de cette existence morne, la réalité était trop loin de leurs rêves, de ce qu’ils espéraient du mariage. Un mariage d’amour qui s’effondre. « Si tu ne veux plus de moi, tu dois me le dire.. tu dois me .. » Le sanglot étouffe sa phrase, la main intacte s’accrochant à la manche de la chemise, suppliant une vérité qu’elle craint plus que tout. « Tu rentres tard, t’es pas là.. si tu as quelqu’un d’autre.. » Là encore, les mots meurent, s’éteignent. Elle ignore si elle est prête à passer outre une infidélité, outre l’image d’une autre femme contre la peau de son mari.     

SISSI : # 477C64 - DAKSHA : # A8A8A8 - FOURCHELANG : italiques.
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Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Mer 19 Juil - 21:02

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Je suis : Plum' , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 14/07/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 22 hiboux. J’incarne : Taron Egerton , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, la plus douée :3 Je parle en : #8B2F41. Datrix quant à elle, s'exprime en #996666 et l'italique représente nos conversations mentales.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : libraire, officiellement, à Cornucopia, où nous travaillons, officieusement, avec mon père, à la confection d'objets impregnés de magie noire. J’ai juré allégeance : à moi-même, les autres, allez au diable. Côté cœur, : je suis marié à Erzsébet Grimstone, pour le meilleur et pour le pire. Bien que recoller les morceaux ne s'avère pas une tâche des plus aisées..
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« Bleeding out for you » Erzenan When your eyes are red and emptiness is all you know. With the darkness fed, I will be your scarecrow. I'm bleeding out for you (Imagine Dragons → Bleeding out )
Elle est belle, cette vie dont il a rêvé, n'est-ce pas ? Le manoir qu'il a rénové, petit à petit, qu'Erzsébet a décoré avec un goût certain. Leur chez-eux, celui qu'il n'avait pas osé imaginer parce que cette histoire n'était pas vouée à perdurer. Ou, si elle continuait malgré tout, ce serait contre le bon sens, dans l'ombre d'une relation imposée qu'il voudrait fuir. Parce que son cœur ne serait jamais à une autre, parce qu'après les douleurs d'un amour de jeunesse trop tôt arraché, après la noyade infernale dans des relations qui n'aboutirent jamais, il avait ouvert les yeux. Elle les lui avait ouverts. La peur de la perdre l'avait sorti de cette léthargie ambiguë qu'il avait longtemps camouflée par des piques acerbes, mensonges plus vrais que nature, si bien qu'il s'était lui-même persuadé de leur fondement.
Et maintenant que ces délires insensés d'une vie de couple improbable s'avèrent, il a peur. Parce que rien ne s'est passé comme prévu. Parce que ses premiers pas dans la concrétisation de cette union ont sonné l'écho d'erreurs qu'il avait du mal à se pardonner. Pourquoi n'avait-il rien vu ? Pourquoi le malaise de celle qui était en passe de devenir sa femme n'avait-il pas été perçu ? Eux qui semblaient toujours sur une même longueur d'onde, qui se comprenaient sans avoir besoin de mots, pour qui un simple geste suffisait souvent. Et loin de s'arranger, la situation lui avait glissé des doigts. Cachotteries qu'elle ne lui a révélées que trop tard, à son goût ; absences de plus en plus fréquentes pour camoufler la blessure, fuite en avant. Continuer de progresser, peut-être faire comme si de rien n'était. Mais la réalité nous rattrape quand on ne prend pas le temps de panser ses plaies.
Et cette incompréhension, cette vie qui s'envenime, cette spirale dans laquelle il est emporté sans savoir comment s'en sortir. Le rejet, la crainte, le silence. Qui devient pesant, qu'il ne peut pas éviter pourtant. Les absences qui se prolongent, le contact qui se fait moindre. La peur, toujours. Qui rôde, encercle le cœur et l'âme, flotte entre les murs du manoir. La peur qui devient cette maîtresse qu'on préférerait n'avoir jamais rencontrée.    

L'ambiance est étouffante. Il se demande comment fait sa femme pour rester ici, au quotidien. Elle qui aimait l'indépendance de son atelier, de ce petit appartement où ils avaient partagé plus de nuits qu'ils n'auraient sans doute dû. Libre de ses mouvements, libre de créer, d'expérimenter, de faire affaires. La voilà coincée et, quand il se met à sa place, son cœur se serre. Elle en est là à cause de lui. Elle a vendu son savoir, et peut-être une partie de son âme, à ce gouvernement pourri, elle a failli perdre la vie plus d'une fois d'avoir eu à porter leur fils au creux de son propre corps. Pourquoi ? Pour lui. Pour lui offrir la vie qu'on attendait de lui. Elle s'est sacrifiée pour lui. Lui a-t-il seulement laissé le choix ?
La nausée le rattrape, comme souvent quand il est à l'intérieur. Il peine à respirer, le ventre se contracte si brutalement qu'il a du mal à penser à autre chose. Kenan s'agrippe au mur, prostré à l'entrée du manoir, alors que les sentiments s'embrouillent, que la culpabilité l'encercle, vicieuse ennemie au sourire carnassier. Il ferme les yeux, tente de se soustraire à ses démons. Il reprend contenance, doucement. Et, alors qu'il ne pensait pas, un jour, devoir en arriver là dans son propre couple, il recompose son masque et y cache, en-dessous, ses angoisses, son mal-être. Il n'a pas à se plaindre, il a un mariage qu'il a voulu de tout son être, il a un manoir magnifique et paisible, un fils, un héritier, et une épouse sublime. Qui ne veut clairement plus de lui. Qui s'est éloignée drastiquement entre la grossesse et la naissance de leur enfant. Qu'il n'ose plus toucher de peur de la brusquer, de provoquer l'une de ses crises ou... pire.  

Les traits durcis par l'agonie silencieuse de ces derniers mois s'assouplissent doucement quand il pose les yeux sur le nourrisson endormi dans son berceau. Un mouvement de balancier, lent, a plongé le petit bonhomme dans un sommeil profond. Kenan laisse glisser deux doigts sur la minuscule main d'Emrys et un sourire paisible s’empare de ses lèvres.

Dans le coin de la pièce, allongée sur son coussin, Datrix le fixe d'une manière trop intense. Elle est raide, prête à bondir, tendue. Le cœur du sorcier manque un battement. La lourdeur prend son sens, sans doute.
« Erzsébet ? » Évidemment qu'aucun son ne lui fait réponse. Kenan se rue en direction de la cave, manque trébucher en sautant une volée de marches plus qu'en ne la descendant. Malgré leurs difficultés, malgré cette distance qui semble s'être imposée dans leur vie telle une fatalité, il la connaît. Comme elle le connaît. Il n'a pas eu besoin de se demander où elle pourrait être, il a juste suivi son instinct, le peu qu'il ne s'acharne pas à contenir.
C'est le sang qui l'alarme, d'abord. Puis la condition de Sissi, cette fatigue qui transpire de tout son être. Il ravale la nausée, enchaîne la pression insidieuse qui se fraie un chemin jusqu'à sa gorge et fait mourir le gémissement qui manque lui échapper. Avec toute la lourdeur du monde, il s'écrase sur le sol, que ses genoux percutent violemment. Et, lentement, il tend la main pour enserrer légèrement l'épaule de son épouse, comme on ferait renifler sa paume à un animal sauvage, par réflexe. Elle n'est pas en état de refuser qu'il s'approche, cela dit. C'est même avec une certaine douceur qu'elle laisse aller son corps contre celui du sorcier, quand il l'attire à lui. « Je veux pas.. je veux plus, Kenan.. »  Ce n'est qu'un murmure mais il lui arrache une profonde douleur qui vrille son être tout entier. Il ne comprend pas, il saisit simplement le mal qui la ronge, le mal qu'il provoque, qu'il laisse délibérément s'abattre sur elle pendant qu'il fuit le sien. Le souffle se saccade, alors qu'il cherche ses mots. « Si tu ne veux plus de moi, tu dois me le dire.. tu dois me .. » Il aurait voulu sursauter, il aurait voulu protester, choqué qu'il était que de telles paroles s'échappent, alors qu'elle s'agrippe à sa chemise, comme elle peut, dans sa détresse. La phrase meurt dans un sanglot et Kenan laisse son cœur s'ouvrir et se répandre sur le sol, en écho. « Erzsébet, je... » Il n'y arrive pas, la gorge se serre et empêche les sons de sortir. « Tu rentres tard, t’es pas là.. si tu as quelqu’un d’autre.. » Elle ne peut pas savoir, elle ne fait qu'extérioriser. Il n'a pas le droit de lui en vouloir. Et pourtant il lui en veut, un peu, d'avoir ne serait-ce qu'imaginé qu'il puisse la tromper. Égoïste gamin qui peine à affronter ses peurs.
Kenan pose son index sur la bouche de sa femme, supplique silencieuse pour la faire taire. Il colle sa joue à la sienne et murmure au creux de son oreille : « Je suis terriblement désolé... » sans se rendre compte du quiproquo qu'il pouvait causer, simplement parce que c'est ce qu'il voulait lui dire depuis longtemps, ces mots qui ne sortent pas. Sa main glisse instinctivement autour de la nuque de la sorcière, comme s'il avait peur qu'elle recule et s'enfuie. « Je ne suis bon qu'à te faire souffrir, tu mérites tellement mieux. » C'est d'une réponse dont elle a besoin mais les mots meurent sur le bout de la langue, parce qu'il a oublié comment s'en servir.
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Parchemin envoyé Mer 19 Juil - 21:11

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Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de deux mois. Champ Libre :

