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-your heritage (twin rackharrow)-
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Je suis : narco , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 03/05/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 27 hiboux. J’incarne : christian bale , et l’avatar que je porte a été créé par : madhattress ♥ (ava & gif) tumblr (gif profil) & alas (signa) . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : le chevalier blanc, glenn Je parle en : #579A00



Je suis âgé de : quarante huit ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : comme son père, il est bourreau pour le compte des mangemorts J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : marié à Elisabeth Lovegood, amoureux comme au premier jour

MessageSujet: your heritage (twin rackharrow)   Sam 3 Juin - 2:57

L'éternel s'évapore après avoir reçu sa nouvelle tâche. Un rôle tout particulier, le devoir d'un père. Ils étaient devenu des adultes désormais, tout deux étaient sans doute les plus apte a suivre ses pas, comme il l'avait fait auparavant, reprenant les nombreux travaux de ses aînés, suivant le chemin auquel son père l'avait destiné, devenant bourreau. Il savait déjà que cette tradition serait entretenu au travers de son fils, Drefer, et il ne s'inquiétait plus de l'avenir de sa fille, elle qui avait sans doute trouver un parti idéal chez le Nott qui lui a demandé sa main. Mais malgré cela, il avait un chef d’œuvre qu'il désirait transmettre à ses enfants, une création que le Rackharrow considère comme sa plus grande réussite magique. Artefact qui était devenu une véritable obsession, un bijou de perfection à ses yeux, de nombreuses années de travail, des mois d'acharnement. L'homme, fier de ses œuvres amène à lui, d'un mouvement de baguette le coffret les contenant, il observe quelques instants silencieusement le bois délicat, les fines gravures qui décorent le contenant. A l'intérieur sommeil les bijoux maudit en question, attendant leur heures pour déferler toute leur rage. La douleur de tant d'âmes canaliser dans de si petit accessoires. Rictus lugubre qui se dessine sur ses lèvres tandis qu'il quitte la demeure familiale, précieusement caché sous sa cape l'héritage qu'il s'apprêtait à offrir à ses enfants.

Une fois hors de la demeure, le bourreau transplane jusqu'au cœur du Londres Sorcier. Cabinet secret au cœur de la capitale anglaise, quatre murs piteux, l'antre du monstre, il n'a besoin de rien de plus. C'est là-bas que bien des sorciers ont servi la cause des arts noire contre leur grès, tout ces êtres que les mangemorts rêvent de faire disparaître en toute discrétion, ils finissent tôt ou tard entre ces quatre murs. La dernière étape de la conception de ses maléfices, des ses objets maudit se faisait là, les test sur une vie sorcière, l'étape la plus importante dans ses recherches. De nombreuses notes mal rangé dans un coin, un immense siège, comme celui qui domine son bureau. Cet endroit qui a accueillit auparavant la charmante Rosier, aujourd'hui, celui-ci était habité par une autre pauvre âme damné. Encore pendu au plafond, inconscient, sans nul doute à l'agonie, cet agitateur d'Azkaban ne méritait pas une mort douce. Il était donc le candidat idéal pour présenter sa plus grande création à ses enfants, son fameux bracelet de soumission, outil qui, à n'en pas douter, deviendrait un jour un outil presque indispensable pour la cause, capable de briser les esprits les plus solides, sans pitié, ne s'épuisant jamais. La douleur qu'il assenait aux esprits libres était aussi intense qu'un endoloris issu de la baguette d'un puissant duelliste. D'une douleur inimaginable et pourtant, loin d'être mortel. Un travail qui avait demandé une précision hors du commun. Un des atouts du bourreau Rackharrow.

