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DON'T BE SO SHY. (NERISSON)

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Parchemin envoyé Mer 3 Mai - 18:53

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 17/04/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 261 hiboux. J’incarne : Benedict Cumberbatch , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Skander Lupin, Avia Spudmore, & Astra Black. Je parle en : #??????



Je suis âgé de : 37 ans , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : écrivain magique, et expert en histoire de la Magie, avant la fermeture de Poudlard j'y enseignait cette fabuleuse matière. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres mais sans être mangemort parce que c'est ce qu'on attend de moi. Au final, je ne fais que suivre, sans réelles convictions. Côté cœur, : je suis un éternel célibataire, ma mort prochaine pour seule compagne. Enfin j'ai été récemment fiancée à une créature répondant au nom de Nerissa Carrow, si la mort sera ma compagne éternelle, peut être sera-t-elle une compagne comme une autre.
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DON'T BE SO SHY.
NERISSA & GIDEON PEVERELL





5 MAI 1991, LONDRES

Une nouvelle femme  - il espérait que celle-ci lui survivrait. Tout le monde était censé lui survivre même la plus éphémère des créatures, tel un papillon. Pourtant l’humain éphémère survie depuis assez d’année déjà, trente-six. C’était plutôt rassurant de savoir que la médicomagie faisait des progrès tous les jours, mais angoissant pour le sorcier lui-même, éduqué avec l’idée que jamais il ne pourrait rien faire de sa vie. Le voilà aujourd’hui chez lui, une nouvelle épouse à son bras. Un mariage plus que précipité, l’épouse elle-même n’avait pas l’air très au fait de ce qui lui arrivait, lui-même avait été mis dans la confidence à la hâte. Un malaise de sa part, et la semaine suivante, il se retrouvait à ses propres noces. Douce ironie. Appréhender une femme ce n’est pas la spécialité de Gideon – il n’est pas un tombeur né, il ne l’a jamais été. Mais appréhender une femme qui ne semble pas penser qu’elle puisse l’être s’avère être encore plus complexe que prévu. Si sa famille attend de lui un héritier, lui n’attend pour ainsi dire rien de ce mariage. Installée chez lui, elle est comme un chien dans un jeu de quilles, pas à sa place. L’appartement est plus vaste qu’il ne l’aurait voulu à la base. Mais la prise de Poudlard près d’un an et demi plus tôt avait fait de lui un homme qui rapidement s’était senti à l’étroit dans le manoir Peverell. Assez d’argent de côté grâce à ses années de travail à Poudlard sans le moindre frais, et l’argent de ses quelques livres lui avaient permis d’acquérir un appartement en dernier étage d’un immeuble londonien. Un immeuble sorcier – cela va de soi, mais bien caché dans le Londres moldu par un sortilège. Il aime bien l’aspect contemporain de l’appartement, contrastant avec l’extrême noirceur de certaines habitations sorcières. S’il attendait la mort, rien n’empêchait de l’attendre dans un lieu baigné de lumière.

Il lui laisse tout son temps, à Nerissa. Il n’est pas un homme pressant, ni pressé. Il pourrait l’être vu le temps imparti et incertain qui est le sien. Mais il n’en est rien, Gideon est la force tranquille. Il l’a invité à faire comme chez elle puisque maintenant, elle l’était chez elle. L’appartement est spacieux, aéré, peut être déstabilisant pour un sorcier moyen, un sang pur de surcroît. Chez lui, c’est le royaume des livres, et quelques objets de voyages se perdent sur les étagères. Une invitation au savoir et au voyage, c’était ça l’appartement de Gideon. S’il voyait la vie en noire, ici, tout était bien plus lumineux que dans sa tête. Ce matin-là, il s’est levé, a bu son café – au grand damne de ses sœurs qui sont persuadées que le café est bien trop dangereux pour son cœur, assit dans la véranda rempli de plantes vertes. Un havre de paix baigné par le soleil matinal. Un exemplaire du Golden Blood en main, le café dans l’autre, il cherche des nouvelles quant à l’éventuelle réouverture de Poudlard, mais toujours rien à l’horizon. Il reste donc un écrivain, et rien d’autre. C’était un dimanche matin – un de ces dimanches qu’il aime passer dans la solitude de son antre – solitude partagée avec une douce et bien étrange créature. Nerissa était belle, bien qu’étrange – peu bavarde, sans aucune initiative, presque « transparente », son attitude n’en intriguait pas moins le sorcier. Les Carrow, quelle famille lugubre avait-il pensé lors de la première rencontre, pourtant Nerissa avec sa blondeur et son innocence apparente semblait bien loin des standards. Elle intriguait Gideon – mais il lui laissait le temps qu’il faudrait. Un mariage se doit d’être consommer, mais dans les règles de l’art plutôt que dans la contrainte, c’était le souhait de Gideon. Les souhaits de Nerissa : c’était un grand mystère. Il sa lève, journal à la main, et d’un coup de baguette débarrasse sa tasse. Il n’est pas un vieux garçon comme les autres, il n’a pas d’elfe mais se débrouille bien seul. Il croise alors Nerissa qui semble se lever, il lance un « Bonjour ! » Aimable, poli. Pas de baiser – grand dieu, non, ils en étaient bien loin. « Je vais travailler un peu, fais comme… t’es chez toi. » Il n’est pas très à l’aise. Il disparait dans son bureau, travailler sur l’Histoire de Poudlard l’aidait à se sentir chez lui.

(...) Des heures de travail éreintant. Il aimait passer des heures à lire, des lunettes sur le bout de son nez. Il n’en portait pas, ne tenant pas à passer « pour un vieux », mais il n’était pas nécessairement d’une toute première jeunesse. Trente-six années de maladie, ça vous use un homme. Mais pour selon, il était encore « bien conservé ». Il se lève, déposant sur lunettes sur le parchemin, où une plume magique rédige proprement ce qu’il a griffonné à côté. Puis, il se lève alors, les jambes endolories. La porte s’ouvre alors, et il regarde l’horloge suspendue dans le salon. Elle est là, immobile, assise sur le canapé, elle n’avait pas bougé ? Vraiment pas ? « Nerissa ? » Demande alors Gideon, pour s’assurer qu’elle va bien.Il s’approche d’elle pour s’asseoir sur le second canapé, « Tout va bien ? » Il n’était pas sûr que tout aille pour le mieux. Elle agissait bizarrement – était-ce la raison pour laquelle les Peverell lui avaient choisi la jeune femme pour épouse, parce qu’elle était trop étrange pour épouser quelqu’un d’autre ? Il commençait parfois à croire qu’il y avait réellement un problème, ou bien, était-ce lui le problème ?
Parchemin envoyé Jeu 4 Mai - 1:05

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Je suis : Wicked Witch. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 09/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 95 hiboux. J’incarne : Emilia Clarke. , et l’avatar que je porte a été créé par : (c) avatar by Gallifreys, Gorgeousmali, Edana, Oreste, Nephilim & Lux aeterna. Ship Nerisson by Gallifreys. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Erzsébet Rackharrow Je parle en : #765C81



Je suis âgé de : 26 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Oubliator et chargée d'interrogatoire au sein des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : je suis mariée à Gideon Peverell, troisième victime de la persistance parentale. Diable, s'il savait ce qu'il est arrivé aux autres.
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Don't be so shy.Gideon & Nerissa PeverellThere is always some madness in love. But there is also always some reason in madness. (Friedrich Nietzsche) Elle est si fragile, la petite Nerissa, n’est-ce pas ? Elle semble si sage, si douce. Carrow, l’impossible. Comment cette créature pourrait être de ces sorciers si sombres, aux traits reflets de l’inquiétude qui émane d’eux ? Comment la petite aux cheveux blancs pourrait-elle être descendante de ces fournisseurs d’Inferi ? C’est marqué pourtant, sur le certificat de mariage : née Carrow. Fantôme de transparence, sans aucune personnalité, c’est ce dont elle doit avoir l’air aux yeux de monsieur Peverell. Elle ne donne même pas l’impression d’avoir simplement été élevée en bonne petite sang-pur, pour rester à la maison, non ça n’est pas ça : c’est qu’elle apparait sans saveur aucune, sans envie, sans initiative. Elle est terrifiée, en réalité, terrifiée depuis qu’elle a compris que cet homme là serait vraiment son époux jusqu’à la fin de ses jours. Terrifiée à la seule pensée qu’il puisse cacher une quelconque part de violence, ou pire que sa propre violence se révèle et en vienne à le tuer. Elle s’extirpe souvent de l’appartement si lumineux pour rejoindre le Ministère, ayant affirmé être une banale Oubliator mais la vérité est plus sombre : être chargée d’interrogatoire lui permet d’évacuer la noirceur qui la ronge, suffisamment pour revenir auprès de Gideon dans un état plus léger, parfois quand la lune est déjà haut dans le ciel, sans justifier son attitude. N’est-elle pas qu’une fillette effrayée ? Et chaque nuit est un cercle vicieux infini. Un hippogriffe. Deux hippogriffes. Trois hippogriffes. Et le sommeil ne vient que rarement si elle ne se glisse pas jusqu’au sol avec le coussin pour ne plus se sentir intruse. Intruse dans cet endroit sublime mais d’une clarté qu’elle ne mérite pas.

