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(Erzeryan) ≤ « This is a battle I don’t want to lose. »

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Parchemin envoyé Ven 16 Juin - 0:04

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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 889 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, Hishnack & Texas-Flood ♥︎ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de trois mois. Champ Libre :
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This is a battle I don’t want to lose.
« Just close your eyes, the sun is going down You'll be alright, no one can hurt you now Come morning light, you and I'll be safe and sound. »

L
e sommeil avait fini par la gagner, la sorcière piégée dans sa tour d’ivoire, piégée pour son bien, loin du monde, loin des tumultes, loin des efforts. Piégée entre les quatre murs de la chambre, dans le confort de ce grand lit. Les livres s’étaient amoncelés au fil des jours, délicieuse distraction dépourvue de magie. Le sommeil avait fini par la gagner tandis qu’elle contemplait les traits presque trop paisibles de son mari. Il s’inquiétait sans doute mais n’en montrait rien, prenait soin d’elle autant que possible.. et diable qu’elle l’aimait. C’était à cela qu’elle pensait en fermant les yeux, le reflet de la lune éclairant la pièce par la fenêtre. Elle l’aimait déraisonnablement, de façon inconditionnelle et elle doutait qu’un jour sa famille puisse réellement le comprendre. Les songes peuplés de craintes, parfois, étaient cette nuit là un paisible bord de plage, un coucher de soleil sans nuage. Aurait-elle fini par trouver l’équilibre qu’il lui manquait ? Non, et quand bien même nul n’aurait su ce qu’il se passait dans sa tête. Silencieuse depuis un peu plus de quinze jours, elle parlait peu de ses ressentis, peu de l’avenir également, comme si elle vivait brusquement dans le présent, sans que ni le passé ni le futur puisse se glisser dans cet univers lissé. Le réveil n’en est que plus brutal. Le souffle s’est coupé, le corps s’est crispé, le regard vairon s’ouvrant sur l’heure : 1h03. La douleur est aiguë mais finalement pas si inhabituelle à ce stade de la grossesse alors Erzsébet choisit d’inspirer profondément et de se lever, avec prudence, pour remplir un verre d’eau dans la salle de bain attenante.

Ca recommence. La douleur est plus forte, vrille la raison, éteint le rationnel lorsqu’elle comprend ce qu’il se passe, lorsqu’elle se rend compte que la chemise de nuit blanche ne le restera pas. La panique la prend aux tripes. C’est trop tôt, beaucoup trop tôt. Elle devait tenir jusqu’à juillet, Valeryan faisait tout pour que rien ne se complique. Allait-elle décevoir tout le monde ? La baguette blanche était enfermée dans son écrin au dessus de la cheminée du second salon, elle l’avait abandonnée là sans penser à ce type d’urgence nécessitant d’appeler à l’aide. Le ferait-elle seulement ? Ne pouvait-elle pas continuer quelques semaines de plus ? Elles roulent, les larmes, quand elle s’accroche au lavabo. « Kenan.. » mais la voix n’est pas assez forte, la voix s’étrangle. Il a le sommeil lourd, le sorcier. « Kenan.. » elle répète, sans succès. Peut-être ferait-elle mieux de retourner au lit, de prier Merlin que ce soit une fausse alerte. Les minutes s’étirent. 1h20. Ca s’emplifie. « Datrix.. Datrix ? Je.. Je sais que t’as pas à me répondre mais.. s’il te plaît.. » Ca s’étouffe, sa supplique se noie dans le couinement douloureux qu’elle cherche à taire, quitte à cesser de respirer. Elle sait bien, Sissi, qu’il faut faire l’inverse mais plus rien n’est logique. Plus rien n’a de sens.

…*…

Elle ne sait plus si elle pleure de douleur, de terreur ou du soulagement de rencontrer les bras de son frère. Elle ne sait plus ce qu’elle a dit à Kenan, si l’Eternel l’a aidée, elle ne sait plus rien sinon que le sifflement de Daksha tente d’apaiser ce flot d’émotions qui la submergent. Il n’attaque pas mais son regard est inquisiteur, sous le lit, dans l’obscurité. Elle s’accroche à Valeryan, elle s’accroche et les ongles s’enfoncent dans la peau de son bras, partageant malgré elle ce mal qu’elle n’a pas pu taire. Il y’a le calmant sur le sol, brisé, non loin du verre, il y’a les traces de ses tentatives infructueuses d’arrêter tout cela. Le serpent l’a privée de tout ce qui aurait pu s’avérer dangereux, comme mue par une sorte d’instinct. « C’est trop tôt.. je peux pas.. » Beaucoup trop tôt. Elle ne tient plus sur ses jambes, chaque nouvelle contraction lui donne cette impression absurde qu’elle n’y survivra pas. « Je vais pas y arriver.. » Il est médicomage, il n’a pas besoin qu’elle lui dise, pas besoin d’un long discours pour constater son état de fatigue, son état psychologique tout entier. Elle aime contrôler, sa petite soeur, et elle n’a aucun moyen de le faire cette fois. Ce qu’il a stabilisé en la rassurant au début du mois s’effondre : elle ne veut pas les décevoir, ça tourne en boucle dans son esprit, elle ne veut pas être cette épouse indigne qui ne saurait pas offrir ce qu’on attend d’elle. Plutôt mourir, plutôt lâcher prise pour sauver le garçon. Elle lui avait demandé plusieurs fois, à Valeryan, de lui promettre que la vie de l’héritier passerait avant la sienne. Pourquoi n’entendaient-ils pas la détresse ? L’eau fraîche ne lui donne pas l’impression d’avoir moins chaud, elle a protesté, elle a été gênée, elle a perdu pieds. Seulement une heure. Une heure qui lui a paru une éternité. Une heure au bout de laquelle le corps a lâché prise.

…*…

Erzsébet ne sait plus où elle se trouve. Elle ne sait plus comment elle s’y est retrouvée, surtout. Les yeux papillonnent difficilement, les souvenirs remontent à retardement, comme si elle était sonnée, engourdie. Elle émerge, seule dans cette chambre, dans le silence d’abord délicieux. Quarante-huit heures. Elle l’ignore encore mais elle a passé les quarante-huit dernières heures à ne presque rien faire d’autre que dormir, ne sortant de ce sommeil lourd que quelques minutes de temps en temps, trop peu pour réellement lui parler, ou comme dans une sorte de somnambulisme dérangeant. Les mois à passer sans prendre soin d’elle l’ont rattrapé et il n’y’a pas eu d’autre solution qu’attendre qu’elle récupère. qu’attendre que le choc passe, que l’enveloppe charnelle cesse de trembler, que l’esprit ne joue plus de tours. Le doux silence se mue en terreur et la lampe tombe dans un fracas bruyant au moment où elle se redresse dans le lit : il n’y’a pas de pleurs dans la maison, il n’y’a personne avec elle, personne dans la chambre, personne dans celle de l’enfant si elle se fie à l’absence de mouvements. Ca la frappe comme la plus terrible des évidences. La main se porte contre ses lèvres, étouffe l’horreur de ses pensées, comme si ne pas bouger pouvait annuler une possible réalité. C’est Valeryan qui apparait à la porte, seul, beaucoup trop seul. Et toutes ses peurs ne se lisent que trop bien dans les yeux vairons de la sorcière. Ca s’est mal passé, n’est-ce pas ? C’est la seule explication qui justifierait qu’elle n’ait pas eu cet enfant dans les bras, qu’il y’ait ce vide dans le déroulement des évènements. Elle est propre, elle ne porte plus la chemise de nuit blanche et il n’y’a pas de berceau à côté d’elle. Il ne lui vient pas à l’idée que le nouveau-né puisse être en sécurité, puisse être protégé dans une pièce proche, par la magie. Elle ne songe pas que son frère puisse s’être installé, en silence, parce qu’elle pense au pire, parce qu’elle ressent une absence innommable, brusque. « Dis-moi qu’il va bien.. Dis-moi que je ne lui ai pas fait de mal.. » Elle l’en supplierait presque. Et les mains féminines se remettent déjà à trembler, les sourcils se froncent, elle ne comprend pas l’ordre dans lequel la conscience réceptionne les sentiments. Ses envies s’entrechoquent et elle ne se tait que pour essayer d’endiguer la crise, d’enfermer tout ce que son coeur lui souffle. A quoi bon avoir un coeur s’il doit être brisé ?

SISSI : # 477C64 - DAKSHA : # A8A8A8 - FOURCHELANG : italiques.
© Starseed



Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Dim 23 Juil - 11:35

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Je suis : Syriane , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 03/03/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 121 hiboux. J’incarne : Joseph Morgan , et l’avatar que je porte a été créé par : Avatars : Gallifreys, Lux, Hishnack. Signature : Bat'phanie. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Mererid, Priam & Siofra Je parle en : #4E6811



Je suis âgé de : 31 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Co-propriétaire d'une apothicairerie à Pré-au-lard, Cerberus Viperae, et médicomage spécialisé dans les Blessures par Créatures Vivantes. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : je serai fiancé d'ici peu. Champ Libre :
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« I will be your home, keep you warm when it's cold. I will try to be what you need when you're low. I can only promise the boy that I am, I'll do anything that I can. Meet me on the road to recovery, recovery. »

L
'épuisement. Cette fatigue qui semble saper chacun de vos gestes, miner tous vos efforts, faire paraître chaque journée de travail sans fin ; sensation que beaucoup fuient comme la peste. Pas Valeryan. L'épuisement des heures passées derrière le comptoir, dans l'atelier, dans la réserve. Et dans son bureau, à continuer de recevoir ses patients les plus fidèles. L'épuisement surtout dû à cette concentration qu'il s'impose, cette attention qu'il se refuse à relâcher ne serait-ce qu'un instant. Du matin au soir, ne s'accordant qu'une occasionnelle tasse de café, il se plonge dans le travail à la manière d'un drogué. Penser à d'autres choses est inenvisageable ; il sait déjà que le soir venu, ses contrariétés auraient tout le loisir de s'acharner sur sa carcasse jusqu'à ce que le sommeil se fasse son refuge.

