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I'm a slave to your games, I'm just a sucker for pain. + Athelscée

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Parchemin envoyé Mar 30 Mai - 0:12

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Je suis : Bella , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 13/05/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 658 hiboux. J’incarne : Lily Collins , et l’avatar que je porte a été créé par : @Bazzart JUGBAND BLUES. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Bellamy Malfoy Je parle en : #663366, et Pan l'éternel parle en #669933



Je suis âgé de : 22 ans maintenant, voilà le temps qu'elle fait honte aux siens par son comportement, mais elle tente de remonter la pente. Mais le temps des regrets et de la honte est terminé. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : créatrice d'objet de magie noire, elle est capable d’ensorceler une petite cuillère pour une faire une arme de destruction massive. Ce n'est pas totalement vrai, mais c'est presque cela. J’ai juré allégeance : à personne, cette guerre ne me touche pas, ne m'intéresse pas. Côté cœur, : il est brisé mon coeur. J'ai trahi l'homme que j'aime et j'ai perdu le père de mon enfant, mon premier amour. Il est à la dérive, en centaines de morceaux , irréparable et perdu à jamais. Champ Libre : Elle possède la Magie des Rackharrow, son éternel se nomme Pan et ressemble - s'il vous laisse le voir - à un énorme Main Coon avec de grands yeux luisants et une belle dentition à faire pâlir un dragon.

Elle est maman d'une petite bâtarde de sang pur, Nepthys Rackharrow, jamais l'enfant ne portera le nom de son père. Il lui porterait préjudice. Elle préfère qu'elle porte son nom et qu'il suive la voie des Rackharrow plutôt que celle des Lupin.
malle

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CIRCEE RAKCHARROW & ATHELSTAN LESTRANGE,STE MANGOUSTE, 20 MAI.

Elle n’avait aucunement envie d’y retourner. Elle ne voulait pas remettre les pieds à Ste Mangouste. Pas pour les mêmes raisons qu’à l’accoutumée. Mais elle ne voulait pas y aller. Couverte de honte ? Sans l’ombre d’un doute. Le sentiment de honte l’avait habité à la seconde où elle avait franchi la porte, à la seconde où les degrés d’alcool dans son sang était retombé dans la limite du raisonnable. « Je peux pas y… » Tente-t-elle de dire alors qu’il la traîne de force dans le hall de Ste Mangouste. Elle proteste depuis qu’ils sont partis de Pré Au Lard, elle avait même trouvé le moyen de protester en utilisant de la poudre de cheminette. Il ne lui laisse pas le temps de finir sa phrase qu’il l’entraine dans l’ascenseur, brutalement. Elle avait juré de faire ce qu’il fallait pour aller mieux. Elle lui avait juré que plus jamais elle ne tenterait de se donner la mort. La conduite de Circée n’avait jamais été irréprochable. Jamais. Mais ces derniers mois elle avait conscience d’avoir dépassé les bornes. La récente entrevue avec les parents d’Irvin avait comme sonné le glas de la patience de son père à l’égard de la princesse qu’elle était. Un ultimatum qui n’enchantait ni le père ni la fille. Mais Irvin ne se concentrait pas sur ce problème. Le problème le plus urgent avait été quand il avait appris que Circée avait cessé d’aller en consultation avec le psychomage Lestrange au début du mois de mars. Furieux serait un euphémisme. Quand les portes de l’ascenseur s’ouvrent sur la salle d’attente, il ne la lâche pas. « S’il te plait… » Commence-t-elle alors suppliante. Il s’arrête net et la retourne vers lui d’un geste sec pour qu’elle le regard en face. « Arrête d’agir comme une enfant. » Ces mots claquent dans le silence morne de la salle d’attente, faisant relever la tête de la secrétaire. « Ne m’oblige pas à te faire entrer moi-même dans cette pièce. » Les yeux grands ouverts, Circée hoche la tête. Elle n’avait pas pu emmener Pan, alors que sa présence l’aurait apaisé. Elle avait même été incapable d’expliquer à la créature pourquoi cette attitude fuyante vis-à-vis de Ste Mangouste. En réalité, elle ne fuyait pas Ste Mangouste, juste l’un de ses psychomages.

Elle le supplie de regard. Elle ne veut pas y aller – elle n’oserait même pas le regarder en face. La honte lui colle à la peau, elle a passé la soirée du bal Royal à fuir le sorcier, la conduisant sur un terrain glissant où elle avait fini par menacer le leader de l’Ordre, puis avait fini assommée par un lustre. Elle avait passé les quinze dernier jours du mois d’avril prostrée dans sa chambre, atterrée d’être une nouvelle fois passée si près de la mort. Et puis, la nouvelle était tombée comme un couperet lors d’un repas de famille. Rejoindre les mangemorts, et prouver qu’elle valait mieux que le phénix qui était le père de son enfant. C’était le deal – sinon, ils s’arrangeraient pour qu’elle ne puisse plus jamais approcher sa propre fille. Dieu sait si elle avait besoin de Nepthys, de sa présence, et même de ses pleurs. Sa chair c’était devenue sa raison d’être. Elle qui habituellement arrivait méticuleusement à faire croire qu’elle se rendait à Ste Mangouste avait oublié une date, était restée à la maison, nez à nez avec son père. Il avait alors contacté le secrétariat. Deux mois qu’elle n’allait plus aux consultations. Il avait été fou de rage, elle l’avait lu dans ses yeux. Là encore, face à elle, il bouillonne. La porte du cabinet s’ouvre alors. Elle se fige. « Votre rendez-vous est arrivé Docteur Lestrange. » Son pouls s’accélère. Elle sent la main d’Irvin qui la lâche alors, un implicite « ferme-là et va-y ». Elle recule d’un pas, et part en direction de la porte qui s’est ouverte. Elle le devine dans l’encadrement de la porte, il s’écarte pour la laisser entrer, sans un seul regard, trop mal à l’aise. Elle se fige, s’arrête brutalement. Le canapé est devant elle, elle inspire un coup, et s’y installe, nerveuse. Les jambes collés l’une à l’autre, les deux mains nouées sur ses genoux. La tête baissée, les yeux fixant le vide. « Je… » Bafouille-t-elle. « J’ai rien à dire. » Elle refuse de parler, comme les premières fois qu’elle a passé la porte. Il avait forcé les barrières de son esprit plus d’une fois. S’y risquerait-il cette fois-ci encore ? Après ce qu’il s’était passé. Elle lève finalement les yeux vers lui, osant croiser son regard pour la première fois. Tout se mêle, la honte, l’envie, la tristesse aussi d’une certaine manière. Elle avait ce trop-plein d’émotion, la colère et la haine depuis le bal, elle s’était juré de faire payer le Lupin. La peur de mourir ne cessait de l’habiter. La peur de perdre sa fille. La peur qu’on la le lui prenne. La peur de devenir mangemorte et de perdre son âme. Elle a peur. Après l’avoir fixé deux secondes, elle baisse de nouveau les yeux, muette.


Pan : #669933
Circée : #663366
Irvin (PNJ) : #7d748f
© CN.JUNE, NEVER UTOPIA



Il n'est pas d'ombres dans le noir. Les ombres sont les servantes de la lumière, les filles du feu. Plus vive est la flamme, plus sombres sont les ombres qu'elle projette. (...)



