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-mes sensations n'avaient aucune notion de morale (mererid)-
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MessageSujet: mes sensations n'avaient aucune notion de morale (mererid)   Mar 7 Mar - 18:07



"mes sensations n'avaient aucune notion de morale"


Mererid & Sìleas


Le soleil se lèverait bientôt. Je marchais lentement dans les rues de Londres, une jambe suivant difficilement. Ma peau était complètement écorchée sur le côté de me cheville droite, j’avais certainement quelques mini cailloux enfoncés dans ma chair et le sang ne s’arrêtait pas de couler, même si des croûtes se formaient à certains endroits. Du sang avait séché sur mon visage, laissant certainement une sale cicatrice près de mes cheveux, vers le front. Cette mission ne s’était pas trop mal terminée. J’avais plutôt réussi mon coup à vrai dire. Je ne pouvais pas rentrer dans cet état là chez Irvin, non seulement j’avais menti en disant que je travaillais mais en plus de cela, j’étais couverte de sang. Je n’avais jamais discuté avec mon oncle au sujet de mon appartenance aux mangemorts, j’étais incapable de dire s’il le voyait d’un bon œil ou pas mais il me semblait qu’il préfèrerait que je ne travaille pas au cercle de jeux et que je ne sois pas marquée. Ce devait certainement être plus une forme de protection que d’idéaux, cependant, il m’offrait l’hospitalité plus encore, il était devenu mon tuteur, seul parent légal qu’il me restait : je ne souhaitais pas l’ennuyer avec ces histoires. Après avoir transplané, je me trainais difficilement dans la rue, jetant des regards mauvais aux passants qui me regardaient un peu trop intensément. L’effet du doloris que j’avais jeté sur ce loup fourmillait encore dans mon bras, la sensation de puissance ressentie était encore dans ma tête. Je comprenais un peu plus ma mère même si je n’en étais pas fière. Je ne pouvais pas être fière de devenir comme une femme qui avait osé assassiner son fils. La colère avait pris le dessus, je ne me contrôlais plus ce soir, le côté le plus sombre de ma personnalité résonnait. Violemment, j’écartais une personne qui se trouvait sur mon chemin. Je me rendais compte que ce n’était pas de la cruauté mais plutôt de la colère. J’avais cette colère en mois depuis bien trop d’années, ma mère avait pris soin de la nourrir en ne me montrant aucune attention. Je voulais me venger d’elle et de ce qu’elle avait fait à Teàrlach mais c’était trop tard, cette femme était morte bien avant d’avoir achevée l’œuvre qu’elle avait commencé avec moi : me faire devenir une parfaite mangemort. Je rageais intérieurement, ne sentant presque plus ma blessure. J’étais une fille seule et complètement perdue, quelle ironie. Je poussais la grille de la demeure de Mererid sans avertir de ma présence. Cette maison était aussi celle des Rackharrow, je pouvais aller et venir, personne ne m’avait jamais fait la moindre réflexion. Je pénétrais titubante dans l’allée centrale, laissant une trainée de sang sur mon passage, inondant l’ambiance de cette demeure d’un peu plus de noirceur. Je n’avais jamais réellement souhaité connaître le sort de tous ceux qui ont pénétré ces lieux, n’étant ni sang-purs, ni amis. Il me semblait entendre une mélodie sombre provenir du fond de la maison, par une fenêtre ouverte, tout était très silencieux. Je toquais deux fois sur la grosse porte d’entrée, tournant légèrement la poignée en même temps. Il serait en effet dangereux que je sois aperçue dans cet état en pleine rue, devant la maison de ma cousine. Les sorciers pourraient parler et les ragots se répandraient très rapidement. Les Rackharrow n’avaient pas besoin d’histoire en plus. Je pénétrais donc dans l’entrée, attendant patiemment. « Mererid, c’est moi, Sìleas. » Annonçais-je d’une voix forte, roque et audible. J'espérais qu'elle serait là ce soir, et non pas chez son mari. J’entendis des pas venir dans ma direction pendant que je prenais appui sur le mur, ma tête commençait à tourner. Mon binôme n’avait pas autant été blessé, il devait certainement être tranquillement chez lui. Ce n’était même pas un mangemort, un sang-pur aux idéaux douteux. Quelle ironie ! Et c’était moi qui me retrouvais dans cet état. Cependant, je sais que ma mère aurait été fière, et je ne savais pas si cette pensée me réjouissait ou si elle me donnait la nausée.


Sìleas: #cccccc





She exists as in dreams. She has no sense of reality. She gets nervous because people are always interrupting her daydreams. — Clarice Lispector.


