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Get to know you better [Vicander]

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Parchemin envoyé Mar 18 Avr - 10:11

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Je suis : Mauriine , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 17/10/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 200 hiboux. J’incarne : Madison Davenport , et l’avatar que je porte a été créé par : Merenwen Je parle en : #ffcccc et en italique lorsque c'est en français



Je suis âgé de : 18 ans , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : en fuite J’ai juré allégeance : à l'Ordre, mais entre nous c'est un camp comme un autre, je ne sais plus en quoi croire, à cause d'eux, je suis en fuite. Côté cœur, : je suis célibataire
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Get to know you better.
SKANDER & VICTOIRE LUPIN



1ER AVRIL 1991 – PROCHE DU COTTAGE

Voilà quelques jours que mon univers avait changés. Enfin, pour être tout à fait exacte, l’ensemble de ma vie avait été révolutionnée lorsque j’avais appris que Skander était en réalité, non pas un très bon ami de ma mère, mais bel et bien mon père. Imaginez la stupeur lorsque vous vous rendez compte de ça. J’ai dû me faire une raison, et accepter sa vie. Étrangement, Odette avec qui je pouvais m’entendre plutôt bien, avant que je sache tout, m’est devenue insupportable. A peine est-ce que j’avais trouvé mon père, que j’ai compris qu’ils étaient ensemble et que du coup je ne l’aurais jamais vraiment pour moi seule. Je devrais le partager avec elle, ainsi qu’avec tous les enfants qu’elle lui avait donné, et ce, même si ce n’était pas ceux de mon père, il les avait reconnu. Trois lupins supplémentaires, deux jumeaux d’Odette et un enfant adopté récupéré je ne savais où. Mais je n’avais pas mon mot à dire, même si je suis la plus âgée des enfants, je suis arrivée bien après les trois autres dans la vie de…mon père. Alors je ne disais rien et…j’évitais tout le monde un maximum. C’est vrai, je m’étais mise à apprécier Finlay. Je le voyais un peu comme l’étrangère que j’étais. Pas de mère, pas de père, récupéré dans une famille qui se voulait être la sienne mais qui ne l’était finalement pas. Je me suis retrouvée à passer pas mal de temps avec lui, surtout avec le départ d’Odette de Poudlard. Et puis elle est revenue, enceinte. Une fois encore, ma petite vie tranquille s’est écroulée. Elle offrait à Skander un enfant légitime et avec ce marmot, même pas encore né, je me sentais reléguée au rang d’objet superflu. A n’en pas douter qu’ils finiraient par se marier et que je devrais me coltiner belle-mère et enfants multiples à vie. Et puis j’ai failli mourir, j’en étais presque certaine en fait. Mais mon père m’a transformée, comme lui. Du coup je vis aux rythmes des pleines lunes, ne supportant que de moins en moins ma vie d’adolescente rebelle…ma vie tout court en fait. Mon père à disparut, me laissant seule avec toute la clique au cottage. Je me tournais vers mon oncle Lothar et ma tante Jaina principalement. Et j’essayais de passer encore un peu de temps avec l’intrus de la famille Lupin, Finlay. Puis il est revenu, oubliant tout et ma vie s’est un peu plus fissurée, il m’avait oubliée. J’en ai rapidement conclu qu’il ne m’aimait pas, qu’il ne me voulait pas. Alors je me murais dans un silence quasi constant lorsque je sortais de ma chambre. Et dernièrement, deux événements de plus sont venus me donner un coup de massue. Ils se sont fiancé, je savais bien que ça arriverais, mais j’avais toujours espéré que ça ne se fasse pas. Et puis Sirius est né, mettant un terme à mes nuits bien tranquilles et reposantes. J’en venais à le haïr de perturber toujours plus ma vie. Et pourtant, il n’avait pas vraiment demandé à être là.

Il était encore tôt, je n’avais pas réussis me rendormir après les derniers cris du nourrisson. Alors j’ai quitté la maison douillette avec Fonzie. Lui et moi avions un lien à reconstruire. Il avait toujours grogné contre certains Lupin, se tenant à distance sans que je n’en comprenne la raison. Mais depuis ma mort - c’est ainsi que je considère ma transformation au final - il faisait pareil en ma présence. Peut-être sentait-il que j’étais différente, que nous étions différents la plupart des Lupin. Et ça me brisait le cœur, mon plus fidèle ami, mon seul véritable ami en qui je vouais une confiance aveugle, me rejetait. Ce chien n’était pas  dressé, s’était une amitié profonde et des épreuves communes qui nous liait, alors il pouvait partir, n’importe quand s’il jugeait qu’il n’avait plus rien à faire ici. Et j’appréhendais ce moment. Nous marchions silencieusement dans l’air vivifiant du matin, le chiot se tenant à très bonne distance de moi. Et finalement je me suis assise sur un rocher. J’avais décidé de tourner le dos au cottage, ne plus le voir, l’oublier. Oublier avec lui tous mes malheurs. J’avais donc sous les yeux une campagne plus sympathique, qui se réveillait doucement. Fonzie était assis à mes côtés. « Tu sais…je n’aime pas ce que je suis devenue, ça me fait peur. » J’entoure mes genoux de mes bras et pose la tête dessus, comme un oreiller. « Tu as peur que je te fasse du mal ? » Le chien tourne sa tête vers moi, mais ne répond pas, comment le pourrait-il, je ne fais qu’essayer d’interpréter son regard à ma sauce. « Je ne te ferais jamais de mal. » Mon ton est triste. « Tu es mon ami… » Je le vois s’allonger, toujours en gardant une certaine distance entre lui et moi. « C’est compliqué à la maison tu sais…toi tu as Bilbo avec qui tu dois sympathiser…et moi…tous les autres… » Elle était loin l’époque où je vivais seule dans la rue, le temps où je m’isolais à Poudlard. Le silence s’étire. Je ferme les yeux, presque prête à m’endormir sur ma pierre, malgré le petit air frisquet, je suis au calme et ça vaut bien d’attraper froid. Fonzie finit par relever la tête, j’ouvre les yeux et je le vois se tourner, faire face au cottage et se coller à ma jambe. Quelqu’un arrivait. Mais ce qui me réchauffait le cœur, s’était que tout compte fait, mon chien ne me détestait pas. « Bonjour. » Je ne savais pas qui arrivait, mais quel que soit sa distance, j’étais presque certaine qu’il, elle, aurait entendu ma salutation. C’est que les Lupin avaient l’oreille fine…même si je ne gérais rien de rien de ma nouvelle condition.
 
Parchemin envoyé Lun 24 Avr - 19:42

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1838 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)
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1ER AVRIL 1991 – PROCHE DU COTTAGE

Il n’avait jamais beaucoup dormi Skander, il n’avait jamais été un gros dormeur, sauf peut-être les quelques fois où il s’était largement laissé dominer par l’alcool. Il avait été alcoolique pendant des années toujours sur la « ligne », toujours plus ou moins conscient de ce qu’il faisait. Mais même sous l’influence d’alcool, il n’avait jamais beaucoup dormi. Il était ce genre de type capable de veiller tard, et de se lever aux aurores.  L’arrivée d’un bébé dans sa vie – un bébé encore incapable de faire ses nuits – avait changé beaucoup de chose, car il peinait à trouver le sommeil, ce peu de sommeil dont il avait besoin. La vie avait tellement changé, un an plus tôt, il n’était pas du tout à cet endroit, et il n’aurait jamais pensé s’y trouver une année plus tard. Il y avait un an, il était à Ste Mangouste, amnésique, complètement perdu – et un an plus tard, il se remettait d’une amnésie, et il était père de famille. Un seul bébé, ça aurait été trop simple. Il avait une fille, adolescente, ou jeune adulte nouvellement loup garou, une portée de jumeaux qu’il avait adopté, le brave Finlay sans parent, et Sirius, le bébé Lupin dont la vie serait fort malheureusement placée sous le ligne de la lune. Comme lui. C’était sa faute : pourquoi concevoir un gosse en connaissant le risque ? Il n’avait pas la réponse à cette question, au départ, ça aurait simplement été hors de question, mais la disparition d’Odette coïncidant avec les premiers mois de la grossesse, il n’avait simplement pas eu son mot à dire.

