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(Alastar) ◊ « The ghost of you. »

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Parchemin envoyé Mer 21 Déc - 12:52

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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 794 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de deux mois. Champ Libre :
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The ghost of you.Alastar & Erzsébet
20.12.1990
C’est oppressant. C’est étouffant. Magnifique mais déroutant. Le décor de noir et de blanc orne l’espace, donnant des airs féériques au jardin d’hiver de la demeure que les ancêtres Rackharrow ont bien voulu prêter. Il y’a des Grimstone, de-ci, de-là, toujours à l’écart. Il n’y’a pas sa mère et Erzsébet ignore son frère aîné depuis le début de la journée. Le masque de neutralité s’est effondré dés l’instant où elle a dit oui et plus aucun effort envers sa lignée ne furent nécessaire. Polie mais froide, elle évitait autant que possible leur présence, l’esprit déjà bien loin. Kenan avait cette drôle de tendance à rayonner quand elle s’ornait de silence, à l’écart. Qu’avait-elle à dire ? Remercier mille fois pour de factices félicitations ? Du coin de l’oeil elle voyait Mishka boire les verres qu’elle posait, dés qu’on lui en proposait, pour couvrir encore quelques heures le secret. Elle n’était pas malheureuse, au contraire, seulement elle détestait être le centre de l’attention aussi longtemps et si elle avait pu se contenter de signer un papier pour partir ensuite, sans doute l’aurait-elle fait. Le grand-oncle Leopold l’observait, discutant avec les Rackharrow comme si il les avait toujours connu et elle ne pouvait s’empêcher de penser qu’il n’attendait qu’une occasion pour renouer avec la noirceur passée. « Vous avez l’air si lointaine, n’êtes-vous donc pas heureuse de ce mariage ? » Elle a levé les yeux de sa contemplation, appuyée près de la fenêtre, pour observe une dame qu’elle a été bien incapable de reconnaître. Il n’y’avait parmi les invités que des sang-purs, hormis les deux notables exceptions qu’étaient les Dolohov et si il aurait dû lui être facile d’identifier la personne, il n’en fut rien. « Si, bien sûr. J’ai conscience de ma chance, madame, je n’ai simplement pas l’habitude … d’autant d’attention. » Peu ignoraient ses tendances à l’isolement. Il n’y’avait eu que Kenan pour la faire sortir de ses silences, pour la faire danser à un bal - catastrophique qui plus est -, pour lui redonner cette assurance perdue trop d’années durant. Les touches de provocation faisaient partie de ce mariage mais Sissi était fatiguée, elle voulait juste rentrer, avoir un peu d’air, qu’on la libère, qu’on la laisse partir pour ne plus avoir à se tenir si droite, si parfaite quand le poids des secrets la faisait suffoquer intérieurement.

« Excusez-moi, il.. il me faut un peu d’air. » Le bruissement de tissus s’accorde à la mélodie des escarpins sur le sol quand elle s’extirpe de la salle. La fraîcheur extérieure aide à faire passer la nausée. Ca va aller, n’est-ce pas ? A chaque miroir qu’elle a croisé, elle a vérifié.. vérifié qu’on ne puisse rien soupçonner, rien deviner sous cette robe sublime. « Il y’a une ssssurprise, plus loin.. » Daksha est dissimulé dans l’ombre d’un buisson, observateur discret n’ayant pas droit d’asile à l’intérieur. Une surprise ? Qu’a-t-il bien pu trouver, celui-ci ? Elle s’éloigne de la bâtisse, qu’elle contourne. Il fait trop frais pour que les invités errent de ce côté, préférant la neige factice tombée du plafond que l’humidité extérieure.

Elle s’arrête un instant quand ses yeux vairons se posent sur la silhouette encapuchonnée. Il ne lui faut pas plus de quelques secondes pour le reconnaitre, pour que son coeur se serre du danger qu’il courait à se trouver là. Elle s’approche, le rejoint à l’ombre d’un vieil arbre, hésitante. Que peut-il donc vouloir ? Est-il suicidaire ? Le silence s’étire, un peu. Ils avaient cette relation si particulière finalement brisée sur l’autel de choix différents, le Mangemort devenu traître et la neutre se faisant vendue. Et elle ne l’avait pas revu. Pas revu depuis que tout s’était enchaîné, pas vraiment revu depuis qu’elle s’était retrouvée fiancée, si ce n’est au Solstice, si ce n’est dans des conditions qui se prêtaient peu à la discussion. Il n’y’avait eu que pour cette malédiction, ultime collaboration. Ils avaient manqué de temps pour se parler, pour réellement échanger, sans être interrompus. « Alastar.. pourquoi une telle folie ? » a-t-elle soufflé alors qu’elle osait l’enlacer, comme si elle l’avait toujours fait, avec un naturel des plus déconcertants. Il la connaissait, elle n’aimait pas vraiment qu’on la touche, qu’on envahisse son espace. A bien y réfléchir, il était celui qui la connaissait le mieux, celui qui avait vu se déployer ses travers magiques, sa soif démesurée de savoirs, ses addictions.

