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Pain passes, beauty remains - Sìleas & Xéphandre

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Parchemin envoyé Dim 5 Mar - 17:48

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Je suis : Cha , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 19/02/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 147 hiboux. J’incarne : Dane Dehaan , et l’avatar que je porte a été créé par : Bazzart . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Arsenius Black et Rodrick Rackharrow Je parle en : #006666



Je suis âgé de : 25 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : un Mangemort marqué J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : Célibataire, parfois en couple avec le bordel Champ Libre :
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Pain passes, beauty remains.

 « If you don't want to fall prey to pain, walk to meet her. »


La pièce était complètement noire, vide et calme. Seuls quelques rayons de lumière réussissaient à traverser les rideaux sombres qui se trouvaient devant la fenêtre de la chambre. Chambre que je connaissais par cœur d’ailleurs, à force de l’arpenter de long en large. Tout était maintenant silencieux, contrairement aux dernières minutes. Seuls deux respirations osaient briser cette absence de sons, ce calme étrange. La première m’appartenait. Elle était profonde, contrôlée, rauque. Quant à la seconde respiration, elle provenait de la prostituée qui se trouvait étendue nue, à mes côtés. Celle-ci était plus saccadée, plus rapide. Je soupirais un instant, fermant les yeux à demi.

Sans un regard, sans un geste ou même un mot pour cette femme, je me redressais, m’asseyant sur le bord du lit. Maintenant que tout était fini, elle n’était rien d’autre pour moi qu’un être insignifiant et sans aucun intérêt. Je fixais le sol un instant, mais je ne comptais pas m’attarder plus longtemps ici. Il fallait que je change d’air, que je quitte cet endroit. Alors, comme par habitude, je passais une main dans mes cheveux, pour essayer de les dresser un tant soit peu, même si je savais bien que ça ne servirait à rien. Enfin, peut-être pourrais-je au moins réussir à les remettre en ordre, c’était déjà ça. Oui, parce que cette garce me les avait tirés et avait glissé ses doigts dedans, alors je m’étais vengé sur les siens, mais sûrement pas aussi gentiment et doucement qu’elle. Eh bien, il faut bien leur apprendre à se comporter après tout. Je me sacrifiais pour les aider à devenir de meilleures "hôtesses", de meilleures soumises. Je ricanais silencieusement en y repensant. Puis, je jetais un œil à la pièce faiblement éclairée et je repérais mes vêtements, posés au loin sur un fauteuil. Je me levais, lentement car je n’étais pas spécialement pressé, et je me dirigeais vers ces derniers. Au passage, je marchais sur des vêtements en lambeaux que j’envoyais valser plus loin pour ne pas qu’ils me gênent. Une robe sombre et des sous-vêtements en dentelle. Je souriais cruellement. Le budget vêtement de l’établissement devait bien exploser à cause de moi. À force de déchirer ceux qui me tombaient sous la main, les prostituées ne devaient plus en avoir beaucoup. Enfin bon, pour le prix que je payais à chaque fois que je venais ici pour me distraire, ils ne devraient pas avoir trop de soucis pour refaire les garde-robes, ça c’est sûr.

Tandis que je m’habillais je crus voir la jeune femme remuer et se redresser à son tour. Je ne lui accordais toujours aucun regard. De toute façon, je n’en avais cure. Qu’elle se lève, qu’elle se couche, qu’elle me parle, qu’elle s’en aille, peu importe, je partirais sans un mot et la laisserait à sa triste vie de catin. Enfin vêtu, je filais vers la porte. M’arrêtant un court instant, je lui lançais finalement un dernier regard, neutre, froid, sans aucune émotion et je quittais la pièce d’un pas nonchalant, refermant la porte sur elle. Qu’elle en soit soulagée, elle m’avait bien distraite au moins. Ça n’avait pas été parfait, non, loin de là. Mais elle m’avait fait passer le temps et elle avait réussi à subir ma folie, alors ça me convenait. Peut-être redemanderais-je celle-là la prochaine fois. Je ne la connaissais pas mais elle m’avait moins déçu que les autres et c’était tout à son honneur. Je traversais donc les couloirs d’un pas léger, me demandant ce qu’elle allait faire maintenant. Peut-être allait-elle accueillir un autre client ? Oui, continuer d’essayer de satisfaire les hommes, c’est tout ce que les femmes de cet établissement savent faire de toute façon. Vendre leur corps et leurs services à des hommes, bien souvent sans âme et sans pitié, dans l’unique but de gagner leur triste vie. Quelle platitude, quelle lassitude que de devoir revoir les mêmes hommes, faire les mêmes choses avec eux chaque fois. Enfin, chacun est maître de ses décisions et de sa vie, mais l’utiliser de façon aussi dégradante, c’était bien ridicule. Enfin, il en fallait bien, sinon je n’aurais plus personne pour me satisfaire à mes heures perdues, n'est-ce pas ?

Arrivé à l’entrée, la femme qui s’occupait d’accueillir les clients me sourit et me demanda si tout s’était bien passé. Je la regardais d’un air supérieur, comme si j’étais en train de regarder un insecte que je pouvais écraser à chaque instant, s’il me plaisait de le faire.

« Je ne m’en plains pas, mais elle a encore besoin d’entraînement. Je reviendrais un autre jour pour faire d’elle quelqu’un d’efficace et d’utile. »

Puis sans attendre qu’elle me réponde je me déplaçais déjà vers la sortie. Il m’avait semblé qu’elle avait glissé un « Bien, Monsieur Lovegood » en inclinant la tête, mais je n’avais pas tellement fait attention. À quoi bon perdre mon temps à m’entretenir avec des gens si insignifiants, c’était fatiguant. Oui, elle faisait son travail, mais ce n’était pas mon problème, je me contentais de lui donner le peu d’information dont elle avait besoin, point à la ligne.

Dehors, tout était aussi sombre que la chambre que je venais de quitter. Et la pluie faisait rage. Seules certaines zones de la rue étaient éclairées par la lumière des lampadaires. La nuit était tombée sans que je m’en rende compte et tout était déjà entièrement trempé. Je levais les yeux vers la voûte céleste sans quitter la devanture de la maison close, pour rester à l’abri des gouttes qui s’écrasaient au sol. Le ciel était totalement noir, sans étoiles. Seule la lune perçait à travers les nombreux nuages qui semblaient peupler le ciel. Il devait déjà être tard, je n’avais sûrement pas vu les minutes passer depuis que j’étais arrivé ici pour ma visite quotidienne. En réalité, j’avais été bien trop occupé avec autre chose de bien plus important que de me demander l’heure qu’il était. Je soupirais. Il fallait que je rentre. Ou peut-être devrais-je filer au cercle de jeu pour continuer ma soirée qui n’avait pas été si désagréable ? Non, en fait je ne préférais pas y aller. Cet endroit… Ce n’est pas que je ne l’appréciais pas, non, mais si je n’étais pas obligé de m’y rendre, et bien je choisirais de ne pas y faire un tour. On ne sait jamais qui on peut y croiser là-bas… Oui c’est d’elle que je parle. Cela faisait tellement longtemps que nous ne nous étions pas parlé. La dernière fois avait été un peu… étrange. Disons que ça ne s’était pas terminé de la meilleure des façons entre nous. Elle m’avait clairement fait comprendre que si je ne faisais rien de mon côté, elle trouverait quelqu’un d’autre qui conviendrait mieux pour elle. Ce à quoi je n’avais rien répondu. Oui, je n’avais pas répondu, parce que je ne savais tout simplement pas où j’en étais moi-même. Sileas, la sœur de Teàrlach, je ne pouvais tout simplement pas… Je lui en voulais et elle lui ressemblait tellement. Mais pourtant, je sentais bien que je n’étais pas de marbre face à elle, mais je ne pouvais pas… Je ne savais pas quoi faire d’elle et ça m’agaçais fortement. Enfin bon. Je secouais la tête pour chasser ces pensées.

