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-(Saïn) ◊ « I shot for the sky, I'm stuck on the ground. »-
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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 736 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow. Champ Libre :


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MessageSujet: (Saïn) ◊ « I shot for the sky, I'm stuck on the ground. »   Lun 22 Mai - 15:27

I shot for the sky, I'm stuck on the ground.
« Not ready to let go Cause then I'd never know What I could be missing » - Down, Jason Walker.

E
lle les déteste, les Black. Elle les déteste plus que jamais. Et elle se déteste d’avoir autrefois partagé une telle proximité avec Arsenius. Le poison de la haine se verse dans chacune de ses veines, mord au plus profond du myocarde agité. Elle les maudit, elle voudrait leur faire payer mais elle est impuissante, prisonnière de cette société pourrie jusqu’à la moelle. Elle observe la devanture de la boutique sans y entrer, les bras croisés. C’est terminé, c’est la seule chose qui lui traverse l’esprit face à la vitrine couverte du voile noir indiquant que les lieux sont bel et bien fermés. C’en était fini du travail de ces dernières années, cuisant échec. Elle se surprend à en vouloir à l’embryon qu’elle porte, à cet enfant qu’elle aime autant qu’elle le déteste, comme si sa seule vocation actuelle était de lui arracher tout ce qu’elle avait construit. Elle en veut même à Kenan pour ça, pourquoi n’avait-elle donc pas écouté son frère ? Elle va vendre, elle n’a pas le choix. Et ça la ronge, ça bouffe jusqu’à la plus petite part d’espoir d’être autre chose qu’une femme au foyer enfermée dans une tour d’ivoire, telle la triste héroïne d’un conte pour enfant. Sa prison n’aura toutefois pas d’échappatoire, c’est ainsi qu’elle le voit, plongée dans ses sentiments aussi contradictoires que violents. N’y’aurait-il donc personne pour se révolter contre la dictature d’une seule lignée ? Les doigts se referment sur la baguette de bois blanc et effectuent quelques gestes précis qui n’ont cependant pas l’effet escompté et seul le cliquetis d’un verrou bloqué se fait entendre, signe qu’une intrusion a enclenché le système de sécurité magique. Erzsébet fronce les sourcils, s’interrogeant sur le talent du voleur lui ayant permis de franchir la porte. Elle se penche contre la vitre pour observer l’intérieur de la boutique, d’abord en vain jusqu’à ce que quelque chose bouge sur le comptoir : une tête de fouine malicieuse qui s’agite, ou plus précisément un niffleur. Y’avait-il meilleur voleur, finalement, qu’une créature magique ?

La sorcière attrape le carnet glissé dans la poche de sa veste et griffonne quelques mots sur une page qu’elle arrache et replie pour l’accrocher au cobra noir qui l’accompagne. « Porte ça à Caïn. Sans te faire remarquer. » Il hoche la tête, l’animal, et file dans les coins sombres, disparaissant aussi vite que possible. N’avait-elle pas suffisamment de problèmes pour que se rajoute celui-ci ? Elle déverrouille les lieux et les referme derrière elle, de sorte que le clandestin ne puisse sortir, ne puisse s’échapper de la boutique. La mine est sombre, la contrariété à son paroxysme : si elle n’a plus de bijoux et de matériaux à vendre, elle ne pourra guère payer les taxes ce mois-ci. Et le nombre de ses regrets s’accumulaient tandis qu’elle tentait d’énumérer les objets manquants.

Des mois qu’elle n’avait pas fait de crise véritable, des mois qu’elle se sevrait des magies noires auxquelles elle était accro depuis si longtemps et la rechute se faisait si proche,  presque palpable. Fureur assoiffée qui s’abreuvait des travers dissimulés. Monstre dans l’ombre cherchant l’occasion de sombrer à nouveau, de sentir du bout des doigts l’aura de délicieux maléfices. Elle résiste mal, l’alliance d’argent se striant de noir, absorbant les émotions trop vives, toxiques. Les doutes passeraient, elle le savait mais elle ne contrôlait pas ce qui lui traversait l’esprit ces derniers temps. Par Merlin ce qu’elle aurait aimé pouvoir l’enfermer dans une boîte, ce coeur encombrant, pour tenir debout malgré tout, pour faire face aux injustices sans ciller, comme autrefois, comme avant la Purge où rares étaient les émotions capables de réellement l’atteindre. Elle n’était plus la même, plus cette gamine insensible à presque tout, dont la froideur inquiétante faisait reculer les imprudents.

La porte s’ouvre et elle pivote, sifflant entre ses dents, bloquant les accès à la boutique qui se fait brusquement coffre fort, prison pour ceux qui se trouvent à l’intérieur, plus aucun moyen d’entrer ou sortir sans articuler quelques mots en fourchelang. Le chemisier noir couvre la rondeur du ventre sans la dissimuler entièrement. Absence criarde de couleurs, comme si elle s’était entièrement fondue dans l’obscurité, s’arrachant de la neutralité des Grimstone, seul le feu de ses cheveux comme teinte tranchante. Les yeux vairons croisent ceux de Caïn et si elle force un sourire, elle a conscience de ne plus être la gamine qu’il a connu, tension palpable, innocence à l’agonie. « J’imagine que tu comprends mieux pourquoi je ne peux pas pourchasser l’intrus moi-même.. » A l’évidence, une femme enceinte contre un niffleur, on donne rapidement la victoire à la petite chose agile et rapide. Daksha aurait pu le gober mais il aurait dévoré le butin avec, or elle refusait de voir son serpent mourir si bêtement. « Je peux pas vraiment te payer alors je comprendrais si tu refusais. » Inutile de jouer les fières, de cacher la difficulté de sa situation. On n’avait jamais connu cette boutique autrement que florissante, comme si la société magique toute entière n’avait pas connu la crise, comme si rien n’était plus important qu’une alliance pour les sorciers. Seul effet positif de la guerre, on ne voulait pas mourir sans s’unir, et ironie de la chose, c’était sa propre union qui empêchait Erzsébet de travailler.     

