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(Erzenan) ◊ « Bleeding out for you. »

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Parchemin envoyé Lun 17 Juil - 19:23

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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 756 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé d'un mois. Champ Libre :
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Bleeding out for you.
And I count my sins And I close my eyes And I take it in, I'm bleeding out, I'm bleeding out for you.

L
e tremblement de ses mains, un signe qui ne trompait pas, qu’elle n’avait pas constaté depuis des mois. Le tremblement quand elle pose les assiettes sur la table et qu’elle couvre le plat pour qu’il ne perde pas de sa chaleur. Kenan ne devait pas tarder, du moins c'est ce qui était convenu, pourtant il est en retard. Les minutes défilent dans le manoir silencieux tandis qu’elle réprime cette angoisse qui écrase son coeur. Elle n’y arrivera pas, elle le sait. Elle ne pourra pas continuer à vivre ainsi. Son mari ne l’aime déjà plus, elle en est persuadée, ça lui tord les entrailles, ça brouille ses sens, noie ses pensées. Son mari ne l’aime plus et ça lui brise ce qu’il reste du myocarde noirci. L’appel de la magie noire se fait ressentir, descendre à la cave l’effleure, ouvrir les livres obscurs qui y dorment. L’envie pressente, brutale, pour s’oublier, oublier le monde, la société. Elle aime son fils, elle l’aime trop pour partir sans se retourner mais elle a l’impression de mourir dans cette prison sublime, cette cage dorée dans laquelle elle n’est plus qu’un papillon faiblard, une luciole sans lumière. 29 juin. Et l’impression, malgré tout, qu’elle attend depuis des années une délivrance qui se refuse à elle. Son regard se relève vers l’horizon, vers la falaise qu’elle perçoit au travers des grandes fenêtres. Elles roulent, les larmes, contre son gré, d’abord sans qu’elle ne s’en rende compte. Elles roulent le long des joues, meurent au bord des lèvres qui s’entrouvrent tandis que le souffle se fait plus court. Peut-être ne rentrera-t-il pas, ce soir, se dit-elle. La main se porte à sa bouche pour taire la plainte, pour ne pas alerter Daksha mais elle voit, au travers du flou devant son regard, la silhouette de Datrix qui déjà disparaît. Danger. Elle est un danger pour l’enfant qui dort dans le salon, protégé par un sortilège empêchant le couffin de basculer. Elle choisit la fuite, elle choisit de filer à l’extérieur, rejoignant le sous-sol, les ténèbres d’une pièce baignée d’effluves magiques puis de se laisser glisser contre la pierre froide d’une sculpture de gargouille.

Combien de secondes, de minutes ? Combien de grains du sablier avant que les serpents ne s’affolent non loin d’elle ? Elle ne peut plus compter, recroquevillée sur elle-même, la robe noire accentuant presque la blancheur de sa peau. Elle s’est coupée en s’appuyant sur la table, dans la précipitation pour rejoindre ce coin qu’elle juge sécurisant, la paume de sa main laissant le liquide carmin s’écouler en gouttelettes sur le sol. Kenan ne l’aime plus. Encore, sans cesse, ça tourne, ça insiste, persiste. « Résissssste. » L’ordre sifflé ne l’atteint pas. Pas plus que la réaction violente de Rani qui mord dans l’air, près de son bras. Elle réalise dans sa panique que si elle s’était effondrée près d’Emrys, elle ne serait peut-être déjà plus cette mère si imparfaite pour lui. Elle ne serait plus rien sinon une épouse désespérée, sans avenir.

…✁…

La pression la fait basculer contre le corps masculin, doucement. Elle tremble encore. Elle est épuisée, la crise ayant fini d’achever sa résistance. Elle ne peut plus lutter, ne peut plus cacher son état, ses peurs, son impression terrible d’impuissance. « Je veux pas.. je veux plus, Kenan.. » Elle ne veut plus de cette existence morne, la réalité était trop loin de leurs rêves, de ce qu’ils espéraient du mariage. Un mariage d’amour qui s’effondre. « Si tu ne veux plus de moi, tu dois me le dire.. tu dois me .. » Le sanglot étouffe sa phrase, la main intacte s’accrochant à la manche de la chemise, suppliant une vérité qu’elle craint plus que tout. « Tu rentres tard, t’es pas là.. si tu as quelqu’un d’autre.. » Là encore, les mots meurent, s’éteignent. Elle ignore si elle est prête à passer outre une infidélité, outre l’image d’une autre femme contre la peau de son mari.     

