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-Pain passes, beauty remains - Sìleas & Xéphandre-
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Je suis : Cha , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 19/02/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 119 hiboux. J’incarne : Dane Dehaan , et l’avatar que je porte a été créé par : Lux Aeterna . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Arsenius Black et Rodrick Rackharrow Je parle en : #006666



Je suis âgé de : 25 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : un Mangemort marqué J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : Célibataire, parfois en couple avec le bordel Champ Libre :

MessageSujet: Pain passes, beauty remains - Sìleas & Xéphandre   Dim 5 Mar - 17:48


Pain passes, beauty remains.

 « If you don't want to fall prey to pain, walk to meet her. »


La pièce était complètement noire, vide et calme. Seuls quelques rayons de lumière réussissaient à traverser les rideaux sombres qui se trouvaient devant la fenêtre de la chambre. Chambre que je connaissais par cœur d’ailleurs, à force de l’arpenter de long en large. Tout était maintenant silencieux, contrairement aux dernières minutes. Seuls deux respirations osaient briser cette absence de sons, ce calme étrange. La première m’appartenait. Elle était profonde, contrôlée, rauque. Quant à la seconde respiration, elle provenait de la prostituée qui se trouvait étendue nue, à mes côtés. Celle-ci était plus saccadée, plus rapide. Je soupirais un instant, fermant les yeux à demi.

Sans un regard, sans un geste ou même un mot pour cette femme, je me redressais, m’asseyant sur le bord du lit. Maintenant que tout était fini, elle n’était rien d’autre pour moi qu’un être insignifiant et sans aucun intérêt. Je fixais le sol un instant, mais je ne comptais pas m’attarder plus longtemps ici. Il fallait que je change d’air, que je quitte cet endroit. Alors, comme par habitude, je passais une main dans mes cheveux, pour essayer de les dresser un tant soit peu, même si je savais bien que ça ne servirait à rien. Enfin, peut-être pourrais-je au moins réussir à les remettre en ordre, c’était déjà ça. Oui, parce que cette garce me les avait tirés et avait glissé ses doigts dedans, alors je m’étais vengé sur les siens, mais sûrement pas aussi gentiment et doucement qu’elle. Eh bien, il faut bien leur apprendre à se comporter après tout. Je me sacrifiais pour les aider à devenir de meilleures "hôtesses", de meilleures soumises. Je ricanais silencieusement en y repensant. Puis, je jetais un œil à la pièce faiblement éclairée et je repérais mes vêtements, posés au loin sur un fauteuil. Je me levais, lentement car je n’étais pas spécialement pressé, et je me dirigeais vers ces derniers. Au passage, je marchais sur des vêtements en lambeaux que j’envoyais valser plus loin pour ne pas qu’ils me gênent. Une robe sombre et des sous-vêtements en dentelle. Je souriais cruellement. Le budget vêtement de l’établissement devait bien exploser à cause de moi. À force de déchirer ceux qui me tombaient sous la main, les prostituées ne devaient plus en avoir beaucoup. Enfin bon, pour le prix que je payais à chaque fois que je venais ici pour me distraire, ils ne devraient pas avoir trop de soucis pour refaire les garde-robes, ça c’est sûr.

Tandis que je m’habillais je crus voir la jeune femme remuer et se redresser à son tour. Je ne lui accordais toujours aucun regard. De toute façon, je n’en avais cure. Qu’elle se lève, qu’elle se couche, qu’elle me parle, qu’elle s’en aille, peu importe, je partirais sans un mot et la laisserait à sa triste vie de catin. Enfin vêtu, je filais vers la porte. M’arrêtant un court instant, je lui lançais finalement un dernier regard, neutre, froid, sans aucune émotion et je quittais la pièce d’un pas nonchalant, refermant la porte sur elle. Qu’elle en soit soulagée, elle m’avait bien distraite au moins. Ça n’avait pas été parfait, non, loin de là. Mais elle m’avait fait passer le temps et elle avait réussi à subir ma folie, alors ça me convenait. Peut-être redemanderais-je celle-là la prochaine fois. Je ne la connaissais pas mais elle m’avait moins déçu que les autres et c’était tout à son honneur. Je traversais donc les couloirs d’un pas léger, me demandant ce qu’elle allait faire maintenant. Peut-être allait-elle accueillir un autre client ? Oui, continuer d’essayer de satisfaire les hommes, c’est tout ce que les femmes de cet établissement savent faire de toute façon. Vendre leur corps et leurs services à des hommes, bien souvent sans âme et sans pitié, dans l’unique but de gagner leur triste vie. Quelle platitude, quelle lassitude que de devoir revoir les mêmes hommes, faire les mêmes choses avec eux chaque fois. Enfin, chacun est maître de ses décisions et de sa vie, mais l’utiliser de façon aussi dégradante, c’était bien ridicule. Enfin, il en fallait bien, sinon je n’aurais plus personne pour me satisfaire à mes heures perdues, n'est-ce pas ?