Parchemin envoyé Mer 31 Mai - 13:39

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Je suis : SleepingCookie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 04/07/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 388 hiboux. J’incarne : Theo James , et l’avatar que je porte a été créé par : lexie aka Gallifreys la magnifique #lexieaediterceprofiloklm . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Artemisia Black, Irvin Rackharrow, Alienor Rosier Je parle en : #E4D27C



Je suis âgé de : 31 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : psychomage à Sainte Mangouste, au quatrième étage J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : je suis célibataire
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Avec Circée Rackharrow. Lundi 20 mai 1991 à Sainte Mangouste, durant la journée.



Suite à une soirée plutôt torride, je vivais mal d’avoir transgressé ma plus grande des règles. A savoir, ne jamais mêler le personnel et le professionnel. Et cette transgression n’était pas vraiment d’avoir emmené juste une fille dans mon bureau, ou d’avoir ramené des dossiers au manoir, mais bel et bien d’avoir ramené une patiente à mon bureau après les heures d’ouverture et d’avoir échangé plus que quelques mots avec elle. Peut-être que mes patients l’avaient ressenti, ce malaise, je me faisais moins présent dans leur esprit, notant ce qu’ils me racontaient et revenant principalement aux bonnes vieilles méthodes d’analyse. J’étais peut-être aussi moins virulent. Je ne cherchais plus à les retenir après l’heure, me mettant en retard pour les rendez-vous suivant. Parfois même, je les poussais dehors un peu avant terme, histoire d’être seul et de me retrouver en tête à tête avec mes pensées et ma culpabilité. Parfois je pensais à elle…bon, souvent…plutôt chaque fois que son nom apparaissais dans mon planning. Peut-être que les choses étaient pareilles dans son cas. Qu’elle se sentait mal à l’aise. En tout cas elle ne venait plus aux rendez-vous. Je ne la voyais plus non plus au cercle de jeu. Un fantôme. S’était à se demander si elle avait véritablement existé. Et puis je repensais à cette nuit-là et à ce que j’avais ressenti comme émotions intenses. Et je savais qu’elle était bien réelle. Juste qu’elle ne voulait plus me voir. Peut-être bien que j’avais été lamentable…ce n’étais pas l’impression que j’avais eu dans mes souvenir des réactions que je pouvais percevoir à la surface de son esprit, mais sait-on jamais. En tout cas, j’étais tombé bien bas en me rendant compte qu’il était plus facile de tomber sous les charmes d’une créature que de se la sortir des pensées.

Je m’étais mis à fréquenter, avec beaucoup d’ardeur, mes bouteilles d’alcool fort. Elles au moins lorsqu’elles disparaissaient se retrouvaient remplacées presque immédiatement par une semblable. Enfoncé dans mon fauteuil, j’écoutais distraitement mon patient délier sa langue, sans doute terrifié que je n’entre dans sa tête. Armé d’une plume qui ne manquait jamais d’encre, je griffonnais et dessinais des trucs totalement incompréhensible et abstrait sur le document. « Du coup je ne sais pas quoi faire… » Désespoir dans sa voix. Le medicomage que je suis l’entend bien. Je relève les yeux et l’observe. « Il faut vous laisser du temps, vous l’oublierez. » Le sorcier s’enfonce dans le dossier, comme si toute la misère du monde pesait sur ses épaules. Mais je n’avais pas de pitié pour lui. Ce sorcier aimait une sorcière dans le camp ennemi. Sa famille voulait lui faire entendre raison en l’envoyant ici. Les peines de cœur étaient les plus pénibles pour moi. Je préférais les vrais traumatismes, les patients au bord de la rupture. S’était plus intéressant et palpitant comme séances. Un peu comme la Rackharrow…Mes pensées s’égarent à nouveau. « On va en rester là pour aujourd’hui, je vous remercie. » Dis-je un peu perdu dans mes pensées. Je me lève et tend poliment la main pour saluer le sorcier. Alors qu’il sort, je retourne derrière mon bureau. Je dépose mes notes et observe ce que j’ai gribouillé. Je soupire alors longuement. « Mon pauvre gars, elle t’a vraiment fait du mal celle-là… » La petite horloge sur le mur se met à s’animer, me faisant lever les yeux. Il était temps de passer au patient suivant.

Je vais ouvrir la porte et la secrétaire annonce : « Votre rendez-vous est arrivé Docteur Lestrange. » une personne à l’heure, bien. Je n’ai pas consulté mon agenda afin de savoir qui succéderait à M. Christophe. Je m’efface afin de laisser entrer mon patient et…je me fige. S’était-elle. Bien rapidement mes yeux se sont tournés ailleurs, avec un peu de chance elle n’aurait pas vu mon regard, vers son père qui l’avait apparemment amenée. L’homme semble froid, sans expression. Je ne le remercie pas de l’avoir amenée, je ne décroche pas un mot et referme la porte. Elle ne semble pas à l’aise, mais je n’en menais probablement pas plus large. Elle s’installe sur le canapé et à sa position je la sens refermée. De mon côté, assis dans mon fauteuil, je restais raide, tendu. Elle ne me regardait pas, mais moi si. En revanche, je n’étais pas encore entré dans sa tête. Je n’en avais pas non plus trop l’intention, un peu craintif sur ce que je risquerais d’y trouver cette fois. Elle bafouille un peu avant de lâcher quelque chose qui ne m’étonnait pas réellement. « J’ai rien à dire. » Que répondre à ça ? Avais-je envie qu’elle continue de se confier ? Étais-je réellement capable de passer outre cette…aventure ? Elle me regarde finalement et je croise son regard. Ses yeux me semblaient expressifs, mais ils ne révélaient pas vraiment la même chose que l’autre soir. Elle la regardant, bien en face, je me sentais encore plus nerveux. Hors de contrôle, mon talon droit se mit à tapoter le sol rapidement. Ma jambe décidait de vivre sa vie, tentant d’évacuer mon trop plein de nervosité. Posant la main sur mon genou, j’essayais d’atténuer le mouvement, presque en vain. Des flashs de souvenir me revenaient à la figure et je sentais une douce chaleur m’envahir, tout comme une furieuse envie de remettre ça.

« Je ne peux pas… » Te ? Vous ? Devais-je la vouvoyer ? Ma première réaction aurait été de ne pas le faire, mais ce serait garder une certaine proximité avec tout ce qui s’était passé, avec elle. Et il serait peu probable qu’elle accepte de se confier en ces circonstances. Mais remettre de la distance avec le vouvoiement serait tirer un trait sur tout ça…et ça m’était difficilement envisageable. Je détourne le regard, plongeant dans mes notes. Je m’éclaircis la gorge. « Voilà longtemps que nous ne nous sommes pas vu. » Tenter de tourner mes phrases autrement…s’était la seule solution. « La dernière fois nous avions évoqué… » Je suis une ligne du doigt. « …Nephtys. » Parfais, magnifique changement de sujet et quelle belle maîtrise pour éviter de la désigner directement. Je sentais mon professionnalisme revenir la tête haute. Je relève la tête et croise son regard. Nouveau flash me revenant en mémoire, une courbe d’un sein, la couleur laiteuse de sa peau. Je sens que je réagis immédiatement à ce souvenir et tente de cacher le tout en redressant un peu mes notes sur mes genoux. Nouveau raclement de gorge. Mon professionnalisme venait de repartir au pas de course. « Comment se porte-t-elle ? » Ma voix est un peu plus rauque. Je me giflerais bien de ne pas parvenir à me maîtriser totalement. Je ne comprenais pas. De belles patientes, j’en avais quelques-unes. J’en avais rencontré hors du travail. Mais jamais plus. Et je ne m’étais jamais retrouvé dans cette situation. Surtout avec cette furieuse envie d’envoyer balader mes notes, d’enjamber la table basse pour la retrouver sur ce divan qui me semblait fort confortable. Je ferme brièvement les yeux afin de retrouver mon calme, puis la regarde à nouveau. Self-control. Son père était peut-être encore derrière la porte après tout.



