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-(FB) Howl - jaina & ombeline-
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Je suis : IRL : Claude (au féminin, ne vous en déplaise). Sur la toile FA ; MACBETH. ou BELETTE pour les intimes. (c) Beline. Ombe. Louvette. Lupine. Lupinette. uc. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 12/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 49 hiboux. J’incarne : Alison Sudol. , et l’avatar que je porte a été créé par : (c) Alison Sudol. Avatar self-made (MACBETH.). Code signature par ALAS (Bazzart). Paroles issues de Warriors. (Imagine Dragons). Gifs profil/signature graphed by MONTCLAIRE (Bazzart). . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : l'empoisonneuse Meadowes. Je parle en : #669966



Je suis âgé de : vingt-huit (28) balais volants dans un ciel clairsemé. (21.12.1962) , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : une trogne héréditaire recherchée par le Ministère de la Magie, parmi tant d'autres, membre d'un clan injustement traqué ; les velléités et les ambitions au sein du monde magique fauchées par la guerre, elle est sur la kill-list du gouvernement et ne le sait que trop bien. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Marcusienne inavouée. Champ Libre :

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MessageSujet: (FB) Howl - jaina & ombeline   Mar 31 Jan - 0:02

howl
-  That's the thing with whispers, you know you put a thousand of them together and you get howl -

And remember: the flesh is as sacred as it is profane.


« Ombeline. Ombeline, reste avec moi. » Marcus la tenait fermement dans ses bras, alors qu'elle ne ressemblait plus qu'à une poupée de chiffon, inanimée. Alors qu'il courait, Ombeline se plaignait silencieusement de tous les soubresauts dont elle était secouée. Elle aurait voulu lui demander où il trouvait toute cette force, alors qu'il courait, sans ralentir, depuis quelques kilomètres déjà. Mais la Belette en était incapable, ses mâchoir scellées par la douleur qui émanait de son avant-bras droit. « Ne t'endors pas, Ombe. Reste avec moi, je t'en supplie. » Au seuil de l'inconscience, elle n'entendait rien des vociférations de son meilleur ami qui paniquait et s’essoufflait rapidement. « Et si tu me chantais cette chanson? » demandait-il, alors qu'il ralentissait quelque peu, pour raffermir la prise qu'il avait sur elle, une main sous ses cuisses et l'autre dans son dos. La douleur qui déformait les traits du visage d'Ombeline s'apaisait quelque peu, ce qui ne rassurait pas pour autant le né-moldu qui avait reprit sa course folle vers elle-ne-savait-quel-endroit. « oh, sally... take my hand... travel south crosslan... put out the fire... » Ses paroles s'allongeaient de longs silences, pendant lesquels la sorcière perdait momentanément  conscience. La voix de Marcus et les secousses de la course l'éveillaient toujours, jau bout de quelques secondes seulement, jusqu'à ce qu'elle en chante plus du tout, au bout de quelques minutes seulement de course. « Merde merde merde merde... » Horrifié, Marcus vu que toute leur progression était accompagnée d'une traînée de sang. En dépit de la silhouette lointain qui s'élevait dans la campagne herbeuse et sinueuse de la Cornouailles, il ne s'arrêta que lorsqu'il fut suffisamment certain que quelqu'un dans le cottage de Treyarnon ne l'apercevrait. « Non non non non, tu perds beaucoup trop de sang Ombe. » Sans plus d'hésitations, il déchira le bas de son t-shirt ensanglanté pour en faire un garrot autour de la plaie. « À L'AIDE. À L'AIDE. »