Mais il était là, le petit bout de loup, encore épargné par la lune. Pour l’instant. Il avait fallu des mois de réadaptation à la vie pour que ses souvenirs lui reviennent. Son voyage en France, il l’avait fait pour Victoire et Sirius, juste pour ses enfants de sang, tous ces risques pour eux. Il avait fallu une lettre puis deux, puis trois, pour que la police magique française répondent – et lui retourne sont dû qui avait été retrouvé sur le marché noir. Le paquet était arrivé, pour Sirius ce n’était pas pressant, pour Victoire ça urgeait d’avantage. Dans les six premières lunes pour apporter de l’apaisement. La sixième approchait à grands pas, et il n’avait pas encore eu l’occasion de le lui donner. Une mission de l’Ordre, une couche à changer. Il devait trouver du temps – il n’en avait que très peu, ça avait toujours été le problème. Le temps. Foutu temps. Ce matin-là, toute la maisonnée dormait encore. Dire qu’il avait passé une bonne nuit serait mentir, Sirius avait passé une partie de la nuit à gindre, le père s’était porté volontaire pour le bercer, il avait fini par s’endormir avec le petit bout dans les bras. Et quand le soleil avait pointé le bout de son nez, il s’était et avait replacé l’enfant dans son berceau. Sauf qu’il avait été incapable de retourner dormir, Odette dormant encore profondément.   Il se lève, enfile un t-shirt, un jeans, et descend. Toute la maisonnée est encore complètement endormie, à l’exception de la jeune fille brune qui traverse le champ au loin. Loup Garou, on ne dort jamais vraiment beaucoup. Il en savait quelque chose. Il attrape un café – un Lupin ne commence jamais une journée sans café.

Il regard Victoire s’éloigner au loin. Il comprend son besoin de prendre l’air – lui-même se sent étouffé entre ces murs. Il a besoin d’air. Au mois d’avril en Cornouaille, l’air matinal est frais. Enfin dans ce pays, quand l’air n’était-il pas frais ? Il y a toujours du vent ici. Il finit son café d’une traite, il est heureux d’être le premier lever pour préparer le café, et pas le jus de chaussette que prépare les autres. il est plutôt exigeant au final, Skander – en matière de café, et de beaucoup de chose aussi. Il attrape la petite boite posée sur le buffet, un petit collier à pendentif d’un croissant de lune qu’il devait offrir à sa fille avant la prochaine lune. Et si, ce matin, c’était le bon moment. Il attrape une petite veste, une seconde, la boite, enfile des chaussures et fend le vent de Cornouailles. Le premier qui le repère, c’est le chien, évidemment. « Bonjour. » Dit-elle sans se retourner. Il n’avait pas entendu un traitre mot de ses divagations. « Bonjour*. » Répondit-il dans leur langue naturelle à eux deux : le français. Victoire c’était la dernière personne avec qui il pouvait partager cela en dehors de son frère. Il dépose la veste sur ses épaules, un peu maladroitement, mais c’était Skander, le côté paternel, tout ça, il avait encore du chemin à faire.  Il y avait toujours à apprendre. Il le savait mieux que personne. Apprendre à vivre normalement, à aimer. Il n’y avait pas de mode d’emploi miracle. Mais il apprendrait à être le père comme il avait appris le reste.

Il ne dit rien d’autre, et il s’assoit à côté d’elle. Il a une veste sur les épaules, on a beau être loup, avoir la sensation de ne pas avoir froid, on attrape la mort comme les autres, et il n’y a rien de pire niveau humeur qu’un loup malade. « Dis pas que t’es assez grande pour prendre une veste, j’aurais toujours l’argument le plus con de la terre qui fonctionne à chaque fois. » Il s’assoit à côté d’elle. « Je suis ton père, alors ta gueule », enfin… sans l’insulte proprement Lupine dedans, naturellement. Il ne dit pas ça avec autorité, mais plutôt avec humour.  Il n’était pas du genre autoritaire, il essayait de ne pas l’être du moins. Il n’avait pas eu un père autoritaire, ni un père marrant, il se souvenait à peine du père des neuf premières années de sa vie. Il ne l’avait pas marqué, il se souvenait juste de l’ivrogne. Il n’était pas fier de son père, et sa mère, il avait la sensation de l’avoir trop peu connu pour avoir appris quoi que ce soit. Alors, oui, tout était à apprendre. Absolument tout, et à part forger sa propre expérience, à part apprendre de ses erreurs, il n’y avait pas grand-chose à faire. « J’avais pas eu l’occasion, de te le donner. » Dit-il en lui tendant la petite boite. Cadeau de Noël franchement en retard, c’était ça, à quelques détails près. Il n’est pas vraiment délicat, Victoire avait dû s’en rendre compte, avant qu’il soit officiellement son père, au commencement, et même maintenant.  


It's good to be king like a conqueror

I can feel the weight, I can feel the weight of the world.I can feel the pressure, I know the pain and the hurt[...]I will not run when destiny comes, It's good to be king

Parchemin envoyé Dim 30 Avr - 13:53

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1ER AVRIL 1991 – PROCHE DU COTTAGE

La réponse à ma salutation ne se fit pas entendre. Et c’est du français qui me vint jusqu’aux oreilles. « Bonjour*. » J’aimais le français, je la considérais comme ma langue maternelle et encore certains mots anglais m’échappaient. Il n’y avait pas beaucoup de Lupin qui pouvait prétendre le parler parfaitement. Et de toute manière à la voix, je sus rapidement à qui j’avais affaire. Je sens qu’on me pose quelque chose sur les épaules et par reflexe, j’attrape les pans du vêtement pour éviter qu’il ne tombe. J’appréciais cette chaleur bienvenue. Mais je ne le lui dirais probablement pas. Je vois Skander s’installer à mes côtés. Reposant ma tête sur mes genoux, je le regarde. « Dis pas que t’es assez grande pour prendre une veste, j’aurais toujours l’argument le plus con de la terre qui fonctionne à chaque fois. » Probablement que son argument était un vaste, je suis ton père. Ce qui n’était pas totalement faux…mais j’avais un peu de mal, malgré les mois qui passaient à la vitesse de l’éclaire, à me dire que j’avais bel et un bien une famille en dehors de celle que j’avais laissé à Paris et de ma défunte mère. S’était probablement un concept qui mettrait beaucoup de temps à rentrer dans ma petite tête d’adolescente rebelle. Pour toute réponse je lui sors un vague « mouai » pas très convaincu. Mais je n’avais pas la force de débattre avec lui. Je n’en avais pas non plus envie de toute manière. Et puis…il avait finalement visé plutôt juste en apportant cette veste puisque la faible chaleur qu’elle me procurait me faisait du bien.

Je vois Fonzie se lever et reculer en grognant légèrement. Je relève alors la tête pour regarde où il se rendait, mais il ne faisait que changer de côté, me mettant ainsi entre lui et Skander. Je n’étais pas certaine que ce chien ne s’habitue jamais aux loups qui ressortaient une fois par mois dans cette famille. Tout ce que j’espérais s’était qu’il s’habitue à moi et ne m’abandonne pas comme…comme toutes les personnes que je connaissais. « J’avais pas eu l’occasion, de te le donner. » Je tourne la tête pour le voir me tendre une boîte. Curieuse, je me redresse et de la main gauche attrape la boîte. « Heu…merci. » que je lui réponds hésitante. Est-ce que je devais prendre ça comme mon cadeau de Noël que je n’avais jamais eu ? Comme cadeau d’anniversaire en avance ? Ou au contraire, en retard pour toutes ses fêtes où il n’avait jamais été là ? Curieuse, malgré tout, j’ouvre la boîte et je découvre alors un bijou. Un petit pendentif en argent, en forme de croissant de lune, avec une chaine en argent et une petite pierre blanche sur le bas du croissant. « Il est…très joli. » Je suis touchée. Je ne m’attendais pas à ce qu’il m’offre quelque chose, encore moins un bijou, ni quelque chose d’aussi joli. Je le sors alors de sa boite et entreprend de le mettre autour de mon cou. Après quelques instants à galérer pour attacher le fermoir, je fini victorieuse de ce combat. Je referme alors la boîte et regarde celui qui était mon père. « C’est en quel honneur ? » Je me promettais mentalement de ne plus le quitter. J’avais un bracelet en argent que je portais constamment au poignet gauche, dernier cadeau de ma mère. Je comptais bien faire de même avec ce collier. « En tout cas, je remarque que tu as un humour certain pour faire des cadeaux…rappel de la lune au vu de ma...nouvelle condition… » Ce n’était pas un reproche, mais une constatation...certes un peu sarcastique. Un croissant de lune pour une fille forcée à hurler sauvagement à la pleine lune, il y avait de quoi rire.
 
