indiscrétions
- gossip witch est bavarde -


L’homme en Jupe On a vu semblerait-il un sang pur jouer les transformistes au Cirque Avery. Nous n’avons pas encore de nom mais son jeune âge semble indiquer que son travestissement est une quête identitaire !

La tête d’enterrement N'est-il pas courant que lorsque l'on perd un être cher, on verse quelques larmes ? Eh bien si la mort de l'Actrice Louise de Montmorency emeut les foules, sa fille ne semble pas bien touchée. Etrange non ?

Le dimanche au Pays de Galles c'est le jour des mariages Il y a des évènements heureux dans ce monde enfin si l'union forcée et arrangéeest un évènement heureux ! Desmond Meadowes s'est débarassé de sa plus jeune soeur, reste la plus vielle des deux.




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(Erzeryan) ◊ « Fragments. »

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Parchemin envoyé Dim 16 Avr - 0:44

- I am decadent, and here I am. -
Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 924 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, Hishnack & Texas-Flood ♥︎ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de cinq mois. Champ Libre :

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Fragments.Valeryan Grimstone & Erzsébet RackharrowWe define ourselves by our family. From birth we share their names, entrust them to protect that which we hold most dear. We value them above all others, and yet inevitably, we are forced apart. Promises are made then left unkept. (The Originals)Le temps s’étirait invariablement et terriblement monotone. Le manoir était finalement terminé et il ne s’y trouvait plus aucune pièce vide, plus aucune trace des travaux nécessaires à la rénovation de la bâtisse que les moldus pensaient hantée. Nul fantôme, pourtant, simplement l’apparence extérieure ensorcelée, lugubre et abandonnée à quiconque n’était pas invité à entrer. Les réticences et le rejet envers Kenan n’étaient plus à l’ordre du jour, sans doute parce qu’Erzsébet se sentait mieux, sans doute parce qu’elle retrouvait suffisamment d’appétit pour ne plus l’inquiéter et parce qu’elle ne refusait plus le contact de sa peau. Routine un peu trop tranquille, pour être honnête. Elle ne se rendait presque plus au Ministère, faisant parvenir ses travaux une fois finis, protégée dans le cocon du Pays de Galles. Loin de tout. Il y’avait cette vue sublime sur la mer, sur ces falaises à la fois inquiétantes et fascinantes. Quand il faisait beau, elle s'installait au bord de la fontaine centrale des jardins et contemplait le paysage durant des heures, oubliant les préoccupations, oubliant de s’inquiéter de l’avenir.

Ce jour-là, elle avait entrepris de réaliser une bague aux chatoyantes couleurs d’un papillon, dessinant d’abord les complexes contours sur son habituel carnet. La boutique fermée, elle n’acceptait les commandes que lorsqu’il s’agissait de clients privilégiés, de fidèles et bons payeurs, trop fatiguée pour pousser le zèle jusqu’à provoquer un accident. Apprenait-elle à devenir raisonnable ? Le feu crépitait dans la cheminée du salon aux canapés confortables où elle s’était installée, les pierres éparpillées sur la table basse, les métaux précieux lévitant dans le vide au dessus. Les hésitations persistait, l’inspiration un brin capricieuse. Or ou argent ? Rose ou noir ?

Un sifflement l’interrompt, l’arrache à ses pensées. Le serpent albinos glisse sur le sol et Finel s’efface soudainement de sa vue, les deux lui indiquant la présence proche d’un intrus qu’ils ne semblèrent pas identifier clairement. Attrapant la baguette de bois blanc, Erzsébet se lève, prenant soin de ne pas accrocher la dentelle de la robe noire qu’elle porte, à l’élégant décolleté. Elle passe la porte et traverse l’allée principale, rejoignant le portail sans se presser, prudente. Elle n’a pas mis longtemps à le reconnaître, Sissi, dissimulée derrière les savants sortilèges, les diverses illusions faisant disparaître les habitants, rendant les lieux si vides, défraichis. Une hésitation palpable.. doit-elle lui ouvrir ? Doit-elle ouvrir à ce frère qui a tant désapprouvé son mariage ? Et comment a-t-il su qu’elle vivait là, elle qui s’était volatilisée peu de temps après ? Elle pense à la rondeur évidente de son ventre. Sait-il ? Sait-il seulement cet état dont elle n’a pas osé l’informer ? Quelques gestes souples du poignet accompagnés de murmures et les mécanismes magiques se déverrouillent, la rendant visible, elle et le réel charme - bien que peu commun - du manoir. Qui aurait cru qu’elle ne vive pas dans un petit appartement, comme Leik, une fois la demeure familiale quittée ? Si on ne pouvait pas enlever une chose à Kenan, c’est qu’il avait vu grand, il avait voulu ce qui se faisait de mieux. Et ce décor..

Elle a senti la morsure sans voir la créature qui filait déjà dans l’herbe, fuyant l’objet du crime. Le venin brûle, lui coupe le souffle et elle se rattrape au côté encore fermé du portail. Elle n’a pas de fiole sur elle pour contrer les effets alors déjà elle compte les secondes, mentalement, si familière du problème qu’il lui suffit de serrer les dents, de retenir son souffle pour contenir un gémissement de protestation. « Entre. Ca ne va pas-pas rester ouvert longtemps. » La créature aux écailles blanches était partie, dissimulée quelque part dans les plantes, sifflant une vive désapprobation face à l’inconnu : ne pas laisser passer d’intrus, n’était-ce pas l’ordre ? L’avertissement ayant été ignoré, l’animal, trop jeune encore pour différencier le vrai du faux, avait agit sous une impulsion sauvage. Ne pas paniquer pour ne pas accélérer la diffusion était, quoiqu’on en dise, plus facile à ordonner qu’à exécuter. La baguette rencontre le sol tandis qu’elle commence à voir flou, s’obligeant malgré tout à inspirer. « Une fiole.. la table basse. » Peut-être Finel saurait-elle lui sauver la vie encore une fois, si elle l’entendait ? Toujours est-il que Valeryan doit se sentir seul concerné par les mots qu’elle prononce. Pas le temps pour les banalités, les paroles courtoises et les bonjour manquant de chaleur. Et si.. et si il pas assez rapide ? Et si il jugeait bon de la punir, comme Eszter l'avait fait ? Si c'était tout ce qu'il voulait ?
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I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Mar 18 Avr - 1:24

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Je suis : Syriane , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 03/03/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 140 hiboux. J’incarne : Joseph Morgan , et l’avatar que je porte a été créé par : Avatars : Gallifreys, Lux, Hishnack. Signature : Bat'phanie. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Mererid, Priam & Siofra Je parle en : #4E6811



Je suis âgé de : 31 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Co-propriétaire d'une apothicairerie à Pré-au-lard, Cerberus Viperae, et médicomage spécialisé dans les Blessures par Créatures Vivantes. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : je serai fiancé d'ici peu. Champ Libre :

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fragments


Ses yeux parcourent le dossier nerveusement, pour la vingtième fois peut-être. Il est entre ses mains presque par hasard, suite à la mort d'un collègue, et il ne peut s'empêcher de penser que sans ce décès, il n'aurait pas été mis au courant avant... combien de temps ? Jusqu'à la naissance, peut-être ? Après tout, elle n'a pas donné de nouvelles depuis son mariage. Elle a juste disparu, sans laisser d'adresse à laquelle écrire. Comme si les Grimstone n'existaient plus à ses yeux. Il faut dire qu'Eszter n'a pas été douce, d'autant qu'à l'époque il ignorait encore que leur mère était atteinte d'une folie due à la maladie... maladie dont il est le coupable. Il soupire devant ce dossier, qui lui apprend à la fois cette grossesse et l'endroit où vit désormais sa petite sœur. Elle ne va pas apprécier qu'il vienne à l'improviste, il n'a pas besoin d'être très malin pour s'en douter, mais il n'a de toute manière guère de moyens de la prévenir. Il ne supporte plus de ne pas savoir. De ne pas la voir, même quelques instants ; d'imaginer le pire. Sa petite sœur entourée de certains des pires mages noirs. Sa petite sœur qui touche à cette magie, qui laisses ses doigts feuilleter ces pages mortelles. La surprendrait-il, alors même qu'elle porte un enfant, en train de jouer avec leurs deux vies ?

Il transplane non loin de l'adresse indiquée, et recule précipitamment quand il réalise que le vide d'une falaise s'ouvre devant lui. « Par Merlin ! » Les mains sur ses genoux, il reprend son souffle après cette frayeur. Le paysage est superbe, à n'en pas douter, quoi qu'accidenté. Il promène son regard une dernière fois sur la belle étendue bleue avant de se retourner. La bâtisse a l'apparence d'une de ces maisons hantées avec lesquelles on terrorise les enfants moldus, sans parler du fait qu'elle tombe en ruines. Un charme assez classique qui dissimule à la perfection les lieux et dissuade les indésirables. Il s'approche lentement, ignorant à partir de quel point l'endroit est protégé, n'ayant guère envie de se faire tuer de façon aussi stupide. Il s'arrête devant le portail, les mains dans les poches de son pantalon de costume  et une expression neutre plaquée sur ses traits. Que ferait-il si elle ne le laissait pas entrer ? Forcer le passage n'est pas très avisé, mais il ne la laisserait pas l'éviter pour toujours. Il n'a pas besoin de s'interroger plus, puisque dans un léger claquement la maison en ruines se transforme en un manoir à l'indéniable charme. Il doit concéder à sa sœur et son beau-frère un certain bon goût, bien que cela lui arracherait la langue de l'admettre. Erzsébet est là, juste derrière la partie du portail qui s'ouvre devant Valeryan. « Entre. Ça ne va pas-pas rester ouvert longtemps. » Elle a l'air de s'appuyer à la grille, comme si le simple fait de tenir debout lui en demandait de trop ; il avance à grand pas vers elle, sans oser s'attarder sur ce ventre rebondi qu'elle ne peut désormais plus cacher. « Erzsébet ? » Il voit un serpent de petite taille s'éloigner en sifflant et son ventre tressaute d'angoisse. Est-ce possible qu'elle ait été mordue par l'une de ses bêtes ? Il n'en serais plus surpris, pas après le nombre de fois où il a dû la soigner ces dernières années - du moins, avant qu'elle ne commence vraiment à s'éloigner. Il a reconnu sans peine le naja, un cobra certes jeune, qui l'a visiblement attaqué. Un animal on ne peut plus banal, dont le venin n'est dangereux qu'en grande quantité... « Une fiole... la table basse. » Il file comme une flèche, la laissant là sans y penser à deux fois. L'allée lui semble atrocement longue tandis qu'il court vers la porte. Celle-ci est restée ouverte et il s'arrête en passant le seuil du salon. Son regard fébrile cherche la table basse, sa baguette se lève : « Accio ! » La fiole bondit jusque dans ses mains et il repart dans l'autre sens. Il sait que sa vie n'est sans doute pas vraiment en danger, mais son cœur bat quand même à tout rompre... Qui sait les effets qu'une envenimation pourraient avoir sur le fœtus, si elle ne prenait pas rapidement l'anti-venin ?

Il la trouve adossée à la grille, et à cette vision ses entrailles se tordent de peur. Elle n'a pas l'air d'en mener plus large, la petite Sissi. Idiote de sœur, passée maîtresse dans l'art de risquer sa vie... et lui s'empresse de la lui sauver, incapable de lui crier dessus pour souligner sa stupidité d'avoir des bêtes non dressées quand on est enceinte – du moins, pas maintenant, pas alors qu'il prend son menton avec douceur et fait glisser le liquide salvateur entre ses lèvres. Sa respiration à elle est aussi saccadée que celle de Valeryan, et elle tremble – non à cause du venin, mais sûrement parce qu'elle aussi, est terrifiée. Il l'attire à lui, se décalant entre elle et le portail pour éviter qu'elle ne repose contre le métal dur et froid. « Là... » fait-il. « Calme-toi, c'est terminé. Dans quelques minutes, ça ira beaucoup mieux. » Des mots, plus faciles à entendre qu'à appliquer, il le sait bien. Mais l'expérience lui a appris que le silence fait parfois plus de dégâts auprès des patients que des paroles toutes faites. Alors il continue de lui parler dans l'espoir de la rassurer. « N'as-tu pas un don pour me causer des frayeurs, Sissi ? C'est un moyen unique que tu as là de m'accueillir dans ton magnifique nouveau chez toi. » Dans sa voix, un sarcasme qui ne dissimule qu'à moitié un sincère soulagement. Il sait qu'elle lira en lui comme dans un livre ouvert ; elle reconnaîtra le léger tremblement, la manière dont il a baissé d'un ton sur les derniers mots. Sa sincère appréciation pour ce lieu unique où elle a décidé de vivre, avec celui qu'elle aime et contre vents et marées. Il ne la touche guère, ne sachant trop si elle refuse toujours autant le contact physique ; sa tête repose contre lui tandis qu'elle reprend ses esprits, et ses mains se tiennent prêtes à l'aider à se redresser quand elle le voudra. Il aimerait tant qu'elle comprenne, qu'elle sache qu'il sera toujours là – prêt à la rattraper. N'a-t-elle jamais réalisé tout ce à quoi il était prêt pour sa fratrie ? Malgré les mauvais mots et la fureur maternelle, il reste inchangé. Tout du moins l'espère-t-il de tout son cœur.


