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- Blood calls blood ☾ DREFER-
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Je suis : Texas-Flood dit "TF" , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 06/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 260 hiboux. J’incarne : Liam Hemsworth , et l’avatar que je porte a été créé par : TF - Astra (codes signa) . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Caïn, le mangemort chasseur badass de créatures magiques Je parle en : #cc9966



Je suis âgé de : 25 ans , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Concepteur et réparateur d'objets magiques pour le Département R&D de l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Célibataire


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MessageSujet: Blood calls blood ☾ DREFER   Dim 12 Fév - 21:24



Blood calls blood

FT. DREFER RACKHARROW


« Tu es sûr que tu veux y retourner, Nate ? »

Des jours qu’il se tourne les pouces dans ce manoir. Des jours qu’il tente de bosser sur ses projets d’objets et d’armes magiques mais qu’il ne parvient à rien. A trop rester enfermé il commence à devenir marteau. Il s’en est remis, de sa mésaventure sur le Chemin de Traverse, n’a dit à personne que c’est son ancien Professeur d’Histoire de la Magie qui l’a aidé à s’échapper d’entre les futures mains des mangemorts qui lui auraient mis la main dessus s’il n’avait pas croisé la route du Diggory. Malgré ses airs bougons, Nathaniel avait fait le nécessaire pour l’entaille de son bras et la plaie ne s’était pas infectée. En revanche, il y a une marque qui ne disparaîtrait jamais de sa tronche. Comme convenu avec Charlotte, elle lui a fait envoyer Hyrule et c’est soudain perdu dans ses pensées qu’il effleure les plumes de sa chouette.

« Si je ne sors pas d’ici je vais devenir dingue. »

Son ami lâche un soupir.

« Tu te souviens de ce qu’il s’est passé la dernière fois ? »

Nate roule des yeux et lui lance un regard qui veut tout dire. Il apprécie son inquiétude, mais la sortie au Chemin de Traverse n’était tout de même pas sa dernière. Il avait simplement eu une idée un peu trop folle.

« Je ne compte pas réitérer mon erreur, je veux simplement aller faire un tour. Je n’irai pas loin, je serai rentré avant même que tu ne le remarques. Si je ne fais rien d’utile, je vais vraiment devenir fou, ici. »  

Et il ne ment pas, ses visions n’ont jamais été aussi rapprochées que depuis ces derniers jours, et il a beau apprendre à les maitriser, rester confiner dans cet endroit, bien que chaleureux commence à l’agacer. Ne souhaitant s’engager dans une conversation de plus, il dépose les outils qu’il a entre les mains, récupère Hyrule et sort dans les jardins pour prendre l’air. Les opérations sont plus ou moins en stand by, disons juste qu’avec toutes les affiches qui traînent dehors et sa récente escapade qui aurait bien pu finir en fiasco, Nate n’a pas osé moufter, qui plus est, la visite de Charlotte, celle qui se fait passer pour Leona, sa jumelle, ne l’a pas conforté dans l’idée de prendre des risques, quand bien même il ait voulu participer à maintes et maintes tâches. Sans évoquer le fait que les membres de l’Ordre se trouvant à Azkaban ne sont toujours pas tirés d’affaire. Les choses prennent une sale tournure depuis la perte de Poudlard, et bien qu’il soit du genre optimiste, le voyant ne peut s’empêcher d’avoir une bribe de crainte lui retourner l’estomac. Sans parler de ces multiples visions qui partent dans tous les sens. Passé, présent, futur. A force de regarder quatre murs autour de lui ou des objets magiques, il en perd complètement le nord. Une fois à l’extérieur, le sorcier prend une grande gorgée d’air et laisse le loisir à sa chouette de s’envoler faire un tour. Elle reviendra avant même qu’il rentre à l’intérieur du manoir. Dans l’herbe, non loin, de là, son noueux est en train de creuser des trous, tout ce qu’il peut. Charlotte va le tuer si elle apprend que c’est l’un de ses animaux de compagnie qui se met à détruire les fleurs. A n’en pas douter, la créature est contrariée par quelque chose et Nathaniel devine clairement quoi. Lui aussi, crève d’envie de voir d’autres pâturages, mais ils ne sont pas près de partir. Au loin, les champs à perte de vue et le silence ambiant n’aident en rien le Trelawney à calmer ses envies d’explorations. Il doit retourner à Londres, il sait se faire discret, il l’a déjà fait et il le fera encore. C’est décidé. Ni de une, ni de deux, il retourne à l’intérieur, prend le strict minimum, un peu d’argent, quelques bombabouses revisitées par ses soins et surtout sa baguette magique, adresse un sourire à son ami et lui donne une tape sur l’épaule.

« Si je ne suis pas revenu d’ici 19h ce soir, tu pourras t’inquiéter. Mais quoi qu’il arrive, ne viens surtout pas me chercher. Je m’en sortirais. ». Il se veut rassurant, Nathaniel, au fond, il a toujours été débrouillard et son camarade le sait. « Oh et… Si tu peux récupérer Hyrule et Nœud’ avant que la nuit tombe ? Je te revaudrai ça. »


***


Hormis le temps qui se veut plus gris, Londres n’a pas changé depuis la dernière fois qu’il y a mis les pieds, et s’il n’use pas de polynectar, préférant des méthodes bien plus traditionnelles pour se faire discret, Nathaniel ne peut s’empêcher de profiter du moment. Restant sur ses gardes, le sorcier se mêle à la foule, préfère les endroits bondés aux ruelles désertes le temps d’explorer et de se tenir informé. Pendant de longues minutes, il se planque derrière le journal du jour et en inspecte toutes les rubriques. Les affiches de l’Ordre sont toujours étalées un peu partout, mais la sienne n’en fait pas partie. Pas cette fois, il n’est pas dans les têtes d’affiches. Jour de chance, sans doute. Il voudrait retourner voir l’état de sa boutique, il voudrait aller à Godric’s Hollow voir si ses parents se portent bien, mais il ne peut strictement rien faire de tout ça, c’est le fardeau qu’il a accepté en prenant cette voix, en s’engageant dans l’Ordre. Chemin qu’il ne regrette absolument pas d’avoir choisi. C’était une évidence pour lui, ce pour quoi il était fait. Les mangemorts et Voldemort n’en ont que trop fait pour qu’il se contente de demeurer simple commerçant bouffé et rongé par les taxes à payer. S’il observe les devantures des différentes boutiques, il ne pénètre aucunement à l’intérieur, ne fait que regarder et analyser, sentir les effluves de bonnes odeurs qui parviennent jusqu’à ses narines. Au fond, il tuerait pour une bonne bière-au-beurre et même quelques confiseries, mais il se retient. Il ne peut pas. Quand tout cela serait terminé, peut-être, et alors il en profiterait. Ou peut-être pas.

Les heures défilent ainsi sans le moindre encombre, cette fois, maitrise parfaite de son image et de ses mouvements, ne pouvant être réellement perçu par quiconque voudrait l’identifier clairement, à moins de le connaître comme sa poche. Il est beaucoup trop vif.

Lorsqu’il considère enfin être rassasié en terme d’exploration et de nouveauté, le voyant s’éclipse dans les ruelles adjacentes et bien plus tristes, bien plus sombres et silencieuses en vue de transplaner. Il ne compte pas se rendre directement au manoir, ça non, comme toujours, il y a des règles, et lui, il transplane de plusieurs endroits différents avant d’atterrir dans la planque qu’il a choisie. Il a toujours fait comme ça, et il compte encore le faire. Ce n’est toutefois qu’à l’instant où il sent l’ombre dans son dos qu’il s’immobilise. Sans même s’être retourné il le reconnaîtrait entre mille. Cette démarche qui est la sienne. Pleine d’assurance et de désinvolture. Pleine de hargne. Sa baguette glisse le long de sa manche jusqu’à ses doigts et il se retourne d’un coup sec en lançant un Expelliarmus muet et discret. Deux ans qu’ils ne se sont pas vus. Deux ans qu’il a disparu de sa boutique un jour de Septembre. Il n’a eu de ces nouvelles que par l’intermédiaire des cadavres et des membres de l’Ordre qui ont pu miraculeusement en réchapper. Autant dire que cette fois-ci, ils ne sont tous deux pas là pour jouer. Nathaniel recule et cavale dans la seconde ruelle toute aussi déserte, faisant volte-face. Il doit absolument lui échapper. Ils n’en sont plus aux querelles de gamins. Cette fois, il est un mangemort, et lui, un Phénix en fuite.

Et Drefer n’est pas là pour plaisanter.




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Je suis : khal , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 19/11/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 142 hiboux. J’incarne : Matthew Daddario , et l’avatar que je porte a été créé par : Texas Flood . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Alexander Weasley Je parle en : lightseagreen



Je suis âgé de : 24 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Bourreau pour le compte du Ministère. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : Célibataire endurci, désespérant ses parents de trouver un jour une fiancée de choix.


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MessageSujet: Re: Blood calls blood ☾ DREFER   Mar 14 Fév - 21:05

Drefer n’avait jamais été particulièrement nostalgique. A vrai dire, ce n’était pas son tempérament de se complaire dans le regret de choses passées ; il avait davantage une tendance à vivre les choses sur le moment, telles qu’elles étaient et telles qu’elles venaient. Et puis, il avait vu cette affiche placardée sur le mur de recherches du Ministère. Il l’avait pourtant vue des centaines de fois, cette putain d’affiche, alors pourquoi s’arrêtait-il devant aujourd’hui ? Son regard balaye le visage de papier du jeune homme, qui s’anime à sa vue. Même sur la photo, si peu vivante pourtant, il a cet air insolent et sauvage qu’il lui connaissait bien. Drefer fronce les sourcils, ses prunelles redescendant sur le nom qui s’étalait en gras et la récompense associée pour sa capture. Nathaniel Trelawney. Il n’avait jamais été nostalgique, ça non, et ça n’allait pas commencer aujourd’hui ; pourtant ça ne l’empêche pas d’arracher brusquement le poster officiel du mur et de le balancer en boule dans une poubelle sous le regard courroucé d’une employée qui passait par là. La journée se passe et se poursuit avec cette image en tête, incessante, presque obsédante. Ça faisait un moment qu’il n’avait pas pensé à sa vieille Némésis, presque deux ans qu’ils ne s’étaient plus vus. Plus depuis cette dernière incursion loin d’être pacifique dans la boutique du sang mêlé. S’il lui manquait ? On n’aurait sans doute pas dû appeler cela ainsi mais, effectivement, sa présence avait quelque chose de rassurant et de follement divertissant. Comme une routine bien ancrée, routine que le blond avait brisé en rejoignant l’Ordre du Phénix. Il le détestait encore plus pour ça, si c’était seulement possible… A la mi-journée, il avait fini par craquer. Le sourire insupportable du Trelawney l’avait hanté toute la matinée et il avait convoqué son Eternel à ses côtés. « Trouve-le. » avaient été ses seules paroles et quand la chauve-souris avait demandé, un brin insolente, de qui il parlait, le mangemort avait presque hurlé. « TRELAWNEY, TROUVE-LE MOI ! » Le démon n’avait même pas cherché à négocier davantage ou à faire un quelconque trait d’esprit comme cela lui arrivait souvent. Il avait trouvé bien plus prudent, et à raison, de se taire et de s’exécuter. Il doutait fort que son démon personnel ne parvint à trouver son ennemi juré ; si les choses avaient été si simples, cela se serait su, mais au moins aurait-il essayé. Aussi quand, en fin d’après-midi, son Eternel débarque, l’air triomphant, annonçant qu’il l’a trouvé, Drefer transplane aussitôt à l’endroit indiqué, les sens aux aguets. Il a bien du mal à le repérer, dans la foule compacte des passants mais, une fois ses prunelles accrochées brièvement à son regard, il se dissimule dans l’ombre et ne le lâche plus. Ce qu’il a l’intention de faire, au final ? Il n’en a aucune idée. Tout ce qu’il sait c’est qu’il ne doit pas le perdre de vue où il s’envolera une fois de plus. Ses pas s’emboitent dans ceux du fugitif, discret mais attentif, congédiant l’Eternel un peu trop curieux qui semblait avoir la volonté de s’incruster dans sa filature. A croire que le Destin avait décidé de lui donner un petit coup de pouce, en tous cas, c’est ce qu’il se dit quand il voit sa proie se diriger vers une ruelle plus discrète, plus éloignée des regards ; l’occasion est parfaite et il ne peut s’empêcher de sourire, comme un enfant retrouvant son jouet préféré.