SISSI : # 477C64 - DAKSHA : # A8A8A8 - FOURCHELANG : italiques.
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I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)

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Je suis : TF , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 10/05/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 94 hiboux. J’incarne : Dominic Sherwood , et l’avatar que je porte a été créé par : TF, les codes signa par Astra . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nate, le Phénix rebelle qui se fait péter la tronche Je parle en : #99cccc



Je suis âgé de : 26 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Chasseur de créatures magiques pour le compte du Ministère J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : Célibataire endurci


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MessageSujet: Re: (Saïn) ◊ « I shot for the sky, I'm stuck on the ground. »   Jeu 25 Mai - 21:05

it's been a while
And all the things I can't remember, as fucked up as it all may seem. The consequences that are rendered, I stretch myself beyond my means. ft. ERZSEBET RACKHARROW


L’on t’avait invité à rester chez toi, c’était juste l’histoire d’un jour pour te forcer à prendre du temps pour toi, toi, l’obnubilé du travail qui ne demandait qu’à exterminer et exterminer encore, chasser autant de créatures que possible. L’on a insisté pour que tu restes chez toi et que tu te poses un peu, comme littéralement mis au repos volontairement. Chose qu’en définitive, tu fais sans mal, ainsi installé dans l’un de tes fauteuils, jus de citrouille dans une main, livre dans l’autre. Tu avais fini par te faire une raison et prêter au jeu qu’ils voulaient que tu entreprennes, rien qu’une fois. Juste une fois. Mais parce que tu n’es pas souvent installé de la sorte, aussi simplement chez toi, il y en a un qui ne partage pas ta satisfaction soudaine. Nul besoin de poser tes yeux vairons sur lui pour savoir qu’il tourne autour de toi depuis une bonne dizaine de minute, queue en l’air, cette dernière remuant en signe d’une contrariété évidente. Ne daignant prêter aucune attention à ce félon animal, tu continues de siroter tranquillement ton verre tout en tournant la page de ton livre. C’est que tu  le narguerais presque en le faisant exprès. Il effectue un dernier tour de fauteuil avant de sauter sur l’un des accoudoirs mais tu ne le regardes toujours pas. Cette boule de poils finira un jour par avoir ta peau, alors autant que tu en profites pour l’embêter dès que tu en as l’occasion. Drax renifle ton verre puis ton livre avant de poser sa patte sur toi pour espérer venir s’y coucher. « J’en connais un qui a vu Merlin en couleur… ». Pourtant, tu ne fais rien pour empêcher le chat de se coucher sur toi et tricoter sur ton T-shirt. Cet idiot sait comment se faire aimer, car il ne faut pas rêver, aimer n’est pas vraiment le mot, tu le tolères c’est tout. Les minutes s’enchainent de la même façon avant qu’une petite frappe n’attire ton attention en provenance de la porte d’entrée. En entendant Drax souffler, grogner et s’échapper de toi avant que tu n’aies eu le temps de dire qui est là n’envisage rien de bon. Pourtant, c’est sans réelle méfiance aucune que tu te rends dans le couloir de l’entrée, livre et verre posés sur la table de la salle à manger.

Le serpent a tout juste le temps de se redresser pour te tendre l’enveloppe et toi d’ouvrir la porte que tu fais un bond de plusieurs pas en arrière, heurtant un placard. « Par Merlin !! » que tu pestes et marmonnes en remettant l’une de tes mèches en place. Tu reconnaîtrais ce serpent entre mille mais tu étais loin d’imaginer qu’il viendrait ouvertement chez toi en guise de hibou !  Daksha demeure sagement immobile, enveloppe dans sa bouche et c’est les sourcils froncés et non sans méfiance que tu attrapes du bout des doigts le morceau de papier. Autant dire qu’il s’agissait d’un cobra que tu ne pourrais pas traîner dans tes bras pour le ramener à sa propriétaire. Déchirant l’enveloppe tout en jetant quelques coups d’œil à l’animal qui, affaire terminée, faisait déjà demi-tour à ton grand soulagement, tu lis les quelques lignes rapidement et lâches un petit soupir. Cela faisait des mois que tu n’avais pas vu Erzsébet, et tu rends subitement compte que tu aurais pu être un ami un peu plus présent si tu n’avais pas été obnubilé par tes chasses et affaires professionnelles… Tu t’en veux, un peu, mais loin de te laisser démonter, tu refermes la porte, file enfiler une tenue décente et pratique tout en embarquant ta lame ensorcelée en supplément de ta baguette, juste au cas où, puis tu fonces hors de ton appartement, attendant de trouver en pleine rue pour transplaner sans plus de cérémonie.

Arrivé dans la ruelle concernée de Pré-au-Lard, tu ne te fais pas attendre, parvenant jusqu’à la boutique de l’ancienne Grimstone. Un pas de plus et la porte s’ouvre, faisant retentir la sonnette significative, porte qui se referme aussitôt derrière toi sans prévenir se verrouillant même au passage. Tu ne pourrais pas sortir sans son aide, hum, charmant. Si au fond, tu étais un peu en colère d’être pris pour un exterminateur plus proche du dératiseur moldu que du chasseur de créatures dangereuses, tu ne vas pas au bout de ta pensée lorsque tes prunelles bicolores se posent sur le ventre arrondi de Sissi. Tu venais définitivement de louper un train. Il s’était passé autant de choses depuis tous ces mois sans se voir ? La surprise se lit sur tes traits le temps d’un instant avant de s’envoler au gré de ton papillonnement de paupières. Lèvres entrouvertes, tu ne sais quoi dire et c’est la sorcière qui te devance. A ses mots, tu récupères ton semblant de concentration et penches la tête sur le côté. « Il serait en effet compliqué de parvenir à attraper cet intrus sans se faire mal. ».

D’un rapide coup d’œil, tu observes déjà la boutique et devines au bruit de perles et autres objets qui s’entrechoquent que vous avez bel et bien à faire à un niffleur. Tu te mets à grincer des dents, ces bestioles n’ont d’adorable que leur physique avantageux, pour le reste, ils ne sont rien de plus que des rats, et encore, c’est leur donner bien trop d’honneur à tes yeux. Ce sont de vraies saloperies. « Je ne suis pas venu pour être payé, Sissi, juste pour rendre service. Même si je dois bien avoué que je me suis longtemps posé la question sur le trajet… Ai-je vraiment la tête d’un dératiseur ? ». Tu ne peux t’empêcher de la piquer pour la taquiner, d’ailleurs, tu hausses un sourcil en même temps qu’un fin sourire glisse à la commissure de tes lèvres. Puis, tes yeux se baissent sans doute de manière un peu trop franche sur ses rondeurs avant de revenir se poser dans leurs semblables aux couleurs opposées. On vous a longtemps pris pour de proches parents à cause de ce détail physique. « J’imagine que des félicitations sont de rigueur ? ». Tu souris de plus bel. « Je suis désolé d’avoir raté un train aussi énorme que le… ». Tu n’as pas le temps de finir, car déjà l’intrus lourd comme une barrique de bijou te saute au visage, comme ayant senti que tu allais lui mettre des bâtons dans les roues. Nom d’un hyppogriffe… Par réflexe, tu l’attrapes avec force dans le but de le garder prisonnier entre tes doigts mais le bougre se démène comme un diable et s’échappe.  Ses griffes se sont enfoncées dans la chaire de tes joues et tu marmonnes littéralement dans la barbe que tu n’as pas, et tu souffles, sourcils froncés. « Bien. La guerre a commencé. ». Tu souffles une seconde fois en sortant ta baguette. « Sissi, il serait sans doute judicieux de rassembler un tas des bijoux qui restent, de préférence les plus brillants que tu as dans un coin de la pièce. Je compte bien faire la peau à ce niffleur. S’il te plait ? ». Ca pour sûr, il t’a mis furax.    





