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So cold - Septembre 1989 ☾ DREFER

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Parchemin envoyé Sam 7 Jan - 23:16

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Je suis : Texas-Flood dit "TF" , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 06/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 299 hiboux. J’incarne : Liam Hemsworth , et l’avatar que je porte a été créé par : TF - Ectra (gif profil) - Astra (codes signa) . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Caïn, le mangemort chasseur badass de créatures magiques Je parle en : #cc9966



Je suis âgé de : 25 ans , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Concepteur et réparateur d'objets magiques pour le Département R&D de l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Célibataire
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So Cold

FT. DREFER RACKHARROW


Septembre 1989

Il erre dans les ruelles du chemin de traverse tel un fantôme. Le soleil se lève à peine. Un nombre incalculable de fois il a arpenté ces ruelles diverses et variées, jusqu’à l’allée des embrumes. Les regards qui sont jetés à son encontre, il a cessé depuis bien longtemps de les prendre en considération. Il devine ce que ces fidèles mangemorts pensent, tout comme il sait pertinemment que les membres de la main noire ne ratent jamais une occasion de venir dépouiller chaque commerçant de son argent. Probablement encore plus lorsque vous êtes un sang-mêlé, indigne. La présence des mangemorts dans son périmètre proche, il ne s’y est jamais fait. A l’instant même où il a quitté les couloirs de Poudlard pour la vie réelle, les choses sont devenues bien compliquées et bien plus pesantes. Son don doit être caché avec encore plus de ferveur qu’avant, et cela n’a pas toujours été simple avec la surveillance que subit sa famille en permanence. Tandis qu’il bifurque à l’angle d’une ruelle en rejoignant une autre bien plus sombre et plongée dans l’obscurité, il entend encore la voix de son père résonner dans sa tête. «Nous avons déjà eu cette discussion Nathaniel, nous ne pouvons pas prendre de risques. Ta mère et moi ne voulons pas avoir à subir une nouvelle fois la perte d’un autre de nos enfants. Tu comptes autant que tes aînés. Ne fais pas l’idiot, fais ce que tu as à faire dans le respect des règles qu’ils ont instauré. Ils sont bien plus dans notre ombre que tu ne le crois, fils. ». C’est agacé et énervé, que le sorcier avait quitté la maison familiale de Godric’s Hollow ce matin-là pour rejoindre le chemin de traverse, après avoir passé la nuit entière à ruminer et ressasser des évènements qui n’ont jamais cessé de le hanter. Chaque fois qu’il passe devant la chambre de Leona son cœur se serre et le vide se creuse un peu plus dans sa poitrine. Jamais il ne se sent aussi seul que dans ce moment-là. Magnus, son père, fait comme si elle ne les avait pas quitté, désespéré de voir un jour la véritable Leona au travers de Charlotte, la née moldue qui a pris sa place. Voir la jeune femme pourrait être une véritable torture pour le Trelawney mais elle demeure son amie, elle l’était autrefois et elle l’est encore aujourd’hui. Elle ne remplacera jamais sa jumelle, ce lien sacré qu’ils avaient est mort en même temps qu’elle, mais elle est là quand il a besoin, et réciproquement.

La sonnette retentit à l’instant même où il passe la porte de sa petite boutique de fortune. Cette dernière est comme coincée entre deux maisonnées bien plus colorées et bien plus grandes. Il faut s’attarder un instant pour deviner qu’officiellement, un réparateur d’objets magiques en tout genre, a élu domicile entre deux grands magasins. C’est tout ce qu’il a été en mesure de s’offrir, et à bien y réfléchir, même s’il avait eu plus de moyen c’est celle-ci qu’il aurait choisi. Discrète et presque à l’abri de tous les regards, bien plus grande en longueur qu’elle ne l’est en largeur. La pièce principale parait presque s’enfoncer jusque dans les abysses. Machinalement, il tourne le panneau pour signifier qu’il est ouvert et bien présent. Un battement d’aile retentit sur sa gauche et il sent la chouette effraie venir se poser sur son épaule après être passée par la trappe qu’il lui a lui-même confectionnée afin qu’elle puisse rentrer et sortir à sa guise de la boutique. D’une main, il ouvre un pot en céramique et en sort un fin biscuit qu’il vient tendre à l’oiseau.

« Tu ne rates jamais une occasion de réclamer Hyrule. Tu es irrécupérable. ». La chouette claque du bec avant de venir lui pincer l’oreille et de s’envoler sur son perchoir un peu plus loin et en hauteur.

Nate vient ensuite claquer des doigts et les lumières et autres bougies s’allument d’un seul coup, offrant à la boutique tout ce qu’il faut de luminosité pour contrer l’obscurité extérieure. Passant derrière le comptoir légèrement surélevé pour que les clients ne puissent pas nécessairement le voir travailler depuis l’extérieur, il attrape le différent matériel dont il a besoin et consulte son planning. Il a quelques habitués, du vulgaire mangemort prêt à le traiter comme un moins que rien au plus simple des concitoyens magiques. Bien évidemment, avec les sangs-mêlés, ça passe toujours mieux. Ils sont bien plus faciles à vivre que tous ces arrogants. Malgré son côté rebelle et sa façon de penser, Nathaniel n’a jamais eu d’ennuis avec le gouvernement jusque-là, et a appris à discerner les heures où la surveillance à son égard se fait plus grande, des moments où il peut espérer être tranquille. Attrapant sa baguette rangée à l’intérieur de sa veste en cuir, le sorcier l’agite et il se retrouve bientôt avec une tasse de café noir rempli à ras bord. Sa veste s’envole tranquillement pour se poser sur une chaise et il retrousse ses manches, boit une gorgée du liquide chaud et se met au travail.

Il est à peine plus de 8h30 quand la sonnette qu’il connait par cœur se met à retentir. Le nez dans la réparation d’une baguette magique défaillante à tendance explosive, il ne daigne pas lever les yeux tout de suite car il sait d’ores et déjà de qui il s’agit et qu’il ne lui fera pas ce plaisir. D’ailleurs, le silence résonne à l’intérieur de la boutique jusqu’à ce que Nathaniel ne daigne ouvrir la bouche sans lever les yeux.

