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WAY DOWN WE GO. (ARSEVIA)

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Parchemin envoyé Ven 14 Avr - 1:23

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Je suis : Gallifreys aka Lexxie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 07/04/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 672 hiboux. J’incarne : Holland - la rouquine - Roden , et l’avatar que je porte a été créé par : un créateur de bazzart, merci . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Astra Black, Gideon Peverell, Skander Lupin. Je parle en : #??????



Je suis âgé de : 27 années brisée , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : prisonnière des mangemorts, ils tentent de m'exploiter pour mon don. Quand comprendront-ils enfin que je ne contrôle rien, qu'ils m'achèvent je n'en peux plus. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : c'est plutôt complexe, je suis complètement perdue.
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WAY DOWN WE GO
ARSENIUS BLACK & AVIA SPUDMORE



5 AVRIL – CACHOTS, POUDLARD

Cinq mois. C’est long de passé cinq mois enfermé dans une sorte de geôle de fortune. Elle aurait préféré mourir que de se retrouver là. Les autres ont réussi à rejoindre la Grande Salle, pas elle. Elle a voulu les couvrir pour qu’ils puissent transplaner quand un sort l’a frappé de plein fouet, la faisant s’effondrer inconsciente et baignant dans son propre sang sur le sol. Elle a cru mourir, - elle aurait préféré, du, mourir. Car être ici, c’était pire que la mort. Pire que les enfers. La vie est cruelle. Son propre père lui avait fait face, dévoilant à ses comparses mangemorts que sa traitresse de fille était voyante, la condamnant à un destin tragique. Elle ne l’avait pas revu son père, c’était sans doute mieux ainsi. Elle n’avait pas vu grand monde à vrai dire. Des mangemorts qui voulaient des informations sur l’Ordre, mais elle ne savait rien de plus que ce qu’ils avaient trouvé. Elle avait des noms, connus : Skander Lupin, Ekaterina Flamel, Tristan Flamel, Lothar Lupin, Zekeriah Shafiq et tant d’autres. Rien qu’elle ne puisse leur apprendre. Avia n’était pas une membre de section d’attaque elle ne connaissait rien des plans de ses alliés, rien. Elle était ignorante, sous la torture aussi. Puis ils avaient tenté de lui soutirer une vision. Mais ça ne fonctionnait pas comme ça, elle n’était pas capable de le faire sur commande, elle n’avait jamais été capable. Elle commençait à peine à appréhender son don avant que son monde ne bascule. Elle était novice, et les interrogatoires successifs des mois durant n’arrangeaient rien. Elle n’était simplement pas en confiance voilà tout. Son don était basé sur la confiance, celle d’autres personnes, et aussi en elle-même. Et là, tout s’était effondré. Elle n’avait aucune confiance en ces geôliers, ni en elle-même.

Une cellule spartiate. Elle n’était pas très bien. Les cachots de Poudlard n’avaient jamais été sa partie préférée du château. Elle avait affectionnée la tour Gryffindor, mais jamais les cours de potions dans les sous-sols. Pourtant, c’est ici qu’elle était dans une salle de classe vidée de ses tables, et de ses ustensiles de potion, ne lui laissant qu’un lit de fortune. Une couverture dans un sale état et on lui apportait de quoi se nourrir, se laver, et se changer de temps en temps. Elle s’évertuait à ne pas se jeter sur la nourriture qu’on lui apportait mais elle ne résistait jamais bien longtemps, ne réussissant pas à rationner.  Sa survie, c’était plutôt compliqué. Elle avait toujours faim, ou froid, mais si elle ignorait quel jour nous étions, elle en jugeait aux températures qui remontent que le printemps n’allait pas tardé à arriver, ou était déjà là. Elle perd ses repères au fur et à mesure. Tout ce qu’elle sait c’est que depuis qu’elle est ici sa pauvre et douce Circée a déjà dû accoucher, et Avia se torture l’esprit à savoir si cette enfant qu’elle considère comme sa petite sœur est encore de ce monde ou non, contrairement à sa vision qui l’avait vu morte. Elle ne veut pas demander de nouvelles, elle ne veut pas leur donner un moyen de pression sur elle. Elle n’a plus de famille – son père est un monstre comme des geôliers. Elle n’impliquera pas les Rackharrow elle tient bien trop à eux, mais ils sont à l’ennemi aussi, elle le sait, elle ne veut pas de leur aide, ou de leur pitiée. Rien ne leur arrivera à cause d’elle, elle en fait le serment. Elle est seule. Totalement seule.

Elle est allongée sur le dos, la maigre couverture sur elle. Elle grelotte, ne sachant pas très bien si nous sommes le jour ou bien la nuit. Qu’importe au final, car elle est toujours ici. L’un comme l’autre ne changerait rien. Ont-ils survécus ses amis ? Et Vega, sa douce et aimée Vega, a-t-elle réussi à s’en sortir, a-t-elle réussi à s’extirper des mangemorts et fuir pour honorer leurs idéaux ? Elle ne sait pas, et c’est ça qui la tue. Ne pas savoir, ne rien savoir, être dans le flou total. Elle clôt ses yeux, croise ses mains sur son ventre. Elle grelotte mais tente de ne pas laisser le froid s’emparer d’elle. Elle voulait une vision, juste une pour s’assurer qu’elle allait bien, Vega, Circée… n’importe qui. Elle voulait s’assurer qu’ils étaient sains et saufs ces gens qu’elle aimait.  Un picotement dans la nuque caractéristique. Pourtant, rien ne vient car on ouvre la porte de sa geôle. La sorcière à la chevelure de feu un peu ébouriffée se relève d’un bond sur son lit de prisonnière, et pose un regard froid sur la personne qui entre. Arsenius Black – mangemort, héritier de la Main Noire, détestable en tout point par son pedigree aux yeux d’une phénix, la réciproque était parfaite.  N’en avait-il pas marre de ne rien pouvoir tirer d’elle ? N’en avait-il pas marre de la pousser à bout sans obtenir la moindre vision ? Elle avait eu des visions du passé, rien de plus jusqu’ici. Elle avait perdu toute confiance en elle, elle ne croyait plus en ses dons, elle était fichtrement incapable de s’en servir. Si elle arrivait à focaliser, à se concentrer et à retrouver espoir, peut être y parviendrait-elle. Une petite vision, n’importe laquelle. Elle le fixe entrer, repli alors ses jambes contre elle, toujours assise dans le lit couverte de la couverture de fortune, et elle grelotte un peu. Mais elle est sur la défensive, comme toujours, créature apeurée, et pourtant affamée. Fragile comme jamais, il fallait juste trouver la bonne technique.
 



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Parchemin envoyé Ven 14 Avr - 21:25

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Je suis : Cha' , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 11/03/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 486 hiboux. J’incarne : Jamie Dornan , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys <3 . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Xéphandre Lovegood, Rodrick Rackharrow & Menelaus Greyback Je parle en : #808000



Je suis âgé de : 31 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : gérant du Cercle de Jeu et responsable de la zone de Poudlard J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : vaut mieux ne pas savoir... Champ Libre :
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La victime de la manipulation mentale ignore qu'elle est une victime. Les murs de sa prison lui sont invisibles, et elle se croit libre.

