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(skandette) Quelque chose de magique.

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Parchemin envoyé Lun 30 Jan - 1:34

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1838 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)
malle

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QUELQUE CHOSE DE MAGIQUE.
ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN



"J’ai défait le vent, inversé le temps pour retrouver tes pas
Tué mes démons, bravé les tourments pour arriver à toi.
J'ai défié tes nuits, chassé les esprits qui troublaient ma foi
J'ai veillé tes jours, Invoqué l'amour pour arriver à toi"



20 JANVIER 1991, CORNOUAILLES

La valse des souvenirs, une impression de se souvenir de la fin, sans savoir comment tout cela a fini par commencer. Il ne sait plus Skander, il a du mal à supporter ces vas et viens dans ce qui sa maison, comme s’il peinait à trouver le calme nécessaire pour retrouver ce qu’il avait perdu. il avait perdu presque six mois de souvenirs qui restaient… inaccessibles. Désespérèrent inaccessible, pourtant ces six mois étaient la clef pour qu’il puisse comprendre de quoi il en retournait de sa vie. Les six mois charnières de sa vie, ces mois où il avait réussi malgré les épreuves à basculer du bon côté. Il n’avait pas basculé dans l’alcool, la drogue et la vengeance qui étaient ses leitmotive depuis trop de temps. Etait-ce trop demander de comprendre pourquoi ? Comment avait-il réussi à retourner sur le « droit chemin » même s’il avait toujours les mains tâchées de sang ? La réponse était sous yeux, souffrante, dans un sale état, soucieuse. Tout n’était que de sa faute, il se savait responsable de tout cela. Responsable de cette grossesse qui la poussait dangereusement vers une limite intolérable. Responsable de son état soucieux. Il n’était que porteur de mauvaises nouvelles, le messager funeste. Comment avait-il réussi à la laisser entrer dans sa vie ? Comment avait-il réussi à voir au-delà de ses insupportables boucles blondes pour ressentir cet amour pour elle ? Il ne lui restait que ce sentiment en mémoire. L’amour, l’affection, l’attachement, la passion, mais aucune clef. Skander restait profondément instable, sans clef, il avait de quoi rapidement perdre pied. Cette vie était cruelle. La perte d’Aries, la transformation de sa fille, la mort de Beatrix, cela faisait beaucoup de chose à supporter. S’il avait les clefs pour comprendre les deux premiers faits, la mort de sa meilleure amie restait énigmatique, une mission qui avait mal tourné. Mais comment avait-il surmonté, survécu tout cela ? Il se doutait que la réponse se résumait en un seul nom, Odette, mais il voulait comprendre. Juste se souvenir des mois de mars, avril, mai, juin, juillet et août.

Le reste, il s’en souvenait. La recherche inespéré pour la retrouver elle et les jumeaux, les retrouvailles sanglantes, les évènements tragiques de Poudlard, cet instant où il avait failli la tuer, la libération de Bellamy et des autres à Azkaban, et ce besoin de fuir. De trouver une solution pour racheter ses actes. Si septembre, et octobre étaient clairs dans sa tête, le mois de novembre en France restait encore flou. Il avait sa petite idée de où il s’était rendu et pourquoi, mais avait-il obtenu ce qu’il voulait ? Il n’en savait rien, il avait cherché dans ses affaires, mais rien ne semblait ressembler à ces talismans qu’il avait déjà vus. Le temps pressait, la lune n’attendrait pas, mais il était encore bien incapable de sortir de ce cottage. Incertain de ses souvenirs il était incapable de faire un pas dans ce monde, comme paralysé. Il détestait se sentir impuissant. Il détestait tellement ça. Il détestait se sentir perdu. Manquer de compréhension ne l’aidait pas. Le cottage habité, ou endroit de squatte n’aidait pas le sorcier à trouver le calme dont il avait sans doute besoin pour apaiser son esprit et tenter d’y trouver les réponses. Tout comme l’agitation n’aidait sans doute pas Odette à se reposer, dieu sait si elle avait besoin. Une grossesse avec un lycan – c’était la pire des grossesses qui soit. Elle pouvait y laisser la vie, c’était ça qui lui faisait peur. Il se souvenait qu’il l’aimait, dans ses souvenirs il savait qu’il était prêt à tuer pour elle s’il le fallait, qu’il avait tout fait pour la retrouver elle, et les jumeaux. Il se souvenait de ça, mais ce n’était pas suffisant.  Assis le canapé, un livre pour enfant dans la main, une petite blonde d’un peu plus d’un an assise ur ses genoux, Skander commençait à piquer du nez, comme la petite Antigone, tandis que son frère jouait paisiblement, calme au pied du canapé. Quand soudain, « Réveilles-toi ! » Il sursaute Skander, réveillant au passage la petite qui dépose ses grands yeux sur le perturbateur qui n’est autre que Bellamy. « J’espère que tu as une bonne raison parce que… » « Tu sais que c’est l’anniversaire d’Odette demain, ou ça aussi tu as zappé ? » Bellamy, l’homme de la situation. Un ami qu’il avait perdu, un ami qu’il avait retrouvé. « Et me… » Il s’interrompt. Ne pas dire de juron en présence d’un gosse, quel calvaire, mais si les jumeaux savaient dire putain de bordel de merde en première véritable phrase, qu’il se souvienne ou pas, c’était Odette qui allait entrer dans une colère noire.

Bien sûr qu’il avait oublié la date de son anniversaire. Il avait oublié pour ainsi dire tout ou presque. S’ils n’avaient pas été des fugitifs, il aurait pu tenter d’aller trouver un cadeau digne de ce nom. Il peinait à passer la porte du cottage, et les barrières protectrices qui l’entouraient également. Il n’était pas doué pour les élans de gentillesse, ni pour les élans amoureux. Skander n’était pas un romantique dans l’âme, les cadeaux, les attentions, il peinait à y parvenir. Mais il était question d’Odette, celle qui passait d’insupportable à indispensable dans son cœur et ses souvenirs sans aucune espèce de transition que ce soit. Mais c’était important pour elle, c’était certain. La savoir heureuse, contente, joyeuse, même si ce n’était que pour une minuscule seconde, c’était important pour lui, c’était pour ainsi dire la priorité. Il a cherché un moment sans sortir de la maison, il a fini par trouver, difficilement, regardant ce qu’il avait à sa disposition. Ce n’était pas ce qu’il aurait pu trouver de mieux, mais c’était tout ce qu’il avait. Un jour, l’année prochaine, et les années qui suivraient, il ferait mieux, il le savait. Elle avait passé la veille de son anniversaire couchée, comme toujours, épuisée. Et lui, à s’occuper des trois têtes blondes, puisque Finlay, que Skander appelait Finn s’était greffé au duo. S’il avait eu l’aide de Bellamy en début d’après-midi, il s’était rapidement retrouvé seul, laissant au roux un peu de liberté. Il les aimait ces trois gosses. Comme les siens, même si aucun d’entre eux ne portaient de sang de Lupin dans ses veines, c’était peut-être une bonne chose, peut être Skander ne leur porterait-il pas malheur. Une journée qui passe à vive allure, demain serait un autre jour, comme toujours. Il ferait de son mieux, tenterait de l’aider, tenterait de lui montrer qu’il était là, malgré tout, malgré l’absence de certains souvenirs. Il lui manquait des pièces du puzzle, mais l’alchimie, ce petit quelque chose qui ne s’explique pas demeurait entre eux.  S'il ne savait pas comment il avait basculé, il savait ce qu'il aimait chez elle.

Un nouveau jour se lève. Il est encore bien tôt sur le cottage de Cornouailles. Il ne dort pas beaucoup Skander, il n’a jamais eu le sommeil bien lourd, mais voir celui d’Odette agité ne l’aidait pas à trouver l’apaisement nécessaire pour faire une nuit complète. Il se réveille  seul dans le lit conjugal, un bref regard sur le réveil pour qu’il se rende compte qu’il est encore bien trop tôt. Si seulement elle dormait plus, peut être serait-elle plus apaisé. Celui qui aurait pu lui faire des potions apaisantes grâce à ses talents de potionniste n’était plus de ce monde, Aries les avait quitté. C’était l’une des raisons pour laquelle lui se réveillaient en sursaut la nuit, la mort de son ami, de celui qui avait été comme un frère, associé à la transformation de Victoire. Mais qu’importe que lui soit fatigué, Odette devait se reposer, elle était encore loin du terme et devait se reposer le plus possible. Il se sentait si impuissant face à cela. Etre dépourvu de moyen d’action, d’alternative, c’était impensable. Il se lève alors doucement, la maisonnée encore endormie. Il enfile un pantalon et un t-shirt avant de descendre. Le silence régnait à l’étage, Victoire encore endormie, tout comme les jumeaux et Finlay. Il descend les escaliers faisant doucement craquer quelques marches du vieux parquet ancien. C’était leur chez eux, mais ils avaient pas mal de compagnie, si bien qu’au final, c’était le matin qu’ils étaient réellement chez eux, tous les deux. Il se glisse derrière elle, avec une douceur qui l’étonne encore. Pourtant avec elle, c’est naturellement qu’il agit, sous le coup de l’instinct. Elle lui inspire une douceur, il a ce besoin de la protéger. Il glisse doucement ses mains sur ses hanches encore incertain de pouvoir ou non poser ses mains sur son ventre. L’enfant l’effrayait, lui le loup téméraire. Comme lui, il semblait pourvu de la capacité à faire souffrir Odette, alors lui aussi était pourvu de la capacité à la tuer. C’était effrayant. Terrifiant. Même pour lui, le téméraire leader de l’Ordre. Il ne veut pas y penser, tente de chasser cela de ses pensées. Il l’enlace doucement,  « Joyeux anniversaire, mon amour. * » Dit-il doucement à son oreille dans la langue maternelle qui était la sienne, le français. Il sait qu’elle le comprend, qu’elle le parle. Il le sait, sans se souvenir de comment il l’a appris. Sans se souvenir qu’elle lui avait dit tout comprendre des dialogues entre lui et Beatrix puisqu’elle parlait très bien le français. Il l’avait appris au détour d’une dispute mais ne s’en souvenait pas. Rien n’était bien joyeux dans leur existence. Sauf trois têtes blondes, cet enfant à naître, Skander le craignait terriblement mais tentait de garder de la contenance. Un enfant lycan, c’était ce qui le terrifiait le plus, et si l’enfant venait à blesser la mère, ou ses frères et sœurs ? Skander ne voudrait pas réitiérer l’expérience, Odette risquait d’y perdre la vie, jamais il ne voudrait remettre sa vie en danger de la sorte, c’était inconscient. S’il avait eu ses souvenirs il se serait souvenu qu’il n’avait pas accepté son avortement… à la lueur des évènements actuels, au final il aurait approuvé. Il ne sait rien. Il n’a aucune carte en main. Il continue de l’enlacer, et n’a rien d’autre à murmure au creux de son oreille. Mon amour, c’était déjà une déclaration, une appellation qui venait naturellement, dans un souffle. Il l’embrasse alors doucement dans le cou, tendre. Qu’au moins cette journée lui soit agréable, ce n’est pas tous les jours qu’on a vingt-neuf ans. Pour lui, c’était si loin.
 


It's good to be king like a conqueror

I can feel the weight, I can feel the weight of the world.I can feel the pressure, I know the pain and the hurt[...]I will not run when destiny comes, It's good to be king

Parchemin envoyé Ven 3 Fév - 20:19

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Je suis : Dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 18/07/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1262 hiboux. J’incarne : la sublime Sarah Gadon , et l’avatar que je porte a été créé par : © class whore . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : D.M. - P.L - L.G. - Z.S. Je parle en : #996666



Je suis âgé de : vingt-neuf ans (20.01.62) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Mère au foyer, ex-psychomage, et Médicomage pour l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis mariée avec les Leader de l'Ordre, Skander Lupin. (le 8 juin 1991) Champ Libre :

Maman de quatre enfants (Antigone, Orion, Finlay, Sirius) et belle-mère de Victoire.

Elle a été agressé par un loup quand elle a eu 24 ans et garde de forte séquelles vis à vis de la violence et du sang, la rendant parfois inoffensive ou trop agressive, tout dépens de l'enjeu.

