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-And every demon wants its pound of flesh — PV Scylla (flashback)-
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I am Odedient, what else ?
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Je suis : Mister D. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 27/10/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 50 hiboux. J’incarne : Eva Gorgeous Green , et l’avatar que je porte a été créé par : Balaclava . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Le lieutenant psychopathe, Hanne Je parle en : #990033 (ou darkslateblue)



Je suis âgé de : 29 ans , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : Sans emploi, et vis totalement aux crochets de ma famille J’ai juré allégeance : à personne, cette guerre ne me touche pas, ne m'intéresse pas. Côté cœur, : Célibataire, et comptes le rester aussi longtemps que possible

MessageSujet: And every demon wants its pound of flesh — PV Scylla (flashback)   Lun 2 Jan - 20:59


 
And every demon wants his pound of flesh.
(Florence + The Machine) ▽ And I am done with my graceless heart
So tonight I'm gonna cut it out and then restart
'Cause I like to keep my issues drawn
It's always darkest before the dawn

Le silence était si rare qu’elle le remarquait toujours. Ces derniers temps, il semblait durer. Il était pesant, inquiétant, et elle ne l’aimait pas. Pourtant, elle avait toujours aimé le silence : c’était si rare, auparavant, et si tranquille. Le silence voulait dire qu’elle était seule, là où ça importait. C’était une sensation si étrange, à laquelle elle n’était pas habituée. C’était comme un vide, une espèce de manque qui la laissait bancale. Pire que le silence, pourtant, c’était l’abrutissement. Elle n’arrivait pas à penser, et c’était finalement comme si elle était à moitié là. Elle était incapable de se concentrer, incapable d’aligner deux pensées l’une après l’autre, et elle doutait qu’elle arriverait à parler correctement si elle essayait. Cela faisait un moment qu’elle n’avait plus parlé, depuis ce jour où elle s’était souvenu de tout. Comme un flash, ses souvenirs, pourtant si lointains, étaient revenus, et elle avait tout revécu comme si c’était hier. La trahison de sa mère, son enfance presque dorée, sa sœur, ah ! Sa sœur. Comment avait-elle pu, cette Morgana, séparer deux jumelles ; comment avait-elle osé bannir son sang ? Et pourquoi ? Ils la traitaient, ici, pour une maladie mentale ; ou tout du moins c’était ce qu’on lui avait expliqué, encore et encore.

You’re crazy, disaient-ils. En d’autres termes peut-être, mais le résultat était le même. Elle était folle, elle n’était pas normale, et il fallait la soigner. Ce n’était pas normal, ces bruits dans sa tête, et ce qu’elle voyait n’existait pas. Bastius n’existait pas, c’était ce qu’ils lui disaient, encore et encore. Elle avait fini par les croire, presque, avec ce silence qui persistait. Son esprit était peut-être endormi, mais elle était enfin normale. Ca aussi, c’était ce qu’ils lui disaient. Et lorsque Bastius revenait, il fallait faire des ajustements dans son traitement. Elle n’aimait pas cela. Les ajustements voulaient dire des séances de torture, des douches violentes, des bains glacés, pour soigner son hystérie. Mais il y avait quelque chose d’autre, quelque chose qui avait toujours été interdit, qu’ils n’avaient pas osé faire : on ne viole pas la volonté de la Ministre de la Magie. Mais la Ministre était morte, et plus personne n’était là pour s’opposer au traitement qui avait été toujours envisagé, mais jamais concrétisé. C’était il y a quelques jours déjà, qu’elle avait été attachée sur cette table, et qu’on l’avait électrocutée. Elle n’avait aucuns souvenirs de ce moment, ou presque. Simplement l’odeur, affreuse, de sa propre chair calcinée au contact du courant.

Et depuis cet électrochoc, le silence était presque trop lourd. Il manquait quelque chose, elle le savait : elle n’était plus complète. Une partie d’elle-même avait été effacée, avec violence, et elle avait peur de ne plus la retrouver. A quoi pouvait-elle servir, si elle n’était que la moitié d’elle-même ? Que penserait Scylla, si elle venait à croiser cette coquille vide, cette enveloppe qui ne renfermait plus rien ? She’d have to come for you, first. La voix la fit sursauter, et elle regarda furieusement autour d’elle, cherchant sa provenance. Un rire fit échos dans la pièce, moqueur, et elle se recroquevilla un peu plus. Forgot about me, have you ? Worry not, my dear Calypso, I’ll never forget about you. Elle en tremblerait, si ses membres n’étaient pas entièrement verrouillés par une camisole. Sa capacité de mouvement était cependant extrêmement limitée, et elle se servit de ses jambes, bien heureusement libres, pour se glisser dans un coin de la pièce, observant les murs blancs avec hésitation. La voix ne venait jamais seule.