Oui, il valait mieux pour moi de retourner au domaine Lovegood, je ne m’en porterais que mieux. Mais alors que je m’apprêtais à partir, je vis une silhouette féminine avancer dans ma direction. Qu’est-ce qu’une femme pouvait bien faire dehors à une heure pareille, et sous la pluie qui plus est ? Elle m’intriguait. Alors je plissais les yeux pour essayer de mieux l’apercevoir tandis qu’elle se rapprochait. Et c’est là que je la vis, que je vis ce visage reconnaissable entre mille. Sìleas Rackharrow. Bordel. Qu’est-ce qu’elle faisait encore ici à cette heure-là ? Elle avait probablement terminé son service. Je soupirais. C’était bien ma veine, tiens ! La croiser ce soir, juste devant la maison close, franchement ce n'était pas le meilleur scénario pour des retrouvailles...
Mais plus elle s’approchait, plus je pouvais la regarder de plus près, la détailler. Et plus l’image de Teàrlach s’imposait à moi. Elle n’avait pas changé, elle était encore belle. Je détournais les yeux pendant une seconde, je ne voulais pas que ce vieux sentiment ressurgisse. Puis vint enfin cette vieille rancœur qui se raviva. Je serrais les dents et j’attendais qu’elle vienne à moi, sans un mot, sans aucune expression sur mon visage. Oui, à nous deux, Sìleas.

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Parchemin envoyé Jeu 16 Mar - 2:32

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Je suis : Couleur De Lune , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 06/11/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 175 hiboux. J’incarne : Teresa Oman , et l’avatar que je porte a été créé par : Bazzart Je parle en : #cccccc



Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Barman au Cercle de jeux J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : Célibataire, le coeur torturé par un Lovegood
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"Pain passes, beauty remains"


Xéphandre & Sìleas


La pénombre qui régnait dans la cave à vin du cercle de jeux était déconcertante. Je ne m’étais jamais habituée à la noirceur de la nuit, j’avais sur appris à m’en accommoder. Dans mon enfance, ma mère nous avait toujours appris à dormir dans le noir le plus complet et le manoir Rackharrow dans lequel j’avais grandi, n’avait jamais non plus été très éclairé. Cette sensation ne m’avait jamais quitté, cependant, je ne m’étais jamais sentie à ma place. Ce sentiment d’inconfort était ravivé depuis que je vivais chez mon oncle Irvin, ma chambre était incroyablement lumineuse. J’exécutais un mouvement ferme avec ma baguette magique pour faire voler jusqu’au comptoir cinq bouteilles. Le bruit incessant me permettait de penser à autre chose qu’à cette invitation pour ce bal. La dernière fois que je m’étais rendue à une réunion de sang-pur, ma mère était décédée et le maître avait tragiquement péri lui aussi. En plus de cela, une personne en particulier hantait mes esprits. Je ne l’avais pas revu depuis la veille de tous ces chamboulements. Allait-il être présent ? De l’alcool déborda du verre pour venir s’étaler sur le sol. Je ne savais pas trop si c’était le fruit de mes rêveries ou de Pumpkin, mon éternel, qui me secouait la jambe pour m’aider à me concentrer. J’étais d’une maladresse décevante ce soir, ce n’était même pas marrant, ni charmant, s’en était juste désolant. Je donnais un coup de jambe sec pour faire en sorte que Pumpkin me lâche, il pouvait être collant quand il le voulait. D’un coup de baguette, le sol fut nettoyé et les sorciers servis. Je m’appuyais contre le bar en soupirant, jetant mon chiffon dans une bassine. Artemisia aussi travaillait comme une acharnée ce soir. C’était à se demander si un autre chamboulement ne se préparait pas dans le monde des sorciers pour que tous les malfamées se précipitent au Cercle de jeux en même temps. Je commençais à enlever mon uniforme, faisant un signe à Arte pour lui signifier mon départ. La blessure qu’avait soignée Mererid quelques jours plus tôt me faisait encore mal, je m’étais entaillée assez profondément la cheville lors de ma mission pour les mangemorts. Heureusement, je ne m’étais pas fait mordre par ce loup.

J’avançais difficilement vers la sortie en espérant ne croiser aucun sorcier trop insistant. J’étais fatiguée, préoccupée et je n’avais pas le cœur à m’adonner aux joutes verbales avec un inconnu. La nuit n’était pas réellement froide, je voyais des sorciers sortir de la maison close qui se trouvait au bout de la rue. Ces filles impures, prostituées, avaient une sale vie, cela au moins je pouvais le reconnaître. Avec mes deux parents décédés, si je n’avais pas eu la chance d’avoir un sang pur, j’aurai très certainement fini à la maison close, mais ce n’était pas le destin d’une descendante des Yaxley et des Rackharrow. Je soupirai, parfois, venir de deux lignées anciennes était un fardeau. Plus j’avançais, plus la rue se faisait déserte. Un retardataire semblant sortir de la maison close lui aussi, celui ci s’était fait plus lent que les autres. Sa silhouette me sembla familière et plus j’avançais, plus il ralentissait jusqu’à s’arrêter complètement en m’observant. Les pièces du puzzle ne mirent pas longtemps à se mettre en place, cette carrure je la connaissais par cœur, ce regard je le savais aussi parfois plus sombre parfois plus éclatant et cette l’ambiance que créait ce personnage, je ne pouvais la sentir que trop bien. Mes pas ralentirent eux aussi, Xéphandre attendait sagement que je vienne à lui, parce qu’il avait compris lui aussi que cet échange à venir ne pourrait pas être évité. Le moment était revenu. Je m’arrêtais à quelques pas, observant la maison close un certain dégout dans les yeux. Alors maintenant, c’était ici que l’homme venait passer ses nuits ? Peut-être même venait-il déjà lorsque nous passions nos nuits ensemble, à l’époque. Il y a quelques mois, seulement. Je ne savais pas vraiment s’il m’avait manquait, si bien sur. Mais j’avais surtout cette répulsion, cette colère qui ne demandait qu’à exploser contre lui qui avait disparu pendant des mois lors d’un des moments les plus difficiles de ma vie. Encore plus ce soir, alors que je le voyais sortir de cet endroit infâme. Stupide, je me sentais stupide. Ces quelques mois n’avaient pas dû être très difficiles pour Xéphandre Lovegood. Un mètre nous séparait à présent, je pouvais discerner les traits de son visage en détails. Il était là, silencieux, le visage sans émotion. « N’as-tu donc rien à dire ? » Demandais-je sèchement ne sachant pas vraiment quelle réponse j’attendais. Des excuses ? Des explications ? Qu’importe. J’observais Xéphandre, attendant patiemment, essayant de contrôler ma colère.


