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When I'm Gone

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Parchemin envoyé Dim 30 Avr - 0:52

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Je suis : SleepingCookie - Aurore , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 17/03/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 4175 hiboux. J’incarne : Emma Stone , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Alienor Rosier, Irvin Rackharrow, Athelstan Lestrange et Lorelei Zabini Je parle en : #66858D



Je suis âgé de : 29 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : gérante du Cercle de Jeu, en charge des comptes des impôts et je supervise les hommes de main. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : je suis célibataire
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When I'm Gone
Avec Arsenius Black. Lundi 29 avril 1991 au manoir Meadowes en Irlande. Début d'après-midi.

Un jour de plus. Un beau jour même. Depuis le bal donné par sa Majesté la Reine, Artemisia s’était murée dans une sorte de silence constant. Elle s’était sentie terriblement seule ce soir-là. Elle avait également eu terriblement peur pour sa sœur aînée. Elle avait souffert aussi, physiquement. Une fois libérée par les hommes de mains de la Reine, elle s’était rendue à Sainte Mangouste. Principalement pour que sa sœur se fasse ausculter. Mais au vu du sang tâchant sa robe, les medicomages l’avait retenue. Et là, ils lui avaient annoncés le pire. Une fois encore, elle l’avait perdu. Elle ne comprenait pas pourquoi. Etait-ce les explosions ? Le trop grand stress ? Ne pouvait-elle pas tout simplement garder un enfant viable ? Artemisia n’était restée à Sainte Mangouste que le temps que son corps soit purgé et que les médicomages s’estiment satisfaits de son état. Au manoir Meadowes, elle s’efforçait de ne pas croiser son époux. Elle se murait dans son silence, refusant de parler à qui que ce soit. La rouquine pleurait aussi beaucoup la nuit, refusant de dormir avec son époux, elle avait pris une chambre un peu plus loin. Les cernes se dessinaient de plus en plus, incapable de fermer les yeux sans revivre les explosions et cette douleur fulgurante. Elle avait eu des saignements quelques semaines avant le bal et avait eu peur, mais comparé à la douleur ressentie dans cette salle, elle comprenait désormais que ce n’était rien.

Elle n’avait pas non plus revu les Black depuis que son père lui avait rendu sa baguette. Elle ne cherchait pas le contact avec eux, pas même avec Arsenius. Il y a quatre ans, il était celui qui l’avait aidé, celui qui avait été présent pendant la période qui avait suivi l’annonce, dans sa dépression et son mal-être. Là, elle ne voulait personne. Elle ne voulait pas imposer à une personne sa présence déprimante et son silence qui finissait par être ennuyeux. Même les elfes de maison l’avaient désertée. Allongée dans l’herbe du jardin, Artemisia regardait les nuages, sa peau se réchauffant doucement sous les rayons du soleil. Elle s’amusait à imaginer des formes dans les nuages. Ses cheveux, généralement d’un roux flamboyant avaient désormais un marron terne, réaction automatique à son humeur triste. Sa robe blanche serait peut-être salie par le mélange d’herbe et de terre, mais elle s’en fichait. Elle ne voulait plus faire attention, faire semblant. Pour l’instant, elle avait envie de regarder les nuages, de pleurer et d’être seule. Et c’est ce qu’elle faisait, désertant son poste au cercle de jeu.

Les larmes coulaient silencieusement, elle ne l’a pas entendu arriver. Sa tête se penche au-dessus de la sienne, un peu mal à l’aise. « Un homme vous attends dans le salon. » Elle ferme les yeux, refusant de bouger. « Je ne veux pas le voir. » Il y a un silence, elle croit alors que l’elfe est parti. « Il dit que c’est important. » Elle tourne la tête, à l’opposé de l’elfe. « M’en fiche. » Le silence se fait. Et s’installe. Doucement, elle ouvre les yeux et tourne la tête, constatant que l’elfe était parti. Elle s’assied alors dans l’herbe. Elle hésitait. Elle ne voulait voir personne, mais d’un autre côté, elle était curieuse de savoir qui était venu la voir et qui insisterait pour une raison importante. Elle se relève alors doucement, essuyant ses yeux. S’avançant vers le manoir, elle voit son reflet dans une vitre et décide d’ajuster un peu son apparence. Elle transforme ses cheveux afin qu’ils retrouvent leur roux naturel. Elle s’efforce également de cacher ses cernes et sa mine drôlement pâlotte. Passant la porte fenêtre, elle se rend dans le salon et s’arrête sur le seuil. Il est de dos, mais elle le reconnaîtrait toujours. Elle se met alors à trembler. Elle fait un pas. « Arsen… » Sa voix chevrote. Elle sent les larmes monter à ses yeux. Elle s’élance alors dans sa direction alors qu’il se retourne, juste à temps pour la récupérer dans ses bras. A peine le contacte est-il établit qu’elle ne peut retenir les larmes et ses tremblements. Ses cheveux retrouvent leur marron terne et son visage fatigué refait surface.

Au bout de ce qui peut vite paraître une éternité de pleures, larmes et reniflement, elle tente de se reprendre. Elle ne bouge pas de sa position collée de son frère, ses bras entourant sa taille et sa tête posée tout contre son épaule. Au bout d’un moment, elle lâche un peu maladroitement et difficilement par sa voix enrouée un « bonjour » pour saluer son aîné. Elle aimerait lui dire plus, le remercier d’être là malgré tout. Mais elle réalise que s’il est là, c’est qu’il devait y avoir une raison. Elle s’inquiète soudainement et recule la tête. « Tout va bien ? Astra va bien ? Et nos parents aussi ? » Elle ne voudrait pas que pendant ses semaines de repli sur elle-même il se soit passé quelque chose de tragique. Elle ne le supporterait probablement pas. Elle regarde son frère, inquiète, les yeux humides, avec une mine de déterrée, les traces de larme encore présente sur ses joues et le nez probablement rougis. Artemisia cent pour cent naturel pour le coup.



Parchemin envoyé Jeu 4 Mai - 17:27

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Je suis : Cha' , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 11/03/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 453 hiboux. J’incarne : Jamie Dornan , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys <3 . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Xéphandre Lovegood, Rodrick Rackharrow & Menelaus Greyback Je parle en : #808000



Je suis âgé de : 31 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : gérant du Cercle de Jeu et responsable de la zone de Poudlard J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : vaut mieux ne pas savoir... Champ Libre :
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When I’m GoneArtemisia & Arsen

La patience est la clé de la délivrance.

•••

Arsenius aimait les affaires bien réglées. Et ce qu’il aimait encore plus, c’était voir sa sœur sourire. Ce qui n’était pas arrivé depuis bien longtemps. Mais aujourd’hui, peut-être que ces deux conditions seraient réunies. En effet, la veille, lui et son père s’étaient rendus auprès du Ministre, pour arranger une affaire qui aurait dû être terminée depuis bien longtemps : le mariage de sa sœur. Peut-être pourriez-vous l’accuser d’être un frère trop protecteur, mais il n’avait jamais bien senti cette union. Dès le début, il avait émis quelques réserves mais, évidemment, il n’avait pas agi, laissant à son nouveau "beau-frère" le bénéfice du doute. Peut-être avait-il trop vécu dans le passé, à se remémorer ce qui était arrivé à l’ancien mariage de sa sœur. Mais finalement, il avait eu raison d’émettre quelques doutes. Le nouvel époux de sa sœur, le Meadowes, n’avait pas joué son rôle de mari correctement au bal de Sa Majesté. Il l’avait abandonnée pour aller voir une autre et l’avait laissée tombé lorsque les explosions se firent entendre, se dirigeant au chevet de la même femme. Et ça, ça ne passait pas auprès du fils Black, et de la famille entière par la même occasion. Arsen n’appréciait pas du tout que l’on fasse une telle chose à sa petite sœur, ni à aucune de ses sœurs d’ailleurs. Artemisia devait être heureuse, et personne ne gâcherait ça, sous peine d’avoir l’héritier sur le dos. Tout ceux qui empêchaient sa sœur de vivre pleinement sa vie comme elle l’entendait, tout ceux qui l’empêchaient de sourire devaient disparaître. Arsen n’était pas du genre indulgent lorsque ça touchait sa famille. Enfin, malgré tout, le mari en question n’était pas n’importe qui. C’était un Meadowes et même si on s’appelait Black, on ne pouvait pas faire ce que l’on voulait avec eux. Donc il s’était, à contrecœur, contenté d’annuler cette union, désormais vouée à l’échec. Rendant visite au Ministre, avec qui ils avaient de bonnes relations, son père et lui s’étaient tout simplement arrangés pour mettre fin à ce mariage. Sa petite sœur était donc désormais libre, sans le savoir. Et c’était lui qui devait le lui annoncer. Il s’était d’ailleurs proposé de lui-même. Après tout, cela faisait plusieurs semaines qu’il n’avait pas eu de nouvelles d’elle. Il savait qu’elle avait passé quelques jours à Sainte Mangouste après le Bal, aux côtés de sa sœur. Apprenant par la même occasion une triste nouvelle. Encore une fois, elle n’avait pu donner la vie. Et ça, Arsen savait que ça l’avait dévastée. Sa petite sœur, sa Artemisia, sa protégée. Il avait voulu rester auprès d’elle mais entre les affaires et le fait que sa sœur soit retournée au manoir Meadowes, il n’avait pas pu prendre connaissance de son état plus rapidement. Il s’en voulait de ne pas être là dans les pires moments. Quel genre de frère laisserait sa sœur souffrir sans son soutien ? Voilà pourquoi aujourd’hui, il s’était précipité au manoir pour la voir, prendre de ses nouvelles et surtout, lui annoncer sa "libération".