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Times that I've seen you lose your way, You're not in control and you won't be told. All I can do to keep you safe is hold you close, Hold you close til you can breathe on your own. Hold tight; you're slowly coming back to life. Let go of all your haunted dreams tonight. birdy

Parchemin envoyé Mar 18 Avr - 18:48

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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 924 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, Hishnack & Texas-Flood ♥︎ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de cinq mois. Champ Libre :

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Fragments.Valeryan Grimstone & Erzsébet RackharrowWe define ourselves by our family. From birth we share their names, entrust them to protect that which we hold most dear. We value them above all others, and yet inevitably, we are forced apart. Promises are made then left unkept. (The Originals)L’enveloppe charnelle vacille, ne supportant plus son propre poids et seule la grille lui permet de ne pas chuter brutalement. La brûlure vivace se lie à cette vision qui devient floue, égare les sens. La respiration saccade, d’une terreur sans nom qui aggrave les symptômes, fait pulser le sang plus vite dans les veines, quand bien même elle sache combien il était nécessaire de garder son calme. Elle a peur, Sissi. Elle a une peur innommable de perdre cet enfant, et peut-être réalise-t-elle seulement combien elle l’aime déjà, combien elle a besoin qu’il vive, qu’il existe, même si il l’épuise, même si sa présence la rend trop souvent malade, même si elle a un mal fou à assumer ce que deviendra sa vie, même si elle a l’impression qu’elle sera une mère épouvantable. Le liquide glisse entre ses lèvres, le goût amer manquant la faire recracher mais elle l’avale, tant bien que mal. Il n’y’a aucune résistance à sa proximité, pas cette fois. « Calme-toi, c'est terminé. Dans quelques minutes, ça ira beaucoup mieux. »  Elle voudrait bien lui dire, à son médicomage de frère, qu’elle ne contrôle pas ce qu’il se passe mais aucun son ne sort, rien sinon ces larmes qui menacent. « N'as-tu pas un don pour me causer des frayeurs, Sissi ? C'est un moyen unique que tu as là de m'accueillir dans ton magnifique nouveau chez toi. » Qui menacent et qui percent la carapace. Elle avait toujours eu, très tôt, cet air glacial, cette absence d’émotions. Muette jusqu’à six ans, refusant d’offrir une quelconque affection et puis il y’avait eu la Purge, cet évènement tragique et ses ravages. Si la gamine de l’époque n’avait pas été blessée, les corps inertes de ses camarades avaient déverrouillé trop brutalement toutes ces émotions enfouies, si bien qu’elle ne fut jamais vraiment capable d’avoir une existence intérieure qualifiée de ‘normale’. Elle avait appris à compartimenter, à forger les barrières psychologiques nécessaires pour ne pas craquer en public, pour contenir les crises jusqu’à retrouver la solitude, pour ne pas trahir ce défaut, toutes ces peurs qu’on ne pensait pas qu’elle possède. Valeryan avait su, sans doute parce que, malgré eux, ils avaient tous cherché à comprendre, à solutionner le problème - en vain. Excessive, tout ou rien. Quelque chose variait, pourtant, pour l’oeil averti. Les larmes n’annonçaient pas une panique démesurée qui aurait l’effet domino, elles roulaient sans que la sorcière ne cherche à les stopper, à les effacer, sans y émettre de résistance. Le silence s’étire, contre lui, avec pour seule mélodie les sons de la nature environnante et le clapotis de l’eau qui glisse dans la fontaine. Il n’y’avait que peu de venin dans cette morsure, simple avertissement de la part de l’animal, les effets s’estompent donc rapidement, pourtant Erzsébet ne bouge pas.

Le premier mouvement est inattendu, particulièrement inhabituel, les doigts de Sissi attrapant ceux de Valeryan, non pas pour qu’il l’aide à se relever mais pour les poser doucement sur le ventre rebondi. C’est là, juste sous la paume, ça remue. Enfant agité, déjà, depuis qu’elle peut le percevoir, depuis que l’esprit a cessé de la mettre à distance de son propre corps. L’ombre de Daksha rôde, glisse entre les herbes, jusqu’à être visible, long cobra royal noir à l’aura dérangeante, au regard perçant. Il menace, déjà. Il se dresse, alerté par cette proximité à laquelle il n’a pas été habitué, entre ces deux humains là. Alerté aussi par le sel des larmes, par la posture. Elle a simplement levé l’index de son autre main, sans émettre le moindre sifflement et la créature a baissé la tête sans demander son reste. « Retrouve Rani, ramène-la. » a-t-elle simplement indiqué au serpent qui ne s’est pas fait prier pour obtempérer, pour aller récupérer cet imbécile de reptile moldu.

L’obéissance aussi prompte de Daksha était un signe de stabilité, indication qu’il n’avait pas ressenti d’urgence, pas perçu d’attitude nécessitant de la stopper, d’arrêter son action. Il n’était pas méchant, il avait toujours eu à coeur - si on lui permettait l’expression - de la protéger, jusqu’à l’éloigner de ses propres démons. « Aide-moi plutôt à me relever, au lieu de faire des compliments, tu n’as pas eu le temps de voir le décor. » Se remettre sur ses pieds est difficile, elle sent encore la trace des crochets qui s’étaient plantés dans sa peau et elle n’est plus aussi légère, avec cette grossesse. A se demander ce qu’elle stockait, d’ailleurs, tant elle semblait encore fine en dehors de ce ventre, de cette taille trop occupée par l’enfant. « Tu as gardé le secret, n’est-ce pas ? Tu n’as pas dis à père où je me cache ? » Père, elle avait toujours choisi cette façon de le dire, quand Erin, à son souvenir, avait choisi la tendresse. On ne les avait jamais obligé, chacun avait opté pour ce qu’il préférait, le familier papa ou le formel père. Ca n’était pas que Sissi ne l’aimait pas, elle avait longtemps eu une profonde admiration pour son intellect, le fait qu’il ne la défende pas devant Eszter avait brisé quelque chose.. et sans doute l’enfant qu’elle fut était morte ce jour là. Morte quand elle s’était sentie rejetée, qualifiée de menteuse, de capricieuse à la vengeance basse. Rackharrow craché comme une insulte par la mère qui avait attendu que Soren ait le dos tourné, en rendez-vous d’affaires, pour la mettre à la porte. Si elle avait vécu dans la boutique un certain temps, elle n’en avait rien dit à personne en dehors d’Irvin, trop fière. Elle a refermé les protections d’un mouvement souple du poignet après avoir récupéré sa baguette et a invité Valeryan à entrer, sans doute moins hostile que prévu à sa présence. Elle se sentait seule dans cette grande maison, seule avec elle-même. Celle dont l’épouvantard était un miroir ne pouvait guère bien vivre l’isolement, pas alors que tant de questions la hantaient sans cesse.

Il n’y’a pas de résidus de magie noire à l’intérieur, pas de noirceur palpable entre les murs du salon, rien que cette clarté indéniablement paradoxale lorsque l’on connaissait sa passion dévorante. Les sifflement qu’elle émet provoquent un cliquetis dans la pièce et le tableau au dessus de la cheminée s’ouvre, dévoilant un coffre vers lequel elle fait léviter les objets servant à la fabrication des bijoux. Le tout refermé, à l’exception du carnet à dessin qui demeure sur la table basse, elle se rend dans la cuisine. Il ne lui faut pas bien longtemps pour que le café soit servi dans une tasse tandis qu’elle se retrouve avec un pauvre jus de fruits qu’elle trouve si fade, à la longue, et elle retourne dans le salon avec un plateau sur lequel reposent quelques pâtisseries faites la veille - il faut bien occuper le temps. « Je crois me souvenir que tu aimes le café comme cela. » souffle-t-elle en s’asseyant, calée contre un coussin supposé soulager son dos.
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Parchemin envoyé Mer 19 Avr - 22:06

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Je suis âgé de : 31 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Co-propriétaire d'une apothicairerie à Pré-au-lard, Cerberus Viperae, et médicomage spécialisé dans les Blessures par Créatures Vivantes. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : je serai fiancé d'ici peu. Champ Libre :

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Il voit les sillons humides se dessiner sur ce visage pâle et son coeur se sert. Encore une fois, il a échoué à la protéger de ses peurs... Si seulement elle pouvait cesser de lutter contre lui, accepter d'entendre raison. Douce utopie dont il n'arrive pas à se défaire, rêve d'un futur si différent. Il voudrait qu'elle rentre à la maison avec lui, la petite sœur rejetée par leur mère. Il se déteste d'avoir cette pensée, mais Eszter n'en a plus pour longtemps, et bientôt personne ne pourrait empêcher la cadette des Grimstone de rentrer chez elle. Chez eux. Mais il sait bien ce qu'elle en pense. Elle est mariée, ce n'est plus une Grimstone après tout, qu'importe ce qu'il en pense. Elle s'empresse de construire cette vie ailleurs, comme si plus rien d'autre que cet homme enfant auquel elle s'est promise n'existait dans sa vie. Les battements de son cœur se calment mais les larmes tentent d'atteindre ses yeux, comme si sa souffrance s'empressait de faire écho à celle d'Erzsébet. Mais il étouffe tout, comme on couvre des braises impossibles à éteindre ; Valeryan sait que tôt ou tard, comme Sissi en cet instant, il devrait laisser s'écouler au moins une partie de ces eaux trop longtemps retenues.

Il n'ose pas faire le moindre geste, le moindre bruit. Il craint de briser quelque chose en parlant, en lui demandant comment elle se sent. Seules leurs respirations répondent au murmure de la fontaine. Soudain, elle se saisit de sa main pour la poser avec délicatesse sur son ventre et il ouvre grand les yeux, son cœur bondissant dans sa poitrine. Il guette ; quand il le sent remuer, un sourire de ravissement naît sur ses lèvres. Valeryan ne dit pas un mot, acceptant en silence ce qu'il considère comme un précieux cadeau. Mais quand il voit un autre serpent s'approcher, il ne peut s'empêcher de se crisper, jusqu'à reconnaître le cobra royal noir. Daksha, fidèle familier d'Erzsébet. Son œil méfiant fixe quand même la bête, qui se fait visiblement renvoyer par un doigt dressé et quelques mots en fourchelangue. Il soupire discrètement, l'aîné des Grimstone. Heureusement que mère n'est pas là pour voir cette maison emplie de créatures rampantes et de sifflements reptiliens. Il aide sa soeur à se relever et hausse un sourcil en entendant sa question. « À l'évidence non. Si je l'avais fait, papa serait déjà là pour t'expliquer le fond de sa pensée. » Soren aussi est inquiet, malgré les disputes et les accusations d'Erzsébet, présumées fausses par toute la famille - encore aujourd'hui, Valeryan est le seul à réaliser à quel point Eszter a pu être dangereuse pour Sissi. Il repousse la culpabilité qui tente de l'assaillir, de ne l'avoir pas cru, d'avoir été volontairement aveugle aux signes qui plaidaient en sa faveur. Mais l'erreur est passée, et à l'évidence il ne sert à rien de s'attarder dessus.

L'intérieur du manoir est si différent de ce qu'il s'imaginait ! La tête emplie de préjugés, le Grimstone reste stoïque devant ce décor presque... chaleureux. Il grimace discrètement en entendant Erzsébet parler à nouveau en fourchelangue, s'attendant à voir des serpents sortir de sous les meubles pour l'accueillir, mais il n'en est rien. Non, sa petite sœur range simplement le matériel qui sert à son art. Elle mène son commerce, Sissi. C'est une adulte à présent, un petit morceau de femme qui obtient ce qu'elle veut. Il a un drôle de sentiment. La fierté ? Non, c'est plus compliqué. Il est presque déçu. Qu'elle n'ait pas besoin de lui, qu'elle soit arrivée si loin dans la vie, sans lui. Peut-être que s'il avait été plus présent pour elle, s'il avait su lui accorder autant d'attention qu'à Erin, elle lui aurait offert sa confiance... et les choses auraient pu être différentes.

Encore, et toujours, les regrets. Il sert les dents et les ravale, levant les yeux du sol quand il la voit revenir de la cuisine. Il est resté là, planté devant l'entrée, et il a l'air d'un idiot. Se raclant la gorge avec gêne, il finit par s’asseoir à coté d'elle et prend la tasse de café entre ses mains. Elle est encore brûlante mais il y trempe quand même ses lèvres et laisse le liquide réchauffer sa gorge. Amer et parfumé, comme il l'apprécie. « Il est parfait » fait-il. Son sourire atteint ses yeux tandis qu'il l'observe, guettant les signes d'un reste de faiblesse. Mais le venin semble déjà n'être plus qu'un lointain souvenir. « Il va également falloir soigner cela » lance-t-il en désignant sa cheville. Il pose sa tasse sur le plateau, puis se penche en sortant sa baguette de sa veste. « Episkey » murmure-t-il en effleurant à peine sa peau. Les deux minuscules trous se referment lentement sous leurs yeux. Il désigne du doigt le verre de jus de fruits entre les mains de Sissi. « Je prévoyais de te dire qu'aux vues de ton dossier médicomagique, il serait avisé que tu surveilles ton alimentation, mais visiblement c'est chose faite. » Sourire taquin. Le reproche est bien là, à peine voilé par l'humour et le charme. Comme à son habitude, il se permet de dire tout ce qu'il pense sous prétexte qu'il sait mieux que d'autres... « Le déni de grossesse justifie les trois premiers mois sans m'en avertir, mais ensuite ? Tu as jugé bon de garder ton frère éloigné de son futur neveu ou de sa future nièce avant même sa naissance. » Il reprend sa tasse et croise les jambes, posant un regard cette fois dénué de chaleur sur sa petite sœur. « Ne me confonds pas avec maman, Erzsébet. Je ne te ferai jamais de mal et tu devrais le savoir. » Valeryan ne réalise même pas qu'alors même qu'il prononce ces mots, il s'est redressé en serrant la mâchoire. Il encaisse là ce qu'il estime être une énième trahison de la part de sa fratrie. À l'instant, il n'est guère rassurant en vérité, et il ne serait pas difficile pour Sissi de percevoir la colère et la peine qu'il tente à peine de masquer mais qui irradient de lui comme le sang suinte d'une plaie. « Quand aurais-tu jugé bon de me le dire ? » questionne-t-il, la fixant de ce regard intense qui intime à dire la vérité.


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Parchemin envoyé Jeu 20 Avr - 1:07

- I am decadent, and here I am. -
Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 924 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, Hishnack & Texas-Flood ♥︎ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de cinq mois. Champ Libre :

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Fragments.Valeryan Grimstone & Erzsébet RackharrowWe define ourselves by our family. From birth we share their names, entrust them to protect that which we hold most dear. We value them above all others, and yet inevitably, we are forced apart. Promises are made then left unkept. (The Originals) Le fond de la pensée de leur père lui importe guère à cette période et si elle s’était sentie trahie par l’homme qui lui avait inspiré cette soif d’apprendre, de tout connaître, elle n’avait plus l’énergie de lutter contre une douloureuse réalité quand mille autre choses avaient de quoi la préoccuper. Toutes ces choses dont elle ne parlait pas. Elle n’a pas commenté. Elle n’a pas voulu retourner le couteau dans la plaie encore purulente et elle s’est contentée d’accueillir son frère comme si elle n’avait rien à lui reprocher, espérant peut-être, quelque part, démarrer cette nouvelle vie avec moins de conflits, moins de solitude. Elle ne râle donc pas lorsqu’il décide de soigner les traces de la blessure, étrangement docile. « Je prévoyais de te dire qu'aux vues de ton dossier médicomagique, il serait avisé que tu surveilles ton alimentation, mais visiblement c'est chose faite. » Elle est précisément occupée à boire ce verre qu’il désigne mais ça n’est pas l’information qu’elle retient. Erzsébet ne garde pas en tête qu’elle agit bien, elle imprime qu’il a vu son dossier médicomagique. Le charme ne prend pas, pas cette fois, pas avec elle et elle repose ce verre qu’elle a déjà à moitié bu. Elle l’observe en silence, sans expression notable. N’est-elle pas habituée à ses reproches, après tout ? « Le déni de grossesse justifie les trois premiers mois sans m'en avertir, mais ensuite ? Tu as jugé bon de garder ton frère éloigné de son futur neveu ou de sa future nièce avant même sa naissance. » La froideur dont il fait preuve la met mal à l’aise et tout ce qu’elle trouve à répondre, c’est une simple information, du bout des lèvres. « Un fils.. » Cela pourrait paraître anecdotique si ils n’étaient pas de sang-pur, si un mariage n’avait pas pour unique but la naissance d’un héritier. Elle n’avait au moins pas échoué à cela, elle remplissait son rôle. Dans son esprit rôdait pourtant l’ombre de la mort, de cette fatigue toujours plus importante, du nombre de fois où il aurait pu ne pas résister aux divers états de la mère qu’elle avait l’impression de ne pas pouvoir être. « Ne me confonds pas avec maman, Erzsébet. Je ne te ferai jamais de mal et tu devrais le savoir. »