Elle a fini par émerger, passant dans la salle de bains tant que Gideon ne semblait pas être là, prêt à y entrer. Tenter d’être la plus rapide possible, la plus invisible également. Et quelle n’est pas son horreur lorsqu’elle constate que bien peu de ses affaires ont finalement été réellement transférées, à moins qu’une part d’elle-même ait volontairement effacé soixante pour cent de sa garde robe, ce qu’elle sait fort possible. La robe est enfilée, d’un bleu nuit, au décolleté prononcé, à la taille marquée, suivant délicatement les courbes, la teinte accentuant finalement le blanc de ses cheveux par un étonnant contraste. Elle est gênée d’avance, Nerissa, manquant cruellement d’assurance lorsqu’il s’agit de cette enveloppe charnelle dont on lui a répété tant de fois qu’elle n’était pas ce qu’elle aurait dû être. Les escarpins noirs compensent sa taille, sans qu’elle ne soit vraiment consciente de l’effet que cela pouvait avoir au regard des hommes, du galbe que cela pouvait donner. « Bonjour ! » Elle est restée neutre, baissant les yeux, sans lui laisser l’occasion de voir les quelques mèches de cheveux devenues roses dans son dos, signe de son embarras, comme d’autres auraient rougi. « Je vais travailler un peu, fais comme… t’es chez toi. » Elle l’a suivi des yeux, pivotant, cachant la métamorphomagie. Elle ne veut pas qu’il voit combien elle est étrange, combien elle est imparfaite. Il disparait dans le bureau et elle s’assied, n’osant rien faire, rien boire ou rien manger.

Les heures sont longues, terriblement longues quand elle n’a pas le travail pour sortir, pour s’échapper de cette réalité là, qu’elle n’arrive pas à assimiler. Elle s’est bien essayée à lire l’un des rares livres lui appartenant mais elle a fini par s’endormir, le connaissant déjà par coeur. Assoupie, le cadrant tourne plus vite, le sablier du temps semble moins la torturer. Elle ne se réveille que pour boire un verre d’eau, seule chose qu’elle ose emprunter avant de retourner s’asseoir sagement, devant cette cheminée éteinte. « Nerissa ? » Elle se tourne légèrement, sans que le moindre son ne s’extirpe d’entre ses lèvres, qui s’entrouvrent à peine. « Tout va bien ? » ajoute-t-il en s’asseyant sur l’autre canapé. Elle hoche la tête. Tout va bien, n’est-ce pas ? Et pourtant elle la sent, la brûlure à l’intérieur de son poignet, couverte par cette manchette aux détails et tissus travaillés qu’elle ne semble jamais quitter - ou qu’elle remplace par une autre, régulièrement. Pas la brûlure de cette Marque dont elle ne dit jamais rien, que trop peu ont vue, si bien qu’elle n’est jamais associée aux Mangemorts de confiance (selon la population sorcière tout du moins) mais celle de cette malédiction qui la frappe, ce symbole d’infini gravé sur sa peau sans qu’elle ne puisse s’en défaire. Quelques mèches de cheveux se teintent momentanément d’un noir de jais, d’un brun profond, trahissant une première brève bizarrerie. « Je.. » Le nez se baisse encore, tente de dissimuler la terreur, de cacher les sentiments conflictuels qui se lisent déjà dans les yeux bleus. Les doigts se crispent sur le canapé, dans sa tentative de résistance avant que le noir ne couvre entièrement le blanc et qu’elle ne relève le visage.

Le sourire en coin se dessine, l’attitude générale si différente. « Oh ne faites pas cette tête, monsieur Peverell, j’ose espérer que ma très chère famille vous a soufflé ce petit.. détail. » Une moue faussement désolée. « La si petite et si fragile Nerissa.. » Elle se lève, aligne quelques pas dans la pièce, presque lascive. « Et le si charmant Gideon. » Un index qui se glisse au niveau de ses lèvres, qu’elle mordille une seconde, pleine de malice. La main retombe le long du corps lorsqu’elle revient vers lui pour s’installer à côté, posant une main sur la cuisse masculine. « Je crains que nous n’ayons pas fait convenablement les présentations. »   
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The darkness & the light collide.
The monster that you see ⊹ Is it a part of me ? I'm breaking down and shaking 'round in This world so helplessly But you just laugh and grin Completely blind within There's no point now, broken anyway, I try to stop my breath (by anaëlle)


Parchemin envoyé Mar 9 Mai - 22:01

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Je suis âgé de : 37 ans , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : écrivain magique, et expert en histoire de la Magie, avant la fermeture de Poudlard j'y enseignait cette fabuleuse matière. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres mais sans être mangemort parce que c'est ce qu'on attend de moi. Au final, je ne fais que suivre, sans réelles convictions. Côté cœur, : je suis un éternel célibataire, ma mort prochaine pour seule compagne. Enfin j'ai été récemment fiancée à une créature répondant au nom de Nerissa Carrow, si la mort sera ma compagne éternelle, peut être sera-t-elle une compagne comme une autre.
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NERISSA & GIDEON PEVERELL





5 MAI 1991, LONDRES

Une femme, une épouse. Elle n’avait rien en commun avec la précédente. Ana était transparente, sans saveur particulière, jolie mais profondément banale. Nerissa semblait partager avec sa défunte épouse une transparence certaine, mais elle avait une beauté moins… banale. Métamorphomage l’avait-il prévenu, il n’avait pas vraiment fait attention jusqu’ici. Il n’était pas mangemort, non pas par choix mais plutôt à cause de sa condition physique, ses sœurs et son père refusant qu’il y prenne part. Les premières pour s’assurer qu’il reste en vie, le second pour s’assurer qu’il ne fasse pas honte aux siens. De toute façon, Gideon n’était pas un homme d’action, il ne l’avait jamais été. Il était un érudit, un homme de lettre, un homme d’histoire. Plus à l’aise à un bureau qu’une baguette à la main. Il n’avait jamais voulu devenir mangemort parce qu’il se savait incapable de tenir une baguette devant une horde de phénix enragé, mais si les Mangemorts avaient besoin d’un homme d’Histoire alors, ils pourraient venir le trouver, il n’était pas contre aider cette cause, jamais.  

Différente, c’est le mot. Intriguant sans nul doute possible aussi. Quand il s’aventure à lui demander si elle va bien, car elle n’a pas bougé d’un pouce, immobile comme une plante verte. Immobile, comme si elle ne se sentait pas chez elle, pourtant Gideon a l’impression de faire son possible pour l’aider à se sentir comme chez elle. Peut-être devrait-il la laisser refaire la décoration selon ses goûts ? Sans doute, les femmes aiment apporter leur touche à la décoration de leur maison. Car c’était son chez elle maintenant. Elle hoche alors la tête pour dire qu’elle va bien. Mais il n’est pas convaincu, il l’est encore moins quand il voit des mèches de cheveux de la jeune femme se teinté de façon bien plus foncé. Puis, elle bafouille alors, « Je.. » Elle n’ose même pas le regarder, il la voit encore baisser la tête. Lui faisait-il peur ? Gideon faire peur, le concept semblait quelque peu étrange, il devait le confesser.

Il n’avait jamais réellement vu de métamorphomage à l’œuvre, sous ses yeux la blanche Nerissa devient brune, les cheveux noirs de jais. Cela vous change une personne, de passer de la lumière à l’obscurité. Le jour et la nuit, c’est ce qui pourrait physiquement définir la transformation. Mais si cela avec la jeune femme, tout s’arrêtait à un changement physique. Elle relève finalement la tête, daignant croiser son regard, mais pas seulement.  « Oh ne faites pas cette tête, monsieur Peverell, j’ose espérer que ma très chère famille vous a soufflé ce petit.. détail. » Il n’avait jamais réellement vu de métamorphomage à l’œuvre, sous ses yeux la blanche Nerissa devient brune, les cheveux noirs de jais. Cela vous change une personne, de passer de la lumière à l’obscurité. Le jour et la nuit, c’est ce qui pourrait physiquement définir la transformation. Mais si cela avec la jeune femme, tout s’arrêtait à un changement physique. Elle relève finalement la tête, daignant croiser son regard, mais pas seulement. Tout change, le regard, l’attitude, c’est comme si en une fraction de seconde, la personne face à lui avait changé. Comme si sa femme en était une autre. « La si petite et si fragile Nerissa.. » Elle se lève pour marcher… différemment. Très différemment. Il la regarde elle, son visage. « Et le si charmant Gideon. » Elle mordille son doigt, tentatrice et bien différente. Que lui arrivait-il donc ? Elle ne reste pas longtemps debout. Elle s’assoit à côté de lui, elle qui habituellement semblait le fuir, il laissait volontairement une distance, « Je crains que nous n’ayons pas fait convenablement les présentations.»  C’était pour le moins inattendu.   