•••

Le bruit des pas du responsable de Poudlard résonnait dans le couloir sombre qu’il empruntait. Les cachots du château, c’est là qu’il allait. En effet, il rendait visite à la Spudmore qui était sa pensionnaire depuis maintenant 5 longs mois. Il imaginait bien que ce devait être dur pour elle, surtout de vivre dans les conditions dans laquelle il l’avait laissée. Mais peu importait, elle était une traître à son sang, elle faisait partie de l’Ordre et ne méritait rien de mieux. Le peu de chose qu’il lui avait accordé était déjà pas mal, mais il devait la garder en vie. Elle était un atout pour eux. Il l’avait appris lorsque le père de cette dernière leur avait révélé son don. Cette jeune femme était une voyante, rien que ça. Elle pouvait donc être d’une grande aide à la cause Mangemorte. Grâce à ses pouvoirs, peut-être pourraient-ils avoir l’avantage sur leurs ennemis, ces chiens de Phénix. Alors il avait commencé par la torturer. Il avait l’habitude d’employer cette méthode au Cercle de Jeu. La torture peut se révéler très utile et instructive parfois. Il l’avait déjà prouvé maintes et maintes fois par le passé avec les tricheurs de basse condition. Malgré tout, la faire souffrir autant physiquement que psychologiquement n’avait rien donné. Elle faisait partie de ces gens qui étaient insensibles à la torture, du moins, d’une certaine manière. Elle avait répété ne rien savoir, mais personne n’y croyait. Il avait donc décidé de passer directement au vif du sujet. Les fameuses visions. Il avait donc essayé d’exploiter ce fameux don, à de nombreuses reprises. Mais ce fut un échec. À chaque fois. Finalement, excédé par ce manque de résultats, le Black avait laissé la « prisonnière » aux mains de ses hommes. Il perdait du temps, il le savait. Cependant, il était presque sûr qu’il pourrait lui soutirer des informations. Il devait seulement trouver le bon moyen.

Alors, il s’était retourné le cerveau dans tous les sens, cherchant LA bonne stratégie. Il n’était pas du genre à abandonner, ça ne faisait pas partie de ses principes. Surtout quand cette chose était une voyante sur qui il avait pu mettre la main. Si les Mangemorts pouvaient prendre le dessus avec ça, il n’hésiterait pas une seconde à tout essayer. Parce qu’un atout de cette taille, il ne fallait pas le laisser filer. Cette fille pouvait le mettre dans une situation de puissance qu’il ne pouvait pas négliger. Tout ce qu’il lui suffisait de faire, c’était de trouver un moyen pour faire apparaître son don. Il se creusa donc la tête à chaque fois qu’il avait du temps libre entre la gérance du Cercle et celle de Poudlard. Il l’observa aussi durant les interrogatoires suivants, tentant d’analyser ses réactions, ses émotions, ses comportements. Il surveillait tout ce qu’elle faisait, ce qu’elle disait, même la plus futile des informations. Il ne devait rien perdre, chaque donnée pouvait lui servir. Et finalement, bien qu’il ne fût pas un expert en matière d’esprit humain, il commença à comprendre quelque chose. Un bourgeon d’idée commençait lentement à se former dans sa tête. Une tactique dont il n’avait pas l’habitude d’user, ce n’était pas vraiment son genre. Mais là, il n’avait pas le choix. L’enjeu était trop élevé pour faire la fine bouche. Il allait la manipuler, lui faire croire qu’il voulait l’aider. Il comptait gagner sa confiance, se montrer gentil et attentionné et surtout lui parler et l’écouter. Il allait tout simplement subvenir aux besoins qui lui manquait le plus c’est à dire la faim, le froid, l’ennui, la tristesse, la solitude, bref. Il voulait qu’elle se sente à l’aise avec lui, du moins, du mieux qu’elle pouvait. Bien sûr, il se souvenait bien qu’il était son geôlier, celui à qui elle devait tout ça. C’était lui méchant Mangemort dans l’histoire. Mais il essaiera de lui faire oublier tout ça, de lui montrer qu’il était humain en fin de compte. De cette manière, si elle ne se sentait plus en danger et qu’on lui apportait ce dont elle avait besoin, peut-être pourrait-elle enfin lui servir à quelque chose. Il ne savait pas si cette technique marcherait, mais il n’avait rien à perdre après tout.

C’est donc dans ce dessein qu’il se déplaçait jusqu’à sa cellule. C’était maintenant que son plan se mettait en place. Arsen endosserait le rôle du gentil cette fois-ci, et la Spdumore n’y verrait que du feu. En quelque minutes il fut devant la porte de la cellule. Dans ses bras, divers objets qui contenteraient probablement la jeune femme. Il ne connaissait pas vraiment ses goûts, il avait donc fait dans la simplicité. Tout d’abord une épaisse couverture en laine, d’une agréable douceur. Elle avait froid, il s’en doutait, tout ça avait été prévu à son arrivée. Couverture qu’il avait accompagné de nouveaux vêtements bien plus chauds, bien plus neufs et de fort meilleur qualité - les Black faisaient toujours dans la qualité. Ensuite, il lui avait amené de la nourriture. Plus consistante, meilleure et en plus grande quantité. Un bon repas chaud, des fruits frais et même un petit cadeau : du chocolat. C’était sa petite botte secrète. Et bien quoi ? La plupart des femmes aimaient ça non ? Il se souvenait bien que ses dernières femmes en raffolaient… Et avec ça, il avait même décidé de lui amener une petite pile de livre. Ne connaissant pas non plus ses goûts en matière de lecture, il avait opté pour des vieux classiques de la littérature anglaise. Après tout, elle ne serait probablement pas exigeante dans ces conditions. N’était-il pas adorable ? Autant vous dire qu’avec tout ça, il avait les bras bien remplis. Enfin derrière la porte, il prit une grande inspiration, s’habilla d’un doux sourire et finit par entrer.

Lorsqu’il pénétra dans la pièce, elle se releva brusquement. Il vit son regard froid sur lui. Il la regarda ensuite replier ses jambes sous elle, dans une posture défensive. Il soupire discrètement, il se doutait que ce ne serait pas si simple. Mais il fallait au moins essayer. « Bonsoir Avia. » Il fit alors un pas, sans pour autant s’approcher trop. Il ne voulait pas qu’elle se sente en danger, plus maintenant. Puis, d’un air faussement désolé, il s’adressa à elle. « Je suis vraiment désolé pour tout ce que je t’ai fait subir. Je voyais bien que ça ne servait à rien, je tiens vraiment à m’excuser. Je sais que tu ne me pardonneras pas, et je te comprends tout à fait mais j’aimerais au moins que tu saches que c’est fini maintenant. Je ne te ferais plus de mal, je ne t’obligerais plus à faire quoi que ce soit désormais. » Il parlait d’une voix douce, rassurante. Le regret suintait dans ses paroles. Mais intérieurement, il ricanait. Il trouvait ce petit jeu pathétique, et pourtant c’était nécessaire. Au moins, le point positif de cette histoire, c’était qu’il savait qu’il pourrait un jour se reconvertir dans une carrière d’acteur, il était doué. Baissant les yeux d’un air coupable, il reprit la parole. « Évidemment, je me doute bien que tu ne crois pas un seul des mots qui sortent de ma bouche. Alors, je t’ai ramené quelques petites choses pour te montrer ma bonne foi. » Presque timide il commença à lui montrer ce qu’il avait apporté. Il comptait sur elle pour les accepter, sinon le plan serait bien plus compliqué. « Déjà, je t’ai amené un bon repas. Je me suis efforcé de prendre des aliments de choix cette fois, j’espère que tu aimeras. Ensuite, voilà quelques bouquins pour t’occuper, j’espère qu’ils te plairont aussi. Dans le cas contraire, n’hésite pas à me le dire, ma bibliothèque regorge de trésors. Ça, ce sont des nouveaux vêtements pour toi. Plus chauds, plus confortables, tu verras ils seront beaucoup mieux. Et surtout, cette couverture beaucoup plus épaisse que cette loque que tu as sur toi. Tes nuits n’en seront que meilleures. » Il sourit, d’un air sincèrement concerné, il devait être crédible. Finalement, il lui tendit la couverture à bout de bras, ayant gardé le chocolat pour la fin. « Et ça, c’est un petit cadeau de ma part, je ne savais pas lequel tu préférais, donc je t’ai ramené trois tablettes, chocolat blanc, noir et au lait. » Il lui tendit donc les tablettes de chocolat de l’autre bras, accompagnant son geste d’un clin d’œil. Sérieusement Arsen ? Un clin d’œil ? Il s'efforçait de tout mettre en œuvre pour réussir son plan. Alors il restait là, planté comme un idiot, sa couverture et ses tablettes à la main, avec un air tout penaud. On ne faisait pas meilleur jeu d’acteur.