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Parchemin envoyé Sam 18 Mar - 15:32

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Elle s’arrêta à quelques pas de moi et de la maison close qui se trouvait derrière, la regardant d’ailleurs avec un dégoût non dissimulé. Je détournais les yeux un instant, sans pour autant la faire disparaître de mon champ de vision. Oui je sortais de cette maison de plaisir, et alors ? C’était bien connu que les Lovegood raffolaient des plaisirs de la chair, il n’était donc pas étonnant qu’elle me trouve ici. Enfin, je comprenais bien que ça pouvait être dégradant et repoussant pour Sìleas, mais ça n’avait rien à voir avec elle, loin de là. Et puis après tout, la dernière fois que nous nous étions vu, ça ne s’était pas vraiment bien passé entre nous, alors je ne vois pas pourquoi aller passer du temps dans cet établissement était un crime. Je repensais à nos nuits ensemble. Bien sûr qu’elles avaient été agréables, mais avec les prostituées, tout semblait tellement plus simple. Avec elles, pas de sentiments, pas de disputes, pas d’histoires compliquées et sombres, rien d’émotionnel. Juste du plaisir charnel, de l'obéissance et de la violence. La seule différence avec elles, c’est cette chose qu’elles n’assouvissaient pas, ce désir impulsif qu’elles ne me procuraient pas. Elles étaient banales et fades, bien qu’elles sachent tout à fait faire leur travail, à n’en point douter. Mais, de toute façon, je n’avais pas à justifier chacun de mes actes auprès de Sìleas. Cela faisait plusieurs mois que nous n’avions plus parlé, de très longues semaines que je n’avais plus eu aucune de ces nouvelles, un temps si long que je n’avais pas touché son visage si familier.

Donc ce soir, je n’aurais pu imaginer une seconde la croiser ici dans cette rue sombre, marchant toute seule. Oui je savais bien qu’elle travaillait au Cercle de Jeu qui se trouvait non loin et oui je savais tout aussi bien qu’elle pouvait sortir tard tout comme ce soir, mais quelles étaient les chances pour que nous sortions en même temps et que nous nous croisions juste à cet endroit ? Elles étaient faibles en effet, mais voilà que c’était arrivé. Lui aurais-je un jour reparlé si je ne l’avais pas croisée ce soir là ? Aurais-je fait le premier pas, si nos chemins ne s’étaient pas croisés au hasard en cette soirée ? Je n’en étais pas sûr. Une partie de moi n’aurait probablement pas voulu la revoir après ce dont nous avions discuté la dernière fois. Tandis qu’une autre partie l’aurait cruellement demandée, comme si elle avait provoqué un manque ou quelque chose qui s’en rapprochait. Mais jamais je n’oserais le montrer, parce que je lui en voulais moi aussi, moi aussi j’avais « souffert ». Alors peut-être était-ce une bonne chose finalement que d’avoir cette discussion. Elle nous permettrait probablement de mettre les choses au plat, ou pas.

Mais je voyais le feu de la colère danser dans ses yeux. Je me doutais bien que ce plat ne reviendrait qu’après avoir subi la tempête. Et la tempête Rackharrow, ce n’est pas toujours agréable, je peux vous le dire. Mais ce n’est pas pour autant que je compte me démonter, loin de là. Je sais comment m’y prendre avec Sìleas, ce n’est pas la première fois que nous avons des relations disons… houleuses. Elle me tenait irrépressiblement par quelque chose que je n’arrivais pas à comprendre à l’intérieur, mais je la tenais tout autant. Je connais pertinemment ses points faibles et à chaque fois, ou presque, j’arrivais à retourner la situation à mon avantage. Enfin, je ne sais pas si ce soir ce serait le cas, elle semblait ne pas être de très bonne humeur apparemment… Mais rien ne me coûtait d’essayer, je n’avais rien à perdre, n’est-ce pas ? « N’as-tu donc rien à dire ? » me demanda-t-elle sèchement. C’est vrai, qu’est-ce que je pouvais bien dire ? Elle se trouvait là, face à moi, et je ne faisais rien. Mais je ne savais quoi faire. Cela faisait tellement longtemps, je ne savais comment réagir avec elle. Alors je réfléchis, je réfléchis à ce que je pourrais lui dire. Devais-je moi aussi être en colère, pour que nous jouions au « qui lancera les meilleures piques ? » Nous avions l’habitude de ça, c’est quelque chose que nous faisions tout le temps lorsque nous étions ensemble quelque part. Mais ce soir, je ne sais pas si j’avais envie de ça. Peut-être devrais-je dire quelle chose qui détendrait l’atmosphère et qui ferait redescendre sa colère ? Ou quelque chose qui pourrait la déconcerter ? Oui, c’est ce que j’allais faire, ce serait amusant. Mon visage auparavant entièrement vide d’émotions s’habilla d’un grand sourire chaleureux et charmeur avant de lui répondre.

« Sìleas, ça faisait tellement longtemps ! Tu n’as pas changé, tu es toujours aussi belle tu le sais ? Comment vas-tu depuis la dernière fois que nous nous sommes vus ? Tu travailles toujours au Cercle de Jeu à ce que je vois ? »

Je m’étais approché d’un pas finalement, essayant de réduire la courte distance qui nous séparait. Plus j’étais prêt, mieux c’était. Si j’espérais détourner le sujet avec ça ? Évidemment ! Cette phrase semblait si banale, si idiote pour la situation que c’en était presque ridicule. Mais plus la phrase était malvenue, plus elle en serait déconcentrée non ? Ou peut-être en serait-elle encore plus vexée ? Moi, tout ce que je cherchais, c’était apaiser sa haine et sa rancœur envers moi. Si nous pouvions éviter d’aborder des sujets qui me mettront tout à fait mal à l’aise, je ne m’en sentirais que mieux.


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« Madness can't be explained, it feels itself. »

Ce n'est pas la torture qui torture, mais l'imminence perpétuelle et déçue de son interruption. On a tout à redouter d'un homme supérieurement intelligent dès lors qu'il se met dans la tête de torturer ses semblables.

(c) Myuu.BANG!

 