Parchemin envoyé Jeu 1 Juin - 0:48

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Je suis âgé de : 22 ans maintenant, voilà le temps qu'elle fait honte aux siens par son comportement, mais elle tente de remonter la pente. Mais le temps des regrets et de la honte est terminé. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : créatrice d'objet de magie noire, elle est capable d’ensorceler une petite cuillère pour une faire une arme de destruction massive. Ce n'est pas totalement vrai, mais c'est presque cela. J’ai juré allégeance : à personne, cette guerre ne me touche pas, ne m'intéresse pas. Côté cœur, : il est brisé mon coeur. J'ai trahi l'homme que j'aime et j'ai perdu le père de mon enfant, mon premier amour. Il est à la dérive, en centaines de morceaux , irréparable et perdu à jamais. Champ Libre : Elle possède la Magie des Rackharrow, son éternel se nomme Pan et ressemble - s'il vous laisse le voir - à un énorme Main Coon avec de grands yeux luisants et une belle dentition à faire pâlir un dragon.

Elle est maman d'une petite bâtarde de sang pur, Nepthys Rackharrow, jamais l'enfant ne portera le nom de son père. Il lui porterait préjudice. Elle préfère qu'elle porte son nom et qu'il suive la voie des Rackharrow plutôt que celle des Lupin.
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CIRCEE RAKCHARROW & ATHELSTAN LESTRANGE,STE MANGOUSTE, 20 MAI.
On dit qu’un moment de honte est vite passé. Elle aurait bien foutu une gifle à l’inventeur de ce fameux dicton la jeune Rackharrow. Rien dans ce moment de honte ne passait vite. Rien du tout. Elle avait plutôt l’impression que les secondes étaient anormalement longues, que chaque silence pouvait durer des heures. Cette curieuse impression que le temps se fige. Le malaise d’être ici et face à lui. Ce malaise persistant de savoir qu’ils s’étaient retrouvés ici quelques semaines plus tôt dans une toute autre situation, quelques verres en trop dans l’équation volcanique. Elle comprenait pourquoi elle s’était perdue dans ses bras, il était réellement séduisant. Elle savait ce qu’elle avait fait, et pourquoi elle l’avait fait. Ce qu’elle ne cautionnait pas, c’était le reste : leur relation de patiente et médecin, la façon dont s’était arrivé. La voyait-il comme une pauvre trainée ? C’était sans doute ainsi qu’il la voyait à ses yeux, il devait se dire qu’avec un comportement pareil normal qu’elle soit la mère d’une bâtarde. Elle ne cessait de se dévaloriser la brune, après tout, jusqu’ici hormis quelques personnes, on ne l’avait jamais valorisé en tant que personne, juste rabaissée en tant que folle furieuse.  Et elle était incapable de se voir autrement que folle et incapable, irresponsable et incontrôlable. Elle avait ces deux facettes dans sa personnalité, la fragile et la douce Circée comme assise sur ce divan, et la sûre et déterminé un peu folle qui apparaissait quand elle était effrayé,  hors de contrôle, ou bien ivre.  Le psychomage assis en face d’elle avait déjà vu les plusieurs facettes de sa personnalité – il les étudiait sans doute, dans ses notes posées sur ses genoux. Elle n’ose qu’à peine croiser son regard, honteuse. Elle se faisait un monde de tout cela, mais elle réalisait que les histoires de cœur – si tant est qu’il y ai du cœur ici – elle avait décidé de passer outre. Elle n’avait plus le temps pour cela, une seule question occupait son esprit, sa fille, son avenir, elle ne voulait la perdre. Elle n’avait qu’une option sans condition : devenir mangemorte et tuer ce qui pourrait la menacer, un certain loup de l’Ordre. Ce n’était pas une mince affaire.

Les mains croisées sur ses genoux, elle joue nerveusement avec celles-ci, mal à l’aise. Quand il bafouille à son tour, « Je ne peux pas… » Il ne pouvait pas continuer à l’avoir en patiente ? Elle lève brièvement les yeux vers lui, espérant qu’il prononce ces mots. Si elle n’était plus sa patiente, cette relation aurait été « possible », aurait été. Elle ne veut cependant pas songer à ce qui aurait pu être. Mais ne plus la voir ne semblait pas au programme. « Voilà longtemps que nous ne nous sommes pas vu. » Longtemps. Le bal, où elle n’avait cessé de fuir. La rencontre nocturne. Et bien avant la dernière séance. Ça remontait en effet. « La dernière fois nous avions évoqué… »  La dernière fois ? Avant ou après qu’ils aient couchés ensemble ? Trop emêchée, elle se rappelait même pas la dernières chose dont ils aient pu parler ce soir là. Mais sans doute parlait-il de leur dernière « consultation » puisqu’il regardait ses notes avec assiduité, comme un bon élève avant d’être interrogé par le professeur.  Il finit finalement par trouver ce dont ils avaient parlé la dernière, fois, « …Nephtys. » Le sujet la muselle d’avantage. C’était un sujet délicat sa fille. Délicat car elle n’était qu’un fragile bébé né trop tôt dans des circonstances désastreuses. Elle avait failli y passer la douce enfant, elle craignait à chaque fois qu’elle la prenait dans ses bras de la briser et pourtant elle n’était pas résolue à s’en séparer. Et la séparation n’avait jamais été autant évoqué qu’en ce moment. Il était question de faire en sorte qu’elle ne puisse la voir si elle ne prouvait pas à ses Grands Parents qu’elle valait mieux que le phénix de père de l’enfant, qu’elle devienne mangemorte pour prouver le tout. A Circée, ça lui semblait tellement inconcevable de devenir ce qu’elle avait toujours craint. Elle avait peur de devenir mangemort, de devoir côtoyer son bourreau sans pouvoir lui donner un nom ou un visage. Comment aurait-elle pu se douter une seule seconde qu’il lui faisait face ? Elle n’aurait pas pu. Elle divague, perdue, ce sont les raclements de gorge du sorcier qui la ramène à la réalité. « Comment se porte-t-elle ? » Elle se porte bien, merveilleusement bien, à l’abris dans la Maison Rackharrow, loin des tumultes de la vie. Elle aurait bien le temps d’être brimée pour sa naissance plus tard.

