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-A l'épreuve du temps • Mererid Nott-
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Je suis : Psyborg , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 14/05/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 28 , et l’avatar que je porte a été créé par : Psyborg Je parle en : #5F6C76

Running to the sea

Je suis âgé de : 24 ans , et j’ai le sang : moldu, et je le vis très bien, qu'on vienne me dire en face que je vaux moins qu'un autre sorcier, et vous verez de quel bois je me chauffe. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Célibataire

MessageSujet: A l'épreuve du temps • Mererid Nott   Mer 24 Mai - 13:27


A l'épreuve du temps
Sweet dreams are made of this. Who am I to disagree ? I travel the world and the seven seas. Everybody's looking for something. Some of them want to use you. Some of them want to get used by you. Some of them want to abuse you. Some of them want to be abused. Sweet dreams are made of this. Who am I to disagree ? I travel the world and the seven seas. Everybody's looking for something. Hold your head up, keep your head up, movin' on. Some of them want to use you. Some of them want to get used by you. Some of them want to abuse you. Some of them want to be abused. Sweet dreams are made of this. Who am I to disagree ? I travel the world and the seven seas. Everybody's looking for something.


La légère brise s'arrêta, tandis que Mahlah remettait ses vêtements en place. Elle passa ses doigts dans ses cheveux, souriant en voyant que la couleur noire qu'elle leur avait donné était toujours bien présente, en accord avec ses sourcils. Elle avait également changé la couleur de ses yeux bleus en brun et portait des vêtements on ne peut plus classiques, voir pauvres. Personne ne devrait la remarquer. Planquée derrière une boutique, elle se pencha un peu pour voir l'activité dans la rue. Pas grand monde à cette heure-ci, tant mieux. Si Elias et Salome savaient les risques qu'elle prenait juste pour ses petites inventions... Elle était certaine qu'elle sentirait passer l'avoine. Mais elle avait vraiment besoin de ces quelques gadgets et ingrédients si elle voulait avancer dans ses créations. La jeune femme rabattit le capuchon de sa cape sur sa tête et sortit un livre de son sac. Elle s'engagea dans la rue principale en ouvrant celui-ci, s'en servant comme excuse pour ne pas attirer les regards et n'en croiser aucun au passage. Elle passait largement pour une étudiante occupée, de toute façon. Elle se dirigea machinalement vers mrs penniless's pawnshop, n'ayant pas d'autre but aujourd'hui, et y arriva sans encombre. Ce n'est qu'une fois à l'intérieur qu'elle se sentit un peu plus sereine. Les personnes qui se pointaient ici étaient pour la majorité honteux de devoir revendre leurs précieux bijoux de famille ou leurs derniers cadeaux de noel, personne ne ferait donc attention à elle.

Elle rabaissa son capuchon pour ne pas avoir l'air d'une voleuse louche et commença à parcourir les rayons. Les gens abandonnent de ces trucs, c'est quand même dingue. De véritables trésors aux yeux de Mahlah. Elle prit son temps, ramassant les trucs en apparence les plus inutiles mais dont elle pourrait faire des merveilles. Des rouages mécaniques qui ne s’emboîtaient plus mais qu'elle pourra détacher et réutiliser, une boîte censée faire apparaître et disparaître vos petits trésors par le simple contact de la main du propriétaire, un télescope rouillé montrant le passé de quelques heures qui ne s'allongeait plus mais dont la lentille pouvait être récupérée, une montre qui ne donnait non pas l'heure mais l'émotion d'une personne selon l'aura qu'elle dégage... Et cette petite peluche là, un hérisson qui lui fit penser à son patronus. Il lui manquait un oeil et l'oreille était arrachée, mais elle saurait réparer ça rapidement. Ca ne servirait strictement à rien pour ses inventions, mais c'était son petit plaisir personnel. Elle n'avait pas pris des risques insensés à venir jusqu'ici pour s'interdire un petit cadeau après tout. Elle se rendit au comptoir pour payer ses articles, subissant le regard sceptique de la vendeuse. "C'est pour mon fils... Vous savez par les temps qui courent... On trouve ce qu'on peut." mentit-elle en souriant d'un air triste. La vendeuse parut satisfaite puisqu'elle hocha la tête en encaissant l'argent des achats. Elle lui offrit même un petit sac pour tout transporter facilement. Mahlah ressortit de l'endroit, rabattant le capuchon sur sa tête.

