indiscrétions
- gossip witch est bavarde -


L’homme en Jupe On a vu semblerait-il un sang pur jouer les transformistes au Cirque Avery. Nous n’avons pas encore de nom mais son jeune âge semble indiquer que son travestissement est une quête identitaire !

La tête d’enterrement N'est-il pas courant que lorsque l'on perd un être cher, on verse quelques larmes ? Eh bien si la mort de l'Actrice Louise de Montmorency emeut les foules, sa fille ne semble pas bien touchée. Etrange non ?

Le dimanche au Pays de Galles c'est le jour des mariages Il y a des évènements heureux dans ce monde enfin si l'union forcée et arrangéeest un évènement heureux ! Desmond Meadowes s'est débarassé de sa plus jeune soeur, reste la plus vielle des deux.




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Not hunting you this time | Crixus

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Parchemin envoyé Ven 19 Mai 2017 - 23:20

- I am Allegiant, and I like it. -
Je suis : Wednesday , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/04/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1104 hiboux. J’incarne : Eva "Goddess" Green , et l’avatar que je porte a été créé par : Dandelion . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Phèdre Momo & Saoirse Rackh. Je parle en : #6699cc

I have taste every poison, they do not taste like you.

Je suis âgé de : 30 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Oubliator au Département des Accidents et Catastrophes Magiques ainsi que Bourreau parmi les rangs du Lord. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : rien de palpitant depuis bien des années, mon frère aîné vendra certainement ma main au plus offrant. Champ Libre :





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Not hunting you this time
She’s got the devil on one shoulder
Quin en avait marre de rester enfermée. Et sa maîtresse pouvait aisément la comprendre. C'était tout autant frustrant pour l'oiseau que ça l'était lorsque la sorcière n'avait aucune affaire à résoudre sur le terrain et devait se contenter de gratter du papier dans son bureau au Ministère. La détresse de son animal Scylla la ressentait rien qu'en plongeant ses yeux bleus dans les pupilles contractées de son très cher ami à plumes. Son regard perçant obligé de se contenter d'observer le monde au travers d'une fenêtre cristalline. La vie continuait son chemin au dehors. Elle en voyait passer des choses; des gens, des animaux, de potentielles proies. Mais non, il fallait attendre encore et toujours que la maîtresse soit rentrée. Bien docilement en plus, sans agresser les petites créatures aux oreilles pointues qui se chargeaient d'entretenir les appartements de Madame.

Fin de journée pour l'Oubliator qui rentra au manoir familiale sans faire de détours. Elle avait comme toujours hâte de retrouver les siens. Aujourd'hui elle sortait Quin pour une grande balade, peut-être une chasse même si l'aîné Lestrange n'avait pas oublié sa mission spéciale qui était de ramener du gibier vivant justement pour que Quin puisse se défouler en forêt sans devoir s'attaquer aux promeneurs inopportuns. Le plus palpitant restant bien entendu les prisonniers Phénix ou les nés-moldus. Quin appréciait chasser plus gros qu'elle. Mais Scylla n'avait pu trouver personne pour remplir ce rôle de futur carcasse. Le gibier serait donc parfait. La sorcière franchit la porte massive du manoir pleine d'entrain à l'idée d'en ressortir accompagnée de son rapace. Un peu de temps pour elles leur feraient le plus grand bien. Quin était sa perle, son enfant adoptif, son monde, sa famille. L'oiseau piaffa de joie lorsque la maîtresse des lieux entra dans son bureau privé où l'attendait le plus sagement du monde sa merveilleuse créature, son faucon harpie féroce au plumage gris. Scylla vint caresser du bout du doigt le petit crâne de l'animal et jeta un coup d’œil à son tour à travers la vitre. Le ciel semblait s'encombrer de nuages menaçants mais cela n'empêcherait en rien le fauconnier et son compagnon de sortir, bien au contraire même, la promenade n'en serait que plus belle. « Je sais, tu n'attends que ça. » Dit-elle à haute voix avec un mince sourire dessiné sur ses lèvres, comme si Quin pouvait la comprendre. À vrai dire elle avait pris l'habitude de lui parler et cela ne lui avait jamais paru bizarre. C'était une brave bête qui semblait douée d'une intelligence impressionnante et qui avait malheureusement le même caractère de gobelin que celle qui l'avait élevée. La Lestrange sortit de son bureau et longea un couloir, elle n'eut même pas à frapper à la porte pour avoir sa réponse : un mot était affiché, écrit de la main de son aîné. Je suis désolée Scy' mais je n'ai pas pu mener à bien la mission que tu m'avais confié, une affaire urgente a demandé toute mon attention. Je te conseille d'aller voir Crixus, il aura sans aucun doute ce que tu recherches. Je sais que tu ne le supporte pas mais c'est un bon ami. Be nice. Put-elle lire agacée. La sorcière fit donc demi-tour afin de revenir à son point de départ. Dans son bureau elle enfila un long manteau noir muni d'une capuche, mieux valait être prévoyant. Elle ouvrit ensuite un placard et en sortit un gant de cuir épais et très large, bariolés de lanières diverses, largement abîmé et griffé de part en part. Ça aurait pu être l'état actuel de son bras si elle ne portait pas cette protection. L'oiseau commença à s'agiter sur son perchoir, lâchant des petits cris de joie, elle avait parfaitement compris que le moment de sortir était venu. Scylla fit alors grimper Quin sur son avant bras protégé sous son gant et la sangla rapidement. Les serres du rapace serrèrent le membre de la sorcière avec force. « On va rendre visite à quelqu'un avant que tu ne puisses te défouler. Je suis désolée, il va falloir que tu patientes encore un peu. » Avoua-t-elle honteusement. Scylla n'aimait pas décevoir ses proches, qu'il soit humain ou animal. Cette créature comptait sur elle, la jeune femme était sa seule famille, bien entendu qu'elle s'en voudrait de la rendre malheureuse … Et à côté de ça ôter la vie de quelqu'un était un pur plaisir pour la sorcière. Normal.

Habillée pour l'une et équipée pour l'autre, la dresseuse et son amie emplumée quittèrent l'imposant manoir. Une fois dehors Quin se mit à battre frénétiquement des ailes, toute excitée à l'idée de pouvoir à nouveau fendre l'air. Scylla défit alors la sangle qui attachait sa patte et leva son bras avec force, donnant de l'élan au rapace pour qu'il puisse prendre son envol. Il lâcha un cri aiguë de satisfaction. La Lestrange le suivi des yeux un instant en marchant doucement. Ce sentiment de liberté pure qu'elle ressentait en regardant sa harpie planer aux alentours était vivifiant et tellement satisfaisant ... Elle l'enviait parfois. La maîtresse n'avait, heureusement, pas besoin de suivre son oiseau à la trace. Elles se retrouvaient toujours. Scylla n'aurait qu'à siffler ou envoyer son patronus en cas de besoin. La sorcière marcha un instant, profitant du temps frais. Elle tendit ensuite son bras et son gant fit apparaître un morceau de viande crue au creux même de sa main. Bien sûr que ce gant était magique ! Elle lâcha ensuite un long sifflement strident. Pas de ceux que l'ont fait lorsqu'on chantonne ou qu'on est heureux de vivre non. Elle plaça judicieusement de sa main libre son pouce et son index dans sa bouche et souffla simplement. Apprendre à faire ce sifflement particulier avait certainement été la partie de l'élevage qui avait été la plus frustrante. Mais elle avait fini par réussir, comme à chaque fois. Quin apparut une minute après dans le ciel proche, fit un tour autour de sa bien aimée éleveuse avant que cette dernière ne lui présente son avant bras ganté. Flairant le morceau de viande de loin Quin ne se fit pas prier pour s'installer et le prendre. Scylla passa ses doigts délicats sur ses plumes aux teintes variées, toujours autant admirative et amoureuse de sa créature après toutes ces années. La sorcière laissa l'animal terminer son met avant de nouveau la propulser pour qu'il reparte se dégourdir les ailes.  Scylla transplana alors directement aux alentours du manoir Lovegood, autre famille illustre de sang pur, il était normal qu'ils possèdent un manoir tout aussi imposant que celui des Lestrange. La mangemort n'avait aucune idée d'où trouver le sorcier à vrai dire. Avait-elle vraiment envie de le voir ? Pas vraiment. Pas après ce qui s'était passé lors de leur dernière entrevue dans les cachots du Ministère. Ils s'étaient menacés mutuellement, elle lui avait volé un baiser plutôt passionné et cela de manière forcée puis était partie en lui laissant qu'un cadavre sur les bras. Il ne devait certainement pas s'attendre à voir le bourreau de retour; surtout pas chez lui directement, et il ne serait peut-être pas ravie de la voir non plus ... Scylla l'imaginait comme une personne rancunière, elle ne savait pas pourquoi. Certainement parce qu'elle-même l'était. Une grande partie d'elle était impatiente de voir à quelle sauce il allait la manger. Ce ressenti prenait le pas sur le reste en fait ... Un peu de frisson voilà qui rendait tout cela intéressant. De son côté elle feindrait certainement la perte de mémoire, elle n'allait le voir que pour une chose très précise et sous les conseils de son frère.

Les seules fois où l'Oubliator avait mis les pieds ici, elle était accompagnée d'Adeline. Elle connaissait certaines pièces de ce château mais ses souvenirs étaient plutôt flous. Soulevant le heurtoir fermement elle frappa à la porte. Un elfe de maison lui ouvrit. « Madame ? » Scylla baissa les yeux sur la vieille créature en pagne. « Je souhaiterais voir Crixus pour faire affaire. » Annonça-t-elle simplement d'un ton glacial. L'elfe acquiesça et à sa grande surprise franchit le pas de la porte pour sortir au lieu de l'inviter à entrer. Cela voulait-il dire qu'il était bien là ? Ne se posant pas plus de question la sorcière se mit à suivre l'elfe. Ce dernier lui faisait faire le tour de la propriété. Scylla siffla un bon coup une nouvelle fois à l'aide de sa main libre afin de rappeler Quin à elle. Pour qu'elle sache où la trouver à présent. La dite maîtresse continuait de suivre l'elfe patiemment, jusqu'à avoir fait le complet tour de la bâtisse et se trouver devant un immense parc. Ça elle l'avait complètement oublié. La logique fit le reste toute seule dans sa tête. Braconnier, éleveur, créatures, parc, enclos. Logique. Elle avait tellement l'habitude de le voir en tant qu'interrogateur sanguinaire derrière lequel elle devait passer qu'elle en oubliait souvent qu'il avait un vrai métier en dehors de ça. Qu'il ne passait pas ses journées à torturer des gens mais s'occupait bel et bien d'animaux en tout genre. La jeune femme continua alors d'avancer, la démarche assurée malgré le peu de certitudes qu'elle avait quant à la situation qui allait suivre. Il allait falloir marcher sur des œufs avec le sorcier au tempérament de dragon mal léché. Quin admirera certainement le paysage une fois arrivée au dessus de ces terres. En ayant cette pensée Scylla observa le ciel un court instant, guettant l'arrivée de son compagnon. Mais rien. Il serait dommage qu'elle s'en prenne aux animaux ou bien à leur hôte. Ce serait plus que fâcheux même, alors elle guettait par précaution. La relation entre le bourreau et le tortionnaire était assez tendue comme ça pour qu'une bête à plumes n'en rajoute une couche. Leurs pas finirent par les amener dans l'herbe humide. Les yeux de la sorcière tombèrent enfin sur le Lovegood; en plein travail il semblait s'occuper d'un hippogriffe. Elle ne savait pas comment l'aborder à vrai dire mais n'eut pas besoin de tergiverser : l'elfe de maison pénétra l'enclos et vint à son maître, lui indiquant qu'une jeune femme souhaitait s'entretenir avec lui. Scylla était restée en retrait, par sécurité. Elle le laisserait venir à elle. Si tenter qu'il ne l'ignore pas.
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Parchemin envoyé Lun 17 Juil 2017 - 11:25

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Je suis : Marine (Authenticity) , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 08/10/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1763 hiboux. J’incarne : Alexander Skarsgård , et l’avatar que je porte a été créé par : @Valtersen . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Violet&Raven Je parle en : #ff4500

Scyllus

Je suis âgé de : 35 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : éleveur et braconier de créatures magiques. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : je convoite une certaine main. Champ Libre : test

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« Lorsqu'on approche un hippogriffe, il est indispensable de le regarder dans les yeux. Il convient alors de s'incliner pour montrer ses bonnes intentions. Si l'hippogriffe rend le salut, on peut l'approcher de plus près. » Le petit garçon écoute avec de grands yeux écarquillés.  A vrai dire, il a toujours trouvé ces choses fascinantes. Il sait que son papa ne lui dit pas n'importe quoi. C'est une affaire de famille de longue date. Tout petit, il était déjà traîné dans la boue pour s'occuper des oiseaux. Être sale ne l'a jamais réellement préoccupé. Sang, terre, boue, herbe, ces dix mille saletés de la nature lui conviennent. Voilà, Crixus s’accommode à ces beautés que les gens ne voient pas. N'est-ce pas là l'évidence même pour un Lovegood ? Il voit la beauté là où les autres ne la voient pas forcément. Le moindre galet qui orne l'enclos est un oeuvre d'art. Le petit garçon n'a-t-il pas tué son premier camarade à l'aide d'une pierre ? Si. Il a créé une oeuvre d'art incomprise, méritante. Même dans la colère, il a amené une nouvelle beauté dans ce monde. Seulement, il serait loin de faire du mal à la grande créature à la tête d'aigle. Ce ne sont pas les coutumes de la famille.  « Allons, mon fils, présente-toi » Les yeux du petit garçon suivent le regard de l'homme vers la bête, lorsque celui-ci le pousse négligemment vers elle. Crixus n'en mène pas large, mais il reste droit et fixe ses yeux sur ceux de la bête. Cet hyppogriffe n'a rien d'un émerillon, cela est sûr. Fixant droit la bête dans les yeux, le petit Lovegood s'incline. Quelle politesse. Tremblotant, il attend le retour de son salut. Est-il vraiment digne de se présenter à un animal aussi prestigieux ? N'est-il pas trop petit pour ça ? Son père semble croire qu'il est tout à fait assez grand, mais... Crixus aurait largement préféré lui donner des oiseaux par-dessus la clôture. Les grands yeux du cheval  à tête d'aigle le fixent intensément. Lorsque celui-ci croit voir s'amorcer la révérence de la bête, celle-ci se détourne finalement sans aucune autre attention apportée à Crixus. Abasourdi, celui-ci reste planté quelques instant dans l'enclos. « Je... » Le regard blasé de son père le fait déglutir, et, penaud, il part s’asseoir dans un coin de l'enclos.
Les gestes sont devenus mécaniques. Avancer, regarder, s'incliner, attendre un retour. « Il est possible de le dresser mais seuls des experts peuvent s'y risquer. », disait le vieux. Le voilà, votre expert. Les années amènent la confiance, et le mangemort tient ces bêtes dans des enclos depuis plus longtemps encore. Ces grands yeux qui lui faisaient peur auparavant ne semblent pour lui que des richesses désormais. La fibre familiale dira-t-on. Xenon a fait prospérer l'affaire à un point  où tout le travail lui a été mâché. L'ascension des Lovegood dans le commerce de produits venants de créatures magique a été si puissante et bien menée que la concurrence se fait moindre - ou éliminée. Lorsque celui-ci a subitement perdu toute capacité à gérer l'affaire, ayant pris l'état de légume pour un combat stupide, Crixus a continué le chef d'oeuvre familial.  Son seul regret : avoir perdu leur mère dans la bataille.