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L
ente agonie saignant goutte par goutte le coeur meurtri. Lente agonie de celle qui fut autrefois sa princesse, désormais plus qu’une poupée de porcelaine froide et brisée qui se laisse échouer contre le corps masculin. « Je suis terriblement désolé... » murmuré à son oreille, joue contre joue d’un contact qui la rend brusquement malade. Malade d’amour. Il l’a faite taire d’un index contre ses lèvres et il la piège presque contre lui de cette main qui passe contre sa nuque. Il est désolé. Terriblement désolé. Et elle ne ressent rien, pendant de longues minutes. Ou plutôt, elle ne conscientise plus le déferlement émotionnel qui la noie, qui étouffe la moindre réaction. « Je ne suis bon qu'à te faire souffrir, tu mérites tellement mieux. » Le regard dans le vague, elle entend cette voix qui lui paraît si lointaine. Elle se souvient de ce qu’ils ont vécu, de ces promesses faites jusque dans leur épiderme, gravées d’un tatouage en écho. Elle se souvient de ces nuits où il lui avait fait croire qu’elle serait heureuse, où il avait exprimé des sentiments qu’elle juge périssables, à cet instant. Trop périssables. Mensonges et manipulations. Elle se sent à nouveau comme la petite fille désespérée après la trahison de Ludwig, comme la gamine abandonnée dont on se sert, qu’on manipule. Les mots font leur chemin, poison distillé directement dans le coeur. L’immobilité se meut en crispation, se fait tension palpable et le silence se brise sur le ton acide qu’elle prend. « T’as volé ma vie. » L’accusation est aussi tranchante qu’une lame, aussi violente qu’un coup mortel et elle se redresse, lutte contre l’épuisement avec toute la force de cette rancoeur qui la détruit. Elle s’était accrochée des mois durant à ce mari qui ne la regardait plus, pensant qu’une fois l’enfant venu au monde, il reviendrait vers elle mais cet aveu à demi-mot lui indique qu’elle se leurrait, qu’elle ne s’était jamais autant trompée. Elle se relève, la main entaillée laissant une trace de sang sur la pierre, le socle de la gargouille. « J’ai vendu mon nom, j’ai vendu mes inventions. » Le reproche est vif, il est aussi venimeux que le venin de Daksha. Les larmes séchées et le mascara ayant coulé sur ses joues, elle n’est plus que le reflet de cette Sissi qu’il avait tenté d’aider, qu’il avait retrouvée seule, piégée dans ses complexes, ses peurs, sa crainte ultime de le perdre à cause des conventions sociales. Elle n’est plus que le miroir brisé de la sorcière délaissée après de premières fiançailles passées sous silence. L’avait-il seulement jamais aimée ? « J’ai vendu mes convictions pour toi ! Je suis devenue ce que je méprise pour te garder et tu oses me faire ça ?! » Elle est sortie de sa froideur, de sa contenance, loin des colères glaciales qu’elle offrait normalement, sa rage est brulante, papier de verre qui arrache tout sur son passage.

Elle lui tourne le dos, prend appuie contre la table où se trouve encore le couteau qui l’a blessée un peu plus tôt. Elle fixe les bocaux inquiétants et les divers livres posés là, émanations de noirceur. Elle lui en veut. Elle lui en veut de ne pas lui avoir pardonné ses actes après tout ce temps. Elle lui en veut d’avoir souffert cette grossesse presque seule, sans qu’il ne voit combien elle était en détresse, lui si joyeux d’avoir un fils. Leur fils. La pensée la pousse à se redresser à nouveau, à se décoller de son appuie, de la table, pour pivoter. Le couteau est là, au creux de la main qu’elle ne daigne même pas soigner, pointé vers lui. « Tu peux te taper toutes les sorcières faciles d’Angleterre, je m’en fiche. Tu peux en épouser une autre, ça m’est égal. Tu ne m’aimes plus, très bien. Mais n’envisage pas une seule seconde de me séparer d’Emrys, Kenan. » Elle n’a pas sa baguette mais le tranchant de l’objet ne laisse aucun doute sur le fait qu’elle est prête à s’en servir s’il songe ne serait-ce qu’une seconde à la chasser du manoir. « Je ne bougerai pas d’ici sans mon fils. Et je te jure que si tu tentes quoique ce soit, le sort de Mererid sera enviable comparé à ce que je te ferais subir. » Elle brûle de cette haine déraisonnable, viscérale. Elle sait, elle, ce dont sont capables les Rackharrow. Elle sait ce qui est arrivé à la malheureuse épouse d’Alastar. Elle sait qu’un homme peut éliminer une épouse gênante mais elle ne compte pas être de ces faibles qui ne survivent pas, quitte à inverser les choses, quitte à le jeter elle-même de cette falaise pour protéger son enfant. Et ça se voit dans les yeux vairons, combien elle les aime, combien elle a mal d’imaginer son mari entre les bras d’une autre. « Je t’aime. Je t’aime à en crever. Je peux.. je peux continuer à faire croire durant des siècles que tout va bien mais personne, aucune autre femme ne touchera à un cheveu de cet enfant. Ni à l’héritage qu’il sera en droit de réclamer. » La main tendue tremble, comme tout son corps et elle n’y prête pas vraiment attention, ne tenant debout que par cette volonté farouche de se faire entendre, de se défendre, de protéger celui qui dort paisiblement à l’étage. « Pourquoi tu m’as pas simplement dit que tu ne voulais pas d’héritier, Kenan ? Pourquoi tu nous as laissé en arriver là ?! »

SISSI : # 477C64 - DAKSHA : # A8A8A8 - FOURCHELANG : italiques.
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Parchemin envoyé Ven 21 Juil - 21:54

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Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : libraire, officiellement, à Cornucopia, où nous travaillons, officieusement, avec mon père, à la confection d'objets impregnés de magie noire. J’ai juré allégeance : à moi-même, les autres, allez au diable. Côté cœur, : je suis marié à Erzsébet Grimstone, pour le meilleur et pour le pire. Bien que recoller les morceaux ne s'avère pas une tâche des plus aisées..
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« Bleeding out for you » Erzenan When your eyes are red and emptiness is all you know. With the darkness fed, I will be your scarecrow. I'm bleeding out for you (Imagine Dragons → Bleeding out )
Il sent la tension avant même qu'elle n'arrive vraiment. Il ne s'en rend pas complètement compte, toutefois. Il a gardé pour lui les excuses, les doutes, les mots qu'il aurait voulu lui murmurer, de peur d’aggraver la situation. Il n'a pas osé lui chuchoter un « je t'aime » depuis des mois ; la distance qu'elle a mise dans leur relation l'a convaincu qu'il lui fallait du temps, sans qu'il ne pèse sur elle avec insistance, sans qu'il ne force ces mots qu'elle ne voulait sans doute pas entendre. Sissi se remettait doucement, mais la distance, elle, continuait à imposer sa lourde présence. Et alors qu'il ose laisser s'échapper ces mots d'excuse, culpabilité palpable, il ne lui faut que quelques secondes pour analyser son erreur. Raideur grandissante entre ses bras et l'accusation tombe. Elle crache ce qu'il ne sait que trop bien. Sa vie, il la lui avait prise. Et elle s'éloigne, encore, toujours, comme si sa présence lui était désormais insoutenable. Ses yeux restent un instant fixés sur la tache de sang qu'elle laisse derrière elle, au pied de la statue en pierre. Il a du mal à s'en détacher. Si ce n'était pour le reproche lancinant qu'elle lui assène encore, il n'aurait peut-être pas levé la tête, pour aller planter ses yeux dans ceux de son épouse. « J’ai vendu mon nom, j’ai vendu mes inventions. » Les traits de Kenan se tendent. Il s'apprête à répliquer mais elle enchaîne, venimeuse créature que plus rien ne semble pouvoir arrêter. Elle déverse sa colère, sa haine, ce sentiment si familier qui lui rappelle ce qu'ils étaient l'un pour l'autre il y a des années de cela. « J’ai vendu mes convictions pour toi ! Je suis devenue ce que je méprise pour te garder et tu oses me faire ça ?! » La colère appelle la colère, surtout quand on est aussi impulsif qu'il l'est. Surtout quand leur relation a toujours été faite d'extrêmes. Son regard s'est fait plus dur, le temps qu'il se lève, qu'il esquisse un pas dans sa direction, puis s'arrête. « Je ne t'ai pas demandé de te sacrifier, Erzsébet. » Le reproche gronde, fait vrombir la voix masculine qui ne sort, pourtant, pas bien fort d'entre ses lèvres. « Tu as fait tes choix, et tu les as faits seule. » Distance de sécurité quand la tension devient insoutenable. Le cœur bat à tout rompre. Les langues se délient, mais pas de la bonne manière. A trop vouloir garder... « Peut-être que si tu m'en avait parlé avant de prendre cette décision stupide... » Oui, il lui en veut encore. Il lui en voudra encore longtemps, la rancune est tenace chez le Rackharrow.

Elle lui a tourné le dos, comme absente quelques secondes, s'éloignant de leurs tensions malsaines. Quand elle se retourne, c'est pour agiter le couteau sous ses yeux, déblatérant des âneries qu'il juge bien plus grosses qu'elle. Les mots de la rouquine se heurtent au mur de la raison, qu'ils poussent brusquement, qu'ils risquent de faire s'affaisser d'un instant à l'autre. Elle l'accuse, presque grossièrement, de la tromper, de ne plus l'aimer, de vouloir lui arracher son fils. Il ignore si la blessure invisible est plus profonde que la rage qu'elle provoque. Il s'en fiche. « Je ne bougerai pas d’ici sans mon fils. Et je te jure que si tu tentes quoique ce soit, le sort de Mererid sera enviable comparé à ce que je te ferais subir. » Kenan s'avance, les muscles crispés par la déferlante de sentiments, saillants sous la chemise. L'aura est noire, familière, pourtant, et quelque part, effrayante. Ses océans d'un bleu limpide se sont assombris et ils se plissent de rage, alors que la main se referme sur la lame du couteau. La sorcière est coincée contre la table. « Ne me menace pas, » il prévient dans un râle. D'un mouvement du poignet, il déloge l'arme de la main de sa femme, sans même ciller sous la douleur générée par la profonde entaille qu'il s'est faite au passage. Et il l’envoie valser à l'autre bout de la cave, d'un geste brusque.
« Je t’aime. Je t’aime à en crever. Je peux.. je peux continuer à faire croire durant des siècles que tout va bien mais personne, aucune autre femme ne touchera à un cheveu de cet enfant. Ni à l’héritage qu’il sera en droit de réclamer. » Les traits s'adoucissent étrangement, bien que toujours déformés, crispés par ces mots qui le font plus souffrir que sa main ensanglantée. « Pourquoi tu m’as pas simplement dit que tu ne voulais pas d’héritier, Kenan ? Pourquoi tu nous as laissé en arriver là ?! » Elle le réveille, en quelque sorte. Le fait sortir de cette léthargie dans laquelle il s'était enfoui ces derniers mois. Ce n'était pas la première fois qu'elle avait ce genre d'effet sur lui. D'instinct, il a bloqué sa possibilité de s'enfuir en plaquant son corps contre celui de sa femme. Il encercle le visage de la jolie jeune femme de ses mains, sans réfléchir à celle qui ruisselle encore du liquide carmin. Il se perd dans ses yeux, c'est tout ce qui lui importe. « Mais qu'est-ce que tu racontes, mon amour ? » Son ton tranche abruptement avec leurs émotions violentes, ses mots semblent en parfaite incohérence avec la noirceur qu'ils dégagent en ce moment précis. « Il n'y a pas d'autres femmes, Erzsébet. Tu t'es éloignée, tu as refusé le moindre contact pendant des mois et, c'est vrai, j'ai encore du mal à savoir où tu en es. Mais j'ai accepté que tu aies besoin d'air, je me suis effacé autant que possible pour te laisser le temps qu'il te fallait. » Et il l'avait mal vécu, il n'a sans doute pas besoin de le préciser. Il n'a pas détaché son regard du sien, il force ce contact qu'elle a fui sans remord, sans même songer qu'il puisse la brusquer. « Tu me fais si peu confiance que le doute te submerge ? » La colère, la haine a complètement disparu, reste l'agonie qu'il lui laisse entrevoir pour la première fois depuis leur mariage. Elle n'aurait pas besoin de couteau pour l'achever. « J'ai merdé, c'est clair. Et j'en suis vraiment désolé, crois-moi. Mais je t'aime, j'aime Emrys, je donnerai ma vie pour vous deux. Tu n'avais pas à te sacrifier. Ce... » Ce n'était pas ton rôle. Les mots s'éteignent, il étouffe l'angoisse de l'échec, la honte qui s'en suit, et enchaîne l'ego meurtri, tandis qu'il cherche à comprendre ce qui se trame derrière les yeux vairons de la jeune maman.    
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Parchemin envoyé Sam 22 Juil - 12:56

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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 841 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, Hishnack & Texas-Flood ♥︎ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de deux mois. Champ Libre :

malle

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raise your wand
 
Bleeding out for you.
And I count my sins And I close my eyes And I take it in, I'm bleeding out, I'm bleeding out for you.

