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-PIETRA Ƒ you are the moon-
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Je suis : MoonOfBlood , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 12/01/2017 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 156 hiboux. J’incarne : Gal Gadot , et l’avatar que je porte a été créé par : gallifreys. Je parle en : firebrick.



Je suis âgé de : trente ans , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : fugitive de l'Ordre et ex-Potionniste. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je reste irrécupérable.


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MessageSujet: PIETRA Ƒ you are the moon   Ven 20 Jan - 15:26

you are the moon
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Il arrivait que Jaina, au réveil, ait cette vague impression que son monde ne tournait plus très rond. Que tout ça, ce n’était qu’un assemblage de chimères et de cauchemars. Elle espérait, très brièvement, que l’univers s’était bien foutu de sa gueule et qu’elle n’avait pas vécu tout ça depuis la Grande Purge. Ce n’était pas tellement le fait d’avoir subi la morsure qui l’avait rendue à moitié cinglée, c’était le combat perpétuel, la vie sous couverture, les morts. Surtout eux, s’il fallait être honnête. Et ça ne s’était pas arrangé en Novembre dernier, quand Lothar avait fini par cracher le morceau. Blanc comme un linge, qu’il était. « Aries est mort, Jay. » Elle n’avait pas pleuré ce soir-là, pas pleuré les soirs d’après. C’était resté coincé là, dans sa gorge, ça fourmillait dans sa poitrine, mais elle était restée forte pour ses cousins. Forte. Forte, ça signifiait qu’il ne fallait pas qu’ils sachent qu’un autre morceau d’elle était parti avec le demi-lycan. Forte, ça signifiait que son regard devait rester ferme, que sa voix devait toujours claquer de temps à autres. Même si elle était éraillée. Même si elle ne demandait qu’à éclater en sanglots, quelques fois. Parce qu’on avait beau dire sur la louve, elle restait plus humaine qu’elle ne voulait pas se l’admettre. Humaine, torturée, cassée. Comme un jouet qu’on aurait trop souvent sorti.

Le tressautement du bus l’avait bercée, mais le chuintement agressif des portes la fit brusquement se raidir. Sa main se crispa autour de sa baguette, coincée contre son avant-bras, dans sa manche gauche. En une poignée de secondes, tout un tas de scénarios s’étaient joués dans sa caboche toute abîmée. Puis le calme était revenu. Respire, Jay. T’es souvent tendue, j’remarque. Il lui arrivait presque d’entendre sa voix, son rire agaçant. Bon sang, Aries lui manquait. Ils lui manquaient tous, les Lupin portés disparus. Tous à leur foutue façon. Alors oui, quand Lothar lui avait avoué la vérité au sujet de cette pleine lune qui avait mal tourné, elle s’était demandé si les choses auraient pu être différentes. Si elle avait été là. T’aurais pu mourir à sa place, hein Lupin ? Parce qu’elle n’aurait pas hésité à se jeter en travers de l’éclat verdâtre. Parce qu’elle serait crevée pour n’importe lequel de ces crétins. Même pour celui qu’elle s’apprêtait à tirer de son lit au beau milieu de la nuit. P’têtre surtout pour lui, hein ? Non.


Elle n’avait rien sur elle, rien de plus que sa baguette, et pourtant elle avait l’impression que le poids du monde reposait sur ses épaules. Forcée à l’inaction depuis le bal d’hiver, Jaina se mourrait finalement à petit feu. Les premières semaines, elle avait été ravie de voir son visage placardé partout – elle croisait son sourire sauvage et ses prunelles hautaines, ça l’amusait – puis, progressivement, le manque était venu lui dévorer les entrailles. Consignée à résidence, obligée de se couvrir le visage pour la moindre excursion. Elle n’était pas faite pour la passivité, la Lupin. Et ça devenait dangereux, pour elle, pour les autres, de la conserver en sécurité. Elle n’en voulait pas, de leur sécurité. Tout ce qu’elle désirait, c’était mettre fin à cette guerre qui n’avait que trop duré. Les Mangemorts reprenaient du terrain, et l’Ordre devait faire profil bas. Profil bas. Rien que ces deux mots lui arrachèrent un grognement dépréciateur. C’était pas elle, ça. C’était pas eux. D’un pas rapide, elle remonta l’allée qui menait jusqu’à la demeure d’apparence modeste, s’immobilisa une ou deux minutes sur le palier. Dans la pénombre d’une nuit bien trop avancée. Elle était sortie sur un coup de tête, n’y pouvant plus d’assister à des rapports plutôt que d’être sur le terrain. Son temps passé auprès de la Black Hand était malsain, violent, mais au moins elle avait eu l’impression d’être utile. Ce n’était plus le cas depuis des lustres.

« Par la barbe de Merlin… » marmonna-t-elle en constatant que la porte était verrouillée. Un bref regard aux alentours. Elle n’allait pas se mettre à gueuler. Si ? Quelques coups, secs et brutaux. « Si cette porte s’ouvre pas, je… »

Avant qu’elle n’ait eu le temps de vociférer ses menaces, la cloison pivota pour laisser entrevoir le visage ridé d’une femme qu’elle ne connaissait pas aussi bien qu’elle le voulait. Gwen la reconnu au premier coup d’œil, l’invita à entrer non sans jeter quelques regards prudents derrière la grande brune. Les lèvres pincées, Jaina baissa le regard devant la matriarche, une attitude penaude qui ne dissimulait en rien la rage qui bouillonnait en elle.

« Pietro. »

L’aïeule fit un geste pour l’aiguiller, s’apprêtant probablement à rajouter quelque chose avant que la Poufsouffle ne prenne le large. Parce qu’elle ne voulait pas s’attarder à ressasser le passé. L’avenir était suffisamment sombre comme ça. Telle une furie brune, elle débarqua dans l’antre du Lupin avec autant de gêne qu’une sauvageonne, venant se poster face à lui sans la moindre hésitation. Frémissante. Menton levé en signe de défi.

« Prends-moi dans la section alpha. »

Tout ça pour ça. Tout ce trajet pour une demande officieuse. Parce qu’elle n’aurait pas supporté une journée de plus terrée dans les ombres.

« Tu sais que j’le vaux, y’a pas à tergiverser, Pietro. »
CE MESSAGE EST PARFAITEMENT APPROUVÉ PAR LE MINISTÈRE DE LA MAGIE.