Et la gêne devient de la peur, elle s’insinue telle un poison. Une peur soudaine qui fait écho au souvenir d’Eszter, qui rappelle l’attitude menaçante qu’elle retrouve là, sur la posture de son frère aîné. Comment peut-il lui dire cela ? Comment l’ose-t-il ? Comment arrive-t-il à lui avouer ainsi, sans vraiment l’expliciter, qu’il avait conscience de toute cette vérité qu’ils n’avaient pas voulu entendre ? Ne me confonds pas avec maman. « Quand aurais-tu jugé bon de me le dire ? » Il n’y’a rien que cette carapace terrible pour lui répondre, identique à l’isolement de son enfance, identique à la fillette insondable d’autrefois, détachée d’autrui. Si elle avait d’abord baissé les yeux, ils étaient désormais rivés à ceux de Valeryan, les deux couleurs perçant la perfection des pupilles masculines. « Il s’agit de la première et de la dernière fois que tu as l’audace d’être menaçant et autoritaire sous mon toit, Valeryan. » Ca tranche, ça fait basculer leur relation, elle n’est plus seulement la cadette révoltée, elle lui fait clairement sentir qu’il n’a plus aucun ordre à lui donner, qu’il a perdu cette autorité sur elle. « Cet enfant n’est pas un Grimstone et ne le sera jamais, quand bien même le fourchelang coule dans ses veines. Et tant que je serais en vie, aucun de ses grands-parents maternel n’aura accès à son existence, tu m’entends ? » Le ton est cassant, la colère glaciale. « Je savais que tu étais incapable de te mêler de tes affaires mais je n’aurais pas imaginé que tu oses pousser le vice jusqu’à aller mettre ton nez dans un dossier confidentiel. A moins que ton serment de médicomage ne soit mort le jour où la Marque a souillé la perfection de ta peau, mh ? » Elle n’aurait pas eu le coeur de le lui reprocher si il avait su se tenir, elle n’aurait pas riposté même si elle avait toujours considéré les Mangemorts comme des esclaves à une cause perdue, comme les fous d’une utopie paradoxalement malsaine. Elle l’aurait pardonné à son frère, s’il avait su réfléchir avant de lui parler comme à une gamine qui ne méritait finalement que peu de respect.

Elle s’est levée pour récupérer un ouvrage à la couverture de cuir dormant au dessus de la cheminée, qu’elle lui jette presque entre les mains. Le serpent est identique à celui qu’elle avait travaillé quelques temps plus tôt sur la couverture de l’exemplaire destiné à Emrys, à la différence que les yeux de rubis étaient ici des yeux d’un saphir pur, éclatant. Grimstone à la ronde calligraphie. « Offre ça à notre grand-oncle Leopold. Mère aurait tôt fait d’en brûler chaque page comme si il s’agissait de son héritage. » Le reproche n’est pas voilé, il se réfère aux pages si précieuses qu’Eszter avait brûlé en découvrant que sa petite dernière cherchait à comprendre sa faculté si particulière, bien des années auparavant. Le jus de fruits ne passe pas, elle le sent. Elle la sent venir la nausée brutale, désormais trop familière, mêlée de l’odeur de ces gâteaux sur la table basse, cocktail désagréable face à ce stress déraisonnable, à toute cette peine qu’elle contient, qu'elle intériorise violemment. « Ne t’en fais pas, vous n’aurez pas à trop souffrir ma présence dans la blancheur de votre arbre généalogique, je n’en ai sans doute pas pour bien longtemps. » Et ça lui fait mal, parce qu’elle avait trouvé une raison de vivre, enfin, après tout ce temps à avoir l’impression que la seule issue du bonheur était une mort prompte. Ca lui fait mal de se dire qu’à ne pas réussir à se nourrir correctement, régulièrement, à ne pas parvenir à se détendre, à exister dans cette grossesse, elle n’aurait certainement pas l’énergie de s’en relever.

Le charme cesse, le glamour s’estompe. Il n’y’a plus le rose sur ses joues mais la pâleur tandis qu’elle s’échappe du salon, les touches du piano raisonnant des doigts maladroits qui s’y sont rattrapés au passage, à peine, juste le temps de filer dans les escaliers qu’elle monte le plus rapidement possible. Sur les dernières marches elle remercie intérieurement son mari d’avoir placé une porte vers la salle de bains juste en face et elle termine la course à genoux, recrachant le peu qu’elle avait encore dans l’estomac. Elle se sent impuissante, plus que jamais, incapable de régler avec la magie tout ce que ses hormones lui infligeaient, tout ce qui perturbait ce qu’aurait dû être son mariage. Il y’avait enfin des jours où elle avait la sensation d’aller mieux mais d’autres s’enchainaient souvent où dormir était aussi complexe que manger. Si peu gourmande, Sissi rêvait pourtant de pouvoir manger ne serait-ce qu’une part de tarte. Elle pleure encore en se rinçant la bouche, après avoir peiné à se relever, et elle reste là, penchée au dessus du lavabo, refusant de croiser son reflet dans le miroir. Dossier médicomagique incomplet, pense-t-elle. Comment Valeryan arrivait-il à lui faire des reproches sans chercher à avoir toutes les informations ? Elle n’avait vu ce collègue que deux fois, la première ayant été le diagnostic, la seconde une simple vérification où elle avait refusait le contact. Et Kenan qui n’était pas là pour la rassurer, pour l’empêcher de laisser la panique gagner du terrain. La fiole de calmant lui semble tentante, à l'angle de son regard, encore pleine. Une goutte. Une goutte ne suffirait-elle pas à dormir au moins quelques heures ? Mais elle ne bouge pas, immobile, noyée dans le chaos de ses pensées. Elle est juste fatiguée.
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Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Ven 21 Avr - 20:43

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Je suis : Syriane , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 03/03/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 140 hiboux. J’incarne : Joseph Morgan , et l’avatar que je porte a été créé par : Avatars : Gallifreys, Lux, Hishnack. Signature : Bat'phanie. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Mererid, Priam & Siofra Je parle en : #4E6811



Je suis âgé de : 31 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Co-propriétaire d'une apothicairerie à Pré-au-lard, Cerberus Viperae, et médicomage spécialisé dans les Blessures par Créatures Vivantes. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : je serai fiancé d'ici peu. Champ Libre :

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fragments


Un neveu. En apprenant le sexe de l'enfant, il ne peut retenir l'ombre d'un sourire malgré la colère qui l'anime. Comme elle doit être fière, Erzsébet, de pouvoir donner un héritier à sa nouvelle famille... Des émotions contradictoires l'envahissent, parmi lesquelles la jalousie tente de faire son chemin. Elle est bien plus jeune que lui et déjà, elle remplit ce fameux devoir qui leur incombe tous. Mais Valeryan met cette pensée de coté quand il réalise qu'elle s'est déjà fermée à lui, baissant les yeux avant de le fixer d'un regard qu'il ne reconnaît pas - un regard qu'elle n'a jamais osé lui donner. « Il s’agit de la première et de la dernière fois que tu as l’audace d’être menaçant et autoritaire sous mon toit, Valeryan. » Il cille, cachant son étonnement sous une expression fermée. « Cet enfant n’est pas un Grimstone et ne le sera jamais, quand bien même le fourchelang coule dans ses veines. Et tant que je serais en vie, aucun de ses grands-parents maternel n’aura accès à son existence, tu m’entends ? » Quelque chose vient de changer. Non, la balance déjà vacillait depuis longtemps et elle vient tout juste de s'équilibrer. Son monde change trop vite, et il réalise brutalement qu'il n'a pas pris le train en marche, qu'il est resté planté là à regarder son univers évoluer sans vouloir s'adapter. Elle est en rage contre lui ; une rage froide dont les flammes bleues tentent de dévorer Valeryan. Il n'ose rien dire, trop étonné, trop occupé à encaisser la vérité à laquelle il refuse de se confronter depuis des mois. Par Merlin, depuis des années. « Je savais que tu étais incapable de te mêler de tes affaires mais je n’aurais pas imaginé que tu oses pousser le vice jusqu’à aller mettre ton nez dans un dossier confidentiel. A moins que ton serment de médicomage ne soit mort le jour où la Marque a souillé la perfection de ta peau, mh ? » La flèche touche droit au but mais il reste interdit. Cette douleur, il se l'inflige déjà seul à chaque jour qui passe ; l'entendre dans la bouche d'Erzsébet n'y changera rien. Qui est-elle pour juger de ses choix ? Aurait-elle préféré pourrir à Azkaban après la trahison d'Ekaterina ? Personne ne semble comprendre son choix, et même s'il est convaincu d'avoir fait le bon, il n'en reste pas moins dur à assumer.

Il sursaute presque quand elle lui lance un livre entre les mains. Grimstone annonce la couverture, ornée d'une tête de serpent aux yeux de saphir. « Offre ça à notre grand-oncle Léopold. Mère aurait tôt fait d’en brûler chaque page comme si il s’agissait de son héritage. » Il garde les yeux baissés sur l'ouvrage magnifique. Le fameux livre qu'Eszter a détruit. Mère qu'il aime et qui pourtant, s'empresse de piétiner tout ce qui compte pour la cadette. À quel point Eszter a-t-elle fait souffrir Sissi, depuis tout ce temps où personne n'osait intervenir, s'interposer ? Lui le premier, il s'était tu devant ce qu'il estimait être la raison parentale. « Ne t’en fais pas, vous n’aurez pas à trop souffrir ma présence dans la blancheur de votre arbre généalogique, je n’en ai sans doute pas pour bien longtemps. » Il relève le nez aussitôt et a tout juste le temps de la voir se rattraper au piano et filer vers l'étage, sûrement. Posant le livre sur la table basse, il lui emboîte aussitôt le pas. Il doute qu'elle ait spécialement envie qu'il la suive, mais ses mots lui ont mis la puce à l'oreille. Elle n'a jamais été du genre à lancer ce genre de choses sans raison. Y a-t-il quelque chose qu'il a manqué, qui n'est pas écrit dans son dossier ? Après tout, elle n'a vu ce médicomage que deux fois, et s'il s'est imaginé qu'elle ne l'a pas revu depuis parce que tout allait très bien, peut-être fait-il erreur. Peut-être que cette inconsciente de Sissi, comme à son habitude, n'en a juste fait qu'à sa tête...

Elle est là, la petite sœur, debout face au miroir. Accrochée à l'évier. Valeryan n'ose pas la toucher, pourtant il a le besoin presque urgent de vérifier qu'elle va bien - qu'elle ne lui a pas caché un quelconque mal qui la ronge. « Pourquoi dis-tu de telles sottises ? » murmure-t-il en s'arrêtant sur le seuil de la salle de bain. Il n'ose parler plus fort, de peur d'encore lui causer du tord sans le vouloir ; de peur qu'elle ne s'enfuit toujours plus loin, ou même qu'elle ne le jette dehors sans autre forme de procès. « Je n'ai pas vraiment enfreint mon serment, Sissi... Je pensais que tu le savais mais ton médicomage est mort. » Un sourire amer aux lèvres, il ajoute : « C'est moi qui ait récupéré ton dossier. » Il s'adosse à la porte ouverte et un profond soupire s'extrait de ses lèvres. Trop pressé d'avoir des réponses, il a bousculé celle qu'il sait pourtant fragile, celle qu'il n'a jamais su comment aider. Et il contemple à présent les dégats. Peut-être... à part des mots, qu'a-t-il à lui offrir en gage de paix ? « Je suis désolé. Pour maman, pour tout ça. Pour avoir frappé à ta porte de cette manière. Par crainte de te perdre, j'ai été égoïste et je t'ai manqué de respect. » Et tu n'es plus une enfant, manque-t-il d'ajouter, mais c'est une vérité encore trop dure à accepter pour qu'il l'exprime à voix haute. Tout à coup, une pensée lui vient. Ses mots tournent dans sa tête, je n'en ai sans doute pas pour bien longtemps, que veut-elle dire par là ? « Tu n'as pas les mêmes symptômes que maman, Sissi ? » fait-il d'une voix paniquée. L'angoisse se loge dans son ventre tel un serpent et lui retourne les entrailles, tandis qu'il attend la réponse.


© TITANIA



hold tight
Times that I've seen you lose your way, You're not in control and you won't be told. All I can do to keep you safe is hold you close, Hold you close til you can breathe on your own. Hold tight; you're slowly coming back to life. Let go of all your haunted dreams tonight. birdy

Parchemin envoyé Sam 22 Avr - 2:59

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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 924 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, Hishnack & Texas-Flood ♥︎ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de cinq mois. Champ Libre :

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Fragments.Valeryan Grimstone & Erzsébet RackharrowWe define ourselves by our family. From birth we share their names, entrust them to protect that which we hold most dear. We value them above all others, and yet inevitably, we are forced apart. Promises are made then left unkept. (The Originals) « Pourquoi dis-tu de telles sottises ? » Ses doigts tremblent sur le bord du lavabo, contre sa volonté, contre sa tentative de le cacher. Elle a froid, tellement froid d’un coup. « Je n'ai pas vraiment enfreint mon serment, Sissi... Je pensais que tu le savais mais ton médicomage est mort. » Le regard humide se tourne vers Valeryan. Quelqu’un venait donc d’emporter les secrets dans la tombe, tristement. Emporter l’état dans lequel elle était arrivée dans ce bureau, plusieurs mois auparavant, persuadée d’être atteinte d’une maladie rare, si loin d’imaginer être enceinte. Elle se souvenait avoir dû avouer ces idées noires qui la hantaient, mais ça.. ça n’avait pas été noté, Daksha y avait veillé. « Il n’était pas spécialiste et tu ne l’es pas non plus.. » souffle-t-elle. Une évidence. Elle n’aurait jamais été capable de passer par le service adéquat en ignorant tout, elle n’aurait pas pu supposer combien sa vie était en train de basculer, à cette période, loin de ses idéaux, loin de ses principes. Comment allait-elle s’en sortir sans médicomage ? Elle qui n’était toujours pas prête, malgré les mois qui passaient. La peur acide grignotait l’âme déjà noircie par trop de remords.  « Je suis désolé. Pour maman, pour tout ça. Pour avoir frappé à ta porte de cette manière. Par crainte de te perdre, j'ai été égoïste et je t'ai manqué de respect. » Son frère savait donc reconnaître ses torts ? Première nouvelle. Toujours appuyée, elle n’ose pas se redresser, elle n’ose pas lâcher sa prise sur le meuble par crainte que ses jambes ne la portent pas. Elle est encore en train de réfléchir, tant bien que mal, à la manière de lui répondre lorsqu’il reprend la parole. « Tu n'as pas les mêmes symptômes que maman, Sissi ? » Cette panique dans sa voix, elle ne croit pas l’avoir entendue, jamais. Pas à un tel niveau. Pas si évidente. Il avait toujours été à ses yeux l’homme fort, intransigeant, trop intelligent pour qu’elle puisse prétendre échanger, l’encombrer. Valeryan, celui qui ne plie pas. « Tu serais déjà mort si j’avais les mêmes symptômes. Daksha serait devenu fou avec moi.. » Comme lorsqu’elle faisait les crises de panique dans l’ombre de sa chambre, piégée par la créature aux crocs si venimeux. Comme lorsqu’elle perdait pieds et que seul Soren savait l’apaiser, à une époque perdue, qui lui paraît désormais si lointaine.