Parchemin envoyé Dim 30 Avr - 22:17

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1ER AVRIL 1991 – PROCHE DU COTTAGE

Sa fille – Victoire. Quand il y songeait, ce prénom était un prénom qu’il aimait. S’il l’avait élevé, sa vie aurait été bien différente. S’il avait su qu’elle était sa fille à sa naissance, nul doute qu’il aurait tout quitté pour la France à la Purge, rejoignant Beatrix. Peut-être auraient-ils été plus des amis ? Il n’en savait rien, quoi qu’il en soit, il aurait été père. Victoire, c’était un si beau prénom. Il y aurait certainement adjoint le prénom de sa propre mère, Victoire Sofia Lupin, ça aurait été parfait. Elle aurait été à Beauxbâtons, et il se serait terré loin de cette guerre avec pour seule occupation de voir sa fille grandir. Il aurait nourri des regrets peut-être, mais elle aurait été saine et sauve, il en serait certain. Là, elle portait une malédiction par sa faute, parce qu’elle avait failli mourir à cause de lui, il avait dû la mordre pour la sauver. Peut-être aurait-elle préférée mourir ce soir-là ? Il ne lui avait jamais posé la question, et surtout il ne voulait pas connaitre la réponse. Il n’était pas doué pour demander ces choses-là, il n’était même pas doué pour les choses le plus simple comme offrir un cadeau. Il lui tend le sien de but en blanc, elle le prend alors, surprise par un telle attention de sa part. Sans doute ne lui a-t-il pas assez montré qu’il tenait à elle. C’était plutôt compliqué pour quelqu’un comme lui de montrer ce qu’il ressentait, il lui avait fallu des mois avec Odette, avec Victoire, c’était récent, l’amnésie ayant mis un coup d’arrêt dans le développement de leur relation. Il ne l’avait pas abandonné après sa morsure, il avait trouvé une solution, et s’était perdu en chemin. Aujourd’hui, c’était le jour de la réparation, « Heu…merci. »  Aussi peu douée avec lui pour parler. Tel père, telle fille. La légende était donc vrai, les chiens ne font pas des chats. Les loups garous font d’autre loups garous, c’était ainsi que cela fonctionnait. Il n’ose pas la regarder, de peur de la voir balancer le tout à travers la pampa de Cornouailles, pourtant du coin de l’œil il la voir ouvrir le petit paquet. Il n’a pas fait beaucoup d’effort de présentation, mais même pour sa demande en mariage il n’avait pas fait dans chichi. « Il est…très joli. » Il semble entendre une véritable reconnaissance dans sa voix. Il est touché que cela puisse plaire. Il tourne la tête vers elle, sans la regarder dans les yeux. Il peine encore à croiser ce regard, celui de Beatrix. Il est satisfait de la voir le prendre à son cou sans plus attendre. Les femmes et les bijoux. Peut-être devrait-il l’aider à le passer ? Ou bien se débouille-t-elle comme un chef ? Il ne sait pas comment agir avec elle, il ne sait pas comment agir avec sa propre fille. « C’est en quel honneur ? » Demande-t-elle alors, le tact légendaire des Lupin, elle en avait hérité. « En tout cas, je remarque que tu as un humour certain pour faire des cadeaux…rappel de la lune au vu de ma...nouvelle condition… » Tout avait à voir avec cette condition. Absolument tout. Tout avait à voir avec les Lupin.

« C’est une sorte de talisman. » Dit-il simplement. Il devrait être un peu plus convainquant s’il ne voulait pas braquer la jeune fille. Mais il est toujours assez brut, bourru – mais il est comme ça, c’est un Lupin Skander, il ne changerait pas. « En novembre dernier j’ai été à Paulhac-En-Margeride, en Gévaudan. » Elle n’était pas sans savoir qu’il avait disparu du jour au lendemain en France, « J’avais entendu dire qu’une sorcière était capable de fabriquer des talismans capable de calmer les instincts du loup. J’suis donc aller voir de mes propres yeux, j’en ai commandé un pour toi, un pour ton frère. » Ton frère, qu’elle considère bien Sirius comme son frère. Skander insiste sur la filiation, pour lui avoir un frère était un don du ciel, car un frère c’est une personne qui jamais ne vous tourne le dos, même si vous faites les pires horreurs. « J’allais rentrer avec le nécessaire quand j’ai été agressé, ils ont pris mes présents et comme tu sais, j’ai fini complètement amnésique. » Il n’avait pas besoin de lui raconter la suite de l’histoire. « Quand mes souvenirs sont revenus, j’ai su ce que j’avais été cherché là-bas, ils n’ont pas pu revendre leur marchandise saisie par la police Magique Française, puisqu’ils ont été créé pour vous, et uniquement pour vous. » Ce n’était pas un collier comme un autre, il n’avait pas vraiment choisi ce à quoi il allait ressembler, en fait, il s’en fichait de l’esthétisme. Mais ironiquement c’était un croissant de lune, un symbole comme un autre. Mais pour rien au monde il ne voudrait qu’elle oublie d’où elle venait, c’était marqué aux crocs sur sa peau, et la lune pouvait être une faiblesse, mais une force. « Il faut toujours voir les choses avec un minimum d’humour, mais la lune ne doit pas être maîtresse de ta vie. Avec de la potion tue-loup, et ce collier, j’espère que tu arriveras à… surmonter le tout. » Il la regarde pour la première fois. Elle ressemble à sa mère, la sienne, et celle de la jeune femme. Un mix parfait entre Sofia et Beatrix. « Tu dois porter le collier dans les six premiers mois de la morsure pour que cela fonctionne, c’était moins une. » Il sourit. « J’aurais voulu te l’offrir plus tôt, il doit agir sur les pulsions, la colère, la faim, la tension, cette irrépressible envie de tout envoyer valser. » C’était peut être la première fois qu’ils avaient une discussion sur la lycanthropie. « Et puis, il te va bien, tu es très jolie avec. » Un compliment d’un papa à sa fille. Peut-être. Elle avait tellement de Sofia Lupin en elle, sauf les yeux. Elle avait indéniablement les yeux de Beatrix, ces yeux clairs et perçants. « T’es jolie sans aussi, c’est pas c’que je voulais dire. » Dit-il, il savait qu’avec les adolescentes il fallait marcher sur des œufs, avec une Lupin mordue encore plus. Cette dernière phrase sonne plus comme un trait d’humour. 