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QUELQUE CHOSE DE MAGIQUE.
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"J’ai défait le vent, inversé le temps pour retrouver tes pas
Tué mes démons, bravé les tourments pour arriver à toi.
J'ai défié tes nuits, chassé les esprits qui troublaient ma foi
J'ai veillé tes jours, Invoqué l'amour pour arriver à toi"



20 JANVIER 1991, CORNOUAILLES

Depuis des semaines, elle avait cette habitude de se lever à quatre heures du matin la Moody, elle n’y pouvait rien, dormir était devenu compliqué dès que l’enfant avait commencé à s’éveiller en elle. Comme un voleur qui voudrait sortir de prison, le loup qu’elle portait était une épreuve qu’on lui lançait du ciel. Serait-elle récompensée d’y survivre ou de mettre au monde un enfant en bonne santé sans qu’elle y survive ? Elle ne savait pas. Mais elle savait qu’en acceptant de le garder, elle faisait le choix – malheureux, mais réel – de peut-être laisser trois têtes blondes derrière elle, une vie, une famille à elle qui se formait tout doucement. Les frasques de leurs couples, l’Ordre du Phénix, tout semblait si loin pour la mère de famille qui depuis quelques mois ne pensait plus qu’aux enfants qu’elle avait sous sa coupe. Elle le savait Odette, elle devait s’occuper de tout ce monde, mais aussi des Lupins présents : Victoire, Lothar, Ombeline et son ami. Jaina par moment… Mais il y avait aussi des amis, Alienor, Bellamy, Emma et Primrose… Cette joyeuse troupe la voyant se défaire au jour le jour. Elle était passée d’une personne à la peau tout à fait normale, à la peau aussi blanche que la lune elle-même. Elle ressemblait à un vampire selon Emma. Elle était livide, même le sang ne semblait plus atteindre ses lèvres. C’était à peine si la blonde se regardait dans un miroir ces derniers temps, car elle avait horriblement peur de voir ce qu’elle devenait pour un enfant de celui qu’elle aimait. Mais elle savait d’expérience, elle savait pour avoir eu deux étoiles de sa chaire dans sa vie, que le moment où elle le découvrirait serait merveilleux et indescriptible. Elle avait malgré toute la fatigue, les maux, le sourire et l’envie d’avoir cette vie normale. Même la grossesse gémellaire avait été plus facile que cette grossesse lupine. Cet enfant prenait son énergie et petit à petit, sa vie. Elle savait que c’était quitte ou double, voire peut-être moins de chance de survivre que celle de mourir. Dans ses missives, Robb avait bien du mal à croire à cela. Oui, il l’avait sermonnée au sujet d’Astrée, mais aujourd’hui, cette extraordinaire grossesse allait avorter sa vie. Alors, Robb lui avait demandé : Tu n’aurais pas préféré t’en défaire de celui-là ? Elle avait répondu dans une lettre, une phrase pleine d’amour, pleine d’humilité. Cet enfant, il m’a déjà sauvé la vie. Le bébé lui avoir sauvé la vie ? C’était une petite constatation. Mais l’enfant, il avait été l’un des soutiens qu’elle avait eus alors qu’elle était retenue avec Emily, il avait été là comme un pilier, une promesse qu’un jour, elle pourrait revoir son père, rien que pour lui confier si elle le devait. Ce rocher sur lequel elle avait posé ses rêves, elle ne pouvait pas l’abandonner. Car elle l’avait aimé dès lors qu’elle l’avait su, elle l’avait aimé parce que c’est cela d’être mère avant d’être une jeune femme.

Mais en sortant des draps ce matin-là, elle avait vu la croix qu’elle mettait dans le calendrier. Elle avait eu un maigre sourire. Cette date, c’était celle où, elle, elle était venue au monde. Un bébé d’après-midi. Un bébé de malheur aussi. Robb ne lui avait jamais dit, mais Clarissa l’avait confessé dans un carnet qu’elle écrivait. La naissance de sa fille avait été le plus beau jour de sa vie, mais aussi le plus triste. Apprendre qu’on ne pourrait plus avoir d’autres enfants, parce que le premier avait été trop égoïste pour laisser la place en l’état. Elle a ce petit rictus vis-à-vis d’elle-même alors que le bébé porte un coup dans son ventre. Oui, elle n’était qu’une catastrophe ambulante, elle le savait, elle l’avait toujours dit, même si tout ce malheur ne s’était révélé qu’à ses vingt-quatre ans, Odette savait qu’elle était ce nid à problème et qu’elle n’aidait pas les autres comme elle le voulait en devenant psychomage. Non, elle ne faisait qu’enfoncer les gens. Elle n’arrivait pas à aider Primrose à se remettre de cette agression sexuelle en prison. Elle n’arrivait pas à convaincre Circée qu’elle serait une Bonne Mère. Elle n’arrivait à rien, elle arrivait tout juste à se maintenir en vie. Les pas lents, ses mains sous son ventre ou pour l’aider à se maintenir contre un mur, Odette descendit sans faire un bruit les marches de l’étage à la cuisine. Cette maison atypique, ce cottage comme tout le monde aimaient l’appeler. C’était son nid, sa maison, son foyer, malgré la guerre, elle s’y sentait en sécurité, elle n’avait pas peur de dire qu’elle pourrait abandonner la magie et vivre ici, comme une moldue. Elle sourit quand elle voit l’aube se lever par la fenêtre, elle pourrait passer des heures à regarder les vagues s’abattre contre le sable et les graviers. La promenade où elle rencontrait les vieilles moldues du village, Odette aimait s’y promener. Elle aimait sentir l’air marin qui lui faisait du bien quoiqu’on puisse en dire. Marcher était dangereux pour le bébé, non ce qui était dangereux pour l’enfant, c’était elle, simplement elle. Elle ne pouvait rien être autre pour lui. Lui, car elle savait qu’il s’agissait d’un garçon, Victoria, sa gynécologue, la grand-mère biologique des jumeaux, lui avait dit encore et encore. Il serait un beau garçon. Odette n’avait pas toutes les données génétiques, elle aurait pu les avoir magiquement, c’était possible, mais pénible et long et elle n’avait pas la patience ni le matériel pour cela. Pourtant, accrochée au plan de travail, elle tourne lentement sur elle-même, comme elle le fait depuis un mois, elle est lente, un poids pour la maisonnée. Pour cet homme qu’elle aime, mais qui ne se souvient pas d’elle en majeure partie. Il se souvient seulement de l’agaçante Odette, de l’Odette de Belfast. Mais entre les deux : rien. Absolument rien. Ni la rencontre, ni l’amour, ni Sainte Mangouste, ni la France. Rien, rien du tout.

Dire que cela la faisait souffrir ? C’était un euphémisme majeur. Elle ne souffrait pas, elle tenait encore debout pour le bébé, sinon, elle en aurait déjà crevé. Perdre un être cher est sans doute une sensation plus douce que celle de le voir passer à côté de vous en sachant que vous n’êtes qu’une étrangère. C’était affreusement douloureux, autrement douloureux qu’une simple amnésie classique. Oh les médecins de France avaient assuré à Lothar que tout pourrait revenir à la normale et le temps avait bien montré qu’il y avait beaucoup qui était revenu sauf quelques mois. Les plus importants de la vie de la blonde. Pourtant, elle tente de ne pas y penser, de répondre avec joie à ses efforts peu dissimulés pour qu’ils soient comme une couple, ce couple emblématique pour beaucoup. Un jour, quelqu’un était venu au cottage, un jour on lui a dit que si elle n’était plus à ses côtés, il manquerait comme une présence. Elle n’avait nulle attention de partir, elle souhaitait y rester jusqu’à ce qu’elle en crève, mais elle s’était rendue compte, que le loup et la villageoise avait un sens pour quelques membres de l’Ordre, une lueur d’espoir là où la guerre faisait des ravages, leur union inopportune restait un moyen de se retrouver en eux. Une famille qui s’aimait et qui malgré les prises de bec restait solide. Elle ouvre le frigo la blonde en question cherchant quelques choses à grignoter jusqu’à ce qu’elle réalise. C’était bien son anniversaire, le sien. Et il n’y avait pas même un gâteau. Il était quatre heures et demie du matin, elle pouvait bien avoir le temps de faire quelques choses avec la crème, le mascarpone et les oranges qu’elle avait sous les yeux. C’était frais, pas vraiment de saison, mais elle aimait ce côté acidulé dans les desserts. Pourtant, bien que lente, c’était la seule vrai chose qu’elle savait faire les gâteaux, là tout restait au stade de l’élaboration, mais une base de biscuit nature, des morceaux d’oranges dans le mascarpone, avec un autre gâteau au zeste d’orange fraîche et de la crème chantilly au-dessus. C’était bien suffisant, elle n’avait que vingt-neuf ans, ce n’était pas un âge qui lui faisait peur. Ce qui lui faisait peur, c’était ce qu’elle avait accompli en une année et demie de temps… Trois enfants, bientôt quatre, une maison, un amoureux et un prix sur sa tête. Si Edward était encore là, il lui dirait sans doute qu’elle filait un mauvais coton. Pourtant, elle sursaute légèrement, quand elle sent les mains de son loup de concubin se poser sur sa taille. Elle a pourtant l’habitude, mais qui serait debout à cette heure, certes, elle avait avancé quelques préparations, mais elle n’arrivait pas à se baisser pour mettre les gâteaux à cuire dans le four. Handicapée par le souffle qu’elle était. Elle regarde la pendule. Six heures du matin. Voilà une heure bien matinale. Pourtant, sa voix se glisse à son oreille, doucement, tendrement, un souffle qui la fait sourire réellement malgré son état. « Joyeux anniversaire, mon amour. * » C’était sa façon à lui de dire les choses le français. Elle le savait pour en avoir fait les frais lors des conversations avec Béatrix. Mais aujourd’hui, le français, c’était un peu leur truc à eux.

Elle tourne doucement la tête sur le côté quand il embrasse son cou et glousse faiblement. Faible, c’était le mot, mais elle était divinement heureuse qu’il lui dise le premier. C’était un peu le soleil de sa journée, elle qui était déjà si déçue de ne pas pouvoir enfourner ses gâteaux… Quand elle se retourne, elle sourit et l’embrasse doucement, le premier baiser de la journée, pour lui, pas même pour les jumeaux ou Finlay, juste pour lui, car le temps leur appartenait avant que tout le monde ne se lève ou ne réclame maman ou papa. Sauf ce pauvre Finlay qui ne décrochait pas encore un mot. Elle colle son front au sien. Sereine, bien que livide dans les lueurs du jour naissant avec plus d’intensité désormais. Elle reste là contre lui sans rien dire de prime à bord, mais elle n’est pas moins heureuse, quoi qu’inquiète tout de même sur la raison d’un réveil si tôt, il n’était pas du matin, c’était quelque chose qu’elle savait de lui après des mois passés à ses côtés. « Merci Babe. » Répond-elle dans un anglais parfaitement accentué, de l’amour sort de ses mots, elle n’a pas besoin de se souvenir qu’il ne se souvient pas du début, mais se souvenir de la fin est déjà quelque chose de magique pour eux deux. Elle se décolle un peu pour l’observer plus attentivement, demander simplement. « Tu as bien dormi ? » Comme un espoir qu’il lui dise qu’il avait vu quelques choses de nouveau dans ses rêves les concernant, mais ce n’était surement pas prêt d’arriver. Elle avait arrêté de se faire des illusions à ce sujet, ça pourrait prendre des heures, comme des mois ou des années, et il y avait plus important à penser actuellement, comme l’arrivée d’un petit garçon, qui n’avait à ce jour pas de réel prénom. Pour tout dire, le climat n’était pas à la discussion d’un prénom pour un enfant. Elle n’avait pas d’idée claire à ce sujet… Arthur, Eamon… Remus peut-être ?  Dans le fond, la future maman aurait aimé rester sur les prénoms étoilés ou mythologiques, à l’instar d’Orion ou d’Antigone, mais elle ne se faisait pas trop d’illusion non plus. Il était français et italien, donc discuter cent sept ans d’un prénom à sens ne serait pas la meilleure idée. Pourtant, elle porte sa main sur le bras de cet homme à peine réveillé, en le frottant avec affection. Un sourire des promesses, malgré le manque de mémoire, il était là à lui dire le premier pour ce jour, ce jour qu’elle considérait comme maudit vis-à-vis de ses parents. Mais il était là pour lui dire, parce que pour lui c’était un peu important. Elle ne lisait pas en lui Odette, elle le connaissait et ses études en psychomagie l’avaient aidé à comprendre ce genre d’attitude. « Il y a du café, tu en veux ? » Question banale entre un couple qui vit ensemble après tout. Puis, elle prend ce petit air de chien battu, avec ses grands yeux bleus et ses cernes de six pieds de long. « Et si tu pouvais, s’il te plait, s’il te plait, me mettre les deux plats au four. » Elle sourit doucement en posant une main au-dessus de son ventre arrondi. « J’ai passé l’étape où je n’arrive même plus à voir mes pieds, alors me pencher, c’est impossible aussi. » Dit-elle en riant à moitié. Elle aimait son état de future mère, elle aimait être mère et même si cet enfant devait la tuer, elle en mourrait heureuse.
 



This isn't the separation that hurts me
why think separately of this life and the next when one is born from the last.... Time is always too short for those who need it, but for those who love, it lasts forever.