Sissi se détache finalement d’Alastar, dissimulant mal sa fatigue à cet oeil qui l’avait côtoyé trop souvent pour ne pas savoir reconnaître lorsqu’elle n’était plus raisonnable, lorsqu’elle travaillait beaucoup trop. « Le Ministère est bien vide, sans vous. » Sait-il seulement qu’elle s’est sentie obligée de vendre ses services ? Elle ignore si il est coupé du monde, s’il sait encore ce qu’il se passe en dehors de l’Ordre. « Votre secret est en sécurité. » Elle offre un sourire. Un sourire un peu triste. Devenir la fiancée de Kenan aurait dû lui donner envie de révéler ce qu’elle savait, parce que c’était la preuve que quelque chose n’allait pas pour les femmes rejoignant cette lignée mais elle n’en ferait rien. Orfhlaith resterait dans sa prison, sans que Sissi n’en dise mot, sans qu’elle ne cherche à trahir sa confiance. Alastar avait rejoint l’Ordre et malgré tout, ça ne modifiait pas son affection pour lui ni la confiance qu’elle lui accordait.  

ERZSEBET - #477c64, FOURCHELANGUE - italique.



Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Sam 31 Déc - 17:54

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Je suis : Haeny , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 07/01/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 643 hiboux. J’incarne : Sam Riley , et l’avatar que je porte a été créé par : Eden Memories (Bazzart) . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Cordelia Pevrell, Deimos Carrow Je parle en : color=#cc0000



Je suis âgé de : 32 ans , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : Fugitif, ancien brigadier pour le ministère J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Veuf, le fantôme de son ex-femme rôde quelque part sur une falaise du Pays de Galle
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"The ghost of you"


20 Décembre 1990


Cela faisait plus d'un mois déjà qu'Alastar se cachait, et il se surprenait à être plus doué pour ça que ce qu'il n'imaginait. Ayant d'abord bénéficié de l'hospitalité et de l'aide précieuse de Kenan et d'Erzsébet, l'ex-mangemort avait ensuite repris contact avec l'Ordre et avait rejoint l'une de leurs résidences clandestines, tout en gardant une certaine indépendance. Il ne souhaitait pas rester tous les jours au même endroit, par pure précaution, et allait souvent loger dans une grotte qu'il avait découverte jadis, aux confins de l'Écosse. Une fois aménagé au moyen de quelques sortilèges, l'endroit devenait presque aussi confortable qu'un salon.  

Le 20 décembre... Alastar savait que ce jour était particulier pour les Rackharrows qui célébraient l'union de Kenan et d'Erzsébet : les deux personnes qui l'avaient le plus aidé dernièrement. S'il avait fini par fuir leur demeure, au bout de quelques jours, c'était uniquement pour les protéger. Il les avait déjà bien trop impliqués comme ça, et Alastar savait qu'un interrogatoire au veritaserum suffirait à les perdre. C'était stupide, mais il aurait aimé être là-bas, en leur compagnie, dans le manoir de son enfance. Mais il ne pouvait plus célébrer allègrement les événements familiaux. Cette insouciance lui était interdite. Et pourtant. L'envie lui prenait de se rendre à la fête, ce soir-là. Il irait dans le jardin... Loin des festivités. Il s'approcherait discrètement, dans l'ombre. Personne ne le verrait. Si au moins il pouvait apercevoir Irvin, Kenan, ou qui que ce soit d'autre ... Peut-être aurait-il l'impression, même infime, de partager leur joie ?