Sans doute la démarche semble-t-elle familière au blond, peut-être qu’elle lui a manqué aussi, au Trelawney cette adrénaline en le sentant approcher. Il avait le droit de rêver, Drefer, et de s’imaginer lui avoir manqué… L’idée était stupide, presque aussi stupide que de le suivre sans un plan précis en tête. Quand sa proie se retourne, lui lançant un Expelliarmus visant à le désarmer, il l’évite sans problème. Depuis leur dernière rencontre, il avait eu plus que le temps de perfectionner l’art du duel et il n’était plus question de se laisser avoir comme un bleu. Il repousse le sort avec facilité, se délectant de la lueur inquiète qu’il capte dans ses prunelles céruléennes. Il ne lui suffit que d’une arabesque du poignet pour le dépouiller de sa baguette et lier ses poignets ensemble à l’aide de cordes enchantées. Il approche avec lenteur, récupérant la baguette du Trelawney pour la fourrer dans sa propre poche. « Je t’ai manqué, Nate ? » Le ton est bien trop moqueur, bien trop ravi, pour présager quoi que ce soit de plaisant pour le jeune homme qui lui fait face… Il sent l’excitation et l’adrénaline pulser dans ses veines, comme une amante un peu trop zélée. Pas qu’il ait la moindre idée de ce à quoi ça pouvait ressembler, cela dit… C’était encore une autre histoire. Il lui suffit de tendre la main pour que la corde qui l’emprisonne vienne se glisser entre ses doigts et qu’il ne tire dessus d’un mouvement sec visant à le faire trébucher. S’il transplanait, il l’emmènerait avec lui, ce qui n’était pas dans son intérêt. Sauf s’il voulait lui révéler toutes ses planques, bien sûr… Il ne lui laisse même pas le temps de répondre, après tout, il se fiche bien de ce qu’il peut avoir à dire, transplanant déjà au bout de la rue menant au Ministère, le prisonnier à sa suite, par obligation. S’ils avancent de quelques mètres, Drefer tirant sur la corde avec malice pour brûler sa peau par friction, le mangemort finit par s’arrêter net, son regard émeraude balayant les murs gouvernementaux avec réflexion, presque hésitants. Le silence plane, pesant, comme s’il cherchait à prendre une décision sans vraiment y parvenir. Finalement, ses prunelles vertes viennent se planter dans les siennes, résolues, comme ses doigts viennent se plaquer sur sa bouche, le réduisant au silence avant de transplaner à nouveau. Cette fois, la salle est sombre, à la limite de la cellule de prison, ce qu’elle est sans doute. La porte se verrouille, les liens tombent comme par magie, et le Rackharrow retire sa veste avec élégance, la laissant glisser dans un coin. Au centre de la pièce, une seule chaise, que Drefer désigne d’un mouvement de tête. « Assis. » Terriblement autoritaire mais, aujourd’hui, il allait le briser…





Maybe I should start confessing. I've been shaking, I love when you go crazy. You take all my inhibitions, you take me places that tear up my reputation,
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MessageSujet: Re: Blood calls blood ☾ DREFER   Mar 14 Fév - 22:17



Blood calls blood

FT. DREFER RACKHARROW


Boom. Boom. Ca vrille jusque dans ses tempes mais il ne laisse pas l’opportunité à ses jambes de se tétaniser. Pourtant il savait. Il savait que ce jour viendrait. Que cela finirait par arriver. Il ne pensait simplement pas que cela arriverait si vite, aujourd’hui-même. Pris de surprise, il la reconnait, sa démarche, il a su instantanément que c’était lui. Alors il tente une brève tentative pour le désarmer, le but est de transplaner au plus vite mais de ne pas le faire n’importe comment non plus, dans la panique, au risque d’y perdre un membre dans l’élan. Nathaniel ne s’attend pas à ce que son expelliarmus fonctionne, bien au contraire, il aurait pu décider d’envoyer un sort beaucoup plus agressif mais c’était prendre le risque de blesser un potentiel innocent qui passerait par-là, et ça, il ne le veut pas. Clairement pas. Sans doute cette bonté le perdra-t-il un jour, mais l’on ne pourra pas dire qu’il vaut aussi peu qu’un mangemort. Il se soucie de la vie, lui. Chose dont Drefer ne s’est jamais véritablement préoccupé, encore moins maintenant. Sa barbe de plusieurs jours le vieillit, et hormis cette vieille marque laissée sur sa joue depuis deux ans, il n’a pas changé, toujours irrémédiablement fidèle à lui-même et probablement toujours aussi agaçant aux yeux de son loyal ennemi. On ne peut pas en dire autant du Rackharrow qui arbore une mine encore plus pâle qu’au moment où il était rentré, épuisé, dans sa boutique. Les choses seraient pires s’il n’arborait pas ce sourire satisfait qui est le sien, ravi de se lancer dans une chasse au Phénix. Mais pas n’importe lequel, son Phénix. Pour peu, il s’en sentirait presque flatté, Nathaniel. C’est alors qu’il s’apprête à lancer un autre sort, les secondes s’enchainant plus que rapidement, que le Trelawney se retrouve bloqué dans son geste, baguette volant hors de ses mains, et poings liés, manquant de se prendre le mur à l’angle de la ruelle dans son élan. Par Merlin. Il ne s’avoue pas vaincu pour autant, sous le joug de l’adrénaline, il fond vers sa baguette, même entravé, mais c’est sans compter sur la corde qui s’allonge et ses mains qu’il sent partir subitement, s’éloignant de sa prise et le sol se rapprochant vivement de son visage qu’il parvient à éviter de justesse en tombant à genoux mais se relevant aussitôt. Il est vif le bougre, et ne lui fera pas se plaisir de s’affaler comme une proie sur le sol.

Boom. Boom. Sourcils froncés, il déglutit et fusille le mangemort du regard en le voyant récupérer sa baguette. Il est dans de beaux draps, c’est certain. L’idée même de transplaner est à présent prohibée.

Je t’ai manqué, Nate ?

Quand bien même il aurait eu l’occasion de répondre, le sorcier ne l’aurait pas fait, pour la simple bonne raison que cela n’aurait fait qu’accentuer le sourire perché sur sa tronche de rat satisfait. Cette expression de gosse de riche qui découvre qu’il vient de recevoir un balai flambant neuf pour Noël. Rien que ça, ça l’agace, Nathaniel et il reste crispé, se contentant d’un rictus qui se veut malsain. C’est sans baisser les yeux des émeraudes de Drefer qu’il sent son corps se tordre et être contraint de suivre les bonnes envies de son ex camarade d’école. Toutefois, lorsque les murs du Ministère se dressent non loin devant lui, le Phénix ne peut que se crisper et sentir l’urgence battre un peu plus au creux de son estomac. S’il pénètre à l’intérieur il est mort. S’il pénètre à l’intérieur, entre ces murs, il sera soit usé jusqu’à l’os pour ses visions, deviendra fou, et finira par mourir de toute façon. Il ne peut pas rester là. C’est donc par pur réflexe qu’il tire dans le maigre espoir d’avoir Drefer par surprise et de le voir lâcher. Il doit se faire la malle, tout de suite, mais l’autre tire dans l’autre sens. Sa peau brûle mais il n’y prête pas attention, l’adrénaline de ses sens en alerte qui s’écoule dans ses veines est bien plus puissante que la douleur elle-même. Qui plus est, il a connu pire, malgré tout. Il tire encore, Nathaniel, résiste, jusqu’à ce finalement il ne se sente plus tiré en avant. Le Rackharrow s’est arrêté net et le phénix ne comprend pas, il ne veut cependant pas être encore là pour savoir ce qu’il a en tête. Partir sans sa baguette ? Entre perdre une part de lui et perdre la vie, il choisit de la perdre elle, la baguette. Mais encore une fois, rien ne marche et il fulmine de l’intérieur, mâchoire serrées. Le brun se retourne subitement et vient plaquer sa main sur sa bouche. Nate lui lance un second regard noir et le décor chamboule à nouveau, devient plus sombre, beaucoup plus sombre, presque noir. S’il était dans l’une des cellules du Ministère, il le saurait déjà. Il sait que ce n’est pas ça. Mais c’est quoi ?

Les liens disparaissent et le cliquetis du verrou résonne avant même qu’il ne parvienne à bouger un muscle. Debout au beau milieu de la pièce, sa poitrine se lève et se soulève de manière erratique. Il baigne d’ores et déjà entre colère et angoisse, il ne peut le nier. En étant en fuite l’angoisse fait constamment partie de vous, et donc de lui. Il ne peut strictement rien faire contre ça si ce n’est répondre par des actes qui l’empêchent de rester immobile. Poings serrés, le Trelawney serre les dents et le fixe, du peu qu’il est capable de voir avec la faible luminosité de l’endroit. L’air ambiant est tendu et irrémédiablement humide, cela n’annonce rien qui vaille, pourtant Nate ne se laissera pas démonter facilement. Aussi autoritairement charmant Drefer essaye-t-il de paraître à ses yeux en retirant sa veste comme un Don Juan.

Assis.

S’il l’a pris pour un animal domestique, le mangemort se fourvoie clairement. D’ailleurs, il se demande bien ce que ça fait de porter la fameuse marque noire. Ca doit être désagréable, ou du moins, devait avant que Voldemort ne soit plus que vulgaire poussière. Quel vide cela devait-il être à présent. Drefer n’est pas le seul à avoir gagné en maturité et expérience. Qu’il ne s’estime que chanceux d’avoir réussi à lui mettre la main dessus aussi facilement aujourd’hui. Afin de pousser le vice, Nate prend le temps de retirer sa propre veste en cuir et de l’envoyer s’écraser sur celle du Rackharrow. Ca risque de salir la sienne ? Oups. Lentement, il fait un pas de côté, mais qui s’éloigne de la chaise et non pas l’inverse. Il ne quitte pas son fidèle ennemi de ses deux billes bleues. Seul un souffle finit par s’échapper dans le silence ambiant qui pèse entre eux.

« Je dois t’avoir terriblement manqué pour que tu ne daignes pas me partager avec les autres mangemorts du Ministère. »

Moyen de dire qu’il n’est pas idiot, qu’il a compris qu’il ne s’y trouvait pas. Moyen de dire que malgré tout ce que Drefer fait, ce n’est pas lui qu’il craint en réalité. Il ne lui a jamais fait peur. Ca ne commencerait pas maintenant. Il sait pourtant que ses minutes sont comptées. Sa promesse résonne toujours dans sa tête. Ce sera tellement lent…. Et elle résonne encore plus à cet instant. Un jour je te tuerai Trelawney. Il passe sa langue sur sa lèvre inférieure. Tu es à moi. Le Rackharrow dans toute sa splendeur et les mots qu’il entend comme si c’était hier l’obligent à esquisser son premier sourire depuis leurs retrouvailles.

« Je préfère être debout. Je ne compte pas rester. »

Vaine tentative, il le sait. Mais il se doit d’essayer. D’un pas rapide il se précipite vers la sortie, quand bien même il sache pertinemment qu’elle est verrouillée, mais c’est sans compter sur le accio baguette qui s’échappe de ses lèvres, le tout à la vitesse de l’éclair.