Sur place, il est accueilli par un elfe de maison qui le fit patienter au salon. Fort heureusement, il ne croise pas les Meadowes, peut-être n’étaient-il pas là. Il n’en est que plus satisfait, il ne sait pas s’il aurait pu se forcer à être aimable et poli avec eux. Au salon, il croise les bras, attendant qu’on lui amène sa sœur. Mais après quelques minutes, l’elfe revient, seul. N’était-il même pas capable de faire correctement ce qu’on lui demandait ? « Elle ne veut pas vous voir, Monsieur. » Eh bien, ne voulait-elle pas entendre ce qu’il avait de si important à dire ? Il soupira. Devait-il aller la chercher de lui-même ? Non, il attendrait. Il se doutait bien que sa curiosité prendrait le dessus. « Je vais attendre ici qu’elle finisse par me rejoindre, je n’ai plus besoin de toi. » Arsen n’avait pas trouvé l’utilité de se retourner pour s’adresser à la créature. Sans un mot, ni un regard, l’elfe disparut donc et Arsen put se remettre à observer le salon dans lequel il patientait. Mais il n’eut pas vraiment le temps d’en voir plus, puisqu’il entendit une petite voix faible prononcer son nom. « Arsen… » À ce simple son, qu’il reconnut instantanément, il se retourna, juste à temps pour accueillir sa cadette dans ses bras. Il la sent trembler, pleurer. Son cœur se serre à ce spectacle. Alors il resserre son étreinte, lui montrant qu’elle n’était plus seule maintenant. « Artemisia, je suis là. » Il pose son menton sur la tête de sa petite sœur, caressant ses cheveux d’une autre main. Il remarque leur aspect morne, ayant perdu leur magnifique couleur. Il ne peut supporter cette vision. Il serre alors les dents, se jurant de faire souffrir tous ceux qui étaient liés, de près ou de loin, et la douleur et la tristesse qu’elle ressentait. Enfin, il ne pouvait pas faire grand-chose concernant la perte de son enfant, mais il serait prêt à tout pour la faire sourire, un jour. Elle faisait partie des choses qui comptaient le plus pour lui, et il ne la laisserait jamais, au grand jamais, tomber.

Le Black tenta de la rassurer par des caresses réconfortantes, la laissant vider son chagrin autant qu’elle en avait besoin. Il avait beau détester cet endroit, s’il devait passer la journée ici pour être aux côtés de sa sœur, il le ferait sans hésiter. Il n’imaginait même l’horreur que ça devait être pour elle d’être ici, avec les récents évènements. En avaient-ils discuté ensemble ? Qu’avait pensé son mari ? Arsen n’en savait rien. Peut-être devrait-il lui demander, ou peut-être pas. Il finit par entendre un petit « Bonjour » étouffé, qui le fit sourire d’un air doux. La peine de la voir dans un tel état était tout aussi forte que la joie de la revoir enfin, de pouvoir la prendre dans ses bras. « Bonjour Arte, je suis heureux de te voir. » Il soupira de soulagement, tandis qu’elle ne bougeait pas de la position dans laquelle elle était. Soudainement, elle retira sa tête de son épaule, l’inquiétude se lisant sur son visage fatigué et rougi par les larmes. « Tout va bien ? Astra va bien ? Et nos parents aussi ? » Bien sûr, il était normal qu’elle lui pose toutes ces questions. Elle ne les avait pas revus depuis le Bal, à part sa sœur Astra à Sainte Mangouste. Mais ces dernières semaines, il se doutait bien qu’elle n’avait pas eu de nouvelles. « Ne t’en fais pas tout va bien de mon côté, et puis peu importe, je ne suis pas là pour moi tu le sais. Nos parents vont bien aussi, Alaric s’est pleinement remis des évènements tout comme notre mère. Quant à Astra, elle va un peu mieux depuis qu’elle est sortie de Sainte Mangouste, mais je n’ai pas plus de détails. Tu sais, depuis qu’elle est partie… » Il laissa cette phrase en suspens. Oui, depuis que sa sœur avait été reniée, rien n’était plus pareil. Il ne la voyait plus beaucoup, ne lui parlait plus aussi souvent, et avait donc beaucoup moins de nouvelles d’elle et de sa nièce. Enfin, le plus important aujourd’hui, ce n’était pas cela. Il ne comptait surtout pas discuter des affaires familiales au manoir des Meadowes. On était jamais sûr des oreilles qui pouvaient traîner, et ça ne les concernait en aucun cas. Ils en discuteraient à coup sûr, mais pas ici. S’il était venu aujourd’hui, c’était pour savoir comment elle se portait et aussi pour lui apporter une bonne nouvelle, il ne l’avait pas oublié. « Mais toi, comment vas-tu Artemisia ? Je sais que c’est une question stupide, mais tu sais que tu peux tout me dire. Je veux savoir comment tu te portes, je suis inquiet pour toi tu sais. » Il posa finalement une main sur la joue de sa sœur, essuyant les quelques traces de larmes apparentes. Cela faisait bien trop longtemps qu’il ne l’avait pas vue. Il était temps qu’il reprenne son rôle de grand frère. Quant à l’annonce qu’il avait à lui faire, il la ferait. Mais chaque chose en son temps. S’enquérir de sa santé, autant physique que mentale, était la priorité. Le reste viendrait ensuite.

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Parchemin envoyé Dim 7 Mai - 1:30

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Avec Arsenius Black. Lundi 29 avril 1991 au manoir Meadowes en Irlande. Début d'après-midi.

En piteux état, ça elle l’était, très clairement même. Tout en elle le montrait. Lorsqu’on est métamorphomage, il y a des états qui ne se contrôlent absolument pas et qui se lisait sur vous comme dans un livre ouvert. Les paroles réconfortantes de mon frère contribuaient à me calmer, doucement, mais sûrement. S’était le frère parfait, il me laissait me reprendre mes esprits doucement, à mon rythme, ne me forçant pas, ne me pressant pas. Alors c’est presque calmé que je lui demande si tout va bien pour qu’il soit venu. Parce que ça me semble presque irréel qu’il soit ici juste pour prendre des nouvelles ou comme visite de courtoisie. Son visage était paisible, le son de sa voix apaisant. Mais c’est véritablement lorsqu’il calme ses craintes à propos de la famille qu’elle se sent totalement apaisée. « Ne t’en fais pas tout va bien de mon côté, et puis peu importe, je ne suis pas là pour moi tu le sais. Nos parents vont bien aussi, Alaric s’est pleinement remis des évènements tout comme notre mère. Quant à Astra, elle va un peu mieux depuis qu’elle est sortie de Sainte Mangouste, mais je n’ai pas plus de détails. Tu sais, depuis qu’elle est partie… » Partie…depuis que père l’avait reniée oui…et contrainte à partir. Elle ne cautionnait pas cet acte Artemisia. Pour elle la famille était plus importante qu’un enfant mal né. Mais elle comprenait. Peut-être qu’il pouvait se sentir trahi, qu’elle ait vu un autre homme alors qu’elle était mariée. Mais tout le monde n’avait pas la chance de faire un mariage d’amour comme lui…A cette pensée, ses yeux s’embuent. Même elle n’avait pas le mariage dont elle rêvait. Mais tout le monde semblait aller bien dans la famille, elle pouvait se détendre.

« Mais toi, comment vas-tu Artemisia ? Je sais que c’est une question stupide, mais tu sais que tu peux tout me dire. Je veux savoir comment tu te portes, je suis inquiet pour toi tu sais. » Comment elle allait…très bonne question. Il essuie ses larmes, elle ferme les yeux. Sa première réaction est de mentir. « Parfaitement bien. » Elle se recule légèrement, se décollant de son frère et le regarde presque d’un regard dur. Et finalement son assurance défaillit. Elle ne pouvait pas cacher son état à son frère de toute manière, il le voyait bien à son apparence qu’elle n’allait pas bien. Elle croise alors les bras sur la poitrine et baisse les yeux, regardant le tapis. « Pas très bien…je suis fatiguée… » Elle fait une pause. « Je fais beaucoup de cauchemar…j’ai l’impression de retourner dans la rue… » Elle relève la tête, la tourne et regarde la fenêtre. « Ils ne sont pas très bavard ici…enfin je garde plutôt le silence avec eux et je m’efforce de les voir le moins possible…j’ai l’impression d’être enfermée, d’être dans une impasse… » Elle tourne la tête et le regarde, dans les yeux. « Je ne suis pas à ma place, je ne me sens pas bien. » Elle ouvre la bouche, avant de la fermer. Ses bras se décroisent et tombent le long de son corps. « La dernière fois tu étais là, tu m’as aidé, tu étais mon soutient sur lequel je pouvais compter sans ciller. » Elle lui fait un petit sourire. « Ici…je n’ai envie de me reposer sur personne, j’ai l’impression de déranger, comme si j’étais fautive, comme si…je sais pas…enfin bref. »

Petit geste de la main, elle balaie ses pensées noires, elle savait qu’elle risquait d’inquiéter son frère et après réflexion elle ne voulait pas l’inquiéter. « Veux-tu boire quelque chose ? Tu as fait un peu de route quand même. » Même si c’était un transplanage, ce n’était pas la porte à côté. Elle prend place sur le canapé. Le même canapé sur lequel elle avait appris qu’elle était enceinte il y a de nombreux mois. Elle tapote le tissus à ses côtés afin d’inviter son frère à la rejoindre. « Tout se passe bien au cercle de jeu ? » Il devait bien être venu pour une raison. Elle n’avait d’ailaleurs pas mis les pieds au travail depuis un moment. Elle espérait que leur père accepterait son absence. « Les comptes des hommes de main ça va ? » Etant donné qu’elle n’y mettait plus de nez, elle espérait que les comptes se tenaient toujours bien. Elle avait bien enchanté une plume qui devrait le faire magiquement mais…on n’était pas à l’abri d’une erreur ou d’une surprise.



