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Shadows form a grin ⚝ Sissirid

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Parchemin envoyé Mer 17 Mai - 22:06

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Je suis : Syriane , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 19/10/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 339 hiboux. J’incarne : Alycia Debnam-Carey , et l’avatar que je porte a été créé par : Avatars : Gallifreys, Texas-Flood, Wicked game, Jugband blues, Lux, Ice and fire, Ailahoz. Signature : code par Bat'phanie, gifs par Texas Flood. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Priam, Prudence et Valeryan Je parle en : #982C20



Je suis âgé de : 24 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : une femme entretenue. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : je suis mariée à Quintus Nott et enceinte de 3 mois. Champ Libre :

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Shadows form a grin
ERSZÉBET & MERERID




12 AVRIL 1991, SPARKLING SNAKE, PRÉ-AU-LARD

Depuis le 7 avril, depuis ce bal où ce qu'elle a de plus précieux lui a été arrachée, elle est devenue l'ombre d'elle-même. Créature irascible, envoyant sortilèges et imprécations à tous ceux qui osent la contrarier. Plusieurs fois, elle a manqué tuer l'elfe de maison des Nott parce qu'il a osé lui adresser la parole. Par moments, ses doigts se mettent à trembler et ses yeux s'écarquillent ; elle ouvre la bouche pour hurler mais aucun bruit ne s'échappe, comme elle se bat pour garder à l'intérieur la tempête qui tente de s'échapper. Elle sait que celle-ci détruirait tout sur son passage ; tout ce qu'elle a construit. Mais aussi, que si Drefer vient à mourir, alors elle ne pourrait plus la retenir. Elle deviendrait une vague, emportant avec elle ceux qui voudraient l'arrêter, détruisant tout sur son passage jusqu'à s'échouer, seule et aussi vide qu'une coquille.

Contacter Erzsébet lui est apparu soudainement, idée saugrenue et pourtant évidente. La rumeur de ses affaires est parvenue aux oreilles de Mererid quelques semaines plus tôt, et les bijoux pour lesquels elle se spécialise pourraient bien être exactement ce dont elle a besoin... Avec un peu plus de temps devant elle, peut-être aurait-elle entrepris de créer un tel objet elle-même, mais l'heure n'est plus aux recherches. L'empressement avec lequel l'ancienne Grimstone répond à ses lettres ne fait que la conforter dans son entreprise. Quand Erzsébet la contacte pour l'inviter à venir récupérer sa commande - hors de question qu'elle l'envoie par hibou - la Nott est à deux doigts de craquer. Seule la perspective d'avoir le collier entre les mains la fait tenir. Deux fois, elle a quitté la demeure de son mari avec pour intention de libérer son jumeau. Deux fois, elle s'est arrêtée juste avant de commettre ce geste fou qui pourrait lui coûter la vie et celle de Drefer, retenue par ce qu'il lui reste de lucidité.

Elle pousse la porte de la boutique, presque avec précipitation. Elle qui d'ordinaire est le visage de la douceur et de la féminité, du moins aux yeux de la société sorcière, n'offre plus qu'une figure sombre et angoissée. Ses yeux cherchent à la hâte Erzsébet dans la pièce principale de la boutique, et ne la voyant pas, elle appelle d'une voix forte où pointe la colère : « Sissi ! » Elle n'essaye même pas de prononcer son prénom entier, se contentant de ce surnom qu'elle a déjà entendu dans la bouche de ses cousins. Si elle ignore ce que ces derniers lui trouvent, en ce jour elle est prête à prétendre l'apprécier s'il le faut. Fébrile, l'ancienne Rackharrow fait les cent pas devant le comptoir, jetant des coups d’œil vers l'escalier en colimaçon qui monte à l'étage. La patience n'ayant jamais été son fort, elle finit par craquer et s'écrie à nouveau : « SISSI ! » Ce culot qu'a la Grimstone de la faire attendre... Elle sursaute légèrement en remarquant le serpent qui semble trôner sur le fauteuil, dans un coin de la pièce, et qui lui aussi l'observe. Elle s'approche, la curiosité la détournant quelques instants de sa contrariété. Elle s'arrête à quelques mètres par prudence, mais elle ne peut s'empêcher d'observer la créature. Ainsi, cette bête appartient à Erzsébet. Lui obéit-elle au doigt et à l’œil ? Elle n'ignore pas que la jeune femme est fourchelangue et elle nourrit une certaine fascination pour ce don si peu commun. Peut-être a-t-elle autrefois jalousé ceux qui en sont dotés, elle qui a toujours désiré obtenir grâce aux yeux du Maître, mais désormais elle ne s'en soucie plus. Elle n'a, après tout, nul besoin d'être fourchelangue pour faire plier l'échine à toutes les créatures inférieures de ce monde.



a world without you
We are buried in broken dreams. We are knee-deep without a plea. I don't want to know what it's like to live without you. Don't want to know the other side of a world without you. ruelle


Parchemin envoyé Ven 19 Mai - 1:09

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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 790 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé d'un mois. Champ Libre :
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12 Avril 1991 - Sparkling Snake

E
lle a l’air bizarre, cette personne. Très bizarre. Elle sent la peur. La peur et la fureur. Elle serait peut-être intriguante ou appétissante, peut-être impressionnante ou fragile. « Sissi ! » Elle a le ton agacé, pressé, désagréable et elle se met à faire les cent pas dans la pièce. C’est un chat. Un chat agité, sauvage, qui fait vibrer le sol de ses talons. « SISSI ! » Est-elle obligée de hurler de la sorte ? Les yeux jaunes suivent les mouvements, du confort du fauteuil, quand enfin la cliente le remarque. Un sursaut indique à Daksha qu’il est repéré et, alors qu’elle approche, il lève doucement sa tête, la langue goûtant l’air, savourant les effluves de l’inconnue. Le long corps noir est presque entièrement enroulé sur lui-même, la créature n’indiquant sa curiosité que par un sifflement.