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MessageSujet: Re: Blood calls blood ☾ DREFER   Lun 20 Fév - 19:50

Stupide. Il est stupide de l’avoir amené ici plutôt que dans une des cellules du Ministère. Il ne savait même pas ce qui lui avait pris de rebrousser chemin au dernier moment et de les faire transplaner tous deux au Manoir Rackharrow. Ici, pour sûr, personne ne les dérangerait, c’était tout ce à quoi il avait pu penser. Il n’y habitait d’ailleurs même plus, ayant rejoint Mererid et Quintus dans la demeure des Nott, suite à leur mariage. Il écarte d’un mouvement de tête ces images qui empoisonnent déjà son esprit ; il n’avait pas envie de penser à sa sœur et à son beau-frère, ce soir. Il aurait dû, oui il aurait vraiment dû le remettre aux autorités compétentes mais il savait, au fond de lui, qu’on l’aurait confié à son père. Il n’aurait jamais pu avoir le privilège de le briser corps et âme, il le savait. Conflit d’intérêts, à moins qu’il ne soit trop proche de sa victime. Peu importait les raisons, la fin était la même. Il lui ordonne de s’asseoir même s’il sait bien qu’il ne lui obéira pas. Ses prunelles émeraudes se voilent quelque peu en le voyant retirer sa veste pour la jeter sur la sienne, inspirant profondément. Drefer est entré dans ce que son père appelle le processus, cet état second, mi déni mi transe, qui permet de transformer sa victime à l’état d’objet. Il fallait au moins ça pour ne pas devenir fou, dans ce boulot. Il lui fallait au moins ça pour Nate. Surtout pour lui, en réalité. « Je dois t’avoir terriblement manqué pour que tu ne daignes pas me partager avec les autres mangemorts du Ministère. » « Je t’ai fait une promesse, tu ne l’as pas oubliée ? » Question rhétorique. Il se fout de sa réponse, lui il s’en souvient, c’est tout ce qui importe. « Je préfère être debout. Je ne compte pas rester. » Il répond à son sourire par un ricanement moqueur. Naïf. Nate l’a toujours été un peu. A moins que ce ne soit son habitude à la provocatrice inconscience qui le caractérisait également. Et le voilà déjà qui tente une échappatoire, une stupide et aussi vaine tentative. Si la baguette s’envole en direction de son propriétaire, elle est interceptée par le bourreau bien avant comme, de la sienne, s’échappe un Expulso renvoyant valser l’impudent contre le mur opposé à la porte. « Tssk. Idiot. » réplique-t-il simplement, faisant tourner la baguette de son prisonnier entre ses doigts agiles. « Cessons de nous embarrasser de cette possibilité tout de suite, qu’en dis-tu ? » Son ton est hautement impersonnel, comme il parlerait à n’importe laquelle de ses victimes. S’il avait habitué Nate à plus de sentiments, ce n’était pas le cas aujourd’hui. Rien de personnel, Trelawney. Enfin presque. CRAC ! La baguette du voyant se brise entre ses doigts comme il la balance au sol sans autre forme de procès. Au moins cesserait-il de lui faire perdre son temps et de gaspiller son énergie à tenter de fuir. Il valait mieux pour lui qu’il conserve ses forces pour autre chose de plus… constructif. Comme hurler, par exemple. « Je t’ai laissé une chance de conserver un semblant de dignité, tu n’as pas su la saisir… Dommage pour toi… » déplore-t-il faussement, un rictus mauvais sur les lèvres. S’il approche, ce n’est que pour mieux observer les conséquences, se délecter de la souffrance qu’il est sur le point d’imposer. « ENDOLORIS ! » Pas de menaces, pas de fanfaronnades, un simple bourreau, faisant son travail ce qui, au fond, ne l’en rend sans doute que plus dangereux. Il est impossible à raisonner lorsqu’il est dans cet état-là… Il se réjouit de la douleur qu’il lit sur les traits de sa proie comme le sort le frappe de plein fouet, du cri qui s’échappe de ses lèvres et qui, très bientôt, ne serait plus que suppliques et larmes. Il rompt le sort suffisamment tôt pour ne pas le rendre fou. Il n’était pas encore tant pour ça et de toute façon, il serait sûrement plus utile au Ministère en bon état que réduit au stade végétatif. Sans crier gare, il profite que le blond récupère, presque prostré sur le sol humide, pour glisser sa main dans sa tignasse, le forçant à se relever, s’il ne veut pas finir trainer jusqu’à la chaise sur laquelle il l’assoit de force. Son regard vert balaye ce visage si connu, qui l’a hanté pendant bien trop longtemps, s’attardant sur la cicatrice sur sa joue, un des derniers présents qu’il lui avait fait. Il repousse ces souvenirs avec désinvolture, haussant les épaules. Rien de personnel, vraiment pas« J’ai tout mon temps mais n’hésite pas à me dire quand tu veux abandonner… » Ils abandonnaient plutôt rapidement, en règle générale, preuve qu’il était plutôt bon dans ce qu’il faisait, pour peu qu’on puisse se vanter d’être doué en torture. Un Sectumsempra informulé plus tard et son torse se lézarde de coupures superficielles et pourtant non moins douloureuses, son t-shirt finissant en lambeaux par la même occasion. Drefer avait toujours eu une fascination malsaine pour le sang, il commençait toujours par le faire couler, ça le mettait en bonnes conditions pour la suite. S’il cille en voyant sa peau nue, il détourne très rapidement le regard, fixant un point derrière Nathaniel. Un bref instant, ses pensées le ramènent vers les lèvres de Quintus, la seule chose qui lui ait été donnée jusque-là et son regard redescend machinalement sur celles du Trelawney avant de hausser les épaules. « Tu en as assez ou je continue ? » Rhétorique, une fois de plus. Il ne comptait pas s’arrêter en si bon chemin…





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Je suis : Texas-Flood dit "TF" , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 06/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 260 hiboux. J’incarne : Liam Hemsworth , et l’avatar que je porte a été créé par : TF - Astra (codes signa) . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Caïn, le mangemort chasseur badass de créatures magiques Je parle en : #cc9966



Je suis âgé de : 25 ans , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Concepteur et réparateur d'objets magiques pour le Département R&D de l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Célibataire


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MessageSujet: Re: Blood calls blood ☾ DREFER   Lun 20 Fév - 21:59



Blood calls blood

FT. DREFER RACKHARROW


Une promesse.

C’est de ses prunelles couleur océan mais assombries qu’il observe le Rackharrow non loin du centre de la pièce, près de la chaise où il voudrait qu’il s’assoit. Mais le Phénix n’est pas disposé à lui faire ce plaisir, loin de là, il n’a jamais été comme ça. Jamais. Et il ne va pas commencer aujourd’hui, preuve en est de l’élan de stupidité qui lui a pris d’espérer pouvoir s’échapper des griffes d’un bourreau surentraîné depuis la dernière fois. Il a eu deux ans pour ruminer. Deux années pour pester de ne trouver qu’une boutique vide et délaissée. Car au fond, il le sait Nate, Drefer en a forcément été contrarié et il a obligatoirement compris, à l’instant même où ses émeraudes ont dû se poser sur la vitrine plongée dans l’obscurité. L’accio s’échappe fermement de ses lèvres mais c’est sans compter sur la rapidité de son ancien camarade qui rattrape la baguette entre ses doigts. Instantanément, le voyant sent son corps être stoppé net et envoyé dans l’autre sens, venant heurter violemment le mur dans un bruit sourd. Le choc est tel qu’un brin sonné il met bien plusieurs secondes avant de se relever. Il n’a pas besoin de réellement lever les yeux vers la silhouette masculine pour comprendre ce qui va suivre, il ne le devine que trop bien, et le crac sinistre qui résonne dans ce qui ressemble de près ou de loin à une cellule ne laisse pas de doute à la traitrise. Sa baguette retombe en morceaux sur le sol et intérieurement il fulmine, sent sa mâchoire se contracter avec force mais il ne dit rien. Absolument silencieux, encore accroupi et n’étant pas certain de vouloir se relever tout de suite. Le sorcier ne fait qu’appréhender ce qui va suivre, car il sait que le mangemort n’en restera pas là, surtout lorsqu’il se met à évoquer une quelconque dignité. Pour le coup, Nathaniel ne peut s’empêcher d’avoir un rire mauvais en le laissant approcher, il ne peut de toute manière pas le fuir.

« Un semblant de dignité… Parle pour… ».

Pas le temps d’achever sa phrase que le sort est beuglé dans toute la pièce. Fouetté de plein fouet, même s’il l’avait voulu, le Phénix n’aurait pas pu l’éviter. Première fois qu’il le subit celui-là, et si la curiosité ne l’avait jamais pris au dépourvu vis-à-vis de ce sort, il n’en demeure pas moins que quiconque voudrait le tenter sur soi serait un profond suicidaire. Il bascule violemment en arrière, Nate, son dos heurtant le sol humide et les spasmes secouant son corps sans qu’il ne puisse rien y faire. La douleur siffle jusqu’à ses oreilles qui bourdonnent et son cœur s’emballe, impuissant. Il ne peut retenir les gémissements de souffrance qui ressemblent bien plus à des grognements entre ses dents qu’il s’efforce de maintenir serrées. Pour ne pas lui donner trop vite ce plaisir, à Drefer. Pas trop vite il serait tellement déçu. Comme les autres, le jeune sorcier a ce réflexe de se plier sur lui-même pour mieux espérer contenir les secousses, mais rien n’y fait et ses sourcils se froncent, ses paupières se fermes sous la douleur ressentie. Celle qui terrasse, celle contre qui il ne sert à rien de lutter mais contre laquelle vous essayez quand même, par pur instinct de survie. Le système nerveux en ébullition, Nathaniel grogne comme un forcené, complètement secoué, jusqu’à ce que finalement tout ne s’arrête d’un seul coup et le laisse allongé de profil à même le sol, bras repliés contre son abdomen. Il a le souffle court, Nathaniel, la bile au bord des lèvres et la souffrance en écho dans son organisme tout entier. Des étoiles dansent devant ses yeux et ses joues sont rouges d’avoir retenu les cris. Le mangemort profite de ce temps de répit pour venir le saisir par les cheveux et se mettre à tirer, le sorcier grimace sévèrement mais se contente de le fusiller du regard en tentant vainement de se relever mais ses jambes ne répondent pas assez vite, résultat des courses, il est quasiment traîné jusqu’à la chaise et il grogne dans sa barbe.

J’ai tout mon temps mais n’hésites pas à me dire quand tu veux abandonner…

Assis sur la fameuse chaise, Nathaniel ne bouge pas d’un millimètre, les membres encore endoloris. Si son regard pouvait changer de couleur il serait aussi noir que le jais, tant la colère circule dans ses veines, un brin d’angoisse aussi, on ne peut pas le nier. Celle qui est liée à l’idée même de la mort, la peur de ne plus exister. Ce n’est pas la crainte de lui, il n’en a jamais été effrayé, et cela ne commencerait pas en ces lieux. Sans baisser les yeux, il le fixe, Nathaniel, cet être qu’il connait depuis bien des années maintenant.

« Autant dire que je ne suis pas pressé non plus. Dref. ». Il ne peut pas partir après tout.

Les entailles se mettent à creuser la peau de son torse, sensation qu’il n’a que trop bien connue par le passé et qui le ramène indéniablement à ce jour de duel. Ils ont tellement changé depuis cette année-là. Tellement. Pourtant leur lien demeure irrémédiablement le même, pour ne pas dire à l’identique, sans doute un chouilla plus tordu. A nouveau il la sent, la douleur qui se répand et malmène sa chair et son sang. S’il déglutit et qu’il se crispe, il n’en demeure pas moins silencieux, le fixant sans relâche. Nate a toujours été coriace. Il souffle par le nez, la respiration devenant erratique mais c’est là tout ce qu’il lui offre quand son T-shirt part en lambeaux et se tâche de son liquide vital. Un rouge vif qui tranche avec le tissu. Force est de constater que le premier qui brise le contact visuel est le Rackharrow lui-même, pour une raison qu’inconsciemment il a déjà décelé bien des années auparavant, ou tout du moins, il y a deux ans. S’il ne dit rien l’information est ressassée dans son esprit et il ne la quitte pas une seule seconde de ses prunelles bleues, même quand sa voix vient à nouveau résonner dans la pièce et arrache, malgré un grognement de douleur, un franc sourire au voyant.

« Dis-moi… Dref. Ca fait quoi… ». Il souffle. « De ne plus sentir la marque de ton avant-bras serpenter dès lors qu’elle sent son maître à proximité ? ». Véritable curiosité qu’il pointe là du doigt de manière invisible avant de sentir sa gorge émettre un autre grognement incontrôlé sous les entailles qui le saignent à blanc. Il serre les poings, sans jamais se cramponner à la chaise. « J’y ai participé… Tu sais… A sa chute. Je n’étais pas sur place mais… ». Il sait que Drefer croit en la légitimité du Sang-Pur, s’il croyait en Voldemort il n’en est pas certain, mais toujours est-il que ça fait un bien fou de pouvoir lui dire ces choses-là. « Je me suis toujours demandé, si… Ca ne faisait pas bizarre de ne sentir que le… Vide. ». Il lui offre un large sourire. « Elle ne t’a jamais sied au teint, cette marque. Dref. ». Il provoque, mais il teste aussi un peu Nathaniel. On mettra ça sur le compte de la folie, ou d’un petit côté suicidaire. Il prend même le temps de retirer son T-shirt définitivement abîmé et poisseux, le sang ruisselle mais c’est comme s’il ne sent rien, en apparence du moins. La douleur martèle jusqu’à ses tempes en réalité. « Je n’abandonnerai pas. ». Puis d’un coup sec il lui envoie le fameux T-shirt au visage.





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Je suis : khal , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 19/11/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 142 hiboux. J’incarne : Matthew Daddario , et l’avatar que je porte a été créé par : Texas Flood . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Alexander Weasley Je parle en : lightseagreen



Je suis âgé de : 24 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Bourreau pour le compte du Ministère. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : Célibataire endurci, désespérant ses parents de trouver un jour une fiancée de choix.


