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On the other side - ft. Mahlah

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Parchemin envoyé Dim 9 Juil - 14:46

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Je suis : khal , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 19/11/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 162 hiboux. J’incarne : Matthew Daddario , et l’avatar que je porte a été créé par : Texas Flood . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Alexander Weasley Je parle en : lightseagreen



Je suis âgé de : 24 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Bourreau pour le compte du Ministère. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : Célibataire endurci, désespérant ses parents de trouver un jour une fiancée de choix.
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La jeune femme était recroquevillée dans un coin de la cellule, sa robe blanche tâchée de sang et son visage sale sur lequel ses pleurs avaient tracé des sillons plus clairs. Elle avait tenu bon, pendant un moment, tout du moins, et sa ténacité avait forcé son respect. Pour autant, comme la plupart des petites créatures de ce monde, elle n’était pas insensible à la douleur, loin de là, et il n’avait pas été très compliqué, pour le bourreau chevronné qu’il était, de lui faire avouer tout ce qu’il avait besoin de savoir. Au bout de quelques heures, elle avait fini par lui donner tout ce qu’il souhaitait, sans plus rien retenir de ce qu’elle avait désespérément cherché à lui dissimuler. Et désormais, elle se tenait là, petite coquille presque vide, attendant la fin de la séance, laquelle serait sans doute la mort, inéluctablement. Pour autant, Drefer n’avait pas encore reçu l’ordre de l’exécuter alors il avait fini par ranger sa baguette en souriant, l’attrapant par le bras avec brusquerie pour la remettre assise sur la chaise de bois, le seul meuble de cette pièce sombre. « Tu pourriras en Enfer, Rackharrow ! » qu’elle avait craché comme une chatte en colère, sortant une fiole de sa poche et la lançant au sol. La petite bouteille de verre s’était brisée sur le béton, laissant échapper un nuage de fumée jaunâtre et âcre qui lui avait piqué les yeux et qui l’avait fait toussé. Une gifle avait achevé d’assommer l’impudente mais il n’avait pas cherché à savoir ce qu’elle avait lancé ; après tout, ça ne devait pas être si dangereux que ça, puisqu’elle en avait inhalé elle aussi. Il l’avait donc laissée là, achevant de faire son rapport auprès de son père pour lui signifier ce qu’il avait découvert. Jules Rackharrow l’avait écouté avec attention, sans pour autant jamais le regarder, plongé dans un autre dossier. Parfois, il demeurait étonnamment admiratif de la capacité de l’homme à faire deux choses en même temps… Son géniteur avait fini par lui donner congé, le remerciant de son implication et Drefer était rentré chez lui. Ou plutôt, chez Quintus et Mererid. Il avait pris une douche rapide, dormi un peu aussi avant de prendre un café bien serré et de transplaner dans les rues londoniennes. Il avait bien besoin d’un verre, pour sûr, et la capitale anglaise était le meilleur endroit pour trouver un bar, quelle qu’il soit, qui lui permette d’étancher sa soif en solitaire. Il n’avait pas vraiment envie de parler, ces derniers temps, alors il lui faudrait trouver le bouge le plus sordide de Londres ; qu’importait l’hygiène de l’endroit tant qu’on y servait du whisky. Il connaissait le lieu parfait pour ça.

Il avait transplané dans une ruelle adjacente au marché de Camden, ce quartier moldu qu’il avait toujours apprécié, au fond. Les gens y étaient marginaux, les devantures aussi et, ici personne ne prêterait attention à son look un peu étrange et au tatouage qui ornait son cou. Il remet en place la longue cape qui couvre ses épaules, lissant le tissu, avant de vaciller sur ses jambes, sans comprendre ce qui lui arrive. La tête lui tourne soudainement et il a du mal à respirer, tout à coup, comme sin poids énorme venait de s’abattre sur son thorax. Il se défait de sa cape, le souffle court, comme il a subitement l’impression que le vêtement essaye de l’étouffer. Sa peau le brûle atrocement et il constate avec surprise et force grimacement que son épiderme a pris une drôle de teinte violacée. « Qu’est-ce que.. ? » Il n’a pas le temps de s’interroger plus avant qu’une douleur lancinante, plus vive que les autres, le fait vaciller et s’appuyer contre le mur de briques rouges. Il perd son souffle, littéralement et, s’il sort sa baguette magique, il n’a même plus la force, très rapidement de la lever à hauteur du regard, encore moins de prononcer le moindre sort. Le venin de doxy… Il en reconnaît les effets, réalisant que c’était ça, que cette petite peste en robe blanche lui avait lancé, mais trop tard. A l’heure même, elle devait, elle aussi, être en train de souffrir mille morts, sans doute son ultime tentative de s’échapper de sa captivité… Très (trop) vite, sa vision se brouille et il tombe à genoux sur le sol humide, incapable de bouger, chacun de ses membres en état total de tétanie. Il appelle Nyssa, la convoquant mentalement, mais la créature ne se montre pas, pour son plus grand désarroi. Bientôt, il n’a même plus la force de s’y penser et il s’effondre sans un bruit…