Le sourire de l'éleveur lui colle aux lèvres. Ses mains sont parsemées de minuscules tâches de sang, données par les petits mammifères dont il nourrit l'hyppogriffe. Si la bête n'était pas propre au monde magique, et effrayante pour les moldus, cet enclos aurait eu tout droit l'apparence d'un élevage ordinaire. Le seau posé aux pieds du braconnier, les ronflements de quelques animaux plus loin. Le domaine Lovegood a l'avantage d'être  ancien et très grand, l'élevage se poursuit sur une grande partie du parc à l'arrière de la maison, et un petit groupe de personnes travaille sans relâche. Crixus caresse tendrement le bec de l'hyppogriffe, se gardant bien d'aborder les sujets fâcheux du braconnage avec la bête, qui donnera bientôt quelques griffes et quelques plumes. A vrai dire, il n'aurait aucun scrupules à la dépecer de lui-même. Mais... Cet animal lui est familier et important. Qui aurait cru qu'un mangemort sanguinaire se plaise à être dithyrambique avec un animal dont la valeur pourrait dépasser à l'entendement certaines des plus grandes richesses de familles de sang-pur ?

Absorbé dans ses pensées, il n'entend que de loin l'elfe qui s'incline à ses côtés. « Une jeune femme a demandé le maître. » Quelques instants plus tard, les yeux du Lovegood dérivent et se posent sur l'elfe dont le nez toucherait l'herbe s'il s'inclinait quelques millimètres plus bas. « Amène-la moi. » « Elle est déjà ici maître. » Soupirant, le mangemort lève les yeux vers les abords de l'enclos. Scylla Lestrange. Voilà une charmante compagnie. L'homme n'a pas digéré les manières de la jeune femme, à leur dernière rencontre. La frustration l'a rendu malade quelques jours, et il a passé quelques temps à l'éviter au plus haut point. Mais sa fougue... Ses lèvres. Il en a rêvé quelques jours. Bien qu'il ne l'avouera pas, et qu'il reste assez fâché. Essuyant ses mains d'un geste simple dans sa cape, il congédie l'elfe et rejoins la jeune femme. S'inclinant avec froideur, il amorce : « Madame Lestrange. Que me vaut un tel plaisir ? » Il ne lâche pas ses yeux des siens, et l'invite à prendre la direction de l'immense cabane ouverte où il prend habitude de recevoir les invités. Bien qu'il aurait été beaucoup plus propice à lui offrir un seau d'eau bouillante qu'une balade dans sa maison. Cette inatteignable garce, voilà le statut qu'elle a atteint récemment. Crixus utilise sa baguette rapidement, se nettoyant les mains sans même prêter attention à la jeune femme. Il jette rapidement un coup de baguette sur le grimoire, à la ligne de l'hyppogriffe dont il venait de s'occuper, et reporte son attention sur Scylla. Ses yeux brillent quelques instants sur ses courbes, avant de revenir retenir l'attention de la Lestrange. « Pardonnez-moi de ne pas vous recevoir plus... chaleureusement. Les travaux sont assez chronophages en ce moment. Je n'ai que peu de temps à vous accorder. », annonce-t-il d'un ton glacial.


“There are different kinds of darkness,” Rhys said. I kept my eyes shut. “There is the darkness that frightens, the darkness that soothes, the darkness that is restful.” I pictured each. “There is the darkness of lovers, and the darkness of assassins. It becomes what the bearer wishes it to be, needs it to be. It is not wholly bad or good.” ― Sarah J. Maas, A Court of Mist and Fury

Spoiler:
 

Parchemin envoyé Mar 31 Oct 2017 - 19:54

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Se battre ne faisait pas partie des intentions de la sorcière et encore moins de son planning du jour. Tout ce qu'elle souhaitait était de pouvoir faire plaisir à son fidèle animal de compagnie. Alors la Lestrange patienta dans l'herbe boueuse que le maître des lieux lui accorde un instant. Elle ne pouvait s'empêcher de l'observer au loin dans son enclos. Il était une bête bien sauvage lui aussi, à côté de l'hippogriffe Crixus faisait tout aussi imposant et lunatique. Un sal caractère, un goût prononcé pour la viande fraîche et le sang, quasi indomptable, une barrière ne pourrait retenir le sorcier, contrairement à cette bête, elle le savait bien. Voilà pourquoi elle retirait de la fierté à avoir réussi à le faire taire lors de leurs dernière altercation. Lui qui n'avait pas hésité une seconde à se montrer physiquement violent, elle n'avait été que douceur froide, piquante et avait eu le dessus. Il allait lui en vouloir c'était certain, l'Oubliator ne s'attarderait donc pas afin d'éviter toute gêne ou tout débordement fâcheux.

L'elfe de maison sembla s'adresser à son maître avec beaucoup de respect et certainement de crainte aussi, cela lui rappelait le manoir, sa propre maison. L'annonce faite le Lovegood posa enfin ses yeux clairs sur la sorcière. Cette dernière soutint son regard, glaciale, comme à son habitude. L'homme en plein travail s'avança alors vers la visiteuse inopportune. Pour mieux lui ordonner de quitter ses terres ? Lui intimer de déguerpir au plus vite sous peine de finir manger ? Elle n'en savait rien. Face à face le sorcier prit tout de même la peine de s'incliner rigidement sans plus de manière et de politesse. « Madame Lestrange. Que me vaut un tel plaisir ? » Fit-il froidement et étrangement sans une once de moquerie -ce qui rendait ses paroles encore plus amères. Ils se dévisagèrent l'un l'autre un instant puis le braconnier s'éloigna de l'enclos, la jeune femme le suivant. Ils se mettent à l'abri dans une sorte de grange ouverte et remplie d'outils, de petits meubles en bois et d'objets en tout genre. Scylla jette un dernier regard vers le ciel avant de s'y abriter. Toujours aucune trace de son rapace. Crixus vaqua à ses occupations sans vraiment plus faire attention à son invitée. Il prit la peine de nettoyer ses mains ensanglantées, ce n'était pas comme si c'était la première fois qu'elle le voyait sali de la sorte, au contraire. Alors que la Lestrange s'impatiente quelque peu en fulminant intérieurement, le sorcier se décide enfin à lui prêter de l'attention. « Pardonnez-moi de ne pas vous recevoir plus... chaleureusement. Les travaux sont assez chronophages en ce moment. Je n'ai que peu de temps à vous accorder. » Retour au vouvoiement sec mais poli qui incombait aux personnes de leur rang. Alors que la mangemort avait goûté ses lèvres. Que lui avait menacé de la découper en la tutoyant sans aucune retenue. Scylla voyait en cela plus un signe d'éloignement et de rancune à vrai dire plutôt qu'un stupide protocole ; Crixus n'était pas un homme aux bonnes manières. Il avait réussi en tout cas, réussi à la faire se sentir de trop, une intruse, aucunement bienvenue. Elle avait été limite mieux accueillie par l'elfe de maison. Alors elle ferait bref et concis. Les mots de la note de son frère raisonnaient dans son esprit cependant. Be nice. Quelle blague. « J'essayerai donc de ne pas vous faire perdre votre temps. » Déclara-t-elle alors en se redressant un peu, les mains jointes et tombantes devant elle, toujours équipée de son gant. La sorcière aurait pu se permettre de perdre du temps elle, elle était sortie du travail après tout mais l'ambiance glaciale qui régnait ici ne la mettait pas dans de bonnes conditions pour jouer les chieuses. Étonnement elle n'avait pas spécialement envie de pousser le bouchon trop loin, d’insister et d'envenimer les choses … Était-ce les paroles de son frère qui faisaient effet ? Nul ne le sait.

Alors qu'elle s'apprêtait à tout déballer pour en finir un cri aiguë lointain retentit, l'interrompant dans son élan. Scylla referma la bouche et scruta le ciel quelques secondes avant d'enfin apercevoir son précieux compagnon. Le fauconnier tendit le bras afin d’accueillir le majestueux piaf. Ce dernier vint alors se poser sur le perchoir de choix que lui offrait sa chère maîtresse. Dans la paume de son gant apparut ainsi un morceau de viande crue qu'elle attrapa de sa main libre afin de l'offrir au bec affamé de l'oiseau qui déchiqueta sans retenu la pièce de chair. Scylla observa son compagnon quelques secondes, caressant du bout des doigts ses plumes grises et douces. Elle en oublia presque l'endroit où elle se trouvait et surtout avec qui elle était. Quin était la prunelle de ses yeux et rendait le monde autour moins signifiant. Mais la sorcière reprit afin d'éviter d'être mal polie envers son hôte, aussi froid et cassant soit-il. « Mon frère m'a conseillé de venir vous consulter, il m'a assuré que vous auriez ce dont j'ai besoin. » Explica-t-elle les dents serrées. Ce n'était pas le genre d'Ezekiel de jouer les entremetteurs, il devait donc sincèrement croire que le Lovegood était la bonne personne. Elle reposa ses yeux bleus dans ceux du braconnier et continua. « J'aimerais faire acquisition d'animaux vivants pour pouvoir ... » Quin poussa de nouveau un cri, interrompant sa maîtresse sans retenue, comprenant parfaitement que c'était de lui qu'on parlait. Les plumes de la collerette du harpie féroce qu'il était s'emplumèrent de plus belle et ses fines pupilles noires se posèrent sur le sorcier qui osait toiser sa maîtresse. Il n'aimait pas les nouvelles personnes, il lui fallait un certain temps d'adaptation -si tenté que l'oiseau décide de faire un effort. Scylla fusilla sur le champ Quin d'un regard noir pour l'avoir ainsi interrompu. L'oiseau se calma et vint cacher son bec dans la paume du gant de sa maîtresse, réclamant de la nourriture et masquant sa honte de s'être fait réprimander de la sorte devant un inconnu indésirable. À vrai dire c'était plutôt un exploit que le rapace ne soit pas parti importuner les bêtes se trouvant aux alentours. Elles étaient certainement trop grosses à son goût. La sorcière se radoucit une fois son piaf calmé puis reprit là où elle s'était arrêté : « Le faire chasser. » Elle n'était ici que pour affaire et le faisait bien comprendre, ne manifestant aucune hostilité particulière envers Crixus hormis sa froideur naturelle. Elle caressa une nouvelle fois les plumes de son animal puis donna une grande impulsion de son bras pour que l'oiseau décolle et les laisse seuls.