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Parchemin envoyé Mar 2 Mai - 15:29

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Je suis âgé de : 27 années brisée , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : prisonnière des mangemorts, ils tentent de m'exploiter pour mon don. Quand comprendront-ils enfin que je ne contrôle rien, qu'ils m'achèvent je n'en peux plus. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : c'est plutôt complexe, je suis complètement perdue.
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5 AVRIL – CACHOTS, POUDLARD

C’est long – trop long pour les nerfs d’Avia qui lâchent par moment. Elle pleure souvent en silence, mais elle ne veut pas que ses ennemis voient des larmes sur son visage. Elle se demande où ils sont tous passés, ses amis, ces phénix intrépides – ils doivent la croire morte, tous autant qu’ils sont. Sinon, ils seraient déjà venus la chercher, ce n’était pas le genre de la maison de laisser l’un des leurs au-delà des lignes ennemis. Et Vega, si elle l’avait su en vie, elle serait déjà venu la chercher – elle le sait, elles avaient passé trop d’années loin l’une de l’autre, sans l’oubli le plus total pour qu’elle l’abandonne ainsi. Soit c’était eux qui étaient morts, soit c’était elle qui était considéré comme morte. Elle ne voyait pas d’autre explication. Le seul à la savoir en vie c’était son père : Altaïr Spudmore qui l’avait laissé aux mains des mangemorts, comme si à ses yeux elle était déjà morte de toute manière. Et les Rackharrow, eux aussi ils la pensaient morte, ou bien la trahison dont elle s’était vu être responsable les avait fait lui tourner le dos, comme son propre père. Pourtant, quand elle avait vu Irvin en Octobre, peu avant la prise de Poudlard pour lui faire part de ses craintes quant à la future mort de Circée, il n’avait pas paru la détester, ou la fuir plus que cela. Ils devaient la croire morte, aux yeux de tous, elle devait être morte. C’était certain. En attendant, vu l’existence qu’elle menait la mort semblait bien plus douce.

C’est moins pire quand elle est seule, car seule, elle ne se blesse pas, elle n’a pas besoin de se montrer forte. Seule, c’était bien plus facile d’attendre la mort. Elle préfère la solitude et l’enferment à la compagnie des monstres comme Arsenius Black. Le prodige héritier ici pourtant bien loin de sa Main Noire et de la protection familiale. Mais il faut croire que les temps changent et que la diaspora Black s’étend plus loin qu’elle ne l’aurait cru. Elle ne sourit plus depuis longtemps Avia, alors elle ne décrochera pas un sourire à Black, plutôt crever songe-t-elle alors. « Bonsoir Avia. » Elle arrive à comprendre qu’il est censé faire nuit dehors, ou presque. Elle ne sait pas quel jour ils sont, mais l’indication d’une heure – ou de ce qui s’en rapproche le plus – est une source de bonheur pour elle. Le soir, nous étions le soir. « Je suis vraiment désolé pour tout ce que je t’ai fait subir. Je voyais bien que ça ne servait à rien, je tiens vraiment à m’excuser. Je sais que tu ne me pardonneras pas, et je te comprends tout à fait mais j’aimerais au moins que tu saches que c’est fini maintenant. Je ne te ferais plus de mal, je ne t’obligerais plus à faire quoi que ce soit désormais. » Elle peine à le croire, car quand il fait un pas vers elle, la sorcière se raidit encore un peu plus. Le moindre de ses gestes fait réagir la jeune femme qui est plus terrorisée qu’elle ne voudrait bien le dire. Mais admettre qu’elle avait peur c’était leur octroyer un pouvoir supplémentaire sur elle. Elle se devait d’être forte, plus que forte. « Évidemment, je me doute bien que tu ne crois pas un seul des mots qui sortent de ma bouche. Alors, je t’ai ramené quelques petites choses pour te montrer ma bonne foi. »  Elle lève ses yeux verts vers lui, osant le regarder pour la première fois directement depuis qu’il est entré dans sa cellule.

Sa bonne foi ? Si elle n’était pas terrorisée et au bout du rouleau, elle lui aurait très certainement rit au nez. La bonne foi des Black, et ce que ça vaut à ses yeux d’ancienne commerçante sur le chemin de traverse. Pourtant, elle le regarde apporté des choses, ces choses qu’il explique, énumère comme un véritable présent – mais Avia, elle cherche encore où est l’embrouille.  « Déjà, je t’ai amené un bon repas. Je me suis efforcé de prendre des aliments de choix cette fois, j’espère que tu aimeras. Ensuite, voilà quelques bouquins pour t’occuper, j’espère qu’ils te plairont aussi. Dans le cas contraire, n’hésite pas à me le dire, ma bibliothèque regorge de trésors. Ça, ce sont des nouveaux vêtements pour toi. Plus chauds, plus confortables, tu verras ils seront beaucoup mieux. Et surtout, cette couverture beaucoup plus épaisse que cette loque que tu as sur toi. Tes nuits n’en seront que meilleures. » Tant de gentillesse, c’était étrange. Très étrange même. Mais il y a longtemps qu’elle a perdu l’ardeur du combat Avia, longtemps qu’elle a perdu la volonté de se battre de toute ses forces. De la nourriture, des vêtements propres, une couverture, c’était tout ce dont elle avait besoin pour vivre ici. Son ventre criait famine depuis des jours, et dire qu’elle n’avait pas perdu de poids depuis son arrivé ici serait un pur mensonge. « Et ça, c’est un petit cadeau de ma part, je ne savais pas lequel tu préférais, donc je t’ai ramené trois tablettes, chocolat blanc, noir et au lait. »  Du chocolat, elle n’avait pas mangé de chocolat depuis des mois. Elle avait faim, tellement faim. Elle baisse alors sa garde, de toute façon, si aux yeux de tout le monde elle était morte, qu’elle aille en enfers.