Parchemin envoyé Lun 6 Fév - 21:39

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QUELQUE CHOSE DE MAGIQUE.
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"J’ai défait le vent, inversé le temps pour retrouver tes pas
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20 JANVIER 1991, CORNOUAILLES

Le temps défile à tout allure, le temps nous glisse entre les doigts sans que rien ne puisse jamais le retenir. Il avait perdu ses souvenirs il y avait maintenant deux mois de cela, et il avait l’impression que c’était hier qu’il avait passé cette porte en la prenant pour une étrangère et qu’on lui avait annoncé qu’elle portait son enfant. Un gosse – lui, le Lupin désabusé, alcoolique, et dépendant de la drogue. Doucement, le passé avait refait surface, laissant l’année en cours comme une page blanche dans son esprit blessé. Il faudrait du temps pour guérir, votre esprit a été meurtri, laissez-lui le temps de guérir, lui avait alors dit ce médicomage en France, bientôt vous aurez toutes les réponses à vos questions.  Il attendait encore ces foutus réponses. Il ne semblait y avoir aucune logique dans le recouvrement de sa mémoire, c’était l’anarchie. Comme l’anarchie de sa vie ? Il n’en savait trop rien. Le temps d’un battement de cil, et il se retrouvait deux mois plus tard, changé, différent mais aucune réponses tangible à ses questions : pourquoi ? Il savait qu’il aimait Odette mais il n’arrivait pas encore à comprendre comment il avait pu passer de la haine à la passion. Il savait bien que les deux émotions sœurs extirpaient la puissance des entrailles d’une personne, mais ce n’était pas assez selon lui pour changer l’un en l’autre, et vice versa. Il ne se souvenait pas avoir vu Odette sous un autre jour, il ne souvenait pas qu’Odette l’avait abordé sans qu’il ait conscience du monstre qui l’habitait, elle avait pu le toucher alors que jusque-là, la bête suffisant à faire rebrousser chemin à ceux qui tentaient de s’aventurer vers le salut de son âme. Elle avait eu la chance d’entrevoir l’humanité, et elle avait su s’y accrocher avec force, forçant la bête à s’incliner, et aidant l’homme à s’élever. Il ne se souvenait pas de tout cela. Il n’y avait aucune transition pour lui entre l’homme à genoux à la merci de la bête et l’homme debout qui lui tenait tête. Il savait que c’était l’œuvre d’Odette, il ne comprenait juste pas comment. Il attendait cette réponse, mais plus le temps passait, moins elle semblait vouloir venir.

Il se souvenait qu’il l’aimait, et il s’en contentait pour l’instant. Tout ce qu’il avait à faire, c’était la soutenir, l’aider à traverser cette épreuve. Il ne pouvait honnêtement la regarder dans les yeux et lui dire qu’il était heureux qu’ils aient un enfant quand il voyait l’épreuve qu’était cette grossesse. Une vaste erreur, si Odette venait à en mourir, il n’était même pas certain de pouvoir s’approcher de cet enfant, s’il perdait Odette… il savait que ça serait terrible. Il se souvenait du mois où il avait cru qu’elle l’avait quitté, il avait souffert le martyr en la sachant loin de lui, mais en vie. Alors, s’il la savait morte. Il ne donnait même pas cher de sa propre peau. Cet enfant, il ne pourrait tenter de l’aimer que si elle survivait mais il ne lui dirait pas, il n’avait pas envie de lui apporter du tourment supplémentaire. Il gardait cette peur pour lui, cette crainte, inutile de l’abreuvé d’autre craintes, elle en avait assez à supporter. Il tentait de l’aider comme il le pouvait mais il avait toujours l’impression que rien n’était suffisant, que ce n’était jamais assez. Il suffit de quelques petites attentions qui font que la journée est moins horrible, plus supportable. C’était l’anniversaire de la blonde, et il remerciait son ami Bellamy d’avoir soulevé ce point. Sans lui, il ne saurait pas vraiment comme il serait arrivé là. Il l’aidait dans cette maison, servant de babysitter à des gamins. Un vrai ami – Skander avait perdu Aries, et Beatrix, sa vie amical était plutôt chaotique, contrairement à cette vie amoureuse (chaotique par son histoire à moitié oublié) mais bien présente. Il l’aimait Odette, il le savait, et il s’en contentait, si ça pouvait la rendre heureuse, lui rendre ce sourire qu’elle avait perdu quand elle l’avait vu débarquer complètement amnésique. Il se souvenait de ce regard, et de cette détresse, puis, tout c’était transformé en résignation. Il refusait qu’elle soit résignée. Alors c’était son rôle, aussi minime puisse-t-il sembler, de lui donner l’envie d’y croire.

Quelques mots d’amour, quelques mots de gentillesses. Ca ne sonne pas tellement Skander quand on y regarde de prime abord, pourtant, quand on le connait on sait que sa famille, c’est ce qui compte le plus à ses yeux. Avec le temps, ce temps qui lui manque, ces instants qu’il avait perdu, Odette était devenu sa famille. Comme Orion, Antigone et le petit Finlay. Alors quand il lui dit ces mots, il espère lui mettre du baume au cœur, au sien par la même occasion. La voir dans cet état le met hors de lui, il se contient et pourtant se sentir impuissant le rend irritable. Il garde ses démons en laisse à la maison, et les laisse parfois s’échapper quand il met un pied dehors. Mais jamais bien loin, cloitré. Mais pour celle, aujourd’hui, parce qu’en ce jour fêtant sa naissance, il fallait qu’elle se sente bien, le moins tourmenté possible, alors il laisserait ses démons à la porte. Il la laisse doucement faire volte-face, en douceur. Si elle se retourne c’est pour l’embrasser. Le gout de ses lèvres, leur douceur, leur chaleur, il aimait cela chez elle. Il aimait tout chez elle. A chaque baiser, c’était comme une piqure de rappel, mais dont il lui manquait toujours les clefs. Comment en étaient-ils arrivés à s’embrasser eux, qui ne se supportaient pas de la même pièce ? S’il appréciait son baiser, cette clef manquante le rendait incomplet. C’est elle qui rompt le baiser, posant son front délicat contre le sien. Elle était aussi blanche qu’un linge, et pourtant, elle n’en restait pas moins sublime. Les femmes enceintes étaient toujours belles, qu’elles aient pris du poids, des rides ou perdu de leur couleur, elles étaient toujours belle, prêtes à donner la vie. Skander avait du mal à voir le rayonnement de sa belle, tant l’enfant son le nombril semblait prêt à lui pomper son énergie. Il ne parvenait pas à aimer cet enfant, aussi fort aimait-il Odette, il lui faudrait du temps. « Merci Babe. » Un anglais outrageusement appuyé qui le fait sourire, presque rire. Il ne savait plus comment il avait appris qu’elle parlait français, encore une clef manquante. Cette clef avait une histoire plutôt tragique, faites des larmes et de tourments, comme tout ce qui caractérise Odette et Skander. Puis, elle se décolle de lui, en douceur, il ne la retient pas, comme ça il aurait trop peur de la briser. « Tu as bien dormi ? » Il sourit, elle s’inquiète pour lui, toujours. Mais lui, ça allait. Il n’avait pas appris plus, mais il n’avait rien oublié, c’était un progrès. « Ca va, ne t’inquiète pas pour moi. » Je suis plus costaud que j’en ai l’air, se retient-il d’ajouter.

Il ne prend pas la peine de lui retourner la question, il suffit de connaitre son rythme de vie, le fait qu’elle soit debout à cette heure matinal, l’état de sa peau et la pâleur de celle-ci pour comprendre qu’elle n’avait pas bien dormi, elle ne dormait plus, elle somnolait, faisait de petites siestes et attentait que l’enfant veuille bien la laisser vivre – ou mourir. Il évite de penser à cette issue, pourtant il sait qu’elle doit être prise en compte. Tout ce qu’il veut, aujourd’hui, c’est la célébrer elle, sa venue au monde, vingt-neuf années plus tôt. Il remerciait le monde qu’elle soit venu au monde, sinon, où serait-il aujourd’hui ? Car s’il ne savait pas comment ils en étaient arrivés là, il était persuadé que s’il avait changé pour le mieux, c’était grâce à elle. Sans elle, il ressasserait ses vieux démons et serait sans doute ivre mort sur le pavé du chemin de traverse ou d’une toute autre rue. « Il y a du café, tu en veux ? » Lui demander s’il prenait du café, une question banale dont Odette connaissait déjà la réponse. Skander était accroc au café presque autant qu’il pouvait l’être à la cigarette, autant qu’il l’avait été à l’alcool ou la drogue, autant qu’il l’était à la blonde. Cela relevait du miracle qu’il ait été d’une humeur à parler sans avoir bu ne serait-ce qu’un café. Il n’était pas fan des cafés anglais, préférant bien souvent le café italien, monté dans une vieille cafetière italienne, comme sa mère avait pour habitude de le faire, de le boire. A cette époque, il n’était pas encore accroc, il l’était devenu plus tard. Puis, avant qu’il ne puisse répondre, elle lui demande avait son air de chien battu, qui ferait craquer n’importe qui, « Et si tu pouvais, s’il te plait, s’il te plait, me mettre les deux plats au four. » Il sourit alors, « J’ai passé l’étape où je n’arrive même plus à voir mes pieds, alors me pencher, c’est impossible aussi. »  On y était, au stade du souaffle. Il garde ce sourire sur ses lèvres. Elle n’aurait pas dû se tuer à faire à manger, il aurait demandé à son frère. Ou à Bellamy dont les talents culinaires étant sans l’ombre d’un doute moindre médiocre que les siens. « Tu aurais dû te reposer plutôt que de faire tout ça, va t’asseoir. » Dit-il en l’embrassant sur le front, et lui indiquant la chaise de la table de la cuisine.

Qu’elle se repose. Il sourit quand même en voyant qu’elle avait fait des efforts, c’était encore trop pour son état. Il l’aiderait parce qu’elle le lui demandait. Il n’était pas comme ça, du genre à dire « c’est ton idée, démerde toi bordel », enfin si, il était de ce genre là avec les autres, mais pas avec elle. Son état ne le permettait pas, et il ne passerait pas pour un gougeât. Bien qu’il en soit un, dans le fond, il tente alors une note d’humour – risqué avec une femme enceinte de ce tempérament-là. « Le plus beau souaffle du monde. » Taquine-t-il alors en souriant pour attraper les deux plats et les prendre en main pour se baisser et ouvrir la porte du four pour y enfourner ces derniers. Il était plutôt du genre à rester loin des fourneaux, la dernière fois qu’il avait tenté de cuisiner quelque chose il avait manqué de mettre feu aux cuisines de Poudlard. Mais avec l’allusion au souaffle, il prend un gros risque. Mais si elle s’énerve c’est qu’elle est en forme, si elle en rit aussi, c’est que si elle ne réagit pas qu’il se fera du souci. Il se relève alors, refermant le four, jetant un regard à l’horloge encore matinale. « Ca cuit combien de temps ? » Pas qu’il veuille gérer la cuisson, ô grand dieu non, il en serait bien incapable. Puis, il s’approche du placard pour en sortir une grande tasse, et verse dans celui-ci un peu de lait, puis d’un coup de baguette, le lait devient chaud, puis, il dépose la tasse sur le plan de travail, cherchant un peu de chocolat en poudre dedans et quelques guimauves. Il ne connaissait pas les goûts de la femme enceinte par cœur, mais il tentait de trouver la bonne recette depuis des semaines, il voulait trouver la solution le jour de son anniversaire. Il croit avoir terminé, en glissant la cuillère dedans, mais, il s’arrête.  Puis, il ajoute, dos à la sorcière un ingrédient spécial un peu de cannelle. Les femmes enceintes avaient des goût bizarres, surtout la sienne. De femme enceinte, pas sa femme-femme. Ils n’en étaient pas là. Puis, d’une main lire il attrape sa tasse de café, s’asseyant alors en face d’elle. La cuisine encore vide, ce chef eux qu’ils possédaient encore à eux deux avant que quelqu’un ne se lève de vienne briser ce moment. Il glisse la tasse sous son nez un sourire enjoué, et dit, « Tu m’en diras des nouvelles, je crois avoir trouver ce qui manquait. » A la dernière fois. Skander était plus attentionné qu’on pouvait le croire en le regardant, surtout avec elle, enfin, il était attentionné avec les femmes de sa vie. Ombeline, Jaina, Gabrielle, Primrose, et il espérait être capable de l’être avec Victoire, les femmes, c’était sa faiblesse, son humanité. Ces femmes-là, surtout, son sang, sa famille, son clan.   Il voulait que ce jour soit parfait – il ne le serait jamais – mais il pouvait au moins essayer. Il allait boire son café, puis, il réalise qu’il a oublié le plus important pour cet anniversaire. Le cadeau. Il sort une petite boite de sa poche, un petit écrin, ce n’est pas grand-chose, c’était tout ce qu’il avait, mais il ferait mieux. « Je ferais mieux la prochaine fois, je te le promets. » Dit-il en déposant le petit écrin devant elle. « Joyeux anniversaire. » Dit-il en croisant son regard azur envoûtant. Le maigre écrin contenait une petite chaine argenté, fine, précieuse, et glisse dans celle ci une pierre sphérique, une pierre de lune, lisse, blanche, brillante, avec quelques reflets argentés, et bleuté. Il avait appartenu à sa mère, jadis.
 


It's good to be king like a conqueror

I can feel the weight, I can feel the weight of the world.I can feel the pressure, I know the pain and the hurt[...]I will not run when destiny comes, It's good to be king

Parchemin envoyé Ven 24 Fév - 1:52

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Je suis : Dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 18/07/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1262 hiboux. J’incarne : la sublime Sarah Gadon , et l’avatar que je porte a été créé par : © class whore . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : D.M. - P.L - L.G. - Z.S. Je parle en : #996666



Je suis âgé de : vingt-neuf ans (20.01.62) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Mère au foyer, ex-psychomage, et Médicomage pour l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis mariée avec les Leader de l'Ordre, Skander Lupin. (le 8 juin 1991) Champ Libre :

Maman de quatre enfants (Antigone, Orion, Finlay, Sirius) et belle-mère de Victoire.

