indiscrétions
- gossip witch est bavarde -


L’homme en Jupe On a vu semblerait-il un sang pur jouer les transformistes au Cirque Avery. Nous n’avons pas encore de nom mais son jeune âge semble indiquer que son travestissement est une quête identitaire !

La tête d’enterrement N'est-il pas courant que lorsque l'on perd un être cher, on verse quelques larmes ? Eh bien si la mort de l'Actrice Louise de Montmorency emeut les foules, sa fille ne semble pas bien touchée. Etrange non ?

Le dimanche au Pays de Galles c'est le jour des mariages Il y a des évènements heureux dans ce monde enfin si l'union forcée et arrangéeest un évènement heureux ! Desmond Meadowes s'est débarassé de sa plus jeune soeur, reste la plus vielle des deux.




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Nerissa ◊ « Knocking on the devil's door. »

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Parchemin envoyé Dim 23 Avr 2017 - 0:57

- I am Allegiant, and I like it. -
Je suis : Wicked Witch. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 09/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 128 hiboux. J’incarne : Emilia Clarke. , et l’avatar que je porte a été créé par : (c) avatar by Junkiie, Lux Aeterna, Gorgeousmali & Texas-Flood. Ship Nerisson by Gallifreys. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Erzsébet Rackharrow Je parle en : #765C81



Je suis âgé de : 26 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Oubliator et chargée d'interrogatoire au sein des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : je suis mariée à Gideon Peverell, troisième victime de la persistance parentale. Diable, s'il savait ce qu'il est arrivé aux autres.
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Scars to your beautiful.clickNerissa Peverell née Carrow« Wedding day. Wait, what ? »16.04.1991 - Elle n’avait rien écouté, comme tous les autres jours de sa vie. Elle avait pris ça à la légère, une répétition d’un mariage qu’elle ne pensait pas sérieux, la vulgaire menace d’un père. Peverell, comme si elle méritait une telle promotion sociale. Peverell, ça lui aurait donné le droit d’être belle, l’impression de ne pas être si … imparfaite. Physiquement imparfaite. Elle avait enfilé la robe bleue et blanche, sans trop penser aux recommandations, s’attendant à passer une longue journée ennuyeuse. « Nerissa enfin ! Tu ne peux pas porter ça ! » Le ton est sévère, la stoppant au milieu du couloir. La chevelure d’une innocente colombe en libre cascade sur ses épaules, elle a pivoté. Et tandis qu’elle espérait se faire oublier, s’éloigner de sa mère, une pression sur son bras lui a fait lever la tête. « Tu vas te changer, immédiatement, sans discuter. Est-ce clair, Nerissa ? » L’attitude paternelle avait toujours été sévère, brutale envers l’enfant qui n’était autre qu’une erreur. Une triste erreur. Il l’a poussée en direction de sa chambre comme on jette une prisonnière en pâture aux lions. Si elle avait été la part la plus sombre de sa personnalité, la jeune femme ne se serait pas laissée faire, elle ne se serait pas soumise mais elle n’est alors que le naïf espoir d’y échapper. Echapper aux Carrow, à ce destin qui faisait de cette fille l’équivalent d’un vulgaire meuble encombrant. Que n’avait-elle pas fait pour tenter de voir un peu de fierté dans le regard des siens ? En vain. On l’a aidée. On l’a aidée à enfiler cette robe à la couleur si pure et on a coiffé les cheveux blancs, tentant pour la première fois de mettre en valeur la beauté que tous avaient jusque là critiqué. Elle avait le droit d’exister, alors ? Papillon fragile qui n’ose rien dire, qui n’ose pas poser de questions. A quoi jouaient-ils tous ?