Lorsqu'il se redressa, Igbal siffla son mécontentement. Le loup ailé n'appréciait pas ce genre de décision hâtive et inconsidérée. Il fixait Alastar de ses yeux rubis.  « Personne ne me verra. Je connais parfaitement cet endroit. » L'Éternel n'allait pas céder aussi facilement. « Et comment peux-tu en être aussi certain ? Tu mets ta sécurité en péril, mais aussi celle de Kenan et d'Erzsébet. » Il n'avait pas tort, ça, Al' devait le concéder. Mais rien ne les reliait directement, jusqu'à preuve du contraire. Leur alliance était toujours secrète, et nul ne penserait à les accuser de trahison s'il venait à être découvert. « Personne ne sait que Kenan et Erzsébet m'ont aidé. Si je tombe, ce sera seul. » Décidé, il enfila sa cape, nerveux à l'idée de retourner dans cet endroit familier qui lui était devenu si ... étranger avec le temps. « Enfin... Nous serons deux, si tu viens avec moi. » Le loup s'ébroua de mécontentement mais suivit son maître. « Je ne comptais pas te laisser partir comme ça. » Évidemment. Al' découvrait un Igbal étrangement protecteur, depuis Azkaban.

[...]

Une fois arrivé à destination, Alastar se perdit dans les allées sombres du jardin de son enfance. Enveloppé de ténèbres, il progressait prudemment entre les haies et les arbres inclinés par le vent. La réception se tenait dans la demeure. Et seules quelques personnes s'aventuraient sur la terrasse afin de défier les bourrasques si typiques du Pays de Galle. Rassuré, Rackharrow s'approcha du manoir. Igbal se dévoila, attentif au moindre bruit. Il grogna soudainement, puis, s'arrêta. « J'ai cru entendre un sifflement... bizarre. » Le mangemort ne releva pas. Il tentait de distinguer quelque chose, mais peinait à apercevoir quoi que ce soit, de si loin. Il lui sembla repérer Erzsébet accoudée à l'extérieur du manoir, mais ne put s'en assurer. « Quelle perte de temps. » « Je ne te savais pas si pessimiste. » Igbal l'était devenu, récemment. Un caractère qui s'adaptait à la condition de son maître, et qui se complaisait dans la morosité. Le loup se figea dans un grognement, cette fois plus prononcé et assuré que le précédent. Sur ses gardes, Alastar dégaina sa baguette, prêt à s'en servir.

Il ne s'attendait pas à ce que l'intrus se dévoile sous les traits Erzsébet. Alastar baissa sa baguette, heureux de revoir son amie. Mais l'Éternel restait sur ses gardes, exposant ses crocs d'argent à l'étrangère.  « Igbal non ! C'est Erzsébet !  » L'Éternel obéit avec réticence. Il recula de plusieurs pas sans changer d'attitude. S'il reconnaissait l'alliée, il restait sur ses gardes, redoutant que d'autres invités ne s'invitent à cette rencontre improvisée. Au moins laissait-il le champ libre à ... la mariée. Se tournant de nouveau vers la rousse, Alastar réalisa que désormais, Sissi faisait partie de sa famille.

« Alastar.. pourquoi une telle folie ? » Elle l'enlaça de joie et il lui rendit son étreinte, éprouvant un mélange de gratitude et de soulagement. « Je ne pouvais pas rater ça. » Il se dégagea dans un sourire. « Tu es resplendissante Erzsébet. » C'était la première fois qu'il la voyait habillée de blanc. La robe lui seyait parfaitement et faisait ressortir son teint d'albâtre et ses yeux vairons. Il prit délicatement sa main et admira l'alliance.  « Je suppose que je dois te féliciter. » Il imaginait mal sa jeune collaboratrice mariée à son neveu, et il aurait d'ailleurs aimé féliciter l'heureux élu. « Où est Kenan ? » Le connaissant, il devait être à la réception, au centre de toutes les attentions. Sans doute Alastar n'aurait-il pas la chance de le revoir ce soir-là.

« Le Ministère est bien vide, sans vous. » Il fronça les sourcils d'incompréhension. « Tu travailles pour le Ministère ? » C'était plutôt ... étonnant. Il ne s'attendait pas à ce que Grimstone collabore directement avec les mangemorts. Sans doute avait-elle été engagée de force. Il se rendit compte que cela faisait bien trop longtemps qu'ils ne s'étaient plus parlés sans être dérangés, sans tabous. « Comment... Pour quel département ? » Bien sûr, il l'imaginait facilement ensorceleuse, ou langue de plomb. La curiosité l'emportait sur le reste, une fois de plus.