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MessageSujet: Re: (Saïn) ◊ « I shot for the sky, I'm stuck on the ground. »   Ven 26 Mai - 21:43

I shot for the sky, I'm stuck on the ground.
« Not ready to let go Cause then I'd never know What I could be missing » - Down, Jason Walker.

L
e choc se lit sur son visage, Caïn ne peut rien en dissimuler et elle ne peut pas non plus s’en offusquer. L’oeil vert et l’oeil noisette dans les billes bicolores du sorcier, elle esquisse un sourire contrit, signe qu’elle s’en veut un peu de ne pas l’avoir informé.. et en même temps, que lui aurait-elle dit ? Ils n’étaient pas si proches que cela, après tout. Il ne pouvait guère s’attendre à ce qu’elle soit déjà enceinte, trop jeune sans doute, déjà trop pour être mariée, comment l’envisager comme une mère ? Toutes ces années à Poudlard passées à être si détachée de ses émotions, défaite d’intérêt pour les garçons, la voilà rattrapant bien des camarades, rattrapant jusqu’à Caïn qui, du haut de ses vingt-six ans, n’avait toujours pas de bague au doigt. « Il serait en effet compliqué de parvenir à attraper cet intrus sans se faire mal. » « Il est piégé, ce pourrait être pire. » Elle imagine malgré elle le chasseur coursant le siffleur à travers les rues de Pré-au-lard et elle en rirait si son humeur n’était pas aussi sombre. Il n’y’a que la lassitude sur ses traits, qu’un certain défaitisme. Quand était-ce, la dernière fois ? A dix-neuf ans, lorsqu’elle avait inexplicablement sombré, lorsqu’elle s’était éteinte sans pouvoir en exprimer la raison. Ne devrait-elle pas être heureuse, à ce jour, mariée par amour ? Par Morgane que la réalité était plus complexe : elle avait tout donné dans cette boutique qu’elle avait la sensation de perdre simplement parce qu’elle avait découvert les sentiments, parce qu’elle s’était détournée momentanément de cette froideur qui avait fait d’elle une travailleuse d’excellence, acharnée et productive. Emotions contradictoires, incompatibles. L’amour, n’était-ce pas un sentiment futile, qui détruisait les ambitions, la réduisait à l’état de vulgaire épouse dont l’avenir ne serait réglé que par cela ? Il était pourtant incontrôlable, cet amour, tornade au-dessus de tout, emportant les autres besoins sur son passage. Elle voulait sentir à nouveau les lèvres de Kenan contre son cou et l’idée seule, pourtant, la révoltait, parce qu’elle n’était plus l’élégante, l’éventuellement désirable.

« Je ne suis pas venu pour être payé, Sissi, juste pour rendre service. Même si je dois bien avoué que je me suis longtemps posé la question sur le trajet… Ai-je vraiment la tête d’un dératiseur ? » La taquinerie lui avait manquée, ce jeu simple qui consistait à piquer, à accrocher l’attention, insuffler une étrange dynamique. La plupart de ses relations s’enroulaient dans cette optique, Kenan et elles dans cette haine dissimulant bien plus, Drefer crachant le venin pour conserver l’amitié et Caïn, conservateur de ses secrets. « La mèche est de trop. » La réponse appuyée d’un geste de la main indiquant la chevelure blonde : la mèche gâchait l’image du dératiseur. « Tu vises les couvertures de magasines ? » Elle n’a pourtant pas de quoi sincèrement se moquer avec le roux qu’elle arbore et ils savent tous les deux que ça n’est pas foncièrement méchant malgré le ton mordant. « J’imagine que des félicitations sont de rigueur ? » Il baisse les yeux sur ce ventre qui trahit son état et qui ne traduit pourtant pas le réel avancement de cette grossesse. Huit mois leurrant l’aspect d’à peine six, et encore, sur la silhouette à peine transformée. Il y’avait fort à parier que le seul avantage de cela serait le fait de retrouver rapidement la taille de guêpe d’autrefois. Yeux dans les yeux un instant, particularité qui avait longtemps laissé supposer un lien de parenté entre eux et c’est elle qui les baisse, tandis que son sourire à lui s’élargit. « Tu l’aurais pas parié quand tu m’as trouvée dans la forêt, la première fois, mh ? » Si fragile, cernée de ces reptiles, si réticente au contact. Dangereuse. Elever un enfant était encore un mystère non résolu. « Je suis désolé d’avoir raté un train aussi énorme que le… » Erzsébet rit. Elle rit spontanément, portant une main à sa bouche pour tenter de l’étouffer, sans succès. Elle s’appuie contre le comptoir, l’attitude sombre chassée par la clarté de cette hilarité soudaine. « Niffleur 1, Caïn 0. » Elle tente de reprendre son sérieux mais le sourire la trahit. « Ca t'empêchera de comparer une femme enceinte au Poudlard Express ! » La garce. Le pauvre Caïn n’avait certainement pas voulu insinuer cela et encore moins mérité de se prendre la cargaison niffleur en pleine tête.

« Sissi, il serait sans doute judicieux de rassembler un tas des bijoux qui restent, de préférence les plus brillants que tu as dans un coin de la pièce. Je compte bien faire la peau à ce niffleur. S’il te plait ? » Il lui avait déclaré la guerre, à la bestiole, après tout. Elle récupère la baguette de bois blanc qu’elle tourne, déverrouillant les vitrines encore intactes et rassemblant les pierres, bagues et colliers survivants dans le coin, comme le lui avait demandé le chasseur. « Je sais qu’à première vue ça n’est pas évident mais, Caïn, méfie-toi des bijoux qu’il a pu voler. » Elle n’en dit pas plus mais son regard est sans équivoque : il pourrait être pris au piège de ce à quoi un animal est parfaitement insensible. Qui avait dit que le Goldstein avait mis les pieds dans une simple bijouterie ?     