Vaste mascarade pense-t-elle sur le chemin. Vaste blague. A quel mariage se rendaient-ils tous ? Ca ne pouvait être le sien, parce qu’elle n’était fiancée que depuis trop peu de temps. Cela ne durait-il pas plus, les fiançailles ? Elle n’avait vu cet homme que deux fois, en public et elle ne lui avait guère adressé la parole. Et que penserait-il, ce Gideon ? Il avait vu la brune, pas elle, pas la personne qu’elle était derrière le monstre dont elle se souvenait au travers d’images floues, comme si ça n’était pas son enveloppe charnelle. Il avait vu la charogne silencieuse, attendant son heure pour dévorer les âmes innocentes. « Père, cela ne se fait pas de porter- » « Ne me fais pas honte, Nerissa, je te préviens. Au moindre faux pas, tu le paieras.. » Un frisson d’angoisse lui parcourt l’échine et elle déglutit difficilement, cherchant Deimos du regard. Où donc se trouvait le seul visage rassurant qu’elle connaisse ? Qui l’eût cru ? Une Carrow épousait un Peverell. Finalement, s’était dit son père, ses traits sans saveur avaient eu un avantage, beaucoup de sang-purs se contentaient de peu en choisissant une femme. Elle n’a pas eu le courage de le regarder, Gideon. Elle est restée là, terrifiée, comprenant trop lentement que tout ceci n’avait rien d’une répétition. Pourquoi si vite ? Pourquoi un mariage sans qu’on la prévienne vraiment, sans qu’on lui laisse l’occasion de connaître l’homme avec lequel elle devrait passer son existence.

Le premier jour du reste de sa vie. Elle n’a fait que balbutier ces mots qu’on attendait d’elle. Pour le meilleur et pour le pire. Dans la santé comme dans la maladie. Oh ils se connaissaient si peu, mais s’ils savaient, l’un comme l’autre, combien ces mots sonnaient juste. C’est étrange mais elle a cru voir une forme de.. satisfaction dans le regard des Carrow. N’était-ce qu’un mirage, qu’une divagation de son esprit ? Tout est d’un faste qu’elle n’avait encore jamais vu, émerveillant ses sens. Elle qui n’avait connu que l’obscurité et la discrétion morbide de sa lignée découvrait une aisance nouvelle, toute cette beauté qui l’attirait invariablement mais qu’elle s’était toujours efforcée de nier, comme si ses traits étaient déjà un péché suffisant. « Voilà donc une mariée bien silencieuse. » avait-on soufflé, tandis qu’elle rougissait légèrement, une mèche de cheveu virant momentanément au rose, sous le regard désapprobateur de sa mère. « Contrôle-toi. » avait menacé son père, tout bas, à son oreille. Observée et terrifiée, la colombe. Repas sans fin durant lequel elle n’a que peu communiqué, esquissant des sourires polis, occupée à observer cet homme, ce grand inconnu. Il a de beaux yeux, note-t-elle, tout en tentant d’éviter soigneusement de les croiser. Une pensée fugace souffle qu’il lui plait bien et elle resserre ses doigts autour des bijoux qui couvrent habilement sa Marque, comme pour être certaine que l’autre ne prenne pas le dessus.

« Va le voir. » L’ordre a été brutal, accompagné d’un geste un peu trop vif qui l’a fait trébucher directement vers Gideon, la tétanisant sur place. Diable, pourquoi était-elle si incomplète ? C’était dans ce genre de situation qu’elle aurait aimé pouvoir piocher dans l’assurance insolente de ses vices. « Je suis navrée monsieur Peverell.. » murmure maladroit alors qu’elle baisse le nez, tétanisée. Quand cette journée finirait-elle ? Et où allait-elle se retrouver ? Les conseils de Deimos lui manquaient cruellement.
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I cut off my wings ≤ I'll steal your soul, I'll eat you whole, ain't no other way. They call me devil and you should be afraid. I will tell you lies, I'll crawl inside your mind. Grab hold of your eyes, I will make you mine and I'm gonna take my time

—. Call me Devil


Parchemin envoyé Mar 25 Juil 2017 - 23:31

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Je suis : Wicked Witch. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 09/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 128 hiboux. J’incarne : Emilia Clarke. , et l’avatar que je porte a été créé par : (c) avatar by Junkiie, Lux Aeterna, Gorgeousmali & Texas-Flood. Ship Nerisson by Gallifreys. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Erzsébet Rackharrow Je parle en : #765C81