Parchemin envoyé Mar 9 Mai - 23:03

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Mal à l’aise et incommodé, c’est comme ça qu’il se sentait dans le Manoir des Meadowes. L’aîné de la famille avait beau être son supérieur hiérarchique, ce n’est pas pour autant qu’Arsenius possédait une once de respect pour cet homme. Enfin, il ne s’attarderait pas sur ça. Desmond avait fauté, et c’est la seule chose qu’il retenait, rien d’autre. Depuis le bal et sa fausse couche, Artemisia avait dû vivre un enfer. Il n’osait l’imaginer vivre ici plus longtemps. C’est aujourd’hui qu’il venait la libérer et il en était soulagé. Enfin, peut-être pas autant qu’elle, mais il se sentirait tellement mieux si elle revenait vivre près de lui. Il pourrait enfin être là pour elle plus souvent. Depuis qu’elle était ici, c’était comme s’il s’était éloignés tous les deux. Ils se parlaient moins, se voyaient moins, … Il n’aimait pas ça du tout. Tout comme avec son autre sœur d’ailleurs. Elle non plus n’était plus auprès de lui, et il se faisait un sang d’encre. La seule chose qui lui permettait de se calmer un peu était de savoir que ses deux sœurs étaient courageuses et débrouillardes. Mais toutes les deux, elles lui manquaient. Il ne voulait pas l’avouer mais sans elles, il ne pouvait pas être complètement heureux. Enfin, ce n’est pas comme si la joie faisait partie de ses habitudes, mais quand il n’était pas avec ses sœurs, c’était pire. Il fallait que tout cela cesse, en commençant par Artemisia. Plus vite il le lui annoncera, plus vite elle pourra partir d’ici, et mieux il se sentira.

Lorsqu’il toucha sa joue, elle ferma les yeux un instant. Elle semblait mal en point, et rien que de la regarder, ça lui faisait mal. Il se sentait tellement impuissant de ne rien pouvoir faire. C’est pourquoi il espérait vraiment que l’annonce qu’il allait lui faire sous peu améliorerait, même juste un peu, les choses. « Parfaitement bien. » L’aîné des Black fronça les sourcils. Vraiment ? Pensait-elle qu’il croirait à ce mensonge ? Il n’était pas stupide, il voyait bien l’état dans lequel elle se trouvait. Elle fit un pas en arrière, son regard devenu dur. Pourquoi lui mentait-elle ? Il était pourtant son grand-frère, il n’était pas là pour la juger. Tout ce qu’il voulait, c’était l’aider. Mais son attitude changea brutalement, comme si un mur était tombé. Elle ne pouvait pas faire semblant, pas avec Arsen. Elle finit par croiser les bras et baissa la tête. Il vit là une bien triste image de sa petite sœur. « Pas très bien…je suis fatiguée… » Il grimaça. Bien sûr, comment trouver facilement le sommeil après tout ce qu’il s’était passé ? L’histoire avec son époux, l’attaque du bal, sa fausse couche, sa sœur. Tant d’évènements qui avaient dû la perturber. Pas étonnant qu’elle perde l’envie de dormir. « Je fais beaucoup de cauchemar…j’ai l’impression de retourner dans la rue… » Arsen se souvenait de ce passage de sa vie. Quand son père, mécontent, avait envoyé sa petite sœur dans les rues pour récolter les taxes. Elle avait été laissée toute seule dans ce monde de brutes. Arsen n’avait pas cautionné cette initiative, mais il n’avait rien pu faire et avait dû se plier aux exigences de son père. Puis quand l’incident s’était produit, il avait tout fait pour être là pour sa sœur, se sentant coupable encore une fois de ne pas l’avoir protégée. Il ne referait plus cette erreur désormais.

Quittant le tapis du regard, elle était désormais captivée par la fenêtre. « Ils ne sont pas très bavard ici…enfin je garde plutôt le silence avec eux et je m’efforce de les voir le moins possible…j’ai l’impression d’être enfermée, d’être dans une impasse… » Comme il le pensait, l’ambiance n’était pas des plus agréable ici. Une boule se forma dans le ventre d’Arsen qui imaginait la souffrance et le mal-être qu’avait pu subir sa sœur ici. Il aurait dû se forcer à passer un peu plus de temps avec elle. Néanmoins, il se consola en se disant qu’elle allait bientôt pouvoir fuir ce qui était devenu une prison. Ses yeux rencontrèrent finalement ceux de son frère. « Je ne suis pas à ma place, je ne me sens pas bien. » Ses bras tombent, montrant encore plus qu’elle n’allait pas vraiment bien. Bien sûr qu’elle n’était pas à sa place ici. Elle est une Black, pas une Meadowes. Elle devait revenir auprès de sa vraie famille. Ceux qui n’ont jamais rien fait contre elle. Du moins, si c’était le cas, ce n’était pas intentionnel. « La dernière fois tu étais là, tu m’as aidé, tu étais mon soutient sur lequel je pouvais compter sans ciller. » Elle lui sourit, ce qui lui réchauffa un tout petit peu le cœur. C’est vrai, il avait été là lors de son ancien mariage, et aujourd’hui encore, il venait la sauver d’un autre mariage. « Ici…je n’ai envie de me reposer sur personne, j’ai l’impression de déranger, comme si j’étais fautive, comme si…je sais pas…enfin bref. » Arsen comprenait que ce ne devait pas être facile. Le fait qu’elle ne donne pas d’hériter à Desmond devait probablement ne pas plaire à la famille qui devait bien le rendre à Arte. Mais tout ça prendrait fin rapidement, elle n’aurait plus à subir tout ça, plus maintenant. Il était là pour s’en assurer. « Arte, toute cette souffrance, ce mal être que tu ressens, je suis là pour t’en débarrasser. Tu n’auras plus à vivre tout ça. Te voir comme ça m’est insupportable et je compte bien tout faire pour arranger les choses. C’est pour ça que je suis là. Sache-le, je viens t’aider. »

Bien sûr, ces mots pouvaient paraître bien énigmatiques, mais il éclaircirait bien vite sa lanterne. Il avait fallu qu’il le dise, pour qu’elle sache que tout irait un peu mieux. D’un geste de la main, elle balaya l’air. « Veux-tu boire quelque chose ? Tu as fait un peu de route quand même. » C’est vrai que le manoir Meadowes n’était pas juste à côté du Cercle de Jeu dans lequel il se trouvait d’habitude. Il avait du transplaner jusqu’en Irlande pour venir lui annoncer ceci. Mais c’était une nouvelle bien trop importante pour ne pas le lui dire de vive voix. Quoi qu’il se soit passé, il serait venu jusqu’ici pour la voir. Rien n’était trop loin pour sa petite sœur. « Eh bien, si tu prends quelque chose avec moi, je ne dirais pas non à un verre pour me désaltérer. Sinon, ne t’embête pas, je ne veux pas te déranger avec ça. » Il accompagna sa phrase d’un sourire poli et aimable. De toute façon, il n’était pas très rassuré à l’idée de boire quelque chose ici. Il connaissait bien la réputation de la sœur de Desmond après tout. Enfin, peut-être était-il parano, sa sœur n’avait pas eu de problèmes après tout. Elle s’assit sur le canapé, invitant son frère à faire de même. « Tout se passe bien au cercle de jeu ? » Le Cercle, il semblait si loin d’ici. Pourtant, il était si important aux yeux de l’héritier. Le Cercle était sous sa direction ainsi que celle de sa sœur, et ils se débrouillaient tous les deux très bien. Les affaires étaient d’ailleurs assez florissantes grâce à eux, sans aucun doute.

Enfin, il avait fallu s’adapter depuis qu’Arte venait moins, mais ça n’avait pas été un problème majeur. « Les comptes des hommes de main ça va ? » Pas de problèmes de ce côté non plus. Tout allait plutôt bien en ce moment. Les Black ne risquaient pas d’être sur la paille. Il afficha un sourire rassurant, il ne voulait pas qu’elle s’inquiète pour ça. « Oui, tout va bien au Cercle. Les affaires sont toujours aussi bonnes, même après ton départ. Je n’ai vraiment pas à me plaindre de la situation à vrai dire. Les comptes vont bien, grâce aux dispositions que tu as prises. Je vais vérifier de temps en temps au cas où, mais tout est en ordre, ne t’en fais pas pour ça. » Puis il changea d’attitude, devenant maintenant des plus sérieux. Il ne pouvait plus tourner autour du pot. S’il était venu, c’était pour une raison en particulier, et il avait hâte d’en finir avec cette histoire ! « Écoute Arte, je suis content de te voir, tu m’avais manqué. Mais si je suis venu aussi, c’est que je dois te dire quelque chose d’important concernant ton mariage. Veux-tu bien m’écouter attentivement ? » Il ne savait vraiment pas comment elle allait réagir à la nouvelle. Après tout, personne ne l’avait vraiment consultée avant de prendre cette décision. Mais Arsen savait qu’il faisait ça pour son bien. Et la voyant ainsi, cela l’avait conforté dans l’idée que c’était une bonne chose. Bientôt elle serait libre.

