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(Erzeryan) ≤ « This is a battle I don’t want to lose. »

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Parchemin envoyé Ven 16 Juin - 0:04

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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 794 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de deux mois. Champ Libre :
malle

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‹ Relations du personnage:
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raise your wand
 
This is a battle I don’t want to lose.
« Just close your eyes, the sun is going down You'll be alright, no one can hurt you now Come morning light, you and I'll be safe and sound. »

L
e sommeil avait fini par la gagner, la sorcière piégée dans sa tour d’ivoire, piégée pour son bien, loin du monde, loin des tumultes, loin des efforts. Piégée entre les quatre murs de la chambre, dans le confort de ce grand lit. Les livres s’étaient amoncelés au fil des jours, délicieuse distraction dépourvue de magie. Le sommeil avait fini par la gagner tandis qu’elle contemplait les traits presque trop paisibles de son mari. Il s’inquiétait sans doute mais n’en montrait rien, prenait soin d’elle autant que possible.. et diable qu’elle l’aimait. C’était à cela qu’elle pensait en fermant les yeux, le reflet de la lune éclairant la pièce par la fenêtre. Elle l’aimait déraisonnablement, de façon inconditionnelle et elle doutait qu’un jour sa famille puisse réellement le comprendre. Les songes peuplés de craintes, parfois, étaient cette nuit là un paisible bord de plage, un coucher de soleil sans nuage. Aurait-elle fini par trouver l’équilibre qu’il lui manquait ? Non, et quand bien même nul n’aurait su ce qu’il se passait dans sa tête. Silencieuse depuis un peu plus de quinze jours, elle parlait peu de ses ressentis, peu de l’avenir également, comme si elle vivait brusquement dans le présent, sans que ni le passé ni le futur puisse se glisser dans cet univers lissé. Le réveil n’en est que plus brutal. Le souffle s’est coupé, le corps s’est crispé, le regard vairon s’ouvrant sur l’heure : 1h03. La douleur est aiguë mais finalement pas si inhabituelle à ce stade de la grossesse alors Erzsébet choisit d’inspirer profondément et de se lever, avec prudence, pour remplir un verre d’eau dans la salle de bain attenante.

Ca recommence. La douleur est plus forte, vrille la raison, éteint le rationnel lorsqu’elle comprend ce qu’il se passe, lorsqu’elle se rend compte que la chemise de nuit blanche ne le restera pas. La panique la prend aux tripes. C’est trop tôt, beaucoup trop tôt. Elle devait tenir jusqu’à juillet, Valeryan faisait tout pour que rien ne se complique. Allait-elle décevoir tout le monde ? La baguette blanche était enfermée dans son écrin au dessus de la cheminée du second salon, elle l’avait abandonnée là sans penser à ce type d’urgence nécessitant d’appeler à l’aide. Le ferait-elle seulement ? Ne pouvait-elle pas continuer quelques semaines de plus ? Elles roulent, les larmes, quand elle s’accroche au lavabo. « Kenan.. » mais la voix n’est pas assez forte, la voix s’étrangle. Il a le sommeil lourd, le sorcier. « Kenan.. » elle répète, sans succès. Peut-être ferait-elle mieux de retourner au lit, de prier Merlin que ce soit une fausse alerte. Les minutes s’étirent. 1h20. Ca s’emplifie. « Datrix.. Datrix ? Je.. Je sais que t’as pas à me répondre mais.. s’il te plaît.. » Ca s’étouffe, sa supplique se noie dans le couinement douloureux qu’elle cherche à taire, quitte à cesser de respirer. Elle sait bien, Sissi, qu’il faut faire l’inverse mais plus rien n’est logique. Plus rien n’a de sens.

…*…

Elle ne sait plus si elle pleure de douleur, de terreur ou du soulagement de rencontrer les bras de son frère. Elle ne sait plus ce qu’elle a dit à Kenan, si l’Eternel l’a aidée, elle ne sait plus rien sinon que le sifflement de Daksha tente d’apaiser ce flot d’émotions qui la submergent. Il n’attaque pas mais son regard est inquisiteur, sous le lit, dans l’obscurité. Elle s’accroche à Valeryan, elle s’accroche et les ongles s’enfoncent dans la peau de son bras, partageant malgré elle ce mal qu’elle n’a pas pu taire. Il y’a le calmant sur le sol, brisé, non loin du verre, il y’a les traces de ses tentatives infructueuses d’arrêter tout cela. Le serpent l’a privée de tout ce qui aurait pu s’avérer dangereux, comme mue par une sorte d’instinct. « C’est trop tôt.. je peux pas.. » Beaucoup trop tôt. Elle ne tient plus sur ses jambes, chaque nouvelle contraction lui donne cette impression absurde qu’elle n’y survivra pas. « Je vais pas y arriver.. » Il est médicomage, il n’a pas besoin qu’elle lui dise, pas besoin d’un long discours pour constater son état de fatigue, son état psychologique tout entier. Elle aime contrôler, sa petite soeur, et elle n’a aucun moyen de le faire cette fois. Ce qu’il a stabilisé en la rassurant au début du mois s’effondre : elle ne veut pas les décevoir, ça tourne en boucle dans son esprit, elle ne veut pas être cette épouse indigne qui ne saurait pas offrir ce qu’on attend d’elle. Plutôt mourir, plutôt lâcher prise pour sauver le garçon. Elle lui avait demandé plusieurs fois, à Valeryan, de lui promettre que la vie de l’héritier passerait avant la sienne. Pourquoi n’entendaient-ils pas la détresse ? L’eau fraîche ne lui donne pas l’impression d’avoir moins chaud, elle a protesté, elle a été gênée, elle a perdu pieds. Seulement une heure. Une heure qui lui a paru une éternité. Une heure au bout de laquelle le corps a lâché prise.