Placée dans cette cage de trois mètres sur trois, couverte de murs capitonnés, meublée seulement d’un lit, d’une table et d’une chaise, elle était rarement libre de ses mouvements. Il était impossible pour elle de voir le temps passer, et elle était constamment déconnectée de la réalité. Sa seule interaction, un homme dont elle ne connaissait le nom et qui lui apportait ses repas, refusait catégoriquement de lui parler. Elle était isolée, ses seuls contacts étaient ceux de ses médecins, qui la traitaient jour après jour, cet homme transparent, et les autres. Ces anomalies, qu’elle ne devrait pas expérimenter, et qui prenaient parfois la forme de fantômes, ou de spectres. Ces hallucinations, comme ils lui répétaient sans cesse, qui se moquaient d’elle sans arrêt, qui lui murmuraient horreurs et autres vices à l’oreille, qui encourageaient le meurtre, et qui se jouaient de son malheur. Comment alors savoir combien de temps avait passé, depuis la disparition de sa mère ? Comment savoir si le reste de sa famille était morte avec elle, ou si elle allait à jamais rester dans cet endroit sans couleurs ? Tant de questions, restées sans réponse. Et elle qui avait espéré, si fort, le jour où sa mémoire était revenue, commençait définitivement à perdre espoir.

You’re weak. C’était un bruit à la porte qui l’avait réveillée. Inconsciemment, elle lui tourna le dos, refusant de voir le nouveau visage de sa torture. Si c’était son repas, elle ne le mangerait pas. Si c’était un médecin, elle refuserait de le voir. Ils la forceraient, oui, comme toujours, mais ça n’importait pas. Son entêtement était sa décision, le bien maigre reste de pouvoir qu’elle avait. C’était elle qui décidait de se rebeller, si stupide la rébellion fut-elle. Ce pouvoir de décision, après tout, c’était la première chose qu’ils lui avaient retiré. Âgée d’onze ans à peine, il n’avait pas été difficile de lui retirer tout libre arbitre. Elle n’avait seulement pas grandi docile, un trait partagé avec sa jumelle, Scylla. Ah. Ca lui faisait mal, de penser à elle. Sa Scylla adorée, si forte, si faible, elle aurait tué pour la revoir. Then ripe out his throat with your teeth. Kill your doctor. Now ! NOW ! Plutôt que de se relever, elle se recroquevilla un peu plus, roulée en boule sur le matelas. Elle ferma les yeux, comme dans son enfance, pour chasser les démons. Inconsciente qu’à la porte, se tenait l’objet de toutes ses pensées, sa jumelle, sa très chère Scylla.

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The more she gets hurt, the more venomous she grows.

Je suis âgé de : 29 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Oubliator au Département des Accidents et Catastrophes Magiques ainsi que Bourreau parmi les rangs du Lord. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : rien de palpitant depuis bien des années, mon frère aîné vendra certainement ma main au plus offrant. Champ Libre :





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MessageSujet: Re: And every demon wants its pound of flesh — PV Scylla (flashback)   Jeu 26 Jan - 21:41

I heard your heart beating
You were in the darkness too So I stayed in the darkness with you.
17 Mars 1990

Une nuit puis un jour étaient passés depuis le trépas du Lord et de la Ministre. Mais encore plus tragique que cet événement au combien funeste c'est autre chose qui occupait la seconde branche de la famille Lestrange en cette fin de journée. Cela faisait des heures que Scylla faisait les cent pas dans le bureau de son paternel qui lui faisait face avec ce calme légendaire dont lui seul avait le secret. Comment pouvait-il rester de marbre après tout ça ?! C'était insensé ! Ressentait-il seulement des émotions ? C'était ce que l'Oubliator se demandait. Leur discussion se poursuivit alors. « Je dois aller la chercher, je ne la laisserai pas croupir dans ce trou à rat un jour de plus ! » S'énervait la sorcière. Elle ne tenait plus en place. Dès l'instant où les souvenirs avaient refait surface elle avait voulu partir pour Sainte Mangouste. « Je ne comprendrais jamais comment tu as pu la laisser nous faire ça. » S'indigna-t-elle contre son géniteur. Ce dernier restait de marbre face à ces accusations et autres tentatives de provocations de sa fille, se contentant de la toiser durement. Il avait été victime de la supercherie aussi mais semblait pas spécialement mal le prendre pour autant. Morgana ... Elle avait été une vraie saleté jusqu'au bout celle-là. Même après sa mort elle avait réussi à ébranler sa famille une dernière fois. Pas à cause de sa mort en soit non, cette hyène avait réussi le tour de force de cacher la jumelle de Scylla aux yeux de tous, allant l'effacer jusque dans leurs souvenirs. Ils avaient été manipulés éhontément, elle s'était bien jouée d'eux la garce. Oubliator de profession celle qui pensait être l'unique fille de Balthazar et Morgana Lestrange ressentait bien un manque chaque jour mais avait fini par vivre avec, par s'habituer et oublier. C'était un comble et une honte ... Comment avait-elle pu ?! Réussir à faire l'impasse sur son alter-ego ... C'était comme si elle avait fait une croix sur sa propre personne. Mais depuis la mort de sa très chère mère toutes ces images oubliées, ces moments partagés étaient revenus en vagues violentes, détruisant tout et ébranlant les fondations de cette famille. Scylla ne pouvait s'empêcher de se sentir coupable d'avoir pu vivre normalement toutes ses années séparée de sa jumelle qui elle croupissait dans un asile. Elle voulait à tout prix aller la chercher et la ramener à la maison. À vrai dire elle avait voulu y aller bien avant que ses souvenirs deviennent complètement limpides. Non, Scylla avait tout compris bien avant ça. Un prénom lui était revenu en tête la même nuit où sa mère avait lâché son dernier souffle. Un prénom qui, bien que sans visage, avait un poids énorme, résonnait sans cesse dans l'esprit de la Lestrange, comme un écho lointain lui parvenant enfin. « Cela pourrait être un piège de l'Ordre. Après ce qu'ils nous ont fait subir ce ne serait pas étonnant. » Trancha Balthazar. Il s'inquiétait pour sa famille et c'était parfaitement normal; il était un bon père malgré son impassibilité. Alors il voulait à tout prix éviter d'autres pertes et laisser sa fille chérie se balader dans les rues ainsi qu'à l’hôpital en cette période de deuil ne faisait visiblement pas partie de ses plans. La lamia s'arrêta alors nette et posa ses mains à plat sur l'imposant meuble en bois qui la séparait de son paternel. Elle aurait le dernier mot, coûte que coûte. « Je m'en fiche, je ne supporte plus d'attendre. J'ai été séparée d'elle assez longtemps comme ça. L'Ordre ne pourrait inventé un truc pareil. Je sais que c'est vrai, ça nous affecte tous ! C'est ta fille merde ! J'y vais. » Elle s'emporta un peu durant son discours, haussant la voix mais elle ne fit pas l'erreur d'attendre une réplique de l'homme à la barbe grisonnante. Elle n'avait nullement besoin de preuves, elle le sentait dans tout son corps, cette chose qui lui avait tant manqué, ce trou béant qui lui était impossible à remplir, c'était elle, cette autre elle, son double, son clone, sa moitié. Scylla quitta alors le bureau en grande pompe. Elle monta dans ses appartements pour récupérer un manteau puis sortit comme elle l'avait dit, direction Sainte Mangouste. Une fois dehors elle transplana sans se soucier d'être vue.