« Pourquoi ? » Demande alors la rousse volcanique faisant preuve d’un peu de lucidité. De la gentillesse gratuite, elle n’y croyait pas. Elle s’était toujours méfié des Black – ils avaient beau être cousin à un degré quelconque par leurs mères, toutes deux des Weasley, cousines si sa mémoire ne lui joue pas des tours, elle considère pourtant es Rackharrow avec qui elle ne partage aucune goutte de sang plus comme les siens qu’eux. « Rien n’est gratuit, tout se paye. » Dit-elle. Elle ne fait pas de grande phrase, parce qu’elle n’en a pas la force. Elle attrape la couverture pour se cacher dessus, puisqu’elle grelotte depuis tout à l’heure. Elle acceptait les présents, parce qu’elle en avait besoin plus qu’elle n’en avait envie. La couverture est douce, neuve, elle sent le propre. Elle ne grelotte presque plus, finalement rassurée – enfin. « Vous pensez que si je vais mieux, je vous donnerais des visions. » Dit-elle. Elle est faible, mais pas stupide. Elle est prête à coopérer si elle en est capable. Elle ne veut pas restée enfermé pour le restant de ses jours. « Je vous répète pourtant que je ne sais pas comment ça fonctionne. Chacune de mes visions a été elié à une personne que j’aime. A chaque fois. » Autrement dit, la cause mangemorte ne lui tenant pas à cœur, peu de chance qu’elle leur fournisse ce qu’ils veulent. Mais, elle pourrait faire un effort, sans doute, si elle voulait. Avec Irvin, ils avaient réussi à provoquer une vision au sujet de Circée en touchant quelque chose qui rappelait la jeune femme. « Je vous répète aussi que jamais je n’ai été incapable de changer le cours de mes visions. » A cette idée, son cœur se serre. « Je suis inutile, alors achevez-moi plutôt que de m’apporter des cadeaux. » Bonne à rien, inutile, elle n’était pas capable de contrer ses visions. « A moins que… » Sa dernière vision, c’était la mort de Circée. Avait-elle au moins été capable d’empêcher cela ? Elle regarde Arsen, elle devait savoir – si elle savait qu’elle était capable de faire le bien, peut-être qu’elle serait capable de maitriser ses dons. « Si vous me dites que Circée Rackharrow est en vie, alors … alors j’aurais peut-être réussi quelque chose de bien au moins une fois dans ma vie. » Elle le fixe, elle veut savoir. Une mort de sang pur ça passe dans le Golden Blood, elle doute que sa douce et fragile Circée connaisse des caïds dans son genre, elle espérait tout du moins.

 



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Parchemin envoyé Dim 7 Mai - 15:14

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•••

Pathétique. Misérable. Ce sont les adjectifs qui lui viennent à l’esprit lorsqu’il se retrouve face à la jeune Spudmore. Elle est sa captive depuis de longs mois, et n’a toujours pas montré une once d’utilité. Pourquoi ne pas la tuer ? Ce n’est pas comme si la mort d’Avia manquera à quelqu’un n’est-ce pas ? Ses amis Phénix la croient probablement morte, quant à sa famille… Son père lui-même l’avait vendue à l’ennemi. Quelle belle famille, n’est-ce pas ? D’ailleurs, il faudrait qu’Arsenius pense à remercier Altaïr Spudmore, après tout il lui avait donné de précieuses informations. S’il n’était pas intervenu, la petite rousse serait déjà six pieds sous terre. Bien évidemment, il s’était rendu compte qu’elle n’était pas si inutile que ça. Elle avait un don, un atout pour eux, dont il comptait bien se servir. Voilà pourquoi il se trouvait dans ce cachot, face à la petite créature qu’était Avia, jouant le rôle du geôlier indulgent. D’extérieur, il ne montrait que gentillesse, attention et écoute. Tandis qu’à l’intérieur régnait plutôt haine, dégoût, cruauté et impatience. Il espérait ne pas à avoir à jouer ce jeu plus longtemps, il n’était pas sûr de pouvoir tenir ainsi si la partie s’éternisait de trop.

Il est donc debout devant elle, lui apportant tout ce dont elle avait besoin. Ses poings le démangeaient, il voulait la frapper, lui faire comprendre que si elle ne lui donnait rien, il la ferait souffrir jusqu’à qu’elle réclame la mort. Mais il le savait, ça ne servait à rien. Il se consolait donc dans l’espoir qu’elle leur donnerait des visions précieuses. Lorsqu’il lui adresse la parole, son visage semble terne et sombre. Mais il ne peut le voir correctement car elle ne lui adresse aucun regard. Il soupire discrètement, se disant qu’il était fort dommage qu’elle soit dans cet état-là, elle ne semblait pas désagréable à regarder. Enfin, il écarta cette pensée de son esprit aussi vite qu’elle était arrivée. Le pas qu’il entame vers elle, la fait se contracter. Avait-elle peur ? Peut-être. Il voulut ricaner à cette idée, mais n’en fit rien. Ce n’était pas maintenant qu’il devait tout faire capoter. Pourtant, savoir qu’il l’effrayait lui faisait plaisir. Et encore, elle n’avait rien vu. Il avait pour l’instant été assez clément avec elle, puisqu’elle n’était pas choyée comme tous ces autres Impurs avec qui il s’était amusé. Mais d’un autre côté, il était agacé qu’elle réagisse ainsi avec lui. Il savait bien que sa réaction était légitime puisqu’il ne lui avait apporté que de la violence durant son « séjour », mais s’il était ici, c’était justement pour ne plus qu’elle le craigne. Enfin, il avait encore le temps, ce n’était que la première fois qu’il affichait un visage aimable et pleins de regrets. Elle s’y ferait, rien n’était encore fait après tout. Quand il évoqua le fait qu’il lui avait ramené quelque chose, elle lève enfin ses yeux vers lui. Il en profite donc pour afficher un sourire doux, un visage qui respire la bienveillance et en qui elle peut largement avoir confiance. Lui-même se répugnait à ce moment d’ailleurs. Voilà à quoi il était réduit, dans l’unique but d’obtenir d’elle une seule petite vision qui lui montrerait quelque chose d’intéressant, d’exploitable. Il savait bien qu’il faisait tout ça pour la bonne cause, mais si son père voyait ça, il se demanderait probablement quel genre de fils il avait engendré.

Lorsqu’il eut fini d’énumérer ses présents, c’est en position d’attente qu’il se mit. En attente d’une quelconque réaction, en attente d’un simple geste ou même mieux, de quelques mots. Était-ce la bonne méthode ? Ou devait-il, encore une fois, complètement changer d’approche ? C’est alors un seul « Pourquoi ? » qui sortit de la bouche de la jeune femme. Pourquoi ramenait-il tout ça ? Pourquoi était-il tout d’un coup si gentil ? Tant de pourquoi auquel il pourrait lui répondre, mais ne le fera jamais de manière sincère. Bien évidemment, elle ne comprenait pas vraiment pourquoi il faisait ça. Oui, pourquoi son bourreau serait désormais son « sauveur » ? Cela n’avait pas de sens. Il comprenait d’ailleurs tout à fait qu’elle lui pose cette question. Lui-même, s’il avait été à sa place, il se serait posé la question. Enfin, lui était beaucoup trop malin pour se faire avoir, donc la question ne se posait pas. « Rien n’est gratuit, tout se paye. » Un peu plus et il l’aurait applaudi. Elle avait beau pourrir ici depuis plusieurs mois, quelques-uns de ces neurones remplissaient encore le rôle, épatant. Évidemment petite idiote. Tu ne me connais que trop bien pour en déduire le contraire, voulait-il cracher. Mais il se contenta à la place d’afficher une mine déçue, contrite. Comme s’il était blessé qu’on lui dise une telle chose. Comme si ses gestes n’était que pure charité. Cependant, les Black n’étaient pas connu pour leur générosité, et voilà où reposait tout le défi. Il devait lui faire croire qu’il avait fini par changer, qu’il avait modifié sa façon de penser. Ce qui n’était pas vraiment simple en prenant en compte le fait que la gamine n’était pas aussi stupide que ça. Victorieux, il vit qu’elle s’empara de la couverture. Bien, voilà au moins un pas de fait. « Vous pensez que si je vais mieux, je vous donnerais des visions. » Encore une fois, il voulut la féliciter. Elle lui retirerait presque les mots de la bouche. Bien sûr, ça, il ne pouvait plus lui cacher désormais. Il n’avait plus qu’une chose à faire, appuyer sur le fait que tout ce qu’il faisait ne serait désormais plus cruel et plus violent, même si le but n’avait pas changé. Il ne pouvait pas vraiment la duper quant à ses objectifs, mais il pouvait lui faire croire à un nouveau Arsenius Black. Un gentil petit geôlier, à l’écoute des besoins de sa petite protégée à qui il s’est désormais attaché. Si pitoyable mais pourtant si nécessaire.