Je suis âgé de : 26 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Oubliator et chargée d'interrogatoire au sein des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : je suis mariée à Gideon Peverell, troisième victime de la persistance parentale. Diable, s'il savait ce qu'il est arrivé aux autres.
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It looks like you might be one of us.click21.06.1991Manoir Carrow, Northumberland« N’y’avait-il pas que de féroces monstres en ces lieux, père ? » Le claquement des escarpins est étouffé, elle fait les cents pas devant lui et pourtant, le son n’est pas aussi sec qu’il le devrait sur le carrelage de la cave. Charmante et familière cave, à l’humidité caractéristique. Toutes les odeurs de son enfance remontent alors même qu’elle peinait à replacer les évènements qu’elle avait vécu en ces lieux. Ne dit-on pas que le corps se souvient ? Les sens, oui. Et ils rappellent à la surface des souvenirs qu’elle ne pensait jamais retrouver. « Amatrice. » Le sourcil se hausse, méprisant, tandis que la lame de la dague tourne entre ses doigts. Elle ne cesse pas le lent manège, bercée par le ploc ploc régulier qui résonne dans la pièce, écho répétitif, écho des minutes qui s’étirent. Un rayon de soleil traverse par l’unique ouverture, à peine au-dessus du sol, révélant la flaque rouge dans laquelle elle marche. L’homme est attaché, enchaîné tel un animal, lacéré par endroits. Elle attend. Elle seule sait véritablement ce qu’elle attend. « Tu n’auras pas le cran de m’achever, petite. » Les lèvres se courbent en un sourire satisfait. « La mort est une amante délicate, elle aime prendre son temps. J’ai tout le mien. » Il rit, de ce rire à la fois moqueur et gras qu’il avait toujours eu, lui qui se pensait supérieur à chaque misérable membre de sa lignée. Cet homme là est pour elle l’incarnation de tout ce qui est misérable, le noir de sa tenue ne parvenant pas à cacher la raideur de sa posture, un instant. « Que sais-tu des amants, toi ? » La lame file et se plante dans le mur, entaillant l’oreille au passage, relançant l’hilarité du prisonnier. « Bébé Nerissa est fâchée ? Tu n’as toujours été qu’une pleu- » Les paroles meurent dans une plainte qu’il peine à étouffer, la brûlure de la plaie l’obligeant à se mordre la langue pour ne rien laisser paraître, sa fierté mal placée refusant de demander le pardon, encore plus de supplier. « Vous n’aimez pas le venin d’Acromentule ? Je suis déçue, vous qui aimiez tant vanter combien il est efficace et précieux. »

Un venin terriblement douloureux en très faible quantité, qui n’offre pas le trépas, qui n’est que souffrance. Cela fait des heures que le petite manège dure et qu’il lui résiste. La chevelure blanche se révèle d’autant plus à la flamme des bougies qu’elle allume enfin, calmement, d’un tour de baguette. Un vieux cadavre dans la cellule du fond s’agite. Arges ne le voyait pas, jusque là, et la créature ne pouvait que percevoir le sang mais désormais, les orbites enfoncés fixent l’enveloppe blessée avec avidité. « Tu n’as pas pu.. » La satisfaction qui orne la bouche féminine n’a plus rien de celle d’une enfant qui prend sa revanche sur la terreur de la cour de récréation, c’est la vengeance cruelle de progéniture battue, c’est l’obscurité enfouie qui se mêle aux blessures d’un coeur innocent. Elle aime voir dans les billes claires de son géniteur toute la peur que ce qu’il comprend lui inspire. « Ca m’a pris du temps, j’ai même cru que je n’y arriverais pas, vraiment. Et je me suis souvenue que ça coule littéralement dans mes veines, grâce à vous. »