Bien sûr l'hôpital était plein. La bataille qui avait fait rage lors du Bal d'Hiver n'avait pas été feinte. Des morts, beaucoup de blessés dans les deux camps. Les lieux appartenaient toujours aux mangemorts donc seuls ceux-ci étaient acceptés ici. Mais l'aile qui intéressait la sorcière était bien plus calme, éloignée de toute cette agitation urgente. Il y régnait un silence inquiétant parfois entrecoupé de cris d'effrois. Comment Morgana avait pu laisser l'un des ses enfants, la chaire de sa chaire, pourrir ici ... Énième preuve qu'elle n'avait aucun cœur. Scylla avait déjà essayé de pénétrer la partie consacrée à l'internement de l'hôpital mais sans succès. L'Oubliator voulait rendre visite à son amie de toujours, Adeline, qui avait été admise ici peu après le Bal. La perte de son mari avait été difficile pour elle mais sa famille avait strictement interdit à la Lestrange de la voir. Évidemment, bien qu'elle ait tenté le coup tout le corps soignant était au courant de cette règle et avait stoppé Scylla aux portes. Mais aujourd'hui c'était différent, aujourd'hui elle ne repartirait pas bredouille. Aujourd'hui même les gardes et infirmiers ne la retiendraient pas et si ils avaient le malheur d'essayer ils y perdraient la vie. Elle avait monté des étages, traversé des couloirs, redescendus des escaliers. Il semblait ne pas avoir âme qui vive. Mais sa progression fut de courte durée. Ce qui tombait bien puisqu'au final elle ne savait pas où chercher. « L'accès à ses lieux est strictement réservé au personnel de l'hôpital Madame Lestrange. » La jeune femme, dans une robe noire, enveloppée de son manteau de la même couleur, se retourna alors vers son interlocuteur pour lui faire face, l'air inquiétant. Elle avança de quelques pas vers ce qui semblait être un membre de la sécurité dans sa tenue blanche. Plusieurs mètres les séparaient encore. Un sourire narquois vint étirer ses lèvres rouges, elle répondit alors : « Je ne suis pas ici pour Adeline cette fois. » Le jeu pouvait commencer et elle savait parfaitement que tout le monde ici feindrait l'ignorance sur ce sujet. Il concernait de très près la Ministre mais même décédée cette vieille peau semblait faire la loi. « Peu importe qui vous venez voir, cela ne peut se passer que dans la salle prévue à cet effet qui se trouve en bas. Cette aile n'est pas ouverte aux visiteurs. Vous n'avez rien à faire ici. » Continua l'homme sur un ton ferme et sûr de lui. De la résistance, elle l'avait parié. L'atmosphère entre les deux sorciers était très tendue. Scylla n'allait pas se laisser faire, ça jamais et ça se voyait comme le nez au milieu de la figure. Tout deux étaient prêts à brandir leur baguette. L'espace d'un instant l'Oubliator avait l'impression d'être retournée au Club de Duel de Poudlard. Excepté bien sûr qu'ici les murs étaient d'un blanc immaculé et qu'il n'y avait aucun professeur pour lui interdire quelque sort que ce soit. « Impero ! » Lança la mangemort en direction de l'homme trop lent pour échapper à ce sort. Il devait être habitué à utiliser ce sortilège mais peut-être pas à le subir. Elle se rapprocha doucement de sa victime, ne la quittant pas des yeux. Non contente de le posséder physiquement elle alla fouiller dans son esprit. Elle la cherchait. Trouvé ... Tu vas me conduire à elle, tout de suite. Sans avoir le choix le garde se mit en marche, Scylla sur ses talons l'air de rien. Tout un tas de sentiments s'entre-mêlaient, elle n'aurait su dire lequel dominait; l'excitation, la joie, l'angoisse, la haine, la peur ...Dans quel état allait-elle la retrouver, que lui avaient-ils fait subir ? Ce qui se cachait derrière ses portes pouvaient être effrayant ... Scylla redoutait donc ce moment mais l'attendait aussi avec grande impatience.