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Je suis : dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 20/06/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 238 hiboux. J’incarne : Sebastian Hot Stan , et l’avatar que je porte a été créé par : © Shiva . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Odette Moody, Desmond Meadowes & Lucrezia Borgin Je parle en : #993340



Je suis âgé de : trente et un ans (03.03) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Fugitif, Tatoueur Magique à la sauvette J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Célibataire, au coeur tourmenté par les femmes Champ Libre : Père du bâtard de Roisin Grimstone, est l'aîné d'un triplage : Oriana et Marek. Oriana est morte à la Purge, et une née moldue a pris sa place. Marek est parti en décembre 90



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MessageSujet: Re: PIETRA Ƒ you are the moon   Jeu 26 Jan - 23:31



“ YOU ARE THE MOON ”
JAINA & PIETRO LUPIN

Revenir dans le Kent, ce n’était pas une idée facile, pas une idée qui lui était passée par la tête, au début, il avait décidé de transplaner vers un refuge indiqué par la noble qui les soutient. Dans le fond, il en a rien à foutre Pietro d’où il se trouve, mais c’est avec qui il se trouve la question. Retrouver sa mère, sa grand-mère en ramenant avec eux l’insécurité et les problèmes à plein nez. C’était le quotidien de Lupin qu’avait répondu Gwen e leur servant le diner alors qu’ils étaient revenus depuis deux jours. Retrouver Viola, c’était aussi retrouver cette fausse sœur, la fausse Rhiannon qui était partie pour une semaine de vacances à la campagne avec une amie sorcière à elle. Il ne pouvait pas encore être irrité à sa vue, mais ce même repas, Joana avait soulevé une question qui lui soulevait le cœur. « Et si on partait loin d’ici ? » Partir ? Abandonner la lutte. Il avait grogné alors que Gwen soutenait que ce n’était pas des manières face à une dame, qu’il avait répondu. « Face à une lâche. » Étrangement, personne n’osait le contredire sur ce point, elle était définitivement une lâche sa future belle-sœur, elle avait beau avoir fait de la prison pour ce qu’elle était, elle n’en était pas moins une lâche à ses yeux. Un sourire narquois s’était planté sur ses lèvres et ne l’avait pas quitté depuis. Il ruminait bien trop depuis des jours, il ruminait la mort d’Aries et ce qu’il aurait donné pour le sauver, mais aussi pour éviter à la gosse de Skander d’être mordue. Même si pour lui c’était un privilège, Charles les avait bien éduqués : on ne mord pas une femme, c’est elle qui saura vous apaiser l’âme. Et depuis, même l’aîné des triplés avaient rompu la règle lors de l’attaque de Poudlard, la fille Yaxley, il l’avait mordu alors qu’il n’était pas transformé, la maudissant à moitié, mais la maudissant quand même. Malgré tout, il s’était amusé d’elle et de sa fièvre l’autre fois. Et aujourd’hui, il pleurait, il aurait voulu pouvoir pleuré encore et encore, mais il avait pu une larme pour pleurer Pietro, il était à sec, rongé et plein de culpabilité. C’était le lot des perdants habituellement, mais que pouvait-il faire, hormis constater que c’était sa faute. Tout était de sa putain de faute, insulter la copine de son frère et les voir partir dans la nuit bras dessus-dessous. C’était pas au-dessus de ses forces, il en avait rien à foutre des histoires de cœurs de Marek, il était juste contraint de voir qu’il était le seul de la branche à maintenir la lutte alors que Rhiannon était revenu dans le chaos qu’était son esprit, une édition du Golden Blood sous le bras, il l’avait saisi pour lire le torchon que c’était.

Non, il n’aurait pas dû lire, les noms des morts, ni pourquoi ils étaient morts. Tout était clairement dû à son lien avec lui, l’homme qui l’avait fait commettre l’adultère, elle était morte d’une façon qu’il n’osait imaginer, torturée dans cet interrogatoire musclé, laissant Mary aux bons soins de son père et de sa tante… La chambre qu’il occupe ne ressemble à rien si ce n’est à un foutoir sans nom. Les cigarettes s’écrasent toutes dans un cendar qui déborde. Ici, ça pue la clope, ici ça pue la peine et le chagrin, il c’est l’antre d’un loup à genou face au bonheur des autres et face à son bonheur émietté, rependu en poussière d’étoiles. Il pourrait encore se morfondre, là, la tête dans les mains cachées par ses genoux repliés contre lui. Il l’avait tué parce qu’il était stupide, comment une cracmole pourrait-elle se défendre face à des mangemorts ? Elle ne pouvait pas, elle valait même moins qu’un moldu. Elle était si fragile la gentille Rosalie, mais elle était morte par sa faute et tout s’amoncelait sur son dos. Tous les corps des gens qu’il n’avait pu protéger. Rhiannon la première, puis Aries, pour Rosalie et d’autres dont il a oublié le nom lors des missions pour l’autre. Quel chef de section pitoyable il faisait ! C’était clair comme de l’eau de roche qu’il était immobilisé dans sa tristesse sans moyens d’en sortir. Il voulait sortir, mais pouvait-il être tranquille même dans ce village en bord de mer. Il soupire, il se racle la gorge, collée à un radiateur, il regarde enfin le plafond et tend une main vers un énième de paquet de clopes à moitié vide. Même Viola, aussi folle soit-elle, se rendait compte de la descente aux enfers de ce fils qui restait près d’elle. Il n’entend pas qu’on frappe à la porte, ni que Gwen se lève, il se contente juste de rester là une lampe sur pied allumé, qui n’éclaire que partiellement la veste, lui en jeans, pied nu, un t-shirt humide et du sang sur les mains à force de taper dans un mur complètement défoncé de la chambre. Si on cherchait bien, il y avait quelques seringues de drogues moldu. Il voulait se foute en l’air ? Oui, mais il ne savait pas la chance qu’il aurait d’ici mai. Roisin ne lui avait rien dit. Et de toute façon, il crèverait sans doute seul, parce qu’il avait le don et le droit de l’avoir mérité.

Pourtant, il l’entend la voix raillarde et pleine de défi qui vient de rentrer dans son sanctuaire. « Prends-moi dans la section alpha. » Non, c’est ce qu’il a envie de répondre, mais il ne répond rien, il allume simplement sa clope, comme si elle n’était pas là. Elle prenait des risques pour rien, elle était incontrôlable Jaina. Car il la reconnaitrait entre mille cette cousine. Elle avait le sang bien plus pur que le sien, elle aurait pu avoir une vie aisée si elle n’avait pas été une fichue Lupin avec un fichu caractère. Mais il ne répond rien. Quand il a pas envie, ça peut devenir le premier des cons, et actuellement, il ne crevait pas d’envie de parler de l’Ordre, mais plutôt de panser ses plaies, d’aller sur la tombe de Rhi et de se laisser mourir de faim. Mais une personne avec un instinct animal si développé pouvait-elle décemment crever de faim ? Certainement pas. « Tu sais que j’le vaux, y’ as pas à tergiverser, Pietro. » Il entend son nom comme un reproche, et la bouteille de vodka, de whisky, qu’importe ce qu’il avait bu, fumé ou s’était injecté dans les veines, il n’était pas normal. Mais la bouteille se case avec fracas contre le mur déjà bien défoncé. Il n’a pas de honte, dans quelques jours peut-être utiliserait-il un sort pour remettre ça en ordre, mais là, il était tout bonnement malheur et perdu, et on venait lui faire une demande. Il tourne son regard rougeâtre vers cette femme qu’il a toujours trouvé magnifique malgré le malaise, il ne l’avouerait peut-être que sur son lit de mort. Il a ce petit air de dédain, qu’elle soit la chef de meute ou quelque chose du genre ne réduit pas le pouvoir qu’il a lui sur sa section vis-à-vis de Jaina. Il a les rênes et elle devrait accepter. Mais il n’avait pas envie de dire oui. « Ferme-là. » Lance-t-il la voix grisonnante d’un morne qui ne lui allait guère. Il tire une latte avant d’expirer la fumée. « Fallait aller voir Flamel, il aurait pt’être bien voulu de toi dans sa section. » Il la regarde, il aurait envie de dire qu’il n’avait pas envie de mettre sa vie à elle en danger, mais il est plus tranchant, plus salopard qu’il ne l’est habituellement, mais qui savait pour Rosalie si ce n’était lui, Gwen, Viola, Rhiannon et Magnolia ? Personne, personne ne lisait ce torchon. « Va crever, je veux pas de toi dans ma section, t’es intenable, j’ai besoin de soldat, pas de gens qui en f’ront qu’à leur tête Jay. t’es bien bonne, mais t’es pas disciplinée en combat. C’mort. » Fierté un, famille zéro.