« Je vous répète pourtant que je ne sais pas comment ça fonctionne. Chacune de mes visions a été elié à une personne que j’aime. A chaque fois. » Oui, il savait bien qu’elle ne contrôlait pas son foutu don. Combien de fois lui avait-elle dit ? Mais lui s’en fichait, tout ce qu’il voulait c’est qu’elle trouve justement ce moyen d’avoir ces fameuses visions, ici dans ce cachot. Tout ce temps libre pour elle et elle restait incapable de faire quoi que ce soit. Elle méritait une punition sanglante, et pas une petite. « Je vous répète aussi que jamais je n’ai été incapable de changer le cours de mes visions. » Il se retient de lever les yeux au ciel et de lui coller une gifle qui lui brûlerait la peau. Rester calme, il le fallait. « Je suis inutile, alors achevez-moi plutôt que de m’apporter des cadeaux. » Encore une fois, il simula la tristesse, l’incompréhension d’une telle réaction et de tels mots. Il voulait lui faire croire que ce qu’elle lui disait le touchait d’une certaine manière. Qu’il ne voulait pas sa mort et qu’il voulait le mieux pour elle, alors qu’il rêvait de la regarder se tordre au sol sous l’action de sa baguette. « A moins que… » Il haussa un sourcil, prêt à entendre ce qu’elle voulait. Était-elle en train de négocier ? Elle, une prisonnière ? Mais avait-il le choix ? Pas vraiment. Alors il lui donnerait ce qu’elle réclamerait, dans la limite du possible évidemment. « Si vous me dites que Circée Rackharrow est en vie, alors … alors j’aurais peut-être réussi quelque chose de bien au moins une fois dans ma vie. » Circée Rackharrow ? Il réfléchit. Il n’avait pas été mis au courant de la mort d’une Rackharrow… Elle devait donc être encore en vie. Mais qu’est-ce que cela changerait ? La connaissait-elle ? Il n’avait pourtant pas le souvenir d’une Rackharrow dans le camp ennemi… Il faudrait qu’il enquête là-dessus. Peut-être même que cette demoiselle serait une motivation pour la jeune rousse ? Il devait essayer. Mettre cela en place serait son prochain objectif, mais pour l’instant, il devait jouer son rôle, et rien d’autre.

Ses traits se radoucirent, il entrait dans son « personnage ». Posant le reste des objets sur un tabouret en bois qui trônait à coté, il s’adressa à elle, l’air désespéré. « Je sais que ça doit te paraître louche Avia, ce que je trouve normal. Je me suis seulement rendu compte à quel point j’étais cruel. Je ne veux plus te faire de mal. Tous les jours à te voir dans cet état, je n’arrive plus à me regarder dans la glace. Tu es différente, je ne comprends pas, je n’y arrive plus avec toi. » Des larmes naquirent dans le coin de ses yeux. Il détourna le regard, faisant mine de vouloir cacher ses émotions. Intérieurement, il jubilait. Manipuler était un de ces passe-temps préféré. En réalité, il s’amusait comme un petit fou. Enfin, il espérait au moins que cela marcherait, après tout le cœur qu’il y mettait. « Bien sûr Avia, rien n’est gratuit, mais je ne suis pas là pour ça. Je ne suis vraiment pas là pour te faire sentir mieux dans l’unique but de te redonner l’accès à tes visions. Je veux que tu ailles mieux, juste pour toi, pour me faire pardonner. Vision ou pas, ce n’est pas grave, je ne t’en voudrais plus. Si tu en as, tant mieux, sinon ce n’est pas grave, nous attendrons tous les deux. » Un sourire habillait son visage. Un sourire d’espoir, d’amabilité. Le mal respirait tout en lui, mais en ce moment même, c’est le bien qui ressortait de sa seule apparence. La confiance était ce qu’il voulait, la confiance d’Avia Spudmore pour le monstre qu’il était. « Ce n’est pas grave Avia, je ne suis pas là pour te juger sur tes aptitudes. Tu n’y arrives pas soit, nous trouverons autre chose. Ça ne sert à rien d’insister à ce point-là, tu vas finir épuisée, et ce n’est pas ce que je veux désormais. Mieux tu te sentiras, mieux nous pourrons travailler ensemble. » Cette fois-ci, ce fut le visage aimant d’un proche, de quelqu’un qui s’inquiétait pour elle. Il avait émis la notion de « travailler ensemble », voyant ce qu’il en ressortirait. Ce n’était plus une relation de bourreau à victime qu’il lui proposait, mais bien de partenaire à partenaire. Une relation de confiance et d’entraide. « Ne dis pas de bêtises Avia, jamais n’autoriserais ta mise à mort. Tu es un être humain, pas un objet que l’on jette comme ça. » La colère animait ses yeux. Pas une colère noire et agressive, une colère inquiète et chagrinée. Lui montrer qu’il ne voulait surtout pas sa mort pourrait peut-être la rassurer, lui montrer qu’elle n’était pas n’importe qui pour lui. « Circée Rackharrow tu dis ? Oh oui je l’ai vue il y a quelques jours au Cercle, nous avons discuté. Ne t’en fais pas, elle va bien, tu vois ? Ne dis pas telles choses Avia, tu feras de grandes choses, je n’en doute pas. D’ailleurs, que dirais-tu de la revoir un de ces jours ? Nous avons de bonnes relations, je suis sûre qu’elle accepterait. » Un air interrogateur, puis un sourire doux. Est-ce qu’il bluffait ? Totalement. Il ne savait pas vraiment qui était cette Circée Rackharrow. Mais il n’avait pas non plus vu son nom dans les rubriques nécrologiques, il se doutait donc qu’elle allait à peu près bien. Il prenait un gros risque en proposant une telle chose, ne connaissant ni de près ni de loin cette femme. Mais il ferait bien vite sa connaissance. Si elle pouvait l’aider à obtenir des visions, il n’y avait pas une minute à perdre.

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Parchemin envoyé Sam 13 Mai - 12:15

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Je suis : Gallifreys aka Lexxie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 07/04/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 672 hiboux. J’incarne : Holland - la rouquine - Roden , et l’avatar que je porte a été créé par : un créateur de bazzart, merci . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Astra Black, Gideon Peverell, Skander Lupin. Je parle en : #??????



Je suis âgé de : 27 années brisée , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : prisonnière des mangemorts, ils tentent de m'exploiter pour mon don. Quand comprendront-ils enfin que je ne contrôle rien, qu'ils m'achèvent je n'en peux plus. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : c'est plutôt complexe, je suis complètement perdue.
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WAY DOWN WE GO
ARSENIUS BLACK & AVIA SPUDMORE



5 AVRIL – CACHOTS, POUDLARD

Prisonnière, captive, voici ce qu’elle est depuis des mois. Des mois, c’est ce qu’elle suppose, car elle a perdu la notion du temps depuis longtemps. Elle ne voit ni la lumière du jour, ni celle de la lune, la seule indication qu’elle a face à l’écoulement du temps c’est le « changement de température », car c’est la seule chose qu’elle ressent. Le froid. Elle a eu terriblement froid durant les premiers mois de la captivité, l’hiver sans l’ombre d’un doute, la dernière fois qu’elle avait vu une date c’était le trente et un octobre dix-neuf cent quatre-vingt-dix, sa soirée de garde avec Lothar Lupin près du pont de bois menant au parc. Elle avait cru qu’elle pourrait s’en sortir, jusqu’à la dernière seconde. Elle y avait cru – l’espoir, ou la fin de toute chose. Elle s’était effondrée et aurait sincèrement préféré la mort. Si elle avait eu un don de voyance qu’elle puisse maitriser, sans doute l’aurait-elle vu venir, sans doute aurait-elle pu prévenir l’Ordre avant que cela n’arrive. Ils s’y attendaient tous à cette attaque, ce n’était qu’une question de temps. Ils s’étaient fièrement emparé du symbole de l’éducation élitiste des sangs purs, ils ne resteraient pas sans représailles. Elle avait eu peur de tombé nez à nez avec son père. Ou bien avec l’un des Rackharrow, Alastar ou Saoirse. Elle le connaissait depuis sa naissance et aurait probablement été incapable de se défendre. Elle ne savait pas qu’Alastar était en réalité à l’Ordre, toute cette haine perdue dans le néant. Elle songe à eux parfois, sa « famille », ces gens qui l’avaient accueilli comme une des leurs quand son père ne pouvait s’occuper d’elle. Ils lui manquaient, mais elle savait aussi que probablement jamais elle ne pourrait les revoir, elle les avait trop déçus.