…✁...

Le collier fut un vrai défi, non seulement à cause de la grossesse qui continuait à la fatiguer, à perturber sa magie et sa vie toute entière, mais également parce que le délai était court pour réaliser un travail si complexe, se devant d’être parfait. Elle y travaillait encore durant la nuit, lorsque le sommeil se refusait à elle et une heure avant de s’endormir dans le fauteuil isolé derrière l’illusion cachant l’arrière-boutique. Elle n’avait pas ouvert, la pancarte indiquant que la bijouterie était fermée, seule Mererid était attendue, aucun autre client. Elle n’en avait plus le courage, forcée de constater combien les mois sans se nourrir ou dormir convenablement l’avaient affaiblie. Valeryan avait permis de régler en partie le problème mais il s’était montré très clair : elle ne devait pas faire trop d’efforts, elle ne devait pas abuser de magie et elle ne serait certainement pas sur pieds avant de nombreuses semaines. Elle ignore encore qui la ramènera au Pays de Galles, ce soir-là, toujours est-il que le réveil est brusque, le sang ne faisant qu’un tour à l’instant où la voix résonne entre les murs. « Sissi ! » Elle passe la main dans ses cheveux, s’obligeant à respirer profondément, ça n’est qu’une petite frayeur, pas de quoi accoucher sur le parquet.

…✁...

Le décor a cette pointe de modernité qui caractérise la propriétaire, entre le chaud et le froid, la luminosité de bois clair contrastant avec l’obscurité de bois plus foncés, nuancée par les vitrine illuminées et le pourpre du fauteuil. Daksha tranche où qu’il se trouve et quand il glisse sur le sol, il n’en est que plus inquiétant. Elle est étrange, cette humaine, à agir comme un chat pourchassé par la mort, comme une proie clamant la seule arme capable d’apaiser ses tourments, du moins c’est ainsi qu’il la voit, qu’il la juge, le serpent. Il siffle encore, mélodie dérangeante, litanie lugubre qui angoisse bien des sorciers mais pas elle, son attitude est différente, elle semble curieuse, intriguée, pas craintive. Que fait donc sa Sissi ? Il est tenté de traverser l’illusion mais n’en fait rien, demeure près de Mererid, curieux, après être passé derrière elle. Il garde les lieux, il pourrait même donner des indication pour faire patienter mais elle ne comprendrait pas un traitre mot, insensible à son chant, insensible à la langue qu’il parle.

…✁...

Erzsébet apparaît enfin, vêtue de noir, d’un chemisier et d’un pantalon, défaite des talons qu’elle portait autrefois, remplacés par des chaussures moins hautes, plus confortables, toutes aussi sombres. Le roux de ses cheveux est la seule note qui tranche sur l’allure de la sorcière qui ne peut cacher la fatigue qui habite son regard vairon. L’illusion du mur n’a pas cessé, offrant à Mererid l’étrange impression qu’elle l’avait traversé sans le moindre effort. Et le sifflement qui suit ne vient pas de Daksha, il vient d’elle, activant une magie imprégnée dans les lieux, verrouillant sans mal la porte d’entrée et faisant cliqueter quelques objets qui ne sont pas identifiables autrement que par ce son bref. « Navrée de t’avoir fait attendre. » souffle-t-elle en déposant sur le comptoir l’écrin couleur de sang. Elle pousse l’objet vers l’autre sorcière, doucement, pour lui laisser l’occasion de découvrir le résultat de sa commande. Elle ne tient pas à lui gâcher ce plaisir, conscience du nombre de choses qu’elle gâche déjà dans sa jeune vie. Sissi ignore ce qui lui permet encore de tenir, de rester silencieuse, cette sorte de conscience professionnelle idiote, comme si elle ne pouvait pas, pour une fois, faire ce qui est juste. Elle ne laisse rien paraître, pourtant, sinon ce que son corps trahit : la difficulté à tenir debout. Elle s’assied, un peu contrainte. « Je peux te l’attacher, si tu souhaites l’essayer. Et j’espère que Daksha ne t’a pas trop tourné autour, il adore tenter d’effrayer son monde. » L’esquisse d’un sourire sur ses lèvres, à la fois poli et presque sympathique. Elle était commerçante, après tout, malgré les rumeurs, malgré le fait que beaucoup la croyaient encore dépourvue de coeur et de sens social. Le collier attend dans la boîte, aussi rouge que le support sur lequel il est posé, capable tel un caméléon de s’accorder avec les tentes portées par celle qui sera sa propriétaire. Il demeure toujours des parts transparentes, pourtant, afin de conférer au bijou à la fois la modernité et l’élégance parfaite.    