L'air se réchauffait. Les gens n'allaient pas tarder à sortir de chez eux, plus nombreux. Il était temps de rentrer à la maison. Mahlah reprit le chemin en sens inverse mais sans son livre, cette fois. Elle était bien trop concentrée sur les formes qui parcouraient la route, jusqu'à ce que son regard se fige sur l'une d'elle en particulier. Son corps entier s'immobilisa, alors que son coeur rata un bond. Elle l'aurait reconnu entre mille. La brune aux yeux bleus-verts lui faisait face, elle était seule et ne s'attendait sûrement pas à voir Mahlah ici. Elle ne l'avait pas encore remarqué, d'ailleurs. Il n'y avait que Mahlah pour s'arrêter comme une idiote en plein milieu de la route pour fixer celle qui avait été son bourreau pendant tant d'années. Peut-être aurait-elle passée inaperçue si elle avait bougé au lieu de rester là comme une cruche... Mais elle n'eut pas le déclic nécessaire. Son corps n'écoutait rien et son cerveau balançait des flashback horribles, l'empêchant purement et simplement de réfléchir. Ce n'est que lorsque le regard de la Nott croisa enfin le sien que toute sa chaire la réveilla dans un frisson brutal. Elle ne devait pas rester ici. Celle qui avait été son amie pour finalement la martyriser n'était pas de son côté. Elle ne le serait sans doute plus jamais et ça lui crevait le coeur de l'admettre. De devoir encore fuir. Surtout face à celle qui avait été la première à la rassurer. Elle devait bouger. Maintenant. Son cerveau se déconnecta pour ne pas écouter son coeur qui hurlait de pleurer et ses jambes se mirent à courir vers l'endroit d'où elle était arrivée. Disparaître. Elle devait disparaître, ensuite elle pourrait laisser éclater sa colère et sa peine.
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Je suis : Syriane , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 19/10/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 287 hiboux. J’incarne : Alycia Debnam-Carey , et l’avatar que je porte a été créé par : Avatars : Gallifreys, Prométhée, Lux, Louli, Alaska, Masayume, Vinyles Idylles, Zuz. Signature : Bat'phanie. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Priam, Prudence et Valeryan Je parle en : #982C20



Je suis âgé de : 24 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : une femme entretenue, parfaite façade derrière laquelle se tapissent mes ambitions. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : je suis mariée à Quintus Nott depuis février 1991. Une alliance rêvée mais entourée de mensonges. Champ Libre :







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MessageSujet: Re: A l'épreuve du temps • Mererid Nott   Lun 29 Mai - 1:04

À l'épreuve du temps

13 MAI 1991
Elle se fait solitaire, elle qui d'ordinaire se plaît dans les foules et se complaît du regard de ceux qui l'entourent. Elle les fuit, ces regards, après tout ce qui est arrivé ces derniers temps. Après cette insupportable dispute avec son jumeau, causée par cette garce de Magnolia Lupin. Comme si se convaincre qu'elle déteste sa vieille amie allait suffire à effacer ce qui s'est passé, à lui faire oublier ce regard dégoûté que Drefer n'a jamais eut pour elle. Tout au plus accepte-t-elle la compagnie de Quintus, comme pour panser ces blessures, ou tout du moins prétendre qu'elles n'existent pas, comme elle le fait toujours. Le précieux collier acheté à Erzsébet remplit son office, la soulageant de toutes ces émotions qui entrent en contradiction avec celle qu'elle pensait jusqu'à présent être. Mais aujourd'hui, elle ne le porte pas. Elle s'est éveillée l'esprit presque apaisé, malgré l'apparition des premières nausées matinales, et a sagement décidé de le laisser dans son écrin. La demeure des Nott commence à lui être un peu plus familière, même si elle ne s'habituera sans doute jamais au regard de Perséphone, la sœur qui la déteste presque ouvertement. Mais elle compte bien se débarrasser un jour de cette nuisance d'une manière ou d'une autre, et avoir Quintus uniquement pour elle. Hors de question qu'elle partage encore longtemps son époux avec sa sotte de sœur...