« Votre secret est en sécurité. » Elle faisait forcément référence à Òrfhlaith. Et le renégat eut un sourire gêné. « Je n'en doute pas. Il faudra d'ailleurs que l'on trouve un moment pour que je t'enseigne l'occlumancie, comme on en avait discuté. Mais pas maintenant. Tu dois profiter de ta soirée. » Il se souvenait de leur dernière rencontre, où, en compagnie d'Odette, ils avaient mis au point une malédiction. Un moment éprouvant, mais puissant. « Comment te sens-tu depuis... la dernière fois ? » C'était aussi à ce moment-là qu'il avait appris sa tentative de suicide. Et il n'avait vraiment pu l'aider à ce sujet ni être présent pour elle, malgré ce qu'il aurait espéré.


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Parchemin envoyé Dim 1 Jan - 12:51

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Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de deux mois. Champ Libre :
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20.12.1990

«
Igbal non ! C'est Erzsébet !  » Créature surréaliste qui lui fait marquer un temps d’arrêt. Loup ailé aux crocs d’argent dont elle préfère ignorer la présence, dans un premier temps, se réfugiant entre les bras d’Alastar, traître auquel elle était bien trop loyale pour son propre bien. « Je ne pouvais pas rater ça. » avoue-t-il en se dégageant et elle en est presque gênée, presque coupable. Prendrait-il des risques simplement pour être là, d’une certaine manière ? Elle aurait eu tellement besoin qu’il soit présent, là-bas, qu’il soit là au Ministère aussi, qu’il prenne la place dont Maksimilian ne voulait pas.  « Tu es resplendissante Erzsébet. »  Resplendissante, elle n’est pas certaine. Le noir tranche sur le blanc, le rouge passionné se défait de la pureté, refus de traditions séculaires qui voulaient qu’une mariée s’orne de clarté. L’homme prend sa main, observe le bijou, ce serpent si caractéristique dont les anneaux légèrement séparés se resserrent, par un basique sortilège, pour ne former plus qu’une fine alliance aux yeux de rubis. « Je suppose que je dois te féliciter. » Sans doute ? Mais elle en a assez, des félicitations, elle en a assez de tout ce cérémonial terriblement ennuyeux, de cette pression, de devoir être parfaite, faire bonne figure, ne pas égorger les invités. « Pitié, épargnez-moi les usages, c’est une vraie torture. Si ça ne tenait qu’à moi, nous serions déjà partis. » La politesse l’oblige toutefois à rester, même si son monde basculait, même si trop de choses changeaient, trop vite, même si son secret l’étouffait. Et que ferait-elle de la nuit de noces sinon plonger la joie dans les remords ? « Où est Kenan ? » Elle sourit, sincèrement cette fois. « Il séduit son monde, j’imagine ? Le charisme légendaire des Rackharrow. » Il y’a de la malice dans le ton de sa voix, beaucoup de tendresse aussi. Kenan savait se fondre dans ces festivités, avec talent, toujours entre la provocation et le charme, entre l’obscurité et la lumière. Elle ne savait pas faire cela, elle était une commerçante douée, une négociatrice, pas une mondaine, pas de celles qui se plaisent cernées du gratin. Un jour, peut-être, parviendrait-elle à être elle-même en présence de tout ce monde mais pour l’heure, elle est bien trop angoissée, trop tendue pour faire l’effort. « Tel père tel fils, je suppose. » Quoiqu’Irvin n’était pas au meilleur de sa forme, constatant amère que sa famille n’était plus ce qu’elle était. Sissi le voyait, elle savait appris à lire dans le regard parfois trop mélancolique ou sombre du père.

Et comme toujours, entre eux, la curiosité l’emporte. Le Ministère, un choix pour le moins étonnant parce qu’Erzsébet s’était toujours accrochée à sa neutralité, à des principes difficiles à comprendre, à intégrer. « Comment... Pour quel département ? » Elle ne sourit plus. Elle cherche ses mots, un instant. « Pour tenter de sauver ce qu’il reste de votre nom, Alastar. Vous êtes partis, vous avez rejoint le camp de ma soeur. J’ai fait promettre à Kenan qu’il ne serait jamais Mangemort, parce que je n’épouserais pas un esclave alors.. je devais le faire. » Elle devait se vendre pour permettre à son fiancé - désormais mari - d’être libre, de ne pas être inquiété, lui qui avait renoncé à ses ambitions. Il collaborait, certes, mais bien moins qu’elle. « Département recherche et développement, aux inventions. Et.. madame Goldstein m’emploie à d’autres travaux dont je ne peux pas parler. » Il a été au Ministère, il en connait le fonctionnement, les exigences et même la nécessité de secret. Elle ne dirait rien, soumise au serment des Langues-de-plomb mais il comprendrait, il saurait entendre dans l’indice qu’on lui avait ouvert les portes du département des Mystères, le Graal si peu accordé, surtout à son âge.