SISSI : # 477C64 - DAKSHA : # A8A8A8 - FOURCHELANG : italiques.
© Starseed



Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Mar 13 Juin - 21:07

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Je suis âgé de : 24 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : une femme entretenue. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : je suis mariée à Quintus Nott et enceinte de 3 mois. Champ Libre :

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12 AVRIL 1991

La sorcière s'apprête à se détourner du serpent, lorsque celui-ci se laisse glisser près d'elle. Immobile, elle le fixe avec méfiance. Pourquoi siffle-t-il ? Appelle-t-il sa maîtresse ? Mererid n'a guère étudié le comportement des serpents ; il s'agit du dernier de ses soucis. Elle le suit des yeux, puis son corps accompagne le mouvement dans l'espoir qu'il la mène à Erzsébet, mais la bête s'arrête là. Tout l'intérêt de la mangemort s'envole alors, laissant place à l'indifférence ; cette créature n'est à l'évidence d'aucune utilité. La brune cherche un nouveau point sur lequel concentrer son attention. Son regard fébrile parcourt la pièce, se posant sur les meubles qu'elle trouve sans charme, survolant les vitrines et leurs pierres brillantes, sans arriver à se fixer. Ses mains se rejoignent et ses doigts se tordent nerveusement. Fermant les yeux, elle inspire profondément pour tenter de garder un semblant de calme. Hurler sur sa cousine par alliance, ne ferait pas bonne mesure. La sorcière tient aux apparences plus que tout, et même dans sa situation, elle s'y accroche comme si sa raison en dépendait. Perdue, ballottée par tant d'émotions différentes et nouvelles... Mais bientôt, tout ceci serait derrière elle. Elle aurait dû avoir l'idée bien plus tôt, et ne comprend pas pourquoi celle-ci ne l'a jamais effleuré. Sans doute n'en a-t-elle jamais eut autant le besoin qu'à présent. Ce bijou serait salvateur, elle n'en doute pas une seconde, pourtant elle craint encore d'être déçue, qu'Erzsébet ne soit pas à la hauteur...

L'apparition de celle-ci la fait légèrement sursauter ; elle ne s'attendait pas à la voir littéralement sortir du mur. Un petit tour de magie plutôt classique, mais qui fait grincer des dents Mererid, contrariée d'avoir été surprise. Elle n'accorde qu'un regard furtif à l'ancienne Grimstone et son ventre arrondi ; déjà, elle n'a d'yeux que pour la boite entre ses mains et c'est à peine si elle remarque le sifflement qui s'échappe des lèvres de Sissi et les bruits de mécanismes qui s'ensuivent. « Navrée de t’avoir fait attendre. » D'un mouvement de la main, elle se débarrasse de la question, la colère d'avoir attendu n'étant rien face à l'excitation et l'empressement qui la poussent presque à arracher l'écrin des mains de la rousse. En deux foulées accompagnées du claquement de ses talons, elle se trouve près du comptoir et après une légère hésitation, ses doigts soulèvent le couvercle. Il est là, sous ses yeux avides, et sa respiration se calme brusquement. Mais comment pourrait-elle savoir s'il fonctionne, hormis en l'essayant ? Bien sûr, sa beauté est indéniable et en cela, elle admire les talents de joaillière de la jeune femme. Mais elle n'a pas besoin de ces pierres pour resplendir ; ce qu'il lui faut, c'est endormir ses émotions. « Je peux te l’attacher, si tu souhaites l’essayer. Et j’espère que Daksha ne t’a pas trop tourné autour, il adore tenter d’effrayer son monde. » Elle l'ignore, toujours penchée et hésitante. Enfin, ses doigts effleurent la surface d'un des grenats et si au début elle n'en sent pas les effets, il lui suffit de penser à son frère pour comprendre la différence. La douleur et la peur sont toujours présents, mais leurs crocs sont émoussés. Un profond soupire, peu discret, lui échappe. Aussitôt, le rouge lui monte aux joues et elle réalise qu'Erzsébet est toujours présente. Pourquoi s'est-elle assise au lieu de rester auprès de sa cliente ? Ce n'est guère professionnel, songe la mangemort, avant de se rappeler soudainement de sa condition. La jalousie l'empoigne aussitôt, quand elle lève les yeux pour scruter cette silhouette arrondie. Bientôt, sûrement, serait-elle aussi enceinte que sa cousine par alliance ; mais elle a déjà échoué une première fois à remplir cette maudite obligation, et elle voit avec agacement les mois avant la naissance d'un possible héritier s'allonger devant elle. Tardivement, elle réalise n'avoir pas répondu à la rousse. « Non, il est parfait, nul besoin de l'essayer. » Sa voix est sèche, mais elle tente de s'adoucir, de sourire avec reconnaissance. « Qui cela ? Le rampant ? » Déjà, son attention est ailleurs tandis qu'elle cherche dans son sac la bourse contenant le paiement. Elle pose celle-ci sur le comptoir et glisse l'écrin dans son sac, ses traits moins tirés témoignant de son soulagement. « Ce fut un plaisir de faire affaire avec toi, Sissi. » Sans un regard de plus, elle quitte la boutique. Aveugle aux fils qui quelques mois plus tôt se sont emmêlés autour d'elle, en ce même lieu. Elle s'arrête toutefois juste avant de passer la porte, une curieuse sensation la taraudant. L'impression d'avoir oublié un détail, que quelque chose lui échappe ; mais elle repousse la sensation comme on chasserait un insecte, sans réaliser le danger qui la menace.