[…] Quand elle reprit conscience, la jeunette ne se trouvait plus sous le feux des détonations et des explosions de Poudlard ; elle reposait, soudainement inconfortable, entre des draps de coton frais et une douillette rapiécée. Les oreilles lui sifflaient comme le vent d’automne dans les branches des arbres et son corps lui semblait étrangement lourd, comme lesté d’un poids étranger. Elle avait rêvé qu’une femme, étrangement familière, était à son chevet, une main posée sur son front, comme si elle avait souhaité chassé la fièvre qui l’avait accablé. La paupière frémissante, elle ouvrit les yeux et reconnut aussitôt le ciel d’un lit, des baldaquins indigo entre lesquels se glissaient des lueurs crépusculaires mordorées. Bien que suffocant, l’air était chargé des promesses rafraîchissantes de la nuit. Ombeline capta les émanations douceâtres de romarin et de lavande qui se consumaient, lentement, dans un brûleur. Des voix d'hommes et de femmes s'élevaient, graves et éraillées ; elles lui parvenaient de l’extérieur de la chambre, à peine plus qu’un murmure, afin, sans doute de ne pas l'éveiller. Certains mots sifflaient comme une goutte de graisse tombée dans un feu, d’autres coulaient comme un petit ruisseau paisible dont le seul souvenir suffisait à lui faire afficher un pâle sourire. La jeune femme tourna lentement la tête, et, prêtant oreille, reconnut les inflexions d’une voix familière : Jaina. Comateuse, elle porta difficilement sa main à sa tête, libérant une plainte quant elle parvint à la masse compacte de cheveux et de sang agglutinés derrière l’oreille. « Jaina? » demanda-t-elle, faiblement, alors qu'elle était prise de soudain vertiges. La blondinette se palpa le front et, malgré son imperceptible moiteur, le trouva frais. Tant bien que mal, prise de vertiges et d'une désagréable sensation de brûlure au niveau de l'avant-bras, Ombeline s’essaya sur son séant. Dans cette pénombre, la sorcière ne parvenait plus à se fixer, et priver de tous repères, s'impatientait facilement. Depuis combien de temps avait-elle assoupi? Des heures? Des jours? Des semaines? Prise par la nausée, elle se laissa tomber, lourdement, sur le matelas de son lit. et réussit, malgré les couvertures qui lui emmêlaient les jambes, à trouver une position plus ou moins confortable. « J'ai soif, se plaignait-elle, alors que les mots enraillés ressemblaient davantage à des rauques animales qu'à de véritables formulations. de l'eau... »


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Je suis âgé de : trente ans , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : fugitive de l'Ordre et ex-Potionniste. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je reste irrécupérable.


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MessageSujet: Re: (FB) Howl - jaina & ombeline   Ven 3 Fév - 16:07

howl
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Jaina avait vécu bien des expériences traumatisantes, que ce soit pendant son temps sous couverture à la Black Hand ou simplement depuis qu’elle avait assisté à la Purge. Son sang s’était glacé de multiples fois, son cœur avait raté tellement de battements qu’elle était surprise qu’il fonctionne encore. Elle avait hurlé, tempêté, ragé, grogné. Elle s’était battue, elle avait eu les genoux écorchés par des chutes, mais elle était encore là. Elle se tenait encore debout. Mais lorsqu’elle était revenue d’Azkaban, avec une Magnolia pâle et fébrile, on lui avait annoncé une nouvelle qu’elle n’aurait jamais voulu entendre. Probablement que les types s’étaient disputés pour ne pas être celui qui lui dévoilerait la terrible découverte. Ombeline avait été grièvement blessée pendant la bataille de Poudlard et elle venait d’arriver au cottage de Skander et Odette. Ombeline. Sa petite sœur. Sa Belette. Sur l’instant, elle avait cessé de respirer, s’était figée avec une douleur atroce dans la poitrine. Comment n’avait-elle pas pu le sentir ? Elle aurait dû le savoir plus tôt. Et pire que tout, elle aurait dû être à ses côtés. Jaina avait tout juste eu le temps de croiser le regard de Pietro avant de transplaner, sans le moindre mot ni la plus petite explication. Il comprendrait. Ils comprendraient, tous.

A l’entrée de la chambre, elle avait perçu l’odeur du sang, le parfum d’Ombeline et la fragrance d’un Marcus complètement paniqué. Sans plus de cérémonie, la sorcière avait littéralement mis l’autre dehors, se contentant de lui dire d’aller se reposer, « parce que ta tête ferait peur à Ombe. » Probablement les mots les plus gentils qu’elle lui ait adressé depuis des années. Elle n’ignorait pas que c’était lui qui avait transporté sa cadette ensanglantée jusqu’au refuge. Si elle était en vie aujourd’hui, c’était uniquement grâce à cet homme. Un fait impossible à dénigrer, même pour la louve qui ne le portait pas dans son cœur. Elle le jugeait trop faible, trop couard pour être digne de l’attention de sa Belette. De toute façon, qui était digne d’être avec l’un de ses Lupin, quel qu’il soit ? On tenta, deux ou trois fois, de venir relayer la veille de Jaina, mais elle éloigna les visiteurs avec un grognement dépréciateur. Trop fatiguée, trop stressée pour décrocher le moindre mot. Ses mâchoires étaient scellées depuis qu’elle était entrée dans la chambre. Elle n’avait même pas pris la peine de se changer, elle portait encore sa tenue « grande évasion » et ses traits lourdement marqués par l’épuisement la vieillissaient davantage.