Daksha rampe dans l’herbe, se faufile, surveille, tandis qu’Alastar évoque l’Occlumancie, l’art suprême pour garder un secret, dont elle se sentait finalement si peu capable. Lui, il était un homme d’expérience, de talent, et elle était plus instable qu’il ne le pensait, bien plus instable. « Comment te sens-tu depuis... la dernière fois ? » « Mal. » C’est d’une honnêteté terrible. « En danger. » D’une franchise à couper le souffle. Les bras se croisent, se referment sur elle-même. « Il y’a des Grimstone et des Rackharrow là-dedans qui n’attendent qu’un faux-pas pour se sauter à la gorge.. cette union est un problème. Ma mère essaye de m’éliminer et Irvin.. il a reçu des menaces. » Les doigts viennent replacer une mèche de cheveux rebelle avant que le bras ne viennent retrouver sa place précédente. « J’ai peur Alastar.. pas pour moi mais pour mon fils. » Ca tombe, plume délicate sur le silence, révélation inattendue. Sissi avait déjà confié à l’ex-mangemort qu’elle se sentait parfaitement inapte aux relations avec les hommes, c’était finalement étonnant qu’elle en soit là, la si froide demoiselle. Masque de glace sur un coeur enflammé, semblait-il.

Le cobra offre ses crochets, sifflant son mécontentement, face à face avec l’Eternel. « Et cette fois, tu le vois ? » Animal protecteur, sur la défensive, qu’elle n’avait jamais voulu croire. « Oui, je le vois Daksha. Mais je ne veux pas savoir. » Il penche la tête, ses yeux luisants exprimant parfaitement son incompréhension. Oh, il a intégré qu’elle avait vu, même si elle ne s’était pas exprimée en fourchelangue, c’est le fait qu’elle ne veuille pas savoir qui le sidère. Ce truc a des plumes. C’est un chien moche à plumes. Un gros oiseau avec des crocs. Comment Sissi pouvait-elle ne pas réagir, comment l’assoiffée de connaissances pouvait-elle rester indifférente ? Elle reporte son attention sur Alastar, justifiant le fond de sa pensée. « C’est à Kenan de m’en parler. Il en brûle d’envie depuis trop longtemps et je ne veux pas l’en priver. »  

SISSI : #477C64 - DAKSHA : #A8A8A8 - FOURCHELANG : italiques.
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Parchemin envoyé Ven 12 Mai - 16:28

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Je suis âgé de : 32 ans , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : Fugitif, ancien brigadier pour le ministère J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Veuf, le fantôme de son ex-femme rôde quelque part sur une falaise du Pays de Galle
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"The ghost of you"


20 Décembre 1990



Revoir Erzsébet, après tout ce temps, et après tout ce qui lui était arrivé, c'était comme une parenthèse dans toute cette noirceur, toute cette solitude. Malgré son apparence radieuse, cependant, la joaillière était loin d'exulter sa joie. Elle semblait blasée de toutes ces considérations inutiles, de cette mondanité. Elle n'était manifestement pas à l'aise avec tout cela, et Alastar ne pouvait que comprendre. « Pitié, épargnez-moi les usages, c’est une vraie torture. Si ça ne tenait qu’à moi, nous serions déjà partis. » Les mariages étaient tous pareils, au fond : les invités s'attardaient aux dépens des mariés qui souvent, perdaient goût à la fête, sombrant doucement dans la fatigue qui suivait toujours ce genre d'événement. « Si tu étais déjà partie, nous ne nous serions pas croisés. » Il espérait qu'il était assez important à ses yeux pour justifier cette attente interminable de la fin de soirée. Il lança un regard nostalgique vers les terrasses du jardin, encore bondées d'invités. On aurait dit que rien ne changeait, pour les sangs purs. Le monde était bouleversé par les changements, les guerres, les révolutions, mais les traditions persistaient, toujours aussi désuètes, comme si la haute société sorcière s'accrochait désespérément à ces rituels venus d'un autre temps, pour ne pas sombrer dans le changement.