Elle songe justement aux moyens dont elle dispose pour l'éloigner, sur la rue principale de Pré-Au-Lard. Elle s'est décidée à sortir faire une course au magasin de plumes Scribenpenne, ses dernières correspondances ayant épuisé sa réserve d'encres. Plongée dans ses pensées, ses talons claquent sur les pavés dans le calme relatif du village. Sans doute n'aurait-elle pas détaillé le visage de cette silhouette qu'elle s'apprête à croiser, si celle-ci ne s'était pas figée devant elle, attirant aussitôt son regard méfiant. Une jeune femme se tient là, comme pétrifiée, et Mererid la reconnaît si tôt qu'elle pose les yeux sur elle. Elle s'arrête à son tour, incapable de cacher sa stupeur. Mahlah ! Comment pourrait-elle l'oublier, malgré les années qui se sont écoulées depuis la dernière fois ? Les artifices servant à masquer son identité sont inutiles, quand celle qui se tient là n'est autre que son ancienne victime. L'une des premières, si ce n'est la première... Avant qu'elle n'ait le temps de sortir sa baguette, la jeune né-moldue détale comme un lapin dans la direction d'une ruelle, sans doute dans l'intention de disparaître aussi vite que possible. Mais Mererid ne compte pas la laisser filer ainsi, pas maintenant qu'elle l'a retrouvé... Si elle ignore précisément ce qu'elle en fera, elle est certaine que lui mettre la main dessus est à présent sa priorité. Malgré ses talons, elle arrive tant bien que mal à la suivre. En tournant dans la ruelle, elle l'aperçoit qui déjà commence à transplaner et sans réfléchir, elle se précipite. Le choc est brutal, de même que ce qui s'ensuit ; le monde se met à tourner autour d'elle tandis qu'elle s'accroche à cette silhouette sans douceur, ses doigts s'enfonçant dans ses bras tels des serres. Elle comprend tardivement qu'elle vient de mettre sa vie en grand danger... Mahlah est recherchée et peut-être de mèche avec l'Ordre du Phénix, que lui arriverait-il si elle l'entraînait chez ces derniers ? D'un autre coté, ce pourrait être une chance. Quand elle finit de basculer, un mal de crâne intense l'assaille tandis que les deux sorcières s'écroulent, Mererid atterrissant sur Mahlah. Le transplanage ainsi fait est rarement sans risques, si bien qu'elle roule sur le coté pour vider le contenu de son estomac plus loin. Elle réalise alors qu'elles sont au milieu d'un champ, et même si le monde continue de tanguer autour d'elle, elle s'empresse de se jeter à nouveau sur sa proie toujours en train de reprendre ses esprits. N'ayant pas sa baguette en main, son premier réflexe est de tendre les doigts pour saisir son cou et la clouer au sol. « Je n'ai pas rêvé ! » fait-elle d'une voix triomphante. De sa main libre, elle cherche fébrilement sa baguette dans ses poches, sans réaliser que celle-ci est tombée dans leur chute. « Je parie que tu es heureuse de me revoir, petit veracrasse. » Ce vieux surnom humiliant qu'elle lui réservait déjà à Poudlard... Sa voix se fait mielleuse, un sourire sardonique naissant sur ses lèvres tandis qu'elle dévore des yeux ce visage, réalisant soudain à quel point cette né-moldue-là lui a manqué.  Si elle n'était pas si tendue, si pressée de plaquer l'extrémité de sa baguette contre la gorge de Mahlah, sans doute s'interrogerait-elle sur la complexité des émotions qui la traversent. Mais tout bon sens s'est envolé, ne laissant que le chat face à son dîner favori. C'est à peine si elle réalise à quel point toute cette agitation met en danger sa seconde grossesse, qui ne date que de quelques semaines et dont elle ignore encore que l'issue est déjà écrite.
(c) AMIANTE


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I need nothing, To travel the sea. But there's something, Eating at me. Black water, Take over. The strange silence, Surrounding me. Grows closer. Feels colder. of monsters and men


Dernière édition par Mererid Nott le Jeu 22 Juin - 20:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: A l'épreuve du temps • Mererid Nott   Sam 3 Juin - 19:03