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MessageSujet: Re: PIETRA Ƒ you are the moon   Sam 28 Jan - 15:34

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L’ordre fusa, la réaction de la louve ne se fit pas attendre : elle se crispa imperceptiblement, maîtrisant à grand-peine le réflexe de retrousser les babines et se contenta d’arquer un sourcil vaguement concerné. Elle n’avait pas peur de l’affrontement, néanmoins la rebuffade du brun l’agaçait. Très lentement, son regard vint trouver la bouteille aux mille éclats qui était passée à un bon mètre d’elle. Il n’avait pas voulu la blesser, même si son geste était mû par une impulsion violente. Elle avait à peine tressailli lorsque l’objet avait brusquement volé dans sa direction. Pietro mordait et grondait, mais tout animal savait reconnaître sa meute. Un loup n’attaquait jamais sa famille. Et pourtant, à le regarder se vautrer dans elle ne savait quelle misère, Jaina n’avait qu’une seule envie. Lui botter le cul jusqu’à ce qu’il ne puisse plus s’asseoir, ce crétin. Tous des crétins. Elle serra les mâchoires, leva les yeux au ciel à la mention de Flamel. Elle n’avait rien contre le sorcier, seulement ce n’était pas vers lui qu’elle souhaitait se tourner. Les mots restèrent bloqués dans sa gorge, ceux qui auraient dévoilés le mal qui la rongeait et son besoin d’action. J’te confierais ma vie, Pietro, pas à lui. Droite comme un i, elle l’observa déverser sa bile sans qu’une seule ride ne vienne troubler son masque impénétrable. Extérieurement, elle encaissait ses piques avec brio, intérieurement elle bouillait, ne demandait qu’à hurler. Pourquoi serait-il le seul à faire preuve d’autant de hargne ? La sorcière sentait la bête danser sous son épiderme, enrager.

« Va te faire foutre, Pietro. » Subtile, comme toujours. « Parce que t’es discipliné, toi peut-être ? C’est pas moi qui suis à moitié ivre et incapable de me tenir debout. T’es qu’une putain d'épave. » Et avant qu’il ne puisse répliquer, parce qu’il le ferait c’était certain, elle fit un pas dans sa direction pour l’attraper par son tee-shirt humide. L’odeur du sang fit battre son cœur plus vite. « Tu te bats parce que tu sais faire que ça. » Sa poigne sur son vêtement blanchit tant elle serrait les doigts. « Parce qu’on sait faire que ça. Alors arrête de me balancer tes excuses pourries. J’veux pas de Flamel, tu m’entends ? »

Et elle le repoussa sans préavis contre le matelas, avec une force surprenante pour une femme aussi frêle. Mais elle n’était pas qu’une sorcière, elle était une louve. Une Lupin. Tout comme lui. Même si, elle le savait, quelques-uns de ses cousins estimaient qu’une femelle ne devrait pas être mordue, parce qu’elle représentait l’ancre humaine de la famille, elle se savait à sa place. Elle était les deux : humaine et bête, femme et louve, guerrière et gardienne. D’un mouvement de poignet, elle fit jaillir sa baguette dissimulée dans sa manche et la pointa sur la silhouette. Un instant, le temps sembla se suspendre, s’étirer. Jaina planta ses prunelles noires dans les orbes rougeâtres du Phénix, puis elle réalisa que sa dextre tremblait. D’un froncement de sourcils, elle rabattit son bras, pivota sur ses talons pour ne plus avoir à subir l’assaut de son regard fou. Elle passa sa main libre dans sa crinière, exhala un soupir agacé.

« Qu’est-ce qui t’prends, hein ? » Sa baguette sembla crépiter un instant entre ses doigts parcourus de tressaillements légers. Une brève seconde, elle avait vu les yeux d’Aries à la place des siens. Un cruel rappel de son absence. « Si tu veux pas de moi, dis-le. Mais arrête de t’inventer des préceptes à la con. J’ai toujours suivi les ordres. » A sa façon, certes, cependant le résultat était là. Il lui était arrivé, quelques rares fois depuis sa retraite forcée, de passer outre les recommandations, seulement la seule personne qu’elle mettait en danger était elle. Elle seule. Toujours. Alors quoi ? « Ton problème, c’est pas ma façon d’être sur le terrain. » S'appuyant d'une main contre le mur, elle pinça les lèvres en jetant un coup d’œil dans sa direction. Essaya de réprimer la vague de douleur qui la suivait depuis Novembre. Occulta merveilleusement bien le besoin qu’elle ressentait à son égard – la force de l’habitude. Personne ne pouvait lui apporter ce qu’elle recherchait. « Ton problème, c’est que t’es un connard incapable d’afficher ses sentiments, mais j’le sais moi. T’as peur. J’le sens. » Elle releva le menton, plissa les paupières. « T’as peur qu’on finisse tous crevés dans une fosse commune. » Toute la famille. Tous les êtres aimés. « Et ça arrivera, tu le sais aussi bien que moi. » Jaina se redressa, sa main toujours refermée sur sa baguette. Inconsciemment prête à se battre. Toujours. « Parce qu’on est en train de perdre, Pietro, et que si on se bouge pas ça va s’passer comme ça. T’as besoin de moi. »

Et j’ai besoin de toi. Besoin de se battre pour chaque foutu loup, pour chaque victime qui croisait sa route. Besoin de faire la différence.
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Je suis âgé de : trente et un ans (03.03) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Fugitif, Tatoueur Magique à la sauvette J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Célibataire, au coeur tourmenté par les femmes Champ Libre : Père du bâtard de Roisin Grimstone, est l'aîné d'un triplage : Oriana et Marek. Oriana est morte à la Purge, et une née moldue a pris sa place. Marek est parti en décembre 90



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MessageSujet: Re: PIETRA Ƒ you are the moon   Ven 3 Fév - 23:59