Elle bouge enfin, se force à inspirer et passe à côté de lui pour rejoindre le canapé de ce salon, à l’étage, cette pièce multifonctions où crépitait une cheminée supplémentaire, où elle passait parfois des heures à lire. Le bureau, lui, est couvert d’une pile de lettres qu’elle n’a pas ouvertes, de livres de contes aussi, comme si cet endroit était dépourvu de toute la magie noire qu’elle avait toujours traîné avec elle. Une fois assise sur le canapé, elle récupère sa baguette, que le cobra dépose docilement dans sa main. Elle n’est plus la dominée du duo, elle n’est plus la frêle enfant qui pliait sous l’influence de l’animal, pas parce qu’elle avait soudain acquis une maîtrise parfaite d’elle-même mais parce qu’il percevait l’importance de cet ‘oeuf’ qui dormait, là, loin de ses yeux jaunes. « Serpensortia. » La baguette réagit, laisse échapper le cadeau qui file dans les escaliers, poursuivie par l’ombre noire, meurtrière, du serpent plus gros. Elle hésite, un instant, avant d’allumer une bougie parfumée au citron, craignant que la magie ne décide de se jouer d’elle, craignant que tout cet endroit ne parte en fumée par le simple caprice des hormones. « Je ne pouvais pas t’en parler. » Elle s’adresse à nouveau à lui, sans oser le regarder, les prunelles rivées sur la cheminée. « J’étais déjà enceinte de trois mois le jour de mon mariage et.. je ne l’ai appris que quatre jours avant. » Ce qui expliquait son attitude, sa tête d’enterrement tout le long de la cérémonie, durant toute la réception également, sa façon de s’isoler, de garder le silence. Trois mois, l’annonce officielle de ses fiançailles. Gamine incorrigible. « Les recettes de mère ne fonctionnaient pas. Certaines m’ont rendue malade et d’autres.. je croyais faire ce qu’il fallait. J’ai ensuite arrêté de les boire en me disant que de toute façon.. » Ca reste coincé au fond de sa gorge. Parler à Valeryan n’avait jamais été simple pour elle, trop complexée sans doute, alors avouer tant de faiblesse n’était rien d’autre que se soumettre à son jugement. « .. je n'aurais eu qu’à m’en débarrasser. Kenan se serait marié à quelqu’un de bien et moi.. » C’était comme si le trop plein se vidait de lui-même, comme si tout ça l’étouffait depuis trop de temps. « Je voulais déjà mourir avant de savoir, Valeryan. J’ai essayé d’en finir mais Kenan m’a réanimée et.. j’ai continué à ignorer mon état. »

Elle ne le regarde toujours pas, l’odeur du citron embaumant doucement la pièce, mêlée à des herbes apaisantes mais loin d’être nocives, une simple tentative pour essayer de se calmer, de mieux vivre cette grossesse catastrophique qui lui passait largement l’envie de réitérer l’expérience. « Ca n’est pas normal.. ça n’est pas normal que je ne garde presque rien de ce que je mange, que toutes les odeurs de nourriture me donnent la nausée. Je n’arrive pas à dormir ou à travailler, même la magie m’échappe et je me sens.. tellement impuissante. Rien de ce qui est dans le livre de mère n'a d'effet, pas la moindre amélioration. » Elle craque, la petite soeur. Elle craque d’épuisement et d’inquiétude, comme résignée à une terrible évidence : elle ne méritait certainement pas de connaître ce fils. « A quoi bon passer six ans de sa vie à vouloir un enfant si c’est pour ne pas le voir grandir ? » Six ans. Et toute l’hostilité et la distance d’Erzsébet lorsqu’il s’agissait de Dragomir prenait un sens, mais elle avait oublié, la sorcière, les traits du garçon. Ne restait que le souvenir de cette envie persistante, le souvenir de la violente impression qu’elle avait encore d’être parfaitement indésirable, incapable de remplir le rôle qui incombait à toutes les épouses.
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Parchemin envoyé Dim 23 Avr - 3:46

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Je suis : Syriane , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 03/03/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 140 hiboux. J’incarne : Joseph Morgan , et l’avatar que je porte a été créé par : Avatars : Gallifreys, Lux, Hishnack. Signature : Bat'phanie. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Mererid, Priam & Siofra Je parle en : #4E6811



Je suis âgé de : 31 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Co-propriétaire d'une apothicairerie à Pré-au-lard, Cerberus Viperae, et médicomage spécialisé dans les Blessures par Créatures Vivantes. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : je serai fiancé d'ici peu. Champ Libre :

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« Tu serais déjà mort si j’avais les mêmes symptômes. Daksha serait devenu fou avec moi... » Un soupire de soulagement lui échappe, bien qu'il tique en entendant ces mots, une grimace se dessinant sur ses lèvres. Foutu serpent. Si un jour quelque chose arrivait à Sissi, cette créature se mettrait à n'en pas douter sur son chemin et l'empêcherait d'aider sa sœur... Il ne peut s'empêcher d'imaginer la bête morte ; même si cela causerait un chagrin passager à sa sœur, au moins le risque que l'animal devienne fou appartiendrait au passé. Enfin, étant donné le nombre de bestioles qui semblent ramper dans cette maison, tout est relatif.

Valeryan suit sa petite sœur sans piper mot, sentant bien qu'elle va lui en dire plus. Qu'elle est enfin décidée à s'ouvrir à lui, même si ce n'est que pour laisser échapper quelques bribes de ce qui la met dans cet état. Il ose enfin se débarrasser de sa veste, la pliant avant de la poser sur le dossier du canapé. Il reste debout en regardant la bête qui amène sa baguette à Erzsébet puis file après sa proie ; il est partagé entre la consternation et la lassitude. Sans doute ne s'y fera-t-il jamais pleinement. « Je ne pouvais pas t’en parler. J’étais déjà enceinte de trois mois le jour de mon mariage et... je ne l’ai appris que quatre jours avant. » À l'évidence, cela jette une nouvelle lumière sur le-dit mariage et l'attitude de Sissi ce jour-là. L'aîné est toujours planté là, les bras croisés à présent ; il sait qu'il devrait lui faire la morale une énième fois, sur tous ces choix idiots qu'elle a pris les uns après les autres. Mais sa colère a été soufflée par celle d'Erzsébet, et ne fait désormais plus le poids face à l'inquiétude et le besoin de savoir le fin mot de l'histoire. De comprendre. Jetée dehors par une mère à la folie que tous prétendaient ne pas voir, jugée pour son choix d'épouser l'imbécile qui faisait battre son cœur ; il aurait pu comprendre qu'elle les déteste, qu'elle refuse de voir leurs parents voir qu'elle soit distante avec lui pour quelques temps. Après tout, ils n'avaient jamais été particulièrement proches. Mais lui cacher qu'elle attend un enfant, pendant si longtemps... c'est tout autre chose. Cela n'a guère à voir avec les disputes familiales et les désaccords politiques, il n'a pas besoin d'être un génie pour s'en douter. « Les recettes de mère ne fonctionnaient pas. Certaines m’ont rendue malade et d’autres... je croyais faire ce qu’il fallait. J’ai ensuite arrêté de les boire en me disant que de toute façon... je n'aurais eu qu’à m’en débarrasser. Kenan se serait marié à quelqu’un de bien et moi... » Là voilà qui tente de justifier ce qu'elle considère à l'évidence comme une erreur, un accident. Il aurait pu le deviner, que c'était involontaire, puisqu'elle avait été enceinte avant le mariage. Mais ce n'est pas la réponse dont il a besoin, et il cille en entendant les derniers mots. Quelqu'un de bien ? Il secoue le menton, la colère renaissant en lui. Entre Erzsébet et Kenan, ce n'est pas ce dernier qui devrait être considéré comme « quelqu'un de bien », pas aux yeux de l'aîné des Grimstone du moins. Il résiste à l'envie de la secouer, de lui rappeler qu'elle n'est pas n'importe qui, bien qu'elle soit la cadette et qu'elle ait certainement tâché la précieuse neutralité des leurs. Mais les mots meurent au fond de sa gorge quand elle reprend : « Je voulais déjà mourir avant de savoir, Valeryan. J’ai essayé d’en finir mais Kenan m’a réanimée et... j’ai continué à ignorer mon état. » Il ouvre la bouche plusieurs fois, sans qu'un mot n'en sorte. Il s'assoie à coté d'elle, se sentant lourd comme une pierre. L'odeur des bougies atteint soudain ses narines et il fronce le nez, aussitôt gêné par l'intensité du parfum. Autrefois, il aimait ce genre de mélange apaisant et n'hésitait pas à en placer dans son bureau à Sainte Mangouste - mais ce n'est désormais plus possible, ses sens décuplés lui rendant toute odeur trop forte insupportable. Il tâche de passer outre, et ce n'est pas si difficile ; il a l'impression qu'en entendant cette déclaration, elle lui a arraché quelque chose. La douleur prend toute la place, effaçant toute autre sensation désagréable. Valeryan aime à penser qu'il ne fait pas partie des naïfs de ce monde. Que son intelligence le place inévitablement au dessus des idéalistes et des rêveurs. Pourtant, il a l'impression pendant un instant d'être à nouveau cet enfant qui ouvre les yeux et voit pour la première fois la souffrance et le désespoir. Qui pour la première fois, se sent impuissant. Atrocement impuissant. Il ne sait que dire, que faire. Le mal est déjà passé, et si elle en est arrivée là, c'est qu'il s'est enraciné des années avant de distiller son venin - et que celui-ci coule sûrement encore dans les veines d'Erzsébet. Il ignore avec une obstination typiquement sienne les larmes qui coulent sur ses joues. Il approche une main tremblante de celle de sa soeur, mais se fige quand elle reprend la parole. « Ca n’est pas normal... ça n’est pas normal que je ne garde presque rien de ce que je mange, que toutes les odeurs de nourriture me donnent la nausée. Je n’arrive pas à dormir ou à travailler, même la magie m’échappe et je me sens... tellement impuissante. Rien de ce qui est dans le livre de mère n'a d'effet, pas la moindre amélioration. » D'abord, il s'interroge sur ce mal qui la taraude. Il n'est pas médicomage obstétricien, comme elle l'a souligné plus tôt, mais pour autant il a accumulé assez de connaissances théoriques en médicomagie dans bien des domaines pour peut-être reconnaître les symptômes... Pourtant, tout ce que lui évoquent ce dégoût pour la nourriture, cette incapacité à dormir - par Merlin, cette incapacité à vivre, oserait-il dire ! - ce ne sont ni plus ni moins que les signes d'un profond mal être. Si une patiente s'était présentée à lui en se plaignant de ces troubles là, il l'aurait immédiatement renvoyée vers le service de psychomagie. Puis autre chose le frappe. Le livre de mère ? Cela fait deux fois qu'elle lui parle des recettes d'Eszter et de leur incapacité à la soulager, et il commence à comprendre d'où pourrait venir cette anomalie. « A quoi bon passer six ans de sa vie à vouloir un enfant si c’est pour ne pas le voir grandir ? » Parti dans sa réflexin, il revient brutalement à la réalité en l'entendant. « Sissi... » commence-t-il d'une voix presque désapprobatrice. « Cesses. Il ne t'arrivera rien, je te le répète, pas tant que je serai en vie. Nous allons trouver ce qui ne va pas et le réparer. J'ai beau ne pas être un spécialiste, je t'assure que tu auras cet enfant et que tu vivras. »

Enfin, il ose saisir sa main. L'odeur de la bougie l'insupporte de plus en plus. Une quinte de toux incontrôlable le prend, et il doit prendre de grandes inspirations avant de parvenir à ajouter : « Je te le promet. » Il n'a ni jugement ni conseils à lui prodiguer, pas maintenant, surtout pas alors qu'il craint qu'elle ne se brise entre ses mains. Il tient la sienne comme s'il s'agissait d'un papillon qu'il risquerait d'écraser au moindre mouvement trop brusque, et il tente de lui sourire même s'il se doute que ses joues sont encore souillées par la faiblesse que son avoeu a éveillé chez lui. Quand une nouvelle toux commence à le saisir, il se penche et souffle à la hâte sur la bougie pour l'éteindre. « Pardonnes-moi... Je crois que j'ai besoin d'un peu d'air. » Il lui offre un sourire maladroit pour accompagner ce maigre mensonge, trop secoué pour jouer de meilleure comédie. « Veux-tu bien me montrer ce livre que mère t'a légué ? J'aimerais vérifier une chose ou deux. » La voix de la culpabilité lui souffle qu'il est ridicule de vouloir réparer les dégats sans doute causés par sa mère, puisqu’après tout c'est de sa faute à lui si celle-ci est devenue capable du pire. Mais il a l'impression que tirer sur ce fil pourrait peut-être démêler la pelote de problèmes qui entourent sa petite sœur. S'il est incapable de trouver les mots pour la guérir, peut-être que les bons remèdes le pourraient.