L
e déferlement émotionnel envahit la pièce, fait éclater les non-dits, les colères et les secrets. L’électricité dans l’air serait presque aussi palpable que la noirceur qui se dégage brusquement de Kenan tandis qu’il la bloque contre la table. L’arme est détachée de la main blessée, blessant ainsi celle de l’époux, sang pour sang, comme pour extérioriser ce qu’ils taisent depuis des mois, dans toute la violence de cet amour trop étouffé. Elle n’a pas sa baguette, elle n’a plus la magie avec elle, outil précieux délaissé comme elle a délaissé tout ce qui faisait son existence, se défaisant de sa soif intarissable de magie pour protéger l’enfant, sacrifice ultime de celle qui avait besoin de s’instruire pour avancer, pour être heureuse. Elle ne peut plus fuir, elle ne peut pas se défaire de l’emprise masculine, corps contre contre, proximité qu’ils n’avaient plus depuis trop longtemps et qui lui rappelle avec douleur combien sa peau lui manque, réveil brutal des sens à l’agonie, rejetés, oubliés. « Mais qu'est-ce que tu racontes, mon amour ? » Elle pleure, pas de rage mais de désespoir lorsque les paumes rencontrent ses joues. Le liquide rouge lui importe peu, elle ne sent plus sa propre blessure, c’est toute son âme qui crache ce qui a été enterré, ce qu’elle a tout fait pour lui cacher. La carapace se fissure, craquèle et éclate, libérant la sorcière du poids qu’elle s’inflige seule, de ce qu’elle ravale sans cesse pour être digne, pour que personne ne pose de questions, ne demande. N’est-elle pas l’héritière la plus chanceuse d’Angleterre ? Si, alors elle estime ne pas avoir à se plaindre, elle a voulu se forcer à avancer, à s’accommoder de ce quotidien-ci, ne pas être ingrate, laisser la liberté à celui qu’on avait accepté qu’elle épouse. Ca ne tient plus. Elle n’y arrive plus. Mon amour. Il n’y’a pas d’autre femme. Elle entend mais ne dit rien, ne parvient pas à articuler le moindre mot tant les sanglots lui nouent la gorge. « Tu me fais si peu confiance que le doute te submerge ? » Poupée fragile qui s’effondre, qui tremble de tout son être, abandonnée à la tornade qui agite le myocarde. « Tu ne comprends pas.. » C’est à peine audible, un murmure qui s’échappe d’entre les lèvres contre lesquelles les larmes meurent. Comment pourrait-il comprendre ? Elle n’a pas la moindre idée de la manière dont elle pourrait exprimer ce qui n’a de sens que pour elle. Erzsébet avait toujours eu un problème avec la communication, aimer compliquait sa tâche, compliquait sa compréhension du monde, lui imposant une lutte acharnée contre ces démons que Kenan lui avait pourtant appris à chérir et goûter.

« J'ai merdé, c'est clair. Et j'en suis vraiment désolé, crois-moi. Mais je t'aime, j'aime Emrys, je donnerai ma vie pour vous deux. Tu n'avais pas à te sacrifier. Ce... » « Je l’ai pas vu ! » La plaie béante suinte dans le regard vairon, si criarde, qu’elle ne dissimule plus derrière les apparences, qu’elle n’a plus la force de refouler, peinture douloureuse qui s’expose quand elle croise les prunelles du sorcier. « Je l’ai pas senti, Kenan ! J’ai pas.. j’ai manqué tuer notre fils ! » Elle est là, la source de toute cette culpabilité. Sans fards, sans habits d’apparats, souffrance mise à nue. Le souvenir de cette nuit d’anniversaire où sa soeur s’est révélée traitresse la hante encore, elle et ses conséquences, ces calmants avalés en trop grande quantités pour dormir et ne plus jamais se réveiller, alors même qu’une vie luttait au creux de son ventre contre une mort que la rousse désirait tant. « Et je.. j’ai su qu’il était là mais je .. » Elle déglutit difficilement. Elle n’a pas perçu l’enfant, cinq mois complètement déconnectée de son enveloppe charnelle, quand bien même elle avait compris être enceinte après trois mois, elle n’était pas parvenue à faire le lien, à tisser quelque chose de solide avec le foetus. « Ma mère a.. » Eszter, celle qui avait perdu la tête, cette femme distinguée et stricte qu’il avait rencontré presque tolérante à son égard et qui, sans explication, avait fini par mettre la cadette dehors, lui reprochant une alliance contre nature. « .. Elle voulait ma mort.. elle a essayé quand je vivais encore au manoir et.. le livre de recettes. J’étais malade, Kenan. Elle aurait pu altérer la santé d’Emrys.. j’ai pas vu. J’ai pas vu le sort sur ce livre et tout ce que j’ai pris pendant des mois en espérant te donner un fils parfait aurait pu finir par nous achever.. » Elle se love entre ses bras, se réfugie contre ce mari qu’elle tente de protéger du monde, ressentant ce besoin violent de retrouver sa protection, la chaleur de ses bras. « Je voulais juste être digne de toi.. » En étant une épouse convenable, une femme dont les Rackharrow n’auraient pas à critiquer les actes, une femme qu’ils ne mépriseraient pas, quitte à se priver de liberté, quitte à vendre tout ce pourquoi elle s’était toujours battue. Être digne de Kenan, parce qu’on lui avait fait le cadeau d’un mariage d’amour. Et elle ne tient plus debout que grâce à lui, complètement appuyée contre son mari, les muscles relâchant enfin la tension accumulée au fil du temps, crise salvatrice, finalement.     

SISSI : # 477C64 - DAKSHA : # A8A8A8 - FOURCHELANG : italiques.
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Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Sam 29 Juil - 16:44

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Je suis : Plum' , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 14/07/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 22 hiboux. J’incarne : Taron Egerton , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, la plus douée :3 Je parle en : #8B2F41. Datrix quant à elle, s'exprime en #996666 et l'italique représente nos conversations mentales.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : libraire, officiellement, à Cornucopia, où nous travaillons, officieusement, avec mon père, à la confection d'objets impregnés de magie noire. J’ai juré allégeance : à moi-même, les autres, allez au diable. Côté cœur, : je suis marié à Erzsébet Grimstone, pour le meilleur et pour le pire. Bien que recoller les morceaux ne s'avère pas une tâche des plus aisées..
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« Bleeding out for you » Erzenan When your eyes are red and emptiness is all you know. With the darkness fed, I will be your scarecrow. I'm bleeding out for you (Imagine Dragons → Bleeding out )
Les larmes roulent, l'une après l'autre, sur les joues de porcelaine. Et pour chacune d'elles, une fissure se crée dans l'âme du sorcier, écho silencieux à cette douleur qu'il inflige, qu'il est incapable de contenir, qu'il laisse émaner de son être sans qu'il n'y puisse rien, comme le rayon destructeur qui entoure une étoile perdue dans le cosmos. De loin, elle brille, inoffensive. Mais quand la distance est franchie, quand la proximité est telle qu'il suffit de tendre la main pour la toucher, tout se consume, alentours. Il aurait dû le savoir, la mettre à l'abri de ce qui ravage aujourd'hui son cœur, son esprit. Il aurait pu la protéger s'il n'était pas tombé dans ce gouffre de sentiments, s'il ne s'y était pas noyé. Si elle n'embrumait pas son esprit de sorte à ce qu'il lui était impossible de réfléchir dès qu'elle se trouvait près de lui. Il n'était pas capable de la protéger. Oh, vieux démons, peurs enfouies qui ne nous quittent jamais. Croyait-il vraiment en être seulement débarrassé ? Il ne la protégerait pas plus qu'il n'avait su protéger Circée de son bourreau lors de la purge, pas plus qu'il n'avait su garder Leyanna loin de la mort. Et maintenant qu'elle n'était plus seule...

Il essuie du pouce les perles salées qui tombent avec une régularité presque angoissante. « Tu ne comprends pas.. » Elle a raison, bien sûr. Elle tremble entre ses mains, poupée fragile, malmenée qui tente de lui expliquer, parce qu'il ne comprend pas, c'est un fait. « Je l’ai pas vu ! » Kenan fronce les sourcils, incompréhension claire, tandis qu'elle plante son regard dans le sien. « Je l’ai pas senti, Kenan ! J’ai pas.. j’ai manqué tuer notre fils ! » Son discours lui semble complètement décousu. Il a involontairement brisé la carapace qui entourait Sissi, et il a l'impression qu'elle étale enfin ses angoisses, ce qu'elle lui a caché depuis leur mariage, peut-être même avant. « Et je.. j’ai su qu’il était là mais je .. » Sa détresse aura eu raison de la distance qu'elle avait imposée jusqu'à la naissance d'Emrys, qu'il continuait à respecter, même après, de peur de la brusquer. C'est sa détresse qui a provoqué le contact, le fait qu'elle s'ouvre à lui, qu'elle se confie enfin. Qu'elle lui raconte ses peurs, qu'elle dépeigne ses démons. Et il l'attire contre lui, entoure ce petit corps de ses bras. « Mais il est là, maintenant, Erzsébet. Grâce à toi, parce que tu t'es battue pour le garder en vie, parce que tu as failli perdre la tienne pour lui. » Incapable de parler, la gorge trop serrée pour laisser s’échapper le moindre vrai son, il murmure.
Elle le perd, encore une fois. « Ma mère a.. Elle voulait ma mort.. elle a essayé quand je vivais encore au manoir et.. le livre de recettes. J’étais malade, Kenan. Elle aurait pu altérer la santé d’Emrys.. j’ai pas vu. J’ai pas vu le sort sur ce livre et tout ce que j’ai pris pendant des mois en espérant te donner un fils parfait aurait pu finir par nous achever.. » Il la sent se blottir contre son torse, alors que son estomac se noue, qu'il essaie de combler les lacunes qu'il a encore, après qu'elle lui a confié l'impensable. Il recoupe péniblement les événements, cette soirée terrible où l'angoisse s'était logée jusqu'au moindre recoin de son corps, à l'idée de la perdre ; et toutes ces fois où elle s'était gavée de ces potions... il réalise qu'elle pourrait n'être plus qu'un souvenir aujourd'hui. Les traits du visage se tendent, graves, entre la douloureuse vérité ainsi dévoilée, mise à nu, la colère et la peur.
Il la tuera. Pensée qui lui traverse l'esprit en une fraction de secondes. Pas d'objection, elle a fait son chemin, elle s'est encrée là. La rancune est tenace, qui plus est. Il trouverait le bon moment pour lui faire payer les souffrances qu'elle avait fait endurer à sa femme, son fils, son couple, alors qu'ils venaient à peine de se marier. La noirceur de l'esprit s'insinue jusque dans le regard du sorcier. Méfie-toi des Rackharrow que l'on avait répété à Sissi durant son enfance, son adolescence...