Il n’était pas un fin psychologue mais il y avait un clair dédoublement de personnalité dans l’air. Une brune et une blonde, la même femme, mais en différente. C’était pour ça qu’il avait trouvé une femme, une femme étrange pour le plus infirme de Peverell, ça tombait sous le sens. Bien, ressaisis-toi Gideon, se dit-il à lui-même. L’expression de surprise sur son visage, et un état de décomposition de sa raison bien avancé. On avait parlé de sa capacité de métamorphomage, oui, mais de la « folie » qui l’accompagnait, non. Pourtant, il se doit de rester poli et courtois le beau Gideon. « On m’a parlé de tes…talents de métamorphomage. » La diplomation selon Gideon. Il sourit, mal à l’aise de sa main sur sa cuisse. C’était… normal pour un homme et son épouse, mais jusqu’ici rien n’était à priori normal entre eux. « C’est impressionnant cette faculté de changer, comme ça. » Changer ? De couleur de cheveux, de caractère aussi. Il ne précise pas. Il avait véritablement l’impression de faire face à une autre.  « Ils ne m’avaient pas précisé que tu étais surprenante. » Un euphémisme. Mal à l’aise, Gideon se cache toujours derrière les bonnes manières et les mots, ses plus précieuses alliées.  
Parchemin envoyé Jeu 11 Mai - 13:04

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Je suis âgé de : 26 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Oubliator et chargée d'interrogatoire au sein des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : je suis mariée à Gideon Peverell, troisième victime de la persistance parentale. Diable, s'il savait ce qu'il est arrivé aux autres.
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Don't be so shy.Gideon & Nerissa PeverellThere is always some madness in love. But there is also always some reason in madness. (Friedrich Nietzsche) « On m’a parlé de tes…talents de métamorphomage. » Comment aurait-il pu en être autrement, après tout ? N’a-t-on pas ce drôle de culte au sein des familles pures ? Cette façon si peu délicate de traiter une différence, de la dénigrer jusqu’à ce qu’un beau jour, elle devienne un atout suffisant pour la vendre, pour en faire un argument presque marketing, comme diraient les moldus. Il est mal à l’aise, Gideon, face à cette étrange personne qu’il ne connait finalement pas, lui qui vivait depuis quelques semaines avec une épouse si timide qu’elle ne parlait presque jamais. « C’est impressionnant cette faculté de changer, comme ça. » Il est presque carnassier, félin, le sourire qui se dessine sur les lèvres féminines. Le rempart de la politesse pour ne pas froisser, ou parce qu’il s’agit de son éducation, allez savoir. Elle non plus, elle ne le connait pas, l’héritier auquel elle a dit ‘oui’, contrainte et forcée, soumise à l’autorité de sa lignée parce qu’ils avaient profité d’une extinction momentanée de la personnalité dominante. « Ils ne m’avaient pas précisé que tu étais surprenante. » Le rire s’envole, imprégné d’une vive amertume. Elle ne s’est pas éloignée de lui, mordant sur l’espace vital intégré depuis leur rencontre, effaçant la distance qu’il y’avait toujours entre eux. « Comment l’auraient-ils pu ? Une anomalie, c’est tout ce que je suis. Loin des canons Carrow. » C’est une vérité crue acceptée depuis longtemps par la brune, une fatalité comme une autre qui avait forgé la violence, déterré les monstres du placard, volonté d’être parfaite dans toute l’horreur de ses origines. A bien des égards Nerissa avait atteint l’objectif, maudite par le contact avec cet objet, arrachée à la bonté dont elle avait toujours été empreinte. L’obscure part d’elle-même s’était retrouvée détachée, exacerbée. Lumière et noirceur en collision, en compétition. Les doigts glissent sur le torse, remontent le long des boutons de la chemise tandis qu’elle croise l’une de ses jambes sur l’autre, se tournant ainsi légèrement vers lui, joueuse. « Paraît-il que je suis jolie, n’est-ce donc pas là la pire des tares … ? »

Il était vrai que les Carrow avaient tous un physique particulier, bien loin d’avoir une beauté lisse, plutôt même inquiétants, charisme dérangeant, traits angoissants d’expressivité. « Qu’en pensez-vous ? » Il est mutin cette fois, le sourire, quand le second bouton de la chemise est détaché. Audacieuse, bien plus qu’on ne l’imaginerait en ayant rencontré la colombe aux cheveux d’argent. Deux mondes, deux personnalités, deux façons de s’exprimer. La séduction telle une arme, l’atout de ce physique malléable dont elle osait se servir jusque sur les accusés, ceux qui avaient le malheur de passer entre ses mains pour les interrogatoires. Sadisme latent, soif de sang, de meurtres, d’abord dissimulée derrière les attraits de la chair. Avait-elle donc des limites concernant la décence ? Elle-même ne se souvenait parfois plus de la manière dont elle se retrouvait parfois avec les enveloppes charnelles à l’agonie de ceux qui refusaient de parler, de céder, d'avouer les trahisons, impurs négligeables. Et Gideon, qu’était-il ? Rien de plus, à son tour, qu’une enveloppe séduisante ? Elle ne s’était pas manifestée, jusque là, elle ne s’était pas imposée, comme si quelque chose l’avait muselée tout ce temps. « Quel est donc votre incommensurable défaut pour que vous vous retrouviez marié à une créature des bas-fond ? » C’était ce qu’ils devaient être pour une lignée telle que les Peverell, les enfants méritant des alliances bien plus précieuses, dans les hautes sphères, non auprès d’inferi et autres monstruosités. « Vous semblez si mal à l’aise.. » Ils sont remontés jusqu’au cou masculin, ses doigts joueurs, taquinant l’épiderme. Vile tentatrice. Elle ne lui avait pas refusé le contact, elle avait semblé en avoir peur, terrifiée à l’idée qu’il soit violent, qu’il puisse avoir d’imprévisibles réactions, craignant de le tuer en se défendant, plus introvertie que dans le rejet véritable. Mais cette version-ci ne frissonne pas d’effroi face au meurtre, savourant l’adrénaline qui en résulte, faisant de l’hémoglobine presque une peinture sur une toile. Ne valait-il pas mieux la timide silencieuse que la sombre entreprenante ? Ne valait-il pas mieux l'hésitation aux vastes certitudes ? Avait-elle réellement l'assurance qu'elle dévoilait dans ces jeux dangereux ?
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Parchemin envoyé Sam 13 Mai - 23:30

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Je suis âgé de : 37 ans , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : écrivain magique, et expert en histoire de la Magie, avant la fermeture de Poudlard j'y enseignait cette fabuleuse matière. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres mais sans être mangemort parce que c'est ce qu'on attend de moi. Au final, je ne fais que suivre, sans réelles convictions. Côté cœur, : je suis un éternel célibataire, ma mort prochaine pour seule compagne. Enfin j'ai été récemment fiancée à une créature répondant au nom de Nerissa Carrow, si la mort sera ma compagne éternelle, peut être sera-t-elle une compagne comme une autre.
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5 MAI 1991, LONDRES

« Comment l’auraient-ils pu ? Une anomalie, c’est tout ce que je suis. Loin des canons Carrow. » Elle rit. C’est lui qui avait presque envie de rire. Une anomalie ? S’il y avait une anomalie dans une quelconque famille, c’était bien lui. Enfin, quand on lui avait dit qu’il épouserait une Carrow, la première des réactions n’avait pas été l’extase. Lui, il n’avait pas eu envie de se marier, il n’avait pas envie de laisser une veuve épleuré derrière lui, il n’avait pas envie de l’enterrer non plus. Il la regarde, un peu mal à l’aise de la non-distance entre eux. C’était normal entre deux époux, mais entre eux, ce qui se passait défiait les lois de la normalité. Rien n’était normal. Ni elle, ni lui de toute évidence.  Cette fois-ci, la distance était morte et enterrée si on me permet l’expression. Les doigts de la sorcière contre son torse.  Il ne tremble pas, frémit à peine. Il a un énorme self-control le Peverell. Elle croise finalement ses jambes pour se tourner un peu plus vers lui. Il croise alors son regard quand elle finit par ajouter, « Paraît-il que je suis jolie, n’est-ce donc pas là la pire des tares … ? » Une tare ? Depuis quand être belle était une tare ?« Qu’en pensez-vous ? » Eh bien, il aimerait dire que… mais il ne peut pas. Elle détache le second bouton de sa chemise. Ce n’était définitivement pas la même jeune femme que quelques secondes plus tôt. C’était tellement déroutant. « Quel est donc votre incommensurable défaut pour que vous vous retrouviez marié à une créature des bas-fond ? » Ah, ça. Très bonne question, un sujet de dissertation à lui tout seul. Pouvait-on parler d’un défaut ? Peut-être. « Vous semblez si mal à l’aise.. »  Maintenant que ses doigts remontent dans son cou, oui, il peut clairement dire qu’il est mal à l’aise. On ne devrait pas être mal à l’aise avec son épouse ? Normalement non. Mais la normalité, elle s’était fait la malle.