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hold tight
Times that I've seen you lose your way, You're not in control and you won't be told. All I can do to keep you safe is hold you close, Hold you close til you can breathe on your own. Hold tight; you're slowly coming back to life. Let go of all your haunted dreams tonight. birdy

Parchemin envoyé Lun 24 Avr - 2:19

- I am decadent, and here I am. -
Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 924 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, Hishnack & Texas-Flood ♥︎ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de cinq mois. Champ Libre :

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Fragments.Valeryan Grimstone & Erzsébet RackharrowWe define ourselves by our family. From birth we share their names, entrust them to protect that which we hold most dear. We value them above all others, and yet inevitably, we are forced apart. Promises are made then left unkept. (The Originals) Quelque chose se noue, racine vivace qui s’étire sur un chemin si longtemps oublié. Quelque chose s’attache, s’ancre là, épineuse réalité qui s’orne de fleurs sublimes. Le contact est d’abord une intrusion, imposé sans violence mais ressenti avec excès. C’est sa main sur la sienne. « Je te le promet. » C’est sa promesse, sa parole contre ce coeur brisé qui bat encore, envers et contre tout, envers et contre elle-même. Elle ose enfin tourner le regard vers lui et constate cette faiblesse surprenante, ces sillons humides jamais réellement vus auparavant. Valeryan était ce frère si fort, si impassible, que rien ne pouvait ni égaler ni terrasser. Il était l’héritier, le fils prodige. Valeryan ne pleurait pas, il était bien trop fier, bien trop parfait pour cela. Quelque chose se brise, comme un mur de brique qui s’effondrerait spontanément, sans aucun moyen de résister à l’ombre de ce sourire. Une sorte de magie particulière, capable de recoller des morceaux en en détruisant d’autres. La toux rompt le charme de l’instant et la bougie est soufflée, rapidement, victime d’une urgence qu’Erzsébet ne parvient pas à interpréter. « Pardonnes-moi... Je crois que j'ai besoin d'un peu d'air. » La baguette est levée pour ouvrir la fenêtre à proximité, laissant entendre les sons délicats de la nature à l’extérieur. Qu’est-ce qu’elle aimait cet endroit ! Il avait cette beauté, cette liberté qu’elle ne trouvait pas à Londres, dans toute cette grisaille, cette tristesse et ces conflits incessants. « Je suis navrée.. les herbes de cette bougie sont un peu fortes.. » Elle ne s’imagine pas une seule seconde la raison de cette toux, de cette irritation. Jamais elle ne pourrait deviner le malheur qui avait frappé le Grimstone cette terrible nuit du bal dont elle avait longtemps fait des cauchemars. « Veux-tu bien me montrer ce livre que mère t'a légué ? J'aimerais vérifier une chose ou deux. »  Elle hoche la tête et se lève, doucement, avec cette impression si lourde d’avoir encore l’estomac noué et mille peines à porter. « Je reviens.. » souffle-t-elle, se dirigeant vers les escaliers mais elle s’arrête au niveau du petit mur et pivote. « La.. la chambre est au fond, ouverte.. » La chambre d’enfant, au bout du couloir. Ses teintes de bois clair et de bleu, cette peinture semblant changer de nuances par instants et déjà tant d’attention portée, déjà une petite bibliothèque rien que pour l’être tant attendu. Il y’a cette peluche qui attend sagement dans le lit, en forme d’abraxan, d’une impeccable blancheur et le prénom brodé d’argent sur une couverture. Ils ne sont pas toujours d’accord sur tous les choix mais Sissi y’a mis tout ce qu’elle avait de tendre et de pur, dans cet endroit, dans ce qu’elle voulait voir comme une raison valable de vivre.

Les escaliers sont descendus sans précipitation et elle disparaît du champ de vision de Valeryan. Le livre se trouve dans la bibliothèque non loin du piano et elle ne met guère de temps à le trouver mais elle choisit de rallonger le trajet en récupérant les pâtisseries, peu désireuse de les laisser là, de devoir les jeter à défaut de pouvoir les partager avec une famille entière et unie. Le plateau et les recettes en mains, elle remonte et se dirige vers la chambre, - ayant constaté l’absence de son frère dans le salon à l’étage - non sans avoir fermé la fenêtre au passage. Que va-t-il dire ? Trouvera-t-il encore à lui reprocher des choix ? Elle entre, le rejoint, sans oser croiser son regard. Une nouvelle porte s’ouvre sur un petit balcon où sont déjà installées deux chaises et une table, vue imprenable sur l’horizon. L’eau comme elle n’en avait jamais vu de toute sa vie.

Le livre de recettes est vieilli par le temps, la couverture est pourtant toujours si belle, ornée de constellations. 1960. « Elle avait dix-huit ans, n’est-ce pas ? » C’est un murmure tandis qu’elle tourne les pages, toujours debout, dos à son frère. Elle cherche les pages utilisées, elle cherche les premières mixtures manquant d’efficacité. La potion contraceptive, au goût immonde, qu’elle avait prise durant des semaines. « Je l’ai sûrement mal préparée, les premières que mère m’a transmises n’avaient pas ce goût si amer. » Le détail ne lui revient que maintenant, parce qu’elle y réfléchit, elle ne s’était pas réellement posée la question jusque là. Si Sissi n’était pas nulle en potion, parce qu’elle respectait scrupuleusement chaque recette, d’une façon méthodique, précise, elle n’en était pas à en inventer de A à Z, plus assembleuse que créative dans le domaine. Elle n’avait pas vu les doses de plantes bien supérieures à ce qui serait recommandé. Il en est de même pour les recettes contre la nausée, pour tout ce qui tourne autour de la grossesse, magiquement détournées, sans qu’elle ne perçoive le subterfuge. Certains ajouts exacerbaient même les symptôme ressentis au lieu de les atténuer. Les doigts tremblent un peu. « J’ignore ce que tu comptes trouver mais il y’a des marques pages sur ce dont je me sers. » Elle lui ouvrait une part d’intimité gênante, une part de sa vie privée, de ce à quoi elle était prête pour faire les choses bien.. sans succès visiblement, puisqu’elle était tombée enceinte malgré tout. Le noeud de culpabilité se tisse, s’étire, s’éveille devant l’écriture délicate de leur mère.

Et puis c’est inattendu, ça s’invite sans crier gare. Valeryan s’est retrouvé avec sa petite soeur dans les bras, comme jamais auparavant. Si fragile, contre lui, le visage dissimulé contre les vêtements. Elle a tellement peur et elle ne maîtrise tellement plus ce qu’elle ressent, comme si le vide avait était remplacé par un débordement permanent. De tout à rien, des sentiments ténus aux crises. Elle ne pleure pas, elle n’a plus assez d’énergie à dépenser dans ces larmes trop souvent présentes mais elle s’accroche un moment, les doigts se repliant sur la chemise, dans son dos. Etreinte qui semble interminable après tant d’années de distance, d’indifférence, de rejet. « .. j’ai besoin de toi. » Elle n’a pas le courage de lui dire qu’elle l’aime, ce frère si intransigeant, si sévère. Elle n’a pas le courage de lui dire qu’elle s’est sentie si craintive, à son égard, qu’elle n’a jamais osé exprimer une quelconque envie d’attachement, d’affection. Elle s’assied cependant, contrainte et forcée par ce qui s’agite, là, sous le nombril. Contrainte par la fatigue que toute cette période implique, pour elle. Quelque chose se noue, s’accroche, entre eux. Entre elle et lui, de différent, de nouveau. Elle veut être indépendante, la benjamine, elle veut être libre, elle a toujours été plus libre que la moyenne de son rang mais elle ne peut vivre sans tout cet amour dont elle a l’impression d’avoir toujours tant manqué. Libre mais seule, invariablement, à l’intérieur. Il manque des racines, quelque part, à la fleur empoisonnée.
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Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Jeu 4 Mai - 2:47

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Je suis : Syriane , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 03/03/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 140 hiboux. J’incarne : Joseph Morgan , et l’avatar que je porte a été créé par : Avatars : Gallifreys, Lux, Hishnack. Signature : Bat'phanie. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Mererid, Priam & Siofra Je parle en : #4E6811



Je suis âgé de : 31 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Co-propriétaire d'une apothicairerie à Pré-au-lard, Cerberus Viperae, et médicomage spécialisé dans les Blessures par Créatures Vivantes. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : je serai fiancé d'ici peu. Champ Libre :

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fragments


Pour la deuxième fois en ce jour, Erzsébet ne le repousse pas. Elle ne retire pas sa main ni ne lui lance ses tords au visage, et pourtant il ne doute pas qu'elle ait bien des reproches à lui faire. Il a tant l'habitude qu'elle se dérobe, qu'elle reste aveugle au soutien qu'il lui offre, pour des raisons qu'il est incapable de saisir. Il est donc stupéfait de la voir hocher la tête et se lever, comme si elle espérait qu'il trouve en effet la solution à ses malheurs. « Je reviens... » fait-elle. Il acquiesce à son tour et ne la suit pas du regard, encore secoué par les mots. Elle a failli mourir, et il n'était pas là pour elle. C'est grotesque, après tout, comment aurait-il pu le deviner ? Mais il ne s'est pas douté un instant qu'elle puisse en arriver là, c'est indéniable - et il a l'impression désagréable qu'elle lui a tendu un miroir, lui envoyant pour seul reflet son égoïsme et son aveuglement, et qu'à présent il ne voit plus rien d'autre. « La... la chambre est au fond, ouverte... » Il se tourne légèrement, interloqué. De quelle chambre veut-elle parler ? Malgré la fenêtre ouverte, sa gorge est encore irritée alors il ne se pose pas plus de questions, fuyant la pièce. Dans le couloir, une seule porte est ouverte. Il entre en hésitant, promenant un regard presque timide sur la pièce. Une chambre d'enfant - celle de l'héritier à venir... Il a l'impression de découvrir un endroit presque trop intime, un lieu qui donne forme aux rêves de Sissi. Des rêves qu'il comprend très bien, malgré son rejet des Rackharrow, son rejet de Kenan. La petite vipère de Soren n'a pas voulu de ce à quoi on la prédisposait, et si Valeryan n'a jamais connu de telle lutte, il ne peut s'empêcher d'en saisir les raisons. Si l'amour s'était présenté à lui, qu'importe son visage, aurait-il su dire non ? Peut-être, mais pas à l'âge d'Erzsébet. Il ne peut qu'imaginer le bonheur que doivent ressentir les jeunes époux à l'idée de construire une famille, lui qui n'a toujours fait qu'observer la joie des autres... Lui qui attend la « bonne » sorcière avec une sorte de naïveté, une pureté que rien n'a su pour l'instant entacher.

Serait-ce une pointe de jalousie qu'il ressent, tandis qu'il s'approche du berceau et découvre les détails du ravissant tableau ? Le prénom Emrys est brodé en lettres argentées sur la couverture, telle la promesse qu'il serait un grand sorcier. Un garçon très intelligent, comme sa mère. Il rendrait Erzsébet fière et adoucirait les moments difficiles qu'elle traverserait. À en écouter celle-ci, il n'y a rien qu'elle désire plus en ce monde. Mais Ekaterina aussi était heureuse d'avoir un enfant, jusqu'à ce que Tristan disparaisse... Valeryan sert les poings. Si Kenan osait abandonner Sissi à son tour, il ne donnerait pas cher de sa peau.

Il tourne la tête en la voyant entrer et se détend légèrement. Mais la tension s'est accumulée au fil de cette journée et il est las de garder un sourire de circonstance. Il la suit sur ce balcon qu'il n'avait pas remarqué, humant avec plaisir l'odeur des embruns. Il doit bien se l'avouer ; il se verrait sans problème vivre dans un endroit comme celui-ci, loin de la société, là où le calme est si propice aux études. Mais il n'ose même pas l'envisager. « Elle avait dix-huit ans, n’est-ce pas ? » Les bras croisés, Valeryan détache son regard de l'océan pour la regarder feuilleter le livre. « Oui. » Oui, Eszter n'était qu'une enfant. Une enfant déjà pleine de rêves et d'ambitions, au désir inassouvi de grandeur, mais quand même une enfant - qui pour première descendance, avait porté deux merveilleux jumeaux. Il ne peut pas pleinement lui en vouloir, lui qui la connait si bien, cette mère sévère qu'il aime et qu'il tue pourtant à petit feu sans le vouloir... « Je l’ai sûrement mal préparée, les premières que mère m’a transmises n’avaient pas ce goût si amer. » Il s'approche d'elle, ses bras tombant à ses côtés tandis qu'il glisse un œil par dessus son épaule. « J’ignore ce que tu comptes trouver mais il y a des marques pages sur ce dont je me sers. » Il hoche le menton, prêt à tendre la main pour parcourir les pages du livre de recettes, prêt à affronter les démons qui s'y cachent sûrement. Mais avant qu'il n'en ait le temps, l'oiseau vient se blottir contre lui. Il les a toujours vu ainsi, ses soeurs ; de Leik il ne se souciait presque plus depuis longtemps, mais elles... Même à distance, il prenait soin d'observer leur vol, de s'assurer qu'elles ne se posent pas sur des terres ravagées. Mais Erin ne viendra plus jamais se poser dans ses bras, et malgré son bonheur d'avoir Sissi tout contre lui, cette pensée le met au désespoir.

Après quelques secondes d'un étonnement difficile à cacher, il se permet enfin de fermer ses bras autour de ses frêles épaules et de laisser un peu de sa tension le quitter. Il ne se souvenait pas qu'elle était si petite. « J’ai besoin de toi. » Il cille, baissant les yeux sur elle comme pour s'assurer qu'il n'a pas rêvé ces mots. Son cœur se gonfle tandis qu'il en accepte la réalité avec précaution. Elle pourrait retirer ses mots à tout instant, lui reprocher de ne pas l'avoir défendu contre sa propre génitrice et le pousser dehors - en vérité, il ne lui en tiendrait pas rigueur, s'estimant coupable de tous ces maux.

On le dit bien souvent, les mots ont à eux seuls de grands pouvoirs. Ils détruisent des murs, font tomber des barrières construites sur l'incompréhension et la différence. Lui qui maîtrise si bien les mots, perd pourtant son latin quand il s'agit de faire comprendre à ceux qu'il aime, le pourquoi de ses choix. À elle, parmi d'autres, il n'a pas su expliquer ; il a laissé les murs, a crié contre les pierres comme si la colère et l'amertume pouvaient détruire une carapace forgée spécialement pour se protéger des reproches. Et voilà que sans qu'il lui ait offert plus que des promesses, elle lui accorde sa confiance, brisant par la même occasion la solitude naissante de Valeryan. « Je suis là » répond-il simplement. « Et je ne pense pas que tu ai mal préparé ces potions... » Il n'ose pas terminer. S'écartant légèrement, il sort sa baguette de sa manche et attire le livre entre ses mains. À peine a-t-il tourné quelques pages qu'il s'arrête sur une première liste d'ingrédients, au dessus de laquelle est écrit Apaisement léger des nausées. « Les dosages sont erronés. Ce n'est pas ma spécialité, et ce ne sont pas mes recettes, pourtant je peux t'assurer qu'aucune femme enceinte ne devrait prendre une telle quantité d'argentine, à moins de désirer vivre neuf mois d'enfer. » Il déglutit, craignant de continuer à lire. Secouant le menton, il baisse les yeux un instant et ne peut s'empêcher de soupirer : « C'est ma faute... » Mais Valeryan se fige en réalisant qu'elle ne pourrait pas comprendre, ou du moins qu'elle n'a pas tous les éléments pour saisir d'où vient exactement cette culpabilité. La moitié d'un mensonge sort de sa bouche pour réparer à la hâte son erreur. « Si j'avais accepté de voir son état, si je m'étais douté un seul instant qu'elle aurait pu en arriver là... » Il n'a le courage d'avouer ses faiblesses passées que pour brouiller les pistes, pour ne pas avoir à dire en quoi c'est véritablement, et pleinement sa faute à lui si Erzsébet va mal. S'il n'avait pas été griffé, Eszter serait encore en très bonne santé ; une mère sévère, mais qui n'aurait pas levé la main sur sa fille puis causé son départ précipité du foyer et pris soin de rendre sa grossesse difficile... Du moins, il espère ne pas faire erreur en pensant sa mère incapable de telles choses, dans son état normal. « Ce n'est rien que je ne puisse réparer » affirme-t-il, malgré ses doutes et ses craintes. « Je peux te préparer un calmant simple pour ce soir, et demain, demander à un collègue obstétricien de... » Il s'arrête, réalisant qu'il n'a peut-être pas à en faire tant. Se décalant pour s'approcher à nouveau du livre, il pose sa baguette sur celui-ci et souffle d'une voix presque hésitante : « Finite Incantatem. » Les lettres dansent, les chiffres disparaissent pour laisser la place à d'autres ; un sortilège a suffit à révéler les véritables mesures, cachées jusqu'à ce que quelqu'un se rende compte de la supercherie. Il lève les yeux vers Sissi en affichant un petit sourire, tel un enfant fier d'avoir résolu une énigme. « Voilà ! »