Arrivé à l’entrée, la femme qui s’occupait d’accueillir les clients me sourit et me demanda si tout s’était bien passé. Je la regardais d’un air supérieur, comme si j’étais en train de regarder un insecte que je pouvais écraser à chaque instant, s’il me plaisait de le faire.

« Je ne m’en plains pas, mais elle a encore besoin d’entraînement. Je reviendrais un autre jour pour faire d’elle quelqu’un d’efficace et d’utile. »

Puis sans attendre qu’elle me réponde je me déplaçais déjà vers la sortie. Il m’avait semblé qu’elle avait glissé un « Bien, Monsieur Lovegood » en inclinant la tête, mais je n’avais pas tellement fait attention. À quoi bon perdre mon temps à m’entretenir avec des gens si insignifiants, c’était fatiguant. Oui, elle faisait son travail, mais ce n’était pas mon problème, je me contentais de lui donner le peu d’information dont elle avait besoin, point à la ligne.

Dehors, tout était aussi sombre que la chambre que je venais de quitter. Et la pluie faisait rage. Seules certaines zones de la rue étaient éclairées par la lumière des lampadaires. La nuit était tombée sans que je m’en rende compte et tout était déjà entièrement trempé. Je levais les yeux vers la voûte céleste sans quitter la devanture de la maison close, pour rester à l’abri des gouttes qui s’écrasaient au sol. Le ciel était totalement noir, sans étoiles. Seule la lune perçait à travers les nombreux nuages qui semblaient peupler le ciel. Il devait déjà être tard, je n’avais sûrement pas vu les minutes passer depuis que j’étais arrivé ici pour ma visite quotidienne. En réalité, j’avais été bien trop occupé avec autre chose de bien plus important que de me demander l’heure qu’il était. Je soupirais. Il fallait que je rentre. Ou peut-être devrais-je filer au cercle de jeu pour continuer ma soirée qui n’avait pas été si désagréable ? Non, en fait je ne préférais pas y aller. Cet endroit… Ce n’est pas que je ne l’appréciais pas, non, mais si je n’étais pas obligé de m’y rendre, et bien je choisirais de ne pas y faire un tour. On ne sait jamais qui on peut y croiser là-bas… Oui c’est d’elle que je parle. Cela faisait tellement longtemps que nous ne nous étions pas parlé. La dernière fois avait été un peu… étrange. Disons que ça ne s’était pas terminé de la meilleure des façons entre nous. Elle m’avait clairement fait comprendre que si je ne faisais rien de mon côté, elle trouverait quelqu’un d’autre qui conviendrait mieux pour elle. Ce à quoi je n’avais rien répondu. Oui, je n’avais pas répondu, parce que je ne savais tout simplement pas où j’en étais moi-même. Sileas, la sœur de Teàrlach, je ne pouvais tout simplement pas… Je lui en voulais et elle lui ressemblait tellement. Mais pourtant, je sentais bien que je n’étais pas de marbre face à elle, mais je ne pouvais pas… Je ne savais pas quoi faire d’elle et ça m’agaçais fortement. Enfin bon. Je secouais la tête pour chasser ces pensées.