C'était là, c'était enfin là. Le garde s'était arrêté devant une porte, dans un couloir tout aussi dénué d'âme que le reste du bâtiment. La porte semblait bien épaisse, elle n'était ornée que d'une petite trappe à hauteur de tête d'homme que l'on semblait pouvoir ouvrir et fermer de l'extérieur. La Lestrange était nerveuse, elle ne savait pas comment cela allait se passer, à quel point sa sœur avait régressé en restant ici, se souvenait-elle seulement de sa famille ? Morgana avait-elle prit soin de lui effacer la mémoire à elle aussi ? Scylla n'avait pas les réponses à toutes ces questions mais quelqu'un les avait et cette personne se trouvait de l'autre côté de cette porte blindée. La sorcière fit geste au garde qu'elle tenait toujours sous l'emprise de son sortilège impardonnable de lui ouvrir. Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine ... Les secondes s'écoulaient doucement … La lamia tenait fermement sa baguette, la seule chose qui était en mesure de la protéger. Si tenter que sa détentrice ne perde pas tous ses moyens bien sûr. L'ouverture grinça et s'ouvrit doucement. Scylla attendit que ce soit complètement ouvert avant de faire un pas dans la pièce. Les murs blancs capitonnés faisait mal au yeux. Le mobilier était d'un blanc pur également. Puis elle aperçut sa chevelure brune. Ondulante. Elle lui tournait le dos, semblait ne vouloir voir personne. Scylla fit un pas de plus dans la chambre. Elle prit son courage à deux mains puis finit par demander, une boule de stress dans la gorge : « Calypso ? » La voix de la sorcière se brisa en prononçant ce prénom, le souffle court, la peur au ventre. Il n'était pas sorti de sa bouche depuis des années. Même une fois les souvenirs de retour elle le gardait simplement à l'esprit mais n'avait rien dit, cela semblait trop irréel, elle avait peur que ce soit irréel. Ce prénom … Elle l'avait tellement crié dans son inconscient, elle l’appelait sans cesse, la Scylla enfant. Puis elle disparut, sa Calypso. On lui avait retiré sans explications, la privant de sa moitié si douce, si joyeuse elle était dans ses souvenirs, Calypso.
CE MESSAGE EST PARFAITEMENT APPROUVÉ PAR LE MINISTÈRE DE LA MAGIE.

Scylla = #6699cc
Balthazar = #cc9966 
Garde = #ccffff


Daddy's Little Psycho & Mommy's Little Soldier.
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MessageSujet: Re: And every demon wants its pound of flesh — PV Scylla (flashback)   Ven 10 Fév - 16:49


 
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Elle pouvait entendre des pas hésitants dans son dos. Clairement, ce n’était pas l’un de ses médecins, ces derniers ayant l’habitude de rentrer dans la pièce comme si elle leur appartenait, prêts à exécuter on-ne-sait-quelle torture moderne sur l’oubliée Lestrange. Non, les pas étaient étrangers, ceux d’une personne qu’elle n’avait jamais rencontrée avant. Peut-être que … Non, elle rêvait probablement. Cela faisait des jours, des semaines peut-être, depuis la mort de Morgana — elle avait perdu la notion du temps depuis des années —, elle avait fini par abandonner l’idée qu’un membre de sa famille vienne la sortir de cet enfer. Tu ne vaux rien. Ils ne viendront jamais chercher une minable comme toi. Elle posa ses mains contre ses tempes, cherchant à chasser le bruit, mais comme toujours, sans succès. C’était un, deux, vingt commentaires, des insultes, des rires, toujours plus noirs, jusqu’à ce qu’elle tombe dans un engrenage où elle étouffait presque sur son propre désespoir, jusqu’à ce qu’elle n’ait plus qu’un vœu : que ça s’arrête, par tous les moyens possibles.

Le prénom lâché du bout des lèvres enveloppa la pièce de silence. Les voix se turent instantanément, et Calypso ne pouvait entendre que le sang qui battait violemment dans ses tempes. C’était impossible. Et pourtant … et pourtant, ce n’était pas une de ses délusions, ce n’était pas l’une des cruelles qui la rabaissaient tout le temps. Cette voix, elle ne l’entendait plus que dans ses rêves, lorsqu’elle voit sa très chère Scylla revenir pour elle. Mais elle ne dormait pas, alors, se pourrait-il ? A contrecoeur, anxieuse, elle se tourna lentement sur son matelas. Elle en tremblait presque d’appréhension. Que ferait-elle si ce n’était qu’une illusion de plus ? Perdrait-elle définitivement la tête ? Serait-ce enfin le point de non-retour ? Elle mordait sa lèvre violemment, et bien qu’elle se soit retournée, ses yeux étaient fermés. Elle n’osait pas les ouvrir, elle n’osait pas briser ses espoirs définitivement en se rendant compte qu’elle avait peut-être imaginé cette voix, ces pas, cette présence. Mais elle ne pouvait pas vivre les yeux fermés indéfiniment. Après des secondes qui semblaient durer des heures, elle prit une grande inspiration, et rouvrit les yeux.