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Parchemin envoyé Mer 3 Mai - 12:34

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1ER AVRIL 1991 – PROCHE DU COTTAGE

Mon père, papa, c’est bizarre comme mots vu que je ne l’avais jamais utilisé pendant mes dix-sept premières années de vie. J’étais touchée par le présent, mais je n’y étais clairement pas habituée. Alors un peu maladroitement je l’ai remercié tout en ne pouvant m’empêcher de lancer une petite pique sur l’aspect du pendentif. « C’est une sorte de talisman. » Un talisman ? Surprise, je regarde Skander, le visage très expressif. Je ne l’imaginais pas homme à croire qu’un collier pourrait me protéger contre…je ne savais quoi. Et pourtant, ça semblait être le cas. « En novembre dernier j’ai été à Paulhac-En-Margeride, en Gévaudan. » Je savais qu’il était parti, d’ailleurs s’en était suivit une belle perte de mémoire où je m’étais clairement sentie de trop. Mais où était-il allé ? Gévaudan…Paulchai pas quoi, s’était où ça ? Il n’était pas censé être allé en France ? A moins que ça ne se situe en France ce truc ? Ce n’est pas faute d’avoir étudier l’histoire à l’école ainsi que la géographie, mais ça ne me disait rien du tout. « J’avais entendu dire qu’une sorcière était capable de fabriquer des talismans capable de calmer les instincts du loup. J’suis donc aller voir de mes propres yeux, j’en ai commandé un pour toi, un pour ton frère. » Mon frère…je ne peux retenir une grimace en entendant ce mot. Je détourne la tête et regarde la plaine. Non, décidément, je ne me ferais jamais à avoir une famille. Quelque part, je me sentais aussi déçue. Déçue que ce collier ne soit finalement que quelque chose contre ma nouvelle condition. Est-ce que si je n’avais pas été mordue il m’aurait tout de même fait un cadeau ? Enfin un cadeau…finalement ce n’en était pas un, s’était juste pour qu’il se sente moins coupable que je sois ce que je suis. J’écoute la suite d’une oreille distraite. « J’allais rentrer avec le nécessaire quand j’ai été agressé, ils ont pris mes présents et comme tu sais, j’ai fini complètement amnésique. » Oui…amnésique…à un tel point que je me suis à nouveau retrouvée seule. Sans lui, sans père. Mon visage se ferme, je tente de cacher tant bien que mal ma déception, ma tristesse et la douleur de ces souvenirs. « Quand mes souvenirs sont revenus, j’ai su ce que j’avais été cherché là-bas, ils n’ont pas pu revendre leur marchandise saisie par la police Magique Française, puisqu’ils ont été créé pour vous, et uniquement pour vous. » Mouai…s’était certain que pour une personne qui ne devenait pas un loup ça ne devait pas servir à grand-chose comme cadeau. Obstinée dans ma déception, je ne cherche pas plus loin la signification de cette création unique. Prise d’un tic, je frotte mon poignet, à l’endroit même où se tenaient désormais les traces des crocs qui m’ont transformée. Des cicatrices qui me démangeaient toujours horriblement, plus encore lorsque je pensais à…tout ça. Les croûtes étaient parties depuis longtemps, ne laissant que des traces blanches de formes variées. Au premier coup d’œil, par chance, il n’était pas possible de voir le dessin d’une morsure. Mais regardez plus attentivement et…tout se dévoilera.

« Il faut toujours voir les choses avec un minimum d’humour, mais la lune ne doit pas être maîtresse de ta vie. Avec de la potion tue-loup, et ce collier, j’espère que tu arriveras à… surmonter le tout. » Je tourne la tête pour le regarder, tristement. Mais je ne dis toujours rien. Comment faire preuve d’humour alors que je savais pertinemment que jusqu’à ma mort je serais obligée de me changer en loup puant pour la nuit, avec le risque de tuer quelqu’un ? Je ne voyais pas vraiment d’humour là-dedans en tout cas. Les transformations étaient bien trop douloureuses pour que je ne les appréhende pas, les trous de mémoire étaient bien trop affolant une fois le matin venu pour que je ne m’angoisse pas de savoir si j’avais tué ou non. « Tu dois porter le collier dans les six premiers mois de la morsure pour que cela fonctionne, c’était moins une. » En effet…si je ne comptais pas les mois, il avait tout à fait raison quant au fait qu’il était limite limite. « J’aurais voulu te l’offrir plus tôt, il doit agir sur les pulsions, la colère, la faim, la tension, cette irrépressible envie de tout envoyer valser. Et puis, il te va bien, tu es très jolie avec. » Jolie…heureusement. Heureusement qu’il n’était pas trop moche aussi vu que je devrais probablement le porter éternellement. « T’es jolie sans aussi, c’est pas c’que je voulais dire. » Je souris, vraiment. Il s’enfonçait, il s’embourbait, mais s’était drôle et à la fois adorable. « Dommage que ce cadeau ne soit qu’un moyen de te déculpabiliser… » Droit au but, malgré mon sourire. Certes, j’avais apprécié pour le coup qu’il me sauve la vie cette nuit-là. Mais si s’était pour m’enchaîné à jamais…je me demandais parfois ce qui était le moins pire. Mon sourire disparaît petit à petit. « Je croyais que Gévaudan et compagnie s’était des mythes…Alors les Lupins viennent vraiment de cette créature ? S’était vraiment un lycanthrope ? Un sorcier ? » Curieuse, je l’avais toujours été. Je préférais connaître mon environnement et les antécédents pour pouvoir mieux rebondir et prévoir la suite. « C’est en France ? C’est pour ça que tu parles français ? Tu es…originaire de là-bas ? C’est pour ça que tu connais cette sorcière ? » Je n’avais jamais entendu parler de cet endroit et je trouvais dommage qu’ils ne jugent pas important dans parler dans les livres d’histoire. Probablement qu’avec une histoire pareille j’aurais pu avoir de bonnes notes à l’école. J’en profitais pour lui poser plein de questions, me rendant finalement compte que…je ne connaissais rien sur lui, ses origines…et donc mes origines. Sans attendre ses réponses, je continue mes questions et remarques, avant de les oublier. « Je ne trouve pas d’humour dans ce qu’on est…on est contraint à faire ce qu’on fait, on ne sera jamais libre… » J’avais baissé les yeux sur mon poignet en disant ceci, je les relèves pour le regarder, cherchant son regard. « La potion tue loup sert à quoi ? Concrètement je veux dire. Elle n’empêche pas la transformation non ? » J’en avais entendu parler. J’avais aussi vu Lothar…enfin mon oncle, en fabriquer dans la cuisine du cottage, mais je ne comprenais pas trop le principe de boire une potion infecte si elle n’empêchait pas la transformation. « Du coup…le collier devrait plus m’apaiser avant la lune, que je m’énerve moins, que je sois moins à fleur de peau… Que j’ai moins les…sens…développés, m’évitant le mal de crâne aussi ? » J’avais eu le temps de remarquer que je devenais invivable, insupportable plus la lune approchait. Et si j’emmerdais les autres…je m’emmerdais aussi clairement, peinant à me reconnaître. Mais le mal de crâne provoqué par toutes les odeurs qui m’arrivaient en pleine tronche, cette sensation horrible d’avoir envie de manger de la viande bien saignante, presque bleu…non…je ne m’y faisais pas. Je préférais ma viande bien cuite et ce changement radical me laissait des haut-le-cœur. « Est-ce que…ça m’aidera à ne pas tuer pendant mes transformations ? » S’était peut-être ce qui me terrorisait le plus. Peut-être que si je parvenais à ôter cette peur, je pourrais prendre plus de plaisir à mes transformations… Puis je détourne un peu la tête, parlant à mi-voix. « Comment peux-tu être sûr que Sirius en est un ? » Je ne voulais pas me préoccuper de ce marmot. Il me volait tout ce que j’avais rêvé d’avoir. Il me volait ce père qui n’était pas souvent là pour moi. Il avait une famille unie, heureuse, et pour ça, je l’enviais. Mais d’un autre côté…s’il était un loup…il n’avait pas non plus demandé à l’être. Pire encore, il ne connaîtra pas la joie et la liberté de ne pas dépendre de la lune. Il sera piégé à vie…et rien que pour ça, je voulais l’aimer, l’aider et le protéger. Mais il était si petit…et déjà si chiant…la suite promettrait.

HJ
Texte en italique : Victoire s'exprime en français, passant de l'une à l'autre langue sans problème, malgré un possible manque de vocabulaire en anglais.
 