« Je t'en supplie, Erzsébet, ne culpabilise pas », chuchote-t-il à son oreille. Elle tient à peine debout, le poids de son corps pèse contre Kenan. Contact perdu qui le paralyserait presque. La douceur de sa peau lui a terriblement manqué. Il glisse son avant-bras sous les genoux de la jeune femme, la soulève pour les éloigner tous deux de la cave. Sa main blessée s'est plaquée contre le dos de la sorcière pour la garder contre lui, l'empêcher de tomber.
Il dépose Sissi sur le canapé, vérifie mentalement auprès de Datrix que tout se passe bien avec Emrys. « Il dort. » Il souffle, un discret sourire au bord des lèvres, qu'il perd aussitôt. Ces dernières remuent en silence et la baguette vient se loger dans la paume lacérée de Kenan. Il s'agenouille, s’empare de la main de sa femme, sans lui demander son avis, et fait disparaître la coupure d'un mot, d'un simple coup de baguette. Si tout pouvait être aussi évident. Il ne réparerait rien d'autre d'un coup de baguette, toutefois. Et certainement pas les blessures invisibles qui ne s'en iront peut-être jamais. « Tu n'as pas d'efforts à faire pour être digne de moi, Princesse. C'est plutôt l'inverse... » Confession à demi-mot, excuses informulées. La peine nage dans l'océan des pupilles, à son aise, dans son environnement. La peine, accompagnée de sa fidèle bouée de sauvetage, la culpabilité. Mais le masque ne tombe pas pour autant, il ne parvient pas à le retirer complètement. Seuls ses yeux le trahissent. Pour le reste, c'est impassible qu'il détourne le regard. « … Après t'avoir volé ta vie. » Ses mots. Marqués au fer rouge sur le métal froid que semble être devenue son âme. « Après t'avoir laissée seule. » Vérité tenue à l'écart, sciant doucement ce qu'il reste d'espoir. « Après avoir anéanti la confiance. Après avoir détruit notre relation. » La douleur est dissimulée par ce déversement de colère qui enserre la voix de Kenan. Colère à sa propre encontre. La baguette posée au sol crépite.  Elle n'a jamais bien répondu à l'instabilité. Il a relevé les yeux pour les planter dans les billes bicolores. « On s'est perdus, Erzsébet. » L'aura du sorcier pulse de cette noirceur qu'ils connaissent trop bien. Occasionnelle mais dévastatrice. L'agonie silencieuse de l'âme écorchée par cette vérité dont il ne veut pas. Et sous la réponse, impulsive, la baguette crache un jet de flammes sans même qu'il n'y prête la moindre attention.        
 
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Parchemin envoyé Sam 29 Juil - 20:36

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Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de deux mois. Champ Libre :

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L
a culpabilité, cette vieille amie. La sorcière se laisse faire, se laisse soulever sans protester, n’ayant plus aucune énergie pour se battre, pour lutter contre les émotions ; la peine, la douleur, les remords. L’enfant était vivant, l’enfant avait survécu et se le répéter, à cet instant, ne change rien. Le moelleux du canapé ne peut soigner son coeur, pas plus que les soins apportés à sa main ne soignaient son âme. « Tu n'as pas d'efforts à faire pour être digne de moi, Princesse. C'est plutôt l'inverse... » Si, bien sûr que si. Elle n’était pas digne de Kenan, pas digne des Rackharrow, la petite Grimstone impuissante plongée dans les tourments de son passé. Qu’était-elle sinon une gosse incompétente, défaillante, qui n’apportait qu’erreurs et noirceur ? Le myocarde saigne de sa terreur, chaque pore de sa peau s’emplit d’une indicible frustration. Elle ne veut pas le perdre, elle ne peut pas, elle n’y survivrait pas. « … Après t'avoir volé ta vie. » Elle geindrait si elle en avait la force mais rien ne sort de ses lèvres, rien sinon ce lourd silence. « Après t'avoir laissée seule. » La solitude étouffante entre les murs du vaste manoir est inoubliable, encore douloureuse, parce que le sentiment d’abandon est toujours là tandis qu’il prononce ces mots. « Après avoir anéanti la confiance. Après avoir détruit notre relation. » La vibration de colère ne lui échappe pas et les remords deviennent terreur ; il va la quitter. Il va la laisser sur le bord du chemin. C’est comme une ultime discussion, les mots avant les adieux et elle sent son souffle se couper. « On s'est perdus, Erzsébet. » « Accio. »

La baguette couleur d’ivoire traverse la pièce à son tour pour se glisser entre les doigts de la sorcière et le sortilège suivant est aussi précis que déterminé. « Aguamenti. » Le jet de flamme est éteint par l’eau, n’offrant aucune occasion à un quelconque incendie de détruire leur maison. Elle laissait sa passion pour la magie de côté depuis plusieurs semaines, trop longtemps pour celle qui vivait d’apprentissage et de pratique. Elle n’a pas perdu son talent, pas perdu sa capacité à en user pourtant, n’ayant pas une baguette se révoltant face aux doutes. Et l’objet est abandonné sur le sol quand elle s’agenouille, qu’elle se réfugie entre les bras de son mari. Aucune parole, aucun son, seulement le baiser qui s’impose. Elle accroche ses lèvres comme si sa vie toute entière en dépendait, les bras autour de sa nuque. Elle l’emprisonne contre son corps, le piège dans cette frustration qui éclate, qui meurt dans le tremblement de ses doigts dans ses cheveux. « .. me laisse pas.. » la plainte dans un souffle. La plainte de l’épouse à qui sa peau manque. Chaque contact, même pur, même délicat, est une délivrance. « J’ai besoin de toi.. » Un besoin impérieux, insatisfaction trop ancienne. Leur nuit de noces dans les larmes, leur mariage dans la peur, leur alliance dans la distance. Eux, les gamins terribles, privés depuis des mois. « J’ai envie de toi. » Le fourchelang qui s’impose, incompréhensible à l’oreille contre laquelle elle le souffle. Elle est toujours contre lui, cherchant ses baisers, cherchant ce qu’ils ont perdu, laissé derrière trop longtemps. Obscurité électrique entre eux, qui baigne l’échange. « Je veux pas .. je veux pas qu’on se perde.. je.. on a choisi.. » Les doigts sont maladroits sur le premier bouton de la chemise, elle n’a plus l’assurance qu’il lui avait enseigné, elle n’a plus ces gestes sûrs qu’elle avait appris dans ses draps, redevenue la jeune femme complexée, entre la crainte et la volonté de s’oublier. « Tu as promis.. pour le meilleur et pour le pire.. » Elle défait le troisième bouton d’abord sans quitter les prunelles bleues des siennes, puis en baissant le regard, gênée. C’est leur maison, leur famille, leur mariage. Ils ne pouvaient pas abandonner. Elle ne le pouvait pas. C’était comme si son amour pour lui explosait, irradiait de chaque mouvement aussi infime qu’un battement de cil. Diable qu’elle l’aime.

Et les pleurs rompent le charme. La tension est là, ancrée entre eux mais Sissi lève les yeux, les tourne vers l’enfant. Elle se lève difficilement, s’oblige à tenir debout malgré le flot d’émotions qui s’emparent d’elle. Elle avancerait dans n’importe quel état pour leur fils, ça se voit, prête à sacrifier jusqu’à ses envies pour satisfaire les siennes. Il est innocent et fragile, elle se doit de le protéger et, plus encore, de lui montrer tout son amour pour se faire pardonner toutes ses erreurs, ses négligences. « Shhh.. tout va bien.. » La langue utilisée l’est inconsciemment, naturelle, des sifflements d’un autre genre, moins lugubres. C’est sans doute la première fois que Kenan est là pour assister à la scène, dans son entièreté, présent non pas lorsqu’elle l’a déjà calmé mais face à sa méthode pour le faire. Les petits bras bougent, s’agitent, sans qu’il ne soit effrayé, sans qu’il ne semble stressé par les sonorités reptiliennes. « Kenan ? Le biberon.. » Une demande tandis qu’elle se tourne vers lui. Elle n’a pas sa baguette pour faire chauffer le lait et, inexplicablement, alors même qu’elle ne respirait que par l’existence d'Emrys, elle refusait d’allaiter. Elle berce, tendrement, pour ne pas que les pleurs ne reprennent trop vite, pour ne pas qu’il crie son mécontentement avec trop de force. La partie n’est que remise.     