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La rage de Jaina, il ne la palpait même pas. Autant dire qu’il n’avait pas besoin de la sentir, il était un Lupin, elle aussi non ? Alors, il le savait que dire non à un Lupin, c’était un peu provoquer les hostilités. Mais dans le fond, il ne voulait pas aller contre sa proposition, évidemment, il savait qu’il avait besoin de Jaina dans sa section. Mais se l’avouer ? Jamais. Jamais il ne mettrait la vie de quelqu’un d’autre en jeu. C’était un poids trop lourd quand la personne était importante pour lui. « Va te faire foutre, Pietro. » La riposte n’avait pas tardé à faire surface, il le savait, il allait passé un putain de sale quart d’heure, mais si elle pouvait l’achever, il dirait pas non, mais ça serait pas dans ses forces à Jaina, ils se kiffaient un peu trop pour se tuer de leur propre main, parce qu’ils étaient une famille malgré tout. Autre chose peut-être, mais il voulait pas l’avouer, il l’avouerait pas. Parce que c’était un petit enculé de première quand il était dans cet état. « Parce que t’es discipliné, toi peut-être ? C’est pas moi qui suis à moitié ivre et incapable de me tenir debout. T’es qu’une putain d'épave. » Mais là, il avait pas besoin d’être discipliné, il avait pas besoin, il se battait pas et était par certain de vouloir se battre à nouveau un jour, ça créé que des problèmes de se battre, et ça tue des gens, des gens qu’on aime et qu’on regrette. Mais il sent la poigne sur son col, il se sent être soulevé. Cette femme, elle avait la force d’une louve, il était pas alpha Pietro, il était juste de la meute, vla tout ce qu’il pouvait être certains. Un loup de plus dans une putain de meute. Mais il était pas certain d’y avoir sa place à part entière. Il avait mordu une femme, Charles aurait enragé de la savoir et il devait se retourner dans sa tombe le grand-père Lupin. Mais il a ce rictus quand elle lui dit qu’il sait faire que ça, se battre. Il ne sait pas faire que ça, lui il se bat avec ses idées, avec son imagination morbide, parce que c’est un artiste et que les artistes, ça tourne toujours super mal. Il ‘était pas si imbu de lui-même pour dire qu’il se considérait comme une disciple d’un grand peintre moldu, mais il avait son style et l’autodestruction qui allait bien avec, comme la partie sombre et la partie claire de son âme. « Parce qu’on sait faire que ça. Alors arrête de me balancer tes excuses pourries. J’veux pas de Flamel, tu m’entends ? » « Va te faire Jay ! » Répondit-il avant d’être propulsé sur ce qui semblait être un lit.

Le choc fut aussi rude que s’il avait atterri contre le mur, oué, il comptait pas les cadavres de clopes et de bouteilles qui trainaient dans sa chambre. Il a un rire gras, désespéré. Il est au fond du trou le Lupin et il le sait, mais il sait pas ce qui va le faire remontrer. C’était certainement pas elle et ses manières de mégères. Pour une fois dans sa vie, il avait envie qu’on le prenne pour un gosse. Un câlin et de gentilles paroles, mais il voulait pas lui demander à elle. Parce qu’il était pas fou de ce lien mystique qui y avait entre eux. Il voulait pas pousser le bouchon trop loin et pas pouvoir revenir en arrière. Pourtant, il a ce moment de lucidité et pointe lui aussi sa baguette vers la sorcière quand elle pointe la sienne vers lui. Un réflexe, l’auto-défense d’un corps qui n’en avait plus pour très longtemps dans le fond. Il ne le savait pas, mais il s’en foutait, il était dans sa spirale, quand il était défoncé, il ne se souvenait presque pas qu’il souffrait, il ne se souvenait presque plus du visage de Rosalie, ni de ses mots. Il ne se souvenait pas d’Aries. Parce qu’il ne l’avait jamais réellement apprécié ce Lupin, parce qu’il était trop sage, parce qu’il était jaloux des autres vrais loups de la meute. Mais ça fait toujours un choc quand quelqu’un de votre famille crève à votre place, alors que même si vous le détestiez, vous auriez donné votre vie pour lui. « Qu’est-ce qui t’prends, hein ? » Le désespoir, la peine, la mort. Tout ça en même temps en plus de l’incompréhension. C’était un peu du Pietro tout craché qui préférait se voiler la face que d’affronter la triste vérité. De se venger plutôt que de laisser les morts en paix. Mais il était comme ça, fougueux et un peu con sur les bords, borderline et abruti. Rien ne lui souriait et il savait qu’elle était là pour une bonne chose Jay, elle était un peu l’ange qui veillait sur lui dans le monde réel alors qu’Oriana, elle était partie depuis la Purge. Il répondit plus par un grognement que par des phrases, restant les yeux collés au plafond de la pièce. Il sentait une larme couler sur sa joue, il avait ce besoin de pleurer, parce que c’était une façon pour lui d’évacuer, même si c’était pas viril, il en avait toujours eu besoin. Mais si y voulait pas d’elle, c’était parce qui voulait pas prendre la responsabilité de sa vie et la voir crever comme une autre personne de la section. Les Phénix, ça tombait en ce moment, sans jamais renaître de ses cendres. Belle connerie comme principe. Oiseau de malheur. « Ton problème, c’est pas ma façon d’être sur le terrain. »  Elle lisait en lui, c’était désarmant. Il en avait marre qu’on puisse faire de lui un pantin.


C’est pas pour autant qui se relève pour la regarder, elle et son regard noir, elle est son ton agacée et ferme. Il en a rien à foutre de ce qu’elle peut dire, lui, malgré la famille, il se sent seul. Putain de seul, mais à qui le dire ? Certainement pas à elle. Marek était parti, il l’avait abandonné comme une merde, tout ça pour les yeux d’une blondasse lâche. Il n crevait de l’intérieur. « Ton problème, c’est que t’es un connard incapable d’afficher ses sentiments, mais j’le sais moi. T’as peur. J’le sens. » Il est saoulé d’être comme ça, s’il arrivait à parler ? Il le ferait, mais il sait que taper, grogner et attendre que le mal disparaisse, ça faisait neuf ans qu’il attendait que Oriana parte de ses pensées, alors combien de temps pour Marek et pour Rosalie, sans oublier Aries ? Mais oué, c’était la pire des connards et de tous, il l’avait toujours assumé, le bad boy de la famille, l’exemple à ne pas suivre dans les mâles Lupins, même Skander semblait être un ange à côté de lui. « T’as peur qu’on finisse tous crevés dans une fosse commune. » Qu’elle la ferme sérieusement, il lâche sa baguette, il lâche tout, il couvre ses oreilles de ses mains, un moment de faiblesse, cette ultime faiblesse où l’image qu’elle décrit apparaît clairement sous ses yeux. Oué, tout le monde mort. Et ils y courraient les pieds et poings liés. Mais il n’en peut plus d’entendre la suite de son sermon, elle se prenait pour la mère du groupe, il ne voulait plus en être. Plutôt être quelqu’un d’autre que de devoir affronter d’autres morts de personnes chères. Il avait cet air d’enfant battu les mains sur les oreilles et les genoux presque repliés contre lui. Quand il n’entend que le silence, un long silence d’attente. Elle devait bouillir de ne pas avoir de réponse du vif Pietro Lupin. Non, il était pas capable de donner de réponse, en fait, il était incapable de réfléchir actuellement. Les yeux clos, il voyait tout ce qu’elle avait commencé à dire. Pourtant, quand il semble prendre conscience de la réalité, il a envie de la foutre à la porte qu’elle dégage. Mais elle avait raison, trop raison sur ce qu’il ressentait. Sauf qu’elle n’avait pas ce paramètre important, celui qui l’avait mis au fond du trou. La femme de Lancelot Moody, son premier amour de jeunesse. Sans Rosalie, il sentait un vide pire, voire équivalent à l’entièreté de la famille Lupin anéantie. Il a envie de lui crier, casse-toi, mais aucun mot ne sort de sa gorge, il est tétanisé, ce qui ne va pas, c’est qu’il a cette impression d’avoir perdu un bout de son cœur. Quand il articule une excuse foireuse, mais vraie, l’une des parts de son malheur. « Marek… Il s’est barré avec sa blonde. » Dit-il amer et fade, triste et brisé. Pietro, il avait perdu son triplé. Pietro, il était tout seul désormais, alors qu’avant ils étaient trois. « Alors, s’tu veux être dans la section, t’y seras. » Le blanc, la sentence. « Sans moi. » Il avait perdu sa force de frappe sa poigne son envie, il l’avait perdu au moment où il avait perdu Marek et Rosalie.


