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Parchemin envoyé Ven 14 Juil - 17:11

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Je suis : Texas-Flood dit "TF" , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 06/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 282 hiboux. J’incarne : Liam Hemsworth , et l’avatar que je porte a été créé par : TF - Astra (codes signa) . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Caïn, le mangemort chasseur badass de créatures magiques Je parle en : #cc9966



Je suis âgé de : 25 ans , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Concepteur et réparateur d'objets magiques pour le Département R&D de l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Célibataire
malle

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Here I stand and here I fell. I fell for it, I messed everything up. It's taking me down, I need fresh air. A light in the dark, to understand what this meant. ft. DREFER RACKHARROW


30 mai 1991.
Allongé de profil il grogne sur son lit de fortune, au beau milieu de ses étagères d’inventions. Il est retourné dans sa planque habituelle, celle de l’Ordre où il a élu domicile, à portée de main de Londres. Bien sûr, après l’attaque, il s’est laissé traîner là où Alexander le voulait, incapable de protester, véritable boule de douleur tremblante qui n’a tout fait pour essayer de ne pas hurler ou gémir. Mais la souffrance avait explosée à peine le transplanage fût achevé. Quand il a été en état, il a accepté les sermons et la colère du Weasley, a vainement tenté de s’expliquer mais au fond il sait pertinemment que personne ne pourrait comprendre. Comment le pourraient-ils lorsque lui-même n’est pas en mesure de réellement comprendre les enjeux de tout ceci ? Certaines plaies, notamment celles de sa cuisse et cheville ont pu cicatriser rapidement par le biais de la magie. Pour celle de son dos en revanche, il a refusé que l’on tente ne serait-ce qu’un episkey sur celle-ci. De toute évidence, ça a probablement été tenté au moins une fois, sans total succès, et Nathaniel a dû faire avec pendant des jours entiers. Quelque part, ça l’a arrangé les premiers jours, car il était tout bonnement incapable de bouger, comme tétanisé par un choc. Il a emmagasiné la nouvelle du honteux secret, tout comme il a emmagasiné le fait d’être passé à une pincée de sel de la mort définitive. Celle qui est promise à tout Phénix qui se respecte.

Alexander a fini par accepter de le laisser, de toute manière avec les derniers évènements pour l’Ordre, entre les explosions, les morts et les différentes attaques personnelles des uns et des autres, il a beaucoup à faire. Nate préfère que le rouquin s’occupe l’esprit à autre chose que de s’inquiéter présentement pour lui. Sa guérison est bien entamée, ne demeure que quelques résidus de souffrance et la plus lourde ironie de toute : avoir mal à un doigt qui n’est plus là. Au moins, par chance, il avait réussi à récupérer sa dent et à la remettre en place par le biais de la magie, c’était toujours ça de gagné. D’un geste lent, il effleure sa mâchoire du bout des doigts, elle craque encore par endroits, douloureuses. Quintus a réussi à la briser dans son dernier coup donné avec force. La peau violacée, il dérive ensuite sa main vers l’entaille de sa joue qui a pour ainsi dire pratiquement disparue et qui ne laissera pas de séquelle visible. Il n’en aura donc qu’une, celle à la verticale que Drefer lui avait laissé en cadeau lors d’un échange à sa boutique.

Enfin, il accepte de se lever, bien décidé à sortir ses fesses de la maison pour aller faire un tour. Il ne fera aucune imprudence aujourd’hui, ne se sent pas spécialement en état de toute manière. Le teint pâle, Nathaniel attrape sa baguette et sa veste qu’il enfile doucement d’une grimace lorsque le cuir vient frotter contre le tissu de son T-shirt au niveau du dos. Lâchant un soupir, il vient masser quelques secondes la plaie cautérisée de son auriculaire manquant et dans un écran de fumée, il disparait. Le Trelawney transplane dans une ruelle déserte du Londres moldu, bien résolu à se faire discret cette fois, s’éloignant de toute magie. Il opte pour un des pubs irlandais de la ville le plus reculé. Les citoyens s’y agglutinent déjà et après s’être rendu au bar pour commander une pinte de bière et un verre de whisky fort connu sous les bons conseils de Pietro, il s’écarte de la foule pour se trouver une table collante dans un coin de la salle. A l’abri des regards et à semi plongé dans l’obscurité, Nate passe gentiment le temps, les musiques typiques résonnant à ses oreilles et donnant un peu de chaleur à cette vie qui se fait parfois si lourde. Bien évidemment, il n’est pas de ceux qui baissent les bras, mais il a le droit à des moments de calme, ou de convalescence dans le cas précis.  

Lentement, le sorcier porte la bière à ses lèvres et il se dit soudainement que la bière au beurre est tout de même bien meilleure en goût. Toutefois, ça fait largement l’affaire et il descend cette dernière à une vitesse assez impressionnante. Dans un peu moins d’un mois, il fêterait ses vingt-cinq ans. Un anniversaire de plus passé sans Leona, et sans possibilité de se rapprocher de sa famille. Il ne voit pas tout de suite la silhouette connue assise à une table en diagonale de la sienne, également tapi dans l’ombre. Ce n’est que lorsqu’un irlandais moldu s’écarte et laisse pleine vision sur ladite table qu’il le voit. Instantanément, Nate se crispe, par réflexe. Par chance Drefer ne l’a pas vu, et il en profite pour se lever discrètement de son siège dans le sincère but de se tirer du bar, laissant son verre de scotch et la moitié de sa bière. A peine a-t-il fait trois pas néanmoins qu’il se fige et se mord la lèvre, mâchoire craquant au passage et lui arrachant une grimace. Il y a quelque chose qu’il veut savoir. Une confirmation essentielle. Alors il fait demi-tour, entendant déjà les avertissements d’Alexander dans sa tête. Il s’avance, attrape sa bière et son verre de scotch, puis vient se mettre assis en face du Rackharrow sans geste brusque.

« Je sais ce que t’as fait. » qu’il lâche d’un ton calme, ses traits tirés posés sur son ennemi juré.  




WILL WE EVER LET IT GO.
I don't want to know what it's like to live without you ☽ I don't want to know who we are without each other. It's just too hard. That broken piece, let it go and unleash all the feelings.