Elle a été agressé par un loup quand elle a eu 24 ans et garde de forte séquelles vis à vis de la violence et du sang, la rendant parfois inoffensive ou trop agressive, tout dépens de l'enjeu.

malle

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QUELQUE CHOSE DE MAGIQUE.
ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN



"J’ai défait le vent, inversé le temps pour retrouver tes pas
Tué mes démons, bravé les tourments pour arriver à toi.
J'ai défié tes nuits, chassé les esprits qui troublaient ma foi
J'ai veillé tes jours, Invoqué l'amour pour arriver à toi"



20 JANVIER 1991, CORNOUAILLES

Elle avait peine à croire qu’un jour, il serait normal, qu’il serait une personne munie de raison et de patience. Si c’était des rêves utopiques qu’elle cherchait, Odette aurait mieux fait de laisser sa place à quelqu’un d’autre dans le cœur du Lupin. Elle savait d’expérience qu’un Lupin n’était pas véritablement quelqu’un de sage. Elle avait eu l’occasion d’en voir cinq d’un an et demi de plus qu’elle lorsqu’elle était à Poudlard. Ils avaient tous leurs caractères, mais toujours, ils avaient cette fougue qui devait être familiale. Et apparemment transmissible à la jeune génération. La maman s’en rendait bien compte. Antigone était la première touchée. Parfois, au grand damne de sa mère, parfois pour la plus grande joie de son père. Skander avait ce don avec les femmes Lupin d’être protecteur. Même si Victoire aujourd’hui était touchée par la malédiction des Lycans, il restait son père de sang et elle sa fille. Dire qu’il n’était que père poule avec Vicky était un euphémisme, mais elle était déjà bien grande la petite de Béatrix. Odette soupire un peu. Le futur l’effraie plus qu’elle ne veut l’imaginer. Il y a deux ans, elle était tranquillement chez elle, encore secouée par l’agression. En convalescence. Alors penser que deux ans après, elle passait de malade-célibataire à maman de quatre enfants et demi en couple avec le Leader de l’Ordre du Phénix était à peine croyable. Si Amanda était là, elle en rirait bien. Personne ne voyait Odette avec qui que ce soit pour la simple et bonne raison qu’elle était une Moody, les Moody sont difficiles à vivre, il fallait l’avouer, surtout les trois garçons d’Alastor Moody. Une ténacité des Moody, combiné au sang chaud des Lupin, elle se désolait parfois au sujet de l’enfant sous son nombril, comment allait-il être ? Est-ce que cette force de caractère ne le bloquera pas dans un futur proche ? Tout cela, sans parler de la malédiction déjà bien inscrite dans son patrimoine génétique. Ce bébé devait sans doute être une épreuve divine… Comment ne pas penser que le divin jouait des tours à la blonde. Elle qui avait cette peur phobique des loups… Elle vivait désormais dans une meute, elle vivait en marchant sur un fil, se nourrissant des bons moments pour éviter la chute. Elle était fragile, mais pouvait-elle simplement se l’avouer. Depuis des mois, elle se battait contre un loup, elle avait réussi contre l’avis de tous. Faire tomber un loup-garou et trouver un homme n’avait rien de simple. Tout était à son honneur, mais arriverait-elle à garder éternellement le moral pour tenir tête au loup qui dévorait cet homme qu’elle adulait tant ? Elle ne savait pas le dire, elle voulait croire qu’elle y arriverait pour eux. Pour leur famille.

Pourtant, elle n’est pas des plus à même de savoir ce qui est bien pour, elle n’est même plus capable de savoir ce qui est bon pour elle. Odette ? Elle est perdue entre elle et le bébé, parce qu’elle voudrait y survivre, mais dans le fond, elle se savait déjà partie. Elle savait que Raphaël ferait ce qui était en son pouvoir pour la garder parmi les vivants, mais plus le temps passait, plus sa santé devenait fragile, plus elle émettait de doute. Mais pouvait-elle simplement le dire ? Pouvait-elle encore plus peiner son loup à elle ? « Ça va, ne t’inquiète pas pour moi. »  Elle hausse les épaules, dans un sens, elle s’inquiétait bien plus pour sa mémoire. Si beaucoup avaient été une aide précieuse pour qu’elle ne sombre pas plus dans la dépression à son retour de France, aujourd’hui, elle voulait y croire. Mais peut-être était-ce mieux qu’il ne se souvienne pas, qu’il ne se fasse pas plus de mal si elle ne parvenait pas à passer ce maudit accouchement. Pourtant, elle évite encore et toujours le sujet des souvenirs du loup, elle préfère attendre pour qu’un matin il lui avoue qu’il se souvient enfin de tout. Elle avait tant d’espoir, mais tellement de confiance en moins. Une amnésie supplémentaire, c’était des chances de rémission moindre, même si la prise en charge en France avait été rapide. Elle a un maigre sourire, elle sait qu’il s’inquiète. Elle le sent, il ne la touche pas, il ne touche pas son ventre arrondi. Il a peur, alors qu’un futur papa aurait aimé parler à la chose sous son nombril. Elle a tellement peur de le décevoir dans le fond, elle a si peur qu’il ne l’aime pas. Elle a si peur, mais ne dit rien, elle garde tout pour elle, comme une cocote minute, elle exploserait un jour, mais quand ? Là était toute la beauté de la question. Ils n’avaient pas explosé, l’un et l’autre depuis longtemps. Pourtant, elle tente d’être aimable de cacher tut cela. Après tout, c’était son anniversaire. Elle n’avait pas besoin de plus que la jolie attention qu’il avait eu de se lever à l’aube pour lui souhaiter. . « Tu aurais dû te reposer plutôt que de faire tout ça, vas t’asseoir. » Oui, elle venait de lui demander de tout mettre au four, mais elle aimait cela faire plaisir aux autres, elle n’allait quand même pas laisser Lothar se charger de son propre gâteau, c’était hors de question de toute façon. Elle était debout, elle avait mis à contribution le peu de temps qu’elle avait avant de tomber de fatigue… Pourtant, elle l’écoute, se détournant de la cuisine, de lui pour se mettre à table, une main sous son ventre, doucement… Toujours très délicatement.

Épuisée, elle aurait pu faire un de ses légendaires micros siestes, oui, Odette était ce genre-là. L’enfant remuant en elle, elle dormait peu, elle dormait aussi bien qu’elle le pouvait, le sommeil agité de cauchemar, le sommeil agité des coups du bébé-lycan. Elle était tellement malade que depuis les troisièmes mois les nausées étaient par moment encore présentes. Mais elle l’observe, bien qu’à demi tournée vers elle. Oui elle faisait ce qu’il venait de dire. Elle n’était pas désobéissante, elle était juste bornée de vouloir avoir ce rythme de vie effrénée alors qu’elle portait un petit être si particulier. Qu’il sourit, elle sait déjà d’avance qu’il va se moquer d’elle, elle le voit à la plissure de ses yeux, aux pattes d’oies qui se plient rieuses. « Le plus beau souaffle du monde. » Elle aurait pu en rire, mais elle baisse les yeux sur son ventre. Elle n’a pas plus envie que cela de s’énerver contre lui, au contraire, c’était un souvenir à eux comme un autre. Leur tissu de vie, mais aujourd’hui, elle y pensait, aujourd’hui, elle y pensait encore à ce souaffle qu’elle avait été. Elle repensait à ce parcours bien plus qu’attique pour la première Moody à être médicomage… Elle n’entend même pas sa question sur le temps de cuisson, sa main serrant ce ventre bien moins arrondi que celui qu’elle avait pour les jumeaux, mais arrondi tout de même. La vie, elle la portait, alors qu’elle l’avait prise par le passé… Adrien, Emily. C’était bien trop pour elle. Elle se blâmait bien trop pour la mort du premier, ce n’était pas sa faute, et ça ne le saurait jamais. Elle reste donc le regard vide, les sens au large en regardant l’arrondi de son ventre. Le souaffle. Elle ne relève pas vraiment les yeux. Sauf pour une grimace, alors que sous son t-shirt de grossesse on voit clairement la bosse qui déforme l’arrondi par un coup de pied ou de poing de l’enfant. Comment avouer qu’elle souffre, qu’elle a envie d’en pleurer ? Mais qu’elle fait bonne figure, que tout cela est d’une dureté sans nom, mais que c’est leur cristal d’amour à eux deux. Qu’elle ne doit pas être égoïste, ni faible. Le temps s’écoule petit à petit, alors qu’elle relève les yeux, sur cet homme de dois, il prépare, elle ne sait trop quoi, mais elle aime l’observer. Posant son menton dans le creux de sa main, elle l’observe, peut-être trop amoureusement pour que cela soit discret. Mais elle ne se cache plus de cela depuis longtemps. À vrai dire s’étaient-ils cachés plus de deux semaines quand elle était arrivée à Poudlard ? Sans doute, et cela avait été les plus longues semaines de sa vie, en comptant celles qu’elle vivait actuellement. Pourtant, quand il se retourne, elle ne se relève pas plus de sa potion, le voyant poser une tasse devant son nez. « Qu’est-ce… » « Tu m’en diras des nouvelles, je crois avoir trouvé ce qui manquait. » Un sourire sincère s’affiche sur le visage de la blonde. Un chocolat chaud, guimauve et le quelque chose de spécial alors ? Elle l’observe du coin de l’œil prendre place en face d’elle, quand elle porte la tasse à ses lèvres. Le regard vide, mais pas moins intéressé par ce qui se trouve devant son nez. Elle trempe ses lèvres sur le bord de la tasse qu’elle comprend déjà e qu’il a ajouté, et à vrai dire. C’était vrai. Une gorgée, elle repose le muge en ajoutant. « C’était exactement ça qui manquait. » Un air complice, alors qu’elle se redresse droite comme un I. Un écrin venant se poser devant ses yeux. « Je ferai mieux la prochaine fois, je te le promets. » Lui avait-on déjà offert un bijou hormis le collier de sa mère ? Non elle ne pensait pas, alors pourquoi faire mieux.

« Joyeux anniversaire. » Elle croise son regard en souriant. Elle sait qu’il est sincère, elle sait qu’il y a pensé et c’était le plus important, lui qui fêtait un jour qu’elle détestait. Dans le fond, elle aurait voulu que ce soit une bague quelque chose qui pourrait sceller leur couple. Alors, elle tend la main, tremblante, d’excitation, de fatigue, de peur. Attrapant l’écrin devant-elle. Devait-elle le remercier maintenant ou après avoir ouvert ? Combien d’économies avait-il mises pour lui offrir un bijou ? C’était la guerre, c’était insensé. Pourtant, elle pose ses doigts fins sur le velours recouvrant la vieille boite. Elle a peur, elle ne sait pas si elle doit l’ouvrir. Et pourtant, elle se décide à faire le mouvement, ouvrant la boite. Un bijou, argenté. Rien de bien travaillé, du brut, comme ils l’étaient. Tous les deux bruts de formes, de paroles de tout. Tout cela leur ressemblait, puis, elle s’y attarde, cette chaîne fine, elle était travaillée un argent si fin, c’était un long travail, mais la pierre blanche au reflet argenté. Blanche, pas comme du nacré, mais elle a des veines, une histoire. Il lui semble qu’elle l’a déjà vu à la Tour d’Astronomie quand ils étaient à Poudlard. C’est quelque chose de précieux, c’est quelque chose de joli. Elle sourit timidement devant l’objet. Elle a l’impression qu’il est encore plus fragile qu’elle. Elle a peur d’avoir un geste brusque, de le casser. Pourtant, elle observe la pierre curieuse entre ses doigts tremblants. « C’est merveilleux. » Dit-elle à demi-mot, mais elle sait très bien qu’il a entendu cela. « Merci. Merci beaucoup. » Elle a la voix tremblante, les hormones et les émotions décuplées, elle avait envie de pleurer, de le porter dans un sens, mais elle porte ses mains à son cou. Et la Chaine de Clarissa contenant les photos des jumeaux, d’Adrien, de lui. Se résoudre à l’enlever ? Elle ne s’en sentait pas capable. Coupable, elle relève ses yeux fatigués vers lui, joyeuse, mais déchirée. Elle a la voix triste, les larmes aux yeux. Qu’elle demande comme une enfant. « Tu crois que je peux les porter tous les deux ? » Sans que cela ne t’offense, sans que cela ne te fasse de peine ? Elle cache sa tête dans ses mains, elle a tellement honte d’être à fleur de peau pour chacune de ses émotions, elle avait encore trois mois à tenir, ce n’était rien trois mois à ce stade de douleur…
 



This isn't the separation that hurts me
why think separately of this life and the next when one is born from the last.... Time is always too short for those who need it, but for those who love, it lasts forever.


