Partagez | 
[ALLEMAGNE] Love will lead us all to smithereens ⚔ Alaric

()
Parchemin envoyé Mer 14 Juin - 23:23

avatar
avatar
profil
Je suis : Syriane , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 24/01/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 44 hiboux. J’incarne : Kathryn Winnick , et l’avatar que je porte a été créé par : Avatars : Gallifreys, Lux, Fassylover, Kettricken. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Mererid, Priam & Valeryan Je parle en : #C97651



Je suis âgé de : 35 ans , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : retenue par les mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je ne porte pas sa marque mais je compte m'enrôler dans ses rangs. Côté cœur, : célibataire Champ Libre :
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 


7 Avril 1991

Les paupières se soulèvent avec précaution. Autour d'elle, il n'y a qu'une obscurité épaisse ; ses sens s'éveillent doucement, d'abord elle se souvient des douleurs qui hantent sa carcasse, puis l'odeur d'humidité la frappe et enfin, le silence et le sol dur sous son corps lui rappellent brutalement sa situation. Elle se lève d'un bond, marchant sur l'ourlet de sa robe qui s'arrache dans un craquement. Cette foutue robe, qu'elle porte encore depuis le jour où tout a tourné au cauchemars. La blonde tangue. Elle se retient au mur de pierre froide, un frisson d'horreur la parcourant. Depuis combien de temps est-elle ici ? La faim qui lui dévore les entrailles répond à sa question, et c'est en avalant sa salive qu'elle réalise à quel point sa gorge est sèche. Des images lui reviennent, pourtant elle lutte pour les ignorer ; ce n'est pas le moment de perdre ses moyens, pas quand sa vie est sur le fil du rasoir. Elle ignore si son père et son frère s'en sont sortis, après la trahison des Moody dévoilée. Des années à se cacher, à se faire passer pour de fidèles partisans du gouvernement, pour qu'au final une erreur ridicule fasse tout basculer... Se tenir si près d'Alaric Black. C'en était à pleurer de désespoir, tant la faute était celle d'une amatrice ; la confusion due aux événements du bal l'avaient poussé à baisser sa garde, à être moins prudente, et au final elle estimait presque mériter de se retrouver ici.

Son front s'appuie contre le mur et elle ravale ses larmes. Si elle avait une chance de s'en sortir vivante d'ici, même infime, elle se devait de se tenir prête à la saisir. Malgré la violence avec laquelle on l'avait traîné dans cette pièce, elle n'était pas gravement blessé. En revanche, les entailles datant du bal ont commencé à gonfler douloureusement. Prudence se rallonge sur le sol nu, glisse ses mains sous sa tête et presse les paupières. Si elle peut voler quelques heures de sommeil et ainsi prendre des forces avant que cette porte ne s'ouvre...

16 Mai 1991

Elle n'arrive plus à repousser les pensées malvenues ; celles qui vous font sombrer lentement mais sûrement, qui vous forcent à imaginer le pire. Les corps sans vie de son père et de son frère. La question sans réponse, qui tourne en boucle dans son esprit : l'Ordre tenterait-il de la sortir de là, quand ils la voyaient comme une traîtresse depuis dix ans ? Et puis, la crainte et le courage qui se battent dans une valse incessante. S'ils la torturaient pour avoir des informations sur les phénix, au moins les mangemorts n'obtiendraient rien d'utile. Pour autant, elle ne peut s'empêcher d'anticiper la souffrance ; si elle l'a souvent infligé, bien que de mauvais cœur, elle ne l'a en revanche que peu connu. S'écroulerait-elle telle une faible âme, ou parviendrait-elle à s'accrocher à sa dignité jusqu'au bout ? Si elle est certaine de vouloir mener ce combat, elle a en revanche du mal à lui donner du sens. Même si elle survivait, même si elle sortait d'ici sans que son corps ni son esprit ne soient altérés, que ferait-elle alors ? Un camp comme l'autre la détesteraient, et elle aurait sûrement tout perdu - sauf peut-être Ambre, qui aux dernières nouvelles était encore en vie, œuvrant pour l'Ordre dans l'ombre. Mais elle se doutait que son ancien amour la haïssait désormais, pour son allégeance aux mages noirs et pour la mort de Lothair. À cette idée, elle se recroqueville d'autant plus sur le sol de la pièce. Elle ne sait pas même où se trouve cet endroit où on la retient. Parfois, la porte s'entrouvre pour laisser passer un plateau de nourriture peu ragoûtante. Le seau dans le coin est vidé tous les jours, mais rien de tout ça ne suffit ; elle ne se sent déjà plus vraiment humaine, traitée comme un animal qu'on garde à peine en vie, qu'on réserve de toute manière à l’abattoir. Au moins, lorsque l'infection s'était assez développée pour que la fièvre se voit, ils avaient pris la peine de la soigner rapidement. Elle n'avait d'ailleurs pas reconnu le visage des hommes qui travaillaient ici.