A l'épreuve du temps
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Ce n'était pas réel. Un cauchemars. Ca ne pouvait être que ça. Malgré son coeur battant à un rythme si effroyable dans sa poitrine qu'il lui en faisait mal, malgré les bruits de pas qui la pourchassaient, malgré la peur qui traversait chaque veine de son corps avec la vivacité d'un coup de fouet, ça ne pouvait pas être réel. Elle allait transplaner rapidement, arriver au QG et se rendre compte qu'elle avait seulement rêvé. Que l'angoisse et la paranoïa lui avaient joué un vilain tour et qu'elle avait couru pour rien. Ce ne serait pas la première fois que sa tête lui jouait des tours. De nombreuses fois elle avait vu le visage de Mererid ou de Drefer dans ses mauvais rêves ou dans les ombres des pièces trop sombres. Il n'était pas rare qu'elle se tape des crises d'angoisse mêlant le calvaire qu'elle avait vécu à Poudlard et les horreurs qui étaient arrivés pendant la traque. Cette fois-ci en était sûrement une aussi, sauf que son cerveau était embrouillé par la peur. Ca devait être ça... Et pourtant, quelque chose la dérangeait. C'était trop réel. Trop intense. Bien qu'elle tente de se persuader que ce n'était pas réel, son esprit dévia du QG des Phénix vers un immense champ de blé taillé depuis peu. Ce n'est que lorsqu'elle se sentit quitter le sol qu'elle perçut la main ferme et bien réelle qui s'agrippait à son bras. Elle ne rêvait pas.

Déconcentrée par cette main inattendue, la chute fut rude, d'autant plus qu'un poids lui était tombé dessus. Mererid s'écarta pourtant et la blonde put reprendre son souffle. Mahlah ne sentit pas son petit déjeuner remonter, en revanche la pierre qui avait frappé sa tempe à l'atterrissage oui, et plutôt bien même. Elle roula du côté opposé à sa passagère clandestine en grognant, posant une main sur sa peau qui saignait. Sa tête lui tournait et elle avait l'impression que le monde autour d'elle tanguait. Mais elle devait se barrer d'ici, elle n'était pas seule. Elle n'eut cependant pas le temps d'esquisser un mouvement que cette harpie de Rackharrow reposait déjà ses fesses lourdes sur le corps meurtri de sa pauvre victime. Et à défaut de subir la menace d'une baguette, ce sont les doigts longs et fins de Mererid qui s'enroulèrent autour de la gorge de Mahlah. Cette dernière reprenait son souffle, tentait de le réguler alors que la panique s'emparait d'elle. Elle était seule, avec celle qui lui avait pourri la vie comme pas possible pendant des années qui lui avaient paru des siècles, et Elias n'était pas là pour la protéger. Du calme, respire, tout ira bien. Elle devait se concentrer. Se maîtriser. Elle était loin l'époque où elle se faisait victimiser. Aujourd'hui elle connaissait plein de sort, elle avait échappé aux mangemorts et elle se battait pour la liberté. Elle pouvait se défendre et elle allait le faire.

"Il t'emmerde le veracrasse, grognasse !" pesta-t-elle en lui balançant une droite un peu maladroite mais aussi forte que possible dans les côtes. Elle profita de cette seconde de surprise pour la frapper une seconde fois, mais à la tête, la repoussant aussi fort que possible sur le côté. Reculant sur les fesses, Mahlah sortit sa baguette qu'elle n'avait pas perdu, elle, et la pointa sur Mererid. Elle se releva rapidement, bien que maladroitement, et mit encore un peu de distance entre elles. Sa première envie fut de vouloir transplaner... Mais elle n'en fit rien. Cette sorcière était bien trop attachée à sa baguette pour ne pas l'utiliser si elle l'avait sous la main. Elle devait l'avoir perdu dans la mêlée. Ou alors elle voulait purement et simplement jouir du plaisir d'étrangler sa petite victime à mains nues. Ca n'étonnerait même pas Mahlah, tiens. En attendant, c'était elle qui avait le dessus. Et elle comptait bien avoir des explications. "Je savais que t'étais folle, mais pas stupide au point de t'agripper à moi comme ça !" Il n'y avait plus de professeurs pour les séparer, plus de restrictions en matière de sortilège. Elles appartenaient à deux camps diamétralement opposé et c'était leur liberté, leur vie qui était en jeu. "Pourquoi tu m'as suivi ? Tu vas finir par me foutre la paix un jour ?!" Pourquoi, même après tout ce temps, Mahlah ressentait-elle toujours ce pincement au coeur significatif du premier jour où Mererid lui avait réellement fais du mal ? Ce même coeur qu'elle avait l'impression de sentir battre contre sa tempe, depuis laquelle une goutte de sang vint glisser sur sa joue.
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MessageSujet: Re: A l'épreuve du temps • Mererid Nott   Jeu 22 Juin - 21:41