La position de défense absolue. Assise sur son lit de fortune, les jambes repliées contre elle. Elle meurt de faim  la rousse, cachée sous sa couverture neuve qui sent le propre. Elle inspire, attendant sa réponse. Car Circée c’était ce qu’elle avait de plus proche comme famille, comme une sœur, comme une fille. Une différence d’âge réduite, et pourtant Avia s’était toujours sentie responsable d’elle. Encore plus depuis qu’Avia avait perdue sa fille, encore plus depuis qu’Avia l’avait vu enchainer les mauvais choix et les conduites irresponsables. Elle aimait chacun des Rackharrow, mais son affection pour la fragile Circée était différente, un lien unique. La jeune Rackharrow n’avait pas de mère, elle s’était rapidement raccrochée aux seuls éléments féminins de sa vie à savoir sa tante et Avia. C’était pour cela que le lien était unique, parce qu’elle la connaissait depuis vingt-deux ans, depuis la naissance de la petite. Et elle était capable de lire en elle, comme dans un livre depuis tout ce temps, même après la Purge, même après tout ce qui c’était passé. Quoi qu’elle fasse, quoi qu’elle pense, Avia lui pardonnerait toujours. Pour toujours et à jamais, c’est ça la famille, non ? Mais était-elle en vie ? Dans sa dernière véritable vision, Avia l’avait vu agonisante entrain de donner la vie. Encore une frasque de la jeune fille qu’elle lui pardonnait sans sourciller. Elle l’avait vu mourir, rendre son dernier souffle, mais elle ne pouvait pas y croire. Sans Circée, la fratrie Rackharrow serait bien morose. Bien sûr, Kenan aurait sa petite amie (enfin actuellement femme, mais la rousse n’en savait rien). Irvin n’y survivrait peut être pas, il tenait trop à sa fille, Avia le savait mieux que personne, elle connaissait son parrain sur le bout des doigts. Elle devait être en vie, il le fallait.

Elle voulait juste sa réponse concernant Circée. C’était la seule chose qu’elle voulait savoir. Elle le fixe quand elle le voit poser ses présents sur le tabouret, il les lui laissait donc, ce n’était pas qu’un tour de passe passe de la maison Black. Elle hausse presque un sourcil étonnée. Il n’a pas dit son dernier mot, et poursuit son laïus, un air de chien battu sur le visage,  « Je sais que ça doit te paraître louche Avia, ce que je trouve normal. Je me suis seulement rendu compte à quel point j’étais cruel. Je ne veux plus te faire de mal. Tous les jours à te voir dans cet état, je n’arrive plus à me regarder dans la glace. Tu es différente, je ne comprends pas, je n’y arrive plus avec toi. » Pouvait-elle croire un seul mot de ses lamentations ? Elle ne savait pas. Si elle n’y croyait pas, peut être reprendrait-il tout ce qu’il avait apporté, et elle continuerait d’avoir froid et faim pour le restant de sa vie. Si elle choisissait d’y croire, que cela lui coûterait-il ? Sa dignité peut être ? Elle avait l’impression que celle-ci c’était fait la malle depuis des mois déjà. Il semblait s’inquiéter pour elle, réellement. Elle est presque touchée que l’on puisse se faire du souci pour elle… mais doit-elle y croire ? Une part d’elle s’y refuse encore. La tristesse dans son regarda finira-t-elle de l’achever ? Peut-être. « Bien sûr Avia, rien n’est gratuit, mais je ne suis pas là pour ça. Je ne suis vraiment pas là pour te faire sentir mieux dans l’unique but de te redonner l’accès à tes visions. Je veux que tu ailles mieux, juste pour toi, pour me faire pardonner. Vision ou pas, ce n’est pas grave, je ne t’en voudrais plus. Si tu en as, tant mieux, sinon ce n’est pas grave, nous attendrons tous les deux. » C’était après ses visions qu’il en avait. S’il existait un sort pour lui transmettre ce « don » elle le ferait sans l’ombre d’une hésitation. Il n’avait apporté que mort et tragédie. « Ce n’est pas grave Avia, je ne suis pas là pour te juger sur tes aptitudes. Tu n’y arrives pas soit, nous trouverons autre chose. Ça ne sert à rien d’insister à ce point-là, tu vas finir épuisée, et ce n’est pas ce que je veux désormais. Mieux tu te sentiras, mieux nous pourrons travailler ensemble. » Ensemble ? Ce mot la choque, la frappe, et la nourrit à la fois d’espoir. Avait-il réellement envie de travailler avec elle, et non de l’exploiter ? Aurait-elle plus de liberté si elle parvenait à quelque chose ? Pourrait-elle revoir la lueur du jour ?« Ne dis pas de bêtises Avia, jamais n’autoriserais ta mise à mort. Tu es un être humain, pas un objet que l’on jette comme ça. »  Elle commence à y croire, faible. Très faible. Physiquement, moralement, elle était à terre, une proie si facile. Ses forces et sa volonté mise à mal depuis des mois. Elle avait perdu le feu des phénix. Elle n’avait plus rien à quoi se raccrocher. Si ce n’était l’espoir de pouvoir être mieux qu’il lui apporte. « Circée Rackharrow tu dis ? Oh oui je l’ai vue il y a quelques jours au Cercle, nous avons discuté. Ne t’en fais pas, elle va bien, tu vois ? Ne dis pas telles choses Avia, tu feras de grandes choses, je n’en doute pas. D’ailleurs, que dirais-tu de la revoir un de ces jours ? Nous avons de bonnes relations, je suis sûre qu’elle accepterait. » Elle pourrait ne pas en croire un traitre mot, mais pourtant ça lui ressemblait tellement à Circée.