« La démarche altière, des chaussures de cuir lustrées noires et un pas qui se veut aussi déterminé qu’appuyé… Cela ne peut définitivement être que ce cher Monsieur Rackharrow qui vient voir un vieil ami. ». Aucun sourire n’étire ses traits quand il s’évertue minutieusement à réparer le bois de la baguette, éclat après éclat. « Tu sais… Si je te manque tant, tu n’as qu’à me le dire. »

Ce n’est qu’à l’instant où le mangemort bien trop connu et à la tignasse sombre apparait dans son champ de vision et proche du comptoir qu’il vient enfin poser ses prunelles azures sur Drefer. Il arbore une barbe de quelques jours qui le vieillit davantage. Nul doute qu’ils n’ont tous deux plus rien à voir avec ce qu’ils étaient à Poudlard. Si à l’époque il était déjà bien difficile de savoir déterminé qui était le serdaigle du serpentard, aujourd’hui,  c’est quasiment une chose impossible, et la tension qui se répand dans toute la boutique ne fait que confirmer que, où qu’il aille, le bourreau du Ministère amène avec lui toutes les ombres dans son sillage. Pour peu, ça lui arracherait presque une grimace de dégoût. Presque.




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I don't want to know what it's like to live without you ☽ I don't want to know who we are without each other. It's just too hard. That broken piece, let it go and unleash all the feelings.



Parchemin envoyé Dim 8 Jan - 16:30

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Je suis : khal , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 19/11/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 184 hiboux. J’incarne : Matthew Daddario , et l’avatar que je porte a été créé par : Texas Flood . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Alexander Weasley Je parle en : lightseagreen



Je suis âgé de : 24 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Bourreau pour le compte du Ministère. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : Célibataire endurci, désespérant ses parents de trouver un jour une fiancée de choix.
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Il n’avait pas dormi de la nuit. Est-ce que ça avait la moindre espèce d’importance ? Non, sans doute pas. Drefer était du genre à faire ce qu’on lui disait de faire alors si son père lui ordonnait de faire une journée double pour le remplacer au Ministère, le Rackharrow se contentait d’acquiescer avec cette mollesse presque apathique qui était souvent la sienne. Il avait eu les mains plongées dans le sang tout le jour et toute la nuit et, ce matin encore, à l’aube, il avait exécuté trois personnes, malgré son état de fatigue intense. En sortant du Ministère, ce matin-là, la démarche lourde et les membres endoloris, il n’avait pas eu le cœur à transplaner jusque chez lui. Non, il était bien trop fatigué et, à coup sûr, c’était un coup à se retrouver désarticulé en plusieurs morceaux avant d’avoir atteint sa destination… Un whisky, voilà ce qu’il lui fallait pour se réveiller un peu, juste de quoi trouver la force de rentrer chez lui et de ne pas tomber de fatigue dans un coin. Il se dirige vers le Chemin de Traverse, sans vraiment y penser, presque machinalement, l’air frais du matin cinglant son visage fatigué… C’est en passant devant la boutique qu’il s’arrête net, observant la devanture du magasin que tenait le Trelawney. Cela faisait une réelle éternité qu’il n’était pas allé l’asticoter sur son propre territoire et, s’il ne manquait jamais une occasion de venir l’emmerder, il ne savait pas si aujourd’hui était le bon moment. Il était tôt, il était épuisé et cela pouvait très vite dégénérer en quelque chose qu’il n’aurait pas voulu. Quoi, au juste ? Il l’ignorait encore. Ou peut-être simplement qu’il n’avait plus les idées claires et qu’il ne raisonnait plus de façon logique… Peut-être qu’il aurait dû aller boire un verre d’abord ? C’est la passion déraisonnable qu’ils entretiennent tous les deux, même si passion n'est sans doute pas le mot le plus approprié, qui l’emporte sur la raison et il pousse la porte de l’échoppe, faisant retentir la sonnette et pénétrant à l’intérieur. Il ne s’annonce même pas, il n’en a pas besoin, il sait que Nathaniel le reconnaitra sans le moindre doute possible. Il y avait entre eux ce lien indéfectible et étrange, qui se consommait dans la haine et dans la violence, qui se sublimait dans leurs querelles. Le Trelawney, comme il s’y attendait, ne lui accorde même pas un regard. Lui, pour autant, ne le quitte pas des yeux, détaillant ses traits concentrés sur la réfection d’une baguette, de toute évidence. « La démarche altière, des chaussures de cuir lustrées noires et un pas qui se veut aussi déterminé qu’appuyé… Cela ne peut définitivement être que ce cher Monsieur Rackharrow qui vient voir un vieil ami. ». Le sourire de Drefer vient aussitôt habiller ses lèvres amusées tandis qu’il se sait reconnu. Plus encore, c’est ce Monsieur Rackharrow, bien qu’ironique, qui provoque son sourire moqueur. S’il apprécie ? Sans nul doute. Ca lui filerait même presque un frisson de plaisir. « Tu sais… Si je te manque tant, tu n’as qu’à me le dire. » Le brun éclate d’un léger rire cristallin, clairement faux parce que, au fond, il y avait sans doute quelque chose de ce goût-là… Sa haine envers Nate s’était transformée en quelque chose de différent, quelque chose d’inexplicable, quelque chose dont il ne pouvait pas se passer et qu’il ne pouvait pas contrôler. Il approche du comptoir, sans rien dire d’autre, y posant ses mains, à plat, et plantant son regard dans celui du blond, plus azuréen, plus clair. Les prunelles vertes redescendent sur la tasse de café brûlante qu’il voit sur le comptoir et, sans demander la moindre autorisation, ses doigts passent par-dessus le bras du jeune homme, l’effleurant sans y faire attention, attrapant la tasse pour la porter à ses lèvres et en boire le contenu d’une traite. La caféine se répand lentement dans son corps, pas assez pour le réveiller complètement mais suffisamment pour faire disparaitre un peu de sa fatigue. A moins que ce soit le Trelawney qui ne le mette dans cet état-là, le sortant de sa veille ? Il l’ignore, il ne cherche pas à le savoir. Plutôt que de reposer la tasse à sa place, il la laisse volontairement tomber sur le sol après l’avoir vidée, dans un bruit de porcelaine brisée. « Oups. » laisse-t-il échapper, volontairement moqueur, un sourire provocant sur les lèvres, sans le quitter du regard. « Je ne dois pas être très bien réveillé, elle m’a échappé. » Mensonge éhonté auquel Nate ne prendrait pas, il le savait. S’éloignant du comptoir, il parcourt du regard les étagères d’objets qui s’étalent devant ses yeux, en saisissant un au hasard, le faisant tourner entre ses doigts avant de le laisser tomber au sol à son tour, le brisant aussitôt, toujours dans ce même sourire moqueur. « Décidément, quelle maladresse... Je suis désolé. » Pas tant que ça en réalité. Il le dévisage un long moment, comme attendant une réaction, quelque chose qui ne vient pas assez rapidement à son goût. « Tu ne vas pas ramasser tout ce bazar, Nate ? Que vont penser tes clients ? » Le but de la manœuvre. L’amener juste là où il voulait qu’il soit, le faire obéir sans qu’il ne le réalise car c’était ainsi que commençait l’influence…