À l'épreuve du temps
C'est si grisant, de voir son ancienne camarade se tortiller entre ses doigts. Mais toujours pas de trace de sa baguette, alors qu'elle aurait juré l'avoir glissé dans cette poche juste avant de transplaner avec elle... « Il t'emmerde le veracrasse, grognasse ! » C'est à peine si elle réagit à ce retour d'insulte, trop désemparée de ne pas pouvoir refermer les doigts sur le morceau de bois familier. Le coup, pourtant mal visé, suffit pour la décontenancer. Sa main lâche prise tandis qu'elle se plie en deux en grognant. Elle voit le nouveau coup arriver et rejette la tête en arrière, le poing ne faisant que la toucher tandis qu'elle vacille, poussée dans les blés. Affalée au milieu des épis, elle voit son ancienne ennemie lever sa baguette et est frappée d'effroi. Dans quelle situation s'est-elle mise ? Ses yeux effarés parcourent la zone dans laquelle elles ont atterris, mais elle ne voit nulle part sa chère baguette. « Je savais que t'étais folle, mais pas stupide au point de t'agripper à moi comme ça ! » Ses yeux reviennent se fixer sur Mahlah. Idiote, songe-t-elle, ses traits déformés par le mépris ; mais elle garde la bouche fermée, pas assez stupide pour la provoquer alors qu'elle est la seule à être armée... Elle se relève lentement et se prépare, gardant un silence borné, à utiliser un discret accio pour récupérer sa baguette. « Pourquoi tu m'as suivi ? Tu vas finir par me foutre la paix un jour ?! » Sa concentration s'envole, dissipée par ces questions. Dans ses souvenirs, la né-moldue est tout, sauf stupide. La réponse est si évidente, que la question en devient ridicule ; quelles raisons aurait Mererid de lui « foutre la paix » ? Le temps passé n'a rien changé, à ses yeux. Sauf peut-être l'étonnante capacité que Mahlah semble avoir développé en matière de droites. Mais il n'y a pas qu'elle qui a appris quelques tours ; ses lèvres ne bougent pas, tandis qu'elle lance un sortilège informulé et qu'aussitôt, le bout de bois jaillit d'entre les épis pour bondir dans sa main. Ses traits s'éclaircissent aussitôt, son expression renfrognée se transformant en un sourire triomphant. « La folie, ma chère, c'est de penser que je t'oublierais si aisément. » Face à n'importe quel autre ennemi, elle aurait déjà attaqué. Les sortilèges auraient fusé droit sur sa cible, sans la moindre pitié. Mais la nausée ne l'a pas quitté, sensation familière désormais, et ses pieds ne sont guère assurés, ses talons s'enfonçant dans la terre. Autant d'excuses qu'elle se donne, tandis qu'elle se contente de rester plantée là, à dévisager son ancienne souffre douleur. Elle a changé, il n'y a pas à douter sur ce point là ; elle paraît plus sûre d'elle, plus déterminée à en découdre. « En vérité, Mahlah, je t'ai suivi parce que je meurs de curiosité de savoir ce que tu es devenue. » Elle n'a même pas besoin d'accompagner ses mots d'un sourire narquois. La moquerie dégouline des mots, ainsi qu'un dédain profondément ancré dans des années à ressasser la même rancune. « Comment se porte Elias ? » Sa vieille jalousie s'éveille, ravivant les souvenirs douloureux. Dans le secret de ses pensées, elle prie pour qu'il soit mort ; elle prie pour voir la souffrance sur le visage de la né-moldue, le désespoir d'avoir perdu son précieux ami. Mais rien ne vient, alors elle redresse le menton en pinçant les lèvres, et lui revient le doux souvenir de ce qui pouvait autrefois terrifier la fillette blonde. « Serpensortia » fait-elle calmement en levant sa baguette. La fine créature qui en sort commence à ramper en direction de Mahlah. « J'espère que tu t'es améliorée en sortilèges. Et que tu n'as plus besoin de ton toutou pour t'en sortir. » Sa morsure ne serait pas mortelle, mais sûrement douloureuse. Ce n'est guère plus qu'un rappel taquin, pour Mererid ; contrairement à sa comparse, elle ne réalise pas qu'elles ne jouent désormais plus dans la même cour. Elle a retrouvé un vieux jouet perdu, et espère pouvoir le ramener à la maison. Ce n'est ni une question de camp, d'idéologie ou de quoi que ce soit d'autre - c'est une histoire strictement personnelle, s'imagine-t-elle naïvement.
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MessageSujet: Re: A l'épreuve du temps • Mererid Nott   Aujourd'hui à 11:56