Il attrape alors la main qui titille sa peau, non sans une certaine délicatesse. Gideon était un homme sensible, et intentionné, pas une brute épaisse. Il saisit délicatement sa main, ajoutant alors en plongeant son regard bleu acier dans le sien : « Et toi tu sembles si sure de toi tout à coup. » J’aimerais bien comprendre. A-t-il envie d’ajouter, sans y parvenir. C’était plus un ton de constatation qu’autre chose. « Qui donc a bien pu te mettre dans la tête que la beauté était une tare ? La beauté n’est qu’une tare si tel Naricsse, tu t’extasie de ta personne. » Il était cultivé Gideon, il arrivait toujours à place un peu de culture, d’histoire ou de mythologie dans une conversation.  Il ne lâche pas sa main. Lui aussi savait être de bonne compagnie, et charmeur. Il ce sourire sur ses lèvres. Il avait été surpris, décontenancé de prime abord. Mais il voulait voir « les limites », car chaque personne à ses limites. Elle avait l’air bien… instable. C’était donc ça, sa tare à elle. Pourquoi on l’avait marié à un infirme. Un défaut non ? Une tare, une anomalie dans le système, voici ce qu’il était et avait toujours été. Son défaut était d’être encore et vit et d’être l’héritier d’un nom, d’une légende. Et quelle légende, celle des trois frères et des reliques de la Mort. Il était l’aîné de tous les enfants Peverell confondus, il aurait dû mourir depuis tellement d’année, il n’aurait jamais dû se retrouver là. « Un incommensurable défaut ? » répète-t-il alors un peu amusé par la question. Ne lui avait-on rien dit de son état ? Pauvre créature instable qui se tenait face à lui. S’il avait tout l’air d’avoir épousé une schizophrène métamorphomage, elle avait épousé un faible. Un malade. « Je ne te qualifierais pas de créature des bas-fonds, quand même. » De folle, sans doute, mais une créature des bas-fonds avait le sang souillé, et les convictions douteuses, c’est ce qu’on lui avait toujours appris. Il la tutoie car ça lui parait profondément normal, de parler… d’égal à égal ? Quelque chose dans ce goût-là. « Ta famille est tout à fait respectable, mais c’est plutôt étonnant qu’elle ne t’ait pas parlé de moi. » Enfin, dit comme cela, cela faisait presque un peu trop prétentieux. Pas du tout son genre. « Si la chance est avec toi, il se pourrait que du fait de mon état de santé tu sois veuve demain matin, charmant non ? » Il sait faire preuve de sarcasme quand il s’agit de parler de lui.
Parchemin envoyé Mar 16 Mai - 13:07

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Je suis : Wicked Witch. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 09/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 95 hiboux. J’incarne : Emilia Clarke. , et l’avatar que je porte a été créé par : (c) avatar by Gallifreys, Gorgeousmali, Edana, Oreste, Nephilim & Lux aeterna. Ship Nerisson by Gallifreys. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Erzsébet Rackharrow Je parle en : #765C81



Je suis âgé de : 26 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Oubliator et chargée d'interrogatoire au sein des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : je suis mariée à Gideon Peverell, troisième victime de la persistance parentale. Diable, s'il savait ce qu'il est arrivé aux autres.
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Don't be so shy.Gideon & Nerissa PeverellThere is always some madness in love. But there is also always some reason in madness. (Friedrich Nietzsche) Les mains se lient et les regards se croisent, l’acier dans les pupilles couleur de l’océan. Il la trouve si sûre d’elle, tout d’un coup et elle ne dit rien, se contente d’un sourire empli de malice. Croit-il la faire reculer tel un agneau fragile ? « Qui donc a bien pu te mettre dans la tête que la beauté était une tare ? La beauté n’est qu’une tare si tel Narcisse, tu t’extasie de ta personne. » Le visage se penche légèrement, sans que la proximité ne soit rompue, sans que la distance ne reprenne place, elle reste là, si près de lui. Nerissa lui aurait peut-être avoué combien cette soi-disant beauté avait toujours été un objet utilisé pour lui nuire, pour la faire douter mais elle ne peut pas, la colombe enfermée dans la prison de la noirceur. « Plutôt Galatée.. » Un murmure, un secret soufflé tandis qu’une mèche blanche s’impose dans la chevelure de jais, juste un instant, trop peu de temps. Galatée, symbole de la femme crée selon la vision d’un sculpteur : Pygmalion. Elle n’a rien d’une érudite, Nerissa, mais elle n’est pas stupide pour autant, certaines choses l’ont marquée, suffisamment pour que même au travers de cette inquiétante schizophrénie, la vérité transparaisse. Une part d’elle veut lui dire qu’elle a peur, qu’elle n’était pas ainsi, qu’elle n’est que le jouet de la Fortune, le résultat d’une terrible expérience, d’un horrible accident. Rien. Rien sinon l’indice qui lui indique ô combien elle est soumise à quelqu’un, à quelque chose. « Un incommensurable défaut ? » répète-t-il. Elle écoute, sans se défaire de cette étrange attitude, presque un félin chassant une proie délicieuse, même lorsque ses doigts croisent ceux de Gideon. « Je ne te qualifierais pas de créature des bas-fonds, quand même. » Elle n’est pas d’accord, bien qu’elle ignore exactement pourquoi. Où était donc Deimos lorsqu’elle aurait eu besoin de lui ? Trop de temps sans avoir ses conseils, elle se sentait perdue, flottant dans ces doutes incompréhensibles. « Ta famille est tout à fait respectable, mais c’est plutôt étonnant qu’elle ne t’ait pas parlé de moi. » Un rire différent cette fois, plus sombre, plus acide. Oui, sa famille était parfaitement respectable dans toute l’horreur de sa nature. Dans ses veines coulait la mélodie meurtrière de ses ancêtres, la supériorité déviantes de ceux qui avaient abusé des incestes, reclus. « Monstres tapis dans l’ombre. » C’est ainsi qu’elle les voit, les Carrow. Ils sont sa hantise et sa fierté à la fois, dans le paradoxe de sa propre folie.

« Si la chance est avec toi, il se pourrait que du fait de mon état de santé tu sois veuve demain matin, charmant non ? » Information intéressante qui allume une lueur indéfinissable dans le regard de la jeune femme. « Il n’y’a donc pas de temps à perdre. » De ses lèvres, elle frôle celles de Gideon, tentatrice dérangeante. Etait-elle triste d’apprendre qu’il pourrait mourir si aisément ? Non. Bien au contraire. Le premier homme auquel elle fut fiancée n’avait pas survécu à sa folie, dominateur persuadé qu’il saurait faire d’elle une poupée bien docile, soumise. L’adrénaline de ce meurtre ne coulait plus dans le myocarde depuis longtemps mais elle n’oubliait pas le délice de cette vie qui s’était éteinte à ses pieds. Souffrance assoiffée qui se repait du sang de ses victimes. Le baiser est doux, comme on savourerait un fruit défendu, capturant les sens dans ce qui semble être un autre sourire malicieux, sans rompre le contact visuel. Osait-elle se conduire avec lui comme avec ceux qu’elle tente de séduire afin qu’ils crachent les informations voulues ? Un peu mais avec Gideon c’est plus tactile, jamais elle n’aurait embrassé un impur, jamais elle ne se serait souillée jusque là, trop fière, perfide manipulatrice que l’on imaginait aisément savoir arracher aux hommes quelques soupirs extatiques.. et pourtant. On lui avait arraché son premier baiser des années plus tôt, on le lui avait volé et finalement toute sa conception des contacts humains avaient souffert à la fois de cette soumission qui avait conduit le fiancé à la mort mais également la malédiction dont elle souffrait, cette malédiction qui accentuait tous les excès, toutes les peines pour en faire le moteur de la jolie brune. Assurance toujours dérangeante.