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Je suis âgé de : 26 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Chasseur de créatures magiques pour le compte du Ministère J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : Célibataire endurci


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MessageSujet: Re: (Saïn) ◊ « I shot for the sky, I'm stuck on the ground. »   Mer 31 Mai - 22:46

it's been a while
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Tu n’es pas spécialement du genre à dissimuler ce que tu ressens lorsque tu es avec quelqu’un proche de toi. Tu as peut-être perdu de vue Erzsébet, ne pas la voir si souvent que cela d’ailleurs, tu sais que tu n’as aucune raison de retenir tes expressions faciales. Alors oui, tu écarquilles sans doute un peu trop les yeux face à la vision du ventre arrondi, te demandant où tu as bien pu passer ton temps depuis le mariage de la sorcière. Puis, à force d’y réfléchir, il ne te faut pas longtemps pour réaliser qu’en effet, tu passes bien plus de temps en chasse, seul, qu’auprès des êtres vivants. Ca devrait t’inquiéter, ou te faire réaliser que tu es finalement bien plus asocial que tu ne le penses, mais non, ça ne te fait ni chaud ni froid. Certes, tu parais temporairement embêté et désolé de ne pas avoir pris de nouvelles avant, mais tu commences déjà par évoquer le problème imminent, à savoir, la créature qui se promène dans la boutique de ton amie et saccage tout sur son passage. A en juger par l’odeur, elle a même dû se faire plaisir dans un coin la saloperie. Tu ne fais aucune réflexion là-dessus, soudainement focalisé sur la remarque de la rouquine par rapport à ton auto-comparaison à un dératiseur moldu. La mèche ? Plissant le nez, tu l’observes comme si elle venait de te dire que tu avais fait un fashion faux pas, et tu glisses une main dans tes cheveux, par réflexe. « Quoi, tu n’aimes pas ma mèche ? » que tu demandes soudainement en esquissant un sourire en coin, sûrement bien trop taquin d’ailleurs. Lorsqu’elle évoque les couvertures de magazines en réponse tu roules littéralement des yeux avant de te pencher vers elle pour murmurer un : « Si tu espères que je vais prendre la pose pour te donner raison, tu rêves tout debout Grimstone. ». Ta langue vient claquer contre ton palais, toujours joueur et tu baisses ensuite les yeux sur le ventre arrondi de la jeune sorcière, faisant ainsi remarquer ta surprise d’il y a quelques minutes auparavant.

Malheureusement, tu n’as pas le temps d’en dire plus à l’attention de Sissi que tu es coupé dans ton élan par le niffleur qui vient te sauter au visage, t’empêchant de t’excuser à ta manière auprès de la toute récente Rackharrow. Alors que l’animal couine et te griffe le visage, tu entends le rire cristallin de la sorcière résonner dans le silence environnant de la boutique somme toute un peu sombre à cause du fait qu’elle soit fermée. Tu te débats comme un diable, venant attraper la bestiole au niveau de la taille et tirant sur cette dernière pour qu’elle te lâche. Niffleur 1, Caïn 0. Tu en rirais, toi aussi, si cela ne t’avait pas rendu aussi furibond qu’un hyppogriffe. Toutefois, tu ne peux nier que la voir rire te fait sourire, elle qui avait l’air si lugubre au début de votre entrevue. Ledit niffleur couine et finit par t’échapper avant que tu aies eu le temps de le broyer littéralement entre tes doigts. Furieux, tu marmonnes, mèche purement et simplement décoiffée pour le coup, cette saloperie a tout gagné. D’un geste, la chevelure dorée est rabattue en arrière et c’est l’air mauvais que tu tentes de repérer par où il est parti. Ca t'empêchera de comparer une femme enceinte au Poudlard Express ! Pris de court, tu tournes tes yeux vairons vers leurs semblables en pinçant les lèvres, esquissant malgré tout un sourire rapide tandis que tu t’actives déjà en vue de faire la peau à la créature. « Tu me vois ravi de te voir rire aux éclats Sissi, même si c’est au détriment de ma mèche. ». Tu continues le jeu, puisqu’il y en a un. Mission à thème, c’est original, ça change. « Et je n’oserai pas te comparer au Poudlard Express, tu sais. ». Oui, tu tenais à le dire, quand même.

Tu sors ta baguette, demandant ensuite à la sorcière de sortir tous les bijoux restants et brillants afin de les regrouper dans un coin. Elle s’exécute sans se faire attendre mais en entendant ses paroles tu te rends compte que la tâche est loin d’être aussi aisée que tu le pensais. Penchant la tête sur le côté, tu lâches un simple « Compris. », considérant ne pas avoir le temps de lui demander ce que peuvent bien faire ces bijoux en question.

Afin de ne rien abîmer, tu ne sors pas ta lame, ce sera une chasse à la baguette, ou plutôt une extermination. Tu serais bien tenter de le faire exploser ce voleur à la noix mais tu sais pertinemment que Sissi ne serait pas d’accord. Elle en serait même très, très loin, alors tu prends ton mal en patience tu recules dans un coin et tu attends. De fines perles rouges apparaissent sur tes joues mais jamais tu ne t’en formalises, rivant tes yeux bicolores sur l’ensemble de la boutique. Tu te mures dans le silence, écoutant chaque son et alors que vous demeurez tous deux immobiles, autant que possible, le nez allongé de la satanée bestiole apparait sous l’une des vitrines surélevée. Crispé de colère et d’amertume vis-à-vis du niffleur, tu sens tes doigts se resserrer autour de ta baguette foncée et tu te fais violence pour ne pas lancer de sort d’explosion. Lentement, il se rapproche du petit tas de bijoux laissé plus loin devant lui, et tu ne le quittes pas de tes prunelles, faisant signe à Erzsébet de ne surtout pas bouger, plus facile à dire qu’à faire dans son état, sûrement, tu le concèdes mais il en va de ton plan. Tu veux que la bestiole se mette au maximum à découvert. Et c’est ce qu’elle fait, attirée par les pierres luisantes. Tellement prévisible en soi…

« Diffindo. »

Baguette pointée vers l’animal, ce dernier se met à couiner en sentant une coupure se former au niveau de la cuisse de sa patte arrière, mais instantanément elle fait demi-tour et toi tu te précipites pour l’attraper. Ralenti par la blessure, le niffleur passe sous une nouvelle vitrine surélevée et tu te jettes littéralement à sa suite, tes doigts parvenant à s’enrouler autour de la patte blessée. La créature beugle comme un rat au pris au piège et cherche de nouveau à te mordre. Tu pestes en tirant de plus bel. A présent à quatre pattes, tu recules en tirant toujours plus fort, et parce que tu es pris d’un élan de violence à force de te faire griffer, tu le portes et viens l’assommer contre ce qui ressemble à une porte de placard, ou le premier truc rigide qui passe. « Sissi, tu recommences les comptes ? ». Sonnée, la bestiole est quasiment inerte entre tes doigts et tu recules encore en le tirant avec précaution cette fois. Comme elle t’a parlé de bijoux potentiellement dangereux pour ton compte, c’est avec toujours autant de prudence que tu viens déposer le corps encore chaud et toujours bien en vie de l’animal sur le comptoir. Certes, tu vas mettre un peu de sang partout mais… « Ils ont quoi de si dangereux, les bijoux qu’il garde dans sa poche devenue immense au juste ? ». Simple curiosité.