Parchemin envoyé Lun 27 Fév - 1:09

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1838 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)
malle

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QUELQUE CHOSE DE MAGIQUE.
ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN



"J’ai défait le vent, inversé le temps pour retrouver tes pas
Tué mes démons, bravé les tourments pour arriver à toi.
J'ai défié tes nuits, chassé les esprits qui troublaient ma foi
J'ai veillé tes jours, Invoqué l'amour pour arriver à toi"



20 JANVIER 1991 / 14 FEVRIER 1991

Il n’était pas du genre à faire de cadeaux Skander. Il n’était pas du genre à être attentionné. Un peu bougre, un peu bourru, un peu salop sur les bords, c’était ce qui le caractérisait généralement. Il avait été la bête pendant des longues années, se cachant derrière des manières incongrues pour se masquer peut être. Pourtant, comme Lothar il avait reçu l’éducation de Sofia Lupin et rien que cela, cela devrait faire de lui un gentleman, elle aurait aimé que son fils soit le gentleman qu’elle avait élevé pendant neuf années. Mais elle s’était bien rendue compte avant sa mort qu’elle n’arriverait pas à rendre Skander parfait, qu’elle n’arriverait pas à l’assagir, qu’il continuerait à en faire qu’à sa tête même après qu’elle ne soit plus de ce monde. Elle les avait aimé ses fils, comme la chose la plus chère à ses yeux. Skander avait renié cet héritage pendant des années, réprimant l’humanité de ses sentiments amoureux, même avec Ciena. Il lui avait fait quelques cadeaux, mais jamais rien d’aussi précieux, rien d’aussi personnel. Il avait fallu trente-cinq années d’entêtement pour que le Lupin se décide finalement à faire preuve d’humanité, et le moins qu’on puisse dire, c’est que ce n’était pas mal. Il fallait fallu qu’Odette croise sa route une fois encore, dans d’autres circonstances, à ce moment même où chacun d’entre eux se trouvait à nu d’une certaine manière. Dans un hôpital, dépourvu de repère, empli de regret, à fleur de peau. Sa seconde chance – voilà ce qu’elle était. Il ne s’en souvenait pas encore de toute cette partie, tout ce qu’il savait c’était qu’elle comptait pour lui, qu’elle comptait assez pour lui offrir en guise de cadeau d’anniversaire le bijou favori de sa mère. Il lui avait fallu demander à son frère s’il pouvait le prendre, ce dernier lui avait dit qu’il pouvait qu’il n’avait pas envie de l’offrir à sa cinglée de Rackharrow, Skander était d’accord, s’il le faisait, c’était du gâchis.  Il aurait pu lui offrir la bague de sa mère, mais cela aurait été un peu trop formel. Dépourvu de souvenir, l’offrande aurait été dépourvue de sens. Il n’était pas prêt, ni aujourd’hui, ni demain, et même quand ses souvenirs seraient de nouveau sien, il devrait y songer, longuement. Car si cela semblait être la suite logique, pour Skander c’était un pas qu’il n’était pas prêt à franchir. Qu’elle soit la femme de sa vie ou non.

En tout cas, elle l’était – la femme de sa vie. Il n’avait pas tous ses souvenirs, mais il avait son passé, et il n’avait jamais ressenti quelque chose de la sorte pour qui que ce soit, même pas pour Ciena. Ça avait été de l’amour, un amour de jeunesse, un premier véritable amour, mais rien en comparaison de cela. Si Ciena lui avait dit être enceinte, il aurait fui sans donner de nouvelles du jour au lendemain. Il avait grandi depuis cette époque, acquis le semblant de maturité nécessaire pour cette vie, pour ce qui se profilait à l’horizon. On dit qu’être père ne s’apprend pas, et pourtant, Skander avait appris avec les jumeaux, mais surtout quand il avait été livré à lui-même avec Finlay. Il allait être père une fois encore, une seconde fois biologiquement mais moralement, une fois encore. Tout serait différent – l’enfant serait différent, portant la lourde malédiction des Lupin. Si certains en étaient fiers dans cette famille, lui n’en menait pas large, il ne supportait pas en loup, il ne supportait pas l’impact de la lune sur sa vie, et il ne supporterait pas de perdre Odette à cause d’un enfant. Il était plutôt muet au sujet de l’enfant, n’évoquant que très peu cet avenir, préférant affronter les choses au jour le jour, qu’elle survive, et le reste suivrait naturellement, il le savait.  Le présent était fait de petites attentions pour tenter de rendre cette période moins pesante. Difficile quand on vous a privé d’une partie de vos souvenirs, mais il s’accrochait. Un peu de chocolat chaud, de guimauve et de cannelle. Le tout parfaitement dégueulasse pour quiconque arriverait, mais pour Odette cela semblait être le mélange idéal : improbable, comme eux. « C’était exactement ça qui manquait. » Il avait tenté le tout pour le tout. Un peu d’imagination n’avait jamais tué personne après tout. Il regrettait simplement de ne pas avoir été plus imaginatif sur son cadeau, il aurait voulu trouver mieux, quelque chose qui lui ressemblait, de précieux, de fragile – ce collier l’était mais il avait appartenu à quelqu’un d’autre. Il aurait voulu lui offrir quelque chose d’unique, de fait pour elle, un cadeau qu’elle n’oublierait pas. Un jour peut être après la guerre.

Il avait peur que ça ne lui plaise pas. Aller savoir pourquoi. On a toujours peur quand on fait un cadeau que ça ne plaise pas, c’est humain. Il n’avait pas de ticket d’échange, pas de plan b, pas de solution de secours. Skander était le genre d’homme qui avait toujours un plan a, un plan b, et ainsi de suite en mission. Mais dans sa vie personnelle il n’avait pas la même faculté à aviser. Il la regarde tandis qu’elle ouvre l’écrin, peut-être s’attendait-elle à une bague. Les femmes sont peut-être comme ça, il songeait à ce que ses amis lui avaient dit, qu’il devrait l’épouser, mais il n’en était pas certain, sans la vue d’ensemble de leur histoire, cela restait nébuleux pour lui. Le joyeux anniversaire du loup la fait sourire, c’est rare en ce moment, alors il savoure cet instant précieux, fragile. Elle esquisse un petit sourire après l’avoir ouvert, touche la pierre et laisse échapper à demi-mot, « C’est merveilleux. » C’était tellement peu. Un collier ayant appartenu à sa mère, il n’avait pas une grande valeur marchande, plus une valeur sentimentale. Une sacré valeur sentimentale. Il lui offre cela, ses sentiments d’une certaine manière. L’humanité aussi. Et la bénédiction de Sofia, ou quelque chose dans ce goût-là. Elle l’aurait aimé Odette, il en était certain, assez de caractère pour essayer de tenir tête à son fils, c’est tout ce que sa mère aurait voulu. « Merci. Merci beaucoup. »  La voix qui tremble, elle est sincère, mais à fleur de peau, comme toujours ces derniers temps. Les hormones, elle subissait en plus de cela les affres de la lune, comme lui et les autres Lupin à cause de l’enfant. Elle comprenait ce qu’il vivait, le pourquoi des changements de caractère parfois soudain du Lupin. Il aurait aimé qu’elle n’ait jamais à comprendre le pourquoi du comment, qu’elle n’ait jamais à vivre une grossesse Lupine, c’était trop éprouvant. Il sourit, quand il la voit porter la main à son cou, attrapant son autre collier. Les larmes aux yeux, elle demande alors, « Tu crois que je peux les porter tous les deux ? » Il la voit enfouir son visage dans ses mains, honteuse. Il avait appris à vivre avec ce fantôme, malgré tout. On avait tous nos démons, notre passé – il le savait mieux que quiconque.  Mais il y a des démons plus encombrant que d’autre, certains démons dont il faut savoir se détacher pour aller de l’avant. Mais il n’avait pas à lui demander cela.

Il avait ses démons, difficile de les laisser partir, pourtant il avait réussi à tourner la page Ciena après avoir manqué de s’y replonger une fois Odette loin de lui, une période sombre de leur vie, celle où elle avait dû partir, pour la sécurité des enfants, la sienne, et celle de leur enfant à naitre. Il regrettait encore d’avoir douté d’elle, d’avoir pu croire une seule seconde les mensonges qu’elle avait couché sur le papier, il n’aurait pas dû perdre de temps dans l’alcool et la drogue, ses vieilles ennemies. Il avait tourné cette page, mais jusqu’à quand ? Jusqu’à la prochaine épreuve, ses béquilles, ces boulets qui l’entrainent vers le fond. Il aurait aimé qu’elle soit capable de le laisser partir, cet homme du passé, mais dans l’état qui était le sien, il ne pouvait décemment pas le lui demander. Il se lève alors, non pas pour partir. Il ne pourrait la laisser, elle semblait tenir une place trop importante dans son équilibre, dans sa vie. Qu’importe la façon dont elle avait réussi à tenir cette place, elle était importante. Elle était la plus importante. Elle serait toujours importante, il le savait. Il se lève pour venir à ses côtés, et prendre avec douceur l’écrin de sa main pour en sortir le collier. Une douceur infinie qui le surprend pour lui faire relever la tête, il attache doucement le collier dans sa nuque, dégageant ses cheveux blonds, puis près d’elle, il s’agenouille presque, « Tu peux, si c’est que tu souhaites, tu peux faire ce que tu veux. Ce que tu veux, c’est la seule chose qui compte à mes yeux. » Ce qui comptait le plus, c’était de la savoir et de la voir heureuse, si les avoir tous les deux était ce qu’elle voulait, alors qu’il en soit ainsi. Il n’était pas près de lui demander de renoncer, il n’osait rien lui demander. Elle semblait si fragile, à deux doigts de tomber en morceaux. Il est près d’elle, son visage à sa hauteur, il sèche une larme sur sa joue avec douceur,  ne se souvenant pas avoir fait la même chose quelques mois plus tôt à Ste Mangouste, « Il en restait une. » dit-il doucement, sans savoir qu’il avait aussi dit la même chose. Les pas vers des souvenirs peut être. Il se penche alors vers elle pour l’embrasser tendrement, qu’elle cesse de se tourmenter pour cela, elle avait bien plus important à penser.  Il entend soudainement des pas dans la cuisine, accompagné d’un. « Euh… » La voix d’une adulte encore adolescente pourtant. Victoire au réveil. Bon sang que faisait-elle debout à une heure si matinale… Les Loups, soient ils étaient de gros dormeurs, soit ils étaient insomniaque, la jeune fille tenait visiblement de son père sur ce coup-là, une fois encore. Qu’elle cesse donc de prendre modèle sur lui. « J’voulais pas déranger, j’prends juste ça. » Skander roule des yeux, exaspéré par sa propre fille, son attitude fuyante mais il ne pouvait se résoudre à faire un pas vers elle. Mais la jeune femme avait plutôt tendance à les fuir tous les deux, mais comment expliquer à une gamine de dix-huit ans qu’un môme qui va naitre ne prendra pas sa place ? Eh bien, c’était plutôt compliqué en fait, les autres enfants âgés d’un an étaient plus faciles à convaincre.

(...) Presque un mois plus tard, les choses peuvent rapidement changer. Très rapidement même. Les souvenirs avaient fini par refaire surface, doucement mais sûrement. Il avait eu des nuits agitées par la crainte de la perdre, des nuits agitées à cause de la lune. La dernière pleine lune avait été éprouvante pour la future mère, mais également pour le futur père. Il savait que plus il était soucieux, plus il était préoccupé, plus il était contrarié, plus la transformation était douloureuse. Il n’avait rarement rien ressenti en se transformant sauf peut-être quand il avait été presque trop ivre pour s’en rendre compte. La lune du trente janvier avait été redoutable, au réveil, il avait vu le hibou se poser sur la fenêtre, une lettre à l’attention d’Aries, son cœur se serre terriblement. Il hésite longuement avant de l’ouvrir puis il cède et le contenu le met en hargne en rage. Sans doute n’aurait-il pas dû y répondre, mais cette folle furieuse avait brisé sa famille, Aries et Lothar avaient passé leurs derniers mois à se regarder en chien de faïence pour une fille qui n’en valait même pas la peine, et son frère avait été prêt à tout sacrifier pour quelqu’un qui c’était joué de lui. L’enfant, il n’était même pas de lui. Il rage Skander, et il écrit sous l’impulsion de la lune, sous la colère et la rage. Aries lui en voudrait, il le savait, mais au diable. Il y a bien longtemps qu’il n’écoutait plus les morts.  « Va crever ». Il n’aurait pas pensé qu’elle puisse y prendre au pied de la lettre. En fait, il s’en fichait presque, ce gosse pouvait être en partie Lupin, sa mère était une crevure, comme le reste de sa famille. Il avait déversé sa colère dans cette lettre, regrettant parfois de ne pas avoir mis un terme définitif à tout cela il y avait presque une année de cela lors de ce bal. Il avait aisément jeté un doloris, un avada aurait été d’autant plus radical, évitant à son frère et à ses cousins bien des tourments. Il avait de la noirceur dans l’âme, dont il ne se déferait jamais. Mais le nom de Rackharrow avait hanté sa vie, il avait tant désiré se venger d’Irvin un jour. Si sur le coup il avait été furieux, il avait fini par oublier, donnant la lettre à son frère dans l’espoir que lui aussi tourne la page, définitivement, qu’elle sorte de sa vie à jamais.