D'un geste brutal de sa baguette, il fait lâcher l'emprise au plafond ensorcelé, l'homme agonisant atterrissant lourdement sur le sol. Il ouvre lentement les yeux, mais avant qu'il est le temps de faire quoi que ce soit, il l'enchaîne à nouveau, cette fois au sol. Il n'a plus qu'à attendre les deux jumeaux l'éternel ayant eu pour tâche de les amener ici. Dans sa forteresse de solitude, un bien précieusement garder secret à sa famille, du moins jusqu'à aujourd'hui. Ne sachant jamais de quoi demain est fait et le poids de l'âge sur les épaules, il savait qu'il se devait d'accomplir son dernier devoir de père avant de devenir grand père.. Doux rictus qui éclaire son visage tandis qu'il s'installe confortablement sur son siège, déposant le coffret lugubre à ses côtés. Il guette désormais, leur arrivé, craignant l'espace d'un instant le regard de ses enfants face à ce vice secret, cette magie obscur qui coule dans ses veines, corrompt chaque parcelle de son être peu à peu. Mais il se souvient alors qu'ils sont dans les Rackharrow, ce mal est aussi le leur et si Jules n'a jamais pleinement sombrer, s'il maintient ne serais-ce qu'un équilibre instable en lui, ce n'est que parce qu'il connaît parfaitement cette magie, il l'écoute attentivement, il a apprit à canaliser cet esprit furieux. C'est alors que la porte grince, l'éternel faisant son entrée dans la pièce, suivi des jumeaux. La porte se ferme et verrouille magiquement derrière eux. « Aaah, mes enfants. Ravis que vous répondiez encore aux invitations de votre vieux père. » Doux rictus qui s'élargit, ignorant le pauvre sorcier à l'agonie au sol. « Approchez, j'ai un cadeau pour vous. Pour vous deux. » Il insiste bien sur sa dernière phrase, tournant délicatement son regard vers sa fille, craignant qu'elle se sente mise à l'écart. Chose qui ne devait plus arriver, il l'apprit avec le temps. Sans doute étais-ce une partie des raisons qui le poussait à dévoiler ce qu'il pouvait être aussi, en plus d'un père. Il était sorcier, curieux, fasciner par le visage le plus obscur de la magie. D'un mouvement de baguette, le coffret s'ouvre, dévoilant trois bracelets exactement identique. Fait d'argent, torsadé, un travail précis et une intense gemme rouge en son cœur.
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Je suis : khal , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 19/11/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 142 hiboux. J’incarne : Matthew Daddario , et l’avatar que je porte a été créé par : Texas Flood . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Alexander Weasley Je parle en : lightseagreen



Je suis âgé de : 24 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Bourreau pour le compte du Ministère. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : Célibataire endurci, désespérant ses parents de trouver un jour une fiancée de choix.


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MessageSujet: Re: your heritage (twin rackharrow)   Dim 4 Juin - 16:26

Les relations entre Mererid et lui demeuraient toujours tendues, aussi évitait-il sa jumelle au maximum, ces derniers temps. Il savait bien que cela ne durerait pas longtemps, il n'avait jamais su lui en vouloir éternellement mais, cette fois se faisait plus longue au pardon que d'ordinaire parce que la faute commise était bien plus grave. Il n'aurait jamais imaginé que sa jumelle serait allé aussi loin et la pilule avait un peu de mal à passer. Elle finirait par passer, pour sûr, mais ce n'était pas pour tout de suite... Il avait même fini par passer davantage de temps au manoir familial des Rackharrow, prétextant une mission dans le coin pour ne pas avoir à rester au manoir Nott. Bien sûr, la distance avec Mererid était un crève-coeur, quand bien même il lui en voulait, tout comme le fait de ne plus voir Quintus régulièrement, mais il savait être têtu, lorsqu'il le voulait... Assis au bureau de sa chambre, l'esprit plongé dans un manuscrit ancien traitant de sorcellerie particulièrement sombre, Drefer était retourné à ses anciennes amours studieuses, passant son temps le nez plongé dans ses bouquins. Même Nyssa voletant avec insistance autour de lui ne suffit pas à le perturber et à le sortir de sa concentration. C'est un autre éternel qui vient finalement le sortir de sa torpeur studieuse, un qu'il choisit de ne pas ignorer parce que c'est celui de son père et qu'il est porteur d'un message et d'une convocation à une certaine adresse londonienne. S'il esquisse une moue ennuyée, contrarié d'être stoppé en plein travail, il se lève bien rapidement, utilisant le réseau de poudre de cheminette pour se rendre à Londres. L'adresse donnée ne lui dit rien mais il ne met pas très longtemps à la trouver, guidé par le démon qui lui indique le chemin consciencieusement. Bien entendu, il faut que le destin se joue de lui encore un peu plus et qu'il arrive en même temps que sa jumelle, la croisant sur le pas de la porte. L'expression de son visage se referme quelque peu comme il constate que cette invitation ne lui est pas propre et personnelle mais il fait de son mieux pour ne pas le montrer, lui dédiant même un sourire, bien qu'un brin crispé, pour la laisser passer en premier.