La Lestrange ne parviendrait certainement pas à gérer les deux têtes brûlées qui l'entouraient. Au moins elle pouvait en congédier une, l'autre restait à apprivoiser et pour l'instant elle avait besoin de son expertise. Scylla regarda Quin s'éloigner mais ce dernier décida de ne pas aller très loin, il se contenta d'effectuer des cercles autour de la propriété Lovegood jusqu'à ce que le fauconnier le siffle à nouveau. Baissant les yeux non pas sur le sorcier mais sur ce qui l'entourait, elle réfléchit un court moment. « Des botrucs peut-être. Ou bien des gnomes. » Elle ferait avec ce que le braconnier pourrait bien lui vendre. Demander cela au Lovegood faisait bien entendu mal à la sorcière, c'est bien pour cela qu'en temps normal elle envoie son frère à sa place.
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Parchemin envoyé Dim 4 Mar 2018 - 20:12

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Scyllus

Je suis âgé de : 35 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : éleveur et braconier de créatures magiques. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : je convoite une certaine main. Champ Libre : test

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« J'essayerai donc de ne pas vous faire perdre votre temps. » Tu me fais déjà perdre mon temps, chérie. Crixus avoue avoir des journées assez rythmées. L'été arrive et est la saison où plus personne n'hiberne, et où les chasses se font fréquentes. Si, avec les années, Crixus a préféré se consacrer à la logistique, tâche incombante, récupérée de son père inutile. Il pourrait facilement le demander à son frère, pour qui la vie ne semble qu'être une liste de choses à faire plutôt bien rodée, mais il préfère de loin avoir les vues sur les comptes et ce qui se passe dans la maison. Une part de la responsabilité qui lui est revenue, suppose-t-il. Les affaires tournent correctement, mais ce n'est que le fruit d'un travail bien avisé que Crixus n'aurait jamais pu réaliser auparavant. « Demandez-donc. » Quelle politesse. Crixus n'a pas meilleur repas dédaigneux à lui servir. Qu'elle mange froid, cette garce. Peut-être aura-t-il ainsi l'occasion lui réchauffer les lèvres... Ses doigts atteignent le plan de travail. Il le caresse doucement, comme s'il était bien plus important que la femme face à lui. Qu'a-t-elle, après tout ? La beauté, la force, le luxe ? Il ne saurait le dire, mais elle l'attire. Il la convoite incontestablement. Comme un enfant face à une oeuvre d'art qu'on lui a interdit de toucher. A ses heures perdues, il a dû échafauder des dizaines de plans dans lesquels il est le sauveur de son monde triste et macabre. Elle est l'étincelle qui manque à sa machine volante. Mais il ne l'avouera surement pas. Parce qu'il n'a besoin de personne, n'est-ce pas ? Crixus est le loup solitaire qui divague dans les bois, hurlant à qui veut l'entendre qu'il est le roi de la nuit.

Un cri brise le silence. Crixus ne fait pas mine de réagir, ayant l'habitude d'entendre hurler les bêtes, à n'importe qu'elle heure de la journée. Seulement, il ne s'attendait pas à voir un oiseau, ni même à des gestes de fauconnier aussi précis de la part de la jeune femme. Sans même en faire cas, il dévore de yeux les gestes de la Lestrange, qui caresse du bout des doigts son animal. Voilà qui lui cloue le bec. « Mon frère m'a conseillé de venir vous consulter, il m'a assuré que vous auriez ce dont j'ai besoin. » Son ton glacial fouette l'air, réveillant Crixus de son admiration. « J'aimerais faire acquisition d'animaux vivants pour pouvoir ... » Coupée par son oiseau, la jeune femme ne termine pas sa phrase. Crixus s’impatiente. Ses doigts pianotent frénétiquement sur le bois tandis que la femme joue les mère poule en lançant un regard noir à sa bête. Crixus sait vite comment se débarrasser des têtes brûlées comme celle-ci. Ce n'est pas d'animaux vivants dont il a besoin, c'est d'une journée dans une chambre gelée. Le piaf finit par se décider à partir à nouveau, et la jeune femme s'intéresse enfin à lui. Il n'attendra pas des heures pour une si petite affaire. A moins qu'elle ne lui achète des barriques entières de nourriture, elle ne l'intéresse pas. « Le faire chasser. ». Les méninges de Crixus tournent à toute allure, tandis qu'il réfléchit  à ce qu'elle nécessite. L'idée met quelques instants à lui arriver, mais un maigre sourire vient combler son visage. Il a la solution. Peut-être ne lui conviendra-t-elle pas. Il n'est pas certain que des botrucs fassent l'affaire, des gnomes, peut-être. Mais le commerce de gnomes est en chute libre, et Crixus ne s'abaisse pas aux toutes petites pièces. Il n'en a pas.

Il prend soin de frôler la sorcière lorsqu'il sort du cabanon. Lui emboîtant le pas, il se dirige vers l’entrepôt ouvert où se trouvent toutes les caisses. « J'ai été livré ce matin d'une cargaison de... petites créatures vives. » Levant les mains quelques instants à son menton, pour réfléchir, il finit par se diriger vers l'une des caisses. Celle-ci ne semble pas faire de bruit, mais elle tressaute, comme si des milliers de petites choses s'agitaient à l'intérieur. Il attends que la Lestrange prenne place à côté de lui. Il saisit d'une main le voile noir charbon qui en cache le contenu, et tire dessus. « Très vivaces. » A l'intérieur de la caisse se battent des dizaines de petites souris blanches. « Elles sont normalement pour des créatures plus... grandes. Mais je peux faire des concessions et vous en laissez quelques unes. » Il se recule pour laisser la sorcière admirer les petites créatures. « A moins que vous ne souhaitiez quelque chose de plus... magique. Pour votre... oiseau. » Il rit les dents serrées, et attends le verdict de la femme.  Après tout, il pense que ce n'est pas la pire idée du monde. Les souris blanches sont vivaces et elles courent vite. Elles risquent peut-être juste de fuir un peu trop vie pour être un jeu intéressant. Il n'en sait rien, après tout. D'un geste professionnel, il défait une autre caisse plus loin, révélant des botrucs bien moins coriaces. « Ceux-là sont plus amorphes. Je vous laisse l’embarras du choix. » Il lève les yeux en l'air quelques instants. Les nuages commencent à obscurcir le ciel, la pluie menace de tomber. Crixus serre les dents, en pensait qu'il n'avait pas prévu de renouvelerles sortilèges anti-pluie avant encore quelques jours.

Un elfe surgit soudain à côté de Crixus, venant annoncer ce que le mangeort redoutait. « Maître, nous devons... » « Demande à Azarius, il n'a pas besoin de moi. Je n'ai pas terminé avec Madame Lestrange. » « Bien, maître. » Crixus hoche la tête et revient vers la jeune femme, devant lui annoncer le changement de situation. D'un geste vif de sa baguette, il remet le voile sur les caisses, et se tourne vers la sorcière. « Pardonnez-moi de devoir écourter la vente, mais le vent a tourné. Les employés doivent renouveler les sortilèges anti-pluie, et il vaudrait mieux pour nous d'aller attendre quelque part, tant qu'ils terminent. Pour éviter quelques... désagréments. » Il avance une main vers elle, et s'incline légèrement, plutôt amusé par la situation finalement. « Vous joindriez-vous à moi pour prendre le thé ? Que nous terminions notre affaire dans de meilleurs conditions. Nous pourrions peut-être vous faire une petite "remise". » Il lui emboîte à nouveau le pas vers la demeure. Il n'allait quand même pas lui tendre un bras pour lui demander de se joindre à elle. Peut-être que ce thé sera une occasion rêvée pour voir si elle est... ouverte à certaines propositions. Peut-être deviendra-t-elle un jour une autre oeuvre de valeur à accrocher aux murs. Elle ferait un parfait décor dans cet hôtel de fous. Si entêtée, si inatteignable. N'a-t-elle pas déjà du sang Lovegood ?


“There are different kinds of darkness,” Rhys said. I kept my eyes shut. “There is the darkness that frightens, the darkness that soothes, the darkness that is restful.” I pictured each. “There is the darkness of lovers, and the darkness of assassins. It becomes what the bearer wishes it to be, needs it to be. It is not wholly bad or good.” ― Sarah J. Maas, A Court of Mist and Fury

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Parchemin envoyé Ven 16 Mar 2018 - 23:17

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Je suis : Wednesday , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/04/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1104 hiboux. J’incarne : Eva "Goddess" Green , et l’avatar que je porte a été créé par : Dandelion . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Phèdre Momo & Saoirse Rackh. Je parle en : #6699cc

I have taste every poison, they do not taste like you.

Je suis âgé de : 30 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Oubliator au Département des Accidents et Catastrophes Magiques ainsi que Bourreau parmi les rangs du Lord. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : rien de palpitant depuis bien des années, mon frère aîné vendra certainement ma main au plus offrant. Champ Libre :





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Le Chef de la famille ne chassa pas la frêle femme vêtue comme la mort qui était venue lui demander audience, c'était déjà ça. Scylla pouvait et voulait régler cette affaire au plus vite, elle ne parla pas pour rien dire, se contentant d'aller à l'essentiel, concentrée sur ce qui l'intéressait. Ça lui faisait déjà assez mal de le faire elle-même, faire affaire avec le Lovegood elle en avait déjà soupé et cela avait toujours été un vrai cauchemar lorsqu'il s'agissait des interrogatoires et qu'elle devait s'occuper des exécutions. Elle ne voyait donc pas en quoi cela serait différent. Mais ça l'était, certainement parce que Crixus exerçait là son travail officiel, il était sur ces terres qu'un civil et faisait donc abstraction de sa lugubre créativité, de son entêtante lubie macabre pour la torture. Abrités dans une cabane en bois bien remplie un peu plus loin que l'enclos qui gardait l'hippogriffe les deux sorciers étaient aussi froid l'un que l'autre. La Lestrange avait congédié son oiseau, il aurait pu être trop excité à l'idée de voir de possibles proies et il ne semblait pas apprécier le braconnier de toutes façons, tout comme sa maîtresse. Malgré cette distante flagrante et grinçante, ils avaient le méritent de rester polis, les biens élevés. Plus pour éviter l’incident diplomatique que par convention à tous les coups. Crixus écouta alors la sorcière énoncer sa requête après avoir été interrompue sauvagement. Il semblait n'avoir rien à faire de ses paroles. Scylla n'était pas une cliente après tout, les clients ici achetaient pour beaucoup ou alors de gros spécimens, elle ne représentait qu'un galion jeté dans un puits à souhaits dans leur livre de comptes. Mais Ezekiel lui avait conseillé de venir ici, elle devait lui faire confiance, ce qu'elle faisait naturellement bien entendu mais dès que cela concernait cet homme, ce sorcier au visage lisse et froid, elle avait des doutes, toujours. Jamais une entrevue entre eux ne s'était déroulée facilement, sans heurte ou menace. Constamment il fallait qu'ils s'envoient des piques. Combien de temps mettront-ils avant que cela ne reprenne maintenant ? Scylla partait toujours au quart de tour lorsque Crixus la cherchait, c'est certainement pour cela qu'il devait apprécier la bousculer. Mais pour l'instant ils se tenaient.

L'homme s'impatientait mais prit tout de même la peine de réfléchir à la situation. L'acheteuse et novice en la matière savait déjà ce qu'elle voulait, en l'absence de traître à faire disparaître sous les serres et le bec de Quin, les petits animaux restaient sa solution de replie. Peut-être aurait-il une meilleure proposition, c'était lui le pro des bêtes après tout. « J'ai été livré ce matin d'une cargaison de... petites créatures vives. » Annonça-t-il alors en sortant de leur refuge de fortune. Crixus passa très proche de la harpie. Cette dernière n'eut pas le temps de reculer, elle ne s'attendait pas à ce qu'il lui laisse voir la marchandise, c'était plutôt bienvenu. Suivant ses pas la sorcière était un peu décontenancée, elle avait présumé que l'éleveur lui aurait vite fait emballer dans une cage une créature au hasard et l'aurait ensuite sans plus tarder envoyé au diable. Plus ça allait et plus cette entrevue semblait étrange et pas naturelle. Cela faisait bizarre de se comporter avec calme face à ce fauve qui avait pour habitude de lui sauter à la gorge. Mais plus elle y songeait et plus la sorcière se rendait compte de la singularité de ses circonstances, alors elle essaya de chasser ses remarques de son esprit. Scylla se concentra donc sur les caisses que Crixus lui présentait, il en découvrit une qui laissa apparaître un grouillement de dizaines et dizaines de petits rongeurs blancs. Des souris ... « Elles sont normalement pour des créatures plus... grandes. Mais je peux faire des concessions et vous en laissez quelques unes. » La Lestrange s'approcha puis s'accroupit à hauteur de la caisse, examinant les petites bestioles. Souris, rat, ragondin, lapin, lièvre, taupe, tout cela son harpie féroce devait le chasser à l'état sauvage, ce n'était donc pas une mauvaise idée du tout. Puis cela ne devait pas bien coûter cher. « À moins que vous ne souhaitiez quelque chose de plus... magique. Pour votre... oiseau. » Ajouta le sorcier avec un petit rire. Cela sonna aux oreilles de Scylla comme une moquerie hautaine ou alors était-il content de lui ? Elle n'aurait su dire, elle ne connaissait pas cet homme en fait. Elle pouvait prédire avec une petite marge d'erreur ses pires réactions mais son comportement lorsqu'il était chez lui, dans la vie de tous les jours ? Par Merlin elle n'en savait foutrement rien. Cela la choquait un peu. Ezekiel lui aurait passé un savon ? Ou alors l'avait prévenu de sa visite et il avait feint la surprise ? Non, ni l'un ni l'autre n'était possible, elle ne savait pas de quoi son frère et le Lovegood parlaient lorsqu'ils étaient ensemble. Ils étaient tout les deux à la tête de leur famille, ils avaient bien de quoi s'occuper. Le braconnier dévoila alors une autre caisse, révélant des botrucs, laissant le choix au fauconnier. Sans bouger de sa place, Scylla observa les créatures amorphes un instant de ses yeux bleus. Magique ou pas, peu importait à vrai dire. Alors qu'elle réfléchissait à son choix, la Lestrange ne remarqua pas l'elfe qui était apparu quelques pas plus loin, Crixus vint à lui et ils discutèrent. Scylla se releva alors doucement lorsque le maître du domaine lui revint, elle plongea ses yeux dans les siens pour essayer de comprendre ce qu'il se passait avant de détourner son regard vers les cieux. Le temps se gâtait à vu d’œil, à vrai dire cela importait peu à la sorcière, le jour de chasse était le jour de chasse, qu'il pleuve, vente ou neige mais son compagnon à plumes avait dû s'éloigner, elle ne le voyait plus tournoyer dans les parages. Elle espérait qu'il n'était pas en train de saccager la propriété d'un des voisins. Il avait été suffisamment bien élevé pour que cette crainte disparaisse aussitôt du cœur de sa maîtresse. « Pardonnez-moi de devoir écourter la vente, mais le vent a tourné. Les employés doivent renouveler les sortilèges anti-pluie, et il vaudrait mieux pour nous d'aller attendre quelque part, tant qu'ils terminent. Pour éviter quelques... désagréments. » L'Oubliator acquiesce alors doucement, ça elle pouvait le comprendre et ne pas en tenir rigueur à Crixus, la météo n'était pas quelque chose qu'il pouvait contrôler. Comme son frère lui avait suggéré, elle restait « gentille ». Mais tant de politesse et d’attention déstabilisait la jeune femme, c'est comme si elle se devait de suivre le même code de conduite que lui pour ne pas perdre la bataille. Voilà quel était le problème : tout les échanges que Scylla avait pu avoir avec le Lovegood avaient été des combats. Celui-ci était le seul qui ne l'était pas, voilà ce qui rendait cette situation si étrange à ses yeux, elle n'avait pas à se battre pour qu'il ne lui marche pas sur les pieds ou la respecte. « Vous joindriez-vous à moi pour prendre le thé ? Que nous terminions notre affaire dans de meilleurs conditions. Nous pourrions peut-être vous faire une petite "remise". » Un « Seriously ? » faillit s'échapper des lèvres rouges de la sorcière qui parut visiblement surprise et incrédule durant quelques secondes. Mais elle ne voulait pas laisser l'incertitude qui la gagnait transparaître, Scylla resta donc fidèle à elle-même et endossa de nouveau bien vite un visage dénué d'émotion et froid.