17 MAI 1991

Elle est seule. Sous ce toit qui n'est pas vraiment le sien, malgré tous ses efforts, vivent bien d'autres âmes et pourtant, jamais n'a-t-elle été aussi seule qu'à présent. Si le collier apaise les sentiments, ces derniers ont été remplacés par une curieuse sensation de vide, comme si une partie d'elle manquait sans qu'elle puisse vraiment se souvenir de ce dont il s'agit. Pourtant, elle est plus affectueuse qu'elle ne l'a jamais été avec Quintus ; elle a parfois des gestes presque tendres envers lui, instaurant ce doux mensonge pour se protéger et le protéger d'elle-même. Après sa première fausse couche, tout a failli partir en fumée et depuis, elle éteint avec dévouement les cendres de son affection pour lui tout en prétendant les nourrir. Le feu ne cesse de reprendre, mais il n'est pas de taille face à la puissance du collier ; c'est là un cycle presque rassurant, qui pourtant lui donne l'impression de danser au bord du gouffre. Fermement attachée à la terre ferme, elle a la sensation de tomber tout en sachant pertinemment que la chute ne viendrait pas. Pas alors qu'elle a cet objet autour du cou et pour fer de lance sa détermination à atteindre ses objectifs.

Elle est seule, et la tasse de thé s'échappe de ses doigts et se fracasse sur le parquet. Les doigts qui tiennent la lettre se mettent à trembler, les lèvres s'entrouvrent mais aucun son ne s'échappe. D'une belle écriture, l'horreur est écrite en lettres noires. La descendance de Quintus est maudite, lui annonce Erzsébet Rackharrow. Elle lâche le papier, un feu douloureux lui dévorant les entrailles. Les images reviennent brutalement, une à une, la jetant presque au sol. Pliée en deux, elle tente d'extraire sa baguette de sa manche pour verrouiller la porte de la chambre mais ses gestes sont maladroits et elle la lâche. Se laissant glisser contre le battant, la mangemort n'a plus rien d'une puissante. Les paupières serrées, les genoux repliées contre elle et les doigts qui se pressent contre le sol, comme pour disparaître dans ce bois froid dans son dos. Elle se débat en silence, ses souvenirs de cette après-midi honnie s'agitant autour d'elle, tels des mains griffues tentant de la tirer vers de pâles profondeurs. « Non » souffle-t-elle d'une voix étranglée, avant de répéter le mot plus fort, dans l'espoir vain qu'il mette fin à ce cauchemar. Le cœur au bord des lèvres, elle ne retient pas les larmes qui se mettent à souiller ses joues. Le maquillage sur ses paupières reste intact, préservé par la grâce de la magie. Mais son corps n'est plus qu'une poupée secouée de spasmes et de sanglots, douleurs fantômes et terreurs étouffées ayant été libérées par les mots tant craints. Elle lutte pour respirer, pour ne pas perdre la tête à l'instant ; une part d'elle résiste au désespoir avec ténacité, et tente de la tirer de son égarement. Pleurer ne vengera pas le tord qui lui est causé, crier ne la tirera pas des mains de ce destin auquel quelqu'un a voulu la vouer. Je sais qui a commandé cela et je sais également comment tu peux te venger... Elle se redresse en titubant, le regard vide et les traits tirés. Froidement, elle s'estime incapable d'arriver à quoi que ce soit dans cet état. Peut-être que le collier... Elle s'avance vers la commode et tire le tiroir où elle le range, mais lorsqu'elle en touche la surface, rien ne change véritablement. Seule sa peine vis à vis de Quintus s'allège ; elle se sent plus vide que jamais. Les yeux dans le vague, la jeune femme reste ainsi quelques minutes. Elle finit par soulever avec délicatesse sa robe, jusqu'à voir son ventre encore plat. Bientôt, il s'arrondirait comme celui de Sissi. L'enfant à naître connaîtrait sûrement le même sort que le précédent. Elle ferme les yeux et lâche le tissu, de nouvelles larmes roulant sur ses joues. Donner un fils à Quintus n'aurait dû être qu'une formalité... au lieu de cela, elle se trouvait soudain face à une dure réalité et la raison pour laquelle elle avait eut du mal à le laisser la toucher ces dernières semaines lui apparaissait, limpide comme de l'eau ; elle craignait cette grossesse, craignait d'à nouveau vivre cet épisode qui l'avait marqué infiniment plus qu'elle ne voulait se l'admettre. Plus qu'une peur, la fausse couche était devenue le monstre rôdant sous son lit, l'échec sous sa forme la plus concrète. Au moins n'était-elle pas coupable d'être stérile, ce qui aurait pu s'avérer rassurant si la situation n'avait pas été aussi affolante.