Si l'endroit lui est inconnu, il est suffisamment porté sur la torture et les secrets lui-même pour reconnaître de quoi il s'agit et il ne peut empêcher un sourire en coin de naître sur son visage. Son regard clair balaye les lieux et s'arrête quelques secondes sur l'homme enchaîné au sol, presque plus mort que vif, l'observant avec intérêt d'abord avant d'en détourner le regard. Les cobayes et les victimes ne l'intéressaient pas, sauf quand ils lui appartenaient. Il enjambe d'ailleurs le malheureux sans plus lui accorder la moindre attention, se concentrant sur son paternel. « Aaah, mes enfants. Ravis que vous répondiez encore aux invitations de votre vieux père. » Drefer lui dédie un sourire amusé, une lueur curieuse naissant dans son regard quant à l'objet de cette rencontre. « Approchez, j'ai un cadeau pour vous. Pour vous deux. » Il approche en silence, observant le coffret posé devant leur père et qui s'ouvre d'un coup de baguette magique, laissant apparaître trois bracelets d'argent torsadé et serti d'une gemme écarlate. Ses prunelles s'illuminent de plaisir, même s'il ne sait pas encore de quoi il s'agit, il connait suffisamment bien son père pour pressentir que cela va lui plaire au plus haut point. Ses doigts glissent sur le bord du coffret, effleurant l'un des bracelets avant de retirer ses doigts, ressentant la noirceur de la magie qui les imprègne d'un simple contact. « Ce n'est pas encore notre anniversaire... » constate-t-il de façon purement logique avant d'interroger de nouveau. « Rodrick n'est pas là? » Ca l'étonnait un peu mais la curiosité l'emporte sur l'absence de son aîné et il demande. « Qu'est-ce que c'est ? »





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Je suis âgé de : 24 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : une femme entretenue, parfaite façade derrière laquelle se tapissent mes ambitions. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : je suis mariée à Quintus Nott depuis février 1991. Une alliance rêvée mais entourée de mensonges. Champ Libre :







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MessageSujet: Re: your heritage (twin rackharrow)   Hier à 16:01