Parchemin envoyé Mer 3 Mai - 15:50

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1838 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)
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SKANDER & VICTOIRE LUPIN



1ER AVRIL 1991 – PROCHE DU COTTAGE

Une fille et son père, au petit matin d’un beau mois d’avril. Ca sonnerait plutôt bien pour le début d’un roman. Victoire et Skander avaient un passé maigre en commun, pourtant, ils partageaient le même sang. Sa mère avait préféré ne rien dire au Lupin de sa paternité, c’était un fait qu’il regrettait aujourd’hui car il savait que s’il avait eu Victoire, sa vie n’en aurait été que différente. Nul doute qu’il n’aurait pas sombré comme il l’avait fait après la Purge. Peut-être n’aurait-il lui-même pas évité la morsure, mais il aurait eu une raison de vivre et de rester debout bien plus tôt. Quelque part, Beatrix lui avait ôté l’espoir. Il avait brisé cet espoir en la rendant comme lui – mais il avait agi comme il avait toujours agi : de façon égoïste. Mais elle était en vie, au moins, elle il avait réussi à la sauver, là où il avait échoué à sa sauver sa propre mère, et celle de la fille. « Dommage que ce cadeau ne soit qu’un moyen de te déculpabiliser… »  Avec un sarcasme pareil, il n’y avait pas besoin de test de paternité pour savoir qu’elle était bien sa fille. Il s’était pris une remarque en pleine tronche, mais il sourit quand même. C’était bien une Lupin, ou une femme, toujours à trouver le point négatif dans ce qui est fait. « Je croyais que Gévaudan et compagnie s’était des mythes…Alors les Lupins viennent vraiment de cette créature ? S’était vraiment un lycanthrope ? Un sorcier ? »  Un sorcier oui, un lycanthrope oui, mais pour Skander cet homme avait toujours été plus proche d’un animal. Les Lupin, il les avait considéré comme des animaux jusqu’à en rencontrer vraiment d’autres, hormis son père et son frère. Charles Lupin n’était pas un enfant de cœur, le grand père de Skander avait transformé ses fils sans aucuns soucis moraux, sauf le père de Skander qui avait fui au moment opportun. Skander gardait en souvenir les récits de son père à sa mère. S’il avait été élevé comme un Lupin, peut être Skander aurait-il reçu la morsure comme une bénédiction, comme Aries ou Pietro. Il ne savait pas, il était trop tard pour avoir un avis sur la question. Il continue alors d’écouter les innombrables questions de sa fille. Après tout : elle ne savait rien.« C’est en France ? C’est pour ça que tu parles français ? Tu es…originaire de là-bas ? C’est pour ça que tu connais cette sorcière ? » Ça aurait pu mais ce n’était pas aussi simple. A croire que le destin de cette famille finirait toujours par les ramener en France. Comme un aimant – ils seraient toujours ramenés vers leur origine. Mais ce n’était pas comme ça qu’il avait connu la sorcière lycanthrope elle aussi, cette femme un peu désagréable il l’avait connu dans ses recherches pour tenter d’aider son frère et s’aider lui-même des années après leur morsure. Pour eux, c’était trop tard, mais pour Victoire et Sirius, il était temps.

« Je ne trouve pas d’humour dans ce qu’on est…on est contraint à faire ce qu’on fait, on ne sera jamais libre… »  Il n’est pas d’accord. « Hormis la transformation, les seules limites que tu as sont celles que tu t’imposes. » Il dit ces mots simplement, la Lune est asservissante une fois par mois, le reste du temps, il appartenait à la jeune femme de faire ce qu’elle souhaitait du temps qui lui était imparti. Dans un sens, bien sûr, elle ne serait jamais complètement libre, mais il n’y avait qu’elle qui pouvait s’emprisonner moralement et se limiter.  Il ne fallait pas tomber là-dedans, il fallait se battre, car la vie n’est qu’un combat de tous les jours. « La potion tue loup sert à quoi ? Concrètement je veux dire. Elle n’empêche pas la transformation non ? »  Il avait manqué à tous ses devoirs, elle était perdue, pleine de question sans réponse. Il était un bien piètre père, il ne le savait que trop bien ; mais elle était arrivée dans sa vie au moment le plus compliqué qui soit. Elle avait changé par sa faute au pire des moments, alors qu’il était en proie au doute et à la colère, et que le jour d’après il oubliait ce qu’il était. Il devait réparer ses torts, et rapidement, « Du coup…le collier devrait plus m’apaiser avant la lune, que je m’énerve moins, que je sois moins à fleur de peau… Que j’ai moins les…sens…développés, m’évitant le mal de crâne aussi ? » Il se souvenait encore de la première transformation, et des premières années. Eux n’avaient pas la possibilité d’avoir du tue-loup, les potions étant interdites, et quand on en trouvait : hors de prix. Maintenant, l’ordre avait ses propres réserves, et les Lupin avaient de quoi tenir un moment. « Est-ce que…ça m’aidera à ne pas tuer pendant mes transformations ? »  La question de toute une vie. Il pousse un bref soupire, ça l’aiderait, mais encore une fois ça ne faisait pas tout. « Comment peux-tu être sûr que Sirius en est un ? »  Il le savait, elle devait le savoir, il fallait qu’elle apprenne  à faire confiance à son instinct.

« T’es une Lupin, tu seras toujours énervée par nature. » Dit-il, tentant un trait d’humour pourtant bien réaliste. Il n’y en avait pas un de complètement calme dans cette famille, même le calme de Lothar avait ses propres limites. Il était ainsi, énervé depuis sa tendre enfance, avant même la morsure d’un loup il avait été comme ça. Et Victoire avait toujours eu le sang plus ou moins chaud, il la connaissait comme la fille de Beatrix depuis quelques années, et maintenant, ça lui sautait aux yeux, ce sale caractère typiquement Lupin. « Je déculpabiliserais jamais. » Dit-il alors simplement, n’ayant pas envie d’entrer dans un débat stérile entre une fille et son père. Il ne supporterait jamais l’idée qu’elle soit comme lui. Il aurait aimé faire un cadeau qui serve à autre chose qu’à l’aider, mais actuellement, tout était compliqué. « J’aurais aimé te faire un cadeau sans… arrière-pensée. » Mais là, c’est compliqué dit-il de façon implicite. Le cottage n’était pas sorti de nulle part, et les Lupin n’avaient aucun revenus en tant que fugitif à eux seuls ce collier et le bracelet pour Sirius avaient coûté bien plus cher qu’il ne l’aurait fallu. Mais, elle est bien assez grande pour comprendre que l’argent ne tombe pas du ciel, et donc que tout ne tombait pas tout cuit dans la bouche. « L’histoire de la Bête du Gévaudan – je suppose que tu la connais. Un animal qui attaque les humains en France dans les années dix-sept-cents-soixante, faisant entre quatre-vingt et cent vingt victime environ. C’est une histoire terrifiante qui n’a rien d’une légende. On dit qu’Arthur Lupin était cette bête, le premier de notre ligné à avoir été mordu par un Loup Garou, la morsure l’a rendu complètement fou. Il a transformé ses propres enfants pour avoir une meute et chasser les moldus comme du bétail. » L’histoire des Lupin était plus que lugubre, mais c’était leur histoire. « C’est à lui que nous devons le dicton de notre famille, « per luna i robur consequantur », grâce à la lune je gagne en puissance. Depuis cette époque, chaque fils de la famille nait lycan, ou le devient par une morsure à sa majorité. » Sauf lui, ce n’était pas son histoire, ce n’était pas l’histoire de son père. « Mon père a refusé cette tradition, parce qu’il a préféré épouser Sofia Sainteclaire – née moldue française, passionnée de cuisine. C’est pour ça que je parle français, parce que je le suis en partie, comme toi. A moitié, enfin… elle était franco-italienne, je ne maitrise pas très bien l’italien, elle est partie trop tôt sans doute. Mais ils ont fait le choix de tourner le dos à cette famille diabolique à leurs yeux. Je suis né, puis Lothar m’a suivi cinq années plus tard. » La famille simple, et parfaite en somme. Mais rien n’est jamais vraiment parfait. « Comme le bonheur n’est jamais éternel, ma mère est morte quand j’avais dix ans. Et mon père a sombré dans l’alcoolisme, à peine capable d’élever mon petit frère. » Trop de responsabilités sur les épaules d’un gosse de dix ans ? Il n’était même pas certain d’avoir raconté sa propre histoire à qui que ce soit. Odette en connaissait quelques brides, mais elle n’avait jamais eu la version longue.