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Parchemin envoyé Dim 14 Mai - 13:49

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Avec Arsenius Black. Lundi 29 avril 1991 au manoir Meadowes en Irlande. Début d'après-midi.

Discuter avec son frère donnait l’impression à Artemisia de se sentir mieux. S’était un sentiment erroné bien entendu, une discussion ne changeait pas tout, mais elle pouvait s’ouvrir, se confier et en cela, elle ressentait un bien fou. Elle n’avait pas l’impression d’être jugée avec lui. « Arte, tout cette souffrance, ce mal être que tu ressens, je suis là pour t’en débarrasser. Tu n’auras plus à vivre tout ça. Te voir comme ça m’est insupportable et je compte bien tout faire pour arranger les choses. C’est pour ça que je suis là. Sache-le, je viens t’aider. » Débarrassé ? Elle a de l’espoir dans les yeux. Mais elle n’ose y croire. Les sorciers ne se séparaient pas comme ça, seul la mort pouvait désunir deux personnes et elle n’avait pas l’intention de mourir. Il était plus que probablement d’ailleurs que Desmond tienne autant à la vie qu’elle. Elle ne doutait pas que son frère lui expliquerait les choses un peu plus tard. Retrouvant ses bonnes manières de maîtresse de maison, elle lui propose un rafraichissement. « Eh bien, si tu prends quelque chose avec moi, je ne dirais pas non à un verre pour me désaltérer. Sinon, ne t’embête pas, je ne veux pas te déranger avec ça. » Elle lui sourit alors doucement et sort sa baguette. Inutile d’appeler le vieil elfe de maison, elle avait appris ces derniers temps à faire apparaître les choses dans sa chambre, sans avoir à en sortir. Du même mouvement du poignet, apparaît sur la table deux verres et un pichet de thé glacé. Second mouvement et la vaisselle s’anime, remplissant les verres sans mettre une goutte de côté. Les verres lévitent jusqu’à eux. Elle regarde son frère et précise. « Frais de ce matin…je ne suis plus bonne qu’à faire du thé glacé. » Elle a un petit rire triste, mais porte le verre à ses lèvres.

Elle pose ensuite ses quelques questions sur la bonne tenue des biens de la Main Noire. Le cercle de jeu, elle y avait mis son temps et sa vie, si elle n’employait pas les manières un peu barbares de son frère avec les tricheurs, elle ne punissait pourtant pas moins les tricheurs et mauvais payeurs. « Oui, tout va bien au Cercle. » Elle sourit, satisfaite. « Les affaires sont toujours aussi bonnes, même après ton départ. » Son sourire disparaît, déçue que son frère enfonce le clou. Pour cacher son désarroi, elle prend une nouvelle gorgée. « Je n’ai vraiment pas à me plaindre de la situation à vrai dire. Les comptes vont bien, grâce aux dispositions que tu as prises. Je vais vérifier de temps en temps au cas où, mais tout est en ordre, ne t’en fais pas pour ça. » Elle hoche la tête, satisfaite. Mais quelque part un peu déçue. Son frère se débrouillait très bien sans elle. Elle n’était plus vraiment utile à présent au cercle de jeu, voir aussi à la Main Noire. « Écoute Arte, je suis content de te voir, tu m’avais manqué. » Phrase qui lui fit plaisir à entendre, mais qui sous-entendait un mais… « Mais si je suis venu aussi, c’est que je dois te dire quelque chose d’important concernant ton mariage. Veux-tu bien m’écouter attentivement ? » Elle a soudainement très peur. Il lui avait dit qu’elle serait libre, mais à présent, elle craignait d’y être enchaînée à jamais. Ou alors que suite à l’attitude de Desmond lors du bal, elle ne soit reniée de la famille. Elle saisit alors son verre des deux mains et ancre son regard à celui de son frère. C’est la voix étranglée qu’elle lui répond un faible « oui. » Elle voulait entendre, mais avait peur de l’annonce, elle se sentit trembler par à-coups. Le froid du verre lui donnait aussi très envie d’aller aux toilettes. Un peu anxieuse, angoissée, elle ne sait à quoi s’attendre. Est-ce que ce serait la dernière fois qu’elle verrait son frère ? Est-ce qu’elle ne reviendrait jamais à la maison ? Est-ce qu’elle allait devoir se trouver un nouveau travail une fois qu’elle se serait remise ? Il y avait tant de personnes qui en avaient après les Black, elle en avait fait les frais il y a des années, Artemisia se demandait parfois comment sa sœur survivait sans la protection de la famille. « Ecoute…si c’est une mauvaise nouvelle, je ne suis pas certaine de forcément pouvoir l’entendre… » Ses propos sont hésitants, sa voix est basse, incertaine. « Je sais que tu as fait beaucoup de route mais… » Mais elle ne voulait pas sombrer plus encore, elle était bien trop mal à l’heure actuelle.



Parchemin envoyé Mar 30 Mai - 0:22

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Je suis : Cha' , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 11/03/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 453 hiboux. J’incarne : Jamie Dornan , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys <3 . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Xéphandre Lovegood, Rodrick Rackharrow & Menelaus Greyback Je parle en : #808000



Je suis âgé de : 31 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : gérant du Cercle de Jeu et responsable de la zone de Poudlard J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : vaut mieux ne pas savoir... Champ Libre :
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When I’m GoneArtemisia & Arsen

La patience est la clé de la délivrance.
•••


Si jolie, si douce, si intelligente et pourtant si triste. Il ne pouvait réellement décrire ce qu’il ressentait face à l’état de sa sœur. Du chagrin, de la haine contre le monde entier mais aussi de la culpabilité envers lui-même. Parce qu’une partie de lui se détestait pour l’avoir laissée dans les mains de cet homme, dans les méandres de cette famille. Il sentait qu’il l’avait abandonnée, qu’il l’avait trahie en ne bougeant pas le petit doigt. Parce qu’évidemment, il aurait peut-être pu faire quelque chose pour que ce mariage ne se fasse pas, pour que cette union n’existe jamais. Mais il n’avait pas agi, non, il n’avait rien fait pour changer les choses. Avait-il eu peur des conséquences ? Avait-il laissé le bénéfice du doute à cet homme dont il ne connaissait rien ? Avait-il seulement voulu octroyer à sa sœur un possible bonheur, elle qui n’avait pas pu se l’offrir de sa précédente union ? Sûrement un mélange de chacune de ces options. Quoi qu’il en soit, il était resté dans l’ombre et s’en voulait désormais. Il se sentait responsable de tout ça, et ne cesserait d’y penser, probablement jusqu’à la fin de ses jours. Son rôle était de protéger sa petite sœur et il avait failli à ce devoir. Il devait être celui qui lui redonnait le sourire, celui qui écoutait ses peines, celui qui remuait ciel et terre pour que le bonheur la touche enfin. Et surtout, il devait être le frère qui la débarrassait de chacune des douleurs qui pouvaient l’atteindre. Et aujourd’hui, la regardant, il ne voyait rien de tout ça. Occupé avec les affaires florissantes de sa famille, occupé à être le digne héritier des Black, il n’avait pas aidé sa sœur et se sentait si mal pour ça. Il devait faire quelque chose pour que toute cette histoire s’arrange. Il allait d’ailleurs tout mettre en œuvre pour que refleurisse un doux et magnifique sourire sur le visage de sa petite sœur. Tout simplement parce que sa cadette, il l’aimait à en mourir.

D’un geste adroit, accompagné d’un sourire qu’il appréciait tant, elle fit apparaître deux verres et un pichet sur la table. Il sourit à son tour, satisfait du choix de la boisson. Celle-ci saurait le désaltérer comme il l’espérait. Les verres se remplirent donc, puis vinrent finalement jusqu’à Arte et Arsen. Ce dernier s’empara du verre lévitant, puis le porta à ses lèvres. Il entreprit d’ingurgiter une importante gorgée du breuvage, calmant sa soif, tandis que sa sœur parlait. « Frais de ce matin…je ne suis plus bonne qu’à faire du thé glacé. » Un rire sans une once de joie sortit de sa bouche. Il la regarda à la fois tristement et sévèrement. Il ne voulait pas qu’elle parle ainsi de sa personne. Se dénigrer n’était surtout pas la meilleure chose à faire dans ces moments. Lui, son frère, il savait à quel point c’était une jeune femme extraordinaire. Depuis qu’ils étaient nés, il l’avait vu et l’avait senti. Alors jamais au grand jamais, elle ne devait se sous-estimer devant lui. Évidemment, il n’était pas objectif, mais aucune autre femme ne l’égalerait. Tout cela, il voulait lui dire, mais il se doutait que ce ne serait pas suffisant pour lui redonner le sourire. Alors il lui dirait, mais pas maintenant. Ce n’était pas vraiment le moment pour ça. Il était venu pour autre chose, et c’était là la priorité avant tout.