Mais déjà, elle se prépare. Par des gestes mécaniques, elle répare les dégâts qu'elle a causé puis cherche dans le placard la fiole de calmant que lui a laissé le médicomage. Une goutte suffit, qu'elle glisse sous sa langue. Figée, elle attend que la potion fasse effet et l'apaise, son esprit sautant d'une réflexion à l'autre. Demain, quand elle aurait retrouvé tous ses moyens, elle répondrait à Erzsébet. Et celle-ci aurait tout intérêt à tenir ses paroles, si elle tenait un tant soit peu à la vie.

19 MAI 1991

Tac, tac. Le bruit de ses pas fait éclater le silence de la boutique. Le calme de sa démarche dissimule la rage qui boue en elle, à présent qu'elle a enchaîné ses terreurs. Elle n'a pas la place pour celles-ci, après tout, pas quand il y a tant à faire. Elle a passé la nuit les yeux grands ouverts, et ce matin a dissimulé ses cernes d'un coup de baguette adroit. Ses genoux tremblent encore discrètement, seul signe de sa faiblesse, mais dissimulés par la robe pourpre qui lui arrive aux chevilles. Elle semble presque minuscule dans le large manteau dans lequel elle s'est emmitouflée. Elle l'a volé à Quintus, et l'odeur de son époux imprègne assez le coton pour lui donner l'illusion de sa présence rassurante. Les yeux de la mangemort se fixent sur le mur du fond, ignorant ostensiblement le serpent toujours à sa place de gardien tandis qu'elle dépasse le comptoir et s'arrête. « Va dire à ta maîtresse que sa cliente est là, Daksha. » Elle lui fait l'honneur de l'appeler par son prénom, mais sa voix est dégoulinante de sarcasme et de mépris. Le menton haut, la mâchoire serrée, ses yeux lui brûlent à force de rester ainsi concentrés sur un seul point, mais elle s'entête ; comme si par la seule force de sa volonté, elle pourrait voir ce que trame Erzsébet dans la pièce d'à coté.

Ploc, ploc. Le sang s'est mis à s'échapper du corps mou qui pend à ses cotés, les pattes arrières du renard serrées entre ses doigts. Il est encore en vie, mais sa carcasse est lacérée par les quelques sorts rageurs qu'elle n'a pas su retenir avant de le stupefixer. Piètre réconfort, mais elle s'en contenterait. Jusqu'à ce qu'Erzsébet lui donne une cible... ou qu'elle en devienne une.



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Parchemin envoyé Mer 14 Juin - 14:23

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12 Avril 1991 - Sparkling Snake

M
élodie funèbre de la vérité. Elle n’avait pas pu continuer à mentir, pas pu commencer cette nouvelle vie sur les cendres d’autres. Elle n’était pas comme cela. Erzsébet avait mille défauts, mille obscurs secrets dans la boîte de Pandore de son esprit mais la réputation qu’elle trainait derrière elle n’était pas fondée : elle n’était pas entièrement dépourvue de coeur. Elle pouvait accomplir bien des choses et s’endormir en ne pensant pas aux victimes tant qu’elle n’en connaissait pas les noms, protection finalement bien réfléchie de son esprit, protection d’une conscience intimée au silence par ce silence imposée aux clients. Les choses étaient différentes avec Mererid. Elles l’étaient parce qu’elle portait le nom des Rackharrow lorsque la malédiction avait été jetée et Merlin savait combien la rousse refusait de leur faire tant de mal. Pourquoi n’avoir rien dit, alors ? Parce qu’elle tenait à son commerce, parce qu’elle ne trahissait jamais ses clients. Et puis elle avait vu Skander Lupin. Au bras de la blonde Moody. Electrochoc. Si elle avait voulu libérer la désormais madame Nott bien avant, si elle avait mis au point la manière dont la défaire de cela des mois plus tôt, elle avait trouvé la détermination mordante en percevant la voix du tortionnaire de sa meilleure amie. Une pierre, deux coup, dit-on. Elle était devenue prudente avec la magie, ne la pratiquant qu’à des fins simples, sans vastes entreprises ou grandes expériences. La théorie n’était cependant pas en reste, et c’était là-dessus qu’elle jouait ses cartes. Les remords se délectaient sans nul doute de son myocarde noirci sans que la psyché ne l’accepte.