Assurance qui s’efface, disparait au bout de ses lèvres accrochées aux siennes, et ça se sent. L’échange presque mordant, tentateur, se mue en une réelle tendresse hésitante et la chevelure change doucement de teinte. Le blanc et le rose, mélange trahissant toutes les émotions qui se bousculent. Elle a fermé les yeux, entre temps, d’une personnalité à l’autre. Ils sont mauves lorsqu’elle les rouvre, lorsqu’elle se détache, timide et apeurée. Elle s’écarte, restant sur le canapé mais se refermant sur elle-même dans une sorte de honte criarde. Sa métamorphomagie échappait à son contrôle, traduisait les émotions, ce rose charmait qui n’avait jamais vraiment fait son apparition. « Je.. pardonnez-moi.. » souffle-t-elle, portant sa main à ses propres lèvres, les doigts tremblants de ses sentiments qui se bousculent, qui luttent réellement, peut-être pour la première fois de sa vie. Elle a repris le dessus. Gideon ne s’était pas montré brutal, il ne l’avait pas malmenée, elle ne voulait pas lui faire de mal. Qui sait ce que l’autre aurait fait ? « Elle est dangereuse.. ne la laissez pas faire, ne.. » La différenciation est marquée par ce elle qui traduit comme une volonté de se défaire de cette personnalité, la détachant de ce qu’elle était, de qui elle était. « Toute ma vie l’on m’a dit que je n’étais pas une Carrow, à Poudlard, dans les réceptions mondaines : trop lisse, sans saveur, sans doute illégitime. » Elle a refermé sa main autour de la manchette couvrant le bras opposé, maintenant la manche en place, signe d’une stress, d’une peur et pourtant le rose dans ses cheveux est toujours là, le mauve n’a pas disparu, indiquant s’il le fallait qu’elle avait apprécié le goût de ses lèvres, la douceur presque rassurante de sa présence. « Je ne voulais pas vous.. imposer cela. » Ce baiser, cette indécente proximité. Elle a baissé la tête, fixant le sol, des griffes de la panthère à la soumission d’un chat domestique.  
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Parchemin envoyé Mer 7 Juin - 21:46

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 17/04/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 261 hiboux. J’incarne : Benedict Cumberbatch , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Skander Lupin, Avia Spudmore, & Astra Black. Je parle en : #??????



Je suis âgé de : 37 ans , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : écrivain magique, et expert en histoire de la Magie, avant la fermeture de Poudlard j'y enseignait cette fabuleuse matière. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres mais sans être mangemort parce que c'est ce qu'on attend de moi. Au final, je ne fais que suivre, sans réelles convictions. Côté cœur, : je suis un éternel célibataire, ma mort prochaine pour seule compagne. Enfin j'ai été récemment fiancée à une créature répondant au nom de Nerissa Carrow, si la mort sera ma compagne éternelle, peut être sera-t-elle une compagne comme une autre.
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DON'T BE SO SHY.
NERISSA & GIDEON PEVERELL





5 MAI 1991, LONDRES

Etrange, bizarre, c’est les mots qui viennent à l’esprit du sorcier pour qualifier dès à présent l’étrange double personnalité de son épouse. Aurait-il refusé s’il avait su ? Honnêtement, il n’en savait rien. Il songe soudainement qu’il serait préférable d’éclipsé cet aspect de la personnalité de la sorcière car… ses sœurs ne seraient pas très encline à la laisser à ses côtés. La voulait-il à ses côtés ? Il n’en savait rien, l’étrangeté de cette brune amazone devait plaire à beaucoup d’homme mais pas nécessairement à lui. Gideon n’est pas tout à fait comme les autres, il a toujours été plus ou moins hors de la société et de ses standards. Une fois que la brune était là, était-ce… permanent ? Il n’en sait rien, et il a l’impression de marcher sur un terrain totalement inconnu, non sans une certaine anxiété, il devait l’admettre. Il n’était pas un fin psychologue mais… les Carrow avaient l’air d’avoir un grain. Enfin, quand il songeait à sa famille, ils ne semblaient pas beaucoup plus saint d’esprit puisqu’à terme dans une branche de la famille Peverell, frères et sœurs finissent toujours par à venir à l’usage de la mort comme d’un moyen de mettre un terme à une querelle. Sa famille n’avait jamais appris du conte dont ils étaient à l’origine, jamais ils n’apprendraient. Alors, autant mettre un terme au supplice et aux jeux de morts familiaux et ne pas avoir de descendance. C’était tellement plus simple – avec Nerissa et son « état » la perspective d’avoir une quelconque descendance lui passa.

Il avoue sa condition – enfin « avouer » un grand terme, il en parle, car ça n’a jamais été un secret. Il est né ainsi, et il devait mourir jeune ainsi. Mais le voilà qui approchait d’une quarantaine et qui s’accrochait à la vie, ou peut être que la vie s’accrochait à lui. Il n’aurait pas attendu ce genre de réaction de la part de l’intrigante et non moins quasi terrifiante amazone qui lui faisait face. « Il n’y’a donc pas de temps à perdre. » A perdre ? Le temps avait toujours l’ennemi. Mais, il n’a pas le temps de rétorquer qu’il se fiche du temps qui s’écoule, il pourrait lui dire qu’il sera heureux pour elle le jour où elle sera finalement veuve, libérée de lui, mais elle se penche vers lui, leurs lèvres s’effleurent. Dieu merci, son cœur est fragile mais pas au point de lâcher à la moindre montée d’adrénaline, il en faut plus que cela pour le terrasser. Etrangement, le baiser est plus doux, comme en totale contradiction avec la créature pendue à ses lèvres. Il y répond, un peu – c’était son épouse, le devoir conjugale en somme. Il ne voit pas que la créature change, de l’amazone brune à la blonde fragile.  La mordante sensation devenue douceur  et tendresse surprend, si bien qu’il rouvre ses yeux et voit face à lui, la blonde aux yeux améthyste.  Et alors, brusquement, aussi vite qu’elle avait disparu, la créature de porcelaine apparaitre, fragile, et apeurée, comme toujours.  Elle s’écarte, reste sur le canapé, mais recule, comme gênée. « Je.. pardonnez-moi.. » Un véritable paradoxe, s’il avait presque peur de la brune, la blonde lui inspirait tendresse et une fragilité qu’il se devait de protéger, en tant qu’homme, et époux. Il ne sait plus quoi faire, ni où donner de la tête. Elle porte la main à ses lèvres, gênée comme pas permis, puis précise « Elle est dangereuse.. ne la laissez pas faire, ne.. »  L’autre. La brune amazone. « Toute ma vie l’on m’a dit que je n’étais pas une Carrow, à Poudlard, dans les réceptions mondaines : trop lisse, sans saveur, sans doute illégitime. » Les adultes et les autres sorciers sont toujours cruel avec ceux qui ne sont pas dans la masse. Il est intrigué par tout son être, sa fragilité et sensibilité le touche plus qu’il ne le dirait. « Je ne voulais pas vous.. imposer cela. » La tête baissée, prostrée.

Ses cheveux à plusieurs couleurs avaient un côté fascinant. Il fut un temps où Gideon avait eu un Félinleon, une sorte de croisement entre en chat, un fleureur possédant la capacité d’un caméléon, dont le poil change de couleur en fonction de ses humeurs. Il n’était ni capable de comprendre à quoi les couleurs pouvaient correspondre, ni capable de comprendre quand la brune était apparue, mais elle avait un côté mystique fascinant. «  Allons Nerissa vous ne… » Vous ? Il songe soudainement qu’il ne veut pas la vouvoyer, ni être vouvoyer. « Tu n’as pas à t’excuser. Ni à croire que tu m’impose quoi que ce soit. Ni même à me vouvoyer, je pense ne pas être encore assez vieux pour cela, et étant donné qu’on est… marié, je crois que c’est inutile de complaire dans les formules de politesse inutiles, tu ne crois pas ? » La mettre à l’aise ? Il aurait sans doute pu trouver mieux comme tournure, sans l’ombre d’un doute, mais il n’est ni poète, ni diplomate. Il sourit, assit à côté d’elle, maintenant cette distance qu’elle a voulu mettre comme déterminé à ne pas empiéter sur son espace personnel. Elle est si fragile en apparence qu’il aurait peur de la brise un peu plus s’il s’approchait encore, pourtant il tend la main vers son menton pour lui faire relever la tête. Il voulait qu’elle voit qu’il n’avait ni l’intention de lui faire du mal, ni l’intention de la blâmer pour quoi que ce soit. Il était humain, comparativement à beaucoup d’autres sorciers. « Trop lisse et sans saveur ? » Répète-t-il alors, un peu indigné. « Les gens sont bien trop cruel avec ce qu’ils ne comprennent pas ou ne sont pas capable d’être. » Il sourit, avec douceur, lâchant son menton pour ne pas la brusquer d’avantage. « Moi je vois une belle jeune femme, différente mais intéressante. Il ne faut pas croire que la différence est une faiblesse, moi je crois au contraire que c’est la plus grande des forces. » Il parlait pour lui, pour ses propres faiblesses, et différences. Il avait su faire de sa maladie sa raison d’avancer, de son éphéméride sur la planète un leitmotiv.  « Alors ne t’excuse pas d’être différente. » Il sourit, n’évoquant pas « l’autre » pour le moment. Il ajoute finalement, « Je n’ai pas peur d’elle, j’ai grandi avec des sœurs possessives et psychotique, je connais. » Un trait d’humour, essayant de la faire sourire un peu. Un petit sourire, c’est ce qu’il demandait. Pas le sourire carnassier de l’amazone, il voulait juste le sourire de Nerissa.
Parchemin envoyé Jeu 8 Juin - 20:28