OUT OF THE SHADOW
Hold your breath, don't let go ☽ Got a feeling nothing is forever, keep your voice low. The sun is high but I wish I could bathe in the moonlight.

Parchemin envoyé Ven 14 Juil - 14:15

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Je suis : Psyborg , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 14/05/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 41 hiboux. J’incarne : Imogen Poots , et l’avatar que je porte a été créé par : Psyborg Je parle en : #5F6C76

Running to the sea

Je suis âgé de : 24 ans , et j’ai le sang : moldu, et je le vis très bien, qu'on vienne me dire en face que je vaux moins qu'un autre sorcier, et vous verez de quel bois je me chauffe. Dans la vie je suis : Département Recherche et Développement magique – inventions J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Célibataire
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On the other side
I will wander 'til the end of time, torn away from you. I pulled away to face the pain. I close my eyes and drift away. Over the fear that I will never find a way to heal my soul. And I will wander 'til the end of time torn away from you. My heart is broken, sweet sleep, my dark angel. Deliver us from sorrow's hold over my heart. I can't go on living this way but I can't go back the way I came. Chained to this fear that I will never find a way to heal my soul and I will wander 'til the end of time. Half alive without you, my heart is broken. Sweet sleep, my dark angel, deliver us. Change - open your eyes to the light. I denied it all so long, oh so long. Say goodbye, goodbye. My heart is broken. Release me, I can't hold on. Deliver us. My heart is broken. Sweet sleep, my dark angel. Deliver us. My heart is broken. Sweet sleep, my dark angel. Deliver us from sorrow's hold.


S'il fallait bien un point positif au fait d'être une née-moldue, c'est que l'inspiration pouvait venir de deux univers diamétralement opposés. La plupart des inventions de Mahlah étaient inspirés ou faits à partir d'objets moldus, si bien que si jamais elle ne trouvait pas son bonheur dans les objets magiques de toute sorte, elle pouvait toujours se rendre sur sa terre natale. C'est pour ça qu'elle se retrouvait à Londres en cette journée calme. La jeune Ellsworth adorait faire le tour des brocantes et des antiquaires pour remplir son stock et aujourd'hui c'était l'une de ces fameuses journées promenade. Elle avait passé l'après midi entier à faire les boutiques mais n'avait pourtant pas trouvé grand chose. Les magasins recelaient des choses parfois magnifiques mais sans aucun intérêt ou trop cassées pour que même Mahlah puisse les réparer. Ce n'est donc qu'à moitié que Mahlah avait remplis son sac à dos, entre pièces mécaniques et purs objets de décoration, et il était encore léger. Mais il commençait à se faire tard et elle allait devoir rentrer. Peut-être... Qui lui en voudrait de profiter un peu de Londres ? Elias et Salome devaient être occupés de leur côté, ces deux membres du phénix aimant beaucoup trop l'action à son goût. Sérieusement, ils n'avaient pas assez couru comme ça pour rechercher encore le grand frisson ? Rien qu'à l'idée de ce que les mangemorts auraient pu leur faire s'ils leur avaient mis la main dessus, Mahlah en avait la nausée. Tellement de gens étaient morts...