Lors de leurs salutations Crixus semblait vraiment embêté que la Lestrange se trouve ici, alors pourquoi l'inviter à rester et ne pas reporter cette discussion à plus tard ? Un part d'elle ne pouvait s'empêcher de penser que ça sentait l'entourloupe à plein nez, que tout cela n'était qu'un piège. Mais ce raisonnement était totalement stupide, l'imprévu avait un mauvais effet sur les neurones de l'Oubliator apparemment … Crixus semblait être une personne totalement différente de celui sur lequel elle avait craché ouvertement si souvent, il apparaissait ici en parfait petit hôte. « Très bien ... » Répondit-elle alors un peu hésitante. Elle avait toujours pensé que c'était elle qui lui faisait cet effet de répulsion, qui l'obligeait à la détester et vice versa. Était-ce possible que tout ce temps ces constantes querelles n'étaient dû qu'aux circonstances ? La sorcière ne savait plus trop où elle était ni ce qu'elle faisait. N'y avait-elle qu'elle à qui tout cela paraissait étrange ? Marchant aux côté de Crixus, elle avait peine à croire qu'elle allait réellement boire une tasse de thé en sa compagnie. Le tonnerre commença à gronder au loin et les nuages semblaient prêt à pleurer d'un moment à l'autre. Si elle venait à périr ici en tout cas, son frère savait où chercher vu que c'était lui qui l'avait envoyé ici. Ils firent alors le même chemin qu'avait pris Scylla à son arrivée. Sauf que cette fois-ci elle était accompagnée du maître des lieux et pas de son esclave nain aux oreilles pointues. Arrivés à la grande porte du manoir la pluie commença à cracher ses foudres. Avant de franchir le seuil le fauconnier jeta un dernier regard au ciel alentour afin de repérer son animal mais toujours rien de ce côté là. Il aura certainement été s'amuser dans la forêt … Scylla n'en revenait pas d'être entrée sans être accompagnée d'Adeline. Crixus la mena alors au salon où le thé les attendait déjà, la théière encore fumante sur une table basse entourée de sièges. La dernière fois qu'elle avait foulé ce sol l'Oubliator était peut-être encore élève à Poudlard. À vrai dire elle ne se souvenait plus très bien. De toutes façons faire le tour du propriétaire ne l'intéressait pas. Le Lovegood lui indiqua un fauteuil où prendre place. La jeune femme retira alors son manteau qu'elle déposa délicatement sur le dossier du siège que lui avait indiqué Crixus. Si il recevait tous ces clients ainsi, rien d'étonnant à ce que les affaires marchent biens pour sa famille. « J'imagine que les choses vont plus vite lorsque c'est Ezekiel qui s'occupe de ça. » Constata-t-elle un peu amère. Ou peut-être qu'au contraire ils en profitaient pour boire un verre et échanger simplement. Rah elle n'en savait rien, elle ne savait pas pourquoi son frère était ami avec cet homme, c'était un vrai mystère. Tout cela faisait très officiel en tout cas ce qui n'était en rien obligatoire pour le médiocre marché qu'il allait passer. « Je sais que cette vente n'est rien comparée à celles que vous faites avec vos clients habituels. Il n'y avait nul besoin de sortir le grand jeu. » Déclara-t-elle en prenant un peu de recul sur la situation. C'était plus une boutade et un simple constat qu'un reproche. Cela devait bien être la première fois qu'elle ne parlait pas négativement au sorcier. Elle n'eut pas la force de le regarder en prononçant ces paroles. Elle se contenta d'admirer le salon dans lequel ils s'étaient installés le temps que la tempête se calme et que les employés fassent leur œuvre.

La Lestrange avait pourtant assurée ne pas vouloir faire perdre son temps au Lovegood … Elle s'assit donc sur le siège qui portait son manteau. Elle le garda à proximité, cet entretien privé n'allait pas s'éterniser longtemps, ce n'était pas possible, ils n'avaient rien à se dire. La sorcière ne perdit pas le Nord cependant et n'en oublia pas sa commande, elles croisa les jambes et déplissa sa robe noire d'un revers de mains. « On peut donc oublier la remise, j'avouerai me sentir quelque peu insultée d'avoir un prix pour trois malheureuses souris et un botruc amorphe. » Ses yeux croisèrent enfin ceux de Crixus, elle soutint même son regard quelques secondes, appuyant ses mots sans ciller. Cela ne représentait rien du tout dans l'inventaire de créatures des Lovegood alors bon, faire une remise pour une marchandise qui ne valait de base déjà pas grand chose, oui, Scylla aurait été capable de se sentir diminuée par ce geste commercial qui semblait partir de ce qui semblait être une bonne intention, certes. La poupée de porcelaine au cheveux charbons se fondait à merveille dans le décor et les rituels de la diplomatie mais de là à savoir marchander, c'était un peu trop lui demander, ce n'était absolument pas son domaine.
CE MESSAGE EST PARFAITEMENT APPROUVÉ PAR LE MINISTÈRE DE LA MAGIE.


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Parchemin envoyé Dim 15 Avr 2018 - 22:55

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Je suis : Marine (Authenticity) , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 08/10/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1763 hiboux. J’incarne : Alexander Skarsgård , et l’avatar que je porte a été créé par : @Valtersen . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Violet&Raven Je parle en : #ff4500

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Je suis âgé de : 35 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : éleveur et braconier de créatures magiques. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : je convoite une certaine main. Champ Libre : test

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Il est instable, le mangemort. Un instant, il se moque de la femme et l'instant d'après il prend le thé avec elle. Les idées ne semblent pas réellement coordonnées dans sa tête. Chaque instant, il peut décider de changer le cap. Il semblait ne pas avoir le temps, et pourtant, il est là, proposant le thé à la plus grande harpie de toute l'Angleterre. Peut-être pense-t-il qu'il ne craint rien, chez lui. C'est son domaine sa maison. Rien ni personne ne semble ici pouvoir l'atteindre. Il est puissant, et il veut peut-être exposer toute cette puissance devant la sorcière. « Très bien ... », lui avait-elle répondu. Il mit quelques instants à saisir l'hésitation dans sa voix, mais rien ne lui faisait plus plaisir que d'entendre le doute planer chez la Lestrange. L'inviter à prendre le thé est une chose que font les personnes aimables, et Crixus n'en est sans aucun doute pas une. Mais si le temps change, l'homme décide de prendre la mer avec lui et s'adapter. C'est ce que ferai tout bon marin. Le tonnerre est le seul bruit qui vient briser le silence qui s'est installé entre-eux. Les nuages instables semblent tellement bien convenir à la gêne qui s'installe dans cette situation. La sorcière n'a pas réellement rechigné, mais il doute que être sa en compagnie ne l'enchante pas au plus haut point. Crixus n'apprécie pas beaucoup les gens, mais une petite voix lui dit qu'elle ne les apprécie guère non plus. En général, l évite toute bienséance inutile, mais ce jeu semble lui plaire. Prêt à déraper à tout moment, Crixus est fou de ce genre de choses imprévisibles. Tantôt griffer, tantôt mordre, seul l'avenir dira ce qu'il adviendra d'eux. Bien qu'il semble vouloir être dans le contrôle permanent, il aime lorsque le hasard domine le jeux, mais surtout en sa faveur, en fait. Courageux mais pas téméraire. ll aime se frotter aux cailloux, mais pas lorsque ceux-ci piquent de trop. Il les broie lorsque c'est le cas. Cette pierre-ci, il ne l'avouera surement pas, mais il adore s'y frotter. Il a l'impression de s'y être plusieurs fois cassé les pieds, mais en y prenant chaque fois du plaisir. Faire brûler l'Asutralie ? Voilà qui aurait été amusant. Maintenir cette tête brûlée contre le mur en la menaçant de lui broyer les côtes ? Délicieux. Seulement, en l'état actuel des choses où s'est terminé leur dernière entrevue, il se tâte à laisser tomber quelques gouttes de poison dans son verre dans l'unique but de lui faire payer son affront. Vile et manipulatrice, cette sorcière. Elle finira vieille fille, il en est certain.

La demeure des Lovegood pourrait surprendre. On s'attendrait peut-être à des couleurs sombres, ou bien très gaies, mais il se distingue par sa simplicité et sa praticité. Voyons, comment tirer un corps inerte vers les cachots si tout est encombré de meubles inutiles ? Avec Virginia dans les parages pourtant... Il aurait été probable de voir traîner quelques paillettes, bien qu'elle ne s’essaierait surement pas à cet affront. Elle a bien trop peur de n'importe lequel des Lovegood qui peuple ce domaine. Même les botrucs, elle ne les approche pas. Alors imaginez un peu si elle approchait Crixus. Il tend la main d'un geste nonchalant vers le siège destiné à la Lestrange et s'assoit en face d'elle. Le mangemort prend ses aises, s'installe dans le fond de son siège et croise une jambe sur l'autre. Il la regarde retirer sa veste, et prendre place avec toute la grâce d'une grande dame. Quelle étiquette. Crixus devait écouter d'une oreille distraite, lorsque c'était à son tour de faire ce genre de choses. Pas plus qu'il ne sait servir le thé ou cuisiner. « J'imagine que les choses vont plus vite lorsque c'est Ezekiel qui s'occupe de ça. » Un sourire en coin atteint ses lèvres. Pas nécessairement. Les deux amis passent surement bien trop de temps à discuter ensemble. A vrai dire, Crixus a pensé plusieurs fois que le frère de Scylla lui tournerait le dos, mais que nenni. il est étrange de voir que les amis sont accrochés comme des huîtres à leur rocher : solidarité appelle-t-on cela. Crixus a des amis, quelques-uns. Malgré toutes les conneries. C'est surement là que se place toutes les bonnes choses de l'amitié. bien qu'il doute que la liste de ses horreurs ait traversé toute la communauté des sang-pur, il est souvent évité mais aussi respecté. il n'est probablement pas réputé comme le sorcier le plus accueillant ou le plus apte à boire un verre, mais il a eu la chance de se faire une place et un nom. Au dépends d'un père qui se croyait fou, mais qui ne l'aurait jamais été autant que lui.

« Ezekiel passe autant de temps qu'il le souhaite ici, rien ne l'y retient. Tout comme je ne vous enchaîne pas, vous prenez le thé. » Il termine sa phrase sur un ton ironique, comme si la simple idée de prendre le thé avec elle était totalement irréaliste. Qu'a-t-elle donc ? Un train à prendre ? Des puces à soigner ? Crixus joue du spectacle et claque des doigts pour qu'un elfe apparaisse et serve le thé. Il aurait pu le faire lui-même, mais pas pour la frime. C'était bien trop simple. Elle laisse passer quelques instants, et le mangemort n'en demande pas moins. Le chant de la sirène ne lui a pas encore embrumé le cerveau, pas cette fois-ci. « Je sais que cette vente n'est rien comparée à celles que vous faites avec vos clients habituels. Il n'y avait nul besoin de sortir le grand jeu. » Il prend le temps de siroter une grogée de thé avant de lui répondre sur le même ton. « Il faut savoir rester digne en toutes circonstances, Madame Lestrange. » assure-t-il. « On peut donc oublier la remise, j'avouerai me sentir quelque peu insultée d'avoir un prix pour trois malheureuses souris et un botruc amorphe. » « Il ne faut pas sous-estimer la valeur d'un botruc. » Ce sont de petites créatures très intelligentes. Bien plus que les... comment déjà ? Les phasmes. Ces petites créatures moldues sont complètement inutiles. Mais pas les botrucs, bien que Crixus n'aurait pas l'idée de se promener avec l'un d'eux dans sa poche. Le mangemort est de ceux qui voient la beauté des animaux dotés de magie, mais qui décrédibilisent totalement les animaux chéris moldus face à eux. Y-a-t-il plus beau Zoo qu'un Zoo sorcier ? Assurément pas.