L'épouse Nott s'endort lentement, son regard suivant la danse des flammes. Elle a posé avec précaution sa tasse de thé sur la table basse, et a ouvert un livre sur ses genoux mais elle n'a pas su trouver la concentration. Les lignes se mélangeaient, les mots n'avaient plus de sens ; alors elle s'est laissée emporter la fatigue, sa tête tombant contre le dossier du fauteuil. Ces deux première semaines de juin ont été faites de défis ; surtout les premiers jours, où elle a dû cacher l'état d'épuisement causé par la malédiction qu'elle a lancé. Le moindre sortilège lui semblait alors insurmontable, et malgré ses efforts, le docteur Curning s'est rendu compte que quelque chose n'allait pas. Mais la menace avait suffit à faire taire le sorcier, celui-ci faisant preuve d'un flagrant manque de volonté. Elle avait accepté à contre coeur qu'il l'examine, sans déceler quoi que ce soit d'anormal, si ce n'est le manque d'énergie magique qui pouvait laisser deviner qu'elle n'avait pas passé ces derniers temps à se tourner les pouces, comme elle voulait le faire croire. Il n'avait même pas trouvé de signes de la mort à venir de l'enfant, ce qui avait surpris Mererid. Soit les effets de la malédiction étaient plus discrets et vicieux qu'elle ne se les imaginait, soit il restait une chance qu'elle puisse le garder... Tout cela n'avait fait que tourner encore et encore dans sa tête, depuis ce jour, et il n'était pas rare qu'elle ressorte de sa poche la fiole qu'Erzsébet lui avait donné. C'était sans doute la meilleure chose à faire, pour s'éviter de plus grandes souffrances si elle le laissait encore grandir - et surtout, pour tourner la page. La logique l'aurait voulu ; qu'elle en parle à Quintus, peut-être également à Drefer. Mais tout deux lui semblaient si lointains à présent, surtout depuis qu'elle portait le collier, et depuis ce froid qui commençait à peine à s'apaiser entre elle et son jumeau. Pouvait-elle leur faire confiance, quand ils ne pouvaient la comprendre - comment trouver le courage de leur avouer, quand elle savait que cette nouvelle perte ne ferait que leur causer plus de chagrin ? La logique l'aurait voulu, le devoir également. Qu'elle avorte et qu'elle se remette rapidement à la tâche. Donner un héritier, quel qu'en soit le prix. Quand elle y pensait, son corps entier était traversé de frissons. En faisant tourner la fiole entre ses doigts, elle avait le cœur au bord des lèvres et l'esprit pris de vertiges. On pouvait tout lui demander, pour eux, pour son statut, pour sa famille ; tout, mais pas ça. Revivre ce dont elle avait soigneusement effacé le souvenir... à cette idée, elle ressentait un effroi que rien d'autre n'aurait pu lui procurer. Ni le sang, ni la magie noire, ni tout ce qui cause la terreur à n'importe quelle personne dotée de bon sens.