Ils parlent ensuite affaire, abordant un sujet moins dangereux. Ils échangent des banalités sur le Cercle de Jeu, où tout deux travaillent. Arte semble sourire, mais il ne voit pas à travers elle ainsi que ce qu’elle ressent réellement. Elle se contente de hocher la tête suite à ses paroles, ce qu’il prend pour un simple signe de satisfaction. Il lui explique donc ce qu’elle demande, mais au fond de lui, il s’impatiente. Ce n’est pas pour discuter de telles choses qu’il est venu jusqu’ici. Le Cercle est bien loin d’eux, et il l’a laissé un moment pour venir voir sa sœur adorée. Pour prendre des nouvelles, et surtout pour lui en apporter une autre qu’il espérait salvatrice. Il ne pouvait plus attendre de lui annoncer. Il voulait, même s’il ne savait pas s’il en serait ainsi, qu’elle sourit en l'entendant. Il désirait qu’elle soit enfin plus légère suite à ce qu’il lui dirait. Ce poids qu’elle portait depuis quelque temps sur les épaules, il voulait l’en soulager. Voilà le premier pas qu’il faisait pour rattraper son manque d’attention. Mais malgré tout, il craignait tout de même sa réaction. Comment le prendrait-elle ? Bien ? Mal ? Un peu des deux ? Il imaginait qu’elle serait bouleversée par ce qu’il lui raconterait, mais serait-ce dans le bon sens ? Il ne tenait surtout pas à briser quoi que ce soit chez elle. Il était peut-être maladroit, mais il ferait tout et n’importe quoi pour ses beaux yeux, à n’en point douter. Elle attrapa son verre, et il croit entendre un très faible « oui. » Elle avait peur, elle redoutait ce qu’il allait lui annoncer, il le voyait bien. Pourtant, il n’était pas là pour lui faire du mal, et il mourrait d’envie de lui crier qu’elle était libre, mais ce n’était probablement pas le bon comportement à adopter. Il se contenta donc de hocher la tête, restant silencieux. Un tremblement attira son attention. Encore une fois, il voulut la prendre dans ses bras et la rassurer, mais il voulait absolument lui dire ce pour quoi il était venu aujourd’hui avant toute chose. Il ne voulait plus tourner autour du pot.

Avant qu’il puisse lui dire quoi que ce soit, elle reprit la parole d’une voix tremblante et hésitante. « Ecoute…si c’est une mauvaise nouvelle, je ne suis pas certaine de forcément pouvoir l’entendre… » Il prit pitié d’elle, sa cadette. Elle se sentait tellement mal qu’elle ne voulait plus rien entendre. Il s’en voulut encore plus et sentit un énième couteau déchirer sa poitrine et son cœur. Quel genre de frère était-il si elle avait si peur de ses mots ? « Je sais que tu as fait beaucoup de route mais… » Il sourit finalement d’un air doux. Toujours cette fameuse gentillesse pour lui alors qu’elle était au plus bas, elle ne changera pas. Il décida de lui répondre d’une voix calme, qu’il voulait rassurante. Il ne voulait pas qu’elle craigne ses paroles, jamais il ne serait capable de lui faire du mal ainsi. « Arte, me crois-tu vraiment capable de venir jusqu’ici pour te faire de la peine après m'être inquiété de toi ? Jamais je ne voudrais cela. Si je suis là c’est pour te soulager de tout ce qui pourrait te causer du chagrin. Je ne veux plus jamais que tu souffres, pas tant que je serais en vie. » Et il comptait bien tenir sa parole. Plus jamais il ne laisserait quoi que ce soit lui faire du mal. Il la protègerait, quitte à trop en faire. Quand on aime, on ne compte pas, n’est-ce pas ?

Mais il sentit que c’était le moment, il le savait. Il prit une seconde gorgée puis reposa son verre. Il préférait avoir les mains libres, au cas où il devait s’en servir pour quoi que ce soit. Prenant une grande inspiration, il plongea son regard dans celui d’une des femmes qu’il aimait le plus au monde. « Artemisia, je viens te libérer de ce mariage qui te fais tant souffrir. Ton mariage n’est plus, il est rompu. Tu n’es plus une Meadowes, tu es une digne et fière Black. Il ne te fera plus souffrir, tu ne te sentiras plus mal ici. » Il fit une pause, la laissant avaler la pilule. Il attendait une réaction, des mots, n’importe quoi. Mais avant qu’elle puisse dire quoi que ce soit, il poursuivit, choisissant ses mots avec soin. « Tu rentres à la maison petite sœur. » Voilà, tout était dit. Il se préparait désormais à répondre à toutes ses questions, car elle en aurait probablement. Il se préparait aussi à l’aider à assimiler tout ça quitte à se répéter si nécessaire, mais aussi à encaisser toutes les émotions que lui provoquerait une telle annonce. Et surtout, il était là pour elle maintenant, quoi qu’elle dise et quoi qu'elle en pense.

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Parchemin envoyé Mer 7 Juin - 12:52

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Je suis : SleepingCookie - Aurore , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 17/03/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 4175 hiboux. J’incarne : Emma Stone , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Alienor Rosier, Irvin Rackharrow, Athelstan Lestrange et Lorelei Zabini Je parle en : #66858D



Je suis âgé de : 29 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : gérante du Cercle de Jeu, en charge des comptes des impôts et je supervise les hommes de main. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : je suis célibataire
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When I'm Gone
Avec Arsenius Black. Lundi 29 avril 1991 au manoir Meadowes en Irlande. Début d'après-midi.

L’expression être au fond du trou était assez étrange. Artemisia trouvait que s’était même un peu vulgaire, voir vague étant donné qu’on ne savait pas de quel trou on parlait. Et pourtant, l’expression lui allait comme un gant en ce moment. Elle ne pouvait que difficilement descendre encore plus bas. Le décès d’un de ses proches pourrait y contribuer éventuellement. Elle en voulait à ses parents de l’avoir contrainte au mariage, eux qui s’étaient toujours aimés. Mais elle comprenait les enjeux et les besoin de faire des alliances. Comprendre ne voulait pas dire cautionner cependant. Astraea avait aussi été leur marionnette un temps. Un bon mari, un enfant et manque de chance, elle a été reniée. Serait-elle leur jouet maintenant ? Allaient-ils la fiancée à droite ou à gauche afin de solidifier la main noire ? Elle ne l’espérait pas. Oh ça non. Mais elle ne pouvait rien dire, seulement approuver leurs choix et vivre au mieux ce qui l’attendait. Avec un peu de chance, elle pourrait compter sur Arsenius qui semblait avoir à cœur de liquider ses femmes. Peut-être ferait-il de même avec ses futurs fiancés. Elle appréhendait, Artemisia, ce que son frère aîné allait lui dire. Elle espérait que s’était une bonne nouvelle. Elle espérait que ses parents reviendraient sur leur décision pour son mariage…même s’il était officiellement célébré et consumer. Alors elle se dit que la bonne nouvelle serait peut-être le retour d’Astra chez eux. Elle lui manquait sa sœur. Voilà bien longtemps qu’elles n’avaient pas discuté toutes les deux, mais elle lui manquait tout de même. Mais si elle espère que c’est une bonne nouvelle, elle craint que ce soit horrible. Que ça ne l’achève un peu plus. Et si père voulait la renier à cause de sa fausse couche ? Et si Desmond la répudiait à cause de ça ? Que ferait-elle ? Où irait-elle ? Elle salirait le nom des Black et ce n’était pas ce dont ils avaient le plus besoin.

Mais son frère lui souriait. Il n’aurait probablement pas souris pour lui annoncer une mauvaise nouvelle…n’est-ce pas ? « Arte, me crois-tu vraiment capable de venir jusqu’ici pour te faire de la peine après m'être inquiété de toi ? Jamais je ne voudrais cela. Si je suis là c’est pour te soulager de tout ce qui pourrait te causer du chagrin. Je ne veux plus jamais que tu souffres, pas tant que je serais en vie. » Une petite lueur d’espoir s’allume dans le regard de la jeune femme. Ses mains tremblaient toujours. A la fois inquiète et impatiente. Elle ouvrait grand ses oreilles, prête à entendre ce qu’il allait lui dire. Prête à savoir enfin la raison de son déplacement. Mais Arsenius semble prendre son temps et bois. A moins qu’il n’humidifie sa gorge pour pouvoir mieux parler. Enfin elle l’entend inspirer, elle accroche son regard et ne peux s’en détourner. « Artemisia, je viens te libérer de ce mariage qui te fais tant souffrir. Ton mariage n’est plus, il est rompu. Tu n’es plus une Meadowes, tu es une digne et fière Black. Il ne te fera plus souffrir, tu ne te sentiras plus mal ici. » Ses yeux s’embuent et les larmes perlent à ses yeux. Avait-elle bien entendu ? Était-ce réel ? Elle sent comme une boule dans sa gorge, quelque chose d’énorme qui la bloque, elle est incapable de parler. « Tu rentres à la maison petite sœur. » Cette fois-ci, elle laisse réellement ses larmes couler. Elle lâche son verre, il se renverse sur le tapis et roule à ses pieds. Elle se recroqueville sur elle-même, enfouissant son visage dans ses mains. Elle pleure ainsi, doucement, cette libération qu’elle n’espérait qu’à moitié. Finalement, reprenant contenance, elle se redresse et enlace son frère. Elle reste ainsi un bon moment, les yeux fermés, savourant ce contacte, de Black à Black. Elle ne cesse de répéter un seul mot du bout des lèvres et en boucle. Merci.