Parchemin envoyé Ven 14 Juil - 17:55

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Je suis : khal , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 19/11/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 162 hiboux. J’incarne : Matthew Daddario , et l’avatar que je porte a été créé par : Texas Flood . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Alexander Weasley Je parle en : lightseagreen



Je suis âgé de : 24 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Bourreau pour le compte du Ministère. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : Célibataire endurci, désespérant ses parents de trouver un jour une fiancée de choix.
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Il ne savait même pas pourquoi il était venu jusqu’ici. Il n’avait d’ailleurs rien à y faire, ce monde n’était clairement pas le sien et il avait mis un temps fou à comprendre que le serveur voulait qu’on le paye quand il lui avait demandé cinq livres pour la bière qu’il tenait entre ses mains. On l’avait regardé comme s’il était une sorte de dégénéré et sans doute l’était-il, pour ces moldus qu’il n’avait jamais fréquentés. L’avantage du lieu était certain… Dans ce bar sombre et planqué tout au fond d’une ruelle, invisible des regards les moins avertis, personne ne viendrait le déranger. Personne ne le reconnaîtrait d’ailleurs et il pourrait boire jusqu’à oublier son propre nom sans que cela ne parvienne aux oreilles de son père. Il avait beau avoir vingt-quatre ans, ce sens du devoir et cette crainte de commettre un impair ne le quitteraient jamais ; on le lui avait enfoncé dans le crâne avec bien trop d’application pour qu’il se permette un jour de l’oublier… Il avait pris son verre, les oreilles envahies par ces musiques traditionnelles irlandaises, bien trop joyeuses pour son état d’esprit un brin morose du jour, s’asseyant dans un renfoncement du pub, choisissant le coin le plus sombre, en adéquation avec sa mine… Il avait trouvé la bière étrangement bonne, lui qui ne jurait d’ordinaire que par un bon bourbon, ses goûts raffinés en matière de whisky étant sans doute l’apanage de ceux de son espèce, ce qui l’avait poussé à en commander une autre puis une autre encore.

Le retour au manoir, quelques jours plus tôt, avait été rude. Quintus avait laissé couler vers lui de longs regards, parfois soupçonneux et parfois jaloux, comme s’il le soupçonnait de quelque chose sans en avoir la moindre preuve. Si Drefer avait joué les innocents, ça n’avait pas vraiment apaisé la colère du Nott d’avoir vu sa proie lui échapper et plus encore, détentrice d’un secret qui pourrait les envoyer tous deux aux portes de l’Enfer. Etait-ce pour ça que son beau-frère avait tenu à lui retirer la marque apposée sur son aine par le phénix, quasiment sitôt de retour chez eux ? Peut-être, peut-être pas. Il l’ignorait encore, le Rackharrow, mais devant son air déterminé, il n’avait pas bronché, s’étant contenté de retrousser le bas de son tee-shirt en serrant les dents. Ça allait être douloureux, il n’en doutait pas et, s’il n’avait pas hurlé, il avait tout de même gémi, malgré ses dents serrées. A la place du « N » désormais, ne restait qu’une trace de brûlure magique encore à vif. Il y avait pensé et repensé maintes et maintes fois depuis, incapable de s’expliquer la raison pour laquelle il avait envoyé Nyssa chercher de l’aide pour le Trelawney. Quand le démon qui volait toujours autour de lui avait cherché à aborder le sujet, Drefer s’était montré outrageusement sec et désagréable, un comportement qu’il n’avait jamais eu avec son Eternel. Elle ne s’en était pas formalisée, la créature, préférant lui laisser un peu de répit et il en avait été reconnaissant, sans le dire… En y repensant, ses doigts se portent machinalement à la plaie qui ceint ses hanches et il grimace sous la douleur, retirant sa main pour se saisir à nouveau de sa chope de bière, en buvant une longue gorgée.

C’est parce que sa vue est à moitié bouchée par son verre qu’il ne voit pas que quelqu’un s’est installé à sa table, juste en face de lui, et son regard cille nerveusement lorsqu’il tombe nez à nez avec le visage tuméfié de Nathaniel. Il a un mouvement de recul, malgré lui, ses prunelles claires cherchant aussitôt machinalement aux alentours, des fois que le Phénix ne soit pas venu seul. Il se demande comment il a bien réussi à le trouver avant de réaliser qu’en fait, il ne l’avait peut-être même pas cherché. Juste le fruit d’un Hasard qui se foutait bien de leur gueule… Il serre les dents, le brun, résistant à l’envie de fuir sur le champ, parce que même s’il connaissait le sang mêlé et savait bien que ce n’était pas vraiment son genre, vouloir sa vengeance après ce qu’ils lui avaient fait était des plus légitime. Il savait surtout que Nathaniel ne prendrait jamais le risque de blesser tous les moldus présents autour d’eux et bien inconscients de ce qui se passait juste sous leurs yeux. « Je sais ce que t’as fait. » Le Rackharrow le fusille du regard. Oh, il sait bien à quoi il fait allusion mais il choisit de jouer les imbéciles ; il n’est pas question d’avouer qu’il l’a aidé à s’échapper au nez et à la barbe de Quintus Nott. Ses lèvres se retroussent en un sourire carnassier tandis qu’il répond, visiblement tendu. « J’ai fait tellement de choses, Trelawney… » Il joue les braves mais, tout dans son attitude, démontre le contraire. « Je t’ai frappé, séquestré, torturé… Et il y a encore quelques jours, je t’ai presque tué… » Mensonge éhonté auquel Nathaniel ne se laisserait pas prendre, il le savait. Il avait au moins le mérite d’essayer, passant volontairement sous silence qu’ils avaient fait bien plus que simplement se taper dessus… « Qu’est-ce que tu fous là ? » qu’il lâche entre ses lèvres pincées. Il ne parlait pas du bar mais de sa table, en particulier. Pourquoi avait-il fallu qu’il choisisse de s’asseoir juste en face de lui, hein ? Le regard du brun glisse le long de son verre, avisant l’auriculaire manquant à la main de son ennemi juré, serrant les dents de plus belle et refusant de relever la tête vers lui, soudainement fasciné par l’ambré de sa bière. « C’est plein de moldus ici, t’as choisi le mauvais endroit pour une revanche, si c’est ce que tu cherches… » Il en doutait sérieusement. A en voir sa façon de se tenir, Nathaniel ne devait pas être en état pour grand-chose et, au vu de l’alcool ingéré, Drefer ne l’était pas plus…