Gasp. Elle était là, devant elle. Sa jumelle, sa moitié, celle sans qui elle ne pouvait vivre, celle qu’on lui avait arrachée sans aucun remords. Les autres n’importaient pas, ou presque, face à Scylla. Dieu, qu’est-ce qu’elle avait vieilli. Calypso ressemblait donc à cela, aujourd’hui ? Les traits de la jeune femme étaient durs, et l’oubliée se demanda ce qu’elle avait bien pu vivre, pendant ces longues années, qui lui fit perdre la candeur de ses traits et l’innocence de ses regards. Scylla avait cette aura, ce regard, qui donnait l’impression qu’elle avait vu la mort en face, qu’elle avait été témoin d’atrocités, qui avaient dévoré son âme d’enfant. Ca lui faisait mal, de voir sa sœur ainsi. Dans son souvenir, elle avait été rebelle, taquine, mais toujours candide. Elle avait été tendre. Cette Scylla, cette femme, il était clair que Calypso ne la connaissait pas. Pour autant, elles étaient toutes deux une inconnue pour l’autre. Mais c’était comme retrouver un fragment de son âme. En regardant dans ses yeux, elle avait l’impression de retrouver quelque qui lui avait manqué pendant tant d’années. Elle était entière à nouveau, et elle ne pouvait pas le croire.

« S-Scylla ? »

Sa voix était rauque, trahissant son émotion, illustrant qu’elle n’avait pas parlé depuis longtemps, hors de sa tête. Elle n’en croyait pas ses yeux, toujours pas, et elle voulait aller la toucher, pour être sûre qu’elle était bien là. Elle chercha à se lever, mais tomba à genoux, la fatigue la gagnant soudainement. Elle grimaça un instant, mais continua vers son objectif, tâtonnant, trébuchant à nouveau, et s’écroulant non loin de sa sœur adorée. Elle était gênée. Si c’était véritablement Scylla qui se tenait devant elle, si ce n’était pas une nouvelle illusion créée par son cerveau malade, elle avait honte d’être aussi faible, aussi ridicule, devant cette femme si forte qui se tenait devant elle. Mais elle devait savoir. Tant bien que mal, elle réussit à se redresser sur ses genoux. Une jambe après l’autre, elle parvint à attendre la brune qui lui ressemblait tellement. Une main, tremblante, fut tendue jusqu’à elle, et il suffit qu’elle effleure le dos de sa main, celle qui tenait la baguette, pour qu’elle laisse échapper un hoquet. Elle était bien là, en face d’elle, près d’elle. Elle était bien là. Sa sœur. Calypso se laissa tomber contre elle, et sans réfléchir, entoura ses hanches de ses bras, et enterra son visage contre son ventre. Elle pleurait, mais elle ne s’en était pas aperçue.

 « Oh Scylla ! C-C’est vraiment … toi ? »


Elle était accrochée à elle comme une arapède sur un rocher, les épaules secouées de sanglots presque hystériques. Elle n’avait plus osé espérer, elle n’avait plus attendu la venue de sa famille, et pourtant ! Pourtant elle était là, en chair et en os, elle était là pour elle, elle était venue la chercher. Calypso n’en revenait pas. Sentir le cœur magique de sa sœur, se mêler au sein, comme avant, la réconfortait comme rien d’autre ne pouvait le faire. Sa présence la calmait, si bien que ses hallucinations, ses délusions, avaient presque disparu. C’était toujours dans le fond de sa tête, un bruit permanent qui ne disparaissait pas, mais c’était tellement plus supportable.

« Je pensais que … Que tu ne viendrais pas. Que tu m’en voulais, de ne t’avoir jamais dit au revoir, quand je suis partie. »


Pour Calypso, tout revenait toujours à cette dernière journée, lorsque Morgana l’avait laissée aux bons soins d’un mage de St Mungo’s, qu’elle avait été emmenée sans pouvoir voir Scylla une dernière fois. C’était son dernier souvenir important, et son esprit s’était fixé là-dessus, pour expliquer pourquoi Scylla ne venait pas, jour après jour. Distraitement, elle s’accrocha de plus belle à sa tendre jumelle, soudainement effrayée qu’elle cherche à s’écarter. Qu’elle reparte. Qu’elle soit simplement venue lui dire qu’elle ne voulait plus d’elle dans la famille ; qu’elle ne méritait plus de faire partie de la famille. Que Morgana avait raison, et qu’elle était cassée, indigne, malade.