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MessageSujet: Re: Blood calls blood ☾ DREFER   Dim 26 Mar - 13:28

Le sang du blond goutte lentement sur le sol, encore trop faiblement au goût du brun, mais il a encore bien du temps pour ça. Il n’est pas encore assez tôt… Ses doigts se resserrent nerveusement sur sa baguette magique, se nourrissant du contact du bois dans sa paume, son pouce en caressant les nœuds, par habitude. Ce n’est pas Nate qu’il voit, en tous cas il se force à essayer, même si ce torse ensanglanté ne lui rappelle que trop un énième duel, du temps de Poudlard. Il commençait à comprendre pourquoi l’on ne mettait jamais face à face un bourreau et une victime proches l’une de l’autre. Il était pourtant un peu tard pour faire machine arrière, désormais, et il ne le savait que trop bien. Il passerait pour faible, au mieux. Au pire… il préférait ne même pas y penser. « Dis-moi… Dref. Ca fait quoi… » Il tique en l’entendant utiliser ce surnom pour la deuxième fois, fronçant les sourcils. Ce n’était pas dans les habitudes de Nate de faire preuve d’autant de familiarité si ce n’était pas le Rackharrow qui avait commencé. A ce moment précis, il ne peut nier que ça le dérange fortement, pour la bonne et simple raison qu’il ne veut pas se rappeler de cette proximité, encore moins du passif qu’il peut y avoir entre eux. Il sait pourtant qu’il aura bien du mal à y échapper, à moins de lui clouer la langue, ce qui pouvait très vite s’avérer être une option… Il serre les dents, le mangemort, se tait, refusant de lui montrer que ça le touche outre-mesure pour ne pas lui fournir une arme de plus contre lui. Le Trelawney en avait déjà bien assez à disposition. « De ne plus sentir la marque de ton avant-bras serpenter dès lors qu’elle sent son maître à proximité ? » Les émeraudes de ses pupilles le fusillent du regard comme il porte machinalement ses doigts à son avant-bras, caressant cette marque qui n’avait plus émis le moindre mouvement depuis la chute du Lord. Le vide, le vide immense… Il n’y avait plus que ça depuis mais la marque était bien davantage. Il faisait toujours partie d’un groupe, un groupe bien plus grand que le Lord lui-même… « J’y ai participé… Tu sais… A sa chute. Je n’étais pas sur place mais… » Ferme-la. Il a envie de crier mais il se retient ; c’est bien la première fois qu’il fait preuve d’autant de sang-froid avec le Serpentard. « Je me suis toujours demandé, si… Ca ne faisait pas bizarre de ne sentir que le… Vide. » « Ta gueule. » Voilà, il n’avait pas tenu longtemps, au final, mais Nate ne savait que trop bien comment tirer les cordes sensibles. « Elle ne t’a jamais sied au teint, cette marque. Dref. » Il gronde franchement cette fois, agacé par cette manie de le surnommer quand il faisait tout pour se distancer de lui. Chaque souvenir invoqué le rend un peu plus réel, mettant à mal sa séance de torture. Ses iris se braquent sur sa proie quand il le voit retirer son t-shirt en loques. « Je n’abandonnerai pas. » Il le rattrape par réflexe, ses doigts se refermant sur le tissu avec colère avant qu’il ne le balance au sol avec rage, l’envoyant rejoindre les débris de baguette. Bientôt, ce serait le corps brisé de Nathaniel qu’il balancerait dans un coin… Sa Némésis avait au moins le mérite d’être optimiste quant à ses chances de survie. Briser cet espoir futile n’en serait que plus jouissif… Mais avant ça… Il fallait impérativement remettre certaines choses au clair. Alors qu’il se rapproche de son prisonnier, ses doigts viennent se glisser dans les cheveux blonds du jeune homme, tirant brutalement en arrière pour le forcer à regarder le plafond. « Appelle-moi Dref encore une fois et je t’égorge… » Une menace sous forme de promesse, comme il renvoie sa tête en avant avec la même brusquerie. « Dis-moi, Nate… » reprend-il sur ce même ton mielleux que l’autre avait utilisé, sans réaliser que c’était aller exactement sur le terrain vers lequel il avait cherché à éviter de s’aventurer. « …qu’est-ce que ça te fait de savoir que mon visage sera la dernière chose que tu verras, mh ? » Il ricane, glissant sa baguette sous le menton du captif pour le forcer à maintenir le contact visuel. « Non, attends, j’ai une meilleure question… » ronronne-t-il, presque certain de viser juste à ce propos. « Qu’est-ce que ça te fait de savoir que j’ai dansé avec ta chère Artemis, il y a quelques semaines, et qu’elle se souvient à peine de toi ? » Honteux mensonge mais Nate n’était pas sensé le savoir ; tout ce qui comptait, c’était que le blond le croie… Il réalise soudainement qu’il est allé dans l’émotionnel, tout ce qu’il avait voulu éviter. C’était de sa faute et soudainement le regard du brun vire au noir quand il se rend compte qu’il s’est laissé emporter par le Trelawney. « Tu… Sale… » Il voudrait l’insulter mais la colère lui noue la gorge alors il décide de l’exprimer autrement, rangeant sa baguette dans sa poche pour mieux laisser parler ses mains. La gifle vient d’ailleurs le cueillir au vol, faisant sans doute tinter ses oreilles. Trop proche de lui, il ne peut empêcher son regard de glisser sur sa joue puis dans le creux de son omoplate, sans parvenir à mettre des mots sur cette sensation. Ou plutôt, il avait peur de ne le comprendre que trop bien, en particulier depuis que Quintus s’était dévoilé avec autant de fracas. Ce sont toutes ses frustrations qui s’expriment dans un grondement rageur comme il détourne à nouveau les yeux, son poing venant frapper la mâchoire du blond à trois reprises et avec tant de force qu’il s’en épuise presque trop vite. C’est le souffle court qu’il se détache de lui, lui tournant le dos pour reprendre sa respiration et bouger ses doigts malmenés par les coups qu’il venait de donner. « Je te déteste… » Et, pour une fois, ça avait rarement été plus vrai. Ou plus faux. Il ne savait plus trop.





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MessageSujet: Re: Blood calls blood ☾ DREFER   Mer 29 Mar - 15:38



Blood calls blood

FT. DREFER RACKHARROW


La proximité doit rester. Il ne doit pas la perdre de vue. Nate sait pertinemment que Drefer ne doit absolument pas se camoufler derrière cette barrière d’indifférence qu’il doit probablement être obligé d’ériger avant chaque séance de torture. Il a beau être ce qu’il est, il a beau être un mangemort, il n’en demeure pas moins un être humain doublé d’un sorcier. Ils ont beau tous deux se détester, l’on ne fera pas croire au Trelawney que malgré tout, son ennemi de toujours a un cœur là, bien planqué quelque part au creux de sa poitrine. Il ne peut pas prendre le risque de le laisser se volatiliser derrière l’écran d’indifférence, et il ne le fera pas. Mais ce qui le force avant tout à ouvrir la bouche et à parler, c’est cette colère ressentie au fin fond de ses tripes, colère qui s’immisce toujours dès lors qu’ils sont trop proches. Les temps ont bien changé depuis la dernière fois qu’ils se sont vus, depuis la dernière fois qu’il a lâché son mégot de cigarette sur le sol avant de finalement passer la porte de sa boutique et disparaître. Pour deux années pleines. En évoquant le Seigneur des Ténèbres trépassés, Nathaniel ignore s’il fera mouche ou non, peu certain que le Rackharrow n’y ait accordé une trop grosse importance du temps où Voldemort était encore de ce monde. C’est pourquoi, lorsque le mangemort le fusille royalement du regard, il ne peut s’empêcher d’être étonné le jeune sorcier. Ainsi donc il y avait un soupçon d’attachement. Au fond, ça le surprend vraiment, estimant que Drefer n’avait de réel attachement et obéissance qu’auprès de sa sœur jumelle. Les prunelles bleues ne le quittent pas des yeux, quand bien même il comprenne pertinemment le geste qu’il se met à avoir envers son avant-bras. Nate est vraiment ravi de ne pas avoir cette marque-là d’encrée sur son corps, peut-être devrait-il lui rendre tôt ou tard ce service à ce bon…Ami, ennemi ? Il ne sait pas trop en fin de compte. Brûler cette marque ne devrait pas être trop difficile, idée à garder dans un coin de sa tête car il est subitement rattrapé par la douleur des entailles qui se creusent et lui coupent temporairement le souffle, juste au moment où le ta gueule tant attendu finit par s’envoler dans la pièce.

Malgré la douleur qui le tiraille et son propre sang qui dégouline jusqu’au sol, le voyant lui offre un sourire et le surnomme une nouvelle fois. Il ne sait pas non plus à partir de quel moment il a commencé à vouloir l’appeler ainsi, de manière bien plus intime puisqu’ils n’ont jamais fait dans la dentelle. Il sait uniquement que Drefer est celui qui a commencé en premier, Nate ne fait que suivre, dans le fond. Ou bien n’est-ce là qu’une sincère envie et un réflexe gagné avec le temps. Le mangemort a beau gronder, cela ne retient pas le geste du phénix qui lui envoie le T-shirt malmené en pleine figure d’un coup sec et fronce les sourcils. Il connait le colère de son ancien camarade, il la connait même par cœur, c’est pour cette raison qu’il ne bouge pas de sa chaise, même quand il se rapproche, une autre tentative pour s’enfuir était pour le moment inutile et il n’est pas assez fou pour tenter une seconde fois. En un laps de temps d’à peine cinq minutes, c’est déjà la deuxième fois que Drefer vient passer ses doigts dans ses cheveux en bataille et se met à les tirer comme un forcené. Deuxième fois qu’il sent sa tête basculer violemment en arrière et il déglutit difficilement, billes rivées sur le plafond obscur. La mascarade ne dure que le temps de passer un message, une autre promesse qui, si elle ne le fait pas sourire, a le don de tomber dans l’oreille d’un sourd. Son corps bascule en avant en suivant l’élan de sa tête et il ne peut retenir un grognement de franchir le seuil de ses lèvres. Ses doigts ont fini par serrer les rebords de la chaise pour ne pas tomber et se redresser convenablement dans son siège.

Dis-moi, Nate…

Un sourire vient étirer les traits du visage du sorcier en entendant ses mots, ce ton mielleux et pourtant si faux, à l’image du sien quelques secondes plus tôt.

Qu’est-ce que ça te fait de savoir que mon visage sera la dernière chose que tu verras, mh ?

Il voudrait répondre absolument rien mais si vraiment cette option est à considérer et que son visage devait être la dernière chose à voir alors au fond, ce serait mentir de dire que cela ne ferait rien. A bien y réfléchir, c’est étrange. Ses lèvres s’entrouvrent mais il est instantanément coupé par le Rackharrow qui enchaîne avec une autre question, plus pertinente en soi, mais non moins agaçante. La pointe de sa baguette sous le menton, Nathaniel ne bouge pas, immobile, et le fixe sans baisser une seule fois les yeux. Son torse tout entier est douloureux, bouger serait une énorme bêtise. Artemis. Le prénom résonne dans la pièce humide et il tressaille par réflexe. Il sait reconnaître un mensonge quand il en entend un, quand bien même cela pourrait être véridique, le voyant sait que ça ne l’est pas. Oui, Artemis n’est pas venue ce jour-là, elle ne l’a pas rejoint. Oui, elle l’a laissé tomber, mais il avait été prévenu. Oui, il en a eu le cœur brisé, mais de cet instant est née la colère et la rancœur vis-à-vis de la sorcière. Oh, il l’aime toujours, Nathaniel, à jamais, mais pour l’heure il est bien trop en colère pour se laisser submerger par cette émotion-là.

« Artemis est un fantôme du passé. ». Son ton est si sec qu’il pourrait glacer n’importe quel sang. Nate ne ment pas, mais il sait en voyant l’expression de Drefer que la réponse l’importe peu. Il rentre dans sa propre colère noire. Comme toujours il est parvenu à le faire sortir de ses gonds.