Comme ce soir de juin. Après avoir passé la soirée à tenter de faire remonter la pente à son père, il sert doucement l'épaule de celui-ci avant d'aller se coucher. Il est habitué au silence de cette chambre, en revanche le calme qui règne dans le manoir Grimstone est une toute autre chose. Parfois, il lui semble entendre encore les pas de Dragomir courant dans les couloirs, ou la voix de sa chère Ekaterina l'appelant. Il s'attend presque à ce que la porte s'entrouvre pour laisser apparaître sa mine interrogatrice. « Tu es déjà couché ? Mais il est seulement vingt-deux heures ! » s'exclamerait-elle. Il rirait, et elle viendrait s’asseoir au bout de son lit. « Tu t'es encore tué au travail, n'est-ce pas ? Tu devrais te détendre un peu plus. La vie n'est pas un bagne, Val. »

Il s'endort, bercé par cette scène qu'il s'imagine, par le sourire de sa sœur. Il s'échappe, jusqu'à ce qu'une voix le ramène brutalement à lui. « Valeryan ! » Soren, qui soudain ouvre la porte sans douceur et lance à nouveau : « Valeryan ! Erzsébet est sur le point d'accoucher, le Rackharrow est là pour que tu y ailles. » Trop choqué pour réagir, il s'extirpe des draps avec confusion. « Quoi ? Mais le terme est le mois prochain ! » En même temps qu'il proteste, le sorcier enfile à la hâte des chaussures et un manteau au dessus de son pyjama. « Il n'en a pas dit plus. » Le visage de Soren est tiré par l'inquiétude. Il sait que sa fille refuserait qu'il soit présent, même après la naissance de l'enfant, et il en est peiné. Mais Valeryan n'a pas le temps de le réconforter ; les deux hommes échangent un bref regard de compréhension avant que l'aîné ne se précipite rejoindre l'époux de la cadette.

Le visage de Kenan suffit à tout expliquer. Pourtant, Valeryan a une seconde d'hésitation ; saisir le bras que lui tend le jeune homme est un geste si étrange, si irréel. Son cœur bat si vite que c'en est douloureux, mais il cache savamment la panique qui le saisit lorsqu'il retrouve Erzsébet dans un état de choc. La potion répandue sur le sol suffit pour qu'il comprenne. Les mots finissent d'illustrer. « C’est trop tôt.. je peux pas.. » Il sert les dents en sentant ses ongles qui percent la chaire de son bras. Doucement, il secoue la tête, cherchant comment contrer ses affirmations, comment la rassurer. « Je vais pas y arriver.. » Elle n'est clairement pas dans l'état où il avait espéré qu'elle soit le jour de l'accouchement... Mais il ne peut pas la laisser croire une telle chose. « Tout va bien se passer, Sissi. Viens là, tout va bien se passer. » Il l'entraîne doucement mais sûrement vers la salle d'eau. Le choix n'en est plus vraiment un ; elle a déjà perdu les eaux et à partir de maintenant, il ne pouvait se permettre d'aller chercher quelqu'un de plus compétent. Soigner les blessures causées par les créatures magiques est une chose, tandis qu'aider une femme à donner naissance en est une autre...

Ses gestes sont presque hésitants, saccadés et maladroits. Il en perd tous ses moyens, du moins au début - surtout qu'elle est aussi embarrassée que lui et tente d'argumenter, mais il sait déjà qu'ils n'ont aucune autre option. Elle devrait accoucher ici même, avec son aide, ou ses chances de survie et celles de l'enfant seraient faibles. Lorsqu'il voit les premières gouttes de sang au fond de la baignoire, il réalise brusquement à quel point la situation pourrait mal tourner. Son souffle ralentit tandis qu'il retrouve le calme d'un homme déterminé à accomplir son travail comme il se doit. Les gestes se font fermes et rassurants, les mains se posent avec confiance et les mots instillent conseils et murmures rassurants. L'époux est là, non loin, comme pour veiller au grain – mais Valeryan a totalement oublié sa présence. Il n'a plus qu'une chose en tête. Elle doit vivre. Sa vie avant tout le reste, même avant cet enfant qu'elle a affirmé vouloir faire passer en premier. Si elle mourrait, que resterait-il de son monde, si ce n'est un père meurtri et une sœur aînée morte à ses yeux ? Le reste lui semble si dérisoire... « Respires. » Un rappel régulier, entêtant. Elle oublie si vite le plus important, la jeune sorcière. Secoué par sa souffrance, il hésite à lui donner quelque chose contre la douleur – mais il craint que sans celle-ci pour la maintenir éveillée, elle ne sombre dans l'inconscience. Les minutes semblent s'étirer sans fin, il lui semble parfois que tout ceci n'est qu'un rêve – bon ou mauvais ?

Enfin. Il est bien là, minuscule mais vivant, entre ses mains. La mère se laisse avaler par l'épuisement et Valeryan se redresse pour tendre son fils, qui déjà crie son mécontentement, à Kenan. « Je dois la surveiller de près, elle n'est pas hors de danger » fait-il d'une voix rauque. Il sent quelque chose d'humide sur ses joues et lève une main pour constater ces larmes qu'il n'a pas senti. Son regard oscille entre sa sœur et son neveu, la joie lui enserrant le cœur. Elle lui semble si légère, presque trop, lorsqu'il la dépose dans le lit. De la paume, il vérifie sa température comme il l'a déjà fait avec Emrys. L'enfant et la mère vont bien. Cette dernière prendra du temps à récupérer, mais il est à présent certain qu'elle vivrait.

Quarante-huit heures. Il a prévenu Astraea, il n'est pas retourné travailler. Tant qu'elle n'ouvrirait pas les yeux, il ne quitterait pas la maison. Il n'est guère habitué à prendre soin d'un nouveau-né, mais il a bien fallu qu'il apprenne sur le tas... Les gestes sont déjà plus faciles, plus naturels, après ces quarante-huit heures. Heureusement que la mère, dans son entêtement habituel, a déjà tout préparé bien avant la date à laquelle il aurait dû arriver. En revanche, le père est retourné travailler presque immédiatement... Et Valeryan ne peut s'empêcher de se poser des questions – il a déjà manqué de l'interroger plusieurs fois, interloqué par son comportement. Il pose à l'évidence un regard aimant sur l'enfant, mais disparaît de la maison dès qu'il en a la possibilité. Si l'aîné des Grimstone ne s'en plaint guère, ayant ainsi tout loisir de s'extasier sur son neveu, il est toutefois contrarié par cette attitude... Si le jeune homme venait à causer du tord à Erzsébet, il pourrait être sûr de passer un sale quart d'heure. Ce sont ces pensées plus ou moins assassines qui trottent dans sa tête tandis qu'il sommeille dans un fauteuil, le couffin posé sur le banc tout près. Le nouveau-né dort profondément – et son oncle aimerait faire de même... Mais des bruits étouffés venant de la chambre le tirent de son assoupissement. Il se redresse presque d'un bond, jette un coup d’œil prudent dans le couffin, malgré les sortilèges supposés le protéger, puis se précipite presque dans la chambre. Elle est bel et bien réveillée, et visiblement en proie à la panique. Il aurait dû se douter qu'elle serait terrifiée de ne pas voir son fils... « Dis-moi qu’il va bien.. Dis-moi que je ne lui ai pas fait de mal.. » Il secoue la tête et s'approche à la hâte du lit, saisissant sa main pour tenter de la calmer. « Doucement. Tu ne dois surtout pas t'agiter ainsi. Rallonges-toi... Emrys va bien. » Le sourire qu'il lui adresse suffit à dire comme il est heureux de pouvoir prononcer ces mots. Après tout ce qu'elle a traversé, tous les obstacles qu'on avait placé sur son chemin... « Je vais le chercher. » Un souffle tandis qu'il se penche pour embrasser son front. Geste qu'il n'aurait jamais osé s'accorder quelques mois plus tôt, et qui à présent lui échappe. Il sort de la pièce presque aussi vite qu'il est entré, peut-être par crainte qu'elle le repousse, et saisit le couffin avec précaution. Mais avant de passer à nouveau le seuil de la chambre, il hésite. Tandis qu'il avance à pas prudents, il cherche des yeux la silhouette serpentine sans la trouver. Surmontant ses inquiétudes et sans quitter Emrys du regard, il finit par s'approcher du lit et par poser le couffin au bord de celui-ci sans pour autant le lâcher. « Où est Daksha ? » souffle-t-il, tendu comme un balais.

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hold tight
Times that I've seen you lose your way, You're not in control and you won't be told. All I can do to keep you safe is hold you close, Hold you close til you can breathe on your own. Hold tight; you're slowly coming back to life. Let go of all your haunted dreams tonight. birdy

Parchemin envoyé Lun 24 Juil - 22:30

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I
l lui dit de se rallonger mais elle a peur, elle a tellement peur d’avoir échoué, d’avoir mis un terme à la vie de l’enfant en n’étant pas assez forte, pas assez courageuse. « Emrys va bien. » Le sourire est interprété à retardement, tout comme les mots. Emrys va bien. Un baiser sur son front qu’elle ne repousse pas, contre lequel elle ne proteste pas, presque sonnée. « Je vais le chercher. » Et Sissi reste là, ne bougeant que pour s’appuyer contre les coussins, le coeur battant encore à tout rompre. Tout est si confus, si flou. Depuis combien de temps dort-elle ? Depuis combien de temps a-t-elle abandonné sa famille ? « Où est Daksha ? » Il la raccroche à la réalité et elle réalise qu’il est là, tout près, hésitant. Elle se fiche de ce qu’il se passe autour, de ses inquiétudes parce que tout ce qu’elle voit, c’est ce couffin qu’il approche enfin du lit, qu’il dépose tout près d’elle. Elle penche la tête, un peu, pour apercevoir la petite créature qui y dort, pour observer, dans un silence presque religieux. Il y’a mille émotions qui s’entrechoquent, qui percutent le myocarde si souvent tourmenté et qu’elle n’identifie d’abord pas, toujours sous le choc des derniers évènements. Emrys va bien, elle le voit dans ces minuscules doigts qui bougent doucement, par moments, dans le rose de ses joues. « C’est vraiment un garçon.. » Un murmure, à peine. Il ne l’aurait pas appelé par ce prénom si ça n’avait pas été le cas, il n’aurait pas donné à une fillette le prénom choisi pour un fils. Un héritier.