Un doux sifflement la réveille ; elle se redresse d'un bond et tombe nez à nez avec son éternel, qui glisse sur ses genoux et sur les pages du livre. « Ton père a envoyé Adamine te réclamer. » Elle fixe la créature avec des yeux ensommeillés. « Quoi ? » fait-elle, la colère perçant déjà dans sa voix. « Et tu as dit que je viendrais ? » Il oscille légèrement sa tête jaune, comme pour confirmer. La sorcière sert les poings sur les accoudoirs, relevant légèrement le menton ; geste suffisant pour qu'il comprenne qu'il l'a déçu. « Tu devrais y aller. Lui parler. Il pourrait t'aider, avec, tu sais, ça... » Un nouveau sifflement, tandis que son corps fin s'agite et qu'il glisse contre le ventre légèrement arrondi de sa maîtresse. La main droite de Mererid se lève et le saisit par la queue, le repoussant sans douceur jusqu'au sol. « Nous en avons déjà parlé, et j'en ai marre d'écouter tes jérémiades. Si tu me penses trop faible pour ta compagnie, alors retournes d'où tu viens. » La menace est à peine voilée, même si elle sait que ce geste lui coûterait cher. Le seul moyen qu'il parte, serait qu'elle le « congédie », et ça n'a rien de simple. Il lève la tête, roulant ses anneaux sur le tapis devant elle. Elle ne daigne même pas se pencher pour le regarder, tandis que sa voix contrariée répond : « Ce n'est pas ce que j'insinuais. Je dis juste que tu serais plus forte si tu cessais de te priver de soutien. Si tu parlais à Quintus ou Drefer, ce moment difficile appartiendrait rapidement au passé. Tu ressembles à une enfant qui fait un caprice, quand tu t'isoles ainsi, cesses de... » Elle se lève, le fixant de toute sa hauteur. Comment ose-t-il ? Vulgaire créature, qu'elle a appelé il y a bien des années, mais qui depuis qu'elle s'est mariée, n'a fait que lui servir des leçons ridicules. Mais la douleur qu'il a réveillé est bien réelle, beaucoup trop même ; elle touche le collier à son cou, pour chasser l'image des visages attristés de son mari et de son frère. « Arrêtes de toucher cet artefact ! Il va finir par te détruire ! » La voix colérique de l'éternel fait grincer des dents à Mererid ; prise d'un élan, elle sort sa baguette et la pointe sur lui. Elle crache pratiquement : « Tais-toi ou je te fais taire. » Les émotions ressurgissent brutalement, mélange de tout ce qu'elle a stocké dans l'objet rendu instable par une utilisation trop fréquente ; elle sait que c'est un risque, mais c'est la première fois qu'elle l'expérimente et elle ferme les yeux, grondant quand la vague la frappe. Elle s'accroche à la colère, bien réelle, qu'elle ressentait quand elle s'est levée. Personne ne peut lui donner d'ordre ainsi, personne ! L'éternel n'a pas répondu, se contenant d'osciller avec hésitation. Elle crie, cette fois, « TAIS-TOI ! » et tout s'enchaîne. Sa main gauche se lève comme pour tenter de l'attraper ; une gueule apparaît soudain là où il n'y avait jusqu'à présent que des écailles jaunes et lisses et deux minuscules crocs y brillent. À cette vision, elle laisse le sortilège impardonnable s'échapper de sa baguette. La douleur de la morsure est vive mais fugace. Déjà, la créature se dissipe dans un nuage de cendres qui s'emmêlent dans les poils du tapis puis disparaissent à leur tour. Quelques gouttes de sang les rejoignent, glissant de sa main. Tombant à genoux, elle regarde avec des yeux effarés les quatre petits points rouges qui souillent sa chaire, entre l'index et le pouce. Sous son regard horrifié, ils commencent à noircir et elle comprend qu'il a eut le temps de la marquer, de laisser la trace de cette infamie qu'elle a commis. Trahison ultime pour ceux de son espèce, mais à quoi s'attendait-il venant d'elle ? Dès le premier jour, elle lui avait manqué de respect, allant jusqu'à refuser de l'appeler par son nom. Si au début il avait insisté, en voyant l'obstination dont elle faisait preuve, il avait fini par abandonner - si bien qu'elle ne se rappelait même plus de ce nom. Malgré cela, il avait parfois semblé tenir à elle ; et au final, c'était sans doute ce qui avait eut raison de lui. Elle ne pouvait pas supporter qu'il veuille la protéger de cette manière, en la poussant à abandonner ses défenses et à demander de l'aide. Il s'était comporté stupidement, l'avait provoqué, et en avait payé le prix. Il avait mérité son sort, du moins tente-t-elle de s'en convaincre.