Au bout d’un petit moment, l’information fait son chemin dans sa tête. Passé la joie et le soulagement, elle réalise ce que cela signifie vraiment. Elle se recule un peu, mais pose ses mains sur l’une des cuisses de son frère, cherchant à garder ce contacte. « Mais…ça n’existe pas les séparation… » Elle le regarde suspicieuse. Lui avait-il fait une mauvaise blague ? « Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Qui a décrété ça ? Est-ce que c’est considéré comme n’ayant jamais existé ou comme une répudiation ? » Son regard change, une lueur inquiète revient dans ses yeux. « Ça va nuire aux Black. Les Meadowes n’accepteront jamais. Ce n’est pas bon pour nous. Qu’en dis père ? » Elle avait pleins de questions. Plein de choses se passaient également dans sa tête. Si s’était vraiment réel, est-ce que Desmond était au courant ? Elle devrait lui laisser un mot en partant. Elle allait devoir faire ses bagages également, Arsenius l’aidera-t-il ? Comment réagira Siofra ? A elle aussi Artemisia devrait laisser une lettre. Il faudra qu’elle la voie plus tard, qu’elle lui dise que ça ne changerait rien pour elles deux, pour leur amitié. Aoife sera tellement énervée…ou soulagée. Au moins elle n’aura plus une femme indésirable autour de son frère. Mais ça pourrait aussi faire du tort aux Meadowes cette décision, elle ne l’acceptera pas bien. Et Artemis ? Elle a été si douce et gentille à son égard. Mais elle comprendrait peut-être. Et si ce n’était pas le cas, tant pis. Et Glenn…Elle ne le voyait pas souvent, mais elle l’appréciait. Il faudrait qu’elle le revoie plus tard aussi. Pourquoi pas autour d’un café avec Siofra ? Oui, ça pourrait être sympathique.



Parchemin envoyé Mer 7 Juin - 23:23

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Je suis âgé de : 31 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : gérant du Cercle de Jeu et responsable de la zone de Poudlard J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : vaut mieux ne pas savoir... Champ Libre :
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When I’m GoneArtemisia & Arsen

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Enfin une bonne nouvelle. Arsenius en était plus qu’heureux, dans la limite que son petit cœur froid lui permettait évidemment. Cela faisait bien longtemps que la famille Black n’avait pas rencontré de bonne nouvelle à vrai dire. Enfin, sur le plan personnel, puisque les affaires tournaient bien. Ces derniers temps, rien n’avait été facile pour eux. D’abord, sa sœur avait été reniée. Sa petite Astra. Tout simplement rejetée par ses parents. Est-ce qu’Arsenius avait approuvé cette décision ? Pas vraiment, mais il ne pouvait rien faire contre l’autorité du couple à la tête de l’empire. Il se contentait de hocher la tête, comme le ferait un fidèle héritier. Mais lui non plus n’avait pas été complètement d’accord avec les agissements de sa sœur. Néanmoins, il trouvait la punition bien trop sévère, jamais il n’aurait été jusque-là, si ? Évidemment, il se souvient bien de la rage qui s’était emparée de lui lorsqu’il avait entendu des choses sur elle et sur ce Phénix. À ce moment-là, il s’était emporté et il l’avait frappée. Il avait fait du mal à sa propre sœur. Elle qui l’avait aidé à surmonter certaines épreuves. Aujourd’hui, il le regrettait. Bien sûr, il ne pourrait se faire pardonner facilement, mais il essaierait. Il n’aurait pas dû faire ça, mais ce qui était fait était fait malheureusement. Malgré tout, maintenant qu’elle n’était plus au manoir, elle lui manquait cruellement. Ils n’avaient peut-être jamais été réellement proches, mais elle restait sa petite sœur. Astraea sa cadette. Il n’avait plus beaucoup de nouvelles d’elle, mais il avait entendu dire qu’elle avait récemment ouvert une boutique avec son associé, un certain Valeryan Grimstone. Il était content pour elle. Elle semblait très bien se débrouiller sans son aide. Et il était inquiet pour ça le Black. Peut-être n’avait-elle plus besoin de lui, peut-être l’avait-elle oublié. Cette pensée le mettait mal à l’aise. Verrait-il un jour sa nièce ? Et reverrait-il un jour le sourire de la Fourchelangue ? Il l’espérait de tout son cœur.

Mais sans parler d’Astra, les problèmes pullulaient aussi du côté d’Artemisia. Artemisia, sa petite protégée en voyait aussi des vertes et des pas mûres. Et bien qu’il n’eût pas été là à chaque fois auprès d’elle, chose qu’il regrettait aussi, il s’était inquiété à chaque fois qu’on lui rapportait des nouvelles d’elle. Dès qu’un homme entrait dans son bureau et que les premiers mots qu’il prononçait était « Votre sœur… », Arsen stoppait toute activité. Et si ce n’était pas une nouvelle heureuse, ce qui arrivait d’ailleurs souvent, il pouvait se retrouver dans une colère noire tout le reste de la journée. Ses hommes le savaient bien, ils connaissaient désormais bien leur patron. Et ce jour-là, tous se rendaient compte à quel point c’était LE moment où il ne fallait pas faire d’erreur. Bref. Ça n’avait pas non plus été facile pour sa jeune sœur. D’abord les fausses couches… Probablement la pire épreuve que rencontre une future mère. La perte précoce de son enfant était un cauchemar. Enfin, lui n’y connaissait rien, mais il avait vu les dégâts sur Artemisia. De la voir dans cet état lui avait brisé le cœur, comme aujourd’hui d’ailleurs. Plus récemment au bal, encore une fois, la chose s’était produite. Une nouvelle fois, Arte avait souffert de l’événement. Pourquoi s’acharnait-on sur elle ? Elle était si gentille, si touchante. Et son mariage n’avait rien arrangé. Elle n’était pas heureuse dans celui-ci, elle ne s’épanouissait pas. De plus, elle subissait la pression de perpétrer la lignée de son mari au quotidien, Arsen le savait. Elle ne méritait pas tout ça. Non, elle ne méritait que le bonheur de vivre, la joie d’avoir une famille aimante et surtout d’être soutenue. Toute ces choses qu’il lui apporterait aujourd’hui, du moins, c’est ce qu’il espérait. Il était là, porteur de la bonne parole, si l’on pouvait dire cela comme ça. Il ne repartirait pas d’ici sans elle, sauf si bien sûr, elle ne tenait pas à partir de suite. Il lui laisserait le choix évidemment, on avait déjà assez choisi pour elle tout au long de sa vie. C’est la liberté qu’il lui offrait désormais.

Face à son sourire, à ses paroles qu’il espérait rassurantes, il entrevit une certaine lueur dans les yeux de sa cadette. Bien, il lui donnait de l’espoir, ce qu'elle ne semblait plus avoir depuis de nombreuses semaines. C’était déjà ça de gagné. Il en était bien content. Mais il constate tout de même que son tremblement ne se stoppe pas, elle s’impatiente probablement. Il va y venir dès maintenant. Et voilà qu’il lâche la fameuse bonne nouvelle. Son cœur bat fort lorsque les mots sortent de sa bouche, il craint la réaction d’Arte qui ne doit pas s’y attendre du tout. Il voit des larmes naître au coin de ses yeux. Joie ou tristesse ? Il ne le sait pas, mais il espère que la première option est vraie. Pourquoi serait-elle triste de quitter cet endroit dans lequel elle ne se sent pas bien ? C’est impossible. Ou s’est-elle attachée à ces gens finalement, même si elle souffre ? Finalement, les larmes roulent sur ses joues pâles. Inquiet, il voit qu’elle lâche son verre sous le choc de ce qu’il vient de lui annoncer. Impuissant il regarde le verre toucher le sol et se déverser. Bien, ils s’occuperaient de ça plus tard, ce n’était pas le moment. Mais il ne peut cacher son mal être lorsqu’il la voit pleurer à chaudes larmes. Il ne voulait pas la mettre dans un état pareil. Il se doute qu’elle relâche seulement ses émotions, mais il voudrait faire quelque chose pour l’aider. Mais avant qu’il ait le temps d’agir, elle le prit dans ses bras. Il la serra alors lui aussi, lui caressant les cheveux. Qu’elle reste autant qu’elle le voulait, l’avoir près de lui, lui faisait du bien aussi. D'ailleurs, il ne savait pas combien de temps s’était écoulé lorsqu’elle le lâcha, posant ses mains sur sa cuisse.

« Mais…ça n’existe pas les séparation… » Il voit son regard suspect se poser lui. Doutait-elle de ses paroles ? Sûrement, mais il la comprenait. Le divorce n’existait pas dans leur société, elle se demandait probablement comment une telle chose pouvait être possible. Mais pourtant, il disait vrai. Jamais il ne plaisanterait sur une chose pareille, il ne serait pas aussi monstrueux avec sa petite sœur. « Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Qui a décrété ça ? Est-ce que c’est considéré comme n’ayant jamais existé ou comme une répudiation ? » Il voyait qu’elle se posait beaucoup de questions. Encore une fois, son esprit réfléchissait trop, ce qui l’amusa. Elle s’inquiétait pour les conséquences d’un tel acte, acte normalement irréalisable. Qu’elle ne s’inquiète pas, rien de mauvais ne leur arriverait par sa faute, qu’elle en soit sûre. Il comptait bien la rassurer là-dessus. Il voulait faire taire l’inquiétude qui l’habitait encore pour qu’elle profite vraiment de la nouvelle. « Ça va nuire aux Black. Les Meadowes n’accepteront jamais. Ce n’est pas bon pour nous. Qu’en dis père ? » Toujours fidèle à son nom de naissance, elle s’inquiétait pour les Black, sa famille. Elle ne pensait pas à elle en premier non, elle les mettait d’abord au premier plan. Artemisia avait toujours été noble envers sa famille, et c’était tout à son honneur. Mais encore une fois, qu’elle ne s’en fasse pas. Si une telle chose devait salir leur nom, ils se seraient débrouillés d’une autre manière. Ils n’auraient pas laissé les choses ainsi, il y avait toujours des solutions.