Ca lui ressemblait tellement de trainer au Cercle de Jeux. N’avait-elle donc pas appris de ses erreurs passée. N’avait-elle pas appris des remontrances de la rousse quand elle l’avait ramené une fois trop alcoolisée pour qu’elle ne soit capable de mettre un pied l’un devant l’autre sans assistance. N’avait-elle pas appris que les relations qu’elle pourrait noué là-bas ne seraient voué à l’échec, comme cette choquante relation avec l’alchimiste Lupin. Elle n’avait jamais porté Aries dans son cœur quand elle avait été à l’Ordre, et encore moins quand elle avait appris sa relation avec Circée. A croire qu’il fallait plus à Circée que de l’argent perdu, qu’une cuite mémorable, et qu’un cœur brisé pour renoncer à aller quelque part. Mais, au moins, elle était en vie. Terriblement perdue si elle errait encore dans ces lieux, mais en vie. « Par Merlin, Circée pourquoi replonges-tu dans tes vieux démons ? » Dit-elle plus pour elle-même que pour le Black.  Elle était soudainement autant angoissée de la savoir morte que de la savoir au Cercle de Jeux. Elle savait à quel point elle pouvait être instable, violente, et même influençable, quoi qu’elle en dise, quoi qu’elle lui affirme depuis des années, Circée était incapable de se débrouiller seule, trop fragilisée. Elle regarde le Black, elle se sentait redevable de lui, de cette « information ». Il n’était peut-être pas un monstre après tout. Il venait de gagner une partie de sa confiance, elle était trop faible pour lutter. Il avait touché juste, une corde sensible, la fibre maternelle de la rousse. Car ce n’était que cela au final, la fibre maternelle, la sensation de devoir protéger cette gamine comme si c’était la sienne. Elle lève ses yeux vers lui, se sent obligée de se justifier. Il obtenait des mots sincères, la vérité nue : il avait tout gagné, il avait sa confiance. Enfin presque. « On a grandit ensemble. Elle est comme ma sœur… elle… » Elle bafouille Avia. Comme sa sœur, comme sa chair, comme son sang. Elle avait besoin de savoir qu’elle allait bien, comme une mère à besoin de savoir que son enfant est en sécurité. «  Elle est comme ma… » Sœur faillit-elle répéter. « …Comme ma fille. » Un lien encore plus profond. Elle avait ce besoin de veiller sur elle, ce besoin de la savoir saine et sauve. Avait-elle finalement mené sa grossesse à terme, y avait-il un Mini-Rackharrow quelque part ? Avait-elle perdu l’enfant ? Avia articule alors, « J’ai… J’ai besoin de savoir où elle est. » Elle se répète. « J’ai besoin de la voir. » Et elle a besoin de moi. Elle avait besoin d’Avia, la rousse en était persuadée. Elles avaient toujours eu besoin de l’une et de l’autre. Relation parfois fragile, parfois brutale, mais toujours respectueuse et aimante. Elle avait besoin d’Avia, elle en était persuadé, et plus encore si elle était maintenant mère. Avia ne voulait pas qu’elle reproduise les mêmes erreurs qu’elle. « Je vous en supplie. » Elle le fixe, les yeux suppliants. Il y a des larmes qui naissent sur ses paupières. Elle veut la voir vivante, elle veut la voir qui respire, elle veut la voir s’emporter contre elle, elle veut la voir. « Je ferais tout ce que vous voulez, mais je vous en supplie, laissez-moi la voir. » Elle mourrait d’envie de voir Vega, l’amour de sa vie. Mais tout à coup, la demande était bien moins raisonnable, et elle ne savait pas où elle était. Si elle avait fui avec l’Ordre, au moins elle était loin de tout ça. Voir Circée serait bien plus raisonnable.
 



I TAKE EVERYTHING I AM FEELING, EVERYTHING THAT MATTERS TO ME… I PUSH ALL OF IT INTO MY FIST, AND I FIGHT FOR IT.


Parchemin envoyé Lun 5 Juin - 0:24

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Je suis : Cha' , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 11/03/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 486 hiboux. J’incarne : Jamie Dornan , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys <3 . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Xéphandre Lovegood, Rodrick Rackharrow & Menelaus Greyback Je parle en : #808000



Je suis âgé de : 31 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : gérant du Cercle de Jeu et responsable de la zone de Poudlard J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : vaut mieux ne pas savoir... Champ Libre :
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Way down we goAvia & Arsen

La victime de la manipulation mentale ignore qu'elle est une victime. Les murs de sa prison lui sont invisibles, et elle se croit libre.

•••

La confiance, la clémence, la générosité, tant de choses si futiles et éphémères. Il était dans ce cachot, debout face à la petite rousse à qui il rendait visite depuis quelques mois déjà, inspirant toutes ces choses. Enfin, la confiance peut-être pas pour l’instant, mais il y travaillait, y mettant tout son cœur. Ce n’était pas toujours facile, de temps en temps ses vieux démons refaisaient surface mais il était plutôt satisfait du résultat. Évidemment, ceux qui le connaissait sur le bout des doigts - c’est à dire très peu de personnes voir juste sa famille - verraient bien qu’il y avait anguille sous roche. Un Arsenius généreux, aimable au possible et attentionné, ça n’existe pas. Avec ses sœurs à la limite, oui. Avec une Phénix, une ennemie, une sale traître ? Ce n’était qu’un masque habilement porté. Savoir maîtriser ses émotions, ses expressions et devenir maître dans l’art de la manipulation était devenu nécessaire, et c’est aujourd’hui qu’il s'en rendait vraiment compte. Grâce à cela, petit à petit, il la mettrait dans sa poche la jeune Spudmore. Non sans difficultés, car la confiance d’une femme est probablement une des choses les plus ardues à obtenir, il saurait la rallier à sa cause. Par n’importe quel moyen, c’est ce qu’il comptait faire sans ménagement. S’il réussissait cela, le plus dur serait sans aucun doute passé. En effet, cette étape complète, il pourrait ensuite obtenir ce qu’il voulait depuis le début. Une vision sur ses ennemis, sur son avenir et celui de sa famille, sur un danger, bref. N’importe quelle vision qui pourrait l’avantager.

Ce don était la seule chose qui l’avait fait s’intéresser à la jolie rousse et il tenait à user de ce dernier. Tant d’efforts pour rien ne saurait que faire exploser une colère qu’il gardait en lui depuis bien trop longtemps. Valait donc mieux pour elle qu’elle finisse par lui donner quelque chose un jour. Si elle ne le faisait pas, il la ferait souffrir comme jamais elle n’a souffert. Il se renseignerait sur chacun de ses proches, les amènerait, les torturerait devant elle un par un en riant, puis ce serait à son tour pour finir en beauté. La douleur qu’il lui infligerait serait si forte qu’elle en perdrait la raison, comme elle lui aura fait perdre la sienne à le faire attendre pour rien. Enfin bon, ils n’en étaient pas là encore, il devait déjà voir comment évoluerait les choses actuellement. Puis il y aurait ensuite la dernière étape qui se solderait par deux options possibles. La première est qu’il la garderait avec lui pour qu’elle continue d’avoir des visions. La seconde serait qu’il préférerait la briser et la jeter. Il aura été gentil, aura obtenu sa vision donc il pourra lui faire comprendre que tout ça n’était qu’un jeu, qu’en réalité, elle n’était rien. Peut-être convierait-il son père même à cette partie, ça n’en serait que plus amusant. Enfin, il n’avait pas encore décidé de ce qu’il ferait d’elle lorsque toute cette histoire serait finie. Il avait tellement l’impression d’avancer lentement, qu’il ne voyait même pas le bout de cette affaire. Mais il devait continuer ses efforts, peut-être était-il près du but sans même le savoir.

