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-(Erzeryan) ≤ « This is a battle I don’t want to lose. »-
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I am decadent, and here I am.
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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 734 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow. Champ Libre :


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MessageSujet: (Erzeryan) ≤ « This is a battle I don’t want to lose. »   Ven 16 Juin - 0:04

This is a battle I don’t want to lose.
« Just close your eyes, the sun is going down You'll be alright, no one can hurt you now Come morning light, you and I'll be safe and sound. »

L
e sommeil avait fini par la gagner, la sorcière piégée dans sa tour d’ivoire, piégée pour son bien, loin du monde, loin des tumultes, loin des efforts. Piégée entre les quatre murs de la chambre, dans le confort de ce grand lit. Les livres s’étaient amoncelés au fil des jours, délicieuse distraction dépourvue de magie. Le sommeil avait fini par la gagner tandis qu’elle contemplait les traits presque trop paisibles de son mari. Il s’inquiétait sans doute mais n’en montrait rien, prenait soin d’elle autant que possible.. et diable qu’elle l’aimait. C’était à cela qu’elle pensait en fermant les yeux, le reflet de la lune éclairant la pièce par la fenêtre. Elle l’aimait déraisonnablement, de façon inconditionnelle et elle doutait qu’un jour sa famille puisse réellement le comprendre. Les songes peuplés de craintes, parfois, étaient cette nuit là un paisible bord de plage, un coucher de soleil sans nuage. Aurait-elle fini par trouver l’équilibre qu’il lui manquait ? Non, et quand bien même nul n’aurait su ce qu’il se passait dans sa tête. Silencieuse depuis un peu plus de quinze jours, elle parlait peu de ses ressentis, peu de l’avenir également, comme si elle vivait brusquement dans le présent, sans que ni le passé ni le futur puisse se glisser dans cet univers lissé. Le réveil n’en est que plus brutal. Le souffle s’est coupé, le corps s’est crispé, le regard vairon s’ouvrant sur l’heure : 1h03. La douleur est aiguë mais finalement pas si inhabituelle à ce stade de la grossesse alors Erzsébet choisit d’inspirer profondément et de se lever, avec prudence, pour remplir un verre d’eau dans la salle de bain attenante.

Ca recommence. La douleur est plus forte, vrille la raison, éteint le rationnel lorsqu’elle comprend ce qu’il se passe, lorsqu’elle se rend compte que la chemise de nuit blanche ne le restera pas. La panique la prend aux tripes. C’est trop tôt, beaucoup trop tôt. Elle devait tenir jusqu’à juillet, Valeryan faisait tout pour que rien ne se complique. Allait-elle décevoir tout le monde ? La baguette blanche était enfermée dans son écrin au dessus de la cheminée du second salon, elle l’avait abandonnée là sans penser à ce type d’urgence nécessitant d’appeler à l’aide. Le ferait-elle seulement ? Ne pouvait-elle pas continuer quelques semaines de plus ? Elles roulent, les larmes, quand elle s’accroche au lavabo. « Kenan.. » mais la voix n’est pas assez forte, la voix s’étrangle. Il a le sommeil lourd, le sorcier. « Kenan.. » elle répète, sans succès. Peut-être ferait-elle mieux de retourner au lit, de prier Merlin que ce soit une fausse alerte. Les minutes s’étirent. 1h20. Ca s’emplifie. « Finel.. Finel ? Je.. Je sais que t’as pas à me répondre mais.. s’il te plaît.. » Ca s’étouffe, sa supplique se noie dans le couinement douloureux qu’elle cherche à taire, quitte à cesser de respirer. Elle sait bien, Sissi, qu’il faut faire l’inverse mais plus rien n’est logique. Plus rien n’a de sens.