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Je suis âgé de : trente ans , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : fugitive de l'Ordre et ex-Potionniste. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je reste irrécupérable.


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MessageSujet: Re: PIETRA Ƒ you are the moon   Jeu 9 Fév - 4:17

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L’insulte de Pietro passa sur elle sans la blesser. Ce n’étaient pas les mots qui mettaient le plus en rogne Jaina, c’était les silences et les actes. L’absence du verbe Lupin la déstabilisa dans son laïus. La position prostrée du loup lui remua les tripes. Elle ne le reconnaissait pas comme ça, et ça lui crevait le cœur de ne pas savoir comment réagir. Pietro n’était pas celui qui avait besoin d’une tape sur l’épaule et des quelques mots encourageants – de toute façon, elle n’avait jamais été très douée pour ça. Pas pour lui. Quand elle en venait à lui, la sorcière devenait subitement incapable d’exprimer son affection autrement qu’en le bousculant toujours plus. Elle n’était pas méchante ou mauvaise dans ses mots, pas quand il ne la provoquait pas sciemment, néanmoins cela n’enlevait rien à leur handicap. Ils se saisissaient, parce qu’ils étaient aussi sauvageons l’un que l’autre, mais ça n’avait rien à voir avec la compréhension qui la reliait à Skander, à Lothar ou encore à Drewall. Pietro était sa part d’obscurité, le loup hurlant à la lune, le prédateur imprévisible. Il était les ténèbres se terrant dans chaque gibbeuse, la faiblesse la guettant dès que sa volonté lui manquait. Mais il était également la férocité dans les batailles, la détermination pour protéger les siens. Et ce soir, Jaina ne trouvait plus aucune de ces qualités en lui. Juste un homme brisé et dévasté.

« Marek… Il s’est barré avec sa blonde. » Elle fit un geste vers lui, s’immobilisa aussi sec en percevant les mots balbutiés avec difficulté. Marek, parti ? Comment pouvait-il l’avoir abandonné ? Et égoïstement, sa louve ajouta : l’avoir abandonnée, elle, la famille ? Jaina serra si fortement les dents qu’elle crut que l’émail allait finir par se briser. Le grondement était là, roulant dans sa poitrine, incapable de sortir parce qu’elle le réprimait de toutes ses forces. Elle n’avait que rarement éprouvé autant de colère envers un autre Lupin qu’envers l’autre facette du trio. Cela ne durerait pas, elle le savait, seulement d’avoir sous les yeux un Pietro anéanti ne l’aidait pas à garder le contrôle sur ses émotions.

« Alors, s’tu veux être dans la section, t’y seras. » « C’est pas… » Important, qu’elle allait dire. Ce combat perpétuel contre les Mangemorts ne serait jamais plus important que les liens qui l’unissaient à sa meute. « Sans moi. » « Tu sais quoi, Pietro ? T’es vraiment con. »

D’un mouvement des épaules, elle se débarrassa de sa longue veste, la jeta distraitement sur ce qui ressemblait vaguement à une chaise recouverte de linge sale. Du bout de sa baguette, elle se libéra un espace sur le lit encombré et, sans lui demander la permission – de toute façon, elle se contrefoutait de son avis – se jeta sur le matelas à ses côtés. Mais pas contre lui, simplement sur le dos à fixer le plafond. A se dire que la vie était bien moins compliquée y’a quelques dizaines d’années. Cette guerre, c’était comme un cancer qui gangrénait la vie de tous ceux qu’elle touchait. Même ceux qui ne voulaient pas se battre. Surtout eux, probablement. Jaina s’humecta les lèvres, cherchant ses mots à travers ses pensées tumultueuses et rageuses. Elle n’était pas douée pour ça. Elle ne l’avait jamais vraiment été. Tout ce qu’elle savait faire, c’était suivre son instinct. Or, avec Pietro, elle ne savait même plus dans quelle direction se levait la lune. Tout était embrouillé. Et simple aussi. C’était Pietro.

« Je sais pas ce que t’as. Y’a autre chose, je suis pas stupide. » La sorcière glissa ses mains derrière sa tête, fixant obstinément le plafond. « Si tu veux pas en parler, ça m’va aussi, mais… » Ses prunelles tremblèrent, glissèrent vers le dos recroquevillé du loup. « Ne fais pas ça. Ne me repousse pas. T’es pas tout seul. » Jaina remua pour se tourner vers lui, vrillant son regard sombre sur sa nuque. « Tu seras jamais tout seul. Marek est parti. Et je sais ce que ça fait. J’ai… » Elle n’en parlait pas, jamais. A personne. « J’étais vraiment mal quand Drew s’est éloigné. Mais il est toujours là, en vie. C’était pas un adieu, vous vous retrouverez. » Elle leva la main pour la poser sur son épaule, s’arrêta avant de terminer son geste et finit simplement par lui donner une bourrade légère. « Arrête de faire ta tête de gobelin, et regarde-moi un peu. J’essaie de… J’sais pas. De te faire comprendre qu’on remplacera jamais Marek. Personne peut le remplacer. Et même si ça va pas pour d’autres raisons, ça finira par aller Pietro. On est toujours là pour toi, t’sais. » Elle soupira, roula à nouveau sur le dos. Jaina émit un grondement sourd. « Je sais pas quoi t’dire de plus… Tu le sais. Le reste, tu l’sais. »

Qu’elle serait toujours là pour lui. Qu’elle lui botterait le cul jusqu’à ce qu’il ne puisse plus s’asseoir sur un balai si c’était ce dont il avait besoin. Qu’elle ne l’abandonnerait jamais en arrière. Parce qu’elle était comme ça, la louve. Loyale jusqu’à la moelle.

« J’me sens ridicule, putain. »

La jeune femme referma ses bras sur son visage, grondant une nouvelle fois de façon plus rauque et étouffée. Elle n’était vraiment pas douée pour la parlotte.
CE MESSAGE EST PARFAITEMENT APPROUVÉ PAR LE MINISTÈRE DE LA MAGIE.