Oui, il valait mieux pour moi de retourner au domaine Lovegood, je ne m’en porterais que mieux. Mais alors que je m’apprêtais à partir, je vis une silhouette féminine avancer dans ma direction. Qu’est-ce qu’une femme pouvait bien faire dehors à une heure pareille, et sous la pluie qui plus est ? Elle m’intriguait. Alors je plissais les yeux pour essayer de mieux l’apercevoir tandis qu’elle se rapprochait. Et c’est là que je la vis, que je vis ce visage reconnaissable entre mille. Sìleas Rackharrow. Bordel. Qu’est-ce qu’elle faisait encore ici à cette heure-là ? Elle avait probablement terminé son service. Je soupirais. C’était bien ma veine, tiens ! La croiser ce soir, juste devant la maison close, franchement ce n'était pas le meilleur scénario pour des retrouvailles...
Mais plus elle s’approchait, plus je pouvais la regarder de plus près, la détailler. Et plus l’image de Teàrlach s’imposait à moi. Elle n’avait pas changé, elle était encore belle. Je détournais les yeux pendant une seconde, je ne voulais pas que ce vieux sentiment ressurgisse. Puis vint enfin cette vieille rancœur qui se raviva. Je serrais les dents et j’attendais qu’elle vienne à moi, sans un mot, sans aucune expression sur mon visage. Oui, à nous deux, Sìleas.

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MessageSujet: Re: Pain passes, beauty remains - Sìleas & Xéphandre   Jeu 16 Mar - 2:32



"Pain passes, beauty remains"


Xéphandre & Sìleas


La pénombre qui régnait dans la cave à vin du cercle de jeux était déconcertante. Je ne m’étais jamais habituée à la noirceur de la nuit, j’avais sur appris à m’en accommoder. Dans mon enfance, ma mère nous avait toujours appris à dormir dans le noir le plus complet et le manoir Rackharrow dans lequel j’avais grandi, n’avait jamais non plus été très éclairé. Cette sensation ne m’avait jamais quitté, cependant, je ne m’étais jamais sentie à ma place. Ce sentiment d’inconfort était ravivé depuis que je vivais chez mon oncle Irvin, ma chambre était incroyablement lumineuse. J’exécutais un mouvement ferme avec ma baguette magique pour faire voler jusqu’au comptoir cinq bouteilles. Le bruit incessant me permettait de penser à autre chose qu’à cette invitation pour ce bal. La dernière fois que je m’étais rendue à une réunion de sang-pur, ma mère était décédée et le maître avait tragiquement péri lui aussi. En plus de cela, une personne en particulier hantait mes esprits. Je ne l’avais pas revu depuis la veille de tous ces chamboulements. Allait-il être présent ? De l’alcool déborda du verre pour venir s’étaler sur le sol. Je ne savais pas trop si c’était le fruit de mes rêveries ou de Pumpkin, mon éternel, qui me secouait la jambe pour m’aider à me concentrer. J’étais d’une maladresse décevante ce soir, ce n’était même pas marrant, ni charmant, s’en était juste désolant. Je donnais un coup de jambe sec pour faire en sorte que Pumpkin me lâche, il pouvait être collant quand il le voulait. D’un coup de baguette, le sol fut nettoyé et les sorciers servis. Je m’appuyais contre le bar en soupirant, jetant mon chiffon dans une bassine. Artemisia aussi travaillait comme une acharnée ce soir. C’était à se demander si un autre chamboulement ne se préparait pas dans le monde des sorciers pour que tous les malfamées se précipitent au Cercle de jeux en même temps. Je commençais à enlever mon uniforme, faisant un signe à Arte pour lui signifier mon départ. La blessure qu’avait soignée Mererid quelques jours plus tôt me faisait encore mal, je m’étais entaillée assez profondément la cheville lors de ma mission pour les mangemorts. Heureusement, je ne m’étais pas fait mordre par ce loup.