…✁…

19 MAI 1991
« Va dire à ta maîtresse que sa cliente est là, Daksha. » Si il avait eu un sourcil, il l’aurait levé en signe de perplexité. Pour qui se prend-elle, vulgaire humaine ? Croit-elle avoir à faire à un caniche royal que l’on peut jeter d’un coup de pied ? Croit-elle avoir sur lui le moindre droit ? Le cobra lève la tête, sifflement dérangeant, qui n’a aucune nuance à l’oreille de ces sorciers incapables de le comprendre mais qui résonne comme une dangereuse menace à l’oreille d’Erzsébet. Elle ne passe au travers du mur que pour empêcher le drame qu’elle sent venir, palpable, lorsque les crochets du serpent se dévoilent. Enceinte, fatiguée mais plus autoritaire que jamais. « Assez. » L’index s’est levé, joignant le geste à son propre sifflement. « Apprends le respect à ces Rackharrow ou je le ferais. » Il est menaçant mais il baisse la tête, le regard vairon ne laissant guère le choix. Il ne faudrait pas qu’elle ait l’idée de le changer en sac-à-main. Le sang qui coule agite les sens, Sissi ne le comprend qu’en baissant les yeux sur le renard inerte. L’attention remonte vers le visage de Mererid, sans un mot. Tout cela se passe de paroles, elles savent pourquoi elles sont là, elles savent ce qu’elles ont à faire. S’approchant du comptoir, Sissi pousse le carnet de commandes à l’aspect vieilli vers l’autre sorcière. Il n’est pas ouvert à la bonne page, il faudra à la Mangemort quelques minutes pour trouver l’unique nom connu inscrit, l’unique qui ne soit pas des initiales ou un pseudonyme. Et pendant ce temps, Erzsébet disparaît, rassemblant quelques objets, un grand récipient de verre fermé, vide, des plantes, une pierre noire et un parchemin qu’elle ramène dans l’entrée de la boutique. A nouveau, elle verrouille les lieux, comme lors de leur précédente rencontre ici même et finit par tendre le tissu taché de sang qu’elle gardait depuis le bal moldu. « Tu dois le conserver jusqu’à la prochaine pleine lune. Le sang de Lupin. » Pas n’importe quel Lupin mais le ton, à la fois calme et sérieux, ne laisse en aucun cas place au doute. « Celui du renard doit être recueilli maintenant et préservé dans le bocal avec le coeur. Il servira d’ancrage au transfert magique. » Une fois altéré et souillé de la noirceur magique prévue à cet effet. C’est risqué, Sissi le sait mais elle est prête à sacrifier un peu de son énergie pour libérer Mererid de ses tourments, elle avait assez souffert sans le mériter. Un petit tyran qui n’avait rien demandé, une possessive qui ne méritait en rien de voir sa descendance arrachée par une malédiction. Enfin, elle lui tend le rouleau de parchemin soigneusement attaché par un ruban noir. « C’est ta vengeance, c’est à toi de la jeter. Je peux défaire ce qui est rattaché aux bijoux mais le reste est de ton ressort, c’est ton choix. Tu peux prendre ce qui est proposé là ou chercher autre chose. Quoiqu’il en soit, il faut convertir ce qui est lié à ton époux. » Les lignes écrites sur le parchemin ne laissent aucun doute sur la nature du travail effectué, assemblage complexe de vieilles magies pour forger une malédiction inédite, recherches de plusieurs mois, rituels précis extirpés de pratiques diverses, l’art ancien des Grimstone se nouant délicieusement à ce qu’elle avait appris d’Alastar, discrètement. Et Mererid découvrait ainsi qu’il n’y’avait pas que la neutralité et la naïveté dans les veines de cette cousine par alliance qui lui avait fait du tort.    

SISSI : # 477C64 - DAKSHA : # A8A8A8 - FOURCHELANG : italiques.
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Parchemin envoyé Sam 15 Juil - 22:53

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Je suis : Syriane , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 19/10/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 339 hiboux. J’incarne : Alycia Debnam-Carey , et l’avatar que je porte a été créé par : Avatars : Gallifreys, Texas-Flood, Wicked game, Jugband blues, Lux, Ice and fire, Ailahoz. Signature : code par Bat'phanie, gifs par Texas Flood. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Priam, Prudence et Valeryan Je parle en : #982C20



Je suis âgé de : 24 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : une femme entretenue. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : je suis mariée à Quintus Nott et enceinte de 3 mois. Champ Libre :

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Dès le premier sifflement, elle lâche le mur des yeux pour se retourner. La tête levée dans une posture menaçante, la créature n'a visiblement pas apprécié d'être traitée comme l'être inférieur qu'elle est. Mererid pince les lèvres, contrariée d'être ainsi détournée de son but premier par un vulgaire animal. Elle a cependant conscience du danger et ne lâche pas Daksha des yeux. Les doigts de sa main droite se serrent sur sa baguette, dans l'attente d'une éventuelle attaque. Mais l'interruption d'Erzsébet met fin à ce face à face, d'autres sifflements sortant de la bouche de la jeune femme dans un ballet que Mererid ne peut saisir. Frustrée d'être incapable de comprendre ce qui s'échange entre la femme et la bête, elle relève le menton avec agacement et s'avance plus près du comptoir, prétendant ne pas relever l'incident qui vient de manquer d'éclater.