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MessageSujet: Re: And every demon wants its pound of flesh — PV Scylla (flashback)   Mer 15 Mar - 13:01

I heard your heart beating
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17 Mars 1990

Il n'avait pas voulu qu'elle y aille, il avait voulu l'en dissuader. Comment Balthazar avait pu douter de la véracité de ces souvenirs ? Cet homme âgé devait encore être trop attaché à sa parfaite et défunte femme pour la croire capable d'une chose pareille ... Pourtant depuis le temps il aurait pu s'en douter. La preuve : Scylla se tenait belle et bien devant une personne qui, rien que de dos, lui était familière. Elle avait appelé son nom, aucun écho ne résonna dans la pièce isolée de blanc. Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine, il lui semblait qu'elle pouvait parfaitement l'entendre dans ce silence profond. La sorcière n'avait aucun doutes sur l'identité de la personne qui était recroquevillée sur ce lit froid; ces longs cheveux bruns et ondulés elle les connaissaient par cœur. Ses chevilles semblaient tellement fines, ses bras aussi ...

Dans l'attente d'une réponse l'intruse ne pouvait s'empêcher de détailler cette personne. Dans ses souvenirs elle n'était qu'une enfant, elle avait sans aucun doute beaucoup changé et pourtant, étant jumelles, elle lui ressemblerait fatalement. Scylla s'attendait pourtant à voir un visage différent du sien, elle ne savait pas pourquoi. Même si elle savait que cette femme était sa sœur la Lestrange ne pouvait prévoir sa réaction face à leurs retrouvailles. Se souvenait-elle ? Que lui avaient-ils fait subir dans cet endroit atroce ? Était-elle encore seulement consciente du monde qui l'entoure ? Le corps de la patiente commença alors à se mouvoir après un court instant d'hésitation qui avait semblé durer une heure. Elle se retourna lentement sur sa couche comme si cela lui demandait des efforts surhumains. Elle avait l'air tellement affaibli ... Cela déchira le cœur de sa sœur de la voir ainsi. De la colère vint s'ajouter dans ce torrent d'émotions, colère envers tout ces sorciers vêtus de blancs. Puis elle ouvrit les yeux et les deux jeunes femmes se toisèrent un instant. Malgré le monde qui les séparait si semblables elles étaient. Elles avaient grandi séparément. Calypso n'avait connu que cette boite blanche et froide alors que Scylla avait eu la chance de s'épanouir dans le monde sorcier sans insouciance. Elle s'en voulait d'avoir pu vivre ainsi Scylla. C'était donc tout à fait normal qu'elle veuille rendre sa liberté à sa moitié si précieuse, elle le méritait après avoir été mise à l'écart et oubliée ainsi, pendant toutes ces années. Plonger dans ces yeux bleus lui donnait l'impression de contempler son reflet dans un miroir à la réalité distendue. « S-Scylla ? » La sorcière nommée acquiesça doucement. Alors elle se souvenait, elle se souvenait de sa soeur jumelle et de sa famille ? Comme elle espérait qu'elle lui pardonne cet abandon atroce et lâche. Un voile humide se déposa sur le regard doux de la jeune femme. Les larmes ne demandaient qu'à glisser sur ses pâles joues. Des larmes de joie, de frustration et de culpabilité qu'elle retenait tant bien que mal. Sa sœur essaya alors de se mouvoir, elle trébuchait mais se relevait toujours. Ne voulant pas l'effrayer ou risquer de la brusquer Scylla la laissa approcher à son rythme. La faiblesse de son corps et de ses muscles inquiétait grandement la Lestrange ce qui ne faisait que renforcer sa colère envers sa mère et les dirigeants de cet endroit.

Leurs peaux s'effleurèrent seulement, ce fut cela leur premier contact. La surprise se dépeignit sur le visage de la patiente. Oui elle était bien là et pour rien au monde elle aurait voulu être ailleurs que dans cette salle, aussi effrayante soit-elle. Une larme coula doucement d'un des deux yeux de Scylla, elle n'était plus capable de retenir sa bienveillance et sa douceur, trop heureuse de pouvoir renouer avec cette partie oublié d'elle-même que représentait Calypso. Complètement submergée par les émotions cette dernière se laissa tomber à ses pieds, s’agrippant à sa sœur de toutes ses forces, comme si on allait encore lui enlever. Mais non, pas cette fois. Scylla entoura la tête de sa sœur de ses bras un instant, la serrant fort puis desserra son étreinte pour caresser le haut de sa tête. La deuxième larme coula sur sa joue et un sourire vint habiller son visage d'habitude si sévère. Calypso ne contrôlait pas ses pleurs et laissait tout sortir. Sa sœur avait fait pareil, à sa façon. « Je pensais que … Que tu ne viendrais pas. Que tu m’en voulais, de ne t’avoir jamais dit au revoir, quand je suis partie. » Scylla secoua la tête. Comment aurait-elle pu lui en vouloir ? On la lui avait arraché de force. Jamais elle n'avait pu protester contre cet acte et cette privation, on ne lui avait jamais permis de mettre des mots sur ce manque. L'Oubliator se baissa alors, se mettant à genoux pour pouvoir faire face à la malade. Elle l'enlaça de toutes ses forces à son tour. Son étreinte dura un moment, un moment pendant lequel elle n'avait cessé de sourire et les larmes de couler doucement, simplement, sans sanglots ni secousses. Ses bras finirent par libérer Calypso puis, inquiète et songeuse Scylla prit le visage de sa sœur dans ses mains pour le détailler. Elle semblait avoir subi tant d'horreurs. « Mais que t'ont-ils fait ... » Demanda-t-elle à haute voix en passant son regard sur chaque recoin du visage autrefois si doux de sa jumelle. Elle la serra une nouvelle fois dans ses bras comme pour la réconforter. Quoi qu'ils aient pu faire ils allaient amèrement le regretter en tout cas. « C'est fini, je te ramène à la maison. » Annonça-t-elle avec conviction. Nul ne saurait s'opposer à cela. Anatolius avait fait des pieds et des mains afin que Scylla puisse s'introduire ici. La Lestrange se sépara une nouvelle fois de sa moitié pour se redresser. Elle aida Calypso à faire de même.