…*…

Erzsébet ne sait plus où elle se trouve. Elle ne sait plus comment elle s’y est retrouvée, surtout. Les yeux papillonnent difficilement, les souvenirs remontent à retardement, comme si elle était sonnée, engourdie. Elle émerge, seule dans cette chambre, dans le silence d’abord délicieux. Quarante-huit heures. Elle l’ignore encore mais elle a passé les quarante-huit dernières heures à ne presque rien faire d’autre que dormir, ne sortant de ce sommeil lourd que quelques minutes de temps en temps, trop peu pour réellement lui parler, ou comme dans une sorte de somnambulisme dérangeant. Les mois à passer sans prendre soin d’elle l’ont rattrapé et il n’y’a pas eu d’autre solution qu’attendre qu’elle récupère. qu’attendre que le choc passe, que l’enveloppe charnelle cesse de trembler, que l’esprit ne joue plus de tours. Le doux silence se mue en terreur et la lampe tombe dans un fracas bruyant au moment où elle se redresse dans le lit : il n’y’a pas de pleurs dans la maison, il n’y’a personne avec elle, personne dans la chambre, personne dans celle de l’enfant si elle se fie à l’absence de mouvements. Ca la frappe comme la plus terrible des évidences. La main se porte contre ses lèvres, étouffe l’horreur de ses pensées, comme si ne pas bouger pouvait annuler une possible réalité. C’est Valeryan qui apparait à la porte, seul, beaucoup trop seul. Et toutes ses peurs ne se lisent que trop bien dans les yeux vairons de la sorcière. Ca s’est mal passé, n’est-ce pas ? C’est la seule explication qui justifierait qu’elle n’ait pas eu cet enfant dans les bras, qu’il y’ait ce vide dans le déroulement des évènements. Elle est propre, elle ne porte plus la chemise de nuit blanche et il n’y’a pas de berceau à côté d’elle. Il ne lui vient pas à l’idée que le nouveau-né puisse être en sécurité, puisse être protégé dans une pièce proche, par la magie. Elle ne songe pas que son frère puisse s’être installé, en silence, parce qu’elle pense au pire, parce qu’elle ressent une absence innommable, brusque. « Dis-moi qu’il va bien.. Dis-moi que je ne lui ai pas fait de mal.. » Elle l’en supplierait presque. Et les mains féminines se remettent déjà à trembler, les sourcils se froncent, elle ne comprend pas l’ordre dans lequel la conscience réceptionne les sentiments. Ses envies s’entrechoquent et elle ne se tait que pour essayer d’endiguer la crise, d’enfermer tout ce que son coeur lui souffle. A quoi bon avoir un coeur s’il doit être brisé ?

SISSI : # 477C64 - DAKSHA : # A8A8A8 - FOURCHELANG : italiques.
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Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Dim 23 Juil - 11:35

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Je suis : Syriane , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 03/03/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 80 hiboux. J’incarne : Joseph Morgan , et l’avatar que je porte a été créé par : Avatars : Gallifreys, Lux. Signature : Bat'phanie. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Mererid, Priam & Siofra Je parle en : #4E6811



Je suis âgé de : 31 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Co-propriétaire d'une apothicairerie à Pré-au-lard, Cerberus Viperae, et médicomage spécialisé dans les Blessures par Créatures Vivantes. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : je suis célibataire bien qu'une certaine Zabini ne me laisse pas indifférent. Champ Libre :
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« I will be your home, keep you warm when it's cold. I will try to be what you need when you're low. I can only promise the boy that I am, I'll do anything that I can. Meet me on the road to recovery, recovery. »

L
'épuisement. Cette fatigue qui semble saper chacun de vos gestes, miner tous vos efforts, faire paraître chaque journée de travail sans fin ; sensation que beaucoup fuient comme la peste. Pas Valeryan. L'épuisement des heures passées derrière le comptoir, dans l'atelier, dans la réserve. Et dans son bureau, à continuer de recevoir ses patients les plus fidèles. L'épuisement surtout dû à cette concentration qu'il s'impose, cette attention qu'il se refuse à relâcher ne serait-ce qu'un instant. Du matin au soir, ne s'accordant qu'une occasionnelle tasse de café, il se plonge dans le travail à la manière d'un drogué. Penser à d'autres choses est inenvisageable ; il sait déjà que le soir venu, ses contrariétés auraient tout le loisir de s'acharner sur sa carcasse jusqu'à ce que le sommeil se fasse son refuge.

Comme ce soir de juin. Après avoir passé la soirée à tenter de faire remonter la pente à son père, il sert doucement l'épaule de celui-ci avant d'aller se coucher. Il est habitué au silence de cette chambre, en revanche le calme qui règne dans le manoir Grimstone est une toute autre chose. Parfois, il lui semble entendre encore les pas de Dragomir courant dans les couloirs, ou la voix de sa chère Ekaterina l'appelant. Il s'attend presque à ce que la porte s'entrouvre pour laisser apparaître sa mine interrogatrice. « Tu es déjà couché ? Mais il est seulement vingt-deux heures ! » s'exclamerait-elle. Il rirait, et elle viendrait s’asseoir au bout de son lit. « Tu t'es encore tué au travail, n'est-ce pas ? Tu devrais te détendre un peu plus. La vie n'est pas un bagne, Val. »