Victoire devait connaitre son histoire, sa famille. Bien sûr qu’ils descendaient tous d’un monstre, mais on pouvait faire le choix de prendre un chemin différent. « Puis vient le temps de Poudlard, celui de faire les choix qui s’imposent. De choisir des amis qui restent avec vous tout une vie, ta mère, Ciena, d’autres plus… regrettables mais dont je reste fier malgré tout. » Il parlait de Quintus, de Desmond – ces amis qu’il avait trahi mais qu’il avait apprécié, avec qui il avait passé de merveilleuses années avant que l’aspect devienne politique entre eux. « Avant d’aller à Poudlard, je ne connaissais aucun Lupin, je les détestais en fait. Des monstres, c’est ainsi que mon père nous en avait toujours parlé. Quand j’ai vu un père alcoolique, j’ai vite compris que les monstres n’en étaient peut-être pas totalement au final. Ni Aries, ni Helios, Ni Ombeline, ni Jaina, ni Marek, ni Pietro n’étaient des monstres à cette époque. Certains mourraient d’envie d’en être, d’autres pas. J’ai découvert que j’avais une famille, là où je n’avais vu la mienne que comme un fardeau depuis la mort de ma mère. » Les Lupin étaient important à ses yeux, ils l’étaient devenu. « On ne sera jamais tous d’accord sur la façon de voir la morsure – mais on est une famille, alors être tous d’accord c’est de l’utopie pure et simple. » Il fait une pause, réalisant qu’il n’en avait sans doute jamais parlé à personne de tout cela, sauf peut-être à Aries. Son défunt meilleur ami, celui qui aurait dû vivre, et non mourir de la sorte. « On a tous été mordu après Poudlard, certains volontairement comme Pietro, comme l’exigeait la tradition. D’autres de façon incomplète comme Aries. Et Lothar et moi, c’était après la Purge. On était en lien avec certains Lupin, mais on était en dehors des traditions, mon père avait contracté des dettes auprès d’un lycan au Cercle de Jeux des Black, et… comme une sorte de vengeance contre ce type ivre qui jamais n’aurait les moyens de rembourser quoi que ce soit, il l’a tué un soir de pleine Lune. Lothar était là et moi aussi. On a survécu à la morsure, et je crois que je l’ai vécu comme une véritable descente aux enfers. » La descente avait été réelle. Il regarde Victoire, « Je n’ai jamais été fier de cette période de ma vie – sache que j’ai fait des choses que je regretterais toute ma vie. Et que ça, … » il pointe du doigt le talisman, « Et la potion tue-loup, c’est ta chance de ne pas faire refaire les mêmes erreurs que moi, ou les mêmes erreurs que la bête du Gévaudan. Ne laisse pas le loup prendre le contrôle sur la personne que tu es. » Tu es plus forte que ça, Victoire. Se retient-il d’ajouter. Elle était la fille de Beatrix, alors, oui, elle était plus forte que cela. Plus forte qu’une putain de morsure, plus forte que la lune elle-même. Elle avait une volonté de fer, avant de savoir qu’il était son père, Skander en avait été témoin. La témérité d’une gamine avide de connaitre la magie pour s’engager dans un combat qui lui avait pourtant tout pris avant même sa venue au monde.

Elle a tant de question – que cette discussion tombe à pic. Skander et Victoire avaient-ils déjà bien discuté ensemble ? Jamais de la sorte. Jamais avec autant d’honnêteté. Jamais. Pourtant, cela faisait plutôt du bien de jouer carte sur table. Skander connaissait pas mal de l’histoire de Victoire grâce à sa mère, mais cette gamine ne connaissait même pas l’histoire de son propre père. Savoir qu’il avait perdu sa mère, vécu avec un père alcoolique changerait peut être sa vision, et l’aidera à avoir une vision moins dur de son père, peut-être. « La potion tue-loup te donne la lucidité comme alliée les nuits de pleine lune. Grâce à elle, tu es maitre de tes mouvements, de tes pensées, tout est clair. Ce qui te permet de ne massacrer personne – à moins que cela ne soit de ton propre chef. » Il y a des loups qui aiment être loup, pour l’art de la chasse, pour le plaisir de traquer un gibier, pour le plaisir d’être une bête. La potion tue-loup permettait à Skander se rester prostré assis ou couché dans la forêt, attendant que la Lune se termine. Il était toujours couché, fixant parfois longuement l’astre lunaire, attendant qu’il daigne bien disparaitre. « En dehors de la pleine lune, elle rend les effets secondaires moins gênant. Les sens sont moins en éveil, elle « rend faible » te diront ceux qui aiment l’ivresse du sang. Moi je dirais qu’elle te rend plus forte car une fois accoutumée des effets secondaires, l’odorat et la force que te confère la morsure peuvent être de précieux alliés dans le quotidien. » Il marque une pause. Puis regarde Victoire. « Le collier doit t’apaiser toi, ton esprit. Avec du tue-loup et ça, tu ne tueras personne, à moins de le vouloir. » A moins de le vouloir – car tout n’est question que de volonté. « La seule chose qui t’empêche de devenir la bête que tu crains tant c’est juste toi, que tu sois un loup ou pas, la seule chose qui t’empêche de devenir une bête c’est ta propre volonté. » Car toutes les bêtes ne sont pas des loups se retient-il d’ajouter. Devait-il lui rappeler que sa mère avait été tuée par un tout autre type de bête : un mangemort. « Tous les monstres ne sont pas nocturnes. » Tous les monstres ne sont pas des animaux. A elle de faire les choix qui s’imposent à elle.

Puis, vient la question de son petit frère. C’était peut être la première fois qu’ils en parlaient. C’était le grand jour des premières. Il fallait peut être crevé l’abcès, dire ce qu’ils avaient sur le cœur. Sirius était adorable, faisant ressortir ce que Skander avait de meilleur en lui. Avec Victoire déjà adulte, c’était bien plus compliqué. Très compliqué de s’ouvrir à une gamine à qui il n’avait pas appris à marcher, ou à lui. Il lui avait appris à tenir sa baguette – ce n’était pas rien, mais ce n’était pas ce qui créait le lien le plus fort. Elle pose une question judicieuse : pourquoi être certains que Sirius étaient comme eux, ou le serait plus tard ? « L’état d’Odette pendant la grossesse variait en fonction de la Lune, la naissance coïncide avec une pleine lune, et Sirius est plus agité suivant les phases de la lune. » Tout n’était que question de lune. « Il ne se transformera pas avant que sa première magie soit déclaré, six ou sept ans, au plus tard. » Le son de sa voix est grave. Elle n’avait pas assisté à beaucoup de grossesse dans sa vie sans doute, et l’état catatonique d’Odette n’avait clairement pas été normal. Elle avait manqué de mourir rien que par l’enfant qui prenait plus d’énergie que de raison. Il n’est pas fier de lui. « Je n’aurais jamais fait le choix d’imposer cela à qui que ce soit, ni à toi, ni à lui. » Il fixe sa fille, « Mais je crois que je n’aurais pas supporté l’idée de te perdre. C’est égoïste de vouloir t’avoir à mes côtés ainsi que de ne plus t’avoir du tout. » Il n’avait pas envie de parler de Sirius à cet instant, mais bien d’elle, car il aurait des années pour voir comment il expliquerait à Sirius ce qu’il est, et pourquoi. Là c’était à Victoire qu’il devait ces explications. « J’en suis désolé. » Il l’était, réellement. Il n’était pas le genre de type qui pleure, il n’a pas le yeux qui brillent, pourtant il à ce pincement au cœur. C’était sa façon à lui de lui dire qu’il l’aimait trop, « Si je devais le refaire, je le referais sans hésiter, en enlevant la partie amnésie qui a suivi pour être à tes côtés et t’aider. » Être un père peut être. Elle ne passait ni après Sirius, ni après les autres, elle était sa fille, et sa famille, elle avait dû le comprendre à travers son récit, c’était ce qui importait le plus à ses yeux, depuis toujours, et surtout à jamais. Naturellement, il avait parlé le français, comme il le faisait jadis avec sa mère. Toute leur vie ça avait été leur langue secrète, leur façon de communiquer.