Quand le battant s'ouvre brutalement, Prudence se lève dans un sursaut. La lumière trop vive lui brûle les yeux, désormais qu'elle est habituée à la pénombre de sa prison. Enfin, elle discerne les traits de celle qui se tient dans l’entrebâillement, et l'espoir ressurgit soudain en elle. « Ambre ! » s'écrie-t-elle. Mais elle aperçoit soudain la baguette appuyée sous la gorge de la brune, qui s’avance en dévisageant Prudence, le regard empli de colère et de peur. « Qu'est-ce que... » Sa voix s'étrangle quand la Moody voit apparaître la silhouette d'Alaric Black derrière celle de son ancienne compagne. « NON ! » crie-t-elle. Elle réalise avec brutalité la situation : cette idiote est venue, sans doute seule, tenter de la libérer... L'envie de se jeter sur l'homme la taraude, mais ce serait signer l'arrêt de mort d'Ambre, alors elle recule pour les laisser entrer, les poings serrés à ses côtés tandis que les premières larmes d'impuissance coulent sur ses joues. « Tu n'aurais pas dû... » Elle ne reconnaît pas sa propre voix, plaintive et désespérée. « LAISSEZ LA ! » Ordre ridicule, qu'elle ne peut retenir ; ses yeux volent de l'un à l'autre, la rage lui montant doucement à la tête. Son légendaire calme s'est envolé, laissant place à une femme au bord du précipice, et prête à tout pour ne pas y entraîner celle qui quelques jours plus tôt n'était encore qu'un fantôme autrefois aimé, désormais horriblement tangible sous ses yeux effarés.





En cette ultime danse où se joue le hasard,
Plus jamais ne serai ta cavalière de bal
C'en est un autre qui, sous mon triste regard,
Te fera parcourir en tournoyant la salle
Robin Hobb

Parchemin envoyé Sam 1 Juil - 13:43

avatar
avatar
profil
Je suis : Annab' , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 18/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 191 hiboux. J’incarne : Robert Downey Jr. , et l’avatar que je porte a été créé par : Skander, non ? . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Aucun Je parle en : 66000

true story

Je suis âgé de : 51 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : A la tête de la Main Noire J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : Marié à Caelia Black (scéna)
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 


« Monsieur, des complications. » Alaric ne lève pas les yeux de la pile de dossier qu'il examine. Il est préoccupé par quelques cargaisons de poisons qui devait lui parvenir. Il s'occupe les mains avec le toucher familier d'un bout de métal doré familier, et renvoie d'un geste désinvolte son employé qui l'a interrompu.
« Déléguez cela à mon ainé. Je suis occupé. » Les sourciles se froncent dans un mouvement d'incompréhension à la vision de certains chiffres qui ne correspondent pas à ses attentes. L'homme est toujours là, hésitant sur le pas de son bureau.
« Monsieur, des complications en Allemagne, une intruse... » insiste alors le malheureux. Cette fois, il décroche l'attention du chef de la Main Noire avec un regard transperçant. Des lames s'enfoncent dans un regard alarmé sur son sbire. Il fallait se rendre sur place immédiatement. Avec un regard entendu, il range son précieux gallion et saisit sa baguette posée devant lui sur le bureau d'ébène. Il n'a finalement besoin de rien d'autre, et il transplane dans ses quartiers en Allemagne. La planque est méconnue du grand public, sert d'entrepôt, de point d'arrêt dans la partie continentale de l'Europe. Mais surtout, elle est construite sur un ancien bunker imprenable, qui s'avère très utile pour une construction moldue. Une fois renforcée par une pelletée de sortilège de protection, c'est une prison parfaite pour les ennemis des Blacks. Et une intruse n'était pas une nouvelle à prendre à la légère, et en aucun cas une réjouissance.