Parchemin envoyé Mer 26 Juil - 17:37

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Xéphandre & Sìleas


« Sìleas, ça faisait tellement longtemps ! Tu n’as pas changé, tu es toujours aussi belle tu le sais ? Comment vas-tu depuis la dernière fois que nous nous sommes vus ? Tu travailles toujours au Cercle de Jeu à ce que je vois ? » Vient-il de dire. Je le regarde l’air impassible. Peut-être que mes yeux me trahissent. Xéphandre venait de s’adresser à moi comme à une connaissance qu’il n’avait pas vue depuis longtemps. Tapes m’en cinq, tant que tu y es, pensais-je. Je faisais un pas vers lui dans la pénombre, je pouvais à présent discerner tous ses traits, tous ses rictus. Je voyais parfaitement la couleur de ses yeux, je pouvais voir mes pupilles se refléter dans les siennes. Son souffle était chaud, malgré le vent froid qui glissait sur ma peau. Il n’avait pas été si proche de moi depuis des mois, depuis le jour où il m’avait lâchement abandonné. Le lendemain, ma mère décédait. Et Xéphandre n’avait pas réapparu, absent. C’est à cette période là que j’ai pris conscience de la puissance de mes sentiments, amoureux, haineux. Xéphandre était ancrée en moi depuis des années, à cause de notre histoire commune, involontaire. Aussi à cause, de l’histoire que nous avions voulu nous créer, volontairement. D’un geste délicat, j’enlevais un bout de feuille d’arbre venue se planter dans ses cheveux. Ce toucher me donna un frisson que je réprimais aussitôt, je ne voulais pas qu’il le voit. Je savais aussi que ce geste ne le laisserait pas indifférent. Est-ce que sa putain lui faisait autant d’effet ? Je rigolais. Un rictus se formait sur mes lèvres et j’étais prise d’une de rire nerveux. Je gigotais et je reculais d’un pas, en remettant mes cheveux en place d’une main. Je plantais mon regard glacial dans le sien. « Tu oses me demander comment je vais ? » Dis-je avec colère. « Tu m’as abandonné Xéphandre. Tu as été trop lâche pour affronter la réalité. » Lui crachais-je au visage comme un serpent. « Et quand j’avais le plus besoin de toi, quand j’avais besoin d’un soutien… tu n’étais pas là. » Finissais-je en haussant la voix. Je le regardais avec tout le mépris donc j’étais capable. S’il avait voulu, il serait venu. S’il avait voulu, il ne m’aurait pas laissé seule. « Tout le monde savait. QUI n’aurait pas pu être au courant que ma mère, la grande Lilith, était morte ? » Dis-je en excès de colère. Je me rapprochais de lui, à chaque mot, la distance entre nous se réduisait. « Avant que mon oncle décide de m’adopter, je me suis retrouvée avec Jorah Yaxley… Est-ce que tu sais qui est ce porc de Jorah Yaxley ? » Demandais-je dans un chuchotement tremblant, méprisant, tout près de lui. J’étais en colère contre Xéphrandre, j’étais en colère contre moi même de ne pas pouvoir le détester autant que je l’aurai voulu. Je devrais passer mon chemin, je devrais l’ignorer et le rayer de mon existence. Au lieu de ça, j’étais en train de m’énerver contre lui, en pleine nuit, en face d’une maison close. Je décidé de porter le coup fatal. « J’avais besoin de toi. Je pensais que j’avais besoin de toi dans ma vie. » Ma voix était faible, plus douce que je ne l’aurai voulu. « Mais c’est fini. Ma vie, je peux la vivre sans toi Xéphandre. J’ai appris à ne pas avoir besoin de toi. Peut-être même, qu’en vérité, je n’ai jamais eu besoin de toi. » Dis-je avec une voix brisée. Parce que c’est ce qu’il avait fait, il m’avait brisée, encore plus que je ne l’étais. Un long silence venait de s’installer, je n’avais plus rien à lui dire. J’observais son visage parfait. Il était beau. Il m’avait manqué. Je ne l’avouerai pas, mais être près de lui procurait toujours cette sensation d’apaisement. Mais je ne le laisserai pas apercevoir une seule de mes pensées. « N’oses plus jamais me demander comment je vais. Tu n’as pas le droit de me poser cette question. Pas toi. » Crachais-je avant de le bousculer pour m’enfuir, je ne voulais pas passer une seconde de plus en sa compagnie. C’était trop dur. La nuit était aussi glaciale que nos deux caractères, aussi glaciale que notre histoire. Je sentais sa présence dans mon dos, je ne savais pas s’il allait essayer de me rattraper ou tout simplement me laisser partir. Encore une fois. Peut-être voulais-je qu’il me rattrape ? Peut-être voulais-je qu’il se sente lui aussi abandonner, comme je l’avais été. Je ne savais même plus. Xéphandre me m’était toujours dans un état incroyablement déstabilisant.

Sìleas: #cccccc







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Parchemin envoyé Ven 4 Aoû - 16:12

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 « If you don't want to fall prey to pain, walk to meet her. »


La nuit était sombre, malgré tout, lorsqu’elle s’avança vers moi, je pus la distinguer sans problèmes. Ses longs cheveux encadrant son beau visage, cheveux qui me donnaient cruellement envie de passer une main dedans. Ses yeux dans lesquels je pourrais me perdre et ses lèvres. Ses lèvres si douces que je rêvais parfois d’embrasser. Ce soir, c’était presque une torture de la savoir si près de moi, sans pouvoir faire quoi que ce soit. Je me doutais bien que si je tentais de la toucher, elle me repousserait, ou s’éloignerait. Je pensais que son absence s’effacerait au fil des mois, mais non, elle me manquait toujours. Et tout était de ma faute. Je m’en voulais, mais je n’avais pas le droit de me plaindre. Malgré tout, si je pouvais revenir en arrière, je ne sais pas si les choses se seraient déroulées différemment. Les choix que j’avais fait avaient été mauvais, mais pourtant, je les avais faits. Alors oui, elle pouvait m’en vouloir, mais je ne pouvais pas changer ce qui faisait de moi ce que je suis. Enfin, pour elle, peut-être pourrais-je le faire ? Je ne savais pas vraiment. Tout ce qui la concernait restait flou. Est-ce son absence avait creusé en vide en moi ? Oui. Mais je n’arrivais pas, je ne pouvais pas le réaliser pleinement. Tout simplement parce que j’avais peur. Oui, Xéphandre Lovegood pouvait avoir des peurs, et ces dernières étaient toutes liées à la femme qui se trouvaient en face de lui. Mais ça, jamais je ne l’avouerais, parce que j'étais trop borné, trop fier. Et pourtant, peut-être que lui avouer résoudrait beaucoup de choses. Mais c’était trop demander. Peut-être que cette fierté causerait sa perte un jour, mais pour l’instant, il s’accrochait à elle, parce que c’est tout ce qu’il savait faire.

Ce fut elle qui entama le premier geste. Sa main, délicate, vint se glisser dans mes cheveux pour y retirer une feuille. Ce contact ne me laissait pas de marbre, et encore une fois, je me rendais compte à quel point elle me faisait de l’effet. Cette femme était ma faiblesse, qu’elle l’ignore ou non, ce serait finalement elle qui causerait ma perte un beau jour. Je tressaillais, tandis qu’elle retirait sa main, et peut-être l’avait-elle vu, mais je ne l’espérais pas. Si elle se rendait compte du pouvoir qu’elle possédait, les choses ne tourneraient plus à mon avantage. Mais je ne pouvais pas m’en empêcher, je ne pouvais pas taire ce que je pouvais ressentir quand elle était là. Depuis bien longtemps d’ailleurs j’avais cessé de combattre ces sentiments. Me surprenant, elle se mit à rire, s’éloignant de moi, à mon plus grand désespoir. Je fronçais les sourcils, me demandant la raison de ce soudain changement d’attitude. Qu’est-ce qui était drôle ? Mais le regard qu’elle me renvoya changea du tout au tout, devenant aussi glacial que l’air qui nous entourait. « Tu oses me demander comment je vais ? » Bon, ma stratégie n’avait pas l’air de marcher. Elle était plus en colère qu’autre chose, et je sentais que j’allais passer un sale quart d’heure. « Tu m’as abandonné Xéphandre. Tu as été trop lâche pour affronter la réalité. » Je serrais les dents, encaissant cette première vérité. C’est vrai, je détestais qu’on m’appelle de la sorte, mais je ne pouvais le nier : j’avais été lâche. « Et quand j’avais le plus besoin de toi, quand j’avais besoin d’un soutien… tu n’étais pas là. » Un deuxième couteau qui se plante en plein dans mon cœur, plus douloureux que le premier. Rien que de l’imaginer seule, pleurant, souffrant, j’en avais moi-même mal. Pourtant je n’avais rien fait du tout, j’étais resté dans mon coin, pensant à elle de temps à autres. Le mépris que je voyais dans ses yeux me donnait envie de détourner le regard, pourtant je ne pouvais pas.

