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-sign of the times (jemima)-
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I am Allegiant, and I like it.
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Je suis : pauline , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 20/05/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 27 hiboux. J’incarne : gigi hadid , et l’avatar que je porte a été créé par : sleepingcookie Je parle en : #6699CC



Je suis âgé de : vingt-quatre années passées sous silence , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : fiancée à Glenn, chevalier au coeur trop naïf, trop sensible pour que l'envie d'en jouer ne soit pas aussi forte

MessageSujet: sign of the times (jemima)   Lun 5 Juin - 13:08

« We can meet somewhere again »

Somewhere far away from here.


Arès s'était installé sur le sofa, l'elfe de maison non loin de lui prêt à dépoussiérer le moindre objet légèrement sali. Encore moins loin, accoudée au rebord de velours, Romola. Elle se languissait, en lisant par dessus l'épaule de son paternel le journal aux images animées qui laissaient entendre quelque déclaration. A l'inverse de l'homme sagement attentif aux dernières nouvelles, elle écoutait le tout d'une oreille distraite, plus focalisée sur les gestes précis et ordonnés de la créature ambulante que sur les brèves explications d'un journaliste prétentieux. Non, le monde extérieur, à ce moment là, ne l'importait guère. Elle voulait juste que son père lève les yeux, et croise son regard bleu clair. Elle voulait alors voir ses prunelles s'éclaircir d'une étincelle de dignité, de fierté. Il ne le fit point, il resta le nez rivé vers le papier plié et se contenta pour seul mouvement en une vingtaine de minutes de se lever d'un bond, et tout en malaxant son visage engourdi, il déclara sur le ton de l'ordre: « Bien, il est temps de dîner. ». Il épousseta son veston, et s'émancipa du salon quand Romola restait immobile, toujours accoudée, prenant un moment de réflexion nécessaire. Sûrement vexée du silence auquel elle s'était confrontée dans le simple espoir de recevoir une quelconque remarque de son père l'enjolivant. Ce ne fut qu'à la seconde où l'elfe de maison s'engouffra à son tour dans les cuisines que la cadette se décida à rejoindre la table déjà préparée. Et alors que les éléments de dîner disposés auraient dû être d'une importance futile, son regard se perdit à compter les assiettes. Une, deux, trois, bientôt une dizaine avec sur chacune une étiquette avec le prénom d'un des Yaxley. Et là, sur une assiette disposée face à son regard oblique, Jemima. Cauchemar, une moue répugnée s'immisça sur le visage angélique de la jeune fiancée. Reculant sa chaise, elle s'y glissa en ramenant avec attention sa robe bleu clair au décolleté plongeant contre ses cuisses fines et fébriles. Elle qui se voyait déjà profiter du dîner avec son père et sa famille fidèle, le tout semblait gâché par la prochaine arrivée de l'aînée. Et ça l'était, car malgré toutes ses erreurs, toutes ses failles, tous ses manques au devoir, Jemima était toujours accueillie au sein de la perfection des Yaxley. Comme si l'effort de Romola à faire preuve de la même dignité n'était toujours qu'un effort gaspillé.

Des bruits de pas lointains, sûrement un échange de voix entre les cousins, oncles, et cousines qui faisaient leur entrée dans un brouahaha amical. Le temps qu'ils arrivent, un certain malaise dans la salle à manger où tout était déjà prêt, il n'y avait pas un geste à faire, pas un mot à dire. Juste le père, la fille, elle attendant le moment fatidique où Jemima pointerait le bout de son nez, avec son innocence hypocrite, lui tout sourire à l'idée de retrouver ses proches. Jemima, elle était déloyale, vicieuse, terrible, fourbe, comment l'accueillir parmi tous ces gens nobles qui feraient si vite leur arrivée majestueuse. Non, elle ne méritait pas la bienvenue ici. Abbadon pressait déjà le pas pour venir serrer les bras de son frère. Et tout s'enchaînait, la camaraderie, les enfants devenus grands, les oncles aux expressions bienveillantes. L'on se fondait dans le décor, les masses mouvantes, les phrases bateau. L'un des ses cousins vint alors foncer vers la benjamine, et la saisissant par ses épaules minces, il la salua: « Ah Rom'. Alors, comment tu vas? J'ai entendu parler du jeune Meadowes. Il est comment? Super, super. Il est super, merci. » Elle se défait de l'emprise, et resserrant sa queue de cheval parfaite, elle lui fait ses aux-revoir en le repoussant du bout des doigts. Non, pas qu'elle ne l'aime point, mais elle est bien trop préoccupée par la présence de sa soeur pour gérer les futilités d'un cousin, parfois lourd. Et elle part, se faufilant vers la cuisine où elle entend déjà les assiettes s'entrechoquer.

Là, les elfes grimaçant, épuisés à l'idée du travail à fournir. Et Romola qui se baladait sans autre but que celui de fuir le devoir familial. Finalement, là voilà sans plus de prétention. Juste ici, toujours aussi belle à en crever. La bouche pulpeuse, pleine d'un venin menteur. Puis, c'est plus fort qu'elle, la demoiselle éclate d'un rire faux et forcé. Elle s'assoit sur un coin de la cuisinière de marbre, et alors que ses jambes se balancent et que ses épaules se secouent au rythme de son éclat de rire, elle se coupe en prenant l'un de ses tons arrogants: « Oh, la voilà. La belle Jemima. C'est marrant, on te voyait moins souvent quand Papa en avait besoin. Autant te dire que cette fois, tes beaux yeux te sauveront pas. D'ailleurs, tu risques fortement de gâcher le dîner, mais il semblerait que ce soit dans tes spécialités. Petit sourire prétentieux, et moqueur. Les elfes tentent tant bien que mal de mimer un désintérêt, mais tous écoutent, et s'abreuvent de la dispute. De gâcher les choses, je veux dire. » Elle a saisi un verre, et son index tourne en rond sur les rebords de celui-ci. Puis, comme un avertissement, elle le lâche sur le sol tandis que le verre éclate. Il est brisé en mille morceaux. Comme cette famille, pas déchirée, ou tendue, non éclatée, chaque éclat dispersé sur le sol sans que personne ne vienne les pleurer. Un elfe tend la main pour saisir les premiers morceaux, mais Romola l'en empêche en cognant son talon contre la main tendue. « Laissez. Jemima va ramasser. N'est-ce pas? » Haussement de sourcil la narguant. Et joie malsaine du conflit enfin présent.
crackle bones


gate from hell
   
   

   
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sign of the times (jemima)

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