Le repaire avait été découvert par une sotte, et elle s'était faite capturée par sa mafia. L'idiote. Elle ne savait pas encore dans quoi elle s'était fourrée. La jeune femme avait été arrêtée un peu plus tôt dans la nuit d'après ses renseignements. Elle avait chercher à s'infiltrer dans la bâtisse en tuant plusieurs de ses hommes. Elle avait outrepasser tout respect pour son Empire, et elle allait maintenant savoir en quoi consistait une vraie représailles.
La volonté de pénétrer les lieux pour une personne lambda pouvait être multiple. Il pouvait s'agir de vol de marchandise, de boycot, de destructions de biens, de substitutions de plans et même, si l'on imaginait que la hardiesse et le déséspoir des pauvres les menaient doucement vers la folie, la tentative de libération d'un otage retenu. A cette pensée, la bouche du patriarche s'anima d'un sourire empreint d'une moquerie. Comme si cette idée était tout à fait saugrenue. La confiance en sa puissance pouvait être à double tranchant, il ne fallait jamais oublier d'envisager le pire.
Le Black entra silencieusement dans la cellule où la fautive avait été emmenée. La pénombre était aussi pesante que l'atmosphère, et l'humidité de la nuit semblait être amplifiée magiquement entre ces murs glacés. Pourtant, elle restait digne et tâchait de cacher la peur qui faisait tressaillir ses cils quand le Black s'assit tranquillement en face d'elle, le visage plus fermé que les plus profonds coffres de Gringotts. Il ne comptait pas user de mots, ou essayer de la faire parler par des stratagèmes longs et chronophages. Une lecture d'esprit, agrémentée d'un peu de douleur au passage serait suffisant. Il ne considérait pas la personne qu'il avait en face de lui comme douée d'une grande capacité à résister à la douleur et aux intrusions d'esprit en même temps. Alors toujours sans rien expliqué à ce qui allait lui arrivé, le Black prit sa baguette et entreprit de démêler tout cela. Un claquement de doigts, et quelques côtes furent brisées, juste pour mettre les formes.

_______________________

La porte de la cellule s'ouvre avec force. Les répercussions contre les murs résonnent dans les oreilles, et les volutes nuage de poussière se font visible dans le faisceau lumineux qui dégage l'entrée. La prisonnière crache et tousse, mais elle est incapable de parler, elle est juste bonne à se tâcher de sang en tentant de modérer sa respiration saccadée dans cette ambiance pesante. Elle avance, le mélèze pointée sous sa gorge, et la voix de l'autre traitresse retentit. « Ambre ! » En contre-jour, elle finit par comprendre ce qui lui arrive sous le nez. Les deux entrent dans la cellule, Alaric entouré de 3 sbires, baguettes en main pointée sur la Moody qui gît à terre. « Tu n'aurais pas dû...  » Non, en effet, elle n'aurait pas dû. Une once de clarté dans la bouche de la rejetée. « LAISSEZ LA !  » Agacé par tout ce bruit, Alaric fait un signe de tête à l'homme grand et mince, à la mine décharnée qui se tient près de lui. « Fais la taire, veux-tu ? » Ce dernier s’exécute, et il se contente de lui lancer un maléfice du bloclang. Avec un regard appréciateur, Alaric approuve et garde sa prise sur sa proie déjà victime d'un incarcerem, et dont la langue n'aurait plus la luxure de se faire coller au palet pour son cas.
Il s'adresse alors à Prudence la traitresse, comme s'il parlait à un enfant, ou un chien. Quoi que non, il a de l'estime pour ses chiens. Ils lui sont fidèles. Ce qui n'est d'ailleurs pas le cas de tout ses gosses.