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Parchemin envoyé Sam 6 Mai - 0:47

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Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de cinq mois. Champ Libre :

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Fragments.Valeryan Grimstone & Erzsébet RackharrowWe define ourselves by our family. From birth we share their names, entrust them to protect that which we hold most dear. We value them above all others, and yet inevitably, we are forced apart. Promises are made then left unkept. (The Originals) Il est là. Il est là depuis toujours, n’est-ce pas ? Mais elle ne le voit pas, elle ne l’a jamais vraiment vu jusqu’à ce jour, jusqu’à se sentir désespérément seule et impuissante. Son frère a toujours été doué, le plus brillant de la famille, a-t-elle toujours entendu, un jeune génie qui a tant fait d’ombre aux autres, bercé par l’idée qu’il ferait de grandes choses, qu’il était unique. Leik n’est pas là, elle n’a pas eu le courage de l’affronter, de dissimuler à son regard tout ce qu’elle pouvait ressentir, toute sa peur, toutes ses craintes. « Les dosages sont erronés. Ce n'est pas ma spécialité, et ce ne sont pas mes recettes, pourtant je peux t'assurer qu'aucune femme enceinte ne devrait prendre une telle quantité d'argentine, à moins de désirer vivre neuf mois d'enfer. » Elle met de longues secondes avant d’interpréter ses mots, avant d’entendre réellement ce qu’il vient de dire. Neuf mois d’enfer. Ca aurait pu continuer, elle aurait pu ne pas s’en rendre compte et qui sait ce qu’il serait advenu d’elle ? C’est de sa faute. Elle n’a pas les éléments pour comprendre où il veut en venir mais il y’a mille façons d’envisager qu’il soit coupable, mille façons de juger son attitude pour en tirer une conclusion corroborant ses paroles. Ca n’est toutefois pas le centre de ses préoccupations et si Valeryan est figé, Erzsébet est sonnée. « Si j'avais accepté de voir son état, si je m'étais douté un seul instant qu'elle aurait pu en arriver là... » Si.. Si.. tant de si. Elle ne parle plus, elle ne bouge plus, même s’il répare, même s’il tente d’arranger les choses, coquille vide, carapace l’isolant du monde. Elle est déconnectée même si elle n’en a pas l’air, même si ça ne ressemble pas à ce qui précède habituellement une crise. Il sourit, Valeryan, il est fier de son effet, il attend sans doute qu’elle le remercie mais lorsque les yeux vairons se relèvent vers lui, il n’y’a que cette douleur qui perce, cette vieille souffrance. « Elle.. » Les mots restent bloqués au fond de sa gorge un instant. « Elle n’avait pas le droit.. » Une main tremblante passe dans la crinière rousse, tentant de réprimer le flot brutal d’émotions. « Elle me hait à ce point.. » Le barrage craque et ce qu’elle a passé sous silence toute sa vie, toute cette adolescence à se sentir inférieure, jugée, détestée, se heurte à la brutalité de ce qu’elle comprend de tout cela. « C’était quoi le but ?! Je.. j’ai essayé d’être parfaite, j’ai essayé d’être un peu d’Ekaterina, d’être un peu de cette fille qu’elle aimait tant.. j’ai voulu.. je pouvais pas être aussi brillante que toi alors.. » Ca s’emmêle. C’est le choc et la fatigue, c’est l’épuisement qu’elle ressent, les hormones aussi. « J’voulais pas un enfant si vite, au milieu de cette guerre.. je voulais pas être Mangemort ni.. juste un an, tu comprends ? J’voulais juste un an avec Kenan, faire le tour du monde, voir l’Egypte et.. » Elle semble avoir froid, brusquement, s’obligeant à respirer pour ne pas augmenter son taux d’angoisse, ne pas risquer de le perdre, finalement, cet enfant qui lui était tombé dessus par accident.

« J’voulais pas faire honte à père .. » Petite sang-pur désemparée, qui assume sa faute mais vit des remords d’avoir été si imparfaite aux yeux d’Eszter. « Et elle.. elle aurait pu m’arracher la dernière chose qui me tient en vie.. » Les recettes n’ont pas marché, rien n’a marché, pas parce qu’elle était incapable de faire les bons choix, en fin de compte, mais parce que sa mère était folle. Elle l’ignorait encore réellement malade et, quand bien même, nul ne saurait dire si elle lui pardonnerait. Une main s’est posée sur le ventre, inconsciemment. Kenan a lui tout seul n’aurait pas permis à son esprit de supporter l’accumulation, pas alors qu’exister s’était toujours révélé être une sorte de fardeau, « J’suis fatiguée.. » Elle s’est reprise, s’est redressée sur la chaise sur laquelle elle était installée, inspirant profondément, sans réussir à vaincre la sensation de fatigue nerveuse. Elle ose piocher un muffin dont elle coupe un bout mais qu’elle ne mangera pas, l’odeur seule suffisant à lui retourner l’estomac. Elle repose sur le plateau cette tentative infructueuse, se contentant d’observer la mer. On dit que les vagues peuvent calmer les tourments, que la contemplation est apaisante mais ça n’est qu’une fuite pour ne pas voir les jugements de son frère, ne plus faire face à cette journée trop douloureuse. « Tu devrais manger quelque chose.. tu m’as sauvé la vie deux fois aujourd’hui.. » Ses doigts suivent la rondeur qui abrite encore le garçon dans un geste apaisant, comme si une connexion mystérieuse pouvait lui faire ressentir cette étrange tendresse au beau milieu de ce noyau de terreur. « Tu me détestes, toi aussi .. ? » Elle tombe enfin, la question qui la hante depuis tout ce temps. Il est là, oui, mais n’est-ce pas seulement le résultat de son éducation ? N’est-ce pas le grand-frère plein de devoirs plutôt qu’un amour véritable, plutôt qu’un lien de sang ?
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I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Mer 10 Mai - 19:25

- I am decadent, and here I am. -
Je suis : Syriane , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 03/03/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 140 hiboux. J’incarne : Joseph Morgan , et l’avatar que je porte a été créé par : Avatars : Gallifreys, Lux, Hishnack. Signature : Bat'phanie. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Mererid, Priam & Siofra Je parle en : #4E6811



Je suis âgé de : 31 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Co-propriétaire d'une apothicairerie à Pré-au-lard, Cerberus Viperae, et médicomage spécialisé dans les Blessures par Créatures Vivantes. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : je serai fiancé d'ici peu. Champ Libre :

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fragments


Il l'observe, dans l'attente d'une réaction qui ne vient pas. Erzsébet est pétrifiée devant lui, comme s'il venait de lui annoncer le pire. Le sourire de Valeryan s’efface doucement. Il ne réalise pas à quel point cette découverte blesse sa sœur, trop concentré qu'il est sur son état présent et le soin qu'il estime devoir apporter à cet enfant à naître ainsi qu'à sa mère. « Elle.. Elle n’avait pas le droit.. » Il ne sait que dire, que répondre ; oui, leur mère s'est toujours donné tous les droits les concernant, mais il n'a jamais trouvé cela anormal jusqu'à présent. Il n'a pas protesté quand Sissi a été traitée comme une menteuse en manque d'attention, alors qu'il se doutait fortement qu'elle disait la vérité. « Elle me hait à ce point.. » Il avale sa salive, les sourcils froncés et à deux doigts de l'arrêter, de démentir ses propos. Mais il est incapable de réagir, stupéfié par la souffrance d'Erzsébet. Cette souffrance, il en est la cause, indéniablement. Cette incompréhension, face à la colère d'Eszter, il la voit sur son visage ; il peine à imaginer comme il doit être dur d'être détestée par celle qui nous a amené au monde. « C’était quoi le but ?! Je.. j’ai essayé d’être parfaite, j’ai essayé d’être un peu d’Ekaterina, d’être un peu de cette fille qu’elle aimait tant.. j’ai voulu.. je pouvais pas être aussi brillante que toi alors.. » Il tique. Encore une fois, cette manière qu'elle a de se rabaisser, comme si elle ne valait rien comparée au reste de la fratrie. « J’voulais pas un enfant si vite, au milieu de cette guerre.. je voulais pas être Mangemort ni.. juste un an, tu comprends ? J’voulais juste un an avec Kenan, faire le tour du monde, voir l’Egypte et.. J’voulais pas faire honte à père .. » C'est un peu tard pour de telles considérations, pense-t-il, mais il se tait. Inutile d'en rajouter. Au delà de tout cela, ce qui le fait se hérisser est le mot Mangemort. Il la fixe d'un regard brûlant, serrant les dents pour ne pas laisser sa colère éclater. Comment a-t-elle pu en arriver là ? Ce sont les Rackharrow qui l'y ont forcé ? Mais il remarque soudain la manière dont sa poitrine se soulève plus rapidement, et pour quelques temps il oublie cette nouvelle effarante. Une crise approche-t-elle ? « Et elle.. elle aurait pu m’arracher la dernière chose qui me tient en vie.. » C'est à peine s'il l'entend, tant il guette les signes du malaise. Mais rien ne semble venir, rien si ce n'est la tristesse sourde qui émane d'elle et le frappe par vagues, éteignant lentement sa rage. « J’suis fatiguée.. » fait-elle avant de se détourner.

Depuis un moment déjà, elle évite son regard. S'imagine-t-elle qu'il va se mettre à crier sur elle, à lui rappeler que si tout ceci est arrivé, c'est avant tout par sa faute à elle ? Elle qui a laissé un Rackharrow la toucher, qui s'est éprise d'un homme qui n'aurait jamais sa place dans leur famille – du moins, pas tant que Valeryan serait en vie. C'est sûrement tout ce qu'elle pense de lui, bien qu'elle ait avoué avoir besoin de sa présence. Les lèvres pincées, il observe ses gestes et ne manque pas de remarquer qu'elle est incapable d'avaler un ridicule morceau de gâteau. « Tu devrais manger quelque chose.. tu m’as sauvé la vie deux fois aujourd’hui.. » Valeryan secoue le menton, refusant poliment. Il n'a pas vraiment la tête à ça. Il suit son regard, comme pour trouver lui aussi la réponse qu'elle a l'air de chercher dans les embruns. « Tu me détestes, toi aussi .. ? » Aussitôt, ses yeux reviennent se fixer sur elle. La réponse ne se fait pas attendre, vive et sans appel. Presque sèche, tant il est blessé qu'elle s'imagine une telle chose. « Non. » Il tente d'être plus doux tandis qu'il ajoute : « Et Ezster non plus. Elle est malade, Sissi. Ce n'est pas quelque chose qu'elle contrôle, ni qui puisse être soigné. » Elle n'y survivra pas, manque-t-il d'ajouter, mais sa gorge se noue et il plonge dans un silence contrit. Comment pourrait-il lui faire comprendre ? Toutes ces certitudes sur lesquelles Erzsébet semble s'être construite, il ne peut les défaire en un jour. Peut-être même pas en une vie. Comment lui redonner confiance en elle, quand lui-même a passé ces derniers mois à se demander à quel moment il a perdu le contrôle ? « On fait tous des erreurs. » À peine plus qu'un murmure, qui lui échappe malgré lui.

Il décide de la détourner de ces choses épineuses, de ces regrets qui ne servent à rien. Il n'a pas répondu à toutes ces questions silencieuses qu'elle lui a lancé, muré dans sa culpabilité et dans la rigueur de son éducation. Si tu m'avais écouté. Si tu n'en avais pas fait qu'à ta tête, telle une enfant gâtée. Il ne peut s'empêcher de penser comme l'aîné, le raisonné, car qui d'autre remplirait le rôle ? Il lâche un soupire. « C'est toi qui devrais manger, pas moi. Je vais te préparer de quoi dormir ce soir, et une de ces potions qui te permettront de te nourrir et de reprendre des forces. » Mais il a du mal à cacher la tension qui s'est emparée de lui, tandis qu'il songe à nouveau à ses mots... Erzsébet, mangemort à son tour... Il retient difficilement les larmes, mais pas les mots. « J'ai tout fait pour que ça n'arrive pas, pour qu'ils ne vous aient jamais. » Soudain, il est incapable de cacher sa désillusion. Pour ne pas qu'elle voit ses yeux qui s'embuent, il se lève brusquement et lui tourne le dos, s'appuyant au balcon. L'envie de frapper dans un mur le tenaille, de laisser sortir la boule qui s'est formée dans son ventre. Le sacrifice de ses convictions, n'aura au final servi à rien. Les émotions prennent le dessus ; il ne s'est pas encore habitué à la vivacité nouvelle de celles-ci. Il ne se contrôle plus comme autrefois, et ce qui pourrait sembler minime aux yeux d'Erzsébet le plonge dans un mélange d'accablement et de fureur. La mâchoire serrée, ses doigts se serrent sur la rambarde jusqu'à ce que ses phalanges blanchissent et qu'enfin, son souffle commence à se calmer.

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Times that I've seen you lose your way, You're not in control and you won't be told. All I can do to keep you safe is hold you close, Hold you close til you can breathe on your own. Hold tight; you're slowly coming back to life. Let go of all your haunted dreams tonight. birdy

Parchemin envoyé Jeu 11 Mai - 19:03

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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 924 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, Hishnack & Texas-Flood ♥︎ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de cinq mois. Champ Libre :

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Fragments.Valeryan Grimstone & Erzsébet RackharrowWe define ourselves by our family. From birth we share their names, entrust them to protect that which we hold most dear. We value them above all others, and yet inevitably, we are forced apart. Promises are made then left unkept. (The Originals) Il ne la déteste pas. Il le répèterait mille fois qu’elle douterait ces mêmes mille fois, abandonnée aux incertitudes depuis trop de temps, plante vénéneuse qui ne trouvait plus ses racines. « Et Ezster non plus. Elle est malade, Sissi. Ce n'est pas quelque chose qu'elle contrôle, ni qui puisse être soigné. » Et elle détourne le visage, elle refuse de penser à sa mère, de lui donner la maladie comme excuse, de lui offrir le pardon salvateur, baignée de ces années de rancune qu’elle ne peut plus rationaliser, ancrée comme jamais dans cette colère. Elle aurait pu perdre cet enfant par la faute de cette mère complètement folle. Et quelque chose s’éveille, là, au fond de ce coeur capricieux qui s’acharne à battre, envers et contre toutes les injustices de la vie. « On fait tous des erreurs. » Sans doute, elle la première. Elle qui découvrait chaque jour depuis plusieurs mois de nouvelles palettes de sentiments, d’émotions, comme un être de l’eau redécouvrant les océans après les avoir entièrement oublié. Il la voit comme une enfant totalement irréfléchie, imprudente, elle le lit dans les yeux de ce frère trop rigide, trop parfait, dont la lumière n’a toujours fait que renforcer l’ombre, sans qu’il ne veuille le voir. Eût-il été moins empreint de clarté qu’elle ne se serait certainement pas enfoncé si loin dans l’obscurité. Il affirme qu’il va lui préparer de quoi pouvoir manger, de quoi parvenir à dormir aussi mais tout ce qu’elle perçoit, progressivement, ce sont les larmes qui menacent au bord des yeux de son aîné, cette humidité qu’il retient trop bien. « J'ai tout fait pour que ça n'arrive pas, pour qu'ils ne vous aient jamais. » Il se détourne, désireux de lui cacher ce qu’il doit voir comme une faiblesse et elle ne prononce toujours pas le moindre mot. Elle ne voit plus que son dos, Sissi, mais elle ne bouge pas, pas durant plusieurs longues secondes. Ca n’est qu’après que le silence se soit imposé, qu’après que le chant des oiseaux ait repris ses droits qu’elle entreprend de se lever, doucement, calmement, pour le rejoindre.