Il s'endort, bercé par cette scène qu'il s'imagine, par le sourire de sa sœur. Il s'échappe, jusqu'à ce qu'une voix le ramène brutalement à lui. « Valeryan ! » Soren, qui soudain ouvre la porte sans douceur et lance à nouveau : « Valeryan ! Erzsébet est sur le point d'accoucher, le Rackharrow est là pour que tu y ailles. » Trop choqué pour réagir, il s'extirpe des draps avec confusion. « Quoi ? Mais le terme est le mois prochain ! » En même temps qu'il proteste, le sorcier enfile à la hâte des chaussures et un manteau au dessus de son pyjama. « Il n'en a pas dit plus. » Le visage de Soren est tiré par l'inquiétude. Il sait que sa fille refuserait qu'il soit présent, même après la naissance de l'enfant, et il en est peiné. Mais Valeryan n'a pas le temps de le réconforter ; les deux hommes échangent un bref regard de compréhension avant que l'aîné ne se précipite rejoindre l'époux de la cadette.

Le visage de Kenan suffit à tout expliquer. Pourtant, Valeryan a une seconde d'hésitation ; saisir le bras que lui tend le jeune homme est un geste si étrange, si irréel. Son cœur bat si vite que c'en est douloureux, mais il cache savamment la panique qui le saisit lorsqu'il retrouve Erzsébet dans un état de choc. La potion répandue sur le sol suffit pour qu'il comprenne. Les mots finissent d'illustrer. « C’est trop tôt.. je peux pas.. » Il sert les dents en sentant ses ongles qui percent la chaire de son bras. Doucement, il secoue la tête, cherchant comment contrer ses affirmations, comment la rassurer. « Je vais pas y arriver.. » Elle n'est clairement pas dans l'état où il avait espéré qu'elle soit le jour de l'accouchement... Mais il ne peut pas la laisser croire une telle chose. « Tout va bien se passer, Sissi. Viens là, tout va bien se passer. » Il l'entraîne doucement mais sûrement vers la salle d'eau. Le choix n'en est plus vraiment un ; elle a déjà perdu les eaux et à partir de maintenant, il ne pouvait se permettre d'aller chercher quelqu'un de plus compétent. Soigner les blessures causées par les créatures magiques est une chose, tandis qu'aider une femme à donner naissance en est une autre...

Ses gestes sont presque hésitants, saccadés et maladroits. Il en perd tous ses moyens, du moins au début - surtout qu'elle est aussi embarrassée que lui et tente d'argumenter, mais il sait déjà qu'ils n'ont aucune autre option. Elle devrait accoucher ici même, avec son aide, ou ses chances de survie et celles de l'enfant seraient faibles. Lorsqu'il voit les premières gouttes de sang au fond de la baignoire, il réalise brusquement à quel point la situation pourrait mal tourner. Son souffle ralentit tandis qu'il retrouve le calme d'un homme déterminé à accomplir son travail comme il se doit. Les gestes se font fermes et rassurants, les mains se posent avec confiance et les mots instillent conseils et murmures rassurants. L'époux est là, non loin, comme pour veiller au grain – mais Valeryan a totalement oublié sa présence. Il n'a plus qu'une chose en tête. Elle doit vivre. Sa vie avant tout le reste, même avant cet enfant qu'elle a affirmé vouloir faire passer en premier. Si elle mourrait, que resterait-il de son monde, si ce n'est un père meurtri et une sœur aînée morte à ses yeux ? Le reste lui semble si dérisoire... « Respires. » Un rappel régulier, entêtant. Elle oublie si vite le plus important, la jeune sorcière. Secoué par sa souffrance, il hésite à lui donner quelque chose contre la douleur – mais il craint que sans celle-ci pour la maintenir éveillée, elle ne sombre dans l'inconscience. Les minutes semblent s'étirer sans fin, il lui semble parfois que tout ceci n'est qu'un rêve – bon ou mauvais ?

Enfin. Il est bien là, minuscule mais vivant, entre ses mains. La mère se laisse avaler par l'épuisement et Valeryan se redresse pour tendre son fils, qui déjà crie son mécontentement, à Kenan. « Je dois la surveiller de près, elle n'est pas hors de danger » fait-il d'une voix rauque. Il sent quelque chose d'humide sur ses joues et lève une main pour constater ces larmes qu'il n'a pas senti. Son regard oscille entre sa sœur et son neveu, la joie lui enserrant le cœur. Elle lui semble si légère, presque trop, lorsqu'il la dépose dans le lit. De la paume, il vérifie sa température comme il l'a déjà fait avec Emrys. L'enfant et la mère vont bien. Cette dernière prendra du temps à récupérer, mais il est à présent certain qu'elle vivrait.