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Ce retournement de situation est tout bonnement délicieux. Voir Mererid en difficulté s'avéra plus délectable que prévu, bien que Mahlah n'hésiterait pas une seconde à échanger cette satisfaction contre la paix. La haine déformait le visage de la jeune Nott et, pendant une seconde, Mererid sentit une grande distance en se demandant où était passée la petite fille amicale qui l'avait si bien consolé dans le train. Le temps était passé depuis, il avait tout ravagé sur son passage, et Mahlah devait arrêter de penser à l'ancienne Mererid. Si jamais elle avait existé et qu'elle n'était pas juste un petit jeu mesquin, aujourd'hui elle n'était plus. Depuis longtemps d'ailleurs. Et Mahlah avait passé tellement de temps à pleurer, à se morfondre de cette amitié qu'elle chérissait tellement. Elle était pourtant celle qui y avait mis fin, mais c'était de la faute de Drefer. Il l'avait mise en garde tant de fois... Qui sait ce qui avait ben pu se passer dans la maison familiale. Mahlah n'était pas stupide, elle avait bien vu que ça s'était passé pendant les vacances, il s'était donc forcément passé quelque chose. Mais quoi ? Elle ne le saurait sans doute jamais.

Toujours est-il que Mahlah aurait peut-être du profiter de cette confusion pour s'éclipser avant que Mererid ne reprenne ses esprits. Mais sa sale habitude à ressasser le passé et à essayer de comprendre les sentiments qui l'entourent lui fit perdre ces quelques minutes propices à la fuite. La Nott s'était relevée et avait récupéré sa baguette. Bizarrement, le masque de haine qui était postée sur son visage quelques secondes plus tôt avait totalement disparu. Tout ce qui comptait pour cette idiote résidait en la souffrance et la domination. C'en était trop pour Mahlah. Elle avait souffert pour cette fille, elle avait culpabilisé, aussi, se demandant ce qu'elle avait pu faire pour être traité ainsi. Et tout ce qu'elle récoltait en retour, c'était cet air fier d'avoir pu récupérer son arme pour mieux la faire souffrir d'avantage. Et c'était hors de question que ça recommence. Elles avaient toutes les deux grandi et Mahlah n'était plus la petite fille fragile et facilement manipulable que Mererid avait connue. Et pourtant, les mots aiguisés comme des rasoirs de Mererid la touchaient en plein coeur. Que ne donnerait-elle pas pour récupérer son amie... La tirer des griffes de sa famille de barges et l'emmener loin, à l'abris du monde et de toute cette méchanceté qui s'était insinuée en elle. Evidemment, que Mererid n'allait pas oublier Mahlah. Au fond, c'était la seule amie qu'elle avait.