Au loin, le tonnerre gronde. Bientôt, la pluie s'abbat à grosses gouttes sur la vallée. Prévu et anticipé. Rien ne donne plus envie de boire un thé qu'une réussite aussi parfaite. il n'a même pas détruit le brushing de la sorcière en la laissant sous la pluie. « Y connaissez-vous quelque chose en créatures magiques ? » Il hausse un sourcil, et cherche des yeux ceux de la sorcière. Sans même attendre quelconque réponse de sa part, il se lève et passe en quelques pas derrière la sorcière pour jeter un œil à la fenêtre. A l'extérieur ce sont les elfes et les employés qui s'affairent, et le grand chef qui regarde d'un œil avisé. « Quelle belle journée », dit-il ironiquement tout bas, plus pour lui que pour la sorcière. Après quelques instants de contemplation, il jette un regard à la sorcière et  se déplace non loin derrière elle, en s'assurant qu'elle le voit parfaitement. Il tend un bras vers une armoire découverte, aux étagères emplies de bocaux et dit : « Remarquez, vous m'auriez demandé des proies mortes, j'aurais certainement été plus à même de vous trouver quelque chose... d'original. » Il fait un pas, pour sortir de son champ de vision, et se penche vers elle, son souffre lui frôlant la nuque.« Je suis sûr que vous adorez les affaires qui se finissent dans l'originalité, dans la mort et la... frustration. Surtout quand c'est vous qui avez le dernier mot. Vous contrôlez, Madame Lestrange. », termine-t-il en chuchotant. Il laisse passer quelques instants, et de détourne en éclatant d'un grand rire. « Mais nous ne sommes pas là pour parler de ça, n'est-ce-pas ? »


“There are different kinds of darkness,” Rhys said. I kept my eyes shut. “There is the darkness that frightens, the darkness that soothes, the darkness that is restful.” I pictured each. “There is the darkness of lovers, and the darkness of assassins. It becomes what the bearer wishes it to be, needs it to be. It is not wholly bad or good.” ― Sarah J. Maas, A Court of Mist and Fury

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Parchemin envoyé Ven 20 Avr 2018 - 20:32

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Je suis âgé de : 30 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Oubliator au Département des Accidents et Catastrophes Magiques ainsi que Bourreau parmi les rangs du Lord. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : rien de palpitant depuis bien des années, mon frère aîné vendra certainement ma main au plus offrant. Champ Libre :





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Ce qui ne devait être qu'une simple et brève entrevue entre deux sorciers aux tempéraments hargneux se transformait peu à peu en tête à tête courtois des plus étranges. Le temps devenant gris, pluvieux et bien orageux le Lovegood offrit aimablement une tasse de thé et un abri à l'intrus Lestrange. Cette dernière aurait aimé faire chasser son animal par ce temps magnifique mais elle se perdit sur ces terres. Elle décida de s'y attarder tant qu'elle n'avait pas ce qu'elle était venue chercher ; après tout la chasse n'était rien sans proie, les promenades elle en avait eu son compte. Elle serait à des années lumières de pouvoir se détendre aux côtés du braconnier cependant, trop habituée à être sur la défensive, le corps de la jeune femme avait pu constater de lui-même les changements instantanés du sorcier lunatique. Il avait menacé de la mordre, de la couper même. Pour autant Scylla avait décidé de ne pas chercher le conflit, si il lançait les hostilités en premier elle suivrait bien entendu mais le terrain était au désavantage de la jeune femme. Elle n'était pas prisonnière entre ces murs, du moins Crixus ne l'avait pas encore décidé ainsi. Il y avait une chance que la situation ne s'envenime pas mais tout était à prévoir. Pour preuve : Crixus semblait être moins hostile et presser de se débarrasser de Scylla que lorsqu'elle l'avait interrompu en plein travail, allant jusqu'à passer du temps avec elle au sein de sa propre demeure. Pour penser à autre chose Scylla parla alors de son frère dans un premier temps. L'aîné avait failli à sa mission et elle avait dû s'en occuper alors qu'elle avait réussi à éviter cela pendant des années. Ils étaient amis après tout, même si Scylla avait parfois bien du mal à le concevoir. Installée sur un fauteuil la sorcière se tenait droite, affichait toujours sa mine stricte et sévère qui lui allait si bien. « Ezekiel passe autant de temps qu'il le souhaite ici, rien ne l'y retient. Tout comme je ne vous enchaîne pas, vous prenez le thé. » La Lestrange regarda son interlocuteur de manière quelque peu désabusée. Elle se savait pas enchaînée ici mais le sorcier avait pris ses aises comme si il se trouvait seul, sans sa piquante compagnie. Le maître de maison fit ensuite appel à un elfe afin qu'il s'occupe du service. Ils étaient ici pour boire une tasse après tout. Que cela soit du thé ou non ça Scylla ne pouvait malheureusement pas le dire. Serait-il capable de l'empoisonner par rancune ? Elle ne le connaissait pas après tout, du moins elle ne connaissait que certaine facettes du sorcier. Elle nierait vouloir en apprendre d'avantage car jouer les harpies intouchables lui plaisait trop, il n'avait pas besoin de savoir l'attrait certain qu'elle commençait à développer pour lui. Même elle repoussait cela en bloc. Être à ses côtés était autant grisant qu'énervant. Quelle relation était cela ? Ça n'avait aucun sens. Eux n'étaient pas amis et étaient en plus difficilement collègues lorsqu'il s'agissait des affaires du Lord mais depuis qu'elle avait fait irruption ici la lamia n'avait pas eu l'envie ni la pulsion soudaine d'écorcher son hôte. Serait-ce une forme de progrès ?

Ne pouvant décidément pas réfléchir à cela dans une pareille scène, Scylla s'empara élégamment de sa tasse de thé chaud tout juste servie et la garde avec elle, au dessus de ses jambes pliées, aspirant la chaleur émanant de la porcelaine telle une succube se nourrissant de la vitalité d'une victime. Elle attendit que son hôte commence à siroter sa boisson avant de faire de même et de reparler de leur affaire interrompue. Le Lovegood soutient que malgré la maigreur de cette recette il ne fallait pas oublier la dignité ainsi que la valeur des choses. La sorcière n'avait aucune idée de la valeur marchande que pouvait avoir les créatures présentes en ces lieux c'était bien vrai mais c'était justement par dignité qu'elle refusait de bénéficier d'une remise quelconque sur cet échange. Fière, toujours fière elle était la Lestrange, de son nom, de son rang, de ses privilèges. C'était cette même fierté qui l'avait poussé à ne pas céder fasse à Crixus durant leur dernière petite affaire dans les cachots du Ministère. « Y connaissez-vous quelque chose en créatures magiques ? » Demande-t-il alors avant de se lever de son fauteuil, démontrant que la réponse lui importait peu. Il s'éloigna d'elle afin de pouvoir contempler au travers d'une fenêtre la pluie s’abattre sur sa propriété. « Quelle belle journée. » Finit-il par conclure alors, le regard rivé à l'extérieur. La jeune femme aurait tendance à penser la même chose mais maintenant qu'elle se trouvait dans ce salon elle ne savait pas à quoi s'attendre. Il avait la capacité et le pouvoir de rendre cette journée abominable, voilà pourquoi elle avait été réticente à l'idée de devoir s'occuper de cela elle-même. L'idée qu'il puisse rendre cette journée encore plus agréable par contre ne traversa pas l'esprit de Scylla. Il présenta ensuite quelques bocaux qui devaient sans doutes pour lui être des trésors. La différence majeure que l'Oubliator pouvait faire entre l'intérieur des Lestrange et celui des Lovegood était l'humilité que dégageait ces lieux. Ici tout était épuré, pas encombré ni surchargé de détails, il y avait de l'espace. Chez elle les choses étaient également bien rangées mais les ornements des meubles et autres tapisseries laissait transparaître la haute société. Les seuls objets décoratifs n'étaient pas fait d'or et avaient au contraire plus une valeur sentimentale, familiale et surtout magique; les chouchous du Lord se tournant plus aisément vers la puissance et le pouvoir que la richesse et l'évidente opulence. Maintenant que leurs parents étaient décédés les trois orphelins Lestrange pouvaient si ils le souhaitent tout changer à cela mais cela ne fut pour l'instant la volonté d'aucun d'entre eux. Jamais il n'avait été question de se vanter de ses biens dans cette famille et les Lovegood semblaient avoir la même prestance pour ces choses-là. Les gens savaient en entendant leurs noms à quoi s'attendre et cela Scylla l'appréciait beaucoup.

Alors quelle contemplait d'un regard perçant ces fameux bocaux en écoutant le sorcier elle prit une autre gorgée de son thé. Bien entendu tuer pour lui devait être plus satisfaisant, il était un chasseur né, impitoyable et caractériel. Le braconnier passa alors derrière son invitée, disparaissant dans son dos. Elle n'aimait pas trop cela mais la tension que cela créait rendait la discussion des plus intéressantes, la forçant encore plus à faire attention à ses mots plutôt qu'à ses gestes. « Je suis sûr que vous adorez les affaires qui se finissent dans l'originalité, dans la mort et la... frustration. Surtout quand c'est vous qui avez le dernier mot. Vous contrôlez, Madame Lestrange. » Lui souffla-t-il presque dans le cou. Toujours raide sur son assise la sorcière reprit une lippée de sa délicieuse boisson avant de relever les yeux droit devant elle, ne défaillant à aucun moment. Elle se laissa même aller à esquisser un sourire qu'il ne verrait qu'à moitié. Cette allusion était un délice. Cette expérience n'avait été frustrante que pour lui, le tortionnaire était donc bien quelque peu rancunier. Mais étrangement il annonça cela avec un certain calme, comme si c'était de l'histoire ancienne. « Oh, alors cet instant hante toujours vos nuits ? » Demanda Scylla d'une voix posée et douce dans un certain sérieux avant de se pencher pour remettre délicatement sa tasse sur la soucoupe d'où elle venait, la porcelaine s'entrechoquant faiblement. La réponse à cette question l'intéressait fortement à vrai dire. Allait-il se transformer en enfant capricieux ? Pleurant de ne pas avoir eu son jouet ? « Mais nous ne sommes pas là pour parler de ça, n'est-ce-pas ? » Il avait raison, la femme aimait avoir le contrôle, elle ne le cachait pas. Elle avait été pleinement satisfaite de son acte alors que lui avait été coupé dans tout ses élans. C'était la loi de la jungle et répondre à cette loi faisait d'eux des animaux bien sauvages. Le sorcier toujours dans son dos Scylla tourna sa tête pour l'avoir du coin de l’œil, se retrouvant tout proche de son visage carnassier et froid. Elle n'avait aucune honte, ils avaient joué, elle avait gagné. Ezekiel n'était au courant de rien cependant, à part l'antipathie qu'elle éprouve pour le braconnier, son frère ne sait rien d'autre. « Je pourrais parler de cela avec vous pendant des heures au contraire. » Affirma-t-elle sûre d'elle, quitte à faire perdre son contrôle et son assurance au Lovegood. Peu lui importait. « Qu'est-ce qui vous a frustré le plus Crixus ? Perdre votre proie ou vous être fait désarçonner à ma façon ? » Interrogea-t-elle en fronçant les sourcils, réfléchissant à la possible réponse. Prononcer son prénom avait quelque chose de tranchant et si personnel. Elle l'avait privé de son jouet et il était devenu celui du Bourreau à son propre insu. Ô ironie. Peut-être que lui voler un baiser fougueux avait pu sembler déloyal à ses yeux mais les menaces du tortionnaire l'avaient été tout autant. Oh si il avait osé la blesser pour de bon … Ils ne seraient pas là à bavarder comme si rien ne se tramait. Mais il n'avait pas eu la chance de le faire, alors elle se permit d'ajouter : « Je ne connais pas grand chose au créatures magiques non, mais n'hésitez pas à m'éclairer de votre savoir. » Conclu-t-elle en se tournant quelque peu sur son assise afin de pouvoir regarder dans les yeux son interlocuteur. Un coude posé sur l'accoudoir, en partant du cou du sorcier elle laissa glisser un de ses doigts le long de sa mâchoire jusqu'à son menton, observant son visage comme si il était un animal docile. Ses yeux bleus s'arrêtèrent sur ses lèvres un peu plus que sur le reste. Qu'il comprenne que c'était bien de lui qu'elle parlait, que c'était lui la créature dont elle ne savait rien. Elle ne comprendrait jamais la fascination qu'elle avait pour l'esprit de ce sorcier instable. Dehors la foudre s’abattait et grondait au loin, le soleil était complètement voilé par les nuages gris qui crachait leur fureur. En effet, cette journée était belle. C'était d'ailleurs par une journée comme celle-ci que la Lestrange était venue au monde à ce qu'on lui avait raconté.
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Parchemin envoyé Mar 8 Mai 2018 - 22:31

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Je suis : Marine (Authenticity) , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 08/10/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1763 hiboux. J’incarne : Alexander Skarsgård , et l’avatar que je porte a été créé par : @Valtersen . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Violet&Raven Je parle en : #ff4500

Scyllus

Je suis âgé de : 35 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : éleveur et braconier de créatures magiques. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : je convoite une certaine main. Champ Libre : test

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Il ressasse sans cesse les mêmes choses. C'est un genre de malédiction qu'il porte. Oh, ce ne sont pas les images des horreurs qu'il a faites, qui le hantent. Mais ce sont des choses bien plus futiles, bien plus inutiles. Ce ne sont pas des clichés de meurtres, ni de torture, ni de toutes ces choses qu'il a pu commettre. Détruisant des âmes toutes plus pures les unes que les autres, sans aucun regrets. Oh non, ce sont des images bien plus simples. Censées êtres saines, futiles et totalement dénuées d'intérêt. Ce sont toutes ces choses du quotidien qu'il ressasse. Toutes ces émotions aussi idiotes que la frustration, la surprise, le dégoût. Il a du mal à digérer ces choses et les revoit toutes les nuits. Ce que la Lestrange a fait, il a mis longtemps à l'intégrer. Parce que ce sont les émotions auxquelles il a besoin de réfléchir. Lorsque c'est la colère, la tristesse, la joie, ce sont des émotions qui déclenchent parfois chez lui des réactions extravagantes. Mais les émotions futiles, elles sont bien plus subtiles. La frustration est dure à gérer pour lui. Comme un enfant, qui en comprends pas qu'on lui retire son jouer. Crixus n'est qu'un enfant après tout, une boule d'émotivité qui renfrogne complètement toutes les émotions. Jusqu'au moment où elles explosent. Parce que c'est une malédiction, la maladie. Des troubles de l'humeur, engendrés par des émotions ou des facteurs incontrôlables. Mais surtout parce qu'il refuse d'être contrôlé. Il ne veut pas prendre de traitement. Que peuvent des médecins contre la volonté d'un homme fou ? Même sa mère ne lui aurait pas fait avaler une pilule.