Non, elle n'allait pas rentrer tout de suite. Elle craignait l'extérieur autant qu'elle l'aimait et ce soir elle avait décidé d'être libre. La jeune femme traversa le marché de Camden pour raccourcir son chemin, sachant déjà où elle allait aller pour passer la soirée. Il n'y avait plus grand monde dans les rues à cette heure-ci et le silence s'installait progressivement dans les rues. Un silence si présent que lorsque Mahlah entendit quelque chose s'effondrer ses jambes l'arrêtèrent net. Une couverture ? Un sac peut-être ? Son regard se tourna dans la direction du bruit et, instinctivement, elle s'y dirigea. Mais plus elle approchait, et plus elle avait l'impression de voir une masse beaucoup plus grosse qu'un vulgaire sac. C'était un homme qui était étalé là par terre et la sorcière ne réfléchit pas à deux fois avant de se précipiter vers lui. Peut-être avait-il fait un malaise ? Trop bu ? Ou alors il s'était peut-être fait agresser, ce n'était pas impossible. Elle s'agenouilla rapidement près de lui pour le tourner "Eh, vous al..." Oh merde. La bouche entrouverte, Mahlah resta figée pendant un instant en reconnaissant les traits de l'inconnu, bien qu'il soit d'une pâleur effrayante. Quelle était la probabilité pour qu'elle tombe sur lui, à Londres ? Le pire n'était pas encore d'être tombé dessus, il était inconscient, ce n'était pas bien important. Maintenant le plus difficile était de décider si elle le laissait là ou si elle lui venait en aide. Pourquoi devrait-elle aider ce petit con qu'elle haïssait tant ? C'était à cause de lui si Mererid lui avait tourné le dos du jour au lendemain.

Mererid... Son coeur se serra en repensant à la jolie petite fille qui avait séché ses larmes dans le Poudlard Express. Cela faisait si longtemps et pourtant Mahlah avait l'impression que c'était hier. Elle passa ses mains sur son visage en soupirant. "Mais qu'est-ce que t'es en train de faire, Mahlah... ?" se demanda-t-elle à elle-même. Si un Phénix la voyait, elle passerait sûrement pour une traîtresse de haut vol. Elle-même savait qu'elle allait regretté d'avoir fait ça, mais tant pis. La jeune femme n'était clairement pas en tenue de camouflage avec sa petite robe et ses chaussures à talons, elle allait devoir prendre des risques. En même temps t'étais pas prévu au programme, Rackharrow. Elle lança un coup d'oeil furtif dans la rue et, voyant qu'il n'y avait personne, elle transplana à Pré-Au-Lard, dans la ruelle du Cerberus Viperae. La boutique n'était pas encore fermée, heureusement, et Valeryan Grimstone était sûrement encore à l'intérieur. Mahlah laissa Drefer au sol et s'approcha du bout de la ruelle pour vérifier qu'elle ne tomberait pas sur quelqu'un qu'il ne fallait pas. Quelques personnes discutaient ça et là, mais l'activité était moindre. La jeune femme retourna près de Drefer et prit une inspiration. Elle sortit sa baguette et prononça doucement "Mobilicorpus", redressant le corps de Drefer. Concentrée, elle s'appliqua à le maintenir le plus possible à la verticale. Même si ses pieds ne touchaient pas le sol, il devait avoir l'air d'être debout. Si on la voyait transporter un corps dans la rue elle allait se faire arrêter en moins de deux secondes... Il y avait à peine dix mètres entre l'endroit où ils étaient apparus et la porte de la boutique et pourtant Mahlah eut l'impression que l'effort dura une éternité.

Lorsqu'elle arriva enfin à l'intérieur, elle relâcha son sort, retenant au mieux le corps de Drefer pour qu'il ne s'étale pas par terre. "De l'aide, s'il vous plait !" s'exclama-t-elle. Sous la mine surprise du magnifique medicomage, Mahlah baissa un peu les yeux. Elle n'avait pas sa place ici, elle le sentait. Pourtant, elle expliqua rapidement la situation -autrement dit qu'elle l'avait trouvé dans la rue et qu'elle ne savait absolument pas ce qu'il avait- et laissa Valeryan s'occuper de Drefer. Il tenta bien de poser quelques questions mais Mahlah restait silencieuse, refusant toute discussion. Quel drame, devoir ignorer un homme aussi craquant. Son attention était beaucoup trop accaparée par le Rackharrow pour avoir l'occasion de rougir, de toute façon. Mais elle l'avait remis entre les mains d'un professionnel, elle était certaine que tout allait bien se passer. Et effectivement, après plusieurs longues minutes qui lui parurent une éternité, le médicomage confirma que Drefer n'était plus en danger. Pourquoi Mahlah se sentait-elle aussi soulagée ? Pourquoi était-elle aussi touchée ? Elle remercia placidement le Grimstone, qui semblait avoir compris que c'était complètement inutile de poser des questions, et remporta le corps avec elle en dehors de la boutique pour transplaner. Elle savait déjà où elle allait aller.