OUT OF THE SHADOW
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Parchemin envoyé Ven 14 Juil - 18:55

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Il ignore que la marque faite à Drefer a disparue. Que Quintus a eu la gentillesse et la grande jalousie possessive de tout faire pour que le N n’apparaisse plus sur le derme du Rackharrow. Au fond, il s’en balance bien Nate, de leur petite affaire de cul. Ce n’est pas de lui qu’ils doivent s’inquiéter mais bel et bien d’Alexander. Le Weasley aurait nettement moins de scrupule à faire éclater ce secret au grand jour s’il le voulait. Nathaniel n’est pas idiot, il devine parfaitement que si le rouquin ne l’a pas encore fait, c’est parce qu’il attend le moment propice, celui où il n’aura d’autre choix que de se servir de cette information pour marchander. Si le chantage ne fonctionne pas, alors il ne se gênerait pas pour en révéler purement et simplement ladite honte. Car il n’y aurait pire fardeau pour des mangemorts de sang pur d’être considérés comme des parias. La chose est pour ainsi dire assez mal vue chez les sorciers de bonnes familles. C’est parce qu’il sait tout cela que le voyant ne compte pas dire quoi que ce soit. Il a beau détesté Drefer, il ne souhaite pas que mal lui soit fait par quelqu’un d’autre que lui. Par autre chose que sa propre main. Installé en face du Rackharrow, à une distance raisonnable, leurs visages seulement éclairés par de brèves lampes imitant les reflets tamisés des bougies, le Trelawney a profité du fait que le mangemort ne le regarde pas pour venir s’asseoir. Nul besoin de salutations entre eux, rares sont les fois en définitive où ils ont pris le temps de se dire bonjour. Il entre dans le vif du sujet, pinte de bière et verre de whisky posés devant lui, au milieu d’autres pintes bien vides. Il ne sait pas ce qu’il se passe, mais autant dire que l’ancien Serdaigle avait une sacré descente.

Parler lui en coûte encore à cause de sa mâchoire, mais il se fait violence, car il n’a pas le choix. S’il faut, il se contentera du strict minimum pour faire résonner sa voix, mais pour l’heure, comme il le lui indique, il sait pertinemment ce qu’il a fait ce jour-là, ou plutôt, il le devine. A n’en pas douter, Drefer n’a pas l’air ravi de le voir, mais il a beau le fusiller du regard, cela fait bien longtemps maintenant que Nate n’est plus impressionné. Et il n’a toujours accordé que peu d’importance à ses airs mauvais. Ça ne l’a jamais empêché d’aller lui en foutre une quand il en avait envie, et réciproquement d’ailleurs. Le mangemort a beau se darder de son sourire habituel qui est censé le faire passer pour un sorcier définitivement hautain, le voyant ne l’écoute presque qu’à demi-mots. Il le sent un peu las, sans pouvoir être certain que ce soit vraiment le cas. Sans doute le sont-ils un peu, tous les deux, pour des raisons qui leur sont propres. Je t’ai frappé, séquestré, torturé… Et il y a encore quelques jours, je t’ai presque tué… Séquestré, oui. Depuis ce fameux jour il a commencé à filer de travers à son sujet. Il pensait avoir survécu à la manipulation et aux enjeux de cette séance de torture, mais le fait est que quelque chose s’est tout de même cassé au creux de sa caboche, à moins que n’ait été qu’une sorte de révélation. Il n’en sait rien, attrape son verre et boit une gorgée de bière pour contrer les images de la vision qu’il avait eu cette fois-là. L’air brave que Drefer se donne, Nathaniel ne l’achète pas une seule seconde. Il le connait sûrement bien trop pour ça dorénavant.

« Tu ne m’as pas tué. » qu’il prononce après avoir reposé sa pinte de bière et reposant ses prunelles bleues dans les siennes. C’est bien là tout le fond de son interrogation. « Tu as fait tout le contraire. ».

Du bout des doigts de sa main mutilée, il effleure chaque côté de sa mâchoire en fermant les yeux temporairement. Les traits crispés, il la déplace ensuite doucement de gauche à droite jusqu’à ce qu’elle craque. Voilà à quoi il en réduit pour encore quelques jours. Tout ça parce qu’ils ont… Qu’est-ce que tu fous là ? Nathaniel ne répond pas, suivant le regard du Rackharrow vers sa main au doigt manquant sagement posée contre la pinte fraîche. Etonnamment, ça fait du bien à la douleur qui le lance souvent. Cela ne fait que confirmer ce qu’il pense déjà : Drefer fait le fier mais n’en pense pas moins. Si quelque chose a cassé chez le Trelawney, il semble en être de même chez le mangemort. Peut-être qu’au fond ils ne se détestent pas autant qu’ils s’évertuent à le penser. Peut-être que dans d’autres circonstances, ils auraient tout bonnement pu s’entendre. C’est plein de moldus ici, t’as choisi le mauvais endroit pour une revanche, si c’est ce que tu cherches… Il se met à ricaner, les yeux soudainement rivés sur le fond de sa bière à l’image du Rackharrow. Puis, il les relève afin de le scruter. Il a les traits tirés de fatigue et à en juger par tous les verres vides qui traînent, son vis-à-vis n’est pas loin de se mettre à chanceler quand il décidera de se lever.

« Comme toi. ». Il porte le liquide à ses lèvres. « Je suis venu boire un verre, normalement loin de tout. ». Et surtout de toi. Mais à en juger par la situation, c’était peine perdue que d’espérer boire un verre tranquille et seul. Drefer est comme une ombre qui le suit constamment, même quand il ne le veut pas. « Je doute toutefois d’être en mesure de te rattraper sur ce terrain, tu as presque rempli la table de verres vides à toi tout seul. ». Sur le moment, il se demande même comment diable le mangemort tient encore debout, mais il garde sa réflexion sous silence, se massant une nouvelle fois la mâchoire. « Pourquoi t’as fait appeler un phénix, Drefer ? ». Nate ne fronce pas les sourcils, il n’a aucune animosité sur son visage, c’est une simple question. Une chose qu’il veut comprendre. Pourquoi Merlin a-t-il fait une chose pareille ? « Il était à deux doigts de me tuer, tu crois que j’ai pas compris ce que tu as essayé de faire sur les dernières minutes ? ». La diversion. Vision traumatique qui resterait à vie dans sa boîte crânienne, certes… Mais une diversion tout de même. D’un coup il se crispe, le Trelawney et s’enfonce dans son siège en redressant son dos. Il souffle en se mordant la lèvre et sa main valide attrape l’autre. « Merde. » qu’il grince des dents en fronçant cette fois-ci les sourcils. Il n’y a rien de pire que les douleurs d’un membre fantôme.