La gifle part sans qu’il n’ait pu la déceler ou la soupçonner. Ce n’est qu’à ce moment-là que le contact visuel est rompu, tête tournée sous le coup et grimace déformant les traits de son visage. Le souffle court, le Trelawney daigne tout de même replonger ses deux billes d’azur sur le visage du Rackharrow qu’il ne connait que trop bien. Ils sont si proches qu’il jurerait de sentir son souffle contre sa peau, mais tout ce que le mangemort lui offre, ce sont des coups. Trois. Trois qui viennent fragiliser sa mâchoire et la teinter d’ores et déjà de bleu. Le goût du cuivre se répand rapidement sous sa langue et il se met à cracher sur le sol, aux pieds de l’ancien Serdaigle qui lui tourne à présent le dos. Il ne frappe plus comme un élève, ils étaient déjà violents à l’époque mais les choses ont évolué à un tout autre niveau maintenant. Il grimace encore, Nathaniel, reprend sa respiration également et fixe la silhouette sombre.

Je te déteste…
Non. Le sorcier pense que non, en réalité. C’est le lot de leur relation tordue, ils se détestent, royalement, depuis toujours, mais ne peuvent pas aller jusqu’à se tuer. Ils se battent, se chamaillent, se frappent et se hurlent dessus, mais vivre sans l’autre ils ne le pourraient plus. Pas.

Le silence retombe et il ne cesse de le fixer, Nathaniel, crachant une nouvelle salve d’hémoglobine à même le sol. C’est comme s’il y avait toujours cet abcès à crever, entre eux. Comme lors de leur passage à l’infirmerie. Drefer prêche la haine quand c’est en définitive bien plus compliqué qu’il n’y parait.

« Je serais rassuré. » qu’il lâche finalement dans le silence morbide et lourd. Il attend que le mangemort se tourne à nouveau vers lui. « Si tu devais être le dernier visage que je vois avant de mourir. Je serais rassuré. ». Pour une raison qui lui échappe, il ne ment pas, n’a même jamais été aussi sincère. Lui-même, ne comprend pas. « Parce que ça voudrait dire qu’aucun autre sorcier ne t’arrive à la cheville. ». Et parce que ce serait surtout l’ultime logique, presque un dû naturel. Ils ont passé leur vie à se chercher, s’il doit trépasser autant que ce soit par les mains de celui qui a toujours voulu le voir mort avec acharnement. Si tant est qu’il veuille vraiment le voir mort. Malgré tout, il sent la frustration de Drefer, Nathaniel.

« T’as toujours voulu me voir mort, Dref. ». Avertissement non retenu. « Tout ce que tu veux faire, c’est cogner, encore et encore. Si tu m’as emmené ici ce n’est clairement pas pour te retenir, il n’y a personne pour entendre quoi que ce soit. Alors pourquoi tu t’obstines ? ». Non pas qu’il veuille mourir, Nate, mais il cherche vraiment à comprendre ce qui se cache derrière toutes ces frustrations qu’il accumule depuis des années maintenant. « Pourquoi tu fais pas ton job ? ». Il fronce les sourcils, le Trelawney, la colère monte. « Pourquoi tu fais pas ce pour quoi t’as eu cette putain de Marque ?! ». La raison qui le pousse à s’emporter et à faire une fixette là-dessus, il ne la comprend pas, sûrement parce qu’au fond il y avait un maigre espoir. Un maigre espoir pour se rendre compte qu’en fait, eux, c’est bien plus que de la haine. Eux, c’est bien plus compliqué que ça. Est-ce égoïste au fond, d’espérer qu’ils pourraient finir dans le même camp pour une fois ?




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MessageSujet: Re: Blood calls blood ☾ DREFER   Mer 29 Mar - 22:04

Il le haïssait, d’une force inextinguible, prête à tout ravager. Bien entendu, derrière cette rage à son encontre, il y avait bien plus que des querelles d’enfants du temps de Poudlard qui avaient duré un peu trop longtemps. Derrière tout ça se cachaient sa frustration, des années de non-dits retenus du bout des lèvres, de regards un peu trop insistants. S’il ne l’avait pas encore réalisé, c’était en majeure partie parce qu’il se voilait la face avec application. Quintus avait réveillé quelque chose en lui, quelque chose qu’il avait tu trop longtemps, une très vieille obsession. Invoquer l’ire et la haine était bien plus facile, cependant et il continuait, inlassablement, sur cette lancée. Le souffle court de Nathaniel ne l’interpelle même plus, pas plus que les crachats qu’il laisse tomber à ses pieds. « Je serais rassuré. » Pardon ? Le mangemort ne comprend pas, se retournant avec lenteur pour planter son regard interrogateur dans le sien, pas sûr de bien saisir de quoi il retourne. « Si tu devais être le dernier visage que je vois avant de mourir. Je serais rassuré. » What ? Son cœur manque un battement pour une raison qu’il ignore et il déglutit avec un peu plus de difficulté qu’auparavant. Est-ce qu’il se foutait de sa gueule ? « Parce que ça voudrait dire qu’aucun autre sorcier ne t’arrive à la cheville. » Il siffle entre ses dents serrées. C’était quoi, ça, au juste ? Une insulte ? Ses poings se crispent malgré lui ; qu’il la ferme, par Merlin ! « T’as toujours voulu me voir mort, Dref. » Cette fois, le brun gronde carrément devant cet énième affront ; soit le Telawney avait des tendances suicidaires soit il ne le prenait pas au sérieux et, dans ce cas-là, il avait tort. Terriblement tort. S’il l’imaginait incapable d’aller au bout de ses promesses, il se fourvoyait sur toute la ligne. Oh, bien sûr, il n’allait pas le tuer, car il était désormais évident que Drefer ne pourrait jamais mettre un terme à sa vie. Mais il n’était pas bourreau pour rien et il pouvait faire bien pire que la mort elle-même. « Tout ce que tu veux faire, c’est cogner, encore et encore. Si tu m’as emmené ici ce n’est clairement pas pour te retenir, il n’y a personne pour entendre quoi que ce soit. Alors pourquoi tu t’obstines ? » « Ta gueule. » Un autre avertissement, à peine murmuré. Il ne fallait pas creuser dans cette direction, lui-même s’y refusait, trop inquiet de ce qu’il pourrait y découvrir. « Pourquoi tu fais pas ton job ? » « Ta gueule… » Si le prisonnier a monté le ton, le bourreau aussi et leurs colères se font écho. « Pourquoi tu fais pas ce pour quoi t’as eu cette putain de Marque ?! » « TA GUEULE ! » Il a hurlé cette fois, lui imposant le silence en criant plus fort que lui. Il fulmine, son regard planté dans le sien et la seule chose qui le retient de lui en coller une de plus c’est qu’il tient à ses mains et à leur intégrité. Il finit par éclater d’un rire fou et sans joie, terriblement froid, à se demander ce qui pouvait bien lui paraître amusant. Peut-être qu’il avait juste disjoncté, tout simplement… « Tu crois que la Maque fait de moi ce que je suis ? » Un nouvel éclat de rire. Tout ça était ridicule à souhait. « Tu te trompes… » Il redevient sérieux en un quart de seconde, son sourire se figeant dans un rictus menaçant. « J’aime ce que je fais… J’aime les cris et j’aime le sang de mes victimes. Je ne fais pas de cauchemars la nuit, Trelawney, si c’est que tu imagines… » Il le surestimait s’il le pensait doté de suffisamment de conscience et de cœur pour qu’il s’en soucie. Vraiment. C’était dommage qu’il doive encore lui prouver de quoi il était capable. « J’ai tué des dizaines des tiens, j’en ai déporté tout autant et Merlin, j’en ai torturé trois fois plus… Et tout ce que tu trouves à blâmer c’est cette stupide marque ? » C’était presque vexant, comme si on ne reconnaissait pas à sa juste valeur l’étendue de ses talents. Vraiment, c’était déplaisant… « Puisque ça t’obsède autant, peut-être que je devrais te faire ta propre marque, à toi aussi ? » S’il ricane, lançant ça sur le ton de la plaisanterie, l’idée fait lentement son chemin et il la trouve soudainement excellente. Suffisamment violente et tordue pour que Nate ne se méprenne plus jamais sur son compte… Suffisamment malsaine pour qu’il le déteste pour le restant de ses jours… « Endoloris… » Le sort s’échappe de sa baguette s’enroulant douloureusement autour de sa victime. Cette fois, il le prolonge davantage, à dessein. Il le veut flageolant sur ses jambes et incapable de lui résister. Il le veut silencieux et vidé de toute cette rébellion constante qui est la sienne. Quand il cesse enfin le sort impardonnable, il lui faut rapidement rattraper le blond pour éviter qu’il ne tombe de sa chaise et il le remet en place sans la moindre douceur. De sa poche, il sort un sceau doré, de ceux qu’on utilise pour sceller à la cire les parchemins confidentiels. La pièce a le symbole du blason de sa famille, ajouté de ses initiales ; ce serait absolument parfait, se dit-il pour lui-même, faisant chauffer le métal à blanc avant de l’apposer, sans prévenir, sur la peau du blond, au niveau de ses côtés. Le crépitement et l’odeur de la chair brûlée le font sourire encore plus largement et il se penche, cette fois, susurrant à son oreille, son souffle caressant son visage. « Ta propre marque, ton propre seigneur et maître… What do you think of that ? » C’est un murmure à peine audible, les promesses d’une éternité à le maudire…





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Je suis : Texas-Flood dit "TF" , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 06/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 260 hiboux. J’incarne : Liam Hemsworth , et l’avatar que je porte a été créé par : TF - Astra (codes signa) . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Caïn, le mangemort chasseur badass de créatures magiques Je parle en : #cc9966



Je suis âgé de : 25 ans , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Concepteur et réparateur d'objets magiques pour le Département R&D de l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Célibataire


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MessageSujet: Re: Blood calls blood ☾ DREFER   Jeu 30 Mar - 9:06



Blood calls blood

FT. DREFER RACKHARROW


Définitivement sincère. Beaucoup trop en réalité. Ca le surprend autant que la surprise qu’il peut lire dans les émeraudes de son bourreau. Néanmoins il s’est senti le besoin de le dire, de lui répondre le plus honnêtement possible. C’est malheureusement dans les traits du brun qui se referment qu’il comprend que le compliment est passé à côté de ce qu’il voulait vraiment lui faire comprendre. Qui y a-t-il à comprendre en fin de compte ? Même Nathaniel n’en est pas totalement sûr. Probablement n’est-ce là que ce syndrome étrange, celui où l’on finit par s’attacher à la personne en face, quand bien même celle-ci soit exécrable au possible. Quand bien même il n’y ait qu’une sorte de haine universelle qui vous a toujours lié à elle. Comment expliquer alors que malgré la sincérité et les mots, il commence lui-même à s’énerver ? Comment expliquer qu’au fur et à mesure qu’il pose les questions qui fâchent, que son obsession se tourne sur cette marque noire, il se mette de plus en plus à élever la voix, observant et entendant l’agacement du Rackharrow en écho ? La tension est palpable et lui saute aux yeux mais il n’en désempli pas ni ne s’arrête, s’obstine. Pourquoi tu fais pas ton job ? L’ordre de se taire fuse une seconde fois mais Nate n’en a cure et continue. Il persiste, s’énerve, hausse le ton mais c’est Drefer qui se met à hurler quasiment en même temps mais obtient le silence. Lèvres pincées malgré la douleur qui fait frissonner son corps, le Trelawney fixe inlassablement les prunelles de son interlocuteur. Si leurs regards à eux seuls pouvaient lancer des éclairs, ils seraient morts. Tous les deux.

Le mangemort fulmine, ça se voit dans ses poings qui trembleraient presque à l’idée de lui coller une. Il veut frapper, encore, mais se retient tout juste. Les doigts du phénix, eux, tiennent fermement son assise à s’en faire blanchir les jointures. Il souffle pour demeurer silencieux, ne pas céder aux entailles qui dégoulinent plus franchement à présent. Il souffle sous la contrariété. Le rire éclate et Nathaniel ne bouge pas d’un pouce, se contentant de le regarder comme s’il était soudainement devenu fou. Au fond, il sait que pour l’instant il a perdu la partie, la barrière est mise de moitié. Il vient de perdre la proximité. Temporairement, qu’il se dit.

J’aime ce que je fais. J’aime les cris et j’aime le sang de mes victimes.

Ce n’est qu’à cet instant que le Trelawney lâche la chaise et vient s’enfoncer dans cette dernière en détournant le regard. Il roule des yeux, peu convaincu que ce soit réellement le cas. Sans doute le surestime-t-il un peu, oui, mais il y a ce pressentiment dans ses tripes qui lui fait dire que non, Drefer, aussi détestable soit-il, ne peut décemment pas n’être que ça. Un bourreau. Un sous-fifre. Une arme dans les mains de ceux qui se prétendent les plus forts.