"Je vois bien que tu ne peux pas te passer de moi, mais tu sais il va falloir lâcher prise un jour. Ca n'aurait jamais pu marcher entre nous." ironisa-t-elle. Qu'était-elle devenue ? Elle ne ferait pas le plaisir de répondre. Elle n'était rien d'autre qu'une fuyarde, qui se planquait dans son atelier la plupart du temps, fatiguée de tout, fatiguée de se battre. Mais cela ferait bien trop plaisir à Mererid. Hors de question qu'elle n'aperçoive ne serait-ce que l'ombre d'un regret sur le visage de Mahlah. C'est donc un sourire en coin qui s'afficha sur le visage de la jeune sorcière lorsque l'ancienne Rackharrow demanda comment allait Elias. "Très bien, il est toujours aussi admirable et nous sommes plus proches que jamais. C'est même très amusant de voir qu'on est si proche que les gens nous pensent en couple." Mererid avait été jalouse, depuis le début. Dès qu'Elias était entré dans la vie de Mahlah, elle avait sûrement du voir que sa chose lui échappait. Sauf que Mahlah n'était la chose de personne et rien ne pouvait plus la combler que l'amour fraternel et fusionnel que lui portait Elias. Absolument rien ne pouvait passer au dessus de ça, même le venin que crachait la peste en face d'elle.

Toujours est-il que le venin peut s'avérer mortel et que Mahlah devait s'en aller au plus vite. S'assurer tout d'abord que Mererid ne pourrait pas la suivre ou s'agripper à elle, et fuir. Sauf que Mererid en décida apparemment autrement. Elle voulait se battre ? Très bien. Son regard se posa sur le serpent, laissant un frisson de dégoût parcourir son corps. Mais Mahlah avait dépassé ce stade depuis une éternité. "Vipera Evanesca." prononça-t-elle calmement, la baguette pointée sur le serpent. Ce dernier s'évapora dans un nuage noir tandis que Mahlah pointait de nouveau sa baguette sur Mererid. "Tu te crois encore à l'école ? Tu pensais quoi ? Que j'allais pleurer en voyant ta bestiole et attendre que tu veuilles bien la faire disparaître ? On a plus 11 ans Mererid, il ne s'agit plus d'une querelle d'enfants... Tu ne te rends pas compte de la situation." Savait-elle que Mahlah faisait partie du Phénix ? Mystère. Elle n'allait pas le lui révéler en tout cas. Moins Mererid en savait sur elle, mieux ce serait. Surtout qu'elle ne savait pas à qui elle pourrait divulguer ses informations. "Mais il est temps que tu réalises. Expelliarmus !" La baguette de sa rivale vola un peu plus loin mais Mahlah ne lui laissa pas le temps de se rendre compte de quoi que ce soit. Mererid voulait voir ce que Mahlah était devenue ? Qu'elle constate.

"Brachialigo !" Des liens se nouèrent autour des poignets de Mererid et Mahlah se sentit enfin un peu plus tranquille. Elle pointa sa baguette sur celle de Mererid, qui avait volé un peu plus loin. "Accio." Sa main libre l'attrapa au vol et elle la glissa dans la manche de son manteau tout en approchant du petit saucisson. Il était temps de s'affirmer. "Comme tu le vois, je n'ai plus besoin d'Elias pour me protéger. Toi en revanche, on dirait bien que le petit con qui te sert de frère manque à l'appel. Dommage, pour une fois qu'il aurait pu se montrer utile..." Elle s'arrêta en face de Mererid et posa doucement le bout de sa baguette en dessous de son menton, la forçant à relever la tête autrement que par fierté. "Ouvre grandes tes oreilles, Rackharrow, parce que je ne me répéterai pas. Je ne veux plus te voir et je n'ai pas non plus envie de te combattre. Je ne suis plus ton jouet et je n'ai plus peur de toi. Je n'ai plus aucune raison d'avoir peur de toi, d'ailleurs." Elle l'observa un instant, visualisant son visage en ce remémorant les bons moments qu'elles avaient passés ensemble. Ca lui semblait tellement proche et tellement loin à la fois... Le visage de Mahlah se radoucit alors qu'un sourire maussade s'installait sur ses lèvres. "Tu me manques Mererid... Je ne sais pas ce qui s'est passé pour que tu changes du jour au lendemain, mais ça me désole. Je donnerais n'importe quoi pour que tu redeviennes la petite fille qui m'avait consolé, dans le train." dit-elle tristement. Elle crevait d'envie de la prendre dans ses bras... Mais elle était certaine que la Rackharrow en profiterait pour lui arracher la jugulaire. Alors elle garda ses distances, fatalement.
black pumpkin



Running to the Sea.
In a moment all went screaming wild until the darkness killed the light. I remember running to the sea. Remember falling to my knees. I remember gliding off the shore until I touched the ocean floor.

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A l'épreuve du temps • Mererid Nott

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