Elle avait mal. Mal aux muscles, mal aux yeux, mal au cœur. La première nuit, elle avait réfréné ses larmes d’inquiétude. La seconde, elle avait reniflé le plus discrètement possible. Et de temps à autres, elle fredonnait quelques paroles d’une chanson, tout en caressant les mèches blondes. C’était comme si son organisme tout entier s’était arrêté de fonctionner à l’annonce sur Ombeline, comme si son corps avait décidé que s’il lui arrivait quelque chose d’irréparable, il s’éteindrait avec elle. Jaina aimait tous les loups, mais cette jeune femme fiévreuse et comateuse était bien plus qu’une simple Lupin. C’était sa petite sœur, au caractère trop différent du sien, au rire communicatif. Combien de disputes avaient-elles eues ? Trop. Bien trop, réalisa Jaina en l’observant. Ses doigts glissèrent sur le front maculé de sueur, tentant de lui apporter un peu de soulagement avec une serviette humide que l’on venait régulièrement changer. Elle ne savait plus qui, elle ne se souciait pas de l’identité des autres. Son univers tout entier s’était réduit à cette foutue chambre qui sentait le sang, son champ de vision à ce lit où la gamine semblait minuscule. Pour elle, Ombeline serait toujours sa gamine. Sa Belette. Le trois Novembre, la benjamine papillonna pour la première fois des yeux, croissant d’une voix éraillée son prénom.

Le premier réflexe de Jaina fut de l’inciter à se rallonger, mais la blonde se laissa choir avant qu’elle n’ait pu la toucher, visiblement prise de vertiges. Avant même qu’elle n’ait terminé de réclamer à boire, l’aînée était penchée au-dessus d’elle avec un grand verre d’eau claire. Ses prunelles sombres la dévisageaient avec attention, d’une inquiétude impossible à dissimuler. Elle glissa un bras derrière les épaules de la jeune femme pour l’aider à se redresser, approcha le verre de son autre main pour qu’elle puisse se réhydrater. Lentement. Gorgée après gorgée, jusqu’à ce que le verre soit totalement vide. Elle le posa distraitement sur les couvertures, attrapa sa baguette sur la table de nuit et le fit se remplir à nouveau d’un mouvement de poignet. Pendant ce temps, le lycanthrope se chargea de caler quelques coussins éparpillés derrière Ombeline, sachant pertinemment que sa cadette ne pourrait pas rester totalement immobile. Et ne supporterait pas d’être alitée tout en étant consciente. Ce n’était pas dans son tempérament. Mais son regard se fit plus dur lorsqu’elle la surprit remuer entre les draps, hésitant visiblement à réitérer sa tentative.

« Tu restes là. » Elle serra les dents, sa propre voix résonnant étrangement à ses oreilles. Plus rauque, plus fatiguée, plus sauvage. « Ton corps n’est pas encore complètement remis, alors tu ne bouges pas. »

D’un pincement de lèvres, elle s’écarta doucement de la Belette pour la dévisager avec attention. Et fit un mouvement de la tête vers la table de nuit, où reposaient à présent un verre rempli et un gros morceau de chocolat de chez Honeydukes – c’était plus facile de s’en procurer quelques mois plus tôt, mais elle avait gardé quelques réserves pour son propre usage.

« Je sais que tu préfères les chips, mais… » Elle remua une épaule. Réprima aussitôt une grimace pour qu’Ombeline ne le remarque pas, tant son corps lui était douloureux. « Tu n’avais qu’à pas te retrouver dans cet état. »

Et la morsure ? Non. Ce n’était pas le plus urgent. Pour le moment, Jaina était simplement soulagée de la voir reprendre ses esprits. Même si dans le fond, elle ne le montrait pas. Elle ne le montrait jamais, la garce. Ce qui n'empêchait pas qu'elle avait cru mourir pendant cette veille interminable.