 


It's good to be king like a conqueror

I can feel the weight, I can feel the weight of the world.I can feel the pressure, I know the pain and the hurt[...]I will not run when destiny comes, It's good to be king

Parchemin envoyé Dim 14 Mai - 20:22

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Je suis : Mauriine , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 17/10/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 200 hiboux. J’incarne : Madison Davenport , et l’avatar que je porte a été créé par : Merenwen Je parle en : #ffcccc et en italique lorsque c'est en français



Je suis âgé de : 18 ans , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : en fuite J’ai juré allégeance : à l'Ordre, mais entre nous c'est un camp comme un autre, je ne sais plus en quoi croire, à cause d'eux, je suis en fuite. Côté cœur, : je suis célibataire
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SKANDER & VICTOIRE LUPIN



1ER AVRIL 1991 – PROCHE DU COTTAGE

Je m’exprime tant en anglais qu’en français. Cette langue que je connaissais depuis ma naissance, cette langue que je partageais avec Skander et Lothar. Après ses quelques informations, je me suis lancée dans diverses questions, me rendant compte en fait que j’ignorais beaucoup de choses. Mais qu’importe, nous avions la vie devant nous pour que j’apprenne tout, n’est-ce pas ? Mon père réagit cependant lorsque j’évoque le fait que je ne serais jamais vraiment libre de ma condition. « Hormis la transformation, les seules limites que tu as sont celles que tu t’imposes. » S’était assez flou en soi et ça demandais réflexion. Est-ce que je me bridais réellement toute seule ? Ou est-ce que s’était le loup qui me loquait ? Il était possible que, par peur, je me refuse à faire beaucoup de chose jusqu’ici. Mais peut-être que ce blocage finirait par se lever à un moment ou un autre ? Reprenant le fil de mes pensées, je continue à le questionner. Encore et encore, suivant mon raisonnement et ce qui me venait ainsi. Je laissais tout sortir tel quel. A lui de faire le tri entre les informations qu’il pourrait me donner et ce dont je devrais peut-être trouver seule. Je l’écoute et l’observe réagir en fonction de ce que je lui demande. Ma question la plus cruciale sur le fait de tuer. Et enfin, ma dernière question sur la condition de mon petit frère…s’était plus court que petit demi-frère en soit.

« T’es une Lupin, tu seras toujours énervée par nature. » Je me renfrogne et râle contre ce cliché, cette nature profonde dont je ne voulais pas. Puis m’arrête…et réalise que ce que j’étais en train de faire correspond totalement à ce qu’il venait de dire. Et je soupire, profondément. Je n’échapperais donc pas à tout ça. « Je déculpabiliserais jamais. » Je tourne la tête. « De … ? » Et me tais, comprenant de quoi il parlait. J’hausse les épaules, signifiait clairement ce qui est fait est fait. « J’aurais aimé te faire un cadeau sans… arrière-pensée. » Nouveau haussement d’épaules pour ma part. « La prochaine fois… » Je lui murmure. Je me doutais bien qu’ils ne roulaient pas sur l’or les Lupin et avoir la tête placardée dans toutes les rues magiques ne doit pas aider à vivre normalement ou ramener de l’or au cottage. Aussi je ne m’en formalise pas. Un jour, peut-être, il m’offrira un vrai cadeau, comme un de ceux que peu offrir un père à sa fille en refusant de la voir grandir…une poupée pour ses vingt ans par exemple. Je ne peux retenir un sourire à cette pensée. Je ne serais pas étonnée qu’il se rate s’il devait choisir un cadeau.

« L’histoire de la Bête du Gévaudan – je suppose que tu la connais. Un animal qui attaque les humains en France dans les années dix-sept-cents-soixante, faisant entre quatre-vingt et cent vingt victime environ. C’est une histoire terrifiante qui n’a rien d’une légende. On dit qu’Arthur Lupin était cette bête, le premier de notre ligné à avoir été mordu par un Loup Garou, la morsure l’a rendu complètement fou. Il a transformé ses propres enfants pour avoir une meute et chasser les moldus comme du bétail. » Si j’avais entendu parler de cette histoire, je n’aurais jamais cru qu’elle était réelle. Je voyais plus ça comme un conte pour effrayer les vilains enfants en leur faisant peur. Apprendre que s’était un Lupin en plus, comme moi et qu’il avait mordu ses enfants sans remords me fit froid dans le dos. Je regardais Skander avec de grands yeux, buvant ses paroles. « C’est à lui que nous devons le dicton de notre famille, « per luna i robur consequantur », grâce à la lune je gagne en puissance. Depuis cette époque, chaque fils de la famille nait lycan, ou le devient par une morsure à sa majorité. » Mes yeux s’ouvrent encore plus grand. S’était donc une tradition de devenir loup alors. Je frissonne. Heureusement que je n’étais pas vraiment née dans cette famille, autrement je l’aurais été il y a quelques années. « Mon père a refusé cette tradition, parce qu’il a préféré épouser Sofia Sainteclaire – née moldue française, passionnée de cuisine. C’est pour ça que je parle français, parce que je le suis en partie, comme toi. A moitié, enfin… elle était franco-italienne, je ne maitrise pas très bien l’italien, elle est partie trop tôt sans doute. Mais ils ont fait le choix de tourner le dos à cette famille diabolique à leurs yeux. Je suis né, puis Lothar m’a suivi cinq années plus tard. » J’avais donc une grand-mère française. Je retrouve le sourire. J’aimais cette nouvelle, même si le fait qu’elle ne soit plus là aujourd’hui m’attristait. J’aurais probablement aimé discuter avec elle de la France. Et la passion de mon oncle s’expliquait donc par ce le fait que ma grand-mère aimait aussi la cuisine. « Comme le bonheur n’est jamais éternel, ma mère est morte quand j’avais dix ans. Et mon père a sombré dans l’alcoolisme, à peine capable d’élever mon petit frère. » Mon sourire disparaît, s’était nettement plus triste cette partie de l’histoire. Ça n’avait pas dû être drôle tous les jours pour lui lorsqu’il était jeune. « Puis vient le temps de Poudlard, celui de faire les choix qui s’imposent. De choisir des amis qui restent avec vous tout une vie, ta mère, Ciena, d’autres plus… regrettables mais dont je reste fier malgré tout. » Regrettable…avait-il des amis dans le camp d’en face ? Il ne pouvait pas savoir dans le passé ce que chacun deviendrait. S’était ça aussi la beauté de choisir des amis. Profiter de chaque moment, jusqu’au jour où les chemins se séparent…j’avais perdu mes amis en venant en Angleterre. Mais qu’importe, je m’en ferais peut-être d’autres un jour. « Avant d’aller à Poudlard, je ne connaissais aucun Lupin, je les détestais en fait. Des monstres, c’est ainsi que mon père nous en avait toujours parlé. Quand j’ai vu un père alcoolique, j’ai vite compris que les monstres n’en étaient peut-être pas totalement au final. Ni Aries, ni Helios, Ni Ombeline, ni Jaina, ni Marek, ni Pietro n’étaient des monstres à cette époque. Certains mourraient d’envie d’en être, d’autres pas. J’ai découvert que j’avais une famille, là où je n’avais vu la mienne que comme un fardeau depuis la mort de ma mère. » Je n’étais pas certaine de tout comprendre, mais dans le gros, il avait fait des autres Lupin sa propre famille. Ce devait être triste de ne pas pouvoir compter sur sa véritable famille. Je n’avais plus vraiment ce souci. J’avais retrouvé mon père et j’avais découvert une très grande famille, lorsque je pensais ne plus être que seule dans ce pays presque inhospitalier. « On ne sera jamais tous d’accord sur la façon de voir la morsure – mais on est une famille, alors être tous d’accord c’est de l’utopie pure et simple. » Je souris et hoche la tête. Vu comme ça…il était vrai que dans une famille nombreuse, ce qui était le cas avec la mienne, être tous d’accord était presque impossible.