« Tout le monde savait. QUI n’aurait pas pu être au courant que ma mère, la grande Lilith, était morte ? » Je déglutis. Bien sûr que je l’avais appris. La nouvelle m’avait perturbé même, m’avait fait souffrir aussi, même si la souffrance de Sìleas avait été plus forte, sans aucun doute. Cette femme, je l’avais toujours respectée et pourtant… Elle avait tué mon meilleur ami, mon frère, Teàrlach son propre fils. Alors je n’avais pas su que penser de cette perte. Confus, je m’étais reclus, me perdant dans ma passion pour la torture, tentant d’oublier tout ça. Malgré tout, jamais Sìleas ne m’était sortie de la tête. Nous étions liés, je le savais, et pourtant je gâchais tout. Mais elle se rapprochait toujours plus, et je résistais contre mon envie de reculer à mon tour. « Avant que mon oncle décide de m’adopter, je me suis retrouvée avec Jorah Yaxley… Est-ce que tu sais qui est ce porc de Jorah Yaxley ? » En effet, lorsque j’avais appris que Sìleas vivait avec cet homme, je m’étais renseigné et j’avais entendu des choses très peu agréables à son sujet. Pourtant, encore une fois, j’étais resté dans l’ombre. Encore une fois, j’avais eu peur des conséquences de nos retrouvailles, peur d’affronter celle qui représentait tant pour moi. « J’avais besoin de toi. Je pensais que j’avais besoin de toi dans ma vie. » Cette phrase m’asséna le coup de grâce, comme si on m’arrachait et me brûlait le cœur en même temps. Sìleas était là, face à moi, et je ne pouvais contenir le faible tremblement que causaient les paroles qu’elle me crachait au visage. Je baissais les yeux, tandis que ses mots résonnaient dans mon crâne. Je pensais que j’avais besoin de toi dans ma vie. N’était-ce plus le cas ? Quelque chose s’effondrait en moi, je tombais de mon piédestal. Cette nuit, elle me ressortait toutes les erreurs que j’avais commises, me les jetait en pleine face, et moi je ne savais pas quoi faire. Je m’en voulais tellement, je n’avais jamais ressenti un tel regret. À cet instant, je savais qu’elle ne me pardonnerait jamais, même si j’étais prêt à tout pour ça. Le passé ne pouvait être effacé, pourtant, je ne voyais pas le futur sans elle.

« Mais c’est fini. Ma vie, je peux la vivre sans toi Xéphandre. J’ai appris à ne pas avoir besoin de toi. Peut-être même, qu’en vérité, je n’ai jamais eu besoin de toi. » Non, non, non… Je ne voulais plus écouter, ne voulais plus entendre de telle absurdités. Elle ne se rendait pas compte, mais moi, moi j’avais tant besoin d’elle. Ne plus la revoir, ne plus la toucher me mènerait à ma perte. D’abord Teàrlach, maintenant Sìleas, je ne pourrais pas survivre, je ne serais plus que l’ombre de moi-même. Ce n’était que justice me direz-vous, je payais pour toutes les conneries que j’avais faites, mais je ne voulais pas, je ne pouvais pas. Elle m’était vitale, n’était-ce pas évident ? Sûrement pas, et pourtant, ça me bouffait. Le silence ne m’apaisait même pas, les mots sonnaient en boucle dans mon esprit. « N’oses plus jamais me demander comment je vais. Tu n’as pas le droit de me poser cette question. Pas toi. » Je relevais la tête, observant son visage encore une fois. Je ne voulais pas qu’elle parte, qu’elle disparaisse. Sans elle, je n’étais rien qu’un triste Lovegood ayant pour passe-temps de tuer des gens. Elle, elle m’apportait quelque chose que personne d’autre ne pouvait me fournir. Sans elle, je n’étais pas complet. Mais elle préféra s’enfuir, me bousculant. Alors je restais là, la tête baissée, me demandant ce que je voulais réellement, ce que je devrais faire ce soir. La laisser partir ? Après tout, elle me détestait, ne voulait plus me voir, elle l’avait dit elle-même. Elle n’avait pas besoin de moi, je n’étais bon qu’à la faire souffrir. Ou la rattraper, essayer de lui parler sans trop faire de dégâts, lui expliquer l’idiot que j’étais. Lui faire comprendre que… je l’aimais.

Décision prise, je me retournais brusquement et franchissais les quelques pas qui me séparait d’elle. « Attends. » Je lui attrapais le bras pour qu’elle s’arrête, sans aucune violence, presque comme si j’avais peur de lui faire du mal. J’aimerais qu’elle se retourne, que je puisse la voir, mais je ne la forcerais pas à faire quelque chose dont elle n’aurait pas envie. Alors je parle, c’est tout ce que je peux faire désormais. Mais ma voix n’est plus la même, elle transpire tout le désespoir que je ressens face à la perte potentielle de la seule femme que j’avais jamais aimé. Jamais je n’avais montré mes faiblesses à quiconque mais là, elles ressortaient d’elles-mêmes, réagissant à la douleur qui me torturait. « Sìleas… Tu vas sûrement trouver ça ridicule, mais je suis vraiment désolé pour toutes les erreurs que j’ai commises, tout ce que je t’ai fait endurer. » Stupide de dire ça, sans aucun doute, mais il avait fallu que je le dise, qu’elle le sache. « Tu as raison sur toute la ligne. Je t’ai abandonné, je n’ai pas été là dans les moments où tu avais le plus besoin. Parce que j’ai été lâche et… j’avais peur. Peur de m’engager, peur d’affronter ce que je ressentais, peur de paraître faible. » Voilà, c’était dit, mais ma voix était fébrile. Elle était la première à entendre la vérité, et serait probablement la seule. Ce soir, la situation était critique, je devais lui ouvrir mon cœur, mais je n’aimais pas ça. « Je le savais. Je savais tout, mais je n’ai pas eu le courage. C’était tellement plus simple pour moi d’essayer de tout oublier, de passer à autre chose. Mais je n’ai pas réussi. Encore une chose à laquelle j’ai échoué. » Cette fois-ci, c’était la colère qui suintait de mes paroles. La colère contre moi-même et contre le monde entier.

« Moi aussi, j’avais besoin de toi, mais je ne m’en rendais pas compte. J’ai été tellement stupide, je m’en veux tellement si tu savais. » Je serrais mon poing libre, les ongles plantés dans ma peau. C’était le moment, je savais que je devais le dire un jour. Et ce jour était arrivé. Sìleas Rackharrow serait la seule à entendre ces paroles, à voir cette faiblesse, mais il le fallait. J’espérais qu’elle en profiterait, parce que je n’étais pas sûr d’être capable de le redire un jour. « Toi, tu n’as peut-être plus besoin de moi, je comprends. Mais moi Sìleas, je me rends compte à quel point j’ai besoin de toi dans ma vie. Peut-être est-ce trop tard me diras-tu, mais mieux vaut tard que jamais n’est-ce pas ? » Un faible sourire à faire pitié habilla un instant mon visage. « Sans toi, je serais détruit. Tu serais la perte de trop, celle dont je ne me remettrais pas. Et tu sais quoi Sìleas, laisse-moi te dire quelque chose. Quelque chose que je ne me suis jamais avoué parce que j’avais peur, mais que ce soir, je réalise comme un idiot. » Un rire nerveux me secoua. Je me rapprochais au plus près d’elle, chuchotant dans un souffle presque ténu. « Je t’aime. » Voilà, c’était dit, il fallait que ça sorte de toute façon. Mais maintenant, je me sentais ridicule, faible, absurde. Alors je relâchais son bras, la libérant. Je reculais ensuite d’un pas, lui laissant son libre-arbitre. « Bien, tout est dit. Tu peux partir maintenant. Et si c’est ce que tu souhaites, tu ne me reverras plus jamais. » Mes paroles paraissaient sûres, pourtant je souffrais de les prononcer. Je la fixais, craignant de ne plus jamais la revoir. Malgré tout, un sourire horriblement triste luisait dans l’ombre. Elle avait les cartes en mains désormais, qu’elle en fasse ce que bon lui semblait.