Elle hésite, la main s’avance puis s’arrête et recule. Elle a peur de faire une erreur, peur de ne pas avoir le droit. Elle ne regarde toujours pas Valeryan, focalisée sur ce couffin, sur cette envie qui se fraye un chemin dans ses émotions. Elle ne veut pas le déranger, elle ne veut pas faire de bêtise mais elle ne peut pas résister plus longtemps, elle n’y arrive pas. La petite soeur maladroite et si froide récupère le nourrisson de ces gestes qu’on n’attendrait pas d’elle, pleins de douceur et de tendresses, de protection aussi, comme si l’aîné avait cessé d’exister, comme si l’univers tout entier et la souffrance n’avaient plus d’importance. Juste quelques secondes de paix où elle se sent enfin à sa place. Il pleure, un peu, et elle aussi à bien y regarder. Elle pleure de soulagement, parce qu’elle n’a pas eu à lui dire adieu, parce qu’elle n’est pas mourante, lui non plus. Epuisée mais vivante. Elle oublie ce désir pour la mort, berçant doucement le bébé en murmurant des excuses. Quand enfin les protestations d’Emrys cessent, elle consent à adresser la parole à Valeryan, dont elle n’a toujours pas croisé le regard. « Daksha est dehors. » Ca lui semble si logique qu’elle n’explicite qu’après quelques secondes. « Le Cobra Royal est le seul serpent à être territorial et à protéger son nid. Cet endroit vient de devenir un nid. » A-t-elle seulement un jour pris la peine d’expliquer sa relation avec Daksha aux membres méfiants de sa famille ? Pas à son souvenir, préférant protester qu’initier. « J’ai longtemps cru que mon patronus était cet animal parce que j’avais été mal répartie.. » Ca n’était pas le cas. A la voir pratiquer la magie noire, on la prive volontiers, par préjugé, de la capacité à faire naître une magie aussi pure que celle du patronus. Elle n’en avait jamais parlé et seul Alastar, finalement, avait eu le privilège de connaitre cette information qu’elle taisait. L’Angleterre voit les serpents d’un mauvais oeil, Valeryan aussi, elle n’avait aucun intérêt à exprimer cela. Confidence, accord de confiance.

Elle glisse un index replié contre la joue de son fils, tendrement, le gardant bien calé contre elle, essayant de ne pas trop le déranger, comme si elle n’avait aucun droit d’envahir son espace ainsi. Le contact n’est pas difficile, il n’y’a pas de rejet, pas de refus de l’approcher, juste une forme d’inquiétude à l’idée de ne pas être à la hauteur, parce que la réalité la rattrape lentement mais sûrement. « Tu crois que tonton Yan voudra bien aller chercher le carnet avec ton prénom dessus, mh ? » Un carnet qui dormait près de sa baguette, sur la seconde cheminée du salon. La demande est détournée mais elle sait qu’il ne pourra pas lui refuser un service aussi banal, aussi simple qu’aller chercher un carnet, à peine au bout du couloir. Tous les grognements du monde ne changerait pas ce qu’elle a perçu, cette façon qu’il avait eu de lui embrasser le front, et ce qu’ils avaient partagé dans la nuit de l’accouchement n’avait pas d’égal.

Le sifflement s’extirpe d’entre les lèvres de Sissi tandis que Valeryan revient, déverrouillant le carnet avant qu’il n’ait le temps de le lui tendre. « J’ai.. J’ai toujours considéré Leik comme ce jumeau que la vie n’avait pas voulu me donner. Il a fait un choix. Il a été le témoin de mon mariage, j’ai vraiment cru qu’il serait toujours là. Et il m’a menti. » Il n’a pas dit qu'il s’était marié, il n’a pas avoué à celle qui voyait en lui le frère aimant et protecteur qu’il avait choisi une épouse, dans le dos de tous, sans assumer une seule seconde les conséquences de ses actes. Il n’a pas eu à se battre, il a fait les choses dans leur dos. « Je veux que tu écrives ton nom dans ce carnet, Valeryan. » Elle lui laisse le temps de tourner la première page, le temps d’ouvrir, de voir au-delà du simple Emrys gravé sur la couverture, l’identité complète. Emrys Irvin Valeryan Rackharrow. Une identité si longue pour un héritier qu’elle compte bien protéger - de l'univers tout entier s'il le faut. En dessous, une ligne pour le nom du parrain, où personne n’est encore renseigné. « Mère ne m’a pas choisi de parrain et j’imagine que si j’en avais eu un, c'est chez lui que je me serais réfugiée quand tout a mal tourné.. alors je te demande d’être là pour Emrys. » Au-delà de leurs désaccords, de leurs disputes incessantes et de leur vision du monde drastiquement opposée. « Un Grimstone.. au cas où les archives doivent se rouvrir. » Ils savent ce qu’elle veut dire : le fourchelang est génétique, éteint chez eux depuis plus d'un siècle mais renaissant à intervalles plus ou moins espacées, la transmission directe augmentant de façon importante les chances de le voir se développer à la génération suivante. « Au cas ou il se sente seul, un jour. » Elle fronce les sourcils. Il fait chaud. Beaucoup trop chaud. Le regard s’agrandit et elle rend l’enfant à son frère, avec empressement. C’est sa température qui remonte et si elle est malade, elle ne veut rien transmettre à ce petit être innocent. Elle ne se souvient pas de la fièvre de la veille et ne se rend pas vraiment compte du fait que son corps a été mis à rude épreuve. Par chance, son frère est médicomage.

SISSI : # 477C64 - DAKSHA : # A8A8A8 - FOURCHELANG : italiques.
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Parchemin envoyé Dim 6 Aoû - 21:33

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« I will be your home, keep you warm when it's cold. I will try to be what you need when you're low. I can only promise the boy that I am, I'll do anything that I can. Meet me on the road to recovery, recovery. »

L
a méfiance de Valeryan envers les serpents, prend en vérité racine dans une crainte plus générale. Ce n'est ni de la terreur insensée, ni un rejet épidermique des rampants ; non, c'est la pensée très pragmatique du médicomage, de l'homme qui connaît trop les dangers entourant les animaux pour prétendre ne pas en avoir peur. Une peur peut-être aussi teintée d'une légère jalousie... Lui qui n'a jamais été très à l'aise avec les créatures, incapable d'en éduquer une lui-même. Même son faucon, Valeryan ne l'a pas dressé, se contentant de l'acheter à un professionnel. Bien sûr, il maîtrise toutes les connaissances théoriques concernant les soins du quotidien à accorder à la majorité des animaux. Mais contrairement à ce qu'affirme l'adage des Grimstone, savoir ne suffit pas toujours pour pouvoir... « C’est vraiment un garçon.. » À trop s'inquiéter de la disparition du serpent, Valeryan n'a pas réalisé l'état dans lequel Erzsébet est toujours. Il fronce légèrement les sourcils en entendant son chuchotement, mais comprend mieux quand il la voit tendre la main avec retenue vers le couffin. Il ne dit pas un mot pour autant. Ce n'est pas à lui d'encourager ce premier contact, bien au contraire. Le faire fausserait la donne, gâcherait cet instant unique. Lorsqu'elle tend enfin les bras pour le prendre, un sourire se fraye un chemin jusqu'aux lèvres de l'aîné. Scène qui fait vibrer en lui un merveilleux soulagement. La sensation d'avoir bien fait, pour une fois. Et la réalisation qu'il ne la perdrait vraiment pas. Pas aujourd'hui, ni même demain. Pas tant qu'elle aurait cet être à chérir, et qu'elle tolérerait son frère chez elle - il ferait tout, au même titre que Kenan, pour veiller sur cette vision harmonieuse de la mère et de l'enfant. Deux êtres, deux hommes qui l'aiment ne seraient pas de trop pour la défendre de ce monde - car malgré l'absence inquiétante du Rackharrow, Valeryan n'est pas aveugle à l'amour qu'il porte à Erzsébet.

Sa gorge se serre lorsqu'il remarque les larmes, discrètes, qui coulent en silence sur les joues de sa sœur. Il devine, sans avoir besoin des mots, le soulagement qu'elle partage avec lui. Sans doute réalise-t-elle, enfin, qu'elle a bel et bien gagné cette bataille. C'est à peine si Valeryan prête attention aux pleurs d'Emrys, accordant sans même y penser une confiance aveugle à Sissi pour ce qui est de lui apporter l'attention dont il a besoin. Lui a déjà partagé des instants qu'il n'oublierait jamais avec le nourrisson, comme autrefois avec Dragomir. Les premières heures, les premiers jours. Il aurait aimé que ce ne soit pas les premiers mois, mais Ekaterina n'avait pas su accepter la mort de son époux. Pour cela, il ne lui en voulait pas... Simplement, à présent, il était soulagé de voir qu'Erzsébet trouvait la force d'être mère. Presque nul autre que lui n'aurait pu mieux savoir comme il s'agit d'une réelle épreuve. Une épreuve aux joies incomparables, et aux terreurs tout aussi immenses. « Daksha est dehors. » Ses billes se lèvent soudain de la silhouette d'Emrys, qu'il regardait avec tendresse. « Le Cobra Royal est le seul serpent à être territorial et à protéger son nid. Cet endroit vient de devenir un nid. » Oh. C'est vrai... Il se sent un peu stupide, d'autant qu'il n'ignorait pas ce détail. Il faut dire que son esprit est encombré d'autres préoccupations, et qu'il ne s'est jamais demandé si un serpent pouvait considérer un bébé humain comme appartenant à son nid. Peut-être aurait-il dû poser un peu plus de questions à Erzsébet quand à son lien avec Daksha. Il prend note, dans un coin de sa tête, décidé à approfondir le sujet plus tard - qu'importe ce qu'avait pu en penser Mère, malheureusement elle ne peut désormais plus rien en dire... « J’ai longtemps cru que mon patronus était cet animal parce que j’avais été mal répartie.. » Il hausse un sourcil, perplexe. Mal répartie ? S'imaginait-elle plus à sa place chez la maison serpentine ? Il comprend sans peine le sous-entendu cependant. Sissi la protectrice, une curieuse idée pour lui qui n'a longtemps connu d'elle que le silence et le rejet. Concept moins absurde, à présent qu'il la voit faire preuve d'une infinie délicatesse avec cet être minuscule. « Tu crois que tonton Yan voudra bien aller chercher le carnet avec ton prénom dessus, mh ? » La question l'extirpe de ses réflexions. Le carnet ? Il devine sans peine qu'il s'agit de celui qu'il a remarqué la veille, posé près de la baguette d'Erzsébet sur l'une des cheminées du salon. Plusieurs fois depuis que ses yeux s'étaient posés dessus, il avait été tenté d'en parcourir les pages ; curiosité typique des Grimstone, à laquelle il avait résisté coûte que coûte. Hors de question qu'il trahisse la confiance accordée par Erzsébet. Il file le chercher, et sur le chemin a tout le temps de repenser aux mots de sa soeur. Tonton Yan. Un sourire d'enchantement, qu'il ne se serait jamais permis devant un public, ne le quitte plus jusqu'à ce qu'il passe à nouveau la porte de la chambre.