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Parchemin envoyé Sam 15 Juil - 22:38

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« Tu ne m’as pas tué. Tu as fait tout le contraire. » Il ne confirme ni n’infirme ce qu’il vient de dire, se contentant de garder ce masque de neutralité qu’il tentait d’arborer en sa présence, sans grand succès. Il n’avait jamais réussi à feindre l’indifférence en sa présence, même si, généralement, les sentiments qu’il lui inspirait étaient davantage de l’ordre de la haine que d’autre chose. Il finit par lui demander ce qu’il fout là, à défaut de l’interroger sur ce qu’il veut, parce qu’il ne sait pas quoi dire d’autre et qu’il cherche des explications là où il n’y a que de violentes coïncidences... « Comme toi. » Il fronce les sourcils, le mangemort. Comme lui ? Qui était-il, lui, pour oser prétendre connaître ses intentions et ses envies ? « Je suis venu boire un verre, normalement loin de tout. » Il baisse le regard, esquissant une moue ennuyée. Nathaniel le connaissait vraisemblablement mieux qu’il ne l’aurait souhaité mais il n’y pouvait rien. Ils avaient passé tellement de temps à se tourner autour qu’ils savaient tout l’un de l’autre… « Je doute toutefois d’être en mesure de te rattraper sur ce terrain, tu as presque rempli la table de verres vides à toi tout seul. » Il reporte son attention sur lui, le regardant se masser la mâchoire en se disant intérieurement qu’il exagère mais ses prunelles vertes balayent la table et il doit reconnaitre qu’il y a bien plus de verres qu’il ne se souvient en avoir bu. Il ferme les yeux quelques secondes, se massant la tempe. Maintenant qu’il y pense, il a un peu mal à la tête… « Pourquoi t’as fait appeler un phénix, Drefer ? » La question lui fait rouvrir les paupières, ses prunelles assassines se dardant dans les siennes. Quoi ? Il n’avait pas encore compris ce qu’il lui avait dit ? Il gronde, le bourreau, peu désireux qu’on le ramène sur ce terrain une fois de plus. C’était un jeu dangereux que de sous-entendre qu’il l’avait sauvé ; c’était le rendre coupable de traitrise envers les mangemorts et ça pouvait lui valoir la mort... « Il était à deux doigts de me tuer, tu crois que j’ai pas compris ce que tu as essayé de faire sur les dernières minutes ? » Le brun a un geste agacé, envoyant presque valser un verre vide au passage, pour balayer ses questions. Ferme-la… Il gronde comme un animal en colère, s’arrêtant net quand il l’entend gémir en se saisissant de sa main blessée. Une lueur inquiète passe dans ses iris mais il la dissimule bien vite en plongeant ses lèvres dans son verre, le finissant d’une traite. Il se sent un peu nauséeux mais il ne le dira pas. La faiblesse n’est pas quelque chose qu’il a envie de lui montrer… « Merde. » Son regard croise celui du blond un bref instant, le sondant avant de poursuivre. « Quintus était là tout le temps, tu ne crois pas qu’il m’aurait enterré vivant à tes côtés si j’avais eu la stupidité de faire appeler quelqu’un pour toi ? » Il a presque l’air convaincant mais sans doute le Trelawney ne s’y laisserait il pas prendre. Après tout, il n’était pas idiot et il le connaissait à la perfection, pour son plus grand malheur… « Je ne sais pas ce que tu as cru voir mais tu te plantes complétement… » Il détourne le regard, ses joues prenant une teinte rosée, trahissant ses mensonges, comme souvent. Bien sûr, si on le lui demandait, il blâmerait l’alcool ingurgité. « Va falloir que tu te mettes dans la tête que je ne suis pas ton ami, Trelawney ! » Ses doigts viennent attraper le poignet de sa main valide, avec plus de rapidité qu’on ne l’aurait attendu d’un mec un peu trop ivre, tirant sur son bras pour le forcer à se pencher par-dessus la table. Il serre les dents, plongeant son regard assassin dans le sien, lui offrant toute la rage qui l’habite, toute la douleur aussi. « Est-ce qu’il faut que je te coupe un doigt, moi aussi, pour que tu l’imprimes dans ton crâne ? » Il réalise que ses phalanges sont refermées sur sa peau et il marque un instant de silence avant de repousser brusquement sa main, se laissant retomber contre le dossier de sa chaise, un air boudeur sur le visage. « J’en ai assez, je me tire… » Et joignant la parole au geste, il se lève un peu trop vite, vacillant sur place et se rattrapant au pilier derrière lui. Il ne s’en formalise même pas, titubant jusqu’à la sortie, heurtant tout et tous ceux qui se trouvent sur son passage, poussant la porte. L’air frais qui lui cingle le visage a au moins le mérite de le revigorer un peu, à défaut de le dessoûler, et il aspire l’oxygène à grande goulée. S’il avance, s’éloignant un peu du brouhaha du pub, il est incapable d’aller bien loin, encore moins de transplaner, alors il se laisse retomber assis sur le rebord d’un trottoir, la tête dans les mains… Fuck all this shit…



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Parchemin envoyé Dim 16 Juil - 13:52