Elle tolère l'examen d'Erzsébet sans prononcer un mot, réalisant très bien que son seul regard suffit à lui signifier ce qu'elle pense... Ses yeux se posent sur le carnet qu'elle pousse dans sa direction avec intérêt, et déjà de la baguette elle fait voleter les pages, à la recherche du nom, tandis que Sissi disparaît dans l'arrière boutique. Dans les marges du livre de commandes, il n'y a que des initiales ou des prénoms sans noms, jusqu'à ce que ses yeux s'arrêtent sur une ligne. « Odette Moody ». Sa mâchoire se crispe, ses doigts manquent de déchirer le papier mais elle se retient de justesse, s'appuyant au comptoir pour ne pas hurler sa rage. Bien sûr. C'est une évidence, à présent. Cette chienne. Elle paierait le double, pour avoir osé s'en prendre à la mauvaise personne. Les impurs n'étaient décidément qu'une épine dans le pied de la société, elle en avait à nouveau la preuve ; ils ne savaient pas rester à leur place et ne se rendaient pas compte des conséquences de leurs actes... Quand Erzsébet réapparaît, elle quitte enfin le carnet des yeux pour poser un regard mortellement froid sur sa cousine par alliance. « Tu dois le conserver jusqu’à la prochaine pleine lune. Le sang de Lupin. » Elle regarde quelques secondes le tissu rouge qu'on lui tend, encore trop sonnée pour réagir, et finit par le faire voler jusque dans son sac d'un coup de baguette. Ainsi, c'est par le leader de la vermine que passerait son courroux. Parfait, songe-t-elle amèrement. « Celui du renard doit être recueilli maintenant et préservé dans le bocal avec le cœur. Il servira d’ancrage au transfert magique. C’est ta vengeance, c’est à toi de la jeter. Je peux défaire ce qui est rattaché aux bijoux mais le reste est de ton ressort, c’est ton choix. Tu peux prendre ce qui est proposé là ou chercher autre chose. Quoiqu’il en soit, il faut convertir ce qui est lié à ton époux. » D'un nouveau mouvement du poignet droit et sans dire un mot, la mangemort fait sauter le rouleau des doigts de Sissi. Le ruban se défait et il se déroule dans un bruit feutré sous ses yeux. Un silence de mort tombe sur la pièce tandis qu'elle lit les détails du rituel.

Un seul hochement de tête. Enfin, elle ouvre la bouche pour déclarer : « Nul autre que toi et moi ne se mêlera de cette affaire. Me suis-je bien faite comprendre ? » Ses pupilles vertes vrillent celles de sa cousine par alliance, les quelques mots portant mille promesses de mort. Elle enchaîne, sans même attendre de réponse - il suffirait d'un signe de refus pour qu'aussitôt les sortilèges fusent de sa baguette. « Désormais, tu es mon obligée, Erzsébet Grimstone. » L'appeler par son nom de jeune fille, c'est en quelque sorte lui faire un cadeau ; commettre ce qu'elle a commis tout en portant le nom des Rackharrow... Une erreur irréparable, que Mererid n'oublierait jamais. Commerce ou non, la stupidité d'Erzsébet n'est désormais plus à prouver, aux yeux de l'épouse Nott. « Je ne dirai rien de ton erreur, si tu la répares. » Le sarcasme s'invite à nouveau, ainsi qu'un léger mouvement de la tête, moqueur. Comme si la vengeance suffirait à véritablement réparer quoi que ce soit... La mort a déjà emporté le premier enfant, à peine formé en elle ; la malédiction a causé trop de tord pour qu'elle puisse un jour regarder Erzsébet sans nourrir le désir de lui arracher les entrailles de ses mains nues. Peut-être alors comprendrait-elle ce qu'elle avait infligé à Mererid...

La baguette s'agite au dessus du comptoir, tandis qu'elle lève le renard. Le couvercle du bocal saute et atterit à coté, puis le corps sans vie vient se placer juste au dessus de celui-ci. La main de Mererid dessine un mouvement lent de haut en bas, ouvrant la nuque de l'animal avec précision alors qu'elle n'a pas quitté Sissi des yeux. « Je ne savais pas que tu t'intéressais à la magie noire, ma chère Sissi. Cela explique sans doute l'engouement de mon cousin pour toi. » La baguette continue de dessiner des gestes dans l'air, ouvrant cette fois le ventre de la bête, dont la carcasse tombe sèchement sur le comptoir, éclaboussant légèrement le carnet. « Oh. Excuses-moi, tu devras peut-être faire un brin de ménage. » Elle baisse enfin sa baguette et s'approche de la bête pour glisser ses doigts entre ses côtes et en arracher son cœur encore chaud. Elle lâche l'organe dans le récipient et il disparaît presque dans le sang dont celui-ci est rempli. Tandis qu'elle glisse inconsciemment un doigt ensanglanté sur ses lèvres pour en goûter le parfum, elle murmure : « Accio bagues. » Les deux bijoux bondissent aussitôt de son sac, ricochant sur le comptoir avant de s'arrêter au bord du vide, juste devant Erzsébet. De sa poche cette fois, elle tire une minuscule fiole soigneusement fermée et qui contient un crin de licorne. C'est avec précaution cette fois, qu'elle la pose entre elles. Elle commence alors à faire le tour du comptoir avec lenteur, ses talons claquant dans un rythme irrégulier, agaçant. S'arrêtant devant la sorcière, elle lève un doigt encore tâché de sang et fait mine de le poser sur le ventre d'Erzsébet, ne s'arrêtant qu'à quelques centimètres. « Dis-moi, petite maligne. Y a-t-il la moindre chance que celui-ci survive ? » Si c'est le ventre de l'ancienne Grimstone qu'elle fixe avec des yeux brûlants, il n'y a pas de doute qu'elle parle de sa propre grossesse, atrocement incertaine.