Tout de même, Alastar aurait aimé voir son neveu, le féliciter en personne. Mais il était manifestement occupé à d'autres choses, dans l'ignorance totale de la présence de son oncle. « Il séduit son monde, j’imagine ? Le charisme légendaire des Rackharrow. Tel père tel fils, je suppose. »  Sissi n'était pas ironique. Et pourtant, Alastar ne s'était jamais senti à l'aise au milieu de tant de gens. Elle avait raison : cela devait venir d'Irvin et de Saoirse.

La conversation bascula sur sa profession, au Ministère, sur sa collaboration nouvelle avec les mangemorts. Le fugitif la savait austère aux mangemorts et à tout ce qu'ils représentaient. Si cette nouvelle l'avait surpris au départ, l'explication l'affligea encore davantage : « Pour tenter de sauver ce qu’il reste de votre nom, Alastar. Vous êtes partis, vous avez rejoint le camp de ma soeur. J’ai fait promettre à Kenan qu’il ne serait jamais Mangemort, parce que je n’épouserais pas un esclave alors.. je devais le faire. » Il n'ingorait pas que ses actes auraient des conséquences sur les siens, mais tout de même... cette vérité lui fit l'effet d'un coup de poing. Il resta silencieux, étrangement mal à l'aise. « Je savais que mes actes auraient des conséquences sur vous. Et je suis désolé que tu doives en payer les conséquences. » Il resta amer à cette pensée, et à tout ce qu'elle impliquait. « Jamais je n'aurais dû tomber, ce soir-là. Et jamais je n'aurais dû vous entraîner avec moi. » La culpabilité lui était familière, désormais. Il vivait en permanence avec ce sentiment d'avoir chamboulé le destin de toute sa famille. Et pourtant, s'il pouvait faire marche arrière, le ferait-il ? Non, certainement pas. Et c'est ce qui rendait toute cette histoire si compliquée, au fond.

Erzsébet semblait, sans le vouloir, enfoncer le clou : « Mal... En danger. » étaient ses sentiments. Il réalisa à quel point elle devait être seule, perdue entre les Grimstone et les Rackharrows. Apprenant qu'Ezster souhaitait l'éliminer, et que son frère avait reçu des menaces, Al' resta pantois. S'il savait que les relations de Sissi avec sa mère étaient houleuses, et que les deux familles ne s'entendaient pas des masses, il n'avait pas songé que les choses auraient pu en arriver là.

« T'éliminer ? » Il voulut poser une main sur son épaule, la rassurer, mais se ravisa, conscient qu'il n'avait au fond aucun impact sur les événements qu'elle affrontait au quotidien. « Que disent ces menaces ? » Il se doutait que le coupable était encore inconnu, sinon la rousse lui aurait certainement déjà donné cette information ; Mais tout de même, cela avait de quoi l'inquiéter. S'il avait pu se tenir aux côtés de sa famille, mener l'enquête afin de débusquer le coupable ne lui aurait pas posé problème. Mais il était impuissant, désormais. Les mains liées par sa propre traîtrise.

« J’ai peur Alastar.. pas pour moi mais pour mon fils. »  À nouveau le choc. L'ex brigadier ne comprit pas immédiatement le sous-entendu, il lui fallut une ou deux secondes, au moins. « Tu es... » il ne savait s'il devait afficher sa joie ou pas. Que Kenan ait un descendant masculin, c'était une excellente nouvelle pour les Rackharrows, et pour Sissi également. Cependant, la jeune femme ne manifestait que de l'inquiétude et une certaine fatigue depuis qu'il l'avait retrouvée. Une grossesse et un mariage, le tout enrobé de menaces et de conflits familiaux... tout cela devait être trop lourd pour elle, aussi forte soit-elle. « C'est... inattendu. Je suis content pour vous, même si ça implique beaucoup de choses pour toi. » Il ne pouvait qu'imaginer la pression qu'elle devait ressentir, même si la nouvelle devait encore être méconnue de beaucoup de gens. Porter l'héritier de toute une lignée était une tâche lourde de sens et lui-même s'était lâchement dérobé à cette responsabilité. Il avait eu la chance d'avoir Lloyd et Irvin pour assurer leur descendance. Kenan, lui, n'avait pas ce luxe. « Si je peux faire quoi que ce soit... » Et quoi exactement ? Pour l'instant, sans doute n'y avait-il pas grand chose à faire, cette proposition était idiote.