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Il est conscient de ce qu’il sous-entend et de la gravité de ce qu’une telle information pourrait avoir. C’est à croire que les choses prennent une tournure différente pour eux deux ces derniers temps. Il suffit de voir où le vent les a mené, bien loin des confrontations de Poudlard. Leurs combats n’ont fait que monter crescendo, jusqu’à la torture fatidique. La violence a finalement atteint son paroxysme pour redescendre subitement comme un soufflet, ne leur laissant plus que le besoin de ne pas voir l’autre mourir. Car si Nathaniel est conscient qu’il doit sa vie au Rackharrow, il n’en demeure pas moins qu’il lui a encore une fois rendu la pareille ce jour-là, en arrêtant le geste du Weasley. Au bord du malaise il avait trouvé la force de l’empêcher d’aller plus loin, parce qu’il ne voulait pas que mal soit fait. L’on ne peut pas dire que ce soit spécialement par bonté de cœur, quand bien même le Trelawney ne soit pas de ceux qui tuent en règle générale. Au fond, Nate ne parvient plus vraiment à définir leur lien, la relation qui les lie. Il y a toujours cette colère sourde et cette haine qui semble être viscérale, mais tout est devenu plus compliqué, comme si le phénix s’était en quelques sortes attaché au mangemort. Ca lui hérisse les poils et il ne l’admettra probablement pas devant lui, mais ce n’est là qu’une vérité qu’il ne peut nier. Au-delà de tout ce qui leur est arrivé, Drefer est, avec Artemis, l’une de ses plus vieilles connaissances. Que le Rackharrow se mette à nier l’évidence, le voyant n’en avait rien à faire, les faits sont là, ils se connaissent depuis trop longtemps pour ne pas savoir énormément de choses les concernant l’un l’autre.

Le temps d’un instant, le sorcier se demande ce que le mangemort est venu réellement faire ici. A en juger par la quantité de verres ingurgités qu’il compte sur la table, tel qu’il le lui fait remarquer, Drefer souhaite oublier quelque chose, mais quoi ? Sa relation compliquée avec Quintus peut-être ? Nate n’est pas fou, s’il n’en a strictement rien à faire, il ne peut toutefois pas oublier les images ou même s’empêcher d’imaginer la complexité de la chose. Ils vivent dans le même manoir de ce qu’il a cru entendre… Balayant cette pensée au moment où les émeraudes accusatrices se posent dans ses billes bleues, le phénix demeure immobile, jonglant avec sa mâchoire encore défaillante et ses problèmes de convalescents. Le Rackharrow sait pourtant qu’il n’est pas du genre à exprimer une douleur facilement, et à en juger par la sorte de gêne qui traverse l’attitude du brun, il n’y est pas totalement indifférent. Après ça, il oserait prétendre que rien n’avait changé entre eux… Conscient que la question dérange, le voyant ne baisse néanmoins pas les yeux, le scrutant avec sérieux et attention. Il veut vraiment comprendre pourquoi il a fait une chose pareille quand il aurait tout bonnement pu laisser le lieutenant le tuer. Par jalousie, certes. Mais le tuer tout de même. Il est parfaitement conscient du fait que Drefer a tout tenté pour lui faire gagner du temps dans le maigre espoir qu’il puisse prendre la fuite, ou pour qu’Alex puisse arriver. C’est un détail qu’il a remué et remué, encore et encore tandis qu’il était coincé dans son lit et condamné à ne parler que le strict minimum, voire même pas du tout les premiers jours. Le Weasley avait donc eu tout le loisir de l’enguirlander à maintes reprises.

Il gronde, le mangemort, comme il sait si bien le faire. Un grondement qui n’effraie pas le moins du monde Nathaniel. Un grondement qui ne fait que montrer un agacement certain car la question dérange. C’est de cette manière que Nate sait qu’il appuie sur un point sensible et qu’il fait mouche. Il a appris à lire entre les lignes et les mimiques de Drefer depuis de nombreuses années maintenant. On ne l’y prendra plus. Pris d’une lancée dans sa main, lot quotidien contre lequel il lutte à cause de son doigt manquant, le phénix s’enfonce dans son siège en lâchant un juron, fermant les paupières quelques secondes et crispant sans doute un peu trop la mâchoire. Il ne voit pas la lueur d’inquiétude qui passe dans les billes de son ennemi, et au fond, il ne l’aurait pas comprise. Lorsqu’il rouvre les yeux, il a déjà terminé son énième bière et se met à parler de ce ton détaché qu’il sait si bien prendre. Comme si rien n’avait d’importance. Quintus était là tout le temps, tu ne crois pas qu’il m’aurait enterré vivant à tes côtés si j’avais eu la stupidité de faire appeler quelqu’un pour toi ? Un autre que lui y aurait forcément cru, et intérieurement, Nate ne peut s’empêcher d’avoir une légère pointe de doute. Bien sûr que cela serait vu comme une immense trahison aux yeux des mangemorts et qu’il risquait gros, mais avec ce qu’il s’était passé dans cette maison abandonnée ce jour-là, ils risquaient déjà tous deux la potence alors… Une main tendue de plus ou de moins ne faisait plus grande différence. Qu’il est drôle de voir qu’en fin de compte, un mangemort et un phénix soient obligés de partager et garder un secret rapprochant les deux camps. Tu te plantes complètement. Lèvres pincées, le Trelawney appuie sur sa main douloureuse pour contrer les effets du membre fantôme sans quitter le Rackharrow du regard. Le voir détourner la tête est un signe qui ne le trompe pas, preuve évidente pour quiconque le connait bien qu’il tente de camoufler ce qu’il s’est vraiment passé. Le rosissement de ses joues, en revanche, il l’assimile à l’alcool et non à la trahison de ses mensonges. « Bien sûr… C’est évident que je me trompe… » qu’il lâche dans un souffle et avec une pointe d’ironie, prouvant clairement qu’il n’est pas idiot, ni même totalement dupe.  

Va falloir que tu te mettes dans la tête que je ne suis pas ton ami, Trelawney !