SISSI : # 477C64 - DAKSHA : # A8A8A8 - FOURCHELANG : italiques.
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Parchemin envoyé Dim 30 Juil - 7:50

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Dans le vague, Kenan regarde son épouse éteindre les flammes. Il percute à peine que c'est sa baguette, son inconstance, qui les a provoquées. Il ne réalise pas qu'elles auraient pu s'étendre alentours, embraser leur habitation, tout dévorer sur leur passage. Il ne s'excuse pas de sa bêtise, ni de son manque de réaction. Il est vide, comme si plus rien ne lui importait. Constat ignoble d'un mariage d'amour qui tourne si mal. Il en a la nausée. Comme souvent. L'ambiance lourde du manoir pèse sur tout son être. Ou est-ce celle de la culpabilité, qui trottine amoureusement autour de la conscience d'avoir si mal fait les choses, depuis ?
Et pourtant, les yeux s'accrochent, brièvement, brûlants, comme avant.
La jeune femme glisse du canapé tandis que ses lèvres trouvent celles de son mari. C'est d'abord l'incompréhension qui le submerge, quelques secondes. Il lui a listé ses erreurs, amer. Il a essayé de lui expliquer qu'elle serait mieux sans lui, qu'il trouverait une solution pour qu'elle puisse vivre la vie qui lui convient sans qu'il ne l'entrave plus. Mais les mots se meurent. Ils s'éteignent à mesure que les sentiments passés se réveillent, comme on rallume un feu en soufflant doucement sur les braises. Et les bras qui emprisonnent sa nuque, le corps de la rouquine au-dessus du sien, sur le sien, ont tôt fait d'avoir raison du doute et de l'incompréhension. Leur baiser a des goûts de première fois. Kenan, sagement, attend d'être sûr d'avoir capté un quelconque signal avant de relâcher la pression qui comprime ses muscles. Il y répond, mais avec une retenue qui ne lui est pas familière. « .. me laisse pas.. » son souffle contre sa peau lui fait retenir sa respiration. « J’ai besoin de toi.. » Il semble oublier qu'il a besoin d'air pour survivre. Il sonde les prunelles hétérochromes de sa moitié. Et le poids vient le frapper en plein estomac, évidence criarde. Elle se méprend. Il récupère son souffle un peu trop bruyamment, détourne les yeux un instant, les ferme brièvement. Puis il dépose ses lèvres sur la clavicule, remonte à la base de la gorge. « Ces derniers mois nous ont bien  prouvé le contraire... » Murmure clairement destiné à rompre le charme. Martellement inconscient, souffrance inutile qu'il s'impose encore comme pour se punir. Tranchant, entre deux baisers sur la peau de porcelaine. Apaisé par sa langue qui glisse lentement le long du cou de la jeune femme, par sa bouche qui s'empare, avide, du lobe de l'oreille, au creux de laquelle se perd un gémissement qu'il n'a pas pu contrôler. « Je veux pas .. je veux pas qu’on se perde.. je.. on a choisi.. » Il respire son odeur comme il avale ses mots, sans retenue. Ils pansent l'âme, libèrent cette envie qu'ils répriment depuis des mois et qui, Kenan le constate enfin, est réciproque. Ma mère a.. Elle voulait ma mort.. La voix de Sissi résonne dans sa tête, rappelant sa haine comme on tire sur la laisse d'un chien pour le ramener au pied. Les sentiments s'emmêlent, avant qu'il ne les laisse prendre le contrôle. Instinct qu'il s'est forcé à taire en la présence de sa femme. Qu'elle invoque sans même le savoir à chaque demande maladroite de ses doigts qui tremblent sur un bouton de la chemise, à chaque fois qu'elle dépose ses lèvres contre les siennes, qu'elle lui communique son empressement.
Il n'a qu'à se redresser pour la faire basculer sur le canapé qui se trouve dos à elle, face à lui. Il manque de délicatesse là où elle manque d'assurance. « Je ne pourrai jamais partir... »  il souffle contre sa peau. Elle l'en empêche. Elle est constamment dans ses pensées, dans la moindre de ses décisions. Même s'il voulait la fuir, elle s'imposerait à lui. Il a promis, elle a raison. Bien qu'il sache que, même sans cette promesse, il n'aurait sans doute pu faire autrement. A moins de se perdre lui-même. A moins de se noyer comme il l'a déjà fait par le passé. « Mais, toi, tu devrais, Erzsébet. » Ne le lui a-t-il pas déjà confié, avant qu'ils ne se marient ? Ne lui a-t-il pas dit à quel point il était malsain pour elle ? Si seulement elle avait pu l'écouter, continuer de le rejeter comme elle l'avait fait pendant dix ans.
Ses lèvres cherchent désespéramment celles de sa femme, comme pour apaiser cette  vérité qui le heurte, le brûle, le dévore. Leurs souffles saccadés se mêlent, à l'instar d'émotions qu'il ferait sans doute mieux de contenir, pour leur bien. Le myocarde s'emballe comme les mains descendent en caresse pressante le long de son corps, s'arrêtent sur ses hanches qu'il agrippe, point d'encrage indispensable. « Pars. » Ordre rauque lâché en écho à cette présence d'esprit, cette logique qui vacille. Elle déboutonne un peu plus sa chemise. Il glisse sa langue dans sa bouche, incohérent. « Reste. » Grondement empressé, l'esprit embrumé par ce manque qui le tue. Il retire sa chemise qu'il balance par-dessus  le canapé, avant de chercher le contact de sa peau, de sa bouche, de sa langue. Déraisonnable, certes. Et il s'en moque.

Les pleurs du bébé les coupent dans leur élan, fait monter la frustration comme il l'a rarement vécu. Il voit sa femme se défaire de son emprise, si simplement, si naturellement, pour aller rejoindre le petit être qui exprime sa détresse la plus absolue. Et Kenan se laisse choir, en soupirant, sur le canapé.
Il ne lui faut pas longtemps pour rejoindre Sissi. L'avant-bras appuyé sur le cadre de la porte, les yeux rivés sur son épouse qui console doucement Emrys avec des sifflements qui semblent lui plaire. Il n'y comprend rien, mais il sourit. Il se perd dans sa contemplation quand elle le rappelle à la réalité : « Kenan ? Le biberon.. » Ah. Oui. Le biberon. Le jeune papa attire sa baguette jusqu'au creux de sa main. Il sursaute à la douleur qui lui vrille le bras. S'il avait refermé la plaie depuis tout à l'heure, la sensation restait néanmoins désagréable, surtout quand il oubliait qu'elle existait encore. Il récupère rapidement le biberon qui tournoie bientôt dans le vide et se remplit à demi. Il se rappelle les indications de sa femme. Il ne faut pas le chauffer trop longtemps. L'objet flotte juste devant Sissi et il observe, silencieux, la dextérité avec laquelle elle s'occupe de leur enfant. « Il est si petit... » Il le constate souvent mais ça le perturbe, à chaque fois. Il lui paraît minuscule, et il est indéniable qu'Emrys dégage une vulnérabilité qui, parfois, l'effraie.
Cette réticence qu'ils ont brisé tout à l'heure, dans leur étreinte, revient finalement et Kenan garde ses distances, par réflexe, peut-être comme une habitude. La sensation d'angoisse a partiellement disparu, cependant. Il sait qu'elle rôde, qu'il ne fait que la repousser ponctuellement.            
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Parchemin envoyé Dim 30 Juil - 15:47

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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 841 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, Hishnack & Texas-Flood ♥︎ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de deux mois. Champ Libre :

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Bleeding out for you.
And I count my sins And I close my eyes And I take it in, I'm bleeding out, I'm bleeding out for you.

P
artir ou rester. Les ordres incohérents et sa peau électrisée. C’était comme si chaque contact était le premier, comme si elle n’avait jamais goûté à ses lèvres. Il lui ordonne de fuir, de s’éloigner alors même que chacun de ses gestes réclame l’inverse, demande une proximité qu’elle offre, qu’elle laisse s’installer. Le souffle court, le coeur qui bat, les doigts dans ses cheveux qui se perdent comme autrefois lorsqu’il se noie contre son cou, remonte à son oreille. Les mains qui descendent le long de son corps, se posent sur ses hanches, lui rappellent qu’elle ne se sent plus aussi sûre de lui faire de l’effet - et si elle ne lui plaisait plus ? Pourtant le doute meurt dans un énième baiser, il s’abandonne au chaos de sentiments qui la heurte, l’étreint, écrasant la raison au gré d’un désir renaissant de braises sous la cendre. La haine et l’amour, la colère et la tendresse, le besoin et la frustration. Des extrêmes, toujours, entre eux. Elle voudrait lui répéter encore qu’elle l’aime, durant des heures, pour ne plus jamais avoir l’impression atroce de le perdre, pour repousser cette agonie, compagne depuis des mois. Elle voudrait mais elle ne parvient pas à exprimer le moindre mot logique, sensé, rien sinon un sifflement, rien sinon l’enveloppe charnelle qui se presse contre lui. Quelque chose se rallume dans les yeux vairons, imperceptiblement, réinsufflant une vie qui semblait jusque là s’éteindre.

Et les pleurs brisent la proximité indécente, détachant Sissi de Kenan sans autre forme de procès. Elle ne peut pas résister, elle ne peut pas lutter. Elle qui craignait d’être une mauvaise mère, distante et froide, ne pouvait rester loin de ce petit être qui recevait à chaque heure de chaque jour un amour qu’on n'aurait jamais pensé qu’elle puisse ressentir. « Il est si petit... » Le biberon récupéré, elle le donne au nourrisson avide, satisfaisant ce qui l’avait sorti de son sommeil paisible. Elle ne voit d’abord pas la distance que le sorcier impose, elle ne voit pas ce réflexe, toute son attention absorbée par l’échange silencieux de ses yeux dans ceux du bébé. Et puis elle bouge, se rapproche de l’époux appuyé contre l’ouverture entre le salon et la cuisine. « Je crois qu’il aura tes yeux.. » Le même bleu encore persistant, hormis cette tache verte dans la prunelle gauche qu’elle ne semble pas avoir remarqué, ou qu’elle ne voulait pas voir. Il fallait toujours attendre avant de connaître la couleur définitive mais la teinte identique pousse Erzsébet à esquisser un sourire. « Les yeux de papa pour faire tomber toutes les héritières de la bonne société sorcière.. » L’échange un peu gêné parce qu’elle ne l’avait finalement pas encore exprimé, ils n’avaient rien partagé, gravitant autour d’Emrys sans réellement se rencontrer. Papa, ce mot qu’elle ne prononçait pas, qui tombait enfin comme une plume sur les blessures de l’âme. Kenan avait été le premier à avoir le garçon dans les bras, dés les premières secondes, Sissi épuisée n’ayant pas pu en conscientiser la naissance avant quarante-huit longues heures où la fièvre avait gagné la bataille. Il avait rencontré son héritier, il avait été là quand elle avait encore l’impression d’avoir échoué. Humaine et terriblement sensible, quoiqu’elle veuille faire croire.

Elle le lui dépose doucement dans les bras, lui donnant le biberon, confiance absolue. Et Merlin savait combien Sissi était susceptible de siffler, de se comporter en cobra menaçant face à quiconque oserait approcher leur fils sans sa permission. Protectrice. Possessive. Instinctive. « Je me sens… collante et.. reste avec lui, tu veux bien ? » Collante, du sang qu’elle a encore sur la joue, des larmes qui ont séché sur ses joues, de cette angoisse violente qui l’avait terrassée. Elle baisse le regard avant de s’éloigner, non sans s’appuyer par instants contre les murs. Elle disparaît dans les escaliers pour rejoindre l’étage, pour prendre une douche brûlante, détendre les muscles, calmer l’esprit tourmenté.