Elle se relève, encore secouée par ce qui vient de se passer. Elle se doit de répondre à la demande de son père, surtout à présent que l'éternel de celui-ci pense qu'elle a accepté de venir. De sa commode, elle sort une paire de gants en dentelle noire ; rien d'inhabituel, même si en ce jour ils rempliront une fonction plus pratique qu'esthétique, dissimulant la trace de son méfait. Lorsqu'elle ouvre la porte de sa chambre, elle se rend compte qu'Azarenka est couché là, et se souvient de lui avoir ordonné ce matin de surveiller ses arrières ; l’intermédiaire la regarde de ses six yeux, et elle comprend qu'il sait très bien ce qu'elle vient de faire. Il tend d'ailleurs la tête pour sentir sa main, dévoilant ensuite ses crocs dans un sourire moqueur. « Certains ont quitté le service d'un mage pour moins que ça » grogne-t-il. Mererid lâche un rire sec et nerveux, mais l'ignore. Elle reprend son chemin, comme si elle se fichait qu'il s'en aille. Mais lorsqu'elle arrive devant la cheminée de service, elle le voit du coin de l'oeil qui la suit. « Je viens avec toi. En plus, j'ai entendu l'adresse. » Un instant, elle est tentée de refuser ; mais sa présence, imposante, la rassure légèrement. Alors elle se contente d'acquiescer froidement et de jeter sa poignée de poudre de cheminette. Elle suit Azar à petits pas mesurés. Depuis le 17 mai, elle a appris à se ménager ; comme pour compenser toutes ces fois où elle n'a pas fait assez attention. Peut-être dans l'espoir de sauver cette progéniture déjà perdue. Chaque geste est calculé, chaque mouvement fait avec douceur ; mais le démon qui la guide fait preuve d'une étonnante patience, et se glisse derrière ses jambes lorsqu'elle arrive devant la minuscule maison à l'apparence abandonnée. Drefer se tient là, prêt à entrer. Un instant, elle ne peut se retenir de le dévisager. Elle se détourne presque aussi vite, sans répondre à son sourire, et s'empresse de passer la porte. Dans le fond, elle savait très bien qu'il serait présent, mais ça n'en est pas moins délicat. Il suffit qu'elle pose les yeux sur lui pour que la distance entre eux la frappe, insupportable gouffre qu'elle prétend obstinément ne pas voir. Elle profite d'ailleurs de lui tourner le dos pour effleurer le collier, sans doute encore une fois de trop, mais c'est un regard apaisé qu'elle peut poser sur la pièce. Il y fait plutôt sombre, elle prend donc garde à ne pas mettre les pieds n'importe où ; tomber serait de mauvaise augure. Elle s'arrête près de ce corps inanimé auquel elle n'accorde qu'une œillade indifférente, son attention se tournant alors vers son père. « Aaah, mes enfants. Ravi que vous répondiez encore aux invitations de votre vieux père. » Un sourire fleurit sur les lèvres de la jeune femme. « Approchez, j'ai un cadeau pour vous. Pour vous deux. » Elle voit bien les efforts qu'il fait ; cette manière qu'il a de l'inclure, comme pour s'excuser de ne pas l'avoir fait par le passé. Mais elle ne réagit guère. La légère obscurité cache en partie la froideur de ses traits. Si le sourire n'a pas quitté ses lippes, il n'a jamais atteint ses yeux. Les attentions du paternel glissent sur elle sans la toucher, l'amertume ayant creusé entre eux un fossé qu'elle n'a aucune raison de vouloir combler.

Le coffret attise en revanche sa curiosité, et elle s'approche un peu plus pour en voir le contenu. Elle pose un regard critique sur les trois bracelets, et comme son frère elle devine rapidement qu'ils ne sont pas remarquables que pour leur beauté. Tandis qu'il tend la main pour en effleurer un et la retire aussitôt, elle reste droite à observer la scène, les bras croisés au dessus de son ventre. « Ce n'est pas encore notre anniversaire... » fait Drefer. Elle sourit, amusée. « Rodrick n'est pas là ? » Son visage s'assombrit aussitôt mais elle ne dit rien, se contentant de pincer les lèvres. Si Rodrick avait été présent, sans doute serait-elle restée dans un coin à attendre que la réunion se termine, et à parfois lâcher quelque remarque acide. Pourquoi devrait-elle encore le supporter alors qu'elle avait quitté la demeure familiale ? « Qu'est-ce que c'est ? » Elle se le demande également, mais se contente de lancer : « Je suis sûre que papa va nous montrer l'utilité de ces bracelets. » Se retournant, Mererid s'approche de la silhouette gémissant au sol. Elle se penche à peine, avec d'infinies précautions, et ses doigts se referment sur les cheveux de l'homme. Elle le traîne en le soulevant à moitié et saisit son bras, levant son poignet devant son père et son jumeau. Si elle garde une apparence de grand calme, en vérité elle est de plus en plus pressée de voir ce que Jules a concocté. Elle ne s'est pas adonnée à ses jeux préférés depuis des semaines, craignant trop de précipiter l'inévitable fausse couche, et l'odeur du sang lui manque ; elle s'en délecte d'ailleurs, ses ongles s'enfonçant dans la peau de ce bras sans vie tandis qu'elle résiste à l'envie de tailler la chaire et broyer les os.


vicious vengeful sea
I need nothing, To travel the sea. But there's something, Eating at me. Black water, Take over. The strange silence, Surrounding me. Grows closer. Feels colder. of monsters and men
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