SISSI : # 477C64 - DAKSHA : # A8A8A8 - FOURCHELANG : italiques.
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I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Hier à 21:02

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Je suis : Plum' , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 14/07/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 13 hiboux. J’incarne : Taron Egerton , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, la plus douée :3 Je parle en : #8B2F41. Datrix quant à elle, s'exprime en #996666 et l'italique représente nos conversations mentales.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : libraire, officiellement, à Cornucopia, où nous travaillons, officieusement, avec mon père, à la confection d'objets impregnés de magie noire. J’ai juré allégeance : à moi-même, les autres, allez au diable. Côté cœur, : je suis marié à Erzsébet Grimstone, pour le meilleur et pour le pire. Bien que recoller les morceaux ne s'avère pas une tâche des plus aisées..
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« Bleeding out for you » Erzenan When your eyes are red and emptiness is all you know. With the darkness fed, I will be your scarecrow. I'm bleeding out for you (Imagine Dragons → Bleeding out )
Elle est belle, cette vie dont il a rêvé, n'est-ce pas ? Le manoir qu'il a rénové, petit à petit, qu'Erzsébet a décoré avec un goût certain. Leur chez-eux, celui qu'il n'avait pas osé imaginer parce que cette histoire n'était pas vouée à perdurer. Ou, si elle continuait malgré tout, ce serait contre le bon sens, dans l'ombre d'une relation imposée qu'il voudrait fuir. Parce que son cœur ne serait jamais à une autre, parce qu'après les douleurs d'un amour de jeunesse trop tôt arraché, après la noyade infernale dans des relations qui n'aboutirent jamais, il avait ouvert les yeux. Elle les lui avait ouverts. La peur de la perdre l'avait sorti de cette léthargie ambiguë qu'il avait longtemps camouflée par des piques acerbes, mensonges plus vrais que nature, si bien qu'il s'était lui-même persuadé de leur fondement.
Et maintenant que ces délires insensés d'une vie de couple improbable s'avèrent, il a peur. Parce que rien ne s'est passé comme prévu. Parce que ses premiers pas dans la concrétisation de cette union ont sonné l'écho d'erreurs qu'il avait du mal à se pardonner. Pourquoi n'avait-il rien vu ? Pourquoi le malaise de celle qui était en passe de devenir sa femme n'avait-il pas été perçu ? Eux qui semblaient toujours sur une même longueur d'onde, qui se comprenaient sans avoir besoin de mots, pour qui un simple geste suffisait souvent. Et loin de s'arranger, la situation lui avait glissé des doigts. Cachotteries qu'elle ne lui a révélées que trop tard, à son goût ; absences de plus en plus fréquentes pour camoufler la blessure, fuite en avant. Continuer de progresser, peut-être faire comme si de rien n'était. Mais la réalité nous rattrape quand on ne prend pas le temps de panser ses plaies.
Et cette incompréhension, cette vie qui s'envenime, cette spirale dans laquelle il est emporté sans savoir comment s'en sortir. Le rejet, la crainte, le silence. Qui devient pesant, qu'il ne peut pas éviter pourtant. Les absences qui se prolongent, le contact qui se fait moindre. La peur, toujours. Qui rôde, encercle le cœur et l'âme, flotte entre les murs du manoir. La peur qui devient cette maîtresse qu'on préférerait n'avoir jamais rencontrée.    

L'ambiance est étouffante. Il se demande comment fait sa femme pour rester ici, au quotidien. Elle qui aimait l'indépendance de son atelier, de ce petit appartement où ils avaient partagé plus de nuits qu'ils n'auraient sans doute dû. Libre de ses mouvements, libre de créer, d'expérimenter, de faire affaires. La voilà coincée et, quand il se met à sa place, son cœur se serre. Elle en est là à cause de lui. Elle a vendu son savoir, et peut-être une partie de son âme, à ce gouvernement pourri, elle a failli perdre la vie plus d'une fois d'avoir eu à porter leur fils au creux de son propre corps. Pourquoi ? Pour lui. Pour lui offrir la vie qu'on attendait de lui. Elle s'est sacrifiée pour lui. Lui a-t-il seulement laissé le choix ?
La nausée le rattrape, comme souvent quand il est à l'intérieur. Il peine à respirer, le ventre se contracte si brutalement qu'il a du mal à penser à autre chose. Kenan s'agrippe au mur, prostré à l'entrée du manoir, alors que les sentiments s'embrouillent, que la culpabilité l'encercle, vicieuse ennemie au sourire carnassier. Il ferme les yeux, tente de se soustraire à ses démons. Il reprend contenance, doucement. Et, alors qu'il ne pensait pas, un jour, devoir en arriver là dans son propre couple, il recompose son masque et y cache, en-dessous, ses angoisses, son mal-être. Il n'a pas à se plaindre, il a un mariage qu'il a voulu de tout son être, il a un manoir magnifique et paisible, un fils, un héritier, et une épouse sublime. Qui ne veut clairement plus de lui. Qui s'est éloignée drastiquement entre la grossesse et la naissance de leur enfant. Qu'il n'ose plus toucher de peur de la brusquer, de provoquer l'une de ses crises ou... pire.  