« Cette petite chose que tu vois là nous a apporté bien des problèmes en voulant, par  une stupidité d'esprit déconcertante, venir délivrer une certaine Prudence. » Alaric apprécie l'effet de ses paroles, se délecte de la stupeur et de la colère des gens amoindris. Un beau salopard. Faudra-t-il le faire un jour descendre du nuage de confiance et de torture sur lequel il vole ? Peut-être, mais ce jour n'était pas aujourd'hui.
« J'ai bien passé en revue la moindre goutte de conscience, et je dois dire qu'elles sont rare. Seule, sans renforts, ses chances étaient moindres » On notera l'emploi du passé, qui ne laissait planer aucun doutes quand à l'avenir d'Ambre dans les bras d'Alaric pour qui savait l'entendre.
« J'aimerais vous laisser un peu d'intimité, pour des retrouvailles convenable vois-tu. Mais les impurs comme vous ont tendance à me dégoûter. Comme quoi, je ne suis pas  immunisé à toutes les horreurs de ce monde.  » Alaric s'avance vers Prudence, avec son otage, pour la faire reculer, debout ou assise, peu importe. Elle est toujours muette.
« J'ai tout de même prévu de vous laisser le temps pour un adieu convenable. » jubile-t-il.

Il rompt alors le maléfice de Prudence, lui laissant la possibilité de parler, de cracher des paroles pleines de haines, ou peut-être des supplications ? Des promesses de revanches ? Des phrases d'amour et d'inquiétude ? Qui sait.



Spoiler:
 

Parchemin envoyé Lun 21 Aoû - 14:28

avatar
avatar
profil
Je suis : Syriane , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 24/01/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 44 hiboux. J’incarne : Kathryn Winnick , et l’avatar que je porte a été créé par : Avatars : Gallifreys, Lux, Fassylover, Kettricken. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Mererid, Priam & Valeryan Je parle en : #C97651



Je suis âgé de : 35 ans , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : retenue par les mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je ne porte pas sa marque mais je compte m'enrôler dans ses rangs. Côté cœur, : célibataire Champ Libre :
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 


Les yeux de Prudence remarquent enfin le sang qui a coulé de la bouche d'Ambre. Son regard s'agrandit, les mots lui manquent quand elle réalise ce qu'ils lui ont déjà infligé. Un sanglot douloureux secoue ses épaules, sa bouche s'entrouvrant comme pour qu'une plainte s'en échappe mais rien ne vient, la voix d'Alaric claquant dans l'air comme un coup de fouet. « Fais la taire, veux-tu ? » L'un de ses hommes obéit, et aussitôt la blonde a la sensation qu'on lui a placé du coton dans la bouche. Même si elle voulait hurler sa colère et sa douleur, rien ne viendrait. Elle dévisage Ambre, comme pour s'assurer qu'il s'agit bien de la femme qu'elle a aimé. Alaric lui parle mais c'est à peine si elle l'entend, les larmes coulant en silence sur ses joues. « Cette petite chose que tu vois là nous a apporté bien des problèmes en voulant, par une stupidité d'esprit déconcertante, venir délivrer une certaine Prudence. » Les poings de Prudence se serrent et se desserrent, encore et encore ; l'envie de se jeter toutes griffes dehors sur lui est forte, mais risible. Les chances qu'elles en réchappent toutes deux sont tout simplement nulles. « J'ai bien passé en revue la moindre goutte de conscience, et je dois dire qu'elles sont rare. Seule, sans renforts, ses chances étaient moindres. » Pourquoi ? Pourquoi s'est-elle ainsi jetée dans la gueule du loup ? Sûrement que personne, à l'Ordre, ne l'aurait suivi. C'était de la folie, et tous le savaient... Ambre la première. Le désespoir l'avait-il mené à prendre une telle décision ? Prudence ne le saurait sûrement jamais. « J'aimerais vous laisser un peu d'intimité, pour des retrouvailles convenable vois-tu. Mais les impurs comme vous ont tendance à me dégoûter. Comme quoi, je ne suis pas  immunisé à toutes les horreurs de ce monde.  » Enfin, elle tourne la tête pour accorder un regard au monstre. Un regard de haine pure, mêlée de dégoût. Des hommes dotés d'un tel mépris, elle en avait connu plus d'un, pourtant ses entrailles se retournent toujours autant lorsqu'elle les entend ainsi cracher sur la vie d'autrui. Le sang et sa pureté. Un concept à vomir, l'idéologie des lâches et des névrosés. Des fous, comme le Seigneur des Ténèbres en son temps. Bien qu'il soit mort, il avait indéniablement était remplacé par cent autres démons.