Quarante-huit heures. Il a prévenu Astraea, il n'est pas retourné travailler. Tant qu'elle n'ouvrirait pas les yeux, il ne quitterait pas la maison. Il n'est guère habitué à prendre soin d'un nouveau-né, mais il a bien fallu qu'il apprenne sur le tas... Les gestes sont déjà plus faciles, plus naturels, après ces quarante-huit heures. Heureusement que la mère, dans son entêtement habituel, a déjà tout préparé bien avant la date à laquelle il aurait dû arriver. En revanche, le père est retourné travailler presque immédiatement... Et Valeryan ne peut s'empêcher de se poser des questions – il a déjà manqué de l'interroger plusieurs fois, interloqué par son comportement. Il pose à l'évidence un regard aimant sur l'enfant, mais disparaît de la maison dès qu'il en a la possibilité. Si l'aîné des Grimstone ne s'en plaint guère, ayant ainsi tout loisir de s'extasier sur son neveu, il est toutefois contrarié par cette attitude... Si le jeune homme venait à causer du tord à Erzsébet, il pourrait être sûr de passer un sale quart d'heure. Ce sont ces pensées plus ou moins assassines qui trottent dans sa tête tandis qu'il sommeille dans un fauteuil, le couffin posé sur le banc tout près. Le nouveau-né dort profondément – et son oncle aimerait faire de même... Mais des bruits étouffés venant de la chambre le tirent de son assoupissement. Il se redresse presque d'un bond, jette un coup d’œil prudent dans le couffin, malgré les sortilèges supposés le protéger, puis se précipite presque dans la chambre. Elle est bel et bien réveillée, et visiblement en proie à la panique. Il aurait dû se douter qu'elle serait terrifiée de ne pas voir son fils... « Dis-moi qu’il va bien.. Dis-moi que je ne lui ai pas fait de mal.. » Il secoue la tête et s'approche à la hâte du lit, saisissant sa main pour tenter de la calmer. « Doucement. Tu ne dois surtout pas t'agiter ainsi. Rallonges-toi... Emrys va bien. » Le sourire qu'il lui adresse suffit à dire comme il est heureux de pouvoir prononcer ces mots. Après tout ce qu'elle a traversé, tous les obstacles qu'on avait placé sur son chemin... « Je vais le chercher. » Un souffle tandis qu'il se penche pour embrasser son front. Geste qu'il n'aurait jamais osé s'accorder quelques mois plus tôt, et qui à présent lui échappe. Il sort de la pièce presque aussi vite qu'il est entré, peut-être par crainte qu'elle le repousse, et saisit le couffin avec précaution. Mais avant de passer à nouveau le seuil de la chambre, il hésite. Tandis qu'il avance à pas prudents, il cherche des yeux la silhouette serpentine sans la trouver. Surmontant ses inquiétudes et sans quitter Emrys du regard, il finit par s'approcher du lit et par poser le couffin au bord de celui-ci sans pour autant le lâcher. « Où est Daksha ? » souffle-t-il, tendu comme un balais.

© Starseed


hold tight
Times that I've seen you lose your way, You're not in control and you won't be told. All I can do to keep you safe is hold you close, Hold you close til you can breathe on your own. Hold tight; you're slowly coming back to life. Let go of all your haunted dreams tonight. birdy

Parchemin envoyé Lun 24 Juil - 22:30

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I
l lui dit de se rallonger mais elle a peur, elle a tellement peur d’avoir échoué, d’avoir mis un terme à la vie de l’enfant en n’étant pas assez forte, pas assez courageuse. « Emrys va bien. » Le sourire est interprété à retardement, tout comme les mots. Emrys va bien. Un baiser sur son front qu’elle ne repousse pas, contre lequel elle ne proteste pas, presque sonnée. « Je vais le chercher. » Et Sissi reste là, ne bougeant que pour s’appuyer contre les coussins, le coeur battant encore à tout rompre. Tout est si confus, si flou. Depuis combien de temps dort-elle ? Depuis combien de temps a-t-elle abandonné sa famille ? « Où est Daksha ? » Il la raccroche à la réalité et elle réalise qu’il est là, tout près, hésitant. Elle se fiche de ce qu’il se passe autour, de ses inquiétudes parce que tout ce qu’elle voit, c’est ce couffin qu’il approche enfin du lit, qu’il dépose tout près d’elle. Elle penche la tête, un peu, pour apercevoir la petite créature qui y dort, pour observer, dans un silence presque religieux. Il y’a mille émotions qui s’entrechoquent, qui percutent le myocarde si souvent tourmenté et qu’elle n’identifie d’abord pas, toujours sous le choc des derniers évènements. Emrys va bien, elle le voit dans ces minuscules doigts qui bougent doucement, par moments, dans le rose de ses joues. « C’est vraiment un garçon.. » Un murmure, à peine. Il ne l’aurait pas appelé par ce prénom si ça n’avait pas été le cas, il n’aurait pas donné à une fillette le prénom choisi pour un fils. Un héritier.

Elle hésite, la main s’avance puis s’arrête et recule. Elle a peur de faire une erreur, peur de ne pas avoir le droit. Elle ne regarde toujours pas Valeryan, focalisée sur ce couffin, sur cette envie qui se fraye un chemin dans ses émotions. Elle ne veut pas le déranger, elle ne veut pas faire de bêtise mais elle ne peut pas résister plus longtemps, elle n’y arrive pas. La petite soeur maladroite et si froide récupère le nourrisson de ces gestes qu’on n’attendrait pas d’elle, pleins de douceur et de tendresses, de protection aussi, comme si l’aîné avait cessé d’exister, comme si l’univers tout entier et la souffrance n’avaient plus d’importance. Juste quelques secondes de paix où elle se sent enfin à sa place. Il pleure, un peu, et elle aussi à bien y regarder. Elle pleure de soulagement, parce qu’elle n’a pas eu à lui dire adieu, parce qu’elle n’est pas mourante, lui non plus. Epuisée mais vivante. Elle oublie ce désir pour la mort, berçant doucement le bébé en murmurant des excuses. Quand enfin les protestations d’Emrys cessent, elle consent à adresser la parole à Valeryan, dont elle n’a toujours pas croisé le regard. « Daksha est dehors. » Ca lui semble si logique qu’elle n’explicite qu’après quelques secondes. « Le Cobra Royal est le seul serpent à être territorial et à protéger son nid. Cet endroit vient de devenir un nid. » A-t-elle seulement un jour pris la peine d’expliquer sa relation avec Daksha aux membres méfiants de sa famille ? Pas à son souvenir, préférant protester qu’initier. « J’ai longtemps cru que mon patronus était cet animal parce que j’avais été mal répartie.. » Ca n’était pas le cas. A la voir pratiquer la magie noire, on la prive volontiers, par préjugé, de la capacité à faire naître une magie aussi pure que celle du patronus. Elle n’en avait jamais parlé et seul Alastar, finalement, avait eu le privilège de connaitre cette information qu’elle taisait. L’Angleterre voit les serpents d’un mauvais oeil, Valeryan aussi, elle n’avait aucun intérêt à exprimer cela. Confidence, accord de confiance.