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Parchemin envoyé Dim 8 Jan - 18:39

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So Cold

FT. DREFER RACKHARROW


Il croise les deux billes vertes qui le scrutent avec une attention toute particulière, pourtant la fatigue se lit sur sa tronche. Encore de pauvres âmes à torturer ? Le Ministère ne pouvait même plus les laisser dormir la nuit, ne serait-ce que quelques heures ? Nate se force à ne pas y penser, ce n’est pas le moment. Imperturbable, il repose pinces et autres ustensiles sur son plan de travail et constate non sans un très léger haussement de sourcils, que le Rackharrow a pris ses aises et posé ses deux paluches sur son comptoir. Le rire qui éclate et vient perturber le silence ne le fait nullement sourire, il a une mine bien trop malicieuse pour ne pas se demander ce qu’il compte faire, là, tout de suite. Quand il daigne finalement baisser les yeux, le futur Phénix ne suit pas son regard et se contente de fixer inlassablement sa silhouette, même quand ce dernier vient attraper, non sans effleurer son avant-bras, sa tasse de café encore chaude. Immobile, Nathaniel ne bouge pas et l’observe boire le contenu de sa tasse cul sec. Quelle impolitesse. Mais ça ne le surprend guère, il a toujours été comme ça. Ils ont toujours été comme ça, même par le passé. Juste entre eux. Ce n’est finalement que lorsque le bruit de porcelaine brisé parvient à ses oreilles accompagné d’un oups significatif et faussement désolé qu’il s’autorise un sourire en coin, ses prunelles bleues toujours rivées sur le brun. Il lui rend son regard, il le soutient même, ça pourrait presque passer pour du challenge et une drague déguisée, au fond. Il n’a pas été envoyé à Serpentard pour rien, quoi qu’il puisse bien en dire. Il a des travers.

« Maintenant que tu le dis… C’est vrai que tu as une sale gueule ce matin. ». Nouveau sourire accompagné d’un haussement d’épaule qui se veut indifférent tandis qu’il l’observe se rapprocher des étagères. « Et si j’avais craché dedans, tu y as pensé ? ». Après tout, il aurait pu… C’était sa tasse de café, et il était dans sa boutique.

Hyrule claque du bec en voyant le Rackharrow qui lâche l’un de ses objets sur le sol, objet qui vient se briser mais dont le Trelawney n’a cure. La chouette ne bougera pas tant qu’il ne lui adressera pas un signe, et cet idiot de mangemort serait bien capable de la blesser. Autant qu’elle reste en dehors de ça. De nouveau il scrute avec attention le jeune homme du même âge que lui, un deuxième objet pourrait bien tomber sur le sol que ça ne le ferait pas bouger de derrière son comptoir. Mieux encore, il lâche un soupir et retourne se préoccuper de sa baguette éclatée comme s’il n’était pas là. Mais ce sont les mots qui l’interpellent dans son geste, alors qu’il vient tout juste de récupérer la pince métallique entre ses doigts. Ses palabres lui arrachent un fin sourire. Nate. Il s’est enfin décidé à l’appeler par son prénom, mieux, par son surnom. Il ne se rend sans doute même pas compte des progrès qu’il fait. Lentement, mais sûrement, laissant planer le doute quant à une potentielle mouvance, le sorcier décide de se lever de son siège, pose la pince sur le fameux comptoir et vient se perdre dans la seule et unique allée centrale de sa boutique. D’un simple coup de pied, il dégage quelques morceaux de la tasse brisée, et vient se poster droit devant Drefer qu’il fixe droit dans les yeux. Ils font la même taille, pratique.

« Ramasser quoi, Dref ? »

Un murmure, sortit de nulle part quand un claquement de doigts se fait entendre et que les morceaux de céramique et de l’objet brisé se mettent à voler dans les airs pour atterrir sur un plan de travail au fond de la boutique. L’avantage de la magie et de la restriction qui s’est envolée au moment même où ils ont terminé leur scolarité. A en juger par l’accoutrement qu’il porte et les traits creusés qui ornent son visage, Drefer n’a clairement pas dormi, et malgré tout, il porte toujours cette tenue sombre qui dénote fortement avec sa tenue à lui. Il n’a aucune raison de porter un costume, Nate, et il n’est ainsi pas coincé dans des frasques obligatoirement trop serrées. Qu’il soit propre sur lui ou non, tout le monde s’en fout. Tant qu’il paye la taxe de la Main Noire, on lui fout la paix. Il n’y a que le Rackharrow pour venir espérer le contrarier. Au fond, sa décision est déjà prise depuis bien longtemps, il sait que dans quelques semaines, il sera parti rejoindre l’Ordre. Quelque part, ces petits échanges souvent bien trop courts vont lui manquer. Nul ne saurait dire pourquoi mais il a fini par s’y habituer, ils ne se sont jamais vraiment perdus de vue.

Il ignore que les mots n’étaient là que dans le but de le faire venir, de le forcer à se lever de son siège. Il ne voit pas la démarche déguisée qui se trouve derrière.

« Tu devrais songer à dormir la nuit, les cernes te vieillissent. ».

Le voyant se retourne pour combler le trou entre les objets de ses étagères, maintenant que l’un de leurs camarades a été envoyé au pays de la destruction massive. Il jette ensuite un coup d’œil au Rackharrow et commence déjà à lui tourner les talons en vue de retourner derrière son comptoir, comme si son manège ne l’atteignait pas, quand en réalité rien que sa présence l’énerve. Il a juste appris à temporisé ses réactions, mais ce n’est pas pour ça que dans son for intérieur, son cœur bat moins vite sous le joug de l’agacement.