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MessageSujet: Re: (FB) Howl - jaina & ombeline   Jeu 16 Fév - 20:40

howl
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D'une douceur dont elle la pensait incapable, Ombeline se laissait mollement manipuler par son aînée qui, presque trop tendrement, glissait un bras derrière elle comme pour l'aider à se tenir un tant soit peu plus droite. Jaina approcha de ses lèvres sèches et gercées un verre rempli d'eau, tel que sa cadette le lui avait demandée, son corps tirer vers l'arrière par des million de fils invisibles. Comme un chaton que l'on nourrissait à la bouteille, ses mains vinrent se refermer fermement autour du bras puissant de sa sœur, comme si elle cherchait à s'y accrocher désespérément, par peur que les vertiges ne la fassent basculer vers l'arrière. Le liquide, pourtant froid, lui brûla d'abord la langue, puis la gorge, si bien qu'après quelques gorgées seulement, elle repoussa mollement le récipient d'eau d'une main encore frémissante. En dépit de la fermeté de ses paroles, dont elle n'enregistrait qu'à demi les recommandations, la jeune femme essayait de se redresser tant bien que mal. La respiration haletante et saccadée, chaque petit mouvement, aussi futile soit-il, lui arrachait d'horribles grimaces de douleur. Mais c'est en serrant les dents que la cadette se donnait le courage de recommencer et recommencer encore. Cet effort lui semblait justifié ; il lui fallait se tenir sur jambes, sinon, elle ne leur serait plus d'aucune utilité, ni à Jaina, ni à Skander, ni à l'Ordre du Phénix. Ombeline, dont l'idée de la passivité lui donnait des plaques d'urticaires, se remémorait ses derniers instants passés à Poudlard. Son instinct de survie lui criait d'être sur ses gardes et d'être prête à bondir pour riposter à toute occasion ; mais son esprit rationnel – aussi étonnant puisse-t-il être dans ses raisonnements – analysait péniblement la nouvelle quiétude de cette chambre d'infortune. Mais, par les caleçons de Merlin, où se trouvaient-elles?

Des odeurs dont Belette ne reconnaissait ni le parfum, ni l'origine, lui bombardaient la cervelle d'informations nouvelles ; un goût de cuivre lui rendait la bouche encore plus pâteuse qu'à l'ordinaire et cette sensation vertigineuse menaçait bientôt de le rendre bien plus malade encore qu'elle ne l'était déjà. Et si l'envie de s'assoupir lui écrasait les paupières, la sorcière n'y cédait pas. Elle tâchait de rester vigilante et éveillée ; il ne lui semblait pas reconnaître cet endroit, à tout de moins, aucune de ces nouvelles odeurs. De son petit air d'ennui distrait, Ombeline examinait le noircissement du crépuscule, jusqu'à ce que ses yeux ne retrouvent le minois de sa bienfaitrice, qu'elle examina plus longuement encore sous ses longs cils noirs. Elle l'observa, d'abord, comme l'on dévisage un étranger. Incertaine, silencieusement plus inquiète de n'y retrouver aucun sourire, aussi distant fusse-t-il. « Je sais que tu préfères les chips, mais… » Ombeline baissa la tête, les sourcils froncés, comme si les souvenirs se jouaient au même instant sous ses yeux, comme si elle cherchait l’erreur qu’elle aurait pu foncièrement commettre. « Tu n’avais qu’à pas te retrouver dans cet état. » À ses mots cinglants, la cadette de la famille affiche un sourire moqueur, heureuse de retrouver la sœur aînée qu'elle connaissait, qu'elle se remémorait : « Tu sonnes exactement comme maman... » Abstraction fait des années, Mary et Jaina auraient pu passer pour des sœurs. Les traits de son visage affichaient la même farouche volonté que leur mère et ce regard pétillait de la même lueur de perspicacité. Un craquement soudain la fit sursauter. Jaina était en train de casser en plusieurs morceaux une énorme tablette de chocolat de chez Honeydukes. Alors qu'elle lui tendit le plus gros des morceaux, la cadette fronça du nez, comme étrangement dégoûté par ce nouveau goût amer de sang sur la langue. Ombeline prit tout de même le morceau, mais ne le mangea pas. « Où est-ce qu'on est, Jaina? »