a world without you
We are buried in broken dreams. We are knee-deep without a plea. I don't want to know what it's like to live without you. Don't want to know the other side of a world without you. ruelle


Parchemin envoyé Mar 18 Juil - 13:44

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Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé d'un mois. Champ Libre :
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Shadows form a grin.
12 Avril 1991 - Sparkling Snake

E
lle n’est qu’indifférence à ces petites provocations puériles que lui offre Mererid. Elle ne prend même pas la peine de lui répondre, de répliquer, image d’une parfaite ignorance, surprême insulte pour celle qui n’aime que trop être le centre du monde. Et sur le fait que l’épouse Nott ne dirait rien, Sissi ne répond que par un sourire en coin : ô naïve qui croit que toutes les femmes ne sont que des objets obligées par le secret pour ne pas se faire taper sur les doigts par un quelconque époux. Qu’est Mererid sinon l’archétype d’une gamine soumise aux désidératas de son père ? Une folle, sans doute, une véritable névrosée qui ne tolère ni souffrance ni vérité sur le statut qu’elle possède désormais. Peut-être la rousse est-elle trop polie pour exprimer le fond de sa pensée quand la maudite créature se joue d’un théâtralisme qui ne fait pas sourciller la propriétaire de la boutique. « Je ne savais pas que tu t'intéressais à la magie noire, ma chère Sissi. Cela explique sans doute l'engouement de mon cousin pour toi. » « Tu ne comprendrais strictement rien à ce qui me lie à ton cousin. » Absolument rien. Le concept du choix est une chose trop abstraite pour celles qui se satisfont du pouvoir plutôt que du bonheur, qui prennent les hommes qu’on leur donne en se pétrissant des avantages sociaux sans rien savoir de ce qui peut forger un couple, un vrai. Sissi n’est pas l’épouse parfaite et sa relation avec Kenan n’est pas l’idylle qu’ils espéraient mais elle l’aime, il a brisé la carapace froide au-delà de ce que quiconque avait fait auparavant. Pas de mépris dans la voix, un simple constat.

« Oh. Excuses-moi, tu devras peut-être faire un brin de ménage. » La pièce se poursuit, l’une se faisant figure horrifique d’un film d’horreur moldu, la seconde silencieuse, murée dans l’expression d’une neutralité parfaite ; la barbarie est l’apanage de celles qui n’ont aucun autre talent, aucun autre moyen de pression, se vautrant dans le sang pour combler une lacune. Son père n’avait jamais été friand de cette violence vulgaire et elle en avait peut-être gardé le goût pour des formes de souffrances plus élégantes, plus sournoises. Grimstone, l’a-t-elle appelée, ramenant sur la table le nom de jeune fille mais que sait-elle des significations de ces lettres ? Elle se fourvoie, la vile, si elle pense pouvoir faire plier ceux qu’elle désigne par ce nom.

Erzsébet ne manque rien du spectacle, la suit des yeux, en silence. Elle n’a rien de plus à dire, rien qui ne soit trop acide pour les oreilles de la capricieuse. Des bagues ou du crin dans la fiole, elle ne dit rien, ne fait rien, ça n’est qu’à l’instant où le doigt taché de sang se pointe vers son ventre qu’elle sort enfin de son mutisme, la fatigue éclipsée par l’apparence glaciale qu’elle revêt.  « Dis-moi, petite maligne. Y a-t-il la moindre chance que celui-ci survive ? » Un sourcil se hausse, méprisant, seule expression momentanée qui s’expose et retourne se terrer tandis qu’elle ouvre enfin la bouche. « Je te conseille de ne pas jouer à ce jeu-là, Mererid. Rappelle-toi que tu es une épouse Nott et qu’aux Nott, je ne dois rien. » Ca claque presque dans l’air tant le ton est sec et assuré. « Je pourrais choisir de te laisser dans ta situation, d’avoir une indifférence totale pour ton nom ou ta réputation. Je ne m’en prends pas aux Rackharrow, seule raison pour laquelle je consens à te défaire de ces liens magiques. » Liens. Comme une chienne en laisse piégée dans ses tourments. « Tu ignores ce qu’implique le commerce, tu n’es pas plus consciente de ce qu’on doit faire pour être indépendante ainsi je te conseille de cesser ce ton méprisant dans la minute. Rien sinon ma compassion pour toi ne m’oblige à te venir en aide. » Le sifflement lugubre se glisse sur chaque lettre un brin sifflante. Compassion. Daskha, observateur, s’est dissimulé dans l’ombre, menace apparemment effacée alors qu’il n’est que fourberie prête à bondir. « Tu n'as pas assez de respect envers autrui pour que je t’épargne la vérité crue, Mererid : non, cet enfant ne survivra pas. Crois-tu vraiment que cette boutique tiendrait encore debout si je ne visais pas une certaine qualité de services ? » Elle est restée droite tout le long de son discours acide mais elle consent à bouger, enfin, pour saupoudrer de quelques plantes l’hémoglobine récoltée. « Maintenant que les choses sont claires, peut-on prévoir la libération de ton époux ou préfères-tu souffrir quelques semaines encore ? »     

SISSI : # 477C64 - DAKSHA : # A8A8A8 - FOURCHELANG : italiques.
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Shadows form a grin ⚝ Sissirid

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