Parler de sa fille, c’était dur pour elle. Tellement dur. Sa honte et en même temps ce qu’elle avait apporté de plus beau dans ce monde. Un bout d’elle, un petit bout de femme qui allait devoir les épaules solides pour supporter le poids des erreurs de sa mère.  Elle tire sa manche dans sa main. Elle a l’impression d’avoir fait un bond en arrière dans sa confiance en elle. Elle a l’impression d’être revenu dix ans plus tôt dans le bureau de la Moody alors son psychomage, muette. Elle ne parle toujours pas, elle a dit qu’elle ne dirait rien. Et elle veut tenir, ne pas lâcher. Tenir l’heure de la séance ce silence pesant.  Elle tient sa manche en fixant sa main, le poing serré. Elle songe à Nephtys, à l’idée qu’elle risque de la perdre. Elle ne veut pas la perdre elle se sent plus posée, forcée de l’être depuis qu’elle est là. Un petit rayon de soleil dans l’obscure folie de la mère. L’enfant devenue mère, un brutal changement. Elle était passé d’enfant perdue à femme sans transition. Sans filet. Sans rien. Elle avait le soutien des siens, mais ça ne suffisait pas. Ca ne suffisait plus. Elle était seule face aux conséquences de ses actes. Terriblement seule. Elle devrait payer le sang du père de sa fille par ce qui l’effrayait le plus. Elle tremble soudainement comme une feuille, réalisant qu’on voulait lui prendre sa fille. Qu’on touche sa douce Nepthys, qu’on lui enlève parce qu’elle était incapable de prêter allégeance. Elle cède Circée, se brise. Des larmes qui coulent sur ses joeus si pâles. Elle ne voulait pas céder, ni parler. Mais… s’en était trop. Elle était incapable de garder ce trop-plein d’émotion de colère. La peur de perdre sa fille reléguant au second plan la honte face au psyhomage. Alors, oui, un moment de honte est vite passé. Elle tremble secouée par des sanglots silencieux.  « Ils veulent… » Articule-t-elle haletante. « Ils veulent me la prendre. » Me l’enlever. Elle n’arrive pas à finir sa phrase. Elle sanglotte. Elle veut en parler, elle ne sait pas pourquoi. Parce que si elle ne parle pas, il va finir par aller chercher le tout dans ses pensées. Elle n’avait pas envie de le voir dans ses pensées. Elle n’avait pas envie qu’il lise la honte, la peur – elle ne voulait pas qu’il voit en elle cette gamine apeurée qu’elle restait au final.  « Si… » Un autre sanglot. « Si je ne deviens pas mangemorte ils vont me la prendre. » Elle disait cela comme si c’était une horreur. Enfin, non, elle disait cela comme une fatalité, comme si c’était la dernière chose qu’il voulait. Il savait, il avait lu son passé dans ses souvenirs, « J’en suis incapable… » Elle relève une seconde ses yeux embrumés de larmes vers lui. Elle a l’impression de n’être rien face à lui, il est si… elle aurait trouvé le temps de dire séduisant si son esprit n’était pas focalisé sur l’enfant. Elle enfouie alors sa tête dans ses mains, sanglottant. Elle n’était capable de rien, c’était ce dont elle était persuadée.



Pan : #669933
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Parchemin envoyé Dim 4 Juin - 23:19

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Je suis âgé de : 31 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : psychomage à Sainte Mangouste, au quatrième étage J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : je suis célibataire
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Contrôle et maîtrise de soi, tel était mes mots d’ordre pour cette séance. Je savais que ce serait compliqué, très compliqué même, mais je n’avais pas trop le choix. Je m’éclaircissais un peu trop souvent la gorge à mon goût, il fallait que je fasse attention si je ne voulais pas qu’elle me classe dans les homes étrange…quoi que suivant comment s’était déjà fait. Je cherche dans mes notes, tente de me changer les idées, de revenir à ma place de psychomage, faire avancer l’affaire de la jeune femme. S’était mon rôle et j’étais payé à ça. Difficilement mais sûrement, je reprends contenance et amorce mes questions. Mais le sujet n’avait pas l’air de l’intéresser particulièrement. Elle restait muette. J’aurais pourtant pensé que parler de sa fille l’aiderait à s’ouvrir. De ce que j’avais appris, elle l’aimait et la petite Rackharrow comptait beaucoup pour elle. Je l’observe, laissant le silence faire sa place entre nous deux. Son attitude démontre du malaise. Elle regarde ses mains, poing serré, manche tirée pour venir dans la paume de sa main. Elle est silencieuse. J’en viens à me demander si elle tiendra toute la séance de cette manière. Quelque part, j’avais envie de jouer et de voir ce dont elle était capable, sa détermination. Mais d’un autre côté, se serait tout sauf productif et je ne risquais qu’une perte de tout le travail accompli ces dernières séances. Je baisse alors les yeux sur mes notes et me met à noter quelque chose. Je devais bien garder une trace de ce qui se passait ici et son silence en disait plus long que ce qu’elle voulait bien me dire. Le sujet de sa fille était problématique. Je ne savais pas encore à quel point, mais il semblait la perturber.

Relevant légèrement les yeux derrière mes lunettes, je la regarde. Il me semble qu’elle tremble. Relevant la tête et repositionnant mes lunettes de l’index droit je la fixe. Elle tremblait bel et bien. Vu la température de la pièce, elle n’avait pas froid, sauf si elle était malade et avait de la fièvre. Donc il se passait autre chose. J’hésitais à utiliser la legilimencie afin de savoir ce qu’il se passait. Promis si elle ne parle pas bientôt, j’entre. J’étais prêt à enfoncer une porte close, ce ne serait pas la première fois, mais ça ne ferait pas du bien à la sorcière, surtout si elle opposait de la résistance. Cependant je vois des larmes couler sur ses joues, sa tête toujours baissée, quelques mèches lui retombant devant le visage. Elle pleure, sans un bruit et toujours sans rien dire. Des patients mal en point et qui en venaient à pleurer, j’en avais déjà vu, mais la voir pleurer comme ça me faisais un petit quelque chose. Me touchait-elle ? Possible. Quoi qu’il en soit je voulais l’aider. Pas comme mes autres patients. Je le voulais plus intensément, plus personnellement. « Ils veulent… » Tout n’est pas perdu. Me dis-je, elle se met à parler. « Ils veulent me la prendre. » Donc je savais qui était le "la", ce ne pouvait être que sa fille. En revanche le "ils", au pluriel, m’était totalement inconnu. Quoi qu’il doit y avoir pas mal de monde qui voulait pouvoir récupérer cette enfant. Le père, la famille du père, l’Ordre du Phénix, la famille de la jeune femme, les mangemorts, bref beaucoup de monde qui pourraient vouloir la voir morte ou loin de Circée.

Elle sanglote. Elle ne semble pas vouloir de cet éloignement. J’avais donc raison quand je pensais qu’elle aimait sa fille. Après tout, une mère n’aimait-elle pas toujours son enfant ? Quoi que parfois…je pouvais me le demander. Surtout quand je voyais des mères noyer leur enfant parce qu’il avait le malheur de ne pas présenter une once de magie avant ses onze ans. Ça me faisait froid dans le dos toute cette cruauté envers de petits êtres sans défense. Encore ils seraient capable de jeter un sort…je voulais bien qu’on l’extermine, mais là…Enfin la question n’était pas là. « Si… » Je reste concentré sur elle. Si elle était prête à parler, je me devais de l’écouter et de l’aider du mieux possible. « Si je ne deviens pas mangemorte ils vont me la prendre. » Elle semblait horrifiée à l’idée de le devenir. Ou alors de perdre Nephtys ? Je ne saurais vraiment dire, mais j’optais plus pour la condition de mangemort. Avait-elle été écœurée en voyant que j’étais mangemort ? Parce qu’elle avait plus que probablement vu la marque sur mon avant-bras gauche. Quelque part je savais qu’elle avait été torturée par l’un de nous, mais de là à ne pas vouloir le devenir…Parfois je me demandais si ce n’était pas elle que j’avais torturé dans le Poudlard Express lors de la purge. Je me rappelle que je m’étais bien amusé et qu’un petit garçon était venu s’interposer. Mais j’étais tout bonnement incapable de me rappeler ce qu’il avait dit ce jour-là. Je n’avais jamais vu l’épisode de torture dans son esprit, je ne pouvais donc valider l’hypothèse où la rayer de ma liste. « J’en suis incapable… » Elle lève les yeux et j’ai l’impression de voir toute la détresse du monde dans ses yeux.