Il se compose alors une expression un peu plus contenue en approchant du lit. Le sifflement lui arrache un sursaut de surprise malgré lui, qu'il tente de masquer par une légère toux. « J’ai.. J’ai toujours considéré Leik comme ce jumeau que la vie n’avait pas voulu me donner. Il a fait un choix. Il a été le témoin de mon mariage, j’ai vraiment cru qu’il serait toujours là. Et il m’a menti. » Valeryan l'écoute en silence, un air particulièrement sérieux sur ses traits tandis qu'il tient ses mains dans son dos. Qu'attendait-elle qu'il réponde à ces affirmations ? Qu'elle se trompait, que Leik avait peut-être commis une erreur comme chacun d'entre eux en commettait parfois ? S'il en veut à son cadet pour la trahison qu'il a orchestré, cette rancune n'a rien à voir avec celle qu'il nourrit envers sa jumelle, et le  mal causé est à des lieux de là. Il sait qu'au fond, il finirait toujours par pardonner ce genre de comportements. Non les oublier, car les Grimstone ont la mémoire indéniablement longue, mais au moins les mettre assez de coté pour pouvoir continuer de veiller sur eux comme il le devait. C'était son rôle, après tout, sa place. S'assurer qu'ils ne s'éloignaient pas du bon chemin, et que si cela venait à arriver, ils ne s'en mordent pas trop les doigts. La fermeté, et le pardon. Jusqu'à un certain point, tout du moins... Mais ces pensées s'évanouissent quand elle lui dit : « Je veux que tu écrives ton nom dans ce carnet, Valeryan. » Ses yeux s'agrandissent. Incapable de dissimuler son étonnement, ses lèvres s'entrouvrent mais il ne sait que dire. Au lieu de cela, il ouvre doucement le carnet et tombe sur les premiers mots. Emrys Irvin Valeryan Rackharrow. Il en a le souffle coupé et cligne plusieurs fois des yeux, comme si l'écriture allait changer dès qu'il jetterait un nouvel œil sur celle-ci. Mais rien ne bouge, si ce n'est ses mains légèrement tremblantes. Il avale sa salive et les force à s'arrêter, prenant une grande respiration. C'est réel. Elle lui accorde véritablement cet honneur, ce gage de confiance, d'estime... d'affection. La ligne du dessous est vide, là où elle désire qu'il indique le nom du parrain. Il n'a pas vraiment besoin qu'elle lui explique l'importance du titre, mais il laisse ses mots traverser le brouillard de ses émotions. « Mère ne m’a pas choisi de parrain et j’imagine que si j’en avais eu un, c'est chez lui que je me serais réfugiée quand tout a mal tourné.. alors je te demande d’être là pour Emrys. Un Grimstone.. au cas où les archives doivent se rouvrir. » Malgré son indéniable intellect, Valeryan a du mal à recevoir toutes ces choses, à les assimiler. Nul ne lui a jamais accordé ce genre d'importance. Il protège sans qu'on le lui demande, veille sans qu'on ne l'y pousse ; qu'on place volontairement entre ses mains le bien-être d'un être à part entière, c'est une sensation nouvelle qu'il ne pensait pas découvrir de cette manière.

Il hoche le menton silencieusement, son silence étonné s'éternisant. Il écrirait son nom plus tard dans le carnet, à présent il est bien trop sonné pour réagir. Les mots lui manquent, les émotions rendant la pensée habituellement si pragmatique, à présent horriblement chaotique. « Au cas où il se sente seul, un jour. » Nouveau mouvement du menton. Il finit par se racler la gorge et enfin répondre. « Bien sûr, Erzsébet. Je ferai tout pour qu'il soit heureux, tu le sais. Je te l'ai déjà promis... » Les mots s'éteignent dans sa gorge lorsqu'elle lui confie soudain le nourrisson. Il le prend avec un hoquet surpris, laissant tomber le livre sans y prêter plus d'importance - ce n'est que du papier et de l'encre, rien comparé à ce qu'il tient à présent dans ses bras. Mais plus qu'Emrys, c'est Sissi qui l'inquiète. « Tout va bien ? » interroge-t-il, n'arrivant pas à cacher l'angoisse qui se glisse dans sa voix. Elle ne lui aurait jamais mis Emrys dans les bras avec tant d'empressement sans raison. Avec des gestes presque habitués, il dépose l'enfant dans son couffin et replace délicatement sur lui le tissu brodé de son prénom. Puis il s'assoie près d'elle et tend la main pour toucher son front. « La fièvre. C'est normal, ne t'en inquiètes pas. Tiens, sur la table de chevet j'ai laissé un breuvage qui la fera tomber chaque fois que tu sentiras qu'elle revient. Ton corps se remet doucement de l'effort fourni, il n'y a rien de plus naturel. » Il accompagne la parole par le geste, tendant le bras pour saisir la bouteille posée là et en verser un fond dans le verre, qu'il glisse ensuite entre les mains de sa sœur. « Va doucement, ne n'est pas du meilleur goût. » L'aîné fait une grimace de dégoût, dans une piètre tentative d'alléger l'atmosphère, de la faire se détendre un tant soit peu. Méthode qu'il utilise habituellement avec ses patients, il est pour le moins étrange qu'il en fasse l'usage sur Sissi, mais l'idée n'est pas si absurde après tout.

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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 889 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, Hishnack & Texas-Flood ♥︎ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de trois mois. Champ Libre :
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E
lle a sonné son frère, elle le voit bien. Ce petit être porte désormais son prénom et il a une responsabilité inaltérable envers lui. « Bien sûr, Erzsébet. Je ferai tout pour qu'il soit heureux, tu le sais. Je te l'ai déjà promis... » Les promesses n’étaient que des mots. Leik n’avait-il pas promis d’être toujours présent pour elle ? Et la voilà avec cet enfant entre les bras en compagnie de celui qui fut longtemps le frère ennemi, la source d’insondables complexes. La gêne, les émotions retenues, du grand Valeryan. Et la température qui grimpe, brusquement, forçant la jeune femme à se séparer d’Emrys malgré son besoin presque vital de le serrer contre elle, de l’avoir tout près comme pour en assimiler l’existence, cette bataille dont ils étaient venus à bout. « La fièvre. C'est normal, ne t'en inquiètes pas. » De la fièvre ? Pourquoi ? Les yeux paniqués se tournent vers le couffin, l’estomac tordu de la crainte de le perdre, de le contaminer. Et si elle était malade ? « Tiens, sur la table de chevet j'ai laissé un breuvage qui la fera tomber chaque fois que tu sentiras qu'elle revient. Ton corps se remet doucement de l'effort fourni, il n'y a rien de plus naturel. » Les images lui reviennent avec violence, comme on prendrait un gifle par surprise. La douleur, cette impression de frôler la mort à chaque contraction, le corps qui lâche prise, qui souffre. L’énergie épuisée depuis trop longtemps. La fiole écrasée sur le sol. Elle récupère le verre machinalement, les doigts légèrement tremblants. « Va doucement, ne n'est pas du meilleur goût. » A la grimace de l’aîné répondent les deux billes hétérochromes qui se baissent timidement. Elle avale le liquide sans protester, laissant de côté les plaintes enfantines d’autrefois, les protestations quant aux préoccupations de son frère, consciente qu’il ne lui donnerait rien pouvant être nocif pour elle. Consciente surtout qu'elle n’était plus seule, désormais. « C’est vraiment mauvais. » Commente-t-elle en reposant le verre sur la table de chevet. « Le génie que tu es n’est pas capable de masquer ce goût, mh ? » Taquinerie, vaine tentative de faire croire que tout va bien dans le meilleur des mondes.

« Je veux plus jamais vivre ça.. » Elle déglutit difficilement. Le flou des évènements s’estompe quand s’accentue celui qui perle devant ses yeux, de ces larmes qui refont surface malgré elle. D’un revers de manche, elle les efface, endigue la peine.. ou la joie ? Ca se bouscule si bien qu’elle ne sait plus exactement ce qu’elle doit ressentir. Elle croise les bras, un instant, semblant se replier sur elle-même. Ils avaient tous une peur, elle ne le niait pas mais aucun n’avait eu l’impression d’échouer - ne pas mener cette grossesse à terme était un échec cuisant, la preuve d’une intolérable vulnérabilité face à la vie. La rousse bouge, se réfugie contre le médicomage, enfouissant son nez contre son cou, recherche soudaine d’affection. « Toutes ces émotions.. j’ai l’impression d’étouffer.. » Une infinie roue qui écrase  tout sur son passage, qui broie l’âme de la trop jeune épouse. « Valeryan.. » Les doigts se serrent autour du tissu, au niveau de l’épaule, la voix hésitante. « Je crois que Kenan va me quitter.. » Ca lui fait mal en le prononçant, ça brise le reflet terni de ses rêves, ne laissant que les cendres d’un bonheur brûlé sur l’autel de la folie d’une mère. « Il m'a pas pardonné .. pour les Mangemorts et.. » Et quoi ? Elle n’a pas été une bonne épouse. Elle ne serait pas une bonne mère. Que pouvait-elle apporter à cet enfant sinon la peine et le malheur ? « Je sais pas comment réparer.. je sais pas comment récupérer mon mari.. » Elle en tremble, pas de fièvre mais de ces vérités qu’elle exprime enfin, au pire moment sans doute, parce qu’elle n’a pas pu voir Kenan depuis l’accouchement, parce qu’elle se sent indigne de l’amour qu’il avait bien voulu lui porter. « Il n’est pas là.. pourquoi il n’est pas là ? Il .. il est déçu ? » Eszter avait manqué de conseils là-dessus, elle ne s’était jamais montrée sous un autre jour que celui de la femme épanouie, trop parfaite, à en faire complexer la cadette. « Quand j’ai eu dix-sept ans, Père m’a dit que je ne pourrais jamais obliger un homme à être fidèle et que je devais accepter que ça arrive mais.. je.. je crois que je suis jalouse. Jalouse sans preuve.. » Jalouse d’un fantôme, jalouse parce qu’il est absent et qu’elle n’est pas capable d’être rationnelle, pas dans l’état dans lequel elle se trouve depuis le début de cette grossesse.