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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 736 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow. Champ Libre :


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MessageSujet: Re: (Saïn) ◊ « I shot for the sky, I'm stuck on the ground. »   Mar 13 Juin - 15:33

I shot for the sky, I'm stuck on the ground.
« Not ready to let go Cause then I'd never know What I could be missing » - Down, Jason Walker.

G
rimstone. Elle hausse un sourcil, Erzsébet, lorsque Caïn se penche vers elle et délivre le message murmuré. Non, il ne prendra pas la pose pour afficher sa mèche blonde, il ne jouera pas le top model pour Sorcière Hebdo mais elle esquisse un sourire en coin. « Rackharrow. » Rappel taquin. Elle ne signe plus Grimstone, elle a du mal à se reconnaître dans ces identités, elle qui n’est qu’une fille rejetée d’un côté, qu’une épouse dans l’incertitude de l’autre mais qui tient à ce mariage, qui tient à cet homme qu’elle aime et auquel elle en veut à la fois, dans toutes les contradictions de la grossesse. Elle porte un Rackharrow, elle porte un héritier et elle ne laissera personne douter de la légitimité, de l’attachement. Se réclamer Grimstone c’est laisser le doute s’insinuer. Jamais. Il baisse les yeux sur les ventre, comme désireux d’ajouter quelque chose qu’il ne peut finalement pas dire puisque le Niffleur entre dans l’arène, furie imprévisible dont même le chasseur de créatures magiques ne semble pouvoir venir à bout. Et elle rit, la rousse, incapable de taire cette hilarité, incapable de garder son sérieux devant un tel spectacle. « Tu me vois ravi de te voir rire aux éclats Sissi, même si c’est au détriment de ma mèche. » Sa mère, ils pourraient en faire un roman. En trois tomes. « Et je n’oserai pas te comparer au Poudlard Express, tu sais. » A son tour de rouler des yeux. Elle était effectivement moins ronde que la plupart des femmes à ce stade, pas même digne d’être un wagon vu le nombre de fois où son frère essaye de la gaver, telle une oie d’élevage.

Le silence d’une chasse, recevant l’indication muette de ne plus bouger. Il aurait tout de même pu lui dire de s’asseoir avant d’entamer sa valse avec le niffleur, Erzsébet aurait eu moins de mal à obtempérer. « Diffindo. » C’est brutal et, si elle ne fait toujours aucun mouvement, Sissi ne peut que compatir à la souffrance de l’animal. Elle aurait préféré pouvoir s’en charger elle-même, elle aurait préféré pouvoir piéger et soigner la créature, pas être tributaire de la violence de Caïn. Enceinte, cet état contraignant qui lui interdisait les actes irréfléchis. Des actes comme celui du Mangemort qui se jette aussi lestement qu’une otarie vers l’animal, l’attrapant par la patte blessée. « Sissi, tu recommences les comptes ? » Le coup a été sec, violent, faisant résonner le bruit du corps heurtant la surface rigide. Le coeur se serre étrangement, sensibilité à fleur de peau là où normalement, elle est connue pour sa froideur, pour la distance qu’elle est capable de placer entre les actes du monde et elle. Elle ne répond pas, pensive, quand il dépose sa prise ensanglantée sur le comptoir. « Ils ont quoi de si dangereux, les bijoux qu’il garde dans sa poche devenue immense au juste ? » Elle bouge, elle disparaît derrière ce qui semble pourtant être un mur sans accès, pour ne revenir que quelques minutes plus tard avec plusieurs fioles. Elle entreprend de glisser quelques gouttes sur la langue de la petite créature, mélange basé sur les effets positifs de certains venins, comme son frère avait tenté de le lui enseigner. « Ce sont des bijoux noirs. » finit-elle par répondre, n’ayant pas oublié sa question. Elle libère les multiples objets volé, replace d’un mouvement de baguette la plupart de ce qui se trouvait dans la pièce. « Certains d’entre eux, une fois en contact avec la peau, peuvent nécroser les tissus. D’autres .. vaut mieux pas que tu saches. » Elle sait combien Caïn est allergique aux animaux, combien ça le rend furieux, combien il aimerait les éradiquer mais elle choisit de ne pas en tenir compte, d’agir avec une assurance qui ne laisse aucune place à la contradiction. Elle est loin, la petite Erzsébet timide, celle qu’il avait trouvé dans la forêt interdite. Elle semble s’éloigner, l’image de la gamine sans espoir, sans avenir. Se concentrer pour oublier ses angoisses, surtout, se concentrer sur quelque chose qu’elle sait faire, qu’elle connait et ne surtout pas se remettre à penser à ses doutes. « Ne me regarde pas comme si c’était surprenant. » affirme-t-elle en relevant le nez vers lui.     

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Je suis : TF , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 10/05/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 94 hiboux. J’incarne : Dominic Sherwood , et l’avatar que je porte a été créé par : TF, les codes signa par Astra . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nate, le Phénix rebelle qui se fait péter la tronche Je parle en : #99cccc



Je suis âgé de : 26 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Chasseur de créatures magiques pour le compte du Ministère J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : Célibataire endurci


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MessageSujet: Re: (Saïn) ◊ « I shot for the sky, I'm stuck on the ground. »   Dim 18 Juin - 12:08

it's been a while
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Elle te reprend lorsque tu utilises volontairement le nom de Grimstone et non celui de Rackharrow et ça ne te fait que sourire en coin en retour, bien loin de t’attarder ou même de répondre sur ce détail. S’en suit alors une discussion des plus intéressantes sur ta mèche, tout juste suivie d’une potentielle comparaison de la jeune sorcière au Poudlard Express. Nul doute que, de base, tu ne voulais pas la vexer. Dans aucun sens du terme, bien loin de te douter qu’en définitive elle aurait peut-être voulu être comparée à une baleine pour se sentir normale ? Tu n’en sais rien et de toute façon, vous êtes rapidement coupés par l’intervention du Niffleur qui vient te griffer le visage comme un forcené en ayant bien compris que ton aura de chasseur était tout sauf de bonne augure. Saloperie. Il n’en faut pas plus pour te faire rentrer dans une colère noire et tu te lances déjà dans l’offensive, certes, en oubliant de dire à Sissi qu’elle peut bien évidemment prendre le temps de s’asseoir étant donné son état. Un oubli dont tu espères qu’elle ne te tiendra pas rigueur. Silencieux et immobile, tu attends que la créature ne se trahisse d’elle-même une fois que les bijoux les plus brillants restant ont été mis dans un coin de la boutique, bien en visuel. Si la bestiole hésite de longues secondes, l’appel des bijoux se fait plus fort qu’elle et tu en profites alors pour la blesser. Si tu avais voulu, tu aurais tué d’entrée de jeu, mais non, visiblement, tu avais une vengeance personnelle à accomplir sur cette pauvre bête.