Il fait une pause et j’en profite pour changer de position sur mon rocher. Je cale mon coude sur ma cuisse, et mon menton dans la paume de ma main. Je l’observe, sans relâche, buvant toutes ses paroles, toutes les informations qu’il me donnait sur sa famille, sur ma famille. « On a tous été mordu après Poudlard, certains volontairement comme Pietro, comme l’exigeait la tradition. D’autres de façon incomplète comme Aries. Et Lothar et moi, c’était après la Purge. On était en lien avec certains Lupin, mais on était en dehors des traditions, mon père avait contracté des dettes auprès d’un lycan au Cercle de Jeux des Black, et… comme une sorte de vengeance contre ce type ivre qui jamais n’aurait les moyens de rembourser quoi que ce soit, il l’a tué un soir de pleine Lune. Lothar était là et moi aussi. On a survécu à la morsure, et je crois que je l’ai vécu comme une véritable descente aux enfers. » Mon regard se fait triste. Je comprenais. La perte du père et la transformation des deux frères. Ça avait dû être un choc. Il me regarde et je me redresse presque inconsciemment. « Je n’ai jamais été fier de cette période de ma vie – sache que j’ai fait des choses que je regretterais toute ma vie. Et que ça, … » En suivant la direction de son doigt, je baisse la tête pour essayer de regarder mon collier. N’y arrivant pas, je relève la tête. « Et la potion tue-loup, c’est ta chance de ne pas faire refaire les mêmes erreurs que moi, ou les mêmes erreurs que la bête du Gévaudan. Ne laisse pas le loup prendre le contrôle sur la personne que tu es. » Je suis touchée par ses paroles. Finalement, il pensait à moi. A la meilleure manière dont je pourrais vivre ma nouvelle condition. Je baisse les yeux, me retenant d’aller lui faire un câlin. Il était peu probable que ça lui plaise et ça nous mettrait probablement tous les deux bien mal à l’aise. « La potion tue-loup te donne la lucidité comme alliée les nuits de pleine lune. Grâce à elle, tu es maitre de tes mouvements, de tes pensées, tout est clair. Ce qui te permet de ne massacrer personne – à moins que cela ne soit de ton propre chef. » La révélation était énorme. La potion permettait en fait d’être soi-même malgré la transformation, même si elle ne l’empêchait pas. Ne pas prendre de cette potion revenait au final à n’être qu’une bête sanguinaire avide de sang et de chaire fraiche. Je me promis d’apprendre à la préparer et à toujours en avoir sur moi. « En dehors de la pleine lune, elle rend les effets secondaires moins gênant. Les sens sont moins en éveil, elle « rend faible » te diront ceux qui aiment l’ivresse du sang. Moi je dirais qu’elle te rend plus forte car une fois accoutumée des effets secondaires, l’odorat et la force que te confère la morsure peuvent être de précieux alliés dans le quotidien. » A nouveau, je prends bonne note de ses remarques, mais je n’étais pas certaine d’avoir compris si je devais la prendre tout le temps ou juste le jour même où la veille pour que ça fasse effet. Je me promis de lui poser la question lorsque je sentirais le moment venu. Après, voir la morsure comme une force, je n’étais pas certaine de le voir comme un atout pour l’instant, mais ce serait à voir peut-être plus tard. « Le collier doit t’apaiser toi, ton esprit. Avec du tue-loup et ça, tu ne tueras personne, à moins de le vouloir. » Reçut cinq sur cinq. Je ne quitterais jamais le collier et je prendrais de la potion pour ne jamais tuer personne. « La seule chose qui t’empêche de devenir la bête que tu crains tant c’est juste toi, que tu sois un loup ou pas, la seule chose qui t’empêche de devenir une bête c’est ta propre volonté. Tous les monstres ne sont pas nocturnes. » Je hoche la tête, comprenant ce qu’il voulait dire, ou imaginant le comprendre. « Il faut en boire tous les jours ou juste le jour ou la veille pour que ça fasse effet ? » J’espère ne pas le couper dans ses explications, mais je ne peux retenir ma question, j’aurais trop peur de l’oublier, alors que s’était finalement quelque chose qui me semblait important.

Il choisit ensuite d’aborder la question à propos de Sirius. « L’état d’Odette pendant la grossesse variait en fonction de la Lune, la naissance coïncide avec une pleine lune, et Sirius est plus agité suivant les phases de la lune. » Pauvre Sirius. Ma première réaction est la compassion, voir l’effroi de savoir qu’il est condamné, à vie. « Il ne se transformera pas avant que sa première magie soit déclaré, six ou sept ans, au plus tard. » Je regarde le sol et bouge les brins d’herbe du bout de la chaussure. « Je lui souhaite que ce soit le plus tard possible… » Ce n’était qu’un murmure, mais même les murmures sonnaient clairement aux oreilles des Lupins mordu, ça je le savais pour ne pas pouvoir gérer ce que captait mes oreilles. Ce n’était pas vraiment un reproche en fait, plus un constat. Ce qui est fait est fait. Ne restait qu’à vivre avec les choix passés. « Je n’aurais jamais fait le choix d’imposer cela à qui que ce soit, ni à toi, ni à lui. » Il me regarde et je soutiens son regard. J’ai l’impression de lire de la sincérité dans ses yeux. Et cela me suffit. « Mais je crois que je n’aurais pas supporté l’idée de te perdre. C’est égoïste de vouloir t’avoir à mes côtés ainsi que de ne plus t’avoir du tout. » Je tressaille légèrement en sentant que mon père ne voulait pas me perdre. Je suis touchée. Peut-être plus que je ne me l’avouerais jamais. « J’en suis désolé. » Je ne réponds rien. Je ne sais quoi dire de toute manière. J’aurais peur de dire quelque chose de travers, brisant ce moment rien qu’à nous, sans les autres Lupins, sans le reste du cottage. « Si je devais le refaire, je le referais sans hésiter, en enlevant la partie amnésie qui a suivi pour être à tes côtés et t’aider. » Je souris, doucement, timidement. Je suis touchée quelque part. Il ne regrette pas que je sois toujours là. Il regrette cependant de ne pas avoir pu être là pour moi, pas vraiment. Et quelque part, je me dis que cette constatation efface son absence. « J’aurais toujours besoin de ton aide et de ta présence… » …papa. Je ne le dis pas. Mais le pense très fort. « Je n’aurais pas dû venir aussi, s’était dangereux et stupide. » Je parle de cette soirée fatidique. Aries serait toujours là, les mangemorts n’auraient pas pu se servir de moi pour les atteindre et le tuer. Il n’aurait pas eu à me sauver la vie en me mordant. Une action aussi débile que les suivre dehors une nuit de pleine lune…qu’est-ce qui avait bien pu me passer par la tête franchement. « Je suis désolée. » Désolée d’avoir bravé les ordres. Désolée de les avoir suivis. Désolée d’avoir fait tuer un Lupin. Désolée de l’avoir presque forcé à me mordre. Désolée de lui reprocher son geste après coup. Je détourne la tête pour lui cacher mon début de larmes. Je me trouve plus émotive que ce qui devrait être. Mais je comprends enfin toute la stupidité de mon geste. Je comprends enfin que je suis totalement fautive. Et que par cet acte de rébellion j’ai condamné une personne chère à mon père…et aux autres membres de ma famille. Fonzie sentant ma détresse vient se coller à ma jambe et poser sa tête sur ma cuisse. Je le caresse doucement, sans même m’en rendre compte. Je suis silencieuse, mais dans ma tête les pensées tourbillonnent. Je renifle et regarde au loin. J’essuie rapidement mes yeux. « Est-ce que ça veut dire que je serais comme Odette si j’aurais des enfants ? » A savoir en piteux état et que l’enfant sera comme moi, comme Sirius. Je n’envisage pas particulièrement d’avoir un enfant prochainement, mais si c’est le cas, je tirerais probablement une croix sur le principe d’avoir un homme dans ma vie. Inutile de transmettre quelque chose comme ça. Je ne regarde pas Skander, me rendant compte du ridicule de la question. Me rendant compte surtout que ça ne se pose probablement pas à son père. Pas alors qu’il pouvait me voir comme une enfant encore. Il risquerait de s’imaginer des choses. Ce n’était pas vraiment le but. J’hésite et finalement tourne la tête pour le regarder. « Ce n’est pas… » Je m’interromps, incertaine des propos à prendre. « Je ne suis pas… » Je joue avec l’oreille de mon chien, mal à l’aise. « Enfin c’est juste… » J’avais l’impression de m’enfoncer. « Je ne veux pas… » Et là, sans crier gare, je me mets à rougir comme une tomate bien mure. La situation était ridicule. Et je ne faisais que m’enfoncer d’avantage. Je détourne la tête, ne pouvant plus regarde mon père en face, terriblement mal à l’aise.
 
 

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