C’est pris d’un sentiment de compassion que je ne connaissais que peu que je me suis levé de mon fauteuil. J’ai posé mes documents sur l’assise et j’ai enjambé la table basse. En trois enjambées j’étais assis à côté d’elle sur le divan. J’ai posé une main sur les siennes et j’ai passé mon bras droit dans son dos, ma main est venue se refermer sur son épaule. Doucement, je l’ai attirée à moi, dans ce que j’espérais être un câlin de réconfort et non pas quelque chose de louche. Je dépose mon menton sur son crâne et la frictionne doucement au niveau du bras, essayant d’atténuer ses tremblements et ses larmes. Je ne dis rien, la laissant retrouver son calme et son souffle, j’attendrais le temps qu’il faudrait. Au bout d’un moment, je décale ma tête pour la regarder. Ma main gauche vient essuyer ses larmes sur sa joue droite, la gauche trempant parfaitement ma blouse verte. « Je ne dirais pas que tout ira bien, tu me connais, les choses finissent toujours par déraper. » Je tente un trait d’humour, léger sourire aux lèvres, qui n’était pas totalement erroné. Je ne me suis qu’à peine aperçu que je la tutoyais. Au diable les conventions et les distances. Je savais que je reprendrais le vouvoiement si elle préférait. « Si on reprenait au début. » Je redresse légèrement son menton afin qu’elle me regarde. Mon regard est doux. Je ne m’en rends pas forcément compte, je n’ai pas l’habitude de regarder les personnes ainsi, mais il l‘est réellement. « Qui est ce "ils" ? » Je la laisse se redresser si elle le souhaite, posant mon avant-bras droit sur le dossier du divan, le bras gauche sur ma cuisse, ma main en suspens pas très loin de sa cuisse. Position totalement décontractée. « Est-ce qu’ils lui ont fait du mal ? » Je lui demande doucement. « Est-ce qu’ils la retiennent ? » Je souhaitais savoir un peu sur quelle pente on s’engageait, savoir le degré de conviction de ses personnes pour arriver à leurs fins.



Parchemin envoyé Lun 5 Juin - 0:52

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Je suis : Bella , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 13/05/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 658 hiboux. J’incarne : Lily Collins , et l’avatar que je porte a été créé par : @Bazzart JUGBAND BLUES. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Bellamy Malfoy Je parle en : #663366, et Pan l'éternel parle en #669933



Je suis âgé de : 22 ans maintenant, voilà le temps qu'elle fait honte aux siens par son comportement, mais elle tente de remonter la pente. Mais le temps des regrets et de la honte est terminé. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : créatrice d'objet de magie noire, elle est capable d’ensorceler une petite cuillère pour une faire une arme de destruction massive. Ce n'est pas totalement vrai, mais c'est presque cela. J’ai juré allégeance : à personne, cette guerre ne me touche pas, ne m'intéresse pas. Côté cœur, : il est brisé mon coeur. J'ai trahi l'homme que j'aime et j'ai perdu le père de mon enfant, mon premier amour. Il est à la dérive, en centaines de morceaux , irréparable et perdu à jamais. Champ Libre : Elle possède la Magie des Rackharrow, son éternel se nomme Pan et ressemble - s'il vous laisse le voir - à un énorme Main Coon avec de grands yeux luisants et une belle dentition à faire pâlir un dragon.

Elle est maman d'une petite bâtarde de sang pur, Nepthys Rackharrow, jamais l'enfant ne portera le nom de son père. Il lui porterait préjudice. Elle préfère qu'elle porte son nom et qu'il suive la voie des Rackharrow plutôt que celle des Lupin.
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CIRCEE RAKCHARROW & ATHELSTAN LESTRANGE,STE MANGOUSTE, 20 MAI.
Repliée sur elle-même de la sorte, elle avait l’impression de revenir des mois plus tôt. Elle avait voulu tourner cette page, cette page de sa vie, et cette erreur qu’elle regretterait pour le restant de ses jours. Une erreur nommée Aries Lupin, le père de sa fille. Elle n’était même pas certaine de vouloir parler de lui à sa fille un jour, et pourtant, viendrait un temps où elle lui demanderait qui est son père. Ce n’était encore qu’un nourrisson de quelques mois, mais elle savait que ce jour viendrait. Du moins, elle espérait avoir la chance de voir ce jour venir, à moins qu’on ne lui enlève avant la petite fille. A vrai dire, Circée était persuadé que n’importe qui pourrait la remplacer auprès de sa fille, elle n’était pas une mère extraordinaire. Bien au contraire, elle avait l’impression de n’être bonne à rien, et estimait même que sa présence pouvait nuire à son enfant. Pourtant, elle ne pouvait se résoudre à ce qu’on lui enlève. Ses grands-parents lui avaient promis de le faire. Circée avait songé à prendre la petite et partir avec mais elle aurait été bien incapable de s’en charger seule. Bien sûr, il y avait la Magie de Rackharrow, et en termes de malédiction, elle n’aurait fait le poids. Jouer contre eux c’était prendre plus de risque que nécessaire, elle n’avait nul autre choix que de s’engager. Elle n’en avait pas envie.  Devenir comme le monstre qui l’avait torturé… Non merci.

Elle pleure, plus ou moins en silence. Soudainement la honte de leur nuit passée ensemble semble bien dérisoire en comparaison de la vie. Dérisoire quand elle pouvait perdre sa fille. Elle y tenait à ce petit bout d’humain, ce petit bout de petite fille encore fragile. La mère est aussi fragile, plus qu’elle ne veut l’admettre, se cachant sous son sale caractère. Elle apprenait sur le tas comment s’occuper de la petite, elle aurait aimé avoir une mère pour lui montrer la voie. Elle se sent seule, elle a peur. Le visage enfouie dans ses mains la honte est présente mais a changé : elle a peur et honte d’être une mauvaise mère. Il ne reste que le silence, entre ses sanglots elle ne l’entend pas se lever. Elle sursaute quand il s’assoit à côté d’elle, et plus encore quand l’une de ses mains vient se poser sur les siennes. Et bien plus encore quand il pose une main dans son dos, l’autre sur son épaule, l’attirant alors doucement contre lui. Etrangement, elle ne résiste pas, plus à l’aise qu’elle ne l’aurait cru dans cette étreinte. Ses larmes coulent encore et encore, même quand il pose sa tête sur la sienne. Elle sanglote encore, et pourtant, l’étreinte l’apaise, si elle pleure c’est e façon plus silencieuse, apaisée par la respiration calme du sorcier. Au bout d’un moment elle se calme, doucement, surement. Encore prostrée, mais elle ne pleure plus, enfin presque. Elle est plutôt bien dans ses bras, et quand il se décolle d’elle… elle se sent incomplète d’une certaine façon.  