Les mots qu’il déverse sur elle ont le bon effet apparemment. Au fil de ses tirades, il la voit hésiter, sûrement l’effet de la tristesse simulée dans son regard. En bon acteur, il mérité récompense, vraiment. Plusieurs fois, il manque de se moquer cruellement, se rendant compte à quel point une jeune fille affaiblie et fragilisée pouvait être stupide. Tout compte fait, tous ces mois de famine, d’isolement, de violence auront eu un effet plutôt bénéfique sur la situation. Ces conditions drastiques l’avaient plus qu’affaiblie, elle était donc plus malléable, ce qui arrangeait bien le responsable de Poudlard qui n’avait qu’à se forcer un petit peu pour toucher son petit cœur de jeune fille. Finalement, il lui donne sa réponse tant attendue. Cette Circée Rackharrow qui serait peut-être sa bénédiction, sa sauveuse. Enfin en quelque sorte. Disons que ce serait un autre pion sur son échiquier, pion qu’il ferait avancer à sa guise, lui faisant croire qu’elle jouissait d’une pleine liberté d’action. Enfin, avant tout, il devait découvrir qui était réellement cette Rackharrow, la fille de son consultant en recherche s’il se souvenait bien, ainsi que la nature des relations qu’elle avait avec la captive. « Par Merlin, Circée pourquoi replonges-tu dans tes vieux démons ? » Arsen hausse un sourcil. Qu’est-ce que voulait dire cette phrase ? Il était désormais bien curieux. Il tenait à connaître le passé de la Rackharrow, surtout si celui-ci touchait le Cercle de Jeux d’après ce qu’il avait compris. Plus il possédait d’informations sur les gens qui l’entouraient, plus il serait puissant et plus il aurait de moyen de pression sur eux. Son regard rencontra finalement celui de la jeune rousse, plein de reconnaissance. Il lui sourit adorablement, il savait qu’il venait de marquer des points. Il semblait se rapprocher de plus en plus du but qu’il s’était fixé. Marche par marche, il finirait par obtenir la confiance de la voyante. « On a grandit ensemble. Elle est comme ma sœur… elle… » Il se retint de la presser, tandis qu’elle semblait lui dévoiler des informations personnelles. Il savait que tout ce qu’elle lui raconterait pourrait lui servir, mais il ne comptait pas s’apitoyer sur le sort de la captive. Il hochait donc la tête, l’invitant à continuer d’un sourire encourageant. Il ne se formalise par sur la difficulté qu’elle a à parler, même s'il bout à l'intéreieur. «  Elle est comme ma… » Oui ? Il attendait la fin, plus que patiemment d’ailleurs. Jamais il n’avait été aussi patient avec une prisonnière, une Phénix. « …Comme ma fille. » Sa fille finalement ? Bien, ça faisait d’elles des femmes plutôt proches donc. Intéressant. La Rackharrow était donc un bon moyen de pression sur Avia. Il le nota mentalement. Peut-être pourrait-il s’en servir pour exploiter son don.

« J’ai… J’ai besoin de savoir où elle est. » Bien sûr, elle s’inquiétait, ce qui était normal si elle la considérait comme sa fille. Mais lui-même ne savait pas où elle se trouvait, là était tout le problème. Il disait la connaître, mais ce n’était que du bluff, pour la rassurer, la pousser à se confier. Mais en réalité, il ne savait pas si elle se trouvait au manoir Rackharrow, si elle avait quitté le pays, si elle vivait chez un amant. Bref, il ne savait rien d’elle. « J’ai besoin de la voir. » Il hochait la tête, faussement compréhensif. Elle avait un besoin, et il saurait y répondre. En effet, répondre à ses demandes faisait partie du jeu, tant que celles-ci n’étaient pas abracadabrantes bien sûr. Mais celle-ci semblait réalisable, il ferait donc de son mieux. « Je vous en supplie. » Eh bien, c’est qu’elle devait y tenir à cette demoiselle. La fière Avia le suppliait, quelle magnifique image. Il était presque déçu de ne pas pouvoir profiter de ce moment de jubilation. Enfin, elle était si faible que c’en était presque trop facile, mais bon. C’était à prendre tout de même ! Malgré tout, elle n’avait pas tellement besoin de le supplier ainsi. S’il voulait une vision de sa part, il devrait la contenter, donc accepter sa demande. Des petites larmes brillent aux coins de ses yeux. Il affiche une mine touchée, émue. Comme si la voir pleurer était devenu dur pour lui. Mais la suite n’en est que meilleure. « Je ferais tout ce que vous voulez, mais je vous en supplie, laissez-moi la voir. » Tout ce qu’il voulait ? Cette phrase était bien dangereuse. Il avait quelques idées, mais dans l’immédiat, c’est une vision qu’il demandait. Alors qu’elle s’applique à lui donner et il lui ferait voir Circée. Elle qui disait que ses visions étaient liées à ses proches, peut-être que son don se manifesterait à la vue de la Rackharrow ? Ou suite à une de leur conversation ? Oui, c’était bien possible. La question ne se posait donc plus, il devait lui amener la demoiselle qu’elle demandait. D’une pierre deux coups, il contenterait à la fois Avia, et obtiendrait donc peut-être même sa vision tant attendue. Il savait donc la prochaine chose qu’il lui restait à faire. Trouver et contacter la Rackharrow pour lui demander à ce qu’elle vienne, ainsi que s’informer en profondeur sur toute cette histoire, pour mieux comprendre et agir.

Se caressant la barbe, c’est une expression inquiète, perplexe qu’il montrait à sa prisonnière. Comme s’il se sentait concerné pour elle, mais pas seulement, aussi pour cette jeune femme qu’il prétendait connaître. Il espère rassasier sa curiosité, la dissimulant sous une inquiétude feinte. S’il montrait de l’attention pour elle, mais aussi pour ses proches, ne serait-il pas encore plus crédible ? « Ses vieux démons ? De quoi parles-tu ? Peut-être pourrais-je l’aider ? » Le Cercle était à lui, elle devait le savoir, donc elle devait aussi savoir qu’il pourrait réellement aider la Rackharrow, même s’il ne comptait pas spécialement le faire. Seul un intérêt quelconque, une opportunité à saisir lui ferait bouger le petit doigt. En effet, la générosité du Black avait un prix, et bien souvent, ce n’était pas vous qui décidiez de celui-ci. C’était lui qui le fixait, tout simplement. C’est comme ça que ça marchait avec les Black de toute façon. « Je comprends ma chère Avia, c’est une personne à qui tu tiens particulièrement, n’est-ce pas ? Elle te manque, et c’est un peu de ma faute… C’est à cause de moi que tu ne peux plus voir personne, je suis désolé. » Il baissa la tête, coupable. Enfin, coupable de mentir oui. En réalité, c’était bien mieux qu’elle soit coupée de tout le monde. Plus de contacts, plus de nouvelles, plus rien. Plus elle était isolée, plus elle dépendrait de la seule personne qu’elle voyait encore, c’est à dire Arsen. Il était sa seule source d’informations, son seul lien avec le monde extérieur, sa seule occupation disons. Si elle avait besoin de quelque chose, c’est à lui et à lui seul qu’elle devait s’adresser, se raccrocher. Et cette situation était plutôt avantageuse pour lui. « Écoute, je ne suis pas un monstre au fond. Si la voir te ferais te sentir mieux et si tu as réellement besoin d’elle, je ne te priverais pas de ça. Je t’ai privé d’assez de choses pour le moment, ça suffit. » Sous-entendu, si cette discussion peut te permettre d’avoir une vision, je vais te la chercher de suite. Parce que chaque geste qu’il fera, chaque mot qu’il prononcera, ce sera dans l’unique but de parvenir à ses fins et rien d’autre. Rien n’est gratuit avec le Black, tout s’achète. Il insiste encore une fois sur le fait qu’il a changé, qu’il veut désormais prendre soin d’elle. Peut-être qu’elle le croirait cette fois. Il essaye de se faire le plus convaincant possible, il y est presque. Lorsqu’elle le supplie et que des larmes naissent, il tente de créer le contact. Il se demande si c’est trop tôt, mais il sent qu’elle est vulnérable et qu’il doit se saisir de cette chance. Alors il se saisit d’un tabouret et le pose juste devant elle, doucement, sans l’effrayer. Puis d’un air plus que tendre, presque paternel, il attrape son visage d’une main et effleure sa joue du pouce. « Avia, je te promets que je te la ramènerais. Tu m’entends ? C’est promis. » Son visage était sérieux, il invitait à la confiance. Mais il restait tout de même prudent, hésitant, comme s’il voulait lui montrer qu’il ne voulait pas la brusquer, ne sachant comment elle allait prendre son geste. Mais à l’intérieur, l’hypocrite, la manipulateur, le monstre Black guettait. Il jubilait, attendant son heure.

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WAY DOWN WE GO. (ARSEVIA)

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