Au-dessus du couffin, il observe. Il observe avec curiosité cette chose un peu fripée et toujours irrémédiablement sans écailles. Les deux yeux jaunes détaillent avec attention et la longue langue lèche l’air, assimile ce que dégage Emrys. Daksha joue de son corps souple, la tête soudainement à l’envers, les anneaux de son corps formant une sorte de large ressort. Il a beau chercher sous tous les angles, il ne comprend pas comment il peut être nécessaire d’attendre autant de temps pour faire venir au monde une oeuf de la taille d’un gros rat. Non, vraiment, ça n’a pas de sens. Il siffle et le garçon bouge, sans pleurer pour autant. C’est Sissi qui se raidit, qui bouge. Et trop près de son frère, tandis qu’elle tourne la tête, le sifflement lugubre s’extirpe de ses lèvres, chassant l’animal de sa contemplation. Instinct possessif, instinct protecteur. Quand elle le décide, pas quand lui le décrète. Quand elle ordonne, pas quand il veut. Il rampe à toute vitesse hors de la chambre, sans fuir bien loin, demeurant à l’entrée de la pièce, observateur soumis aux caprices de son humaine.

« Il a vu Emrys, dis ? » Pas Daksha, évidemment mais Kenan. Tout ce qui l’intéresse, c’est d’être certaine que son mari ne juge pas leur fils trop fragile, qu’il ne lui en veuille pas plus que ce n’est déjà le cas. Et si son estomac remue de la faim qu’elle ressent, cela lui importe bien peu.

SISSI : # 477C64 - DAKSHA : # A8A8A8 - FOURCHELANG : italiques.
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Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Lun 11 Sep - 18:28

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Je suis : Syriane , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 03/03/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 121 hiboux. J’incarne : Joseph Morgan , et l’avatar que je porte a été créé par : Avatars : Gallifreys, Lux, Hishnack. Signature : Bat'phanie. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Mererid, Priam & Siofra Je parle en : #4E6811



Je suis âgé de : 31 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Co-propriétaire d'une apothicairerie à Pré-au-lard, Cerberus Viperae, et médicomage spécialisé dans les Blessures par Créatures Vivantes. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : je serai fiancé d'ici peu. Champ Libre :
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Les yeux paniqués de la jeune mère, qui se posent sur le couffin comme si le simple fait de respirer près de lui pourrait mettre l'enfant en danger. Il ne peut s'empêcher de penser à ce que lui même a involontairement infligé à Eszter. Il n'est désormais plus possible qu'il rende malade qui que ce soit, les premiers mois après la contamination appartenant au passé. Mais les dégats sont irréversibles, ou presque. Difficile à dire. Dans tous les cas, il a causé plus de malheur à cette famille que de bonheur jusqu'à présent, et pas un seul jour ne passe sans qu'il y pense. Les pensées destructrices retournent sommeiller, chassées par l'instant présent. Le tremblement des doigts d'Erzsébet, la manière dont elle évite son regard. Il se sent presque encore comme un étranger entre ces murs, et il donnerait cher pour comprendre chacune de ses mimiques, de ses hésitations. Le lien est bien réel, mais si fragile ; il lui semble qu'un simple coup de vent pourrait l'emporter. L'aîné ne réalise pas la signification de ce qui s'est déroulé quelques jours plus tôt. Il ne réalise pas à quel point elle se repose sur lui, à présent, et l'effort qu'elle fait en lui accordant sa confiance. Une confiance qu'il accueille toutefois avec reconnaissance. Ces choses là sont si précieuses... « Le génie que tu es n’est pas capable de masquer ce goût, mh ? » La question, réthorique, lui tire un sourire doux. Si seulement c'était si simple. Mais user d'artifices pour faire disparaître l'amertume n'est jamais sans conséquences. Il en sait quelque chose. « Je veux plus jamais vivre ça.. » Aussitôt, le sourire disparaît. Il l'observe d'un oeil presque triste, saisi par le désarroi de la voir rejeter cet évènement pourtant merveilleux. Mais il comprend, et pour la première fois depuis qu'il a découvert les agissements d'Eszter, il en veut à sa mère. La pensée est fugace, aussitôt repoussée par une vision plus rationnelle, mais le mal est déjà fait et il s'en veut aussitôt d'avoir rejeté la faute sur sa tendre mère.

Avant qu'il n'ait le temps de formuler des mots rassurants, elle est contre lui. Il lui faut quelques secondes de battement pour comprendre ce qu'il se passe et l'entourer de ses bras. « Toutes ces émotions.. j’ai l’impression d’étouffer.. » Il ne sait que dire, le médicomage. Tout ira bien ? Bien sûr, qu'il ferait le maximum pour la protéger et lui assurer une vie plus douce. Mais s'il est une chose qu'il a appris de cette trop longue année, c'est qu'il est impossible de contrôler chaque détail de ce monde. Cette réalité l'agace, à l'évidence, et ne l'empêchera sans doute pas d'essayer mais affirmer de telles choses reviendrait à lui mentir... Et si les mensonges par omission sont devenus monnaie courante dans cette famille, ceux prononcés à voix haute se font plus rares. Il sait Erzsébet bien trop intelligente pour croire à de telles sottises. « Valeryan.. » Sa voix lui fend le coeur, ce seul mot suffisant à lui rappeler qu'il ferait n'importe quoi pour ne plus la voir dans cet état. Mais le sorcier ne s'attend absolument pas à entendre les mots qui suivent. « Je crois que Kenan va me quitter.. » Les yeux s'ouvrent comme des billes, puis les sourcils se fronçent ; inconsciemment, il la sert un peu plus fort contre elle dans un geste excessivement protecteur. « Il m'a pas pardonné .. pour les Mangemorts et.. » Il sert les dents. Qu'a dit son beau frère, qu'a-t-il fait pour qu'elle s'imagine de telles choses ? Il a eut maintes occasions d'observer l'époux ces derniers jours, et s'il ne peut affirmer qu'il n'est pas infidèle, il a en revanche la certitude que le jeune homme aime sincérement Erzsébet. Il n'est certes pas très présent, ce qui a tiré à Valeryan bien des expressions contrariées, comme à présent : mais lorsqu'un homme fuit la demeure familiale, les raisons peuvent en être multiples. « Je sais pas comment réparer.. je sais pas comment récupérer mon mari.. » Alors qu'il la sent s'agiter contre lui, tremblante, il tente de l'apaiser en faisant courir sa main le long de ses épaules. Il n'a plus vraiment l'habitude de ces choses là, en vérité. Cela fait bien des années qu'il n'a pas séché les larmes de sa jumelle... « Il n’est pas là.. pourquoi il n’est pas là ? Il .. il est déçu ? » Il secoue le menton, ouvrant la bouche pour démentir, mais déjà elle reprend : « Quand j’ai eu dix-sept ans, Père m’a dit que je ne pourrais jamais obliger un homme à être fidèle et que je devais accepter que ça arrive mais.. je.. je crois que je suis jalouse. Jalouse sans preuve.. » Le conseil paternel le fait grincer des dents. Sans doute Søren pensait-il bien faire, la protéger des nombreux hommes à la loyauté douteuse de ce monde. Pourtant, Valeryan se refuse à voir les choses de cet oeil là ; s'il s'avérait bel et bien que Kenan avait trompé Erzsébet, il ferait certainement passer un sale quart d'heure à ce maudit Rackharrow. Il est sur le point de lui répondre, mais le sifflement qu'il entend soudain, et qui s'échappe visiblement des lèvres de la rousse, le fait se taire et se raidir. Tournant légèrement la tête pour suivre son regard, il a tout juste le temps d'apercevoir la silhouette serpentine qui s'éloigne. Un léger frisson lui parcourt l'échine, face à cette scène plutôt étrange. Il l'a déjà vu de nombreuses fois parler aux serpents, mais il y a quelque chose d'impressionnant dans la manière dont elle chasse cet animal extrêmement mortel comme s'il n'était qu'un vulgaire chat trop envahissant.

« Il a vu Emrys, dis ? » Elle le tire de son étonnement, et enfin il se détend à nouveau contre elle. « Oui », répond-il à la hâte pour la rassurer. « Bien sûr. Il l'a vu, l'a tenu dès qu'il est né ; même s'il n'a pas été très présent ces derniers jours à cause de la librairie. » Du moins, je suppose, se retient-il d'ajouter. « Le temps qu'il a passé à la maison, il n'a fait que s'occuper d'Emrys, et se reposer quand je l'y poussais. » Il accompagne ces paroles d'un sourire presque amusé, tout en levant une main hésitante pour effleurer sa joue. Aucune larme ne coule sur celle-ci, pourtant il a la sensation que c'est tout comme et ressent le besoin d'effacer de ce regard toute l'angoisse qu'il y lit. « Il ne te trompe pas, Erzsébet. » Une affirmation sans fondements, mais ce sont les mots qu'il lui faut, à l'instant ; et s'il s'avère qu'il se trompe, et bien le problème d'avoir menti ne se poserait plus puisqu'il ferait passer l'envie au Rackharrow d'agir comme un animal incapable de contrôler ses pulsions. « Et si Père a souvent des conseils avisés à donner, certains sont à prendre avec un peu plus de... recul. » Difficile de critiquer une figure paternelle que lui-même écoute avec une foi presque aveugle. Pour autant, il sait reconnaître les points sur lesquels il se doit de le contredire. « Kenan te doit le respect, qu'importe ce qui t'a été dit ou ce que tu t'imagines sur l'attitude qu'une femme mariée est censée adopter. » Il est presque sec, continuant d'une voix ferme et sans appel : « Si un jour il te trahit, tu auras tous les droits de le jeter dehors comme l'imbécile qu'il aura été. N'en doutes jamais. Il a tout autant de devoirs envers toi que toi envers lui, si ce n'est plus. » Il s'écarte juste assez d'elle pour tendre les bras et prendre doucement l'enfant dans ses bras, entre eux. « Regardes le. Jamais Kenan ne t'offrira un bonheur comme celui-ci, jamais il ne donnera neuf mois de sa vie pour donner naissance à un tel joyau. » Du bout de l'index, avec d'infinies précautions, il caresse cette fois la joue du bébé.