Ni de une ni de deux, tu t’élances avec la grâce d’un éléphant pour attraper le Niffleur par la patte en atterrissant tout droit sous l’une des vitrines, ignorant la légère contrariété d’Erzsébet vis-à-vis de tes manœuvres un tantinet barbares. Venant ensuite cogner l’animal contre le premier truc que tu trouves dans un son sec et lourd, tu te redresses enfin pour venir déposer avec le plus de délicatesse possible le niffleur assommé, bien conscient de la dangerosité qu’il a dans sa poche mais aussi du fait que tu risquais de mettre du sang partout. A ta demande de reprendre les comptes, la sorcière ne répond pas et tu ne t’en formalises pas, la question suivante qui s’envole dans les airs étant beaucoup plus intéressante que la première. Elle a évoqué des bijoux capables de choses que tu ne voudrais pas voir ou subir, cela t’intrigue plus que de raison et tu voudrais en savoir davantage sur le sujet. En silence, Sissi s’éloigne pendant que tu gardes un œil sur la bestiole et que tu prends conscience des quelques griffures qui ornent tes joues. Rien de grave ou qui ne disparaitra sans l’utilisation de potion ou d’un sort de base.

A peine quelques minutes plus tard, elle revient avec des fioles dont tu ne comprends pas tout de suite l’utilité. Sur le moment, en la voyant en déposer quelques gouttes sur la langue de la bestiole, tu te demandes si ce n’est pas pour contrer les potentiels effets des bijoux… Noirs comme elle te l’annonce à l’instant. Elle n’oserait pas soigner la bestiole ? Un brin suspicieux, tu ne te rends pas compte d’avoir légèrement froncé les sourcils en la voyant faire. Tu écoutes plutôt ses paroles et lorsqu’elle te dit que ces derniers peuvent nécroser les tissus tu n’as d’autres choix que de pencher la tête sur le côté en écarquillant tes billes particulières. Les fameux objets magiques de toute beauté commencent à recouvrer leurs places originelles dans les différentes vitrines et tu fais en sorte que ceux-ci ne te touchent pas, quand bien même Sissi maîtrise parfaitement la répartition magique de ses bijoux. Tu ne peux nier l’assurance qu’elle a pris en toutes ces années et au fond ce n’est pas pour te déplaire. Tu es même pour ainsi dire plutôt soulagé que ce soit le cas. Elle relève subitement son regard sur toi et tu viens croiser tes bras contre ta poitrine, surveillant toujours d’un œil le Niffleur étalé. « Qu’est-ce qui est surprenant ? Ce goût prononcé pour la magie noire ou le fait que je te soupçonne d’avoir filé un truc à ce niffleur pour qu’il ne périsse pas entre mes doigts ? ». Venant doucement tirer la manche gauche de ta veste pour la remonter, tu dévoiles la fameuse marque noire. « Si c’est la première option… Aucune inquiétude à avoir, ne vénère-t-on pas un mage noir après tout ? ». C’est un soupçon d’arrogance qui s’échappe de tes lippes et tu le sais, cette marque n’est là que parce que ton père a tenu à ce que tu le fasses et que tu t’engages. Certains voudraient que tu disposes d’un peu plus de responsabilités ou même d’un job à plein temps au sein de la cause mais tu ne sais que penser, tu aimes ta pseudo liberté, car l’on ne peut nier que malgré le fait que tu t’évades souvent en chasse pour le Ministère, tu n’en demeures pas moins prêt à répondre aux ordres mangemorts quand il le faut. Pour une raison ou pour une autre. Rabaissant ta manche, tu reprends ta position initiale en jetant quelques coups d’œil par-ci par-là aux différents bijoux en mouvement. La boutique reprend doucement contenance sous tes yeux. « S’il s’agit de la deuxième option en revanche… ». Une grimace de contrariété vient déformer tes traits, et lorsque tu entends le Niffleur se mettre à couiner et à bouger doucement, tu l’attrapes aussitôt par la gorge. Tu ne serres pas, mais tu le pourrais. Il suffirait d’un seul mouvement de force pour faire craquer sa nuque. Les prunelles rivées dans celles de Sissi que tu n’as pas quittée, tu l’interroges du regard, immobile, et prêt à tout. « Donne-moi une seule bonne raison de ne pas le faire. ». Oui, tu les as en horreur, mais c’est uniquement parce que tu as été formaté pour ça.





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MessageSujet: Re: (Saïn) ◊ « I shot for the sky, I'm stuck on the ground. »   Dim 18 Juin - 15:37

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E
rzsébet n’est pas une impatiente, capable de travailler des heures avec acharnement sur la plus petite pièce de bijou et c’est sans doute ce qui la différencie, à cet instant, de Caïn. Au reproche répond le silence. A-t-elle encore quelque chose à perdre sinon l’enfant qu’elle porte ? Elle n’est toutefois guère encline à se faire rabaisser au niveau de la masse, à se faire noyer dans les suppositions erronées, trop fière sans doute, ancrée dans une éducation contraire. Le ton employé lui déplaît et lorsque les yeux vairons rencontrent ceux du sorcier, une flamme farouche s’y glisse. « Qu’est-ce qui est surprenant ? Ce goût prononcé pour la magie noire ou le fait que je te soupçonne d’avoir filé un truc à ce niffleur pour qu’il ne périsse pas entre mes doigts ? » La Marque se dévoile sous la manche qu’il relève et si cela pouvait impressionner bien des gens, ça n’est rien de plus qu’un mépris évident qu’elle expose pour ce simple symbole sans valeur. Ca n’est rien sinon l’évidence d’un esclavage. Que cherche-t-il à prouver ? Elle n’est pas d’humeur, Sissi, à se laisser parler de la sorte, à se laisser traiter telle une enfant que l’on réprimanderait pour son audace. « Si c’est la première option… Aucune inquiétude à avoir, ne vénère-t-on pas un mage noir après tout ? » Le terme est une insulte qui lui arrache un rire bref, plein de cette arrogance qu’elle pouvait avoir, qu’elle exposait rarement, par politesse, par le minimum de respect envers ceux dont le sang restait pur, quoique souillé par le manque de capacités de réflexion. « Je ne vénère personne, Goldstein. Ni aujourd’hui ni jamais, sinon la Magie elle-même et ça n’est pas un secret. » Une Grimstone dans toute sa splendeur, n’est-ce pas ? Famille neutre qui comptait désormais une leader de l’Ordre, un Mangemort et une chercheuse pour le compte du ministère. Seul Valeryan était Marqué, pour protéger les siens et malgré tout, aucun d’eux ne semblait prêt à affirmer une quelconque vénération. Trop lucides, peut-être, sur ce que signifiait vraiment l’obscur tatouage.