« Tu n’es pas simplement venu ici pour dire bonjour. Aurais-tu, aussi surprenant que cela puisse paraître, besoin de quelque chose ? ».





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Parchemin envoyé Dim 15 Jan - 21:35

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Il ne réalise pas qu'il vient de l'appeler par son prénom quand il s'était toujours évertué à ne lui donner que du Trelawney. Entre eux, ça avait toujours été la guerre, une guerre ouverte, tantôt violente tantôt froide, mais sans jamais de trêves. Il ne relève même pas sa remarque quant au fait d'avoir craché dans sa tasse ; personne de sensé ne faisait ça et il avait beau mépriser Nathaniel, il ne le pensait pas assez idiot pour ça. Son sourire en coin se fait plus moqueur quand il le voit se lever enfin pour venir à lui. Il n'en attendait pas moins de sa part. Il suit ce mouvement de pied qui écarte les débris de porcelaine avant qu'il ne se plante devant lui, le regardant droit dans les yeux. Il ne cille pas, le jaugeant avec attention ; Le Serpentard n'avait jamais été le dernier à répondre à un défi, c'était aussi pour ça que leurs querelles avaient perduré jusqu'à aujourd'hui. « Ramasser quoi, Dref ? » Il hausse un sourcil interrogateur, une lueur outrée dans les yeux, en l'entendant faire montre de tant de familiarité, sans réaliser qu'il avait été celui qui avait commencé. Les morceaux de sa tasse brisée s'envolent avec grave pour venir trouver leur place sur un coin de son comptoir mais ses iris verts ne quittent pas ceux du blond. Ils ont sans doute l'air ridicule, coincés dans une guerre d'enfants ; Drefer ne l'aurait terminée pour rien au monde, ni d'une façon ni d'une autre. Leur querelle était un gimmick rassurant auquel il n'aurait jamais dérogé. « Tu devrais songer à dormir la nuit, les cernes te vieillissent. » Il grimace quelque peu, haussant les épaules, ses yeux clairs suivant le réassort des étagères par le jeune homme. Il n'avait jamais été un gros dormeur et tant mieux, en un sens ; le ministère ne lui laissait pas beaucoup de créneaux pour se reposer. On sous-estimait bien trop ce que le manque de sommeil pouvait faire à un prisonnier. Parfois, davantage que les violences, l'épuisement les faisait souvent chanter comme des pinsons. La fatigue avait son effet sur lui aussi mais pas tout à fait le même ; elle le rendait plus irritable, moins sage, plus enclin à commettre des erreurs. Voir Nate se détourner de lui et ne pas lui accorder davantage de son attention l'agace tout autant. N'était-il pas suffisamment important à ses yeux pour lui valoir moins de deux minutes de son temps ? Quelle déception... Ses prunelles assassines le suivent comme déjà il s'éloigne en vue de retourner derrière son comptoir. Où était passé le gamin vindicatif qu'il était encore, il n'y avait pas si longtemps ? « Tu n’es pas simplement venu ici pour dire bonjour. Aurais-tu, aussi surprenant que cela puisse paraître, besoin de quelque chose ? » La réaction du bourreau ne se fait pas attendre ; il n'est pas venu ici pour faire la causette, encore moins pour quémander ses services, non, il est là en vertu d'une ancienne querelle, en vue d'évacuer certaines de ses frustrations de la nuit. Une nuit bien trop longue, si vous vouliez son avis... Alors, profitant qu'il lui tourne le dos, il fond sur lui, l'attrapant par le col et l'envoyant voler dans ses étagères, le maintenant contre avec fermeté. Les objets s'écrasent et tombent autour d'eux, l'une des pièces effleure même de très près son visage mais il n'en a cure. La seule chose qui l'intéresse, dans cette boutique sordide, c'est celle qu'il tient entre ses doigts fermes. "J'ai besoin de toi..." lache-t-il de but en blanc, sans se rendre compte de l'énormité de sa connerie. "Enfin... Je me fois de ce qu'il y a dans ta boutique ridicule. C'est toi que je suis venu voir..." Ses doigts se resserrent encore plus sur son col ; ça le gêne sûrement pour respirer mais il s'en fout pas mal. "Tu as toujours été l'exutoire parfait à toutes mes frustrations." Et Merlin savait qu'il en avait beaucoup... Beaucoup trop, diraient certains, et ils auraient sans doute raison. Leur proximité est soudaine et, quand jusque-là ça ne lui avait jamais paru un problème, aujourd'hui ça l'agace d'une façon qu'il ne s'explique pas lui-même. Comme souvent, tout ça ne s'exprime qu'au travers de sa rage et son poing droit vient s'écraser dans la mâchoire du blond. Il est injuste et, pour une fois, Nate ne lui a rien fait, mais il s'en fiche. La fatigue à ces effets-là sur lui, pernicieuse. Une seconde droite lui fait aussitôt écho et la douleur se répand dans ses doigts, le ramenant à la raison et le faisant reculer, libérant sa proie, bien contre son gré... De rage, il balaie le comptoir d'un large mouvement de bras, projetant par terre tout ce qui s'y trouve. C'est finalement dans un sourire torve qu'il reprend enfin la parole. "Un jour, quand j'en aurai marre de m'amuser avec toi, je te tuerai, Trelawney. Je prendrai mon temps, ça durera des heures et tu me supplieras de t'achever." Loin d'être une menace, ça tenait plutôt de la promesse...