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Je suis : Syriane , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 19/10/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 284 hiboux. J’incarne : Alycia Debnam-Carey , et l’avatar que je porte a été créé par : Avatars : Gallifreys, Lux, Louli, Alaska, Masayume, Vinyles Idylles, Zuz. Signature : Bat'phanie. . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Priam, Prudence et Valeryan Je parle en : #982C20



Je suis âgé de : 24 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : une femme entretenue, parfaite façade derrière laquelle se tapissent mes ambitions. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : je suis mariée à Quintus Nott depuis février 1991. Une alliance rêvée mais entourée de mensonges. Champ Libre :







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MessageSujet: Re: mes sensations n'avaient aucune notion de morale (mererid)   Ven 24 Mar - 2:36


Dans la demeure des Rackharrow, chacun vaque à ses occupations. Drefer est encore au Ministère, de même que Jule, mais tout le reste de la famille vit sa petite vie. Elisabeth est dans son laboratoire, Lachlan dans ses appartements en train de faire Merlin sait quoi et Mererid lit devant la cheminée. Non, plus honnêtement - elle attend son frère. Ce sont les moments de la journée qu'elle déteste, ceux où elle attend qu'il passe la porte et vienne se blottir contre elle dans le fauteuil. Il a déjà dépassé depuis longtemps l'heure à laquelle il est supposé terminer, mais son métier n'est guère de ceux qui permettent de rentrer tôt chez soi chaque jour. Alors elle tente de se plonger dans sa lecture, mais ce traité sur les enchantements n'est pas des plus passionnants. « Mererid ? Tu t'endors, ma chérie. » Elle se redresse brusquement, faisant tomber le livre sur lequel elle s'est assoupie. Sa mère la regarde, un sourcil haussé et les bras croisés. « Désolée... Je crois que je devrais aller me coucher. » Elisabeth hoche le menton, son regard déjà ailleurs. Elle traverse le salon pour s'installer sur le piano, tandis que Mererid lève le nez pour la suivre du regard. « Tu vas jouer ? » demande-t-elle en baillant. Pas de réponse, juste les premières notes de musique qui s'élèvent. Un morceau que Mererid connaît, qui semble hanter sa mère depuis quelques semaines. Celle-ci a cette curieuse habitude, de jouer un air pendant un temps - parfois même des mois durant, ce qui a le chic pour irriter Mererid. Mais cette fois, elle se contente d'apprécier la mélodie, certes triste, qui naît sous les doigts de sa mère. Sa tête retombe sur le dossier et ses paupières se font lourdes, tandis qu'elle se laisse à nouveau aller à sommeiller... C'est quand on frappe lourdement à la porte qu'elle reprend ses esprits dans un sursaut. La jeune Rackharrow se lève si vite que la tête lui tourne. Pourquoi Drefer frapperait-il à la porte ? Cela ne peut être lui. Elle se précipite presque vers l'entrée et entend dans son dos Elisabeth la suivre. « Mererid, c’est moi, Sìleas » l'appele une voix familière. Elle traverse le rez-de-chaussée jusqu'à débouler dans l'entrée ; Sìleas ne se serait jamais présentée à une telle heure s'il n'y avait pas une urgence. Aussitôt qu'elle la voit, appuyée contre le mur, elle comprend. Comment la jeune fille a-t-elle été blessée, elle n'en a aucune idée mais à l'instant, ça n'a aucune forme d'importance. « Maman ! » crie-t-elle pour pousser Elisabeth à les rejoindre vite. « Elle est blessée ! » Elle s'approche avec une certaine hésitation : « Tu as perdu beaucoup de sang ? Sìleas ? Regardes-moi. Tu n'as pas l'air de tenir debout, viens là. » Sans plus de cérémonie, elle passe un bras dans le dos de sa cousine et commence à l'emmener vers le salon. Sa mère est arrivée près d'elles et observe la scène avec un mélange d'étonnement et de contrariété : « Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Installes la, je vais chercher du dictame. » Et la voilà qui disparaît, sans doute partie fouiller ses étagères à potions. Mererid soupire, mais obéit et entraîne Sìleas jusqu'à un fauteuil où elle l'aide à s’asseoir. Elle constate avec consternation la traînée de sang qui suit la jeune fille. « Par Merlin... Pourquoi n'es-tu pas allée directement à Sainte Mangouste ? Comment est-ce arrivé ? » Elle fixe d'un regard inquiet, presque dur, cette cousine pour qui elle a une évidente affection - mais à qui il reste clairement bien des choses à apprendre. Ses yeux se posent sur la jambe ensanglantée de Sìleas et elle secoue le menton, presque agacée. Sans doute oublie-t-elle le nombre de fois où elle n'est rentrée en un seul morceau que par miracle.


vicious vengeful sea
I need nothing, To travel the sea. But there's something, Eating at me. Black water, Take over. The strange silence, Surrounding me. Grows closer. Feels colder. of monsters and men
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mes sensations n'avaient aucune notion de morale (mererid)

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