C'est au coeur d'un petit bois anglais que Mahlah réapparut avec Drefer, encore inconscient. Plus précisément dans une ancienne cabane de bûcheron abandonnée depuis longtemps, aux abords d'une fine rivière. La baraque est vieille et poussière, mais pourtant elle ne semble pas en mauvais état, et pour cause. C'est l'un des endroits où sont restés Salome, Elias et Mahlah le temps de trouver un nouveau point d'encrage, lorsqu'ils étaient encore en fuite. Il y avait trois fois rien à l'intérieur, un lit, une table et deux chaises, ainsi qu'un vieux fourneau, mais pas l'ombre d'une salle de bain. Mahlah déposa le jeune homme sur le lit de la cabane et l'observa un moment. Que devait-elle faire ? Partir ? Attendre qu'il se réveille pour être sûre que tout va bien ? Et s'il lui arrivait malheur pendant qu'elle était absente ? Incapable de partir, la sorcière se résigna à rester ici. Mais d'abord... Elle fouilla Drefer jusqu'à trouver sa baguette et la glissa dans son sac. Si jamais il se réveillait et qu'il était de mauvais poil, il valait mieux qu'il n'ait pas sa baguette entre les mains. Elle savait pertinemment qu'il n'aurait pas besoin de ça s'il voulait lui faire du mal, mais ça la rassurait tout de même.

Pour l'instant il n'était de toute façon pas en état d'attaquer puisqu'il dormait. Peut-être au réveil... Il ne ressentirait aucune douleur au réveil, normalement. Mais c'était pour ça qu'elle l'avait amené chez les médicomage, alors... Elle aviserait. Elle alla fouiller un tiroir pour en sortir un linge un peu gris à force de traîner dans la poussière et sortit pour le tremper dans la rivière. Elle le mouilla et l'essora plusieurs fois pour le laver au maximum, puis revient à l'intérieur et écarta doucement quelques mèches de cheveux du visage de Drefer pour le poser sur son front. Ses yeux bleus le parcoururent et pendant un instant, de le voir assoupi comme ça, elle eut l'impression de revoir le gamin de Poudlard. "Sale gosse." murmura-t-elle comme si elle avait peur de le réveiller. Cette nostalgie allait lui être fatale un jour. Retournant s'asseoir en face de la table, Mahlah sortit quelques pièces qu'elle venait d'acheter, du papier et un crayon. Elle avait du temps avant que le Rackharrow ne se réveille, autant s'occuper. Peu à peu, les feuilles se remplissaient de notes et de schémas, faisant passer les minutes plus rapidement.
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Running to the Sea.
In a moment all went screaming wild until the darkness killed the light. I remember running to the sea. Remember falling to my knees. I remember gliding off the shore until I touched the ocean floor.