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« Madness can't be explained, it feels itself. »

Ce n'est pas la torture qui torture, mais l'imminence perpétuelle et déçue de son interruption. On a tout à redouter d'un homme supérieurement intelligent dès lors qu'il se met dans la tête de torturer ses semblables.

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Parchemin envoyé Dim 13 Aoû - 3:05

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Je suis : Couleur De Lune , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 06/11/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 175 hiboux. J’incarne : Teresa Oman , et l’avatar que je porte a été créé par : Bazzart Je parle en : #cccccc



Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Barman au Cercle de jeux J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : Célibataire, le coeur torturé par un Lovegood
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Xéphandre & Sìleas


« Attends. » Je sentis son contact brulant effleurant ma peau. Le geste était doux, il me donnait l’impression d’être une poupée en porcelaine. Je me retournais surprise, sa voix était emprunt d’une forme d’appréhension. J’attendais qu’il prenne la parole avec une boule au ventre qui semblait me bruler les entrailles. « Sìleas… Tu vas sûrement trouver ça ridicule, mais je suis vraiment désolé pour toutes les erreurs que j’ai commises, tout ce que je t’ai fait endurer. » Je le regardais sans broncher. J’étais en même temps surprise des excuses de Xéphandre et en même temps irrésistiblement attirée par ses lèvres que j’aimais autant que je détestais. Je voulais entendre la suite, je voulais qu’il continue de parler. Je voulais voir le véritable Xéphandre Lovegood, celui dont même Xéphandre en personne ne voyait jamais. « Tu as raison sur toute la ligne. Je t’ai abandonné, je n’ai pas été là dans les moments où tu avais le plus besoin. Parce que j’ai été lâche et… j’avais peur. Peur de m’engager, peur d’affronter ce que je ressentais, peur de paraître faible. » J’eus un mouvement pour caresser sa joue puis je pris rapidement du recule. Je ne voulais pas le stopper dans son élan, je savais que ce moment était dur. Je ne savais toujours pas moi-même si j’allais réussir à lui pardonner. J’observais celui qui avait bouleversé mon cœur. Il avait été lâche. L’entendre l’avouer m’énerver autant que cela m’apaiser le cœur. Il avait peur. Je le savais, je le connaissais, tout ce qu’il disait n’était pas nouveau mais pour la première fois, il se l’avouer. « Je le savais. Je savais tout, mais je n’ai pas eu le courage. C’était tellement plus simple pour moi d’essayer de tout oublier, de passer à autre chose. Mais je n’ai pas réussi. Encore une chose à laquelle j’ai échoué. » Mon cœur semblait saigner autant que le sien, j’étais complètement perdue. Je voulais fuir aussi loin que possible de tous nos problèmes et de ce monde. « Xéphandre… » Dis-je dans une voix étouffée. Mais il me coupa la parole. « Moi aussi, j’avais besoin de toi, mais je ne m’en rendais pas compte. J’ai été tellement stupide, je m’en veux tellement si tu savais. » Je le regardais surprise. Je l’observais les yeux dans les yeux, sans aucune gêne. Nos visages n’étaient plus qu’à quelques millimètres. « Toi, tu n’as peut-être plus besoin de moi, je comprends. Mais moi Sìleas, je me rends compte à quel point j’ai besoin de toi dans ma vie. Peut-être est-ce trop tard me diras-tu, mais mieux vaut tard que jamais n’est-ce pas ? » Ce n’est pas trop tard, eu-je envie de répondre. Mais je me retins. Serait-ce trop facile pour lui ? Il ne suffisait pas de quelques phrases bien tournées pour effacer des mois de souffrances. Pourtant, ces quelques mots et ces quelques centimètres entre nous, étaient suffisant pour réchauffer mon cœur. « Sans toi, je serais détruit. Tu serais la perte de trop, celle dont je ne me remettrais pas. Et tu sais quoi Sìleas, laisse-moi te dire quelque chose. Quelque chose que je ne me suis jamais avoué parce que j’avais peur, mais que ce soir, je réalise comme un idiot. » Je le regardais surprise, impatiente. Je savais déjà. « Je t’aime. » Il relâcha mon bras doucement. Je me retins de ne pas agripper sa main. Je ne parvenais pas à parler, ni à réagir. Xéphandre Lovegood venait de se mettre à nu. Je réalisais toute l’emprise que j’avais sur cet homme et je réalisais aussi toute l’emprise qu’il avait sur moi. J’entendis à peine ces quelques paroles. Ne plus jamais le revoir ? Je me précipitais alors sur lui sans aucune douceur, je crois que des larmes coulaient sur mes yeux. Je le poussais violemment. « Tu n’es qu’une petite ordure ! » lui hurlais-je dessus. J’attrapais son bras, un peu en dessous de l’épaule, laissant ma main remonter jusqu’à sa joue. Puis je me précipitais vers lui pour sceller nos lèvres. Je l’embrassais, voulant effacer à jamais tous ces longs mois loin de lui. J’agrippais ses cheveux en tirant dessus ne sachant pas trop bien si je voulais lui faire mal ou pas. De mon autre main, je caressais ses abdos. Lorsque je me détachais, à bout de souffle, je plongeais son regard dans le sien. La vérité fut terriblement dure à avouer. « Je n’ai jamais cessé de t’aimer Xéphandre. » Dis-je en un souffle. Je m’agrippais à ses épaules comme s’il allait s’échapper, puis doucement je me séparais de lui. « Peut-être, que je peux te donner une deuxième chance. La dernière. » Murmurais-je n’était pas très certaine de mes propos. « Je suis blessée Xéphandre. Profondément. Je suis incapable de tout oublier en une soirée. » Répondis-je le souffle court. « J’ai besoin de voir que cette fois, tu ne m’abandonneras pas. Tu as dit, tu serais détruit. Sans toi, il y a un vide impossible à combler dans mon cœur. Mais si tu m’abandonnes encore… Je ne pourrais pas revivre ça. Ça me détruirait, Xéphandre. » Expliquais-je avec la boule au ventre. « Tu vas devoir être patient pour que mon cœur te fasse confiance de nouveau. » Terminais-je, espérant que le Lovegood en face de moi n’allait pas disparaître pour laisser place à l’homme froid que tous les sorciers connaissaient. Je m’approchais en déposant un doux baiser sur ses lèvres, ayant peur de le froisser ou de le mettre en colère. Ma main passa délicatement dans sa nuque. Je voulais me perdre dans ses bras pour l’éternité.