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Parchemin envoyé Dim 22 Jan - 14:17

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FT. DREFER RACKHARROW


Le risque avec la violence gratuite, c’est que l’on finit par s’y habituer. La colère, la haine qu’ils ressentent l’un pour l’autre est devenue une habitude dont ils ne sauraient se passer. Qu’il s’agisse de Drefer ou de lui-même. Nate a beau avoir une boutique sur le chemin de Traverse, ce n’est pas pour cette raison qu’il voit beaucoup plus de monde que d’ordinaire, et malgré toute la hargne que cela représente, Rackharrow est bien l’un des rares de son passé à encore véritablement exister à ses yeux. Lorsqu’il aura définitivement quitté cet endroit, sa présence lui manquera, à n’en pas douter. Enfin… D’une certaine manière. Les débris s’envolent aussi lentement et gracieusement que pourrait le faire un oiseau tandis qu’il s’approche de la silhouette masculine qui n’a pas l’air de vouloir quitter les lieux si vite. La familiarité qu’il utilise est en soi surprenante, sûrement le joug de l’extrême fatigue qui semble l’envahir depuis qu’il a mis un pied à l’intérieur de son magasin. Les azurs fixent inlassablement les émeraudes pendant qu’il le défi, replaçant deux trois objets sur les étagères au passage. Une pique s’envole dans le silence tendu qu’ils s’offrent mutuellement, et voir le brun hausser les épaules ne l’étonne guère, cette espèce de nonchalance a toujours fait partie de lui. Certains jeux ne changeront donc jamais…

Les secondes s’écoulent pourtant, et à force de faire planer le lourd silence, Nathaniel décide d’amorcer le retour vers son comptoir. C’est qu’il a des choses à faire malgré la présence de Drefer. Il use alors de la même nonchalance pour lui demander ce qu’il veut, le mangemort n’étant pas venu simplement en souvenir du bon vieux temps. Celui où leurs querelles étaient encore celles de deux adolescents déjà bien trop violents l’un envers l’autre. Ce que ça cache ? Il n’en sait strictement rien, toujours est-il qu’ils sont comme deux aimants attirés par une seule et même finalité : la colère. Celle de sentir l’autre courber l’échine, comme un sempiternel besoin de se prouver que l’on est meilleur, plus digne. Au-dessus de l’autre.

Lui tourner le dos est une erreur, Nate s’en rend compte à l’instant même où il entend le pied du Rackharrow cogner au sol en sa direction. En un éclair, il se sent tiré en arrière et son dos rencontre les fameuses étagères, le tout dans un son tonitruant au rythme de ses objets qui se cassent la figure. Il pourrait riposter, là tout de suite, pour ne pas se laisser faire, mais il n’est pas assez idiot pour venir cogner sur le saint-parfait visage de l’un des bourreaux du Ministère. Cela ne serait pas bon pour son dossier, son commerce, et pourrait risquer de mettre en péril son plan de fuite en direction de Poudlard. Il n’y aurait qu’à partir de cet instant-là qu’il pourrait s’aviser de le frapper à nouveau. Pour l’heure, le Trelawney se contente de serrer les dents, de froncer les sourcils et de le fixer d’un regard noir qui en dit long. Ce n’est qu’en entendant les premiers mots qu’il l’observe d’un air interrogateur. J’ai besoin de toi…. Nom d’une chouette, il est forcément en train de rêver, ce mangemort ne peut pas avoir dit ça. Lui… Avouer une telle chose ? Il doit véritablement être fatigué, cela ne peut pas en être autrement. Poings serrés, Nathaniel ne le quitte pas des yeux, sent les doigts se resserrer sur son col et commencer lentement à bloquer sa respiration qu’il essaye désespérément de contrôler. Son cœur bat à tout rompre, ne sachant pas ce que tout ce charabia est censé vouloir dire. Tu as toujours été l'exutoire parfait à toutes mes frustrations. S’il ne se trouvait pas dans une sale posture, nul doute qu’il aurait pu prendre cette remarque pour un compliment, mais la seule chose à laquelle il est capable de penser sur le coup, c’est que Drefer a vraiment besoin de sommeil et que tout ne va clairement pas bien dans sa tête.

« Tu m’en vois flatté… » qu’il souffle malgré tout sans bouger d’un millimètre et sentant l’air lui manquer davantage.

Ses prunelles fixent inlassablement celles de son ennemi de toujours. Il essaye de déchiffrer, de comprendre ce qu’il veut, mais il ne voit pas. L’un de ses poings finit par se desserrer et il vient attraper l’un des poignets du mangemort impeccablement habillé. Il a besoin de respirer mais Drefer serre bien trop fort et c’est à cet instant que le propre poing du brun vient s’abattre violemment contre sa mâchoire. Dans l’élan, Nate sent son corps pencher de côté et il manque de s’effondrer sur le sol. Le souffle un peu plus coupé, il sent le goût si particulier du sang emplir sa bouche et venir effleurer sa langue. Il n’a pas le temps de cracher par terre qu’un deuxième coup le percute au même endroit et le fait finalement tomber à genoux, mains plaquées au sol pour éviter de se faire mal davantage. Cette fois-ci, il crache son mélange d’hémoglobine et de salive sur le sol, passe une main sur sa mâchoire douloureuse et se redresse, un brin chancelant. Cela n’a plus rien à voir avec les coups qu’ils pouvaient se donner à l’école. Ce n’est pas l’envie qui mange de vouloir répliquer, mais ce qui le freine est toujours la même chose : le fossé qui est venu se creuser entre eux. Lui, sang-mêlé, simple commerçant et civil, lui, un mangemort doublé du job de bourreau. Des sorciers comme lui, le Rackharrow en torture un nombre incalculable.

Un énième son d’objets qui se brisent parvient jusqu’à ses oreilles et il déglutit en serrant les dents. Sa joue prend déjà une teinte bien plus rouge qu’elle ne devrait, ce qui se transformera sans nul doute en un superbe hématome. Un souvenir de plus de leur haine respective. Debout sur ses deux jambes, le voyant fronce les sourcils, vert de rage et croise le nouveau sourire du brun. Il entend les mots.

Un jour, quand j'en aurai marre de m'amuser avec toi, je te tuerai, Trelawney. Je prendrai mon temps, ça durera des heures et tu me supplieras de t'achever.

Sans un mot de plus et en un éclair, Nathaniel récupère sa baguette entre ses doigts et vient la pointer contre la gorge de Drefer.

« Je ne suis qu’un vulgaire citoyen qui paie ses taxes. Je n’ai jamais supplié personne et je ne commencerai pas aujourd’hui, ni même demain. Tu as peut-être le droit de venir ici et de tout bousiller, mais tu ne peux pas t’amuser à tuer un simple sang-mêlé d’un claquement de doigts. ». Il souffle et crache à nouveau au sol. « Déguerpis de ma boutique, Drefer. ». Sa baguette est toujours pointée sur sa gorge mais il finit par se forcer à la ranger en reculant de deux pas. « Tu m’entends ? Dégage ! ».