Si la fatigue transparaît toujours quand elle redescend, elle ressemble d’avantage à celle qu’il a épousé, défaite de cet air fantomatique et triste qui transperçait le coeur. Elle sait qu’il l’aime. Elle sait qu’il ne la trompe pas. Ca lui suffit. Son mari. L’alliance en forme de serpent n’est plus noire, signe qu’elle cesse d’agir, qu’elle cesse de diffuser la chaleur apaisante, d’absorber la souffrance. Les cicatrices sont encore là, elles mettront du temps à disparaître mais elle se sent moins seule, moins délaissée. Le tatouage sur sa clavicule a fait son apparition, dissimulé par le charme de l’encre quelques heures plus tôt, visible désormais tel une évidence, sans qu’aucun tissu ne le couvre. La robe de nuit est sans nul doute trop décolletée pour cela. Elle n’en avait pas parlé, elle n’en avait rien dit, et là, alors qu’elle traverse la cuisine pour faire réchauffer le dîner d’un geste souple de la baguette, elle oublie ce détail. Elle pose les yeux sur Kenan, discrètement, l’observe en silence avant de servir deux assiettes sur la table de la salle à manger. Tu ne me laisses pas, dis ? La tarte au citron l’attend depuis le début de la soirée sur l’élément central de la cuisine sans qu’il ne semble y avoir prêté attention. « Datrix ? Est-ce que je peux faire quelque chose pour toi ? » Et ça n’est pas parce que la créature n’est pas dans son champ de vision qu’elle l’ignore, consciente qu’à n’importe quel endroit du manoir, elle saurait trouver de quoi surveiller, entendre ou répondre. Parfois, elle est simplement discrète, invisible.

La main se pose sur l’épaule de Kenan, tendrement, l’éloignant du couffin. Elle ne refusera pas de manger, cette fois. Elle ne restera pas dans le noir, enfermée dans leur chambre, écrasée par la déprime. Il est son monde, son univers et elle ne veut plus qu’il en doute.     

SISSI : # 477C64 - DAKSHA : # A8A8A8 - FOURCHELANG : italiques.
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Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Mar 15 Aoû - 15:36

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Je suis : Plum' , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 14/07/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 22 hiboux. J’incarne : Taron Egerton , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, la plus douée :3 Je parle en : #8B2F41. Datrix quant à elle, s'exprime en #996666 et l'italique représente nos conversations mentales.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : libraire, officiellement, à Cornucopia, où nous travaillons, officieusement, avec mon père, à la confection d'objets impregnés de magie noire. J’ai juré allégeance : à moi-même, les autres, allez au diable. Côté cœur, : je suis marié à Erzsébet Grimstone, pour le meilleur et pour le pire. Bien que recoller les morceaux ne s'avère pas une tâche des plus aisées..
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« Bleeding out for you » Erzenan When your eyes are red and emptiness is all you know. With the darkness fed, I will be your scarecrow. I'm bleeding out for you (Imagine Dragons → Bleeding out )
La sensation d'étouffement disparaît, l'espace d'un moment. Elle le taraude depuis des mois, entêtante, insupportable, écrasant l'esprit sous une pression indicible. Il regarde la jolie demoiselle s'occuper d'Emrys, absorbé dans sa contemplation.
Il revoit ses boucles rousses virevolter alors qu'elle se détourne vivement. La blague était douteuse, certes, mais il n'avait pas pensé qu'elle le prendrait si mal. Il la rappelle, crachant son nom de famille, malgré lui. Il aurait pu faire un effort, être moins... lui, pour une fois. Mais il n'avait aucune idée de ses sentiments, aucune idée de ce qu'elle subissait au quotidien. Ce qui ressemblait à du divertissement inoffensif, pour lui, était une véritable souffrance, pour elle. Oh, elle était fière, elle ne laissait rien paraître, elle ne montrait jamais rien de ses émotions.
Quand elle s'approche, ses traits se détendent. Il n'avait même pas remarqué la tension qui se répercutait, non seulement au travers de ses muscles, mais de son visage également. Emrys, sans même le savoir, apaisait les jeunes parents de sa simple présence. Kenan s'attarde sur le sourire esquissé par son épouse, son cœur manque un battement. L'idée que le bébé ait les yeux de son père la rend-elle heureuse ? « Les yeux de papa pour faire tomber toutes les héritières de la bonne société sorcière.. » Il ignore la pointe de gêne dans cette remarque. Papa. Il a encore du mal à en prendre conscience. D'autant plus quand son esprit coule sous la vague de douleur réveillée. « Et l'intelligence de maman pour éviter de leur briser le cœur inutilement... » Il ne sourit pas, le regard noyé dans cette tristesse qui pèse sur son âme, plus encore quand sa femme et son fils sont réunis, lui rappelant combien ses erreurs sont lourdes. Le sorcier passe doucement le revers de sa main sur la joue d'Erzsébet, excuse silencieuse, tendresse oubliée, relayée au second plan sous l'effet de la peur.

Le petit être fragile est déposé dans ses bras, sans la moindre hésitation. Kenan le maintient contre lui d'un bras, tandis qu'Emrys s'agite de nouveau après qu'on lui a retiré son biberon, réclamant sa pitance. « A t'écouter, on croirait que tu ne manges jamais... » Le ton est tellement plus léger, plus naturel. Le nourrisson râle, à deux doigts d'exploser en pleurs. « Ça va, ça va, petit glouton, tiens... » Kenan esquisse un sourire et place la tétine dans la bouche grande ouverte de son fils, qui se calme instantanément. « C'est bon ? Attends de voir ce que ta maman va te préparer quand tu seras plus grand. Tu sais, elle cuisine terriblement bien. » Il semble ailleurs. Emrys scrute les prunelles de son père, attentif à ses paroles. « Et je te préviens, tu mangeras tous tes légumes, sans faire de caprices. » Un sourire un peu absent flotte sur les lèvres du jeune papa qui s'en sort étonnamment bien avec sa progéniture. On le voit encore souvent comme le gamin perdu, trop dispersé, trop inconstant. Et pourtant les épreuves font grandir, changer.
Le bébé est finalement reposé dans son couffin. Kenan était particulièrement précautionneux quand il s'agissait de son fils. Et il ne peut s'empêcher de contempler le nourrisson pour ce qu'il est : sans doute l'une des créatures les plus précieuses de cet univers.

Datrix cligne des yeux quand la rouquine s'adresse à elle. L'éternel aurait souri, si elle avait pu. La sorcière avait toujours une conscience accrue de sa présence, comme si elle sentait cette dernière. Ça l'intriguait, compte tenu qu'elle n'avait jamais expérimenté  ce lien nouveau avec un sorcier normal, quel qu'il soit. Elle se demandait si la proximité qu'avaient Erzsébet et Kenan n'influençait pas, quelque part, cette habilité que semblait avoir la demoiselle à ressentir sa présence. Elle se contente de répondre, comme elle le fait avec Kenan, se faufilant dans la tête de la jeune femme : « Sois heureuse, petite humaine. » La créature repose sa mâchoire sur ses longues pattes et soupire.

La main sur son épaule le sort de sa contemplation. Il se retourne sur la silhouette bien peu habillée de son épouse. Elle aura peut-être eu le temps de voir l'étincelle d'envie se faufiler dans ses yeux, un instant, avant d'être tue, triste habitude. Et les doigts du jeune homme glissent sur la clavicule, dans un contact qui semble presque nouveau, un tantinet hésitant. L'interdit brisé il y a une demi-heure. Les sourcils se froncent, un instant. Les traits du tatouage sont épurés, d'une beauté qui l'obnubile, indéniablement. Sissi était incroyablement douée, une véritable artiste, elle avait eu l'occasion de le prouver à maintes reprises. Mais quelque chose semble l'irriter et il laisse s'échapper : « Depuis combien de temps ? » Il n'est pas dupe, il se doute bien qu'elle ne l'a pas fait à l'instant, en montant se changer. Elle le lui a caché, comme d'autres détails de sa vie, comme elle a appris à fermer cette porte qui menait à elle-même, à ses sentiments, à ses envies, à ses craintes, ses doutes, à tout ce qui faisait d'elle ce qu'elle était. Ils n'étaient plus qu'une coquille, l'un pour l'autre, pas vide, mais parfaitement inaccessible, impossible à ouvrir, sous ces carapaces en acier trempé dont ils s'étaient affublées. La première réplique était brutale, plus qu'il ne l'aurait voulue, le ton grave rendant sa voix rauque, menace latente qui n'avait pourtant pas lieu d'être. Il s'adoucit presque aussitôt, se rendant compte des tensions qu'il provoque. « Pourquoi l'avoir caché ? » Une invitation à lui parler, lui expliquer. Trop préoccupé par leur situation, il ne prête pas attention à l'odeur de la nourriture que la sorcière leur a préparé, qui chauffe tranquillement dans la pièce d'à côté. Il a l'estomac noué, conscient qu'ils peuvent rechuter, anéantir les efforts qui ont été faits jusqu'à cet instant précis en un claquement de doigts.                 
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Parchemin envoyé Mar 15 Aoû - 20:02

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Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de deux mois. Champ Libre :

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C
omme si elle savait ne pas briser les coeurs. N’était-elle pas en train de déchirer celui de son époux ? Il y’a cette même gêne, qu’ils partagent, trop peu habitués à entendre ce qu’ils sont pour cet enfant. Maman. Sans nul doute la pire dont il aurait pu écoper parmi les Grimstone. Ou peut-être pas ? L’image d’Ekaterina rejetant Dragomir lui revient, reflet du passé, de ce qu’elle s’était promis de ne jamais devenir. La caresse tendre du revers de la main est acceptée, les paupières se fermant le temps du contact, douleur insensée de ce qu’ils ne partagent plus, ce qu’ils n’échangent plus. Elle s’éloigne vers l’étage, laissant le père et le fils ensemble, offrant au sorcier un moment paisible avec le petit être un peu trop gourmand réclamant ce lait comme si l’univers entier en dépendait. L’eau chaude calme peut-être les nerfs mais n’est pas totalement salvatrice pour l’âme, tourments simplement mis de côté pour quelques instants, qui reviendraient à la charge bien assez tôt. Elle avait oublié en emménageant combien les crises pouvaient être épuisantes, combien elle se sentait vide ensuite, tourbillon avant que l’océan ne redevienne calme, beaucoup trop calme.

Les lettres s’entassent toujours sur le bureau du salon à l’étage, du courrier qu’elle n’ouvre plus depuis des semaines. Découragée de tout, elle n’a pas envie de s’attarder sur des nouvelles agaçantes de sa lignée d’hypocrites. Seules les missives de Leopold échappent à cette règle de silence, elle les lit et y répond chaque jour depuis qu’elle peut à nouveau tenir debout. Pas ce soir. Elle rejoint le rez-de-chaussée dans sa robe de nuit translucide par endroits, moins provocatrice, moins tentatrice que ce qu’elle portait avant que les rondeurs ne la dissuadent d’aguicher Kenan. D’aucuns diraient qu’elle a pris trop peu de poids pour avoir à complexer, qu’elle est seulement plus pulpeuse, loin d’être de ces femmes dont les kilos se sont logés irrémédiablement.