« Tu as raison, ça n’existe pas normalement. Mais nous, ou dirais-je même toi, tu es une exception. Je ne te mens pas Artemisia, nous avons réellement trouvé un moyen pour te soulager de ce mariage, et c’est désormais fait. » Oui, à l’heure qu’il est, elle n’était plus Meadowes. Peut-être resterait-il deux ou trois choses à régler, mais le plus gros avait été fait déjà. L’accord avec le Ministre avait été passé, l’affaire était faite. Meadowes redevenait Black, et Black revenait à la maison. Aussi simplement que ça. Évidemment, cela pouvait paraître bien étonnant puisque le divorce n’existait pas. Mais les Black avaient du pouvoir, de l’influence et des richesses, et rien qu’avec ça, ils pouvaient soulever des montagnes à eux seuls. « Nous avons bien vu ton chagrin, le comportement de ton ex-mari et j’en passe. Et nous avons compris que ce n’était plus possible, nous devions agir. Alors nous sommes allés rendre visite au Ministre, Ramsay Parkinson. Tu te souviens, nous avons de bonnes relations avec lui. C’est lui qui nous aidé à régler cette affaire et qui l’a approuvée qui plus est. » Leur partenariat avec le Ministre était vraiment une bonne chose. Sans lui, jamais ils n’auraient pu gérer aussi bien, et aussi légalement, cette histoire. Les bonnes relations étaient plus qu’utiles dans ce monde, sans aucun doute. « Aucun des deux Arte. Ce n’est pas une répudiation, assurément, mais ce mariage aura bien existé. C’est quelque chose qu’on ne pouvait tout simplement pas effacer. Disons qu’il a été rompu, comme annulé, tu comprends ? » Il parlait d’une voix rassurante, tentant de lui expliquer les choses du mieux qu’il pouvait. Il savait que la situation pouvait paraître compliquée et flou, mais il ne voulait pas qu’elle s’inquiète. S’il y avait des problèmes, il les règlerait lui. Il ne voulait pas qu’elle s’embête avec tout ça, qu’elle le laisse faire pour une fois, qu’elle se repose sur lui. « Rien ne nuira au Black, ne t’en fais pas, nous y avons veillé. Les Meadowes n’auront pas leur mot à dire, à moins qu’ils ne veuillent s’opposer au Ministre lui-même, mais ce ne serait vraiment pas sage de leur part. Quand à père, il était avec moi, il a donné son accord aussi. Il ne faut pas que tu t’inquiètes d’accord ? Tout est réglé. » Il souriait, l’incitant à lui faire confiance. Il posa sa main sur sa joue, la caressant de manière à la réconforter. Il se doutait qu’il serait dur de croire que tout va bien dans le meilleur des mondes, mais s’il pouvait atténuer ses doutes, il le ferait. Tout ce qu’il voulait c’est qu’elle soit tranquille, et libre.

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Parchemin envoyé Mar 13 Juin - 15:04

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Je suis : SleepingCookie - Aurore , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 17/03/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 4175 hiboux. J’incarne : Emma Stone , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Alienor Rosier, Irvin Rackharrow, Athelstan Lestrange et Lorelei Zabini Je parle en : #66858D



Je suis âgé de : 29 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : gérante du Cercle de Jeu, en charge des comptes des impôts et je supervise les hommes de main. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : je suis célibataire
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When I'm Gone
Avec Arsenius Black. Lundi 29 avril 1991 au manoir Meadowes en Irlande. Début d'après-midi.

Elle était heureuse de pouvoir quitter ce manoir Artemisia. Oh l’Irlande était un pays fort agréable, mais ça ne valait pas son Angleterre natale. Devant cette bonne nouvelle, elle ne peut s’empêcher de poser plein de questions et de s’inquiéter de plein de petits détails. Elle espérait que tout ça ne nuirait pas trop à leur famille. Si elle savait qu’elle serait reconnaissante pendant de longues années à sa famille, si elle devait avoir leur déchéance ou n’importe quoi d’autre sur la conscience, elle préférait encore subir son sort et rester. « Tu as raison, ça n’existe pas normalement. Mais nous, ou dirais-je même toi, tu es une exception. Je ne te mens pas Artemisia, nous avons réellement trouvé un moyen pour te soulager de ce mariage, et c’est désormais fait. » Fini le nom Meadowes qui vient allonger et alourdir son nom de famille. Elle était libérée de tout le poids qu’était de supporter une belle-famille. « Nous avons bien vu ton chagrin, le comportement de ton ex-mari et j’en passe. Et nous avons compris que ce n’était plus possible, nous devions agir. Alors nous sommes allés rendre visite au Ministre, Ramsay Parkinson. Tu te souviens, nous avons de bonnes relations avec lui. C’est lui qui nous aidé à régler cette affaire et qui l’a approuvée qui plus est. » Un sourire vient naître sur ses lèvres alors qu’elle écoute son frère. Ils avaient fait ça pour elle. Ils n’avaient pas cautionné les actes passés et avaient choisis de sanctionner. Ils avaient même fait jouer leurs connaissances, en allant voir le ministre de la magie. Le bidouillage de leur père pour le mettre au pouvoir avait finalement payé et servait à quelque chose de positif.

Cependant lorsqu’elle s’inquiète des conséquences sont frère la rassure. « Ce n’est pas une répudiation, assurément, mais ce mariage aura bien existé. C’est quelque chose qu’on ne pouvait tout simplement pas effacer. Disons qu’il a été rompu, comme annulé, tu comprends ? » Elle approuve de la tête, montrant qu’elle comprenait. Bah, à défaut d’être veuve Meadowes, elle sera séparée Meadowes. Elle se demandait si ça ressemblait à ce que les moldu appellent divorce. Un mariage non effacé, mais qui est rompu. Les sorciers commençaient-ils à prendre exemple sur ces moldu nettement moins arriéré pour certaines actions ? Voilà qui était intéressant, surtout quand c’était profitable à Artemisia. Autrement elle aurait plutôt considéré ça comme affolant, voir affligeant. « Rien ne nuira au Black, ne t’en fais pas, nous y avons veillé. » Ses yeux se ferment, de soulagement et un sourire réapparait sur son visage. «Les Meadowes n’auront pas leur mot à dire, à moins qu’ils ne veuillent s’opposer au Ministre lui-même, mais ce ne serait vraiment pas sage de leur part. Quand à père, il était avec moi, il a donné son accord aussi. Il ne faut pas que tu t’inquiètes d’accord ? Tout est réglé. » Elle rouvre les yeux et le regarde, plein d’espoir. Disparut les larmes. Disparut les cheveux terne. Le roux flamboyant était de retour. Ne restait finalement que ces cernes qui témoignaient de ces derniers temps éprouvants.

Elle serre à nouveau son frère dans ses bras. « C’est vraiment génial. » Elle est émue, mais terriblement soulagée et excitée à l’idée de partir. Elle se lève alors d’un bond. « Il faut que je fasse mes valises. » Elle était déterminée, elle ne passerait pas une nuit supplémentaire ici. « Je veux tout emmener, tout ce qui m’appartient. » Elle regarde son frère, l’air grave. « J’ai tout laissé la dernière fois. Aux Spudmore. Mais je ne referais pas pareil. » Son regard est dur et volontaire. « Quitte à y revendre, il est hors de question que je laisse le moindre présent qui aurait pu m’être fait. » Elle sort sa baguette et fait un petit geste en direction du tapis. Le verre se pose sur la table et la tâche disparaît. « Est-ce que tu veux bien m’aider pour aller plus vite ? » Elle comprendrait qu’il refuse. Faire des bagages était déjà ennuyeux alors si s’était ceux de sa sœur, ça n’aiderait probablement pas. « Il faut aussi que je laisse une lettre à Desmond, pour lui expliquer que je suis partie et pourquoi. » Elle se dirige vers la porte, impatiente. « Il ne va pas aimer. » Elle rigole doucement. Ça non. « Et une pour Siofra… » Elle était déjà plus embêtée. « C’est mon amie… » Elle se tourne vers son frère, cherchant son regard. « Je ne veux pas qu’elle pense que je la fuis ou que cela change quelque chose entre nous deux. » Si elle ne s’inquiétait pas de savoir ce que Desmond en penserait, elle s’inquiétait plus pour son amie. Elle avait en mémoire beaucoup de bons moments depuis Poudlard et elle ne voulait pas tout gâcher à cause de cette séparation.



Parchemin envoyé Mer 14 Juin - 17:10

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Je suis : Cha' , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 11/03/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 453 hiboux. J’incarne : Jamie Dornan , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys <3 . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Xéphandre Lovegood, Rodrick Rackharrow & Menelaus Greyback Je parle en : #808000



Je suis âgé de : 31 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : gérant du Cercle de Jeu et responsable de la zone de Poudlard J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : vaut mieux ne pas savoir... Champ Libre :
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When I’m GoneArtemisia & Arsen

La patience est la clé de la délivrance.