« S’il s’agit de la deuxième option en revanche… » Le sorcier contrarié grimace et s’empare du niffleur, refermant les doigts sur la gorge délicate. Erzsébet croise les bras, calme olympien qui sonne presque comme un défi, dans l’attitude d’une jeune femme. Elle avait considéré Caïn comme un ami particulier, leur relation mordante se nouant dans les piques, le sarcasme et les défis. Le conflit n’est pas fictif, à cet instant, et si elle est fragilisée par la grossesse, elle n’est à l’évidence pas prête à se laisser écraser par la brutalité et la bêtise crasse dont faisaient souvent preuve les serviteurs du défunt Lord. « Donne-moi une seule bonne raison de ne pas le faire. » Le sifflement lugubre glisse sur la langue, incompréhensible mélodie qui se trahit comme une menace latente. « Es-tu dans le déni ou oublis-tu volontairement mon lien avec les créatures rampantes, Caïn ? » Animaux parfois magiques, de ce qu’il éradique à longueur de journées, de celles dont il répand le sang, poussé par une haine viscérale sur laquelle il n’a aucun contrôle. « Tu vaux mieux que la brutalité incontrôlée dont tu te repais. » Si cela pourrait sonner comme une insulte, c’est en réalité un compliment, l’évidence qu’il n’est pas qu’une brute épaisse, pas qu’une mèche de cheveux. L’aurait-elle apprécié, dans le cas contraire ? Impossible, elle se préoccupait bien trop de la répartie de ceux qu’elle fréquente, vite ennuyée par le vide de certains crânes. Elevée dans une lignée où rien n’importe plus que la pensée, l’intelligence et le talent, elle n’a pas cette vision partagée par la plupart des familles au sang pur. « Tu n’as rien à prouver ici. » Le ton se fait plus doux, plus las aussi. Les objets retrouvent leur place et le regard se peint à nouveau d’une certaine forme de tristesse. C’est elle qui aurait des choses à prouver : prouver qu’elle peut sauver des années de travail, la réputation de ses services, l’âme noircie de son époux trop attiré par l’ombre du Lord. Elle soupire, passe une main légèrement tremblante dans ses cheveux roux. A quoi bon lutter contre une société plus pourrie qu’elle-même ? Elle pourrait aller voir Valeryan, tout lui dire, avouer son impuissance mais la fierté sempiternelle des Grimstone en matière de commerce l’en empêche. Et le coeur se serre en silence.    

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MessageSujet: Re: (Saïn) ◊ « I shot for the sky, I'm stuck on the ground. »   Lun 19 Juin - 19:25

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Tu n’as jamais pris Sissi pour une faiblarde, quoi que les autres en disent ou en pensent. Tu n’as jamais été de ceux qui suivent les on-dit sans avoir un propre avis sur la question, et ce n’est encore pas le cas aujourd’hui. Montrer la marque qui orne ton bras n’est en aucun cas un moyen de faire passer un message fanatique, car tu n’es pas non plus de ceux-là. Si tu disposes de la marque c’est uniquement parce que ton père a insisté, mais ton avis sur la question est bien plus trouble et flou qu’il n’en a l’air. Vous vous devez bien de jouer une certaine mascarade en ces temps obscurs. Voilà sans doute pourquoi la réponse de la rouquine t’arrache un sourire en coin léger avant de venir rabattre la manche de ta veste jusqu’à ton poignet et de te remettre à croiser les bras. « Tu m’en vois soulagé. ». Vérité nullement cachée et pleinement assumée. Il y a toutefois ce doute qui plane au-dessus de la tête de la jeune sorcière, car tu n’es pas du genre à laisser la vie sauve à une créature sauf si ce n’est que temporaire ou pour une très bonne raison. Tu ignores quelle potion elle a gentiment glissé sur la langue du niffleur mais ton instinct te hurle qu’il ne s’agit pas d’un poison mortel. Comme tu soupçonnes bel et bien l’utilisation d’un remède aux maux de la créature, ton attitude change du tout au tout, libérant la brutalité qui finit toujours par émaner de toi, cette brutalité qu’on est venu t’inculquer au détriment du reste car jugé bien trop pur et sentimental de premier abord. Suite au décès de ta défunte mère, ton père n’a eu de cesse de mettre à l’œuvre ce qu’elle avait toujours réprimé du temps où elle était encore de ce monde. Elle qui te protégeait, voulant conserver cette part de toi-même et de légèreté qui te caractérisait. Mais aujourd’hui où était-elle cette fameuse part de toi ? Tapie dans l’ombre ? Probablement. Toujours est-il qu’elle est là, quelque part.

A ton geste et ton expectative, Erzsébet croise les bras contre sa poitrine et te dévisage de ce calme que tu connais sans doute trop bien pour l’avoir déjà côtoyé quelques fois. Yeux vairons pour yeux vairons, tu ne décroches pas ton regard, tes doigts menaçant de briser la nuque de l’animal qui commence à se réveiller de plus en plus. La première question à ton égard claque comme la langue sur un palais dans un sifflement pernicieux qui en ferait sûrement frémir plus d’un. « Je l’ai bien en tête Sissi, je ne pourrais l’oublier, quand bien même ce serait ce que je voudrais. Je ne le souhaite pas. Mais un Niffleur n’est en rien comparable aux créatures rampantes que tu chéris. ». D’ailleurs, tu ne l’avais clairement pas oublié puisque tu comptes bien lui ramener tôt ou tard un petit cadeau. Tu vaux mieux que la brutalité incontrôlée dont tu te repais. Stoppé dans ton geste, tu plisses légèrement les yeux en ne cessant de la fixer. Que répondre à cela ? Au fond de toi tu le sais déjà, dans l’ombre tu en as pleinement conscience mais refuses de laisser quiconque l’entrevoir. C’est ta barrière, ce qui fait que tu te protèges, cette part de toi en fin de compte n’est peut-être que ton âme d’enfant apeurée qui préfère se terrer au fond d’un trou. Tu n’en sais rien, ne t’interroges même pas sur la question pour ainsi dire. Tu n’as rien à prouver ici. Non, elle a totalement raison et tu le sais, mais la fierté mal placée des hommes te fait défaut et tu te contentes de détourner tes prunelles bicolores de leurs identiques pour observer l’animal qui s’agite mais couine de trouille entre tes doigts.