Soudainement tenaillée par la faim, comme si elle en avait été privée depuis des jours, la sorcière croqua à pleine dent dans le morceau de chocolat que lui avait donné sa sœur, engloutissant le tout en une seule bouchée. Un grognement sourd de satisfaction, elle en avala un second morceau, puis un troisième, petite gloutonne de la famille, alors que ses doigts libérés trituraient les draps sur ses cuisses. Son énergie semblait revigoré, mais cette douloureuse sensation qui lui lancinait l'avant bras lui arracha quelques grimaces, alors qu'elle remarquait tardivement ce pansement, souillé par du sang. Son sang. C'est alors qu'elle se souvenait plus sérieusement de cette dernière agression, dont elle ignorait encore les conséquences. « … cette folle m'a mordu. Elle m'a littéralement mordu... » Sa main gauche servant d'appui à son avant-bras droit, elle observait le bandage, comme si elle y espérait s'en imaginer la plaie. Elle la renfilait presque, un sourire jaune aux lèvres. « C'est qu'elle m'a pas raté cette connasse. » Ses doigts effleuraient timidement le tissu du pansement, la douleur irradiante. C'est qu'elle craignait qu'elle n'y brûle réellement le bout de ses doigts.


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MessageSujet: Re: (FB) Howl - jaina & ombeline   Ven 10 Mar - 4:12

howl
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Cette sensation d’avoir veillé sur une partie de son cœur ne la quittait pas. Ces dernières heures avaient été difficiles, éprouvantes, cauchemardesques. Jaina n’aurait probablement plus jamais été la même si la lumière d’Ombeline s’était éteinte suite à cette attaque. Sans sa lueur pour la guider, sans son rire pour égayer ses jours, son existence n’aurait pas eu l’importance qu’elle avait actuellement. Drewall était l’autre face de son âme, mais sa petite sœur était une partie d’elle qu’elle ne pourrait repousser et qu’elle ne voulait. Leurs différences les éloignaient parfois, de temps à autres la lycanthrope était agacée par ses manières désinvoltes, mais sa mort l’aurait dévastée. Lorsque les paupières avaient finalement frémi, dévoilant quelques secondes plus tard des prunelles brûlantes et bien trop bleues, Jaina avait senti le poids sur ses épaules s’alléger brusquement. Autant de sentiments que les traits de son visage fermé ne trahissaient guère, bien que ses yeux soient encore en train de dévorer la moindre grimace d’Ombeline avec inquiétude. La cadette savait-elle lire au travers de son masque sempiternel d’impassibilité ? Depuis le temps, c’était probable. Jaina avait toutefois été toujours très douée pour dissimuler ses troubles et ses maux. Surtout des êtres chers. Elle ne supportait pas qu’ils puissent la voir faible, blessée ou déboussolée. Il fallait qu’elle soit droite, qu’elle dirige. Qu’elle garde la tête haute en toutes circonstances. Si elle avait parlé de ce besoin à Ombeline, sans doute que la blonde l’aurait réprimandée de vouloir tout garder pour elle. Elle lui aurait rappelé qu’elle pouvait se reposer sur sa fratrie, qu’elle n’avait justement pas besoin d’être toujours forte devant eux. Qu’elle avait le droit d’avoir ses faiblesses et qu’elle était humaine avant tout. C’était sans doute pour cela que Jaina n’en parlait jamais avec Ombeline – ou avec qui que ce soit. C’était plus facile de prétendre.

« Tu sonnes exactement comme maman… » Un grognement peu engageant fit vrombir la gorge de la louve tandis qu’elle roulait des yeux avec exagération. Ce n’était pas la première fois qu’on comparait ses actes à ceux d’une mère, encore moins à sa génitrice. Qu’y pouvait-elle si ses instincts étaient de protéger sa meute ? « Où est-ce qu’on est, Jaina ? » « Chez Skander et sa blonde. » Elle serra les lèvres, les pinça jusqu’à ce qu’elles soient exsangues. « En sécurité. »

Comme si ses mots apaisaient la jeune femme, Ombeline finit par s’attaquer aux morceaux de chocolat avec sa gloutonnerie coutumière. Curieusement, la voir avaler tout ça en quelques minutes avait quelque chose de rassurant. Elle fronça le bout du nez devant la fragrance envahissante de la douceur chocolatée. Toujours assise sur l’extrémité du lit, Jaina l’observa se rendre lentement compte des dégâts irrémédiables causés par l’altercation à Poudlard. Cette attaque n’avait pas fait que les priver de leur foyer, elle l’avait marquée à jamais.