…*…

Elle ne sait plus si elle pleure de douleur, de terreur ou du soulagement de rencontrer les bras de son frère. Elle ne sait plus ce qu’elle a dit à Kenan, si l’Eternel l’a aidée, elle ne sait plus rien sinon que le sifflement de Daksha tente d’apaiser ce flot d’émotions qui la submergent. Il n’attaque pas mais son regard est inquisiteur, sous le lit, dans l’obscurité. Elle s’accroche à Valeryan, elle s’accroche et les ongles s’enfoncent dans la peau de son bras, partageant malgré elle ce mal qu’elle n’a pas pu taire. Il y’a le calmant sur le sol, brisé, non loin du verre, il y’a les traces de ses tentatives infructueuses d’arrêter tout cela. Le serpent l’a privée de tout ce qui aurait pu s’avérer dangereux, comme mue par une sorte d’instinct. « C’est trop tôt.. je peux pas.. » Beaucoup trop tôt. Elle ne tient plus sur ses jambes, chaque nouvelle contraction lui donne cette impression absurde qu’elle n’y survivra pas. « Je vais pas y arriver.. » Il est médicomage, il n’a pas besoin qu’elle lui dise, pas besoin d’un long discours pour constater son état de fatigue, son état psychologique tout entier. Elle aime contrôler, sa petite soeur, et elle n’a aucun moyen de le faire cette fois. Ce qu’il a stabilisé en la rassurant au début du mois s’effondre : elle ne veut pas les décevoir, ça tourne en boucle dans son esprit, elle ne veut pas être cette épouse indigne qui ne saurait pas offrir ce qu’on attend d’elle. Plutôt mourir, plutôt lâcher prise pour sauver le garçon. Elle lui avait demandé plusieurs fois, à Valeryan, de lui promettre que la vie de l’héritier passerait avant la sienne. Pourquoi n’entendaient-ils pas la détresse ? L’eau fraîche ne lui donne pas l’impression d’avoir moins chaud, elle a protesté, elle a été gênée, elle a perdu pieds. Seulement une heure. Une heure qui lui a paru une éternité. Une heure au bout de laquelle le corps a lâché prise.

…*…

Erzsébet ne sait plus où elle se trouve. Elle ne sait plus comment elle s’y est retrouvée, surtout. Les yeux papillonnent difficilement, les souvenirs remontent à retardement, comme si elle était sonnée, engourdie. Elle émerge, seule dans cette chambre, dans le silence d’abord délicieux. Quarante-huit heures. Elle l’ignore encore mais elle a passé les quarante-huit dernières heures à ne presque rien faire d’autre que dormir, ne sortant de ce sommeil lourd que quelques minutes de temps en temps, trop peu pour réellement lui parler, ou comme dans une sorte de somnambulisme dérangeant. Les mois à passer sans prendre soin d’elle l’ont rattrapé et il n’y’a pas eu d’autre solution qu’attendre qu’elle récupère. qu’attendre que le choc passe, que l’enveloppe charnelle cesse de trembler, que l’esprit ne joue plus de tours. Le doux silence se mue en terreur et la lampe tombe dans un fracas bruyant au moment où elle se redresse dans le lit : il n’y’a pas de pleurs dans la maison, il n’y’a personne avec elle, personne dans la chambre, personne dans celle de l’enfant si elle se fie à l’absence de mouvements. Ca la frappe comme la plus terrible des évidences. La main se porte contre ses lèvres, étouffe l’horreur de ses pensées, comme si ne pas bouger pouvait annuler une possible réalité. C’est Valeryan qui apparait à la porte, seul, beaucoup trop seul. Et toutes ses peurs ne se lisent que trop bien dans les yeux vairons de la sorcière. Ca s’est mal passé, n’est-ce pas ? C’est la seule explication qui justifierait qu’elle n’ait pas eu cet enfant dans les bras, qu’il y’ait ce vide dans le déroulement des évènements. Elle est propre, elle ne porte plus la chemise de nuit blanche et il n’y’a pas de berceau à côté d’elle. Il ne lui vient pas à l’idée que le nouveau-né puisse être en sécurité, puisse être protégé dans une pièce proche, par la magie. Elle ne songe pas que son frère puisse s’être installé, en silence, parce qu’elle pense au pire, parce qu’elle ressent une absence innommable, brusque. « Dis-moi qu’il va bien.. Dis-moi que je ne lui ai pas fait de mal.. » Elle l’en supplierait presque. Et les mains féminines se remettent déjà à trembler, les sourcils se froncent, elle ne comprend pas l’ordre dans lequel la conscience réceptionne les sentiments. Ses envies s’entrechoquent et elle ne se tait que pour essayer d’endiguer la crise, d’enfermer tout ce que son coeur lui souffle. A quoi bon avoir un coeur s’il doit être brisé ?

SISSI : # 477C64 - DAKSHA : # A8A8A8 - FOURCHELANG : italiques.
© Starseed



Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)

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