Elle glisse un index replié contre la joue de son fils, tendrement, le gardant bien calé contre elle, essayant de ne pas trop le déranger, comme si elle n’avait aucun droit d’envahir son espace ainsi. Le contact n’est pas difficile, il n’y’a pas de rejet, pas de refus de l’approcher, juste une forme d’inquiétude à l’idée de ne pas être à la hauteur, parce que la réalité la rattrape lentement mais sûrement. « Tu crois que tonton Yan voudra bien aller chercher le carnet avec ton prénom dessus, mh ? » Un carnet qui dormait près de sa baguette, sur la seconde cheminée du salon. La demande est détournée mais elle sait qu’il ne pourra pas lui refuser un service aussi banal, aussi simple qu’aller chercher un carnet, à peine au bout du couloir. Tous les grognements du monde ne changerait pas ce qu’elle a perçu, cette façon qu’il avait eu de lui embrasser le front, et ce qu’ils avaient partagé dans la nuit de l’accouchement n’avait pas d’égal.

Le sifflement s’extirpe d’entre les lèvres de Sissi tandis que Valeryan revient, déverrouillant le carnet avant qu’il n’ait le temps de le lui tendre. « J’ai.. J’ai toujours considéré Leik comme ce jumeau que la vie n’avait pas voulu me donner. Il a fait un choix. Il a été le témoin de mon mariage, j’ai vraiment cru qu’il serait toujours là. Et il m’a menti. » Il n’a pas dit qu'il s’était marié, il n’a pas avoué à celle qui voyait en lui le frère aimant et protecteur qu’il avait choisi une épouse, dans le dos de tous, sans assumer une seule seconde les conséquences de ses actes. Il n’a pas eu à se battre, il a fait les choses dans leur dos. « Je veux que tu écrives ton nom dans ce carnet, Valeryan. » Elle lui laisse le temps de tourner la première page, le temps d’ouvrir, de voir au-delà du simple Emrys gravé sur la couverture, l’identité complète. Emrys Irvin Valeryan Rackharrow. Une identité si longue pour un héritier qu’elle compte bien protéger - de l'univers tout entier s'il le faut. En dessous, une ligne pour le nom du parrain, où personne n’est encore renseigné. « Mère ne m’a pas choisi de parrain et j’imagine que si j’en avais eu un, c'est chez lui que je me serais réfugiée quand tout a mal tourné.. alors je te demande d’être là pour Emrys. » Au-delà de leurs désaccords, de leurs disputes incessantes et de leur vision du monde drastiquement opposée. « Un Grimstone.. au cas où les archives doivent se rouvrir. » Ils savent ce qu’elle veut dire : le fourchelang est génétique, éteint chez eux depuis plus d'un siècle mais renaissant à intervalles plus ou moins espacées, la transmission directe augmentant de façon importante les chances de le voir se développer à la génération suivante. « Au cas ou il se sente seul, un jour. » Elle fronce les sourcils. Il fait chaud. Beaucoup trop chaud. Le regard s’agrandit et elle rend l’enfant à son frère, avec empressement. C’est sa température qui remonte et si elle est malade, elle ne veut rien transmettre à ce petit être innocent. Elle ne se souvient pas de la fièvre de la veille et ne se rend pas vraiment compte du fait que son corps a été mis à rude épreuve. Par chance, son frère est médicomage.

SISSI : # 477C64 - DAKSHA : # A8A8A8 - FOURCHELANG : italiques.
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Parchemin envoyé Dim 6 Aoû - 21:33

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« I will be your home, keep you warm when it's cold. I will try to be what you need when you're low. I can only promise the boy that I am, I'll do anything that I can. Meet me on the road to recovery, recovery. »

L
a méfiance de Valeryan envers les serpents, prend en vérité racine dans une crainte plus générale. Ce n'est ni de la terreur insensée, ni un rejet épidermique des rampants ; non, c'est la pensée très pragmatique du médicomage, de l'homme qui connaît trop les dangers entourant les animaux pour prétendre ne pas en avoir peur. Une peur peut-être aussi teintée d'une légère jalousie... Lui qui n'a jamais été très à l'aise avec les créatures, incapable d'en éduquer une lui-même. Même son faucon, Valeryan ne l'a pas dressé, se contentant de l'acheter à un professionnel. Bien sûr, il maîtrise toutes les connaissances théoriques concernant les soins du quotidien à accorder à la majorité des animaux. Mais contrairement à ce qu'affirme l'adage des Grimstone, savoir ne suffit pas toujours pour pouvoir... « C’est vraiment un garçon.. » À trop s'inquiéter de la disparition du serpent, Valeryan n'a pas réalisé l'état dans lequel Erzsébet est toujours. Il fronce légèrement les sourcils en entendant son chuchotement, mais comprend mieux quand il la voit tendre la main avec retenue vers le couffin. Il ne dit pas un mot pour autant. Ce n'est pas à lui d'encourager ce premier contact, bien au contraire. Le faire fausserait la donne, gâcherait cet instant unique. Lorsqu'elle tend enfin les bras pour le prendre, un sourire se fraye un chemin jusqu'aux lèvres de l'aîné. Scène qui fait vibrer en lui un merveilleux soulagement. La sensation d'avoir bien fait, pour une fois. Et la réalisation qu'il ne la perdrait vraiment pas. Pas aujourd'hui, ni même demain. Pas tant qu'elle aurait cet être à chérir, et qu'elle tolérerait son frère chez elle - il ferait tout, au même titre que Kenan, pour veiller sur cette vision harmonieuse de la mère et de l'enfant. Deux êtres, deux hommes qui l'aiment ne seraient pas de trop pour la défendre de ce monde - car malgré l'absence inquiétante du Rackharrow, Valeryan n'est pas aveugle à l'amour qu'il porte à Erzsébet.