Elle recule lentement, jetant des regards affolés à Ambre tandis que son esprit cherche une issue qui n'existe pas. « J'ai tout de même prévu de vous laisser le temps pour un adieu convenable. » Elle sent le sortilège se lever, mais au moment d'ouvrir la bouche les mots ne viennent pas. Que pourrait-elle bien dire qui ne soit pas dénué de sens dans un moment pareil ? « Tuez-moi, je ne vous servirai à rien ! » Supplique on ne peut plus risible, qui finit par lui échapper malgré elle. Elle tente d'inventer quelque chose, de trouver un moyen de sortir Ambre de là. « Si vous la laissez partir, elle finira par vous mener droit aux autres rebelles. » Elle n'ose pas regarder la brune en prononçant ses mots, honteuse et craignant la colère qu'elle verrait dans ses yeux. En vérité, elle sait très bien qu'Ambre préférerait mourir que de les laisser trouver l'Ordre du Phénix. Et qu'il a probablement déjà tiré de son esprit tout ce qu'il y avait à en tirer... Elle a cessé de pleurer, obnubilée par l'idée de la sauver, d'une façon ou d'autre. Il devait y avoir quelque chose qui lui échappait, elle ne pouvait accepter cette réalité si aisément... Pourtant, une part d'elle a déjà pris conscience qu'il est inutile de lutter. Ses supplications ne mèneraient à rien. Ils ne l'écouteraient pas, pas alors qu'elle a entendu dans la voix du Black que tout est déjà terminé depuis qu'il a attrapé la né-moldue. « Ambre... » Elle plonge son regard dans celui, étrangement calme à présent, de son ancienne compagne. « Je suis tellement désolée. Pour tout. » À nouveau, sa voix s'étrangle, la douleur rendant l’aveu balbutiant : « Je n'ai jamais arrêté de penser à toi. De t'aimer. » Elle n'attend pas les rires moqueurs, les simagrées du patron de la Main Noire, pour s'avancer légèrement et supplier : « Laissez-moi juste la serrer une fois contre moi. S'il vous plaît. » Les mots lui arrachent la langue et elle continue de se rapprocher, tendant les mains vers la brune. Comme les hommes de main du Black ne réagissent pas immédiatement, ne voyant en elle qu'une femme désespérée, elle se jette soudain sur Alaric, ses doigts visant sa gorge. Acte de folie, assurément, et qui signera son arrêt de mort. Mais acculée, la bête se précipite au bas de la falaise plutôt que de succomber aux crocs du loup. Peut-être nourrit-elle le faible espoir d'atteindre sa cible et d'acheter un peu de temps à Ambre pour s'enfuir. Qu'importe si elle n'y survit pas ; en vérité, elle se sent presque prête. Prête à donner tout ce qu'il lui reste, même si ce n'est pas grand chose.






En cette ultime danse où se joue le hasard,
Plus jamais ne serai ta cavalière de bal
C'en est un autre qui, sous mon triste regard,
Te fera parcourir en tournoyant la salle
Robin Hobb

 

[ALLEMAGNE] Love will lead us all to smithereens ⚔ Alaric

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Let Love Lead The Way [PV]
» Les "toulousains" et les EC en Allemagne
» Absolarion Love.
» Love me now or hate me forever!
» « CENTRAL PARK » New York i love you .

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
WDWF - So we can learn to pick ourselves up. ::  :: Ailleurs-