Furibond, il est tout bonnement furibond. Seul Merlin sait ce dont il serait bien capable si jamais le Rackharrow décidait encore de faire des siennes. La poitrine du Trelawney se lève et s’abaisse sèchement sous la colère et la douleur de sa mâchoire qui l’assassine. Il n’est plus dans l’humeur de supporter ces enfantillages, et comme d’un fait exprès, il a le pressentiment qu’ils ne se reverront plus de sitôt. Pas ici… En tout cas.




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Parchemin envoyé Dim 12 Fév - 17:58

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Je suis : khal , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 19/11/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 184 hiboux. J’incarne : Matthew Daddario , et l’avatar que je porte a été créé par : Texas Flood . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Alexander Weasley Je parle en : lightseagreen



Je suis âgé de : 24 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Bourreau pour le compte du Ministère. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : Célibataire endurci, désespérant ses parents de trouver un jour une fiancée de choix.
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Il y a une satisfaction intense, toujours la même, stupide mais hautement jouissive, de le voir à terre devant lui. Toute sa scolarité, il n’avait aspiré qu’à ça ; le réduire à l’état d’insecte obéissant entre ses doigts. Nathaniel, pour son plus grand désarroi, ne s’était jamais soumis, à l’époque, il fallait au moins lui reconnaitre cette force de caractère quand il avait pourtant fait de sa vie un véritable enfer. Aujourd’hui, il avait bien d’autres moyens à sa disposition pour le faire plier et le faire supplier mais il n’avait, malheureusement, pas le droit de les utiliser en dehors d’une requête officielle de la part de ses supérieurs. Il y avait des règles, même pour les mangemorts, aussi frustrant cela puisse-t-il être. Si on l’avait laissé quelques heures avec Nate, dans l’une des pièces insonorisées du Ministère, il aurait pu faire des merveilles et le Trelawney en serait ressorti aussi docile qu’un agneau… Si seulement il avait eu cette putain d’autorisation… A défaut de ça, il devait se contenter de parader comme un paon dans sa boutique, casser quelques objets et le maltraiter un peu. Un sourire en coin vient étirer ses lèvres fines tandis qu’il le regarde cracher sur le sol un mélange de salive et d’hémoglobine. Un frisson de plaisir pur vient courir le long de sa colonne vertébrale, lequel meurt aussitôt lorsqu’il se retrouve avec la baguette du blond appuyé contre sa gorge. Le morceau de bois chauffe sa peau à l’endroit où ils se touchent mais le Mangemort ne réagit pas, se contentant de le dévisager, le défiant presque du regard, semblant l’enjoindre à le faire. Il aurait au moins une bonne raison de le tailler en pièces, après ça. Pourtant, jusqu’au bout, Nate semble décidé à lui gâcher son plaisir. « Je ne suis qu’un vulgaire citoyen qui paie ses taxes. Je n’ai jamais supplié personne et je ne commencerai pas aujourd’hui, ni même demain. Tu as peut-être le droit de venir ici et de tout bousiller, mais tu ne peux pas t’amuser à tuer un simple sang-mêlé d’un claquement de doigts. ». Aussi dur et détestable c’était de le reconnaitre, il avait raison. Un point pour le sang mêlé, compte intérieurement la voix muette de sa conscience et il la déteste pour ça. « Déguerpis de ma boutique, Drefer. ». C’était si gentiment demandé qu’il ne pouvait pas refuser, pas vrai ? Encore moins quand Nate lui faisait le plaisir de ranger sa baguette, visiblement conscient que ce n’était pas du tout dans son intérêt de répliquer, de quelques manières que ce soit. Il ne voulait sans doute pas lui donner le prétexte qu’il manquait au Rackharrow, preuve qu’il était intelligent. Mais, surtout, Drefer savait que Nathaniel ne le tuerait jamais, malgré toutes les menaces sous forme de promesses qu’ils avaient pu se faire. Entre eux, c’était autre chose, quelque chose de différent mais qui ne pouvait pas se finir avec leurs morts. Ca ne pouvait se terminer qu’avec la reddition de l’un ou de l’autre, une soumission qu’ils n’étaient pas prêts à offrir à leur adversaire. Pas encore. « Tu m’entends ? Dégage ! » Il l’a poussé à bout, ou pas très loin de sa limite de rupture, il en est bien conscient et ça l’amuse à en crever. Non, plus que ça, ça l’excite de le savoir si près de craquer… Avec un sourire presque enjôleur, il s’approche de lui, ses doigts saisissant le menton du jeune homme, ses ongles s’enfonçant dans sa peau, comme il murmure, clairement trop proche de lui. « Demande plus gentiment, Nate… » C’est à peine plus qu’un souffle, presque sensuel, même si lui aurait refusé de le qualifier de cette façon, bien entendu. Il se rapproche encore et c’est presque contre son oreille qu’il ajoute sur le même ton joueur. « Non, en fait… Supplie-moi, Trelawney, je trouve qu’aujourd’hui est la journée parfaite pour commencer… » Ses doigts relâchent son visage pour venir s’agripper à sa nuque, se servant de sa force et de l’effet de surprise pour le plaquer sur le comptoir, joue contre le bois lisse. « Tu as raison, tu sais ? Je ne peux pas te tuer sans motif valable mais, je peux aussi bien en inventer un… » Il a un ricanement moqueur comme il prend une voix innocente, singeant une parodie bien peu crédible de lui-même. « Je venais simplement lui rendre une visite amicale et il m’a attaqué, je n’ai pas eu d’autre choix que de me défendre, vous savez ? » Sa poigne l’appuie encore davantage sur le comptoir, se délectant de la supériorité qu’il a sur lui, quand bien même elle ne sera que très provisoire. Nate avait toujours eu suffisamment de ressources, en bon Serpentard, pour se sortir des situations les plus compliquées. « Personne ne remettra ma parole en doute… » C’était une certitude… Ses doigts attrapent sa baguette de l’autre main, la pointant sur le visage du blond avant d’y appliquer une belle entaille, parcourant sa joue. Un souvenir de plus, sans doute pas le dernier qu’il lui offrirait. Et pourtant, malgré ses belles paroles, malgré les menaces, il finit par le relâcher, presque à regret Parce que c’était une évidence, Drefer ne pourrait jamais mettre un terme à la vie de Nate. Peut-être que son ennemi en était conscient, peut-être pas, il s’en foutait pas mal… « T’es à moi, Trelawney, j’espère que tu le sais. » C’était une bien étrange chose à dire mais la fatigue lui faisait parfois dire de ces conneries…