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Je suis âgé de : trente et un ans (03.03) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Fugitif, Tatoueur Magique à la sauvette J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Célibataire, au coeur tourmenté par les femmes Champ Libre : Père du bâtard de Roisin Grimstone, est l'aîné d'un triplage : Oriana et Marek. Oriana est morte à la Purge, et une née moldue a pris sa place. Marek est parti en décembre 90



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MessageSujet: Re: PIETRA Ƒ you are the moon   Jeu 9 Mar - 20:46



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La douleur, voilà sans doute tout ce qui habitait le Lupin à ce moment. Avait-il besoin qu’on lui hurle dessus pour lui dire qu’il était un idiot fini ? Il avait toujours été un idiot fini, il le savait. Mais entendre Jaina lui dire encore et encore pour une histoire de section alpha qu’il n’était pas capable de gérer pour le moment, cela lui montrait à quel point il était faible. Il crache amèrement ses mots, au-delà de la pudeur qu’il avait chez lui, Pietro n’aime pas montrer ses faiblesses, sa seule faiblesse, c’était Marek, et Marek, il était parti, il les avait laissés la comme des merdes, parce que Pietro il avait eu raison de dire que sa nana c’était une lâche, qu’elle faisait rien d’autre pour se battre et qu’elle voulait simplement se cacher. Allez savoir où ils étaient partis. Sans doute en France c’était un pays proche, qui donnait asile aux gens, mais voilà tout. Mais quand il le dit, Jaina, elle réagit pas, il sait qu’elle s’est figée, et qu’elle rage de colère alors que lui c’était de la peine, la colère, il avait passé ce stade-là depuis longtemps, c’était un déchet maintenant, parce qui savait que c’était entièrement de sa faute et qu’il aurait pas d’autre choix que de vivre avec ça. Alors, Pietro, il lui reparle de la section Alpha parce que c’était pour ça qu’elle était venue. Juste pour se battre, ce que Marek avait pas eu le courage de faire… « C’est pas… » Qu’elle commence, mais il la coupe en lui disant que ça serait sans lui. Dans le fond, il avait envie de tout arrêter. Parce qu’il n’était plus au mieux de sa forme, lui aussi, il était fatigué. Aries, Rosalie et Marek, ça faisait pas mal de truc en trois mois, alors il ne pouvait plus, même lui il avait des limites. « Tu sais quoi, Pietro ? T’es vraiment con. » Lâche-t-elle finalement, il est prostré sur son lit, parce que c’est comme ça qu’il encaisse… Il sourit malgré tout. Avant de répondre la voix aggravée par la tristesse. « C’est clair. »

Puis un bruit sourd, il sait que quelque chose est tombé avec d’autres fringues, avant que le lit ne s’affaisse. Elle était venue le rejoindre, il avait envie de chialer, mais pas devant elle. Parce que même si c’était la famille, il pouvait pas pleurer, parce qu’il était con, un vrai connard, de toute façon, Pietro il aimait pas chialer, même s’il sentait déjà les larmes humidifier ses joues, alors qu’il lui tournait le dos. Elle était pas conne, il le savait, mais il s’attendait pas à un monologue pour tenter de la réconforter. « Je sais pas ce que t’as. Y’ a autre chose, je suis pas stupide. »  Non, il savait, mais l’autre chose, est-ce qui pouvait lui en parler ? Alors que c’était pas facile à dire ? Alors que lui-même, il l’acceptait pas ? C’était hard, c’était tendu même. Il arrivait pas à en parler, à personne. « Si tu veux pas en parler, ça m’va aussi, mais… »  Intérieurement, il la remercie, non, il n’avait pas envie d’en parler. Mais dans le fond, est-ce que parler lui ferait du bien ? Sans doute, faire sortir ses démons, c’était ce pourquoi il devait parler, mais il n’y arrivait pas, il bloquait, comme si il n’arrivait pas à y croire, comme si tout cela était impossible. « Ne fais pas ça. Ne me repousse pas. T’es pas tout seul. » Ce n’était pas ce qu’il pensait, physiquement, il était entouré de bons nombres de personnes, mais à l’intérieur n’était-il pas dans un endroit isolé dont il ne pouvait plus sortir. Il avait cette impression oppressante d’être dans un puits de s’agripper à la paroi, mais que chaque tentative remplissait le puits, qu’il se noyait, à force de vouloir en sortir. Alors, il déprimait, mais il la sent bougée, il n’ose pas lui bouger. Alors qu’elle parle de Marek, de son expérience avec son propre jumeau… Oui cette femme était pleine de ressources, mais elle ne partageait que la moitié de son cœur, Pietro lui en avait un tiers de mort pour de bon et l’autre tiers se fanait, il ne lui restait presque rien…

« Arrête de faire ta tête de gobelin, et regarde-moi un peu. J’essaie de… J’sais pas. De te faire comprendre qu’on remplacera jamais Marek. Personne peut le remplacer. Et même si ça va pas pour d’autres raisons, ça finira par aller Pietro. On est toujours là pour toi, t’sais. » Un coup dans l’épaule, il se retourne lentement vers la sorcière, alors qu’elle dit ces mots. Non personne ne pouvait jamais remplacer une personne qui sort du même ventre que vous à la même date que vous. Marek était l’une des personnes venant du triplage de Viola et personne ne pourrait lui enlever ça, mais évidemment, il y avait d’autres raisons, parce que Pietro il déprimait pas facilement, mais comment tu voulais qu’il engage le sujet ? Il pouvait simplement pas en parler. Alors Jaina, elle se remet sur le dos, parce qu’elle a pas l’habitude de faire de grand discours, mais lui, il est trop con pour lui dire merci. Pourtant, il dit rien, parce qu’il a rien à dire, il voudrait qu’on le laisse crever dans sa souffrance, il a jamais demandé de l’aide, alors il veut pas la faire souffrir, parce que c’est un con. Il voudrait qu’elle s’en aille parce qui voudrait pas aller trop loin et la blesser, parce que dans le fond, y savent tous les deux ce qui y a entre eux. C’est étrange, c’est fort. Mais c’est pas cassable, ils sont forts ensemble, il le sait, mais il préfère plonger seul cette fois. Alors qu’il articule. « C’parce qu’on est ridicule, toi la première, d’puis quand t’aides les gens, Skand’ a plus besoin. » Son cousin n’avait plus de mémoire, mais une femme et des gosses. Peitro, il se relève, Pietro il va vers la fenêtre en prenant une clope et un briquet au passage et il ouvre la fenêtre l’air frais lui fait du bien alors qu’il l’allume en sentant l’iode frapper son visage dans la nuit. Il a toujours aimé la mer et ils y avaient toujours vécus, la maison de Charles et Gwen, elle était là et elle resterait là de toute façon. Alors, il prend ce qui le détend, parce que ça, c’est naturel, c’est pas de la drogue, c’est pas des seringues. C’était un truc qu’il aimait naturellement.