Haussant le ton, Nate ne peut s’empêcher de tressaillir en entendant les mots, Drefer se saisissant avec plus de rapidité qu’il ne l’aurait imaginé de son poignet et attirant de force sa main valide sur la table, le forçant à se pencher en avant. La réaction est instantanée, le voyant fronce les sourcils et plonge ses billes bleues dans les prunelles de l’ancien Serdaigle. Le mangemort tire sur son bras et le phénix pourrait presque jurer sentir les effluves d’alcool émaner de son souffle. La main qui tient fermement son poignet est aussi brûlante que la braise elle-même, mais Nathaniel ne sourcille pas, son organe vital battant subitement à ses tempes sous l’adrénaline qui est venue s’insinuer dans ses veines à la vitesse d’un serpent en chasse. La rage, il la lit dans ses yeux. Entre eux ça a toujours été une question de regards. Qu’est-ce que tu cherches à oublier, Drefer ? est la question qui se met à passer en boucle dans l’esprit du voyant qui cherche encore à lire entre les lignes comme le ferait n’importe quelle diseuse de bonne aventure. Est-ce qu’il faut que je te coupe un doigt, moi aussi, pour que tu l’imprimes dans ton crâne ? Nate a beau faire un effort, il ne parvient pas à croire qu’il soit capable de le faire. Enfin… Bien sûr qu’en tant que bourreau c’est la chose la plus facile et évidente à exécuter, mais à cet instant très précis, le jeune sorcier ne peut se résoudre à croire qu’il le ferait. Le cœur battant la chamade, il se retrouve bien incapable de rétorquer quoi que ce soit, et de toute évidence il n’aurait pas eu le temps de dire quoi que ce soit puisque le mangemort le repousse déjà en se rendant compte du contact qui les lie, pour mieux s’enfoncer dans son siège d’un air contrarié. Perturbé, le Trelawney n’a d’autre choix que de le regarder prononcer d’un ton ferme qu’il se tire d’ici. A peine cherche-t-il à se lever que Drefer chancelle dangereusement et manque de se casser la figure, purement et simplement, dévoilant au passage sa peau au niveau du flanc. Une marque de brûlure attire l’attention du phénix mais il ne semble pas le relever plus que cela.  

Il hésite un instant, Nathaniel, se contentant d’observer la silhouette titubante du Rackharrow se diriger vers la sortie. Il n’a en aucun cas le besoin de le suivre, ils se sont retrouvés là par hasard. Lâchant un profond soupir, il termine de vider sa bière et son verre de scotch cul sec. « Par Merlin… » qu’il maugrée encore avant de se lever à son tour pour prendre la direction de la porte. S’il avance d’un rythme soutenu, la plaie dans son dos lui fait souffrir le martyr mais il ne s’en formalise pas. L’air frais lui explose littéralement au visage quand il tourne la tête à droite puis à gauche, ne tardant pas à retrouver la silhouette familière de Drefer, assis sur le bord d’un trottoir. Il ne l’avouera pas, mais le voir ainsi a le don de lui faire un pincement au cœur, quand bien même il ignore totalement ce qui peut bien tracasser l’esprit déjà bien assez torturé du mangemort. Lentement, il s’avance et se laisse tomber assis à ses côtés, bras croisés posés sur ses genoux. « J’ai pas besoin que tu me coupes un doigt, je le sais déjà. ». Il parle d’un ton sans doute un peu trop las mais ce n’est que pure vérité. « Je sais pertinemment qu’avec toi étant ce que tu es, et moi-même étant ce que je suis, il est impossible d’espérer une quelconque amitié. ». Alors pourquoi est-ce que soudainement ça  a l’air de le contrarier autant ? Baissant les yeux sur ses mains, Nathaniel hausse machinalement des épaules, comme pour tenter de se voiler le face, mais le fait est qu’au-delà de leurs sangs respectifs, il l’apprécie plutôt bien, cet abruti de Rackharrow. « Ce serait bien trop dangereux, pas vrai ? » qu’il prononce alors avant de se murer dans le silence, le laissant ainsi tomber entre eux pour plusieurs longues secondes. Nul ne sait en définitive si c’est la faute à l’alcool ou non, il pourrait toujours la blâmer, comme Drefer, mais il se sent soudainement l’envie de parler. Pas parler pour ne rien dire comme ils savent le faire lorsqu’ils se cherchent et se piquent, non. Parler pour dire justement. Sans doute est-ce pour cette raison que, fixant le mur de brique de l’autre côté de la rue sombre, il reprend la parole. « Leona est morte. ».




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Parchemin envoyé Dim 16 Juil - 16:16

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Je suis : khal , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 19/11/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 162 hiboux. J’incarne : Matthew Daddario , et l’avatar que je porte a été créé par : Texas Flood . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Alexander Weasley Je parle en : lightseagreen