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Parchemin envoyé Dim 12 Fév - 19:51

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Je suis : Texas-Flood dit "TF" , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 06/12/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 299 hiboux. J’incarne : Liam Hemsworth , et l’avatar que je porte a été créé par : TF - Ectra (gif profil) - Astra (codes signa) . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Caïn, le mangemort chasseur badass de créatures magiques Je parle en : #cc9966



Je suis âgé de : 25 ans , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Concepteur et réparateur d'objets magiques pour le Département R&D de l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Célibataire
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FT. DREFER RACKHARROW


Il a la colère au bord des lèvres, Nathaniel. Le heurt et la haine au fond du cœur. C’est un souffle électrique qui parcourt l’ensemble de son corps lorsque sa baguette se sent être rangée, disparaissant de la vue du mangemort qu’elle frôlait quelques secondes auparavant. Elle a senti sa colère, sa précieuse baguette et ne supporte pas le fait de ne pas avoir obtenu cette justice qu’il pensait pourtant venir clamer en la positionnant sur la gorge du bourreau. Il s’est fait violence, Nathaniel, pour ne pas succomber, pour ne pas commettre l’impair capable de tout annuler ses projets. Son ambition, celle qu’il a toujours caché à tout le monde, même à Artemis. Rejoindre l’Ordre. Pour se faire, il doit absolument se contenir, ne pas céder à cet élan de violence que Drefer est venu animer, narguer. Car le pédant sait pertinemment comment faire, ils ont toujours su, l’un et l’autre, s’amener sur la pente dangereuse de l’animosité et de la colère innée. Ils ont ça dans le sang, c’est presque une réaction allergique, un réflexe parfaitement imprégné dans leurs caboches de sorciers. Depuis des années. Alors quand la poitrine du Trelawney se lève et s’abaisse dans un souffle qui se veut erratique à cause de l’énervement, il ne peut que fixer celui qu’il a toujours considéré et perçu comme un ennemi, attendant qu’il daigne enfin déguerpir. Immobile, il ne compte pas retourner derrière son comptoir avant que celui-ci n’ait décidé de quitter les lieux. Chose qui ne semble pas sur le point d’arriver, à en juger par les pas qui ramènent la silhouette du mangemort jusqu’à la sienne. Bien trop proche. Nate le fusille du regard, de ses deux billes bleues froides et perçantes comme l’ère polaire qui sévit en cet instant malgré l’irrépressible chaleur qui les englobe.

Le jeune sorcier lit l’amusement sur les traits de son ancien camarade d’école, et c’est bien ce qui l’énerve encore plus, ce qui le rend dingue dans son for intérieur. Il connait les airs supérieurs de Drefer depuis des années, mais si à Poudlard il pouvait rétorquer, ici ce n’est plus la même chose. Ce n’est plus la même donne et il se doit d’être patient pour ne pas perdre pied. Oh, ce qu’il aimerait lui faire ravaler son sourire satisfait, là, tout de suite. Ce qu’il aimerait lui faire avaler ces deux prunelles émeraudes jusqu’à ce qu’il s’étouffer avec. Mais il ne peut pas. Il ne peut rien faire, si ce n’est donner au brun ce qu’il est venu chercher, la fameuse excuse pour mieux le tabasser. Ca, Nate n’est pas enclin à la lui donner. Il ne peut pas, ne doit pas. Alors il se contente de le fixer d’un regard noir, de serrer le poing et d’attendre qu’il se lasse, quitte l’endroit et passe à autre chose. Mais c’est dur, c’est tellement dur… Surtout lorsque les doigts se mettent à attraper chaque côté de son menton, accentuant la douleur déjà vivace de sa mâchoire, son épiderme violaçant à vue d’œil sous le coup donné un peu plus tôt. Il n’a jamais perdu pied, pourtant, Nathaniel, et comme il l’a dit il ne commencera pas aujourd’hui. Il lui a toujours tenu tête et c’est encore ce qu’il fait, ses azurines postées fièrement et de façon menaçante dans celles du Rackharrow qui s’amuse.

Demande plus gentiment, Nate…

Ce n’est rien de plus qu’un souffle, pendant que les ongles s’enfoncent. Ce n’est rien de plus qu’un murmure et le regard du Trelawney ne s’abaisse ni ne se détourne. Il le défi de ses prunelles comme il a toujours su le faire et surtout, il ne sourcille pas malgré la douleur. N’en montre aucun signe.

Son cœur bat la chamade, à vive allure, sous la colère, la hargne, et bien d’autres choses. Tout sauf d’angoisse si ce n’est celle de se voir potentiellement craquer et de se ruer sur lui pour l’achever. Alors, pour palier à ces mauvaises pensées, il demeure inlassablement immobile, laisse le brun venir murmurer à son oreille comme le plus pernicieux des serpents. Qu’il crache son venin, ça lui en fera moins pour demain.

Supplie-moi, Trelawney.

Sans le moindre sourire, le voyant garde les sourcils froncés quand sa main le lâche enfin pour mieux venir agripper sa nuque et venir plaquer son visage contre la surface dure du comptoir. Sous la surprise et la vision du bois qui se rapproche, Nate n’a d’autre choix que de fermer les yeux sous le choc, avant de papillonner des paupières pour mieux regarder droit devant lui, ses mains venant serrer le comptoir de colère, comme pour faire un éventuel frein supplémentaire si Drefer avait dans l’idée d’appuyer un peu plus. Il a beau se retenir, l’ancien Serpentard ne peut empêcher un souffle contrarié de s’échapper de ses lèvres, ne pouvant plus fixer le mangemort de ses deux yeux. Il hait cette situation, il la hait d’une force inimaginable et peste à l’intérieur de lui-même tandis que l’autre se pavane de sa supériorité temporaire.

« T’es bouché ou tu… » qu’il marmonne entre ses dents serrés, subitement coupé par le nouveau flot de paroles qui s’envole dans l’air ambiant et électrique.

Le Rackharrow se délecte de tout ça, ça s’entend dans le timbre de sa voix, il a l’excitation au bord des lèvres, prête à exploser. L’imitation est si mal faite qu’elle pourrait donner à Nate l’envie de gerber. Et il appuie, un peu plus, son visage contre la surface dure. Il appuie et il grogne, le voyant, de contrariété et le cœur battant à tout rompre dans sa poitrine au bord de l’implosion. Ses doigts serrent le comptoir avec force pour ne pas craquer, pour ne pas violemment le repousser, à s’en faire blanchir les jointures il serre de toutes ses forces. Celle-là, Nathaniel n’est pas prête de l’oublier, et s’il meurt d’envie de lui faire payer, il ne le fera pas aujourd’hui. Alors il souffle, perd patience, tape du pied mais c’est tout ce qu’il fait.