Elle a récupéré la main masculine, sans brutalité, et a relevé la manche, de ces gestes prudents qu’elle n’avait jamais eu avec lui, qu’elle n’avait d’ailleurs qu’avec bien peu de personnes. Elle a replié le tissu comme si elle domptait un animal sauvage, avec un paradoxe de respect et d’assurance. C’est la Marque, qu’elle dévoile, ce serpent caractéristique, après quoi elle relève ses propres manches, les deux, prouvant ainsi à Valeryan qu’elle est intacte de cette terrible soumission qui enchaînait jusque dans l’épiderme bien des Mangemorts. « Tu as sacrifié ce que tu pouvais pour réparer mais ça n’aurait pas suffi. Tu ignores depuis combien de temps ils essayent avec moi. Les anglais croient trop aisément qu’être fourchelangue, c’est être de ces descendants de Salazar qui vouent de drôles de cultes au pouvoir absolu. » Il n’y’a plus d’agressivité ou de douleur dans le ton qu’elle emploie, seulement une réalité, la conscience et la connaissance de l’histoire que, finalement, Eszter n’avait jamais voulu transmettre à ses enfants, rares motifs de disputes avec Soren. « Tu me connais mal et eux ne me comprennent pas. » Là non plus, pas d’agression, pas le timbre des reproches. « J’ai choisi de sauver mon mariage, ce que j’avais gagné, l’homme que j’aime, et aujourd’hui, je ne regrette pas parce que j’ai un enfant à protéger de cette réputation de traitres qu’Ekaterina nous fait supporter. » Elle hésite à trouver sa main, elle approche la sienne puis abandonne, la reposant sur la rambarde, finalement d’une grande lâcheté en matière de contacts. « Je recommencerais sans hésiter, tout comme toi. On sait tous les deux que cela ne fera pas de nous des Mangemorts convaincus. » La neutralité, le plus grand des sacrifices finalement, pour eux, pour des Grimstone à la farouche indépendance, même si elle n’était pas exemplaire, même si ses travers pouvaient la faire paraître comme une partisane qui refuse de se l’avouer. « Aucun Rackharrow ne m’obligera jamais à faire ce que je refuse, un Grimstone ne plie pas. » Un clin d’oeil, un sourire doux. Peut-être le recul d’une rancoeur sempiternelle. « Père et Leik sont en sécurité, c’est tout ce qui compte.. » En un sens, chacun à leur manière, ils évitaient la conversion des autres, même si intégrée à une autre lignée, Sissi avait moins de poids que Valeryan. « Le Département de Recherche et Développement n’est pas le plus exposé. Cesse de te rendre responsable de chacun de nous. » Le regard vairon contemple l’océan, y cherchant peut-être une forme de paix, un calme momentané, illusoire de bien des manières. Le Pays de Galles restait un refuge relativement sûr, son frère pourrait au moins comprendre cela, du moins elle l’espérait.
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I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Ven 16 Juin - 0:46

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Je suis : Syriane , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 03/03/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 140 hiboux. J’incarne : Joseph Morgan , et l’avatar que je porte a été créé par : Avatars : Gallifreys, Lux, Hishnack. Signature : Bat'phanie. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Mererid, Priam & Siofra Je parle en : #4E6811



Je suis âgé de : 31 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Co-propriétaire d'une apothicairerie à Pré-au-lard, Cerberus Viperae, et médicomage spécialisé dans les Blessures par Créatures Vivantes. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : je serai fiancé d'ici peu. Champ Libre :

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Le contact léger de ces doigts, qui relèvent avec précaution les manches de l'aîné. Il ouvre des billes étonnées, comme si tous les moments d'intimité qu'ils ont déjà partagé ce soir ne suffisent pas pour qu'il ose y croire ; pour qu'il se permette d'espérer une véritable réconciliation avec cette soeur qu'il n'a jamais réussi à comprendre. Peut-être qu'au final, ils pourraient prendre soin l'un de l'autre sans forcément être en accord. Il le sait, il le lit dans ses yeux ; qu'importe ce qu'il dirait, elle ne changerait jamais d'avis et ne quitterait jamais volontairement les bras de son époux. Mais il a de moins en moins l'impression de l'avoir perdu pour de bon, au contraire. Qu'importe ce qui a poussé Sissi à le laisser entrer dans son monde, il en est reconnaissant. Mais ses yeux se posent sur la Marque, qu'elle a dévoilé, et son ventre se tord de dégoût pour lui-même. Traître à ses convictions. Vendu. Esclave. Il ne jette qu'un coup d’œil haineux à sa propre peau, bafouée et souillée par l'encre maudite, et son visage se referme d'autant plus. « Tu as sacrifié ce que tu pouvais pour réparer mais ça n’aurait pas suffi. Tu ignores depuis combien de temps ils essayent avec moi. Les anglais croient trop aisément qu’être fourchelangue, c’est être de ces descendants de Salazar qui vouent de drôles de cultes au pouvoir absolu. » Il hausse un sourcil, la mine toujours sombre surtout lorsqu'il imagine Erzsébet être courtisée par les mangemorts, telle la proie dont les charognards attendent le plus petit signe de faiblesse.

Il n'a jamais été profondément dérangé par le don inhabituel de Sissi. S'il ne porte guère Daksha et ses congénères dans son cœur, c'est plus par crainte que Sissi ne les contrôle pas véritablement que par dégoût pour les serpents, ou pour la relation qu'elle semble nouer avec eux grâce à cet effarant langage. Il connaît bien les risques liés à ces animaux, qui même après des années à vivre avec un être humain sont toujours aussi peu prévisibles. Leur mère n'est à l'évidence pas de cet avis et ne l'a jamais été, mais il ne peut que comprendre la facilité avec laquelle le fourchelangue peut être lié aux mages noirs et leurs usages. Comment ne pas s'interroger sur l'influence qu'un tel don a sur Erzsébet ? Comment ne pas craindre voir les Grimstone sombrer à nouveau, après des générations de neutralité et de paix, loin des sphères du noir pouvoir ? Il ne lui a donc jamais tenu tête, convaincu des bienfaits de ses décisions et de ses conseils, prêt à tout pour satisfaire cette mère aux rêves inassouvis. « Tu me connais mal et eux ne me comprennent pas. » Il la fixe d'un oeil dénué d'émotions, car malgré l'absence de reproche dans sa voix, il reçoit ses mots comme des flèches ; oui, il la connaît mal, et s'il lui en veut de l'avoir toujours fuit ou repoussé, il s'en veut surtout de ne pas avoir été celui dont elle avait besoin. Leik, en revanche, avait semblé remplir ce rôle à la perfection... Une douce rancoeur l'enserre, quand il revoit ses cadets si proches. Mais lui avait Ekaterina, après tout, et ce n'est qu'à présent qu'il réalise à quel point il est seul sans elle, au sein de cette fratrie bancale. « J’ai choisi de sauver mon mariage, ce que j’avais gagné, l’homme que j’aime, et aujourd’hui, je ne regrette pas parce que j’ai un enfant à protéger de cette réputation de traîtres qu’Ekaterina nous fait supporter. » Il ne peut que comprendre, malgré sa déception, malgré la tristesse et l'amertume qui continuent de danser en son sein. Elle a fait un choix douloureux, mais nécessaire. Il ne manque pas ce geste hésitant, avorté, cette main qui se lève puis retombe.

D'un geste nerveux, l'aîné remet sa manche en place. Même s'il ne laisse rien paraître, il est soulagé d'avoir vu les bras nus d'Erzsébet, d'entendre qu'elle ne s'abandonnera pas volontairement aux mangemorts comme les Rackharrow. « Je recommencerais sans hésiter, tout comme toi. On sait tous les deux que cela ne fera pas de nous des Mangemorts convaincus. » Un discret hochement du menton, comme s'il hésitait à être en accord avec elle - cela n'a rien de naturel pour lui, bien au contraire. « Aucun Rackharrow ne m’obligera jamais à faire ce que je refuse, un Grimstone ne plie pas. » L'ombre d'un sourire se dessine sur les lippes de Valeryan. Ainsi, elle a retenu ces mots tant répétés par Soren et en a fait son propre leitmotiv. Elle est bien une Grimstone, contrairement à ce qu'elle s'acharne à faire croire au monde. « Père et Leik sont en sécurité, c’est tout ce qui compte.. Le Département de Recherche et Développement n’est pas le plus exposé. Cesse de te rendre responsable de chacun de nous. » Le sourire s'évapore, laissant place à une expression songeuse. Il laisse les derniers mots glisser, n'y accordant aucune forme d'attention ; il est incapable de remettre en question sa place, ne s'étant jamais vu autrement que responsable de cette famille, au même titre que Soren. Recherche et développement, ce sont les termes qui l'ont fait réagir... un département plutôt prestigieux, qu'on intégrait pas facilement et ce depuis toujours. « Comment peux-tu penser valoir moins que n'importe lequel d'entre nous, quand tu es sûrement la plus intelligente et la plus prometteuse ? » Un murmure qui lui échappe tandis qu'il observe ce visage tourné vers la grande bleue, sans doute vers des rêves qu'il ne peut percevoir, qu'importe à quel point il essaie. « En un autre temps et si tu n'avais pas travaillé pour eux, j'aurais été fière de toi, et nos parents aussi. » Il secoue le menton, dépité de s'entendre dire de telles choses. « Mais je n'y arrive plus. Tout ce qui semble compter, c'est que tu sois à l’abri. Loin des conflits, loin de la folie des sorciers... Ne te trompes pas sur leur compte, Erzsébet. Ils ne te demandent peut-être pas grand chose pour l'instant, mais un jour ou l'autre, ils voudront plus. Ils ne peuvent se contenter de si peu, pas pour longtemps. Surtout si tes connaissances et tes services leur sont précieux. Ils feront tout pour te garder, pour te marquer comme un animal... » Il lève une main hésitante, ses doigts effleurant la joue de sa sœur. Malgré cette image implacable qu'elle tente de donner, il sait bien qu'elle est loin d'être incassable ; qu'ils pourraient briser sa volonté, s'ils s'attaquaient à celui qu'elle aime. « Dans ce monde-ci, nous devons nous faire discrets, Sissi. Le sens des négociations n'a aucun poids, face à la folie d'un homme assoiffé de sang, de pouvoir. Mettre un pied dans ces rouages, c'est mettre un pied dans la tombe. » Peut-être est-il trop dur, trop franc, mais elle doit réaliser ; elle doit voir la réalité, violente et sans pitié, qui l'attend si elle continue sur cette pente glissante. « On dirait que je ne serai jamais autre chose que le grand frère trop sérieux. » Avec un rire maladroit, il l'attire contre elle comme pour ne plus sentir le poids de son regard. La main posée sur sa crinière rousse, il sourit en voyant qu'il pourrait poser son menton sur le haut de sa tête s'il le voulait. « S'il te plaît, ne m'en veux pas de n'attendre que le pire... » Un soupire de lassitude, tandis que ses erreurs le rattrapent plus vite qu'un feu de forêt. « Et d'avoir pourtant refusé de le voir, quand il était juste sous mes yeux. » Est-ce son cœur qui s'allège un tant soit peu, cette curieuse sensation de chaleur ?


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Parchemin envoyé Ven 16 Juin - 14:40

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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 924 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, Hishnack & Texas-Flood ♥︎ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de cinq mois. Champ Libre :

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Fragments.Valeryan Grimstone & Erzsébet RackharrowWe define ourselves by our family. From birth we share their names, entrust them to protect that which we hold most dear. We value them above all others, and yet inevitably, we are forced apart. Promises are made then left unkept. (The Originals) « Comment peux-tu penser valoir moins que n'importe lequel d'entre nous, quand tu es sûrement la plus intelligente et la plus prometteuse ? » Le silence et le regard sur cet horizon sublime. Elle se souvient des rares fois où ils sont allés en Norvège, où elle a vu les étendues blanches et pures d’un manoir qui ne serait jamais sien, prestigieux héritage de son aîné. Elle se souvient avoir longtemps jalousé le fait qu’il soit le garçon parfait à qui l’on confierait des générations de richesses et de connaissances. Lui, le grand frère qui avait le droit de courir dans la neige et elle, prisonnière des murs chauds, des vieilles pierres digne d’un vaste château. « Je suis la pomme empoisonnée de notre héritage. » C’est ainsi qu’elle avait vécu toute son enfance, toute son adolescence, en ne se construisant que sur les jugements négatifs de la sublime et parfaite Eszter, sans jamais entendre la fierté et la tendresse d’un père. « En un autre temps et si tu n'avais pas travaillé pour eux, j'aurais été fier de toi, et nos parents aussi. » « Mère ne sera jamais fière de rien. » Ca tranche, ça coupe, venin, poison d’une rancoeur infinie. Elle n’a pas détourné les yeux du bleu de la mer, appuyée sur la rambarde de ce balcon sur lequel ils dominent la vue. Souffrance trop ancienne pour la taire, pour l’étouffer ou la détruire. A Eszter, elle ne pouvait pardonner. Les doigts autour de son cou gracile la hantent encore jour après jour, jusque dans les cauchemars qui, lorsqu’elle trouvait le sommeil, parvenaient à la perturber. « Mais je n'y arrive plus. Tout ce qui semble compter, c'est que tu sois à l’abri. Loin des conflits, loin de la folie des sorciers... Ne te trompes pas sur leur compte, Erzsébet. » Et cette fois, elle tourne le visage vers Valeryan, calmement. Pourquoi la voudrait-il loin des conflits ? Elle n’est qu’une poussière dans l’arbre généalogique, qu’un détail oubliable. Ekaterina avait été la beauté incandescente, l’enfant chérie, parfaite, aux yeux de sa petite soeur qui ne s’estimait plus que comme une erreur depuis trop d’années pour les compter. Il était le jumeau, il n’y’avait que d’elle qu’il devait se soucier. Les contradictions s’étirent malgré ce qu’ils se sont dit ce soir-là, malgré ce qui semblait être un pas vers la réconciliation. Elle ne peut se défaire de la vision erronée qu’elle a d’elle-même.