Il avait oublié, oublié qu’on puisse tomber sur cette lettre. Oublié qu’on puisse savoir les horreurs qu’il lui avait dit. Mais le regrettait-il ? Sans doute pas. Un entêté, un jusqu’au boutiste, un déterminé, un homme qui n’aime pas faire un pas en arrière. Il avait simplement oublié. Il vivait sa vie, entrain la crainte de perdre la femme qu’il aime, la crainte de voir ce qui restait de l’Ordre partir en fumée à la prochaine attaque des mangemorts. En quête d’un nouveau QG depuis qu’il avait retrouvé ses souvenirs il était de nouveau opérationnel, et si tout le monde l’avait épargné durant sa convalescence, son retour dans l’Ordre ne lui laissait que très peu de temps.  Il aurait aimé avoir plus de temps pour le passer auprès d’Odette et des enfants. Mais plus vite l’Ordre aurait un nouveau QG plus vite cette maison deviendrait la leur et non un immense squatte. Il voudrait tellement plus de temps. Un jour comme celui-ci il aurait aimé le passer avec elle, un jour important pour un couple, un jour important pour un couple qui tend sur sa première année. Une première Saint Valentin, il l’avait passé dans ce qui était le reste d’un QG improvisé, à la Station, à travailler, à solutionner des problèmes, à planifier des missions. La guerre continuait, et il avait l’impression que jamais ils n’en verraient l’issue, elle était omniprésente dans leur vie, elle leur dictait leur façon d’être – et c’était insupportable. Ils ne pourraient arrêter de vivre parce que le monde en avait décidé ainsi, il avait l’impression d’avoir mis sa vie entre parenthèse depuis la Purge, avec Odette elle avait repris son court quand elle avait pris son cœur. La nuit est déjà tombée depuis un bon moment quand il rentre, la maisonnée déjà endormie par l’heure tardive. Odette, elle ne dormait jamais vraiment, alors si elle est durant l’une de ses siestes fugaces il entre dans leur chambre en marchant doucement. Espérant quand même la trouver éveillé en cette St Valentin. Il n’était pas très cadeau, mais c’était un jour important après tout. Il retire sa veste, et s’assoit sur le lit, à côté d’elle, elle somnole mais ne dort pas. Il sourit faiblement, « Tu ne dors pas ? » Demande-t-il doucement en caressant sa joue. Après une journée harassante, il ne vouait trouver ici que du réconfort. Mais entre eux, le calme n’est que de courte durée, il aurait dû le savoir avec le temps.
 


It's good to be king like a conqueror

I can feel the weight, I can feel the weight of the world.I can feel the pressure, I know the pain and the hurt[...]I will not run when destiny comes, It's good to be king

Parchemin envoyé Mer 8 Mar - 16:39

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Je suis : Dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 18/07/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1262 hiboux. J’incarne : la sublime Sarah Gadon , et l’avatar que je porte a été créé par : © class whore . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : D.M. - P.L - L.G. - Z.S. Je parle en : #996666



Je suis âgé de : vingt-neuf ans (20.01.62) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Mère au foyer, ex-psychomage, et Médicomage pour l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis mariée avec les Leader de l'Ordre, Skander Lupin. (le 8 juin 1991) Champ Libre :

Maman de quatre enfants (Antigone, Orion, Finlay, Sirius) et belle-mère de Victoire.

Elle a été agressé par un loup quand elle a eu 24 ans et garde de forte séquelles vis à vis de la violence et du sang, la rendant parfois inoffensive ou trop agressive, tout dépens de l'enjeu.

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QUELQUE CHOSE DE MAGIQUE.
ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN



"J’ai défait le vent, inversé le temps pour retrouver tes pas
Tué mes démons, bravé les tourments pour arriver à toi.
J'ai défié tes nuits, chassé les esprits qui troublaient ma foi
J'ai veillé tes jours, Invoqué l'amour pour arriver à toi"



14 FEVRIER 1991

Elle avait depuis le vingt janvier dernier fait un choix, elle avait fait le choix de ne porter que le collier qui avait appartenu à Sofia Lupin. De qui l’avait-elle appris ? De Lothar sans aucun doute. Autant dire que la blonde faisait un choix, celui d’être plus de cette famille lunatique, que d’être de celle des Aurors Moody. Elle était à la fois mère d’un loup et protectrice d’une fratrie de louveteaux adoptés. Sans qu’elle ne le sache non plus dans quatorze jours, elle mettrait au monde le petit être qui la tourmentait au creux de son nombril. L’avenir était impitoyable et le présent l’était d’autant plus. Depuis le début du mois, elle n’avait aucune nouvelle de la nouvelle petite Lupin. Qui dans la famille savait qu’il s’agissait d’une petite fille ? Sans doute personne, car il n’y avait qu’elle, la Miss Black et Raphaël ainsi que les Rackharrow qui le savaient. Si Odette allait recevoir un faire-part de naissance ? Certainement pas. Elle avait fait ce qu’elle avait promis à Circée, elle l’avait aidé à faire naitre cet enfant en parfaite santé. La suite ? Elle n’en faisait logiquement pas partie. Elle n’était pas même une tante par alliance ou une grande cousine de la petite lupin. Une Lupin tout à fait normale, alors que son cousin allait, lui, être une petite boule de poil dans quelques années. Des jours qu’elle appréhendait plus qu’elle ne le voulait dans le fond. Elle soupire en posant sur son ventre arrondi un ouvrage qu’on lui avait rapporté. Des informations sur cette grossesse, puis sur l’évolution de l’enfant dans l’avenir. Skander et elle auraient quelques six ou sept années avant que le bébé ne subisse les affres de la lune. Des affres qu’elle ne ressentait que peu, mais elle pouvait déjà sentir que rien ne serait facile surtout pour un enfant de six ou sept ans. Sans compter l’apparition de la magie au même moment. Le petit garçon serait-il un élément perturbateur, serait-il renfermé sur lui-même ? Au sujet de ses frères et sœurs que faudra-t-il dire à Orion ou Antigone, voir à Finlay pour qu’ils ne se fassent pas transformer durant un jeu… Tant de petits détails qui pouvaient en soi gâcher la vie de l’une des trois têtes blondes présentes dans la maison de Cornouailles. Elle soupire encore, coincée dans le lit conjugal malgré elle. Aujourd’hui, elle avait bénéficié de l’aide d’Emma pour se lever, se laver et manger quelques bricoles et elle était restée allongée toute la journée. Sans doute était-ce pour ces raisons qu’elle était encore éveillée si tard. Finlay dans un coin plus sombre de la pièce dormait. Bientôt le petit Peakes aurait sa chambre, mais jusqu’à ses un an, elle le gardait près d’elle. La mort subite du nourrisson lui faisait peur. Et ce fils adoptif, c’était ce qui restait de ses deux protecteurs : Edward et Asphodel.

Elle voulait en prendre soin, comme le fils qu’elle portait. Car elle l’aimait plus que ce qu’elle ne pouvait le penser. Il n’était pas sa chair, mais Finlay était sa famille. Sa famille, sa si grande famille. Lui, elle, Victoire en guise de belle-fille. Ses deux jumeaux, Finlay et le bébé. Elle lève les yeux au ciel, il y a encore deux ans, elle n’avait rien de tout ça, juste un mutisme et une peur folle des loups. Aujourd’hui, elle en domptait un. Celui qu’elle aimait, celui qui se souvenait de tout finalement. Le temps avait fait des miracles et Skander se souvenait de tout. La résignation avait quitté son visage, mais la colère était une émotion qui l’habitait. Elle se souvient encore des mots durs, des insultes qu’elle a lues sur le parchemin froissé dans le sac de la petite Rackharrow. Va crever avec ton sale gosse. Comment avait-il pu dire ça, alors que lui-même allait en avoir un de gosse. On ne peut pas dire ça alors qu’il ne savait pas comment la blonde qui lui servait de compagne s’était battue pour qu’elle garde cet enfant, comment elle s’était épuisée à le mettre au monde et à sauver la mère du poison. Sans Astraea et Raphaël, tout aurait été des plus délicats. Saint-Valentin ou pas, elle avait fait sa propre remise en question, pensait-il vraiment des mots de la sorte, alors qu’elle avait affirmé porter les enfants des Peakes, alors que le père était tout autre. Dans le fond, n’était-elle pas dans le même cas que Circée, à avoir menti pour protéger cet enfant, pour protéger le père ? Protéger un père biologique mort dans les deux cas de figure. Aries était mort, Adrien était mort. L’avantage pour Circée, c’était sans doute que cet enfant était un enfant de sang pur. Et qu’il n’aurait rien à craindre. Contrairement aux jumeaux. Mais elle lève les yeux vers la porte qui s’actionne, le visage fermé, fatigué, les traits sombres par la sous-alimentation et les coups qui commencent à se faire de plus en plus répétitifs à mesure que sa colère contre le Leader, très occupé, de l'ordre du Phénix entre dans la pièce. Il caresse sa joue en venant à ses côtés, toujours, elle faiblit, et ce geste lui arrache un maigre sourire. Qu’il demande doucement. « Tu ne dors pas ? » Elle a un hoquet et pourrait presque en rire. « La pleine lune est dans deux semaines, ça n’est pas très coopératif là-dessous. » Non, l’enfant n’était pas très enclin à laisser sa mère dormir. Mais elle avait des choses à lui dire qu’elle prend sa main dans la sienne. « Disons que j’avais une bonne et une mauvaise nouvelle à t’annoncer. » Hostilités ? C’était toujours comme ça avec eux, le jour où ils seraient en parfaite harmonie, sans disputes, ça ne serait plus vraiment eux, où ils seront très vieux et fatigués de se disputer sur leurs vieux jours et encore… « J’imagine qu’il faut commencer par la bonne, tu as l’air fatigué. »

Contradictoire, c’est sans doute elle la plus fatiguée des deux, mais elle s’en fera toujours pur lui, comme pour leur tribu. C’était ça développé l’instinct maternel. Pourtant, elle clôt son livre, le posant, non sans difficulté sur la table de chevet à sa droite. Avant de se redresser tant bien que mal dans la tonne d’oreillers où elle nageait avec l’aide d’Ombeline qui semblait déterminée à bien mener à terme cette grossesse si extraordinaire. Elle sourit un peu. « Raphaël est encore venu me voir… » Elle fit mine de réfléchir un instant, comme si sa mémoire était aussi vacillante, elle se moque de lui, sans aucun doute, mais il fallait mieux en rire qu’en pleurer dans ce genre de situation. Mais comme le passé appartenait au passé, Odette se permettait, de toute façon, elle savait dans le fond dompter ce loup en face d’elle, alors elle ne se faisait que très peu de soucis. « Hier ou avant-hier, je ne sais plus, les journées se ressemblent toutes finalement. » Sieste, contractions, coup dans la vessie. Les inconvenants d’une grossesse en outre, le tout doublé de la particularité de l’enfant. Elle bouge ses mains comme pour commencer à expliquer quelque chose. « Enfin, on a refait une énième échographie moldue, et c’est assez encourageant, même s’il commence déjà à basculer vers l’avant durant le septième mois » elle a l’air euphorique de parler de cet enfant en elle, une mère avant tout n’est-ce pas qu’importe les conséquences. Elle voudrait lui prendre les mains, les poser sur la bosse de son ventre, mais elle sait que cela le rebute, qu’il n’aime pas cet enfant pour les risques. Mais elle ne cache pas les étoiles dans ses yeux quand elle en parle malgré la fatigue. « Et… Il se pourrait qu’il soit avec nous à la lune de Mars, voir un peu avant, en tout logique, enfin c’est ce que j‘ai lu dans ce bouquin » dit-elle en montrant vaguement le livre qu’elle venait de poser. Puis, elle laisse le silence retomber, avec toujours ce même sourire sur son visage, elle n’a pas tout dit, et il le sait. Elle est comme ça Odette, elle entretient le mystère. Elle lève les yeux au ciel et se mord la lèvre, impatiente, n’attendant même pas une autre question pour qu’elle crache morceau. « C’est un petit garçon ! » Elle aimait sa fille, mais Dieu sait qu’elle avait un meilleur feeling avec les petits bouts d’homme, alors en avoir un troisième ne pouvait que la contenter ! En vérité, cette information, elle la savait depuis l’accouchement de Circée, mais elle voulait lui faire cette surprise pour la Saint Valentin, après tout, c’était le seul cadeau qu’elle pouvait lui faire, un vrai petit héritier des Lupin. Pourtant, elle sourit un peu moins, le laissant réagir avant d’ajouter. « Passons à la mauvaise nouvelle du coup, » qu’elle se redresse encore un peu plus pour ouvrir la table de nuit. Cherchant le bout de parchemin froissé. Elle lui tend en ajoutant. « Tu sais d’où il vient, et oui, je l’ai trouvé, et oui, tu me déçois. » Elle marque une pause. « Énormément. » Elle était plus que déçue, elle était interdite par tant de violence. Tant d’animosité. Qu’il soit de Lothar ou d’Aries, l’enfant était un demi-lupin. « Parce que moi, je pensais, qu’ici, la famille c’était important ! Alors… Au-delà de comprendre ta réaction, au-dessus de ça, la petite fille. C’est une Lupin. Et on ne souhaite pas à sa famille de crever. » Sinon, elle n’avait qu’à crever dans quelques semaines.
 



This isn't the separation that hurts me
why think separately of this life and the next when one is born from the last.... Time is always too short for those who need it, but for those who love, it lasts forever.