« Sois heureuse, petite humaine. » « Je suis inapte au bonheur, tu le sais. » Elle lui parle aussi naturellement qu’à Daksha, ne faisant aucune différence finalement entre eux sinon la langue dans laquelle elle s’exprime, différente pour les deux créatures dont l’espèce est aussi opposée que le jour et la nuit. « Je sais que c’était toi, cette nuit-là. Je t’ai vue. » La surdose de calmants dont l’Eternel avait été l’unique témoin capable de transmettre un message, capable d’agir véritablement. Le corps inerte sur le parquet de la boutique, frôlant les bras glacés de la mort, les prunelles hétérochromes dans le vague assez longtemps pour percevoir la silhouette de ce chien unique, démoniaque. Nul besoin de s’étendre sur l’évidence : elle a recoupé les évènements, rassemblé le puzzle durant les interminables journées où on lui avait imposé de rester alitée afin de sauver l’héritier, elle avait eu le temps de remettre les évènements en perspective. Datrix était près d’elle depuis assez longtemps pour connaître des failles que Kenan lui-même n’avait pas eu sous les yeux, la créature rôdant autour de la demoiselle avant même qu’ils n’aient envisagé l’avenir.

L’éclair d’envie est aussi net que s’il avait traversé le ciel, étouffé sous les hésitations et la raison. Sa faute. Elle le prive et s’en veut pour cela, culpabilité brutale qui la prend à la gorge. « Depuis combien de temps ? » Elle aurait pu avoir un mouvement de recul face à ce qui gronde dans la voix masculine cependant elle ne bouge pas, ne parle pas, ravalant autant sa salive que sa fierté : elle mérite sa rancoeur. « Pourquoi l'avoir caché ? » Les doigts fins guident ceux du jeune homme sur le contour des runes, doucement. « Thurisaz : protection, modération et prudence. » sur la première puis elle lui fait suivre le contour de la seconde, les deux entremêlées formant cette impression de trois traits liés. « Uruz : la transition, la sagesse, l’enseignement. La mère. » Le geste change lorsqu’elle poursuit, lui faisant glisser l’index sur chaque trait de façon distincte, cette fois-ci, d’abord ceux à l’extérieur puis celui au centre. « Toi, moi et notre fils. » Elle avait déjà Kenan gravé sur l’épiderme, en dessous de ce tatouage mais avec une signification bien différente, celui qu’ils partageaient ayant la notion d’une union passionnelle, désespoir de ces enfants qui craignaient alors d’être séparés, de devoir vivre cachés. Le soupir s’échappe malgré elle d’entre ses lèvres, elle fait quelques pas, rejetant la cascade rousse en arrière, tendue. Elle est fatiguée de mentir, de se fermer à des émotions qu’elle n’a plus la faculté d’éteindre, tout étant devenu presque hors de contrôle. « Il date d’à peine quelques jours. Je .. préférais que tu penses que la magie plus complexe m’était encore inaccessible. » Mettre Emrys au monde avait poussé ses limites physiques si loin qu’elle n’avait plus été capable d’aligner les plus simples des sortilèges. Elle avait rangé sa baguette quinze jours avant l’accouchement et ne l’avait ressortie que pour quelques tâches espacées et exclusivement domestiques. Vulgaire sorcière au foyer aurait-elle craché autrefois mais cette image là s’était avérée plus facile à vivre. « Tu as laissé trainer des livres à la cave.. » Elle n’y était allée que pour récupérer quelques potions, rien de bien intéressant mais son regard n’avait pas manqué les contours du grimoire dont elle ne s’était détournée qu’avec difficulté pour ne plus remettre les pieds en ces lieux depuis. Jusqu’à s’y effondrer ce jour-là. « Noircis ton âme chaque jour un peu plus, n'est-ce pas ? » La devise des Rackharrow. Elle pivote à nouveau vers lui, cessant enfin de lui tourner le dos, les prunelles trop expressives de remords, de tous ces secrets dont elle ne veut plus. « Je crois.. qu’il faut qu’on parle. »

Elle lui a fait un signe de tête l’invitant à la suivre dans la cuisine où elle récupère la tarte qu’elle dépose dans la salle à manger où elle l’incite à s’installer, à s’asseoir, ce qu’elle fait elle-même d’ailleurs. Elle lui doit des explications, tant d’explications qu’elle ignore par quoi commencer. « Nous n’étions pas mariés la première fois que j’ai vu un de vos grimoires. Je crois qu’en dehors de ceux de ma famille, je n’avais jamais rien approché de si vieux, d’ailleurs. » Elle sait que ses propos ne sont pas clairs mais elle connait suffisamment Kenan pour savoir qu’il la laissera poursuivre jusqu’à ce que le sens de ses paroles lui parvienne. « Alastar m’a appris ce qu’il fallait pour jeter cette malédiction toute droit sortie de votre histoire, vos pratiques. J’ai collaboré avec lui des mois avant cela, j’ai pioché dans son savoir, dans sa sagesse aussi. Ton oncle a tout fait pour que je ne me détruise plus en touchant à l’obscurité. » Ses doigts se nouent entre eux inconsciemment, signe de nervosité. « Puis j’ai rencontre Jules, le jour où tu m’as déposé chez lui parce qu’il voulait apprendre à me connaitre. » Le regard se baisse sur l’assiette vide qui se trouve devant elle sans qu’elle n’ait l’envie de la remplir. « Il m’a proposé des connaissances seulement détenues par les plus talentueux mages noirs, des trésors de savoirs ancestraux mais tu ne voulais plus que j’abuse de la magie alors j’ai poliment décliné en prétextant que ma grossesse était une priorité. » Elle croise à nouveau les abysses bleutées qui lui font face, s’obligeant à poursuivre. « La vérité c’est que ça me dévore, Kenan. Quand Emrys est né, je croyais que tu me trompais, j’ai pris sur moi pour tenir debout et j’ai voulu être cette femme raisonnable qu’on attendait que je sois seulement je ne peux pas. Je suis furieuse en permanence, bouffée par la frustration, par la colère. Je t’ai caché les dettes de la boutique pour ne pas avoir à parler, pour que tu n’aies pas à payer pour mon incapacité à tenir le rang d’épouse qui devrait être le mien. » Elle se sert un verre d’eau, la bouche sèche d’angoisse, de la peur d’être repoussée, qu’il ne tolère pas sa faiblesse. Elle sait que c’est stupides mais ne parvient guère à se raisonner, à s’ordonner de bien vouloir croire que son mari l’aime pour ce qu’elle est. Le verre vidé, elle termine de déballer le sac de ses secrets. « Un Grimstone ne plie pas, disait toujours mon père. » Le rire nerveux trahit les émotions qui recommencent à la submerger, le regard redevenu humide de larmes retenues. « C’était Arsenius Black, celui que j’ai laissé pour toi. » Raison impérieuse pour laquelle les dettes avaient été passées sous silence, raison pour laquelle également elle n’avait pas réclamé l’aide de sa belle-famille : si cela s’était su, qu’aurait-on dit ? Elle qui crache sur leur nom, qui déteste la Main Noire, peste contre les taxes avait été l’amante de l’héritier de leur lignée. L’amant qui a trois fois ton expérience, le sens de ces mots prononcés par pure provocation semblait-il à cette période se révélait : il avait trois fois l’expérience de Kenan pour la simple et bonne raison qu’il avait neuf années de plus qu’eux. « J’avais peur que tu ailles le voir et qu’il te l’apprenne.. j’avais peur que tu ne me juges plus digne de tes bras parce que j’ai noyé la solitude de mes vingt ans avec lui. » 20 ans, avant qu’ils ne comprennent leur attirance réciproque, qu’elle ne cesse de se faire du mal pour apprendre à aimer avec le jeune Rackharrow.   

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Parchemin envoyé Dim 27 Aoû - 16:57

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« Je sais que c’était toi, cette nuit-là. Je t’ai vue. » Datrix remue à peine, elle change simplement de position, attire brièvement l'attention de son maître qui tente vainement de l'atteindre mentalement. Elle est ailleurs, remarque-t-il. Elle ne réagit pas. Elle ne le perçoit même pas. Ses yeux se ferment mais Kenan est incapable de mettre ça sur la compte de la fatigue. « Je me doutais que tu finirais par me reconnaître, par remettre les choses dans leur contexte, si un jour tu apprenais mon existence. J'ai été imprudente, ce soir-là. J'ai perçu ton mal-être et quand j'ai compris à quel point j'avais raison, il était presque trop tard. J'en ai oublié de me cacher à tes yeux. Nous ne sommes pas non plus infaillibles, bien que nous n'ayons pas tous vos défauts d'humains. » Simple constat qu'elle fait platement. Datrix a parfois encore du mal à comprendre certaines subtilités humaines. Elle apprend toujours la diplomatie, de ce qu'elle peut observer, malgré l'un des plus mauvais exemples qu'il puisse lui être donné d'analyser au quotidien. « Vous êtes bien complexes. Mais de mes années d'expérience, je peine à croire qu'il existe le moindre humain inapte au bonheur. Vous l’atteignez de manière tout à fait différente, certes. Mais, étrangement, il ne vous est jamais totalement inaccessible. » Datrix n'avait pas eu qu'à veiller sur Kenan, dans son existence. Entité millénaire invoquée par d'autres avant lui, sous d'autres formes, d'autres noms et pour d'autres actions. Si Kenan a provoqué un changement irréversible, en elle, l'expérience gagnée par avant n'en reste pas moins utile.

Et puis la jeune femme apparaît dans la pièce, alors que le bébé s'est endormi et que la créature, gardienne silencieuse, fait mine de dormir à son tour. Elle les voit s'éloigner, prête attention à leur discussion jusqu'à ce qu'elle s'en coupe, d'elle-même. Certaines choses leur appartiennent. Elle ne s'immisce plus depuis des années. Elle a appris à garder ses distances, bien avant d'être invoquée par Kenan. Une habitude qu'elle a conservée, bien qu'il lui arrive de l'outrepasser. Ce soir, elle restera dans l'ombre à veiller sur leur petit homme.

Elle prend sa main pour tracer les contours du tatouage. Son souffle se coupe, si bien qu'il ne relève pas la première explication. « Uruz : la transition, la sagesse, ... » « L'enseignement, » souffle-t-il par-dessus les mots de sa femme, écho parfaitement symétrique. « La mère, » complète-t-elle et il hoche la tête. Il n'avait pas demandé à ce qu'elle lui en explique la signification, il voulait une raison. Un pourquoi à toutes ses cachotteries. Loin de se douter qu'il en était probablement la cause première. « Toi, moi et notre fils. » « C'est une belle signification. » Un sourire s'empare de ses lèvres, un court instant. Un hommage qui ressemble à la Sissi qu'il avait voulu épouser, celle qu'elle était avant que leur relation ne tourne au vinaigre. Un symbole qu'elle s'était gravé comme elle avait encré les leur, précédemment. Il se sent blessé d'avoir été exclu, pour se rappeler que ce n'était peut-être qu'un juste retour des choses. « Il date d’à peine quelques jours. Je .. préférais que tu penses que la magie plus complexe m’était encore inaccessible. » Les mots rassurent, un moment, bref, mais efficace. Aucune malice dans son action.
« Tu as laissé traîner des livres à la cave.. » Lui qui ne lisait soi-disant jamais. Lui qui s'était tant targué d'être un vrai Gryffondor, à des années lumières des bleu et argents, comme elle, et comme sa jumelle. Il avait fini par comprendre qu'une maison n'était rien qu'une case de plus dans laquelle on insérait des sorciers. Que l’ambiguïté de tout un chacun ne pouvait décemment se résumer à quelques caractéristiques prédominantes. Et qu'il ne pourrait sans doute pas cacher sa curiosité indéfiniment. Il se conformait à l'idée qu'on avait de lui pour ne pas heurter, trop inquiet des jugements qu'on ne manquerait pas de lui renvoyer en pleine figure. Mais avec Erzsébet, il avait appris, lentement, à s'en défaire, à se montrer sous un jour différent.