Daksha siffla bruyamment en direction d'Igbal, détournant l'attention sur l'éternel qui, pour sa part, reniflait le reptile dédaigneusement. Alastar pouvait sentir son aversion face à cette créature rampante qui lui crachait dessus. Heureusement, il savait son compagnon assez intelligent pour ne pas déclencher un affrontement avec le cobra. « Oui, je le vois Daksha. Mais je ne veux pas savoir. » Pas de fourchelangue, pour une fois. Cette indifférence devant la créature avait de quoi surprendre. « C’est à Kenan de m’en parler. Il en brûle d’envie depuis trop longtemps et je ne veux pas l’en priver. »   Il comprenait ce choix, l'admirait même. « C'est de toute façon son rôle de te l'expliquer. Je te laisse la surprise. » Igbal lui lança un regard réprobateur. Il était manifestement vexé d'être considéré comme une anecdote qu'on raconte au beau milieu de la nuit de noces. L'éternel se vexait facilement, il savait qu'il était bien plus important que ça.

Bien trop préoccupé par le sort des Rackharrows, Alastar ne put s'empêcher de lui demander des nouvelles des siens. « Comment va Irvin ? » S'il avait eu récemment un contact avec son frère, Alastar s'inquiétait pour lui au quotidien. En plus de sa trahison, il devait gérer la situation délicate de Circée. Il ajouta, hésitant « ... et Saoirse ? » Il ne pouvait qu'imaginer la réaction de sa grande soeur au moment où elle avait appris... où elle avait su qu'il avait trahi. Il la redoutait, plus que celle de tout autre, mais il était maintenant temps qu'il sache.


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Parchemin envoyé Sam 13 Mai - 12:33

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profil
Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 794 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de deux mois. Champ Libre :
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 
The ghost of you.
20.12.1990

E
lle offre un sourire lorsqu’il souligne qu’ils ne se seraient pas vus, si elle était partie avec Kenan. Un de ces rares sourires capable d’exprimer combien elle tient à lui, combien il est important pour elle, bien au-delà de ses convictions ou de la traitrise. On lui a appris la neutralité et elle applique une de ses formes particulières, celle qui lui permet de faire passer son affection par dessus toutes les règles, par dessus la raison, la prudence et le devoir. Le premier sourire sans doute de ce triste mariage, hanté de sombres préoccupations. Elle sourit pour Alastar, réellement, sans mensonge, sans se forcer. Il a pris le risque de venir, après tout. « Jamais je n'aurais dû tomber, ce soir-là. Et jamais je n'aurais dû vous entraîner avec moi. » La légèreté ne résiste pas à la dure réalité, elle ne survit pas à ce qu’il s’est passé, quand bien même elle l’aurait désiré, parce que c’est ainsi, parce qu’ils n’y peuvent plus rien. « Ekaterina est fautive. Jamais je n’aurais eu à prouver quoique ce soit si elle n’avait pas été découverte. Votre choix n’a fait qu’ajouter à cette nécessité. » Les Grimstone n’étaient pas sa priorité, elle leur en voulait bien trop de compliquer la situation, de ne pas accepter sa volonté d’épouser un Rackharrow alors oui, ce qu’elle sacrifiait, elle le sacrifiait pour Kenan, à cause d’Erin en premier lieu, parce qu’Alastar avait rejoint l’Ordre ensuite. Le Département de Recherche n’avait pas que des défauts, elle se consolait ainsi.

Sa mère n’aidait en rien, toutefois, et la toile infernale de l’araignée du Destin se refermait lentement, piégeant la rousse dans d’inextricables situations. Le karma reprenait son dû, la changeait en créature toujours plus désemparée, désespérée. « T'éliminer ? » Il y’a une souffrance criarde au fond du regard vairon et une colère brûlante, loin de cette froideur habituelle, loin de la carapace de glace, du contrôle. « Elle a essayé. Personne ne résiste à un Doloris. » Un point de bascule notable. Elle n’avait jamais exprimé d’attirance pour les Impardonnables durant le temps où elle avait partagé des connaissances avec Alastar, où elle avait appris de lui, autant ami que sorte de professeur qui ne se comportait pas en supérieur. Il faut vouloir faire du mal pour réussir, elle l’avait voulu, terriblement, lorsque les doigts s’étaient refermés sur sa gorge ; elle les sentait encore parfois, dans l’ombre des nuits ornées de cauchemars. Comment sa mère pouvait-elle la haïr à ce point ? Qu’avait-elle donc fait pour que cela en arrive là ? Tant de questions sans réponse. La boutique était désormais sont seul refuge, écartée de la demeure familiale, traitée de menteuse. « Que disent ces menaces ? » Sissi hausse les épaules, signifie d’avance qu’elle n’en sait pas plus. « Je ne sais pas. J’ai compris à la manière dont Irvin parle de ma famille et à la manière dont ma mère m’a expulsée du manoir familial en me traitant de Rackharrow. » Le nom de famille est appuyé, souligné comme une insulte, le pire des reproches. Il était aisé d’imaginer que quelqu’un avait voulu faire annuler ce projet, cette alliance improbable mais Erzsébet ignorait à quel point l’affaire avait été sérieuse, à quel point Irvin avait eu à résister, combien Soren avait dû tenir bon.