Il déglutit. Il intègre enfin qu’elle se souvient de ce qui a précédé son coma, qu’elle se souvient du dernier geste avant qu’elle ne sombre. Il entend qu’elle va lui faire payer, réellement et s’il doute qu’elle soit assez douée pour le faire souffrir, il sait de quoi un Inferius est capable. Faire bonne figure, en Carrow digne de ce nom. Se targuer d’être mille fois plus talentueux qu’elle. Il débite des paroles qu’elle n’entend pas, qu’elle n’écoute pas. La dague est délicatement trempée dans un mélange pourpre, de ces gestes gracieux qui ne contrastent que trop avec le décor ambiant. « … Arachne te fera la peau sans avoir à bouger le petit doigt. » Nerissa pivote en percevant la menace, elle fait quelques pas et s’accroupie devant son père, à quelques centimètres de son visage, pour souffler. « Elle oubliera. Un banal accident de son époux stupide et alcoolisé qui s’est cru plus fort qu’un Inferius.. » Une longue entaille contre le cou masculin, la plaie suintant un sang devenu brun, la peau nécrosant autour de l’entaille - la noirceur appelant la noirceur, l’obscurité abreuvée par cet acte contre la nature même de cette jeune fille autrefois innocente. Le hurlement de douleur voudrait déchirer la gorge d’Arges, il s’agite, essaye de se défaire de ces liens qui chauffent dés qu’il tente de s’extirper, dés qu’il cherche à s’échapper. « Votre dernier souvenir sera celui de cette fille que vous avez frappé durant presque dix-sept ans. » Elle se redresse pour accrocher la dague à sa ceinture et se diriger vers la cellule, qu’elle déverrouille. « Tue-le, ferme la porte puis mets le feu à cet endroit. » Pas un dernier regard pour cet homme à qui elle devait de fouler le sol chaque jour de sa vie, pas un regard pour les suppliques lancées. Arges était désormais seul face à sa mort, face à cette maîtresse qu’il s’est vanté tant de fois d’avoir au bout des doigts. Nerissa disait adieu à cette partie de son existence et à la pureté de son coeur.
 
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Parchemin envoyé Mar 12 Déc 2017 - 22:40

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Je suis âgé de : 26 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Oubliator et chargée d'interrogatoire au sein des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : je suis mariée à Gideon Peverell, troisième victime de la persistance parentale. Diable, s'il savait ce qu'il est arrivé aux autres.
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I make no apologies.
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22.12.1991
Ruines du manoir Carrow, Northumberland17h.
Les ruines découpent le paysage comme le chaos au coeur d’un Paradis embrumé. Les pierres n’ont pas résisté à la détonation qu’a provoqué la magie noire léchée par les flammes, tout un pan de la bâtisse s’est effondrée, éventrant la construction. Elle détaille les contours, cette silhouette dont elle ne pensait jamais rêver le charme angoissant d’autrefois. Elle qui avait tant craché sur tout ce qu’était son père, elle se tenait dans le décor marécageux, la tenue noire encore tachée de sang de la dernière âme torturée. Il y’a indéniablement du travail mais rien qu’un elfe ou elle-même ne saurait remettre sur pieds. Elle se surprend à constater que l’aile de la chambre parentale n’était plus si abîmée et ne résiste pas à l’envie de faire quelques pas de plus, comme pour vérifier par elle-même qu’il ne s’agit pas d’une hallucination. « Ne réfléchis pas trop, tu vas te causer une migraine. » Il est à nouveau là, dans son champ de vision, moqueur. Cette moquerie acerbe qui faisait mal quand elle était enfant. « Tu es mort. » Il hausse les épaules, nonchalant. Sa tenue n’a pas changé depuis la dernière fois, il est figé sur ce souvenir, figé à l’identique, comme lorsqu’elle l’avait vu dans la salle de bains. « C’est toi qui ne me laisses pas partir. » Et là où elle aurait crié, hurlé, brisé nombre d’objets, elle se contente à son tour d’hausser les épaules. C’est bien possible que son esprit lui joue des tours, n’est-elle pas folle à lier ? « Ouuuh. Mais qu’est-ce que tu nous ramènes là ? » Elle baisse le visage vers le grand sac qui flotte à proximité, parce qu’elle l’avait occulté, plus préoccupée par ce qu’elle devait faire en priorité. « Ils n’étaient pas résistants. » Elle fait comme si ça l’indifférait. comme si l’horreur de ses propres actes ne la touchait pas - elle n’était qu’une comédienne, l’innocente n’avait aucune existence. « Le petit Gideon t’a déçu ? Je croyais que la violence était la réponse des porcs, Nerissa. » Le regard bleu vire un instant au rouge, à peine un battement de cils tandis qu’elle inspire ; Arges n’est pas vraiment là. Et elle s’était trompée, sans doute, aussi.