« Je n’imagine rien. ». Simple remarque lancée à la va vite au beau milieu du discours. En soi, il n’imagine rien. Ils font tous des cauchemars, le sang n’est peut-être simplement pas ce qui l’effraie le plus. Mais il a forcément peur de quelque chose, le mangemort. Tout ce que tu trouves à blâmer c’est cette stupide marque ? Il fronce les sourcils le sorcier et plonge à nouveau son regard dans le sien. Il a cette marque en horreur par rapport à tout ce qu’elle représente. Son créateur a beau être mort et définitivement disparu de la surface de la terre, il en déteste tous les fanatiques. Muré dans le silence, il ne sourcille pas à la fausse question du Rackharrow, quand bien même il ricane et suggère là une idée complètement folle. Plutôt crever que de repartir avec cette putain de marque. Peut-être que je devrais brûler la tienne, qu’il pense sur le moment, ne s’attendant pas à ce qu’il reprenne sournoisement de plus belle. C’est la douleur insoutenable qui le saisi une nouvelle fois au corps, l’obligeant à se crisper violemment, ses mains serrant les bords de l’assise de la chaise avec une violence démesurée. Les entailles du sort précédent lui donnent littéralement l’impression d’exploser et il se tort en se penchant en avant. Mâchoire serrée, il grince d’abord des dents, grogne comme jamais, les paupières fermées si fort qu’il se sait complètement plongé dans le noir. Il lutte pour ne pas hurler mais le manque d’air devient insoutenable et il ne peut finalement pas retenir ses lèvres de s’ouvrir. C’est plié en deux qu’il hurle à s’en déchirer les poumons. Mais il ne suppliera pas, au risque de devenir fou. Il ne lui fera pas ce plaisir-là. Non. Nate ne saurait dire combien de temps il se sent secoué, combien de temps il reste ainsi plié à souffrir et à hurler comme un forcené. Lorsque tout s’arrête subitement pour la seconde fois il prend une grande inspiration, aussitôt rattrapé par Drefer qui se contente de lui faire rencontrer convenablement le dossier de son siège. Le sang perle à ses paumes qu’il a martyrisées et il tremble encore des effets du sortilège pourtant jugé impardonnable à l’époque. A la belle époque. Quand il n’y avait pas de cinglés à la tête du Ministère.

Il met un certain temps à comprendre, le phénix, jusqu’à ce qu’il le voit chauffer le métal doré à blanc. Il veut vraiment le faire. Il est sérieux ? Par réflexe, Nathaniel essaye de le saisir à la gorge et de rattraper son poignet au vol pour stopper son geste, mais c’est sans compter sur la douleur qui lui vrille encore chacun de ses membres. Ils tétanisent et la brûlure lui massacre la peau de ses côtes sans qu’il ne puisse rien y faire hormis lui adoucir les tympans d’un nouveau cri incontrôlé qui s’échappe. Il sent son derme fondre littéralement et grimace, ne sent pas de différence quand l’objet métallique est retiré. Il n’y a plus qu’une brûlure viscérale qui ne se calme pas, et le souffle de Drefer qui vient glisser sur la peau de son visage fermé. Ta propre marque, ton propre seigneur et maître…

Sur le moment il ne réfléchit pas, et sa main gauche vient immédiatement profiter de la proximité pour atteindre sa gorge qu’il serre sans ménagement. La rage au bord des lèvres il fulmine de l’intérieur, sourcils froncés et airs mauvais. Il a peut-être déjà accumulé de la fatigue physique mais il est toujours décidé à ne pas devenir ce qu’il attend de lui.

« Je. Ne. Serai. Pas. Ta. Chose. Drefer. »

Il serre les dents autant qu’il serre la gorge entre ses doigts, conscient que ça ne durera pas. Alors il le repousse en arrière, se lève de son siège et chancelle. Il se lève pour être en mesure de le regarder dans les yeux à la même hauteur que lui.

La proximité, il l’a perdu, alors autant laisser éclater la colère.

« Jamais. »




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Je suis : khal , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 19/11/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 142 hiboux. J’incarne : Matthew Daddario , et l’avatar que je porte a été créé par : Texas Flood . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Alexander Weasley Je parle en : lightseagreen



Je suis âgé de : 24 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Bourreau pour le compte du Ministère. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : Célibataire endurci, désespérant ses parents de trouver un jour une fiancée de choix.


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MessageSujet: Re: Blood calls blood ☾ DREFER   Dim 2 Avr - 18:35

Chacun des cris qu'il lui offre est une mélodie tellement plaisante qu'il pourrait presque se contenter de ça. Pour autant, il sait que Nathaniel ne lui fera jamais le plaisir de crier juste pour le satisfaire. Cette idée en fait naître une autre, une qui mélange les cris et la satisfaction d'une toute autre manière, et il la réfute presque aussitôt. Alors qu'il se vante de la marque qu'il lui a infligée, qu'il se targue d'être son seigneur et maître, Nate l'attrape à la gorge, serrant avec plus de force qu'il ne l'aurait cru encore capable. Pour autant, cela ne le surprend pas, ça l'étonne à peine et il ne cille même pas, se contentant d'une grimace douloureuse alors que sa prise gêne sa respiration. « Je. Ne. Serai. Pas. Ta. Chose. Drefer. » Le Phénix le repousse brusquement et Drefer recule de quelques pas, un sourire sur les lèvres. Sa chose ? Il l'était déjà, même s'il n'en avait pas conscience. Il l'était devenu au moment même où le Rackharrow avait posé ses yeux sur lui et décidé qu'il le haïrait avec toute la force de ses convictions. Nate était à lui dans la haine et dans tout ce qu'il y avait autour. Comme souvent, le Trelawney joue les braves, se forçant à se relever, quand bien même il tient à peine sur ses jambes. Si ça agaçait terriblement le sang pur, c'était aussi ce qui lui plaisait tant dans leur guerre ; si le Serpentard s'était avoué trop vite vaincu, tout aurait été beaucoup moins drôle... « Jamais. » Le Mangemort laisse éclater un rire froid bien que terriblement amusé, son pied venant balayer les jambes du jeune homme pour le renvoyer à genoux, sur le sol. Il fallait vraiment qu'il apprenne où était sa place. Il ne niera pas que le voir dans cette position devant lui, lui donne des idées pas très catholiques qu'il rejette dans un coin de son esprit. « Tu seras ce que je veux que tu sois, Nate... » Et sans prévenir, il lui assène une droite qui achève de l'assommer, le faisant sombrer dans l'inconscience. Avec rapidité, il le rattrape avant qu'il ne s'effondre sur le sol, le remettant assis sur la chaise. Lui-même appuyé contre le mur, il reste un temps infiniment long à le regarder, là, les ecchymoses commençant déjà à marbrer sa peau hâlée, ses mèches blondes lui tombant sur le visage.

C'est bien plus tard qu'il consent enfin à nettoyer les plaies de son prisonnier sans pour autant les refermer ; il ne veut pas le prévenir de la souffrance, simplement de l'infection. Et puisque que le Trelawney est toujours inconscient, il n'aura même pas à expliquer la raison de son geste ou à sentir son regard inquisiteur sur lui pendant qu'il s'affaire à lui rendre figure humaine. Ses doigts parcourent la peau avec une délicatesse qui le laisserait sans doute pantois, si Nate s'était réveillé, retirant sang et crasse avec une précision presque chirurgicale. Quand il a enfin terminé, il quitte la pièce sans un mot de plus, fermant derrière lui à double tour et laissant son Eternel dans un coin pour surveiller leur invité. Il ne revient que le lendemain matin, après toute une soirée et nuit sans lui avoir permis ni de boire ni de manger, ouvrant la porte avec cet éternel air amusé sur la figure tandis qu'il renvoie son démon d'un mouvement de tête qu'il est sans doute bien le seul à remarquer. « Ta nuit a été bonne, Trelawney ? » qu'il interroge, un peu trop rieur. Il ne lui a laissé rien d'autre que sa chaise de bois et la cellule est aussi inconfortable que humide, bien sûr qu'il n'a pas dû être à son aise. En toute logique, il devrait être assoiffé et transi de froid, peut-être même qu'il a faim. C'est en prévision de tout ça que Drefer tient entre ses mains une bouteille d'eau et un sandwich. La couverture, il ne la fournira que si Nathaniel se montre raisonnable ; autant profiter de sa présence ici pour lui soutirer quelques informations intéressantes... Attrapant une autre chaise, il s'assoit devant lui, à califourchon sur le mobilier positionné à l'envers, lui faisant miroiter eau et nourriture sans rien lui donner encore. « Est-ce que tu vas répondre sagement à mes questions, dis-moi ? »





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MessageSujet: Re: Blood calls blood ☾ DREFER   Mar 11 Avr - 16:50



Blood calls blood

FT. DREFER RACKHARROW


Il n’est pas de ceux qui hurlent facilement Nathaniel, pourtant à cet instant il n’a d’autre choix que de le faire, plié en deux sur cette chaise dont ses doigts serrent les bords à s’en martyriser les paumes. Littéralement secoué par le sortilège Doloris qu’il savait pertinemment qu’il connaîtrait un jour ou l’autre, le sorcier ne s’attendait toutefois pas à ce que cela soit aussi violent, mêlé aux entailles profondes qui s’étaient invitées dans ce jeu malsain bien des minutes plus tôt. La respiration saccadée et le cœur battant à tout rompre dans sa poitrine, il est forcé de se redresser en prenant une grande inspiration. Son dos heurte sans ménagement le dossier de sa maudite chaise et il fulmine, grognant en serrant les dents, des perles de sueur perlant à son front sans qu’il ne puisse rien faire pour les arrêter. Tremblant, la vue légèrement brouillée, Drefer n’en a toutefois pas encore fini avec lui, venant à présent chauffer un métal doré à blanc dont il ne le reconnait en tant que sceau quelques secondes trop tard. Il lutte, en vain, la brûlure écrasante venant rencontrer la peau de ses côtes, l’obligeant à donner de la voix une nouvelle fois. Ca l’agace, la colère s’immisçant définitivement dans ses veines et le goût âpre de l’amertume se répandant dans sa gorge et jusqu’au bout de sa salive. Arborer la marque du mangemort ne lui fait guère plaisir, c’est même tout le contraire et il le lui fait savoir, profitant de la proximité évidente de sa personne pour le saisir à la gorge. Le regard noir, Nate ne répond plus de lui, puise dans l’adrénaline qui serpente encore dans son corps pour se relever sur ses jambes flageolantes pour surplomber le Rackharrow et le jauger plus aisément du regard, quand bien même la douleur se lise dans ses billes bleues. La fatigue, aussi.

Je. Ne. Serai. Pas. Ta. Chose.

Il insiste, prenant tout son temps pour le lui dire, d’un air mauvais et horriblement froid. Noir et distant, et ce, malgré la proximité évidente qui ne fait que s’accentuer le temps d’un instant avant qu’il ne se décide à le repousser en arrière. Le sorcier chancelle dangereusement tandis que l’autre sourit. Il est fier de sa connerie l’insolent. Le voilà même qui rit à présent. Par Merlin, ce que ça peut hérisser les poils du Trelawney qui le dévisage sans jamais sourciller, une perle de sueur venant s’effondrer sur le sol avec les gouttes carmines de son propre sang. Et c’est comme si les battements de son cœur viennent résonner jusqu’à la brûlure encore à vif. Tous ses sens sont en alertes maximales face à la douleur qui le transperce de part en part et il ne parvient plus vraiment à réfléchir sur le moment, chancelant dangereusement. Même le rire froid de Drefer ne devient plus qu’un écho pour ses tympans qui bourdonnent. Sa mâchoire est déjà teinté d’un bleu violacé et rougeoyant, douloureuse comme le reste, mais il tient encore debout, du moins jusqu’à ce que son vis-à-vis ne balaye ses jambes et que ses genoux viennent violemment heurter le sol dur et humide, lui arrachant une grimace et un gémissement. Il s’est mal réceptionné. Il a beau être coriace, Nate ne peut nier le fait que la fatigue commence réellement à le rattraper à cause du sang qui s’écoule malgré tout abondamment, les efforts et la douleur physique. Ses oreilles ne captent plus qu’un bourdonnement incessant qui lui filerait mal à la tête, si bien que même la voix du mangemort devient un véritable supplice à entendre. Tu seras ce que je veux que tu sois Nate… Non, ça jamais. Mais il n’a pas le temps de le dire, réflexes amoindris. Le poing de son meilleur ennemi vient s’écraser une énième fois contre son visage et il sombre instantanément dans le noir. Soudainement il n’y a rien de mieux que l’écho du silence et l’inconscience.