Sa gorge se serre lorsqu'il remarque les larmes, discrètes, qui coulent en silence sur les joues de sa sœur. Il devine, sans avoir besoin des mots, le soulagement qu'elle partage avec lui. Sans doute réalise-t-elle, enfin, qu'elle a bel et bien gagné cette bataille. C'est à peine si Valeryan prête attention aux pleurs d'Emrys, accordant sans même y penser une confiance aveugle à Sissi pour ce qui est de lui apporter l'attention dont il a besoin. Lui a déjà partagé des instants qu'il n'oublierait jamais avec le nourrisson, comme autrefois avec Dragomir. Les premières heures, les premiers jours. Il aurait aimé que ce ne soit pas les premiers mois, mais Ekaterina n'avait pas su accepter la mort de son époux. Pour cela, il ne lui en voulait pas... Simplement, à présent, il était soulagé de voir qu'Erzsébet trouvait la force d'être mère. Presque nul autre que lui n'aurait pu mieux savoir comme il s'agit d'une réelle épreuve. Une épreuve aux joies incomparables, et aux terreurs tout aussi immenses. « Daksha est dehors. » Ses billes se lèvent soudain de la silhouette d'Emrys, qu'il regardait avec tendresse. « Le Cobra Royal est le seul serpent à être territorial et à protéger son nid. Cet endroit vient de devenir un nid. » Oh. C'est vrai... Il se sent un peu stupide, d'autant qu'il n'ignorait pas ce détail. Il faut dire que son esprit est encombré d'autres préoccupations, et qu'il ne s'est jamais demandé si un serpent pouvait considérer un bébé humain comme appartenant à son nid. Peut-être aurait-il dû poser un peu plus de questions à Erzsébet quand à son lien avec Daksha. Il prend note, dans un coin de sa tête, décidé à approfondir le sujet plus tard - qu'importe ce qu'avait pu en penser Mère, malheureusement elle ne peut désormais plus rien en dire... « J’ai longtemps cru que mon patronus était cet animal parce que j’avais été mal répartie.. » Il hausse un sourcil, perplexe. Mal répartie ? S'imaginait-elle plus à sa place chez la maison serpentine ? Il comprend sans peine le sous-entendu cependant. Sissi la protectrice, une curieuse idée pour lui qui n'a longtemps connu d'elle que le silence et le rejet. Concept moins absurde, à présent qu'il la voit faire preuve d'une infinie délicatesse avec cet être minuscule. « Tu crois que tonton Yan voudra bien aller chercher le carnet avec ton prénom dessus, mh ? » La question l'extirpe de ses réflexions. Le carnet ? Il devine sans peine qu'il s'agit de celui qu'il a remarqué la veille, posé près de la baguette d'Erzsébet sur l'une des cheminées du salon. Plusieurs fois depuis que ses yeux s'étaient posés dessus, il avait été tenté d'en parcourir les pages ; curiosité typique des Grimstone, à laquelle il avait résisté coûte que coûte. Hors de question qu'il trahisse la confiance accordée par Erzsébet. Il file le chercher, et sur le chemin a tout le temps de repenser aux mots de sa soeur. Tonton Yan. Un sourire d'enchantement, qu'il ne se serait jamais permis devant un public, ne le quitte plus jusqu'à ce qu'il passe à nouveau la porte de la chambre.