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Parchemin envoyé Mar 12 Sep - 15:40

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Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de trois mois. Champ Libre :
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L
a douleur reste en mémoire, la douleur reste imprimée et si, lentement, on oublie, Erzsébet ne se sent pas prête à décrocher des souvenirs des derniers mois, de cette sensation terrible de sentir ses forces la lâcher, lentement mais sûrement. Dans les bras de son frère, il y’a le réconfort mais pas l’oubli, il y’a l’affection trop longtemps rejetée. Elle n’avait pas l’habitude de ce contact, pas l’habitude d’être consolée par Valeryan et ça lui fait le même effet que si, brusquement, le monde avait basculé vers une réalité où tout serait doux malgré sa peine, malgré la brûlure au fond de son coeur. « Bien sûr. Il l'a vu, l'a tenu dès qu'il est né ; même s'il n'a pas été très présent ces derniers jours à cause de la librairie. » Comment son mari qui n’appréciait qu’à peine les livres pouvait avoir autant de dévotion pour cette maudite librairie ? Elle y avait passé des heures, Erzsébet, elle y avait vu un havre de paix à une époque où se trouver avec sa famille était un calvaire mais Kenan, lui, n’était pas de ceux qui plongeaient dans des ouvrages pour oublier. Les rôles s’inversaient, il lui préférait la magie noire dans le secret, il privilégiait les expériences à leur cocon calciné, délaissant jusqu’à son fils à peine né. Il les fuit et ça la brise. « Le temps qu'il a passé à la maison, il n'a fait que s'occuper d'Emrys, et se reposer quand je l'y poussais. » Ca ne l’apaise absolument pas. Pas plus que la main hésitante qui rencontre sa joue pour effacer les larmes imaginaires. Elle a baissé les yeux, dissimulant ce qui peut s’y lire. Faible. Elle se sentait faible, inutile et incompétente. « Il ne te trompe pas, Erzsébet. » Qu’en sait-il ? Que peut-il en savoir ? Valeryan était l’incarnation de la droiture, un gentleman comme la société magique n’en faisait plus, loin des actes des autres, loin des comportements irréfléchis. « Et si Père a souvent des conseils avisés à donner, certains sont à prendre avec un peu plus de... recul. » Du recul, elle ne sait plus en prendre. Elle ne sait plus démêler le vrai du faux, les dernières semaines ont fini d’anéantir sa volonté. Elle n’était peut-être plus que l’ombre de la rebelle insensible d’autrefois. Un souvenir, un fantôme qui s’efface pour laisser place à une personne différente qu’elle n’est pas certaine d’apprécier.

« Kenan te doit le respect, qu'importe ce qui t'a été dit ou ce que tu t'imagines sur l'attitude qu'une femme mariée est censée adopter. » La fermeté soudaine dont il fait preuve la pousse à relever les prunelles hétérochromes, croisant les siennes. « Si un jour il te trahit, tu auras tous les droits de le jeter dehors comme l'imbécile qu'il aura été. N'en doutes jamais. Il a tout autant de devoirs envers toi que toi envers lui, si ce n'est plus. » Le rire bref qui s’échappe d’entre ses lèvres ne traduit que trop bien la dualité de ses sentiments. Le jeter dehors. Sans doute ne dit-elle rien sur l’instant parce que son frère se détache d’elle pour récupérer le nourrisson, petit être à peine venu au monde. « Regardes le. Jamais Kenan ne t'offrira un bonheur comme celui-ci, jamais il ne donnera neuf mois de sa vie pour donner naissance à un tel joyau. » Il est paisible, le garçon, à peine dérangé dans ce sommeil qu’elle lui envierait presque. Neuf mois. « Même cela j’en ai été incapable. » Ton amer n’exprimant que trop bien ses remords, sa culpabilité qui s’éveille, s’agite. Elle reprend lentement conscience du monde qui l’entoure, des sentiments qu’elle avait avant la nuit où l’enfant trop pressé avait décidé qu'il était temps. Elle n’ose ni le toucher ni le reprendre dans ses bras, perdue dans une hésitation nettement perceptible. « Promets-moi que tu ne me laisseras pas agir avec lui comme mère l’a fait avec moi, Valeryan. » La demande est sérieuse, excessivement sérieuse. Elle a peur d’être avec son fils ce qu’elle avait toujours reproché à Eszter. Elle a peur de ne pas être digne de ce rôle peut-être trop lourd pour ses jeunes épaules. A seize ans, quand elle avait pour la première fois songé à transmettre une descendance à la pureté de leur lignée, elle n’avait pas imaginé combien c’était une difficile responsabilité. Les années passant, les choses s’étaient révélées différentes et elle avait compris qu’on ne prenait pas l’existence d’un enfant à la légère. C’était désormais plus que réel.

De longues secondes de réflexion s’écoulent avant qu’elle ne récupère Emrys, doucement, incapable de résister plus longtemps au besoin irrépressible de l'avoir contre elle. « Il est si petit.. est-ce que c’est dangereux, pour lui ? » Est-ce qu'il va résister à ce monde ? Est-ce qu’il est en assez bonne santé pour vivre ? La question qu’elle se pose est claire, évidente : risquait-elle de le perdre encore ? Son visage se tourne vers Daksha, toujours observateur curieux à l’entrée et d’un signe de tête, elle l’autorise enfin à approcher. La longue silhouette noire se glisse sur le sol, passe sous le lit pour réapparaître de l’autre côté, lenteur paisible d’un animal qui ne chasse pas, qui aurait été trop vif si ça avait été le cas. La tête du cobra finit par se poser sur l’épaule gauche de Sissi, une partie du corps calée contre son dos, le reste pendant à l’extérieur du lit, jusque sur le sol. « Il a même pas d’écailles. » Elle rit. Elle ne peut s’empêcher de rire, oubliant un instant que Valeryan ne comprend pas un traitre sifflement. « Et les autres, ils sont où ? » Froncement de sourcils au commentaire qu’elle n’analyse qu’à retardement, réalisant combien le serpent est ignorant de ces détails là. Il n’a d’expérience que ce qu’il a vécu avec la sorcière et ça n’en fait pas partie. « Ca a un nom ? » « Emrys. » Son propre sifflement fait écho de manière parfaitement identique à celui qu’émet ensuite le serpent, tentant d’assimiler que ça n’est pas ‘oeuf’ mais ‘Emrys’, désormais.

« Il dit qu'il manque les écailles. » Traduit-elle enfin à son frère, un sourire encore légèrement amusé sur ses lèvres. « Et il demande pourquoi il n’y’en a qu’un. » Un contre une dizaine minimum chez les cobras, c’est un gouffre qui marque combien, quelque soit leur proximité, ils n’ont pas la même conception ni du monde ni de la vie. C’est un serpent, elle ne l’oublie pas même si elle a souvent donné l’impression à sa famille de ne pas différencier ou nuancer son comportement avec les rampants.

Tandis que son index glisse tendrement sur la joue du nourrisson, son regard croise le reflet de la scène dans le miroir de la coiffeuse qui se trouve sur le mur d’en face, près de la fenêtre. Elle se raidit suffisamment pour que la tête de Daksha se redresse, balayant la pièce de ses yeux jaunes à la recherche d’une menace. « Qui a dévoilé les miroirs ? » Le voile noir sur celui-ci n’est plus et elle suppose que c’est aussi le cas dans la salle de bains. Personne ne peut deviner combien ce sortilège est un acte volontaire, quasi permanent, parce qu’elle n’en parle pas, parce qu’elle n’en justifie rien. Ca passait aisément pour un effet secondaire d’une quelconque activité magique un peu douteuse, ça pouvait avoir mille raisons parfaitement inconscientes, même le dérèglement de sa baguette suite à l’accouchement. Elle n’accuse pas, elle veut savoir pourquoi le voile n’y est plus. « .. J’ai faim.. » Clignement des paupières, la prise de conscience de cette sensation est brutale : elle a faim, ce qui ne lui est pas arrivé depuis des mois. L’enfant est tendrement reposé dans le couffin, avec mille et unes précautions pour s’assurer qu’il soit bien au chaud mais pas trop enroulé dans les couvertures. Tenter de se lever, cependant, est un échec. Ses jambes ne la portent pas et seul Valeryan lui évite de rencontre le sol, Daksha s’étant déjà enroulé sous le lit, surveillance discrète de la sécurité du nid. Croit-elle vraiment que l’expérience n’a pas laissée traces, qu’elle va récupérer des forces si vite ? Naïve.

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Parchemin envoyé Mer 20 Sep - 15:49

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Je suis : Syriane , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 03/03/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 121 hiboux. J’incarne : Joseph Morgan , et l’avatar que je porte a été créé par : Avatars : Gallifreys, Lux, Hishnack. Signature : Bat'phanie. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Mererid, Priam & Siofra Je parle en : #4E6811



Je suis âgé de : 31 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Co-propriétaire d'une apothicairerie à Pré-au-lard, Cerberus Viperae, et médicomage spécialisé dans les Blessures par Créatures Vivantes. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : je serai fiancé d'ici peu. Champ Libre :
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L
e rire de sa soeur le fait se raidir légèrement. Valeryan fronce doucement les sourcils, ne comprennant pas ce qu'il pourrait y avoir d'absurde dans ses affirmations. La réponse d'Erzsébet à ses derniers mots finit de le déstabiliser. « Même cela j’en ai été incapable. » Comment peut-elle dire une chose pareille ? En neuf mois ou en huit, le résultat est exactement le même. Emrys est bien là, tout contre lui, et en bonne santé malgré sa prématurité. Il secoue le menton, pincant les lèvres ; il est prêt à démentir, à tenter de nouveau de lui faire comprendre le miracle qu'elle a créé. « Promets-moi que tu ne me laisseras pas agir avec lui comme mère l’a fait avec moi, Valeryan. » Il a le souffle coupé. Quelques secondes de flottement, durant lesquelles il repense à ce qu'elle a vécu, ce pourquoi aujourd'hui elle s'imagine pouvoir causer du tord à sa propre chaire. Il secoue le menton en silence, tentant de cacher la douleur que causent les mots. Elle a souffert d'une mère qui la rejetait comme l'avorton de la portée, et il n'a pas réagi. Il ne voyait pas, il ne comprenait pas. Comment une femme certes stricte mais aimante avec lui, aurait pu s'avérer nocive pour la petite dernière ? Le fils voit ses illusions tomber les unes après les autres, et la chute est rude. Lorsqu'il pense à Eszter, il voit son sourire tendre, et non ses mots acides adressés à Erzsébet. Combien de temps avant que le tableau ne change, qu'il ne puisse plus jamais la percevoir ainsi ? Surtout à présent qu'elle dort d'un sommeil imperturbable, incapable de se défendre des accusations de sa fille. Il ne saurait de toute manière plus ignorer tout ce qu'elle a fait ; c'est trop tard, la vérité s'est imposée et ne pourrait plus retourner aux ombres. Si un jour elle se réveillait, il sait bien qu'il ne le lui pardonnerait pas. Il prendrait soin d'elle, comme il le fallait, mais n'oublierait jamais qu'elle avait failli détruire Sissi. Failli détruire la famille. L'avenir des Grimstone ne repose pas sur les épaules des parents, mais sur celles des enfants. Et des petits enfants...