Elle abandonne le sac de cadavres et traverse la distance qui sépare la terre humide de ce qui avait été sa demeure d’enfance, les mains dans les poches. L’air est encore plein de noirceur, on en respire les effluves, la poudre des vices savourés en ces lieux. Le sol crisse sous ses bottes, amas de graviers, de pierres effritées, rendant l’exploration peu discrète - elle ne cherche pas à l’être. Il y’a le vieux vase d’Arachne brisé dans ce qui était autrefois la cuisine, les cendres de fauteuils dont rien n’a survécu, des tableaux couverts de suie et rongés sur le chemin qui la mène dans la cave. « Le criminel revient toujours sur les lieux du crime. » Il est étrangement rieur, de ce rire un peu lugubre qu’elle avait entendu de nombreuses fois alors qu’Agon se pliait à ses quatre volontés. Un rire fou, comme lui.

Assise dans un coin, la silhouette d’un homme se fond dans l’obscurité et si il n’y’avait pas eu de mouvement, Nerissa ne l’aurait pas vu. Son premier réflexe est d’attirer la dague à sa main, avec un geste assuré traduisant aisément qu’elle n’hésiterait pas à s’en servir. « Agon ?! » « Un petit dîner en famille, ça me manquait tellemeeent ! » Il n’y’a qu’elle pour percevoir les commentaire du défunt, l’aîné reste sourd aux délires de sa soeur, le regard sombre cerné de fatigue. « Qu’est-ce que tu fiches ici ? » La voix est plus grave qu’elle ne le pensait, comme si lui aussi avait été affecté par le temps écoulé depuis son mariage. « Tu devrais pas être avec ton mari ? » « Et toi, tu devrais pas être loin de ces marécages maudits ? » Il se renfrogne, carre la mâchoire d’un air franchement désapprobateur. Agon n’aime pas discuter, n’aime pas qu’on le contredise, son père lui a répété jusqu’à overdose qu’on mesure la force d’un homme au silence qu’il impose. De toute évidence, Nerissa se refuse au silence. « Où sont les livres ? » Elle met un certain temps avant de comprendre de quoi il parle, extirpant l’information du brouillard épais que cause parfois Eris lorsqu’elle agit sans son accord. « Tu n’en voulais pas. » « J’ai besoin de fric. » Où était passé son frère protecteur ? Où était passé celui qui s’accusait parfois de ses fautes pour lui éviter des coups ? Il est mort, lui aussi souffle une autre voix dans sa tête. « Ils sont déjà entre d’autres mains. » La poigne d’Agon est impressionnante de force et de violence mal maîtrisée, elle a le souffle coupé lorsqu’elle sent son dos entrer en collision avec le mur - comme avec Arges. La lame heurte le sol, la rendant impuissante, son premier réflexe reste de griffer ce qu’elle peut atteindre de peau, la respiration déjà sifflante de la pression qu’il exerce sur sa gorge. Elle est relâchée avant d’y voir flou, les cheveux bleus de cette peine immense qui lui perce le myocarde. Agon a pris la fuite, horrifié par son acte, refusant d'être ce qu'était Arges Carrow. Il ne voulait pas lui faire de mal mais parfois la colère dominait tout, parfois il se laissait engloutir - souvent, même. Il laisse sur la langue de Nerissa le goût amer d'une trahison de plus.
 
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