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Parchemin envoyé Lun 21 Aoû - 21:36

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Je suis : Cha , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 19/02/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 147 hiboux. J’incarne : Dane Dehaan , et l’avatar que je porte a été créé par : Bazzart . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Arsenius Black et Rodrick Rackharrow Je parle en : #006666



Je suis âgé de : 25 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : un Mangemort marqué J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : Célibataire, parfois en couple avec le bordel Champ Libre :
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Elle m’avait écouté déballer mon sac, sans m’interrompre. Et j’en avais eu terriblement besoin. Ces mots, toutes ces choses que j’avais dites, elles m’avaient fait souffrir rien que de les prononcer, mais il avait fallu qu’elles s’échappent. À l’intérieur de moi, je les ressassais, elles se mélangeaient, elles me brûlaient et ça en devenait insupportable. Ces vérités me hantaient, et pourtant, je savais que la plupart étaient vraies. Mais je ne voulais pas me les avouer, je ne voulais pas me rendre compte de ce que j’étais réellement. Je n’avais toujours pas envie de me rendre à l’évidence d’ailleurs, pourtant ce soir j’y avais été obligé. Et j’avais envie d’en rire, de rire de moi-même. Moi, fier Lovegood éduqué d’une des manières les plus honorables par des hommes tous aussi respectueux, je devenais ridicule. S’ils m’entendaient, ils ricaneraient bien. Et pourtant voilà que je paraissais faible devant celle à qui je venais de déclarer l’imprononçable. Elle pouvait être fière de tirer de telles choses de ma bouche, moi qui ne montrait jamais ce genre de sentiments. Mais qu’avais-je pu faire d’autre ? La perdre, elle, cette femme que, oui j’aimais, était inconcevable. Si ce sacrifice était nécessaire pour ne pas qu’elle me fuit, il avait fallu que je le fasse. Rien n’aurait pu être pire que Sìleas disparaissant de ma vie, pour toujours. C’est ça qui m’effrayait le plus, c’est le « pour toujours ». Toutes ces années à me voiler la face, et voilà le résultat. Depuis que nous sommes jeunes, j’ai su qu’il y avait quelque chose, mais je ne comprenais pas. Néanmoins la perte de Teàrlach m’avait ébranlé et m’avait fait comprendre que je ne pouvais pas la perdre, elle non plus. Alors je luttais, je faisais de mon mieux pour me rattraper. Mais tant d’années d’erreurs n’ont pas arrangé les choses. Je ne changerais pas d’un coup d’un seul, mais pour elle, j’essaierais.

Mon nom qu’elle prononça me chamboula. Mais je n’en fis rien, je devais poursuivre et ne pas m’arrêter avant d’avoir terminé. Si je me stoppais si tôt, jamais je n’aurais le courage de dire ce qui me torturait sans cesse. C’était le moment, et il ne se présenterait peut-être pas une deuxième fois. Sa présence, notre conversation, sa proximité. Tout cela me faisait mal à mourir. Et cette souffrance, je n’en avais pas l’habitude. Que Crixus me frappe, oui, je comprenais le geste et m’y habituais, pour mon bien. Que je sois blessé en mission, d’accord, c’était les aléas du métier. Mais cette douleur, qui était bien pire que les autres, je ne savais pas comment l’affronter, ou même la contrôler. J’étais tellement faible. Et c’était une hantise pour moi. Être faible et décevoir mon entourage. Malgré tout, je ne pouvais lutter contre ces sentiments, c’était comme s’ils s’imposaient à moi. Mais désormais, elle savait tout, et c’est donc en connaissance de cause qu’elle choisirait ce qu’elle ferait de notre relation. Partirait-elle tout de même ? J’en avais peur. Mais je me trompais. Son visage, en larmes, s’approcha de moi tandis qu’elle me poussait brutalement. J’écarquillais les yeux, ne sachant comment le prendre. « Tu n’es qu’une petite ordure ! » Oh, ce n’est pas une chose que j’ignorais. Pourtant cette petite ordure était là devant elle, et n’attendait qu’une chose, qu’elle le pardonne. Divin rêve en réalité, puisque la situation semblait mal partie. Et pourtant sans que je ne sache vraiment ce qu’il se passait, sa main passa de mon bras, à ma joue. Puis dans un mouvement, nos lèvres se touchèrent. Brûlante explosion, tandis que je savourais ce contact qui m’avait tant manqué. Ses doigts tirèrent mes cheveux, mais je ne le sentais qu’à peine. Tout ce que je ressentais, c’était elle tout contre moi, me faisant frissonner de plus belle. Enfin, elle était à moi quelques instants. Je me pressais encore plus contre elle, attrapant son visage de mes mains, je ne voulais plus la lâcher.

Pourtant elle se détacha finalement. Nos souffles étaient saccadés, nos yeux ne se quittaient plus. C’était comme s’il n’y avait que nous, dans cette rue. Et les mots sortirent de sa bouche si envoutante, mots qui me soulagèrent quelque peu. « Je n’ai jamais cessé de t’aimer Xéphandre. » Je voulais sourire, la prendre dans mes bras, mais elle se recula bien vite. Jamais n’était rien gagné apparemment. « Peut-être, que je peux te donner une deuxième chance. La dernière. » De l’espoir, c’est ce que provoquait cette phrase. Elle résonnait dans ma tête comme une lumière, une échelle pour me sortir du désespoir dans lequel j’étais. Mais l’incertitude que je sentis me fit douter quelque peu. « Je suis blessée Xéphandre. Profondément. Je suis incapable de tout oublier en une soirée. » Bien sûr, je m’en doutais. Pourtant, j’aurais tellement voulu que ce soit si facile. Mais tant de mois à oublier, c’est beaucoup. La souffrance était trop profonde et je m’en voulais encore plus. « J’ai besoin de voir que cette fois, tu ne m’abandonneras pas. Tu as dit, tu serais détruit. Sans toi, il y a un vide impossible à combler dans mon cœur. Mais si tu m’abandonnes encore… Je ne pourrais pas revivre ça. Ça me détruirait, Xéphandre. » Je baissais la tête, je savais qu’elle avait raison. Mais je ne pouvais plus l’abandonner, je l'espérais. Parce que non seulement elle serait détruite, mais moi aussi. C’était à double-sens. « Tu vas devoir être patient pour que mon cœur te fasse confiance de nouveau. » Cette phrase, bien que légitime me fit de la peine, beaucoup de peine. La confiance, ce n’était pas une chose si simple à retrouver, et je ne savais pas si j’y parviendrais. Une boule énorme vint se former dans ma gorge. Et si jamais elle n’arrivait à me pardonner ? Je ne pourrais plus m’en relever, je ne serais qu’un déchet, un moins que rien.