Il la laisse reprendre Emrys avec un léger pincement au cœur, l'enfant adoucissant un peu de sa peine. « Il est si petit.. est-ce que c’est dangereux, pour lui ? » La réponse est plus complexe qu'il n'y paraît. Il ne veut pas inquiéter la mère, mais mentir serait dangereux. La prudence est de mise, la panique à éviter... « Pas tout à fait. Il n'y a pas de réels risques, mais nous devrons être attentifs les premières semaines. Il faut surveiller son poids. La courbe de ces derniers jours est rassurante, cela dit. J'ai fait passer un médicomage spécialisé... » Il hésite, la regardant comme s'il s'attendait à ce qu'elle se mette à crier. « Ce n'est pas mon domaine d'expertise, mes connaissances en la matière ne sont que théoriques. Il a affirmé que tout se passerait pour le mieux, mais qu'il serait avisé de le faire venir à nouveau d'ici quelques jours. » Il connaissait le médicomage en question depuis des années et lui accordait une grande confiance, fait rarissime. Mais il se retient de le préciser, estimant s'être déjà bien assez justifié de sa décision. Il n'a même pas perçu le signal d'Erzsébet, et quand la tête du cobra apparaît sur l'épaule de Sissi, il sursaute et se lève en reculant. La surprise n'est pas des plus agréable, de même que les sifflements qui s'échappent de la gueule de l'animal tandis qu'il se penche au dessus d'Emrys. C'est le rire de Sissi qui finit par rassurer l'aîné ; elle répond dans cette langue qui lui arrache de discrets frissons, et tous deux semblent entretenir une conversation dont il se sent vite exclu, planté là comme un imbécile. « Il dit qu'il manque les écailles. » Hésitant, il finit par répondre à son sourire. « Et il demande pourquoi il n’y’en a qu’un. » Oh. Il n'aurait jamais pensé que les animaux pouvaient faire ce genre de comparaison, et projeter à ce point leur vision du monde sur les humains. « Qui a dévoilé les miroirs ? » Il remarque la manière dont elle s'est tendue, et les yeux de Valeryan s'arrêtent sur la silhouette du serpent, guettant les signes d'agressivité qui pour l'instant ne viennent pas. Il ne comprend pas pourquoi elle réagit ainsi. « C'est moi. Je n'aurais pas dû ? » Froncement des sourcils. Non qu'il juge les préférences de sa sœur, mais les raisons lui échappent - et s'il y a une chose que Valeryan déteste, c'est la sensation d'ignorer quelque chose. Il n'avait d'ailleurs pas saisi pourquoi les miroirs étaient voilés à l'origine. Accident de baguette, ou acte volontaire ? Etant donnée l'attitude de Sissi, il penchait à présent pour la seconde option. « .. J’ai faim.. » Le regard de l'aîné s'éclaire aussitôt, les deux mots suffisant à éveiller sa joie. La faim, signe de bonne santé parmi les plus méconnus, et pourtant essentiel. Lorsqu'il la voit déposer Emrys dans le couffin et tenter de se lever, il a tout juste le temps de se précipiter pour la rattraper. « Sissi ! » s'écrie-t-il, la gorge nouée par la peur qu'elle se fasse mal aussi bêtement. « C'est beaucoup trop tôt. Rallonges-toi ! » Il ne réalise même pas l'ordre qu'il lui lance, trop inquiet pour faire attention à ses mots. Doucement, il l'aide à se rasseoir et pose une main sur son épaule. « Je vais te chercher à manger, ne bouges pas. » Il quitte la pièce en jetant un dernier coup d'oeil par dessus son épaule, comme pour s'assurer qu'elle ne tenterait pas à nouveau vainement de tenir sur ses jambes. Le repas qu'il lui apporte est un plat qu'il a commandé chez un traiteur sorcier, parmi d'autres ; certes, le prix est élevé, mais Kenan n'a guère le temps de cuisiner et Valeryan... ne tient vraiment pas à empoisonner sa sœur. Il pose le plateau sur les genoux d'Erzsébet avec précaution. « Tu t'en doutes, ce n'est pas moi qui ai cuisiné ça... » Il accompagne les mots d'un clin d’œil, dans un élan presque joyeux. La voir ainsi, à manifester de l'appétit, lui donne chaud au cœur. Il tire doucement sur le couffin pour le rapprocher sans réveiller Emrys, pour pouvoir observer le discret mouvement de ses paupières endormies.

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Parchemin envoyé Jeu 21 Sep - 15:08

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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 889 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, Hishnack & Texas-Flood ♥︎ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de trois mois. Champ Libre :
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I
l a fait venir un médicomage spécialisé mais Erzsébet ne dit rien, elle ne hurle pas sa colère, elle n’esquisse pas le moindre geste et n’offre pas le moindre signe de contrariété. Elle écoute simplement ce que dit son frère, ce qu’il affirme, ce qu’il justifie comme si elle allait lui arracher les yeux dans la seconde alors qu’il n’en est rien. Elle hoche la tête. Il serait avisé de faire revenir cet homme. Elle demeure silencieuse un long moment, pensive. Les yeux vairons se promènent sur la silhouette si petite de l’héritier à peine né. « Apprends. » Le ton n’est pas dur, il n’est pas sévère, c’est une demande appuyée. « Je veux que ce soit toi. » Les billes hétérochromes croisent celles de Valeryan, s’accrochent longuement. Son aîné a toujours été décrit comme un prodige, un génie dont les facultés étaient au-dessus de la moyenne et cela, elle ne l’a jamais oublié - comment l’aurait-elle pu ? Il avait toujours été félicité et loué pour cela. « Tu as confiance en ce médicomage, soit. Moi je n’ai confiance qu’en toi. Je te demande de veiller sur la santé de ton filleul. S'il te plait. » Elle insiste sur le mot "filleul", presque tendrement. Emrys est déjà tout ce qu’il reste de son âme, il est déjà ce qui l’empêche de sombrer, de rester fixée sur sa déprime ou les problèmes qu’elle rencontre avec son mari. Ils ne sont pas oubliés, elle les repousse simplement dans un coin de son esprit afin de ne pas transmettre son angoisse au garçon dont elle doit désormais prendre soin, auquel elle était liée de façon irrémédiable. Son fils. Ce fils pour lequel, bien qu’elle l’ignore encore, elle ferait brûler Londre ou arracherait des vies innocentes si cela s’avérait nécessaire. Parce qu’elle n’avait pas d’autre choix, Sissi consentait à laisser le médicomage inconnu surveiller l’état du prématuré mais ça ne valait pas Valeryan, surtout ça ne vaudrait jamais la manière dont il leur avait sauvé la vie. S’il n’était pas venu, que serait-il advenu d’eux ? S’il n’avait pas voulu l’aider parce qu’elle était sa soeur, comment aurait-elle surmonté une telle épreuve ? Respire, ce mot résonnait encore à ses oreilles.

« C'est moi. Je n'aurais pas dû ? » Les miroirs couverts provoquent une tension, l’arrachent au calme étrange dont elle fait preuve depuis plusieurs minutes. Elle détourne le visage plutôt que de répondre, chassant l’interrogation, chassant cette question comme elle chasse l’inquiétude que manifeste Valeryan à la vue de la curiosité que démontre Daksha. C’est un sourire à la fois triste et rassurant, contradictoire et doux. Un sourire de ceux dont elle avait eu le secret, petite fille timide et isolée. Ces émotions fugaces qui mourraient bien trop vite autrefois, qui s’échouaient contre le mur de glace et de distance trop visible pour cette famille qui ne trouvait pas la cause d’une telle attitude.

« Sissi ! » Il la rattrape. Il empêche la chute, de justesse. « C'est beaucoup trop tôt. Rallonges-toi ! » Il ordonne sans qu’elle ne repousse, sans qu’elle ne reproche, soudain à la fois impuissante et dépendante. Pourquoi ? a-t-elle envie de demander. Il semble heureux qu’elle ait faim, comme s’il s’agissait de la meilleure nouvelle du monde et elle s’abandonne aux coussins mollement. N’a-t-elle pas déjà dormi trop de temps ? Ne s’est-elle pas reposée suffisamment ? Elle voudrait se lever, traverser la maison, prendre l’air peut-être, cuisiner quelque chose et elle se retrouve assise entre les couvertures telle une convalescente. « Mère a toujours dit qu’une grossesse n’est pas une maladie. Ekaterina n’a pas eu besoin de rester couchée.. » Ekaterina avait déprimé, avait refusé de vivre, d’exister mais Sissi n’avait jamais entendu personne lui dire de s’abandonner à sa tristesse. Le parallèle lui semble illogique. Pourquoi avait-on demandé à sa soeur aînée d’être forte et lui demandait-on, à elle, de se faire servir ? Elle ne pense pas au soin qu’Erin avait pris d’à la fois manger et se surveiller, ce qu’elle-même n’avait pas fait. Elle avait survécu à la mort, Sissi, et ne jugeait pas qu’un peu de fatigue nécessite tant de prévenance. « Je vais te chercher à manger, ne bouges pas. » Il ne s’éloigne qu’après avoir surveillé qu’elle ne tente pas de stupidité et elle n’essaye pas, occupée à observer l’enfant s’endormant dans le confort paisible de son couffin. Est-ce qu’il est beau ? Est-ce que Kenan le trouve suffisamment parfait ? Est-ce qu’il va plaire aux Rackharrow ? Elle se dit qu’elle n’est pas objective, que si elle le trouve si mignon, c’est parce qu’il s’agit de son enfant. Elle relève le nez lorsque Valeryan réapparaît, accompagné d’une douce odeur de nourriture. « Tu t'en doutes, ce n'est pas moi qui ai cuisiné ça... » Il est un piètre cuisiner, elle s’en doute, et alors qu’il pose le plateau sur ses genoux, elle n’a qu’une question : « Combien est-ce qu’on te doit, pour ça ? » Pour le plat, à l’évidence, qui n’est pas le fruit du travail de son mari. « Merci. » Parce qu’il la sert même si elle ne juge pas cela utile. Elle goûte, elle mange consciencieusement, sachant pertinemment que si elle ne finit pas, Valeryan le lui ferait savoir, lui ferait une interminable leçon sur la nécessité de se nourrir convenablement pour retrouver des forces. « Tu veux des enfants.. » Elle ne questionne pas, elle constate, elle découvre également, à la manière dont il observe Emrys, dont il en cherche la proximité quand elle en fuyait, avant, la proximité. A croire qu’elle décelait mieux les expressions qui passaient sur le visage des autres, à croire qu’Emrys avait débloqué quelque chose.