Les traits durcis par l'agonie silencieuse de ces derniers mois s'assouplissent doucement quand il pose les yeux sur le nourrisson endormi dans son berceau. Un mouvement de balancier, lent, a plongé le petit bonhomme dans un sommeil profond. Kenan laisse glisser deux doigts sur la minuscule main d'Emrys et un sourire paisible s’empare de ses lèvres.

Dans le coin de la pièce, allongée sur son coussin, Datrix le fixe d'une manière trop intense. Elle est raide, prête à bondir, tendue. Le cœur du sorcier manque un battement. La lourdeur prend son sens, sans doute.
« Erzsébet ? » Évidemment qu'aucun son ne lui fait réponse. Kenan se rue en direction de la cave, manque trébucher en sautant une volée de marches plus qu'en ne la descendant. Malgré leurs difficultés, malgré cette distance qui semble s'être imposée dans leur vie telle une fatalité, il la connaît. Comme elle le connaît. Il n'a pas eu besoin de se demander où elle pourrait être, il a juste suivi son instinct, le peu qu'il ne s'acharne pas à contenir.
C'est le sang qui l'alarme, d'abord. Puis la condition de Sissi, cette fatigue qui transpire de tout son être. Il ravale la nausée, enchaîne la pression insidieuse qui se fraie un chemin jusqu'à sa gorge et fait mourir le gémissement qui manque lui échapper. Avec toute la lourdeur du monde, il s'écrase sur le sol, que ses genoux percutent violemment. Et, lentement, il tend la main pour enserrer légèrement l'épaule de son épouse, comme on ferait renifler sa paume à un animal sauvage, par réflexe. Elle n'est pas en état de refuser qu'il s'approche, cela dit. C'est même avec une certaine douceur qu'elle laisse aller son corps contre celui du sorcier, quand il l'attire à lui. « Je veux pas.. je veux plus, Kenan.. »  Ce n'est qu'un murmure mais il lui arrache une profonde douleur qui vrille son être tout entier. Il ne comprend pas, il saisit simplement le mal qui la ronge, le mal qu'il provoque, qu'il laisse délibérément s'abattre sur elle pendant qu'il fuit le sien. Le souffle se saccade, alors qu'il cherche ses mots. « Si tu ne veux plus de moi, tu dois me le dire.. tu dois me .. » Il aurait voulu sursauter, il aurait voulu protester, choqué qu'il était que de telles paroles s'échappent, alors qu'elle s'agrippe à sa chemise, comme elle peut, dans sa détresse. La phrase meurt dans un sanglot et Kenan laisse son cœur s'ouvrir et se répandre sur le sol, en écho. « Erzsébet, je... » Il n'y arrive pas, la gorge se serre et empêche les sons de sortir. « Tu rentres tard, t’es pas là.. si tu as quelqu’un d’autre.. » Elle ne peut pas savoir, elle ne fait qu'extérioriser. Il n'a pas le droit de lui en vouloir. Et pourtant il lui en veut, un peu, d'avoir ne serait-ce qu'imaginé qu'il puisse la tromper. Égoïste gamin qui peine à affronter ses peurs.
Kenan pose son index sur la bouche de sa femme, supplique silencieuse pour la faire taire. Il colle sa joue à la sienne et murmure au creux de son oreille : « Je suis terriblement désolé... » sans se rendre compte du quiproquo qu'il pouvait causer, simplement parce que c'est ce qu'il voulait lui dire depuis longtemps, ces mots qui ne sortent pas. Sa main glisse instinctivement autour de la nuque de la sorcière, comme s'il avait peur qu'elle recule et s'enfuie. « Je ne suis bon qu'à te faire souffrir, tu mérites tellement mieux. » C'est d'une réponse dont elle a besoin mais les mots meurent sur le bout de la langue, parce qu'il a oublié comment s'en servir.
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Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé d'un mois. Champ Libre :
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L
ente agonie saignant goutte par goutte le coeur meurtri. Lente agonie de celle qui fut autrefois sa princesse, désormais plus qu’une poupée de porcelaine froide et brisée qui se laisse échouer contre le corps masculin. « Je suis terriblement désolé... » murmuré à son oreille, joue contre joue d’un contact qui la rend brusquement malade. Malade d’amour. Il l’a faite taire d’un index contre ses lèvres et il la piège presque contre lui de cette main qui passe contre sa nuque. Il est désolé. Terriblement désolé. Et elle ne ressent rien, pendant de longues minutes. Ou plutôt, elle ne conscientise plus le déferlement émotionnel qui la noie, qui étouffe la moindre réaction. « Je ne suis bon qu'à te faire souffrir, tu mérites tellement mieux. » Le regard dans le vague, elle entend cette voix qui lui paraît si lointaine. Elle se souvient de ce qu’ils ont vécu, de ces promesses faites jusque dans leur épiderme, gravées d’un tatouage en écho. Elle se souvient de ces nuits où il lui avait fait croire qu’elle serait heureuse, où il avait exprimé des sentiments qu’elle juge périssables, à cet instant. Trop périssables. Mensonges et manipulations. Elle se sent à nouveau comme la petite fille désespérée après la trahison de Ludwig, comme la gamine abandonnée dont on se sert, qu’on manipule. Les mots font leur chemin, poison distillé directement dans le coeur. L’immobilité se meut en crispation, se fait tension palpable et le silence se brise sur le ton acide qu’elle prend. « T’as volé ma vie. » L’accusation est aussi tranchante qu’une lame, aussi violente qu’un coup mortel et elle se redresse, lutte contre l’épuisement avec toute la force de cette rancoeur qui la détruit. Elle s’était accrochée des mois durant à ce mari qui ne la regardait plus, pensant qu’une fois l’enfant venu au monde, il reviendrait vers elle mais cet aveu à demi-mot lui indique qu’elle se leurrait, qu’elle ne s’était jamais autant trompée. Elle se relève, la main entaillée laissant une trace de sang sur la pierre, le socle de la gargouille. « J’ai vendu mon nom, j’ai vendu mes inventions. » Le reproche est vif, il est aussi venimeux que le venin de Daksha. Les larmes séchées et le mascara ayant coulé sur ses joues, elle n’est plus que le reflet de cette Sissi qu’il avait tenté d’aider, qu’il avait retrouvée seule, piégée dans ses complexes, ses peurs, sa crainte ultime de le perdre à cause des conventions sociales. Elle n’est plus que le miroir brisé de la sorcière délaissée après de premières fiançailles passées sous silence. L’avait-il seulement jamais aimée ? « J’ai vendu mes convictions pour toi ! Je suis devenue ce que je méprise pour te garder et tu oses me faire ça ?! » Elle est sortie de sa froideur, de sa contenance, loin des colères glaciales qu’elle offrait normalement, sa rage est brulante, papier de verre qui arrache tout sur son passage.