Parchemin envoyé Dim 16 Juil - 8:29

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Je suis âgé de : 24 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Bourreau pour le compte du Ministère. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : Célibataire endurci, désespérant ses parents de trouver un jour une fiancée de choix.
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Il ne réalise même pas qu’il s’effondre sur place, son esprit sombrant dans une inconscience cotonneuse et horriblement agréable, pour un état mortel. Il se laisse aller, n’ayant plus la force de résister et, s’il a pensé à se battre, à un moment, cette idée est très loin de lui désormais. Il coule comme une pierre au beau milieu d’un lac sans fond. Dans les affres de son pseudo coma, il ne sent pas qu’on le soulève et qu’on l’amène ailleurs, tout comme il ne sent pas non plus qu’un magicomage s’attache à son cas, cherchant à le guérir sans même savoir à qui il a affaire. Son front est baigné de sueur, son visage se crispe parfois quand une pointe de douleur plus aiguë vient brûler une partie de son corps, ses membres tremblent et ses lèvres balbutient parfois des choses ni queue ni tête dans lesquelles le prénom de sa sœur revient souvent. Progressivement, la douleur s’estompe, se faisant plus diffuse avant de disparaître presque complétement, sans qu’il ne puisse se l’expliquer. Les méandres de sa conscience essaient de lui faire comprendre que sa rémission est impossible ; le venin de Doxy ne pardonnait pas et sans antidote, la mort était la seule issue connue. C’est une sensation de fraîcheur sur son front qui le fait émerger malgré lui. Il se rappelle de ces soirées de fièvre, quand il était gamin et que sa mère était trop occupée dans son laboratoire pour prendre soin de lui. C’était Mererid qui avait comblé chacun de ses manquements, baignant son visage de linge frais et s’assoupissant à ses côtés pour surveiller son sommeil. Alors, naturellement, quand ses paupières s’ouvrent enfin, même si ses yeux ne voient encore rien à ce qui l’entoure, sa voix chevrotante appelle malgré tout. « Mererid ? » Il essaie de se redresser sur ses coudes mais son corps ne lui obéit pas et il retombe aussitôt dans le lit, soupirant de frustration. Sa vision se fait de moins en moins floue et il commence à entr’apercevoir ce qui l’entoure. Il reconnait les planches brinquebalantes d’une cabane de bois, son dos fait le lien avec un lit des plus sommaires, il perçoit même le chiffon humide sur son front qui lui cache une partie de la vue. Son cœur manque un battement et il interroge d’une voix rauque et presque brisée. « Na… te ? » Le style rustique était bien son genre, à la réflexion, mais quelque chose ne colle pas dans cet étrange tableau. Il se fait violence, se redresse avec difficulté, laissant échapper un gémissement douloureux entre ses lèvres serrées comme la tête lui tourne un peu. Le linge humide tombe sur ses genoux et il peut enfin mieux voir l’endroit où il se trouve, sans comprendre comment il est arrivé là quand il se souvenait parfaitement avoir perdu conscience dans une ruelle de Camden. Ses prunelles vertes et encore un peu brouillées balayent les alentours, tombant finalement sur une longue chevelure blonde appartenant à une personne qui lui tourne le dos. Ce n’est que lorsqu’il fait mine de vouloir se relever, chancelant et emportant quelque chose au passage qui tombe sur le sol dans un bruit fracassant, que la jeune femme se retourne et qu’il reconnaît son visage. Mahlah… ? Mahlah Ellsworth ? Il se met aussitôt à chercher sa baguette dans les replis de sa cape ne pouvant que constater avec colère que l’objet a disparu. Bien entendu… Son regard assassin se braque sur la blonde, cette gamine de rien du tout dont Mererid s’était entichée dès le premier jour, dans le Poudlard Express. Il n’avait jamais compris ce qu’elle lui avait trouvé et, à mesure que le temps avait passé, voir leur amitié se développer avait été pour lui source d’une intense jalousie et d’une vive frustration. Alors oui, dans ses élans de gamin jaloux il avait brisé leur amitié de la plus horrible des façons en trahissant le secret de Mererid auprès de leur père. Il s’en était voulu, un moment, avant de conclure, comme sa jumelle le disait souvent, qu’il avait fait tout ça pour son bien… Il ne doute pas un seul instant que la blondinette le déteste, ce qui rend encore plus incompréhensible sa présence ici, encore en vie. « Qu’est-ce que je fais là ? » Sa langue est encore pâteuse et il a du mal à parler d’une traite mais il est au moins parvenu à se mettre assis sur le rebord du lit de fortune. Il ne tente pas de se lever, pour autant, il se doute bien qu’il en serait incapable, ce qui ne rend que la situation encore plus dangereuse. « Qu’est-ce que tu as fait de ma baguette, Ellsworth ? » Il interroge, peut-être un peu trop brusquement, parce que sans elle, il se sent encore plus vulnérable qu’il ne l’est déjà. Toutefois, à en voir son regard noir, elle avait bien fait de la lui retirer, la jeune fille, sinon sans doute aurait-il lancé des sorts à tout va, sans chercher à comprendre d’abord. Parfois, il faisait un bien mauvais Serdaigle… Il finit par envoyer au diable sa raison, d’ailleurs, celle qui lui dit que tenter de faire un pas était une idée affreuse et il se lève en dépit de tout ça. Bien entendu, à peine se met-il sur ses jambes que celles-ci l’abandonnent, se dérobant sous son poids et le renvoyant au sol dans un grondement sourd.



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Parchemin envoyé Mar 18 Juil - 1:22

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Je suis âgé de : 24 ans , et j’ai le sang : moldu, et je le vis très bien, qu'on vienne me dire en face que je vaux moins qu'un autre sorcier, et vous verez de quel bois je me chauffe. Dans la vie je suis : Département Recherche et Développement magique – inventions J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Célibataire
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Le croquis était presque terminé, il n'y avait plus que quelques détails à ajouter. Les feuilles étaient éparpillées en bordel sur la table et Mahlah avait du crayon sur les doigts. Elle était tellement concentrée qu'elle entendit à peine Drefer appeler sa soeur. Mais son attention fut happée lorsqu'il appela Nate. Qui était donc Nate ? Cherchant dans sa mémoire, elle ne fit pas le lien avec le phénix, cherchant plutôt du côté des mangemorts. Elle reposa son feutre et frotta un peu ses mains entre elles avant de tourner la tête vers son... Invité ? Captif ? Un sourire s'installa sur le coin de ses lèvres tandis qu'il cherchait sa baguette dans ses vêtements. Evidemment, qu'elle la lui avait retiré. Elle reporta son attention sur ses dessins et rassembla son paquet de feuilles pour les ranger calmement dans son sac. "Je t'ai ramassé dans le caniveau. répondit-elle avec sa douceur habituelle par dessus laquelle pointait une touche de sarcasme. "Je sais pas ce que t'as encore fait mais quelqu'un a semblé vouloir t'assassiner au venin de Doxy. Plutôt violente, comme mort. Mais je ne doute pas que ce soit mérité." lâcha-t-elle amèrement. Si Mahlah était très gentille, elle avait une rancune très amère à l'encontre du Rackharrow. Elle en perdait presque toute compassion dans ses mots. Mais juste dans ses mots... Elle n'était même pas sûre que Drefer soit dupe.