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Je suis âgé de : 26 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Oubliator et chargée d'interrogatoire au sein des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : je suis mariée à Gideon Peverell, troisième victime de la persistance parentale. Diable, s'il savait ce qu'il est arrivé aux autres.
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Don't be so shy.Gideon & Nerissa PeverellThere is always some madness in love. But there is also always some reason in madness. (Friedrich Nietzsche) Son mari. Ca tourne dans ses pensées. Son mari. Il lui fait relever la tête, en douceur, et elle ne pense qu’au goût de ses lèvres. C’est étrange. Elle se souvient de la dernière fois, du baiser de ce fiancé, comme au travers d’un voile, d’une violence dérangeante, elle se souvient qu’il l’avait serrée trop fort et qu’il lui avait imposé ce contact, qu’il en était mort, qu’elle l’avait empoisonné ensuite, dans cet état second auquel elle avait fini par donner un nom : Eris. Là, c’est autre chose, et le rose de ses cheveux s’étire, finit par recouvrir le blanc, entièrement. « Les gens sont bien trop cruel avec ce qu’ils ne comprennent pas ou ne sont pas capable d’être. » Elle n’est qu’une palette de teintes pleines de sentiments, elle n’est qu’une toile sur laquelle se peignent ses émotions. Pourquoi est-ce que son coeur bat plus vite ? Pourquoi Gideon est-il si doux, si gentil ? Il y’a une innocence soudaine dans sa façon de le regarder, comme si elle n’était plus qu’une enfant à qui l’on demandait d’apprendre un monde nouveau en quelques minutes. « Moi je vois une belle jeune femme, différente mais intéressante. Il ne faut pas croire que la différence est une faiblesse, moi je crois au contraire que c’est la plus grande des forces. » C’est une faiblesse. Elle est faible, c’est ainsi qu’elle se voit, la faiblesse contre la force et la détermination de cette autre personnalité qui finirait par gagner la bataille. Il sourit et elle n’y répond pas. Nerissa est occupée à autre chose, à détacher le fin lacet tenant la manchette de tissu délicat, même si elle ignore pourquoi elle choisit d’avouer cela, pourquoi elle voulait le lui montrer alors qu’elle le cachait aux autres, à tous les autres. « Je n’ai pas peur d’elle, j’ai grandi avec des sœurs possessives et psychotique, je connais. » « Tu le devrais.. » Un constat, pas une menace, pas un avertissement, une réalité.

Le tissu se détache, tombe sur le sol tel une plume, sans bruit. « Personne ne devrait dormir à côté de quelqu’un qui peut le tuer sans raison au beau milieu de la nuit. » Cela pourrait avoir l’air d’un récit de contes si le ton était différent, ce pourrait être une sorte d’obscure supposition mais elle le dit comme on évoque un fait, comme on évoque quelque chose d’irréfutable. Elle remonte la manche, prenant son temps. « Sais-tu pourquoi mon père m’a jetée à ce mariage sans rien m’en dire ? Parce qu’elle y aurait échappé. J’ai été fiancée deux fois, tu es le troisième. Et pour l’heure, tu es le seul survivant. » Il a vu, alors il mérite de savoir. Il mérite de connaitre ce qui partage son toit, au moins un peu, sans tout lui révéler. Il n’a pas à savoir ce qu’elle fait exactement au sein des Mangemorts, même si désormais la Marque des Ténèbres se dévoile sur la peau de porcelaine. Elle ne lui dira pas qu’elle est une tortionnaire, qu’Eris adore lire les souffrances sur les visages, qu’elle s’abreuve des pleurs, des plaintes, des suppliques. Et il y’a le symbole de l’infini, plus bas, sur le poignet, gravé comme on aurait gravé une rune, à l’encre, profondément, aux reliefs aussi beaux qu’inquiétants. En dire un peu sans en dire trop. Qu’il l’aide sans voir l’intégralité du monstre qui dort derrière ses traits délicats. « Je ne suis pas malade, Gideon, je suis maudite. » Pas un mot à la légère. Il était historien, il était brillant et, quelque part, elle espérait peut-être qu’il trouve l’origine de tout ceci, qu’il y’ait une trace un jour, au détour de recherches, d’une manière de la libérer. « Pourquoi y’as-tu répondu .. ? » A ce baiser. Elle se mord légèrement la lèvre inférieur, embarrassée. Oui, pourquoi ? Elle se lit aisément, son inexpérience. Eris la cachait bien en revanche Nerissa était l’expression de tout ce qu’elle n’avait jamais vraiment expérimenté, goûté. Elle a cette sorte d’inaptitude à agir, à faire les choses sans qu’on les lui dise. Elle avait évoqué Galatée, la femme façonnée dans l’argile, elle a conscience que sans ordre, elle se sent incapable d’agir, de choisir. S’il ne la guide pas, elle ne fait rien, ne fait pas ce qu’on attend de sa part. Qu’attend-t-on, d’ailleurs ? Et les billes mauves lui demandent presque de la guider, de lui expliquer, de lui montrer ce que doit être sa vie, désormais. Pourquoi a-t-il été tendre avec elle ? Pourquoi n’est-il pas violent pour obtenir ce qu’il veut ?  
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Parchemin envoyé Lun 19 Juin - 22:27

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NERISSA & GIDEON PEVERELL





5 MAI 1991, LONDRES

La situation est tellement bizarre, étrange, hors du commun. Il n’est pas certain que beaucoup d’hommes aient une épouse qui soit aussi singulière que la sienne, aussi… bipolaire. Encore une fois le mot est faible – très faible même. Elle n’est pas bipolaire, loin de là, elle est… tarée ? C’est peut-être le mot qu’il cherche au final. Elle est folle – la brune l’est en tout cas, la blonde c’est une autre histoire. La blonde, la Nerissa qu’il a le plus vue semble si douce, si fragile et si craintive. Tellement craintive qu’elle a peur d’absolument tout, et semble… a deux doigts de se briser. La brune en revanche … elle était démoniaque. « Tu le devrais.. »  Se méfier d’elle ? Sans doute. Il avait été élevé entouré de femme qui savaient parfaitement ce qu’elle voulait, et comment l’obtenir, n’ayant jamais peur de se salir les mains s’il le fallait. L’autre était peut être différente – mais… elle restait une femme qui semblait savoir ce qu’elle voulait, une femme prête à tout pour parvenir à ses fins. Il n’avait pas peur, voir la mort en face depuis sa tendre enfance avait de lui quelqu’un qui n’avait ni peur des risques, ni de la souffrance. La brune était dangereuse, mais la blonde semblait avoir besoin d’aide.

Il ne fait que la regarder, lui accorder l’attention qu’il faudra. Car elle semblait s’effacer devant l’autre. « Personne ne devrait dormir à côté de quelqu’un qui peut le tuer sans raison au beau milieu de la nuit. » Se faisait-elle du souci pour lui ? Il semblerait. Elle semble réellement avoir peur de l’autre, en même temps, qui lui en voudrait, c’était une amazone intenable. « Sais-tu pourquoi mon père m’a jetée à ce mariage sans rien m’en dire ? Parce qu’elle y aurait échappé. J’ai été fiancée deux fois, tu es le troisième. Et pour l’heure, tu es le seul survivant. »  Le seul survivant ? Il a presque envie de rire – en fait il a envie de rire, car oui, il est un survivant – un réel survivant. Oui, c’était vrai il avait survécu à beaucoup, et peut être que c’était son épouse qui allait la tuer, triste fin. Normalement chez les Peverell, on meurt en duel contre un membre de sa famille, ou par un fourbe empoisonnement.  Pendant ce temps, elle relève sa manche et il y voit la marque des ténèbres. Il n’a pas peur des mangemorts, la plupart des membres de sa famille le sont, lui ne l’est pas parce que sa santé ne le lui permet pas.  Il y a un second tatouage signe de l’infini, étrange symbole. « Je ne suis pas malade, Gideon, je suis maudite. »  Le mot malédiction est plutôt lourd. « Pourquoi y’as-tu répondu .. ? » A quoi ? Oh, il comprend… le baiser. C’était une excellente question, et il n’était pas certain d’en avoir la réponse.