J’avançais difficilement vers la sortie en espérant ne croiser aucun sorcier trop insistant. J’étais fatiguée, préoccupée et je n’avais pas le cœur à m’adonner aux joutes verbales avec un inconnu. La nuit n’était pas réellement froide, je voyais des sorciers sortir de la maison close qui se trouvait au bout de la rue. Ces filles impures, prostituées, avaient une sale vie, cela au moins je pouvais le reconnaître. Avec mes deux parents décédés, si je n’avais pas eu la chance d’avoir un sang pur, j’aurai très certainement fini à la maison close, mais ce n’était pas le destin d’une descendante des Yaxley et des Rackharrow. Je soupirai, parfois, venir de deux lignées anciennes était un fardeau. Plus j’avançais, plus la rue se faisait déserte. Un retardataire semblant sortir de la maison close lui aussi, celui ci s’était fait plus lent que les autres. Sa silhouette me sembla familière et plus j’avançais, plus il ralentissait jusqu’à s’arrêter complètement en m’observant. Les pièces du puzzle ne mirent pas longtemps à se mettre en place, cette carrure je la connaissais par cœur, ce regard je le savais aussi parfois plus sombre parfois plus éclatant et cette l’ambiance que créait ce personnage, je ne pouvais la sentir que trop bien. Mes pas ralentirent eux aussi, Xéphandre attendait sagement que je vienne à lui, parce qu’il avait compris lui aussi que cet échange à venir ne pourrait pas être évité. Le moment était revenu. Je m’arrêtais à quelques pas, observant la maison close un certain dégout dans les yeux. Alors maintenant, c’était ici que l’homme venait passer ses nuits ? Peut-être même venait-il déjà lorsque nous passions nos nuits ensemble, à l’époque. Il y a quelques mois, seulement. Je ne savais pas vraiment s’il m’avait manquait, si bien sur. Mais j’avais surtout cette répulsion, cette colère qui ne demandait qu’à exploser contre lui qui avait disparu pendant des mois lors d’un des moments les plus difficiles de ma vie. Encore plus ce soir, alors que je le voyais sortir de cet endroit infâme. Stupide, je me sentais stupide. Ces quelques mois n’avaient pas dû être très difficiles pour Xéphandre Lovegood. Un mètre nous séparait à présent, je pouvais discerner les traits de son visage en détails. Il était là, silencieux, le visage sans émotion. « N’as-tu donc rien à dire ? » Demandais-je sèchement ne sachant pas vraiment quelle réponse j’attendais. Des excuses ? Des explications ? Qu’importe. J’observais Xéphandre, attendant patiemment, essayant de contrôler ma colère.


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She exists as in dreams. She has no sense of reality. She gets nervous because people are always interrupting her daydreams. — Clarice Lispector.


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MessageSujet: Re: Pain passes, beauty remains - Sìleas & Xéphandre   Sam 18 Mar - 15:32


Pain passes, beauty remains.

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Elle s’arrêta à quelques pas de moi et de la maison close qui se trouvait derrière, la regardant d’ailleurs avec un dégoût non dissimulé. Je détournais les yeux un instant, sans pour autant la faire disparaître de mon champ de vision. Oui je sortais de cette maison de plaisir, et alors ? C’était bien connu que les Lovegood raffolaient des plaisirs de la chair, il n’était donc pas étonnant qu’elle me trouve ici. Enfin, je comprenais bien que ça pouvait être dégradant et repoussant pour Sìleas, mais ça n’avait rien à voir avec elle, loin de là. Et puis après tout, la dernière fois que nous nous étions vu, ça ne s’était pas vraiment bien passé entre nous, alors je ne vois pas pourquoi aller passer du temps dans cet établissement était un crime. Je repensais à nos nuits ensemble. Bien sûr qu’elles avaient été agréables, mais avec les prostituées, tout semblait tellement plus simple. Avec elles, pas de sentiments, pas de disputes, pas d’histoires compliquées et sombres, rien d’émotionnel. Juste du plaisir charnel, de l'obéissance et de la violence. La seule différence avec elles, c’est cette chose qu’elles n’assouvissaient pas, ce désir impulsif qu’elles ne lui procuraient pas. Elles étaient banales et fades, bien qu’elles sachent tout à fait faire leur travail, à n’en point douter. Mais, de toute façon, je n’avais pas à justifier chacun de mes actes auprès de Sìleas. Cela faisait plusieurs mois que nous n’avions plus parlé, de très longues semaines que je n’avais plus eu aucune de ces nouvelles, un temps si long que je n’avais pas touché son visage si familier.