« Cette folle m’a mordu. Elle m’a littéralement mordu… C’est qu’elle m’a pas raté cette connasse. » Le mal était fait, le poison avait gagné son cœur. Quels mots pouvaient apaiser cette tourmente qui serait désormais la sienne ? Aucuns. Et de toute façon, l’aînée n’était guère douée pour manier les mots. « Tu devais avoir bon goût, » finit-elle par dire en haussant les épaules, tirant douloureusement sur ses muscles endoloris. « Mange encore un peu, et bois. Je vais changer ton bandage. » Jaina souleva un sourcil en la regardant avec attention. « Je te conseillerais bien de ne pas regarder pendant que je le fais, mais tu vas exactement faire le contraire. Alors dis-toi que ça n’a pas une très jolie forme. Le pire est passé, tu vas guérir. Tu auras une cicatrice par contre. » Tout en parlant, elle s’était déplacée de l’autre côté du lit avec quelques linges propres ainsi qu’une bassine d’eau à laquelle avait été mélangée quelques gouttes de potions analgésiques et antibiotiques. « Je suis sûre que Marcus va l’adorer. »

Ses mots furent soufflés en même temps qu’un léger grondement dépréciateur. Concrètement, elle n’avait rien contre le jeune homme, si ce n’était qu’elle était persuadée que sa lâcheté finirait par causer du tort à sa petite sœur. Elle se trompait peut-être. Elle se trompait sûrement, parce qu’il l’avait quand même tirée d’un mauvais pas l’autre soir. Sans lui, Ombeline n’aurait pas survécu à cette attaque. Néanmoins, les opinions de Jaina étaient difficiles à changer. Juste avant de défaire le bandage, elle leva ses grands yeux noirs pour les ancrer dans ceux de la Belette.

« Mange, je te dis. »

Et elle resta parfaitement immobile, ses sourcils froncés et sa mine sérieuse, jusqu’à ce que la gamine daigne grappiller un morceau de chocolat pour le glisser entre ses lèvres. Ce fut seulement à ce moment qu’elle consentit à reprendre sa tâche, œuvrant avec douceur et habilité. Elle n’avait pas officié longtemps à Sainte-Mangouste, mais quelques automatismes ne l’avaient pas quittée. Être Potionniste ne voulait pas seulement dire s’enfermer dans une pièce avec un chaudron, il fallait également administrer certains traitements soi-même. Quelque part, Jaina maudissait cette guerre de lui avoir enlevé son rêve. Mais ce qu’elle faisait avec l’Ordre était d’une importance primordiale. Elle ne pouvait plus simplement être une soigneuse. Il fallait qu’elle soit une guerrière pour aider les siens.

« Si je chope la chienne qui t’as fait ça, crois-moi qu’elle le regrettera. »

Elle parlait doucement, même si sa voix était chargée d'une colère refoulée. D'une rage impossible à satisfaire. La blessure n’était évidemment guère plaisante à regarder, mais au moins avait-elle progressivement cessé de saigner. Elle suintait un peu, par endroits ; les potions aideraient à apaiser la douleur et à cicatriser plus rapidement. Elles n’empêcheraient pas le reste, cependant.

« Ombe… tu sais ce que ça signifie, pas vrai ? »

Jaina gardait le menton baissé vers son travail, guettant toutefois la moindre réaction de la part de la Belette. Bien sûr qu’elle devait le savoir. Seulement, il fallait qu’elle le dise à haute voix pour le réaliser. Sa vie ne serait jamais la même à présent.


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MessageSujet: Re: (FB) Howl - jaina & ombeline   Jeu 13 Avr - 22:49

howl
-  That's the thing with whispers, you know you put a thousand of them together and you get howl -

And remember: the flesh is as sacred as it is profane.


Son labre se feint d'une expression enfantinement plaisantin, alors que la blondinette souleva le plus innocemment la remarque de son aînée. « Marcus m'aurait dit la même chose... Là-dessus, prunelles, épaules et phonème dégringolant de concert, elle ajoute, lippes arquepincées : ... j'imagine que ça fait de moi quelqu'un du groupe maintenant. » En dépit de l'image qu'elle en projetait, la benjamine de la portée n'était pas dupe et se morfondait dans l'impuissante marotte de son inutilité. C'est qu'elle n'était du rang des investigateurs de cette organisation, cantonnée à des rôles de second plan dans lesquels elle ne saurait plus encore les empêtrer. Cette calomnieuse litote lui extorque alors une mimique farceur, tandis que la sorcière s'inclinait plus en avant, chignon saillant et menton tiré, inspectant d’œillades impubères les différents instruments dont s'équipaient, trogne sentencieuse, la plus aleph de cette sororité. C'est que dans le confort du nid, en dépit de cette noirceur qui ronronnait aux tréfonds de la ventraille, elle en avait presque oublier l'incommodité de cette teigneuse à son avant-bras. La dextre jusqu’ici posée contre l'ove d'une cuisse s’élance et mord un bras nu, bientôt rejoint par l’autre paluche qui saisit la ligne mandibulaire. « Doucement... s'effare la phonation, aggravée plus que de coutume par le tragique que croient phagocyter ses yeux. ... s'il-te-plaît. » à quelles supplications ses menottes s'évanouirent délicatement de leur prise pour filouter quelques éclats de retailles chocolatées.