Il se compose alors une expression un peu plus contenue en approchant du lit. Le sifflement lui arrache un sursaut de surprise malgré lui, qu'il tente de masquer par une légère toux. « J’ai.. J’ai toujours considéré Leik comme ce jumeau que la vie n’avait pas voulu me donner. Il a fait un choix. Il a été le témoin de mon mariage, j’ai vraiment cru qu’il serait toujours là. Et il m’a menti. » Valeryan l'écoute en silence, un air particulièrement sérieux sur ses traits tandis qu'il tient ses mains dans son dos. Qu'attendait-elle qu'il réponde à ces affirmations ? Qu'elle se trompait, que Leik avait peut-être commis une erreur comme chacun d'entre eux en commettait parfois ? S'il en veut à son cadet pour la trahison qu'il a orchestré, cette rancune n'a rien à voir avec celle qu'il nourrit envers sa jumelle, et le  mal causé est à des lieux de là. Il sait qu'au fond, il finirait toujours par pardonner ce genre de comportements. Non les oublier, car les Grimstone ont la mémoire indéniablement longue, mais au moins les mettre assez de coté pour pouvoir continuer de veiller sur eux comme il le devait. C'était son rôle, après tout, sa place. S'assurer qu'ils ne s'éloignaient pas du bon chemin, et que si cela venait à arriver, ils ne s'en mordent pas trop les doigts. La fermeté, et le pardon. Jusqu'à un certain point, tout du moins... Mais ces pensées s'évanouissent quand elle lui dit : « Je veux que tu écrives ton nom dans ce carnet, Valeryan. » Ses yeux s'agrandissent. Incapable de dissimuler son étonnement, ses lèvres s'entrouvrent mais il ne sait que dire. Au lieu de cela, il ouvre doucement le carnet et tombe sur les premiers mots. Emrys Irvin Valeryan Rackharrow. Il en a le souffle coupé et cligne plusieurs fois des yeux, comme si l'écriture allait changer dès qu'il jetterait un nouvel œil sur celle-ci. Mais rien ne bouge, si ce n'est ses mains légèrement tremblantes. Il avale sa salive et les force à s'arrêter, prenant une grande respiration. C'est réel. Elle lui accorde véritablement cet honneur, ce gage de confiance, d'estime... d'affection. La ligne du dessous est vide, là où elle désire qu'il indique le nom du parrain. Il n'a pas vraiment besoin qu'elle lui explique l'importance du titre, mais il laisse ses mots traverser le brouillard de ses émotions. « Mère ne m’a pas choisi de parrain et j’imagine que si j’en avais eu un, c'est chez lui que je me serais réfugiée quand tout a mal tourné.. alors je te demande d’être là pour Emrys. Un Grimstone.. au cas où les archives doivent se rouvrir. » Malgré son indéniable intellect, Valeryan a du mal à recevoir toutes ces choses, à les assimiler. Nul ne lui a jamais accordé ce genre d'importance. Il protège sans qu'on le lui demande, veille sans qu'on ne l'y pousse ; qu'on place volontairement entre ses mains le bien-être d'un être à part entière, c'est une sensation nouvelle qu'il ne pensait pas découvrir de cette manière.

Il hoche le menton silencieusement, son silence étonné s'éternisant. Il écrirait son nom plus tard dans le carnet, à présent il est bien trop sonné pour réagir. Les mots lui manquent, les émotions rendant la pensée habituellement si pragmatique, à présent horriblement chaotique. « Au cas où il se sente seul, un jour. » Nouveau mouvement du menton. Il finit par se racler la gorge et enfin répondre. « Bien sûr, Erzsébet. Je ferai tout pour qu'il soit heureux, tu le sais. Je te l'ai déjà promis... » Les mots s'éteignent dans sa gorge lorsqu'elle lui confie soudain le nourrisson. Il le prend avec un hoquet surpris, laissant tomber le livre sans y prêter plus d'importance - ce n'est que du papier et de l'encre, rien comparé à ce qu'il tient à présent dans ses bras. Mais plus qu'Emrys, c'est Sissi qui l'inquiète. « Tout va bien ? » interroge-t-il, n'arrivant pas à cacher l'angoisse qui se glisse dans sa voix. Elle ne lui aurait jamais mis Emrys dans les bras avec tant d'empressement sans raison. Avec des gestes presque habitués, il dépose l'enfant dans son couffin et replace délicatement sur lui le tissu brodé de son prénom. Puis il s'assoie près d'elle et tend la main pour toucher son front. « La fièvre. C'est normal, ne t'en inquiètes pas. Tiens, sur la table de chevet j'ai laissé un breuvage qui la fera tomber chaque fois que tu sentiras qu'elle revient. Ton corps se remet doucement de l'effort fourni, il n'y a rien de plus naturel. » Il accompagne la parole par le geste, tendant le bras pour saisir la bouteille posée là et en verser un fond dans le verre, qu'il glisse ensuite entre les mains de sa sœur. « Va doucement, ne n'est pas du meilleur goût. » L'aîné fait une grimace de dégoût, dans une piètre attentive d'alléger l'atmosphère, de la faire se détendre un tant soit peu. Méthode qu'il utilise habituellement avec ses patients, il est pour le moins étrange qu'il en fasse l'usage sur Sissi, mais l'idée n'est pas si absurde après tout.

© Starseed


hold tight
Times that I've seen you lose your way, You're not in control and you won't be told. All I can do to keep you safe is hold you close, Hold you close til you can breathe on your own. Hold tight; you're slowly coming back to life. Let go of all your haunted dreams tonight. birdy

Parchemin envoyé Lun 7 Aoû - 22:30

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profil
Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 794 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de deux mois. Champ Libre :
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 
This is a battle I don’t want to lose.
« Just close your eyes, the sun is going down You'll be alright, no one can hurt you now Come morning light, you and I'll be safe and sound. »