***

Il rouvre les yeux dans une obscurité totale, la bouche pâteuse et la mâchoire en vrac. Il a l’impression que son visage est aussi gonflé qu’un ballon de baudruche et sur le moment ça pourrait presque l’effrayer un peu, s’il ne s’était pas habitué à cette sensation à force de se battre. Son arcade sourcilière est bousillée, c’est ce que ses doigts effleurent dans le noir en premier. Il ne sait comment il en est arrivé là (il a dû tomber) mais il traîne sur le sol humide, et remettre ses esprits en place n’est pas chose aisée pour le moment. Il ignore depuis combien de temps la nuit est tombée, ni depuis combien de temps il est inconscient, ce qui a le don de le gêner mais pour l’heure il continue son inspection corporelle. Ses doigts glissent sur les plaies de son torse qui ont été nettoyées mais la chair est toujours à vif et il grimace en se mordant la lèvre inférieure, bien que cette dernière soit également abîmée. Rapidement, le goût du sang revient se poser sur sa langue et il soupire en cherchant un repère de ses mains. En l’occurrence le mur. Il se traîne, Nathaniel, lentement mais sûrement vers l’un des coins de la pièce, grelottant et sachant pertinemment que Drefer a posé ses mains sur lui. En dit long l’absence de son T-shirt qui, de ce qu’il arrive à se souvenir, était en réalité en piteux état après leur altercation.

Tu seras ce que je veux que tu sois.

Les mots résonnent encore dans sa tête, comme un écho lointain ou une farce de son esprit. Il sait alors qu’il est toujours coincé ici et que cela n’a strictement rien d’un rêve ou d’un cauchemar. Un long et profond soupir s’échappe de ses lippes et il se recroqueville dans un coin en grognant et gémissant, le corps définitivement endoloris et tremblant à chaque mouvement. La colère ne désemplit pas.

Ploc, ploc.

L’eau goutte du plafond jusqu’au sol dans un son régulier, alimentant une flaque qui est venue se former dans un coin, même s’il ne la voit pas dans ce noir complet. Bras croisés contre sa poitrine sans pour autant effleurer ses plaies, il tente de s’installer comme il peut dans ce coin où il a élu domicile. Fermant les yeux, il tente de se rendormir, ça vaut mieux, il doit absolument reprendre des forces, mais le son incessant de l’eau qui goutte devient véritable obsession. D’obsession, le bruit devient agacement et énervement, au point de ne pas réussir à véritablement trouver le sommeil entre le froid, la douleur, l’humidité, le bruit et le sol bien trop dur. Il s’arme de patience, mais il n’en a pas beaucoup, si bien qu’au final, lorsqu’un léger rayon de lumière traverse la pièce le lendemain, cela ne fait qu’une heure à peine qu’il dort vraiment.

Mais le verrou résonne bruyamment et la porte s’ouvre à la volée, l’obligeant à ouvrir les yeux, d’abord plissés, injectés de sang aussi. Il a toujours les bras croisés contre lui, recroquevillé au possible dans son coin.

Ta nuit a été bonne, Trelawney ?

Le son de sa voix se fait tonitruant dans ses oreilles et vient réveiller son mal de tête mais Nathaniel ne dit rien ni ne bouge, se contentant de le fixer comme il peut avec ses petits yeux. Il ne compte pas lui répondre tellement il l’énerve. D’ailleurs il vient se mordre l’intérieur de sa joue pour ne pas tout simplement se mettre à beugler ou lui lancer la chaise trainant encore au milieu de la cellule dans la figure. Le pire, c’est la soif, car sa bouche est pâteuse depuis la veille au soir et qu’entendre de l’eau couler, croupie, certes, durant toute une nuit ça a le don de réveiller l’instinct primaire de survie et les envies vitales. Son visage est couvert d’hématome, il fait clairement pitié à voir, sans parler du reste de son corps, mais il veut encore lutter. Si la force physique n’y est plus (il faut bien se l’avouer), le mental, lui, veut toujours se battre au détriment de la fatigue qui lui met les nerfs à fleur de peau. En silence, Nathaniel observe Drefer tirer une seconde chaise pour venir se poster non loin, bouteille d’eau et sandwich en main. Espèce de connard. C’est là tout ce qu’il voudrait lui dire mais il s’abstient. Au lieu de ça, il le dévisage de ses prunelles bleues, un éclat de rage traversant ses yeux.

Est-ce que tu vas répondre sagement à mes questions, dis-moi ?

Un sourire en coin vient étirer les traits de son visage abîmé et il pousse doucement sur ses jambes pour paraître moins affalé dans son coin. Il se penche ensuite, gardant ses yeux rivés sur lui comme s’il s’apprêtait à lui faire une quelconque révérence, et tout ce qu’il lui offre, c’est un crachat ensanglanté aux pieds de sa chaise. La voilà sa réponse…





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MessageSujet: Re: Blood calls blood ☾ DREFER   Dim 23 Avr - 20:11

Drefer le dévisage avec attention, de ce regard inquisiteur qui le caractérise tant, cherchant la moindre faille dans laquelle s'infiltrer, la moindre faiblesse à exploiter. Il voulait le briser, il l'avait d'ailleurs toujours voulu mais, désormais, avec l'âge, avec l'expérience, il aurait presque souhaité que Nathaniel apprécie ça, qu'il en demande encore, qu'il le supplie. Certes, le Rackharrow était sans doute tordu, dans un sens, mais que voulez-vous, c'était dans les gênes, pas vrai ? Le Trelawney lui semble pourtant prêt à rendre les armes, là, tout recroquevillé dans son coin, et il sent déjà le sourire de la victoire lui monter aux lèvres, comme il le pense docile à ses pieds. Mais non, le blond n'était pas de cette trempe, il ne lui avait jamais concédé de victoire facile et ça n'allait pas commencer aujourd'hui, malheureusement. Ou heureusement, peut-être. Il ne le savait pas, le Phénix, mais c'était ainsi qu'il conservait l'intérêt du Mangemort, sans relâche aucune. Le voilà qui se relève, combattant comme toujours, et Drefer ne peut s'empêcher de sourire, presque admiratif. Son regard ne le quitte pas, provocateur malgré lui, malgré la douleur qu'il a pu lui infliger déjà, les coups donnés gratuitement. Il voit le crachat teinté de sang atterrir à ses pieds et sa réponse est immédiate, loin de se faire attendre, comme la gifle part sans prévenir, le renvoyant au sol, là où était sa place, en définitive. Comme pour les chiens encore sauvages, il fallait sévir à la moindre faute sous peine de les voir mordre encore et encore. Loin de lui l'idée de comparer le Trelawney à un chien, quoique les deux avaient, indéniablement, pas mal de points communs... « Tu sais, j'espérais un peu que tu fasses ça, pour tout t'avouer... » Plus Nate lui donnait de prétextes et plus il était facile de céder à ses provocations constantes. Oui, Nathaniel était une source sans fin de divertissements... Mais, alors qu'il lève de nouveau la main pour le frapper, son mouvement s'interrompt comme le Phénix se fige soudainement, les yeux révulsés et pris de tremblements. Sur le moment, Drefer ne comprend pas et il reste immobile, les lèvres entrouvertes, figé lui aussi dans ce geste qui s'apprêtait à le battre. « Merde... MERDE ! » Il ne réalise pas vraiment ce qu'il se passe mais tout ce qu'il parvient à se dire c'est qu'il l'a poussé trop loin, trop fort et trop vite, que le Trelawney est tout simplement en train de lui claquer entre les doigts. Et, contrairement à tout ce qu'il aurait pu imaginer, ça lui fait peur... Alors, quand le blond s'écroule à ses pieds, il tombe à genoux à ses côtés, ses mains attrapant les épaules nues de son prisonnier pour le secouer. « Non, non, non, non... » bégaye-t-il, le secouant. « Réveille-toi Trelawney, putain ! Je t'interdis de crever sans mon autorisation, t'entends ! » Mais Nate ne répond pas, ne réagit même pas et Drefer se relève, reculement lentement jusqu'à se retrouver dos contre la porte, complètement paumé. Pourtant n'était-ce pas ce qu'il avait toujours voulu ? Le voir mort à ses pieds ?





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MessageSujet: Re: Blood calls blood ☾ DREFER   Dim 7 Mai - 19:20



Blood calls blood

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Il pousse sur ses jambes, lentement, sûrement pour mieux se relever à l’aide du mur qui vient égratigner son dos dans la foulée. Soufflant, tout son corps endolori, il serait mal connaître Nathaniel que de penser qu’il allait en rester là malgré la fatigue évidente de ses traits tirés. Il souffre, c’est une évidence qui se lit aussi sur son visage, mais il trouve encore en lui la force de sourire et de venir cracher aux pieds du mangemort dans une ultime provocation, tandis que ce dernier est encore assis sur sa chaise. La soif est pire que tout, le Trelawney a la gorge sèche mais il ne se plaint pas pour autant. Le mental est toujours là, fait d’acier bien qu’un peu ébranlé. Mâchoire crispée, il observe son ennemi de toujours se relever et venir écraser sa main contre son visage. La violence de la gifle est telle, et son corps si affaibli qu’il retombe instantanément à quatre pattes au sol, se rattrapant de justesse avant de voir sa tête heurter l’humidité même du béton. Effleurant sa peau déjà bien violacée du bout des doigts, il lâche un grognement mais ne parvient pas à se relever cette fois. Les yeux baissés sur le sol, la migraine se fait sentir et il sait instantanément de quoi il s’agit, alors il prend une grande inspiration pendant que l’autre se pavane. Puis une seconde, allant jusqu’à sentir de la bile s’échapper de ses lèvres un court instant sous la puissance de sa respiration qu’il fait lente pour tenter de se calmer, d’empêcher son don de s’exprimer. Don qu’il a toujours su cacher et dont Drefer semble encore ignorer la teneur malgré les informations qui circulent. J’espérais un peu que tu fasses ça, pour tout t’avouer.

Les prunelles azures se reposent sur le mangemort quelques secondes avant qu’il ne se sente partir dans l’obscurité quasi-totale. Sa respiration s’accélère et tout son corps se crispe sous la vision qui apparaît sous ses yeux. Il n’a pas pu l’en empêcher. Cela n’a rien à voir avec une prédiction d’avenir, plutôt des images du passé qui s’affichent devant ses yeux. Il revoit les cheveux d’un noir de jais de celui qui lui faisait face cinq secondes auparavant, et qui dans la réalité de leur monde, est toujours là, mort de peur à l’idée qu’il ne décède sous ses mirettes. Il ne l’entend pas, ni ne se sent être secoué, complètement transporté. Il revoit les railleries, les pans de sa robe de sorcier bleu qu’il a un jour réduit en miette en tirant sur un fil, juste pour l’embêter. Ca lui avait arraché un sourire ce jour-là, mais en réponse, Drefer lui avait asséné un mauvais coup. Le premier d’une longue série. Ce sont des regards au détour d’un couloir qu’il revoit, aussi bien mauvais qu’un peu plus insondable. En réalité, c’est incroyable le nombre de fois où toutes vos insultes sont passées par le biais de vos regards respectifs. Nate ne s’était jamais rendu compte de cela, avant, si bien que tout ce qu’il ressort de cette vision, c’est la vérité très éclatante et parfaite du fait qu’ils se connaissent bien plus qu’ils ne le pensent.

Quand la vision s’arrête, le Trelawney se redresse d’un coup, se mettant assis et prenant une grande inspiration comme s’il avait manqué de se noyer. Les plaies de son abdomen le tiraillent d’un seul coup et il ne peut retenir le gémissement de douleur de s’envoler de ses lippes tandis que ses paupières se ferment férocement et qu’il grince des dents, main plaquée contre son torse. Il tourne alors la tête vers la porte et voit l’expression terrorisée du mangemort, sans comprendre. Déglutissant difficilement, il prend appui sur la chaise pour se redresser et profite de la stupeur du Rackharrow pour attraper la bouteille d’eau à la hâte et boire à grande gorgée. Il va le trucider pour ça, mais étrangement, à ce moment-là, Nathaniel a l’impression d’avoir un temps d’avance sur lui. S’essuyant les lèvres à l’aide d’un de ses poignets, il grimace encore et retombe assis sur le sol. Trop fatigué pour rester debout.

« A te voir, on croirait que tu as vu Nick-Quasi-sans-Tête avec une robe et un tutu rose fluo… »

Il ignore si Drefer a réellement compris ce qu’il vient de lui arriver, mais le Trelawney le sait tout sauf idiot, il n’a rien d’un benêt, tout comme lui, alors il préfère ne rien dire et faire la sourde oreille. Comme si rien ne s’était produit. Il n’a pas failli mourir, les visions sont simplement violentes, et encore plus quand il est dans un état de fatigue comme aujourd’hui.