Pietro, il l’observe Jaina, pas qu’il ait envie de lui exposer sa vie en long en large et en travers, en vérité, la session nostalgie était passé, il avait eu l’air frais pour se ressaisir. Alors maintenant que pouvait-il faire ? Joueur au dur alors qu’il n’était pas en état de le faire. Alors, il fume simplement silencieusement, les yeux encore rougit, qu’il est con, mais qu’il veut pas qu’on s’inquiète pour lui. « C’va passer, pas besoin d’croire que je suis un gosse. Mar’, c’est l’seul qui me restait, c’normal que ça fasse mal, surtout pour une bonne femme. » Il pensait que son frère l’avait relégué au second plan, c’était un peu le cas, mais lui aussi y souffrait à cause d’une bonne femme. Il regarde par la fenêtre, pensif. Il murmure comme si sa pensée avait dépassé ses mots. « Jay, quand on brise la vie d’quelqu’un, on s’rattrape comment ? » On se rattrape pas, on revient pas sur la mort des autres, et tout ça, c’était sa faute, tout ça parce qu’il avait été égoïste et qu’il l’avait poussé à l’adultère, sans ça, elle serait encore en vie Rosy, sans ça, elle s’occuperait de sa p’tite Mary. Et lui, il serait pas là à pleurer.


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Je suis âgé de : trente ans , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : fugitive de l'Ordre et ex-Potionniste. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je reste irrécupérable.


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MessageSujet: Re: PIETRA Ƒ you are the moon   Ven 10 Mar - 5:29

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« C’parce qu’on est ridicule, toi la première, d’puis quand t’aides les gens, Skand’ a plus besoin. » « D’une, je t’emmerde. Et de deux, laisse-moi me soucier de l’autre en temps et en heure. Lui aussi aurait bien besoin qu’on lui rappelle le sens de la famille. Qu’on lui rappelle tout, tout court. »

Les mots étaient sortis étouffés par ses bras qu’elle avait replié sur son visage, mais ils étaient parfaitement audibles. Et bien qu’impulsifs, sincères. Pietro avait toujours eu cette tendance à la faire réagir au quart de tour, à oublier de considérer l’impact que le verbe pouvait avoir. C’était sûrement pour ça qu’elle se sentait étrange en sa présence, qu’elle l’avait toujours été et qu’elle le serait à jamais. Pietro n’était pas comme les autres Lupin, pas totalement, pas de la façon dont elle le pensait. Pietro, c’était plus et c’était moins tout à la fois. C’était le sien et pas le sien. En un mot comme en cent, c’était compliqué. Mais où que le monde puisse les traîner, qu’importait le fossé dans lequel ils finissaient, ils auraient toujours leurs arrières. C’était aussi pour ça qu’elle voulait faire partie de son unité plutôt que de celle de Flamel. Elle n’avait absolument rien contre Tristan – d’ailleurs s’il fallait qu’elle fasse preuve d’honnêteté, elle l’aimait bien, mais rien ne valait la sensation de sécurité qu’elle ressentait en sachant que Pietro n’était pas loin. Il crèverait peut-être pour elle, ce con, et elle lui rendrait la faveur sans sourciller. Peut-être qu’il se contenterait de prendre un sort ou deux, parce qu’il savait que Marek ne résisterait pas sans lui, mais est-ce que c’était important dans le fond ? Elle se redressa sur le lit quelques minutes après qu’il l’ait quittée pour fumer à la fenêtre, l’air iodé envahissant lentement la chambre désordonnée accompagnée de quelques fumeroles amères. Piquantes. Un peu comme lui.

« C’va passer, pas besoin d’croire que je suis un gosse. Mar’, c’est l’seul qui me restait, c’normal que ça fasse mal, surtout pour une bonne femme. » « Mais t’es un gosse. Tu s’ras toujours un gosse. »

Y’avait comme un sourire dans les paroles désinvoltes de la louve, mais rien qui relevait ses lippes. Elle se contenta de finir de se lever, jetant d’autres regards désespérés à la pièce malmenée par Pietro, laissant ses pas le ramener finalement vers lui. Toujours un peu. Sa bête sentait la douleur qui émanait de lui, comme une aura viciée, acide. Un mal qui le rongeait sans qu’elle ne puisse rien y faire. Elle grognait, elle grattait le sol de ses griffes. Impuissante. Au bout d’un autre silence, la voix du sorcier s’éleva, basse. Torturée.

« Jay, quand on brise la vie d’quelqu’un, on s’rattrape comment ? » A peine séparée de lui d’un pas, elle fronça des sourcils et pencha légèrement la tête sur le côté. Sa crinière glissa sur son épaule. Drôle de question. « Tu sais pas ? » Elle le rejoignit, laissant son dos s’appuyer contre le rebord de la fenêtre en lui faisant face. De longues mèches noires s’envolèrent lorsque la brise marine vint chatouiller son dos, sa nuque. Elle haussa un sourcil avec une expression concernée. « Tu ramasses ce qui reste et tu fais de ton mieux pour recoller. Si t’y arrives pas, t’essaie encore. Et encore. T’auras les mains pleine de sang à force, t’auras mal. Mais faudra continuer. Y’a pas de rédemption sans douleur, pas de travail sans peine. » Ses hanches remuèrent lorsqu’elle modifia sa position. « Même quand t’auras réussi à réparer ça, y’aura encore des marques partout. Des cicatrices. Des rappels de ce que t’as fait. Tu pourras jamais les oublier. Tu ne devras jamais le faire, parce que ça t’aidera à pas refaire les mêmes conneries. T’auras peut-être jamais de pardon, mais faudra pas que ça t’empêche d’avancer. D’essayer et de réussir là où t’avais échoué. »

Les prunelles fixées sur le visage ravagé du Lupin, elle tenta de voir au travers de ce trouble pour comprendre ce qui l’avait mis dans un tel état. Y’avait un peu de Marek là-dessous, elle le savait, mais aussi autre chose. Quelque chose qu’il ne lui confierait probablement jamais. Il était comme ça, Pietro. Ils étaient tous un peu comme ça. Une connerie de famille. Elle leva la main vers son épaule, la survola sans la toucher, hésita une fraction de seconde avant de laisser ses doigts affleurer sur son cou. Le contour de sa mâchoire. Caresse infime et tendre, seule marque d’affection qu’elle était capable de lui offrir. Puis aussi subitement qu’elle avait laissé l’impulsion la prendre, Jaina se redressa pour fixer cette fois le paysage qui se déroulait sous la fenêtre.

« Tu peux pas tout réparer, mais tu peux faire en sorte de ne rien casser de plus. D’être plus prudent avec le reste. Avec les autres. Y’a pas de remède miracle, pas de potion, pas de sortilège. Dans ce genre de galère, y’a que toi. Et parfois les autres, ceux qui croient en toi. Ceux qui savent que tu y arriveras, ceux qui savent qui t’es derrière tes erreurs. »

Ta famille. Eux, elle, la meute. Mais surtout ceux qui étaient capables de comprendre qui était Pietro quand il crachait ses absurdités, sa colère comme son mépris des choses. Le guerrier autant que l’artiste, le frère de même que le fils. Le tatoueur et le soldat de l’Ordre. Celui qui crevait à chaque prise inconsidérée de drogue et celui qui se relevait parce qu’il le devait. L’homme brisé et le loup fier. Jaina inspira une longue goulée d’oxygène iodé. Ferma même les paupières pour focaliser toute son attention sur son odorat. Après un silence, elle rouvrit les yeux dans le vague.