E
lle a sonné son frère, elle le voit bien. Ce petit être porte désormais son prénom et il a une responsabilité inaltérable envers lui. « Bien sûr, Erzsébet. Je ferai tout pour qu'il soit heureux, tu le sais. Je te l'ai déjà promis... » Les promesses n’étaient que des mots. Leik n’avait-il pas promis d’être toujours présent pour elle ? Et la voilà avec cet enfant entre les bras en compagnie de celui qui fut longtemps le frère ennemi, la source d’insondables complexes. La gêne, les émotions retenues, du grand Valeryan. Et la température qui grimpe, brusquement, forçant la jeune femme à se séparer d’Emrys malgré son besoin presque vital de le serrer contre elle, de l’avoir tout près comme pour en assimiler l’existence, cette bataille dont ils étaient venus à bout. « La fièvre. C'est normal, ne t'en inquiètes pas. » De la fièvre ? Pourquoi ? Les yeux paniqués se tournent vers le couffin, l’estomac tordu de la crainte de le perdre, de le contaminer. Et si elle était malade ? « Tiens, sur la table de chevet j'ai laissé un breuvage qui la fera tomber chaque fois que tu sentiras qu'elle revient. Ton corps se remet doucement de l'effort fourni, il n'y a rien de plus naturel. » Les images lui reviennent avec violence, comme on prendrait un gifle par surprise. La douleur, cette impression de frôler la mort à chaque contraction, le corps qui lâche prise, qui souffre. L’énergie épuisée depuis trop longtemps. La fiole écrasée sur le sol. Elle récupère le verre machinalement, les doigts légèrement tremblants. « Va doucement, ne n'est pas du meilleur goût. » A la grimace de l’aîné répondent les deux billes hétérochromes qui se baissent timidement. Elle avale le liquide sans protester, laissant de côté les plaintes enfantines d’autrefois, les protestations quant aux préoccupations de son frère, consciente qu’il ne lui donnerait rien pouvant être nocif pour elle. Consciente surtout qu'elle n’était plus seule, désormais. « C’est vraiment mauvais. » Commente-t-elle en reposant le verre sur la table de chevet. « Le génie que tu es n’est pas capable de masquer ce goût, mh ? » Taquinerie, vaine tentative de faire croire que tout va bien dans le meilleur des mondes.

« Je veux plus jamais vivre ça.. » Elle déglutit difficilement. Le flou des évènements s’estompe quand s’accentue celui qui perle devant ses yeux, de ces larmes qui refont surface malgré elle. D’un revers de manche, elle les efface, endigue la peine.. ou la joie ? Ca se bouscule si bien qu’elle ne sait plus exactement ce qu’elle doit ressentir. Elle croise les bras, un instant, semblant se replier sur elle-même. Ils avaient tous une peur, elle ne le niait pas mais aucun n’avait eu l’impression d’échouer - ne pas mener cette grossesse à terme était un échec cuisant, la preuve d’une intolérable vulnérabilité face à la vie. La rousse bouge, se réfugie contre le médicomage, enfouissant son nez contre son cou, recherche soudaine d’affection. « Toutes ces émotions.. j’ai l’impression d’étouffer.. » Une infinie roue qui écrase  tout sur son passage, qui broie l’âme de la trop jeune épouse. « Valeryan.. » Les doigts se serrent autour du tissu, au niveau de l’épaule, la voix hésitante. « Je crois que Kenan va me quitter.. » Ca lui fait mal en le prononçant, ça brise le reflet terni de ses rêves, ne laissant que les cendres d’un bonheur brûlé sur l’autel de la folie d’une mère. « Il m'a pas pardonné .. pour les Mangemorts et.. » Et quoi ? Elle n’a pas été une bonne épouse. Elle ne serait pas une bonne mère. Que pouvait-elle apporter à cet enfant sinon la peine et le malheur ? « Je sais pas comment réparer.. je sais pas comment récupérer mon mari.. » Elle en tremble, pas de fièvre mais de ces vérités qu’elle exprime enfin, au pire moment sans doute, parce qu’elle n’a pas pu voir Kenan depuis l’accouchement, parce qu’elle se sent indigne de l’amour qu’il avait bien voulu lui porter. « Il n’est pas là.. pourquoi il n’est pas là ? Il .. il est déçu ? » Eszter avait manqué de conseils là-dessus, elle ne s’était jamais montrée sous un autre jour que celui de la femme épanouie, trop parfaite, à en faire complexer la cadette. « Quand j’ai eu dix-sept ans, Père m’a dit que je ne pourrais jamais obliger un homme à être fidèle et que je devais accepter que ça arrive mais.. je.. je crois que je suis jalouse. Jalouse sans preuve.. » Jalouse d’un fantôme, jalouse parce qu’il est absent et qu’elle n’est pas capable d’être rationnelle, pas dans l’état dans lequel elle se trouve depuis le début de cette grossesse.

Au-dessus du couffin, il observe. Il observe avec curiosité cette chose un peu fripée et toujours irrémédiablement sans écailles. Les deux yeux jaunes détaillent avec attention et la longue langue lèche l’air, assimile ce que dégage Emrys. Daksha joue de son corps souple, la tête soudainement à l’envers, les anneaux de son corps formant une sorte de large ressort. Il a beau chercher sous tous les angles, il ne comprend pas comment il peut être nécessaire d’attendre autant de temps pour faire venir au monde une oeuf de la taille d’un gros rat. Non, vraiment, ça n’a pas de sens. Il siffle et le garçon bouge, sans pleurer pour autant. C’est Sissi qui se raidit, qui bouge. Et trop près de son frère, tandis qu’elle tourne la tête, le sifflement lugubre s’extirpe de ses lèvres, chassant l’animal de sa contemplation. Instinct possessif, instinct protecteur. Quand elle le décide, pas quand lui le décrète. Quand elle ordonne, pas quand il veut. Il rampe à toute vitesse hors de la chambre, sans fuir bien loin, demeurant à l’entrée de la pièce, observateur soumis aux caprices de son humaine.

« Il a vu Emrys, dis ? » Pas Daksha, évidemment mais Kenan. Tout ce qui l’intéresse, c’est d’être certaine que son mari ne juge pas leur fils trop fragile, qu’il ne lui en veuille pas plus que ce n’est déjà le cas. Et si son estomac remue de la faim qu’elle ressent, cela lui importe bien peu.

SISSI : # 477C64 - DAKSHA : # A8A8A8 - FOURCHELANG : italiques.
© Starseed



Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



 

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