Je suis âgé de : 24 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Bourreau pour le compte du Ministère. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : Célibataire endurci, désespérant ses parents de trouver un jour une fiancée de choix.
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Il n’a pas l’intention de rester là bien longtemps ; il se contentera de respirer un peu, histoire que le vent frais le dégrise naturellement, et puis il rentrera chez lui, prendre une douche glacée. Il n’avait besoin de rien d’autre que ça. Il n’avait pas besoin de penser qu’entre les mêmes murs, Quintus dormait aux côtés de Mererid quand il aurait dû être aux siens. Ses doigts se portent à ses temps, sa tête est tellement douloureuse qu’il ne s’étonnerait même pas qu’elle finisse par exploser. Encore plus quand il réalise que le Trelawney l’a suivi jusque dehors. Pour quelqu’un qui ne devait pas avoir la moindre envie de le revoir, il était bien insistant, au final. Le brun ne le regarde pas, ses prunelles fixées sur le caniveau, mais il reconnaît ses chaussures et sa démarche avec une facilité déconcertante. « J’ai pas besoin que tu me coupes un doigt, je le sais déjà. » Il n’était pas aussi stupide qu’il en avait l’air, alors, au fond… Peut-être qu’ils étaient simplement deux crétins indécis et qu’ils auraient dû en finir il y avait déjà de cela des années. Avant que leur relation ne devienne quelque chose d’affreusement plus tordue et d’infiniment plus complexe, avant qu’elle ne les pousse à froisser les mêmes draps crasseux ensemble… « Je sais pertinemment qu’avec toi étant ce que tu es, et moi-même étant ce que je suis, il est impossible d’espérer une quelconque amitié. » Le brun laisse échapper un grondement à peine audible avant qu’il ne se mue en un ricanement purement ironique. Oh non, ils n’étaient pas amis, mais étaient-ils encore vraiment des ennemis, au final ? Sa loyauté envers les mangemorts lui faisait défaut quand ça en venait à Nathaniel et c’était quelque chose de dangereux… « Ce serait bien trop dangereux, pas vrai ? » « Ça l’est déjà, Trelawney… » qu’il réplique du tac au tac, au cas où il soit le seul à ne pas l’avoir remarqué. « Je ne pourrais pas te sauver à chaque fois… » Il confesse enfin à demi-mots qu’il a bien fait chercher quelqu’un pour l’aider, même s’il ne dira pas comment il a réussi ce tour, sans se faire surprendre. Nyssa avait été d’une aide précieuse, mais il ne pouvait parler d’elle à personne… Un silence plane un instant entre eux, que même les cris des fêtards et le cliquettement incessant du lampadaire défectueux, qui éclaire leur coin de trottoir d’une intermittente lumière blafarde, ne suffisent pas à briser. « Leona est morte. » Le mangemort relève brusquement la tête, sans comprendre, ses prunelles venant aussitôt sonder celles du Phénix, à la recherche d’un mensonge, même s’il ne comprend pas bien pourquoi il mentirait à propos de quelque chose d’aussi cruel. « Qu’est-ce que tu racontes ? Je l’ai vue au bal… » qu’il réplique presque du tac au tac, sans réaliser qu’il n’avait vu qu’un ersatz de la vraie Leona. « Je l’aurais su, si elle avait été tuée… » qu’il poursuit, cherchant à s’en convaincre. Comment aurait-il pu passer à côté d’une telle information ? Mais… en même temps, lui reviennent en mémoire les paroles du Phénix quand il avait osé menacer sa sœur, lors de sa séance de torture. Il en avait parlé avec une telle… précision… Il réalise soudain qu’il ne lui a pas menti et son cœur manque un battement. Il lui suffit de s’imaginer perdre Mererid pour comprendre la douleur qu’il a pu éprouver, celle qui doit l’étreindre encore, celle qui ne le quittera jamais. « Je suis désolé… Je l’ignorais… » Qu’est-ce qu’ils faisaient au juste, ces deux types sensés se battre à la mort l’un contre l’autre, assis là, sur un trottoir humide, à se confier comme s’ils étaient en thérapie ? Il l’ignore, le brun, mais il ne cherche plus à comprendre. Surtout pas… « Je ne peux qu’imaginer la douleur que ça apporte… » Sa main vient maladroitement tapoter son dos en signe de réconfort, même si c’est vraiment malaisé et pas franchement très naturel… Il n’ose pas vraiment faire plus que ça… Ce n’était pas vraiment à lui de le consoler, après tout… Son aine se dévoile un peu mais il le réalise rapidement, retirant sa main pour tirer sur sa chemise et dissimuler la brûlure encore vive, un air renfrogné sur le visage. « Je crois que j’ai pas encore assez bu pour écouter tes états d’âme, Trelawney… » Ce n’était pas un reproche, juste une constatation. Il ne savait pas comment réagir, il ne savait pas quoi lui dire et un peu plus d’alcool lui aurait sans doute donné davantage d’aisance. Peut-être trop, à la réflexion. « Je ne peux pas rester là, Nate… C’est trop dangereux… » Quartier moldu ou pas, si on les surprenait, ils étaient tous les deux morts, à n’en pas douter. Le Rackharrow, surtout… Les mangemorts n’étaient pas connus pour pardonner les erreurs de parcours, encore moins quand elles étaient aussi flagrantes…



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Parchemin envoyé Dim 16 Juil - 21:49

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Je suis : Texas-Flood dit "TF" , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 06/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 282 hiboux. J’incarne : Liam Hemsworth , et l’avatar que je porte a été créé par : TF - Astra (codes signa) . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Caïn, le mangemort chasseur badass de créatures magiques Je parle en : #cc9966



Je suis âgé de : 25 ans , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Concepteur et réparateur d'objets magiques pour le Département R&D de l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Célibataire
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A l’image de Drefer, le phénix ne compte pas rester bien longtemps. Il était venu pour boire un verre, et son état ne lui permet pas spécialement de rester dehors pendant autant de temps qu’il le souhaiterait. Il a décidé de ne pas se montrer trop imprudent. Il ne veut pas contrarier Alexander encore une fois. Il lui a déjà causé assez d’inquiétude comme ça. Comment expliquer alors que, pour quelqu’un qui ne souhaite pas la présence du Rackharrow à ses côtés, il ait la subite envie de le suivre pour s’assurer que cet idiot ne tomberait pas dans un caniveau ? Car c’est bien là l’excuse qu’il se donne, tout comme il met ce besoin contradictoire sur le compte de l’alcool ingurgité. Il fallait dire que la pinte de bière était immense et que boire du whisky pur irlandais cul sec n’aide en aucun cas le cerveau à filer droit. Depuis toujours leur lien est compliqué, basé sur la haine pure et dure, une telle tension perpétuelle que le jour où cette dernière a décidé de craquer elle les a tout bonnement attiré dans un même lit. S’il a tendance à balayer les images d’un revers de main, Nathaniel ne pourra jamais oublier. Passer à autre chose, il l’a déjà fait, mais il n’oubliera jamais. Depuis la torture privée de Drefer et ce qui s’en est suivi dans cette maison abandonnée, leur relation est devenue encore plus compliquée. Impossible à mettre sur une échelle du bien ou du mal. Ce n’est probablement plus de la haine, mais ce n’est pas non plus de l’amitié, quand bien même Nate pourrait vouloir se raccrocher à cette idée pour une raison des plus méconnues. Une raison que lui-même ne comprend pas, mais qu’il pense déceler comme un moyen de combler le vide. Ce vide qui le ramène inlassablement à la disparition tragique de sa jumelle et de son cœur qui en a pris un coup. Voilà pourquoi il répond très clairement à l’ancien Serdaigle qu’il ne s’attend pas à de l’amitié, il n’est pas fou. Un mangemort et un phénix… Qui s’apprécient. Ce serait tout de même la meilleure blague de l’année, non ? Et ce serait surtout bien trop dangereux pour eux deux, que Nate ironise, ne s’attendant pas à ce que le mangemort réponde du tac au tac. Ca l’est déjà. Il hoche la tête, le voyant, avant de poser ses prunelles sur son voisin en pinçant les lèvres. Les preuves sont là, et il en porte même les stigmates sur lui. Il n’a pas perdu un doigt pour rien. Bien décidé à se murer dans le silence, ce sont finalement les mots du Rackharrow qui l’obligent à tourner définitivement la tête vers lui d’un air un tantinet surpris. Ainsi il avouait ? Sentant son cœur se mettre à battre la chamade, le Trelawney n’est pas certain de ce qu’il est supposé comprendre, en revanche les mots sont très clairs. Je ne pourrais pas te sauver à chaque fois…