« Tu as une si haute estime de toi, Dref’. Tu es peut-être leur bourreau mais en dehors de ça tu ne leur sers à rien. Juste un pion sur un échiquier, comme nous tous. ». Nouvelles paroles qui s’envolent de ses lèvres pincées et de sa mâchoire crispée et toujours plus douloureuse.

Encore une fois, il souffle, le Trelawney, mais ne s’attendit pas à deviner la pointe de sa baguette au-dessus de sa joue. Pris de surprise, il tente une vaine tentative pour se dégager, simple coup sec dans un mouvement pour redresser la tête mais son ennemi a de la force, malgré la fatigue, et hormis rétorquer par la violence, Nate ne peut rien faire d’autre que d’attendre, serrer les dents et subir. L’entaille est nette et profonde, se creuse dans la peau de sa joue et le force à se crisper davantage et à lâcher un énième souffle entre ses dents. C’est là tout ce qu’il lui offre, prenant de grandes inspirations pour ne pas lui donner entière satisfaction. Quand bien même la douleur soit des plus tranchantes. Ce n’est qu’au moment où le faisceau de la baguette termine son œuvre et qu’il sent son liquide carmin s’échapper de la plaie viscérale qu’il sent la pression sur sa tête disparaître. Mains rivées sur le comptoir qu’il tient fermement, le côté de son visage ayant rencontré le bois étant devenu rouge vif sous le frottement, Nathaniel se redresse sèchement et lui adresse de nouveau son regard noir.

T’es à moi, Trelawney, j’espère que tu le sais.

Un rictus apparaît sur les traits du sang-mêlé.

« J’ignorais qu’on était mariés. »

Une énième pique qui s’élève tandis que seulement à cet instant il vient effleurer la plaie de sa joue du bout des doigts. Le sang ruisselle et il le laisse faire, ne tente rien pour stopper l’hémorragie. Il en garderait une marque, de celle-là. Quoi qu’il fasse.

« En quelle langue il faut que je te le dise, Drefer. Dé-ga-ge de ma boutique. Trouve-toi l’excuse que tu veux, prends ta voix de mangemort constipé s’il le faut, mais dégage. »

Sans un mot de plus, il retourne derrière son comptoir et prend place sur sa chaise.

« Ou reste là à me mater travailler, si ça te fait plaisir. »

Après tout, qu’est-ce que ça change ? Il compte bien l’ignorer.




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Parchemin envoyé Lun 20 Fév - 15:31

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Je suis âgé de : 24 ans. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Bourreau pour le compte du Ministère. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : Célibataire endurci, désespérant ses parents de trouver un jour une fiancée de choix.
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Il n’était pas du genre à perdre son sang-froid, pourtant. Généralement, il était plutôt cet être immuable d’indifférence, sur lequel tout glissait comme sur le plus imperméable des revêtements. Malgré tout cela, Nathaniel Trelawney était capable de le faire sortir de ses gonds en moins de temps qu’il n’en fallait pour dire « Avada Kedavra ! », de façon constante et quasiment automatique. Il détestait l’avouer mais le blond, plus qu’une Némésis, était sa faiblesse la plus sévère, celle qui pouvait le rendre fou ou le foutre à terre en un rien de temps. Parfois, il se disait qu’il aurait mieux fait de le tuer, comme il le lui avait promis tant de fois depuis Poudlard et, en dépit de tout ça, il n’arrivait pas à s’y décider. Etrange contradiction… « Tu as une si haute estime de toi, Dref’. Tu es peut-être leur bourreau mais en dehors de ça tu ne leur sers à rien. Juste un pion sur un échiquier, comme nous tous. » Le mangemort esquisse un sourire amusé, passant sa langue sur ses lèvres fines ; certes, il n’était peut-être qu’un pion mais au moins était-il du bon côté de la barrière, pas comme lui, qui finirait toujours avec sa tête écrasée sur un comptoir. Que ce soit par lui ou par un autre, Nate serait toujours une victime de ce système s’il ne s’y soumettait pas. Quoiqu’il finisse par arriver, le Trelawney lui appartenait, esprit et âme, et il ne manque pas de le lui rappeler, après lui avoir imposé une belle cicatrice qu’il garderait en souvenir, avant de le relâcher. « J’ignorais qu’on était mariés. » Mariés ? Oh non, ils n’étaient pas mariés, loin de là, mais leur lien était plus fort qu’un simple mariage ; il s’était forgé dans la violence, dans la haine, dans les coups et dans le sang. « En quelle langue il faut que je te le dise, Drefer. Dé-ga-ge de ma boutique. Trouve-toi l’excuse que tu veux, prends ta voix de mangemort constipé s’il le faut, mais dégage. » Il le suit du regard tandis qu’il regagne sa place derrière son comptoir, visiblement décidé à l’ignorer à partir de maintenant. « Ou reste là à me mater travailler, si ça te fait plaisir. » Il laisse échapper un ricanement moqueur ; comme s’il avait besoin de son autorisation ou de sa permission pour faire ce qu’il souhaitait. Non merci, Drefer Rackharrow était un homme libre, une fois extirpé provisoirement des toiles d’araignée tissées par Mererid. Il demeure silencieux, un sourire en coin sur les lèvres tandis qu’il sort une cigarette de son paquet pour la porter à sa bouche, l’allumant et la fumant dans la boutique, les prunelles vissées sur Nate. Il semble presque attendre que le blond le regarde, lui accorde une autre seconde d’attention mais non, rien n’y fait, le commerçant s’en tient à sa résolution de l’ignorer. Il le relancerait bien à nouveau mais la fatigue se rappelle à son bon souvenir, lancinante et impérieuse, alors il balance son mégot sur le sol de l’échoppe, sans même prendre la peine de l’écraser, tournant les talons pour rentrer chez lui. Il ignorait qu’il ne reverrait plus Nate durant deux ans, une fois la porte refermée sur eux…

RP TERMINE



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So cold - Septembre 1989 ☾ DREFER

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