Elle lui tourne le dos, prend appuie contre la table où se trouve encore le couteau qui l’a blessée un peu plus tôt. Elle fixe les bocaux inquiétants et les divers livres posés là, émanations de noirceur. Elle lui en veut. Elle lui en veut de ne pas lui avoir pardonné ses actes après tout ce temps. Elle lui en veut d’avoir souffert cette grossesse presque seule, sans qu’il ne voit combien elle était en détresse, lui si joyeux d’avoir un fils. Leur fils. La pensée la pousse à se redresser à nouveau, à se décoller de son appuie, de la table, pour pivoter. Le couteau est là, au creux de la main qu’elle ne daigne même pas soigner, pointé vers lui. « Tu peux te taper toutes les sorcières faciles d’Angleterre, je m’en fiche. Tu peux en épouser une autre, ça m’est égal. Tu ne m’aimes plus, très bien. Mais n’envisage pas une seule seconde de me séparer d’Emrys, Kenan. » Elle n’a pas sa baguette mais le tranchant de l’objet ne laisse aucun doute sur le fait qu’elle est prête à s’en servir s’il songe ne serait-ce qu’une seconde à la chasser du manoir. « Je ne bougerai pas d’ici sans mon fils. Et je te jure que si tu tentes quoique ce soit, le sort de Mererid sera enviable comparé à ce que je te ferais subir. » Elle brûle de cette haine déraisonnable, viscérale. Elle sait, elle, ce dont sont capables les Rackharrow. Elle sait ce qui est arrivé à la malheureuse épouse d’Alastar. Elle sait qu’un homme peut éliminer une épouse gênante mais elle ne compte pas être de ces faibles qui ne survivent pas, quitte à inverser les choses, quitte à le jeter elle-même de cette falaise pour protéger son enfant. Et ça se voit dans les yeux vairons, combien elle les aime, combien elle a mal d’imaginer son mari entre les bras d’une autre. « Je t’aime. Je t’aime à en crever. Je peux.. je peux continuer à faire croire durant des siècles que tout va bien mais personne, aucune autre femme ne touchera à un cheveu de cet enfant. Ni à l’héritage qu’il sera en droit de réclamer. » La main tendue tremble, comme tout son corps et elle n’y prête pas vraiment attention, ne tenant debout que par cette volonté farouche de se faire entendre, de se défendre, de protéger celui qui dort paisiblement à l’étage. « Pourquoi tu m’as pas simplement dit que tu ne voulais pas d’héritier, Kenan ? Pourquoi tu nous as laissé en arriver là ?! »

SISSI : # 477C64 - DAKSHA : # A8A8A8 - FOURCHELANG : italiques.
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