« Tu es... » Elle baisse les yeux. « C'est... inattendu. Je suis content pour vous, même si ça implique beaucoup de choses pour toi. » Elle était pétrifiée à l’idée de devoir l’avouer, de devoir le dire à Irvin, à Kenan. Qu’en penseraient les ancêtres si conservateurs ? Elle s’en voulait assez pour dix, cela dit, se flagellant plus sévèrement que nécessaire, en fin de compte. « Ils l’ignorent.. » Tous. Ils l’ignoraient encore, triste mariée tentant de cacher son lourd secret. Ils avaient partagé assez de choses pour qu’il soit moins dur d’en parler à Alastar, lui dont elle avait vu une part bien moins reluisante. Le fantôme d’Orfhlaith avait peut-être renforcé leur lien, à sa façon. « Si je peux faire quoi que ce soit... » « Je suis.. morte de honte. Et absolument pas apte à élever un enfant. » Comment avait-elle pu en arriver là ? Comment avait-elle pu céder ainsi alors qu’elle avait déjà eu la frayeur de cette faute durant l’été ? Ils s’étaient mis d’accord, avec Kenan, pour être plus prudents et la voilà pourtant enceinte avant le mariage, pour cette délicieuse nuit de fiançailles qu’elle ne parvenait malgré tout pas à regretter. « Je ne sais pas comment leur avouer cela. Et si c’est vraiment un garçon comme l’affirme le médicomage, je ne peux pas l’en priver. » Elle ne peut pas supprimer cet embryon pour protéger sa réputation, c’était impensable, son choix avait été fait en l’apprenant, le choix de l’héritage d’une lignée plutôt que sa propre personne. « C’est ce que l’on attend de moi, n’est-ce pas ? » Un fils. Un fils pour perpétuer le nom, un fils pour assurer la continuité. Ce poids n’était-il pas trop lourd pour ses frêles épaules ?

La créature qui se tenait près d’Alastar était intriguante et nul doute qu’en d’autres circonstances, elle aurait posé mille questions, elle se serait intéressée aux origines du dénommé Igbal. Elle ne le peut toutefois pas, respectueuse de ce secret que gardaient les Rackharrow ; ce qu’elle n’était pas. « Navrée pour l’attitude de Daksha, il ne cherche qu’à me défendre. » explique-t-elle toutefois à cet étrange loup, esquissant un sourire, comme si finalement c’était une personne comme une autre ; communiquer avec les serpents rendait très certainement le fait de parler aux créatures magiques comme à des êtres humains plus simple. Le cobra finit par baisser la tête, comprenant qu’il n’avait aucune raison de se montrer agressif, quoiqu’il trouve Sissi bien bizarre, ce jour-là. « Comment va Irvin ? ... et Saoirse ? » Il s’inquiète, celui qui est désormais un traitre, pour Irvin, pour Saoirse. Que répondre ? La situation est plus que délicate et elle ne saurait vraiment dire si les membres de la famille allaient bien ou tentaient simplement de le paraître. « Irvin semble plutôt heureux de ce mariage mais je crois surtout qu’il dissimule ses inquiétudes. Pour être honnête, j’espère que le chevalière que je lui ai offert saura apaiser ce qui le tourmente, quoi que ce soit. » Un sourire un peu triste se glisse sur les traits de la rousse. Elle avait certes pris le temps de créer un bijou à son beau-père mais elle ne pouvait pas le forcer à le porter. « Je ne suis cependant pas une Rackharrow, les pensées de Saoirse me sont inconnues. D’un oeil extérieur, elle se porte bien. » Elle laisse échapper un soupir, la mariée. « Vous me manquez. » admet-elle finalement.   

SISSI : #477C64 - DAKSHA : #A8A8A8 - FOURCHELANG : italiques.
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Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



 

(Alastar) ◊ « The ghost of you. »

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