Parchemin envoyé Jeu 9 Mar - 0:41

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1838 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)
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ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN



"J’ai défait le vent, inversé le temps pour retrouver tes pas
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14 FEVRIER 1991

La Saint Valentin, ce n’était clairement pas la tasse de thé de Skander. L’amour, ce n’était pas la tasse de thé de Skander, ça ne l’avait jamais été. Pourtant fils d’une française à moitié italienne, il aurait dû hériter d’un romantisme à la française et d’une faculté à parler d’amour comme les italiens. De sa mère, de ses origines, il n’avait hérité qu’un titre de Casanova durant sa scolarité à Poudlard, et d’un Casanova dépravé à la suite de la Purge où il a littéralement perdu pied.  Mais il n’était pas expert en amour  même si les souvenirs étaient revenus, il avait l’impression qu’il ne maitrisait rien de ce sujet, rien de cette histoire, et que tout était plus fort que lui. Odette et lui, cela faisait bientôt onze mois s’il pouvait se fier à sa mémoire, et ils avaient connus des hauts mais surtout des bas. Les souvenirs revenus il avait pourtant l’impression qu’ils étaient à leur plus bas, que les choses pourraient difficilement être pire. Ils allaient avoir un enfant, mais à quel prix. Le prix à payer pourrait être la vie d’Odette et il refuse de payer ce prix – sauf que son absence de souvenir, sa distance due à cette amnésie l’avait privé de faire entendre sa voix. Une grossesse d’un enfant loup garou, c’était une pure hérésie. Il gardait en mémoire les paroles de l’apothicaire en France louve elle aussi mais dont la mère était morte en lui donnant la vie. Il ne pouvait plus chasser cette pensée de sa tête depuis qu’il s’en souvenait. Il ne voulait pas perdre Odette, mais dans le fond il ne voulait pas non plus perdre l’enfant. Il ne s’était jamais pensé paternel Skander pourtant, il l’était bel et bien, avec Victoire que lui ou elle veuille bien l’admettre, comme il l’avait été avec la jeune et terrorisé Meara Potter quand il l’avait mordu et bien après. Il était plus paternel qu’il ne voulait bien le dire, c’est lui qui avait pratiquement élevé son frère en évitant de le laisser trop souvent à la merci d’un père alcoolique. Il était paternel – il était déjà père, d’adoption par trois fois, sur le tard une fois, et bientôt il serait père d’un nourrisson. Il avait peur de perdre Odette mais aussi peur de ne pas être à la hauteur. Hériterait-il des défauts de son père en matière d’éducation ? Il n’espérait pas. Il espérait être différent de son père. Il l’était dans un sens, il avait réussi à arrêter de boire, il avait réussi à arrêter la drogue, là où son père avait sombrer. Son père avait sombré quand on l’avait privé de la femme qu’il aimait. Si Odette venait à mourir en couche, il suivrait sans doute le même chemin. Il n’aimait pas la Saint Valentin mais l’amour, il dictait une partie de sa vie désormais.

Il s’inquiétait pour elle – peut être aussi pour le bébé mais il n’était certain de cela. il y avait tellement de quoi s’inquiéter, elle ressemblait à un fantôme elle qui d’accoutumé avait déjà le teint sur clair semblait presque translucide. Elle n’en restait pas moins magnifique – malgré tout. L’amour rend aveugle ? Non, elle était belle tout simplement, qu’elle soit fatiguée, radieuse, en colère ou même assoupie. Assit à ses côtés, il en oublie les complications de la journée, le travail harassant et les tourments qui peuvent l’ennuyer. Elle est là, face à lui, et c’est ce qui importe. « La pleine lune est dans deux semaines, ça n’est pas très coopératif là-dessous. » Il essayait parfois d’oublier que cet enfant serait un loup mais il y avait toujours quelque chose pour le lui rappeler en mémoire. La pleine lune il en subissait déjà les sautes d’humeurs, il se sentait bien instable depuis quelques jours. Aujourd’hui même la moindre contrariété avait été difficile à gérer. Alors il se doutait bien que l’enfant ressentait ces changements aussi – forcément, il était de son sang et portait sa malédiction, celle des Lupin. Il allait dire quelque chose, mais Odette l’interrompt, « Disons que j’avais une bonne et une mauvaise nouvelle à t’annoncer. »  Il se fige. Une bonne nouvelle, et une mauvaise. Son estomac se noue. « J’imagine qu’il faut commencer par la bonne, tu as l’air fatigué. » Douce ironie, elle avait repris du poil de la bête Odette, elle savait faire preuve de sarcasme.  Il est assis et il la regarde fermer son livre, il la regarde poser le livre avec difficulté, le ventre la handicape drôlement. Il est toujours inquiet de la voir dans cet état, pressé qu’ils en finissent mais inquiet de l’issue que pourrait prendre cette histoire. « Raphaël est encore venu me voir… »  Il était toujours inquiet quand elle parlait de lui. En fait, être inquiet c’était devenu le lot quotidien de Skander, depuis qu’il avait retrouvé ses souvenirs, l’inquiétude faisait partie de sa vie et il s’en serait bien passé. Il n’aime pas cette façon de maintenir le suspens, mais à priori, elle commençait par la « bonne nouvelle », mais il n’empêche qu’avec cet air, elle est presque insupportable. « Hier ou avant-hier, je ne sais plus, les journées se ressemblent toutes finalement. »  Insupportable à tourner autours du pot. « Enfin, on a refait une énième échographie moldue, et c’est assez encourageant, même s’il commence déjà à basculer vers l’avant durant le septième mois » Miracle ? Peut être, l’enfant semblait suivre le cours d’une grossesse normal, mais il doutait qu’Odette puisse arriver à son terme, il avait étudier la question et les grossesses de bébé loups n’étaient pas de tout repos, et en rien normal. « Et… Il se pourrait qu’il soit avec nous à la lune de Mars, voir un peu avant, en tout logique, enfin c’est ce que j‘ai lu dans ce bouquin » Cela les menait à la fin mars, de quoi voir les choses venir, de quoi espérer encore qu’elle puisse y survivre. Ils avaient du temps devant eux. Enfin « du temps », c’était relatif, il leur restait une poignée d’instant qu’ils étaient capable de gâcher par leur foutu caractère, car d’ici la Lune de Mars ils ne pourraient être sûr du destin d’Odette. Qu'elle crache le morceau sur cette bonne nouvelle qu'il soit prêt à encaisser la mauvaise. « C’est un petit garçon ! » Un fils. Un fils dont il avait déjà gâché la vie avant même sa venue au monde. il ressemblait plutôt à son père au final.

Un fils. Il sourit, mais il n’a pas le sourire facile ces derniers temps. Mais il sourit, content d’avoir un fils, il sourit content de cette nouvelle car il sait qu’elle est heureuse d’avoir un fils, un autre fils. Il a bien remarqué qu’elle était plus à l’aise avec ses fils qu’elle ne l’était avec la petite Antigone, pour Skander c’était peut être le contraire, plus à l’aise avec les filles et les femmes qu’avec les garçons, mais il arriverait à s’en occuper, du moins, il ferait de son mieux. « C’est une merveilleuse nouvelle. » Dit-il, si ça avait été une fille il en aurait été tout aussi heureux. « Merveilleuse. » Dit-il un franc sourire aux lèvres, mais celui-ci se fige et se brise aux mots d’Odette, « Passons à la mauvaise nouvelle du coup, »  Il s’attend au pire, une nouvelle concernant le bébé. Une mauvaise nouvelle la concernant elle. Il est intrigué de la voir chercher quelque chose dans le tiroir de sa table de nuit. Elle en sort un bout de papier froissé. Elle le lui tend. Il le reconnait ce bout de papier écrit sur le coup de la colère, un bout de papier dont il ne regrette aucun mot, elle dit alors, « Tu sais d’où il vient, et oui, je l’ai trouvé, et oui, tu me déçois. »  Il n’était même pas étonné. Pas étonné qu’elle soit déçue, mais plutôt étonné qu’elle l’ai trouvé. Cela voulait donc dire qu’elle avait vu la folle Rackharrow, et que celle-ci lui en avait fait part. Il n’avait pas idée du déroulement des choses, mais pire encore, il s’en moquait. Il soutient le regard d’Odette, quand elle ajoute, « Énormément. » Qu’elle en finisse. Qu’elle crache le morceau. « Parce que moi, je pensais, qu’ici, la famille c’était important ! Alors… Au-delà de comprendre ta réaction, au-dessus de ça, la petite fille. C’est une Lupin. Et on ne souhaite pas à sa famille de crever. » C’était ce qui était le plus important dans cette histoire : la famille. Sa famille a lui avait été mise à mal par les Rackharrow, par le père de Circée, sa mère en avait payé le prix de sa santé, puis de sa vie. Sa mère, cette précieuse mère qui était la sienne, celle dont il aurait aimé avoir les conseils tout du long de sa vie, mais dont il avait été privé. Alors oui, c’était une question de famille, mais aussi de vengeance. De vengeance au nom de famille. Le père Rackharrow les avait fait souffrir, et Circée avait joué avec le cœur de son frère, et celui de son meilleur ami, elle leur avait menti à tous les deux. Elle n’était qu’une vile menteuse, que cette gosse soit une Lupin ou pas, ce n’était pas la question, elle n’en serait jamais vraiment une puisqu’elle serait élevé dans la noirceur de ces tarés de la magie noire.

Il est assis sur le bord du lit, et il froisse alors la lettre. Il se souvient de ce qu’il a écrit. Il laisse un sourire narquois s’afficher sur son visage. Avoir tort et l’admettre sont deux principes qu’il a du mal à assumer. Deux principes difficiles à assumer. Très difficile même. Ce n’est pas dans sa nature d’admettre qu’il avait tort. Il tient à sa famille. Il tient à Odette, à leur enfant – il tient même à l’enfant qui mange à petit feu la vie de celle qu’il aime. Il tient à Lothar  et il tient aux autres comme jadis il avait tenu à Aries. La famille c’était ce qui avait maintenu Skander à flot pendant toutes ces années, mais il savait qu’il s’était fourvoyé en usant de méthodes peu convenable, celle-ci en était encore la preuve. « Tout ce que je fais, je le fais pour la famille. » Lâche-t-il alors, qu’importe le sang de cette gosse jamais elle n’approcherait les Lupin, une pauvre petite sang pure enfermée dans une famille de dingue, mangemorts de surcroît, alors elle ne serait jamais des leurs. « Elle ne sera jamais des nôtres, quel que soit le sang qui coulent dans ses veines. » Le sang ne faisait pas la famille, il le savait. Il l’avait appris, et sa relation avec les Jumeaux et Finlay en étaient la preuve, le sang ne fait pas de vous quelqu’un d’une famille ou d’une autre. « Elle ne sera jamais une Lupin parce que notre famille ne sera jamais assez bien pour eux, et c’est mieux comme ça. » Il se lève, énervé, « Je préfère crever que voir une Rackharrow dans notre famille, ils ne sont que… ce sont des monstres. Ils ne savent que pratiquer la magie noire et répandre la mort ! » Il hausse le ton sans le vouloir. La rancœur, la colère et la haine en perfusion à chaque fois qu’il évoquait cela. « Alors si tu attends de moi des regrets, tu t’es trompé sur mon compte. » Lâche-t-il alors. Il ne regretterait pas ses actes, il agissait pour les siens. Il avait jeté un doloris à Circée pour son frère, il lui avait envoyé cette lettre pour son frère mais aussi pour Aries, en sa mémoire. Peut-être son frère aimait-il encore Circée, peut être son cousin l’avait-il aimé, mais il s’en moquait. Il le faisait pour sa famille. Skander est debout prêt à prendre la porte, à aller prendre l’air pour éviter de hurler sur une femme enceinte. Mais avant de franchir la porte il s’arrête, et se retourne, « J’ai toujours agis pour ma famille, que ça leur plaise ou non parce qu’il fallait bien que quelqu’un le fasse, parce qu’il faut toujours que quelqu’un se salisse les mains ! » Il marque une pause, tentant de rester calme, il n’avait jamais eu personne pour l’aider moralement à agir de façon convenable. « Mais ça… Cette gamine, elle ne sera jamais de notre famille ! Jamais ! » Il a besoin de le marteler. Il avait toujours agit pour sa famille sans réfléchir à une autre solution, la méthode forte, la méthode brutale. « C’est pas humain ?! » Dit-il en haussant encore le ton, « Je suis un monstre ! » Se sent-il obligé de rappeler, lui le monstre, lui la bête, lui le loup garou. Il laissait la bête lui dicter ses agissements dans ces moments-là parce que c’était plus facile.  « Pendant toutes ces années c’est le monstre qui à dicter mes moindres faits et gestes. » Il marque une pause, « Tu veux que je change ? » Il avait déjà tant changé. Il avait tant changé en une année. Son dernier acte de barbarie vis-à-vis de Circée remontait à avant leur rencontre, le dernier pendant une passe difficile. Il était instable Skander il le savait, et il se savait à la merci de la bête, sauf quand elle était là. « Alors épouse-moi. » C’était sorti tout seul. Plus naturellement qu’il ne l’aurait jamais cru. Il y a une logique, « Epouse-moi, puisque tu as réussi à faire de moi un homme meilleur, parce que quand tu es à mes côtés je me sens humain. » Et en vie. Avec elle, il arrivait à cesser les atrocités. Il avait voulu le demander autrement, il était venu pour le demander autrement, une boite dans la poche de sa veste. Mais il faisait tout de travers, comme toujours. Mais au final, Odette et Skander, tout était bancal et extrême, leur rencontre, leur histoire, la demande devait l’être tout autant.
 