La plaie échappe une ichor écarlate mêlée à un fluide suppuratif ; la meurtrissure est laide et le foyer infectieux de suintantes protestations anormales. La chair lui pique, la démange, la brûle et il lui faut se concentrer avec entêtement pour ne pas y porter les dents pour en débarrasser la gale. Elle payait cher, la jeunette, pour cette bévue. Mandibule tirée par l'hilarité de l'instant, elle connaît l'impulsivité de son aînée, la cadette lorgne plus longuement l'hirsute faciès qu'elle tente apaiser de délicatesses. « Je ne suis même pas certaine que je la reconnaîtrais, Jai. Ça c'est passé tellement vite... » Sporadiques images la hantent, cauchemardesques illusions d'une gueule bancale gibbeuse, déformée d'un appétit animal. Cette garce, elle ne l'oublierait jamais, mais s'en réservait bien d'en faire la véritable confession à ses vengeurs protecteurs. C'est que la colère de sa sœur irradiait jusqu'au tremblements incontrôlées de ses paluches infirmières. Un faible instant, les paumes s'attardent sur le cubitus puissant en lui murmurant une pression affectueuse, puis s'esquivent tandis que s’élève la condamnation tant redoutée. Jaillissant à brûle-pourpoint, l'hypothèse l'effare, bien qu'elle la suppose d'emblée tout à fait aberrante ; le terme lycanthropie lui colle au palet, acerbe, adage pervers d'une malencontreuse altercation. « Oui... je comprends. » Un aveu acariâtre qui lui blesse la trachée, souffler comme s'il fut empreint de honte. « Je... je serai comme toi. » La constatation est sans reproche, mais le ton est déçu et tremblant. Jaina est une lycanthrope ; c'est un terrible état de fait que la Belette n'a jamais ignoré, mais qu'elle ne tolérait pas avec placidité pour autant. Des bronches s'épanche un soupir aphone alors même que ses épaules et sa nuque s'affaissent, comme écrasé de mille poids.

« … alors... ça ne sera plus jamais comme avant? » susurre-t-elle alors seulement, timbre dénué de l'éclat des espérances, mais au contraire lesté de la gravité dont seules s'adornent les convictions éperdues. Car tout sournois était cet ennemi invisible la harcelant jusqu''en ses torpeurs, elle y fera face aux aurores de la prochaine lune, toute Lupin entière qu'elle était. « Est-ce que je me transformerai... comme toi? La question lui semblait d'autant plus légitime, s'affairant derechef à de plus urgentes et supérieures considérations. Est-ce que je risque de blesser qui que ce soit... maintenant? » Et c'est au minois de Marcus auquel elle adresse alors toutes ses appréhensions. Cet ami à qui elle ne concevrait jamais lui faire violence, mais dont soudainement, elle remettait tout en question des intentions. Les paupières se plissent, s'enorgueillissent du forfait effrayé, embusquée sous sa crinière des blés, elle supplie d’œillades épouvantées. « Tu ne peux rien faire, n'est-ce pas? » Ô toi impétueuse protectrice, n'y avait-il pas de quoi dans cette sacoche de potions de quoi l'en débarrasser à jamais?


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MessageSujet: Re: (FB) Howl - jaina & ombeline   Jeu 4 Mai - 9:43

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And remember: the flesh is as sacred as it is profane.