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Parchemin envoyé Ven 13 Oct - 1:46

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Je suis âgé de : 31 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Co-propriétaire d'une apothicairerie à Pré-au-lard, Cerberus Viperae, et médicomage spécialisé dans les Blessures par Créatures Vivantes. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : je serai fiancé d'ici peu. Champ Libre :
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V
aleryan s'attend tout sauf à cela. C'est presque un ordre, étonnant de simplicité. « Apprends. » Il la fixe sans être sûr de comprendre. « Je veux que ce soit toi. » Comment peut-elle lui en demander autant, sans le moindre signe d'hésitation ? Il touche du doigt quelque chose qui lui a échappé jusqu'à présent. Elle ne le voit pas seulement comme l'aîné dénué de défauts, mais aussi comme le plus doué d'entre eux, celui qui serait capable de maîtriser un domaine en un temps record. Dans le fond, il sait qu'elle n'a pas entièrement tord. Mais elle le surestime sur un point. Il n'a pas le temps. Il court déjà après les heures qui passent, d'ordinaire ; ces quelques jours passés à veiller sur elle l'ont plus reposé que jamais. Son quotidien est déjà bien rempli, entre la boutique, ses expériences et ses tentatives de mise au point d'un remède pour Mère. « Tu as confiance en ce médicomage, soit. Moi je n’ai confiance qu’en toi. Je te demande de veiller sur la santé de ton filleul. S'il te plaît. » Il trouverait le temps. Les expériences passeraient au second plan. Le sommeil aussi. Il sourit doucement, acquiesçant sans un mot. Bien sûr, qu'il trouverait le temps d'apprendre. Pour elle. Pour Emrys. C'est aussi simple qu'elle le dit, réalise-t-il.

Elle esquive la question et tente de se lever, protestant lorsqu'il la force à se recoucher. « Mère a toujours dit qu’une grossesse n’est pas une maladie. Ekaterina n’a pas eu besoin de rester couchée.. » Il ne peut se retenir de lever les yeux au ciel. Ainsi était-ce tout ce qu'Eszter avait enseigné à la cadette ? À refuser que son corps soit doté de faiblesses ? Aux yeux de Valeryan, il n'y a pas plus belle épreuve qu'une grossesse, mais surtout, pas plus précieux que la santé d'une mère. Douce ironie, quand il songe à la manière dont il n'a pas su protéger la sienne. « Combien est-ce qu’on te doit, pour ça ? » Il secoue le menton. Hors de question qu'il lui réclame quelques gallions. « Ce n'est rien. » Du coin de l'oeil, il l'observe manger, même si son attention est surtout portée sur le nourrisson. Du bout des doigts, il remet correctement la couverture ayant légèrement glissé sur le coté. « Tu veux des enfants.. » La remarque lui fait relever les yeux. C'est une évidence dont il n'a jamais cherché à se cacher. Pourquoi le ferait-il ? Il a presque honte de n'en avoir pas encore, bien qu'il se rassure en se disant qu'il attend simplement de rencontrer la bonne personne, celle qui réchaufferait son cœur. Curieux idéal, pour un homme qui n'est pourtant pas prompt à faire preuve de naïveté, bien au contraire. Sur ce point là, il ne déroge pas, ne flanche pas ; il attendrait aussi longtemps qu'il le faudrait. Simplement, il prie Merlin pour que cette femme là ne mette pas trop de temps à croiser sa route... « Bien sûr. » Il a lâché les deux mots dans un souffle, avec dans la voix comme une étrange émotion. Il se souvient avec tant de précision de ce jour, ce fameux jour où il avait rencontré son neveu. « Je le sais depuis la naissance de Dragomir. » Il a comme un nœud, dans la gorge. Pourquoi ? Oh, il sait très bien pourquoi. Mais il résiste à la tristesse qui l'envahit, quand il revoit les yeux malheureux d'Ekaterina, ces yeux qui ne voyaient pas l'enfant, ces yeux qui cherchaient l'époux, l'aimé. Le garçon était né au milieu du chaos, et aux yeux de Valeryan, il avait brillé tel un phare dans la tempête ; ce monde devenait fou, mais il y avait là une raison de continuer, d'aimer avec plus de force et de protéger avec plus de dévouement encore. « Beaucoup sont morts entre les murs de Sainte Mangouste, le jour de la Purge. Mais la vie était là aussi. » À peine un murmure. Il n'avait avoué qu'à de très rares personnes comme cet épisode l'avait marqué, comme il avait encore sur la conscience la vie de ceux au sang impur qu'il avait regardé tomber. Il était alors jeune, plein de bonnes intentions et pourtant conscient qu'un seul geste pourrait condamner sa famille toute entière. Si c'était à refaire, à nouveau il ne bougerait pas d'un cil.

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Parchemin envoyé Ven 13 Oct - 19:09

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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 889 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, Hishnack & Texas-Flood ♥︎ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de trois mois. Champ Libre :
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This is a battle I don’t want to lose.
« Just close your eyes, the sun is going down You'll be alright, no one can hurt you now Come morning light, you and I'll be safe and sound. »

I
ls se connaissaient si mal. Valeryan n’a jamais caché vouloir des enfants mais comment l’aurait-elle su, tenue à distance de ce neveu qu’on craignait tant qu’elle blesse par inadvertance, qu’elle en pervertisse sans le voir la parfaite innocence. « Je le sais depuis la naissance de Dragomir. » Il a cette sorte de noeud dans la gorge qu’elle peine à interpréter. Il sait depuis la naissance du garçon donc il sait depuis la Purge, depuis le jour maudit qui avait entraîné les désastres dont ils subissaient encore les répercussions. « Beaucoup sont morts entre les murs de Sainte Mangouste, le jour de la Purge. Mais la vie était là aussi. » La vie entre les doigts de ces parents qui avaient pu voir le lendemain. Ca n’était pas le souvenir gravé dans la mémoire d’Erzsébet qui ne revoit que trop nettement l’horreur du Poudlard Express. Elle n’en avait jamais parlé, elle s’était montrée digne comme son père le lui avait demandé, elle s’était tenue à l’écart du monde comme elle en avait toujours eu l’habitude mais au sein de l’école, loin des yeux de sa famille, elle n’avait plus jamais vraiment été la même. « Il est mort à mes pieds.. » Un souffle, un si vieil aveu conservé depuis tant d’années. « Je l’avais bousculé sur le chemin vers le fond du train, avec son énorme tas de livres.. » Mais de qui diable parlait-elle ? Elle a un sourire un peu triste sur les lèvres, comme lorsqu’on parle avec nostalgie d’un temps révolu. « J’ai su tout de suite qu’on pourrait devenir amis parce qu’il était un peu maladroit et introverti. » Elle pousse du bout de la fourchette les derniers bouts qu’il reste sans sembler vouloir les manger - pas encore. « Et j’ai oublié de lui demander la nature du sang qui coulait dans ses veines. On nous a appris que les nés-moldus peuvent être dignes d’intérêt alors ça ne m’a pas effleuré l’esprit. » Elle se sent idiote en y repensant, de ne pas y avoir songé. Il y’avait tant de choses de ce triste évènement qu’elle avait imaginé changer, au fil du temps. « Notre nom m’a sauvé quand ils ont pensé que j’étais une Weasley et je n’ai pas eu le courage d’essayer de l’aider. » Non, elle n’avait pas vu la vie, elle n’avait pas vu l’avenir dans le chaos qu’elle avait vécu et si on l’a peut-être pensée assez forte pour avancer ensuite, elle seule savait encore que ça n’était pas le cas, qu’il y’avait eu des conséquences. Il lui faut quelques minutes avant de reprendre la parole, des minutes qu’elle met à profit pour finir le plat, l’air ailleurs. Comment arriver à lui expliquer où elle veut en venir ?

« J’ai ressenti les choses pour la première fois de ma vie après cela. » Elle se mord la lèvre inférieure. « J’aurais pu être à la place d’Ekaterina. Il n’y’avait aucun enfant pour me retenir, aucune attache pour m’empêcher de rejoindre cette cause perdue que sont les Phénix. » Et son amertume face au mensonge de Ludwig, face à la trahison d’Ekaterina ne se dévoilaient qu’avec plus d’évidence : elle-même n’avait pas cédé à cette tentation, comment pardonner aux deux autres de l’avoir fait, comment pardonner qu’on ne lui ait pas fait confiance ? « Je sais aujourd’hui que c’est absurde et que rien ne justifie leurs actes mais je n’ai pas vu ce que tu as vu. Et j’espère que nos enfants n’auront jamais à vivre ça, qu’ils n’auront pas à culpabiliser d’assister à la mort de leurs proches.. » Elle repousse le plateau pour s’allonger, s’installant sur le flanc pour nouer ses doigts autour de ceux Valeryan, enfonçant la tête dans l’oreiller moelleux. « Reste encore un peu.. » Elle ignore si la potion qu’il lui a donné contient de quoi faire dormir ou si c’est son corps qui réclame encore le repos mais elle se fait soudainement silencieuse après lui avoir murmuré : « Je suis sûre que tu auras bientôt ce que tu souhaites. » Baume au coeur de ce frère dont elle ignore encore les peurs et ce qu’elle lui devra à l’avenir.

TERMINE.

SISSI : # 477C64 - DAKSHA : # A8A8A8 - FOURCHELANG : italiques.
©️ Starseed



Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



 

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