« Je ne répondrai pas à tes questions Dref. » qu’il soupire en s’adossant contre l’une des pattes de la chaise. Il a encore assez de force mentale pour résister. Lui dire ou ne pas lui dire pour sa vision et son constat ? Là est toute la question qui demeure…

Une chance que Nate ne sache pas la peur panique qui a traversé les veines de son ennemi. Il se serait très clairement foutu de sa tronche de gobelin.





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Je suis : khal , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 19/11/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 142 hiboux. J’incarne : Matthew Daddario , et l’avatar que je porte a été créé par : Texas Flood . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Alexander Weasley Je parle en : lightseagreen



Je suis âgé de : 24 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Bourreau pour le compte du Ministère. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : Célibataire endurci, désespérant ses parents de trouver un jour une fiancée de choix.


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MessageSujet: Re: Blood calls blood ☾ DREFER   Dim 7 Mai - 23:14

Le mangemort reste figé, le dos contre le mur de la cellule et le visage blême à l'idée qu'il l'ait tué, purement et simplement. Non, il n'avait pas voulu que cela se passe ainsi et, si un jour, par le plus grand des hasards, il aurait dû en venir à tuer le Trelawney, sa mort aurait été quelque chose de maitrisé, pas cet infâme fouillis qu'avait été cette séance de torture. Les secondes qui défilent lui semblent une éternité et ce n'est que lorsque Nate se redresse soudainement, prenant une longue inspiration, comme s'il sortait de dessous l'eau, que Drefer se remet, lui aussi, à respirer, presque soulagé. Il observe, cette expression d'horreur sans doute encore gravée sur ses traits, chacun des mouvements du Phénix, cherchant à comprendre ce qu'il venait de se passer, son esprit faisant inconsciemment les connexions avec ces bruits de couloirs qu'il s'était toujours refusé de croire. Non. Trelawney ne pouvait pas avoir le don, il s'en serait aperçu, tout de même, après toutes ces années passées à se courir après, l'un l'autre. Aussi, quand la possibilité avait été évoquée, au Ministère, il avait été le premier à éclater de rire, s'exclamant que c'était impossible. Mais, à le voir, là, aujourd'hui, dans cet état, il n'en était plus si sûr. Le blond se jette sur la bouteille d'eau qu'il a laissé tomber, dans sa précipitation, et Drefer ne fait rien pour l'empêcher de se désaltérer, bien au contraire. Il lui laisse ce temps avec plaisir. Sans doute lui aurait-il proposé l'objet de lui-même si Nate ne s'en était pas saisi et, en un sens, cela l'arrange. Il évite ainsi de passer pour faiblard et trop doux, ce que Mererid ne cessait jamais de lui reprocher, à son plus grand dam... Il finit par retomber assis par terre, grimaçant, et le brun fronce les sourcils, les bras croisés, inquisiteur à en crever. « A te voir, on croirait que tu as vu Nick-Quasi-sans-Tête avec une robe et un tutu rose fluo… » Le mangemort laisse échapper un ricanement dédaigneux avant de lever les yeux au ciel, clairement méprisant. La métaphore était d'un ridicule affolant et il chasse rapidement l'image du fantôme dans cette drôle de tenue, qui s'impose justement à lui. Ses prunelles claires reviennent très vite se poser sur son prisonnier, observatrices comme elles l'étaient souvent, le détaillant avec une attention tout à fait minutieuse. « Je ne répondrai pas à tes questions Dref. » Oh ça, il n'en doutait pas. Nate était têtu, aussi borné qu'un putain d'hippogriffe qui avait décidé qu'il ne vous aimait pas, et il pourrait bien s'épuiser lui-même à tenter de le briser. Non, le Trelawney avait un mental d'acier qu'il ne parviendrait pas à faire plier à l'aide de la force physique ; il pourrait bien le tabasser jusqu'à l'os qu'il trouverait encore la volonté de lui cracher à la gueule, il en était convaincu. Et, ça avait beau l'agacer au plus haut point, il le respectait pour ça, pour l'adversaire honorable qu'il savait être, de façon constante. Le Rackharrow réfléchit longuement et en silence mais la vision de Nate qu'il a pensé mort, un instant, suffit à l'échauder et à le persuader de ne pas frapper plus avant. Dans l'état dans lequel il est, le moindre coup de trop pourrait sonner sa fin et il n'était pas encore décidé à se priver de son ennemi le plus farouche. Le serait-il jamais ? Sans doute pas, au fond, mais là n'était pas la question... Un soupir agacé, comme sa propre faiblesse le contrarie, alors qu'il s'approche du blond, le pas trainant, sa baguette à la main. Ses doigts fins viennent attraper sa tignasse à pleine main, tirant légèrement en arrière pour le forcer à relever la tête mais il n'est même pas sûr que Nate le voit vraiment, au fond. « Qu'est-ce que tu as vu ? » interroge-t-il sans la moindre brusquerie, simplement curieux, comme son esprit semble enfin avoir accepté son don de voyance comme un fait désormais établi. Est-ce qu'il ne l'a pas entendu ou est-ce qu'il refuse de lui répondre, il l'ignore, mais le Phénix ne laisse pas échapper le moindre mot, au plus grand regret du brun qui soupire à nouveau. « Ton entêtement est affreusement agaçant, tu sais ? Mais j'apprécie ton courage à sa juste valeur. Enfin, je crois... » déclare-t-il en haussant les épaules avant de relâcher ses cheveux, la tête du Phénix retombant presque aussitôt. Sans qu'il ne laisse présager de rien, la baguette du Mangemort vient se balader ici et là sur les muscles du jeune homme, soignant grosso modo les blessures les plus importantes. Il n'est pas médicomage, loin de là, aussi tout cela n'est pas du grand art, mais ça ferait suffisamment l'affaire pour lui permettre de tenir sur ses jambes. Bien sûr, il ne retire pas les marques et les hématomes qui marbrent sa peau blanche ; chacune d'entre elles est une signature qu'il observe avec une délectation non dissimulée. Ses doigts effleurent, non sans malice, le blason gravé de ses initiales qu'il a apposé contre la peau de ses côtes. Nyssa avait ajouté un petit extra supplémentaire à ce sujet mais ça, Nate ne le découvrirait que quelques jours plus tard. « Si tu penses être en état de transplaner, tu peux t'en aller. » lâche-t-il simplement de but en blanc, sans prendre la peine de se justifier, détournant déjà les yeux. Le libérer alors que son devoir lui dictait de le livrer au Ministère, là où était sa place, était la preuve la plus flagrante qu'il eut pu lui donner. Preuve de quoi ? Même lui ne le savait pas très bien...





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MessageSujet: Re: Blood calls blood ☾ DREFER   Lun 8 Mai - 11:03



Blood calls blood

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L’entendre rire, même si c’est d’un air dédaigneux, est une satisfaction en soi pour le Trelawney. Sans doute est-il profondément en train de perdre la tête sous la douleur, le manque de sommeil et tout le reste. Toujours est-il que sentir l’eau naviguer contre sa gorge est un véritable soulagement, quand bien même il n’en ait pas encore eu assez à son goût. Se permettant une provocation supplémentaire, c’est de cette manière qu’il a eu la joie d’entendre son cher ennemi de toujours ricaner comme un idiot. Il a beau se cacher derrière des roulements d’œil dans leurs orbites, Nathaniel sait pertinemment qu’il a visualisé l’image de ce foutu fantôme dans sa tête, comme lui. Sur le moment, ça réussit même à lui arracher un fin sourire, avant que tout ne redevienne grimace. Dos appuyé contre le pied de l’une des chaises, le sorcier ne se sent plus la force de bouger davantage, attendant simplement le moment où Drefer piquerait une nouvelle crise et se mettrait à le cogner. Une chance pour le mangemort, vraiment, que le Voyant n’ait pas entendu son inquiétude et son angoisse, il en aurait fait toute une scène, aussi bien que ça l’aurait profondément perturbé. Le Rackharrow le veut mort depuis une éternité à présent, il ne le sait que trop bien, alors autant dire que le voir paniquer à l’idée qu’il puisse y passer et lui donner ce qu’il souhaite depuis tant d’années… Il n’aurait pas compris.

Il ne répondra pas à ses questions, révélation faite à voix haute avant de récupérer un silence profond. Il attend, n’a rien d’autre à faire de toute manière, étant coincé ici. Alors quand le mangemort se décide enfin à bouger vers lui, Nate le laisse tirer sa tête en arrière pour la énième fois, une grimace venant étirer ses traits déjà bien tirés. Qu’est-ce que tu as vu ? Il ne peut se retenir de sourire malgré sa lèvre fendue et sa mâchoire douloureuse. Drefer n’est pas violent, bien au contraire, c’en est même devenu tout l’inverse. En revanche, le Trelawney sait à cet instant que son don est grillé auprès de son ennemi juré. A présent, il sait, lui aussi. S’il le voulait, le sorcier pourrait lui dire, après tout, ça le concerne lui directement, mais il n’en fait rien, se contentant juste de lui sourire comme ils ont toujours su se sourire. De ceux que l’ancien Serdaigle arbore dans ses moments de fierté fanfaronne, à ceux lourds de provocations dont seul Nathaniel a le secret. Et s’il n’y avait que ça… Cette vision a eu le mérite de lui faire comprendre bien plus, de remettre des images sur des faits qu’il n’avait jamais vraiment compris avant. Ca le rend perplexe, au fond, à moins que cette face de mandragore ait simplement réussi, quelque part, à semer sa graine de cassure. Aurait-il réussi à briser un rien, quelque chose, à l’intérieur de sa tête ? C’est la question qu’il se pose sur le moment avant de se focaliser à nouveau sur l’instant présent et les paroles de son bourreau.

Lorsqu’il relâche enfin la pression sur ses cheveux, Nate laisse sa tête aller là où elle veut, avant de se redresser a minima, toujours assis par terre, à même le sol. Même respirer est devenu compliqué à cause des plaies de son torse, sans parler de la brûlure qui lui lacère les côtes. La colère est toujours là, tapie dans un coin, mais toujours là.

« Tu adores ça, quand je suis agaçant. » qu’il lâche en levant ses prunelles vers lui qui, dans cette position le surplombe de bien des têtes.

Se passe alors quelque chose qu’il n’aurait jamais pu prévoir ni espérer. La baguette se heurte au premier de ses muscles et il prend ça pour une vulgaire provocation, tressaillant légèrement au contact d’ailleurs car pris de surprise. Ce n’est que lorsqu’il sent certaines plaies se resserrer et se refermer qu’il se crispe en serrant les dents, ne comprenant pas ce qu’il fait. Pourquoi soigner certaines blessures qu’il s’est donné tant de mal à donner ? Perdu, Nate n’en montre toutefois rien, se contentant de rester effroyablement silencieux jusqu’à ce que Drefer ne vienne littéralement effleurer sa marque encore fraîche. Instantanément, le Trelawney laisse échapper un grognement d’insatisfaction et d’avertissement, tout en sentant sa peau tressaillir davantage et son buste chercher à fuir le contact douloureux. Sa chaire est encore à vif à cause de ses conneries ! Mais la surprise ne s’arrête pas là, car à peine le mangemort a-t-il terminé sa séance qu’il se lève et se retire déjà vers la porte, lui annonçant qu’il pouvait transplaner. Cette fois c’est avec un air d’incompréhension qu’il le regarde lui tourner le dos. Les soins de premiers ordres et maintenant le fait de le laisser partir sans plus de cérémonie alors qu’il est un membre de l’Ordre mais aussi un voyant ? Voyant que recherchait Voldemort en personne ? Non, Nathaniel ne comprend pas du tout ce que c’est censé vouloir dire. Il aurait dû le tuer ou le livrer, pas le soigner et le laisser filer à l’anglaise. Se relevant doucement sur ses jambes et en silence, le Trelawney vient récupérer les morceaux de sa baguette avant de les fourrer avec délicatesse dans la poche de son pantalon. Un instant il observe la silhouette de Drefer qui lui tourne le dos et fronce les sourcils, ça le dépasse. Si c’est une manière tordue de lui faire espérer quelque chose qui n’arrivera pas, il risquerait fort de le payer cher. Mais dans le doute, Nate tente la sortie. Hors de question de lâcher un merci, ce serait lui donner probablement ce qu’il veut alors… Sans plus de cérémonie, il disparait de la pièce, non sans avoir pris soin de choper le sandwich entre ses mains avant...

SUJET TERMINE



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Blood calls blood ☾ DREFER

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