Mais les évènements n'allaient pas si bien se dérouler : d'autres infirmiers et membres de la sécurité du bâtiment venaient d'apparaître. « Vous ne pouvez pas l'emmener. » Libéré de l'emprise de l'Impero le garde se releva, un peu déboussolé. Scylla avait complètement oublié ce crétin. Ses collègues voulurent pénétrer dans la pièce mais la sorcière riposta avant qu'un d'eux n'ait pu franchir le seuil. Levant sa baguette la Lestrange envoya valser tout ce petit monde contre un mur à l'aide d'un expulso non prononcé. Ce geste avait peut-être effrayé sa sœur qui n'était pas habituée à la magie mais elle voulait la protéger, plus jamais ils ne poseraient leurs sales pâtes sur son corps fragile, plus jamais ils n'approcheraient. « Je dois juste avoir une petite discussion avec ton médecin d'abord. » Rassura la jeune femme. Oh ils allaient bien discuter c'est certain. La sorcière se présenta en tant qu'appui pour que sa sœur puisse marcher en se tenant à elle si elle avait besoin. Elle serait là pour la rattraper, enfin elle pourrait l'aider. Une fois rentrée elle reprendrait vite des forces. Une fois rentrée tout irait mieux, oui. Toujours dans la pièce blanche Scylla fit voler un papier au niveau des yeux du garde encore affalé au sol et sonné, pour qu'il puisse bien voir, qu'il mange ses dents et ferme son immonde bouche. Elle le laissa un instant parcourir le document des yeux avant d'ajouter : « Et oui, je peux l'emmener. » Comme l'attestait l'autorisation et la demande de rapatriement signée de la main de son père et de sa mère. Ce bout de papier était vieux, la signature de Morgana était devenue pâle avec le temps mais celle de Balthazar était toute fraîche. Anatolius avait réussi à mettre la main sur ce papier et avait convaincu son père de le signer. Sans lui il aurait fallut littéralement se battre pour pouvoir ramener Calypso au manoir tout en sachant qu'ils seraient sans cesse venu la chercher. La feu Ministre avait bien calculé son coup : les souvenirs revenus elle savait que ses enfants allaient vouloir être réunis. Elle avait prit les devants et n'avait pas voulu laisser sa fille tomber complètement dans l'oubli en fin de compte ... Mais cela n'effaçait rien à l'horreur de son acte, Scylla ne lui pardonnerait jamais. Le document officiel revint dans la main de la jeune femme, avançant doucement vers le couloir la sorcière s'arrêta au niveau de l'entrée de la salle, laissant à Calypso le choix et le temps de la réflexion. Peut-être n'était-elle pas encore prête à les rejoindre ... La mangemort ne la forcerait à rien, elle voulait que sa sœur la suive de son plein gré.
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Je suis : Mister D. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 27/10/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 50 hiboux. J’incarne : Eva Gorgeous Green , et l’avatar que je porte a été créé par : Balaclava . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Le lieutenant psychopathe, Hanne Je parle en : #990033 (ou darkslateblue)



Je suis âgé de : 29 ans , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : Sans emploi, et vis totalement aux crochets de ma famille J’ai juré allégeance : à personne, cette guerre ne me touche pas, ne m'intéresse pas. Côté cœur, : Célibataire, et comptes le rester aussi longtemps que possible

MessageSujet: Re: And every demon wants its pound of flesh — PV Scylla (flashback)   Dim 7 Mai - 23:37


 
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So tonight I'm gonna cut it out and then restart
'Cause I like to keep my issues drawn
It's always darkest before the dawn


Les mains sur son visage la ramenèrent à la réalité, et elle se força à fixer son attention sur sa sœur. Elle se demandait si elle lui ressemblait vraiment. Dans ce lieu il n’y avait pas de miroirs, et elle n’avait pas vu son apparence depuis de nombreux mois, peut-être même années. Elle n’avait jamais été attachée à son physique, mais face à sa sœur, qui lui paraissait si belle, elle se demandait si les années d’enfermement n’avaient pas attaqué sa propre beauté. Elle imaginait ses traits tirés, son teint terne, et ses cheveux sales. Le portrait de quelqu’un de fou, pas vraiment d’une Lestrange. Après tant d’années à l’avoir oublié, pourtant, son nom ne valait plus rien pour elle. Elle glissa ses mains contre celles de Scylla, caressant la peau avec révérence, alors qu’elle lui souriait à travers ses larmes. « A-A la maison ? Vraiment ? » Elle n’y croyait pas, pas vraiment, mais déjà Scylla l’aidait à se relever, et semblait prête à partir. Quitter ce lieu n’avait été qu’un fantasme pour Calypso, une chimère qu’elle n’avait jamais pensé voir se réaliser. Et pourtant. Sa jumelle faisait face à la porte, et instinctivement, la brune se cacha derrière elle.