•••

Un froissement de feuille, des flammes qui lèchent et embrasent le papier et bientôt des cendres. Des cendres aussi noires que le nom de l’homme qui regarde l’âtre. Des cendres aussi noires que le cœur de cette famille, que le cœur de cet homme. Arsenius Black est satisfait de ce contrat de mariage qu’il a jeté au feu. Sa colère noire s’apaise. Qui est-on pour rendre sa sœur malheureuse ? Meadowes ou autre, on ne fait pas couler les larmes de la sœur de l’héritier. Il se console faiblement dans ce feu qui brûle cette union, qui lui rend sa petite sœur. Qu’on ose le lui reprendre, il tuera cette fois. Que ses mains soient rouges de sang, ou dans ce cas malheureusement, noires de cendres, peu lui importait. Il ne refuserait rien à celle qu’il plaçait au-dessus de tous. Il fixe les derniers morceaux du parchemin qui scellaient le mariage de sa sœur, les regarde se consumer. Finalement il se tourne vers son père, l’homme qui l’avait élevé de cette manière, ainsi que vers le ministre qui hoche la tête, donnant son consentement une nouvelle fois. Il affiche un air satisfait le Black, il sourit tel un business man ayant réglé une bonne affaire. Puis c’est sa main qu’il tend vers son supérieur hiérarchique, vers l’homme qui dirige sa cause en l’absence du regretté Dark Lord. Une main amicale mais ferme, une main signifiant que leur partenariat tenait toujours et qu’il serait profitable à tous. Une main scellant une alliance.

Scène qu’il se remémore lorsqu’il voit le sourire de sa sœur face à lui. Une image si douce à son cœur. Il donnerait tout et n’importe quoi pour voir ce sourire chaque jour sur son beau visage. Il brûlerait des milliers de papiers s’il le fallait, assassinerait maints et maints hommes, se salissant les mains rien que pour ses beaux yeux. Quitte à se sacrifier pour la protéger du monde cruel dans lequel ils vivaient, à quoi bon vivre sans sa présence aimante à ses côtés de toute façon ? Artemisia, une des rares femmes qui faisait battre le triste cœur de l’hériter de l’empire Black. Par la suite, il répond à ses questions, éclaire les zones d’ombre qui existent encore dans son esprit. Elle hoche la tête, signifiant qu’elle comprenait. Il sourit de contentement, à son tour.  Ses yeux se ferment, il en profite pour la regarder, pour l’admirer, sa sœur cadette. Elle était forte malgré tout ce qu’il lui était arrivée, elle était une digne Black, et il en était si fier. Ses yeux se rouvrent enfin sur lui et il redécouvre la femme qu’elle est réellement. Pleine d’espoir, ses cheveux s’illuminent. Baignée par le soleil qui s’infiltre par la fenêtre, il la voit aussi belle qu’elle l’avait toujours été. Cruel regret pour son idiot de mari, il ne sait pas ce qu’il perd. Parce qu’elle est magnifique sa sœur, et le prochain qui voudra poser ses mains sur elle, aussi innocent qu’il soit, il devra passer par le grand frère d’abord. Épreuve rude qu’il aura à affronter, le coriace Arsenius ne laissera plus aucun homme la faire souffrir. Qu’il soit riche, influent, beau, il fera fi de ces facteurs. Seul un homme de confiance, un homme bon et prêt à tout pour sa sœur sera autorisé à l’avoir. Et toutes ces qualités, il les cherchera chez le prétendant, s’il ne les trouve pas, ce dernier pourra repartir la queue entre les jambes. Trop protecteur ? Trop autoritaire ? Trop exigeant ? Trop dictateur ? Bien, qu’il soit targué de tous ces noms, il n’en aura cure. Sa sœur sera heureuse au moins et il sera satisfait de ce qu’il a fait.

C’est un contact qui le ramène à elle encore une fois. Il la serre fort sans non plus la broyer, rattrapant tous les moments qu’il avait loupé. Il se remet en tête son odeur, sa présence rassurante. Des images d’eux enfants lui reviennent, il sourit. Deux petits gamins qu’ils étaient, souvent fourrés ensemble. Il court après elle, éclair orange dans la demeure noire des Black, poussant des cris qu’il veut monstrueux. Elle crie, autant effrayée qu’amusée. Puis elle trébuche, se cogne le genou. Figure inquiète, il accourt et pose des yeux chagrinés sur cette petite zone rouge qui cause une douleur à sa sœur, certes petite, mais tout de même. Il n’aime pas voir les larmes qui roulent sur les joues rose d’Artemisia. Il est tout jeune, découvre à peine la vie. Alors il lui fait un bisous magique. Bambin innocent, allure d’ange, il lui dit des mots réconfortants. Elle, elle ne pleure plus, elle sourit. Et c’est reparti. Douce enfance, et que sont-ils désormais ? Un frère rassurant sa sœur, encore une fois. Son rôle lui colle à la peau, qui d’autre pourrait le prendre ? Personne, car c’est lui le grand frère. « C’est vraiment génial. » Sourire heureux qu’il ne peut retenir. Il la voit se lever, excitée. « Il faut que je fasse mes valises. » Il acquiesce, soulagé de voir qu’elle ne voulait pas rester ici plus longtemps. « Je veux tout emmener, tout ce qui m’appartient. » Il voit son visage devenir plus sérieux. Lui-même se questionne sur cette soudaine envie. Puis il comprend enfin. « J’ai tout laissé la dernière fois. Aux Spudmore. Mais je ne referais pas pareil. » Son expression change, mais il ne la contredit pas. Il veut la laisser agir à sa guise, faire ce qui lui semble le mieux. Si elle pense être plus heureuse en se débrouillant ainsi, soit. « Quitte à y revendre, il est hors de question que je laisse le moindre présent qui aurait pu m’être fait. » Il est d’accord et le montre par un signe de tête. Tout leur reprendre, ne rien laisser, ce serait plus sage. Plus aucune trace de sa présence ici ne serait qu’une meilleure solution. Black-Meadowes ne serait plus, désormais l’on parlerait des Black ET des Meadowes séparément.

D’un geste de la Black, le verre au sol se repose doucement sur la table, et plus aucune goutte ne souille le tapis. « Est-ce que tu veux bien m’aider pour aller plus vite ? » Il sourit en hochant la tête, puis se lève, déterminé. « Bien sûr, avec plaisir. » S’ils pouvaient aller plus vite à deux, il n’hésiterait pas une seconde. Quitter cet endroit avec sa sœur serait son prochain objectif. « Il faut aussi que je laisse une lettre à Desmond, pour lui expliquer que je suis partie et pourquoi. » Bien sûr, elle se devait de le faire. Que son ex-mari sache pourquoi son ex-femme n’était plus là quand il rentrerait. Qu’il ne l’accuse pas d’actes dont elle ne serait pas responsable. Elle n’aura pas fui non, elle sera seulement rentrée là où sa place est. Il fait un pas lorsqu’elle se dirige vers la porte. « Il ne va pas aimer. » Il rit avec elle, ça lui fait du bien, lui réchauffe le coeur. Qu’importait ce qu’il en penserait le Meadowes, et ce que ses sœurs aussi jolies soient-elles en pensent ? Et son frère ? Toute la fratrie pouvait bien les détester, il s’en ficherait comme de la dernière femme qui avait visité ses draps. Desmond pouvait bien pleurer, rire s’énerver, ils seraient déjà bien loin de lui. Par Merlin qu’ils seraient mieux hors d’Irlande d’ailleurs. « Et une pour Siofra… » Arsenius fronce les sourcils. La jeune sœur, la voyante. Sa sœur s’était-elle liée d’amitié avec elle, depuis quand ? Bien, qui était-il pour l’en empêcher, sa sœur était bien assez grande pour savoir choisir les gens desquels il fallait s’entourer. Après tout, ce n’était pas la pire, ce n’était pas l’empoisonneuse, Merlin soit loué. « C’est mon amie… » Ses doutes furent confirmés, mais il ne montra rien. Il voit bien que sa sœur est sincèrement désolée, il voit ce qu’elle ressent. Lui-même en est désolé, mais elles pourraient s’envoyer des lettres de toute façon. Leurs yeux se croisent. « Je ne veux pas qu’elle pense que je la fuis ou que cela change quelque chose entre nous deux. » Son frère affiche une expression désolée, mais douce. Bien sûr, qu’elle fasse tout ce qu’il fallait pour prévenir son amie, il ne s’y opposerait pas.

Il s’approche d’elle, un sourire doux sur le visage. Artemisia avait beau avoir traversé de nombreuses épreuves, elle ne changera décidément pas. « Arte, file écrire toutes tes lettres. File expliquer à Desmond la raison de ton départ, file poser tout ce que tu ressens sur le papier pour Siofra. » Il incline la tête, compréhensif. Il savait à quel point ce genre de message pouvait être compliqué à écrire. Il fallait trouver les mots, les bons. Les coller ensemble, faire des phrases ayant du sens, des phrases qui reflètent chacune des pensées de l’auteur. Oui, ce n’était pas facile mais elle réussirait à le faire à merveille, comme elle l’avait toujours fait. « De mon côté, je m’occupe du reste. Je ferais tes bagages, préparerais tes valises. Je ferais attention à ne rien oublier et à ne rien laisser ici comme tu le veux. Je ne partirais pas d’ici sans avoir fait tout ce que tu as demandé, c’est promis. Je peux m’en sortir tout seul ne t’en fais pas pour ça. » Il prit son menton entre son pouce et son index. « Allez va, rejoins-moi ici quand tu seras prête. » Il sourit encore, plus que sincère. « Il est temps de partir, et de tourner la page. » Plongé dans son regard, il veut lui faire comprendre à quel point elle lui a manqué, à quel point il est heureux de la voir revenir à la maison. C’est un sourire rempli d’amour fraternel qu’ils s’échangent, puis tous deux se dirigent vers leur but respectif. Elle, dans le bureau, lui, dans la chambre d’Artemisia. Et bientôt, le manoir redevint vide, débarrassé de la présence des Black, à jamais. Ils rentraient.

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