It's good to be king like a conqueror

I can feel the weight, I can feel the weight of the world.I can feel the pressure, I know the pain and the hurt[...]I will not run when destiny comes, It's good to be king

Parchemin envoyé Dim 30 Avr - 23:42

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Je suis : Dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 18/07/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1262 hiboux. J’incarne : la sublime Sarah Gadon , et l’avatar que je porte a été créé par : © class whore . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : D.M. - P.L - L.G. - Z.S. Je parle en : #996666



Je suis âgé de : vingt-neuf ans (20.01.62) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Mère au foyer, ex-psychomage, et Médicomage pour l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis mariée avec les Leader de l'Ordre, Skander Lupin. (le 8 juin 1991) Champ Libre :

Maman de quatre enfants (Antigone, Orion, Finlay, Sirius) et belle-mère de Victoire.

Elle a été agressé par un loup quand elle a eu 24 ans et garde de forte séquelles vis à vis de la violence et du sang, la rendant parfois inoffensive ou trop agressive, tout dépens de l'enjeu.

malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 








QUELQUE CHOSE DE MAGIQUE.
ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN



"J’ai défait le vent, inversé le temps pour retrouver tes pas
Tué mes démons, bravé les tourments pour arriver à toi.
J'ai défié tes nuits, chassé les esprits qui troublaient ma foi
J'ai veillé tes jours, Invoqué l'amour pour arriver à toi"



14 FEVRIER 1991

Son ventre rond se contractant par les mouvements de l’enfant qui viendrait au monde dans quelques semaines, la demoiselle à bien du mal à croire qu’elle va tenir le choc durant l’accouchement, elle voudrait partir en paix avec elle-même. Mais avec ce loup à ses côtés. Avec ses méfaits, ses mots durs envers une personne qu’elle suivait depuis des années maintenant. Mais était-ce simplement pour cela qu’elle était inquiète Odette ? Sans doute pas, elle était toujours trop concernée quand un enfant entrait dans le jeu de la haine et de la violence qu’elle suivait depuis qu’elle avait choisi le côté de Skander Lupin. Un loup-garou reste une personne impulsive et le renouveau de l’action était salvateur pour eux. Skander retrouvait le terrain, retrouvait l’action, laissant les nerfs à fleurs de peau d’Odette momentanément tranquille. Il n’était plus ce loup en cage de ses retours de France. Elle a pourtant dans le cœur toutes les petites attentions qu’il a eues pour maintenir leur couple à flot durant les nombreux mois où il avait tout oublié. Mais dans le fond n’était-ce pas mieux pour elle qu’il avait oublié qui avait jeté l’éclair vert sur Emily ? Si, pour Odette, ça la laissait avec ses démons, sans complices de quoi que ce soit. Elle s’en voulait de lui infliger cela, alors qu’il s’en voulait de lui infliger la grossesse qu’elle supportait. Mais sous peu le terme atteint, elle rencontrerait le petit être dans son ventre. Le petit être qui faisait déjà battre son cœur, bien plus que son père. « C’est une merveilleuse nouvelle. » Dit-il alors quand elle lui annonce que c’est un petit garçon, que Raphaël avait annoncé de belles nouvelles concernant l’avancée de la grossesse. Cet homme était une bénédiction du ciel pour les divers enfants qu’elle avait eus. Déjà pour les jumeaux il l’avait suivi, aujourd’hui malgré son camp plus prononcé, il n’hésitait pas à prendre des risques pour la blonde Moody. Pourtant, Odette coupe le merveilleux sourire de Skander à cette nouvelle pour lui annoncer qu’il y a autre chose. Une chose qui la tue depuis qu’elle a retrouvé cette lettre dans le sac de circée. Cette lettre de haine. L’enfant unique ne pouvait pas comprendre parfaitement ce que c’était de voir un frère ou une sœur souffrir, elle avait condamné sa mère à n’avoir qu’un unique enfant ne venant au monde. Pourtant au fur et à mesure qu’elle parle, la blonde n’est pas étonnée de sa réaction, ou plutôt de son manque de réaction ou l’impatience qu’elle lit dans ses yeux. Il veut qu’elle crache ce qu’elle a sur le cœur. Et elle en a tellement. Des mots de rancœur, comme des mots d’amour. Mais la haine la ronge, car elle n’est pas de ce bord, parce qu’elle est loin d’être une personne haineuse. Elle avait choisi d’aider les autres par la médecine, puis par la psychomagie…

Pourtant, il la froisse de nouveau la lettre, malgré son sourire narquois, elle ne relève pas, les mains croisées au-dessus de son ventre rebondi comme elle l’avait l’habitude de le faire. C’était quelque chose que la grossesse lui avait apporté sans qu’elle ne puisse se défaire de son habitude… « Tout ce que je fais, je le fais pour la famille. » Elle hausse un sourcil la blonde. Elle n’en doutait pas un instant, mais elle ne comprenait pas que la fille de feu Aries. Ce cousin, se frère de cœur, elle ne parvenait pas à comprendre que cette enfant, qui devait lui ressembler un minimum ne faisait pas part du cercle de la famille pour lui, alors qu’il avait tant aimé Aries, sans doute au même titre que Lothar. « Elle ne sera jamais des nôtres, quel que soit le sang qui coule dans ses veines. » Elle s’enfonce dans les oreillers alors qu’il est toujours là, fumant sur le bord du lit. « Elle ne sera jamais une Lupin parce que notre famille ne sera jamais assez bien pour eux, et c’est mieux comme ça. » Elle tente de poser sa main sur son épaule en vain, dérangée par un coup de genou du bébé. « Skander… » tente-t-elle.  « Je préfère crever que voir une Rackharrow dans notre famille, ils ne sont que… ce sont des monstres. Ils ne savent que pratiquer la magie noire et répandre la mort ! » Elle écarquille les yeux. Elle ne sait pas Odette, elle ne sait pas pour sa mère, pour celle de Lothar. Pour tout ce qui leur a arrivé… Mais elle n’en doute pas qu’une famille de si mauvaise réputation soit capable de tels maux. « Alors si tu attends de moi des regrets, tu t’es trompé sur mon compte. » « Je ne sais même pas pourquoi tu les détestes. » Lance-t-elle, à son tour exaspérée en sachant qu’elle n’aurait pas de réponse de la part du loup, alors qu’elle tente, elle aussi, en vain de se lever pour le rejoindre sur le pas de la porte. En priant pour que Finlay ne se réveille pas sur leurs échanges de colère. Pourtant, il marque une pause en se retournant sur elle. Comme pour ajouter quelque que chose de plus dure encore, mais les pieds hors du lit avec beaucoup d’effort, elle reste suspendue à ses lèvres… Comme attendant la sentence. Allait-il la quitter pour le simple fait qu’elle considérait cette petite fille comme une Lupin, plus qu’une Rackharrow. « J’ai toujours agi pour ma famille, que ça leur plaise ou non parce qu’il fallait bien que quelqu’un le fasse, parce qu’il faut toujours que quelqu’un se salisse les mains ! » « Je n’ai… » Pas demander que tu te salisses les mains pour le bébé d’Aries. Pense-t-elle. Ni pour personne, si elle pouvait éviter autant que possible qu’il le fasse même pour sa famille, elle le ferait. « Mais ça… Cette gamine, elle ne sera jamais de notre famille ! Jamais ! » Il le crie, il le hurle pour s’en assurer. Dans le fond, elle sait qu’il sait qu’il y a un peu d’Aries dans cette gamine. Elle voudrait lui rappeler qu’il hausse encore le ton, alors qu’elle se tient debout avec du mal. Une main pour se soutenir contre un meuble.

« C’est pas humain ?! » Elle le regarde hébéter. Que lui répondre. Les sentiments sont humains. « Je suis un monstre ! » Affirme-t-il cette fois. Qu’elle hausse elle aussi le ton. « Un monstre a-t-il autre chose que la bestialité Skander ? » dit-elle aussi fort qu’elle le peut pour lui rappeler que ses sentiments font de lui un être plus humain que ne le serait un loup seul. « Pendant toutes ces années, c’est le monstre qui a dicté mes moindres faits et gestes. » Elle voudrait lui répondre qu’elle le sait trop bien. Qu’elle se souvient de lui durant les années de ses vingt ans ! Qu’elle sait qu’il était le pire des monstres à cette époque ! Mais qu’aujourd’hui il est une personne bien meilleure, mieux qu’il ne le pense lui-même. « Tu veux que je change ? » « Je ne t’ai jamais demandé de changer ! Je t’ai toujours pris comme tu étais, c’est toi seul qui as fait les efforts ! » Et c’était sans doute la vérité plus qu’il ne pouvait le penser. Il ne bougeait plus, elle avait la respiration saccadée et sa main au-dessus de son ventre, vient le soutenir en dessous de ce dernier. Elle tient difficilement sur ses jambes lors des crises de remuages du bébé. Mais elle reste là, prête à le retenir s’il décidait de partir une nouvelle fois. La dernière fois il lui était revenu en petit bout cassé. La mémoire en vrac. Elle ne voulait plus que cela arrive. Elle s’y refusait. Elle l’aimait trop pour le voir partir, pour le voir partir sans être capable de l’arrêter serait le pire des sentiments qu’elle pourrait ressentir. Elle n’avait pas envie de le voir changer. Elle aimait tout chez lui. Ses colères comme ses moments de passion. Mais elle avait ses humeurs elle aussi. Elle était encore plus instable avec la grossesse. Mais elle se sentait si bien près de lui, comme un rempart à ses cauchemars, comme l’homme qui vendrait son âme pour la sauver du monde horrible où ils vivaient. L’homme qu’elle avait tant cherché, sans jamais avoir pensé que ça pourrait être cet abominable alcoolique, cet immonde apprenti de Robb Moody. Pourtant, elle attend la sentence, la rupture ou la crise de colère. Son cœur battant si fort qu’on doit l’entendre dans le lourd silence qui les entoure. Et le couperet tombe. Un couperet qu’elle n’attendait pas le moins du monde. Un simple. « Alors, épouse-moi. » Son souffle se coupe sous la surprise. Comment s’attendre à cela dans ce moment précis ? Elle n’y pensait pas, elle n’y pensait plus. Elle n’avait glissé que l’idée à Emma qu’un jour elle voudrait se marier. Avec lui, c’était tout à fait normal. Mais qu’il dise ça comme ça, à ce moment précis. Elle en a le souffle coupé. Un air plus que surpris sur le visage. Comme une mauvaise blague. Elle refuse d’y croire sur le moment, jusqu’à ce qu’il continue. « Épouse-moi, puisque tu as réussi à faire de moi un homme meilleur, parce que quand tu es à mes côtés je me sens humain. » Elle pourrait y croire un instant, elle y croit forcément, il est si sérieux dans ses propos…

Pourtant, elle ne contrôle pas vraiment son corps, se sentant flancher par la surprise et l’éprouvante condition physique qu’elle avait, elle se rattrape avec bien du mal à la table de nuit pour ne pas finir allongée de tout son long sur le sol. Les cheveux en bataille, un t-shirt bien trop grand pour elle d’ordinaire. Elle n’est ni belle, ni sexy, ni prête pour ce genre de demande. Elle cherche dans ses yeux la blague, l’idée dite de travers, le silence en disant long sur l’attente qu’il devait avoir, cette attente qui la rendait de plus en plus certaine que ce n’était pas des paroles en l’air. Elle sent ses émotions lui jouer des tours, les larmes coulant de surprise, de joie et d’autres émotions positives sur ses joues rougies par l’émotion étrange qu’elle ressentait à ce moment précis. Elle cherche une main, un bras auquel s’accrocher. Pourtant, ce sont des pas maladroits qui la mènent vers lui à l’entrée de la chambre. Comme si c’était naturel d’aller encore se raccrocher à lui. Elle s’accroche si fort à son bras. Pour ne pas tomber. Elle voudrait ne pas pleurer. Sourire de toute ses dents, mais la surprise est-elle qu’elle rit dans ses larmes. Elle est si heureuse malgré ce que son corps montre. Comme une première réponse, elle le force légèrement à se pencher pour l’embrasser de ses menues forces. Elle l’aime tant, elle ne saurait dire combien elle a eu peur que cette soirée avec lui soit la dernière. Qu’elle ne croit pas ce qu’il vient de lui demander ! Mais il l’a fait. Elle lâche ses lèvres, elle devait y répondre. « Oui.* » Et c’était clair dans son esprit. Si bien qu’elle ne deviendrait presque hystérique, à la serrer par le cou. « Évidemment que oui crétin de loup ! » C’était un crétin de lui demander comme ça sous le coup de l’impulsion, mais c’était sans doute la plus belle surprise qu’elle n’avait jamais eue de lui pour construire un eux, en plus de l’adoption des jumeaux et de Finlay. Elle se serre contre lui, si faible, mais si débordante d’énergie venue d’on ne sait où à la fois. Ce genre de nouvelle fait tellement chaud au cœur dans un climat de guerre comme celui-ci. Qu’elle arrive enfin à capter son regard noisette en ajoutant. « Moi aussi, je serais une Lupin. » Parce que même sans le nom, elle savait qu’elle était sa famille, comme il était la sienne.

* en français
 



This isn't the separation that hurts me
why think separately of this life and the next when one is born from the last.... Time is always too short for those who need it, but for those who love, it lasts forever.


 

(skandette) Quelque chose de magique.

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