Et elle l'attire jusque dans la cuisine, pour l'asseoir finalement devant la grande table de la salle à manger. Son « il faut qu'on parle » toujours au-dessus d'eux, comme une épée de Damoclès. Elle a ramené les tensions de quelques mots.
Il apprend pour Alastar, pour Jules, pour cette frustration qu'elle tait depuis il ne sait combien de temps. Et il apprend, enfin, pour Arsenius Black. A ce flot de révélations, il n'offre qu'un silence obstiné. Ses yeux sont ternes, les muscles tendus, les bras repliés sur le torse, le dos contre le dossier de la chaise, comme s'il cherchait à mettre de la distance. Encore un peu, jamais assez. Il se tait et reste immobile, parce que le moindre mouvement est susceptible de le faire exploser. Et peut-être aurait-il mieux valu. Contenir ne mène jamais à rien de bon. Il faut pouvoir extérioriser, activer cette soupape de sécurité, sans quoi... les conséquences sont bien souvent désastreuses.

Les minutes s'étirent dans un silence de mort. En tout cas pour lui. L'azur de yeux ne pétille plus, et ces derniers restent greffés au mobilier. Si elle cherche à lui parler, il ne l'entend même pas. Et quand enfin il ouvre à nouveau la bouche, c'est simplement pour demander : « Il y a autre chose que je devrais savoir ? »
Il a eu du mal à lui pardonner de ne pas lui avoir parlé de sa décision de rejoindre les mangemorts et elle lui déballe d'un coup tout ce qu'elle lui a caché jusque là. Peut-être fallait-il le voir comme une seconde chance ? Rattraper une réaction passée, insensée, qui l'a mené à l'enfermement sur lui-même, à la rancœur exacerbée.

Il ne s'emporte pas, il prend sur lui, bien qu'il ne puisse cacher ses traits tendus, les sourcils froncés, les mains crispées. Il ne lui fait aucun reproche, il ne reviendra même pas sur ce qu'elle lui a dit. Il a entendu, compris, et il refuse de se demander pourquoi. Il ne veut pas savoir les détails de ce qu'elle fichait avec Alastar, ni combien de temps elle l'avait fréquenté, encore moins en ce qui concernait Jules. Il devait d'ailleurs être dans un état second de l'y avoir déposée. C'était quoi cette idée stupide ? Il ne se souvient même plus d'avoir fait une telle chose, ça lui paraît complètement incohérent. Et son esprit le ramène à Arsenius. Juste quelques secondes, assez pour qu'un élan de colère le prenne, qu'il ressente le besoin urgent d'exploser son poing dans quelque chose, si possible quelque chose de solide.    
                
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Parchemin envoyé Lun 28 Aoû - 16:02

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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 841 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, Hishnack & Texas-Flood ♥︎ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de deux mois. Champ Libre :

malle

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raise your wand
 
Bleeding out for you.
And I count my sins And I close my eyes And I take it in, I'm bleeding out, I'm bleeding out for you.

D
atrix ne se mêle pas de ce qui concerne les humains et sans doute fait-elle mieux, parce que le sourire que Sissi lui a lancé quelques minutes plus tôt meurt dans le sérieux d’une conversation qu’elle espérait comme une seconde chance.. et qui n’en fut rien. Pour la première fois depuis ses neuf longues années de relation chaotique avec Kenan Rackharrow, elle a peur. Une peur viscérale qui lui noue la gorge, lui coupe le souffle. Cette violence soudaine ne ressemble pas à l’homme qu’elle avait choisi d’épouser. Elle a baissé les yeux, a eu ce mouvement de recul qu’ont souvent les femmes terrifiées à l’idée que leur mari puisse se retourner contre elles puis a cessé de bouger, figée dans un moment de faiblesse qu’elle n’avait jamais face à une quelconque adversité ; elle savait, en cet instant, qu’il ne lui restait guère d’énergie pour lutter. « Il y a autre chose que je devrais savoir ? » Une seule qu’elle ne peut avouer sans en mourir, liée par un serment inviolable et à cette question posée, elle ne répond qu’après que le silence se soit étiré, qu’après qu’il ait laissé échapper ce ressenti trop brutal. « Non. » La voix morne s’éteint, comme l’éclat des deux prunelles hétérochromes. Combien de fois ses espoirs devraient-ils mourir ? Peut-être malgré elle, son attention se porte sur l’Eternel coupée de leur discussion, parce qu’elle a cette sensation étrange qu’il s’agit du dernier être entre ces murs capable de bienveillance. Ca dure sans qu’elle ne dise rien, sans qu’elle ne consente à agir d’une quelconque façon. Elle était prête à partager un repas, à tout faire pour retrouver la tendresse qu’ils avaient partagé mais ça n’est plus le cas, elle n’a plus le courage pour cela. Elle est devenue la pauvre âme en perdition et s’aider elle-même n’avait jamais été dans ses compétences.

« Je ne t’ai jamais jugé, Kenan. » La parole est reprise dés l’instant où elle repose ses yeux dans les siens, sans cette détermination qui faisait pourtant partie d’elle depuis si longtemps que même dans les moments où elle avait voulu en finir, une partie d’elle s’était battue, avait refusé la fatalité. Les calmants auraient pu l’achever avec une vivacité rare, sans lui laisser le temps de la sauver. Regrettait-elle ? « Je ne t’ai pas reproché ton passé. Je n’ai pas refusé de t’épouser même en sachant que je serais liée par le sang à des extrémistes en tous genres. Je n’ai pas repoussé tes traditions. Et toi, tu me refuses le pardon. » Constatation simple de la situation. Elle n’a aucun besoin de hausser le ton, ça n’est pas utile. Même le fourchelang ne transparaît pas dans ses mots, signe que la maîtrise de ce qu’elle dit est aussi parfaite que dangereusement défaitiste. « Je ne regrette pas une seconde ces derniers mois, même si je t'en ai voulu, je le concède. Je ne regrette pas d’avoir été privée de tout ce que j’aime faire, de mon indépendance et de la magie parce que dans ce berceau, il y’a le dernier éclat de l’amour que tu as pu, un jour, me porter. » Elle parle au passé, désormais convaincue qu’il ne veut rien sauver, qu’il n’est pas prêt à accepter ses défauts, ses erreurs. Pour le meilleur et pour le pire, n’est-ce pas ? Le meilleur était envolé, si loin qu’il lui semble faire partie d’une autre vie. Elle a encore le goût de ses lèvres sur les siennes, elle a encore cette passion dévorante qui brûle sa peau mais elle se fait lointaine aussi, comme si l’heure précédente n’avait rien offert sinon la souffrance, la sensation d’une perte aussi vive qu’intolérable. « J’ai essayé le silence et l’honnêteté, rien ne trouve grâce à tes yeux, soit. » Le discours d’une sentence qui va tomber, le ton qu’elle prend, trop calme, trop sérieux, ne laisse aucun doute là-dessus. « Tu sais que je t’aime Kenan seulement je ne peux plus dormir à côté d’un homme pour qui je ne suis.. qu’est-ce que je suis d’ailleurs ? Les mots n’ont pas de sens si tu t’obstines à mettre de la distance. » Elle se lève, replace la chaise sous la table, prend le temps de mettre ses couverts encore propres dans l’assiette encore vide. « Je vais m’installer dans la chambre d’amis de l’étage. Il s’agit de ton manoir, il semble normal que tu conserves celle qui est la plus proche d’Emrys. » Ca ne se négocie pas. Ca ne souffre aucune contradiction. Ca n’a rien d’une menace, c’est un fait. Elle traverse la pièce, range la vaisselle e disparaît sans plus de cérémonie vers l’étage.

Le manoir sur la falaise maudite. N’auraient-ils pas dû savoir qu’il s’agissait du pire endroit au monde pour construire un foyer ? Ou était-ce eux, les oiseaux maudits, de mauvais augure ? Sur la robe de nuit vient se placer une robe de chambre noire venant couvrir les formes, les transparences, avant qu’elle ne récupère sa brosse à dents, toutes ces choses qui lui seraient utiles dans l’immédiat. Le reste attendrait. La bâtisse est grande mais pas suffisamment pour que rejoindre la troisième chambre soit véritablement long. Les pas rapides, empressés, avalent la distance avec trop d’aisance comparé à ce qu’elle ressent. On ne lui a pas appris, à Sissi, comment gérer cela. Tu n’es pas faite pour être une épouse, Erzsébet. Ils résonnent, les mots, dans son esprit. Pourquoi son frère l’avait-il sauvée ? L’avait-elle seulement mérité ? En s’allongeant sur le flanc, dans les couvertures du lit moelleux et dos à la porte, elle se dit que cela lui passera, elle se répète inlassablement qu’un jour, la peine passerait. On dit que le temps efface tout et elle n’a peut-être pas besoin de plus que l’amour de son fils, pas besoin de plus que s’occuper de son bien-être, de son éducation, en dépit de la pente vertigineuse en haut de laquelle se trouve son mariage. Et l'intelligence de maman pour éviter de leur briser le cœur inutilement. Fut un temps, la société magique disait qu’elle n’en possédait pas. A une époque pas si reculée, elle avait voulu enfermer ce myocarde dans une boîte pour ne plus en subir les caprices. A présent, elle espérait apprendre à vivre avec cet état de fait : elle était humaine, elle n’était qu’une poupée friable entre les doigts fins de la Destinée qui enserrait les âmes, les étouffait parfois, leur offrait momentanément le répit, l’occasion de se relever pour mieux les faire tomber. Seule la Mort, dans cette histoire, gagne la bataille. Dans le noir, elle observe le paysage par la fenêtre, une des peluches d’Emrys entre les bras. Si Kenan ne parvenait pas à lui pardonner, elle ne savait pas de quelle manière elle y survivrait. Elle pouvait mentir au monde, prétendre une idylle même si elle devenait cendres mais elle ne pouvait pas se mentir à elle-même.

SISSI : # 477C64 - DAKSHA : # A8A8A8 - FOURCHELANG : italiques.
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Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



 

(Erzenan) ◊ « Bleeding out for you. »

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