« J’avais jamais réalisé… Tu sentais toujours la mer à la rentrée, ou en revenant des vacances… » murmura-t-elle presque pour elle-même. Sauf que ça ne voulait rien dire et que ça ne servait à rien de parler de ça. Alors elle secoua la tête pour lui jeter finalement un regard. « Alors, t’es toujours en train de refuser ma requête ou tu la reconsidères ? »
CE MESSAGE EST PARFAITEMENT APPROUVÉ PAR LE MINISTÈRE DE LA MAGIE.


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Je suis : dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 20/06/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 238 hiboux. J’incarne : Sebastian Hot Stan , et l’avatar que je porte a été créé par : © Shiva . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Odette Moody, Desmond Meadowes & Lucrezia Borgin Je parle en : #993340



Je suis âgé de : trente et un ans (03.03) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Fugitif, Tatoueur Magique à la sauvette J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Célibataire, au coeur tourmenté par les femmes Champ Libre : Père du bâtard de Roisin Grimstone, est l'aîné d'un triplage : Oriana et Marek. Oriana est morte à la Purge, et une née moldue a pris sa place. Marek est parti en décembre 90



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MessageSujet: Re: PIETRA Ƒ you are the moon   Mar 16 Mai - 20:28



“ YOU ARE THE MOON ”
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Mary, il voyait sans cesse le regard et les cheveux de la petite Mary, à vrai dire, il ne savait pas comment les oublié alors qu’il l’avait rendue orpheline de mère. Alors qu’il avait fait d’elle une enfant sans amour maternel. De ce fait, elle ne connaîtrait peut-être jamais le besoin d’aider, et peut-être que la haine que son père lui transmettrait envers ceux qui avaient aidé à la chute de la jolie Rosalie. Jaïna avait beau sourire dans ses mots, il ne ressentait rien, ne voulait rien ressentir, il préférait s’enrouler dans la douleur qu’il ressentait, parce qu’il pensait la mériter plus que quiconque. Il n’avait pas le droit de s’en sortir indemne. Il était coupable, bien plus que coupable. Il soupire, il parle, la voix sèche, la voix en proie à des tourments qu’elle ne pouvait comprendre, car il refusait de les exposer. Bien qu’à demi-mot, quand il lui demande, comment on fait pour se rattraper. La gamine n’avait que quatre ans, et pourtant, elle était déjà si mal à cause de lui, elle était si mal à cause d’un connard. Ce connard qu’il était et qu’il ne cesserait jamais d’être. Parce qu’il le méritait plus que quiconque. Encore une fois, il ne pouvait que se blâmer. Là, contre sa fenêtre, elle le rejoint en lui demandant. « Tu sais pas ? » Non sinon, il ne poserait pas la question. Comme un enfant pris en faute, il baisse les yeux sur ses mains. Pleines d’un sang invisible, qu’il n’aurait pas voulu verser. « Tu ramasses ce qui reste et tu fais de ton mieux pour recoller. Si t’y arrives pas, t’essaies encore. Et encore. T’auras les mains pleines de sang à force, t’auras mal. Mais faudra continuer. Y’ a pas de rédemption sans douleur, pas de travail sans peine. » Elle avait raison, et la douleur, il l’avait en plein dans la face depuis la fin du mois de décembre, depuis qu’il le savait. Depuis qu’elle n’était plus là. Chose complètement dérisoire quand on ne sait pas l’objet de la question. Jay, elle savait pas, mais elle savait qu’il n’était pas lui-même. « Même quand t’auras réussi à réparer ça, y’ aura encore des marques partout. Des cicatrices. Des rappels de ce que t’as fait. Tu pourras jamais les oublier. Tu ne devras jamais le faire, parce que ça t’aidera à pas refaire les mêmes conneries. T’auras peut-être jamais de pardon, mais faudra pas que ça t’empêche d’avancer. D’essayer et de réussir là où t’avais échoué. » Il n’aurait jamais de pardon, et jamais il n’oublierait cela. Parce qu’il ne méritait pas d’oublier, souffrir pour une quelconque rédemption. Pourtant, il n’en était pas digne. Comment se présenter devant la gamine, alors qu’il avait tué sa mère juste à cause de son nom.

Pourtant, le geste tendre de la cousine l’aide sans doute à remettre son regard dans le droit chemin. Il a honte, mais il ne l’avoue pas, il ne mérite pas l’affection, il ne mérite rien. Pourtant, il se sent plus fort après que sa main soit passée sur son cou, son menton, s’échouant sur son épaule comme un ultime geste de soutien pour cette peine qu’il ne révélerait jamais. Ou bien sous impero sans aucun doute. « Tu peux pas tout réparer, mais tu peux faire en sorte de ne rien casser de plus. D’être plus prudent avec le reste. Avec les autres. Y’ a pas de remède miracle, pas de potion, pas de sortilège. Dans ce genre de galère, y’ a que toi. Et parfois les autres, ceux qui croient en toi. Ceux qui savent que tu y arriveras, ceux qui savent qui t’es derrière tes erreurs. »


Pourtant, il doute qu’on croie en lui, que pour ça, on croit en lui. Faire en sorte qu’une gamine de quatre ans a une vie normale, parce qu’elle ne méritait pas de vivre sans mère. Il aurait dû crever à la place de Rosie, ça aurait fait du bien à d’autres, de la peine à certains. Mais il serait certain que la petite serait aimée. Alors qu’il prend son menton dans le creux de sa main, voyant la mer luire par la fenêtre ouverte, il entend malgré lui le murmure de Jay, les « pouvoirs » des loups. Pouvoir tout entendre, même si on ne le voulait pas. « J’avais jamais réalisé… Tu sentais toujours la mer à la rentrée, ou en revenant des vacances… » Il ne dit rien, mais en rentrant des vacances, ils étaient trois à sentir la mer. Lui, Marek et Oriana. Mais il a le cœur qui se sert. Il était seul dans cette fratrie de trois. Il était désormais, si seul face à ses démons, si seulement, il avait été assez fort pour protéger Marek de sa blonde, pour lui faire comprendre sa lâcheté. Pour lui faire comprendre qu’il ne devait pas partir avec elle, parce que ça sentait mauvais. C’était un loup Pietro, il avait ce genre de sixième sens quand ça sentait le roussi… « Alors, t’es toujours en train de refuser ma requête ou tu la reconsidères ? » Il lui jette un regard qu’il ne lance que très peu. C’était le sujet de sa venue, mais lui, il ne voulait pas en parler. « Ferme là c’mieux. J’ai pas envie d’en parler. » Fausse réponse pour lui faire comprendre qu’il n’avait pas envie de jouer avec sa vie. Il hausse les épaules finalement en jetant sa clope consumée par la fenêtre. Il se lève et prend son cuir en le mettant sur ses épaules. « J’me casse réfléchir, t’reste là si tu veux, mais chui pas certain d’rentrer c’soir. » Et puis il part, il claque la porte, rien de plus. Le cœur en bandoulière. Le moral en vrac.


lost the humain control
There is some kind of a sweet innocence in being human- in not having to be just happy or just sad- in the nature of being able to be both broken and whole, at the same time.  #993340 › © alaska.  
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PIETRA Ƒ you are the moon

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