« Tu as toujours fait partie du groupe, Ombeline. »

L’énoncer à haute voix permit à Jaina de se rendre compte que ce n’était qu’une demi-vérité. Quand bien même la louve n’avait jamais considéré sa sœur autrement, l’absence de gène lupin l’avait rendue différente de leurs autres cousins – ou même de Drewall, bien que le lien entre jumeaux soit encore en cause. Ainsi, si elle-même ne considérait pas la jolie blonde comme une étrangère, pouvait-elle penser que ça ne soit pas le cas pour la Belette ? N’avait-elle jamais observé les bêtes avec un œil curieux, si ce n’est parfois un brin craintif ou méfiant, en se demandant si son absence de sauvagerie n’entrait pas en conflit avec leurs liens familiaux ? Jay observa les traits tirés de sa cadette, décidant de revenir plus tardivement sur ce problème épineux et préférant de fait se concentrer sur la plaie qui guérissait doucement. La fièvre avait quitté Ombeline, mais une infection pouvait très bien survenir d’un mauvais traitement médical. Les lycanthropes pouvaient être plus robustes que les sorciers lambdas, néanmoins elle préférait prendre ses précautions. La plainte de la jeune femme lui soutira un frémissement tandis qu’elle s’efforçait de dévoiler la blessure et de la traiter avec le plus de délicatesse possible. Une prévenance dont peu auraient pu soupçonner Jaina capable, mais son expérience à Sainte-Mangouste lui avait appris plus que l’art des potions. Avant, bien avant d’être la guerrière féroce dont l’Ordre avait besoin, Jay avait eu le projet de guérir les autres. Pas de les blesser, pas de les tuer. D’apaiser leurs tourments et leurs maux, de soulager leurs maladies et de trouver des traitements efficaces. Elle avait l’âme d’une guérisseuse sous des mains ensanglantées par le devoir.

Finalement, elle en vint à poser la question qu’elle redoutait. Ombeline avait-elle pris conscience de ce qu’elle serait, à présent ? Les mots flottèrent un instant entre elles, avant que la cadette ne reprenne la parole. Elle savait. Elle en avait une cruelle conscience. Et quand bien même la Belette n’avait jamais regardé avec mépris sa famille lycanthrope, elle peinait à se voir dans cet avenir. Tout en continuant son œuvre médicale, Jaina s’efforça de ne pas laisser percevoir le pincement qui étreignit son cœur devant les suppliques maladroitement formulées de la femme-enfant. Vingt-huit ans et pourtant, en cet instant, elle aurait juré la revoir du haut de ses huit ans. Perdue, déboussolée, souffreteuse. Pleine d’espoir malgré tout, d’un espoir fou et impossible. Une partie de la brune souffrait de voir sa sœur chercher une échappatoire à ce qu’elle considérait comme une évolution. Jaina n’avait jamais perçu son état comme une malédiction, mais bel et bien un don dont elle n’abusait point. Elle l’avait demandé, pour épauler leur aîné, parce qu’elle estimait y avoir droit. Une femelle, dans les traditions de certains Lupin, devait demeurer humaine pour être l’ancre de sa meute. Pas Jaina. Ce n’était pas ainsi qu’elle voulait vivre sa vie. Chaque pleine Lune, elle puisait une force incommensurable dans l’appel de la gibbeuse. Courir sous les arbres dans la pénombre, sentir le flot de magie parcourir ses veines en même temps que la douleur de la transformation. Avoir ce lien, indéfectible, indestructible, qui l’unissait aux autres membres de sa famille. Être louve était une partie d’elle qu’elle ne reniait pas. Et sans l’avouer, elle était déçue qu’Ombeline en éprouve une telle réticence, même si elle admettait volontiers que les conditions n’étaient pas réunies pour faciliter son changement. En silence, Jaina termina le nouveau bandage immaculé, puis, doucement, vint s’asseoir juste à côté d’Ombeline – s’allonger pratiquement, passant l’un de ses bras autour de ses frêles épaules et posant son menton sur le sommet de son crâne.

« Je serais là, tout au long du chemin. Skander, Lothar, Pietro et les autres aussi. Victoire. Même Marcus, à sa façon. Même Odette. » De sa main libre, elle dessina des circonvolutions dans la paume de la dextre de sa cadette. « La potion aidera à ce que tu ne blesses personne. Et tu verras, Ombe… » Un croissant de lune. Les contours d’une tête de loup. « Ce n’est pas une si mauvaise chose. » Un cœur, rapide et éphémère. « Mais je suis désolée de te le dire, tu ne seras jamais comme moi. » Jaina la serra un peu plus fort avant de la relâcher. « Je suis bien meilleure à ce petit jeu. » Un silence, léger. « Au moins, tu pourras continuer à manger des chips. »  


CE MESSAGE EST PARFAITEMENT APPROUVÉ PAR LE MINISTÈRE DE LA MAGIE.


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