Les Mangemorts étaient assoiffés de pouvoir, de conquête, d’une supériorité illégitime. Leur sang pur n’était pas toujours bleu et leur stupidité devrait souvent les priver de leur droit d’ouvrir la bouche mais ni Valeryan ni Erzsébet n’y pouvait rien. Pions sur l’échiquier. Elle avait admiré le Lord pour ce qui n’importait à personne, elle avait vu dans l’attitude et les gestes de ce sorcier une assurance indéniable mais surtout une parfaite maîtrise du fourchelang. Les choses étaient différentes, désormais, elle n’avait plus besoin de se raccrocher à un modèle, plus besoin de prouver qu’elle pouvait être meilleure qu’Erin, meilleure que leur mère elle-même. Le sourire qui se dessine, en coin, sur les lèvres de Sissi est empreint de fourberie, d’une ombre dissimulée. Pas la gamine fragile ni la Serdaigle paumée, le chapeauflou de Poudlard, funambule entre la sagesse et le calcul. Nul ne la marquerait comme un animal parce qu’elle n’en était pas un, parce qu’elle ne comptait pas se laisser faire, quitte à riposter de la plus désagréable des manières. « Le pouvoir est une roue versatile. » Jamais immuable, jamais éternel, presque entité capricieuse qui ne s’offre que pour mieux s’arracher, dans le sang et la douleur, des mains de ceux qui le tiennent trop serré près du coeur. « Savoir c’est pouvoir, n’est-ce pas ? » Question rhétorique, évidemment, ils savent tous les deux que la devise de leur lignée n’est pas sans fondement. « Et qu’est-ce que le département de recherche sinon un étalage sans fin d’archives, de livres, de connaissances ? » Elle lui souffle sans le dire les conditions de sa reddition, de la contrepartie à ce qu’elle avait à offrir. Elle n’a guère besoin d’expliciter sa pensée, elle sait Valeryan brillant, elle connait sa capacité de déduction et, pire encore, elle a conscience qu’il est capable de voir la dualité de sa cadette, l’intellect non dénué d’une certaine forme de noirceur bien à elle, pas liée à un quelconque désir de pouvoir mais à une soif de liberté ; faire ce qu’elle veut comme elle le veut, sans demander l’avis d’autrui, d’un dictateur ou d’un roi. Désobéir, provoquer, se révolter, s'il le faut. Et ce qu’elle engrange au fil des années, elle le conserve précieusement, boîte de Pandore qu’elle pourrait ouvrir par vengeance. « Et puis j’ai suffisamment de tatouages, qu’ils n’imaginent pas pouvoir me coller ce truc au goût douteux. L’amour des serpents trouve ses limites dans l’élégance. » Par pitié, qu’on l’apprenne aux petites héritières prétentieuses effarouchée par quelques runes sur l’épiderme et qui se promènent avec un crâne sur le bras.

« On dirait que je ne serai jamais autre chose que le grand frère trop sérieux. » Il rit et elle s’en étonne, ce rire maladroit qui la décontenance, si bien qu’elle termine entre les bras de son frère sans avoir le temps de s’en rendre compte, crispation d’abord à ce contact inattendu. Elle se détend ensuite, accepte lentement l’intrusion, bercée par les bruits de la nature. « Et d'avoir pourtant refusé de le voir, quand il était juste sous mes yeux. » Les bras se referment autour de l’aîné, appui certain pour compenser la fatigue, l’agitation de son coeur mis à rude épreuve. « Seulement si tu me promets de partir. Si ça tourne mal, promets-moi d’aller en Norvège avec père. » Ce père auquel elle en veut mais qu’elle ne veut pas voir mourir de la main des Mangemorts. Et il y’a dans le ton de sa voix la terrible acceptation de sa propre mort, parce qu’elle ne se déferait ni des Rackharrow ni de son enfant, elle n’abandonnerait pas son fils pour sauver sa peau. Maigre réconfort d’imaginer qu’au moins, les Grimstone avec qui elle était en conflits ne s’éteindraient pas.
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Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Mar 1 Aoû - 22:33

- I am decadent, and here I am. -
Je suis : Syriane , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 03/03/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 140 hiboux. J’incarne : Joseph Morgan , et l’avatar que je porte a été créé par : Avatars : Gallifreys, Lux, Hishnack. Signature : Bat'phanie. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Mererid, Priam & Siofra Je parle en : #4E6811



Je suis âgé de : 31 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Co-propriétaire d'une apothicairerie à Pré-au-lard, Cerberus Viperae, et médicomage spécialisé dans les Blessures par Créatures Vivantes. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : je serai fiancé d'ici peu. Champ Libre :

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fragments


Tant d'amertume sur ses lèvres. Il sent la colère qui gronde, il peut presque entendre les battements du cœur aigri et blessé. Il n'a pas vu, l'imbécile. Il n'a pas remarqué ce qui se déroulait juste là, sous ses yeux pourtant attentifs. Sans doute était-il trop concentré ailleurs... Plongé dans son monde. Le médicomage sans grande ambition mais épris de ses recherches, qui espérait trouver la paix dans le secret de son laboratoire. Loin des yeux inquisiteurs, des mots qui pressent, de ces devoirs auxquels il se promet pourtant d'obéir un jour. Loin de ceux qu'il s'est pourtant juré chaque jour de cette vie de protéger. Quel aveugle, quel parjure ! C'est en voyant Père qu'il a commencé à comprendre. Son modèle qui se perd, qui s'égare, juste un temps. Pas assez pour ne pas reprendre pied, mais assez pour que le fils prodige voit à travers les failles. Père qui se morfond, qui se blâme ; père miroir. Comment a-t-il pu l'imaginer sans failles ?

Mais surtout, comment tenir tête à la cadette qu'il a tant laissé à elle-même ? Elle ne voulait pas de ma main tendue, ah la belle excuse qu'il s'est répété et qui à présent sonne comme une fuite, une terrible facilité. Il est là, le résultat. Elle ne se voit que comme un fruit qui a poussé sur le mauvais arbre, une source continuelle de déception pour ceux qui l'ont amené au monde. A-t-elle raison d'affirmer qu'Eszter ne serait jamais fière ? Il n'est pas assez hypocrite pour lui tenir tête, alors il se contente de pincer les lèvres et de baisser le menton, presque honteux d'avoir été adoré par cette mère incapable d'aimer chacun de ses enfants. « Le pouvoir est une roue versatile », affirme-t-elle. Comme si elle arpentait les chemins sinueux de la politique depuis des années... Le sourire sur les lèvres de la cadette tire un regard étonné à Valeryan. Que signifie-t-il ? Se pense-t-elle plus maligne que tous les autres, tous ceux qui plongeraient leurs dents dans la chaire de leurs ennemis pour accéder aux miettes du pouvoir ? « Savoir c’est pouvoir, n’est-ce pas ? Et qu’est-ce que le département de recherche sinon un étalage sans fin d’archives, de livres, de connaissances ? » Il secoue doucement le menton, partagé face à tant d'assurance. D'un coté, il ne peut guère la contredire ; de l'autre, il est consterné de voir qu'elle ne prend pas au sérieux ses avertissements - et surtout, qu'elle prend au pied de la lettre cet adage certes précieux. « Et puis j’ai suffisamment de tatouages, qu’ils n’imaginent pas pouvoir me coller ce truc au goût douteux. L’amour des serpents trouve ses limites dans l’élégance. » Il la reconnaît bien là, dans cet élan de rébellion un brin arrogant. Elle est au dessus de tous ces vauriens, ces idiots qui courent se faire marquer comme des agneaux tendant le cou au loup. En cela, il ne peut guère la contredire. Mais s'imagine-t-elle qu'il lui suffirait de protester ? Qu'en s'écriant « ce tatouage ne me plaît pas, il est dénué d'originalité et de bon goût », elle s'en sortirait à bon compte ? Non qu'il la pense stupide, mais à l'heure actuelle c'est une enfant qu'il a devant lui, non une adulte comme il commençait à le penser. Il s'abstient cependant de l'exprimer, se contentant de l'attirer contre lui, peut-être aussi pour se forcer à se taire.

La rigidité de sa posture n'échappe pas à l'aîné. Il s'apprête à s'écarter quand il sent qu'elle se détend enfin contre lui, ses doigts posés avec légèreté contre la crinière rousse. Quand elle l'enlace, il ne peut plus contenir un sourire d'enchantement. Mais les mots font aussitôt disparaître la joie sur ses traits. « Seulement si tu me promets de partir. Si ça tourne mal, promets-moi d’aller en Norvège avec père. » Il ne la lâche pas pour autant. Le cœur serré de l'entendre demander de telles choses, il réalise qu'il n'est pas le seul dont les désillusions grandissent comme fleurs au soleil. « Personne n'ira nulle part, Sissi. Et surtout pas moi. » Il ferme les yeux, un lourd soupire s'échappant de ses lèvres. Milles émotions bouillonnent encore sous la surface, trop pour un seul jour, si bien qu'il se sent presque saoul ; la tête lui en tourne de tant ressentir, de comprendre des choses longtemps mises de coté, ignorées. Il n'arrive plus à faire le tri, mais y est-il jamais parvenu ? Juste parce que sa vie était si bien rangée toutes ces années durant, cela signifie-t-il qu'elle avait plus de sens qu'à présent qu'il n'y voit plus très clair ? Au contraire, peut-être aurait-il longtemps encore été aveugle si la tempête ne l'avait pas emporté. « Mais je te le promet. » Une concession. Un nouveau soupire. Il sait que si elle perdait la vie, les choses ne se passeraient sûrement pas de la sorte. Avant même d'être griffé, il n'était déjà pas de ceux dont le calme, pourtant parfait, est entièrement honnête. Si quelqu'un touchait à un des siens, il sèmerait la mort et la destruction, avant d'emmener les autres loin de l'Angleterre. Y compris s'il s'agissait de Leik... Autant de promesses mortelles qu'il se garde d'exprimer, préférant offrir l'image d'une eau que rien ne peut troubler. Même Sissi ne doit pas savoir qu'il n'est pas aussi avisé qu'elle se l'imagine, qu'en de rares occasions le feu qui brûle dans ses veines prend le dessus sur la raison.

Il n'ajoute rien, car déjà il prie pour que l'étreinte s'éternise ; oubliant, sans doute, que rester debout doit être fatiguant pour sa cadette. Le moment est trop rare pour qu'il s'en sépare aisément. Il s'accroche à ce fragment de bonheur, craignant qu'en la relâchant, les mots échangés perdent soudain toute leur force.

© TITANIA


hold tight
Times that I've seen you lose your way, You're not in control and you won't be told. All I can do to keep you safe is hold you close, Hold you close til you can breathe on your own. Hold tight; you're slowly coming back to life. Let go of all your haunted dreams tonight. birdy

Parchemin envoyé Mer 2 Aoû - 19:20

- I am decadent, and here I am. -
Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 924 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, Hishnack & Texas-Flood ♥︎ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de cinq mois. Champ Libre :

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Fragments.Valeryan Grimstone & Erzsébet RackharrowWe define ourselves by our family. From birth we share their names, entrust them to protect that which we hold most dear. We value them above all others, and yet inevitably, we are forced apart. Promises are made then left unkept. (The Originals) L’étreinte s’étire en silence, inhabituelle. Tendresse partagée qu’elle ne pensait pas obtenir un jour. Erzsébet n’était pas Ekaterina, elle n’était pas celle qui manquait à son frère ni même celle dont il avait besoin, sans doute là par devoir, au moins en partie. Qu’avaient-elles en commun, après tout ? Même le roux de leurs cheveux était différent. La promesse n’est qu’une concession, elle le sait, comme elle sait qu’il ne partirait pas sans elle en Norvège, comme elle sait qu’il serait assez têtu pour la juger incapable de prendre une décision et faire le choix à sa place. La fatigue écrase les éventuelles protestations. Elle a fermé les yeux, perdue contre Valeryan, bercée par la respiration régulière. Journée bien trop chargée en émotions. La position ne devient inconfortable qu’après de longues minutes sans qu’aucun son ne soit échangé, sans qu’une parole ne rompe la quiétude des lieux et le souffle se coupe brusquement. Hypersensibilité qu’elle peut enfin expliquer comme le résultat de toutes ces potions aux dosages falsifiés que son organisme n’a pas pu éliminer. La main posée sur le côté de son ventre, elle s’oblige à respirer profondément, lentement. « Si j’ai l’idée stupide de vouloir un autre enfant un jour, rappelle-moi l’enfer que ça a été pour celui-ci. » La douleur s’estompe, simple petit coup qui n’aurait eu absolument aucun impact si elle avait été dans un état convenable, reposée et correctement suivie. « Je.. vais m’allonger. » Sans prendre une seconde pour aller ranger les pâtisseries, elle traverse la chambre pour rejoindre celle qui se trouve en face.

Assise au bord du lit aux draps rouges, elle soupire, se laisse quelques secondes pour se calmer. Ne pouvait-elle pas savourer neuf mois de paix ? Ne pouvait-elle pas simplement profiter de ce qui était supposé être l’étape la plus importante de sa vie ? Donner un héritier, d’un rêve à un cauchemar. La simple idée de croiser son reflet dans le miroir de la coiffeuse la dérange au point qu’il est teinté magiquement lorsqu’elle ne l’utilise pas et voilà des mois qu’elle ne s’est pas assise devant pour se maquiller ou se coiffer. Lorsqu’elle s’installe enfin, les bras autour d’un coussin, allongée sur le côté, son regard se perd par la fenêtre, dans ce désir absurde de s’échapper de cette réalité. Elle n’a entendu son frère qu’au travers d’une sorte de voile, les pensées embrumées. « Il y’a un passage vers la cave, en bas. » Une vaste cave ordonnée, où la Gargouille semblait veiller à ce que rien ne soit dérobé, vestige de ce qu’était sans doute la demeure avant d’être rénovée - c’est du moins ce qu’un oeil étranger interpréterait tant le contraste est grand entre l’intérieur et le sous-sol. « Daksha te guidera. » Espoir vain que les deux se tolèrent réellement.

Somnolence persistante qui ne cède pas la place au sommeil réparateur, la sorcière bloquée entre deux états, avec le goût amer de la trahison sur la langue. Eszter avait-elle espéré la voir mourir d’épuisement ? Elle étouffe les larmes contre le coussin au moment où Valeryan revient. N’était-il pas reparti, depuis ? Combien de temps s’était-il écoulé, d’ailleurs ? Elle avale sans protester le contenu de la fiole qui lui est tendue mais elle ne parvient pas à garder ce premier mélange, fuyant rapidement vers la salle de bains. Ca n’est qu’après avoir bu une potion avec pour unique but de la faire dormir que l’état semble s’apaiser, petite créature rousse retournée dans son lit, la main accrochée fermement à celle de son frère. Me laisse pas toute seule paraît supplier toute sa posture. Kenan n’apprécierait pas de trouver son beau-frère entre les murs du manoir alors même qu’il était en froid avec Erzsébet mais lui laissait-elle seulement le choix ? Le médicomage ne pouvait guère faire passer les querelles enfantines avant la santé d’une patiente, encore moins lorsqu’il s’agissait de sa cadette.  
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