La question était vaste – immense et sans fin. Il ne savait pas quoi répondre à cela, pourquoi l’avait-il embrassé ? Parce qu’elle avait su convaincre l’homme qu’il était ? L’amazone, était irrésistible. Belle, intriguante et dangereuse, forcément c’est le genre de femme qui plait aux hommes. Gideon restait un homme, si la brune était plaisante, la blonde était plus de son genre, douceur, et calme en une seule personne, ça lui convenait mieux.  « Je… je ne sais pas. » Dit-il en toute franchise. « Parce que si je refusais elle allait me trancher la gorge ? » Une dose d’humour noire, il sourit à la sorcière. Ce n’est pas totalement vrai, mais ce n’était pas totalement faux. « Peut-être que... Je ne sais pas. » Il est honnête. Peut être qu’elle lui plaisait.  Elle lui plaisait, la blonde plus que la brune. Sans l’ombre d’un doute, il l’aimait beaucoup, elle était douce, gentille, bien que craintive.   Il se rassoit un peu plus dans le canapé. Se redresse, et la regarde. Elle semble réellement convaincue d’être maudite, s’en est touchant et déstabilisant. Elle ressemble à une poupée de porcelaine, quelque chose de fragile, mais pourtant aussi malléable qu’une poupée de chiffon. « Alors nous sommes deux… maudits. » Il dit cela avec un sourire, « Et ce n’est pas une fatalité, enfin… » Qu’il est maladroit, bien sûr que sa malédiction sera fatale, car son cœur finira par s’emballer et cesser de battre à un moment ou à un autre.  « Pour moi, ça l’est. » Il n’a pas peur de mourir, c’est son destin. Toute chose doit mourir. Même lui qui n’aurait pas dû naitre vivant devait mourir, lui qui aurait dû vivre – il devait un jour tirer sa révérence, alors autant le faire dans le lit d’une créature de rêve ? N’est-ce pas là le rêve de tout homme ? « Je cohabite avec un cœur qui veut me tuer alors, une femme. » Il sourit, rit presque, tente de la détendre un peu. « Tuer les autres c’est une spécialité dans ma famille, si je suis malade c’est parce qu’un de mes oncles a tenté de tuer ma mère – je suis un survivant, et ce n’est pas une étrange brune incontrôlable qui va m’arrêter. » Il la fixe, sourit. Il voit qu’elle a peur de l’autre, « Je n’ai pas peur, et si tu la crains alors, c’est elle qui te contrôle, et pas l’inverse. » Tant qu’elle avait peur de l’autre elle n’était pas libre de ses faits et gestes, et la crainte de voir l’autre prendre le dessus serait une réalité. Il appréciait Nerissa, cette douce créature, et la voir devenir si apeuré en parlant de l’autre lui faisait froid dans le dos. Il n’avait pas l’âme d’un héros, mais si avant de mourir il pourrait faire quelque chose de bien.
Parchemin envoyé Mer 21 Juin - 18:41

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Je suis : Wicked Witch. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 09/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 95 hiboux. J’incarne : Emilia Clarke. , et l’avatar que je porte a été créé par : (c) avatar by Gallifreys, Gorgeousmali, Edana, Oreste, Nephilim & Lux aeterna. Ship Nerisson by Gallifreys. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Erzsébet Rackharrow Je parle en : #765C81



Je suis âgé de : 26 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Oubliator et chargée d'interrogatoire au sein des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : je suis mariée à Gideon Peverell, troisième victime de la persistance parentale. Diable, s'il savait ce qu'il est arrivé aux autres.
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Don't be so shy.Gideon & Nerissa PeverellThere is always some madness in love. But there is also always some reason in madness. (Friedrich Nietzsche) Les yeux mauves croisent la clarté de ceux de Gideon avant de se baisser à nouveau. Elle n’a pas de contrôle sur la palette de sa métamorphomagie, peintre si maladroite quand Eris était une véritable artiste manipulatrice, jouant de son enveloppe charnelle avec aisance. « Parce que si je refusais elle allait me trancher la gorge ? » Elle ose esquisser le fantôme d’un sourire. Non, elle ne l’aurait pas égorgé, elle l’aurait poussé dans ses retranchements, elle se serait jouée de l’homme qu’il était pour obtenir quelque chose que Nerissa aurait stoppé, sans s’en rendre compte, sans le comprendre. L’assasymphonie d’un désir malsain, d’une forme de torture dérangeante, loin de ses lames, de ses poisons. « Peut-être que... Je ne sais pas. » Il n’y’a pas d’explications et elle n’en a pas non plus. Elle n’a pas l’expérience, pas la compréhension de ce genre de relations, il lui manque quelque chose sur laquelle elle ne parvient pas à mettre de mot. Deux maudits, lui dit-il. Et le rose s’efface, le blanc retrouve sa place. Le blanc de ses cheveux, le bleu de ses yeux. Si ça n’était pas une fatalité, pourquoi n’avait-elle pas droit à une vie, une vraie vie ? Elle avait vu tant de femmes s’épanouir, se perdre dans la légèreté fantasque de la richesse, des mondanités et elle… oh ça n’était jamais elle qui s’y rendait, c’était l’autre. A l’exception du mariage, elle avait vu les belles robes, les messes basses, le ballet cruel des sang-purs se jugeant les uns les autres. Elle avait vu sans pouvoir apprécier la splendeur des décorations, la cérémonie onéreuse durant laquelle elle avait semblé si absente. Elle était spectatrice de son temps passé sur terre, sans parvenir à y goûter, à en savourer les minutes, les heures ou les années. Eris finirait par gagner, par l’effacer, elle en était convaincue.

« Je cohabite avec un cœur qui veut me tuer alors, une femme. » Elle relève le regard. Gideon rit presque et elle ne peut dissimuler sa surprise. Comment fait-il ? « Tuer les autres c’est une spécialité dans ma famille, si je suis malade c’est parce qu’un de mes oncles a tenté de tuer ma mère – je suis un survivant, et ce n’est pas une étrange brune incontrôlable qui va m’arrêter. » C’est toxique. Les Peverell sont toxiques. Les Carrow aussi, à un degré différent, moins les uns contre les autres mais eux contre l’extérieur. La distinction des Peverell aux guerres intestines, les monstres rampants dans les marais chez les Carrow. Incompatibles réputations. « Je n’ai pas peur, et si tu la crains alors, c’est elle qui te contrôle, et pas l’inverse. » Mais elle ignore comment ne pas avoir peur. Elle ignore tout, tant de choses, trop de choses. Elle est l’esclave de ce passé qui lui échappe, lui glisse entre les doigts, l’esclave de spectres qu’elle est la seule à voir, vers lesquels elle voudrait tendre la main pour rattraper celle qu’elle fut, il y’a longtemps, sans succès. Pauvre enfant perdue. Elle ne veut pas qu’il sache, elle ne veut pas qu’il la voit telle qu’elle est devenue, sadique couverte de sang. Elle ne veut pas qu’il ait sous les yeux l’horreur de sa nature. Elle ne sait pas pourquoi mais elle refuse qu’il constate de ses propres yeux ce dont elle lui parle, elle ne veut pas qu’il la regarde avec dégoût, qu’il la rejette ou la rabaisse, elle ne veut pas qu’il la traite comme son propre père l’avait fait, comme un bibelot encombrant, inutile, si dépréciable, si peu esthétique. « J’avais dix-neuf ans.. » commence-t-elle dans un murmure que seul Gideon peut percevoir, comme si les murs avaient des oreilles. « J’étais.. trop curieuse. Je voulais voir ce que cachait la cave de ma famille et comme personne ne s’intéressait à ce que je pouvais faire, je me suis éclipsée, je suis descendue et je l’ai vu.. » C’est un souvenir flou qui ne s’est révélé que parce qu’on le lui a vaguement raconté, puzzle aux pièces manquantes, aux contours imprécis. « Je crois.. je crois que je n’ai jamais rien contemplé d’aussi fascinant. Sublime et morbide à la fois. Et je ne me souviens de rien avant cela. Des bribes chaotiques qui ne semblent pas m’appartenir. » Nerissa consent à lui raconter qui elle est, à lui raconter d’où elle vient, ce qu’elle est surtout, la raison de ce qu’il a pu voir, de ce à quoi il sera confronté jusqu’à ce que la mort les sépare. « Je ne suis personne parce que ce jour là, j’ai désobéi, j’ai touché cet objet maudit qui a gravé sa magie d’une manière que personne ne comprend. » Un soupir s’extirpe d’entre ses lèvres, elle n’a finalement jamais raconté cette histoire, dissimulant tant bien que mal le dédoublement dans le silence. « Oubliator amnésique.. quelle ironie. » Lui a-t-elle seulement précisé qu’elle avait un emploi ?