Il voit ses mouvements, tandis qu'elle prend une gorgée du thé. Oh diable, s'il avait eu le cœur à l’empoisonner. Bien qu'en réalité, il voudrait plutôt lui faire endurer des heures de frustration, de souffrance et de plaisir. Juste pour se délecter. Ce que qu'elle a pu faire. Mais c'est extrême, bien trop extrême. Mais c'est Crixus, et tout lui semble normal. Il la regarde déposer sa tasse lentement, et lui souffler : « Oh, alors cet instant hante toujours vos nuits ? » Oh dieux, si tu savais. Si elle savait ce qu'il en a pensé, à chaque fois. Chaque nuit. Chaque seconde de ces douloureuses nuits. Il lui ferait subir mille tourments. On ne fait pas faux bond de cette manière à Crixus Lovegood. Ça non. Seulement, ce n'est pas le moment, pour l'instant. Il trouvera. La punition divine et parfaite. Son rire éclate, franc. Oh, il ne lui dira pas. Il ne lui dira jamais, qu'elle hante ses nuits. Ce n'est pas ce qui l’intéresse aujourd'hui. Il y a déjà bien trop pensé. « Mais nous ne sommes pas là pour parler de ça, n'est-ce-pas ? », dit-il en se détournant. Il se prend quelques instants pour respirer, et jeter un coup d’œil à l’extérieur, avant de se tourner à nouveau face à elle, bien qu'elle ne le voit pas. Il n'a pas eu le temps de remarquer le mouvement qu'elle a fait pour le voir du coin de l’œil, aussi pense-t-il qu'elle ne le voit pas.

Elle semble si raide, sur ce canapé. Une vieille sorcière aigrie qui nécessite sa canne pour se lever. Oh quel étiquette ils ont ces Lestrange. Pour avoir vu Ezekiel plusieurs fois après un nombre incalculable de verres, il sait que si on les titille un peu ils sont susceptibles et se détendent. Mais sait-elle au moins se détendre un peu ? Il l'a vue tendue pour deux sous en Australie, et vexée qu'il ne dégage pas au Ministère. Mais... Peut-être aurait-il du demander à verser un peu de Whisky dans le thé. « Je pourrais parler de cela avec vous pendant des heures au contraire. » Non, merci. Crixus se demande ce que la sorcière aurait à dire sur le sujet. La narguer, avec tout ce cynisme qui lu est propre. Quelle peste. « Qu'est-ce qui vous a frustré le plus Crixus ? Perdre votre proie ou vous être fait désarçonner à ma façon ? » Il ne saurait le dire, en réalité. Il a tellement détesté chaque instant après son départ, alors qu'il a tant aimé le peu qu'elle a fait. Que se serait-il passé après tout, si elle était restée ? Elle aurait pris peur, face à cette bête ? Elle aurait regretté son geste ? Elle ne le semble pas en tous cas. Il aurait obtenu ce qu'il voulait d'elle. Pour sûr non. Elle lui semble si complexe, si inatteignable. Et si détestable. Il ne réponds pas, il ne veut pas engager ce sujet. Elle semble gagner un jeu dangereux, auquel il ne veut plus jouer. Il n'aime pas perdre, et elle aime contrôler. Elle n'aime pas perdre, et il aime contrôler. qui contrôlera l'autre ? Il a peur que ce soit une lutte de trône sans fin.

Irrémédiablement attiré, il s'est à nouveau approché d'elle. S'il avait été buveur de sang, il se serait déjà abreuvé d'elle jusqu'à la dernière goutte. Une douce vengeance froide et mortelle. Mais il ne boit pas de sang, en fait. Il n'est qu'un homme, fou et furieux, mais un homme qui sait apprécier les belles choses. Il les apprécie quand il les possède, quand il les domine. Seulement, ce qu'il ne contrôle pas est encore plus désirable, et cet électron libre est plus que désirable. Téméraire et libre, il le veut. « Je ne connais pas grand chose aux créatures magiques non, mais n'hésitez pas à m'éclairer de votre savoir. », dit-elle, se retournant un peu vers lui. Elle passe un doigt sur son visage, glissant délicatement de sa mâchoire à son menton. Ses yeux bleus l'enivrent, si bien qu'il a à peine entendu ce dont elle parlait. Oh dieux, s'il pouvait lui donner un cours à celle-là. Un geste, une parole, tout ce qu'elle veut. Elle ne veut même pas savoir ce qui lui passe par la tête. Qu'est-ce qu'il lui a pris de s'arrêter là, puis de revenir et de faire ça. Qu'attend-elle au juste ? Qu'il la possède ? Qu'il envahisse son espace personnel d'un pas ? Se gênera-t-il ? Bien sûr que non. A qui rendrait-il des comptes ? A Ezekiel, pour avoir touché la sorcière ? Peu lui importe. Il en fera ce qu'il veut, c'est certain.

Dans un mouvement qui semble infiniment long, il comble l'espace entre-deux. Posant délicatement ses lèvres sur les siennes, glissant une main sur sa joue. Il ne l'embrasse pas aussi passionnément qu'elle l'a fait. Il ne lui rend pas la pareille, parce que il veut montrer que ça l'a touché. Que ça l'a blessé. Pire qu'un animal, il est un homme avec des sentiments et des émotions réels. Des émotions qui engendrent toutes sortes de réactions passionnées. Cette attirance indéniable qu'il y a pour les lèvres de cette sorcière depuis qu'il y a goûtée. Seulement, la bête n'aime pas cette situation. Trop timide, trop fragile. En quelques pas, il brise ce contact et se tient devant elle. L'homme grogne sur sa proie, qu'il ne laissera pas filer cette fois. Crixus passe un bras sous elle, avant même qu'elle ne puisse soupirer, et la déplace sans aucune délicatesse de l'autre coté de la pièce. Là où les mouvements seront bien plus amples et confortables, il est déjà aussi dessus d'elle, une main qui a rejoint sa hanche. Sans crier gare, il reprend ce baiser interrompu, plus violemment. Leurs deux corps sont éloignés, et pourtant il sent sa chaleur de là. Alors même qu'il ne la touche pas encore. Lorsque le baiser devient plus profond et qu'il a passé la barrière de ses lèvres, il brise l'espace entre-eux, scellant la sorcière dans cette étreinte. Putain qu'il voulait y goûter. Elle doit pouvoir sentir la chaleur et les réactions que la proximité impose, mais Crixus n'a pas de geste déplacé. Sa main parcoure avidement les courbes de ses hanches, tandis que le baiser se termine, un gout salé de vengeance entre les lèvres.

Il avait rêvé mille fois de la torturer, mais jamais d'autant apprécier.


“There are different kinds of darkness,” Rhys said. I kept my eyes shut. “There is the darkness that frightens, the darkness that soothes, the darkness that is restful.” I pictured each. “There is the darkness of lovers, and the darkness of assassins. It becomes what the bearer wishes it to be, needs it to be. It is not wholly bad or good.” ― Sarah J. Maas, A Court of Mist and Fury

Spoiler:
 

Parchemin envoyé Mer 16 Mai 2018 - 0:01

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Je suis : Wednesday , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/04/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1104 hiboux. J’incarne : Eva "Goddess" Green , et l’avatar que je porte a été créé par : Dandelion . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Phèdre Momo & Saoirse Rackh. Je parle en : #6699cc

I have taste every poison, they do not taste like you.

Je suis âgé de : 30 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Oubliator au Département des Accidents et Catastrophes Magiques ainsi que Bourreau parmi les rangs du Lord. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : rien de palpitant depuis bien des années, mon frère aîné vendra certainement ma main au plus offrant. Champ Libre :





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La sorcière en aurait presque oublié son animal à plumes qui devait s'en donner à cœur joie sous la pluie et profiter de la tempête qui se déchaînait à l’extérieur. Mais au chaud, à l'abri, sa maîtresse avait porté toute son attention sur une créature des plus fascinantes. Elle semblait réussir à se faire haïr de cette bête qu'elle-même avait trouvé viscéralement insupportable fut un temps, à une époque où elle ne la connaissait guère. Les rôles semblaient s'inverser à présent. À l'époque de leur mission en Australie il ne pouvait s'empêcher de la chercher afin de la pousser à bout. Et à présent c'était elle qui sortait les griffes afin de l'extraire de sa zone de confort. Elle ne savait pas pourquoi, peut-être cela lui manquait-elle de le détester du plus profond de son être, de le trouver exécrable et irrévérencieux. Le chat et la souris, encore et toujours, lancés dans cette danse sans queue ni tête.

Le thé était bon, la Lestrange n'en attendait pas moins à vrai dire venant d'une famille de sang-pur. Le Lovegood lança un sujet de conversation qu'il regretta sans doute aussitôt qu'il entendit Scylla lui répondre. Elle se jouait de lui, toujours. Mais lui semblait de plus en plus atteint par cela, peut-être las de jouer pour perdre. Elle pouvait le voir dans ses yeux qui crachaient une colère intense mais qui étaient également en totale contradiction avec ses gestes car irrémédiablement il ne pouvait s'empêcher de revenir vers elle. Il venait de le démontrer une énième fois : il avait parcouru les quelques pas qui le séparait d'elle après s'être un peu attardé à une courte contemplation à la fenêtre de son salon. L'Oubliator aurait été certaine que, sur ce sujet glissant qu'avait été leur dernière entrevue, le sorcier se serait mis dans une rage folle mais il n'en fut rien. Il devait serrer les dents à se les briser si il se retenait d'étrangler la jeune femme. Peu importait à cette dernière, elle avait fait ce qu'elle avait à faire, pour son travail, elle ne rougirait jamais de cela et assumerait avec cet aplomb qui lui allait si bien. Ils n'en étaient plus à tourner autour du pot et Scylla en profita alors pour poser de vraies questions. Mais cela déplu visiblement au sorcier qui souhaita changer de sujet. Alors la Lestrange en revient aux animaux, aux créatures qui lui étaient tant inconnues mais que lui connaissait par cœur. Elle se permit une nouvelle fois quelque chose qui aurait été interdit par l'étiquette aux vues de leur simple relation ; elle le toucha, lui caressa le visage d'un du bout du doigt. Ce qu'elle cherchait en faisant cela ? Provoquer une réaction, ces réactions disproportionnées dont seul le sorcier avait le secret. Elle le titillait et se délectait de cette situation alors qu'elle n'était en rien en position de force en ces lieux. Elle était chez lui, il était le maître de maison, de famille même, sur ses terres, cela ne faisait qu’amplifier la satisfaction que la sorcière retirait de cette torture psychologique.

Si elle le savait tiraillé ? Non, absolument pas. À ses yeux il n'avait qu'un sentiment : la haine, il devait la haïr à cet instant. La répulsion qu'avait éprouvé Scylla pour Crixus l'avait poussé au final à lui voler un baiser passionné mais elle était à des lieux de penser que cela aurait le même effet sur lui. Toujours assise, tournée à moitié vers lui avec un bras reposé sur l'accoudoir de son fauteuil, elle le regardait, le dévorant des yeux. Le Lovegood approcha alors doucement son visage de celui de la sorcière. Elle avait pu le voir approcher, il avait avancé étonnement calmement vers elle et à chaque seconde elle s'était dit qu'il allait arrêter sa course avant qu'il ne l'atteigne. Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine mais elle ne laissait rien transparaître la harpie. Ce moment figé dans le temps semblait interminable, jusqu'à ce que les lèvres de Crixus vinrent enfin se poser délicatement sur celles de la jeune femme. Il accompagna son geste d'une caresse sur la joue de porcelaine de la Lestrange qui ferma les yeux et profita du moment. Mille fois elle aurait pu entrer dans sa tête et elle ne l'avait pas fait, pas encore. Cela briserait sans aucun doute le moment. Au fond elle savait ce qu'il pensait, elle ne devait représenter qu'une énième femme à mettre dans son lit pour mieux jeter par la suite. Il semblait pourtant si vulnérable, jamais Scylla aurait imaginé que cet homme fut capable d'une telle douceur. Il était parvenu à désarmée la sorcière qui s'attendait à tout sauf à une telle intimité. Elle ne put s'empêcher de chercher son regard une fois ce tendre baiser terminé, cherchant l'entourloupe qui se cachait derrière cet acte mais l'homme contourna le siège de velours afin de faire complètement face à son invitée. Il se tenait là, debout devant elle, elle hésita plusieurs seconde à parcourir ces pensées qui ne lui appartenaient guère. Aurait-elle été déçue ? Déçue de ne pas être plus qu'un simple corps ? Oui. Parce qu'elle était plus que ça, son nom, son travail, ses amis, sa famille. Tout cela avait de l'importance à ses yeux mais lui ne devait voir que la chair, les lèvres et le corps dont il avait pris possession. Elle l'avait cherché, pour être encore plus détestable lorsqu'elle le repousserait ? Lui couper l'herbe sous le pieds était devenue comme une seconde nature après tout.