Il la libère un peu de son étreinte, mais pas totalement. Il change de position pour tenter de croiser son regard embrumé par les restes de larmes. Puis, du bout de ses doigts délicats, il essuie quelques larmes qui jonchent encore sa joue gauche, non sans une certaine douceur.  « Je ne dirais pas que tout ira bien, tu me connais, les choses finissent toujours par déraper. » En d’autres circonstances elle aurait probablement ri et sortie une réplique avec sarcasme. Là, elle se contenta d’un très maigre sourire sur ses lèvres, éphémère, une poignée de seconde seulement. Ca avait dérapé entre eux, un peu trop d’alcool, quelques mots inapproprié, et oui, ça avait « mal tourné », ou du moins pris une direction dangereuse. Mais ce n’était pas le sujet. « Si on reprenait au début. »  Cette fois ci, il provoque le contact en attrapant délicatement son menton pour la faire croiser son regard. C’était à peine si elle avait osé le regarder dans les yeux depuis qu’elle était entrée. Ici, avec lui, c’était assez complexe à vrai dire. Dérangeant aussi. « Qui est ce "ils" ? » Il se redresse dans le canapé, restant à ses côtés. Habituellement il ne venait pas la prendre dans ses bras quand elle fondait en larmes, et il ne restait pas aussi proche. Tout comme habituellement il la vouvoyait. Tout était différents, ils l’étaient tous les deux également. Il la « lâche », délaissant son dos pour le dossier du divan, et son épaule pour sa propre cuisse. Lui laissant finalement l’opportunité de se redresser. « Est-ce qu’ils lui ont fait du mal ? » Une question légitime. « Est-ce qu’ils la retiennent ? »  Vaste sujet qu’était sa famille. Difficile de parler des siens quand on ne peut même pas évoquer leur essence même : la magie noire et ses vices.

Elle se relève un peu, pas complètement. Toujours plus à l’aise recroquevillée sur elle-même. Elle a ses deux mains qui sont posée sur ses genoux. Elle ne tremble plus mais ne fait pas la fière. Elle sait qu’elle est sur un rift et prête à sombrer. Etonnée que l’étreinte du psychomage ait pu la calmer elle réalise qu’il a plus d’influence sur elle qu’elle ne l’aurait cru, et que l’étreinte somme toute innocente ne l’était peut-être pas tant. Elle hoche la tête de gauche à droite en signe de négation en réponse à ses deux questions. Non, il n’était rien arrivé à Nepthys, elle savait très bien que sa famille ne ferait jamais de mal à l’enfant aussi odieuse semble être sa grand-mère elle restait humaine. Et non, ils ne la retenaient pas. Mais… ils étaient capables de tout, de beaucoup de chose, et ils avaient une connaissance accrue de la magie noire. « Non, elle va bien, elle… ils ne l’ont pas. » Mais ils la prendront si nécessaire, et elle saurait alors que c’était sa faute. « Ce sont mes grands-parents. » Les durs et rigides Rackharrow. « Je sais que je le mérite, que je dois payer mes erreurs. » Une erreur nommé Aries Lupin, quelle erreur. Elle parle sans vraiment s’en rendre compte, en confiance, ou bien complètement groggy par la situation. « Je dois leur prouver que je vaux mieux que… que le pè… le géniteur de ma fille. » Ce n’était pas son père, jamais un Lupin ne serait son père, ce n’était qu’un géniteur, rien de plus.  Elle comprenait que sa famille ait besoin de s’assurer qu’elle était de leur côté maintenant. Elle le savait très bien. Cependant lui demander d’être mangemorte, c’était comme demander à un alcoolique en sevrage de travailler dans une distillerie de whisky : une aberration. « J’ai… peur de devenir un monstre. » Confesse-t-elle alors. Pas que tous les mangemorts sont des monstres, songe-t-elle alors. « Ils… vous n’êtes pas tous des monstres, je … » Elle bafouille, se recroquevillant un peu sur elle-même de peur de l’avoir offensé. « Mais… il y a des monstres partout, et… » Et je me souviendrais toujours de celui qui a fait de moi ce que je suis. « J’ai peur. » Terriblement peur. Elle se remet à trembler. Elle ne veut pas refondre en larmes, elle ne veut pas s’effondrer une fois encore. Finalement, sans s’en rendre compte elle reprend sa position contre lui, cherchant cette étreinte qui avait su la calmer. Au diable les conventions. Elle n’avait jamais été quelqu’un de très conventionnelle. Contre lui, elle murmure alors, « Je ne sais plus quoi faire… » Elle n’avait même aucune idée de comment entrer dans les mangemorts par ses propres moyens. Car il était hors de question d’infliger ça à son père, il avait trop sacrifié.



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Il n'est pas d'ombres dans le noir. Les ombres sont les servantes de la lumière, les filles du feu. Plus vive est la flamme, plus sombres sont les ombres qu'elle projette. (...)



Parchemin envoyé Mar 13 Juin - 13:28

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Je suis : SleepingCookie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 04/07/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 388 hiboux. J’incarne : Theo James , et l’avatar que je porte a été créé par : lexie aka Gallifreys la magnifique #lexieaediterceprofiloklm . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Artemisia Black, Irvin Rackharrow, Alienor Rosier Je parle en : #E4D27C



Je suis âgé de : 31 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : psychomage à Sainte Mangouste, au quatrième étage J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : je suis célibataire
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Avec Circée Rackharrow. Lundi 20 mai 1991 à Sainte Mangouste, durant la journée.



Je prends mes aises, je suis chez moi après tout. Mais la voir en si mauvais état à cause de personnes mal intentionné me révoltait. Pourquoi ? Là était toute la question. En temps normal, j’aurais probablement hoché la tête, montré que j’avais entendu et chercher à enfoncer le clou d’avantage pour que les choses sortent, que j’en sache plus et que le patient se sente potentiellement libéré. Mais non. J’étais venu au contacte. Je m’exposais, prenant cette menace comme un acte très personnel. Très mauvaise idée que de coucher avec une patiente, je ne le découvrais finalement que petit à petit, à mes dépends. Dans quelques instants elle me donnerait leur identité et j’allais probablement en faire une affaire personnelle à aller leur dire ma façon de penser. Pourquoi ? Pourquoi prendre tout ça si directement ? Qu’est-ce qui faisait finalement que cette jeune femme m’atteignait plus qu’une autre ? Est-ce parce qu’elle est venue combler un vide bien trop présent depuis trop longtemps ? Ou simplement qu’elle avait quelque chose qui me touchait directement, comme si je ne pouvais pas laisser une autre personne veiller sur elle. S’était frustrant quelque part de ne pas savoir et j’avais véritablement l’impression de devenir fous, chaque jour un peu plus, à me triturer le cerveau pour comprendre.

Circée se redresse légèrement devant moi. Voulait-elle prendre ses distances vis-à-vis du rapprochement que je venais d’opérer ? Ou alors s’apprêtait-elle à me répondre ? Je le saurais probablement bien assez tôt. Je la vois secouer la tête, balayant mes questions. Cela ne fait que me frustrer d’avantage. Que se passait-il ? Je savais que je pouvais entrer dans sa tête, là maintenant, et chercher toutes les informations dont j’avais besoin. Mais pas encore. Je ne voulais pas arriver au dessert sans passer par le plat principal. « Non, elle va bien, elle… ils ne l’ont pas. » Voilà déjà une bonne nouvelle. L’enfant n’était pas captive et semblait se porter comme un charme. Je ferme brièvement les yeux, soulagé. « Ce sont mes grands-parents. » Cette fois-ci, je suis véritablement étonné. Pourquoi des Rackharrow souhaitaient-ils récupérer leur arrière-petite-fille ? « Je sais que je le mérite, que je dois payer mes erreurs. » Ses paroles sont tellement dures vis-à-vis d’elle-même, cela m’étonne. Avait-elle été torturée ? « Je dois leur prouver que je vaux mieux que… que le pè… le géniteur de ma fille.» Petite progression. Elle reconnaissait que le traitre n’était rien d’important dans sa vie à elle et dans celle de sa fille. La compréhension de tout cela faisait son bonhomme de chemin dans ma tête. Si le père, pardon, le géniteur de Nephtys était un membre de l’Ordre, sa famille pourrait penser que Circée suivait la même voie. Les Rackharrow étant presque tous des mangemorts, il semblait normal qu’ils ne veuillent pas de seconde erreur dans leurs rangs. La trahison d’un certain Alastar avait déjà fait gros bruit et les avait plutôt bien fait redescendre dans la confiance des mangemorts.