« Qu’est-ce que tu veux en faire ? Si tu le laisses en liberté il pourrait très bien revenir te faire un carnage ici. »

Les bijoux continuent de retourner à leur place et tu les regardes faire de temps à autre, mais c’est la main tremblante de Sissi qui t’interpelle et rappelle à toi ce côté inquiet que tu n’as qu’avec tes proches.

« Tu devrais t’asseoir. ». Oui elle devrait mais tu ne veux pas la brusquer ni sous-entendre quoi que ce soit qui pourrait potentiellement l’agacer. De ta main libre, tu sors ta baguette et fait apparaître une petite cage métallique ou tu décides d’y mettre la créature sans prendre de gants. Elle fonce aussitôt dans un coin de ladite cage mais les habitudes reviennent au galop et elle louche déjà sur l’orfèvrerie brillante qui vole autour de vous. « Si tu veux le remettre en liberté, soit… Fais donc. ». Mais très clairement ça t’arrache une grimace contrariée, tu lui aurais bien fait sa fête, c’est plus fort que toi. Incontrôlé comme elle le pense, oui, probablement. « Si tu me parlais plutôt de ce qui te tracasse autant ? ».




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MessageSujet: Re: (Saïn) ◊ « I shot for the sky, I'm stuck on the ground. »   Mar 20 Juin - 17:07

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O
ublier qu’elle était fourchelangue était impossible, elle le savait autant que la communauté magique. Sorciers au don obscur aussi détestés que convoités, de façon parfaitement opposée mais avec autant de violence dans les deux cas. Elle avait hérité de cette faculté supposée éteinte dans le sang des siens et, par Merlin, elle espérait épargner la transmission à son enfant. Un niffleur n’avait certes rien en commun avec un reptile mais Erzsébet se refusait à sacrifier la créature sous prétexte qu’elle avait mis en péril sa boutique, parce qu’il ne s’agissait que d’un instinct, aussi sûrement que l’instinct de Caïn lui dictait de tuer. Serait-elle un jour ainsi ? Deviendrait-elle comme tous ceux qui furent éduqués pour servir le Lord ? Avait-elle encore ce potentiel de froideur cruelle, là, quelque part au fond d’un coeur que les années et l’amour avaient réchauffé ? Il vaut mieux que cette violence, que cette brutalité, et elle ? Avait-elle dépassé le point de non retour ? « Qu’est-ce que tu veux en faire ? Si tu le laisses en liberté il pourrait très bien revenir te faire un carnage ici. » C’est une question qui fait sens mais à laquelle elle ne répond pas, dans un premier temps, plongée dans une réflexion qui la détourne de la conversation, déconnecte une partie de son attention. Il n’a rien à prouver, elle a tout à prouver. La main tremblante est un signe de faiblesse qu’elle n’a pas réellement perçu, qui n’a pourtant pas échappé à Caïn. Où était donc passé le temps où Erzsébet parvenait à cacher chaque émotion derrière le masque de l’indifférence ? « Tu devrais t’asseoir. » Les yeux hétérochromes se relèvent vers ceux du sorcier. L’espoir meurt lentement dans les prunelles de la si jeune épouse, comme si la hargne et l’envie de se battre pour ses idées étaient morts, s’étouffaient au sein d’une réalité contre laquelle elle ne pouvait rien. Elle peut feindre d’aller bien, elle peut esquisser des sourires rassurants et mentir mais ses yeux ne mentent pas, ils ne le peuvent plus, pas auprès de personnes qui avaient appris à connaître sa détermination et son côté aussi piquant que borné. Et elle s’assied, sans protester pour une fois. « Si tu veux le remettre en liberté, soit… Fais donc. » L’animal enfermé dans une cage apparue par la volonté de Caïn était déjà attiré par les divers bijoux, par l’or et l’argent, par le scintillement des pierres. « Il y’a quelques magizoologistes qui seraient ravis d’avoir un spécimen. » Attraper un niffleur vivant et en bonne santé était une entreprise complexe, fouines agiles et rusées lorsqu’il s’agissait de voler.

« Si tu me parlais plutôt de ce qui te tracasse autant ? » Elle soupire. « T’aurais mieux fait de me laisser mourir dans cette forêt. » Il n’y’a pas une once d’humour dans ces mots, elle est terriblement sérieuse. Elle se souvenait de sa peur, cernée de serpents dans la noirceur de la forêt où elle s’était aventurée, si peu prudente, au début de ses études à Poudlard. Douze ans à peine. « T’as déjà eu l’impression d’avoir gâché ta vie, Goldstein ? » Il était plus âgé mais il semblait toujours plein de certitudes, sans regrets, sans autre motivation que son envie d’éradiquer les impuretés de ce monde. Qu’aurait-il pu gâcher, après tout ? Son intelligence, sans aucun doute, selon Sissi. « J’ai passé toute ma vie à ne me consacrer qu’à la magie, à rien d’autre qu’à être la meilleure, une insupportable miss-je-sais-tout. » Insupportablement dangereuse, vu le type de magie qu’elle affectionnait. La tornade Kenan avait toujours été là, d’aussi loin que chacun se souvienne, depuis l’école de sorcellerie, elle l’avait détesté de tout son être et la voilà ‘Mrs Rackharrow’. Le bonheur se nouant au cauchemar de l’impuissance. « Tout ce travail pour finir comme vulgaire femme au foyer. » Il y’a de l’amertume dans sa voix. Une incommensurable frustration aussi. Personne n’avait forcé ce mariage, tout le monde avait même été assez choqué d’apprendre que deux lignées aussi différentes s’unissaient. « J’ai pas les moyens de garder la boutique. Epouser un commerçant, quelle brillante idée ! » Le rire est presque nerveux. Les taxes, ces maudites taxes, ces maudits Black. « J'ai pas eu la note d’informations qui prévenait qu’assurer la continuité d’une lignée privait les femmes d’une occasion d’être indépendante. » Elle essaye l’humour, sans grand succès, il y’a trop de vérités derrière le sarcasme. Aimer et détester à la fois, une dualité intenable qui ne faisait qu’ajouter à ses dilemmes. « N’en dis rien à personne, s’il te plaît, Caïn. Je suis épuisée et incapable d’assurer les commandes mais ça ne doit pas s’ébruiter, pas avant que j’ai pris une décision. Les Black ne connaissent pas plus les limites que moi et je pourrais avoir des paroles regrettables : merci les hormones. » Ca aussi, c’était un truc problématique, un véritable yoyo, un ascenseur émotionnel encombrant. « Est-ce que tu veux boire quelque chose ? Un thé, un café ? » C’était la moindre des politesses, après tout.   

SISSI : # 477C64 - DAKSHA : # A8A8A8 - FOURCHELANG : italiques.
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Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)

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(Saïn) ◊ « I shot for the sky, I'm stuck on the ground. »

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