Le sorcier attrapa alors son invitée pour la déposer sur un canapé plus spacieux où la jeune femme pu étendre son dos et ses jambes. Crixus était sur elle mais le corps se touchaient à peine, comme si une barrière les séparait. Elle voulu savoir ce qui se passait dans cet esprit, ce que vraiment le sorcier pensait d'elle, aussi désagréable cela puisse être. Mais une fois de plus le Lovegood vient chercher la bouche de la Lestrange, un peu plus passionnément cette fois-ci, cette différence elle avait pu la sentir, ainsi que la main qui glissait sur sa hanche. Elle avait obtenu ce qu'elle désirait la dernière fois mais voilà qu'il lui en donnait plus. Scylla tira le corps du sorcier vers elle, le voulant plus près, qu'il la serre tout contre lui comme la dernière fois. La menace d'une blessure au couteau en moins rendait cela plus apaisant il fallait dire. Elle avait une main sur sa nuque et l'autre qui descendit le long de son bras puis s'arrêta sur la main que le braconnier avait sur la hanche de la harpie. L'homme se faisait un peu plus impulsif, il semblait se laisser aller mais Scylla n'était pas venue pour cela, aussi plaisant que cet échange soit. Alors de sa main posée sur sa nuque elle vint la glissée jusqu'à sa joue, le retenant légèrement dans son geste et cessa de goûter aux lèvres du sorcier, à regret. Elle s'enfonça le plus possible dans la mousse du canapé sur lequel il l'avait amenée, éloignant son visage du sien et mit les choses aux clairs tout de suite, sans même avoir besoin d'aller chercher au plus profond des pensées du sorcier le désir qu'il portait à son égard. « Je ne vous donnerais pas le plaisir d'aller plus loin. » Dit-elle calmement. Pour l'instant ? Elle ne savait pas. La société l'avait habituée à être un objet et elle arrivait à s'en amuser la plupart du temps mais cela n'en faisait pas pour autant quelque chose de décent. Une objet inatteignable, voilà ce qu'elle était pour tous le monde. La seule personne qui aurait droit à plus d'intimité de sa part serait son mari ; si tenté qu'un jour elle plie à cette règle archaïque. Elle avait de la fierté, elle refuserait de n'être qu'une énième catin entre ces murs, parce que toutes les femmes qui en passaient par là avec le Lovegood en avait certainement la réputation. Elle ne voulait pas cela, son image était trop importante. N'était-ce après tout pas cela qui l'avait attiré à elle ? Ses yeux bleus se baladèrent sur la carrure du sorcier qui la surplombait de tout son long. « Je ne serais pas un autre de vos défouloirs, ça pas question. » Et encore elle restait polie en utilisant le terme de « défouloir »... Malgré ses paroles elle ne pouvait s'empêcher de le dévorer des yeux. Les principes de la jeune femme étaient plus forts que ses basses envies. La chaleur qui émanait de leurs corps et de leur étreinte se dissipa peu à peu, la folie du moment passa. C'est justement à cet instant de totale retombée et d'élan coupé que la sorcière décida de passer à l'action. Du moins à un autre type d'action. Legilimens Conta-t-elle en pensée en accrochant le regard du Lovegood. Elle ne savait pas ce qu'elle allait y trouver, certainement de la frustration, de la colère, de la déception. De ne pas pouvoir plus profiter de cette femme, de ne pouvoir assouvir son appétit carnassier. Elle s'attendait à entendre des insultes. Elle avait aimé pourtant ce baiser d'une douceur incomparable, il lui avait donné la sensation de ne pas être qu'un simple bout de viande. Mais peut-être avait-il fait cela exprès pour mieux profiter de cette Lestrange que rien n'effrayait, ce ne serait malheureusement pas la première fois qu'on se joue d'elle et de ses sentiments.
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Parchemin envoyé Jeu 7 Juin 2018 - 22:04

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Je suis âgé de : 35 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : éleveur et braconier de créatures magiques. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : je convoite une certaine main. Champ Libre : test

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Ce corps qu'elle rapproche du sien est probablement l'un de ceux qu'il a le plus désiré. Toute cette tension accumulée contre cette sorcière et ses lèvres passionnées, ce refrain de torture qu'elle s'amusait à lui jouer en ne le laisser pas profiter. Il s'était trop demandé comment lui rendre la pareille pour que ça en devienne raisonnable. Il avait tant voulu la posséder qu'il l'aurait achetée de mille façons si elle n'avait pas cédé. Jamais il n'aurait pensé qu'elle craquerait, qu'elle chercherait à réclamer ce que lui voulait. Pourtant, elle lui avait cédé ses lèvres et l'avait laissé faire lorsqu'il l'avait posée sur le canapé. Elle avait rapproché leurs deux corps, laissant la chaleur se transmettre de l'un à l'autre. Cette proximité n'était pas celles dont il avait l'habitude, mais il avait tellement l'impression d'avoir couru après du vent qu'il n'avait pas envie de laisser passer sa chance. Plus jamais. Le contact de la main de la sorcière sur sa nuque le maintient près d'elle, et son autre main qui glisse le long de son bras lui arrache un frisson. Habituellement, il n'apprécie pas réellement être touché s'il ne l'a pas demandé mais... Cette étreinte mais n'est pas propice à la réflexion. Lorsque la main de la sorcière rejoint celle qu'il a posé sur sa hanche, il resserre un peu plus son étreinte. Se perdant sans garde dans ce putain de baiser.

La main qu'elle a posée sur sa nuque se déplace lentement, le tirant doucement de ses viles pensées auxquelles il s'était déjà laissé allé. Toutes les choses qu'il rêve de faire à cet instant. Tout ce qu'il veut lui faire. Toutes ces pensées qui lui ont traversé l'esprit ne sont pas saines. Il a vu tellement de femmes, qu'il  sait pertinemment ce qu'il aime et ce qu'il veut. Mais sa main dérive vers sa joue, et lentement elle le repousse. Cassant le baiser, cassant la magie de l'étreinte. Il fronce les sourcils légèrement, lorsqu'il la voit s'éloigner de lui, toujours plus. Sa main serre plus vivement sa hanche, ne la lâchant pas, lorsqu'elle prononce : « Je ne vous donnerais pas le plaisir d'aller plus loin. » Il se crispe, lui plantant probablement les ongles dans la peau. Qu'est-ce qu'il a encore fait ? Il pensait la tenir. Il pensait qu'elle ne lui glisserait plus entre les doigts, que la roche s'était transformée en eau claire et qu'il aurait enfin ce qu'il voulait. Il pensait qu'elle serait enfin à lui, que l'avoir désirée méritait une récompense. Crixus obtient toujours ce qu'il veut. Et... Il ne comprend pas cette réaction. Il la fixe, imperturbable, mais radicalement refroidi. Elle parcourt son corps, celui même qu'elle vient de refuser, tandis que lui attend, sans bouger. « Je ne serais pas un autre de vos défouloirs, ça pas question. » C'était donc ça. Crixus serre les lèvres et se redresse légèrement. Ses yeux qui le dévorent contrastent terriblement avec les mots qu'elle prononce, et il a l'impression qu'elle l'a poignardé dans le dos une deuxième fois, la garce. Qu'est-il censé dire ou faire après ça, hein ? On ne lui refuse jamais rien, et il n'a pas l'impression de se servir des femmes comme défouloir, non. Dans sa tête, il... n'a pas réellement l'impression de les utiliser, et pourtant... c’est peut-être ce qu'il fait. Mais il s'en fiche après tout, tant qu'il a ce qu'il veut, non ? Ses pensées sont complètement embrouillées, tandis qu'il remarque qu'elle a le regard fixé sur le sien. Il n'a pas dit un mot ou fait un seul geste. Il a tellement l'impression de s'être retenu pour ne pas la briser qu'il a envie d'imploser et de tout envoyer valser. Elle se croit supérieure, très bien. Qu'elle le soit. Pourtant, elle semble convaincue de n'être qu'un pantin dans son jeu. Il ne veut pas lui faire ce plaisir qu'elle a tellement l'air de prendre à tout le temps lui couper sous le nez de cette manière. Il n'a jamais eu aussi horriblement envie de posséder quelqu'un, et il a l'impression qu'elle ne le laissera jamais lui marcher dessus. Très bien, il trouvera autre chose pour la faire plier. Il a l'impression qu'elle vient de lui asséner un coup mortel sur la tête. Encore une fois, il a perdu, et il déteste perdre. IL L'AURA. Intérieurement, il brûle. Toutes les idées lui passent en même temps par la tête pour la faire plier, mais il ne fait rien. D'un geste froid et distant, il lui passe une main sur la joue, et la retire en serrant le poing. Il se remercierait maintes fois d'être dans un bon jour et de ne pas chercher à tout faire exploser - bien qu'il n'avouera jamais qu'il a parfois des mauvais jours - et s'éloigne d'elle lentement. « Très bien. », prononce-t-il, sans aucune once d'émotion. Il s'assoit là où auparavant il y avait ses pieds, et prend sa tête dans une main. Toutes les idées et les émotions semblent lui passer en même temps dans la tête, et il a l'impression que tout va sortir d'un coup. Il ne lèvera pas la main sur la femme, mais comme un adolescent qui n'a pas appris à gérer ses émotions, il a envie de tout briser du bout de doigts. De mettre un coup de poing dans un mur fragile qui sombrera en emportant toutes les idées malsaines qui lui vienne à la tête. Il ne la forcera pas. Très bien. Mais il finira par la posséder. Se levant du canapé dans un geste brusque, il grogne et rejoint la fenêtre, l'ouvrant. L'air frais lui donne une impression d'être brûlant, mais il a le mérite de ne pas faire de connerie. Il se demande réellement quelle image elle a de lui. Elle a l'air d'être pertinemment au courant qu'il ne se refuse pas le plaisir, et en même temps, elle l'a laissé faire jusque là. Il a l'impression d'être hanté depuis des mois par la même chanson, en ne connaissant que le refrain. Un refrain interminable, long à mourir, et qui prends la tête jusqu'à donner envie de la cogner contre les murs. Mais... Lorsque cela lui sera passé, il recommencera à ressasser les mêmes sensations et idées qu'il tient depuis leur dernière altercation. La frustration, encore et toujours. Qu'a-t-il à faire pour la mériter ? Pour l'obtenir ? Elle n'est pas un jouet, mais elle semble convaincue de l'être. Crixus est bon joueur, mais pas au point de savoir mettre un plan si diabolique en place. Il ne joue avec les nerfs de personne, seulement avec les siens. Il ne cherche pas à ne contenter que lui, pas à détruire les autres en réalité. La destruction n'est qu'une triste conséquence de son passage, mais ce ne sont pas ses intentions. Il prend juste malin plaisir à ce qu'il fait. Lorsque enfin, l'air frais semble l'avoir apaisé de ses maux, il se retourne vers la sorcière, quelques pas plus loin sur le canapé, face à lui. « J'imagine que vous voulez partir », lance-t-il froidement. « Avant que je ne vous fasse quelque geste qui puisse encore une fois vous importuner. »


“There are different kinds of darkness,” Rhys said. I kept my eyes shut. “There is the darkness that frightens, the darkness that soothes, the darkness that is restful.” I pictured each. “There is the darkness of lovers, and the darkness of assassins. It becomes what the bearer wishes it to be, needs it to be. It is not wholly bad or good.” ― Sarah J. Maas, A Court of Mist and Fury

Spoiler:
 

Parchemin envoyé Ven 8 Juin 2018 - 16:49

- I am Allegiant, and I like it. -
Je suis : Wednesday , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/04/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1104 hiboux. J’incarne : Eva "Goddess" Green , et l’avatar que je porte a été créé par : Dandelion . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Phèdre Momo & Saoirse Rackh. Je parle en : #6699cc

I have taste every poison, they do not taste like you.