Donc ce soir, je n’aurais pu imaginer une seconde la croiser ici dans cette rue sombre, marchant toute seule. Oui je savais bien qu’elle travaillait au Cercle de Jeu qui se trouvait non loin et oui je savais tout aussi bien qu’elle pouvait sortir tard tout comme ce soir, mais quelles étaient les chances pour que nous sortions en même temps et que nous nous croisions juste à cet endroit ? Elles étaient faibles en effet, mais voilà que c’était arrivé. Lui aurais-je un jour reparlé si je ne l’avais pas croisée ce soir là ? Aurais-je fait le premier pas, si nos chemins ne s’étaient pas croisés au hasard en cette soirée ? Je n’en étais pas sûr. Une partie de moi n’aurait probablement pas voulu la revoir après ce dont nous avions discuté la dernière fois. Tandis qu’une autre partie l’aurait cruellement demandée, comme si elle avait provoqué un manque ou quelque chose qui s’en rapprochait. Mais jamais je n’oserais le montrer, parce que je lui en voulais moi aussi, moi aussi j’avais « souffert ». Alors peut-être était-ce une bonne chose finalement que d’avoir cette discussion. Elle nous permettrait probablement de mettre les choses au plat, ou pas.

Mais je voyais le feu de la colère danser dans ses yeux. Je me doutais bien que ce plat ne reviendrait qu’après avoir subi la tempête. Et la tempête Rackharrow, ce n’est pas toujours agréable, je peux vous le dire. Mais ce n’est pas pour autant que je compte me démonter, loin de là. Je sais comment m’y prendre avec Sìleas, ce n’est pas la première fois que nous avons des relations disons… houleuses. Elle me tenait irrépressiblement par quelque chose que je n’arrivais pas à comprends à l’intérieur, mais je la tenais tout autant. Je connais pertinemment ses points faibles et à chaque fois, ou presque, j’arrivais à retourner la situation à mon avantage. Enfin, je ne sais pas si ce soir ce serait le cas, elle semblait ne pas être de très bonne humeur apparemment… Mais rien ne me coûtait d’essayer, je n’avais rien à perdre, n’est-ce pas ? « N’as-tu donc rien à dire ? » me demanda-t-elle sèchement. C’est vrai, qu’est-ce que je pouvais bien dire ? Elle se trouvait là, face à moi, et je ne faisais rien. Mais je ne savais quoi faire. Cela faisait tellement longtemps, je ne savais comment réagir avec elle. Alors je réfléchis, je réfléchis à ce que je pourrais lui dire. Devais-je moi aussi être en colère, pour que nous jouions au « qui lancera les meilleures piques ? » Nous avions l’habitude de ça, c’est quelque chose que nous faisions tout le temps lorsque nous étions ensemble quelque part. Mais ce soir, je ne sais pas si j’avais envie de ça. Peut-être devrais-je dire quelle chose qui détendrait l’atmosphère et qui ferait redescendre sa colère ? Ou quelque chose qui pourrait la déconcerter ? Oui, c’est ce que j’allais faire, ce serait amusant. Mon visage auparavant entièrement vide d’émotions s’habilla d’un grand sourire chaleureux et charmeur avant de lui répondre.

« Sìleas, ça faisait tellement longtemps ! Tu n’as pas changé, tu es toujours aussi belle tu le sais ? Comment vas-tu depuis la dernière fois que nous nous sommes vus ? Tu travailles toujours au Cercle de Jeu à ce que je vois ? »

Je m’étais approché d’un pas finalement, essayant de réduire la courte distance qui nous séparait. Plus j’étais prêt, mieux c’était. Si j’espérais détourner le sujet avec ça ? Évidemment ! Cette phrase semblait si banale, si idiote pour la situation que c’en était presque ridicule. Mais plus la phrase était malvenue, plus elle en serait déconcentrée non ? Ou peut-être en serait-elle encore plus vexée ? Moi, tout ce que je cherchais, c’était apaiser sa haine et sa rancœur envers moi. Si nous pouvions éviter d’aborder des sujets qui me mettront tout à fait mal à l’aise, je ne m’en sentirais que mieux.


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« Madness can't be explained, it feels itself. »

Ce n'est pas la torture qui torture, mais l'imminence perpétuelle et déçue de son interruption. On a tout à redouter d'un homme supérieurement intelligent dès lors qu'il se met dans la tête de torturer ses semblables.

(c) Myuu.BANG!

 


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