« J’ai… peur de devenir un monstre. » J’ai bien compris de quoi elle parlait et si je sentais une petite partie de moi blessée au fait d’être comparé à un monstre, je pouvais comprendre que tous les mangemorts soient dans le même panier. « Ils… vous n’êtes pas tous des monstres, je … » Hum. J’acceptais sa tentative d’excuse pour ne pas mettre tout le monde dans le même panier. Mais je devais avouer que je n’étais pas vraiment un modèle de vertu chez les mangemorts. Je torturais sans trop me poser de questions, que ce soit adulte ou enfantin, j’entrais dans la tête de tout le monde et n’importe qui et revendais mes informations et les traîtres à prix d’or au ministère. « Mais… il y a des monstres partout, et… » Et elle n’oubliera probablement jamais qu’elle a été torturée par un mangemort. Je le comprenais. D’un autre côté, elle avait également été torturée par un membre de l’ordre du phénix. En suivant ce raisonnement, peu probable qu’elle en devienne un à son tour un jour. « J’ai peur. » Elle tremble. Je la vois se rapprocher de moi et se cale à nouveau de manière à ce que je l’enlace de mes bras. Chose qui fut bien rapidement faite. Une main sur son bras, la seconde dans le dos à la frictionner doucement. « Je ne sais plus quoi faire… » Elle semblait bel et bien être arrivée dans une impasse. Mais je savais que j’avais la possibilité de créer une brèche dans ce mur qui lui faisait face. Mais est-ce que je le voulais ? Est-ce que je voulais la partager avec d’autres mangemorts ? Et avoir de grandes chances de la perdre ? J’en étais là de mes réflexions. Mais en la regardant je me rendais compte que ça ne me concernait pas. Ce n’était pas un combat pour moi. Il s’agissait de sa fille. Et s’il y avait bien une chose que j’avais compris via nos séances, s’était qu’elle y tenait, même si elle ne savait pas vraiment comment s’en occuper ou si ce qu’elle faisait était correct.

Je soupire doucement, sachant pertinemment ce que j’allais lui proposer. Mais je voulais repousser le moment fatidique. « C’est normal d’avoir peur. Ce n’est pas une décision facile. » Que je lui dis doucement. « En revanche, ta famille devrait te faire un peu plus confiance, un pas hors de la route pavée peut avoir de grosses conséquences, mais ne trace pas forcément ton chemin. » Ce qui était bien vrai. J’avais aussi dévié de mon chemin tout tracé. Plus d’une fois. Mais finalement j’étais toujours revenu à ce qui était mon destin. Bien malgré moi. « Tous les mangemorts ne sont pas des monstres. En effet. Mais beaucoup prennent du plaisir à profiter de notre position dans le monde magique. » Pourquoi lui mentir et lui cacher une vérité qu’elle découvrira bien seule. Je fais à nouveau une pause et soupire. Mes mains se figent et enfin ma langue se délie. « Je peux te faire entrer chez les mangemorts... » J’ai l’impression que ma voix se bloque dans ma gorge. Mais finalement je laisse échapper quelques mots supplémentaires. « Pour ta fille. » Pour Nephtys. Pour Circée. Parce que je tenais à elle-même si je peinais à le reconnaitre. Parce que je ne cautionnais pas la séparation d’une mère et de son enfant. Parce qu’elle méritait d’avoir la paix. Parce que le passé était le passé et qu’on pouvait difficilement le réécrire. Parce que je préférais voir cette lueur joueuse et sensuelle dans le regard de la Rackharrow, plutôt que de la tristesse et du désespoir.



Parchemin envoyé Jeu 22 Juin - 21:20

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Je suis âgé de : 22 ans maintenant, voilà le temps qu'elle fait honte aux siens par son comportement, mais elle tente de remonter la pente. Mais le temps des regrets et de la honte est terminé. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : créatrice d'objet de magie noire, elle est capable d’ensorceler une petite cuillère pour une faire une arme de destruction massive. Ce n'est pas totalement vrai, mais c'est presque cela. J’ai juré allégeance : à personne, cette guerre ne me touche pas, ne m'intéresse pas. Côté cœur, : il est brisé mon coeur. J'ai trahi l'homme que j'aime et j'ai perdu le père de mon enfant, mon premier amour. Il est à la dérive, en centaines de morceaux , irréparable et perdu à jamais. Champ Libre : Elle possède la Magie des Rackharrow, son éternel se nomme Pan et ressemble - s'il vous laisse le voir - à un énorme Main Coon avec de grands yeux luisants et une belle dentition à faire pâlir un dragon.

Elle est maman d'une petite bâtarde de sang pur, Nepthys Rackharrow, jamais l'enfant ne portera le nom de son père. Il lui porterait préjudice. Elle préfère qu'elle porte son nom et qu'il suive la voie des Rackharrow plutôt que celle des Lupin.
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CIRCEE RAKCHARROW & ATHELSTAN LESTRANGE,STE MANGOUSTE, 20 MAI.


Elle avait l'impression de ne pas avoir le choix, et de l'avoir jamais eut. En fait, si le choix elle l'avait eut l'an passé quand elle aurait pu suivre Lothar loin de sa famille, et plonger dans le camp des Phénix sans plus de cérémonie, elle aurait eu du mal à supporter son leader détestable, Skander Lupin mais ça aurait été un choix comme un autre. Elle aurait mis au monde sa fille là bas, avec les phénix, et sa vie aurait été totalement différente. Mais à la place, elle avait fait un sacré choix, celui de rester, d'assumer ses erreurs, elle pensait qu'en admettant ses torts, elle n'aurait pas à faire plus. Circée n'a jamais été une femme de convictions, elle a subit le monde qui l'entourait plus qu'autre chose, voulant tirer son épingle du jeu en abandonnant son travail à Gringotts pour se lancer dans la magie noire, et son commerce, ce qui était l'essence même de sa famille. Mais aujourd'hui, c'était sa famille qui lui demandait des comptes. Elle savait bien que son père l'aiderait à ne pas laisser les siens prendre son enfant, mais elle savait aussi que ni elle ni Irvin, ni même son propre frère ne s'en sortirait indemne, et que les Rackharrow trouveraient le moyen de leur faire payer, et il était hors de question que les gens qu'elle aimait paye pour elle. La voilà qui avait bien grandi, la petite Circée était désormais bien loin, très loin même. Tellement grandi qu'elle n'avait pas résisté aux charmes de son médicomage. A vrai dire, il y avait neuf ans, elle n'avait que douze ans, et son médicomage était une femme, il n'y avait eu aucune tentation. Elle est extrême dans tout ce qu'elle fait, mais elle s'en rend pas réellement compte.