Je suis âgé de : 30 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Oubliator au Département des Accidents et Catastrophes Magiques ainsi que Bourreau parmi les rangs du Lord. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : rien de palpitant depuis bien des années, mon frère aîné vendra certainement ma main au plus offrant. Champ Libre :





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Not hunting you this time
She’s got the devil on one shoulder
Dans quoi elle mettait les pieds la Lestrange, elle ne le savait pas. La jeune femme s'était laissée emporter telle une simple pile de vêtements déposée sur un canapé. Elle s'était laissée faire parce qu'elle le voulait, elle voulait désormais se rapprocher de ce sorcier, plus que jamais, elle ne pouvait imaginer ce que cela faisait que de partager une étreinte complète avec lui. Cela lui faisait mal de l'avouer mais elle le désirait, de tout son corps ; malgré les centaines de piques envoyées, de menaces proférées et de journées gâchées. Elle avait appris à le détester par le biais d'Azarius mais plus elle s'en était rapprochée, plus elle avait voulu en savoir, s'y frotter, s'y griffer, s'y blesser. Le pousser à bout pour voir jusqu'où la loyauté de cet homme allait envers son ami, l'autre Lestrange, alors qu'il aurait pu la taillader tant de fois. Pendant plusieurs minutes, caressant des parcelles de la peau du Lovegood, Scylla n'écoutait que ses envies. Plus de protocole, plus de devoir, plus de réputation, plus de famille, juste son envie de lui. Des parties de son corps brûlaient au contact du braconnier. Alors qu'elle l'attire contre elle il ressert l'étreinte qu'il avait sur la hanche de la sorcière. Le poids de son corps sur le sien, ses lèvres caressant les siennes à n'en plus finir …

Puis soudain la réalité. Le difficile retour à la réalité même. Les devoirs reviennent en tête tel un train lancé à grande vitesse, le tout s'écrasant dans les pensées de l'Oubliator, sa fierté aux commandes de la locomotive. Scylla retient alors Crixus dans son geste, se séparant de lui alors qu'elle voudrait pouvoir en profiter d'avantage. Mais c'était ça les femmes qui se voulaient « respectables ». Pas de coucherie malgré l'attirance indéniable, pas de folies outrancières malgré la liberté évidente des deux partis. Que penserait son frère si il découvrait qu'elle s'était mise à s'envoyer en l'air avec l'un de ses amis ? Comment diable pourrait-il lui trouver un mari décent en sachant cela ? Comment pouvait-elle prétendre vouloir le respect alors qu'elle avait la désagréable sensation que cet homme qui se trouvait sur elle ne la respecterait pas une seule seconde pour ce qu'elle était ? Pourtant … Durant ce baiser doux qu'il lui avait donné avant qu'ils ne viennent s'installer ici, elle s'était sentie comme une femme importante à ses yeux. De la valeur, c'était tout ce qu'elle recherchait et cela elle ne pourrait en avoir qu'aux yeux de son futur fiancé ; si tenter que son frère arrive à la vendre correctement. Parce que c'était un acte qui pouvait aider sa famille après toutes les catastrophes qu'ils avaient vécu. Scylla avait décidé de ne plus être un poids et d'aider comme elle le pouvait. Se donner à Crixus ne serait pas aider sa famille, pas comme cela du moins, alors il fallait y mettre un terme. Le sorcier se figea les sourcils froncés, plongé dans l'incompréhension, il ressemblait à un enfant auquel au venait d'arracher son jouet des mains, sans aucune explication, par simple cruauté. La différence étant que la jeune femme ne faisait pas cela par cruauté. Alors qu'elle lui avoue ne pas pouvoir continuer ainsi, elle peut sentir les ongles du sorcier se planter dans sa hanche. Son visage se décompose au fur et à mesure, devenant froid avec une pointe de dégoût. La sorcière essaye de garder contenance et de ne pas céder face au possible caprice de l'enfant instable. Il pouvait éclater de colère après tout, casser quelque chose, briser en deux la sorcière, peut-être même la forcer à aller plus loin … Il en serait capable, elle n'en doute pas une seconde mais elle pense que son nom la protège même si elle ne sait pas jusqu'à quel point. Elle prétend ne pas vouloir servir d'énième défouloir au Lovegood. Ce n'était pas tout à fait faux. La violence qui l'habitait pouvait être effrayante parfois, même si Scylla avait toujours réussi à rester de marbre face à ces explosions de brutalité. Elle préférait arrêter là avant que ça ne devienne trop brusque justement. Son corps voulait être ici mais son esprit pensait ailleurs, pour son propre bien. Elle n'avait cependant pas été médisante ou colérique dans ses paroles, tout cela c'était fait dans le calme le plus olympien, qu'il comprenne que c'était un choix réfléchi. Il ne serait sans doute jamais à même de comprendre le pourquoi du comment Crixus. Parce qu'il est un homme qui arrive toujours à ses fins, surtout avec les femmes. Qu'il n'a pas à se soucier de son image toute faite de fou sanguinaire parce que c'est ce qu'il est. Parce qu'il est un sorcier de sang-pur à la tête de sa famille, homme respecté et craint, que le mariage n'enchaînera probablement pas. Il s'éloigna d'elle un peu, visiblement sur les nerfs, séparant un peu plus leurs corps mais reste à proximité un instant, elle retira sa douce main de son visage froid. Elle le regarda s’énerver intérieurement, se contenir. Forcément ce moment n'était sans doute pas le mieux choisi pour aller fouiller dans sa tête mais elle le fit tout de même. Elle était à peu près sûre de ce qu'elle allait y trouver mais tant pis. Que ça lui fasse mal, qu'elle en souffre, tant mieux, elle ne regrettera pas de ne pas être allée plus loin comme ça. Garce. Ça elle s'y attendait. Elle le méritait amplement, elle le savait. Les pensées du Lovegood sont confuses, il est perdu, il ne sait pas quoi faire. Frustration, rage, incompréhension … Il se retient d'exploser, de tout envoyer valser. Est-ce que tout les hommes auraient eu une réaction si agressive ou n'était-ce que lui ? Que pour elle ? Elle ne trouvait pas la réponse dans cet océan de doutes. Il se sent trahi, encore et encore, par la même personne qui ne cesse cependant pas de lui revenir. Elle est vraiment une garce avec lui mais elle n'en a pas le choix. Le jour le plus cruel sera celui où il abandonnera pour de bon, qu'il l'ignorera, qu'il jouera sans elle … Il l'aura, pourtant, elle l'avait bien entendu penser cela. Si elle n'était qu'une garce pourquoi s'acharnerait-il alors ? Qu'importe, ils n'étaient pas destiner à s'amuser ensemble de toutes façons, par respect pour leurs familles et leurs amis, ils ne pouvaient se prendre pour des adolescents en rûte. C'était trop tard.

Un silence de plomb avait eu le temps de s'installer depuis les déclarations de la sorcière. Réalisant l'importance de ces mots le sorcier consentit à s'arrêter là. Dans un dernier geste vers elle il vient caresser froidement sa joue de porcelaine. Un geste distant, à bout de bras, terne. Tout était retombé, plus de chaleur, plus d'envie, juste la colère. Scylla brisa sa légilimencie lorsqu'il la toucha, surprise. « Très bien. » Fit-il d'un ton sec, insensible, s'éloignant pour de bon de cette femme qui n'arrivait qu'à lui causer des tourments, il s'assit au niveau de ses pieds. Sa tête reposée dans une main il semblait ne plus savoir quoi faire à présent, coupé pour la énième fois dans son élan. Ce qui était compréhensible. Cela lui était-il jamais arrivé auparavant seulement ? Peut-être était-ce la première fois qu'il se faisait rejeter de la sorte … La Lestrange se redressa un peu, assise aussi, son dos appuyé contre l'accoudoir du canapé, ses pieds se balançant dans le vide, les jambes pliées. Elle n'avait même pas laissé le temps à sa robe de se froisser. Elle se sait pas trop où se mettre Scylla à présent. La gêne s’empare d'elle, l'embarras et pourtant elle reste fière et stoïque. Cette fierté qui finira par causer sa perte sans doute. Elle assumait son geste, ce refus, après tout à quoi cela servirait de s'excuser ou d'en parler, Crixus n'écouterait pas, il était trop en proie à l'amertume, à la déception. Il n'y avait qu'à le regarder pour s'en rendre compte ; ce que faisait la jeune femme, elle ne faisait que ça. Elle le vit alors se lever soudainement, d'un bon, brusquement après qu'il ait terminé de broyer du noir. Il alla vers la fenêtre, de laquelle il s'était déjà approché précédemment puis l'ouvrit, laissant le vent s'engouffrer dans la pièce. Il ne rajouta rien, tous les deux semblaient vraiment se tromper sur le compte de l'autre et ne se comprenaient visiblement pas, cette situation était d'un ridicule sans nom. Mais ils ne pouvaient savoir car comme des gamins ils préféraient garder tout pour eux plutôt que d'en parler directement, les enfants. De toutes façons ils n'étaient rien l'un pour l'autre pour avoir à se rendre des comptes. Normalement. La journée avait pourtant si bien commencé ... Alors que le Lovegood semblait déverser sa rage au travers de la tempête qui sévissait à l’extérieur, les yeux bleus de la jeune femme sont rivés au même endroit et observent avec un certain apaisement l'orage. Elle a fait ce qu'elle devait, la tension sur ses épaules retomba alors mais il lui restait une chose incertaine qu'elle mourrait d'envie de retrouver, inatteignable à cause de ce devoir qui dictait sa vie : l'homme à la fenêtre qu'elle ne reverrait sans doute pas de si tôt. Pouvait-il être blessé ? En avait-il la capacité, réellement ? Il semblait que oui mais cela ne devait être que question d'ego, comme lorsqu’elle lui avait volé sa victime. Quelques minutes de calme durant l'averse leur suffirent à chacun pour réfléchir et se calmer. Crixus prit la parole le premier : « J'imagine que vous voulez partir, avant que je ne vous fasse quelque geste qui puisse encore une fois vous importuner. » Le visage froid de la sorcière se tourna alors vers son interlocuteur. Blessé dans son orgueil profond, il pensait avoir fait quelque chose de mal, ce qui ironiquement fit sourire la Lestrange car ce n'était pas là qu'était le problème, de son point de vue en tout cas. Donc oui, il se trompait.

La sorcière se releva avec grâce du canapé sur lequel elle aurait pu perdre toute once de décence. Ses pas la menèrent vers la table basse où le thé leur avait été servit. Elle récupéra son manteau qu'elle avait laissé sur le dossier d'un fauteuil puis lâcha un soupir. « Je doute que vous vouliez continuer à voir mon visage dans votre demeure alors oui, je dois partir. » Annonce-t-elle encore sous le coup de l'ironie froide. Elle devait partir en effet, ce choix de mot était important. Il serait improbable qu'il veuille la voir encore assise ici après le coup qu'elle venait de lui faire. Mais elle n'arriverait pas à quitter ses lieux sans dire un mot à l'homme qui occupait désormais ses pensées. Avant elle se fichait de lui faire du mal, de lui faire des crasses mais maintenant qu'ils étaient allés un tout petit peu plus loin, elle se sentait coupable. D'avoir pu l'entendre la traiter de garce avait dû jouer sur ce sentiment, forcément, même si elle n'avait généralement que faire de savoir ce que les autres pouvaient vraiment penser d'elle au final. Son manteau dans les mains elle s'approcha à son tour de la fenêtre où le maître de maison avait élu domicile. Les talons de ses bottines claquant sur le sol, peut-être s’apprêtait-elle à faire le geste ou dire la parole de trop. En adulte elle voulait au moins expliquer son attitude, qu'il comprenne que ce n'était en rien sa faute. Du moins pas complètement ; elle ne pouvait lui en vouloir d'être qui il était après tout. Elle devrait surtout arrêter de s'en vouloir, de s'inquiéter trop pour lui alors qu'il était Crixus Lovegood. La Lestrange se planta à ses côtés avant de lever son visage pâle vers lui et de le regarder, sans flancher, comme à son habitude. Elle était proche, sa main aurait pu effleurer la sienne rien qu'en se penchant d'un millimètre en avant. Scylla ouvrit la bouche mais mit du temps à ce que les mots en sortent. Pour une fois elle ne voulait pas provoquer le sorcier. « Vous avez la chance de pouvoir vous permettre toutes les folies mais ce n'est pas mon cas. Je ne peux pas faire ça à Ezekiel si j'espère vouloir soutenir ma famille comme il faut. Pas si je souhaite que mon frère parvienne à nous lier à une autre famille grâce à ma main. Vous pouvez comprendre cela j'en suis certaine, Crixus. Je n'irais pas jusqu'à vous demander de l'accepter, juste de comprendre. » Ses paroles avaient été douces au début puis devinrent de plus en plus froides lorsqu'elle se mit à énoncer son devoir et sa famille, son regard resta à fixer le visage du Lovegood qui la fuyait. Il y a de cela deux ou trois ans, cette même femme avait tenu tête à tous les prétendants qu'on avait pu lui trouver, lorsque c'était son père qui s'occupait de cette affaire. Mais à l'époque Calypso ne faisait pas partie de leur vie, Scylla se permettait d'être désinvolte parce qu'elle ne voyait là pas d'intérêt à se marier, parce que ses deux parents étaient encore en vie … Calypso ne pourrait décemment être mariée, sa sœur le refuserait catégoriquement alors elle préférait prendre sa place et accepter son sort plutôt que risquer à sa jumelle de se retrouver dans une famille qui ne prenne pas soin d'elle, qui la traite comme une folle alliée et qui la renvoie à Sainte-Mangouste. Pouvait-il vraiment comprendre ? Lui qui ne se laissait dicter sa conduite que par ses envies et ses instincts, lui que les murmures de la raison ne semblaient pas atteindre. La jeune femme sortit une de ses mains de sous son manteau dans l'optique de caresser une dernière fois celle du sorcier, un dernier geste vers lui avant l'abandon mais elle se ravisa à la dernière seconde, se contentant de l'effleurer lorsqu'elle se détourna de lui pour se diriger vers l'entrée du salon par laquelle ils étaient arrivés. Elle passa l'encablure de la porte et ne se retourna pas. Son choix avait été fait, elle ne pouvait pas retourner en arrière. C'était la seule chose à faire si elle voulait garder sa fierté intacte et également une réputation susceptible d'attirer quelconque fou. Elle évitait de penser à cela Scylla normalement, se retrouver attachée à une personne qu'elle n'aimait pas pour le reste de sa vie … Cela était le lot de pratiquement toutes les sorcières de cette société, sa propre mère en avait fait les frais également. Voilà ce qu'elle pouvait seulement espérer : construire un mariage et une famille solide qui permettrait à tous de se rappeler de leur nom.
CE MESSAGE EST PARFAITEMENT APPROUVÉ PAR LE MINISTÈRE DE LA MAGIE.


Daddy's Little Psycho & Mommy's Little Soldier.
-If Death Comes For Me Today I'm Ready-


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