Au-delà se trouvaient ceux qui l’avaient gardée enfermée aussi longtemps, et elle se mordit la lèvre, alors qu’elle essayait de disparaître de plus en plus derrière sa sœur. Pouvait-elle vraiment s’en aller ainsi ? La laisseraient-ils partir ? Scylla semblait de cet avis. Un sort s’échappa soudainement de sa baguette, projetant tous leurs interlocuteurs en arrière, et Calypso ne put s’empêcher de sursauter. Elle n’avait jamais vraiment observé la magie, pas plus que ses rares pertes de contrôle qui lui rappelaient qu’elle était bien elle-même une sorcière. Le pouvoir de sa sœur l’impressionnait, et elle s’accrocha fermement à son bas, prête à la suivre au bout du monde. Mais la jeune femme voulait voir son médecin, et la brune ne put retenir un frisson. Elle le détestait, cet homme, elle aurait aimé le voir mourir, plusieurs fois. Lui qui avait été à la base de tous ses « traitements », ces tortures qui n’avaient aucune autre conséquence que de l’humilier, la blesser, et la forcer à se détacher petit à petit d’elle-même. Elle comprenait pourquoi, cependant, et elle hocha alors timidement la tête. Un papier fut échangé, son autorisation de sortie, et elle se demanda soudainement si sa mère l’avait signé, ou s’ils avaient forgé sa signature. Ce serait une conversation pour plus tard, sûrement. Déjà elles étaient sur le pas de la porte, et Calypso prit une soudaine bouffée d’oxygène. Au-delà de cette porte, elle n’y était jamais allée libre : elle avait été restreinte, par des vêtements ou de la magie, parfois par des gens. Sortir ne valait jamais rien de bon. Mais cette fois-ci, Scylla était là pour la protéger.

Elle franchit la porte d’elle-même, envoyant un petit sourire à l’attention de sa sœur. Les larmes avaient séché sur ses joues, et elle se sentait enfin mieux, ou presque. Une dernière chose à faire, avant qu’elle puisse partir, chez elle ; chez elles. « Je peux t’amener à son bureau. » Elle ravala son hésitation, et tira doucement sur le poignet de sa jumelle, l’attirant au travers d’un dédale de couloirs, qu’elle ne connaissait que trop bien, vers un bureau qu’elle connaissait encore plus. « Je crois que Mère venait me voir, parfois. » confia-t-elle au détour d’un couloir, l’air pensif alors qu’elles s’enfonçaient dans le bâtiment. Elle cherchait à se distraire, peut-être. « Elle ne me parlait jamais, mais elle était là. Je ne l’ai jamais reconnue. » Il y avait une certaine tristesse dans sa voix, alors qu’elle se rappelait de cette femme qui l’avait élevée, et qui pourtant avait décidé de l’enfermer dans cet enfer. Elle ne pouvait s’empêcher de l’aimer, malgré elle. Calypso pardonnait, peut-être trop facilement ; mais comment pouvait-on en vouloir aux morts. « Comment est-elle morte ? » finit-elle par demander. Elle savait le contexte, elle avait entendu les gardes parler, mais ça n’expliquait rien. Qui était ce Voldemort, exactement, et que s’était-il passé dans le monde magique pour que la Ministre soit assassinée ? Elle ne savait pas si elle voulait vraiment savoir.

Au détour d’un nouveau couloir, elles étaient arrivées. Devant la porte, elle hésita. En périphérie de son regard, les ombres noires semblaient grossir, et les murmures incessants prenaient de l’ampleur. Sa poigne sur la main de sa sœur se fit plus forte, plus douloureuse, alors que ses phalanges en blanchissaient ; elle ouvrit la porte d’une main tremblante, sans frapper. Le voir la glaça un instant, et elle se força à calmer sa respiration. Les perversions traversaient son esprit avec plus de force, maintenant, et elle déglutit. C’est ta chance, Calypso. Venge-toi, tue-le. Tue-le. Etrangle-le, arrache-lui la gorge, montre-lui ce que ça fait d’être toi. Il te croit folle, donne-lui raison. Elle grimaça, jetant un œil vers sa sœur, puis finalement rentra dans le bureau alors que l’homme venait de se retourner vers les intrus. « Calypso ? Et … Mlle Lestrange ? Que faites-vous ici ? Qui vous a donné l’autorisation de sortir ? » Sa voix la faisait trembler, et elle crispa ses poings, lâchant finalement la prise qu’elle avait sur sa sœur. Elle préféra rester en retrait, s’enfermant dans son silence, et observant ce bureau qu’elle avait vu des centaines de fois, sans jamais le regarder. Elle compta les babioles, les cadres, les nombreux livres, et ce bouton, derrière le bureau de l’homme. Ce bouton qu’il avait souvent utilisé, auparavant, et qui appelait les infirmiers. Ce bouton qu’il ne pouvait s’empêcher de presser lorsque les murmures semblaient prendre le dessus et qu’elle y répondait. Elle voyait ses doigts osciller autour, et elle eut une soudaine envie de les briser. Elle détourna le regard.

▲ Me, Myself & I
(c) AMIANTE

 



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And every demon wants its pound of flesh — PV Scylla (flashback)

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