Elle avait beau l'insulter copieusement, elle n'avait pu s'empêcher de lui sauver la vie, bien qu'elle ne le lui ai pas clairement dit. Elle referma son sac, laissant le jeune homme s'affairer sur son lit. Peut-être pensait-il pouvoir être d'une quelconque menace ? Qu'il se tortille, si ça l'amuse. Refermant son sac, avec toujours la baguette du Rackharrow à l'intérieur, Mahlah ne lui prêtait pas plus attention qu'à un elfe de maison. En réalité, elle essayait de se montrer plus cruelle et détachée qu'elle ne l'était. Mais c'était franchement difficile de jouer le rôle de la méchante. Ce n'était pas dans sa nature et elle se faisait violence pour ne pas faire marche arrière. Seulement voilà, lorsque Drefer se sentit pousser des ailes et tenta de se lever pour mieux s'écrouler ensuite, les réflexes de Mahlah eurent raison de sa détermination. Elle approcha rapidement pour l'aider à se redresser. "T'es toujours aussi stupide toi, c'est pas possible." cracha-t-elle. "Tu crois que je t'ai posé là juste pour la décoration ? T'as failli mourir, t'es pas prêt pour une partie de Quidditch." Elle tenta tant bien que mal de le redresser mais la carrure du Rackharrow était beaucoup trop lourde pour les petits bras chétifs de la sorcière. Elle réussit néanmoins à le reposer sur le lit -ou plutôt à l'y lâcher maladroitement- et s'y laissa tomber assise en soufflant. "T'auras ta baguette quand je m'en irai. Et seulement si t'es sage. D'ici là tu restes assis et tu bouges plus ou je t'attache !" grogna-t-elle. Sa baguette à elle était hors de portée de Drefer mais elle n'aurait aucun mal à aller la récupérer s'il elle en avait besoin, vu que le Rackharrow ne pouvait même pas tenir sur ses jambes. Et s'il fallait lui lancer un sortilège de ligotage, elle ne s'en priverait pas.

Est-ce qu'on pouvait considérer son geste comme de la haute trahison envers les phénix ? Mahlah n'y avait pas pensé. Elle avait suivit son coeur, comme d'habitude. Surtout que là, il était embrumé par des images du passé. Mahlah ne s'était jamais entendu avec Drefer, ce n'était pas pour lui qu'elle faisait ça, c'était pour Mererid. Aussi mauvaise soit la sorcière, aussi durs soient les mots qu'elle lui avait crachées à la figure lors de la dernière rencontre, elle ne pouvait pas s'en empêcher. Le fait même d'imaginer la douleur qui traverserait cette peste en sachant son frère mort -surtout aussi bêtement- pinçait le coeur de Mahlah. Elle n'attendait rien en retour, elle voulait juste rester fidèle à elle-même. Elle observa le jeune homme d'un air regard tout aussi assassin que le sien, pendant quelques secondes, avant de détourner le regard pour ne pas qu'une envie aussi soudaine qu'inattendue de lui arracher les yeux ne lui vienne à l'esprit. "Qu'est-ce que t'as encore fait pour qu'on t'empoisonne ?" Oh il l'avait mérité, à coup sûr, que ça soit pour son meurtrier en lui-même ou pour tout ce qu'il avait fait, faisait encore et allait faire dans sa vie. Mais Mahlah redoutait là un phénix quelconque qui aurait voulu se défendre. Si c'était le cas, son geste vitale pour le Rackharrow n'en serait que plus traître. Elle ne le regrettait pas et ne l'assumait pas pour autant, et un bon nombre de membres du phénix serait intransigeant s'il savait ce qu'elle faisait.
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