Il ne la repousse pas quand elle s'affaisse un peu plus contre lui, cherchant un réconfort qu'il peut lui offrir malgré tout ce qui s'est passé entre eux. C'est bien la première fois que lors d'une séance il brise la distance pour venir s'asseoir à côté d'elle. Ainsi donc, la nuit qu'ils avaient passé avaient tout changé. Si en entrant elle s'était sentie couverte de honte, à cet instant, elle l'était encore sans doute mais elle avait besoin de cette étreinte réconfortante. « C’est normal d’avoir peur. Ce n’est pas une décision facile. », Il avait raison, la peur était une émotion humaine, n'importe qui avait peur du changement, sauf quelques éventuels aventuriers hors du commun, mais ça ne faisait que très peu de personne finalement. Sa voix était douce, et une des mains du sorcier se calait dans son dos, l'autre sur son bras réconfortante. « En revanche, ta famille devrait te faire un peu plus confiance, un pas hors de la route pavée peut avoir de grosses conséquences, mais ne trace pas forcément ton chemin. », sa famille, vaste sujet. Il ne connaissait peut être les Rackharrow que de réputation, celle ci était déjà bien sinistre, alors quand on voyait la réalité, on était encore à des kilomètres de la réalité encore plus obscure. Elle ne croyait pas au Destin la jeune Circée, pour elle c'était une notion bien abstraite et bien fausse que les ancêtres avaient inventés pour forcer les gens à rester dans une case. « Tous les mangemorts ne sont pas des monstres. En effet. Mais beaucoup prennent du plaisir à profiter de notre position dans le monde magique. » Ca, elle l'avait vu. Elle voyait encore ce monstre du Poudlard Express, à chaque fois elle se demandait ce qu'elle ferait si un jour il venait à croiser sa route, elle lui ferait sans doute subir la même chose, mais les dégâts ne seraient pas les mêmes que sur une enfant de douze ans. « Les Phénix aussi sont des monstres. » Murmure-t-elle alors doucement, à mi-voix, pour tenter de faire preuve de bonne volonté. Skander Lupin était un monstre du même rang que celui de la Purge, mais sauf que lui se cachait sous ses grands airs de héros, alors que l'autre non. « Je peux te faire entrer chez les mangemorts... », le pouvait-il réellement ? Elle se fige, une seconde, attendant le reste de sa phrase en suspend. « Pour ta fille. », Pour Nephtys.

Elle avait l'opportunité d'entrer chez les mangemorts grâce à lui, elle commence alors, « Tu sais... » Non il ne savait pas, il ne pouvait pas savoir comment ça se passait dans sa famille, il n'était pas un Rackharrow, il avait peut être pu le voir dans ses pensées, mais quand bien même il n'aurait fait qu'effleurer le concept. « Chez nous on n’acceptons pas les écarts. » Dit-elle alors, « Nous partons du principe que la magie noire dont nous tirons notre savoir ne pardonne pas, alors nous agissons comme elle, sans pitié. » Elle parlait de la magie des Rackharrow, mais de façon somme toute générale, jamais elle n'en parlerait ouvertement, car elle n'en avait pas le droit, c'était quelque chose qui appartenait à sa famille, et qu'elle aurait la chance d'apprendre à sa fille, car celle ci portait la patronyme, mais jamais sa fille ne pourrait le transmettre, encore une mesure sexiste de ces sangs purs. Les hommes qui faisaient des erreurs et avaient des bâtards n'étaient même pas sanctionnés, mais les femmes, elles gâchaient leur vie. Circée savait que probablement jamais elle ne porterait un autre nom que le sien, et qu'elle était trop impure et indigne pour une quelconque alliance, mais dans le fond, c'était peut être mieux ainsi, elle n'aurait pas su gérer un époux imposé la folle et à la fois délicate brune. « Pour eux, j'ai fais une erreur et je ne mérite, ni repentance, ni pardon, juste leur colère et leur haine. » Quand elle disait cela, elle faisait surtout allusion à sa grand mère et à la violence des propos de celle-ci. Elle s'enfonce un peu plus dans le canapé, songeant à la haine de celle qu'elle avait admiré des années, une femme forte qu'elle aurait voulu avoir comme modèle. Elle se blotti un peu plus dans ses bras sans se rendre réellement compte. « C'est la seule solution que j'ai c'est... » Elle marque une pause, « Ma dernière chance. » Après, seul Merlin peut savoir ce qu'il adviendra d'elle.

Les mangemorts, sa dernière chance ? Elle aurait voulu en rire, car l'un d'entre eux avait brisé sa vie, sa jeunesse et son innocence il y avait des années de cela, profitant de la même toute puissance dont parlait le sorcier. Elle avait été un peu « refroidie » quand elle avait vu la marque sur son avant bras, avant de passer outre. Elle tremblait encore un peu, de colère, de haine, mais surtout de peur, mais moins depuis qu'il l'enlaçait doucement, et plutôt chastement. Elle est toujours contre, lui, et répète alors, « Pour ma fille. » C'était pour cela qu'il lui voulait bien la laisser entrer chez les mangemorts, intérieurement, elle espérait que c'était un peu pour elle aussi. La proximité entre eux, le fait qu'il ai une nouvelle fois brisé ses codes pour venir la réconforté, là où plus d'une fois avant que tout ne bascule, il l'avait laissé pleurer sur le divan, le regard froid. Elle osait espérer que c'était un peu pour elle aussi. L'espoir d'une jeune femme complètement perdue, c'était ce qui lui restait. La lueur d'un espoir dans ses yeux quand elle réalise qu'elle n'aura pas besoin de demander ni à son père, ou même à sa tante de l'aider à entrer, sachant très bien que son père refuserait, et elle ne voulait pas impliquer sa tante plus que cela. La lueur d'espoir de pouvoir remplir sa part du marché, elle se décolle alors du canapé, s'essayant plus droite, la tête droite, les yeux rivés devant. Elle sent le regard de Stan dans son dos, et l'empreinte de sa main dans son dos, puis, elle tourne la tête, les yeux encore humides, mais les larmes ne coulent plus. Elle peut maintenant croiser son regard, et demande, « Tu ferais ça ? Tu ferais entrer quelqu'un comme moi dans vos rangs ? » Elle continuait de croire ce que sa grand mère lui avait dit qu'elle n'était pas quelqu'un de fiable, ni de confiance. « Je... je ne veux pas te poser de problèmes. » Ça non, parce que d'une certaine manière, elle réalisait qu'elle tenait à lui. Elle lui en poserait si on finissait par découvrir qu'ils avaient eu une relation entre praticien et patient, c'était mal vu. Elle avait abaissé les tabous, et tutoyer. Elle a envie de baisser les yeux honteuse de lui demander cela, mais le regard du psychomage a quelque chose de fascinant et d'insondable qu'elle n'avait jamais réalisé jusqu'à maintenant. « Si tu... si tu m'aides, alors je.. je... » Elle baisse cette fois-ci les yeux, elle déteste être redevable. « Je t'en serais redevable. » Elle détestait cela, elle avait si peur de devenir un monstre – une véritable bête, car elle connaissait sa part d'ombre, et l'avait vu agir lors du bal, sa haine pour le leader phénix l'avait poussé, et la pousserait encore à donner le pire d'elle-même, elle savait juste qu'elle avait peur de devenir ce qu'elle avait craint toute sa vie. Ce qu'elle avait subi, et craignait c'était exactement ce à quoi elle pourrait ressembler si elle lâchait prise. Elle sait qu'il y a deux parts en elle, la part d'ombre, et l'autre. Lui restait à déterminer celle qui serait la plus à même d'assurer l'avenir de sa fille, et la laisser prendre le dessus.  



Pan : #669933
Circée : #663366
Irvin (PNJ) : #7d748f
© CN.JUNE, NEVER UTOPIA



Il n'est pas d'ombres dans le noir. Les ombres sont les servantes de la lumière, les filles du feu. Plus vive est la flamme, plus sombres sont les ombres qu'elle projette. (...)



 

I'm a slave to your games, I'm just a sucker for pain. + Athelscée

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