« On.. On m’a demandé d’être une épouse parfaite mais il faut que je vous.. il faut que je t’avoue quelque chose.. » Peut-être après cela seraient-ils enfin aptes à communiquer ? Peut-être qu’après tout ce temps, ils pourraient enfin apprendre à se connaître, à être un peu plus que deux étrangers dans un appartement. « J’ignore ce que cela veut dire. » Un aveu compliqué. Terriblement embarrassant. « Tu as le coeur fragile et moi.. j’ai oublié tout ce qui pouvait être lié à l’affect. Les connaissances théoriques sont restées, après l’accident mais pas.. pas ce genre d’éducation. Sans doute parce qu’on s’attarde moins à nous enseigner les devoirs du mariage que l’Histoire de la magie. » En effet, ça n’avait jamais été que le temps d’une discussion lorsqu’elle eut l’âge d’envisager des fiançailles, après Poudlard, rien de bien intéressant, rien de bien long qui puisse avoir été gravé. Les yeux croisent ceux de Gideon, timidement. Nul doute que cette situation semble absurde.  
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The darkness & the light collide.
The monster that you see ⊹ Is it a part of me ? I'm breaking down and shaking 'round in This world so helplessly But you just laugh and grin Completely blind within There's no point now, broken anyway, I try to stop my breath (by anaëlle)


Parchemin envoyé Lun 24 Juil - 21:15

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 17/04/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 261 hiboux. J’incarne : Benedict Cumberbatch , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Skander Lupin, Avia Spudmore, & Astra Black. Je parle en : #??????



Je suis âgé de : 37 ans , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : écrivain magique, et expert en histoire de la Magie, avant la fermeture de Poudlard j'y enseignait cette fabuleuse matière. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres mais sans être mangemort parce que c'est ce qu'on attend de moi. Au final, je ne fais que suivre, sans réelles convictions. Côté cœur, : je suis un éternel célibataire, ma mort prochaine pour seule compagne. Enfin j'ai été récemment fiancée à une créature répondant au nom de Nerissa Carrow, si la mort sera ma compagne éternelle, peut être sera-t-elle une compagne comme une autre.
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DON'T BE SO SHY.
NERISSA & GIDEON PEVERELL





5 MAI 1991, LONDRES

Quelle étrange épouse, mais quel étrange mari. Deux êtres perdus, et un peu malmené par la vie. Destiné à rien,  lui à mourir, elle… à ne rien faire sans doute. Ils sont étranges, différents et pourtant similaire quand il y songe. Il l’aime bien cette épouse étrange et intriguante. Douce il n’en avait vu que cette part jusqu’à maintenant, elle avait cette violence qui se dissociait de l’autre par le biais de son don. C’était étrange, déroutant aussi. Mais il devrait s’y faire. Il avait déjà vécu avec plusieurs femmes dans une maison, en la personne de ses sœurs, demi-sœurs et belle-mère, il savait gérer plusieurs humeurs, et si celles-ci étaient en une seule et même personne, ça ne devait pas être si différent. Il espérait y arriver, car il sentait qu’elle avait besoin d’aide, Nerissa, la blonde, pas l’autre. Il ne voulait faire aucun cadeau à l’autre, n’appréciant ni l’audace, ni l’arrogance. Il préfère la fragilité de Nerissa, parce qu’il se retrouve un peu à cela. Il n’est pas fort – du moins ne s’est jamais considéré en tant que tel. Mais pour l’aider, devrait-il être assez fort ? Car elle avait besoin d’elle, terrifiée par cette part d’elle-même, personne ne devrait avoir peur de son alter-ego, car personne ne devrait être marqué de la sorte. Gideon n’avait pas peur de grand-chose, la mort elle-même il ne la craignait plus, il avait passé une grande partie de son existence à la craindre, et maintenant, il l’attendait sachant très bien qu’il ne pourrait faire face, personne ne défi la mort. Les Peverell le savaient mieux que personne.

Avant tout il veut comprendre, sans juger, car il sait qu’une partie de la peur vient seulement de ce qui est inconnu. Ce n’est pas pour autant qu’il s’attendait à ce qu’elle lui raconte son histoire.  « J’avais dix-neuf ans.. »  A voix basse comme pour que personne d’autres que lui n’entende. En même temps, l’appartement était vide. Ou bien ne voulait-elle pas que l’autre entende ?« J’étais.. trop curieuse. Je voulais voir ce que cachait la cave de ma famille et comme personne ne s’intéressait à ce que je pouvais faire, je me suis éclipsée, je suis descendue et je l’ai vu.. » Il ne savait que trop bien ce qu’était la sensation d’être invisible. Pendant des années, on l’avait ignoré, parce qu’il devait mourir, même quand il était encore le seul fils de son père, c’était déjà ainsi, puis Antioche avait placé tous ses espoirs à Galen, et Gideon avait été mis de côté, traçant sa route sans aide. « Je crois.. je crois que je n’ai jamais rien contemplé d’aussi fascinant. Sublime et morbide à la fois. Et je ne me souviens de rien avant cela. Des bribes chaotiques qui ne semblent pas m’appartenir. » A l’entendre, c’était un objet de magie noire, ce qui est attirant, beau est bien souvent très dangereux – qu’il s’agisse de magie ou non d’ailleurs.   « Je ne suis personne parce que ce jour là, j’ai désobéi, j’ai touché cet objet maudit qui a gravé sa magie d’une manière que personne ne comprend. » Laisser trainer ce genre d’objet chez soi, sans protection.  C’était comme si son oncle avait laissé trainé la pierre de résurrection pour que ses jeunes cousins tombent dessus et s’en servent. Ironie. Mais là, cela avait brisé la vie d’une personne. Celle de Nerissa.  « Oubliator amnésique.. quelle ironie. »  La vie avait un sens de l’ironie particulièrement aiguisé. Il ne tarderait pas à le découvrir, lui qui n’avait jamais été destiné à devenir chef de famille se retrouverait à la place dont il n’avait jamais voulu.

« On.. On m’a demandé d’être une épouse parfaite mais il faut que je vous.. il faut que je t’avoue quelque chose.. » Malgré tout, c’était un cap de franchi, elle le tutoyait enfin. Ce n’était qu’un maigre progrès, et il en apprenait plus sur elle, ce n’était pas un mince affaire. C’était un pas en avant, maigre mais utile. Il ne sert à rien d’avancer trop vite, il suffit d’arriver à destination, tout simplement. « J’ignore ce que cela veut dire. » Mais encore ? Il est incertain de comprendre exactement de quoi elle parle, mais il sent qu’elle est gênée d’en parler. Ils pensent sans doute  à la même chose, ce qu’elle précise plus tard, « Tu as le coeur fragile et moi.. j’ai oublié tout ce qui pouvait être lié à l’affect. Les connaissances théoriques sont restées, après l’accident mais pas.. pas ce genre d’éducation. Sans doute parce qu’on s’attarde moins à nous enseigner les devoirs du mariage que l’Histoire de la magie. » Il sourit. Il ne connaissait pas beaucoup mieux le mariage qu’elle avant d’être marié une première fois. Lui rien ne l’avait préparé à vivre, on l’avait simplement laissé de côté en attendant qu’il meurt, et il avait déjoué tous les pronostics. « Je suis plutôt heureux que l’Histoire de la Magie soit toujours enseigné, sinon j’aurais été de longues années au chômage. » Il dit cela en riant un peu, cherchant à la détendre le plus possible, à lui montrer qu’il n’est ni hostile, ni contre elle – et que dans ces murs, et tant qu’elle est avec lui, elle est libre de faire ce qu’elle veut : la tête, rire, pleurer, qu’importe, elle est libre. Il est toujours assis à ses côtés. Et dit alors, « On va travailler là-dessus, et apprendre, je suis là pour toi, tu sais, Dans la joie comme dans la peine. Dans la richesse et dans la pauvreté. Pour le meilleur et pour le pire... toutes ces choses-là. » Et jusqu’à ce que la mort les sépare.  Un sourire sincère, et il lui attrape la main, avec un naturel qui l’étonne lui-même. Il se lève, et la fait se lever également, « Mais repose-toi, tu es épuisée. » Car oui, il l’avait vu dormir à même le sol, qu’elle profite qu’il ne dorme pas pour le faire si elle ne veut pas dormir avec lui, ils trouveraient toujours une solution. « Le lit est plus confortable quand on dort dessus. » Il l’accompagne dans le mouvement pour qu’elle se lève, gentleman. Il l’aimait bien, malgré le fait qu’elle soit aussi étrange que novice, aussi dérangée que magnifique. A quelqu’un d’anormal quelqu’un d’atypique, cela semblait être une combinaison plutôt ingénieuse, bien qu’hasardeuse. Il demandait à voir, mais il y avait une détresse qui le touchait. Ensemble, ils finiraient bien par y arriver. Une part de lui voulait montrer aux siens qui savaient ce à quoi il était marié, qu’il avait plus de chance qu’il n’y paraissait.

 

DON'T BE SO SHY. (NERISSON)

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