Un second baiser vint presque me rassurer, puis une main se glissa dans mon cou. Elle n’avait pas fui, c’était le principal. « Alors tu aimes les petites ordures maintenant Sìleas ? » Cet humour encore une fois, j’avais besoin de détendre l’atmosphère, trop tendue à mon goût. Peut-être que ça ne lui plairait pas, mais tant pis. Ma main alla se poser sa joue, la caressant de mon pouce d’une manière douce. Douceur qui m’étonna d’ailleurs, alors que j’étais plutôt habitué à la violence. « Moi non plus. Mais la différence entre toi et moi, c’est que je ne m’en suis rendu compte que trop tard. J’étais aveugle, je refusais de voir la vérité en face. » Et il a fallu que j’en vienne à l’extrême situation dans laquelle nous étions pour me l’avouer une bonne fois pour toutes. Et voilà où ça m’avait mené. « Je ne gâcherais pas cette chance, je te le promets. » Ma voix était sincère. Je voulais qu’elle sache que je ne ferais pas deux fois la même erreur. Je ne pouvais plus me le permettre désormais. Au trop jouer sur le fil, on finit par tomber. Et de cette chute, jamais je ne me relèverais. « Je sais… Je ne voulais pas… Mais je ne te demande pas de me pardonner en une soirée, juste d’y penser. » Je me répétais, mais je voulais qu’elle réalise à quel point je regrettais tous mes faits et gestes. Je lui laisserais du temps, tout le temps qu’il faudra. Tant que ça ne durait pas des années et des années évidemment, ma patience avait ses limites. Mais faire des efforts semblait dans mes cordes. « Si je t’abandonne, j’en souffrirais tout autant. Et je ne veux plus jamais voir cette tristesse dans tes yeux. Ces larmes, je ne veux plus qu’elles reviennent. » La faire souffrir encore une fois était la pire des choses que je pourrais voir. Je tenais beaucoup trop à elle pour qu’il en soit autrement. Je voulais qu’elle comprenne que je ferais attention, que je me donnerais du mal pour réparer tout ça. « J’attendrais, Sìleas, si tu me laisses le faire. Je serais patient, c’est promis. Mais… Ne me laisse plus jamais me perdre comme ça. » Parce que je savais que si elle m'abandonnait à son tour, je ne serais plus le même. Je ne serais plus que l’ombre de moi-même, et la noirceur en moi n’était vraiment pas la meilleure chose qui puisse ressortir. Elle était la seule capable de faire de moi quelqu’un de bien.

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Parchemin envoyé Mer 27 Sep - 19:36

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Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Barman au Cercle de jeux J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, je porte sa marque mais j'y ai été forcé, mes convictions sont bien plus nébuleuses et je ne sais pas quoi penser de tout cela. Côté cœur, : Célibataire, le coeur torturé par un Lovegood
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Xéphandre & Sìleas


« Alors tu aimes les petites ordures maintenant Sìleas ? » Je regardais Xéphandre d’un air amusé. Ses yeux étaient profondément ancrés dans les miens, le tourbillon dans lequel nous étions emporté nous faisait oublié l’endroit dans lequel nous nous trouvions : devant la maison close. Drôle d’endroit pour une déclaration, aussi drôle que notre amour néfaste. Sa main se posa délicatement sur ma joue, un geste d’une tendresse à laquelle il ne m’avait pas habituée. Au niveau de son torse, j’agrippais son manteau doucement, peut-être pour ne pas qu’il s’échappe. J’avais envie de le serrer contre moi, de me blottir contre lui et de caler ma tête au creux de son cou. Geste que je fis rapidement, avec envie de le sentir tout proche de mon cœur. J’attendais qu’il mette sa main tout contre mes cheveux et qu’il me serre terriblement fort à son tour. « J’ai toujours eu un faible pour les ordures. Je les trouve irrésistible, c’est plus fort que moi. » Répondis-je un sourire en coin, d’une voix malicieuse et délicieuse, tout en jouant avec le tissu de sa cape. Cette soirée paraissait irréelle, je n’arrivais pas à croire que j’avais retrouvé Xéphandre, s’envolerait-il demain ? Je me demandais s’il était sincère dans ses paroles. Comme s’il avait lu dans mes pensées, il reprit la parole doucement. « Moi non plus. Mais la différence entre toi et moi, c’est que je ne m’en suis rendu compte que trop tard. J’étais aveugle, je refusais de voir la vérité en face. » Dit-il. Je levais les yeux, ils devaient être sincère et tant d’amour provenant du Lovegood me perturbait. J’avais toujours su ce qu’il pensait réellement, j’avais toujours un cet instinct pour lui. Une larme coula sur ma joue sous l’émotion, je crois que je pleurais de bonheur tant ce moment fut long à venir. « Je ne gâcherais pas cette chance, je te le promets. » Continua-t-il. Comme en échos à mes paroles, il ne s’arrêtait plus de parler et de se justifier. « Je sais… Je ne voulais pas… Mais je ne te demande pas de me pardonner en une soirée, juste d’y penser. » Termina-t-il de dire. Un silence s’installa. Je me reculais de ses bras même si son regard m’emprisonnait près de lui. Pourrais-je recommencer une relation de couple rapidement ? Je savais que notre passé rendrait les choses compliquées. Pas seulement, je savais aussi que ma famille n’accepterait pas facilement le fait que je sois en couple avec un Lovegood et que je veuille me marier avec lui un jour. Car il y avait une règle sacrée chez les Rackharrow. Sans Xéphandre, je ne pouvais pourtant pas vivre pleinement, ces quelques mois furent un enfer. Même s’il ne s’en doutait pas, il était déjà pardonné. Je ne savais juste pas si je pouvais encore lui faire confiance au point de m’abandonner toute entière car si je le faisais et que ma famille ne voulait plus de moi alors il ne me resterait que Xéphandre. Je ne savais pas s’il était prêt pour cela. « Tu es pardonné Xéphandre. » L’informais-je en chuchotant presque. « Mais j’ai peur. Je ne sais pas si je serai capable de me donner entièrement à toi de nouveau. » Poursuivis-je. Je sentis son regard perçant. Rapidement, j’eus sa réponse. « Si je t’abandonne, j’en souffrirais tout autant. Et je ne veux plus jamais voir cette tristesse dans tes yeux. Ces larmes, je ne veux plus qu’elles reviennent. J’attendrais, Sìleas, si tu me laisses le faire. Je serais patient, c’est promis. Mais… Ne me laisse plus jamais me perdre comme ça. » J’eus un sourire. Mon corps et mon cœur semblaient rayonner de nouveau, pleins d’espoirs pour les jours à venir. Jamais il n’aurait dit de tels mots sans les penser, jamais il ne ce serait mis à nu ainsi. Pour rien au monde. Peut-être même jamais pour son cousin tant idolâtré, le terrible Crixus. « On se perd souvent Xéphandre. Mais on se retrouve toujours. » Dis-je d’un air assuré. Il comprendrait. Nous nous étions déjà perdus : à la mort de mon frère, à sa sortir de Poudlard puis à notre dernière dispute. Et toujours, nous nous étions retrouvés. À la différence, cette fois, nous nous étions enfoncés très loin dans les ténèbres de nos sentiments et le pire de nous deux étaient ressortis ces derniers mois. Nous avions échoué à nous protéger l’un l’autre. « Quand tu t’égareras, je serai là pour te rappeler quel est réellement ton chemin. » Ajoutais-je d’une voix douce. « Quoiqu’il en coûte. » Me sentis-je obligé d’ajouter d’une voix dure. Il ne pourrait plus se débarrasser de moi. « Cela commence par ne plus entrer dans cet endroit infâme. » Dis-je amusée en tournant la tête, montrant du menton la maison close. Avec une pointe de jalousie, certes. J’avais toujours détesté entendre que Xéphandre Lovegood avait été vu au milieu de ces femmes. Son odeur m’enivrait. Je savais qu’il serait plus sage de se quitter maintenant, peut-être même m’accompagnerait-il jusqu’à ma porte, chez Irvin. Si je le suivais chez lui, je vais que nous ne résisterions pas longtemps à la tentation de nous unir. Je ne savais pas vraiment pourquoi j’y rechignais, il était certainement trop tôt, peut-être avais-je déjà eu un trop pleins d’émotion ou peut-être, que je ne me sentais pas particulièrement à l’aise de passer après la femme qu’il venait de rencontrer. Et pourtant, je ne voulais pas rentrer chez moi pour me retrouver seule. Et s’il ne revenait pas demain ?

Sìleas: #cccccc
Xéphandre: #006666







méfait accompli :
 

 

Pain passes, beauty remains - Sìleas & Xéphandre

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