Pour peu, il serait capable d’en sourire Nathaniel. C’est bien la première fois que Drefer s’ouvre comme un livre ouvert avec sa personne. Ses mots forment bien plus qu’une vulgaire phrase. Ils ne font que confirmer ce qu’il soupçonne déjà. Il ne veut pas sa mort. Pour la même raison que lui, celle qui est floue et impossible à mettre en paroles. Ce n’est pas de la haine, ce n’est pas de l’amitié et c’est encore moins de l’amour. C’est encore autre chose. Il ne répond rien, le silence et son regard s’en sont chargés pour lui. Ses prunelles se perdent sur la vision du mur en face d’eux et finalement, lui aussi décide de s’ouvrir un peu, bien qu’ils se connaissent plus qu’ils ne le pensent. Il se libère d’un poids qu’il a toujours porté et qui jusque-là n’avait été dit qu’à Artemis et à elle-seule. Même les membres de l’Ordre ne pouvaient être au courant jusqu’à maintenant. Jusqu’à ce que Charlotte ne soit en mesure de s’enfuir et de se mettre à l’abri. Avec sa mise en sécurité, c’est la possibilité pour lui d’assumer le deuil officiel de sa jumelle et de le revendiquer en public. La possibilité pour lui de ne plus avoir à mentir en faisant croire au monde que sa sœur était toujours là quand son cœur est désespérément vide.

La première fois qu’il a sous-entendu ce vide auprès de Drefer, c’était lors de sa fameuse tentative de vengeance qui a fini en toute autre chose. C’est ce jour-là qu’il a décrit avec exactitude la sensation qui lui broyait les tripes. Voir le mangemort relever la tête d’un geste rapide et sentir son regard sur lui ne le surprend pas. Il a lâché la bombe à un mangemort, mais pas n’importe lequel. Il en parle avant tout parce qu’il sait qu’il est l’un des rares à même de le comprendre. Qu’est-ce que tu racontes ? Je l’ai vue au bal… Nate ne détourne pas les yeux du mur et déglutit. Je l’aurais su, si elle avait été tuée… Un léger ricanement nerveux s’échappe du fond de la gorge du Trelawney avant que celui-ci ne daigne enfin tourner la tête et poser son regard sur le Rackharrow. Un regard qui voulait tout dire. Il le laisse se souvenir de ses propres mots de ce jour-là. Il sait que malgré l’alcool qui circule dans ses veines il va faire le rapprochement. Mais il ajoute tout de même un point de détail important.

« Elle est morte dans le Poudlard Express, le jour de la Purge. ».

Il ne réalisera probablement pas tout de suite, Drefer, ce que tout cela signifie et le nombre d’années que ça représente ou encore les gestes de colère que ça a pu provoquer chez Nate à Poudlard. L’impulsivité s’est développée bien plus encore suite à la mort de sa jumelle. Papillonnant des yeux, le phénix détache ses billes d’océan des émeraudes un brin voilées du mangemort, incapable temporairement de soutenir son regard. Il baisse le nez sur son haut, ne s’attendant pas du tout à de la pitié ou même réellement à de la compréhension. Après tout, ils ne sont pas amis, Drefer pourrait très bien ne rien en avoir à foutre et s’en servir contre lui. Je suis désolé… Je l’ignorais… Cette fois c’est Nathaniel qui est surpris et qui relève la tête, fixant toutefois le mur et n’offrant à l’ancien Serdaigle qu’un regard en coin. Il aurait dû boire plus de bière. Toi, désolé ? sont les premiers mots qui veulent s’échapper des lippes du Trelawney mais rien ne sort, sous le choc que pour la première fois de sa vie et en tant d’années, il ne se mette à être désolé, et de manière sincère. « Que tout le monde l’ignore était le but » sont finalement les mots qu’il lâche d’un murmure en haussant les épaules, juste avant de sentir la main du Rackharrow dans son dos. Si ça ne le fait sourire, il ne peut que déceler la maladresse dans ce geste dû à l’hésitation temporaire. Les gestes amicaux ne sont pas leur point fort lorsque ça les concerne tous deux directement. Je ne peux qu’imaginer la douleur que ça apporte… Il hausse une nouvelle fois les épaules, Nate, juste avant que ses prunelles n’observent en contrebas et s’arrêtent à nouveau sur l’aine du mangemort mise à nue. Cette fois-ci, il la voit très clairement la marque de brûlure à l’emplacement où un N devrait se trouver.

Le sorcier fronce légèrement les sourcils et la main de Drefer s’écarte de son dos pour venir tirer sur sa chemise et ainsi camoufler la peau. La brûlure est fraîche. Il n’a pas besoin de refaire ses années à Poudlard pour deviner que c’est sa marque qui a été retirée, et probablement pas par le Rackharrow lui-même. Je crois que j’ai pas encore assez bu pour écouter tes états d’âme, Trelawney… Il ne répond rien, c’est le silence qui trouve à nouveau son état d’âme, à mesure qu’il se renfrogne sous la contrariété. A croire que le lieutenant des mangemorts était un jaloux maladif. Je ne peux pas rester là, Nate… C’est trop dangereux… . Ils venaient de repasser aux diminutifs. Les yeux rivés sur ses bras, mâchoire crispée, il semble se détendre un tantinet sous le ton employé par Drefer. « Il en est de même pour moi. » qu’il lâche entre ses dents légèrement serrées. Son cœur vient battre sauvagement à ses tempes sous l’hésitation. Il a perdu un doigt par jalousie, la marque du Rackharrow se trouve toujours sur ses côtes sans qu’il ne puisse réellement la retirer à cause de la magie injectée. Au fond, l’idée ne lui avait même pas effleuré l’esprit, ou plutôt, ne lui effleure plus l’esprit depuis un certain temps. Sa marque à lui est-elle aussi importante ? Plus importante qu’un bref élan de compassion de la part d’un ennemi juré ? Les secondes s’enchainent sans qu’il ne parvienne à se décider, et la colère se tamise, la contrariété aussi. Il n’est pas en état, ce serait prendre un risque inutile à son sens, et de toute évidence, les années l’ont prouvées, si Nate a décidé de faire une marque, il saura trouver le moment opportun pour la faire. « Laisse-moi au moins t’aider à te relever, tu as picolé pour un régiment complet. ». Et sans demander l’avis du mangemort, il passe le bras de Drefer au-dessus de son épaule et il se relève dans une grimace, car rien que ça tiraille la plaie dans son dos.





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